• #Fake_news : la faute à Protagoras
    https://www.latribune.fr/opinions/blogs/homo-numericus/fake-news-la-faute-a-protagoras-803101.html

    Les « #infox » minent les démocraties. Propagées par les réseaux sociaux, l’une des sources de ces fausses informations repose sur l’idée que les idées sont relatives. Une conception philosophique héritée de la Grèce antique. Par Philippe Boyer, directeur de l’innovation à Covivio ().

    « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », jugeait Albert Camus. La commission d’enrichissement de la langue française se serait-elle inspirée de cette maxime pour traduire l’expression « fake news » par « infox » ? Forgé à partir des mots « information » et « intoxication », ce néologisme est désormais celui qui s’impose à toutes les autorités administratives. De manière quasi-concomitante, le Parlement a récemment adopté la loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information, introduisant la possibilité d’engager une procédure judiciaire pour suspendre la diffusion d’une fausse information avant un scrutin national.

    Si les « fake news », notamment popularisées par Donald Trump en ciblant les médias, ont mobilisé les débats au cours des derniers mois, c’est que ce phénomène est suffisamment sérieux au point de constituer un danger pour les démocraties. A l’heure des réseaux sociaux, de l’immédiateté de l’information, l’enjeu n’est rien moins que de rebâtir un lien de confiance démocratique en luttant contre les tentatives de manipulations de l’opinion.

    Pourtant, ce phénomène des « infox » n’est pas propre à notre XXIe siècle baigné de nouvelles technologies. Dans les faits, il est possible de le faire remonter à chaque fois que de nouvelles technologies de diffusion de l’information ont été inventées. De façon quasi-systématique, les autorités décidant d’interdire ou de réglementer l’usage de ces nouveaux outils, car considérés comme de potentielles sources de déstabilisation. Les débuts mouvementés de l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, tantôt favorisée puis interdits par l’Église et par certains rois, attestent que le pouvoir s’est toujours méfié de ces innovations pouvant devenir des armes de propagande. Du Moyen Âge (l’Église empêchant la publication d’ouvrages hérétiques et de traductions des Saintes Écritures en langue vernaculaire) en passant par la Renaissance (l’Église empêchant l’impression de « mauvais livres » dont le Nouveau Testament traduit par Luther en 1521), les mêmes questions surgissaient : comment s’assurer de la maîtrise des nouveaux outils de communication pour faire prévaloir la « vérité » ?

    La situation que nous vivons actuellement, marquée par cette lutte entre vérités et mensonges n’a rien de nouveau. De façon identique elle a déjà été vécue dans un passé lointain. C’est en Grèce, quatre siècles avant notre ère, qu’une crise est apparue lorsque les sophistes, ces experts du langage, Protagoras en tête, démontrèrent que la parole ne « décrit jamais les choses telles qu’elles sont, mais seulement telles qu’on les perçoit » précise le philosophe François-Xavier Bellamy. Outre que cette affirmation fit voler en éclats la pensée grecque fondée sur la vérité du logos et dans sa capacité à dire les choses vraies, il s’en suivit que la théorie des sophistes amena le relativisme absolu des idées et des opinions : du fait que chacun devient la seule mesure possible de la pertinence de son discours, la vérité absolue n’est donc pas atteignable puisque tout change sans cesse sous le coup de nos perceptions ; celles-ci alimentant nos opinions personnelles.

    Ce relativisme introduit par les sophistes, fondé sur l’idée que « l’Homme est la mesure de toutes choses de celles qui sont, du fait qu’elles sont ; de celles qui ne sont pas, du fait qu’elles ne sont pas  », est au cœur des « fake news ». Abreuvés d’un flot incessant de nouvelles sans hiérarchie les unes par rapport aux autres, les réseaux sociaux regorgent d’idées de toutes natures qui sont, pour ceux qui les expriment, leurs propres vérités par ailleurs instantanément partagées avec d’innombrables communautés. Il s’ensuit de cette situation d’hyper-communication et de relativisme absolu qu’il n’est presque plus possible de communiquer du fait que quand on peut tout dire, on ne dit plus rien. C’est quand toutes les idées se valent, qu’il devient presque impossible de mettre en commun ses idées, c’est quand toutes les paroles sont des « vérités », qu’il devient difficile de trier le vrai du faux.

    Bien sûr, Protagoras était à mille lieues de se douter que cette crise du logos qu’il avait engendré atteindrait un tel paroxysme avec l’usage immodéré de la parole servant en cela à propager des contre-vérités. En tout bon philosophe qu’il était, nul doute qu’il se serait rangé aux côtés de ceux qui tentent de rétablir les vérités, tout du moins luttent contre les mensonges, ces tiers de confiance investis dans la lutte contre les « infox » - citoyens, journalistes, législateurs … - et dont nous avons tant besoin pour rétablir l’éthique et la sincérité du débat public.

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    () Philippe Boyer est directeur de l’innovation à Covivio (le nouveau nom de Foncière des régions).


  • Egyptian soccer star Salah may quit team if Israeli player joins - Israel News - Jerusalem Post
    https://www.jpost.com/Israel-News/Mohamed-Salah-may-quit-Liverpool-should-Israeli-player-join-575402
    https://images.jpost.com/image/upload/f_auto,fl_lossy/t_Article2016_ControlFaceDetect/417434

    Egyptian super-star Mohamed Salah has allegedly threatened to leave Premier League football club Liverpool if Arab-Israeli soccer player Moanes Dabour joins the team, Israeli media reported.

    According the report, Salah said that he will leave Liverpool should Dabour be signed.

    However, people close to the Egyptian athlete said he needs to be left alone to focus on playing soccer and that he is a professional, and it is not his concern with whom Liverpool is discussing a possible contract.

    In the past Salah, refused to shake hands with Israeli players with the pretext of tying his shoes during a game between Maccabi Tel Aviv and FC Basel, his team at the time.

    Former Defense Minister Avigdor Lieberman tweeted in April, in jest, that he would recruit Salah to the Israeli army after seeing how he led Liverpool to a 5-2 victory over Roma.

    Dans Rai al-yom par exemple (https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%85%d9%82%d8%b1%d8%a8%d9%88%d9%86-%d9%85%d9%86-%d8%a7%d9%84%d9%86%d8%a), on rappelle que le joueur en question est un Palestinien de 48 (et par ailleurs bien musulman !!!)

    En tout état de cause, LA nouvelle de l’année pour une bonne partie de l’opinion arabe #foot


  • When a star reporter is faking it: Here’s why the Der Spiegel crisis is so disturbing for journalism – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2018/12/when-a-star-reporter-is-faking-it-heres-why-the-der-spiegel-crisis-is-so-d

    While everything about the story of Claas Relotius, the award-winning Der Spiegel journalist who turned out to have been faking everything from quotes to geographic details for years, should be alarming to anyone who cares about responsible journalism, possibly the most disturbing part comes near the end of the German magazine’s mea culpa about the affair:

    As an editor and section head, your first reaction when receiving stories like this is to be pleased, not suspicious. You are more interested in evaluating the story based on criteria such as craftsmanship, dramaturgy and harmonious linguistic images than on whether it’s actually true.

    This article originally appeared at FAIR.org.

    Speaking as an editor and former section head, this is extremely dangerous thinking. Sure, editors are always on the lookout for arresting prose and dramatic narratives — those make for good stories, and stories are still how humans prefer to trade in and absorb information. But the job of editors when presented with a too-good-to-be-true story is to ask: Is this, in fact, too good to be true?

    While Der Spiegel has defended its staff’s inability to notice Relotius’ fabrications on the grounds that they were too difficult to fact-check, many of them should have raised red flags right away. A Syrian war orphan forced to perform child labor who walks down the street singing an old song about war orphans forced to perform child labor? Someone should have at least queried the author to inquire what extraordinarily on-the-nose Syrian tune was involved. A sign at the edge of a small Minnesota town that reads “Welcome to Fergus Falls, home of damn good folks”? That’s unlikely enough to be worth a call to the Fergus Falls visitors’ bureau — or at least a quick scroll through Google Maps.

    For the most part, though, fabricators like Relotius or Stephen Glass survive because they know how to craft prose that sounds like it could have been genuinely reported, even when it wasn’t. Full disclosure: I’m not immune, as I was once duped by a serial fabricator while editing for the Village Voice, who like Relotius turned out to have honed his craft over years.

    But to say that editors (and even fact-checkers) are fallible is one thing; to say that editors’ job is to look for good stories, not true stories, is another.

    #Fake_news #Médias #Journalisme


  • Le journaliste vedette du « Spiegel » qui « falsifiait » ses articles
    https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2018/12/20/scandale-au-spiegel_5400087_3236.html

    L’hebdomadaire allemand a révélé, mercredi, que l’un de ses journalistes, récemment primé pour un reportage sur la guerre en Syrie, avait écrit des articles contenant des « choses purement imaginées ».

    #Fake_news #Médias



  • Bernard Debré voudrait « quelqu’un d’autre » à la tête de LR car Wauquiez « n’imprime pas »
    https://www.europe1.fr/politique/bernard-debre-voudrait-quelquun-dautre-a-la-tete-de-lr-car-wauquiez-nimprime


    C’est vrai qu’en terme de fake news, les élus n’ont de leçons à prendre de personne !

    Laurent Wauquiez a accusé le Journal du dimanche de mener une « entreprise de démolition contre la droite ». Le patron de LR cible un article dans lequel il est écrit que « Wauquiez a posé avec des élus LR déguisés en gilets jaunes » le 17 novembre, reprenant une information publiée par le Canard enchaîné. Le président d’Auvergne-Rhône-Alpes a évoqué des « élucubrations ». Le JDD a maintenu ses informations.

    #politique #menteurs #fake_news


  • Frust, Sorge – Besonnenheit. Wie der Migrationspakt angenommen wurde

    Über 160 Staaten haben in Marokko den Migrationspakt angenommen. Sie eint der Wunsch, Fakten gegen Desinformation zu setzen. CORRECTIV war vor Ort.

    Bab Ighli ist eine Sand-Brache. Ein Viertel am Rande der Stadt Marrakesch in Marokko. Zwischen den Palmen und Kakteen, die immer hier sind, stehen heute Zelte mit Konferenzräumen, eine Kantine, ein Restaurant – und durchsichtige Plexiglas-Silhouetten. Sie sollen Migranten darstellen. Bab Ighli ist heute von einer tonfarbenen Mauer umgeben, mit Einlasskontrolle wie am Flughafen.

    Am Montag, den 10. Dezember, kamen hier Delegationen von 164 Ländern zusammen, um den Migrationspakt anzunehmen. Ein Pakt, in dem die Vereinten Nationen festhalten, dass Migration eine unumgängliche Konsequenz der Globalisierung ist – und dass sie deshalb geordnet, legal und menschenwürdig stattfinden muss. Die meisten Länder haben ihre Außenminister geschickt, für Deutschland hingegen ist Angela Merkel selbst angereist. Ihre Anreise ist dabei auch ein Symbol: Dafür, dass Deutschland Migration realistisch sehen will.

    Am Wochenende vor der Zeremonie zerbrach die belgische Regierung an dem Pakt: die flämische Nationalistenpartei trat aus der Koalition aus. Manche Länder hatten in den Wochen zuvor verkündet, dem Pakt doch nicht zustimmen zu wollen, darunter Polen, Österreich und die USA, andere sind noch unentschieden.

    Louise Arbour, die Generalsekretärin für Migration der Vereinten Nationen, wirkt gereizt, als sie bei der Pressekonferenz am Sonntag darauf angesprochen wird. „Ich habe keine Kommentare dazu, wie der Pakt in irgendeinem Land debattiert wird.“ Es habe 18 Monate lang intensive Verhandlungen gegeben, am 13. Juli stand das Papier. Und nun sei es besonders bedauerlich, wenn sich ein Land von einem verhandelten Abkommen zurückziehe, in dessen Verhandlungen es zuvor eine große Rolle spielte.

    Entscheidung unter Palmen: Für Angela Merkel ist Marokko als Partner wichtig, da viel Migration von hier aus stattfindet. Foto: Tania Röttger für Correctiv.

    Sie spricht es nicht aus, aber sie meint sehr wahrscheinlich Österreich. Das Land hatte die Verhandlungen stellvertretend für alle EU-Länder übernommen. Ende Oktober kündigte der Kanzler Sebastian Kurz dann den Rückzug aus dem Pakt an, dessen Inhalt österreichische Diplomaten mit gestaltet hatten.

    Das Unbehagen mit dem Narrativ

    Zwei AfD-Männer drehen am Sonntag ein Video vor dem Eingang zur Konferenz und kritisieren die Plastik-Migranten-Silhouetten, weil „die Symbolik die hier sozusagen gezeigt wird, nicht der Realität entspricht, wie wir es in Europa kennen. In der Regel sind es doch gut kräftig gebaute Männer und eben nicht genau die Familien, wie es uns hier dargestellt werden soll.“ Das ist für die beiden „das erste Indiz, dass hier irgendwas nicht stimmen kann“. Viele Wahrnehmungen haben die beiden.

    Eines der 23 Ziele des Paktes befasst sich mit Wahrnehmungen und Narrativen. Dabei vermischen sich der Ruf nach einer faktenbasierten Debatte über Migration mit dem Ruf nach einem Narrativ, das positiv sein soll. Obwohl Narrative eigentlich Teil des Problems sind; sie sind nicht komplex genug.

    Narrative verkürzen die Realität, das müssen sie sogar, um verständlich zu sein. Dass sie im Migrationspakt trotzdem eine große Rolle spielen, ist deshalb problematisch. Die Lösung wäre eine Faktenbasis – dafür bräuchte es mehr Statistiken, Untersuchungen und Forschung zu Migration.

    Der Pakt ist ein emotionales Gelöbnis, das sich interpretieren lässt. Doch ein Europa, das instabil ist, und eine UN, die sich zankt, bräuchten Rationalität und komplexe Lösungen, die der Realität gerecht werden.

    Angela Merkel setzt mit ihrer Rede ein Zeichen

    Die EpochTimes teilte einen Artikel auf Facebook mit dem Kommentar: Angela Merkel wird den Pakt unterschreiben. Doch das stimmt nicht, denn niemand hat den Pakt unterschrieben. Auch solche Meldungen sind Teil der Desinformation über den Migrationspakt – sie sollen das Gelöbnis als verbindlich darstellen.

    Dabei war der Moment nicht annähernd so einschneidend wie prophezeit: Der marokkanische Regierungschef hatte gerade eine Nachricht des Königs verlesen. Konferenz-Präsident Nasser Bourita begrüßte die Anwesenden, sagte dann: „Die Konferenz wird sich nun Agenda-Punkt 10 zuwenden, er heißt Ergebnis der Konferenz.“ Er nennt den abstrakten Titel des Migrationpakts und des Dokuments, laut dem der Pakt angenommen werden soll: „Dokument A/CONF.231/L.1 und Dokument A/CONF.231.3“. Er dankt den Ländern für ihre Beiträge bei den Verhandlungen und ruft dann zur Abstimmung auf: „Die Konferenz wird nun abstimmen über den Entwurf. Kann ich davon ausgehen, dass die Konferenz wünscht, den Entwurf für Resolution A/CONF.231.L.1 anzunehmen?“

    Er schaut sich kurz um. „Ich höre keine Einsprüche.“ Er schlägt mit dem Richterhammer und sagt: „So ist es beschlossen.“ Verhaltender Applaus, der abbricht, wieder anfängt, vereinzelte „Woohoos“ im Saal, einige stehende Menschen. Der Multilateralismus räuspert sich – er schreit nicht.

    Auch Angela Merkel erhielt viel Applaus an diesem Tag, manche standen sogar für sie auf. Sie sprach sich deutlich gegen illegale Migration aus, und sagte: „Wir wissen, dass die Illegale Migration zum Teil sehr große Ängste verursacht und diese Ängste werden benutzt von den Gegnern des Paktes um Falschmeldungen in Umlauf zu bringen.“ In einem kleinen Zimmer erzählt sie kurz nach ihrer etwa zehn-minütigen Rede deutschen Journalisten, dass sie auch deshalb nach Marokko gereist sei: Viele illegale Migranten kämen aus diesem Land, aus Marokko. Die Zusammenarbeit sei wichtig, um dagegen vorzugehen. Dann verschwindet sie wieder, gleich geht ihr Flug zurück nach Deutschland. Eigentlich war sie gestern mit dem König von Marokko zum Abendessen verabredet gewesen – er sagte ab. Das berichtete Spiegel Online.

    Nüchterne Atmosphäre für einen emotionalen Pakt. Foto: Tania Röttger für Correctiv.

    Merkel sagte auch: „Es lohnt sich für den Pakt zu kämpfen, wegen des klaren Bekenntnisses zum Multilateralismus, nur durch den werden wir unseren Planeten besser machen können.“ Multilateralismus ist für manche ein Synonym für die globalen Eliten, gegen die populistische Parteien wie die AfD in Deutschland angeblich kämpfen wollen, sei es bei Übereinkünften wie diesem Pakt, oder in Institutionen wie der EU.

    Es gibt Länder, die immer wieder betonen, dass sie lieber bilaterale Abkommen haben wollen. Dass diese Forderungen aus multilateralen Bündnissen heraus gestellt werden, scheint kein Problem zu sein. Am Tag vor der Annahme veröffentlichte „Unzensuriert“ die Meldung, dass Chile auf Grund des Einflusses der österreichischen FPÖ auf das Land beim Abkommen nun doch nicht mitmache.

    Wer nicht mitmacht, über den wird nicht gesprochen

    Bei der Konferenz spürt man nichts davon, außer in den Fragen der Journalisten. Wenn ein Land keine Delegation geschickt hat, sind sie eben nicht da. Über sie sprechen UN-Generalsekretär Antonio Guterres, die Generalsekretärin der Konferenz Louise Arbour und Präsident der Konferenz Nasser Bourita, wie manche über Menschen sprechen, die falsche Sachen glauben. Ach, die kann man eh nicht überzeugen. Oder: Wir hoffen, sie machen doch irgendwann mit.
    Woher kam die Desinformation?

    Die Erklärung der chilenischen Regierung zu dem Pakt enthält genau die Punkte, die offizielle Redner bei der Konferenz immer wieder als Beispiele für falsche Behauptungen über den Pakt aufzählen. Dass Migration laut dem Pakt ein Menschenrecht sei, oder dass der Pakt die Souveränität der Staaten untergrabe, oder dass der Pakt offene Grenzen bedeute. Alle diese Punkte haben Redner auf der Konferenz in Marrakesch immer wieder als falsch zurückgewiesen.

    Dadurch wirkt die Meldung fast unwichtig, dass anscheinend Bots bei der Diskussion über den Pakt auf Twitter mitgemischt haben. Denn die einschlagende, viel bedeutendere Desinformation kommt von echten Menschen: Von Leuten, die Webseiten voll schreiben, von Aktivisten, die sich um Martin Sellner von der Identitären Bewegung auf Foren wie Discord gegenseitig Angst machen. Sie kommt auch von den Regierungen selbst.

    Journalisten fragen Arbour nach der Desinformation. Sie fragt zurück: Was hätten wir denn mehr tun sollen? Dabei klingt auch mit, dass die Staaten in der Verantwortung sind, Projekte wie den Migrationspakt zu kommunizieren. Sie sagt außerdem: „Ich bin nicht davon überzeugt, dass man Leute überzeugen kann, die nicht überzeugt werden wollen.“

    Die Debatte braucht Fakten statt Emotionen

    Der marokkanische Außenminister Nasser Bourati sagt in einem Hinterzimmer zu Journalisten: „Über den Pakt gibt es Missverständnisse, viele Fake News, viele Mythen.“ Waum das so ist? Zum einen habe man vielleicht nicht genug kommuniziert. Aber auch ein anderer Grund könnte möglich sein, meint Bourati. In Europa stehen Wahlen an, Migration sei dabei eine wichtiges Thema. Er sagt, die Länder, die sich zu dem Pakt bekannt haben, müssen nun in der Praxis zeigen, wie unproblematisch er ist, wie er funktioniert. Man müsse die Debatte ent-emotionalisieren. Da klingt er durch, dieser Wunsch, zum ersten Mal an diesem 10. Dezember: Realität statt Gelöbnis. Komplexität statt Narrativ.

    https://correctiv.org/faktencheck/hintergrund/2018/12/10/frust-sorge-besonnenheit-wie-der-migrationspakt-angenommen-wurde

    #bot #fake_news #Maroc #global_compact #Marrakech #migration #narration

    • Haben Bots die Debatte um den Migrationspakt einseitig beeinflusst?

      Deutsche Medien verbreiten eine Analyse über automatisierte Programme, die angeblich das Stimmungsbild zum Uno-Migrationspakt verzerrt haben. Experten kritisieren die Untersuchung und werfen den Autoren unseriöse Methoden vor.

      Ein kleines Berliner Unternehmen hat angeblich einen grossen Schwindel aufgedeckt. Dort will man herausgefunden haben, dass die Twitter-Diskussion über den Uno-Migrationspakt manipuliert wurde. Verantwortlich sollen dafür sogenannte Social Bots gewesen sein.

      Darunter versteht man automatisierte Programme, die sich in den sozialen Netzwerken als Menschen ausgeben und deren Verhalten imitieren. Falls sie zahlreich auftreten, können sie womöglich das Meinungsklima beeinflussen. Laut einer Analyse des Unternehmens Botswatch stammten rund 28 Prozent aller deutschsprachigen Tweets zum Migrationspakt von Social Bots.

      Dieser Wert sei angeblich etwa doppelt so hoch wie bei anderen politischen Diskussionen. Die Bots hätten dabei gegen den Uno-Migrationspakt Stimmung gemacht. Zur Frage, wer hinter der angeblichen Manipulation stecken könnte, machte das Unternehmen keine näheren Angaben. Für die Untersuchung analysierte Botswatch rund 800 000 Tweets, die zwischen dem 24. November und dem 2. Dezember verfasst wurden.

      Die Analyse wurde von zahlreichen Medien aufgegriffen und als Tatsache präsentiert. Kurz nachdem die ersten Texte dazu erschienen waren, meldeten sich Experten zu Wort und erhoben schwere Vorwürfe. «An der Studie stört mich, dass sie nicht einmal in Auszügen einsehbar ist. Dadurch sind die Ergebnisse wertlos», sagte der Social-Media-Analyst Luca Hammer. Florian Gallwitz, Professor für Medieninformatik an der Technischen Hochschule Nürnberg, sprach von einer «gezielt lancierten, unveröffentlichten Quatschstudie ohne belastbare Daten». Der Datenjournalist Michael Kreil forderte Botswatch in einem offenen Brief auf, die Untersuchung öffentlich zugänglich zu machen.

      Trotz Nachfrage bleibt unklar, wie das Unternehmen definiert, was ein Bot ist – und mit welcher Methode es Bots von echten Nutzern unterscheidet. Geschäftsführerin Tabea Wilke sagte, das zähle zu den Betriebsgeheimnissen ihres Unternehmens.

      Unseriöse Aussagen?

      Luca Hammer kommt bei einer stichprobenhaften Untersuchung zu dem Schluss, dass der Anteil von Bots in der Debatte um den Migrationspakt bei etwa 6 Prozent liege. Darunter seien allerdings auch automatisierte Accounts von Medienhäusern.

      Die Frage, welche Accounts als Bots zu klassifizieren seien, sei wissenschaftlich nicht geklärt, sagt Professor Gallwitz. «Deshalb ist jede quantitative Aussage über Bots unseriös.» Würde das Unternehmen Einsicht in die Liste mit den angeblichen Bot-Accounts gewähren, könnte das die Glaubwürdigkeit der Untersuchung stärken. Einer entsprechenden Bitte der NZZ wollte Botswatch mit Verweis auf den Datenschutz nicht nachkommen.

      Das Unternehmen habe bereits Kurzanalysen mit «fragwürdigen Kriterien» veröffentlicht, sagt Hammer. Demnach gelte jeder Nutzer als Bot, der mehr als 50 Tweets pro Tag absetze. Gallwitz kritisiert diese Methode: So erreiche man automatisch eine zunehmende Aktivität von vermeintlichen Bots, sobald ein Thema verstärkt diskutiert werde.

      Da manche Menschen Twitter wie ein Chat-Programm nutzen, kann die Zahl von 50 Tweets leicht erreicht werden. Auch Medienhäuser setzen teilweise mehr als 50 Tweets pro Tag ab. Laut Botswatch entspricht die 50-Tweets-Regel den Kriterien der Universität Oxford. Man habe allerdings einen «ganz eigenen Kriterienkatalog» entwickelt, um Bots per automatisierter Software aufzuspüren.

      Neben der Zahl der Tweets würden dabei viele weitere Faktoren eine Rolle spielen. Die Schwierigkeiten dabei zeigt ein Zitat, das von Botswatch selbst stammt: «Es gibt Social Bots, die sowohl automatisiert gesteuert werden als auch manuell.» Ein Bot-Profil, das teilweise von einem Menschen bespielt wird, wäre aber kein reiner Bot mehr.

      Unternehmen hat Verbindungen zur CDU

      Trotz einigen Unschärfen hat die Bot-Analyse politische Wirkung entfaltet. Die sozialdemokratische Justizministerin Katarina Barley rief angesichts der Ergebnisse die Betreiber sozialer Netzwerke dazu auf, gegen gefälschte Accounts vorzugehen.

      Im Mai war die Botswatch-Geschäftsführerin zu einem nichtöffentlichen Gespräch über künstliche Intelligenz im Bundeskanzleramt. Sie ist CDU-Mitglied und im C-Netz, einem Netzpolitikverein, der CDU und CSU nahesteht. Zwei der fünf Mitglieder des «Advisory-Boards» von Botswatch sind ebenfalls CDU-Mitglieder.

      Zu den Beratern von Botswatch gehört der bestens vernetzte PR-Fachmann Axel Wallrabenstein, der sich selbst als «Merkel-Fan» bezeichnet. Ausserdem wird Botswatch von dem christlichdemokratischen Bundestagsabgeordneten Kai Whittaker beraten, der Merkel-Kritiker mit «Säuen» verglich, die sich im Dreck suhlen.

      Angela Merkel und die CDU warben nachdrücklich für den Uno-Migrationspakt. Die Diskussion über das Abkommen wurde besonders in den sozialen Netzwerken sehr hitzig geführt. Der Pakt soll die globalen Wanderungsbewegungen besser regeln und die Standards in den Zielländern der Migranten einander angleichen. Kritiker fürchten, das Abkommen werde die Migrationsströme nach Europa verstärken und die nationale Souveränität untergraben.

      Die Bot-Analyse wurde am Tag der Verabschiedung des Migrationspakts publik. Das mag Zufall sein oder auch nicht. Sicher ist jedenfalls, dass sie herangezogen werden kann, um Kritiker des Paktes zu diskreditieren und die Debatte darüber als aufgeblasen und fremdgesteuert darzustellen.

      https://www.nzz.ch/amp/international/deutschland/haben-bots-die-debatte-um-den-migrationspakt-geentert-ld.1444330


  • « Les fausses nouvelles de la guerre »

    Signalé par Franciscopolis Editions @FranciscopolisE sur Twitter

    Cet essai de #Marc_Bloch, rédigé en 1921 est une étude sur la façon dont naissent et se propagent les rumeurs et les fausses nouvelles en temps de guerre, la façon aussi dont elles sont sciemment fabriquées et exploitées.

    #fake_news #fausse_nouvelles #guerre


  • #Fake_News : Bruxelles accuse la Russie de vouloir troubler les élections européennes
    https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/elections-europeennes-face-aux-menaces-d-ingerence-de-la-russie-l-ue-sonne

    La Commission européenne a lancé mercredi un plan d’action contre la désinformation en ligne à six mois des élections européennes, appelant Etats membres et acteurs d’internet comme Facebook, Twitter et Google à se mobiliser face à une menace dont la Russie serait la « source principale ». Objectif : tuer dans l’oeuf toutes les « tentatives coordonnées d’acteurs étrangers pour manipuler » les débats et « protéger nos démocraties ». Le budget de la cellule dédiée à cette lutte va être doublé.
    […]
    Système d’alerte rapide contre les campagnes de désinformation en cours
    L’exécutif européen a annoncé la mise en place d’un « système d’alerte rapide » entre les institutions européennes et les pays de l’UE pour partager leurs données « en temps réel » sur d’éventuelles « campagnes de désinformation » en cours, en amont du scrutin prévu fin mai 2019.
    […]
    La Commission a annoncé qu’elle allait « plus que doubler » en 2019 le budget d’une cellule spécialisée chargée de lutter contre la désinformation et de sensibiliser l’opinion, qui passerait à 5 millions d’euros. Les pays européens sont appelés à prendre eux aussi des mesures de ce type.

    Le « système d’alerte rapide », qui doit être mis en place d’ici le mois de mars, prendra la forme d’une plateforme numérique sécurisée. Les Etats membres et les institutions européennes pourront y partager des informations sur des « tentatives coordonnées d’acteurs étrangers pour manipuler » le débat démocratique, selon un document de la Commission.


  • Comment Facebook attise le feu des « #Gilets jaunes »
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/comment-les-reseaux-sociaux-attisent-le-feu-des-gilets-jaunes-799656.html

    Tout est parti d’une simple pétition en ligne contre la hausse des taxes du carburant. Les internautes se sont ensuite emparés du réseau social pour exprimer leur désarroi et leur ras-le-bol à coups d’articles partagés, de vidéos coups de gueule et surtout d’appels aux blocage du pays. De fil en aiguille, des centaines de milliers d’internautes ont rejoint ces groupes, qui sont devenus les réceptacles d’une colère qui échappe aux syndicats et aux partis politiques. Pour Fabrice Epelboin, professeur à Sciences Po et spécialiste des médias sociaux et du web social, Facebook est donc devenu un "outil d’opposition" particulièrement redoutable :

     « Il n’y pas de raison, pour l’heure, de penser que le mouvement va s’atténuer sur Facebook. Il permet d’avoir une forme d’infrastructure sociale. [...] Facebook, c’est pour le peuple, c’est un outil de proximité », nous explique Fabrice Epelboin, rappelant également que « la dynamique du printemps arabe s’était formée de la même façon ».

    Contacté par La Tribune, Facebook a affirmé ne pas être en mesure de chiffrer le nombre de groupes et de pages liés aux Gilets jaunes créés depuis le début du mouvement. Parmi les plus notables, on retrouve le groupe « Gilet Jaune » (137.000 membres) ou encore la page « Les Gilets Jaunes » (54.000 likes), qui diffuse des annonces de recrutement de militants ou encore des tutoriels pour se protéger contre le gazage lors des manifestations.
    […]
    Facebook joue aussi un rôle dans l’entretien de la colère via les informations qui circulent sur la plateforme. Certaines sont réelles, comme certaines photos et vidéos d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, qui sont devenues virales. Mais des fausses informations se joignent au flux. De nombreuses images ont notamment été détournées dans le but de suggérer des violences policières. Une photo de manifestantes tabassées par des CRS avait aussi été publiée au lendemain de la première manifestation, le 17 novembre, et avait été relayée plus de 130.000 fois sur Facebook. Il s’agissait, en fait, de photos de femmes ensanglantées prises en Espagne. Une vidéo, publiée le 30 novembre sur Twitter, montre également des CRS matraquer des enfants, sans que le contexte de la vidéo soit précisé. L’AFP Factuel, le service de fact-checking de l’agence de presse, a par la suite révélé que ces images dataient d’une mobilisation du 29 novembre 2015.

    Pourtant, ces fake news, qui parviennent à attiser la colère des manifestants, n’auront pas d’impact sur la crédibilité du mouvement, selon Fabrice Epelboin, .

    Les gilets jaunes pensent que "la caste supérieure" leur ment. On est dans le complotisme généralisé. C’est un dialogue de sourds », affirme-t-il.

    Les gilets jaunes avaient également dénoncé un complot de la part de Facebook, qui tenterait, selon eux, de censurer le mouvement sur le réseau social. De nombreuses publications ou événements ont été supprimés, mais l’entreprise américaine assure qu’elle n’a pas cherché à censurer les propos des manifestants.


  • How an Internet Impostor Exposed the Underbelly of the Czech Media – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2018/12/03/how-an-internet-impostor-exposed-the-underbelly-of-the-czech-media

    When politicians own the press, trolls have the last laugh.

    Tatiana Horakova has an impressive résumé: As head of a Czech medical nonprofit that sends doctors to conflict zones, she negotiated the release of five Bulgarian nurses held by Muammar al-Qaddafi in Libya, traveled to Colombia with former French President Nicolas Sarkozy to secure a hostage’s freedom from FARC guerrillas, and turned down three nominations for the Nobel Peace Prize.

    Not bad for someone who might not even exist.

    Horakova has never been photographed. She does not appear to have a medical license. Her nonprofit, which she has claimed employs 200 doctors, appears to be a sham. Her exploits, so far as anyone can tell, are entirely fabricated.

    None of this has stopped the press from taking her claims at face value time and again over the course of more than a decade. When it comes to a good story, incredulity is scant and memories run short.

    Earlier this year, she again emerged from the shadows, this time to troll Czech Prime Minister Andrej Babis—and expose just how easily disinformation can slip into the mainstream press, especially when politicians control it.

    In September, the Czech broadsheet Lidove Noviny published an op-ed by Horakova expressing support for Babis’s refusal to offer asylum to 50 Syrian orphans, as was proposed by an opposition member of parliament. Playing up to his populist pledge not to allow “a single refugee” into the Czech Republic, the prime minister said the country had its own orphans to care for.

    That crossed the line and provoked widespread criticism. But Horakova’s op-ed seemed to offer a way out: an expert offering the opinion that the orphans would be better off at home in Syria. 

    Horakova originally sent the piece to the prime minister’s office, which forwarded it to the paper. A brief Google search would have raised plenty of red flags about the author, but the newspaper leaped without looking.

    Lidove Noviny pulled the piece within hours, but not quickly enough to stop several high-profile journalists from quitting. The editors, they complained, could no longer protect the newspaper from its owner—the billionaire prime minister.

    Desperate to deflect criticism, Babis’s office appears to have passed the article to the paper without doing due diligence, and the paper took what it was spoon-fed.

    The debate over the Syrian orphans had created “a highly charged political moment,” Babis’s spokesperson, Lucie Kubovicova, told Foreign Policy. She said she did not know “who exactly” sent the article to the paper.

    #fake_news #medias #presse #république_tchèque


  • MSNBC’s Nicolle Wallace bursts out laughing as she tries to read Trump’s incoherent ramblings from his latest interview | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/msnbcs-nicolle-wallace-bursts-out-laughing-she-tries-read-trumps-incoheren

    En prime une vidéo totalement hilarante (enfin, un rire jaune : c’est le Président des Etats-Unis !).

    « Je crois à mon instinct plus qu’à la science et aux faits ». Terrible message de Donald Trump. Porte ouverte au fascisme : tout devient une questionde foi, de croyance. Rien ne ressort des faits et de la recherche.

    President Donald Trump’s standing as commander-in-chief has devolved into such self-parody that even as his remarks reveal darkly troubling attitudes, some observers can’t help but laugh at their sheer absurdity.

    MSNBC’s Nicolle Wallace had that problem Wednesday as she tried to read out portions of Trump’s rambling and deluded mess of an interview with the Washington Post, which was published Tuesday.

    “I’m not happy with the Fed," Trump said in the interview. "They’re making a mistake because I have a gut and my gut tells me more sometimes than anybody else’s brain can ever tell me.”

    #Post_truth #Fake_news #Croyance #Fascisme


  • Fake news, mode d’emploi – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/6756

    par André Gunthert

    Le cas résume les ingrédients de la recette des fake news. Loin de l’affolement suscité par les deepfakes, technologie sophistiquée d’altération vidéo, la plupart les images détournées reprennent une source documentaire, et se bornent à en modifier la contextualisation. On a ici affaire à une falsification à peine plus élaborée, mais qui revient de façon similaire à retirer de l’information plutôt qu’à altérer l’image. Confronter la version détournée à l’original suffit à rétablir les faits.

    La ressource la plus puissante de la manipulation est en réalité le contexte de réception. Si vous vous attendez à ce que les gilets jaunes se comportent comme de dangereux agitateurs d’extrême-droite, vous allez forcément lire un bras levé comme un salut nazi. Le piège généralement grossier des fakes news ne fonctionne que parce que le détournement va à la rencontre des préjugés des récepteurs.

    #Infox #Fake_news


  • Réguler #Internet par la #décentralisation

    La directive droit d’auteur et les récents débats sur les « fausses informations » ont servi d’introduction au débat général sur la régulation du Web, tel qu’il s’annonce pour l’année à venir. Aujourd’hui, La Quadrature du Net présente ses propositions concrètes.

    Le gouvernement français veut que les grands réseaux sociaux arrêtent de favoriser la diffusion de « propos haineux ou extrémistes ». Soit.

    Le rapport visant à « renforcer la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet », commandé par le Premier ministre et publié jeudi dernier, l’explique très bien. Il dénonce « un lien pervers entre propos haineux et impact publicitaire : les personnes tenant des propos choquants ou extrémistes sont celles qui « rapportent » le plus, car l’une d’entre elles peut en provoquer cinquante ou cent autres. Sous cet angle, l’intérêt des réseaux sociaux est d’en héberger le plus possible ».

    Plus généralement, le rapport regrette la « règle selon laquelle un propos choquant fera davantage de « buzz » qu’un propos consensuel, alimentant de façon plus sûre le modèle économique des plateformes ». C’est la même analyse que nous faisions pour expliquer pourquoi attaquer Google ou Facebook en mai dernier, quand nous préparions nos plaintes collectives contre les GAFAM.

    Pour compenser cette « règle » qui rendrait la haine et le conflit rentables, le gouvernement veut renforcer les obligations imposées aux plateformes géantes qui en profitent : transparence et devoir de vigilance accrus. Pourquoi pas (cela peut être fait de façon plus ou moins pertinente, nous y reviendrons plus tard). Mais cette solution ne suffira jamais à contrer à elle seule les dérives permises par la « rentabilité du conflit ». Et il est illusoire d’imaginer, comme le fait le rapport cité ci-dessus, qu’on pourrait atténuer ce problème en mettant un juge derrière chaque diffamation ou injure prononcée sur Internet. Il y en a bien trop.

    Non, si on veut traiter le problème sérieusement, c’est l’ensemble de l’économie de l’attention qu’il faut remettre en question. Et cela doit passer par l’émergence d’alternatives saines qui reposent sur un autre modèle que celui des GAFAM.
    Un droit actuel favorable aux géants

    Aujourd’hui et depuis 15 ans, le droit freine le développement de telles alternatives. Il impose des obligations lourdes à tous les « hébergeurs » (les personnes qui conservent et diffusent sur Internet des contenus fournis par le public). Si un contenu « manifestement illicite » est signalé à un hébergeur, il doit le censurer « promptement » ou en devient personnellement responsable1.

    En pratique, à La Quadrature du Net, nous avons songé à devenir un hébergeur de vidéos (en autorisant tout le monde à mettre en ligne des vidéos sur notre service de streaming Peertube). Ce serait une façon concrète de participer à la construction d’une alternative à Youtube, qui ne tirerait aucun profit des discours conflictuels ou de la surveillance de masse. Mais nous avons dû y renoncer. Nous n’avons pas du tout assez de juristes pour évaluer quelles vidéos seraient « manifestement illicites ». Nous n’avons pas les moyens de supporter des amendes en cas de plaintes. Youtube reste maître.
    Alléger le régime des hébergeurs en les distinguant des plateformes géantes

    Si le gouvernement veut effectivement lutter contre la diffusion de « contenus haineux et extrêmes », il doit changer le droit pour favoriser le développement d’alternatives à l’économie de l’attention. Voici notre proposition.

    Premièrement, que les hébergeurs ne soient plus soumis aux mêmes obligations que les plateformes géantes, qui régulent les informations de façon active pour leurs intérêts économiques.

    Secondement, que les hébergeurs neutres, qui ne tirent aucun profit en mettant en avant de tel ou tel contenu, ne supportent plus la charge d’évaluer si un contenu est « manifestement illicite » et doit être censuré. Seul un juge doit pouvoir leur exiger de censurer un contenu.
    Le cercle vertueux de la régulation décentralisée

    Permettre à une multitude de petits hébergeurs de se développer fait naître l’espoir d’une auto-régulation efficace, placée dans les mains de l’ensemble de la population.

    Dans le cadre de la loi, chaque hébergeur applique ses propres règles de modération, plus ou moins stricte, et chaque personne choisit l’espace de discussion adapté à ses besoins et à ses envies. La liberté de ce choix est renforcée par le développement des standards de « réseaux sociaux décentralisés », notamment du standard ActivityPub publié en janvier 2018 par le World Wide Web Consortium (W3C, à l’origine des standards du Web) et déjà appliqué par Mastodon (alternative à Twitter) ou Peertube. Ces standards permettront à une infinité d’hébergeurs de communiquer entre eux, selon les règles de chacun. Ils permettront aussi à chaque personne de passer librement d’un hébergeur à un autre, d’un jeu de règles à un autre (ce que les plateformes géantes font tout pour empêcher aujourd’hui).

    Chaque personne choisira de s’exposer ou non à tel ou tel type de conflit, et chaque hébergeur modérera sa communauté à une échelle humaine. Cette structure offre l’espoir de diminuer significativement les conflits interpersonnels non-souhaités sur Internet. Ainsi, les juridictions n’auront plus à trancher autant de conflits qu’il en existe sur les plateformes géantes et pourront se recentrer sur les infractions les plus graves.

    Si le gouvernement veut mieux réguler le Web, il doit le faire sérieusement. En se contentant d’alourdir les obligations des géants, son action restera superficielle. Pour agir en profondeur et sur le long terme, sa démarche doit aussi être constructive, favorisant le développement de modèles vertueux.

    https://www.laquadrature.net/2018/09/26/regulation_decentralisation
    #régulation #droits_d'auteur #web #fake_news


  • In the Age of A.I., Is Seeing Still Believing ? | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2018/11/12/in-the-age-of-ai-is-seeing-still-believing

    In a media environment saturated with fake news, such technology has disturbing implications. Last fall, an anonymous Redditor with the username Deepfakes released a software tool kit that allows anyone to make synthetic videos in which a neural network substitutes one person’s face for another’s, while keeping their expressions consistent. Along with the kit, the user posted pornographic videos, now known as “deepfakes,” that appear to feature various Hollywood actresses. (The software is complex but comprehensible: “Let’s say for example we’re perving on some innocent girl named Jessica,” one tutorial reads. “The folders you create would be: ‘jessica; jessica_faces; porn; porn_faces; model; output.’ ”) Around the same time, “Synthesizing Obama,” a paper published by a research group at the University of Washington, showed that a neural network could create believable videos in which the former President appeared to be saying words that were really spoken by someone else. In a video voiced by Jordan Peele, Obama seems to say that “President Trump is a total and complete dipshit,” and warns that “how we move forward in the age of information” will determine “whether we become some kind of fucked-up dystopia.”

    “People have been doing synthesis for a long time, with different tools,” he said. He rattled off various milestones in the history of image manipulation: the transposition, in a famous photograph from the eighteen-sixties, of Abraham Lincoln’s head onto the body of the slavery advocate John C. Calhoun; the mass alteration of photographs in Stalin’s Russia, designed to purge his enemies from the history books; the convenient realignment of the pyramids on the cover of National Geographic, in 1982; the composite photograph of John Kerry and Jane Fonda standing together at an anti-Vietnam demonstration, which incensed many voters after the Times credulously reprinted it, in 2004, above a story about Kerry’s antiwar activities.

    “In the past, anybody could buy Photoshop. But to really use it well you had to be highly skilled,” Farid said. “Now the technology is democratizing.” It used to be safe to assume that ordinary people were incapable of complex image manipulations. Farid recalled a case—a bitter divorce—in which a wife had presented the court with a video of her husband at a café table, his hand reaching out to caress another woman’s. The husband insisted it was fake. “I noticed that there was a reflection of his hand in the surface of the table,” Farid said, “and getting the geometry exactly right would’ve been really hard.” Now convincing synthetic images and videos were becoming easier to make.

    The acceleration of home computing has converged with another trend: the mass uploading of photographs and videos to the Web. Later, when I sat down with Efros in his office, he explained that, even in the early two-thousands, computer graphics had been “data-starved”: although 3-D modellers were capable of creating photorealistic scenes, their cities, interiors, and mountainscapes felt empty and lifeless. True realism, Efros said, requires “data, data, data” about “the gunk, the dirt, the complexity of the world,” which is best gathered by accident, through the recording of ordinary life.

    Today, researchers have access to systems like ImageNet, a site run by computer scientists at Stanford and Princeton which brings together fourteen million photographs of ordinary places and objects, most of them casual snapshots posted to Flickr, eBay, and other Web sites. Initially, these images were sorted into categories (carrousels, subwoofers, paper clips, parking meters, chests of drawers) by tens of thousands of workers hired through Amazon Mechanical Turk. Then, in 2012, researchers at the University of Toronto succeeded in building neural networks capable of categorizing ImageNet’s images automatically; their dramatic success helped set off today’s neural-networking boom. In recent years, YouTube has become an unofficial ImageNet for video. Efros’s lab has overcome the site’s “platform bias”—its preference for cats and pop stars—by developing a neural network that mines, from “life style” videos such as “My Spring Morning Routine” and “My Rustic, Cozy Living Room,” clips of people opening packages, peering into fridges, drying off with towels, brushing their teeth. This vast archive of the uninteresting has made a new level of synthetic realism possible.

    In 2016, the Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) launched a program in Media Forensics, or MediFor, focussed on the threat that synthetic media poses to national security. Matt Turek, the program’s manager, ticked off possible manipulations when we spoke: “Objects that are cut and pasted into images. The removal of objects from a scene. Faces that might be swapped. Audio that is inconsistent with the video. Images that appear to be taken at a certain time and place but weren’t.” He went on, “What I think we’ll see, in a couple of years, is the synthesis of events that didn’t happen. Multiple images and videos taken from different perspectives will be constructed in such a way that they look like they come from different cameras. It could be something nation-state driven, trying to sway political or military action. It could come from a small, low-resource group. Potentially, it could come from an individual.”

    As with today’s text-based fake news, the problem is double-edged. Having been deceived by a fake video, one begins to wonder whether many real videos are fake. Eventually, skepticism becomes a strategy in itself. In 2016, when the “Access Hollywood” tape surfaced, Donald Trump acknowledged its accuracy while dismissing his statements as “locker-room talk.” Now Trump suggests to associates that “we don’t think that was my voice.”

    “The larger danger is plausible deniability,” Farid told me. It’s here that the comparison with counterfeiting breaks down. No cashier opens up the register hoping to find counterfeit bills. In politics, however, it’s often in our interest not to believe what we are seeing.

    As alarming as synthetic media may be, it may be more alarming that we arrived at our current crises of misinformation—Russian election hacking; genocidal propaganda in Myanmar; instant-message-driven mob violence in India—without it. Social media was enough to do the job, by turning ordinary people into media manipulators who will say (or share) anything to win an argument. The main effect of synthetic media may be to close off an escape route from the social-media bubble. In 2014, video of the deaths of Michael Brown and Eric Garner helped start the Black Lives Matter movement; footage of the football player Ray Rice assaulting his fiancée catalyzed a reckoning with domestic violence in the National Football League. It seemed as though video evidence, by turning us all into eyewitnesses, might provide a path out of polarization and toward reality. With the advent of synthetic media, all that changes. Body cameras may still capture what really happened, but the aesthetic of the body camera—its claim to authenticity—is also a vector for misinformation. “Eyewitness video” becomes an oxymoron. The path toward reality begins to wash away.

    #Fake_news #Image #Synthèse


  • Prix du carburant : huit « #fake_news » qui circulent sur le mouvement du #17_novembre - Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2018/11/04/prix-du-carburant-huit-fake-news-qui-circulent-sur-le-mouvement-du-17-nov

    Non, la récente hausse de la fiscalité sur les carburants n’explique pas à elle seule la hausse du prix à la pompe
    .

    Si on met en rapport cette hausse avec la progression du prix depuis un an, on arrive à ce résultat : le litre de gazole est environ 29 centimes plus cher. Sur ce total, l’augmentation de la TICPE représente 7,6 centimes. Soit un gros quart (26 %). Concernant le sans-plomb, la hausse annuelle a été de 21,3 centimes. Sur ce total, 3,9 centimes sont dus à la hausse de la TICPE. Soit un peu moins de 20 %.

    Sur un an, l’augmentation des taxes n’a été qu’un facteur secondaire de la flambée des prix à la pompe. La principale raison de l’augmentation tient à l’accroissement du prix du carburant hors taxe, elle-même liée à la hausse du prix du pétrole.

    Pour autant, ces chiffres ne tiennent évidemment pas compte des augmentations fiscales à venir. Il est en effet prévu que la TCIPE augmente chaque année jusqu’à 2022. Au premier janvier 2019, elle entraînera une hausse de près de 3 centimes pour un litre de sans-plomb et de 6 centimes environ pour un litre de Gazole.

    8) Non, l’extrême droite n’est pas à l’origine du mouvement du 17 novembre

    • Il faut dire aussi, que l’opinion publique, c’est un investissement. Exemple, à cet instant, quelques titres sur le site du figaro.

      Les propriétaires des merdias se doivent de montrer leur capacité de nuisance à emmanuel macron, et par ailleurs cela permet de ne pas parler des vrais sujets qui fâcheraient : fermeture ses hôpitaux, destruction de la Sécurité Sociale, de la SNCF, bradage du patrimoine public ce bien commun, au profit des plus riches, rôle destructeur de l’union européenne, de la monnaie qui tue : l’euro, des banques, de l’environnement, du harcelement meurtrier au travail. . . .

      Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Siphonnages, agressions : la hausse du prix des carburants aiguise l’appétit des délinquants

      Édouard Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Première mobilisation contre la hausse du prix des carburants

      Les Français opposés à la hausse des taxes sur les carburants

      L’exécutif cherche des réponses à la colère des automobilistes


  • Opinion | Will Deep-Fake Technology Destroy Democracy? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/17/opinion/deep-fake-technology-democracy.html

    Both images are the result of digital manipulation, and what, in its most ominous form, is called deep fakes: technology that makes it possible to show people saying things they never said, doing things they never did.

    This technology has great potential both as art and snark: One set of deep fakes has cleverly inserted Nicolas Cage into a half-dozen movies he wasn’t involved with, including “Raiders of the Lost Ark.” You can watch that and decide for yourself whether Mr. Cage or Harrison Ford makes for the best Indiana Jones.

    But, as always, the same technology that contains the opportunity for good also provides an opening for its opposite. As a result, we find ourselves on the cusp of a new world — one in which it will be impossible, literally, to tell what is real from what is invented.

    But deep-fake technology takes deception a step further, exploiting our natural inclination to engage with things that make us angriest. As Jonathan Swift said: “The greatest liar hath his believers: and it often happens, that if a lie be believed only for an hour, it hath done its work, and there is no further occasion for it.”

    Consider the image of Emma Gonzalez, a survivor of the Parkland High School shooting in February who has become a vocal activist. A manipulated photo of her tearing up the Constitution went viral on Twitter among gun-rights supporters and members of the alt-right. The image had been digitally altered from another photo appearing in Teen Vogue. That publication’s editor lamented: “The fact that we even have to clarify this is proof of how democracy continues to be fractured by people who manipulate and fabricate the truth.”

    That fake was exposed — but did it really make a difference to the people who wanted to inhabit their own paranoid universe? How many people still believe, all evidence to the contrary, that Barack Obama is a Muslim, or that he was born in Kenya?

    Now imagine the effect of deep fakes on a close election. Let’s say video is posted of Beto O’Rourke, a Democrat running for Senate in Texas, swearing that he wants to take away every last gun in Texas, or of Senator Susan Collins of Maine saying she’s changed her mind on Brett Kavanaugh. Before the fraud can be properly refuted, the polls open. The chaos that might ensue — well, let’s just say it’s everything Vladimir Putin ever dreamed of.

    There’s more: The “liar’s dividend” will now apply even to people, like Mr. Trump, who actually did say something terrible. In the era of deep fakes, it will be simple enough for a guilty party simply to deny reality. Mr. Trump, in fact, has claimed that the infamous recording of him suggesting grabbing women by their nether parts is not really him. This, after apologizing for it.

    #Infox #Fake_news #Manipulation_images



  • Digitaler Drogenkrieg auf den Philippinen: Wie #Duterte #Facebook als Waffe nutzt

    Mehr als 12.000 Tote in zwei Jahren: Auf den Philippinen führt Präsident Duterte einen brutalen Drogenkrieg. Auch in sozialen Netzwerken hetzen Duterte und seine Anhänger gegen suchtkranke Menschen und Dealer. Für Facebook sind die Philippinen ein Experiment, das außer Kontrolle geraten ist.

    Es ist ein Bild, das jeden Filipino wütend macht: Ein Mädchen liegt in einem Shirt und einer heruntergezogenen Shorts im Gras – eine Neunjährige, die vergewaltigt und getötet wurde. Der Täter: angeblich ein Drogensüchtiger aus den Philippinen. In dem südostasiatischen Inselstaat löst das Foto eine Empörungswelle gegen Drogenabhängige aus. Es wird tausende Male geteilt, auch von Peter Tiu Laviña, dem damaligen Sprecher von Präsident Duterte: „Unser gerechtfertigter Kampf gegen Drogen und Kriminalität ist unerbittlich, weil wir uns dem Teufel selbst entgegenstellen“, schreibt Laviña zu dem Foto. Doch das Bild des ermordeten Mädchens, das auf den Philippinen zur Propaganda gegen Süchtige missbraucht wird, kommt aus Brasilien – und selbst dort war der Mörder kein Drogensüchtiger, sondern ihr Großvater.

    https://www.wired.de/article/digitaler-drogenkrieg-auf-den-philippinen-wie-duterte-facebook-als-waffe-nutzt

    #Philippines #réseaux_sociaux #fake_news #drogues #guerre_des_drogues #criminalisation


  • EXCLUSIVE : Meet the Reporters Whose Pages Were Shut Down By Facebook - Sputnik International
    https://sputniknews.com/us/201810121068814924-Reporters-Pages-Shut-Down-By-Facebook

    C’est mon beau-frère américain qui m’a transmis l’info : sous couvert de lutte contre les #fake_news, les réseaux sociaux des #GAFA (Facebook et Twitter, notamment) ont fermé des centaines de pages et de comptes appartenant à des journalistes indépendants ou juste plutôt critiques sur la société américaine. À l’approche des #élections de mi-mandat, il s’agit d’une #censure brutale et inquiétante.

    Signalons que mon beau-frère est un Républicain plutôt progressiste, mais un Républicain quand même, même s’il n’a jamais pu blairer Trump.

    Facebook purged hundreds of pages from its platform on Thursday. But instead of the usual targets - namely Russia and Iran - Thursday’s ban shut down accounts operated by independent American reporters and activists, Sputnik News has learned.

    Facebook said the pages were “working to mislead others about who they are, and what they are doing,” but the co-founder of one of the pages, The Free Thought Project, tells Sputnik News Facebook’s claim couldn’t be further from the truth.

    Most of the pages that were banned and viewed by Sputnik News were independent media outlets and pages that advocated for marijuana legalization or shined a light on police brutality.
    Anti-Trump Facebook event posted by the Resisters page, which has been accused of being set up by the alleged Russian troll farm Internet Research Agency.
    Facebook
    The Kremlin Line? Facebook’s Latest Ban Nets Resistance Pages, Anti-Trump Events

    In total, Facebook removed 559 pages and 251 personal accounts “that have consistently broken our rules against spam and coordinated inauthentic behavior,” the social media giant said. “Given the activity we’ve seen — and its timing ahead of the US midterm elections — we wanted to give some details about the types of behavior that led to this action,” Facebook said, going on to accuse the accounts of manipulating the platform to make their content appear more popular, hawking fake products or functioning as ad farms that tricked “people into thinking that they were forums for legitimate political debate.”

    — Jon Ziegler “Reb Z” (@Rebelutionary_Z) October 12, 2018

    The founder of one of the pages — The Anti-Media — said he had no knowledge of his page engaging in any such behavior. The Free Thought Project co-founder similarly denied Facebook’s accusations. Rachel Blevins, a reporter for RT America whose personal journalism page was nixed, also denied inauthentic behavior.

    Just hours after its ban from Facebook, Twitter suspended Anti-Media from its platform, following a pattern of social media companies successively banning users that has been demonstrated in the past. For example, Facebook, YouTube and Apple all banned the far-right conspiracy theory site InfoWars around the same time. And after the CIA-funded cybersecurity firm FireEye contacted Facebook, Google and Twitter, each company banned a number of accounts allegedly linked to Iran.

    — Alex Rubinstein (@RealAlexRubi) September 6, 2018

    In the case of InfoWars, Twitter eventually followed suit.

    While many warned that the ban of InfoWars from social media would establish a slippery slope, they were often mocked and ridiculed. Thursday’s onslaught on independent media appears to have confirmed their suspicions, however.

    — Anya Parampil (@anyaparampil) August 6, 2018

    Facebook has been partnering with the Digital Forensics Lab, an arm of the Atlantic Council think tank — a neoconservative group funded by Gulf monarchies and defense giants like Raytheon — to weed out inauthentic users from its platform. Similarly, it has been partnering with the neoconservative Weekly Standard magazine to fact check so-called fake news.
    Facebook headquarters in Menlo Park, Calif.
    © AP Photo / Ben Margot
    Facebook Bans Russia-Linked Social Media Firm for Alleged ’Scraping’ of Users’ Data

    Journalist Abby Martin, who hosts “The Empire Files” on TeleSur English, told Sputnik News after TeleSur’s page was temporarily removed from Facebook, “The shuttering of progressive media amidst the ‘fake news’ and Russiagate hysteria is what activists been warning all along — tech companies, working in concert with think tanks stacked with CIA officials and defense contractors, shouldn’t have the power to curate our reality to make those already rendered invisible even more obsolete.”

    Sputnik News contacted a number of journalists caught up in the ban. Below is what they had to say, edited extremely lightly for clarity.

    Independent reporter John Vibes, who contributes to The Free Thought Project and other websites:

    This signifies a re-consolidation of the media. Cable news media controlled the narrative for most of modern history, but the internet has lowered that barrier to entry and allowed the average person to become the media themselves. This obviously took market share and influence away from the traditional media, and it has allowed for a more diverse public conversation. Now it seems the platforms that have monopolized the industry are favoring mainstream sources and silencing alternative voices. So now, instead of allowing more people to have a voice, these platforms are creating an atmosphere where only powerful media organizations are welcome, just as we had on cable news.

    People think that we are just providing an activist spin on the news, but they don’t see the families struggling to have their voice heard. For example, when someone is shot by police, mainstream media sources often just republish the press release from the police department, without presenting the victim’s side of the story. We give the victims and their families a voice, which is essential to keep power in check. This also goes for bigger issues like foreign policy as well; multiple full-scale invasions of Syria have been prevented because of information that the alternative media made viral.

    “Information exchange” activist Jason Bassler, who co-founded The Free Thought Project and solely founded Police the Police, both of which were banned:

    We were verified by Facebook with a little check mark next to our name, so they know we are a legitimate organization/outlet. They have seen our “Articles of Organization” which was issued by the state of Louisiana, which is where my partner and The Free Thought Project co-founder lives.

    We have even paid Facebook to boost our posts and for likes in the past, meaning they gladly took our money for a product that they ended up manipulating and backing out on. It wasn’t much, maybe $1,200 over the past 6 years. Do we get that money back now?

    We have already had the lawyers at Rutherford Institute (a nonprofit civil liberties organization) send them a letter late last month about unfair treatment by third-party “fact checkers,” which they ignored and never responded to.

    I was motivated [to start The Free Thought Project] by the injustices I saw on social media during Occupy Wall Street in 2011. I knew I had an obligation to get involved somehow and to share information critical for liberty and peace. I never thought I would have built fan pages of 5 million fans, nor did I ever think we would employ and give jobs to nine other activists (at one point), but I was inspired to do what I could to plant seeds and combat the mainstream media’s bullsh*t narratives, to keep police and government accountable, to make sure people knew their rights and how to interact with police.

    All that’s gone now with a click of a button. Six years of hard work, literally seven days a week, working our as*es off finding stories, researching them, writing them, making thumbnails and titles for them, making graphics and videos for them, sharing them on various social media outlets.

    What’s next? I will fight this until I am utterly exhausted. We will fight back tooth and nail. I don’t care if that means protesting in front of Facebook headquarters (which I’ve already considered doing many times in the past two years), I will make sure people know how corrupt and untrustworthy Facebook is if it’s the last thing I do. You can’t just steal years of hard work from someone and not expect there to be consequences. I will do everything I can to make their lives miserable. That’s a promise.

    Rachel Blevins, a correspondent for RT America:

    Today I was locked out of my Facebook account for four hours, and my public page was “unpublished.” There appears to be no explanation for this other than the vague claim from Facebook that my page was taken down because it was “administered by a fake account, misleading users or violating the Facebook spam policies.” I am the only person who publishes posts on my page; the only posts I publish are articles I have written or videos of my reports, and I only post one or two times a day — which rules out all of the claims that I have violated Facebook’s policies.

    My page had nearly 70,000 followers before it was taken down. I have poured the last four years into building my page as a journalist, and I have noticed recently that the reach seems to have been stifled and that the engagement on my posts was down significantly. I know that I am not the only one who has become a victim of this purge, and there are hundreds of other pages — many of which had millions of followers — that have been taken down with no warning and no explanation.

    Ford Fischer, the founder of the media startup News2Share, had a number of his live streams removed during the purge, although they were later restored:

    This attack was a long time coming. Facebook has been slowly clamping down on independent media. First, they removed more extreme pages and made it harder for the surviving ones to make a living by hurting their algorithms (unless they paid, of course!). Then they started purging those that didn’t quickly respond to their ID requests. Today, hundreds of pages belonging to the family of independent media, especially those that question state authority, were removed without explanation. This is just one step further toward the total state and corporate takeover of what you’re allowed to think.

    Nicholas Bernabe, founder of The Anti-Media:

    Our approach generally is to cover stories and angles that corporate media underreport or misreport and to amplify activist and anti-war voices and stories. All of our content is professionally fact-checked and edited.

    I got into this line of work because I felt there was a need for media that challenged mainstream assumptions and biases in politics. I wanted to shed light on corruption and wrongdoing against oppressed peoples and cover the harsh truth about American foreign policy.

    Over the last 28 days, we reached 7,088,000 people on Facebook.

    The timing of this purge is rather dubious in my view, coming shortly before the midterm elections. This could be an attempt by Facebook itself to affect the outcome of the coming elections. The Twitter suspension caught me by surprise. I can only speculate that these suspensions were a coordinated effort to stifle our message ahead of the coming elections.

    By Alexander Rubinstein.

    #démocratie


  • « Fake news » se dira « infox » en français
    https://lemonde.fr/pixels/article/2018/10/04/la-traduction-officielle-de-fake-news-sera-infox_5364490_4408996.html

    Comment traduire l’expression chère à Donald Trump ? La commission d’enrichissement de la langue française a finalement tranché, après plusieurs mois, pour traduire « fake news » par le terme « information fallacieuse » ou par le néologisme « infox », forgé à partir des mots « information » et « intoxication ». Des traductions qui vont s’imposer à toutes les autorités administratives.

    Le terme est défini comme une information « mensongère ou délibérément biaisée », servant par exemple « à défavoriser un parti politique, à entacher la réputation d’une personnalité ou d’une entreprise, ou à contrer une vérité scientifique établie », précise le Journal officiel, jeudi 4 octobre.

    Chargée de franciser certains termes avec des experts et des représentants de l’Académie française, la commission « se réjouit de soutenir la création d’un néologisme susceptible de plaire au grand public », selon des documents préparatoires auxquels le site français consacré aux nouvelles technologies Next INpact a eu accès.

    « Infox » avait été suggéré dans la boîte à idées de FranceTerme le 25 janvier 2017. Il a été préféré aux traductions alternatives comme « craque, fallace, infaux, infausse, intox ».

    #Fake_news #Infox


  • Sur Twitter, des députés LREM réclament l’arrêt d’un compte parodique (et ce n’est pas bon signe)
    https://www.huffingtonpost.fr/2018/09/22/sur-twitter-des-deputes-lrem-reclament-larret-dun-compte-parodique-et-ce-nest-pas-bon-signe_a_23537615/?ncid=tweetlnkfrhpmg00000001

    « Depuis des semaines, un compte prétendument parodique inonde Twitter faisant croire à des déclarations que des membres d’En Marche auraient prononcées », s’étrangle la porte-parole des députés LREM Aurore Bergé, particulièrement en pointe sur la dénonciation des « fake news » qui circulent sur les réseaux sociaux.


    « Fake news », « officine partisane », « comique du dimanche », « malhonnête »... Les élus macronistes ne sont pas tendres envers ce compte anonyme. Celui-ci se revendique pourtant comme « très parodique » dans sa bio Twitter. Et sa capacité de nuisance demeure faible en comparaison avec celle de son grand frère Le Gorafi : moins de 6000 followers contre 1,17 millions pour le géant de la satire numérique.

    Ce qui agace les députés marcheurs, ce n’est pas tant les railleries que la crainte que ces fausses citations, souvent proches des éléments de langage en vogue chez LREM, ne soient prises pour argent comptant par des adversaires politiques ou des utilisateurs sur les réseaux sociaux où la viralité l’emporte facilement sur la rigueur. « Avec captures d’écran de médias à l’appui... Ces tweets circulent, polluent, et nous prêtent des propos mensongers. Stop », réclame Aurore Bergé.

    https://twitter.com/JournalElysee?lang=fr


  • Retour sur la journée d’étude : Lutte contre les fake news – quels défis pour l’information scientifique, les bibliothèques et les journalistes ? | ADBU – Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires
    http://adbu.fr/fake-news-bibliotheques-journalistes

    Le 5 juin 2018, l’ADBU organisait en partenariat avec TheConversationFrance, La Croix, le CARISM et France Info une journée d’étude sur le thème de la lutte contre les fake news. Cet événement a attiré près de 170 participants au profil varié : professionnels des bibliothèques, professeurs-documentalistes, sociologues, chercheurs, enseignants universitaires et du secondaire, journalistes.

    Le jour même a été annoncée la publication de l’ouvrage gratuit et en ligne coordonné par Arnaud Mercier pour The Conversation France https://theconversation.com/fake-news-et-post-verite-20-textes-pour-comprendre-et-combattre-la-

    Devant l’avalanche d’information de toutes provenance, face à la diversité et à la multiplicité des ressources et canaux de documentation, les rapports à l’information sont aujourd’hui bouleversés, les repères sont brouillés. Les informations parcellaires, erronées ou volontairement fausses foisonnent. Le défi posé par la prolifération de la désinformation et du brouillage parfois volontaire de l’information touche le monde académique de plein fouet, avec l’arrivée de nouvelles générations d’étudiants qui peinent à se repérer dans la masse d’information indiscriminée et parfois invérifiable qui les entoure.

    Cette journée d’étude visait donc à aborder le sujet de la valeur de l’information en croisant les regards de pédagogues et de bibliothécaires.

    #Fake_news #Bibliothèques


  • Les 20 propositions du rapport contre la haine sur Internet
    https://www.nextinpact.com/news/107060-les-20-propositions-rapport-contre-haine-sur-internet.htm

    Le rapport Avia relatif à la lutte contre la haine sur Internet a été remis aujourd’hui au Premier ministre. Fustigeant des « zones de non-droit » en ligne, il préconise vingt pistes touchant notamment à la responsabilité des intermédiaires en ligne ou aux pouvoirs du CSA.

    Comment lutter contre la haine antisémite, raciste sur Internet ? Dans son plan présenté en juin 2017 avec Theresa May, jugeant insuffisants les engagements et les obligations des opérateurs en ligne, Emmanuel, Macron plaidait déjà pour un tour de vis « afin de supprimer les contenus qui promeuvent, dans tout type de média, la haine et le terrorisme ».

    En mars 2018, le premier ministre confiait à la députée LREM Laetitia Avia, l’écrivain Karim Amellal et Gil Taïeb, vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) une mission sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. « Nous ne tolérons pas la haine dans la rue, pourquoi devrions-nous la laisser prospérer sur Internet ? » se demande le site dédié.

    Le document de 70 pages, dont une version de juillet 2018 a été révélée hier soir par nos confrères de Contexte, contient une série de mesures pour « faire d’Internet un espace plus apaisé, moins haineux, où chacun peut s’exprimer à condition de respecter les autres ».

    #Plateformes #Haine #Terrorisme #Fake_news


  • La « salle de crise » de Facebook contre la désinformation AFP - 19 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/science/537181/une-salle-de-crise-speciale-elections-contre-la-desinformation-chez-facebo

    Facebook est en train de mettre sur pied une « salle de crise » (war room) installée au siège du groupe, destinée à déjouer « en temps réel » les tentatives de manipulation des élections, ont annoncé des responsables du groupe américain.

    « Nous construisons une war room à Menlo Park [où est situé le siège de Facebook, au sud de San Francisco] pour les élections au Brésil et aux États-Unis », a expliqué mercredi Samidh Chakrabarti, responsable « élections et engagement civique » lors d’une conférence téléphonique consacrée aux mesures prises par Facebook pour sinon empêcher, du moins limiter la manipulation politique de scrutins via des publications circulant sur la plateforme.


    Cloué au pilori depuis deux ans pour ne pas avoir su combattre ces campagnes de désinformation en particulier pendant la présidentielle américaine de 2016, Facebook n’en finit plus de promettre de faire mieux désormais et détaille régulièrement ses différentes initiatives.

    Facebook est « en permanence » à l’affût de ces campagnes de désinformation dans le monde entier et passe son temps à supprimer faux comptes et contenus litigieux, mais ce « centre de commandement » sera en mesure « de prendre des décisions en temps réel » en cas de « pire des scénarios », comme des afflux de messages trompeurs à l’approche des élections ou le jour même du scrutin, a expliqué M. Chakrabarti.

    Il a cité comme exemple des messages erronés indiquant que l’on pouvait voter par SMS, comme cela s’est produit lors de scrutins précédents.

    La salle devrait être opérationnelle pour l’élection présidentielle au Brésil, dont le premier tour est prévu le 7 octobre. Les élections de mi-mandat aux États-Unis doivent se dérouler le 6 novembre.

    Des campagnes de manipulation politiques, prenant le plus souvent la forme de publications sur des sujets polémiques dans le but de diviser encore davantage la société, ont été attribuées par Facebook à une officine russe, elle-même liée au Kremlin, selon les services de renseignements américains.

    Facebook a aussi récemment détecté des tactiques similaires venant d’Iran.

    Le réseau est « mieux préparé » contre les tentatives de manipulation d’élections, avait une nouvelle fois assuré son patron Mark Zuckerberg dans un long texte sur le sujet diffusé la semaine dernière.

    Pour autant, avait-il poursuivi, « nous faisons face à des adversaires sophistiqués et bien financés. Ils ne lâcheront pas et ils vont continuer à évoluer ».

     #désinformation #médias #propagande #manipulation #fake_news #information #facebook #manipulation #réseaux_sociaux #élections #etats-unis #USA #Brésil #gafa