• Christchurch : un #fascisme hérité du colonialisme
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/03/21/christchurch-un-fascisme-herite-du-colonialisme

    Vendredi 15 mars 2019, Brenton Tarrant, homme blanc de 28 ans d’origine australienne, a tué de sang-froid 49 personnes dans les deux mosquées de Christchurch, petite ville de Nouvelle-Zélande. Cet acte xénophobe, inspiré des thèses des suprématistes blancs, s’est produit dans un pays occidental[1] où cohabitent circulation non régulée des armes à feu et violence … Lire la suite →

    #Idées #colonialité #militarisation #occident #racisme #religion #violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa


  • Israel’s justice minister sprays ’Fascism’ perfume in provocative campaign ad - Israel Election 2019 - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/elections/israel-s-justice-minister-sprays-herself-with-fascism-perfume-in-provocativ

    https://youtu.be/0XvIvYAtuX8?t=44

    Israel’s Justice Minister Sprays ’Fascism’ Perfume in Provocative Campaign Ad

    A new election ad featuring Justice Minister Ayelet Shaked in sultry poses, spraying herself with a perfume labeled ’Fascism,’ has the look and feel of a satiric sketch, but it’s no send up.

    A new election ad for the far-right Hayamin Hehadash party featuring Justice Minister Ayelet Shaked in sultry poses, spraying herself with a perfume labeled “Fascism,” has the look and feel of a satiric sketch, echoing the 2017 “Saturday Night Live” send-up of Ivanka Trump in a mock commercial for the scent “Complicit.”

    But the Shaked ad was no send-up: The images are accompanied by the seductively whispered phrases (in Hebrew) “Judicial reform,” “Separation of powers” and “Restraining the Supreme Court” — all meant to highlight her efforts to weaken the activist courts and give more power to the legislative branch.

    #israël #fascisme_à_découvert


  • Facebook says it has removed 1.5 million copies of the New Zealand terror attack video - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/the-download/613133/facebook-says-it-has-removed-15-million-copies-of-the-new-zealand-

    The sheer scale of efforts by Facebook, YouTube, and Twitter to take down clips of the video shows how hard it is to stop people from spreading horrific content.

    The news: Facebook has said that in the first 24 hours after the attack it removed 1.5 million versions of the video filmed by the gunman who killed over 50 people in two mosques in Christchurch, New Zealand. Of those, 1.2 million were blocked while they were uploading, so they never made it onto the site. YouTube and Twitter are yet to release figures.

    The gunman live-streamed the shooting over 17 minutes on Facebook, and it was quickly re-posted by people both on that platform and others. There are almost certainly still versions of the video available online, despite the efforts to remove them.

    What next: There are growing calls for social-media companies to change their policies after the outrage—but it’s not always clear exactly what that means in practice. Bloomberg reports that New Zealand’s prime minister, Jacinda Ardern, is seeking talks with Facebook over live-streaming but hasn’t set out any specific demands.

    Supply and demand: The problem, according to Facebook’s former chief security officer, Alex Stamos, is not just virality. It’s that the biggest tech companies have much less control over whether people in free societies trade data than you might think. It also reflects a systemic issue, which is that social platforms often don’t even see themselves as arbiters of content in the first place. And perhaps a more profound question: do we really want them to be?

    #Facebook #NZ_massacre #Vidéo #Alt_right #Fascisme


  • A #Ladispoli una piazza per #Almirante. Anpi: «Tra trent’anni intitoleremo vie a Mussolini»

    Una piazza dedicata a #Giorgio_Almirante, la piazza più grande di Ladispoli. È questa la decisione della giunta di centrodestra guidata dal sindaco #Alessandro_Grando che ha suscitato lo sdegno dell’Anpi e di tanti ladispolani che scesi in piazza a protestare in occasione della cerimonia di intitolazione. «La costituzione è antifascista», o «#No Piazza Almirante» e foto dei rastrellamenti contro gli ebrei: sono questi gli striscioni che accompagnavano la manifestazione sulle note di Bella Ciao. Alla cerimonia, invece, a difendere la memoria di Giorgio Almirante c’era la figlia Giuliana De Medici: «Le persone che protestano non conoscono la storia, all’epoca erano tutti fascisti». Davanti alla nuova piazza non è mancato chi, sulle note dei vecchi comizi di Almirante, si è esibito in un saluto romano.


    https://video.repubblica.it/edizione/roma/a-ladispoli-una-piazza-per-almirante-anpi-tra-trent-anni-intitoleremo-vie-a-mussolini/329671/330272?ref=fbpr
    #extrême_droite #Italie #toponymie #fascisme #noms_de_rue

    ping @albertocampiphoto @wizo


  • Ce meurtre d’enfant handicapé qu’on excuse
    https://youtu.be/nwIcO5Jxi7s

    Pour celles et ceux qui se posent des questions ou qui ne comprennent pas le problème avec la promotion du livre de Anne Ratier dans lequel elle explique pourquoi et comment (!!!) elle a tué son enfant le jour de ses 3 ans, je vous invite à visionner cette vidéo de Vivre Avec (twitter : @VivreAvec_ )
    Merci à Margot, donc, d’avoir pris le fardeau d’expliquer très clairement des choses pourtant évidente... enfin je croyais. Comme je l’ai dit sur twitter déjà, je me refuse à donner un lien vers la vidéo de l’interview de cette femme puisque le faire, c’est participer à sa promotion.

    Version écrite : https://vivreavec.fr/2019/03/06/meurtre-enfant-anne-ratier

    Réactions et explications de personnes concernées sur twitter : https://twitter.com/i/moments/1103045325445582849 (tout est rassemblé dans un « moment » pour plus de lisibilité, les tweets sont à dérouler)

    Je suis sûre qu’il y aura des personnes pour être plus choquées par ce qu’elles y liront / entendront que par la promotion tellement lisse dudit bouquin. Si c’est le cas, merci de faire le chemin dans votre tête plutôt que contre ces personnes qui s’expriment dans la souffrance qu’a provoqué cette vidéo normative sur le meurtre de personnes handicapées.

    Comme toujours Margot donne aussi beaucoup d’informations pour en apprendre plus :

    Rapport sur les droits des personnes handicapées de la Rapporteuse spéciale lors de sa visite en France : https://www.ohchr.org/Documents/Issues/Disability/A_HRC_40_54_Add.1-easy_to_read.pdf

    #CLHEE, Collectif Lutte et Handicaps pour l’Egalité et l’Emancipation : https://clhee.org

    #Eugénisme, sur le blog de dcaius : https://dcaius.fr/blog/2019/03/05/eugenisme

    Ce qui fait souffrir les personnes handicapées : https://www.ledevoir.com/opinion/idees/546012/aide-medicale-a-mourir-ce-qui-fait-souffrir-les-personnes-handicapees

    Deux vidéos faites avec Licarion Rock sur le film Me Before You CE FILM VEUT TUER 12 MILLIONS DE FRANÇAIS : https://www.youtube.com/watch?v=2v3494v9dYc


    Quand un film t’explique que tu dois mourir | TW suicide : https://www.youtube.com/watch?v=uEAcLAMxPFk

    Et si, comme moi, vous trouvez que prendre le temps d’expliquer tout ça, de mettre des ressources pour comprendre et tout et tout, bah ça vaut le coût, n’hésitez pas à aider plus concrètement Margot par là : https://vivreavec.fr/les-badges (y’a plein d’idées, de trucs, et depuis le temps que je voulais en parler par ici, de sa super chaine que j’aime, bah voilà c’est fait !)

    #validisme #antivalidisme #handicap #moiVSproches #BoycottAnneRatier


  • #Trump et le coup d’État des #multinationales

    Comment Donald Trump a-t-il conquis la Maison-Blanche ? Au travers d’analyses d’observateurs et de paroles d’électeurs, Fred Peabody dessine le saisissant portrait d’une démocratie confisquée.

    Et si le 45e président des États-Unis n’était pas le symbole d’une ère nouvelle, mais au contraire l’aboutissement d’un processus entamé depuis de longues années ? Alors que la journaliste canadienne Naomi Klein a récemment comparé l’administration Trump à un « coup d’État des grandes entreprises », son compatriote philosophe John Saul (Mort de la globalisation, éd. Payot) estime, lui, que la confiscation de la démocratie et des biens publics par les intérêts privés a débuté dès la fin des années 1970, la première élection de Ronald Reagan en 1981 la rendant effective. Sa théorie du « coup d’État au ralenti » a notamment inspiré le journaliste Chris Hedges dans son analyse de l’état de l’Amérique. Pour lui, et certains de ses pairs, également interviewés ici, l’élection de Donald Trump ne constitue que le dernier rebondissement, le plus visible sans doute, d’une dérive à laquelle ses prédécesseurs démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, ont activement prêté la main. Des pans entiers de la population américaine, notamment dans les anciennes régions ouvrières, ont ainsi été délibérément sacrifiés par les élites au nom de la libéralisation du marché, et la crise de 2008 a contribué à accélérer cet abandon.

    Outsiders
    En écho à ces réquisitoires très argumentés, le réalisateur Fred Peabody (Tous les gouvernements mentent) explore ainsi les villes dévastées de Camden (New Jersey) et de Youngstown (Ohio), anciens bastions industriels livrés au chômage et à la misère, où des sans-abri, citoyens jadis prospères, campent à deux pas de rangées de maisons murées. Et c’est l’aspect le plus passionnant, et le plus novateur, de son film, que de donner la parole à des électeurs de Trump qui, ni haineux, ni racistes, ni religieux fanatiques, expliquent pourquoi ils n’ont pu se résoudre, une fois de plus, à voter pour un parti qui les a rayés de la carte sans sourciller. Sans illusion sur Trump, ils lui reconnaissent une seule vertu : celle de l’outsider, méprisé comme eux par les politiciens professionnels et les médias. De Washington à la Rust Belt, la « ceinture de rouille », cette balade dans une Amérique oubliée fait puissamment écho à l’actualité française.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084760-000-A/trump-et-le-coup-d-etat-des-multinationales
    #coup_d'Etat #USA #Etats-Unis #corporation #coup_d'Etat_permanent #impôts #fiscalité #élite #pouvoir_économique #démocratie #groupes_d'intérêt #intérêt_personnel #Mussolini #fascisme #corporatisme #propagande #médias #presse #lobby #Camden (New Jersey) #pauvreté #SDF #sans-abris #sans-abrisme #villes-fantôme #capitalisme #ghost-city #pillage #Youngstown (Ohio) #sidérurgie #industrie_sidérurgique #acierie #désindustrialisation #Rusting_belt #délocalisation #chômage #drogue #Manifeste_Powell #inégalités #richesse #pauvreté #ALENA #traité_de_libre-échange #accords_de_libre-échange #syndicats #prisons #privatisation_des_prisons #emprisonnement #divisions #diviser_pour_régner #racisme #sexisme #patriarcat #film #documentaire #film_documentaire


  • Ich will, wo Es ist | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Ich-will-wo-Es-ist-4291253.html?seite=all

    Il est sans doute inefficace de se débarasser des extrémistes de droit par une intervention psychiatrique. L’idée a des côtés comiques mais elle restera probablement sans résultat. Pourtant une déscription psychoanalytique de la droite apporte des élements utiles pour la compréhension de phénomènes autrement difficiles à décrire correctement. Pourqoui la violence contre les femmes et les abus sexuels de mineurs sont-ils courants dans les milieux de droite ? Comment est-il possible que des mouvements propulsés par des idées évidemment fausses ont des succès aux élections ? Comment y remédier ? Thomas Konicz publie une introduction dans les résultats de cent ans de recherches psychologiques.

    Wie krank sind Rechtspopulisten und Rechtsextremisten? Versuch einer kleinen Psychopathologie der Neuen Deutschen Rechten

    Die ersten Gerüchte über Chemnitz, gestreut in den rechten Wahnräumen des Netzes, waren eindeutig sexuell konnotiert: Eine deutsche Frau sei von dunkelhäutigen Ausländern sexuell belästigt worden, die drei Deutsche töteten, als diese versuchten, die bedrängte Frau zu schützen. Die erste rechtsextreme Gewaltwelle, die sich spontan in Chemnitz am 26. August 2018 entlud, wurde gerade durch diese Gerüchte von einer versuchten Vergewaltigung durch Flüchtlinge angefacht.

    Und dies ist ein immer wiederkehrendes Motiv der paranoiden rechten Gewaltphantasien, die einen regelrechten „Genozid“ am „deutschen Volk“ halluzinieren. Immer wieder erfinden Rechte schlicht sexuelle Übergriffe, wie etwa die angebliche Gruppenvergewaltigung einer Verkäuferin durch Flüchtlinge in Zwickau. In Görlitz wiederum hielten sich tagelang Gerüchte um Vergewaltigungen deutscher Frauen durch Ausländer auf dem Gelände des dortigen Klinikums.

    Auch in Chemnitz gab es im Vorfeld der Geschehnisse Ende August Gerüchte über Vergewaltigungen deutscher Frauen durch Ausländer. Die in der Neuen Rechten allgegenwärtige, sexualisierte Angst vor dem Völkermord an den Deutschen, vor der „Umvolkung“ Deutschlands, sie ist eingebettet in einen hysterischen Opferwahn, der inzwischen bizarre Ausmaße angenommen hat.

    Auf rechten Kundgebungen werden Transparente hochgehalten, auf denen DGB, DFB, der Antichrist, die Kirchen, BMW, Porsche, alle Bundestagsparteien (mit Ausnahme der AfD) und sämtliche Massenmedien (die der AfD eine breite Bühne zur Selbstdarstellung bieten) für den angeblichen „Genozid an den Deutschen“ verantwortlich gemacht werden. In Szeneläden werden Judensterne verkauft - mit der Aufschrift „Sachse“.

    Und dennoch ist es tatsächlich notwendig, diesen ganzen Unrat ernst zu nehmen. Nicht, weil sich hier irgendwo so etwas wie eine aluhuttragende „Wahrheit“ verstecken würde, sondern weil hier zuvor randständige Irrationalitäten zu einem brandgefährlichen, gesellschaftlichen Machtfaktor heranwachsen, der in Teilen der Bundesrepublik schon die politische Hegemonie beanspruchen kann.

    Politischer Massenwahn, so lächerlich er auch sein mag, ist gefährlich. Die Nazis glaubten tatsächlich an ihre genozidale Halluzination von der „jüdisch-bolschewistischen-Weltverschwörung“. Genauso, wie derzeit immer mehr Menschen, die dem Wahn der Neuen Rechten verfallen, tatsächlich fest daran glauben, der Jude George Soros habe die derzeitige Flüchtlingskrise ausgelöst, die zu einer „Umvolkung“ Deutschlands führen solle.
    Neurechte „Gemeinschaftsneurose“?

    Die Neue Rechte kann folglich auch als soziale Pathologie begriffen werden, als sozialpsychologisches Studienobjekt, das Ausfluss einer irrationalen Verarbeitung tatsächlich gegebener, gesellschaftlicher Widersprüche ist. Sigmund Freud hat schon in seiner berühmten Schrift „Das Unbehagen in der Kultur“ darauf hingedeutet, dass die „Kulturentwicklung“ aufgrund der ihr innewohnenden Widersprüche regelrechte „Gemeinschaftsneurosen“ hervorbringen könne, die sich in manifesten „Pathologien kultureller Gemeinschaften“ manifestierten. Es gilt somit zu eruieren, inwiefern es sich bei der Neuen Rechten um eine zu einer Bewegung geronnenen Psychopathologie handelt, die Züge einer aus Triebverzicht und Unterwerfung gespeisten Massenneurose aufweist.

    Die Beschäftigung mit dem Wahn der Neuen Rechten dürfte somit auch ein grelles Licht auf die Widersprüche und Absurditäten des krisengebeutelten, in offene Zersetzung übergehenden Spätkapitalismus werfen. Die unbewusste, irrationale Verarbeitung unverstandener gesellschaftlicher Vorgänge und Widersprüche, die kennzeichnend ist für weite Teile der Praxis und Ideologie der Neuen wie der Alten Rechten, sie verweist selbstverständlich auf die krisengeschüttelte und widerspruchszerfressene Gesellschaft, die sie hervorbringt.

    Selbstverständlich nutzen rücksichtslose Demagogen - teils unbewusst und instinktiv - diese komplexbeladene Gemengelage aus, um hieraus politisches Kapital zu schlagen. Angesichts der zunehmenden Krisendynamik dürften auch Funktionseliten in Politik, Staat und Wirtschaft den Faschismus wieder als eine gangbare Krisenoption in Erwägung ziehen. Doch dürfen hier nicht Ursache und Wirkung vertauscht werden.

    Der Faschismus ist eine genuine Massenbewegung, die eine eigene, aus irrationalen Reaktionen auf die krisenbedingt zunehmenden Widersprüche gespeiste Dynamik aufweist. Demagogen mögen die gegebenen reaktionär-irrationalen Stimmungen in der angstschwitzenden Mitte instrumentalisieren, Teile der Funktionseliten können schließlich mit diesen Bewegungen paktieren - doch dies erklärt nicht die Genese, die Popularität der Neuen Rechten.

    Gehören die mit Chrystal Meth vollgepumpten Nazi-Orks der Bundesrepublik auf die Couch? Die Neue Rechte operiert ja offensichtlich mit dem unreflektierten, irrationalen Affekt, der gerne durch das Konstrukt der bequemen „einfachen Wahrheiten“ nachträglich rationalisiert wird.

    Dabei fungieren diese „alternativen Fakten“, deren Unsinnigkeit eigentlich sehr schnell enthüllt werden kann, nur als ideologisches Vehikel, um die von unbewussten, irrationalen Triebkräften motivierte Praxis zu legitimieren. Deswegen sind alle Bemühungen, Aufklärung, Logik oder Fakten in die rechten Wahnräume hineinzutragen, in den seltensten Fällen von Erfolg gekrönt - der braune Mob will seine primitiven Lügen glauben, weil sie nur ein scheinrationales Vehikel für das Ausleben irrationaler, unbewusster Triebkräfte sind.
    Des braunen Pudels klebriger Kern

    Es gilt folglich, diesen irrationalen Kern der neuen deutschen Rechten - der sich unter ihrer harten, braunen Schale verbirgt - freizulegen und der analytischen Reflexion zugänglich zu machen. Dies ist gerade deswegen notwendig, weil die Neue Rechte sich jeglicher Selbstreflektion verweigert. Das Irrational-Unbewusste, die Brutstätte des Rechtspopulismus und Rechtsextremismus, muss der bewussten Analyse zugänglich gemacht werden. Und hierbei bieten die eingangs erwähnten sexuellen Gewaltphantasien einen ersten Anknüpfungspunkt, da sie den irrationalen, triebgesteuerten Charakter rechter Ideologie und Praxis offenlegen.

    Der paranoide neurechte Wahn von der jüdisch organisierten „Umvolkung“ Deutschlands, in dem sich Antisemitismus und Rassismus paaren, resultiert aus Frustrationen, die sich durch Triebverzicht einstellten - und die zu entsprechenden Projektionen führen. Dies gilt vor allem in Hinsicht auf den Sexualtrieb, dem ja bekanntlich in der neuen deutschen Rechten überdurchschnittlich oft das Ausleben verwehrt bleibt.

    Der Hass, der sich durch das populäre neurechte Wahnbild der sexuell zügellosen Flüchtlinge manifestiert, die - von Merkel oder Soros persönlich mit dem neusten iPhone ausgestattet - daran gehen, das deutsche Volk durch massenhafte Vergewaltigungen zum Verschwinden zu bringen, verweist auf das vermutlich oft traurige, mitunter nicht existente Sexualleben in vielen neurechten Schlafzimmern. Es ist eine simple unbewusste Projektion, die selbstverständlich weitgehend immun ist gegen die gesellschaftliche Realität, die von einer fallenden Kriminalitätsrate geprägt ist.

    Der Zug ins Sadistische, der all dieser neurechten Propaganda anhaftet, rührt gerade aus dem besagten Triebverzicht her, der in diesem männlich geprägten Milieu, das auf dem spätkapitalistischen Beziehungsmarkt eher schlechte Karten hat, notgedrungen vorherrscht. Sexuelle Triebregungen, denen das Ausleben verwehrt bleibt, driften oft ins Sadistische und Sado-Masochistische ab.

    Diese psychopathologische Konstitution, in der sadistische Projektionen sexueller Frustration zu Hass führen, insbesondere auf die als potente sexuelle Konkurrenz wahrgenommenen arabischen „jungen Männer“, spielt als unbewusste, irrationale Treibkraft der Neuen Rechten eine wichtige Rolle. Der Rechtspopulismus fungiert hier auch als politische Ausscheidung einer massenhaften, aus Liebesmangel resultierenden Psychopathologie, als ein „stummer Schrei nach Liebe“.
    Massenpsychologie des Faschismus

    Genau diese massenpsychologische Konstellation thematisierte schon Wilhelm Reich in seiner berühmten, 1933 publizierten Schrift „Die Massenpsychologie des Faschismus“. Reich arbeitete als erster Sozialwissenschaftler den Zusammenhang zwischen autoritärer Triebunterdrückung - insbesondere der Sexualunterdrückung - und der autoritären, irrationalen Charakterstruktur heraus, die anfällig sei für faschistische Tendenzen.

    Somit ist es die zunehmende Triebunterdrückung durch die sich beständig verschärfenden „Sachzwänge“ im krisengeplagten Spätkapitalismus, die den Faschismus auch auf dieser psychopathologischen Ebene - zusätzlich zu den sozioökonomischen Faktoren wie verschärfter Krisenkonkurrenz - immer wieder anfacht. Reich sah in seiner kurz nach der Machtübertagung an die Nazis publizierten Schrift gerade hierin einen zentralen Faktor: „Die Sexualhemmung verändert den wirtschaftlich unterdrückten Menschen strukturell derart, dass er gegen sein materielles Interesse handelt, fühlt und denkt.“

    Ein hinreichendes Verständnis der allgemeinen psychopathologischen Dynamik des Faschismus scheint aber nur bei einer Einordnung in das Instanzenmodell der Psychoanalyse möglich. Die Wechselwirkung zwischen den unbewussten Triebregungen und der autoritären Struktur des faschistischen Bewusstseins könnte so näher beleuchtet werden.

    Die Psychoanalyse begreift den Menschen als ein weitgehend triebgesteuertes Wesen, dessen Innenleben durch drei Instanzen geprägt ist: Das Über-Ich bildet die Gesamtheit der leidvoll im Verlauf der Erziehung und Sozialisation aufgerichteten gesellschaftlichen Normen, Werte und Moralvorstellungen, die das Gewissen konstituieren.

    Dem gegenüber steht das dem Lustprinzip folgende Es, das als die Summe der unbewussten Triebe, Bedürfnisse und Affekte seine unbewusste Wirkung entfaltet. Das Ich wiederum umfasst das Alltagsbewusstsein des Menschen, das das Denken, die Wahrnehmung und das Gedächtnis umfasst - und in dem zwischen den Triebregungen des Es und dem Lustprinzip, sowie dem Realitätsprinzip des Über-Ich samt den Ansprüchen der konkreten Vergesellschaftung vermittelt wird.

    Das starre, „veräußerte“ Über-Ich der ichschwachen Subjekthülsen, die sich in der konformistischen Revolte des Faschismus treiben lassen, ist durch Überanpassung an die widersprüchlichen Gebote und Verbote spätkapitalistischer Gesellschaften geprägt. Diese masochistische Unterwerfung unter das falsche Ganze der krisengeschüttelten Vergesellschaftung im Spätkapitalismus fordert aber ihren Tribut am Triebleben. Durch Triebverzicht, durch Entsagungen, baut sich in dem konformistischen Rebellen der Neuen Rechten psychischer Druck auf, der ein sadistisches Ventil finden muss.

    Dies geht häufig einher mit einem Mangel an Sublimierung der rohen Triebe innerhalb der Neuen wie Alten Rechten. Hierunter verstand Freud die Ablenkung, gewissermaßen „Veredelung“ der Triebenergien des Es, die von einem starken Ich in schöpferische Tätigkeiten, in Schaffenskraft umgewandelt würden. Laut Freud basierten die künstlerische Tätigkeit, die geistigen Leistungen der Menschheit, mitunter der Zivilisationsprozess als solcher auf der Sublimierung ihrer Triebe.

    Die Unfähigkeit oder Unmöglichkeit zum Sublimieren innerhalb der Neuen Rechten muss nicht nur auf entsprechende innere Dispositionen zurückzuführen sein, die dies verunmöglichen - auch die äußeren Umstände, gerade in Krisenphasen, können Strategien der Sublimierung erschweren oder verunmöglichen.
    Sado-Masochismus und Ich-Schwäche

    Ohne Möglichkeit oder Fähigkeit zur Sublimierung driftet folglich das stark unterdrückte Triebleben - in Wechselwirkung mit einem nur oberflächlich verinnerlichten Über-Ich - ins Sadistische ab. Der aus Triebverzicht resultierende Hass sucht sich Sündenböcke unter Zuhilfenahme von Projektionen. Gerade in den vielfachen Projektionsleistungen der Neuen Rechten findet eine unbewusste Wiederkehr des Verdrängten und eines sadistisch deformierten Trieblebens statt.

    Schon die berühmten Studien zum autoritären Charakter, an denen unter anderen Adorno mitarbeitete, stellten fest, dass der autoritäre Charakter dazu tendiere, „seine unterdrückten Impulse auf andere Menschen zu projizieren“, die dann umgehend angeklagt, beschuldigt würden. Die Projektion sei demnach ein Mittel, „Es-Triebe ich-fremd zu halten“, sie deute auf die „Unzulänglichkeit des Ichs … seine Funktionen zu erfüllen“.

    Es ließe sich überdies fragen, ob diese irrationale Dynamik der Neuen Rechten nicht eigentlich Charakteristika einer Neurose aufweist, einer mit Paranoia und hysterischen Anfällen angereicherten Massenneurose. Das schwache, unter dem Konformitätsdruck des Über-Ich zur bewussten Unterwerfung angehaltene Ich der Neuen Rechten treibt unbewusst dorthin, wo das deformierte Es in seinen sadistisch-barbarischen Fantasien sich bereits befindet.

    Das Ich des Faschismus will letztendlich dorthin, wo sein pervertiertes Es bereits ist. Dieser irrationale Mechanismus, bei dem die masochistisch unterdrückte Triebenergie nach sadistischer Metamorphose zum Treibstoff der „Bewegung“ mutiert, bildet das irrationale Fundament der drohenden Barbarei, die die Neue Rechte - gleich ihrem historischen Vorbild - anstrebt.

    Die Xenophobie der Neuen Rechten gleicht der Zwangsneurose, die von Sigmund Freud auf angestaute Triebenergie, eine „im Verborgenen ungedämpfte Lust“ zurückgeführt wird. Der Zwangsneurotiker leidet unter unbewusstem Triebverzicht, der die Ausbildung von Zwangshandlungen zur Folge habe. Freud spricht in seiner Schrift „Totem und Tabu“ in Hinblick auf neurotische Zwangsvorstellungen davon, dass diese durch absurd erscheinende Verbote einen Trieb an der Entfaltung hindern und hierdurch den Kranken die betreffenden Objekte „unmöglich“ machten: „Die Zwangskranken benehmen sich so, als wären die ’unmöglichen’ Personen und Dinge Träger einer gefährlichen Ansteckung, die bereit ist, sich auf alles Benachbarte durch Kontakt zu übertragen.“ Die Parallelen zum neurechten Hass auf „Ausländer“, die den deutschen „Volkskörper“ kontaminieren, scheinen evident.

    Entscheidend bei dieser neurotischen Dynamik sei die „großartige Verschiebbarkeit“ der unterdrückten Trieblust, so Freud in „Totem und Tabu“. Das neurotische Verbot oder Gebot verdanke seinen Zwangscharakter gerade seinem „unbewussten Gegenpart“, der im Verborgenen ungedämpften Lust, einer „inneren Notwendigkeit“, in welche die „bewusste Einsicht fehlt“. Hierbei handele es sich nicht um einen Zustand, sondern um eine Dynamik, da die Trieblust sich beständig verschiebe, nach „Surrogaten für das Verbotene“, nach Ersatzobjekten und Ersatzhandlungen suche, um der Absperrung zu entgehen.

    Folglich verschieben sich auch die „Abwehrmaßnahmen“ der Neurotiker entsprechend, um den Trieb an der Entfaltung zu hindern. Aus diesem neurotischen Konflikt entstehe ein Bedürfnis nach „Abfuhr“, um die bestehende innere Spannung zu verringern. Schließlich würden diese Zwangshandlungen sich immer mehr dem annähern, was sie abzuwehren versuchen, so Freud: „Es ist ein Gesetz der neurotischen Erkrankung, dass diese Zwangshandlungen immer mehr in den Dienst des Triebes treten und immer näher an die ursprünglich verbotene Handlung herankommen.“

    Die Wechselwirkung von Projektion und neurotischer Zwangshandlung müsste somit zur Folge haben, dass die Neue Rechte sich in ihrer unreflektierten Praxis genau den Handlungen annähert, die sie in hysterischer Hetze ausschlachtet und für und Propaganda und Hasswellen instrumentalisiert. Dies gilt es zuerst beim Themenkomplex Sexualität zu beleuchten - insbesondere in Hinblick auf die sexuelle Gewalt gegen Frauen.
    Rechte Triebtäter

    Nichts scheint die Neue Rechte in bessere Stimmung zu versetzen, als wenn es tatsächlich zur sexuellen Gewalt von Migranten oder Flüchtlingen gegen Frauen kommt. Die Rechte würde die Gruppenvergewaltigung einer Freiburgerin im vergangenen Oktober feiern, wurde etwa beobachtet

    Mehrere Demonstrationen wurden in Freiburg von der AfD durchgeführt, um die brutale Vergewaltigung politisch auszuschlachten. Frauen, die sexuelle Übergriffe durch Migranten vereiteln, werden von den rechten Rattenfängern mitunter gegen ihren Willen instrumentalisiert.

    Die zur rassistischen Hetze transformierte Empörung über sexuelle Gewalt von „Ausländern“ an deutschen Frauen, die in der Neuen Rechten in den hysterischen Vorwurf des sexuellen Genozids gesteigert wird, schlägt in diesem Milieu aber sehr schnell in ihr Gegenteil um, sobald die Feindbilder wechseln: Dann wandelt sich die scheinbare Empörung über sexuelle Gewalt zur sadistischen Vergewaltigungsphantasie, die der neurechte Mann allen Frauen androht, die nicht bereit sind, den faschistischen Ausländer- und Rassenhass der Neuen Rechten zu teilen. Frauen, die Flüchtlinge unterstützten, wird dann von rechten Trolls im Netz schon mal gewünscht, sie sollten „zu Tode vergewaltigt“ werden.

    Mit massenhaften Vergewaltigungsdrohungen müssen vor allem Politikerinnen leben, die sich öffentlich für Flüchtlinge einsetzen. Eine Politikerin der Grünen ist mit Vergewaltigungsphantasien rechter Trolle überschwemmt worden, nachdem sie im vergangenen August vorschlug, künftig Klimaflüchtlinge auszunehmen.

    Ähnlich erging es Hamburger Bürgschaftsabgeordneten und Politikerinnen der Partei Die Linke, die sich mit detaillierten „Beschreibungen der geplanten Ermordung“, oftmals „kombiniert mit sexualisierten Inhalten“, mit Vergewaltigungsdrohungen und Folterfantasien rechter Sadisten konfrontiert sehen. Ein simples „Nazis Raus“ einer ZDF-Jounralistin, gepostet auf dem Kurznachrichtendienst Twitter, reichte aus, eine Welle von Mord- und Vergewaltigungsdrohungen auszulösen.

    Die Zwangsneurose der Neuen Rechten ist hier mit Händen zu greifen: In Reaktion auf sexuelle Übergriffe von Migranten auf Frauen, wird jenen Frauen sexuelle, sadistische Gewalt angedroht, die sich weiterhin für Flüchtlinge einsetzen. Im Unbewussten wirkender, sadistischer Neid ist es, der diese irrationale Dynamik der Neuen Rechten anzutreiben scheint.

    Es bleibt nicht nur bei Drohungen: Die sexuelle Gewalt gegen Frauen, die durch rechte Triebtäter begangen wird, wird aber kaum thematisiert. Etwa der Fall eines 21-Jährigen Nazischlägers, der ein 14-jähriges Mädchen vergewaltigte. Eine Lokalzeitung berichtete über den Vorfall im November 2018.

    Ermittlungen wegen Vergewaltigung wurden auch gegen einen AfD-Politiker geführt. Mitglieder der „Nationalen Sozialisten Rhein-Mein“ stehen hingegen inzwischen wegen einer Vergewaltigungsserie vor Gericht - ohne dass dies zu breiter Empörung innerhalb der Neuen Rechten führte.

    Deutsche Frauen werden in diesem neurechten Milieu offensichtlich immer noch (oder schon wieder?) als „Besitz“ begriffen. Nicht nur als ein Objekt, über das der deutsche Mann zu verfügen hat, sondern auch als Teil der deutschen Volksgemeinschaft, die offenbar immer noch rassisch definiert wird. Deswegen triggern vor allem Frauen, die sich für Flüchtlinge engagieren oder bloß aussprechen, die beschriebenen sadistischen Vergewaltigungsphantasien, da hier schon wieder in der Neuen Rechten das altrechte Motiv der „Rassenschande“ mitzuschwingen scheint. Missbrauch von Frauen durch deutsche Männer wird hingegen kaum wahrgenommen, eventuell sogar geduldet („stell dich nicht so an“).

    Dieses archaische Frauenbild insbesondere in den ostdeutschen Stammländern der Neuen Rechten, das sich auch in entsprechenden sexistischen öffentlichen Äußerungen manifestiert, scheint mit einem simplen empirischen Befund in Zusammenhang zu stehen. In den ostdeutschen „failed States“ herrscht extremer „Frauenmangel“, wie die New York Times in einem Hintergrundbericht ausführte.

    Demnach handelte es sich bei zwei Dritteln der ehemaligen DDR-Bürgerinnen, die Ostdeutschland nach dem Mauerfall verließen, um junge, gut ausgebildete Frauen. Es sei ein „extremer Fall von Frauenflucht“ gewesen. Deswegen herrsche nun in eben den ostdeutschen Regionen, in denen die AfD ihre größten Wahlerfolge erziele, ein global kaum erreichtes Ungleichgewicht „zwischen Männern und Frauen“.

    Nur die Arktis und einige „Inseln vor der Küste der Türkei“ würden einen ähnlichen Männerüberschuss ausweisen. Arktis oder Sachsen? Frauen, die vor solch eine schwere Wahl gestellt würden, müssten somit lange überlegen, wo das kleinere Übel liege.

    Eine ähnliche neurotische Dynamik zwischen zwanghafter öffentlicher Anprangerung und klammheimlicher sadistischer Sehnsucht nach Triebbefriedigung herrscht auch beim Kindesmissbrauch vor. In keiner anderen politischen Strömung scheinen pädophile Tendenzen so weit verbreitet wie in der Neuen Rechten, die ja immer wieder die Todesstrafe oder zumindest „Keine Gnade für Kinderschänder“ fordert.

    Dies gilt vor allem für den Rechtsterrorismus in der Bundesrepublik. Yavuz Narin, einer der Opferanwälte im NSU-Prozess, der das Thema eingehend recherchiert hat, bezeichnete gegenüber der Deutschen Welle (DW) die Häufung der Fälle von Kindesmissbrauch im rechten Milieu als frappierend:

    Zahlreiche Personen aus dem Umfeld des NSU-Trios sind bereits in der Vergangenheit mit sexuellem Missbrauch von Kindern oder der Verbreitung kinderpornographischen Materials in Erscheinung getreten. Wir haben dort einen Sumpf, der sich bis nach Bayern und Sachsen erstreckt.
    Yavuz Narin

    Sexueller Missbrauch von Kindern durch Rechte könnte nach Ansicht von Opferverbändern auch eine Form des Auslebens von Machtbedürfnissen sein. Eine Sprecherin eines Verbandes der Opfer von Pädophilen, der Zartbitter e.V., erklärte gegenüber DW, dass der unter Rechtsextremen verbreitete Hang zum „Machtmissbrauch und Respektlosigkeit“ dafür verantwortlich sein könnte. Der Kindesmissbrauch scheint hier somit ein perverser, sexualisierter Machtrausch zu sein, dem sich die rechten Möchtegern-Führer hingeben.

    Er habe eine eindeutige „Häufung von Fällen rechtsextremer Gesinnung und pädophiler Neigung“ festgestellt, erklärte der Opferanwalt. Diese Erkenntnisse wurden von Opfergruppen pädophiler Gewalt bestätigt. Nachdem Narin seine Rechercheergebnisse publik gemacht habe, sei er von Betroffenen und Opfer-Verbänden kontaktiert worden: „Ich bekam mitgeteilt, dass sexueller Missbrauch von Kindern gerade in der rechten Szene sehr gängig sei und dass ich deshalb nicht überrascht sein sollte.“

    Derzeit ermitteln Behörden allein in Hessen gegen 37 Rechtspopulisten und Rechtsextremisten wegen des Verdachts auf organisierten sexuellen Kindesmissbrauch.
    Die „neurotische Währung“

    Mit Fakten lässt sich innerhalb dieser irrationalen faschistischen Dynamik aus masochistischen Triebverzicht samt autoritärer Zwangshandlung, der Projektion des Verdrängten auf „Sündenböcke“ und der Wiederkehr des sadistisch deformierten Triebimpulses in der barbarischen Praxis kaum etwas ausrichten. Es ist müßig, etwa darauf hinzuweisen, dass mehr als zwei Drittel der Täter, die Frauen schwere Gewalt antun, Deutsche sind, oder dass die Kriminalitätsrate unter den Asylbewerbern niedriger ist als im Bevölkerungsdurchschnitt.

    Es sind aber nicht nur die eingangs geschilderten, evidenten Lügenmärchen und Fantasiegebilde, die den Treibstoff der rechten Hetzmaschine bilden. Es ist eher ein der Ideologie eng verwandter Wahn, der auf einer extrem selektiven Wahrnehmung der Realität aufbaut, nur die passenden Bruchstücke des Realen zum Bau des Wahngebäudes verwendet, während alles andere verbissen ausgeblendet wird. Der neurechte Wahn lebt von einem selektiven, gewissermaßen instrumentellen Verhältnis zur Realität, das in der berühmten rechten Fieberrede von den „alternativen Fakten“ sehr gut zum Ausdruck kommt.

    Die Neue Rechte macht sich die simple Tatsache zu eigen, dass in einer jeden größeren Menschengruppe - auch innerhalb der Flüchtlinge - ein gewisses kriminelles Element zu finden ist, das nun skandalisiert wird. Freud spricht in „Totem und Tabu“ in diesem Zusammenhang von einer „neurotischen Währung“, die es ermöglicht, die entsprechenden Zwangsvorstellungen, wie die vom sexuellen „Genozid an Deutschland“, aufrechtzuerhalten:

    Die Neurotiker leben in einer besonderen Welt, in welcher … nur die „neurotische Währung“ gilt, das heißt nur das intensiv Gedachte, mit Affekt Vorgestellte ist bei ihnen wirksam, dessen Übereinstimmung mit der Realität ist aber nebensächlich.
    Sigmund Freud

    Da ist der Wahn von dem sexuell zügellosen Ausländer als Projektion der eigenen, ins Sadistische verdrängten Triebe, der nicht nur Lügenmärchen fabriziert, sondern auch händeringend nach Bruchstücken von Realität greift, die er instrumentalisieren kann.

    Dies gilt nicht nur bei dem oben geschilderten Komplex der neurechten, sadistisch deformierten Sexualität mit ihren Vergewaltigungsfantasien und dem Hang zur Pädophilie. Generell scheinen Rechtsextremismus wie Rechtspopulismus letztendlich all’ das realisieren zu wollen, was sie im Rahmen ihrer Hetze an Angstbildern aufbauen.

    Ein immer wiederkehrendes Motiv rechter Propaganda ist beispielsweise die Angstmache vor dem Ausbruch eines Bürgerkriegs in der Bundesrepublik, der gewissermaßen durch die Flüchtlinge aus den Zusammenbruchsgebieten in der Peripherie des Weltsystems „importiert“ werde.

    Dabei sind es gerade rechtsextreme Seilschaften und Rackets innerhalb und außerhalb des deutschen Staatsapparates, die mit Verve den Bürgerkrieg forcieren. Im Kleinen, in der Provinz, im Stadtteil, treiben die gewöhnlichen Nazibanden den „molekularen Bürgerkrieg“ (Enzensberger) voran, mit unzähligen Übergriffen, Schikanen, mit Brandstiftungen und pogromartigen Ausschreitungen.

    Der kleine, alltägliche Bürgerkrieg um ihre „national befreiten Zonen“, der insbesondere in der ostdeutschen Provinz tobt, erinnere ihn an Somalia, erklärte ein Flüchtling aus diesem Zusammenbruchsgebiet gegenüber dem Deutschlandfunk:

    Ich komme aus einem großen Bürgerkrieg. Aber Chemnitz ist ein kleiner Bürgerkrieg. Das ist meine Meinung.
    Flüchtling aus Somalia

    Dieser „kleine Bürgerkrieg“ in Chemnitz verschärfe sich meistens nach den Demonstrationen der Rechten, die an jedem Freitag stattfinden, hieß es in dem Bericht.

    Ums große Ganze kümmern sich die rechtsextremen Seilschaften in den Sondereinheiten der Bundeswehr und der Polizeikräfte, die angeblich eine „schwarze Reichswehr“ aufbauen. Die potenziellen Todesschwadrone im „Tiefen Staat der BRD“ planten im Rahmen einer klassischen Verschwörung den Putsch im Krisenfall und die massenhafte Liquidierung von politischen Gegnern.

    Diese tatsächlich gegebenen Verschwörungen, die Rechtsextremisten in Springerstiefeln und Uniformen schmieden, werfen auch ein bezeichnendes Licht auf den antisemitischen Verschwörungswahn, der in der Neuen Rechten grassiert. Längst wurde der jüdische Finanzmogul George Soros als ein zentrales antisemitisches Wahnbild des Rechtspopulismus wie Rechtsextremismus etabliert.

    Soros soll ein weitverzweigtes Verschwörer-Netzwerk aufgebaut haben, das Weltherrschaftsambitionen hege, an der Zerstörung von Nationalstaaten arbeite oder die Flüchtlingskrise auslöste, so die bekanntesten Fieberträume all der Halb- und Vollnazis, die in der Soros-Foundation die Zentrale einer jüdischen „Globalistenverschwörung“ imaginieren.

    Wiederum handelt es sich hier um eine simple Projektion des eigenen Hangs zur ganz konkreten Verschwörungen, die ja nicht nur den Aufbau von Nazimilizen im Staatsapparat zum Inhalt haben, sondern auch die Auseinandersetzungen innerhalb der Neuen Rechten prägen, die Kämpfe um Posten und Pöstchen, den Aufbau von Parallelstrukturen innerhalb der AfD, wie er etwa vom rechtsextremen Flügel der AfD praktiziert wird.

    Auch hier gilt die Feststellung der „Dialektik der Aufklärung“, die diese Projektionsleistung auf den Punkt brachte: „Im Bild des Juden, das die Völkischen vor der Welt aufrichten, drücken sie ihr eigenes Wesen aus.“

    Es können hier folglich die historischen Parallelen zwischen der Neuen Deutschen Rechten und ihrem Vorläufer, dem Nationalsozialismus, gezogen werden. Die Nazis haben ihren „Griff nach der Weltmacht“ mit ihrer unaufhörlichen antisemitischen Hetze und dem Wahnbild einer „jüdisch-bolschewistischen Weltverschwörung“ ideologisch legitimiert.

    Und schließlich ist die AfD als die selbsternannte Partei der Saubermänner bereits in eine rekordverdächtige Anzahl von Finanzierungsskandalen und Parteispendenaffären verwickelt. Neben im Schweizer Steuerexil lebenden Milliardären wie August von Finck, die ihr Vermögen von Arisierungsgewinnlern geerbt haben, sollen auch adelige Ex-Waffenhändler den Rechten finanziell unter die Arme gegriffen haben.

    Motivator der rechtspopulistischen Kritik an der Korruption der „Altparteien“ scheint somit der Neid der zu kurz gekommenen neurechten Aufsteiger zu sein, die sich nun möglichst schnell den ganz großen Schluck aus der Geldpulle gönnen.

    Es ist folglich - neben der Personifizierung der fetischistischen Krisendynamik des Kapitals im „jüdischen Finanzkapital“ - die eigene, uneingestandene Macht- und Geldgeilheit, die alte wie neue Antisemiten und Rechtsextremisten auf die antisemitischen Wahnbilder des Juden projizierten und projizieren: Gestern war es Rothschild, heute ist es Soros.

    Der faschistische „Wille zur Macht“ ist das schwache, masochistische, oftmals autoritär gebrochene Ich, das die verdrängten, ins Sadistische abdriftenden Triebregungen des Es reflektionslos auszuleben trachtet - unter extremer Zuspitzung eben der herrschenden ideologischen Gebote und Verbote. Diese von neurotischen Zwangshandlungen und Projektionen geprägte Psychopathologie bildet die charakterliche Basis, auf deren Massengrundlage der Faschismus als Extremismus der Mitte in Krisenzeiten seine Dynamik gewinnt.

    Der Faschismus als das Ich, das die sado-masochistische Barbarei des kapitalistisch deformierten Es zu verwirklichen trachtet, kann aber nur in Kontext der krisengebeutelten Gesellschaft vollauf verstanden werden, deren Widersprüche ihn hervorbringen. Im zweiten Teil der Serie wird es um die Wechselwirkung zwischen kranker Psyche und Kapitalismus gehen sowie um die diesbezügliche Auseinandersetzung zwischen Siegmund Freud und seinen Schüler Wilhelm Reich.

    #droite #extrême_droite #nazis #psychologie #Wilhelm_Reich #psychoanalyse #fascisme #politique


  • Lille : 4 membres de l’ultra droite en garde à vue après la diffusion d’un reportage Yohan Blavignat - 29 Janvier 2019 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/29/01016-20190129ARTFIG00245-lille-4-membres-de-l-ultra-droite-en-garde-a-vue-

    La chaîne Al Jazeera a diffusé mi-décembre un reportage réalisé en caméra cachée sur le bar « La Citadelle », dont le président affirme être le représentant régional de Génération Identitaire, et dans lequel des clients tiennent des propos racistes.


    Soupçonnés notamment de violences, d’incitation à la haine et d’apologie du terrorisme, quatre membres de la mouvance d’ultra droite ont été placés en garde à vue ce mardi à Lille, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte après la diffusion d’un reportage d’Al Jazeera sur le bar privé « La Citadelle », a indiqué le parquet. Mi-décembre, une enquête avait été ouverte quelques jours après la diffusion de ce reportage en deux parties, intitulé « Generation Hate ».

    Filmés en caméra cachée, des clients y tiennent des propos racistes, notamment dans les locaux de ce bar situé en plein cœur de Lille et dont le président affirme être le représentant régional du groupuscule d’ultra droite Génération Identitaire. Plusieurs personnes fréquentant cet établissement se vantent de ratonnades contre des personnes d’origine arabe et des images montrent même l’attaque d’une jeune femme qu’ils désignent comme maghrébine. On les voit aussi trinquer au « Troisième Reich » avant cette agression. L’enquête de la sûreté urbaine porte sur des « faits de violence, propos racistes, incitation à la haine et apologie du terrorisme », selon une source policière.

    Le président de « La Citadelle », Aurélien Verhassel, ne fait pas partie des quatre personnes interpellées mardi matin à leur domicile, des hommes âgés de 18 à 30 ans et habitant dans la métropole lilloise. Lors d’une conférence de presse le 17 janvier, Aurélien Verhassel, 34 ans, avait condamné ces deux « pseudo-reportages » de la chaîne qatarie, faits de « montages trompeurs » et « fallacieux ». Selon lui, il n’existe « aucun lien juridique ou structurel entre l’organisation Citadelle - c’est une association - et Génération identitaire ». « Ce sont deux entités différentes », avait insisté Aurélien Verhassel, qui se dit également représentant de Génération identitaire en Flandres, Artois et Nord. Selon lui, les personnes tenant des propos racistes dans le reportage étaient « de passage » et « pas des militants actifs ».

    « Pseudo-reportages »
    Le local privé - qui n’a pas pignon sur rue, se trouvant dans une cour - a été ouvert en 2016 à l’initiative de membres de Génération identitaire et revendique 1200 adhérents. Cette « maison de l’identité » se veut également permanence juridique, salle de boxe ou encore ciné-club. Dénonçant les « propos insupportables » tenus dans le documentaire, la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, avait réclamé la fermeture de « La Citadelle » et saisi le parquet avec le préfet du Nord, Michel Lalande. Quelque 300 personnes avaient également manifesté en décembre pour réclamer la fermeture du bar « qui participe à répandre des idées fascistes ».

    Dans le premier volet de ce documentaire choc d’Al Jazeera, on voit une jeune femme désignée comme maghrébine poussée par un homme au visage découvert puis frappée à coup de poings par un autre, de nuit, dans un autre quartier animé de Lille. « Il n’y a jamais eu de plainte ou de main courante de cette jeune fille », a déclaré une source policière. « On ne l’a pas retrouvée, mais peut-être qu’elle va se manifester. » Quant aux agresseurs, « peu importe leur appartenance à un groupe particulier, ils ont été interpellés parce que dans le reportage ils commettent des infractions, on les voit, on les a identifiés », poursuit cette source.

    Selon Aurélien Verhassel, joint par Le Figaro, deux des membres qui tenaient des propos racistes dans le reportage ont été « exclus de la Citadelle » après sa diffusion, mais n’ont « jamais été membres de Génération identitaire. » « Je suis le seul représentant officiel qui apparaît dans ce reportage, et même après six mois de tournage en caméra cachée, je n’ai jamais été contacté par la police », affirme-t-il.

    Par ailleurs, plusieurs membres de Génération identitaire ont également été placés en garde à vue mardi à Lyon, en lien avec leurs patrouilles anti-migrants menées dans les Alpes au printemps 2018.

    #génération_identitaire #fascisme #lille #la_citadelle #extrême_droite #Al-Jazeera #Canal_de_la_Deûle #France #skinheads #Troisième_voie #identitaires #armes #police #extrême_droite_radicale #la_citadelle #agressions_&_violences #trafic_d'armes #terrorisme #collusion#génération_identitaire Al_Jazeera
    @marty @albertocampiphoto




  • Pour l’acte IX des #gilets_jaunes à Paris, un service d’ordre les encadre | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/12/pour-lacte-ix-des-gilets-jaunes-a-paris-un-service-dordre-les-encadre

    L’acte IX de la mobilisation a été marqué à Paris par la mise en place d’un #service_d'ordre repérable aux brassards blancs.

    L’un des responsable de ce S.O est Victor Lanta, un identitaire adepte des ratonnades : Cet ancien para de Carcassonne qui combat aux côtés des « pro-russes »
    https://www.ladepeche.fr/article/2014/08/28/1940999-ancien-para-carcassonne-combat-cotes-pro-russes.html

    #extrême_droite


    • « Gilets jaunes » : l’ultradroite reprend des couleurs, Lucie Delaporte
      https://www.mediapart.fr/journal/france/180119/gilets-jaunes-l-ultradroite-reprend-des-couleurs?onglet=full

      Depuis la mi-novembre, la mouvance hétéroclite de l’extrême droite radicale tente de se refaire une santé grâce au mouvement des « gilets jaunes ». Des #identitaires aux #royalistes, en passant par les #conspirationnistes #dieudonno-soraliens, tour d’horizon d’une nébuleuse dopée par cette mobilisation aux contours politiques inédits.

      Sa vidéo fin octobre avait rapidement atteint les 4,5 millions de vues. Frank Buhler, qui appelait à une « mobilisation générale » le 17 novembre dernier contre la hausse du prix des carburants, est alors un parfait inconnu. La presse découvrira plus tard qu’il est responsable de circonscription pour Debout la France dans le Tarn-et-Garonne, et qu’il a été exclu du Front national pour avoir tenu des propos trop ouvertement racistes. La CGT s’était d’ailleurs appuyée sur le cas de celui qui se réclamait de la « patriosphère » pour expliquer, dans un communiqué daté du 30 octobre, pourquoi elle se désolidarisait du mouvement des gilets jaunes, « clairement […] d’extrême droite ».

      Si Frank Buhler sera rapidement mis à l’écart par les gilets jaunes, le mouvement dans sa majorité refusant d’être assimilé de près ou de loin à l’extrême droite, la place de cette mouvance dans les mobilisations n’en reste pas moins incontestable.

      Du Rassemblement national aux Patriotes de Florian Philippot en passant par Debout la France, depuis le début de la mobilisation, les partis d’extrême droite se sont très vite engouffrés dans la fronde des gilets jaunes, espérant en tirer quelques bénéfices électoraux quand la gauche paraissait plus divisée. Pour eux, les revendications antifiscales, la défense d’une France rurale oubliée ou un certain discours « antisystème » des gilets jaunes les désignaient comme les porte-voix naturels du mouvement.

      Pourtant, alors qu’une grande partie de la mobilisation des gilets jaunes s’est faite contre les partis, ils sont aussi dépassés sur leur droite par toute une mouvance radicale très présente dans la rue comme sur les réseaux sociaux, et qui n’entend surtout pas se faire récupérer par un jeu électoral qu’elle méprise.

      Pour le politologue Jean-Yves Camus, « cette nébuleuse d’extrême droite qui a déjà battu le pavé en 2013 et 2014 avec le “Printemps français” et “Jour de colère” a su monter dans le train assez vite et parvient à se refaire une santé grâce à ce mouvement, alors qu’elle était un peu atone depuis quelques années ».

      À la droite de la droite, à travers le mouvement des gilets jaunes se rejoue une bataille entre extrême droite électorale et extrême droite radicale. Cette dernière, qui attend le grand soir insurrectionnel pour changer de régime, pouvant aussi le cas échéant faire la courte échelle à un Rassemblement national avec lequel elle n’a pas toujours coupé les ponts.

      Le procès, la semaine dernière, des six prévenus membres des « Zouaves Paris » ou du Bastion social – deux émanations du GUD – condamnés pour « violences et dégradations » a rappelé la présence dans les cortèges de cette ultradroite pas toujours si éloignée des partis. L’un des prévenus, membre du Bastion social, avait également sa carte au Rassemblement national. Au-delà de ces groupuscules numériquement marginaux, certains débordements, comme les actes antisémites devant le Sacré-Cœur lors de l’acte VI du mouvement, ont aussi rendu manifeste l’influence de la sphère dieudonno-soralienne sur une partie des gilets jaunes. « Ce qui m’a le plus surpris, ce sont les primo-manifestants. Je n’avais pas imaginé que quand vous consommiez du Soral et du Dieudonné derrière votre écran, vous pouviez passer à un autre mode d’action politique », reconnaît à ce sujet Jean-Yves Camus.

      Alors que le mouvement des gilets jaunes dans son ensemble échappe largement à l’extrême droite, quelle attitude tenir vis-à-vis de la gauche et de l’extrême gauche honnies ? Pour une partie de l’ultradroite, il est temps de faire des alliances stratégiques, comme y appelle l’écrivain #négationniste Hervé Ryssen qui théorise une « union sacrée » contre le système. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes », explique-t-il dans une vidéo alors que, sur le terrain, les batailles rangées entre antifas et ultradroite sont venues rappeler que peu de ces acteurs y étaient prêts.

      Comme l’explique Jean-Yves Camus : « Ils ont vis-à-vis de l’extrême gauche une stratégie en deux temps : on fait la révolution avec tous ceux qui veulent bien mettre la main à la pâte et on les écrase après. »

      Tour d’horizon de cette ultradroite qui tente, depuis des semaines, de faire une OPA sur le mouvement des gilets jaunes.

      Les soralo-dieudonnistes

      « Gilets jaunes, la révolution qui vient. » Comme à son habitude Alain Soral a gardé secret le lieu de sa réunion, prévue samedi prochain. Mais l’affiche, qui rassemble la crème de la crème de l’antisémitisme français, illustre à elle seule comment l’ultradroite tente de faire son miel du mouvement qui bouscule la classe politique depuis plus de deux mois. Ce jour-là, Alain Soral sera accompagné du directeur de l’hebdomadaire Rivarol Jérôme Bourbon, de « l’écrivain » négationniste Hervé Ryssen mais aussi d’Yvan Benedetti, ancien président de l’Œuvre française aujourd’hui dissoute.

      Une tentative de récupération du mouvement des gilets jaunes par la fine fleur de l’#antisémitisme français, comme l’a déjà raconté Street Press. Gourou des réseaux sociaux, Soral a très vite senti le potentiel de la révolte des gilets jaunes et posté très tôt des vidéos de soutien à ce mouvement « antisystème » et aux accents insurrectionnels. Il s’est immédiatement reconnu dans une fronde marquée par la défiance envers les partis comme les syndicats et aux contours politiques flous, lui qui définit son mouvement Égalité et réconciliation comme réunissant la « gauche du travail » et « la droite des valeurs ». Celui dont la pensée politique s’apparente, selon l’expression du chercheur André Déchot (lire ici nos enquêtes sur le personnage), à « une espèce de Tetris idéologique » se sent parfaitement à l’aise dans le caractère protéiforme de la révolte des gilets jaunes.

      Alain Soral n’a évidemment pas manqué de rappeler qu’il a de longue date défendu le RIC, en donnant maintes fois sur son site la parole à Étienne Chouard.

      « On n’en a rien à foutre des élections »

      Les références au passé chez Rothschild d’Emmanuel Macron sont évidemment l’occasion de clins d’œil antisémites appuyés et certaines banderoles aperçues ces dernières semaines laissaient peu de place au doute sur ce point. Alain Soral, qui se dit « national-socialiste à la française », n’aime rien tant que mixer les références historiques. À cet égard le mouvement des gilets jaunes, qui déconcerte parfois par les références allant de Robespierre au 6 février 1934, lui convient parfaitement.

      Le 1er décembre, Dieudonné, compère de longue date d’Alain Soral, avec qui il partage notamment la même obsession antisémite, est applaudi par certains gilets jaunes sur les Champs-Élysées. « Paralysons les administrations de l’État et le gouvernement et les chaînes TV et radios de propagande qui ne cessent de nous mentir depuis plus de 20 ans », écrit-il ce jour là sur Twitter. Il poste une vidéo le montrant avec un groupe de gilets jaunes, manifestement ravis de faire des selfies avec lui.

      Pour l’acte VI du mouvement, une petite centaine de manifestants s’est retrouvée sur les marches du Sacré-Cœur pour entonner la chanson de Dieudonné, « Manu la sens-tu... », faisant force « quenelles », signe de ralliement antisémite bien connu de la « dieudosphère ». Comme Alain Soral, Dieudonné a très tôt enfilé un gilet fluo. Dès le 19 novembre, il se fait photographier à Langon au côté d’un des initiateurs locaux du mouvement, Mathieu Seurot, sur un blocage de l’A62. Dans une vidéo aux accents lyriques, postée le 23 novembre et vue 300 000 fois, il salue un « mouvement apolitique né de l’augmentation frénétique du prix des carburants » et qui rassemble « agriculteurs, ouvriers, fonctionnaires ». « Chaque gilet jaune est une étincelle dans la nuit qui annonce le retour à la lumière », avance-t-il, invitant son public à venir désormais en gilet jaune à ses spectacles.

      Une nouvelle fois, Dieudonné rappelle que l’intérêt de ce mouvement est de passer au-dessus des partis. « Les prétendus responsables politiques de la soi-disant opposition semblent dépassés par l’ampleur du phénomène, empêtrés qu’ils sont dans leur stratégie politicienne, ils n’arrivent plus à dissimuler leur véritable objectif qui est de se goinfrer au maximum le temps de leur mandat », affirme celui qui a toujours échoué à se faire élire.

      Signe de la pénétration de cette sphère auprès de certains leaders du mouvement, lorsque Éric Drouet organise une conférence de presse, il choisit d’ailleurs deux « médias », Brut et Vincent Lapierre. Or le « journaliste » Vincent Lapierre, qui a longtemps collaboré au site d’Alain Soral et s’est récemment rapproché de Dieudonné, est une figure bien connue de cette mouvance conspirationniste.

      Sylvain Baron, qui s’est illustré dans le mouvement des gilets jaunes en organisant des rassemblements devant le siège des médias, est aussi, comme l’a déjà raconté Arrêt sur images, très proche de cette nébuleuse soralo-dieudodienne. Celui qui publie des textes en hommage à Faurisson invitait par exemple, sur sa page Facebook, les « djihadistes » à faire quelque chose lors du rassemblement en mémoire de Mireille Knoll – assassinée car juive – parce qu’il « n’y aura que des enculés d’europeïstes (sic), des larbins soumis à tous les intérêts prédateurs ainsi que tout ce que la France comporte de collabos et de parasites notoires à cette marche », écrivait-il.

      Hervé Ryssen

      Il a fait la une de Paris Match avec son drapeau français le 5 décembre dernier. L’heure de gloire pour cet essayiste négationniste, auteur notamment du succès de librairie Le Racisme antiblanc – Assassins d’hommes blancs (éditions Baskerville). Celui qui participera, aux côtés de Soral, au colloque « Gilets jaunes, la révolution qui vient », s’est incrusté lui aussi très tôt dans la mobilisation. « Moi, j’étais gilet jaune depuis le tout début », clame-t-il, n’hésitant pas à se présenter comme l’un des initiateurs du mouvement.

      Dans sa dernière vidéo, mise en ligne le 8 janvier et vue 140 000 fois, prenant acte du succès de l’acte VIII du mouvement, il masque mal son excitation devant les derniers débordements vis-à-vis des élus. Il se réjouit notamment du saccage du bureau de Benjamin Griveaux en des termes équivoques. « Effectivement une foule furieuse peut pénétrer dans un ministère. Et on l’a vu à certaines époques, dans certains pays, il y a des gens qui sont défenestrés. Alors ce n’est pas du tout ce à quoi on appelle […], mais quand les gens sont dans la misère, au bout du rouleau… », poursuit-il, sentencieux.

      Comme Soral et Dieudonné, cette figure de l’extrême droite pressent qu’un rapprochement, ponctuel et tactique, avec l’extrême gauche est à travers cette fronde inédite enfin possible. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes […]. Depuis 1934, il y a une interdiction de parler avec les fachos […], cet interdit est en train de se déliter, de se fracasser », se réjouit-il. « Sur le plan électoral 11 millions d’électeurs FN, 7 millions FI, les abstentionnistes qui sont je pense très largement représentés parmi les gilets jaunes… Ça fait 22, 23, 24 millions d’électeurs… On est quand même très largement majoritaire dans le pays. On prend le pouvoir là ! Après il s’agit de se partager les ministères, c’est comme ça que je vois les choses », s’enflamme-t-il, assurant qu’il n’est pas forcément opportun de « polémiquer » sur l’immigration avec l’extrême gauche en ce moment, au nom justement de « l’union sacrée contre la macronie ».

      Comme Soral ou Dieudonné, Hervé Ryssen exhorte les vrais « patriotes » à ne pas se laisser abuser par la récupération électorale, fût-ce celle du RN, dont il a été un temps proche. « On n’en a rien à foutre des élections. On a compris que ces élections ne représentaient pas le petit peuple […]. Moi je suis abstentionniste depuis bien longtemps, affirme-t-il. Alors vous pouvez nous parler de Marion Maréchal... mais Marion Maréchal en 2048, c’est ça votre truc ? Mais en 2048, le Français de souche il sera très largement minoritaire dans le pays. Ce sera terminé. »

      Le parti nationaliste français d’Yvan Benedetti

      Cet ancien membre du FN proche de Bruno Gollnisch a été exclu du parti d’extrême droite en 2011 après s’être revendiqué « antisémite, antijuif ». « La révolte des gilets jaunes au pied du sapin France a été le plus surprenant et le plus heureux des cadeaux de la fin d’année 2018 », assure celui qui, depuis la dissolution de l’Œuvre française, est devenu porte-parole du Parti nationaliste français. Lui qui n’avait pas connu pareil enthousiasme depuis les manifs contre le mariage pour tous se sent manifestement revivre. « Cette année s’annonce difficile et périlleuse, mais la moisson de tant d’années de labours au service de la reconquête nationale a commencé. Souhaitons que les Français redeviennent maîtres de leurs lois. Les blés refleuriront plus beaux, ensoleillés du jaune de la révolte des gilets ! En avant la Victoire ! », poursuit-il, ce 1er janvier, dans ses vœux à ses militants.

      Dès le 10 décembre, devant l’ampleur du mouvement, Yvan Benedetti organise une conférence de presse pour saluer cette « révolte grandeur nature du peuple central, le peuple français historique ». Une « révolte » qui serait dans le fond le « troisième tour de l’élection présidentielle », les personnes mobilisées correspondant « peu ou prou au vote mariniste du second tour de l’élection présidentielle », selon lui.

      Devant les Champs-Élysées, le 1er décembre, il arbore le slogan « À bas les voleurs, révolution nationale », référence à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934. Pour lui, il faut impérativement aiguiller le mouvement des gilets jaunes vers la prévention du « génocide français, le génocide blanc » en mettant « fin à l’invasion migratoire ».

      Il sera ce jour-là, comme il l’a lui-même reconnu, violemment pris à parti par des antifas et devra quitter le cortège.

      L’Action française

      Depuis les grandes heures de la Manif pour tous, le vieux mouvement maurrassien n’avait pas connu pareil enthousiasme. « Ces dernières semaines, c’est de la folie. On a dû doubler notre secrétariat qui est passé de deux à quatre personnes pour faire face à l’afflux d’appels et de demandes d’adhésion », assure le jeune porte-parole de l’Action française Antoine Berth, qui part ce jour-là ouvrir une section de l’AF à Angers.

      Les monarchistes de l’Action française ont, eux aussi, été de presque tous les cortèges depuis le début. « On a été présents sur les ronds-points et même avant le 17 novembre », précise-t-il.

      Pour Antoine Berth, l’Action française s’est reconnue dans les revendications sociales du mouvement mais également, aussi étonnant que cela puisse paraître, dans ses aspirations démocratiques. « Il n’est pas normal qu’en France on soit pauvre en travaillant et ce alors que les plus riches reçoivent des cadeaux fiscaux et que certains touchent des allocations de manière indue », affirme-t-il. Sur les aspirations démocratiques du mouvement, l’Action française opposée à la « démocratie des partis » se dit « très à l’aise avec le RIC », le référendum d’initiative populaire. « Ce que nous défendons, c’est une monarchie populaire. Un roi avec des fonctions régaliennes très limitées et les lois seraient du ressort des citoyens. » Une des plus flagrantes preuves de déni actuel de démocratie ? Le pacte de Marrakech, affirme-t-il. « C’est typique, le gouvernement signe un texte engageant sans le consulter le peuple et alors que les Français sont globalement contre. Les gilets jaunes ne supportent pas le fait qu’une partie de la dépense publique soit consacrée à l’accueil des #migrants. »

      Ces zélateurs de Maurras ne voient pas trop d’inconvénients à côtoyer dans ces cortèges La France insoumise ou le NPA avec qui ils partagent, rappelle-t-il, la critique du libéralisme. « Les gens savent à peu près qui pense quoi, mais ils mettent de côté leurs différences, mais il y a des sujets sur lesquels on peut avancer ensemble. Il y a un décalage non pas entre la droite et la gauche sur ces sujets, mais entre les Français et leurs dirigeants. »

      Les nombreuses références à 1789 dans les rassemblements de gilets jaunes n’ont pas non plus découragé ces royalistes. « Bien sûr à l’AF, on condamne la révolution de 1789, mais celle de 1791 était archi-justifiée, car le roi n’avait pas mené les réformes nécessaires. Aujourd’hui encore il faut remettre en question les privilèges. Il faut une nouvelle nuit du 4 août ! », assure-t-il.

      L’organisation, qui tente de décoller l’étiquette d’antisémitisme, a précisé qu’Élie Hatem, présenté au prochain colloque de Soral comme membre de l’Action française, n’en faisait en réalité plus partie. Dans un communiqué, l’Action française a même dénoncé la tenue de ce « colloque raciste et haineux ». Pour autant, précise Antoine Berth, « il y a une fabrication de la présence de l’antisémitisme dans ce mouvement à partir de quelques gestes alors que, par rapport à la masse, c’est un épiphénomène. Il s’agit de casser un grand mouvement populaire ».

      Les enfants du GUD

      « Aujourd’hui nous avons une pensée toute spéciale pour notre camarade des Zouaves Paris qui passera Noël incarcéré à Fresnes, dans cette même prison où Robert Brasillach a rédigé ce poème, en 1944. » Pour la page Facebook Ouest Casual, qui relate ces dernières semaines les faits et gestes des différents héritiers du GUD dans le mouvement des gilets jaunes, les références – à travers la mention de cet écrivain collaborationniste – sont posées.

      Le procès des six prévenus d’extrême droite en marge de l’acte III, aux Champs-Élysées, qui ont été reconnus coupables de « participation à une entente en vue de commettre des violences ou des dégradations », a en effet été l’occasion de renouer avec des accents de martyrs très prisés par cette mouvance. L’audience a aussi permis de montrer la grande fluidité entre ces groupuscules, qui ont manifestement saisi la fronde des gilets jaunes comme l’occasion rêvée de faire parler d’eux à travers quelques opérations coups de poing.

      Parmi les prévenus, les quatre Parisiens ont commencé au GUD puis, lorsque le groupe a été mis en sommeil, ont poursuivi leur activisme aux Zouaves, alors que l’Alsacien et le Lyonnais se revendiquent, eux, du Bastion social, là encore créé par d’ex-gudards.

      S’ils sont numériquement peu nombreux, ces groupuscules ont un savoir-faire particulier pour la communication. Ils savent parfaitement déployer une banderole, au dernier moment, en tête de cortège, pour laisser croire qu’ils sont soutenus par l’ensemble des manifestants. Comme ce 15 décembre à Chambéry.

      En revanche, alors qu’une de leurs activités principales consiste à faire le coup de poing contre les « antifas », l’union sacrée avec « les gauchistes » n’est pas tout à fait à leur goût. De retour de manif, ils ne résistent pas au plaisir de raconter leurs bagarres.

      « Samedi 8 décembre, belle mob faf pour la manifestation des gilets jaunes à Lyon. Environ 150 gones, écrivent-ils sur leur page Facebook. Nous prenons la tête de cortège. Après un tour sur la presqu’île, nous décidons d’aller à la préfecture. Des participants à la manif pour le climat (et son lot d’antifas et autres crasseux) rejoignent la queue de cortège des gilets jaunes. Nous sommes environ 3 000. Après des gazages et charge de flics sur les quais, la manif est bloquée. Décision est prise de charger le groupe d’antifas reconnu. Les mêmes qui appelaient, sur internet, à nous virer des manifs, ont été beaucoup moins démonstratifs face à nous. Les pendules ont été remises à l’heure. We are Lyon ! »

      « Le renversement du pouvoir établi »

      Les Identitaires

      « Les bobos et les pseudo-élites ne comprennent pas ce ressentiment qui explose enfin », écrit une plume des Identitaires (ex-Bloc identitaire) sur leur site officiel au sujet du mouvement des gilets jaunes auquel, dès le lendemain du 17 novembre, ils ont tenté de donner une orientation bien particulière. « Que les observateurs ne s’y trompent pas ! Le mouvement des gilets jaunes est avant tout une révolte, plus ou moins consciente, contre l’immigration massive. Pourquoi ces hausses des taxes et des impôts, incessantes, si ce n’est pour payer les coûts toujours plus faramineux de l’immigration voulue par les bobos, ceux-là mêmes qui vomissent la France périphérique, la France qui souffre, la France qui travaille et qu’on tond ? »

      Passerelle entre les Identitaires, dont il est issu, et le RN, Damien Rieu, qui a été l’un des initiateurs de l’opération contre les migrants dans les Alpes et travaille à la communication du maire RN de Beaucaire, a changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux pour revêtir, lui aussi, un gilet jaune et ne cesse de faire l’éloge du mouvement. Il relaie abondamment les textes de Pierre Sautarel, de « Fdesouche », qui diffuse le live de RT sur les mobilisations, interrogeant, par exemple, « un ancien parachutiste de Bretagne » qui rappelle à la caméra : « On est français, la France, elle appartient aux Français et pas à quatre politiciens à la con. »

      Proche de Marion Maréchal, cette mouvance identitaire a beaucoup relayé la chanson « gilets jaunes » du rappeur identitaire Kroc Blanc, qui contient une adresse explicite à Macron : « Te remercient mes fascistes t’es l’ennemi commun qui permet qu’on fraternise avec les gauchistes, frères, Français, humains ou citoyens, on est d’accord sur l’essentiel, venez on fait comme les Italiens »

      Vidéo de Kroc Blanc © Kroc Blanc

      Des Barjols aux Volontaires pour la France

      Groupuscule créé par des déçus du RN, les Barjols ont eux aussi défilé avec les gilets jaunes. Interrogé par Le Monde, son initiateur, Denis Collinet, expliquait avoir tourné la page du FN après le débat à la présidentielle raté de sa candidate. L’un de ses membres a été arrêté début novembre pour avoir fomenté un attentat contre Emmanuel Macron. Selon nos informations obtenues auprès des services de renseignement, deux militants des Barjols sont même parvenus à s’imposer localement comme des coordinateurs régionaux et porte-parole du mouvement en Mayenne et dans le Nord.

      Eux aussi adeptes de la manière forte, les Volontaires pour la France, qui se sont fixé comme objectif de « défendre l’identité française » et « combattre l’islamisation du pays » et dont Mediapart a raconté l’implication de la frange radicale dans des projets d’attentat contre des imams, n’ont pas manqué non plus d’enfiler leur gilet jaune ces dernières semaines. Avec, là encore, l’objectif de « renverser le pouvoir ». « L’ensemble de cette situation engendre la tentation chez de plus en plus de gilets jaunes de recourir à l’insurrection, soit le renversement du pouvoir établi. […] La responsabilité en échoit sans nul doute à un pouvoir autiste et arrogant, incapable de remise en cause, pieds et poings liés à ceux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir au prix d’un hold-up démocratique au printemps 2017. L’addition va être salée », écrit un des volontaires sur leur site.

      Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

      #racisme #fascisme


  • Brazil Dissolves Its Ministry of Culture | Smart News | Smithsonian
    https://www.smithsonianmag.com/smart-news/brazils-new-government-has-dissolved-countrys-culture-ministry-18097

    In the ten days since he was sworn into office, Brazil’s president Jair Bolsonaro has already enacted a rash of measures that have sparked concerns across the globe.

    Among his first orders of business, reports Gabriella Angeleti of the Art Newspaper, was dissolving the country’s ministry of culture, along with the ministries of sports and social development.

    All three ministries have been merged into a single department fronted by Osmar Terra, who served as the minister of social development under the previous government. By his own admission, Terra has little experience in cultural policy. According to Angeleti, he “was criticised by Brazilian arts leaders when he said his only cultural expertise is that he knows ‘how to play the berimbau,’ a single-string instrument played to accompany capoeira.”

    News about the dismantled culture ministry has fallen somewhat quietly amid Bolsonaro’s other reforms.

    #brésil #catastrophe #fascisme


  • Brésil, Espagne, France ou le retour de la banalité du mal
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/01/11/bresil-espagne-france-ou-le-retour-de-la-banalite-du-mal

    2 janvier 2019. Le nouveau gouvernement brésilien fête son intronisation. Aux côtés de Jair Bolsonaro, le nouveau Président du pays, Damares Alves, 54 ans, ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme – une des deux seules femmes du gouvernement – scande : « Attention, attention. C’est une nouvelle ère au Brésil : les garçons s’habillent … Lire la suite →

    #Humeurs #fascisme #féminisme #masculinisme #militarisation #pauvreté #traditionalisme #violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

    • Même le figaro à remarqué que les droits des femmes sont menacés
      http://madame.lefigaro.fr/societe/espagne-les-feministes-menacees-par-le-parti-extreme-droite-Vox-1101

      Après une année de mobilisation massive, le puissant mouvement féministe espagnol subit un sacré revers avec l’émergence du parti d’extrême droite Vox. Ce dernier remet en question les mesures contre les violences faite aux femmes, pourtant cause nationale dans le pays.

      « Ce qu’ils portent, c’est un coup d’arrêt brutal aux avancées des femmes. Nous ne ferons pas un pas en arrière ! », fulminait, mercredi, Ana Maria Pérez del Campo, figure historique du féminisme espagnol. Plusieurs associations féministes ont annoncé une série de mobilisations contre ce parti entré pour la première fois dans un parlement régional après les élections du 2 décembre en Andalousie.
      Des mesures "idéologiques" et "discriminatoires"

      Décisif pour faire investir le candidat du Parti populaire (PP, droite) Juan Manuel Moreno à la tête de la région, Vox lui a posé comme première exigence l’abandon de mesures contre les violences faites aux femmes qu’il juge « idéologiques » et « discriminatoires » envers les hommes. Cette condition, qui a suscité une large indignation, n’a finalement pas été incluse dans l’accord d’investiture conclu entre le PP et Vox.

      Mais pour Maria Silvestre, sociologue de l’université Deusto de Bilbao, Vox a envoyé le message suivant : « Si vous ne votez pas avec moi, on verra clairement que la droite qui veut faire changer les choses, c’est moi », a-t-elle déclaré à l’AFP. Plus globalement, Vox réclame dans son programme national l’exclusion des IVG du système de santé publique, la suppression des quotas paritaires sur les listes électorales et des « organismes féministes radicaux subventionnés », l’allongement des congés maternité et l’augmentation des allocations familiales pour les mères.

      Avant sa remise en cause par Vox, la lutte contre les violences sexistes faisait consensus en Espagne : la loi pionnière contre ce phénomène qui tue, selon les statistiques officielles, environ 50 femmes par an - 47 en 2018 - avait été adoptée en 2004 à l’unanimité par le Parlement. Chaque meurtre de femme par son conjoint ou ex-conjoint est largement couvert dans les médias espagnols et condamné par la classe politique.
      Cause nationale en 2018
      Les Espagnoles dans la rue

      Les Espagnoles dans la rue après l’affaire de « la Meute ». (Madrid, 22 juin 2018.)
      Javier Soriano / AFP

      « Ils ont réussi à faire en sorte que quelque chose qui ne se discutait pas soit à nouveau débattu », observe Silvia Claveria, politologue spécialiste du féminisme à l’université Carlos III de Madrid interrogée par l’AFP. Maria Silvestre abonde : « Toutes les avancées des dernières années, (...) ils les renversent, parce qu’avec quatre affirmations qui sont des mensonges, Vox sait que ça prend, qu’il y a un public pour ça ». Et d’ajouter : « Clairement, je crois que c’est une réaction à l’action, et à l’écho, qu’a eu le mouvement féministe », citant la grève pour l’égalité lors de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, très largement suivie.

      L’année 2018 a en effet vu les Espagnoles se mobiliser massivement pour leurs droits, dans le sillage du mouvement #MeToo, tandis que le socialiste Pedro Sanchez a formé début juin le gouvernement le plus féminin de l’histoire du pays, avec 11 femmes sur 17 ministres. Des dizaines de milliers de femmes sont également sorties dans les rues, indignées par la condamnation, jugée trop clémente, de cinq Sévillans surnommés « la Meute » à neuf ans de prison pour avoir abusé en groupe d’une jeune femme et ce, en filmant leurs actes. Un tribunal a décidé début janvier de les laisser en liberté conditionnelle. Une nouvelle affaire comparée à la « Meute » a éclaté ces derniers jours avec l’arrestation de quatre personnes soupçonnées d’agression sexuelle en groupe sur une jeune femme la nuit du Nouvel An.


  • Fascism in Chicago | WTTW Chicago
    https://interactive.wttw.com/playlist/2018/09/06/fascism-chicago

    September 6, 2018 - by Daniel Hautzinger - Last year, a pair of Chicago aldermen proposed renaming a Chicago street to honor the journalist and anti-lynching activist Ida B. Wells, and in July of this year the proposal was approved for a stretch of Congress Parkway. But Congress wasn’t the street originally considered for renaming; rather, it was Balbo Drive.

    7th Street became Balbo Drive in 1934, in recognition of Italo Balbo, a leading Italian Fascist under Benito Mussolini. There’s also Balbo Monument east of Soldier Field, a 2,000-year-old column donated by Mussolini to the city the same year. Why does Chicago have a street and monument honoring a Fascist?

    In 1933, Balbo led twenty-four seaplanes on a pioneering sixteen-day transatlantic journey from Rome to Chicago, flying over the Century of Progress World’s Fair before landing in Lake Michigan near Navy Pier. Balbo and the pilots were celebrated by Chicago’s high society over the next three days. Chief Blackhorn of the Sioux, who was participating in the World’s Fair, granted Balbo a headdress and christened him “Chief Flying Eagle;” Balbo gave the Chief a Fascist medallion in return. He and his pilots then continued on to New York City. Balbo was featured on the cover of Time magazine and had lunch with President Franklin D. Roosevelt.

    The following year, Mussolini sent the column to Chicago to commemorate Balbo’s flight, and it was installed in front of the Fair’s Italian Pavilion. 40,000 people attended its unveiling, and a speech by Balbo was broadcast by radio from Italy. After the defeat of the Fascists in World War II and the revelation of their crimes, Italy’s ambassador to the United States suggested that marks of respect on the column to Balbo and the Fascist government be removed. Despite those changes, the monument still stands, and Balbo Drive retains its name despite the proposal to change it, being a point of pride for many Italian Americans in Chicago.

    The World’s Fair was also the site of a subtle protest against fascism in Europe, when a pageant dramatizing Jewish religious history took place in Soldier Field in July of 1933. According to the Chicago Daily News, the event drew 150,000 people of various faiths, and the “spiritual kinship” and “fine fellowship” between Christians and Jews there would “carry rebuke to those who oppress the Jew” in “Hitler’s Germany.”

    Two years later, Soldier Field saw a different kind of demonstration that does not seem to have been explicitly anti-Semitic but did feature the Nazi swastika. In 1936, a “German Day” rally included a march with both the American flag and a flag bearing the swastika. But the German American community in Chicago mostly laid low during World War II, careful to conceal their ethnicity and avoid experiencing some of the anti-German sentiment they had already experienced during World War I. However, in 1939 a rally in Merrimac Park supporting the German-American Bund, an organization sympathetic to Nazism and Hitler, attracted several thousand people.

    Decades later, a tiny flare-up of support for fascism in Chicagoland attracted outsized national attention. In 1977, a small neo-Nazi group called the National Socialist Party of America sought to hold a demonstration in the northern suburb of Skokie, which had a large population of Jewish people, including some 7,000 survivors of the Holocaust. The suburb originally planned on letting the demonstration happen and moving on, but was convinced by members of its Jewish community to prevent it. (In 1966, the head of the American Nazi Party came to Chicago to march against Martin Luther King, Jr. as Dr. King protested unfair housing practices in the city.)

    After passing ordinances that would prevent the demonstration, Skokie was challenged in court by the neo-Nazis, who were supported by the legal backing of the American Civil Liberties Union. The ACLU did not support the views of the group, but rather sought to protect the First Amendment rights of freedom of speech and freedom of assembly. David Goldberger, the ACLU lawyer who led the case, was Jewish.

    30,000 members of the ACLU resigned in protest, and financial support for the organization dropped precipitately. Yet the lawyers persevered, fearing that any denial of free speech was a slippery slope. Through various courts, injunctions, and proposed legislation, the neo-Nazis eventually won the case, which even made it to the Supreme Court.

    But the neo-Nazis never demonstrated in Skokie. Instead, they staged two marches in Chicago, one downtown and one in Marquette Park. Counter-protesters vastly outnumbered the ten or twenty neo-Nazis in both cases. The leader who spearheaded the marches and garnered the media’s attention during the Skokie case was later convicted for child molestation. (The hapless National Socialist Party of America is famously satirized in the 1980 film Blues Brothers.)

    In the wake of the Skokie case, Illinois became the first state to mandate Holocaust education in schools. And in 2009, Skokie became the site of the Illinois Holocaust Museum and Education Center, an implicit rebuke to the attempted Nazi demonstrations of three decades prior.

    #USA #Chicago #fascisme


  • « L’européiste mordicus Jean Quatremer sait-il ce qu’est le fascisme ? », billet d’humeur par Bruno Adrie In cauda venenum - 28 Décembre 2018

    Quand Jean Quatremer, de son vrai nom Cédric Thomas, traite les Gilets Jaunes de fascistes, il montre qu’il ne sait pas que le fascisme n’est pas une passion des masses mais une stratégie des classes dominantes. Il montre qu’il ignore qu’avant d’être vainqueur aux urnes Hitler a été tout d’abord déniché par le patron de la chimie Emil Kirdorf en 1926 puis présenté par ce dernier à ses amis junkers ou monopolistes de la Ruhr. Il montre qu’il ignore qu’Hitler n’a pas réussi à rassembler sous son étendard les ouvriers et leurs représentants restés fidèles à la lutte des classes mais plutôt les petits bourgeois et les déclassés, victimes de la crise. Il montre qu’il ignore que le peuple allemand, je veux dire le peuple qui travaillait dans les usines et qui était organisé pour se défendre, a été victime de violences et d’assassinats perpétrés par la racaille des SA parce qu’il était trop fort et constituait un obstacle sur le chemin qui mène au pouvoir et qu’il fallait nécessairement que la compétition électorale s’accompagne, sur le terrain, d’opérations commando destinées à lui briser les jambes. Il montre qu’il ignore enfin que le SPD peut être tenu pour responsable de l’ascension du moustachu car ayant refusé toute alliance avec le KPD pour tenir tête au fascisme. Il montre qu’il ignore tout ça, à moins qu’il n’en veuille rien savoir, étant un agent du grand capital d’aujourd’hui et de l’Europe, qui est un IVème Reich. Je crois d’ailleurs qu’il est inutile de lui conseiller la lecture de l’ouvrage de Gossweiler, Hitler, l’irrésistible ascension ? qui expose clairement l’origine patronale du fascisme. Il nous dira que Gossweiler, venant de la RDA, avait subi un lavage de cerveau. Il nous dira aussi qu’Annie Lacroix-Riz ayant préfacé la traduction en français de son ouvrage, il conviendra de considérer ce dernier avec la plus grande circonspection.

    Jean Quatremer, alias Cédric Thomas, livre une guerre totale contre les revendications populaires qui s’expriment en gilets jaunes depuis maintenant un mois et demi. Par cette attitude butée et ouvertement méprisante, Jean Quatremer, alias Cédric Thomas, semble vouloir donner raison à Bernanos lorsque ce dernier écrivit : « Il ne suffit pas d’avoir raison contre l’Erreur, il faut en avoir raison ».

    Bruno Adrie

    #jean_quatremer #Cédric_Thomas #Bruno_Adrie #Giletsjaunes #ue #union_européenne #fascisme #hitler #emil-Kirdorf #SPD

    A lire donc, pour ceux qui ne connaissent pas encore…


  • le trajet pour l’école

    Les rues se couvrent de lumières
    à mesure que nous avançons dans l’hiver ;
    sur le chemin de l’école,
    ma fille se retient à mon bras
    puis me tire en arrière
    et me montre du doigt l’arbre rutilant
    dans la vitrine de la boulangerie :
    regarde, papa, regarde.
    Nous nous demandons en descendant les marches de la station
    si cet arbre était déjà là hier,
    nous ne croyons pas.

    Le quartier est coupé par les rails
    de la ligne 1 :
    il faut chaque matin franchir le pont de fer
    ou remonter jusqu’à la station
    et emprunter le passage souterrain.

    Dans le tunnel d’Àgios Nikólaos,
    contre le mur du fond,
    une vieille dame
    est assise sur un tapis de sol
    et a déposé à ses pieds
    un morceau de carton biseauté
    qui dit :
    j’ai faim / j’ai de l’asthme.
    Hier matin,
    le même tapis était occupé par un vieil homme,
    probablement son époux,
    et la pancarte était la même ;
    mais l’homme avait en plus déposé juste à côté de l’inscription
    un petit inhalateur de poche
    (vert olive,
    de la forme d’un tuyau recourbé)
    comme un gage.
    J’imagine qu’ils se relayent,
    un jour sur deux :
    l’écriteau reste le même
    mais le vieil homme garde toujours
    l’appareil avec lui.

    À la sortie du tunnel,
    la cave est tenue par un homme d’une quarantaine d’années
    qui ouvre souvent sa boutique au moment
    où nous commençons à descendre la rue Kórakas vers l’école
    et où nous saluons les mamans — Iríni, Ioúlia, Christína — qui remontent
    après avoir laissé leurs enfants
    et discutent en roumain
    (de temps en temps, nous croisons aussi Stefán, le père de Dimítris,
    et le père d’Ànguèlos, dont je ne connais pas le prénom).
    Dimítris porte un prénom grec —
    comme Ànguèlos,
    Pètros, et Nicólas,
    qui vit avec sa mère
    dans un appartement faisant juste face au nôtre :
    ma fille et lui
    passent quelquefois une heure à se parler à voix vive, d’un balcon à l’autre,
    comme Roméo et Juliette,
    et tout l’espace bordé par les immeubles, long rectangle vide
    séparé par des murets et planté d’arbres
    résonne de leur conversation.
    Iríni est serveuse
    dans le café syrien qui fait l’angle
    d’Acharnón et de Pyrsógianni,
    Ioúlia nettoie l’école maternelle de la rue Pyrsógianni,
    Christína nettoie les locaux
    d’un immeuble de bureaux racheté il y a peu
    par une entreprise allemande :
    deux sociétés ont fusionné,
    le nombre de bureaux a augmenté,
    mais le salaire est resté le même —
    et il lui faut maintenant
    faire une vingtaine de bureaux
    dans le temps qui était autrefois imparti
    à 15.
    Iríni élève son fils seule,
    mais pas Ioúlia et Christína,
    si bien qu’elles ne font pas chaque matin, elles,
    le trajet pour l’école :
    de temps en temps,
    les pères prennent le relais.
    Stefán et le père d’Ànguèlos font des chantiers.
    Le caviste qui remonte le rideau de fer est Grec, lui,
    et fait probablement partie de l’organisation néo-nazie Aube Dorée
    comme le retraité qui de temps en temps tient le kiosque à journaux
    à la place de sa femme
    et dissimule une barre de fer
    à l’intérieur de l’habitacle, sous la caisse :
    je le sais, car il a un jour menacé d’en faire usage
    pour frapper une amie
    qui distribuait des tracts au bas des marches de la station.
    Les matins d’été, un Grec
    aux traits indiens
    dépose des pots de basilic
    sur le trottoir,
    un peu en retrait de l’endroit où les gens se croisent
    à l’aveugle
    en sortant du tunnel ou en y pénétrant
    se hâtant vers le quai
    ou marquant une légère pause
    pour regarder de droite à gauche
    avant de traverser la rue et de reprendre leur course :
    chaque matin d’été, ce visage
    ces feuilles de basilic d’un vert éclatant
    et l’inscription mal effacée sur le mur de la station,
    face à la cave :
    « Fascistes, les échafauds sont prêts pour vous. »
    Sur le trajet de l’école,
    Elèni s’arrête maintenant pour déchiffrer consciencieusement
    en remuant légèrement les lèvres
    l’enseigne de la boulangerie
    les lettres sur les vitrines des magasins
    puis s’arrête un jour devant l’inscription
    et me demande de la lui traduire
    car nous parlons tous les deux en français
    dans un pays grec.
    « Qu’est-ce que ça veut dire, φασίστες ? »

    Devant la vitrine du fleuriste à l’angle d’Acharnón et d’Olympías
    ma fille me demande parfois si les plantes
    sont vraies ou fausses.

    Le problème, avec le capitalisme,
    c’est que le père d’Arióla
    ne peut pas payer à sa fille
    le sac de classe rose, orné de figures de princesses,
    dans la boutique de fournitures scolaires en face de l’école,
    car ce sac coûte 35€
    et qu’Arióla ne veut pas des autres sacs,
    de couleur unie,
    sans princesses,
    qui coûtent presque la moitié du prix :
    elle n’en veut tellement pas
    qu’elle s’est presque mise à pleurer, hier,
    dans la boutique :
    la différence
    entre le prix d’un sac avec princesses
    et d’un sac sans princesses
    est une journée de travail,
    un chantier.

    Le problème, avec le capitalisme,
    ce sont les chaussures :
    un jour, D., qui venait du Sénégal
    et était passé par la Turquie,
    ses belles chaussures de cuir, « des bottines », à ses pieds,
    les a données à ressemeler
    dans un atelier de Patissíon,
    près de la place des Amériques ou de la place Koliátzou.
    Le cordonnier
    n’a pas demandé à être payé d’avance.
    Il les portait dans le zodiac.
    Il est aussi attaché à ses bottines de cuir
    qu’Arióla au sac rose avec les figures de princesse
    que son père a finalement accepté de lui acheter
    (pas le jour même,
    mais le surlendemain) :
    « On porte des chaussures
    pour se protéger,
    pour ne pas se blesser,
    pour ne pas aller les pieds nus. »
    Ces chaussures étaient avec lui
    dans le voyage,
    l’accompagnaient,
    et elles lui rappellent Dakar :
    quelque chose de sa vie d’avant,
    à quoi il tient.
    D. quitte quelquefois Athènes
    pour récolter des tomates ou des fraises en province,
    puis revient
    et ses yeux, tandis qu’il me parle,
    sont toujours aux aguets
    d’un contrôle :
    il parle
    comme quelqu’un qui est prêt à fuir,
    à tout moment —
    à s’enfuir discrètement,
    sans courir.
    Le problème, avec le capitalisme,
    ce sont les chaussures
    qui sont prêtes, à présent,
    pendues dans la boutique
    visibles depuis la rue,
    comme neuves,
    presque dans l’état dans lequel elles étaient lorsque D. les portait au pays,
    mais qu’il ne peut récupérer,
    « au moins pour le moment »,
    faute de pouvoir payer le prix de la réparation ;
    « mais j’ai confiance :
    j’espère les reprendre assez vite. »

    Il y a trois enfants syriens dans la classe :
    ils ne parlaient pas un mot de grec,
    le premier jour,
    « mais ils font les plus beaux dessins »
    a dit la maîtresse aux enfants,
    pour compenser :
    « ce sont eux qui dessinent le mieux ».
    Dans une salle de classe voisine,
    un enfant de Syrie s’est jeté en larmes sous la table
    la veille de la fête nationale, pendant le passage des avions.

    Nos fenêtres donnent sur d’autres fenêtres
    et grâce à Elèni, qui a eu six ans le 27 octobre,
    nous apprenons peu à peu
    ceux qui y vivent.

    (vendredi 21 décembre 2019)

    https://oulaviesauvage.blog/2018/12/21/le-trajet-pour-lecole

    #athènes #Patissia #Kypseli #métro #nettoyage #soustraitance #école #fascisme #immigrés #Grèce #Syrie #quartier #extrêmedroite #dette #paysage



  • #Graffitis vus à #Trento 22-24.11.2018

    Meno consumismo, più banditismo


    #consumérisme

    Meno fascisti più autostoppisti


    #fascisme #autostop

    Basta fogli di via. Banditi dappertutto

    No fogli di via:

    Leghisti carogne


    #Ligue_du_nord #Lega_Nord

    Lega servi dei ricchi

    Roma ladrona, ma è comoda la poltrona

    No alla sorveglianza sociale


    #surveillance #surveillance_sociale

    No al #DASPO urbano

    Fuoco alle galere


    #prisons

    Sabotiamo la guerra


    #sabotage #guerre

    I giorni passano, i #lager restano. No #CPR


    #détention_administrative #CRA #rétention

    Attacchiamo i padroni


    #patrons #patronnat

    #Refugees_welcome


    #réfugiés

    #No_TAV


    #TAV

    #ENI assassina

    Non nominare cubetto invano

    I fascisti accoltellano, ora basta

    Basta frontiere


    #frontières

    Terrorista è lo Stato


    #Etat #Etat-nation #terrorisme

    Io imbratto, egli imbratta, voi blatte. Fanculo al daspo urbano

    Ordine. Disciplina. Quello che mi serve è un po’ di benzina


    #ordre #discipline

    Verità per #Giulio_Regeni

    Nel carcere di #Spini le guardie pestano

    Fuoco a galere e #CIE

    No border nation, stop deportation


    #renvois #expulsions

    Università per tutti. Tagli per nessuno


    #université #accès_à_l'éducation

    Le parole sono importanti. Chi parla male pensa male


    #mots #vocabulaire #terminologie

    Morte al fascio

    + sbirri morti


    #police
    #Trente #Italie #art_de_rue #street-art


  • Génération identitaire et le bar La citadelle à Lille, épisode 2

    On y retrouve des séquences toujours aussi inquiétantes filmées dans la Citadelle, où, dès la quatrième minute, son responsable Aurélien Verhassel brandit ce qu’il indiquera être un Flash-Ball (lire ci-dessous). Une fois encore, plusieurs habitués et visiteurs du bar évoquent leur intérêt pour les actions violentes censées améliorer « la cohésion du groupe », et clament leur rêve du retour des immigrés « dans leur pays d’origine ». Les soirées festives s’y enchaînent. Parfois, des « Sieg Heil » fusent. Et puis, à la 23e minute, on entend un chœur chanter « Que meurent les marxistes, et les juifs capitalistes… » Ambiance…

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=_kEgufjqlio

    #génération_identitaire #fascisme #lille #la_citadelle #extrême_droite #Al-Jazeera#Canal_de_la_Deûle #France #skinheads #Troisième_voie #identitaires


  • VIDEO. Racisme, violence, salut nazi... Un journaliste a infiltré Génération identitaire et le bar La citadelle à Lille TM / EM - France 3 Régions - 10 Décembre 2018

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/video-racisme-violence-salut-nazi-journaliste-infiltre-

    Al Jazeera a réalisé un documentaire sur "Génération identitaire" et le bar "La Citadelle" à Lille. Il y est question de propos racistes, de menace d’attentat, de violence assumée contre des personnes issues de l’immigration, de liens troubles avec le Rassemblement national...

    Génération haine" : c’est le nom du reportage diffusé depuis ce dimanche et dans les semaines qui viennent sur Al Jazeera, chaîne qatarie. Un reportage en grande partie tourné à Lille et en caméra cachée par "Louis", un journaliste qui a réussi à se faire accepter dans ce lieu très fermé. Notamment au bar "La Citadelle", lieu identitaire fréquenté par de nombreux membres du groupe politique "Génération identitaire". Racisme et violence sont omniprésents tout au long des 52 minutes de ce reportage, dont une 2ème partie sera diffusée prochainement..

    Éloge de la violence 

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=Il2GbD4mrrk

    Dans le documentaire d’Al Jazeera, on peut clairement voir des militants de "Génération identitaire" commettre et se vanter d’actes violents contre des "weshs" appelés également "sales bougnoules" ou carrément, frapper une jeune femme un soir d’hiver, dans une rue de Lille.

    " Heil Hitler Gros ! Troisième Reich ! ", s’exclame un individu appelé "Le Roux" accoudé à un comptoir d’un bar de la rue Massena. En sortant de l’établissement, ces hommes vêtus de noir ont une altercation avec une jeune Maghrébine : " Dégage bougnoule va ! ". Puis l’aspergent de gaz lacrymogène.

    L’un d’entre eux, paré de gants renforcés, frappe à coups de poing la jeune femme sur le crâne, devant tout le monde, et notamment un agent de sécurité qui n’intervient pas. L’auteur de l’agression, présenté dans le documentaire comme un proche d’Aurélien Verhassel, le patron du bar privé La Citadelle, se vante de ses actes : "Je lui ai mis une de ces droites ! Rien à foutre… meuf ou pas meuf, c’est des reubeus…. Une grosse choumette dans sa gueule. Elle a dû bien le sentir ".

    Cet homme, Rémi Falize, expliquera une semaine plus tard, dans l’arrière-boutique de "La Citadelle" qu’avec ses comparses, ils avaient eux-même provoqué les violences : " J’ai mis des droites à des meufs… C’est des reubeus, je m’en bats les c… ! "

     
    Projet d’attentat
    Ce même individu est également filmé en caméra cachée en train d’affirmer qu’il se verrait bien commettre un attentat. Il se dit capable de "faire un carnage" en utilisant une voiture bélier contre une mosquée ou le marché de Wazemmes, en laissant sa carte d’identité sur les lieux, "comme le font les djihadistes", dit-il. 

    "Le jour où je sais que j’ai une maladie incurable, mec… je m’achète une arme et je fais un carnage. Je me dis quitte à mourir de ma maladie, autant me faire fusiller par les flics (…) Une mosquée n’importe quoi… Même voiture bélier, je prends n’importe quoi »

    Il ciblerait notamment le marché de Wazemmes : "Maman tu ne vas pas au marché de Wazemmes, c’est moi qui y vais. Je vais là-bas, je te fais un carnage. Charlie Hebdo à côté, c’est de la pisse de chien ! Marché de Wazemmes, c’est là où il y a tous les « gnoules » de Lille qui y vont. Tu y vas un dimanche en voiture, mais tu fais un bordel ! Je laisserai ma carte d’identité sur la banquette, comme ils font les djihadistes (…) À fond de cinquième ! (Rires aux éclats). Pour le peu que je ne meure pas pendant le carnage… hop, j’en fais un autre, j’te jure ! "
     
    Des liens mal cachés avec le Front National / Rassemblement national

    Officiellement, Marine Le Pen a toujours dit vouloir prendre ses distances avec "Génération identitaire". Mais le reportage affirme vouloir montrer que "l’extrême droite française a des liens secrets avec des extrémistes violents ".

    On entend effectivement que le président d’"Organisation Citadelle", chef du mouvement Génération identitaire dans le Nord, Aurélien Verhassel, affirmer qu’il écrit des discours pour le Front National. En tant que "communicant politique".

    Le documentaire met en lumière notamment les liens resserrés entre Pierre Larti, leader parisien de Génération identitaire, et le parti de Marine Le Pen. "Mon employeur maintenant, c’est le Front. Ils savent ce que je suis. Le deal c’est : je ne me mets pas en en avant avec les identitaires, et je travaille pour le Front, voilà. Je suis chef de cabinet ", affirme Pierre Larti, filmé à son insu. En l’occurrence, chef de cabinet de Philippe Eymery, président du groupe Rassemblement National au conseil régional des Hauts-de-France.

    Les deux hommes sont filmés ensemble dans l’hémicycle du conseil régional. Avec un autre collaborateur identifié comme étant Rémi Meurin. Ce dernier, filmé dans le bar La Citadelle, explique qu’Aurélien Verhassel recrute des identitaires pour le compte du Rassemblement National.

     
    Que répondent La Citadelle et Genération identitaire à ce reportage ?
    Selon Al-Jazeera, l’avocat de Aurélien Verhassel, a répondu à la chaîne que la Citadelle ne représentait "pas Génération identitaire et (ne pouvait) à ce titre accueillir des personnes « de diverses sensibilités aux parcours variés ».

    Contacté par téléphone et par mail, Aurélien Verhassel a répondu d’abord sur la forme du reportage : "Au regard du procédé utilisé par l’infiltré, je m’interroge quant au sérieux de sa démarche et sa bonne foi. J’ai écrit à Al Jazeera pour prendre connaissance de l’intégralité des « rushes et apporter des réponses circonstanciées ; ces derniers n’ayant pas donné suite, cette fin de non-recevoir démontre le peu d’objectivité du reportage. Le reportage multiplie les amalgames et les raccourcis en évoquant des propos imputés à divers pseudonymes qui n’ont jamais mis les pieds à La Citadelle, mais que de plus, je n’ai jamais rencontrés. De plus, aucune demande de reportage n’a été réalisée, aucune possibilité de réponse dans des conditions acceptables n’était possible, le reportage étant réalisé uniquement à charge, d’ailleurs, les multiples montages me portent à m’interroger sur la présence d’autres comparses de l’infiltré, utiles à la réalisation et au contenu des captations."

    Sur les violences ou les propos racistes de certaines personnes, Aurélien Verhassel se désolidarise : "Aucun membre de Génération Identitaire n’est impliqué dans ce reportage, hormis ma personne et Cyril Wayenburg, quant aux autres ce sont des personnes de passage à La Citadelle – qui n’ont donc ni légitimité, ni un quelconque rôle - comme chaque lieu public en accueille des centaines chaque semaine. La Citadelle accueille des personnes de diverses sensibilités, aux parcours variés. À ce jour, La Citadelle compte plus de 1.000 adhérents, de milieux socio-professionnels divers allant de l’étudiant à la personne sans emploi, de l’ouvrier au chef d’entreprise, etc.
     
    La Citadelle étant un lieu convivial privé, les discussions strictement privées qui peuvent s’y dérouler relèvent de la stricte responsabilité de leurs auteurs, au même titre que celles qui peuvent se dérouler dans d’autres lieux privés, sans que les maîtres de maison soient responsables des propos tenus par leurs invités. Bien évidemment, en ma qualité de président de La Citadelle, je suis connu par les adhérents mais ne suis pas responsable de ceux qui, par souci de valorisation, prétendent être des proches ou allèguent d’échauffourées qui, au mieux, sont imaginaires, au pire, que je condamne avec la plus grande vigueur."

    Plus particulièrement, à propos de la bagarre filmée rue Massena, précédée de saluts nazis, il précise : "Ce monsieur, appelé « le roux » n’est contrairement à ce qu’indique l’intitulé de votre question, pas « membre » (ni de GI, de La Citadelle) et pour cause, je ne connais pas et n’ai jamais rencontré cette personne dont je condamne bien entendu les propos avec la plus grande vigueur. Il n’a, à plus forte raison, jamais mis les pieds à La Citadelle. Je m’étonne par ailleurs que la question me soit posée, les faits ne se passent pas à La Citadelle et je ne comprends pas bien le rapport car cette scène a visiblement été tournée dans le quartier Massena à L’imprévu !

    Il affirme également qu’"une procédure d’exclusion a d’ores et déjà été lancé concernant un membre, Rémi Falize et un refus d’adhésion concernant un autre en la personne de Charles Tessier."

    #génération_identitaire #fascisme #lille #la_citadelle #extrême_droite #Al-Jazeera#Canal_de_la_Deûle #France #skinheads #Troisième_voie #identitaires


  • https://www.youtube.com/watch?v=Il2GbD4mrrk&t=52s

    Dans le cadre d’une enquête en deux parties, l’Unité des enquêtes d’Al Jazeera s’est mise à découvert pour révéler l’extrême droite française et révéler des liens secrets entre des extrémistes violents et l’un des plus grands partis politiques français. Marine Le Pen a récemment changé le nom du Front national dans le cadre des efforts visant à réformer l’image du parti et à le rendre plus acceptable pour les électeurs français. Cependant, un journaliste d’Al Jazeera découvre des liens étroits entre les responsables politiques du parti de Le Pen et Generation Identity (GI), un mouvement de jeunesse d’extrême droite voué à l’expulsion des musulmans d’Europe. Les militants du GI sont secrètement filmés en train de passer à tabac racistes et de saluer les nazis. Aurélien Verhassel, dirigeant de la branche GI de la ville française de Lille, a des convictions pour violence mais recrute toujours des militants d’extrême droite pour occuper des postes politiques pour le parti de Le Pen. Les membres élus du parti de Le Pen au Parlement européen sont également surpris en train de déclarer leur soutien à Generation Identity et à sa politique anti-musulmane.

    #génération_identitaire #fascisme #lille #la_citadelle


  • Cours, gilet jaune, le vieux monde est derrière toi ! – Blog YY
    http://blogyy.net/2018/12/03/cours-gilet-jaune-le-vieux-monde-est-derriere-toi

    Bref, si nous semblons actuellement nous approcher d’une situation révolutionnaire — dont les principales caractéristiques sont la volonté massive de la chute du pouvoir et celle d’un changement de système politique —, nous approchons aussi, dangereusement, d’une arrivée potentielle au pouvoir de l’extrême-droite, consécration de sa longue ascension en France avec la complicité du capital et de ses médias, dans un contexte global de durcissement autoritaire du pouvoir politique.

    Puisque le monde entier devient fasciste, il est malheureusement peu probable que l’hexagone y échappe, tôt ou tard.

    Inutile de s’étendre sur les conséquences : en tant que stade ultime du capitalisme, le fascisme n’hésite jamais à éliminer ou neutraliser massivement ses opposants, accompagnés souvent d’une ou plusieurs catégories de boucs-émissaires. Le fascisme n’est qu’un durcissement exarcerbé d’une société déjà autoritaire qui le devient encore plus. Il est la mutation du capitalisme en temps de crise et non pas la solution contre ladite crise. C’est une impasse provisoire dans laquelle nous mène le capital sitôt qu’il est inquiété.

    #yannis_youlountas #gilets_jaunes #fascisme


  • MSNBC’s Nicolle Wallace bursts out laughing as she tries to read Trump’s incoherent ramblings from his latest interview | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/msnbcs-nicolle-wallace-bursts-out-laughing-she-tries-read-trumps-incoheren

    En prime une vidéo totalement hilarante (enfin, un rire jaune : c’est le Président des Etats-Unis !).

    « Je crois à mon instinct plus qu’à la science et aux faits ». Terrible message de Donald Trump. Porte ouverte au fascisme : tout devient une questionde foi, de croyance. Rien ne ressort des faits et de la recherche.

    President Donald Trump’s standing as commander-in-chief has devolved into such self-parody that even as his remarks reveal darkly troubling attitudes, some observers can’t help but laugh at their sheer absurdity.

    MSNBC’s Nicolle Wallace had that problem Wednesday as she tried to read out portions of Trump’s rambling and deluded mess of an interview with the Washington Post, which was published Tuesday.

    “I’m not happy with the Fed," Trump said in the interview. "They’re making a mistake because I have a gut and my gut tells me more sometimes than anybody else’s brain can ever tell me.”

    #Post_truth #Fake_news #Croyance #Fascisme


  • Où va donc la colère ?, par Georges Didi-Huberman
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/DIDI_HUBERMAN/55440

    Soulèvement, insurrection, révolte : le feu de la colère suscite un événement imprévisible, qui, entre fête et violence, entre allégresse et ressentiment, est toujours susceptible de bifurquer ou de se dévoyer, s’il n’est pas simplement écrasé ou canalisé par l’autorité contre laquelle il s’est dressé. C’est dire que révolte n’est pas synonyme d’émancipation.

    #révolte #insurrection #révolution #fascisme


  • Fañch : le parquet général rejette le tildé et se pourvoit en cassation...
    https://www.nhu.bzh/parquet-general-fanch-bretagne

    Ce n’est plus de la résistance, c’est de l’acharnement.

    La nouvelle vient de tomber ..

    « Mesdames et messieurs les officiers d’état civil,

    Le parquet général de Rennes a décidé de se pourvoir en cassation à l’encontre de l’arrêt de la cour d’appel qui valide l’emploi du tilde dans les prénoms déclarés à l’état civil. Cette décision n’est donc pas définitive et les précédentes instructions de la chancellerie demeurent valables. Aussi je vous saurai gré de ne pas ajouter de tilde à des prénoms déjà existants, et de me saisir de tout nouveau prénom comportant un tilde.

    Je vous prie de croire, mesdames et messieurs les officiers d’état civil, à l’assurance de ma considération la meilleure »

    ça, c’est du jacobin de chez jacobin !