• Bourdaa Mélanie. Les fans : Publics actifs et engagés
    https://journals.openedition.org/rfsic/13695

    Recension par Hélène Breda dans la revue de la SFIC

    L’ouvrage de Mélanie Bourdaa, tiré de ses travaux d’HDR, apporte une importante contribution en langue française aux études de fans (fan studies), ici incorporées aux Sciences de l’Information et de la Communication (SIC). Son propos y est développé en deux temps. La principale question qui le traverse est centrée sur les liens qui unissent les fans, en tant que publics actifs et créatifs, au contexte social dans lequel ils sont ancrés. L’autrice entend ainsi battre en brèche les préjugés parfois tenaces selon lesquels les fans seraient des personnes obsessionnelles et déconnectées de la réalité.
    La première partie se saisit justement des enjeux politiques sous-tendus par certaines activités et pratiques faniques : Bourdaa y montre que les fans de séries télévisées sont des individus insérés dans un collectif, qui interagissent à la fois entre eux, avec des textes médiatiques et avec leurs producteurs.

    Le second chapitre aborde les engagements culturels et politiques des fans, qui s’expriment à travers certaines de leurs pratiques.

    Dans le chapitre suivant, Mélanie Bourdaa articule des questions de représentations d’identités culturelles dans plusieurs séries télévisées à leur réception engagée par leurs publics, et au premier chef par des personnes issues des groupes minorisés montrés à l’écran.

    La seconde partie de l’ouvrage aborde pour sa part les pratiques de fans. Son premier chapitre revient sur la question de l’identité du fan, pour rappeler qu’elle est double : il se forge une individualité distinctive à travers sa passion, mais s’inscrit dans le même temps au sein d’un groupe de pairs, qui peut être doté d’un nom de communauté. Le fandom constitue ainsi « un point d’ancrage fort qui crée une identité collective sociale affirmable et reconnaissable »

    L’autrice approfondit dans le chapitre suivant la question de l’acquisition de compétences à travers les pratiques de fans, dans la lignée de recherches antérieures sur les « transformative works » (activités transformatrices [des œuvres de départ]). À l’instar des chapitres précédents, celui-ci montre que des pratiques qui existaient de longue date se développent désormais majoritairement en ligne et sont façonnées par le numérique.

    L’ouvrage s’achève sur l’étude d’un fandom particulier, celui des Earpers, les fans de la série Wynona Earp. Toujours dans une posture d’ « ethno-fan », l’autrice s’est livrée conjointement à la collecte et l’analyse de traces en ligne et à l’étude des réponses à un questionnaire qu’elle a fait circuler sur Twitter. Cela lui permet de ressaisir et d’approfondir un certain nombre d’aspects évoqués précédemment.

    Mélanie Bourdaa propose avec Les fans. Publics actifs et engagés un ouvrage qui présente des qualités de synthèse et qui, tout en étant arrimé à une solide bibliographie (largement anglophone), parvient à appuyer son propos sur des études de cas originales menées par l’autrice. L’on pourra dès lors espérer que sa publication marquera un jalon dans le déploiement hexagonal des fan studies dans le champ des SIC.

    #fans #Fandom #Mélanie_Bourdaa

  • Être fan, une admiration qui aide à grandir
    https://www.ouest-france.fr/education/parents-enfants/etre-fan-une-admiration-qui-aide-a-grandir-d702ee8e-198c-11ed-8966-3007
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMjA4NjI3NTllNWZlZGRkODQwMTJjMjlkOWI4M2Q2NzhiMzY?width=1260&he

    Des posters plein les murs, des albums écoutés en boucle dans leur chambre, des répliques de film apprises par cœur. Ils sont fans et leurs parents ne comprennent pas toujours pourquoi. Une admiration qui ne se limite pas qu’à l’adolescence. Il est bon de se rappeler que l’attitude de fan peut apparaître dès tout petit, "en voulant toute la chambre et les vêtements Pat’patrouille"​, donne pour exemple la psychologue clinicienne Aline Nativel Id Hammou. Aux environs de "trois ans"​, votre enfant, déjà, peut être fan.

    "« Les pratiques ne sont pas différentes selon les âges"​, rapporte Mélanie Bourdaa, sociologue spécialiste des fan studies . "Souvent on va vers ce qui nous ressemble quand on est plus jeune"​, distingue Aline Nativel Id Hammou,"et après on a envie de développer ses traits de personnalités ou en découvrir d’autres. On projette un idéal." ​Celui qui vient parfois combler un manque : "La force, le courage, la beauté… Moi je m’aperçois que je n’ai pas ça, mais en même temps ce personnage que j’adore va peut-être me donner la force, le courage ou l’envie de développer des compétences que je n’ai pas."

    Matéo*, 18 ans, est fan depuis ses 16 ans de Dua Lipa. Il a trouvé chez elle des "points communs" ​et dans ses paroles le sentiment de"ne pas être seul"​. "Je suis bisexuel et j’ai eu beaucoup d’histoires avec des garçons comme des filles. C’était très compliqué pour moi d’accepter ça. Dua lipa, elle, est très ouverte à "

    #Mélanie_Bourdaa #Fans

  • Les fans : l’armée des ombres | Illustré
    https://www.illustre.ch/magazine/les-fans-larmee-des-ombres-526509

    Spécialiste des fans de séries télé, la sociologue Mélanie Bourdaa décrypte leur effervescence dans un nouvel essai : « Les fans. Publics actifs et engagés » (C&F Editions). « Un fan est quelqu’un qui participe à un collectif social pour produire du sens et du contenu, et faire preuve d’expertise, qui est la définition même du fan : il va connaître par cœur une œuvre ou un artiste, ainsi que tout son univers, pour défendre ce qu’il aime », résume-t-elle. Le fan aime retrouver ses pairs pour partager la même passion, mais aussi déployer des pratiques créatives. Fanfiction, « fan art » (la pratique de dessins et collages), création de sites encyclopédiques et de musées virtuels dédiés à l’objet de son affection, sans oublier le cosplay, cet art de créer ses propres déguisements autour de l’univers d’une œuvre, et maintenant « random dances »…

    Loin d’être un consommateur passif, le fan est même très solidaire, précise Mélanie Bourdaa : « A chaque fois, dans ces communautés, un partage collaboratif de compétences va se mettre en place, à travers des tutos ou du mentorat. Ce partage du lien social peut aller jusqu’à l’activisme partagé : les fans questionnent souvent l’identité́ sexuelle, le racisme ou le genre à travers leurs productions, par exemple. » Les fans ont même une telle puissance qu’ils ont façonné les réseaux sociaux, selon Kaitlyn Tiffany, journaliste pour le média « The Atlantic » et elle-même fan du « boys band » One Direction à l’adolescence. Profitant de sa connaissance pointue de ce « fandom », elle décortique le monde souterrain des fans dans un livre paru en juillet : « Everything I Need I Get from You ».

    #Mélanie_Bourdaa #Fans #Fan_studies

  • [C&F] Fans et culture participative
    http://0w0pm.mjt.lu/nl2/0w0pm/1wnx.html?m=ANAAAL8AzPUAAABDDD4AAAkTGo0AAAAAtBIAAK4dABjAHgBiAk7C1NYIUIkJSZ

    Fans et culture participative

    Bonjour,

    Trop souvent on confond « fans » et « passivité devant des héros ». On réduit le ou la fan à la multiplication des affiches dans les chambres d’adolescents. Si bien qu’être fan comporte trop souvent une connotation négative.

    Le livre de Mélanie Bourdaa, au contraire, montre le côté dynamique de la fan-attitude, celle qui s’inscrit dans la culture participative, qui part d’un produit culturel mainstream pour ajouter une créativité propre, et des formes d’engagement originales.

    Les fans. Publics actifs et engagés
    Mélanie Bourdaa
    13,5 x 20 cm. - 312 p.
    Collection Les enfants du numérique
    version imprimée : 23 € - ISBN 978-2-37662-029-7
    version epub : 9 € - ISBN 978-2-37662-041-9

    Commander en ligne (imprimé ou epub) : https://cfeditions.com/fans

    Dans son ouvrage, Mélanie Bourdaa a particulièrement étudié les fans des séries d’origine américaine (Battlestar Galactica, The 100, Wynona Earp...). Elle a découvert des pratiques d’entraide très fortes entre membres d’un fandom, tant dans l’échange de savoirs sur les séries, que de capacité de mobilisation autour des séries. Le fandom constitue en effet une ouverture passionnante : quand les personnes marginalisées s’identifient aux héros et héroïnes des séries pour défendre leurs droits à la différence. L’autrice s’est particulièrement penchée sur les jeunes personnes LGBTQ+ pour lesquelles la présence de personnages dans les séries est un grand soutien... mais aussi souvent une source de grande colère. Il existe en effet un trope récurrent dans les séries : quand un ou une personnage fait son coming out... elle va décéder peu après. Ce trope est nommé « bury your gay », et les fans en ont fait un objet de mobilisation et de dénonciation, afin que les scénaristes puissent laisser se développer les caractères qui s’écartent du chemin hollywoodien.

    Ce livre devrait être lu par toutes les personnes travaillant avec des adolescents (enseignants, documentalistes, animateurs culturels...). Il permet de mieux comprendre et aborder les investissements des fans dans la culture participative.

    Télécharger un extrait spécimen : https://cfeditions.com/fans/ressources/Fans_SPECIMEN.pdf

    On en parle

    « Les fans. Publics actifs et engagés est un livre passionnant sur les fans que tout chercheur ou passionné de fandom devrait avoir dans sa bibliothèque. En effet, cet ouvrage donne un point de vue intéressant sur des enjeux actuels abordé dans les fan studies, notamment les représentations fictionnelles des minorités sexuelles. »
    Christine Hébert, Nous sommes Fans

    « Chapitre après chapitre, Mélanie Bourdaa démonte les clichés et défend son sujet d’étude, loin d’être niche. Car parler des fans, c’est aussi traiter de politique, de féminisme, de racisme, d’homosexualité, du corps, d’économie des médias, d’archivage du web... et surtout, le besoin de construire sa propre famille. »
    Lucie Ronfaut, Newsletter Règle 30

    « Toujours autour de The 100, les fans, après avoir évacué leur sentiment de frustration, se sont mobilisés pour lever des fonds pour The Trevor Project (une association de soutien aux LGBTQ+) et rédiger une charte demandant une meilleure représentation des personnages lesbiens dans les séries. La fiction devient ici un levier d’engagement des fans dans des actions civiques. Ils se servent de la narration et des personnages de leur série préférée pour se mobiliser, agir et faire connaître leurs actions. »
    Myriam Bahuaud, Traversées

    « De son côté, Mélanie Bourdaa, maîtresse de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne, considère que “le fait de se voir représenté à l’écran compte énormément". Lorsque le film Wonder Woman de Patty Jenkins est sorti en 2017, de nombreuses filles ont vu pour la première fois un personnage super-héroïque féminin à la tête d’un film. Elles pouvaient alors s’identifier. Et il est aujourd’hui de plus en plus fréquent que des séries reposent entièrement sur des femmes en tant que premiers rôles, comme The 100.” »
    Salammbô Marie, Ouest-France


    Retrouvez Mélanie Bourdaa en podcast :

    Lost in documentation, avril 2021 : https://lostindoc.wordpress.com/2021/04/21/melanie-bourdaa

    Livres en séries, novembre 2021 : https://www.youtube.com/watch?v=NjRkDBgEKhM&t=1s

    Radio-Télévision suisse – Tribu, octobre 2021 : https://www.rts.ch/audio-podcast/2021/audio/les-fans-25773319.html

    Le livre est disponible par commande chez tous les libraires, en magasin ou en ligne, ainsi que sur le site de C&F éditions.

    Bonne écoute et bonne lecture,

    Hervé Le Crosnier

    #Mélanie_Bourdaa #Fans

  • S01e01 – Mélanie Bourdaa : « Les pratiques de fans existent depuis très longtemps… » – Lost in documentation
    https://lostindoc.wordpress.com/2021/04/21/melanie-bourdaa

    L’interview d’aujourd’hui nous amène à la rencontre de Mélanie Bourdaa, maitresse de conférences HDR à l’Université Bordeaux 3 en Sciences de l’Information et de la Communication, et membre du laboratoire MICA (Médiation, Information, Communication, Arts).

    Nous reviendrons avec elle sur son parcours et sur ses recherches en lien avec le transmédia et les fans de séries télévisées américaines.

    #Fans #Mélanie_Bourdaa

  • J’ai lu : Les fans. Publics actifs et engagés – Nous sommes fans
    https://noussommesfans.com/2021/11/08/jai-lu-les-fans-publics-actifs-et-engages

    À quand remonte la dernière fois que vous avez aperçu un livre dans une librairie ou sur le Web et que vous vous êtes dit : « Il me faut absolument ce livre dans ma bibliothèque » ? C’est la réaction que j’ai eue en apprenant la parution du plus récent livre de Mélanie Bourdaa (et aussi en apprenant la sortie prochaine du livre Pour que tu mèmes encore, mais ça, c’est une autre histoire).

    Que vous soyez ou non familier avec les fan studies, je vous invite à lire le résumé qui suit.

    #fans #Mélanie_Bourdaa #Fan_studies

  • Les fans - rts.ch - Portail Audio
    https://www.rts.ch/audio-podcast/2021/audio/les-fans-25773319.html
    https://www.rts.ch/rts-online/medias/images/2021/thumbnail/8luwwh-25773320.image?w=1200&h=630

    A notre époque connectée, où chacun crée et consomme du contenu, les fans représentent une nouvelle communauté. A travers quels médias le sentiment d’appartenance est-il le plus fort ? Quelles interactions entre eux et avec leur idole en découlent ? Et si l’étude des fans nous permettait de mieux comprendre la société ? Tribu développe le sujet en compagnie de Mélanie Bourdaa, maitresse de conférences HDR en Sciences de lʹinformation et de la communication à lʹuniversité Bordeaux Montaigne. Elle publie « Les Fans. Publics actifs et engagés » aux Editions C & F.

    #Fans #Mélanie_Bourdaa #Radio_Télévision_Suisse

  • Livre en séries avec Mélanie Bourdaa - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=NjRkDBgEKhM&t=1s

    Mélanie Bourdaa est Maitre de Conférences HDR en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Bordeaux Montaigne, et chercheure au laboratoire MICA. Elle analyse la réception des séries télévisées américaines contemporaines par les fans, et les stratégies de productions (Transmedia Storytelling).
    Elle a piloté le MOOC « Comprendre le Transmedia Storytelling » hébergé sur la plateforme FUN (1ère session janvier-mars 2014 / 2ème session Janvier-mars 2015).
    Elle dirige le programme MediaNum (valorisation du patrimoine par le Transmedia Storytelling) financé par la Région Aquitaine, la DRAC et le Ministère de la Culture. http://medianum.tumblr.com . Elle co-dirige le Design et Media Lab.
    Compte twitter @melaniebourdaa
    Site Web http://fandoms.hypotheses.org
    Elle présente ici son dernier ouvrage FANS selon les thématiques suivantes :
    – Comment en êtes vous arrivée à étudier les publics fans ?
    – Quelle est votre définition des fans ? C’est quoi être fan ?
    – Dans l’ouvrage, vous parlez des activités des fans. Pourriez vous nous en dire un peu plus ?
    – Justement, concernant cet activisme, il irrigue l’ouvrage. Comment les fans mettent en place cet engagement civique ? Pourriez vous nous donner quelques exemples ?
    – Vous analysez également es représentations et notamment le coming out.
    – Vous terminez sur une étude de cas de Wynonna Earp. Pourquoi ce choix ?
    Plus d’informations sur https://www.histoireenseries.com

    #Fans #Mélanie_Bourdaa

  • Les fans, ces publics actifs et engagés – Traversées
    https://traversees.hypotheses.org/884

    Dans le programme Traversées, les fans ont été l’objet d’une journée d’études et des perspectives de recherche sur les pratiques toxiques de fans ont été évoquées.

    Dans la continuité de ces réflexions, nous souhaitons présenter l’ouvrage de Mélanie Bourdaa, paru récemment aux éditions C&F, qui rend compte des communautés de fans notamment sous le prisme d’un activisme politique, culturel et social mais également en lien avec les transmissions intergénérationnelles à l’intérieur des fandoms analysés.

    Les publics fans sont souvent réduits dans les médias à des stéréotypes (fangirl hystérique et fanboy obsessionnel). Mais il faut aller au-delà de ces représentations négatives pour comprendre que les fans sont des publics actifs, appartenant à un collectif social, produisant du discours et des activités. L’ouvrage analyse ces activités en se concentrant plus particulièrement sur certaines d’entre elles.

    Enfin, le livre aborde à la fois la représentation des minorités sexuelles dans les séries télévisuelles, avec des études de cas précis comme la représentation du coming out dans Grey’s Anatomy, Pretty Little Liars et Supergirl. Il présente également la perception de ces représentations par les publics LBGTQIA+. En 2016, il y a eu aux États-Unis une vague de mauvaises images des personnages lesbiens dans les séries télévisées, symbolisée par le trope “Bury Your Gays”. Ce trope met en avant la mort de personnages lesbiens pour faire avancer les arcs narratifs d’autres personnages. L’exemple le plus démonstratif est la mort de Lexa dans la série The 100.

    Ce livre se conclut par une étude de cas de la communauté des fans de Wynonna Earp, les Earpers. Cette analyse rend compte des liens sociaux à l’œuvre dans la communauté, qui se transforment en véritable famille choisie pour les membres, mais également des principes de mentorat qui s’opèrent entre fans anciens et nouveaux fans.

    #Mélanie_Bourdaa #Fans #Earpers #Bury_your_gay #Fan_studies

  • 🔷 Parler des fans, c’est aussi traiter de politique, de féminisme, de racisme, d’homosexualité, du corps, d’économie des médias, d’archivage du web... et surtout, le besoin de construire sa propre famille.
    https://mailchi.mp/numerama/langlais-nest-plus-la-langue-du-web?e=b99931d837

    Extrait de la newsletter Règle 30 de Lucie Ronfaut.

    Qu’il s’agisse de k-pop, de mangas ou de séries télévisées, on aime parler des fans, mais souvent pour les réduire à des personnes hystériques et obsessionnelles. Dans Les fans, publics actifs et engagés, Mélanie Bourdaa propose une introduction passionnante aux fan studies, un domaine de recherche dont elle est l’une des spécialistes en France. Elle y défend une vision beaucoup plus nuancée et optimiste des fans, et rappelle leur riche histoire. Pourquoi, et quand, devient-on un·e fan ? Les fandoms sont-ils nés avec internet ? Comment influencent-ils les médias, et la société en général ?

    Ayant moi-même baigné dans la fan-culture depuis l’adolescence, je n’avais pas besoin de beaucoup d’arguments pour me jeter sur cet essai (édité par C&F, qui m’ont gentiment envoyé un exemplaire, merci à elles et eux !). Il reste cependant accessible aux néophytes, si tant est qu’on a déjà allumé sa télévision ou vaguement entendu parler de Game of Thrones. Chapitre après chapitre, Mélanie Bourdaa démonte les clichés et défend son sujet d’étude, loin d’être niche. Car parler des fans, c’est aussi traiter de politique, de féminisme, de racisme, d’homosexualité, du corps, d’économie des médias, d’archivage du web... et surtout, le besoin de construire sa propre famille.

    Les fans : publics actifs et engagés, de Mélanie Bourdaa, éditions C&F
    Lucie Ronfaut est journaliste indépendante spécialisée dans les nouvelles technologies et la culture web.

    #Fans #Mélanie_Bourdaa

  • Séries japonaises en VF : la bataille des sous-titres
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/07/20/series-japonaises-en-vf-la-bataille-des-sous-titres_5162876_4408996.

    La traduction des japanimations est un sujet majeur dans la communauté des fans, mais aussi un enjeu économique pour les éditeurs francophones, qui ont développé des plates-formes de VOD spécialisées.

    Le contrepouvoir des « fansubs »

    Certains fans d’anime estiment toutefois qu’un meilleur travail de traduction est réalisé du côté des « fansubs » – contraction de l’anglais « fan » et « subtitles » pour sous-titres, les fansubs désignent les équipes de fans de séries qui proposent des sous-titres illégaux. Ils récupèrent un enregistrement de l’épisode juste après sa diffusion dans le pays d’origine et le traduisent en quelques heures, la plupart du temps depuis une première traduction en anglais. Ils le mettent ensuite à disposition gratuitement. Eux s’emploient à une traduction plus littérale et parsemée d’explications – qui comporte aussi son lot d’erreurs et de critiques. Des débats houleux se multiplient sur les réseaux sociaux et des forums en ligne, là où se trouvent généralement les fans les plus exigeants et actifs.

    « A l’époque où nous avons commencé, les offres légales n’existaient pas, ou presque pas, et les fans devaient se rabattre sur le travail des fansubs pour pouvoir regarder leurs séries préférées au moment de leur diffusion au Japon », assurent Killa^ et yotsu, au nom de l’équipe de la Fansub-Resistance. Autrefois appelée Mirage-Team, cette communauté propose du fansub depuis plus de dix ans sur la série « Naruto ». « Aux plus belles heures du site nous pouvions avoir un peu plus de 500 000 visiteurs uniques par mois, pour environ 2,5 millions de pages vues », expliquent ses membres.

    Face au potentiel et avec un énorme retard, les éditeurs ont commencé en France, aux alentours de 2009, à proposer des plates-formes de VOD. Et ce, avant la popularité de Netflix dans l’Hexagone. Aujourd’hui, elles sont trois à se partager le gros du marché de la japanimation francophone : Wakanim, Anime digital Network (ADN) et Crunchyroll.

    Des plates-formes qui, pour rentabiliser et récupérer leur investissement dans les licences, ont copié la recette des fansubs : rapidité et gratuité. Elles proposent ainsi sur leur site des épisodes de séries sous-titrés en français une heure après la diffusion japonaise, ce que l’on appelle dans le métier « simulcasts ».

    L’épuisement des fansubs

    Du côté des fansubs français, en revanche, l’ambiance est plus morose. Si les sites qui piratent directement des épisodes déjà traduits continuent de fleurir – car lucratifs –, des équipes de traducteurs bénévoles et amateurs sont à la peine.

    Il faut dire que les plates-formes, en parallèle de leur développement, ont pris contact avec ceux qui leur faisaient de la concurrence illégale. « On commence à voir les premiers changements avec les fansubs que l’on accompagne. On leur explique que contrairement au piratage, notre activité rémunère les auteurs, encourage de nouvelles séries », explique Julien Lemoine, d’ADN, qui assure ne recourir que très rarement aux poursuites légales.

    Certaines équipes de fansub comme Anime-Heart ne se sentent toutefois pas menacées : « Les droits de diffusion de la grande majorité des séries que nous proposons n’ont été acquis par personne en France », selon Daemonhell, qui traduit des séries depuis 2011. Certains fansubs anticipent d’ailleurs leurs futurs choix de séries à traduire au gré des annonces d’achats de licences.

    En revanche, ceux qui sous-titraient un gros hit, qui à coup sûr possède désormais un simulcast français, se sont vus rapidement rappelés à l’ordre. C’est le cas de la Mirage-Team avec la saga « Naruto » diffusée par ADN. Certains membres ont tenu un temps la Fansub-Resistance pour continuer à sous-titrer. Mais après plus de dix ans de traduction quasi-religieuse des animes, une grande partie de ses membres, désormais trentenaires, jettent l’éponge. « Etre en perpétuelle bataille avec l’éditeur n’est pas quelque chose d’intéressant, et cela n’apporte rien à personne. C’est une des raisons qui nous poussent à arrêter notre activité, nous avons résisté comme nous avons pu, mais il est peut-être temps de passer le flambeau », estiment Killa^ et yotsu, avec toutefois l’espoir que tant qu’il restera des séries non licenciées en France, le fansub tricolore survivra.

    #Fansub #Anime #Culture_numérique

  • German fan groups show support to refugees and asylum seekers

    Football fans from the German clubs, Werder Bremen, Fortuna Düsseldorf, St. Pauli, Goslar SC and Roter Stern Leipzig have joined supporters across the country of a newly opened refugee centre in Berlin.

    http://farenet.org/images/news/2013%20Ultra%20D.%20welcome%20refugees.jpg

    http://farenet.org/default.asp?intPageID=7&intArticleID=3040

    #football #migration #réfugiés #fans #asile #refugees_welcome

  • Pour sa fille, il « corrige » Zelda pour en faire un jeu vidéo féministe | Slate
    http://www.slate.fr/lien/64911/cracke-zelda-change-hero-femme

    La majorité des jeux vidéo s’adressent aux hommes, car ils sont dans « l’incapacité à se défaire de l’adolescent mâle comme public cible », explique Le Monde. Même lorsque les personnages sont des femmes, le jeu est souvent destiné à un public masculin en véhiculant nombre de stéréotypes.

    Pour le site spécialiste des jeux vidéo Gameblog, « les femmes dans le jeu vidéo sont de plus en plus hyper sexualisées, à croire que les physiques avantageux tentent de cacher les défauts intrinsèques du jeu. » Ce phénomène s’appelle le « fanservice »

    http://www.gameblog.fr/blogs/pseek/p_71606_representation-des-femmes-dans-le-jeu-video-sexisme-ou-fanse

    #jeux_vidéos #fanservice #sexisme

  • Fausses pubs et Guignolades » Zone de non-droit
    http://www.non-droit.org/1995/05/25/fausses-pubs-et-guignolades

    Je dis que le ‘grand public’ ne crée pas d’information. Il en consomme. Et qu’à ce titre unique, il n’a pas besoin d’Internet. Nos médias clas­siques sont bien suf­fi­sants à la dif­fu­sion de l’information. Je dis qu’Internet n’est pas un spec­tacle qu’on peut vendre, mais une scène où tous les par­ti­ci­pants sont acteurs. Qu’en un mot, Inter­net n’est fait pour vous que si vous êtes vous-même créa­teur d’information. Mais que si vous l’êtes, alors vous aviez déjà accès à Inter­net, avant que les pro­mo­teurs n’essaient de vous le vendre.

    Même en se remet­tant dans le contexte his­to­rique (1995), cet article était pro­vo­ca­teur et volon­tai­re­ment polé­mique (je n’ai d’ailleurs pas échappé à la cri­tique, qui me taxait d’élitiste).

    Ça fait du bien de découvrir aujourd’hui des trucs qui ont tant d’années et qui se révèlent assez vrais. Chemla c’est ma nouvelle idole. :P

  • Les rockuptibles du Bangladesh | Maxime Vatteble
    http://owni.fr/2012/07/09/les-rockuptibles-du-bangladesh

    Les réseaux sociaux offrent une vitrine pour les groupes de #musique indépendants qui se lancent à la poursuite des #fans virtuels, autant recherchés que les acheteurs de disques et les spectateurs de #concerts. Un nouvel indicateur de popularité qui peut fausser les résultats des tremplins musicaux. Les Inrockuptibles en ont fait l’expérience lors du dernier concours InrocksLab du mois de juin. Cette fois-ci, la morale est sauve.

    #Analyse #Musique #Facebook #personal_branding #réseaux_sociaux

  • Bandcamp Rings Up $1 Million In December Sales. New Stats Prove Direct-To Fan’s Potential - hypebot
    http://www.hypebot.com/hypebot/2012/01/bandcamp-rings-up-1-million-in-december-sales-new-stats-show-direct-to-fans

    New numbers from Bandcamp show that in December alone artists using the site grossed more than $1 million in music and merch sales, bringing the total to-date to $12.6 million.
    (...)
    "someone spent $10 after following a link on The Pirate Bay, next to the plea: They sell their album as a download on their website. You can even choose your format (mp3, ogg, flac, etc). Cmon, support this awesome band!”

    #musique #partage #pirate #fans

    • Traduction approximative par Chrome, mais bientôt on parlera tous comme ça :)

      BrianBergeron a dit ...

      Bandcamp a été fantastique à utiliser. J’ai sorti un EP de 3 chansons en Décembre, ne prévoyez pas faire beaucoup d’argent de la libération, mais la majorité des gens qui ont acheté l’album ont payé plus que le montant proposé (et il est disponible gratuitement).

      De plus, beaucoup de mes amis audiophiles comme être capable de choisir le format qu’ils veulent.

      Brian