• Breaking news : INTERNET EST MORT ! DEPUIS 2016 !! https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-09-06/une-theorie-du-complot-affirme-quinternet-est-mort-depuis-2016-73427393
    "Selon cette théorie, le réseau internet serait « mort » en 2016 ou en 2017. Par « mort », l’auteur du message publié sur le forum entend que le web semble « vide et dépourvu de tout humain », et « entièrement stérile »."
    #internet #mort #complotisme #conspirationnisme #fakenews

  • Six techniques pour vérifier l’authenticité d’un document
    https://gijn.org/six-techniques-pour-verifier-lauthenticite-dun-document

    Il est tout à fait possible de démontrer qu’une image a été manipulée, à condition de connaître les bons outils. GIJN a élaboré un guide méthodologique pour vous expliquer étape par étape comment vérifier la véracité d’une information dans six cas de figure différents :

    1. Manipulation d’images – Facile à repérer, en utilisant des outils comme la recherche d’image inversée sur Google.
    2. Astuces vidéo – De l’importance d’examiner attentivement la vidéo et de rechercher l’originale.
    3. Faits trompeurs – Surveillez les titres trompeurs, les opinions présentées comme des faits, les distorsions, les faits inventés et les détails négligés.
    4. Pseudo-experts, experts imaginaires et experts dont la parole est déformée – Comment vérifier leurs qualifications et leurs déclarations.
    5. Usage des médias – Surveillez les fausses déclarations qui se réfèrent à des médias grand public.
    6. Manipulation des données – Examinez la méthodologie, les questions, les clients et plus encore.
    ....

    #fakenews #verification #factchecking

  • Histoires des médias, Jacques Attali | Fayard
    https://www.fayard.fr/documents-temoignages/histoires-des-medias-9782213717265

    Une #histoire de l’information et de ceux qui la font des origines à nos jours, et jusqu’aux enjeux de demain.
    « Depuis toujours, l’homme a besoin de savoir ce qui le menace, ce qui nuit aux autres ou les sert. Et pendant longtemps, seule une poignée de puissants, souverains, religieux, marchands, ont eu le monopole de l’information, de sa fabrication à sa circulation. Une information libre, diffusée par des médias accessibles à tous et établie par des professionnels cherchant la vérité est le fruit d’une histoire récente, inattendue, fascinante. Et elle est à présent terriblement menacée.
    Comment distinguer le vrai du faux, l’information de la distraction ? Quel rapport entre informer, convaincre, enseigner, distraire ? Comment la #démocratie résistera-t-elle aux formes de censure et de surveillance ? En quoi le déluge actuel et à venir d’informations, vraies ou fausses, influera-t-il sur notre façon de gérer les grands problèmes d’aujourd’hui et de demain ? Les réseaux sociaux, outils de surveillance généralisée, qui font de chacun le journaliste de lui-même, seront-ils balayés par une vague technologique plus puissante ? Les journalistes seront-ils remplacés par des automates ou resteront-ils des acteurs irremplaçables de la démocratie ?
    Tels sont les sujets de ce livre. Encore une fois, comme pour tous les autres domaines dont j’ai tenté jusqu’ici de prévoir le devenir, celui des médias, vertigineux, ne peut être imaginé et maîtrisé qu’en remontant très loin dans son histoire, ou plutôt ses histoires. Ses passionnantes histoires. »

    #livre #media #journalisme #JacquesAttali #fakenews

  • DECODER UN OBJET DE CONTROVERSE : L’EXEMPLE DU FILM HOLD-UP
    https://view.genial.ly/5fb919dc182eec0cf60d382e/presentation-decoder-un-objet-de-controverse-lexemple-du-film-hold-up

    DECODER UN objet
    de CONTROVERSE
    L’exemple du film « Hold-up »

    Objectifs info-documentaires :

    comprendre les mécanismes de construction d’un film complotiste
    construire des outils de détection en approchant les théories du complot
    développer la pensée critique par la prise de parole dans un débat

    #EMI #séance #fakenews

  • Quand un animateur de talk show pousse au crime en surfant sur la vague du « sentiment d’insécurite » :

    Sur C8, le virage ultra-sécuritaire de Cyril Hanouna
    https://www.telerama.fr/ecrans/sur-c8-le-virage-ultra-securitaire-de-cyril-hanouna-6707262.php

    “Hyperviolence”, “crise d’autorité”, “laxisme de la justice”… En septembre, les émissions de Cyril Hanouna ont contribué à nourrir le “sentiment d’insécurité” martelé par une partie de la classe politique, déjà entrée en campagne pour l’élection présidentielle de 2022. Retour sur cette rentrée à droite toute !

    Au printemps, Cyril Hanouna avait cru rendre service à la France confinée en multipliant les fake news et en flirtant avec le complotisme lors de l’épidémie de Covid-19. En cette rentrée, l’animateur-producteur a décidé de mettre le paquet sur les questions de sécurité, priorité du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et obsession de l’ensemble de la droite, à dix-huit mois de l’élection présidentielle.
    L’insécurité prise par le sentiment, “Valeurs actuelles” coupable d’excès de zèle
    Samuel Gontier 10 minutes à lire

    « Montée de la violence en France : doit-on avoir peur ? », interroge ainsi l’animateur dès le 3 septembre dans Balance ton post !, sur C8. « 68 % des Français se sentent en insécurité. Agressions, rixes ou encore homicides, certains estiment qu’il y a une hausse de la violence en France. » Il fait référence au « Baromètre sécurité des Français » publié par Odoxa en juillet, mais sans préciser que la statistique a surtout bondi cette année à cause… de la pandémie. L’info est pourtant facilement vérifiable sur le site de l’institut : « L’insécurité sanitaire s’ajoute au sentiment d’insécurité physique : une deuxième vague de l’épidémie est le risque le plus redouté (66 %) devant la sécurité quotidienne (35 %) et le risque terroriste (29 %). » Peu importe : Cyril Hanouna semble avoir déjà tranché la question au doigt mouillé et affirme qu’« on voit des choses qu’on ne voyait pas avant ». « On nous aurait raconté ça y a dix ou vingt ans, on se serait dit c’est pas possible ! », assure-t-il, comme un écho aux mots de Gérald Darmanin, qui dénonçait fin juillet « l’ensauvagement d’une partie de la société » dans une rhétorique empruntée à l’extrême droite.
    Les “top tweets” comme seul horizon

    Sur l’écran géant derrière Cyril Hanouna s’affiche alors une liste d’agressions médiatisées entre début juillet et début août. « Un été de violences », lit-on. Une formule qui rappelle « l’été meurtrier » de Marine Le Pen et l’« été Orange mécanique » de Xavier Bertrand, tous deux aussi déjà bien lancés dans la course pour l’Élysée. Usant d’un mimétisme troublant avec le discours de la droite radicale, le chroniqueur Yann Moix s’alarme d’une « gratuité de la violence » inédite et prédit « la guerre civile ». Ses consœurs Agathe Auproux et Rokhaya Diallo tentent bien de relativiser, appellent à une contextualisation des chiffres, incriminent la diffusion d’images violentes sur les réseaux sociaux, qui amplifient le sentiment d’insécurité... Peine perdue. Cyril Hanouna préfère faire son fond de commerce du bruit des réseaux sociaux. Les yeux rivés à Twitter, les « top tweets » comme seul horizon.

    Les sommaires de l’émission Balance ton post ! du mois de septembre (lancée d’abord en version quotidienne avant de revenir à sa case hebdo du jeudi soir, faute d’audience) ont ressemblé à un répertoire de brutalités en tout genre, illustré dès que possible par des vidéos violentes postées sur les réseaux, passées et repassées avec supplément de musique angoissante. Au menu du vendredi 4 septembre : les agressions de maires, « nouveau fléau ». Le lundi 7 : l’interpellation filmée du rappeur Ademo, du duo PNL, par des policiers, « une histoire qui a rapidement affolé les réseaux sociaux », puis le témoignage de Raul, ancien de la BAC, « violemment agressé par une bande de douze jeunes ». Le lendemain : celui de Boubacar, un jeune homme brutalement arrêté par des policiers en juin 2019. Le jeudi 10, en prime time : celui de Véronique et Marie, veuve et fille du chauffeur de bus bayonnais Philippe Monguillot, mort des suites d’une agression cet été. Deux mois à peine après la tragédie, leur parole est emplie de chagrin, mais posée, dans l’attente que justice se fasse. « Je vous trouve très mesurées, réagit Cyril Hanouna, ému aux larmes. Moi j’aurais dit : “Je veux qu’ils prennent perpét, et vite.” Le fait que vous soyez aussi patientes, que vous disiez “on a confiance en la justice, on va la laisser faire son travail”, je pense que neuf personnes sur dix qui nous regardent ce soir n’ont pas votre indulgence », subodore l’animateur, qui a sans doute vu ça sur Twitter. Avant de prendre à son compte une rhétorique souvent portée par les élus d’extrême droite : « Vous avez le bon comportement, mais c’est vrai qu’on a envie que ces sauvages soient punis, et tout de suite ! »
    La justice forcément “laxiste”…

    Une vieille antienne de la droite revient d’émission en émission, serinée en chœur par une bonne partie des chroniqueurs : la justice est laxiste, il faut urgemment durcir les peines et leur application. Et ce n’est pas Bruno Pomart, ancien du Raid qui fait désormais des allers-retours entre les plateaux de CNews et ceux de C8 (belle synergie de groupe), qui dira le contraire. Consulté par Cyril Hanouna comme une boule de cristal sur toute question ayant à voir de près ou de loin avec la sécurité, l’ancien policier défend sa corporation mieux qu’un syndicaliste et fustige assidûment la Justice, réelle coupable du chaos décrit à longueur d’émissions. Lors du prime time du 17 septembre, Cyril Hanouna a une révélation : « Dans tous les débats qu’on fait dans Balance ton post !, on se rend compte à chaque fois que le problème c’est moins la police que la justice, le gros problème en France. Je vous le dis, je le redis. » Sans blague.
    Duel d’anthologie sur LCI, journal de haut vol sur TF1
    Samuel Gontier 10 minutes à lire

    Dans ces parodies de débat où la répétition vaut pour vérité et où le populisme pénal domine, la douleur légitime des victimes a elle souvent valeur d’argument. « 55 % des Français sont pour la peine de mort. Êtes vous d’accord ? », sonde Cyril Hanouna. Pour en débattre en tout équilibre, il a bien sûr convié Jean Messiha, membre du bureau du Rassemblement national, qui promet un référendum sur le rétablissement de la peine capitale en cas de victoire de Marine Le Pen en 2022, Claudine Verplanken, militante anti-peine de mort fiancée à un Américain en attente de son exécution, et Mustafa Kocakurt, le père d’Enis, enlevé et violé par Francis Evrard en 2007, à l’âge de 5 ans. Dévasté par le crime que son fils Enis (présent dans le public et filmé en gros plan à plusieurs reprises) a subi, Mustafa Kocakurt se dit favorable à la peine de mort, ne voyant « pas d’autre solution ». « Je ne trouve pas tellement juste de vous mettre dans la position de trouver la règle commune qui doit régir ce genre de situations, ose la chroniqueuse Raquel Garrido, membre de La France insoumise et avocate. Vous êtes personnellement affecté. Ce que vous doit la société, c’est de prendre en charge ça. »
    … et la peine de mort, forcément la solution ?

    Cyril Hanouna l’interrompt, agacé. « Là, on a envie que ça bouge, que ça ne se reproduise plus ! » Elle tente d’arguer qu’il n’existe pas d’étude prouvant l’efficacité de la peine capitale, mais est de nouveau rabrouée et coupée par l’animateur, qui en rajoute dans la démagogie compassionnelle. « C’est un multirécidiviste qui est dehors ! Comment vous voulez qu’il réagisse, le papa ? » Jean Messiha, lui, voit bien comment faire fructifier cette incurable affliction. « L’impunité judiciaire est une lointaine conséquence de l’abolition de la peine de mort », entonne-t-il, après avoir souligné que « ce que le peuple a fait, il peut le défaire ».

    Ce discours ultra-droitier s’immisce même désormais dans l’émission de pur divertissement Touche pas à mon poste. Le lundi 21 septembre, Gilles Verdez pousse un coup de gueule contre un reportage diffusé la veille dans Sept à huit, sur TF1, sur le centre de détention semi-ouvert de Mauzac, en Dordogne, où la majorité des détenus ont commis des infractions sexuelles. « Évidemment que les prisonniers qui nous regardent – ils sont nombreux – ont droit à une vie en prison tout à fait décente. Mais là, c’était des détenus qui sont à 85 % des agresseurs sexuels, qui ont tous été condamnés, mais ils se font des petits gâteaux, ils ont la clé de leur cellule en journée, ils se préparent des biscuits, ils font des randonnées, parfois même ils incriminent les enfants, aucun ne regrette ses actes ! Moi je pense aux parents des victimes et je suis extrêmement choqué par ce qui a été diffusé. » « Y en a plein sur Twitter qui ont dit : “c’est le Club Med” », renchérit Cyril Hanouna. Et la chroniqueuse Kelly Vedovelli d’asséner naturellement, avant de se reprendre : « Si on me demandait mon avis, ce serait peine de mort pour les gens qui agressent sexuellement. » Il risque décidément d’être long et pénible, le chemin jusqu’à avril 2022…

    Marie-Hélène Soenen

    Les différents articles en accès libre mis en lien dans cet article :

    https://www.telerama.fr/television/les-audiences-de-cyril-hanouna-degringolent-la-mesinformation-en-temps-de-c

    https://www.telerama.fr/television/linsecurite-prise-par-le-sentiment-valeurs-actuelles-coupable-dexces-de-zel

    #télévision #talk-show #fakenews #balance_ton_poste (ça c’est fait)...

  • Le mensonge politique au cœur de la campagne présidentielle de Donald Trump
    https://theconversation.com/le-mensonge-politique-au-coeur-de-la-campagne-presidentielle-de-don

    Les mensonges de Trump

    Jamais, probablement, un homme ou une femme politique n’a menti autant que Donald Trump : selon le Washington Post, il en était en août 2020 à 20 000 mensonges répertoriés depuis son élection, un phénomène en accélération constante : de 5 par jour en début de mandat il est passé à 23 par jour depuis 14 mois, un bond constaté après son acquittement par le Sénat lors de la procédure de destitution, avec une pointe à 62 dans la seule journée du 9 juillet, dont la moitié en une seule interview accordée à Sean Hannity, de Fox News. Il affectionne tout particulièrement certaines affirmations, spécialement : « la situation économique est la meilleure de l’Histoire » (une phrase qu’il continue de marteler malgré les conséquences du virus) et « le mur va être construit » (répété 261 fois alors qu’en fait seuls 3 miles sont des nouvelles constructions).

    #mensonges #fakenews #deep_fake #uncle_Donald

  • Bruno Le Maire sur France Inter :
    https://twitter.com/franceinter/status/1283660166475505664

    https://video.twimg.com/amplify_video/1283660102948589570/vid/1280x720/yTWbKNc_wWZVZPwg.mp4


    « Nous sommes l’un des pays européens où l’on travaille le moins longtemps, où le volume global de #travail n’est pas suffisant pour renforcer la prospérité des générations qui viennent » #réforme #retraites #le69inter @LN_Roussel44

    Réponse des Économistes Atterrés :
    https://twitter.com/atterres/status/1283764454228926465

    Non, non et non toujours pas ! Contre les #FakeNews quelques chiffres

    ⤵️⤵️⤵️

    Sur le temps de travail en 2018 (source eurostat) :

    – France : 37,3h de travail par semaine
    – Moyenne européenne : 37,1h
    – Grande Bretagne : 36,5h
    – Allemagne : 34,9h

    Et surtout, la « particularité » française c’est notre productivité (l’efficacité de la main d’œuvre) :

    – Référence productivité UE à 28 : base 100
    – France : 114,8 (près de 15 points de plus !)
    – Allemagne : 106,3
    – Royaume-Uni : 100,2
    – Italie : 107
    – Pays-Bas : 111

    Les français sont donc parmi les plus productifs d’Europe (8e sur 28). C’est d’ailleurs le « problème » français... Comme le dit @TheEconomist :

    « Les français pourraient être en congés le vendredi, ils produiraient encore davantage que les Britanniques en une semaine »

    Si nous étions aussi « improductifs » que les allemands, avec le même PIB, nous aurions (avec les chiffres de 2018), 2,8 millions d’emplois en plus (3,4 millions si nous étions comme les britanniques)

    Pour aller plus loin :
    – Pourquoi le temps de travail en France n’est pas un handicap
    https://www.alternatives-economiques.fr/temps-de-travail-france-nest-un-handicap/00089165
    – Non, les salariés français ne travaillent pas moins que leurs voisins
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/04/29/non-les-salaries-francais-ne-travaillent-pas-moins-que-leurs-voisins_5456229

  • Pourquoi les personnes âgées partagent plus de fake news
    https://www.usine-digitale.fr/article/pourquoi-les-personnes-agees-partagent-plus-de-fake-news.N979141

    Complot mondial, virus créé en laboratoire ou terre plate… Sur Internet, les fake news sont souvent partagées par des internautes plus âgés. Une étude d’Harvard se penche sur les raisons pour lesquelles les seniors sont plus prompts à diffuser de fausses informations que les jeunes sur les réseaux sociaux.

    #fakenews #internet #Réseaux_sociaux #vieillesse

  • Que disent les sciences humaines et sociales de la place de l’irrationnel dans les sociétés contemporaines ? #irrationnel #sciences #fakenews #complotisme #altersciences

    https://sms.hypotheses.org/25099

    L’irrationnel peut être défini succinctement comme un mode de pensée qui se situe en dehors du domaine de la raison ou qui s’y oppose. Ce mode de pensée connaît depuis plusieurs années un essor important. En effet, il ne se passe pas un jour sans découvrir une remise en cause d’un vaccin, sans lire un article, voir un documentaire ou entendre une émission de radio dénonçant les supposés ravages de la rationalité scientifique.

    Certains essayistes en font même leur fonds de commerce vantant les mérites des médecines douces et de la méditation transcendantale, prétendant avoir découvert les causes de l’autisme, ou trouvant des raisons d’être dans la mise au jour de complots secrets internationaux. Dès lors, il était tentant de convoquer les sciences humaines et sociales pour étudier ces phénomènes dans les registres politiques, religieux, scientifiques et culturels et pour mettre au jour leurs mécanismes (...)

  • En Tunisie, un chatbot pour contrer le coronavirus
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/02/en-tunisie-un-chatbot-pour-contrer-le-coronavirus_6041546_3212.html

    Le SAMU tunisien a en effet été saturé d’appels, de mi-mars à fin avril, avec des pics de 30 000 en une journée, selon les données de Samir Abdelmoumen, médecin urgentiste membre de la Commission nationale de lutte contre le coronavirus au sein du ministère de la santé : « En un mois et demi, nous avons eu pratiquement l’équivalent de dix-sept ans d’activité en matière d’appels. Au début, c’étaient des gens qui appelaient pour demander des informations ou dénoncer un voisin qui rentrait de l’étranger et sortait de chez lui. Ensuite, nous avons eu des appels plus spécifiques liés à la maladie. »

    #Covid-19#migrant#migration#diaspora#Tunisie#chatbot#information#fakenews#étranger#maladie#santé

  • Il complottismo è nato per scherzo, ma è ora di iniziare a capirlo - Wired

    Nato negli anni ’60 come poco più che una burla con l’operazione Mindfuck, il complottismo moderno è diventato mainstream. E al di là delle sue derive, l’immaginario del complotto spesso cerca di raccontare realtà che ci sfuggono (ed è bene che lo faccia)

    La nascita del complottismo, così come lo conosciamo oggi, si può far risalire alla fine degli anni ‘60 in America, e più precisamente a un’operazione di controcultura denominata operazione Mindfuck. Al tempo, gli Stati Uniti erano pervasi da movimenti hippie e situazionisti, che provavano a cambiare il mondo cercando di ribaltare l’ordine costituito e la narrazione dominante.

    A gettare le basi, più o meno inconsapevolmente, di quel fenomeno che solo qualche decennio dopo avrebbe fatto credere a 12 milioni di persone che il mondo è dominato da rettili umanoidi furono Greg Hill e Kerry Thornley. Ispirandosi al culto della dea greca del caos, Eris, fondarono il discordianesimo: una religione costruita sull’idea che l’ordine era solo un’illusione, una proiezione della mente umana, e che alla base di tutto ci fosse il caos.

    Se la religione organizzata era l’oppio dei popoli, pensavano Hill e Thornley, allora la loro religione disorganizzata sarebbe stata la marijuana della frangia lunatica. Decisero di raccogliere il loro pensiero in un libro, Principia Discordia, pubblicato nel ‘63.

    L’operazione Mindfuck nacque dal discordianesimo, e il suo obiettivo era quello di portare le persone a un tale stato di disorientamento e confusione da far crollare le loro rigide credenze, giungendo così a una sorta di illuminazione. Nella pratica però non funzionò proprio così, vista anche la tendenza di molti discordiani a scivolare nella schizofrenia paranoide. Almeno all’inizio, comunque, il discordianesimo voleva essere uno scherzo. Ma più lo scherzo andava avanti, più assumeva i contorni di una religione, e diventava difficile comportarsi come se fosse un semplice scherzo.

    Durante gli anni ‘70 il concetto di caos non venne solo abbracciato nei posti più disparati, ma venne teorizzato matematicamente dai dipartimenti di fisica e matematica delle università (vedi ad esempio il concetto di effetto farfalla). Le teorie del complotto create da Hill e Thorney attecchirono molto più di quanto i suoi creatori avrebbero mai immaginato. In particolare, presero piede tra alcuni redattori della rivista Playboy, che iniziarono a dedicare ampio spazio alle teorie di Hill, Thorney e dei discordiani in genere. Fra interviste, conigliette e paginoni centrali la rivista iniziò a ospitare lettere anonime che parlavano dell’omicidio di Kennedy. C’era chi sosteneva che fosse stata la Cia, altri la mafia, alcuni se la prendevano con Fidel Castro, e altri ancora le forze anti castriste. I due redattori dell’epoca, Robert Shea e Robert Anton Wilson, già sedotti dalle teorie discordiane e in contatto con Hill e Thorney, ci presero talmente gusto che alcuni anni più tardi scrissero Illuminatus!, una trilogia di romanzi sull’eterno conflitto tra Discordiani e Illuminati, una setta massonica creata con l’obiettivo di impadronirsi del mondo. I libri vennero pubblicati nel ‘75 e da allora sono sempre stati in ristampa.

    Fra i Principia Discordia e la trilogia degli illuminati passa la personificazione del conflitto. Se nel primo libro Hill e Thorney si erano limitati a teorizzare, sotto forma di religione, il caos alla base del quale pensavano si reggesse il mondo, nella trilogia Shea e Wilson fanno un passo ulteriore: gli illuminati diventano i paladini del caos, una forza oscura che vuole conquistare il mondo. La differenza sostanziale che passa fra i Principia Discordia e la trilogia Illuminatus è proprio questa. Nel libro di Hill e Thorney non ci sono buoni e cattivi, ma semplice paradosso e contraddizione. Mentre nella trilogia, sotto forma del conflitto fra discordiani e illuminati, ecco che il paradosso e la contraddizione prendono forma in un noi contro di loro.

    Il ragionamento dietro al complotto è sempre lo stesso, a ritroso. Date determinate premesse, si cerca qualsiasi evidenza o congettura che possa convalidare la tesi. È un circolo vizioso impossibile da spezzare, in cui una serie di coincidenze legate fra loro da eventi insignificanti vengono reinterpretate come prove a favore. I discordiani la definirono sincronicità, riprendendo il concetto già teorizzato da Jung all’inizio del secolo. Erano coincidenze significative, che non potevano essere spiegata dal semplice nesso di causa ed effetto. In altre parole, pensiero magico.

    Esiste una teoria del complotto per tutto. Pensiamo al più assurdo: in un sondaggio del 2013, il 4 per cento delle persone intervistate (un dato che, se esteso a tutta la popolazione degli Stati Uniti, equivale a 12 milioni di abitanti) ha dichiarato di pensare che “rettili mutaforma controllano il nostro mondo, assumendo sembianze umane e accaparrandosi il potere politico per manipolare le nostre società”. Un ulteriore 7 per cento ha dichiarato semplicemente di non averne ancora la certezza assoluta.

    Lo racconta lo psicologo Rob Brotherton nel suo libro intitolato: Menti sospettose, perché siamo tutti complottisti. Ma se la teoria dei rettiliani non permette di avere il polso della situazione, non bisogna fare l’errore di credere all’idea che le teorie del complotto siano una questione di nicchia, che interessa solamente una piccola frangia paranoica dell’umanità, fatta di “uomini di mezza età, depressi ed emarginati, outsider tutt’altro che stupidi con una stravagante mania per le ricerche”. E non è nemmeno una questione di poveri e ricchi, o di ignoranti e laureati. L’argomento principale di Brotherton è che tutti noi possediamo una mentalità cospirazionista in qualche misura, perché è radicata nelle nostre teste e dipende da come funziona il nostro cervello.

    Nel libro vengono raccontati diversi esempi ed esperimenti che descrivono in dettaglio le varie stranezze e scorciatoie psicologiche attuate dal nostro cervello. Uno di questi metteva di fronte a una classe di studenti queste due figure.
    Ovviamente, quasi tutti gli studenti individuavano la barca a vela nascosta nella prima figura, ma spesso riferivano di scorgere delle immagini anche là dove, in realtà, non vi erano altro che puntini e linee disposti a caso, come nell’immagine a destra. Per quanto possa essere affascinante, non esiste alcun legame fra i punti, oltre a quelli che raffigurano la barca. Il legame è mentale: uniamo i punti che preferiamo, per raccontarci la storia che ci suona più familiare. Perché il nostro cervello funziona così, si chiama euristica.

    Alcune teorie del complotto sono assurde se non grottesche, è vero: però si tratta del nostro modo di ragionare, e in questo senso la storia ci ha insegnato che spesso non solo è sano mettere in discussione quello che sappiamo del mondo, ma è anche un modo per svelare la complessità del reale. Perché se c’è una cosa che ci ha insegnato il complottismo, nelle sue forme migliori – penso a William Burroughs o Alan Moore – è che al di là delle caricature che vanno dai Savi di Sion al piano Kalergi, l’immaginario del complotto ha anche cercato di raccontare una realtà che, per un motivo o per un altro, spesso ci sfugge. E in questo senso il complotto non è più la narrazione più facile per spiegare il reale, quanto piuttosto quella più complicata. A farla semplice, è semmai il debunker che spiega che le cose stanno così come ti sono state raccontate e punto.

    Se esiste un paese in cui il complotto si è fatto storia, quello è il nostro. E in questo senso, il paradigma di verità fondato sulla distinzione fra debunker/complottisti, risponde a una logica pericolosa, perché mette in moto un meccanismo per cui tutto ciò che non fa parte della versione ufficiale e veritiera è paranoico dissenso senza alcun fondamento. E se ci trovassimo quindi nella posizione di criticare, a priori, l’euristica del pensiero critico come processo cognitivo spontaneo, sminuendolo a roba da rettiliani o altre fesserie? Quello che non si accetta di un certo modo di ragionare – oltre al fatto che si ritiene pericoloso – è che le teorie complottiste con il passare degli anni sono diventate espressione di un sentimento comune e complesso che crea identità.

    Nel suo discorso di ringraziamento all’Anti-Defamation League lo scorso novembre, l’attore Sacha Baron Cohen lo ha detto chiaro e tondo. Secondo lui, è finita l’era della ragione, il consenso scientifico è delegittimato, e alcuni demagoghi stanno facendo appello ai nostri peggiori istinti, per alimentare teorie del complotto che ormai sono diventate il mainstream. Per come la butta giù l’attore inglese, si tratta di una narrazione attraente: le grandi compagnie tech stanno distruggendo le democrazie. Ma forse è una spiegazione troppo semplice. Certo, quello delle teorie cospirazioniste è un mercato come tutti gli altri, con domanda e offerta. E la mano che lo muove è il denaro.

    Prima di andare oltre però, occorre una precisazione. Il concetto di propaganda è cambiato nel tempo. Propaganda significava storicamente indurre le persone a credere alle cose: ora significa indurle a mettere in discussione ciò in cui credono. Era propaganda il modo in cui l’amministrazione di Woodrow Wilson convinse gli americani a sostenere il coinvolgimento degli Stati Uniti nella Prima guerra mondiale. La propaganda raccontava la stessa storia attraverso così tanti canali mediatici contemporaneamente che sembrava esserci solo una storia: la necessità di prendere parte al conflitto, per il bene del pianeta. Oggi, tuttavia, l’obiettivo principale della propaganda governativa sembra essere quello di minare la nostra fiducia in tutto.

    In questo senso quindi è vero che le piattaforme dei social network hanno contribuito a decentralizzare quello che era il potere dei mezzi di comunicazione mainstream. E di conseguenza che abbiano alimentato i canali di comunicazioni non tradizionali, come quelli pseudoscientifici. Tuttavia ridurre il problema a questo implica non considerare come alla base della proliferazione di notizie false sui social non ci sia un problema di offerta, ma di domanda. L’idea che i social abbiano creato le condizioni del nostro rancore, della nostra paranoia e del nostro odio contro i poteri forti difficilmente regge. La radicalizzazione algoritmica, ovvero la teoria secondo cui siamo tutti imprigionati in una bolla informativa, in cui le notizie che non ci piacciono o con cui non siamo d’accordo vengono automaticamente filtrate rendendoci incapaci di cambiare idea, è d’altronde già stata messa in discussione.

    Facebook, Twitter e gli altri social hanno capito prima di altri che per attirare l’attenzione delle persone bisognava sfruttare il potere della comunità per creare identità. La polarizzazione che hanno generato è stata una dei motivi per cui in molti dicono che il sistema è truccato. Tuttavia, come scrive Richard Fletcher, Senior Research Fellow presso il Reuters Institute for the Study of Journalism dell’università di Oxford, “concentrarsi sulle filter bubble può farci fraintendere i meccanismi in gioco, e potrebbe anche distrarci da problemi un po’ più pressanti”.

    Preoccuparsi del fatto che una determinata affermazione sia vera o meno manca l’obiettivo: persuadere l’altra squadra a cambiare richieste, per convincerla che starebbe meglio con delle aspirazioni diverse. È un progetto politico. Ed è giusto quindi che venga trattato come tale; anche perché innalzare le big tech a capro espiatorio significa ridurre il tutto all’ennesimo complotto.

    https://www.wired.it/attualita/media/2020/06/01/complottismo-storia-operazione-mindfuck

    #complot #fakenews #wired

  • "Settlement of migrants in Serbia" and the corona virus: How the epidemic affects the spread of false news and anti-migrant attitudes" [Google Translate] 

    „Naseljavanje migranata u Srbiji" i korona virus: Kako epidemija utiče na širenje lažnih vesti i antimigrantskih stavova

    https://www.bbc.com/serbian/lat/srbija-52524776

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Serbie #Xenophobie #Incident #Obrenovac #Fakenews

  • Corona Chroniques, #Jour49 - davduf.net
    http://www.davduf.net/corona-chroniques-jour49

    Ailleurs, un autre front se dessine : celui de qui parle, et de qui nomme. Après quatre jours sans trop rien dire, les sociétés de rédacteurs des principaux journaux réagissent enfin à la drôle d’idée du gouvernement, surgie en milieu de semaine : la labellisation des « sources d’informations sûres et vérifiées » en cette période de #Covid19 qui « favorise la propagation de #fakenews » (selon l’annonce de #Sibeth_Ndaye, grande pourvoyeuse en la matière, porte-parole du gouvernement, et auteure de l’inoubliable « J’assume de mentir pour protéger le président de la République »). Drôle, délétère et désespérée compilation de bons points sur le site officiel de #Matignon : qu’un gouvernement soit à ce point acculé pour appeler à la rescousse les services de fact checking de la presse en dit long. Sur lui, en premier lieu — mais aussi sur le monde des médias. Durant des décennies, l’essentiel exercice de fact checking consistait, dans les grandes rédactions anglo-saxonnes, à faire vérifier par d’autres leurs propres informations, avant de glisser en terrain de chasse aux rumeurs réseaux-sociales, vérificateurs-vitrines d’un journalisme de neutralité apparente, de moins en moins enclin à descendre dans l’arène, et se contenant d’en relater une partie des aventures, au point que certains, comme le philosophe #Alain_Cambier, parlent d’expédient efficace mais insuffisant.

    Au Figaro, #Arnaud_Benedetti déclare : « L’escalade de l’engagement, [c’est quand] une structure ne parvient plus à enrayer la mécanique de déni qu’elle a enclenché. Sa survie est alors indexée sur la perpétuation de ce déni. Ce n’est là plus l’État légal-rationnel mais une forme pathologique d’État. L’administration fédérale aux États-Unis savait dès 1965 qu’elle avait perdu la guerre au Vietnam, mais elle a préféré mentir à son opinion. C’est un peu la même chose avec la pénurie des masques qui n’a pas fini de fragmenter la réputation de l’exécutif et de démonétiser sa parole. »

    Demain, Après demain, ce terrain de la parole prise — comme on on prend position (tireur couché, ou franc tireur ; reporter ou copiste ; narrateur ou falsificateur) — sera probablement plus dévastateur que jamais, et #Debord plus spectaculaire qu’Avant (« Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. »). Et c’est Pendant que chacun fourbit ses armes — d’où la voracité à tout lire, tout le temps, dans nos dimanches de confinement et de tous les jours — c’est maintenant que se constitue notre arsenal d’Après, à coups de banderoles vers la rue, de carnets vers les siens ; à grands renforts de comités informels et de graffitis fugaces (aujourd’hui, sublime, vu sur Twitter : drone d’ambiance, cet État d’urgence).

  • Coronavirus : le site du gouvernement contre les « infox » irrite les médias
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/03/coronavirus-le-site-du-gouvernement-contre-les-infox-irrite-les-medias_60385

    C’est un Tweet de Sibeth Ndiaye, qui a mis le feu aux poudres. « La crise du #COVID19 favorise la propagation de #fakenews, a écrit, jeudi 30 avril, la porte-parole du gouvernement sur le réseau social. Plus que jamais, il est nécessaire de se fier à des sources d’informations sûres et vérifiées. C’est pourquoi le site du @gouvernementFR propose désormais un espace dédié ».

    Un clic sur « Désinfox coronavirus », et l’on déroule effectivement un fil d’articles piochés dans les rubriques de fact-checking (vérification des faits) des médias – Les Décodeurs pour Le Monde, CheckNews de Libération, l’AFP Factuel AFP de l’Agence France-Presse, Fake Off de 20 Minutes ou Vrai ou fake de FranceTVInfo)
    […]
    L’initiative n’est pas du goût des rédactions concernées, qui découvrent alors qu’elles participent, pour ainsi dire à l’insu de leur plein gré, à une rubrique intitulée « S’informer sur la désinformation » créée, pour le site gouvernemental, sur la suggestion du SIG (Service d’information du gouvernement, qui dépend de Matignon). « Le Monde n’a pas été consulté en amont, et il va de soi que nous aurions refusé ce type de démarche », tweete alors Luc Bronner, directeur des rédactions.

    « Défiance et suspicion »
    Mise en ligne le 23 avril, la rubrique prospérait discrètement avant que Sibeth Ndiaye en fasse la promotion et crée ainsi la polémique. « Ces papiers diffusés sur nos différents médias se sont retrouvés utilisés, instrumentalisés, sur une plate-forme qui s’appelle gouvernement.fr », lance, scandalisé, Vincent Giret, le directeur de France Info.fr. Or « notre bien le plus précieux, c’est notre indépendance, corrobore Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction de Libération. Ce genre d’opération ne peut qu’introduire de la défiance et de la suspicion quant aux relations entre la presse et le monde politique ». « Notre démarche partait d’une intention louable, se défend-on dans l’entourage du gouvernement.

  • Coronavirus et fake news : les 10 mythes les plus populaires - Geek Junior -
    https://www.geekjunior.fr/coronavirus-fake-news-mythes-plus-populaires-35409

    Quand survient une grande crise, les fake news ne sont jamais bien loin… Voici ici une liste recensée par le site NewsGuard des 10 mythes les plus populaires sur le Covid-19.

    #fakenews #EMI

  • Sensibiliser les élèves aux fake-news en période de confinement – Prof & Doc – Site des document listes de l’académie de Besançon
    http://documentation.ac-besancon.fr/sensibiliser-les-eleves-aux-fake-news-en-periode-de-confin

    Comprendre ce que sont les fake-news, comment elles se propagent.
    Développer son esprit critique face à l’information et des stratégies à adopter pour analyser une information.
    Connaître des outils qui permettent de vérifier une information.

    #EMI #fakenews

  • Covid-19 : fin de partie ?! - Anthropo-logiques
    http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

    Telle était la tonitruante affirmation proférée le 26 février dernier par le meilleur infectiologue au monde (selon le classement expertscape), accueillie pourtant avec scepticisme et même sarcasmes par la communauté scientifique. Trois semaines plus tard, la réalité est en train de lui donner raison. Révélant au passage que nous aurions à peu près tout faux face au virus. Ce qui est en fait une excellente nouvelle !

    • Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

    • En gros il reprend mot pour mot, en les justifiant, les aspects outranciers et contradictoires de Raoult.

      Le 26 février, il publiait donc une vidéo retentissante sur un canal en ligne (comprenant le mot « tube ») pour affirmer : « Coronavirus, fin de partie ! »

      Avant de s’étonner que :

      Il fut toutefois accueilli comme un cheveu sur la soupe, ses confrères dénigrant d’emblée sa proposition.

      Ben tu m’étonnes. Mais l’auteur précise tout de même :

      Nous savons la prudence requise face à de substances prometteuses et l’importance de ne rien avancer avant que la recherche confirme ou non une hypothèse La science n’est ni divination ni magie, elle est observation, test, puis le cas échéant validation.

      Alors entre titrer une vidéo « Fin de partie ! » avant ses tests cliniques, et « prudence », difficile de ne pas voir une grosse contradiction. Tu m’étonnes que ça n’a pas été super bien reçu.

      Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2’600’000 morts à travers le monde. Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois de l’épidémie, à 7’000 décès, ce qui est statistiquement insignifiant. Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle.

      Là il se contente de reprendre l’argument de Raoult, sans recul. L’Italie vient de perdre 2500 personnes en moins d’une semaine, alors que la grippe saisonnière y tue d’habitude dans les 10000 personnes par an. Ça n’a rien d’insignifiant pour ce pays. Surtout avec une courbe de progression qui est exponentielle (doublement tous les 4 ou 5 jours).

      Sa critique des estimations maximalistes est sans doute pertinente, mais dans le même temps, son texte énonce des estimations minimalistes, parfois au conditionnel avant de conclure de manière qui tend à être définitive. Par exemple de manière très visible tout à la fin :

      Un dernière info enfin, qui nous incitera tous je l’espère à la prudence : les dernières données infectiologiques tenderaient à confirmer que les enfants ne sont que très peu porteurs et/ou contaminateurs du SARS-CoV-2. Si cette hypothèse se confirme, la fermeture des écoles ne serait en fait pas nécessaire. Les données que je relaye ici sont tombées cette semaine. Au moment où la fermeture a été décidée, on les ignorait- comme je le précisais dans mon blog précédent- il s’agissait donc d’une mesure de précaution, en l’occurrence inutile. Il faut par ailleurs voir si elles sont prochainement corroborées, contredites ou contrastées par d’autres données.

      On a un paragraphe bourré de conditionnels, la dernière phrase rappel qu’il faudra voir si elles sont vérifiées ou non… mais la disparition du conditionnel dans le passage : « il s’agissait donc d’une mesure de précaution, en l’occurrence inutile » indique explicitement ce qu’il en pense déjà : c’était une mesure de précaution inutile. (Accessoirement, dire d’un trait que la fermeture des écoles est inutile dans le cas où les enfants ne transmettent pas le virus, c’est très discutable si tu es en train de tenter de limiter les contacts entre adultes, parce que la scolarisation des enfants est une raison principale des interactions entre adultes.)

      Enfin, il reprend la critique très claire du confinement, comme Raoult, c’est pour le coup intéressant ; mais dans le même temps explique très clairement pourquoi il n’y a pas le choix dans des pays qui ont détruit leur système de santé et qui n’ont pas anticipé le choc :

      En l’absence des moyens d’appliquer la meilleure stratégie (dépistage – confinement – traitement), recourir à un « lock-down » est une mesure archaïque et peu efficace, mais la seule qu’il était possible de prendre.

      C’est vraiment central, cette contradiction : si on a bien décrit le délabrement du système, si on a un peu admis que la France n’est même pas foutue d’avoir des masques pour ses personnels soignants, si on a bien décrit une situation où « l’absence de moyens », à quoi ça sert de jouer les victimes de l’irrationalité (« religiosité du débat ») de ses collègues ?

      (Et une nouvelle fois, il fait disparaître discrètement de son argumentaire la mention de la Chine, qui a imposé un confinement sévère depuis six semaines à sa population.)

      Un paragraphe illustre nettement sa position : après avoir conchié les confrères de Raoult, après avoir vanté la chloroquine et son « efficacité très probable », il conclut par une apparente position de sagesse :

      Si les résultats obtenus à Marseille et Chine se démentent, alors le cauchemar collectif dans lequel nous sommes engoncés se poursuivra, avec de très lourdes conséquences sur notre société, nos vies, notre santé physique et mentale. Si en revanche ils se confirment, on aura fait un pas de géant pour sortir de cette lourde gonfle, et ce sera alors bel et bien « Fin de partie ! pour le Covid ». Nous aurons appris bien des choses au passage.

      Quiconque a lu tout ce qui précède devrait être vraiment étonné par l’arrivée soudaine de cette précaution. Ne serait-ce que parce que, dès le chapeau, il proclame :

      Trois semaines plus tard, la réalité est en train de lui donner raison. Révélant au passage que nous aurions à peu près tout faux face au virus. Ce qui est en fait une excellente nouvelle !

      (Encore ce conditionnel annulé immédiatement par une affirmation définitive « ce qui en fait une… ».)

      Mais puisqu’on prend cette précaution, pourquoi ne pas poursuivre la question : « si les résultats se démentent », c’est quoi l’alternative ? On démarre les solutions « archaïques » avec encore plus de retard ?

      Et donc on retombe dans cette attitude contradictoire qui consiste à vanter une attitude évidemment contreproductive : aller sur Youtube clamer que « Fin de partie ! » alors que toute la communauté médicale, elle, s’attend à un choc majeur, prétendre que l’impact est « insignifiant » alors que le système de santé italien est dépassé et que les gens meurent de plus en plus rapidement, et aller dénoncer sur Youtube « la seule mesure possible », alors que cette mesure « peu efficace », n’a de chance d’être un peu efficace que si les gens y adhèrent.

    • L’Italie vient de perdre 2500 personnes en moins d’une semaine, alors que la grippe saisonnière y tue d’habitude dans les 10000 personnes par an.

      Je sais que c’est un calcule simple à la portée de tou·tes mais ca fait une moyenne de 200 morts par semaine pour la grippe (résultat qui ne tiens pas compte des saisons).

    • Même que la FDA a dû rapidement, non pas désavouer, mais disons rafraîchir les enthousiasmes sur la chloroquine.
      (on appréciera au passage les monstruosités de flagornerie du ministre de la Santé…)

      Coronavirus (COVID-19) Update : FDA Continues to Facilitate Development of Treatments | FDA
      http://www.fda.gov/news-events/press-announcements/coronavirus-covid-19-update-fda-continues-facilitate-development-treatments

      As part of those efforts, President Trump has directed the FDA to continue its work with the public and private sector to ensure the availability of potentially safe and effective life-saving drugs to patients who are in desperate need, including those infected with COVID-19.

      The FDA has been working closely with other government agencies and academic centers that are investigating the use of the drug chloroquine, which is already approved for treating malaria, lupus and rheumatoid arthritis, to determine whether it can be used to treat patients with mild-to-moderate COVID-19 to potentially reduce the duration of symptoms, as well as viral shedding, which can help prevent the spread of disease. Studies are underway to determine the efficacy in using chloroquine to treat COVID-19.

      President Trump’s aggressive response and bold actions to keep Americans safe from COVID-19 bought us precious time to advance therapeutics and other necessary tools,” said HHS Secretary Alex Azar. “Today’s actions show that HHS and the United States are leading the world in these efforts. Disseminating information about promising off-label uses of drugs we already have, investigating their effectiveness, and pursuing other therapeutics will help give American healthcare providers the tools they need to save lives. As we have always seen when America has faced a serious threat, American industry, academic institutions and government are coming together to deliver us what we need to win.
      […]
      While there are no FDA-approved therapeutics or drugs to treat, cure or prevent COVID-19, there are several FDA-approved treatments that may help ease the symptoms from a supportive care perspective.

  • InVID- | AFP.com
    InVID- https://www.afp.com/fr/lagence/medialab/invid

    Vérification de vidéos

    InVID est un outil de vérification de la fiabilité et de l’exactitude des vidéos dignes d’intérêt journalistique propagées sur les réseaux sociaux.

    #EMI #fakenews #info #invid

  • Clair, précis, cinglant

    La fake news de Madame Salamé
    http://www.regards.fr/economie/article/la-fake-news-de-madame-salame

    Ce qui est terrible quand on profère un mensonge en direct à la radio, c’est qu’il révèle aussi votre méthode de travail : cliquer sur le premier lien Google et lire la première phrase. Bernard Marx rétablit les faits.

    [...]

    En clair, le taux de pauvreté officiel aux États-Unis n’est pas calculé de la même manière qu’en France. Il est évalué là-bas sur la base d’un montant absolu de revenus, alors qu’en France il est évalué sur la base d’un pourcentage du revenu médian. 50 ou 60%.

    [...]

    si l’on veut comparer les taux de pauvreté aux États-Unis et en France, il faut les calculer de la même manière. Il n’y a pas à chercher très loin. Il suffit de taper « #taux_de_pauvreté par pays ». Le premier lien qui s’affiche est celui de l’OCDE. On tombe sur une page qui donne le taux de pauvreté calculé avec un seuil de 50% du revenu médian. Pour la ligne France cela donne 8,3% (en 2016) et pour la ligne États-Unis 17,8% (en 2017).

    [...]

    Si l’on prend le seuil de 60% du revenu médian, le taux de pauvreté aux USA est de près d’un quart (24,2%), soit 10 points de plus qu’en France selon l’Observatoire des Inégalités.

    #France_Inter #Économie #Comparaisons_Internationales #Inégalités #Journalisme #Fakenews #Léa_Salamé #Arrogance

  • James Le Mesurier: White Helmets backer found dead near his home in Istanbul | The Independent
    https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/james-le-mesurier-death-white-helmets-istanbul-fall-syria-spy-russia-

    Encore un coup des Russes ! insinue très fortement le Gardian...

    A former British army officer, who helped start the “White Helmets”, an emergency response group in Syria, has been found dead near his home in Istanbul, just days after the Russian foreign ministry menaced him, accusing him of being a spy.

    James le Mesurier, 43, was the director of Mayday Rescue charity that trained members of the Syria Civil Defence, nicknamed the White Helmets, playing a major role in its creation in Turkey in 2013.

    He was awarded an Order of the British Empire for his work helping Syrians three years later.

    The police have yet to confirm how Mr Mesurier died, but he is believed to have fallen from the balcony of his apartment in the Turkish city at dawn on Monday.

    His death comes just three days after he was publicly attacked by Maria Zakharova, Russia’s foreign ministry spokeswoman, who on Friday claimed he was a “former agent of Britain’s MI6, who has been spotted all around the world”.

    He and the White Helmets had been the subject of a disinformation campaign spearheaded by Moscow and their allies in Damascus for years.

    #faits_alternatifs #fakenews #Turquie

  • Hongkong : un homme blessé et un autre transformé en torche humaine - Le Point
    https://www.lepoint.fr/monde/hong-kong-la-police-tire-a-balles-reelles-sur-des-manifestants-11-11-2019-23

    Face à la contestation, les autorités durcissent le ton. La police de Hongkong a ouvert le feu contre des manifestants lundi, blessant au moins l’un d’entre eux, ont rapporté des médias locaux, alors que de nouveaux heurts ont éclaté dans la région administrative spéciale. Un manifestant a été blessé par balle par un policier, un homme transformé en torche humaine et la circulation paralysée dans toute la ville... Lundi a été l’une des journées les plus violentes et chaotiques en cinq mois de mobilisation pro-démocratie.

    Vous avez compris comme moi que l’homme transformé en torche humaine est une victime de la police ? En fait, si on relit attentivement, on s’aperçoit que ce n’est pas vraiment dit, juste insinué...

    Ca tombe bien parce que l’info semble en réalité assez différente :
    http://french.almanar.com.lb/1550144
    « Hong Kong : les manifestants pro-démocratie brûlent vif un homme qui les critiquait. »
    Et apparemment les témoignages sont clairs : « L’agression d’une violence rare a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, dont les forums utilisés par les manifestants.
    Les trois vidéos de la scène qui y ont été postées montrent cet homme en t-shirt vert se disputant avec d’autres personnes sur une passerelle.
    Une des vidéos montre un homme en noir aspergeant la victime avec un liquide avant d’y mettre le feu, semant la panique chez les personnes autour. ».

    #médias #faits_alternatifs #fakenews