• Widad Tamimi: “Sto con i palestinesi e con gli israeliani che cercano una pace vera e giusta”
    https://www.assopacepalestina.org/2026/04/02/widad-tamimi-sto-con-i-palestinesi-e-con-gli-israeliani-che-cerca

    di Claudia Cangemi, Pressenza, 2 aprile 2026. “Forse può sembrare ingenuo, ma resto convinta che non ci siano alternative alla pace. La guerra consuma sempre: svuota, corrode, indebolisce anche chi crede di vincere. E i muri, prima o poi, mostrano la loro natura: sono sottrazione di possibilità, amputazione di futuro, un limite imposto tanto a ... Leggi tutto

    #Notizie #libro_Dal_Fiume_al_Mare_

    • Dal fiume al mare – Storia della mia famiglia divisa tra due popoli

      Cosa vuol dire appartenere a una terra contesa? Come si racconta una storia di famiglia che attraversa confini, guerre, fughe, ritorni e desideri di pace?

      Con una scrittura limpida e partecipe, mai ideologica, Widad Tamimi intreccia memoria personale e riflessione civile, accompagnando il lettore nel cuore vivo del conflitto israelo-palestinese, senza semplificazioni né proclami. Tutto prende avvio da un’immagine semplice e disarmante: due bambini, uno palestinese e uno israeliano, seduti a disegnare la loro casa. Da lì si dipana un racconto fatto di frammenti d’infanzia, storie famigliari, testimonianze, sogni infranti e speranze tenaci.

      Ne emerge un memoir profondo e toccante, che parla di esilio, maternità, giustizia e riconciliazione, ma soprattutto dell’inesauribile desiderio umano di comprendere l’altro, anche quando sembra impossibile riuscire a farlo. Dal fiume al mare è un libro che prende posizione con dolcezza e determinazione: la voce di una donna, di una figlia e di una madre che cerca, attraverso le parole, di restituire dignità a una terra segnata da contraddizioni, ferite e bellezza.

      Una testimonianza letteraria necessaria per chi ama le storie vere che parlano alla coscienza e al cuore; per chi non si accontenta degli slogan; per chi crede che la letteratura possa ancora essere uno spazio di ascolto, verità e umanità.

      Dal cuore del conflitto israelo-palestinese, una storia di dolore, radici e speranza.

      Un memoir potente e profondamente umano, che dà voce a chi vive tra identità spezzate e confini mai pacificati.

      https://www.feltrinellieditore.it/opera/dal-fiume-al-mare
      #livre #biographie #famille #Widad_Tamimi

  • Des lesbiennes en devenir - Coming-out, loyauté filiale et hétéronormativité chez des descendantes d’immigrant·e·s maghrébin·e·s | Salima Amari dans les Cahiers du Genre 2012/2
    https://shs.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2012-2-page-55

    [...] cette rupture [par rapport au groupe d’origine] due à la migration détermine les particularités de ces #familles en matière de relations filiales. C’est dans ce sens qu’Abdelmalek Sayad (ré)invente la généalogie familiale sociale en soulignant le rôle des enfants dans l’existence des parents #immigrés en France dans une filiation renversée pour « les ‘faire naître’ à la vie plus largement publique, […] les confirmer dans leur qualité de résidents au sens plein du terme, […] les réhabiliter dans leur identité totale, sociale et politique » (Sayad 1994). En effet, pendant longtemps les parents n’ont eu aucune existence sociale. Le regard porté sur l’#immigration était limité aux pères immigrés-travailleurs appelés à quitter un jour le paysage français puis aux mères enfermées dans l’espace privé. C’est la présence des enfants en situation postmigratoire qui amène enfin la prise de conscience de « la réalité de l’immigration en tant que présence appelée à devenir définitive (et pas seulement durable) » (id.). Pour Sayad, c’est cette génération qu’on convient d’appeler « deuxième génération » qui fait exister la « première ». Même s’il rappelle que pour qu’on puisse parler d’une génération nouvelle, il faut qu’il y ait rupture et qu’on puisse faire comme si cette « génération nouvelle n’avait pas grandi immergée dans les comportements, dans les sentiments, dans les attitudes hérités » (id., p. 174). Il s’agit donc bien d’héritiers et héritières, de descendant·e·s faisant exister leurs ascendant·e·s. En continuité avec cette filiation renversée, les lesbiennes interrogées ne comptent, par exemple, pas prendre part aux revendications du mouvement lgbt en France. En devenant des #lesbiennes visibles, elles prendraient le risque d’une rupture avec leurs parents.

    [...] La #réputation est une des raisons invoquées par les enquêtées pour expliquer leur refus de la visibilité de leur lesbianisme. La bonne réputation familiale se joue au lycée, dans le quartier et même dans la ville d’origine des parents.

    [...] Ce choix [de taire leur lesbianisme à leurs parents] est souvent motivé par la peur d’une rupture familiale. Certaines des interviewées ont déjà vécu une expérience de rupture momentanée avec la famille pour d’autres raisons. Peu après leur majorité, certaines filles ont décohabité. Cette expérience s’est révélée souvent très douloureuse pour elles qui ont fait l’expérience de leur vulnérabilité au sexisme, au mépris de classe et au racisme.

    [...] Pour pouvoir vivre leurs vies affectives et de couple tout en maintenant des relations avec leurs familles, les lesbiennes descendantes de parents maghrébins en France semblent réclamer « le droit de ne pas dire » (Decena 2008, p. 350). Elles deviennent ainsi des sujets tacites.

    [...] La prise de risque qui passe par une prise de parole ne s’applique à aucune des #femmes que j’ai interrogées. Parmi toutes les enquêtées, Amina apparaît comme celle qui a reçu l’éducation la plus stricte. Ses parents ont veillé à donner à leurs enfants une éducation traditionnelle fondée sur le partage strict entre les espaces féminins et masculins et perpétuent ce modèle familial. Interrogée sur la possibilité d’un #coming-out, elle est catégorique quant à son refus d’une action qui pourrait déstabiliser la cohésion familiale.

    [...] La plupart des lesbiennes que j’ai rencontrées adoptent des stratégies visant à ne pas rendre leur #homosexualité trop visible. Elles ont le souci permanent de protéger leurs parents, et particulièrement leur mère qui risque de se voir reprocher un échec éducatif et de provoquer un conflit au sein du couple parental. Là encore c’est Amina qui le relate clairement :
    Bah, mon père parce que c’est un homme et tout et c’est plus ma mère que je vais toucher. Parce que si je dis ça, moi je ne vais rien prendre de mon père, c’est sûr et certain. Mais tous les jours, il va dire à ma mère quelle mauvaise éducation elle a donnée à ses enfants.

    [...] Les enquêtées disent clairement que, par rapport aux autres frères mariés ou célibataires et sœurs mariées, elles sont les plus sollicitées, souvent par la mère, pour régler des conflits de famille ou pour donner des conseils au quotidien. Elles sont ‘célibataires’ et sans enfants et, par conséquent, apparaissent comme les plus disponibles.

    [...] Cette disponibilité permanente des lesbiennes pour leurs familles apparaît comme une stratégie pour desserrer l’étau du mariage et de la maternité.

    [...] Malgré le doute et parfois la certitude sur l’homosexualité de leurs filles, les parents, et surtout les mères, ne relâchent pas la pression pour qu’elles se marient et aient des enfants. Elles espèrent sans doute que ce n’est qu’un moment ‘d’égarement’. L’injonction au mariage et à la maternité est souvent rappelée aux filles lorsqu’elles atteignent la trentaine. Un tel ‘célibat’ prolongé doit être justifié. Les réponses aux mères insistantes sont souvent des réponses stratégiques pour ‘gagner du temps’ et continuer à vivre sa vie de manière autonome comme lesbienne.

  • Algérie. Des frontières qui tuent l’#économie des peuples du désert

    Avec plus de 6 700 kilomètres de frontières terrestres, l’Algérie fait face dans son grand Sud à un dilemme qu’aucune décision militaire ne peut trancher seule : comment sécuriser un territoire sans briser les sociétés qui le font vivre ?

    Mohammed a 28 ans et conduit des camions à #Tin_Zaouatine, l’une des bourgades algériennes les plus reculées, perchée à l’extrémité sud du pays, à quelques kilomètres du #Mali. Durant sa carrière de camionneur, il traversait souvent la frontière algéro-malienne pour acheminer des marchandises au nord du Mali. Depuis la prise du pouvoir des militaires à Bamako en 2021 et l’intensification des bombardements de l’armée malienne contre les groupes djihadistes, notamment dans la région de #Gao, et contre le #Front_de_libération_de_l’Azawad (#FLA) plus au nord, son activité s’est effondrée.

    « Nous vivons une abondance relative ici, dit-il, mais l’autre moitié de la famille et des proches au Mali ont été durement touchés. »

    Ce témoignage résume, mieux que n’importe quelle statistique, la fracture que vivent les populations frontalières du grand Sud algérien. D’un côté, un État qui sécurise ses #marges pour faire face à l’#instabilité chronique du #Sahel. De l’autre, des sociétés tribales dont les liens de sang, de #commerce et de culture enjambent les frontières depuis des siècles — et qui subissent de plein fouet chaque tour de vis sécuritaire.

    Des frontières qui n’ont jamais existé dans les esprits

    L’Algérie possède la plus longue frontière terrestre d’Afrique. Ses 6 734 kilomètres la connectent à sept pays voisins, dont le Mali (1 376 kilomètres), la #Libye (989 kilomètres) et le #Niger (956 kilomètres) — trois frontières particulièrement sensibles depuis l’effondrement de la Libye en 2011 et la déstabilisation progressive du Sahel.

    Mais sur le terrain, ces #lignes tracées par les États modernes se superposent à un tissu social et économique bien plus ancien, qui n’a jamais reconnu de séparations rigides. Les #Touaregs#Imuhagh dans leur propre langue — sont présents aussi bien dans le #Hoggar et le #Tassili algériens qu’en #Azawad malien ou dans l’#Aïr nigérien (voir carte ci-dessous). Les tribus arabes #Zaouïa, comme les #Kounta, jouent depuis des générations un rôle de médiation sociale et religieuse qui dépasse les frontières, et certains de leurs notables siègent encore aujourd’hui au Parlement algérien.

    Les #mariages_intercommunautaires entre l’Algérie, le Mali, le Niger et même jusqu’en Mauritanie au sud-ouest restent fréquents. Chaque crise diplomatique devient ainsi un fardeau social direct pour des #familles_éclatées de part et d’autre d’une #ligne_administrative. Le Sud algérien est aussi une #mosaïque_linguistique rare : on y parle l’#arabe et le #tamasheq, mais aussi des langues menacées comme le #korandje — mélange d’arabe, de berbère et de songhaï — ainsi que des dialectes #haoussa et #peul portés par les communautés frontalières et les flux migratoires.

    Le « #tahrib », une #économie_de_survie

    Dans ce contexte, la #mobilité_transfrontalière n’est pas un luxe mais une condition de survie. Pour les jeunes des zones reculées comme Tin Zaouatine, il n’existe souvent aucune autre perspective que d’intégrer les circuits du tahrib — terme qui désigne à la fois l’acte de « faire passer » et, plus largement, la #contrebande organisée. C’est ce que souligne Raouf Farrah, chercheur en géopolitique :

    "Concrètement, le tahrib consiste à exporter vers le Mali des produits algériens de première nécessité, souvent subventionnés : semoule, pâtes, carburant, électronique. Le différentiel de prix entre les deux pays rend ces flux extrêmement rentables pour les opérateurs locaux. Mais ils sont aussi vitaux pour les villes maliennes voisines comme #Tessalit ou #Kida."

    « le Nord-Mali, déconnecté des corridors logistiques de Bamako, dépend davantage de l’Algérie pour sa subsistance que de sa propre capitale. »

    Un chiffre suffit à mesurer l’ampleur du phénomène : selon les données de l’Office National des Statistiques (2018-2023), les exportations algériennes vers le Mali et le Niger sont inférieures à 2 millions de dollars par an (1,7 million d’euros). Ce chiffre dérisoire masque une économie parallèle structurée, animée par des réseaux touareg historiques — dont le chiffre d’affaires réel a cependant été divisé par trois depuis 2011.

    Trafic de documents d’identité

    « Les Nigériens, Tchadiens et Soudanais paient pour devenir algériens avec l’aide des habitants de la région », rapportent des témoins contactés par Maghreb Émergent. « Le processus consiste à se faire inscrire par des Algériens comme l’un des leurs, né dans le désert. Je suis au courant de ce trafic depuis 2006, mais on m’a récemment expliqué que ce ne sont pas seulement les Nigériens et les Maliens ayant des proches algériens qui utilisent cette démarche pour obtenir la #nationalité, les Tchadiens aussi y ont recours », raconte un témoin. « J’ai des proches là-bas, ils ont ces documents payés. »

    La #nationalité_algérienne coûte 600 000 FCFA (environ 1 000 euros) pour les Nigériens ou Maliens ayant des proches algériens, mais les Tchadiens paient 1 million de FCFA (1 500 euros), faute de réseau local.

    La problématique de l’accès à la nationalité dans les zones frontalières du Sud algérien repose, en premier lieu, sur l’héritage complexe du #tracé_colonial. Ce #découpage_territorial a fragmenté des communautés nomades, à l’instar des #tribus_touarègues, dont les structures sociales et les modes de vie s’affranchissent des frontières étatiques. Cette situation entrave la régularisation administrative de nombreuses familles et complexifie l’établissement des preuves d’allégeance nationale, certains individus refusant par ailleurs l’adhésion aux États malien ou nigérien.

    Parallèlement, le processus de #naturalisation fait l’objet de dérives systémiques impliquant des réseaux de coordination transfrontaliers entre le Mali, le Niger et la Mauritanie. Selon une source administrative, l’acquisition de la citoyenneté est désormais dénaturée par des pratiques corruptives où intermédiaires administratifs et magistrats facilitent des enregistrements frauduleux, souvent sous couvert de liens familiaux supposés avec des ressortissants subsahariens. Cette opacité structurelle occulte désormais la distinction entre les ayants droit légitimes et les bénéficiaires de manœuvres illicites.

    Quand la sécurité provoque des #crises_humanitaires

    La #militarisation progressive des frontières depuis 2011, puis les récentes tensions diplomatiques entre Alger et Bamako, ont asphyxié ces #échanges, avec des conséquences immédiates et sévères. Des blocus autour de villes comme #Gao et #Tombouctou ont conduit l’Algérie à suspendre momentanément ses #exportations. Le résultat a été sans appel.

    « L’absence de marchandises a provoqué une véritable #catastrophe_humanitaire et alimentaire », rappelle Akram Kharief — une situation si grave qu’elle a contraint Alger à reprendre les flux pour éviter le pire. C’est la démonstration par l’absurde de l’interdépendance de ces deux espaces : on ne peut pas fermer le robinet sans que des populations en meurent de soif.

    Pour les familles frontalières, la rupture prend une dimension encore plus personnelle. Elle brise les réseaux de solidarité traditionnels, met en péril des équilibres économiques construits sur des générations et transforme chaque décision politique prise à Alger ou à Bamako en tragédie familiale.

    Face à l’instabilité sahélienne, la traditionnelle #hospitalité du #désert résiste, mais se fissure. Les tribus frontalières continuent de traiter les exilés subsahariens avec humanité — eau, orientation, protection. Mais l’infiltration d’éléments djihadistes cherchant à se fondre dans le tissu tribal a profondément modifié l’équation sociale.

    « Cela place tout le monde sous suspicion », avertit Moussa, un exilé installé actuellement à Oran, dans l’ouest du pays, qui a travaillé pendant dix ans sur les routes transfrontalières entre le Mali et l’Algérie. Cette réalité a justifié, aux yeux des autorités algériennes, un renforcement du dispositif militaire qui limite drastiquement la #liberté_de_mouvement — y compris celle des populations locales qui n’ont rien à voir avec les réseaux armés.

    Une question existentielle sans réponse facile.

    Ces sociétés frontalières se trouvent aujourd’hui dans un étau. Coincées entre un État central qui, pour garantir sa sécurité, essaie de s’immuniser des réseaux djihadistes qui sévissent encore dans la région et une instabilité régionale qui ne montre aucun signe d’apaisement, elles font face à une question que ni Alger ni les capitales sahéliennes ne semblent vouloir poser ouvertement : peut-on sécuriser une frontière sans insécuriser la société qui la fait vivre ?

    Comme le formule sobrement une source locale : « La frontière administrative ne peut pas annuler l’unité sociale et économique. » La vraie question est de savoir si les États de la région en ont pris la mesure — avant qu’il ne soit trop tard.

    https://orientxxi.info/Algerie-Des-frontieres-qui-tuent-l-economie-des-peuples-du-desert

    #frontières #Algérie

  • Table ronde d’associations et de collectifs sur le traitement judiciaire de l’inceste
    https://www.youtube.com/watch?v=5K4BjY1nJEE

    Commission d’enquête relative aux conséquences des accords du Touquet sur l’action publique et le respect droits fondamentaux des personnes migrantes
    👥 Suivez la table ronde réunissant les associations et collectifs suivants :

    Teremoana Hellec, avocat au barreau de Papeete, vice-président de l’association Pare Ora, Teanini Tematahotoa, secrétaire de l’association, Cynthia Ayou, médecin légiste et pédiatre à l’UAPED Pare Ora, et Marianne Balet, responsable du site de l’UAPED ;
    Fabienne Sainte-Rose, fondatrice de l’association des mille et une victimes d’inceste et de traumatismes (LAMEVIT) ;
    Lydia Barneoud, directrice fondatrice du collectif CIDE ;
    Éloise Bergeon, présidente de l’Université familiale de la Vienne ;
    Suzanne Frugier, membre du collectif 160 000 enfants ;
    Aude Doumenge, responsable de plaidoyer au sein de l’association Face à l’inceste, et Michèle Créoff, membre du bureau.

    #inceste #viol #VSS #justice #famille #Mayotte

  • Histoires de pianos
    https://laviedesidees.fr/Histoires-de-pianos

    À travers l’étude de la restitution d’instruments spoliés par les nazis durant l’Occupation, Caroline Piketty s’intéresse aux parcours des victimes et à leur inscription dans l’histoire collective.

    #Histoire #Shoah #musique #famille #violence #guerre_mondiale
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260305_nazipianos.pdf

  • Heures indues : de Mars à Juin 2025

    https://www.youtube.com/watch?v=70BKZx2iN_4?si=58S1VSlA5na5Srt7

    Une courte séquence filmée à quatre, en famile, tous les mois. L’ensemble de ces scènes du quotidien mises bout à bout, publié un an après, dessine notre portrait en creux.

    (...) #Journal, #Vidéo, #Architecture, #Art, #Famille, #Sons, #Mémoire, #Paysage, #Ville, #Heures_indues, #Regard, #Dérive, #Paris, #Marseille, #Nice, (...) ❞

  • Kinderschutz oder Kontrollpolitik ? Warum die Bundesregierung einen neuen Verdachtsraum für arme Familien eröffnet
    https://blog.dgsa.de/2026/01/21/kinderschutz-oder-kontrollpolitik-warum-die-bundesregierung-einen-neuen-ve

    Le gouvernment allemand transforme l’institution d’aide aux enfants et á la jeunesse en arme contre les parents.

    Nikolaus Meyer

    Ein neuer Anlass für Kinderschutz? Die Bundesregierung verschiebt eine Grenze

    Wenn Eltern dreimal einen Termin im Jobcenter versäumen, soll das Jugendamt informiert werden, weil „der Kinderschutz zu gewährleisten“ sei – so formuliert es die Bundesregierung in der Antwort auf eine Kleine Anfrage von Heidi Reichinnek (Die Linke). Diese Verbindung zwischen einem administrativen Meldeverstoß und einem möglichen Kinderschutzfall hat es in Deutschland bislang nicht gegeben. Was wie eine nüchterne Verwaltungsauskunft aussieht, markiert bei genauer Betrachtung eine weitreichende Verschiebung: Eine rein verwaltungsrechtliche Pflichtverletzung wird in die Nähe einer potenziellen Kindeswohlgefährdung gerückt, und zwar ausschließlich bei Familien im Bürgergeldbezug. Je genauer man den Text liest, desto deutlicher wird, dass hier eine systemische Neudefinition stattfindet, deren Tragweite bisher kaum öffentlich sichtbar geworden ist.

    Vom Verwaltungsvorgang zum Gefährdungssignal

    Der Ausgangspunkt ist eigentlich unspektakulär: Ein Elternteil erscheint dreimal nicht zum Termin im Jobcenter, der Leistungsanspruch entfällt – ein klassisches SGB-II-Vollzugsszenario. Bemerkenswert ist nun, dass die Bundesregierung exakt diese Situation mit der Formulierung verknüpft, „dass der Kinderschutz in dieser Situation zu gewährleisten ist“. Damit wird eine Brücke geschlagen, die es so vorher nicht gab: Nicht konkrete Hinweise auf eine Gefährdung des Kindes, sondern mangelnde Mitwirkung gegenüber dem Jobcenter fungiert als Auslöser für Kinderschutzaktivitäten. Die Bundesregierung erzeugt damit implizit einen neuen Gefährdungsbegriff: Das Risiko entsteht nicht mehr aus der Lebenslage des Kindes, sondern aus der Verwaltungskonformität der Eltern. Diese administrative Verschiebung ist fachlich wie rechtlich bedeutsam, weil sie die Schwelle staatlichen Eingreifens senkt und die Bedeutung des SGB VIII neu definiert.

    Aus einer Befugnis wird eine Informationspflicht

    Noch deutlicher wird dies an der Formulierung, zwischen Jobcenter und Jugendamt bestehe eine „Informationspflicht“. Tatsächlich sieht das Gesetz bislang nur eine Befugnis zur Datenübermittlung vor – und diese ist strikt gebunden: Nur wenn konkrete Anhaltspunkte für eine Kindeswohlgefährdung bestehen, darf eine Meldung erfolgen. Aus dieser bewussten gesetzlichen Begrenzung wird in der Regierungsantwort ein faktischer Automatismus. Die Meldung wird nicht mehr von einer fachlichen Einschätzung getragen, sondern von einem administrativen Vorgang ausgelöst. Das bedeutet, dass Terminversäumnisse – deren Gründe vielfältig, sozialstrukturell erklärbar und gerade nicht kindbezogen sein können – in einen Verdachtsraum verschoben werden. Eine faktische Erwartung ersetzt die professionelle Prüfung. Das Absenken der Eingriffsschwelle erfolgt dabei geräuschlos und ohne fachliche Reflexion.

    Das Jugendamt als Baustein einer neuen Sanktionskette

    Gleichzeitig wird das Jugendamt in eine Sanktionskette einbezogen, die im SGB II beginnt und sich über das Hilfesystem der Jugendhilfe bis hin zum Familiengericht erstreckt. Die Formulierung, das Jugendamt könne „ggf. tätig werden und den betroffenen Elternteil unterstützen“, suggeriert Fürsorge, markiert aber eine grundlegende Verschiebung: Das Jugendamt wird nicht mehr auf Basis eigener fachlicher Indikation tätig, sondern weil eine andere Behörde eine Meldung generiert hat. Die Jugendhilfe wird so zur nachgelagerten Interventionsinstanz eines Systems, das auf Mitwirkungspflichten und Sanktionen ausgelegt ist. Damit wird die Hilfelogik des SGB VIII systematisch unterlaufen: Freiwilligkeit, Kooperation und Vertrauensverhältnisse werden durch administrative Steuerungslogiken verdrängt. Aus einem Hilfesystem wird ein Instrument staatlicher Kontrolle.

    Der Verweis auf § 1666 BGB: Eine gefährliche Ausweitung

    Die Brisanz dieser Entwicklung zeigt sich auch im Hinweis auf § 1666 BGB. Diese Norm kommt traditionell bei schweren familiären Krisen zum Einsatz: Misshandlung, Vernachlässigung oder erhebliche Gefährdungen der Entwicklung. Die Bundesregierung nennt sie, ohne die Frage der Verhältnismäßigkeit oder Angemessenheit zu thematisieren. Die Logik ist damit vollständig: Aus einem SGB-II-Verstoß erwächst eine Kette, an deren Ende familiengerichtliche Eingriffe stehen können. Dass diese Kaskade überhaupt als konsistent dargestellt wird – Meldeversäumnis → Leistungsentfall → Meldung ans Jugendamt → mögliche Intervention → familiengerichtlicher Zwang – zeigt, wie weit sich der Blick verschoben hat. Die normative Frage, ob ein solcher Eingriff rechtsstaatlich begründbar oder fachlich angemessen wäre, wird nicht gestellt. Damit wird eine neue Form der Risikozuschreibung gegenüber armen Familien geschaffen.

    Armut als funktionaler Risikomarker

    Diese Praxis bedeutet zwangsläufig eine ungleiche Behandlung. Familien außerhalb des Bürgergeldbezugs geraten bei vergleichbarem Verhalten nicht unter einen solchen Verdacht. Armut wird nicht explizit, aber funktional zum Risikomarker. Die Eingriffsschwelle sinkt allein aufgrund der sozialen Lage der Eltern. Das ist die definitorische Verschiebung: Nicht tatsächliche Indikatoren für eine Kindeswohlgefährdung, sondern die Verwaltungskonformität im SGB-II-System wird zum Auslöser staatlichen Handelns. Damit verändert sich die Grenzziehung zwischen Hilfe und Kontrolle grundlegend und still – ohne gesellschaftliche Debatte.

    Lebensweltorientierung: Verlust von Vertrauen und Anerkennung des Alltags

    Aus einer lebensweltorientierten Perspektive – in der Tradition Thierschs (2020) – wird besonders sichtbar, wie massiv diese Logik die Grundlagen professioneller Hilfe beschädigt. Lebensweltorientierte Soziale Arbeit versteht die Alltagsführung der Menschen in ihren Eigenlogiken, Widersprüchen und Zumutungen. Sie soll soziale Unterstützung anbieten, die an diesen Alltag anschließt. In der Antwort der Bundesregierung wird jedoch der Alltag – einer Mutter, die Termine nicht wahrnimmt, aus Gründen, die oft strukturell bedingt sind – nicht als komplexe Wirklichkeit verstanden, sondern als Gefährdungsindikator gelesen. Die „Trias von Liebe, Vertrauen und Neugier“, die Thiersch für professionelle Beziehungen formuliert, wird so systematisch ausgehöhlt. Wenn jeder Konflikt mit dem Jobcenter potenziell eine Jugendamtmeldung auslöst, wird das Jugendamt zum Symbol eines Kontrollregimes, nicht einer Unterstützungspraxis. Institutionelle Anforderungen überlagern die Lebenswelt der Betroffenen; genau diese Logik hat Thiersch als „Regulierungs- und Entgrenzungslogik der zweiten Moderne“ beschrieben.

    Lebensbewältigung: Aus Bewältigungslage wird Verdachtslage

    Lebensbewältigungstheoretisch wird die Problematik ebenso deutlich. Böhnisch (2023) begreift Armut, prekäre Beschäftigung, Überlastung und Arbeitslosigkeit als Bewältigungslagen, die Hilflosigkeit, Anerkennungsverlust und massive Verunsicherung erzeugen können. Terminversäumnisse sind in dieser Perspektive nicht Ausdruck mangelnder Verantwortung, sondern Ausdruck strukturell erzeugter Überlastung. Die Antwort der Bundesregierung jedoch macht aus einer Bewältigungslage eine Verdachtslage. Das ist – im Sinne Böhnischs – ein theoretischer Fehlgriff mit praktischen Konsequenzen: Bewältigungsdruck wird verschärft, Überforderung wird nicht entlastet, sondern pathologisiert. Zudem beschreibt Böhnisch, dass Sozialpolitik selbst Hilflosigkeit erzeugen kann. Die hier angedeutete administrative Jugendamtmeldung ist genau ein solches Beispiel: Sie erhöht den Druck und schafft neue Ausweglosigkeit.

    Menschenrechtsprofession: Illegitime Verschiebung und Mandatskonflikte

    Die menschenrechtliche Perspektive nach Staub-Bernasconi (2019) macht schließlich deutlich, warum die Berufsgruppe hier eine klare Gegenposition formulieren muss. Soziale Arbeit besitzt ein menschenrechtliches Tripelmandat: Sie ist den Rechten der Adressat*innen verpflichtet, ihrem Wohl und zugleich einem kritischen Blick auf staatliche Strukturen. Eine staatliche Maßnahme kann legal sein, aber dennoch illegitim, wenn sie systematisch diskriminiert, Rechte verletzt oder Eingriffe ausweitet, ohne dass dies notwendig wäre. Die neue administrative Logik führt genau dazu: Sie erzeugt eine ungleiche Rechtslage, koppelt Hilfesysteme an Sanktionsmechanismen und zwingt Fachkräfte in Mandatskonflikte. Sie gefährdet die professionelle Autonomie und verdrängt fachliche Kriterien durch administrative.

    Fazit: Eine neue Grenzziehung, der die Profession entgegentreten muss

    Am Ende ergibt sich ein klares Bild: Die Antwort der Bundesregierung verändert den Kinderschutzbegriff, ohne dies offen auszusprechen. Sie etabliert einen administrativen Gefährdungsverdacht, der die Logik des SGB VIII unterläuft und die Jugendhilfe in ein Sanktionssystem integriert, das nicht ihres ist. Für die Soziale Arbeit ist das eine zentrale Herausforderung. Sie darf diese Grenzverschiebung nicht kommentarlos hinnehmen, sondern muss sie sichtbar machen, kritisch analysieren und öffentlich widersprechen – im Interesse der Kinder, der Familien und der Integrität der Profession selbst.

    Die Antwort der Bundesregierung auf die schriftliche Anfrage von Heidi Reichinnek (Die Linke) ist unter Ziffer 85 (Ds 21/3520) auf Seite 57 des pdf-Dokuments zu finden: https://dserver.bundestag.de/btd/21/035/2103520.pdf

    Aktualisierung (Februar 2026): Von Kinderschutzrhetorik zur reinen Sanktionslogik

    In der Antwort der Bundesregierung auf eine schriftliche Anfrage von Heidi Reichinnek vom 13. Februar 2026 wird die im vorliegenden Beitrag analysierte Logik weiter zugespitzt. Auffällig ist dabei zunächst eine formale, politisch jedoch hoch relevante Verschiebung: Im Unterschied zur ersten Antwort tauchen Begriffe wie Kinderschutz, Jugendamt oder § 1666 BGB überhaupt nicht mehr auf. Stattdessen zieht sich das Bundesministerium für Arbeit und Soziales vollständig auf eine reine SGB-II-Argumentation zurück. Zentral ist nun der Hinweis, auch leistungsbeziehende Eltern unterlägen Mitwirkungspflichten; Ausnahmen davon seien „sozialpolitisch ein falsches Signal“ und würden „Ungleichbehandlungen“ erzeugen.

    Diese Argumentation widerlegt die zuvor aufgeworfenen Bedenken nicht – sie blendet sie aus. Die Frage, ob und inwiefern Sanktionen selbst Auswirkungen auf das Kindeswohl haben können, wird weder fachlich noch verfassungsrechtlich diskutiert, obwohl mit Blick auf Art. 6 GG ein besonders geschütztes Rechtsgut berührt ist. An die Stelle einer Verhältnismäßigkeitsprüfung tritt damit eine moralpolitische Setzung. Auch der Verweis auf „Härtefallprüfungen im Einzelfall“ bleibt eine klassische Verwaltungsrhetorik, mit der strukturelle Probleme nach unten delegiert werden: Die Verantwortung liegt bei einzelnen Sachbearbeiter:innen, während die systemische Logik unangetastet bleibt.

    Besonders irritierend ist der Gleichheitsverweis. Tatsächlich werden ausschließlich arme Familien – also Familien im Bürgergeldbezug – diesen Sanktions- und Interventionsketten ausgesetzt. Vergleichbares Verhalten bei nicht armutsbetroffenen Familien hätte keinerlei kinderschutzrechtliche Relevanz. Juristisch entsteht damit gerade eine strukturelle Ungleichbehandlung, auch wenn sie formal als Gleichbehandlung aller Leistungsbeziehenden gerahmt wird. Vor diesem Hintergrund erscheint die in Reaktionen auf den ersten Teil des vorliegenden Blogbeitrag geäußerte These bloßer Naivität oder Unkenntnis der Bundesregierung nicht mehr tragfähig. Die Abfolge der Antworten legt vielmehr eine konsistente Prioritätensetzung nahe: Mitwirkungspflichten und Sanktionsfähigkeit haben Vorrang, mögliche Risiken für Kinder werden nachgelagert organisiert oder in Kauf genommen. Es handelt sich damit nicht um eine missglückte Formulierung, sondern um eine schleichende Verschiebung des Kinderschutzbegriffs hin zu einem administrativen Verdachtsregime.

    Prof. Dr. Nikolaus Meyer lehrt und forscht am Fachbereich Sozialwesen der Hochschule Fulda. Seine Arbeitsschwerpunkte sind Professionsforschung (Professionalisierung und Professionalität Sozialer Arbeit); komparative Berufsgruppen- und Organisationsforschung; Soziale Arbeit, Nationalsozialismus und die berufsbezogenen Auswirkungen bis heute sowie Wohnungsnotfallhilfe.

    Kontakt: nikolaus.meyer@sw.hs-fulda.de

    Literatur

    Böhnisch, L. (2023). Lebensbewältigung. Ein Konzept für die Soziale Arbeit (Zukünfte, 3., überarbeitete und erweiterte Auflage). Weinheim, Basel: Beltz Juventa.

    Staub-Bernasconi, S. (2019). Menschenwürde – Menschenrechte – Soziale Arbeit. Die Menschenrechte vom Kopf auf die Füße stellen (Soziale Arbeit und Menschenrechte, Band 1). Opladen: Verlag Barbara Budrich.

    Thiersch, H. (2020). Lebensweltorientierte Soziale Arbeit – revisited. Weinheim, Basel: Beltz Juventa.

    Die Antwort der Bundesregierung auf die schriftliche Anfrage von Heidi Reichinnek (Die Linke) wurde am 9. Januar 2026 veröffentlicht. Sie ist unter Ziffer 85 auf Seite 57 des pdf-Dokuments zu finden: https://dserver.bundestag.de/btd/21/035/2103520.pdf

    Die Antwort der Bundesregierung auf die schriftliche Anfrage von Heidi Reichinnek (Die Linke) wurde am 13. Februar 2026 veröffentlicht. Hier ist sie unter Ziffer 137 auf Seite 88 des pdf-Dokuments zu finden: https://dserver.bundestag.de/btd/21/041/2104115.pdf

    #Allemagne #Grundsicherung #enfants #familles #répression

  • Speciale 21 marzo. Tutti i processi di mafia in Piemonte
    https://lavialibera.it/it-schede-2577-speciale_21_marzo_i_processi_di_mafia_in_piemonte

    Per la conoscenza e il contrasto alle mafie in Piemonte esiste un prima e un dopo Minotauro. L’operazione, scattata all’alba dell’8 giugno 2011 con l’arresto di 142 presunti ’ndranghetisti e complici, ha cambiato la percezione comune della presenza criminale nella regione. Da quella indagine e successivamente dalle udienze del processo, celebrato nell’aula bunker del carcere di Torino, sono emersi i legami tra certi esponenti della ’ndrangheta e politici locali, alcuni dei quali (come il sindaco di Leinì, Nevio Coral, o un assessore di Chivasso, Bruno Trunfio) condannati per le loro pesanti complicità. A 10 anni da Minotauro, politica e imprenditoria assenti "È evidente che l’organizzazione ha cercato di infiltrare la politica e le istituzioni", aveva detto l’allora (...)

    #MAFIE_●_RESISTENZE

    • Speciale 21 marzo. Narcotraffico, cantieri e clan stranieri: tutti i processi di mafia in Piemonte

      Dal 2011 a oggi, oltre 25 inchieste giudiziarie e decine di condanne per mafia. In Piemonte i clan, anche stranieri, si occupano di narcotraffico e lavori pubblici. E coltivano buoni rapporti con i colletti bianchi

      Per la conoscenza e il contrasto alle mafie in Piemonte esiste un prima e un dopo Minotauro. L’operazione, scattata all’alba dell’8 giugno 2011 con l’arresto di 142 presunti ‘ndranghetisti e complici, ha cambiato la percezione comune della presenza criminale nella regione. Da quella indagine e successivamente dalle udienze del processo, celebrato nell’aula bunker del carcere di Torino, sono emersi i legami tra certi esponenti della ‘ndrangheta e politici locali, alcuni dei quali (come il sindaco di Leinì, Nevio Coral, o un assessore di Chivasso, Bruno Trunfio) condannati per le loro pesanti complicità.

      «È evidente che l’organizzazione ha cercato di infiltrare la politica e le istituzioni», aveva detto l’allora procuratore capo di Torino, Gian Carlo Caselli, nel corso della sua requisitoria. Il maxiprocesso e le condanne seguite hanno modificato la consapevolezza pubblica del problema ma anche, più tecnicamente, l’operato della magistratura.

      Prima di Minotauro gli inquirenti partivano dall’indagine sui reati scopo (cioè su quei reati compiuti dagli associati, ad esempio le estorsioni) per poi cercare di dimostrare l’esistenza di un’associazione mafiosa. Con Minotauro il metodo cambia: «C’è l’associazione, ne parlano nelle intercettazioni, andiamo a vedere cosa fa», ha sintetizzato durante un incontro di Libera nel 2021 Roberto Sparagna, il magistrato che – raccogliendo le confessioni del pentito Rocco Varacalli – ha imbastito la maxi-inchiesta ed è oggi procuratore aggiunto a Torino.

      I frutti di quel lavoro hanno portato ad almeno altre 25 inchieste giudiziarie sul territorio piemontese. Inchieste che – con più di 450 indagati e parecchie decine di condanne per 416 bis – hanno dimostrato come la presenza criminale in Piemonte sia un fenomeno in costante evoluzione. L’ultimo rapporto della Direzione investigativa antimafia del 2024 indica la presenza della ‘ndrangheta in almeno 24 comuni.
      Politici e mafiosi

      Pochi giorni dopo Minotauro, il 21 giugno 2011, l’indagine Albachiara ha rivelato le presenze mafiose nel Basso Piemonte, tra le province di Asti, Cuneo e Alessandria, dove la criminalità aveva stretto rapporti con la politica: un consigliere comunale, Giuseppe Caridi, era stato addirittura affiliato e perciò poi condannato per mafia.

      Nel 2012 l’operazione Colpo di coda ha approfondito la presenza della ‘ndrangheta a Chivasso (Torino) e Livorno Ferraris (Vercelli). In quel contesto, gli investigatori hanno scoperto l’impegno di alcuni affiliati nella raccolta dei voti a favore del candidato sindaco del centrosinistra, Gianni De Mori, per le elezioni amministrative di Chivasso. De Mori non fu mai coinvolto nel procedimento, ma si dimise evitando lo scioglimento del Comune per infiltrazioni mafiose.

      Provvedimento che invece colpì il comune di Leinì e quello di Rivarolo Canavese. Il 2012 è stato l’annus horribilis per gli enti locali piemontesi, con il Piemonte prima regione del Nord Italia per numero di comuni sciolti per mafia: tre, in totale, considerando anche il caso di Bardonecchia (Torino), datato 1995. Nel 2014 l’operazione San Michele ha rivelato gli appetiti di alcuni ‘ndranghetisti sui lavori di movimento terra e smaltimento degli inerti nei lavori della Tav Torino-Lione.

      Alcune inchieste successive, come Alto Piemonte, Barbarossa e Carminius, hanno fatto luce sugli insediamenti della ‘ndrangheta fuori dal capoluogo. La prima, del 2016, ha rivelato i legami tra uomini delle ‘ndrine e gli ultras della Juventus e scoperto altre presenze nelle province di Biella e di Vercelli. La seconda, datata 2018, ha sgominato quella che secondo gli inquirenti era la “locale” astigiana, portando all’arresto di 26 persone tra Asti, Alba e Costigliole d’Asti.
      La terza, del 2019, si è concentrata sull’area di Carmagnola, ma ha colpito anche i piani alti della Regione Piemonte: un assessore, Roberto Rosso, è stato arrestato e processato per voto di scambio politico-mafioso. Secondo gli inquirenti, Rosso aveva chiesto il sostegno elettorale a due uomini della ‘ndrangheta. L’accusa ha retto fino al 2025, quando la Cassazione ha annullato la sentenza ordinando un nuovo processo d’appello: per i giudici non è dimostrato che Rosso fosse consapevole di interloquire con uomini dei clan.

      Traffici di cocaina e cantieri

      Il 2019 è stato l’anno di altre tre grosse indagini. Cerbero (su 66 persone legate alle locali di ‘ndrangheta a San Giusto Canavese e Volpiano, alcune delle quali coinvolte in grossi traffici internazionali di cocaina), Criminal Consulting e Pugno di ferro. Dalle ultime due operazioni è emersa una ‘ndrangheta capace di servirsi di colletti bianchi per intascare ampie fette di fondi pubblici con il ricorso ad aziende fittizie e prestanomi.

      Nel 2021 l’inchiesta Platinum-Dia ha smantellato una grossa rete di narcotraffico che si riforniva nei porti del Nord Europa. Il narcotraffico con il Sudamerica è il core business anche di alcune famiglie di origini calabresi insediate da decenni a Torino e a Volpiano, come gli Agresta, i Marando, gli Assisi, già coinvolti in altre indagini come Pinocchio (2015), Cerbero e Samba.

      Nel 2024 l’operazione Echidna ha fatto luce su una serie di condotte illecite nella gestione di appalti pubblici. Tra le persone messe agli arresti domiciliari figura Roberto Fantini, ex amministratore delegato di Sitalfa, parte del gruppo Sitaf che gestisce l’autostrada A32 Torino-Bardonecchia. Questa indagine ha dimostrato i legami tra l’imprenditore e un anziano ‘ndranghetista, Giuseppe Pasqua, ma anche tra quest’ultimo e un politico navigato con un trascorso tra i socialisti, Salvatore Gallo, padre dell’allora capogruppo regionale del Pd Raffaele Gallo.

      Infine, la recente inchiesta Factotum ha mostrato che a Torino gli ‘ndranghetisti potevano contare su un loro “rappresentante” anche all’interno del sindacato Cisl. Secondo quanto ricostruito, l’uomo, rappresentante della Filca (la sigla dei lavoratori edili), era attivo nel favorire la latitanza di alcuni mafiosi, trovare lavori alle imprese edili degli affiliati, sostenere gli “amici” nelle vertenze e aiutare alcuni a ottenere il reddito di cittadinanza.
      Clan rumeni e nigeriani

      L’attività giudiziaria ha certificato la presenza sul territorio piemontese anche di mafie straniere: nel 2014 l’inchiesta Brigada ha portato per la prima volta in Italia a una condanna per 416 bis, confermata anche in Cassazione, a carico di un gruppo di cittadini rumeni dediti a estorsioni, rapine e controllo dei traffici illeciti. La successiva operazione Athenaeum ha invece confermato la presenza dei clan nigeriani Black Axe, Eiye e Maphite.

      Le indagini hanno mostrato che questi gruppi sono organizzati in strutture verticistiche, rinsaldate dal vincolo di fedeltà e dalla pressione esercitata sui propri associati, anche attraverso la minaccia di ritorsioni contro i familiari rimasti in patria.

      #ndrangheta #Piémont #mafia #cartographie #ndrine #visualisation #familles #colpo_di_coda #enquêtes #Cerbero #Criminal_Consulting #pugno_di_ferro #Platinum-Dia #cocaïne #Echidna #Sitalfa #Sitaf #Factotum #Cisl #Filca #Athenaeum #mafia_nigériane #mafia_roumaine #Black_Axe #Eiye #Maphite

  • Wenn die Mutter schweigt: Ein Hörfunkdirektor und sein deutsches Familiengeheimnis
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/wenn-die-mutter-schweigt-ein-hoerfunkdirektor-und-sein-deutsches-fa

    A propis des familles SS et leur comportement après 1945 .

    21.2.1026 von Thomas Fasbender - Jens Wendland ist Medien-Urgestein. FAZ, Radio Bremen, zuletzt Hörfunkdirektor beim SFB. Wer sein Vater ist, erfährt er erst mit 75. Ein Interview.

    Geboren in einem Heim der SS-Organisation Lebensborn wächst Jens Wendland, heute 81, in einer westdeutschen Polizistenfamilie auf. Viele Jahrzehnte später, der erfolgreiche Journalist ist längst pensioniert, stößt er zufällig auf das Geheimnis, das seine Mutter mit ins Grab genommen hat. Die Berliner Zeitung hat mit ihm gesprochen.

    Herr Wendland, Sie haben absolviert, was man eine makellose Medienkarriere nennt. Die meisten Kollegen dürften Sie beneiden.

    Nun, ich habe Jura studiert und bin, wie mein damaliger Professor Harry Westermann sagte, in die Journaille gefallen. Schon während des Studiums habe ich für die FAZ geschrieben, beginnend mit einer Rezension, mit der ich mir ein Hausverbot in einem Münsteraner Theater einhandelte. Das hat meine Karriere eigentlich befördert.

    Später war ich bei Radio Bremen und dem Hessischen Rundfunk und kam 1984 mit Beginn des Privatfunks wieder zur FAZ, diesmal als Ressortleiter und Chefredakteur für alle neuen Medien. Und als Leitartikler. Nach einer Zwischenstation bei Tele West, dem Regionalfernsehen NRW bei RTL, kam ich zum Sender Freies Berlin. Zunächst als Kulturchef, dann als Programmdirektor Hörfunk. Meine letzte Tat war, einer der Bauherren des Hauptstadtstudios zu sein. Als der SFB 2003 mit dem Ostdeutschen Rundfunk Brandenburg fusionierte, hatte ich das Glück, einen Ruf an die Universität der Künste zu bekommen. Parallel dazu habe ich an der journalistischen Fakultät der Lomonossow-Universität in Moskau gearbeitet, ab 2009 als sogenannter Foreign Professor für das Lehrfach Medienökonomie.

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    Das Foto zeigt eines der Mütterheime des von der SS unterhaltenen Vereins „Lebensborn“ in Steinhöring bei Ebersberg in Oberbayern. Der Lebensborn, nach dem Krieg wegen seiner rassenpolitischen Verschleppungsaktion fremder Kinder stark angefeindet, war ursprünglich als Entbindungsheim für uneheliche Mütter gegründet worden.sz photo/picture alliance

    Einige Jahre später kam dann, was sie als aufwühlendste Erfahrung in Ihrem Leben bezeichnen. Eine Entdeckung auf Umwegen.

    Ein Zufall. Ich schrieb an einem Buch über meine 50 Jahre Journalismus, über seinen Wandel und die Digitalisierung. Da sah ich eine Fernsehsendung, die handelte von der SS-Organisation Lebensborn. Dass ich im Heim des Lebensborn im pommerschen Bad Polzin zur Welt gekommen war, wusste ich. Die Sendung fand ich so interessant, dass ich die interviewte Wissenschaftlerin, Dorothee Schmitz-Köster, über die Redaktion anschrieb.
    Ich dachte, das kann nicht wahr sein

    Um es kurz zu machen, eines Tages antwortet sie mir, sie habe tatsächlich zwei Dokumente gefunden. Ich sei dort geboren und nach Kriegsende in das SS-Mutterheim in Steinhöring gekommen. Das stimmte, dort hatten mich meine Eltern 1946 abgeholt. Dann schrieb sie: Jetzt kommt eine Überraschung. Als Ihr leiblicher Vater ist Hans-Adolf Prützmann eingetragen.

    Sagte Ihnen der Name was?

    Gar nichts. Dorothee Schmitz-Köster gab mir den Hinweis: Lesen Sie in Wikipedia nach. Ich war mit meiner Familie gerade auf Weihnachtsurlaub und dachte, das kann nicht wahr sein. Ich bin der leibliche Sohn von Hans-Adolf Prützmann, SS-Obergruppenführer und General der Waffen-SS und Polizei, verantwortlich für den Bereich Russland-Süd, Initiator von Massenerschießungen der Zivilbevölkerung, der jüdischen Bevölkerung, einer der Architekten der Umwandlung von Ghettos in KZs, zum Schluss Chef des „Werwolf“. Einer von Himmlers Paladinen, zu dem er jederzeit vorgelassen wurde und bei dem er regelmäßig zum Abendessen war.

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    Heinrich Himmler (3.v.l.) 1933 in Stuttgartakg-images/picture alliance

    Was war schlimmer: zu erfahren, dass der Vater nicht der eigentliche Vater oder wer der eigentliche Vater war?

    Letzteres. Ich hatte ja mit meinem Stiefvater ungeheures Glück. Der war auch SS-Offizier gewesen bei der Ordnungspolizei. Er war ein toller Vater. Er hatte sich Ende 1941 erfolgreich einem Erschießungskommando verweigert, und das auch noch im Befehlsbereich meines leiblichen Vaters. Danach wurde er an die russische Front versetzt und nach einer Verletzung nach Norwegen, was sein Glück war.

    Kein Strafbataillon?

    Nein, ein Polizeiregiment. Zum Schluss war er Ordonnanzoffizier des Regimentskommandeurs in Oslo. Dort lernte er meine Mutter kennen, nach meiner Geburt in Bad Polzin 1944 im Oktober. Prützmann hatte sie geschwängert, sie war als sogenannte Stabshelferin in seiner Nähe. Nach meiner Geburt wurde sie nach Norwegen abgeordnet. Ich ging mein Leben lang davon aus, dass ich einer ganz normalen Familie entstammte. Die Wahrheit erfuhr ich erst im Alter von 75.

    Was war ausschlaggebend für das lebenslange Verschweigen? Dass Sie ein uneheliches Kind waren oder der Status und die Taten des biologischen Vaters?

    Beides. Unehelich war in den 1950ern noch eine Schande vor der Verwandtschaft. Aber das andere, Prützmann als leiblicher Vater, schlägt im Rückblick natürlich stärker durch. Prützmann beging wie Himmler nach Kriegsende Selbstmord. Mein Stiefvater machte Karriere bei der niedersächsischen Polizei. Das Verschweigen war ein Verdrängen. Eine kollektive Haltung eines großen Teils der Deutschen nach dem Krieg.

    Ihre Medienkarriere in Westdeutschland hätten Sie als Jens Prützmann wohl nicht gemacht.

    Dafür spricht vieles. Vor allen Dingen muss man sehen, mit wem ich zusammenkam. Mein größter Förderer war Ignaz Bubis, Vorsitzender der jüdischen Gemeinde. Ein sehr guter, befreundeter Kollege bei der FAZ war Marcel Reich-Ranicki. Man muss sich das vorstellen, diese Konstellation.

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    Ignatz Bubis, 1994 teutopress/imago

    Seit Beginn des Gazakriegs wird deutlich mehr über Antisemitismus geklagt. Mit Ihrer eigenen Familiengeschichte – würden Sie sagen, die sogenannte Vergangenheitsbewältigung ist geglückt?

    Das kann ich mit einem klaren Nein beantworten. Ich bin in dem Versuch groß geworden, unter Verdrängung vieler Dinge aus gleich zwei Weltkriegen eine bürgerliche, zivilgesellschaftliche Ordnung wiederherzustellen. Was da alles weggewischt und weggedrängt wurde, ist wirklich schockierend. Natürlich gehöre ich auch zur Generation von 1968. Wobei ich sagen muss, die hat mich eigentlich nie sonderlich berührt. Deren Aufbegehren war ja viel mehr Aggressionsakt als Aufklärung. Die alten Probleme, auch die antisemitischen Haltungen, haben wir einfach mit fortgeschleppt.

    Gerade mein Thema, der SS-Lebensborn, erlebt erst seit einigen Jahren eine publizistische Konjunktur. Vor 50 Jahren wurden Schmierenfilme darüber gedreht. Zum Beispiel Atze Brauners „Lebensborn“ als Edelpuff der Nazis. Die Wirklichkeit war entsetzlich genug: Es ging um arischen Nachwuchs und Kinderraub in den besetzten Ländern. In der bürgerlichen Familie nach dem Krieg spielte das alles keine Rolle. Nehmen Sie meine Eltern: Die waren weitgehend aufgeklärt und tolerant, sehr tolerant. Aber das Thema Nationalsozialismus mit Blick auf die eigene Familie fand nicht statt. Das wurde völlig weggewischt.
    Vorbilder färbten sich immer brauner

    Zu den interessantesten Erfahrungen bei der Recherche der eigenen Vergangenheit gehörte auch, dass sich die Vorbilder, Journalisten und andere, immer brauner färbten, je tiefer man in den Biografien nachfasste. Was unsere deutsche Vergangenheit und unsere Identität angeht, leben wir in einer unaufgeräumten Situation.

    Sie sprechen von Toleranz im Elternhaus. Gleichzeitig war da das Schweigen über den Tod hinaus.

    Das war schon eine Leistung. Meine Mutter gab sozusagen die bürgerliche Modellmutter. Beide Eltern waren sehr zugewandte Menschen, doch als mein Vater gestorben war, drei Jahre vor ihr, hat sie uns kaum mehr erkannt. Als hätte man einen Schalter umgelegt. Sie war sozusagen innerlich abgestorben. Jahrzehntelang hatte sie die unbelastete Mutter gespielt, das muss hart gewesen sein. Ich glaube auch, dass sie den Herrn Prützmann geliebt hat. Das war eine echte Affäre.

    Kein Zwang, kein Druck?

    Nein, eine echte Affäre. Alle Bilder aus der Zeit zeigen sie als sehr fröhliche Frau in fröhlicher Umgebung. Ihre Toleranz nach dem Krieg war aber nicht gespielt. Etwa was meine Berufswahl angeht. Gut, es wurde erwartet, dass man ein ordentlicher Schüler ist. Dass man ein Studium macht. Aber in den Urteilen über andere Menschen, auch über die eigenen Kinder, waren meine Eltern tolerant. Bei meinem Stiefvater spielte während der Nazizeit wohl eine Rolle, dass er aus Lettland stammte, also Baltendeutscher war. Die hatten einen etwas anderen inneren Kompass, seine Eltern waren auch sehr gläubig. Das hat meinen Stiefvater in der Nazizeit geschützt und ein bisschen gerettet.

    Beide Väter entstammten dem agrarischen Milieu, da gab es Schnittmengen. Beide hatten kein Geld für ein abgeschlossenes Studium. Im Grunde waren sie ein gefundenes Fressen für Organisationen wie die SA oder SS. Nur hatte mein Stiefvater, auch wenn er später bei der SS war, eindeutig eine andere Einstellung. Seine Familie war zum Teil ultrakonservativ geprägt, da gab es eine eigene Vorstellung von Welt und Gesellschaft.

    Glauben Sie, dass Deutschland in der Lage ist, noch einmal ähnlich abzurutschen?

    Die Gesellschaft entwickelt sich heute anders. Vor allem haben wir es mit anderen geopolitischen Zusammenhängen zu tun. Das betrifft nicht nur die Wirtschaftskapitäne und die oberen Zehntausend, das betrifft jeden. Wir stehen vor ganz anderen Fragestellungen. Etwas anderes ist, und da spüre ich auch eine Angst, mit der ich rational nicht umgehen kann: Es gibt wieder Rattenfänger. Das stimmt.

    Als die Zeitzeugen noch lebten, hat man die Nazi-Vergangenheit verdrängt. Heute erfährt man nur noch aus zweiter Hand von ihr.

    Im Januar war wieder der Auschwitz-Gedenktag. Das sind weitestgehend Rituale, die kann man sich in dieser Form schenken. Auch wenn die Rede der Überlebenden Tova Friedman sehr authentisch war, ähnlich wie die Rede, die Marcel Reich-Ranicki 2012 im Bundestag gehalten hat. Im Großen und Ganzen aber machen wir bei der Behandlung unserer Vergangenheit einen großen Fehler: Entweder wir dämonisieren sie oder wir blenden sie aus.

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    Zum 67. Jahrestag der Befreiung des Konzentrationslagers Auschwitz hält Marcel Reich-Ranicki 2012 die Gedenkrede vor dem Bundestag.Sebastian Kahnert/dpa
    Wirkung wie eine Immunspritze

    Es gibt Ausnahmen. Vor zwei Jahren war ich in dem ehemaligen Lebensborn-Heim in Steinhöring. Der Campus Steinhöring ist ein Musterbeispiel dafür, wie man mit Geschichte umgehen kann. Eine junge Historikerin hat das einzig Richtige gemacht. Sie hat durch das Heim geführt und einfach nur erzählt, was damals dort stattfand. Die Hausordnung und so. Da hat sich das ganze Elend der Einrichtung offenbart.

    Ritualisierung hat zwei Gesichter. Einerseits abstrahiert sie, andererseits schafft sie Tabus.

    Das war bei mir nicht anders. Gewissermaßen als Unfall während meiner Jugend habe ich im örtlichen Haus der Jugend den Film „Nacht und Nebel“ von Alain Resnais gesehen. Da war ich 15. Ich hatte nie etwas gehört von den KZs und der Vernichtung der Juden, vom Holocaust. Und dann die Bilder von der Befreiung von Auschwitz. Der Film wirkte bei mir glücklicherweise wie eine Immunspritze. Ich bin nach Hause gegangen und habe davon erzählt. Das wurde dann ein lokaler Presseskandal, weil man uns das zugemutet hatte. Der Leiter der Filmreihe wäre fast geschasst worden.

    Wie hat die Familie das diskutiert?

    Gar nicht. Im Freundeskreis und später gab es intensive Diskussionen über die Nazizeit, mit zunehmendem Alter sowieso. Ich habe oft mit Bubis oder Reich-Ranicki darüber geredet. Im Studium gab es jüdische Kommilitonen. Aber das Elternhaus blieb stumm. Ich kann mich an keine Diskussion erinnern. Ich habe erwähnt, dass die Vorbilder sich immer brauner färbten. Etwa mein Patenonkel Hans Jürgen Krüger, ab 1951 der erste Afrika-Korrespondent der FAZ. Später fand die Taz heraus, dass er bis 1945 ein übler Propagandaschreiber war. Oder der ARD-Programmdirektor bis 1978, Hans Abich. Den kannte ich gut. Ein wunderbarer Mann, richtig aufklärerisch. Der war Hilfsreferent im Propagandaministerium.

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    Hans Abicht eutopress/imago

    Goebbels hatte ein Gespür für Talente. Henry Nannen, Joachim Fernau und andere.

    Man darf eines nicht vergessen: Die ganze Truppe, auch Herr Prützmann und seine Kumpels, das waren junge, enttäuschte Leute. Die wollten was, die hatten in der damaligen Gesellschaft kaum Chancen.

    Auch Goebbels hätte einen anderen Weg gehen können. Aber jede Zeit hat ihren Sog.

    Es gab den Sog der Zeit, und da die alte Gesellschaft aus Sicht vieler Junger korrumpiert war, haben die sich diesen Wahnsinnsstaat SS aufgebaut.

    Sind wir Deutschen der Moderne wirklich gewachsen?

    Wir waren immer ein Durchgangsland, das nie ganz seine Identität gefunden hat. Deswegen haben wir sie immer wieder pathetisch überhöht. Denken Sie an Versailles 1871, die deutsche Kaiserkrönung. Später der erste Krieg, dann der zweite. Heute kommt es mir vor, als hätten viele der Jüngeren wenig Interesse an der eigenen Geschichte, auch keine eigene Position. Keine klar erkennbare. Dabei müssen wir uns mit ihr auseinandersetzen. Das ist auch, was ich bei Menschen wie Reich-Ranicki und Bubis und anderen immer erlebt habe. Dass sie sagten: Wir müssen es weitererzählen.

    Zur Person

    Der Medienwissenschaftler Jens Wendland, geb. 1944, war schon als Student journalistisch aktiv. Zuletzt war er Programmdirektor Hörfunk des Senders Freies Berlin. Wendland hatte Lehraufträge an Universitäten im In- und Ausland inne und besaß Professuren an der Universität der Künste (UdK) und der journalistischen Fakultät der Lomonossow-Universität Moskau.

    Seine autobiografischen Erinnerungen „Wo ist der rote Faden“ erschienen 2024 im Cuvillier Verlag.

    #Allemagne #histoire #nazis #famille

  • „Da gab es keine brutale Seite“: Wenn der eigene Großvater Teil der NS-Verbrechen war
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/ein-koffer-voller-luegen-wie-eine-berlinerin-die-ns-vergangenheit-i

    27.1.2026 von Cedric Rehmann - Annika Damaschke erforschte die Verbrechen ihres Großvaters im KZ Mauthausen. Die Spurensuche hat ihr Leben verändert.

    Geliebter Mörder

    Annika Damaschke fand in Unterlagen aus dem KZ Mauthausen in Österreich heraus, dass sie einen Onkel hat. Er war als Sohn des SS-Mannes Arnold Damaschke registriert und wurde in einem sogenannten Lebensborn geboren. Dort konnten arisch wirkenden Frauen außerehelich gezeugte Kinder zur Welt bringen. Einige wie Annika Damaschkes Onkel wurden später adoptiert. Seine Familie erfuhr nie etwas davon.

    Die Lügen des Großvaters passten in einen Koffer. Die Familie der Berlinerin fand ihn nach dem Tod von Arnold Damaschke im Nachlass, als hätte der Großvater ihn für seine Nachkommen deponiert. Die Großmutter lebte da schon einige Zeit nicht mehr.

    Der Koffer enthielt Prozessdokumente aus einem Strafverfahren der Alliierten nach dem Zweiten Weltkrieg gegen den Großvater wegen Verbrechen in Konzentrationslagern und einen Briefwechsel zwischen der Großmutter und ihrem inhaftierten Mann.
    Die Großmutter wusste Bescheid

    Annika Damaschkes Großmutter wusste von der Arbeit ihres Mannes und den ihm vorgeworfenen Verbrechen. Es änderte nichts an ihrer innigen Liebe zu ihm. Alles, was Annika Damaschke für gewiss hielt über ihre Familie, zerbröselte mit dem Öffnen eines alten Koffers. Sie entschied sich, in Archiven und in KZ-Gedenkstätten so viel wie möglich über ihre wahre Familiengeschichte herauszufinden, und entdeckte dabei, dass noch ein im Lebensborn geborener Onkel existierte.

    Die Berlinerin hörte in ihrer Kindheit tatsächlich den Satz „Wir haben nichts gewusst“ von ihren Großeltern, als in der Familie über die NS-Verbrechen gesprochen wurde. Sie logen Kindern und Enkeln ins Gesicht. Arnold Damaschke machte zwar keinen Hehl aus seiner Dienstzeit bei der SS. Aber er betonte stets, dass er sich freiwillig zur Wehrmacht an die Ostfront gemeldet habe. Was er genau bei der SS getan hat, verriet er nicht.

    Viele Deutsche haben in der Nachkriegszeit den gleichen Satz von ihren Eltern gehört wie Annika Damaschke von ihren Großeltern. Er ist wie Nierentisch und Petticoat fast schon sinnbildlich für die 50er und 60er.
    Die Vorfahren gelten als Helfer

    Schon seit Jahrzehnten herrscht Konsens in Geschichtswissenschaft und öffentlicher Wahrnehmung, dass von wenigen Tätern heimlich vollzogene Massenverbrechen im Dritten Reich ein Mythos sind. Ein anderes Bild ergibt sich, wenn die Deutschen nach dem konkreten Verhalten ihrer Vorfahren in der Zeit des Dritten Reichs befragt werden.

    Die Erinnerungsstudie Memo des Instituts für interdisziplinäre Konflikt- und Gewaltforschung (IKG) der Universität Bielefeld untersucht seit 2018 als Langzeitprojekt die Haltung der Deutschen zum NS-Gedenken. 2020 verorteten 32 Prozent der Befragten ihre Vorfahren unter den Helfern von Verfolgten. Nur 23 Prozent vermuten Täter unter ihnen.

    Annika Damaschke erinnert sich, dass auch ihr Großvater sich selbst zu den Helfern zählte. Er habe sich geweigert, für die SS niederländische Gefangene zu erschießen, erzählte er der Familie. Das gab er dann doch preis. Aber er verschwieg, dass er im KZ Mauthausen bei Linz in Österreich Häftlinge bewachte, bevor er ins Nebenlager Gusen I wechselte. Gusen I war ein Lager der Kategorie III. Dort wurden Gefangene mit dem Vermerk „Rückkehr unerwünscht“ eingeliefert.

    Das Urteil wurde aufgehoben

    Alliierte Richter warfen Damaschke nach Kriegsende unter anderem vor, an den Totbadeaktionen in Gusen I beteiligt gewesen zu sein. Die geschwächten Häftlinge wurden im Duschraum so lange mit eiskaltem Wasser bespritzt, bis sie an einem Kreislaufzusammenbruch starben.

    Das Gericht verurteilte Annika Damaschkes Großvater zunächst zum Tode. Das Verfahren wurde wieder aufgenommen und das Urteil nach Aussagen von Entlastungszeugen aufgehoben. Die Berlinerin erhielt in Wien in der Forschungsstelle zum KZ Mauthausen Einsicht in Zeugenaussagen aus anderen Verfahren, in denen ihr Großvater als Beteiligter an Totbadeaktionen und Vergasungen genannt wurde. Neue Belege für seine Schuld? Die Frage wird sich juristisch nicht mehr klären lassen.

    Ihr Vater hat durch Annika Damaschkes Recherche einen Bruder gefunden. Was ergab sich noch aus der Suche? „Die schlimmste Erkenntnis ist für mich, dass mein Großvater ein Jedermann war“, sagt seine Enkelin.
    Der Großvater fiel durch nichts auf

    Sein Leben sei vor dem Dienst bei der SS so unauffällig gewesen wie das nach 1945. „Mein Vater erinnert sich an eine normale Kindheit und er hängt an meinem Großvater. Da gab es keine brutale Seite“, schildert sie. Dass der liebende Vater und Ehemann zugleich auch Teil der NS-Todesmaschinerie war, bleibe für sie ein unauflösbarer Widerspruch.

    Die Forschungsstelle Mauthausen brachte Annika Damaschke mit dem deutschen Stiftungsgründer Marc Baumgart in Kontakt. Er begann 2015 nach dem Tod seiner Großmutter mit der Erforschung seiner Familienbiografie und entschied, dass seine Recherche nicht nur Privatsache bleiben sollte. Seine Baumgart-Stiftung für Zeitgeschichte widmet sich unter anderem Studien zur NS-Täterforschung unter Einbeziehung der Nachkommen.

    Auch Baumgarts persönliche Recherchen führten zu unerwarteten Erkenntnissen. Sein Großvater war wie Arnold Damaschke Teil der Wachmannschaft des Konzentrationslagers Mauthausen. Baumgart ahnte nicht, dass sein Urgroßvater als Häftling in dem KZ ums Leben kam, in dem sein Schwiegersohn kurz davor noch Angehöriger der Lager-SS gewesen war.
    Es gab Opfer und Täter in der gleichen Familie

    „Ich habe bisher nicht herausgefunden, ab wann meine Großeltern wussten, dass mein Urgroßvater Gefangener im KZ Mauthausen war“, sagt Baumgart. Unklar sei auch, warum der Urgroßvater als politischer Häftling verhaftet wurde. Baumgart vermutet, dass ihn jemand nach einer kritischen Äußerung über das NS-Regime denunziert hat. Vielleicht war es der in der SS dienende Schwiegersohn oder die eigene Tochter?

    Baumgart fand in Gesprächen mit anderen Nachfahren heraus, dass er mit einer Lücke in der Familiengeschichte nicht allein war. Auch andere Nachkommen ahnten nichts vom Ausmaß der Verbindung ihrer Vorfahren zum KZ-System. Er sieht in der sogenannten Entnazifizierung nach dem Sieg der Alliierten im Zweiten Weltkrieg eine Quelle der Mythenbildung in vielen deutschen Familien.

    In Fragebögen oder vor Spruchkammern sei individuelle Schuld in der Regel geleugnet oder die Verantwortung auf andere abgewälzt worden. Nur knapp über ein Prozent wurde als belastet oder als Hauptschuldige verurteilt. Weitere Fragen wurden in der jungen Bundesrepublik meist nicht mehr gestellt. Die Bundesrepublik zeigte mit der Einrichtung der Zentralstelle für die Aufklärung von NS-Verbrechen 1958 in Ludwigsburg zwar Handlungsbereitschaft. Es folgten die Frankfurter Auschwitz-Prozesse in den 60er-Jahren. Aber nur ein Bruchteil der Wachmannschaft des Vernichtungslagers stand vor Gericht.
    Die Alliierten waren auf die alte Elite angewiesen

    Die Sowjets säuberten ihre Besatzungszone zunächst von NS-Funktionsträgern. Doch sie erkannten wie die Westalliierten, dass der von ihnen kontrollierte Teil Deutschlands nicht ohne die frühere Elite zu verwalten war. Das angeblich bessere Deutschland verzichtete wie die Bundesrepublik auf eine Aufarbeitung der Schuld in der breiten Bevölkerung.

    Baumgart hält die deutsche Vergangenheitsbewältigung zwar für einmalig im internationalen Vergleich. Sie sei aber unvollständig geblieben. Der Stiftungsgründer beziffert die Lücke. Nach einer groben Hochrechnung dürften eine Million Menschen Vorfahren haben, die wie sein Großvater in KZs tätig waren – ihre Geschichte wurde kaum aufgeklärt.

    In den 50ern und 60ern beschäftigte sich Nachkriegsdeutschland, wenn überhaupt, nur mit als abnorm wahrgenommenen Tätern wie Ilse Koch, der Frau des Buchenwald-Kommandanten Karl Otto Koch. Sie wurde mit einem Lampenschirm aus Menschenhaut in Verbindung gebracht.
    Verantwortung verschwand hinter Befehlsketten

    Dann prägte Hannah Arendts Beobachtung von der Banalität des Bösen während des Prozesses gegen den Organisator der Juden-Deportationen, Adolf Eichmann, 1961 in Jerusalem das Bild einer anonymen Mörder-Bürokratie. In ihr verschwand persönliche Verantwortung hinter Befehlsketten.

    Erst mit der Ausstellung über Wehrmachtsverbrechen des Hamburger Instituts für Sozialforschung nach 1995 brach etwas in der Gesellschaft auf. Der Mythos einer sauberen Wehrmacht und damit der Unschuld der meisten Großväter platzte. Die Deutschen lehnten die Beschäftigung mit persönlichen Verfehlungen seltener als zuvor als Nestbeschmutzung ab. Neben Marc Baumgarts Stiftung unterstützen KZ-Gedenkstätten, Archive und einige Museen Historiker und Laien bei der Forschung nach der individuellen Schuld von NS-Tätern. Untersuchungen wie die Memo-Studie zeigen aber, dass die meisten Deutschen noch immer eine rote Linie um die eigene Familie ziehen.

    Dabei sei die Recherche über eine mögliche Täterschaft der Vorfahren weniger belastend, als manche fürchteten, erklärt Baumgart. Die Aneignung der eigenen Familiengeschichte wirke oft befreiend. Ungeklärte Fragen in der Biografie fügten sich auf einmal wie Puzzleteile zusammen. Nachkommen lernten, persönliche Erinnerungen an den „netten Opa“ von erschütternden Funden in den Akten zu trennen. „Das muss einem niemand beibringen. Das passiert einfach“, sagt Baumgart.

    Die Deutschen näherten sich ihrer Schuld

    Hanno Hochmuth vom Leibniz-Zentrum für Zeithistorische Forschung Potsdam (ZZF) beschreibt die Annäherung der Deutschen an ihre historische Schuld wie das Häuten einer Zwiebel. Die Deutschen nach 1945 hätten sich Schicht um Schicht dem Kern des von ihrem Land herbeigeführten Grauens genähert. Die Verlagerung der Schuld auf Adolf Hitler und die NS-Führungsriege hätte den schweigsamen Diskurs über die NS-Verbrechen bis weit in die 1960er-Jahre geprägt.

    Die 68er-Generation habe sich weniger stark gegen das Schweigen der Eltern gerichtet als oft angenommen. Sie habe die NS-Verbrechen universalisiert und die Deutschen damit aus der Verantwortung geschoben. „Der Vietnamkrieg erschien den aufbegehrenden Studenten etwa in einer Reihe mit Auschwitz“, sagt der Historiker.

    Erst die US-TV-Serie „Holocaust“ mit Meryl Streep führte Ende der 70er-Jahre nicht nur den englischen Begriff für die Ermordung der Juden in Deutschland ein, sondern stand auch am Anfang der kritischen Erinnerungskultur in Deutschland. Die Serie wurde zum Medienereignis, das die Bundesrepublik veränderte. Die Bundesdeutschen identifizierten sich mit der fiktiven jüdischen Familie Weiss und den jüdischen Opfern des NS-Terrors. Hollywood richtete 1993 die Aufmerksamkeit der Deutschen mit Steven Spielbergs Film „Schindlers Liste“ erneut auf das jüdische Leid.
    Bürgerinitiativen trugen das Gedenken

    In den 1980er- und 1990er-Jahren brachte die Zivilgesellschaft das Gedenken an die jüdischen Opfer des NS-Regimes in zahlreichen Initiativen voran. Hochmuth nennt die seit 1996 von dem Kölner Künstler Gunter Demnig initiierten Stolperstein-Verlegungen für NS-Verfolgte.

    Kanzler Helmut Kohl trieb den Bau des Denkmals für die ermordeten Juden voran. 1996 ernannte Bundespräsident Roman Herzog den 27. Januar zum Gedenktag für die Opfer des Nationalsozialismus – der Tag, an dem die Rote Armee 1945 das Konzentrationslager Auschwitz befreite. Die Erinnerung an die NS-Opfer wurde zu einem tragenden Pfeiler der Bundesrepublik und fand Anerkennung in der ganzen Welt.

    Der Umgang mit den Tätern blieb bei den Ritualen des Gedenkens hingegen abstrakt. Hanno Hochmuth spricht von einer Bewältigungsstrategie von Nachkommen, die nolens volens mit der Schuld der Vorfahren zurechtkommen mussten. Mit zeitlicher Distanz zur Kriegsgeneration sei die Verstrickung eigener Vorfahren in die Verbrechen immer weniger tabu. Die Suche nach Tätern in der Familie sei aber kein Massenphänomen geworden.
    Viele interessieren sich für Spurensuche

    Annika Damaschke nimmt Interesse an ihrer persönlichen und über gewohnte Pfade hinausgehenden Form der Aufarbeitung wahr. „Viele Freunde sagen mir, sie würden gerne herausfinden, was ihre Großeltern damals gemacht haben. Aber im Alltag schaffen sie es nicht. Ich glaube, es bräuchte mehr Anlaufstellen zur Unterstützung“, sagt sie.

    Die Berlinerin befindet sich gerade in einer beruflichen Neuorientierung. In dokumentarischen Videoformaten möchte sie Geschichte über Biografien zugänglich machen – dabei soll der Fokus nicht ausschließlich auf der NS-Zeit liegen. Damaschke glaubt, dass die Erinnerungskultur eine andere Qualität bekäme, wenn mehr Deutsche die Abgründe ihrer Familiengeschichte ausleuchten. Der Schrecken verliere das Abstrakte und bekomme ein vertrautes Gesicht. „Mir ist bei meiner Recherche klar geworden, dass in jedem Menschen etwas schlummert. Das, was damals geschehen ist, kann wirklich wieder passieren“, sagt sie.

    #Allemagne #histoire #nazis #famille

  • To Give Birth or Not to Give Birth
    https://jacobin.com/2026/01/birth-rates-children-pronatalism-gender

    Pronatalist and antinatalist positions are becoming magnified in reaction to falling birth rates. Both miss aspects of a deeper problem: care being privatized, moralized, and foisted onto the family unit alone. (Billie Weiss / Boston Red Sox / Getty Images)

    Les chef de l’état socialiste allemand #DDR considéraient la famille comme noyau du socialisme. Pourtant à cause des nécesdités économiques et à cause de l’influence des féministes prolétaires ils considéraient la prise en charge collectuve des enfants et des femnes enceintes comme élément clé de la nouvelle société. L’avortement autorisé, gratuit et facilement accessible la décision d’avoir ou non des enfants fut une décision á prendre librement par les femnes et les familles.

    18.1.2026 by Evelina Johansson Wilén - Global fertility decline has made reproduction a site of reactionary family policies and moralized childlessness. But a healthy society would let people choose to have children or not without turning that choice into a moral adjudication.

    In her book The Argonauts, Maggie Nelson describes pregnancy as an experience marked by a peculiar duality. On the one hand, it is deeply transformative, bodily alien, sometimes almost incomprehensible to the person undergoing it. On the other hand, pregnancy is one of the most socially accepted — nearly invisible — states one can inhabit. The same paradox applies to parenthood. At a societal level, it appears as an almost self-evident life choice: something statistically expected of most people and silently assumed as a precondition for the survival of the state and the welfare system. Yet for the individual, the decision to become a parent is rarely self-evident. On the contrary, it is often one of the most far-reaching and irreversible decisions a person can make, saturated with hope, anticipation, fear, and anxiety. Having children is simultaneously norm and exception, routine and existential leap.

    In a time marked by economic and political uncertainty, fewer and fewer people are taking that leap. Birth rates are falling, and what long appeared stable now looks fragile. In 2024, the Swedish government appointed a commission on “A Future with Children” after the fertility rate dropped to around 1.4 children per woman — a historic low, not seen since the eighteenth century. This development is far from unique. Declining fertility has become a global pattern, particularly pronounced in high-income countries but increasingly visible in parts of Asia and Latin America as well. Across much of Europe and North America, fertility lies well below replacement level, with Italy, Spain, and South Korea as extreme cases. Even countries long associated with high birth rates, such as India, have seen sharp declines. Only parts of sub-Saharan Africa maintain relatively high fertility rates, though even there a downward trend is evident.

    This is therefore not a cultural quirk or national anomaly but a worldwide shift with profound implications for the global economy and future systems of care. Ultimately, it reflects how political instability and increasingly conditional promises of the future intervene in the most basic of human decisions. A 2025 report from the Swedish Trade Union Confederation (LO) shows that young working-class households often postpone or forgo having children due to economic precarity and fear of future hardship. Other studies suggest that climate anxiety also affects people’s willingness — or courage — to take the existential leap of parenthood.

    Fewer births pose problems, particularly for the state. Over time, low fertility produces aging populations, placing pressure on pension systems, health care, and the balance between working and dependent populations. In capitalist economies dependent on growth and labor supply, this is often framed as a systemic threat: fewer workers, a shrinking tax base, weaker growth. As the future of the capitalist welfare state appears increasingly uncertain, reproduction reemerges as an explicit political problem. Governments speak of the need to “enable” childbearing, while a different language gains traction — one focused on demographic balance, dependency ratios, and future labor supply.
    The Repoliticization of Reproduction

    This framing is not merely economic or administrative. Falling birth rates are frequently nationalized, as when Hungarian prime minister Viktor Orbán, at the Budapest Demographic Summit, criticized Western countries for addressing population decline through immigration and instead advocated aggressive pronatalist family policies. Anxiety over the nation’s future fuels restrictive immigration regimes alongside efforts to steer reproduction through financial incentives, moralizing discourse, and, in some cases, direct curtailments of women’s reproductive rights. In countries such as the United States and Poland, the “pro-life” movement has made alarming advances. By August 2024, seventeen US states had enacted sweeping abortion bans, some as early as six weeks into pregnancy. Poland allows abortion only in cases of rape, incest, or threat to the woman’s life — rendering access practically impossible for most.

    These assaults on bodily autonomy coincide with the normalization of the “great replacement” conspiracy theory, which claims that white populations in Europe and North America are being deliberately replaced by nonwhite migrants. This ideology fuels a politics that restricts reproductive rights for some while encouraging reproduction among others to preserve a white demographic majority. Here the nuclear family becomes a political instrument, mobilized in service of an exclusionary and racist vision of society. Reactionary family policy is never for all families — only for certain ones. While the great replacement theory is often associated with fringe extremism, it has pedigreed antecedents: at the 1965 United Nations World Population Conference, “overpopulation” was framed as a central global problem, and population control measures targeting the Global South were actively promoted.

    At the same time, as welfare states retreat, we see a clear trend toward the “refamilialization” of social reproduction — the shifting of care responsibilities back onto families. When public services such as childcare, eldercare, health care, and income support are cut or privatized, the burden falls on private households. The family becomes a central node in the social safety net, concentrating economic support, physical care, and emotional labor within the same unit. This development reinforces traditional gender roles. Women, who already perform the majority of unpaid care work globally, are disproportionately affected, while social inequalities deepen as resource-poor families struggle to meet rising demands.
    The Pronatal Position

    A crucial blind spot of pronatalist policy is unpaid female care labor. Pronatalism focuses on births, not on the long-term labor of care that children require. Care is treated as a logistical issue to be solved by institutions, markets, or private families. But care is relational, time-consuming, and emotionally demanding. When states call for more children without renegotiating how care is distributed, they reproduce a gendered division of responsibility. Women are expected not only to give birth but to shoulder most of the labor that follows. Pronatalism thus fits into a broader pattern in which reproductive labor is rhetorically acknowledged but practically devalued — treated as an invisible background condition.

    Pronatalism is hardly new. Throughout the twentieth century, population policy was central to many states’ self-understanding, often intertwined with nationalism, pseudoscientific racism, and social engineering. Fascist Italy launched a “Battle for Births” in the 1920s and ’30s, linking women’s reproduction directly to national strength, offering incentives for large families while criminalizing contraception and abortion. The Soviet Union introduced pronatalist measures during and after World War II to offset demographic losses, including taxes on childless adults. Nazi Germany fused family policy and racial ideology, rewarding “Aryan” reproduction while violently excluding others.

    Given this history, pronatalism appears unequivocally reactionary. Yet it can also be understood differently. Any society, regardless of its political system, depends on people being born and caring for one another. From this perspective, concern over declining fertility can be linked to traditions of welfare and feminist politics rather than racial discipline or authoritarian control. The key question becomes why people do not have children — and how states might make family formation easier without coercion.

    In “After the Family Wage: Gender Equity and the Welfare State,” feminist political theorist Nancy Fraser distinguishes between different welfare state regimes. In the male breadwinner model, childbearing is enabled through women’s economic dependence and unpaid care labor, excluding them from full participation in paid work. The universal breadwinner model promotes women’s employment without reorganizing care, producing a double burden and privatizing the problem of reproduction. Only the caregiver parity (or dual-earner-dual-carer) model — which socializes care through public childcare and generous parental rights — creates real conditions for combining work and childbearing by recognizing care as a collective responsibility. In such contexts, women are more likely to have children. Sociologist Gøsta Esping-Andersen similarly argues that both deeply traditional and genuinely egalitarian societies tend to have higher fertility, while societies caught between declining patriarchy and incomplete gender equality experience falling birth rates. Where ideals and material conditions clash, the nuclear family falters; where they align, it thrives.

    These ideas shaped feminist family policy aimed at building a “women-friendly state,” shifting responsibility for care and provision from private families to public institutions through individual rights, expanded care services, and gender equality policies. Yet this tradition has increasingly been dismissed as tepid reformism or disguised heteronormativity — criticized for failing to challenge the nuclear family and reproduction as ideals.
    Family Abolitionism and Antinatalist Ethics

    As reproduction becomes a political flash point across the spectrum, an opposing tendency has gained visibility: family abolitionism and antinatalism. These currents reject both conservative and traditional feminist family politics. Family abolitionists argue that the nuclear family reproduces gender oppression and capitalism itself, socializing individuals into capitalist subjects and supplying labor power. From this perspective, abolishing the nuclear family is essential to anti-capitalist struggle. Any pro-family rhetoric is seen as inherently reactionary — what writer Dustin Guastella calls a “nuclear weapon” that must be dismantled.

    Antinatalism goes further, questioning whether it is ethical to bring children into the world at all. Reproduction appears not as a contribution to the future but as a moral problem: another life that will consume resources, generate emissions, and inevitably suffer amid ecological collapse and political instability. In climate debates, this has taken the form of movements like BirthStrike, urging people to forgo parenthood as climate action, as well as philosophical arguments such as David Benatar’s claim that it is always better never to be born. These ideas resonate in contemporary lifestyle discourse, where childlessness is framed as an enlightened, responsible choice — a refusal to burden an already strained system.

    Both family abolitionism and antinatalism articulate alternative ethics of responsibility beyond the call to reproduce society through the nuclear family. Abolitionists urge us to rethink solidarity and care beyond exclusive family units, arguing that the nuclear family blocks more collective and inclusive forms of care while promoting possessive, antisocial relations. Antinatalism frames childlessness as moral action — sometimes as solidarity with future generations — redefining responsibility as refusal rather than reproduction.
    Reproduction, Guilt, and Moral Economy

    A striking feature of pronatalist, antinatalist, and abolitionist discourses alike is how reproduction becomes saturated with guilt. Pronatalism frames childlessness as withdrawal and free riding. Antinatalism casts parenthood as irresponsible harm. Abolitionism condemns exclusive familial attachment as selfish possessiveness. This moralization reflects a broader moral economy in which responsibility is increasingly framed as individual choice rather than collective arrangement. Reproduction becomes a decision to be justified before an imagined moral ledger — to the state, the planet, or future generations. Yet these future generations often function as political fictions, mobilized to legitimize action or inaction in the present while lacking agency themselves. When reproduction is reduced to utility — national, economic, or ecological — something essential is lost. Children become either investments or liabilities. What disappears is the question of what it means to live through relationships that cannot be reduced to instrumental value.

    Is it possible to think about reproduction without falling into pronatalist or antinatalist calculus — and without dismissing people’s desire for family as false consciousness? I suggest that we treat reproduction as an existential choice: one some people want to make, others do not, without either choice being morally superior by default. This choice is always shaped by political and social conditions. Sometimes refusing reproduction is a response to conditions that make a dignified life difficult. But the most effective way to change those conditions is not to regulate reproduction through norms or calculations but to expand people’s political capacity to choose what they want — grounding reproductive decisions in meaning, relationships, and life projects rather than imperatives.

    Such a politics is simultaneously pro- and anti-natalist. It acknowledges the ambivalence of reproduction: that it can be meaningful for some and constraining for others. A noninstrumental approach does not deny the political dimensions of parenthood but refuses to reduce it to a means — whether for national survival, economic growth, or ecological management. Responsibility, then, is not about maximizing or minimizing birth rates, but about creating conditions in which relationships can be formed and sustained without systematically sacrificing certain bodies or groups.

    Reproduction thus becomes not merely a matter of family policy, but an ethical and existential project — a way of shaping our lives together in a shared world, where we are allowed to take, or refuse, the existential leap of giving birth. To make that possible, we don’t need anti- or pronatalist politics, but a just society.

    #société #enfants #réproduction #grossesse #famille #état_de_providence #natalité #démographie #socialisme

  • Jean-Luc Mélenchon, avec la « nouvelle France », s’empare du terrain de l’identité pour contrer l’extrême droite
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/12/27/comment-jean-luc-melenchon-avec-la-nouvelle-france-s-empare-du-terrain-de-l-

    Pour Jean-Luc Mélenchon, c’est une manière de s’approprier le thème de l’identité nationale, dans une période où les droites ont accaparé la question en renouant avec l’idée barrésienne d’une France éternelle, attaquée et en déclin. L’ancien sénateur crée un récit en miroir – antiraciste, décolonial. De la même manière que le concept de créolisation, emprunté au penseur martiniquais Edouard Glissant (1928-2011), lui a permis de faire campagne contre Eric Zemmour et sa reprise, dans son discours, du « grand remplacement », en 2021 et 2022.

    [...]

    La nouvelle France n’est pas qu’un concept, c’est aussi une stratégie, si l’on pense aux propos du fondateur de #LFI en marge d’une manifestation, en septembre 2024 à Paris. A une militante, il lançait : « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires, tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. »

    https://justpaste.it/mmpbj

    #travail #famille #religion

  • Migration vers l’Europe : en #Guinée, la quête des #familles pour retrouver leurs #disparus

    En #Guinée-Conakry, de nombreux parents n’ont plus de nouvelles de leur enfant, parti tenter la migration vers l’Europe. Abdoul Aziz Baldé et Abdoulaye Diallo font partie de ces #pères de familles sans certitude sur la mort de leurs fils. Ils n’ont plus de nouvelles mais pas de corps non plus. Une ONG locale, l’#OGLMI, s’est donné pour mission d’aider les milliers de familles guinéennes concernées par ces deuils impossibles. Reportage.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68849/migration-vers-leurope--en-guinee-la-quete-des-familles-pour-retrouver
    #migrations #réfugiés #celleux_qui_restent #décès #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #ambiguous_loss #deuil #deuil_impossible
    ping @6donie

  • #Olivier_De_Schutter, rapporteur de l’ONU sur l’extrême #pauvreté : « La #stigmatisation des #pauvres accroît le sentiment d’anxiété et d’insécurité économique »

    Dans une tribune au « Monde », le juriste décrit les mécanismes d’une véritable « guerre contre les pauvres plutôt que contre la pauvreté », menée par un Etat-providence qui contrôle plus qu’il ne protège.

    L’économiste juif hongrois #Karl_Polanyi, alors exilé aux Etats-Unis, détaillait en 1944 dans La Grande Transformation, les raisons de la montée de l’#extrême_droite en Europe. Il soulignait que la foi sans limites des élites dans l’#autorégulation_du_marché et l’absence de mécanismes de #sécurité_sociale au moment de la crise économique de 1929 ont plongé une grande partie de la population dans une extrême pauvreté, favorisant la désignation de #boucs_émissaires et la montée des #fascismes. Tirerons-nous les leçons de son enseignement ?

    Les parallèles avec la situation actuelle sont trop nombreux pour pouvoir être ignorés. Depuis les années 1980, l’affaiblissement progressif du #système_social hérité de la période d’après-guerre plonge de plus en plus de personnes dans un état d’#insécurité_économique. Dans un contexte de crise de la croissance keynésienne et de hausse du #chômage, les fondements mêmes de notre système social ont été graduellement remis en cause par les thèses néolibérales.

    L’approche d’une #protection_sociale_universelle, fondée sur l’existence de #droits_sociaux garantis par la Constitution, a été remplacée par une approche conditionnelle. Les dépenses de sécurité sociale sont désormais considérées comme un #coût à réduire plutôt que comme un #investissement nécessaire au maintien de la #cohésion_sociale et à la #lutte_contre_la_pauvreté.

    Dérive dystopique

    En réalité, on a assisté à un grand retournement de la #politique_sociale : du rôle protecteur qui était le sien, l’#Etat-providence est passé à un rôle de #contrôle. Les dispositifs qui le constituent expriment une #méfiance envers des pauvres jugés coûteux, peu méritants, voire #fainéants. Les politiques dites « d’#activation » conditionnent désormais l’obtention d’une #prestation_sociale à une période d’activité, dans le but affiché « d’inciter » les personnes en situation de pauvreté à travailler, suggérant qu’elles sont tentées par l’#oisiveté.

    C’est ce que traduit la récente #réforme du #revenu_de_solidarité_active (#RSA), dont le versement est désormais conditionné à quinze heures d’activité gratuites par semaine. Dans une récente communication au gouvernement français, j’ai mis en garde contre les impacts de cette mesure qui, comme le soulignent la Défenseure des droits, la Commission nationale consultative des droits de l’homme et le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, pourrait mener à une augmentation du taux de #non-recours aux #prestations ainsi qu’à des cas relevant de la qualification de #travail_forcé. A ce jour, le gouvernement français n’a pas répondu à nos inquiétudes à ce sujet.

    La #dématérialisation de l’accès à l’#aide_sociale est une autre illustration de cette dérive aux accents dystopiques. Le « #tout-numérique » peut aggraver le phénomène de non-recours aux #aides_sociales et fragiliser les conditions de vie de nombreuses personnes en situation de pauvreté. En outre, les outils algorithmiques permettent d’automatiser #contrôles et #sanctions.

    La #Caisse_d’allocations_familiales (#CAF) a, par exemple, ciblé de manière discriminatoire des #familles_monoparentales ainsi que des personnes en situation de handicap. Cela mène à des retraits rétroactifs de prestations, aggravant ainsi la situation des bénéficiaires. Non seulement ces formes de contrôle constituent un frein au recours aux aides sociales et à la sortie de la pauvreté, mais elles sont souvent vécues par celles et ceux qui les subissent comme une #humiliation.

    Territoires abandonnés

    L’extrême droite prospère sur l’essor des inégalités et la #peur du #déclassement au sein des classes moyennes et populaires. Dans un contexte économique morose marqué par la stagnation des salaires et de nombreuses #délocalisations, la #stigmatisation des pauvres accroît encore davantage le sentiment d’anxiété et d’insécurité économique des classes moyennes paupérisées. Elle risque ainsi de renforcer les #divisions_sociales en opposant les « pauvres » aux « encore plus pauvres », d’une part, et « nos pauvres », jugés dignes d’être aidés, aux « migrants » qui viendraient leur faire concurrence, d’autre part. Ces dynamiques alimentent le discours décliniste des populistes d’extrême droite, qui attribuent l’insécurité économique à des #boucs_émissaires désignés par leurs origines ethniques.

    Pour inverser la tendance, les politiques sociales doivent être refondées sur le principe d’#universalité de la #protection_sociale, qui constitue un droit humain. Ces efforts doivent se doubler d’un plan de #cohésion_territoriale, permettant de garantir une véritable égalité d’opportunités entre populations des zones rurales et habitants des villes, alors qu’aujourd’hui beaucoup de ruraux ont le sentiment de vivre dans des territoires abandonnés, méprisés par les élites urbaines.

    La montée des populismes d’extrême droite est le résultat direct de la refonte néolibérale du modèle social d’après-guerre. Pour enrayer leur progression, la guerre contre les pauvres doit être remplacée par une guerre contre la pauvreté.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/22/olivier-de-schutter-rapporteur-de-l-onu-sur-l-extreme-pauvrete-la-stigmatisa
    #néolibéralisme #conditionnement #conditionnalité #inconditionnalité #immigrés #populisme

    aussi signalé par @colporteur
    https://seenthis.net/messages/1142934

    –-

    ajouté à la métaliste sur la #guerre_entre_pauvres :
    https://seenthis.net/messages/567127

  • #Santé des femmes : rattraper le temps perdu
    5 émissions radio !

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-grand-reportage/sante-des-femmes-rattraper-le-temps-perdu-7139410

    #podcast

    Au départ de ce Grand Reportage, il y a une dissonance. D’un côté, les questions de santé des femmes sont de plus en plus mis en lumière, comme l’endométriose et la ménopause. De l’autre, les témoignages de patientes qui déplorent un manque d’écoute et de prise en charge persistent toujours.
    Avec

    Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur de Paris, et membre du Comité d’éthique de l’Inserm où elle est co-fondatrice du groupe « Genre et recherches en santé »

    De cette tension est née l’envie de comprendre : que sait-on vraiment de la santé des femmes aujourd’hui et à quoi la recherche s’intéresse désormais ?

    Où tu apprends, entre autres, que le #travail de #nuit des #femmes augmente de 28% le risque de cancer du sein. (cf 52:35)

    #précarité #famille_monoparentale #france #médecine

  • « En assassinant la fille, il s’assure que la mère ne s’en remettra jamais » : les violences vicariantes, ou quand la violence conjugale s’exerce « par procuration »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/18/en-assassinant-la-fille-il-s-assure-que-la-mere-ne-s-en-remettra-jamais-les-


    Au pied de l’immeuble où vivait Chloé, tuée par son père à l’âge de 5 ans, à Courbevoie, le 13 mai 2023. OLIVIER BUREAU/« LE PARISIEN »/MAXPPP

    Les violences vicariantes désignent une forme particulière d’agression. Il s’agit d’une violence exercée, quasi exclusivement contre une femme, par un partenaire ou un ex-partenaire, à travers un tiers, généralement des enfants, avec pour objectif de faire souffrir l’autre, comme le définit Sonia Vaccaro, la psychologue argentine à l’origine de l’expression. En France, le terme de violence vicariante reste largement méconnu, avec une existence médiatique quasi nulle et aucune existence juridique.

    En Espagne, en revanche, cette notion a été intégrée au Pacte d’Etat contre la violence de genre en 2017, un accord approuvé par l’ensemble des groupes politiques désignant les violences vicariantes comme une partie intégrante des violences conjugales. Le gouvernement espagnol a par ailleurs approuvé un avant-projet de loi spécifique aux violences vicariantes le 30 septembre dernier qui en ferait, s’il était adopté, un délit à part et impliquerait, en principe, une peine allant de six mois à trois ans de prison. Depuis 2013, 65 enfants ont été assassinés en Espagne dans un contexte susceptible de désigner une violence vicariante, a récemment rappelé la ministre Ana Redondo, chargée de l’égalité.

    Si en France, il n’existe pas de décompte précis, quelques indicateurs nous permettent d’estimer le nombre d’enfants concernés. En 2023, neuf infanticides ont été commis dans un contexte de conflit conjugal, un chiffre qui s’élevait à 25 en 2019, d’après les chiffres du ministère de l’intérieur. Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, cette même année ce sont 398 000 enfants au total qui étaient covictimes de violences faites aux femmes.

    Les violences interviennent le plus souvent dans un contexte de séparation réelle ou menace de séparation : l’enfant devient un outil pour perpétuer le cycle des #violences_conjugales, comme le rapporte Andreea Gruev-Vintila, maîtresse de conférences en psychologie à l’université Paris-Nanterre, et autrice du livre Le Contrôle coercitif. Au cœur de la violence conjugale. Des avancées scientifiques aux avancées juridiques (Dunod, 2023). En effet, après la séparation, n’ayant plus accès à sa cible par la proximité, l’agresseur change de registre de contrôle, note la chercheuse.

    https://justpaste.it/a9wku

    #violence_vicariante #enfants #infanticides #femmes

    • Infanticides : « Notre cerveau nous empêche de penser ces violences »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/03/14/infanticides-notre-cerveau-nous-empeche-de-penser-ces-violences_6221996_3224

      La lente prise de conscience quant à ce phénomène toujours difficilement quantifiable tient notamment à la sidération qu’il produit, estiment les spécialistes des #maltraitances_infantiles.

      On les retrouve la plupart du temps à la rubrique des faits divers des journaux ou à celle des comptes rendus de procès. Souvent, leur lecture provoque la sidération. Les infanticides, ces meurtres d’enfants qui interviennent le plus souvent dans le cadre familial, sont difficiles à penser, tant ils mettent à mal nos représentations. Et c’est une partie du problème, estiment les spécialistes des maltraitances infantiles, qui plaident pour davantage de prévention.

      Selon un avis récent de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur les « morts violentes d’enfants dans le cadre familial », ces décès surviennent, le plus souvent, après une succession d’épisodes violents. La « répétition de drames pourtant fréquemment évitables » fut à l’origine de la saisine de l’organisation, à l’initiative de la députée Francesca Pasquini (Hauts-de-Seine, écologiste), membre de la délégation aux droits des enfants de l’Assemblée nationale.
      Une restitution du rapport, en présence de plusieurs acteurs engagés en faveur des #droits_des_enfants, était organisée au Palais-Bourbon le 7 février. La pédiatre Nathalie Vabres, coordinatrice de l’unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger (Uaped) au CHU de Nantes, s’est attardée sur la question du « déni » entourant ces situations. Par exemple, « quand on découvre chez un petit des lésions dont les parents n’arrivent pas à justifier les raisons, tous les professionnels de santé cherchent d’abord à écarter toutes les autres pistes, toutes les maladies, avant de se poser la question des maltraitances », a-t-elle avancé. Pour cette experte reconnue, « notre cerveau nous empêche de penser ces violences », et « il ne faut pas minimiser les freins culturels, que même les professionnels aguerris rencontrent ». Pour les éviter, l’une des réponses est de pouvoir réfléchir « collectivement ».

      Syndrome du bébé secoué

      Ce regard pluridisciplinaire manque souvent dans les espaces fréquentés par les enfants, qu’il s’agisse de l’école, des activités périscolaires ou du cabinet du médecin de famille. A l’inverse, il est au cœur des Uaped, dont la mission est d’organiser la prise en charge globale, sur les plans médical et judiciaire, des mineurs victimes. Cheffe de service au centre hospitalier régional d’Orléans, Barbara Tisseron a créé une telle unité il y a quinze ans. Comme Nathalie Vabres, elle est donc en contact, au quotidien, d’enfants violentés. Elle est ainsi amenée à faire les #signalements auprès du procureur de la République, quand existe un soupçon de maltraitance. En tant que médecin légiste, elle réalise en parallèle des expertises judiciaires à la suite d’infanticides.

      Une des violences les plus répandues sur les nourrissons, ici comme au niveau national, se rapporte au syndrome du bébé secoué. Selon la CNCDH, il concerne 400 enfants par an, un chiffre « largement sous-estimé en raison du nombre de cas qui ne seraient pas portés à la connaissance des autorités ou qui seraient classés dans une autre catégorie de décès ». Or, explique Barbara Tisseron, « ce sont des cas d’une violence extrême, et ce qui nous pose difficulté en plus, en ce moment, c’est que les diagnostics sont contestés de façon très virulente par des associations de parents et des avocats ».

      Comment faire pour éviter les morts violentes d’enfants ? Davantage qu’une réponse, Barbara Tisseron ouvre des pistes de réflexion. « Probablement qu’on tolère trop de laisser ces enfants dans leur famille. C’est sur un fil, on les laisse pour que ce lien persiste, et parfois ce fil est trop ténu, réfléchit-elle. Parfois, il y a des situations connues, et on se dit qu’on laisse une énième chance, et c’est celle de trop. » A rebours des discours qui prolifèrent sur les réseaux sociaux sur les placements abusifs, elle observe que « parfois, les situations sont déjà très dégradées lorsque les services sociaux interviennent à domicile, ou le temps qu’ils interviennent, et parfois les violences se sont aggravées, ou un drame est arrivé entre-temps ».

      « Savoir orienter »

      Les failles du repérage, le manque d’accompagnement, aussi, des parents défaillants apparaissent dans plusieurs de ces affaires. L’histoire d’une petite fille de 6 ans, hospitalisée pour des brûlures il y a plusieurs années, l’a profondément marquée. « J’avais été réquisitionnée pour aller l’examiner et dire si ses brûlures étaient d’ordre accidentel ou provoquées. Au cours de l’examen, la petite m’a parlé de coups de bâton et de violences à la maison. J’avais fait un signalement au procureur, et je m’étais opposée à ce qu’elle quitte l’hôpital avant qu’une enquête sociale soit faite. » La petite fille avait finalement regagné son domicile au bout de quelques jours. Deux mois plus tard, Barbara Tisseron apprenait qu’elle était morte chez elle, après une « chute dans les escaliers ». « On a alerté, et malgré ça elle est décédée », souffle la médecin, qui admet avoir mis « un temps fou » à s’en remettre.

      Si certaines situations de maltraitance sont connues, d’autres passent complètement sous les radars. Alors qu’un débat existe sur le fait de renforcer l’obligation de signalement par les médecins des violences, Barbara Tisseron croit plutôt dans l’importance de « savoir orienter ». « Faire un signalement quand on n’en a jamais fait et qu’on a sa salle d’attente remplie à craquer n’est pas chose aisée », estime-t-elle. « Il faudrait que les médecins soient formés à repérer les maltraitances, et puissent orienter vers une structure qui saura faire le signalement, comme l’Uaped. Qu’ils puissent appeler pour dire : “Je vous oriente cet enfant pour un motif banal, mais mon inquiétude derrière, ce sont les maltraitances, donc prévenez-moi si la famille ne vient pas, et là je ferai un signalement.” »

      Martine Brousse, la présidente de l’association La Voix de l’enfant, créée en 1981 avec pour but « l’écoute et la défense de tout enfant en détresse, quel qu’il soit et où qu’il soit », est elle aussi convaincue de la nécessité de « croiser les regards » pour repérer les violences. Or, « sur l’enfance maltraitée, on est toujours en silo », déplore-t-elle. Résultat : « Souvent, on passe à côté de la souffrance de l’enfant. »

      « Chiffre noir » des infanticides

      Le déni puissant qui entoure ces décès se lit dans leur comptabilité approximative, alerte la CNCDH. Après examen des sources existantes disponibles, elle estime qu’ un enfant décède tous les quatre ou cinq jours dans le cadre familial . Mais elle dénonce un « chiffre noir » des infanticides et, plus largement, des maltraitances subies par les enfants. En cause : la collecte des statistiques « peu fiable » et les données « partielles et cloisonnées », ainsi que les « meurtres non révélés de nouveau-nés à la naissance ou encore les homicides d’enfants non repérés ».

      Consciente que cette invisibilisation contribue à l’absence de politique publique spécifique, La Voix de l’enfant a décidé de publier tous les mois, sur ses réseaux sociaux, les morts violentes d’enfants dont elle a connaissance. « En novembre, il y en a eu six, dont cinq étaient dans des familles repérées. En décembre, sept, dont quatre auraient totalement pu être évitées », énumère Martine Brousse. Huit autres ont été comptabilisées depuis par l’association. Comment expliquer que le sujet ne mobilise pas davantage ? Pour Barbara Tisseron, cela renvoie à l’impossibilité de penser la maltraitance commise dans le cadre familial. « Je n’arrive pas à me l’expliquer, outre le fait que ça puisse faire barrage à la pensée », considère-t-elle.
      Lors du colloque organisé à l’Assemblée nationale, la magistrate Magali Lafourcade, secrétaire générale de la CNCDH, rappelait qu’en 2016 l’organisation avait joué un rôle pionnier en publiant un avis sur les féminicides, soulignant le « changement progressif de paradigme » à l’œuvre depuis, concernant les violences envers les femmes. « On a toujours les mêmes statistiques, mais au moins on compte nos mortes. Il faut la même chose pour les enfants, il faut faire la lumière sur les ressorts, systématiser les autopsies… » Passer « du fait divers au fait social », avec l’espoir d’anticiper et d’éviter une partie de ces drames.

      #syndrome_du_bébé_secoué #famille

  • « J’espère que vous saurez vous montrer miséricordieux ou quelque chose comme ça parce que j’ai un parlement qui est à moi et pendant tout ce temps ces mots c’était ma façon d’être moi et pas un autre. »

    Le démon de la colline aux loups, Dimitri Rouchon-Borie (2021).

    Ce livre a été multi-primé, c’est donc peut-être une redite pour nombre de vous. Moi, je connaissais pas, puis il m’a été offert et j’ai trouvé aussi fin que costaud ce roman de l’atrocité « sexuelle » (#inceste, #viol) et meurtrière, écrit à la première personne par un ex-chroniqueur judiciaire qui y bricole avec brio une langue adéquate à son objet.

    TW

    « Je vais écrire des choses sales et je voudrais que vous me pardonniez même si lire c’est moins pire que subir on voudrait tous être épargnés. »

    La recension qui suit me parait juste. Elle ne nécessite pas de TW https://justpaste.it/9efhw

    edit vu l’objet, c’est aussi un livre contre Le management de la sauvagerie, me semble-t-il.

    #livre #roman #crime #littérature #famille #enfance

    • Je sais que c’est incompréhensible mais vous marchez sur un pont et moi sur un fil alors par pitié laissez-moi avoir mes raisons.

      ... et tous les jours je me demande pourquoi quelqu’un n’est pas venu me sauver avant, quand j’étais un enfant, ou encore plus tôt quand j’étais à peine une idée dans l’ordre des choses.

      ce serait un orgueil immense de penser expliquer un malheur si important par des mots

  • La parole écrasée
    https://lundi.am/La-parole-ecrasee

    Eddington est sorti en salles au milieu du mois de juillet. Deux mois séparent donc sa sortie de la date à laquelle nous mettons le point final à ce texte. Deux mois qui ont permis une certaine production critique. Articles, vidéos Youtube, débats ont suscité une importante somme de discours sur le #film – et le moins que l’on puisse dire est que la critique est divisée. Et pourtant, cela nous laissant abasourdis à défaut d’être réellement surpris, il nous semble qu’aucune de ces critiques ne met le doigt de près ou de loin sur le sujet central de ce film : l’#inceste. Un avis assez renseigné sur Reddit s’est même fait le plaisir de lister ce qui serait, aux yeux de l’internaute en question, les dix-sept sujets majeurs du film. Il n’a pas même mentionné les violences sexuelles sur les enfants. Cette réception d’Eddington, effarante, est sans doute dû en partie au positionnement même du film, qui tente de montrer comment l’inceste écrase le langage, dans une société qui s’évertue à la maintenir en dehors des frontières du dicible. Retour sur Eddington.

    #cinéma #famille #communication #capitalisme

  • Lecture d’un extrait du livre « La maison vide » de Laurent Mauvignier, paru aux Éditions de Minuit en 2025

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/la-maison-vide-de-laurent-mauvignier

    Le roman s’ouvre sur une demeure abandonnée pendant vingt ans, renfermant objets, photos mutilées et traces de plusieurs générations. À partir de cette maison, l’écrivain remonte le fil d’une histoire familiale marquée par deux guerres mondiales, la vie paysanne et les destins brisés de plusieurs femmes. On croise Marie-Ernestine, musicienne empêchée par un mariage imposé, Marguerite, figure rebelle et humiliée à la Libération, ou encore les hommes partis au front et revenus détruits. En ravivant ces existences oubliées, Mauvignier tente de comprendre l’ombre que ce passé a fait peser sur les siens, jusqu’au suicide de son père en 1983. Le roman est à la fois enquête intime, fresque historique et méditation sur la mémoire transmise par les silences autant que par les récits. Avec son écriture minutieuse et vibrante, l’auteur redonne chair à des vies effacées et fait de cette maison un lieu hanté où s’entrelacent drame familial et mémoire collective.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Voix, #Mémoire, #Famille, #Histoire, #Guerre, (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_la_maison_vide_laurent_mauvignier.mp4

    https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-La_Maison_vide-3486-1-1-0-1.html

  • Bouteille à la mer

    Cette plateforme participative est imaginée pour recueillir les #récits que les #familles des disparu.e.s de la #Tunisie ont choisi de partager librement. Elle n’est pas une simple #base_de_données. Elle se veut une zone d’action où vous pouvez commémorer vos proches, mettre leurs vies et leurs noms en lumière et militer librement. Cette #plateforme est dédiée à toutes les personnes qui refusent d’oublier leurs proches parti.e.s et qui résistent à la violence des politiques migratoires européennes.

    https://www.bouteillesalamer.org
    #mémoire #souvenir #mourir_en_mer #décès #morts #frontières #migrations #commémoration #oubli #cartographie #visualisation #bouteille

    ping @reka @karine4 @6donie

  • Une étude du collectif « Mères déters » compare les actions menées par quatorze communes pour les familles monoparentales, et démontre un accès inégal aux services essentiels.
    https://www.liberation.fr/societe/familles/les-maires-ont-la-capacite-de-changer-la-vie-des-meres-isolees-les-politi

    « Selon la ville dans laquelle on habite, notre vie en tant que mère isolée peut changer radicalement » : ce constat est le point de départ d’Yvonne (1), rédactrice de l’étude et membre du collectif cofondé en 2024 par Sarah Lebailly, ex-présidente de la Collective des mères isolées, et la militante marseillaise Wafa. Entre les mois de juillet 2024 et 2025, elle a comparé les actions municipales de quatorze #villes françaises : les dix plus peuplées, mais aussi deux villes moyennes ayant mis en place un plan pour la #monoparentalité (Ris-Orangis dans l’Essonne, Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis), ainsi que deux communes ultramarines (Saint-Denis de la Réunion et Fort-de-France en Martinique).

    Population précaire invisibilisée

    Près d’un quart des familles en France sont monoparentales, selon les chiffres 2020 de l’Insee, avec, dans l’écrasante majorité des cas, des femmes à leur tête (83 %). Elles sont « extrêmement dépendantes des services publics », précise Yvonne. Le reste à vivre des mères isolées est inférieur presque de moitié à celui des couples avec enfants. En 2020, 28,7 % d’entre elles travaillaient à temps partiel, une situation souvent contrainte par les besoins de garde des enfants, qui renforce leur précarité.

    En dépit de leur poids démographique, les #familles_monoparentales demeurent trop peu visibles dans les politiques municipales, avec de fortes disparités d’accès aux services essentiels suivant les communes. En 2020, parmi les dix programmes des candidats maires aux villes figurant dans l’étude (les quatre manquants n’ont pas pu être retrouvés), seuls quatre faisaient mention de la monoparentalité.

    « Ce qu’on essaye de mettre en lumière, c’est que les maires ont la capacité de changer la vie des mères isolées », précise la rédactrice de l’étude. De nombreuses compétences en lien direct avec la vie quotidienne des familles dépendent des mairies et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) : l’accueil périscolaire, les transports, la petite #enfance, la restauration scolaire ou encore le logement. « Les communes gèrent toute cette période qui va de la naissance aux 12 ans de l’enfant, là où on a le plus de besoins », détaille Yvonne.

    https://justpaste.it/23r6d

    #mères isolées #municipalités #élections_municipales

  • Collectif Pédopsy 93 : « En Seine-Saint-Denis, les services publics liés à la santé des enfants ne tiennent que par l’engagement personnel des professionnels »

    Le gouvernement parle du nécessaire « réarmement démographique » de la France, mais délaisse le demi-million d’enfants qui vivent en Seine-Saint-Denis, le département de métropole où le taux de natalité est le plus élevé mais le moins bien doté en moyens pour les enfants.
    Les conditions de vie y sont difficiles : 15 % des familles sont monoparentales, selon les chiffres de l’Insee, et le mal-logement est un enjeu massif. Les mères seules ont en majorité des métiers aux horaires exigeants, dans des lieux éloignés de leur domicile, qui les obligent à s’absenter tôt le matin ou tard le soir. Elles sont mal payées. Le taux de pauvreté des enfants y est le plus élevé de France. Les écoles sont peu entretenues, et les classes sont surchargées.

    Face à ces difficultés, l’éducation nationale, débordée et sous-dotée en Seine-Saint-Denis, demande de plus en plus de « #certificats_MDPH », destinés à la Maison départementale des personnes handicapées, de sorte à obtenir la venue en classe d’accompagnants des élèves en situation de handicap. Ces « aides humaines », chargées d’aider les enfants mais aussi les enseignants, sont en nombre insuffisant, doivent partager leur temps entre plusieurs enfants et sont elles-mêmes précaires et mal rémunérées.

    Pour prendre le relais des défaillances de l’école publique, c’est donc toute une cohorte d’enfants qualifiés d’« handicapés » que nous « fabriquons » dans le département. Nous ne devons pas nier qu’effectivement, les enfants qui cumulent des difficultés sociales, familiales, un manque d’accès à l’éducation dans de bonnes conditions, aux services de protection de l’enfance et aux soins développent de réels troubles psychiques et développementaux.

    Services saturés

    L’aide sociale à l’enfance est débordée ; les éducateurs surchargés de situations difficiles craquent et partent. Les postes sont vacants. Les foyers d’accueil de la protection de l’enfance sont pleins, et les professionnels n’arrivent plus à gérer les enfants. Les #ruptures_d’accueil, et donc de lien, s’enchaînent pour des enfants déjà fragilisés par des parcours de vie difficiles qui ont abouti à leur placement par les services de protection de l’enfance. La Seine-Saint-Denis a très peu de médecins généralistes, et s’impose comme le « premier désert médical de France », beaucoup d’enfants n’ont pas de médecin traitant, et le taux de mortalité infantile y est extrêmement préoccupant.

    Les services de soins pédopsychiatriques sont saturés, avec un délai d’attente pour un premier rendez-vous d’un à deux ans pour rencontrer un psychologue ou un pédopsychiatre. Durant cette attente, l’enfant grandit, et souvent, sa trajectoire développementale s’aggrave. Le #collectif_Pédopsy_93 alertait déjà à ce sujet dans une tribune publiée par Le Monde en 2022. Malgré l’annonce de la priorité mise par le gouvernement sur la santé mentale des plus jeunes, les enfants en situation de précarité économique et sociale restent les moins pris en charge.

    Ces enfants sont la richesse de la France, mais ils sont laissés à l’abandon. C’est un bien mauvais calcul éthique et financier. Au lieu de miser sur leur avenir, l’Etat les abandonne et les stigmatise. Nombre d’entre eux se retrouvent finalement en situation de handicap, alors même que cela aurait pu être évité avec la mise en place d’un parcours de soins adapté.

    Une à une, les institutions alertent par le biais de tribunes, de manifestations, d’appels à l’aide. Tous les services publics impliqués, de l’éducation nationale aux services de protection de l’enfance en passant par l’hôpital et la justice des mineurs, ne tiennent que par l’engagement personnel des professionnels. Mais jusqu’à quand ? Certains secteurs sont déjà délabrés. Les enfants de Seine-Saint-Denis seraient-ils trop « colorés » pour compter pour la France ?

    Familles angoissées

    L’exemple de l’#orthophonie illustre ce profond désengagement de l’Etat. La plupart des services de pédopsychiatrie en France n’ont plus d’orthophonistes en raison des conditions salariales inacceptables du secteur public en regard d’une activité en libéral. Après une recherche et une attente d’un à deux ans, les familles parcourent souvent de grandes distances afin d’avoir accès à des soins orthophoniques pour leur enfant. Trop peu d’orthophonistes sont installées dans le département, et certains parents sont contraints à des trajets d’une demi-journée pour offrir à leurs enfants une seule séance.

    Alors, lorsqu’une décision inscrite au dernier projet de loi de financement de la Sécurité sociale dit que les familles des enfants suivis en centre médico-psychologique (#CMP) et en orthophonie doivent choisir entre l’un ou l’autre, cela ne nous semble pas entendable. C’en est trop pour les familles, trop pour les enfants, trop pour nous, professionnels du soin, de l’éducation, de la #protection_de_l’enfance.

    Depuis le 1er juillet, et ce dans tous les départements français, la Sécurité sociale ne rembourse plus les soins en orthophonie, sauf si ceux-ci « ne sont pas en rapport avec un trouble psychologique suivi en CMP » , alors même que le développement psychoaffectif de l’enfant s’inscrit dans le langage. Le coût de ces soins devra alors être pris en charge par les hôpitaux, qui ne parviennent plus à recruter des orthophonistes.

    Les hôpitaux, eux-mêmes en déficit, n’ont pas les moyens de prendre en charge ce coût. Asphyxiés financièrement, ils affichent des délais de paiement des factures atteignant les deux cents jours. Les orthophonistes ne voudront certainement pas conventionner dans ces conditions. Depuis la rentrée, nous voyons affluer dans les CMP des familles angoissées, forcées de choisir entre les soins psychologiques et les soins orthophoniques.

    Quel est le sens de cette décision ? Afficher un déficit de la Sécurité sociale moins marqué ? Qui pense à nos enfants ? Qui pense à notre avenir ?

    Thierry Baubet, chef du service de pédopsychiatrie au centre hospitalo-universitaire Avicenne (Bobigny) ; Bérengère Beauquier-Maccotta, cheffe du service de #pédopsychiatrie l’hôpital de Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne) ; Jean-Pierre Benoit, chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Delafontaine (Saint-Denis) ; Ligia Gorini, cheffe du service de pédopsychiatrie à l’hôpital de Ville-Evrard ; Noël Pommepuy, chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital de Ville-Evrard ; Clémentine Rappaport, cheffe du service de pédopsychiatrie au centre hospitalier intercommunal Robert-Ballanger (Aulnay-sous-Bois). Tous sont membres du collectif Pédopsy 93, qui regroupe les services de pédopsychiatrie de Seine-Saint-Denis.
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/25/collectif-pedopsy-93-en-seine-saint-denis-les-services-publics-lies-a-la-san

    #93 #enfance #pauvreté #familles_monoparentales #MDPH #AESH #psychiatrie

    • Par ailleurs et plus généralement

      « On confond parfois l’expression d’un mal-être chez les jeunes avec la dépression » : la tribune d’un collectif de psychiatres
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/25/sante-mentale-des-jeunes-on-confond-parfois-l-expression-d-un-mal-etre-avec-

      [chapo merdique qui ne dit rien de la différence entre dépistage et #clinique, pourtant au coeur de l’article] Dans une tribune au « Monde », un collectif de psychiatres et de chercheurs invite à la prudence face aux autodiagnostics et insiste sur l’importance de définir un protocole rigoureux, seule manière d’apporter aux patients une aide adéquate et d’éviter la surmédicalisation.

      Un jeune sur quatre en France souffrirait de #dépression. Ce fait alarmant, publié dans Le Monde le 2 septembre, provient d’une enquête de l’Institut Montaigne, de la Mutualité française et de l’Institut Terram. Basée sur un questionnaire en ligne rempli par 5 633 jeunes de 15 à 29 ans, elle révèle une souffrance réelle avec une fatigue persistante pour plus de huit jeunes sur dix, des troubles du sommeil pour près des trois quarts et des idées suicidaires pour 31 % d’entre eux.

      Ces chiffres reflètent-ils pour autant une épidémie de troubles dépressifs ? Non, car ils confondent l’expression d’un mal-être avec une pathologie, dont le #diagnostic est délicat et basé sur un #entretien_clinique. Cette distinction est cruciale pour éviter une #surmédicalisation [que pratique fort bien les généralistes en consultation, embarrassés, pas formés et le plus souvent incapables d’indiquer un psy qui soit disponible] et maintenir la confiance dans les études en santé mentale.

      L’outil central de l’enquête de l’Institut Montaigne, le Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9), est un questionnaire standardisé couramment utilisé pour évaluer les symptômes dépressifs. Pourtant, comme le confirment de nombreuses études scientifiques, le PHQ-9 est avant tout un outil de dépistage, non de diagnostic : une analyse publiée en 2021 dans le British Medical Journal montre que celui-ci détecte bien les signes potentiels de dépression mais qu’il est moins précis pour confirmer l’absence de maladie.

      Comme tout outil de dépistage, il repère par excès, comme un portique de sécurité à l’aéroport qui sonne à cause d’une boucle de ceinture ou d’une clé dans la poche, mais qui ne signale pas nécessairement la présence d’une arme. Cela est synonyme d’un risque important de faux positifs : le PHQ-9 peut faire croire qu’une personne souffre de dépression alors que ce n’est pas le cas.

      De surcroît, les autoquestionnaires comme le PHQ-9 manquent de fiabilité, c’est-à-dire que leurs résultats peuvent varier selon le contexte. Utiliser cet outil de manière isolée pour affirmer que 25 % des jeunes sont « atteints de dépression », avec des pics à 52 % en Guyane, constitue une extrapolation qui ne rend pas honneur à la recherche en psychiatrie. Selon les estimations actualisées de l’Organisation mondiale de la santé, publiées le 1er septembre, la prévalence globale de la dépression chez les 15-19 ans est d’environ 3,4 % , bien en deçà des chiffres avancés par l’enquête.

      Cette généralisation ignore le travail diagnostique essentiel, qui va bien au-delà d’un score sur un questionnaire. Le diagnostic d’une dépression nécessite une anamnèse approfondie, c’est-à-dire une exploration détaillée de l’histoire personnelle du patient : antécédents familiaux, événements de vie traumatiques, facteurs biologiques et environnementaux. Un entretien clinique structuré, mené par un médecin formé, évalue l’intensité et la durée des symptômes et leur impact sur le quotidien scolaire, social et familial. Il permet également de mettre en évidence de très fréquents troubles associés.

      Sans cela, on risque de confondre la dépression avec des manifestations de détresse psychologique liées à des événements de vie ou à des périodes de transition comme l’adolescence. Le risque est aussi d’attribuer ces symptômes de façon erronée à une dépression alors que des signes de détresse psychologique peuvent révéler d’autres troubles psychiques : états traumatiques, troubles anxieux, conséquences psychologiques de troubles du neurodéveloppement. Apposer des termes comme « dépression » ou « trouble dépressif » sur des autoévaluations rapides banalise la maladie, encourage une identification erronée de celle-ci à un autodiagnostic et peut dissuader ceux qui en souffrent vraiment de chercher une aide appropriée.

      Déterminants personnels

      En 2025, année où la santé mentale est érigée en grande cause nationale, il est temps d’exiger une approche scientifique rigoureuse. Comme les portiques de sécurité dans un aéroport, les enquêtes comme celle de l’Institut Montaigne sont précieuses. Elles alertent sur le mal-être des jeunes, particulièrement chez les femmes et les plus vulnérables économiquement.

      Mais il est essentiel qu’elles soient complétées par des validations cliniques pour éviter les #surdiagnostics. Leurs résultats doivent être présentés au grand public pour ce qu’ils sont, au risque d’entretenir la confusion, et de faire croire que le mal-être des jeunes relève systématiquement d’une prise en charge médicale, alors que les déterminants en sont probablement essentiellement sociétaux.

      Les chiffres de cette enquête plaident avant tout pour le développement d’une réelle politique de #prévention des déterminants personnels et psychosociaux qui font le lit de futurs troubles psychiatriques. Ils incitent aussi à développer des dispositifs d’évaluation et d’intervention pertinents.

      Cela implique l’accès rapide à des professionnels formés à l’évaluation clinique, capables d’orienter les personnes en fonction de leurs besoins.
      Ce type de dispositif, lorsqu’il repose sur des procédés rigoureux et un réseau de proximité solide, permet d’aiguiller judicieusement celles et ceux qui requièrent vraiment une approche médicale ou pluridisciplinaire. Des innovations dans le parcours des jeunes en détresse psychologique sont menées en France, en Belgique et en Suisse afin de leur faciliter l’accès à des suivis psychologiques, lorsque cela est utile, ou à des équipes d’intervention précoce pour les jeunes à haut risque de troubles psychiques sévères.

      Plaidons sans relâche pour des diagnostics fondés sur des preuves, non sur des approximations. C’est ainsi que nous protégerons véritablement les générations à venir.

      Parmi les signataires : Rémy Barbe, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent ; Fabrice Berna, professeur de psychiatrie ; Hervé Caci, pédopsychiatre ; David Da Fonseca, professeur de pédopsychiatrie ; Véronique Delvenne, professeure de pédopsychiatrie ; Bruno Falissard, directeur du Centre de recherche en épidémiologie et en santé des populations ; Geneviève Henault, praticienne hospitalière ; Pierre Oswald, directeur du service de psychiatrie et enseignant ; Diane Purper-Ouakil, professeure de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ; Benjamin Rolland, psychiatre et addictologue ; Hélène Verdoux, professeure de psychiatrie.

      Comme quoi on réussit à faire plus standardisé que le DMS.

      #standardisation