• Les fans, ces publics actifs et engagés – Traversées
    https://traversees.hypotheses.org/884

    Dans le programme Traversées, les fans ont été l’objet d’une journée d’études et des perspectives de recherche sur les pratiques toxiques de fans ont été évoquées.

    Dans la continuité de ces réflexions, nous souhaitons présenter l’ouvrage de Mélanie Bourdaa, paru récemment aux éditions C&F, qui rend compte des communautés de fans notamment sous le prisme d’un activisme politique, culturel et social mais également en lien avec les transmissions intergénérationnelles à l’intérieur des fandoms analysés.

    Les publics fans sont souvent réduits dans les médias à des stéréotypes (fangirl hystérique et fanboy obsessionnel). Mais il faut aller au-delà de ces représentations négatives pour comprendre que les fans sont des publics actifs, appartenant à un collectif social, produisant du discours et des activités. L’ouvrage analyse ces activités en se concentrant plus particulièrement sur certaines d’entre elles.

    Enfin, le livre aborde à la fois la représentation des minorités sexuelles dans les séries télévisuelles, avec des études de cas précis comme la représentation du coming out dans Grey’s Anatomy, Pretty Little Liars et Supergirl. Il présente également la perception de ces représentations par les publics LBGTQIA+. En 2016, il y a eu aux États-Unis une vague de mauvaises images des personnages lesbiens dans les séries télévisées, symbolisée par le trope “Bury Your Gays”. Ce trope met en avant la mort de personnages lesbiens pour faire avancer les arcs narratifs d’autres personnages. L’exemple le plus démonstratif est la mort de Lexa dans la série The 100.

    Ce livre se conclut par une étude de cas de la communauté des fans de Wynonna Earp, les Earpers. Cette analyse rend compte des liens sociaux à l’œuvre dans la communauté, qui se transforment en véritable famille choisie pour les membres, mais également des principes de mentorat qui s’opèrent entre fans anciens et nouveaux fans.

    #Mélanie_Bourdaa #Fans #Earpers #Bury_your_gay #Fan_studies

  • 🔷 Parler des fans, c’est aussi traiter de politique, de féminisme, de racisme, d’homosexualité, du corps, d’économie des médias, d’archivage du web... et surtout, le besoin de construire sa propre famille.
    https://mailchi.mp/numerama/langlais-nest-plus-la-langue-du-web?e=b99931d837

    Extrait de la newsletter Règle 30 de Lucie Ronfaut.

    Qu’il s’agisse de k-pop, de mangas ou de séries télévisées, on aime parler des fans, mais souvent pour les réduire à des personnes hystériques et obsessionnelles. Dans Les fans, publics actifs et engagés, Mélanie Bourdaa propose une introduction passionnante aux fan studies, un domaine de recherche dont elle est l’une des spécialistes en France. Elle y défend une vision beaucoup plus nuancée et optimiste des fans, et rappelle leur riche histoire. Pourquoi, et quand, devient-on un·e fan ? Les fandoms sont-ils nés avec internet ? Comment influencent-ils les médias, et la société en général ?

    Ayant moi-même baigné dans la fan-culture depuis l’adolescence, je n’avais pas besoin de beaucoup d’arguments pour me jeter sur cet essai (édité par C&F, qui m’ont gentiment envoyé un exemplaire, merci à elles et eux !). Il reste cependant accessible aux néophytes, si tant est qu’on a déjà allumé sa télévision ou vaguement entendu parler de Game of Thrones. Chapitre après chapitre, Mélanie Bourdaa démonte les clichés et défend son sujet d’étude, loin d’être niche. Car parler des fans, c’est aussi traiter de politique, de féminisme, de racisme, d’homosexualité, du corps, d’économie des médias, d’archivage du web... et surtout, le besoin de construire sa propre famille.

    Les fans : publics actifs et engagés, de Mélanie Bourdaa, éditions C&F
    Lucie Ronfaut est journaliste indépendante spécialisée dans les nouvelles technologies et la culture web.

    #Fans #Mélanie_Bourdaa

  • Séries japonaises en VF : la bataille des sous-titres
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/07/20/series-japonaises-en-vf-la-bataille-des-sous-titres_5162876_4408996.

    La traduction des japanimations est un sujet majeur dans la communauté des fans, mais aussi un enjeu économique pour les éditeurs francophones, qui ont développé des plates-formes de VOD spécialisées.

    Le contrepouvoir des « fansubs »

    Certains fans d’anime estiment toutefois qu’un meilleur travail de traduction est réalisé du côté des « fansubs » – contraction de l’anglais « fan » et « subtitles » pour sous-titres, les fansubs désignent les équipes de fans de séries qui proposent des sous-titres illégaux. Ils récupèrent un enregistrement de l’épisode juste après sa diffusion dans le pays d’origine et le traduisent en quelques heures, la plupart du temps depuis une première traduction en anglais. Ils le mettent ensuite à disposition gratuitement. Eux s’emploient à une traduction plus littérale et parsemée d’explications – qui comporte aussi son lot d’erreurs et de critiques. Des débats houleux se multiplient sur les réseaux sociaux et des forums en ligne, là où se trouvent généralement les fans les plus exigeants et actifs.

    « A l’époque où nous avons commencé, les offres légales n’existaient pas, ou presque pas, et les fans devaient se rabattre sur le travail des fansubs pour pouvoir regarder leurs séries préférées au moment de leur diffusion au Japon », assurent Killa^ et yotsu, au nom de l’équipe de la Fansub-Resistance. Autrefois appelée Mirage-Team, cette communauté propose du fansub depuis plus de dix ans sur la série « Naruto ». « Aux plus belles heures du site nous pouvions avoir un peu plus de 500 000 visiteurs uniques par mois, pour environ 2,5 millions de pages vues », expliquent ses membres.

    Face au potentiel et avec un énorme retard, les éditeurs ont commencé en France, aux alentours de 2009, à proposer des plates-formes de VOD. Et ce, avant la popularité de Netflix dans l’Hexagone. Aujourd’hui, elles sont trois à se partager le gros du marché de la japanimation francophone : Wakanim, Anime digital Network (ADN) et Crunchyroll.

    Des plates-formes qui, pour rentabiliser et récupérer leur investissement dans les licences, ont copié la recette des fansubs : rapidité et gratuité. Elles proposent ainsi sur leur site des épisodes de séries sous-titrés en français une heure après la diffusion japonaise, ce que l’on appelle dans le métier « simulcasts ».

    L’épuisement des fansubs

    Du côté des fansubs français, en revanche, l’ambiance est plus morose. Si les sites qui piratent directement des épisodes déjà traduits continuent de fleurir – car lucratifs –, des équipes de traducteurs bénévoles et amateurs sont à la peine.

    Il faut dire que les plates-formes, en parallèle de leur développement, ont pris contact avec ceux qui leur faisaient de la concurrence illégale. « On commence à voir les premiers changements avec les fansubs que l’on accompagne. On leur explique que contrairement au piratage, notre activité rémunère les auteurs, encourage de nouvelles séries », explique Julien Lemoine, d’ADN, qui assure ne recourir que très rarement aux poursuites légales.

    Certaines équipes de fansub comme Anime-Heart ne se sentent toutefois pas menacées : « Les droits de diffusion de la grande majorité des séries que nous proposons n’ont été acquis par personne en France », selon Daemonhell, qui traduit des séries depuis 2011. Certains fansubs anticipent d’ailleurs leurs futurs choix de séries à traduire au gré des annonces d’achats de licences.

    En revanche, ceux qui sous-titraient un gros hit, qui à coup sûr possède désormais un simulcast français, se sont vus rapidement rappelés à l’ordre. C’est le cas de la Mirage-Team avec la saga « Naruto » diffusée par ADN. Certains membres ont tenu un temps la Fansub-Resistance pour continuer à sous-titrer. Mais après plus de dix ans de traduction quasi-religieuse des animes, une grande partie de ses membres, désormais trentenaires, jettent l’éponge. « Etre en perpétuelle bataille avec l’éditeur n’est pas quelque chose d’intéressant, et cela n’apporte rien à personne. C’est une des raisons qui nous poussent à arrêter notre activité, nous avons résisté comme nous avons pu, mais il est peut-être temps de passer le flambeau », estiment Killa^ et yotsu, avec toutefois l’espoir que tant qu’il restera des séries non licenciées en France, le fansub tricolore survivra.

    #Fansub #Anime #Culture_numérique

  • German fan groups show support to refugees and asylum seekers

    Football fans from the German clubs, Werder Bremen, Fortuna Düsseldorf, St. Pauli, Goslar SC and Roter Stern Leipzig have joined supporters across the country of a newly opened refugee centre in Berlin.

    http://farenet.org/images/news/2013%20Ultra%20D.%20welcome%20refugees.jpg

    http://farenet.org/default.asp?intPageID=7&intArticleID=3040

    #football #migration #réfugiés #fans #asile #refugees_welcome

  • Pour sa fille, il « corrige » Zelda pour en faire un jeu vidéo féministe | Slate
    http://www.slate.fr/lien/64911/cracke-zelda-change-hero-femme

    La majorité des jeux vidéo s’adressent aux hommes, car ils sont dans « l’incapacité à se défaire de l’adolescent mâle comme public cible », explique Le Monde. Même lorsque les personnages sont des femmes, le jeu est souvent destiné à un public masculin en véhiculant nombre de stéréotypes.

    Pour le site spécialiste des jeux vidéo Gameblog, « les femmes dans le jeu vidéo sont de plus en plus hyper sexualisées, à croire que les physiques avantageux tentent de cacher les défauts intrinsèques du jeu. » Ce phénomène s’appelle le « fanservice »

    http://www.gameblog.fr/blogs/pseek/p_71606_representation-des-femmes-dans-le-jeu-video-sexisme-ou-fanse

    #jeux_vidéos #fanservice #sexisme

  • Fausses pubs et Guignolades » Zone de non-droit
    http://www.non-droit.org/1995/05/25/fausses-pubs-et-guignolades

    Je dis que le ‘grand public’ ne crée pas d’information. Il en consomme. Et qu’à ce titre unique, il n’a pas besoin d’Internet. Nos médias clas­siques sont bien suf­fi­sants à la dif­fu­sion de l’information. Je dis qu’Internet n’est pas un spec­tacle qu’on peut vendre, mais une scène où tous les par­ti­ci­pants sont acteurs. Qu’en un mot, Inter­net n’est fait pour vous que si vous êtes vous-même créa­teur d’information. Mais que si vous l’êtes, alors vous aviez déjà accès à Inter­net, avant que les pro­mo­teurs n’essaient de vous le vendre.

    Même en se remet­tant dans le contexte his­to­rique (1995), cet article était pro­vo­ca­teur et volon­tai­re­ment polé­mique (je n’ai d’ailleurs pas échappé à la cri­tique, qui me taxait d’élitiste).

    Ça fait du bien de découvrir aujourd’hui des trucs qui ont tant d’années et qui se révèlent assez vrais. Chemla c’est ma nouvelle idole. :P

  • Les rockuptibles du Bangladesh | Maxime Vatteble
    http://owni.fr/2012/07/09/les-rockuptibles-du-bangladesh

    Les réseaux sociaux offrent une vitrine pour les groupes de #musique indépendants qui se lancent à la poursuite des #fans virtuels, autant recherchés que les acheteurs de disques et les spectateurs de #concerts. Un nouvel indicateur de popularité qui peut fausser les résultats des tremplins musicaux. Les Inrockuptibles en ont fait l’expérience lors du dernier concours InrocksLab du mois de juin. Cette fois-ci, la morale est sauve.

    #Analyse #Musique #Facebook #personal_branding #réseaux_sociaux

  • Bandcamp Rings Up $1 Million In December Sales. New Stats Prove Direct-To Fan’s Potential - hypebot
    http://www.hypebot.com/hypebot/2012/01/bandcamp-rings-up-1-million-in-december-sales-new-stats-show-direct-to-fans

    New numbers from Bandcamp show that in December alone artists using the site grossed more than $1 million in music and merch sales, bringing the total to-date to $12.6 million.
    (...)
    "someone spent $10 after following a link on The Pirate Bay, next to the plea: They sell their album as a download on their website. You can even choose your format (mp3, ogg, flac, etc). Cmon, support this awesome band!”

    #musique #partage #pirate #fans

    • Traduction approximative par Chrome, mais bientôt on parlera tous comme ça :)

      BrianBergeron a dit ...

      Bandcamp a été fantastique à utiliser. J’ai sorti un EP de 3 chansons en Décembre, ne prévoyez pas faire beaucoup d’argent de la libération, mais la majorité des gens qui ont acheté l’album ont payé plus que le montant proposé (et il est disponible gratuitement).

      De plus, beaucoup de mes amis audiophiles comme être capable de choisir le format qu’ils veulent.

      Brian