#fan_studies

  • J’ai lu : Les fans. Publics actifs et engagés – Nous sommes fans
    https://noussommesfans.com/2021/11/08/jai-lu-les-fans-publics-actifs-et-engages

    À quand remonte la dernière fois que vous avez aperçu un livre dans une librairie ou sur le Web et que vous vous êtes dit : « Il me faut absolument ce livre dans ma bibliothèque » ? C’est la réaction que j’ai eue en apprenant la parution du plus récent livre de Mélanie Bourdaa (et aussi en apprenant la sortie prochaine du livre Pour que tu mèmes encore, mais ça, c’est une autre histoire).

    Que vous soyez ou non familier avec les fan studies, je vous invite à lire le résumé qui suit.

    #fans #Mélanie_Bourdaa #Fan_studies

  • Les fans, ces publics actifs et engagés – Traversées
    https://traversees.hypotheses.org/884

    Dans le programme Traversées, les fans ont été l’objet d’une journée d’études et des perspectives de recherche sur les pratiques toxiques de fans ont été évoquées.

    Dans la continuité de ces réflexions, nous souhaitons présenter l’ouvrage de Mélanie Bourdaa, paru récemment aux éditions C&F, qui rend compte des communautés de fans notamment sous le prisme d’un activisme politique, culturel et social mais également en lien avec les transmissions intergénérationnelles à l’intérieur des fandoms analysés.

    Les publics fans sont souvent réduits dans les médias à des stéréotypes (fangirl hystérique et fanboy obsessionnel). Mais il faut aller au-delà de ces représentations négatives pour comprendre que les fans sont des publics actifs, appartenant à un collectif social, produisant du discours et des activités. L’ouvrage analyse ces activités en se concentrant plus particulièrement sur certaines d’entre elles.

    Enfin, le livre aborde à la fois la représentation des minorités sexuelles dans les séries télévisuelles, avec des études de cas précis comme la représentation du coming out dans Grey’s Anatomy, Pretty Little Liars et Supergirl. Il présente également la perception de ces représentations par les publics LBGTQIA+. En 2016, il y a eu aux États-Unis une vague de mauvaises images des personnages lesbiens dans les séries télévisées, symbolisée par le trope “Bury Your Gays”. Ce trope met en avant la mort de personnages lesbiens pour faire avancer les arcs narratifs d’autres personnages. L’exemple le plus démonstratif est la mort de Lexa dans la série The 100.

    Ce livre se conclut par une étude de cas de la communauté des fans de Wynonna Earp, les Earpers. Cette analyse rend compte des liens sociaux à l’œuvre dans la communauté, qui se transforment en véritable famille choisie pour les membres, mais également des principes de mentorat qui s’opèrent entre fans anciens et nouveaux fans.

    #Mélanie_Bourdaa #Fans #Earpers #Bury_your_gay #Fan_studies

  • Le cosplay : un outil d’émancipation féminine ? - Le Temps
    https://www.letemps.ch/culture/cosplay-un-outil-demancipation-feminine

    Armures, sceptres, masques, épées… Tels sont les outils de travail des cosplayeurs. Créatifs débordant d’imagination, ils créent habilement des costumes à enfiler lors de conventions ou de salons dédiés à la pop culture. Comme des acteurs de théâtre, ils incarnent des personnages en adoptant leur comportement et leur apparence. Ce week-end, une vingtaine d’entre eux seront à l’honneur à Bâle, à l’occasion de Fantasy Basel, et des centaines d’autres arpenteront les allées sous les traits du super-héros Iron Man, de l’héroïne de jeux vidéo Zelda ou encore de la « Mère des dragons » Daenerys.

    Si beaucoup le pratiquent, peu en connaissent la genèse de cette pratique. Le cosplay, mot-valise dérivé de « costume » et de « playing », est née dans années 1930, lors de rassemblements de fans aux Etats-Unis. Mais le terme lui-même vient du Japon, rappelle Antoine Chollet, maître de conférences en sciences de gestion à l’Université de Montpellier et chercheur autour des jeux vidéo : « Le mot a été inventé en 1983 par Nobuyuki Takahashi, un journaliste japonais qui se rendait à une convention sur la science-fiction aux Etats-Unis. Il a transformé le terme américain « costuming » en « cosplay » pour coller davantage à la culture japonaise. » Etonnamment, le cosplay était donc déjà pratiqué avant même d’avoir un nom.

    La communauté, très exigeante sur la qualité des cosplays réalisés, reste plutôt inclusive et bienveillante, du point de vue de Mélanie Bourdaa, maître de conférences en information et communication à l’Université Bordeaux Montaigne : « Ce sont avant tout des espaces dans lesquels se rencontrent des pairs qui ont les mêmes passions et références culturelles. Cependant, comme toute communauté, il est possible que des tensions et des clivages émergent. C’est ce que l’on appelle le toxic fandom. Sous couvert d’authenticité, les publics décrètent alors que tel ou tel cosplayeur ne peut pas incarner tel ou tel personnage. Ce qui est pointé est en général la couleur de peau, le genre ou le poids, donc le corps. » Une analyse confirmée par Lowena, qui dénonce les personnes extérieures à la communauté : « Ce sont elles qui ont les comportements et les remarques les plus sexistes. Celles qui en souffrent le plus sont les femmes qui sortent de la norme du patriarcat, comme les personnes noires ou transgenres. Elles sont souvent poussées à arrêter le cosplay très tôt, et ça prive la communauté d’une plus grande inclusivité. »
    Grandir et s’accepter

    Dans cet univers aussi patriarcal que la société elle-même, les cosplayeuses parviennent tout de même à tirer leur épingle du jeu et à s’émanciper des normes. La mise en valeur de leurs personnalités à travers des personnages de fiction peut ainsi être l’occasion de se réapproprier leurs propres corps. Lowena, comme Juno Stevens, témoignent toutes deux de l’impact du cosplay sur leur relation à leur féminité au quotidien.

    #Cosplay #Fan_studies #Mélanie_Bourdaa