• Dans la #Bosnie-Herzégovine morcelée, « la #rivière #Una unit les gens »

    Le #cours_d’eau rassemble ceux que la politique et les #divisions_ethniques séparent. Sur les rives de la Una, scientifiques, pêcheurs et militants se mobilisent pour préserver un #écosystème exceptionnel.

    L’eau est d’un vert presque irréel, toujours translucide. Au premier abord, son cours paraît d’une tranquillité infinie et invite à la contemplation. Mais ici ou là, la Una creuse des barrières de tuf, s’engouffre sous des îlots boisés et rejaillit en d’innombrables cascades, parfois hautes de 20 mètres. Debout dans le courant, canne à mouche à la main, Edib Djaferbegovic entretient un lien organique avec cette rivière majestueuse. « Mes premiers pas, mon jardin d’enfant, c’était ici, sur les bords de la Una, raconte ce pêcheur passionné d’une cinquantaine d’années au sourire juvénile. Ma famille m’a offert une canne à pêche, et j’allais pêcher devant la maison. Aujourd’hui, j’essaie de transmettre tout cela aux générations futures avec mon école de pêche, j’apprends aux enfants à respecter la rivière et les poissons qui y vivent. »

    De sa source, un œil bleu qui surgit au milieu des roches karstiques en Croatie voisine, jusqu’à sa confluence, à 212 kilomètres de là, avec la Sava qui se jette ensuite dans le Danube en Serbie, la Una longe les « frontières » de l’ex-Yougoslavie. Et en premier lieu, celles que la guerre a imposées à la Bosnie multiculturelle. Edib Džaferbegović, est le vice-président de l’association des pêcheurs de la Republika Srpska (RS), le territoire à majorité serbe de ce pays de 3,2 millions d’habitants. « Malheureusement, la guerre des années 90 a engendré des divisions qui ne nous ont rien apporté de bon, souffle-t-il le regard triste. Mais la Una, comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, unit les gens. Preuve en est : mon nom et mon prénom [sont bosniaques], alors que l’association est en Republika Srpska. Quelle que soit votre nationalité, là où on se soutient et là où on passe du temps ensemble, c’est au bord des rivières. »

    Peu à l’aise à l’évocation des divisions ethniques et des discours qui enferment son pays dans un éternel après-guerre, Edib préfère encenser l’incroyable #beauté et la richesse de sa rivière. Ce prodige de la pêche à la mouche a parcouru les cours d’eau les plus réputés de la planète. Mais même au cœur de la Nouvelle-Zélande sauvage, il n’a pas trouvé d’équivalent à la Una. « Là-bas, il y a de belles rivières, mais il y a très peu d’espèces de poissons. Ici, on trouve 37 espèces de #poissons par kilomètre de rivière ! C’est extrêmement rare et c’est un trésor qu’il faut préserver. » Et Edib de rappeler l’origine du nom légué par les Romains, subjugués par le charme de cette rivière aux eaux émeraude : Una, l’unique.

    Un huchon flegmatique

    Sous les chaleurs estivales, les pêcheurs de la vallée ne sont pas les seuls à remonter le cours d’eau. Sur les berges ou au sommet des cascades, des chercheurs venus des quatre coins de Bosnie-Herzégovine et de toute l’Europe centrale ont déployé leurs filets et leurs instruments de mesure. Certains tentent de dénicher le « tigre du Danube », ou, selon les goûts, le « lion du Danube ». « L’espèce de poisson que nous venons de capturer est le #huchon, aussi appelé saumon du Danube, explique, en brandissant un échantillon contenant un alevin, Kurt Pinter, biologiste à l’université Boku de Vienne. C’est un superprédateur qui a quasiment disparu de la majeure partie du bassin du Danube. La Una est l’un des derniers systèmes fluviaux où l’on trouve encore une population en bon état. » Plus tard dans la soirée, un collègue bosnien sortira quelques instants des eaux l’un de ces flegmatiques huchons, qui peut atteindre 1,30 mètre. Un saumon menacé, notamment par les barrages qui l’empêchent de remonter jusqu’aux eaux fraîches des affluents où il se reproduit.

    Pendant une semaine, plus de 70 scientifiques et étudiants inventorient ainsi la #faune et la #flore, et cartographient l’ensemble du bassin versant : la Una, mais aussi la Sana et la Sanica. Au total, 660 kilomètres de rivières, de méandres et de prairies entourées des denses forêts bosniennes. Avec pour objectif de mieux documenter la #biodiversité exceptionnelle de cet #écosystème encore relativement préservé, afin de convaincre les autorités de le proclamer « Parc national de la rivière sauvage ».

    « En Autriche, où je vis et travaille, les rivières ont été transformées en machines au service des humains, résume Kurt Pinter, de l’eau jusqu’aux genoux et entouré de papillons. Cette rivière ici, ce n’est pas une machine, c’est la #nature. On le voit bien à la quantité d’insectes qui volent partout, et de tout ce qui bouge au fond du lit de la rivière. Nous devons conserver cette merveille pour les générations futures. » Au fil des inventaires, les chercheurs redécouvrent entre autres des #écrevisses dont la présence n’avait plus été documentée depuis des décennies.

    Projet d’enfouissement de #déchets_nucléaires

    Malgré son excellent état de #conservation, la Una n’échappe pas à la pression des activités humaines. #Urbanisation des berges, projets hydroélectriques, #pollutions liées au #sur-tourisme, et surtout un projet d’enfouissement de déchets nucléaires sur la rive croate : autant d’inquiétudes pour les scientifiques et les associations environnementales. « Ce projet porté par le gouvernement croate est peut-être le plus grand danger pour tous les habitants de cette partie de la Bosnie-Herzégovine, alerte Jelena Ivanic du Centre pour l’environnement, l’une des ONG organisatrices de l’expédition, basée à Banja Luka. L’usine de traitement des eaux qui alimente toute la municipalité de Novigrad se trouve à seulement quelques centaines de mètres du site où pourraient être enfouis ces déchets nucléaires. » Au campement sous les saules, le projet anime les discussions du soir. Certains évoquent même un « #racisme_écologique » du puissant voisin croate, membre de l’UE. Le site pourrait contaminer les eaux de la Una, puis celles de la Sava et du Danube.

    Pour Jelena Ivanic, ces travaux scientifiques sont une occasion de renforcer les liens entre les habitants de Bosnie-Herzégovine et de dépasser les querelles communautaires imposées par le mille-feuille institutionnel créé par les accords de paix de Dayton de 1995. L’occasion aussi de se ressourcer, pour celle qui a appris à nager dans la Una, près de sa ville natale de Novi Grad. « Même quand on travaille dans la préservation de l’environnement, on est constamment confrontés à des histoires d’attaques contre quelqu’un de l’autre nationalité, car ce sont les discours qu’essaient d’imposer nos dirigeants politiques, se désole la militante écologiste de 38 ans. Ces expéditions sont une occasion unique pour les gens ordinaires de s’unir autour d’un objectif d’intérêt commun et de travailler aux côtés des scientifiques. Et dans le cas de la Una, cette rivière relie véritablement les habitants, ils y sont profondément attachés. »
    Forêts alluviales

    Comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, les berges boisées de la Una subissent les assauts d’une urbanisation galopante. En quelques années, les #maisons_secondaires, souvent massives et dotées de #piscines, se sont multipliées sur ses rives, entraînant une #destruction des fragiles écosystèmes et de nouvelles pollutions, alors que le traitement des eaux est sous-développé.

    Dans la région, le maire de la ville de Bihac, Elvedin Sedić, fait partie des rares élus à avoir ordonné la démolition d’une quinzaine de ces vikendica (« maisons de week-end »). « Ici, tout le monde se connaît, ce qui rend compliqué de faire respecter les lois, analyse l’édile, qui dit soutenir l’idée d’un parc national sur l’ensemble de la Una. Les gens ont souvent des contacts à tel ou tel échelon administratif : canton, entité, Etat fédéral… Les sanctions sont également bien trop légères. Les gens intègrent souvent les amendes, qui vont de 250 à 500 euros seulement, dans leur budget de construction. Il faut renforcer la législation pour protéger réellement les berges de la Una. »

    Si les milieux naturels de Bosnie-Herzégovine souffrent d’une législation parcellaire et rarement appliquée, l’#attachement respectueux de ses habitants à la rivière distingue la Una des cours d’eau voisins, souvent transformés en décharge à ciel ouvert. A mille lieues des mers de déchets plastiques qui étouffent régulièrement la Drina, dans l’est du pays, ou la Morava, en Serbie voisine, la Una reste largement immaculée. Une tradition héritée de l’#Unski_Smaragdi, une association précurseure des mouvements écologistes locaux, active depuis les années 80 et qui a permis à la Una de conserver son aspect naturel, avec ses cascades et ses forêts alluviales. Pour l’écologue de Sarajevo, Sabina Trakic, ce succès à long terme est une source d’inspiration pour les enjeux environnementaux actuels.

    « Le lien très fort des gens avec leurs rivières, quelles que soient leurs nationalités, a engendré une cohésion des personnes qui est le pilier de notre système fluvial, estime la biologiste, tombée sous le charme des chutes d’eau cristallines de la Una il y a plus de vingt ans. Quand on étudie les écosystèmes, il est impossible d’affirmer : ici commence un écosystème, là se termine un autre. Les rivières illustrent parfaitement cette continuité. »

    ▻https://www.liberation.fr/international/europe/dans-la-bosnie-herzegovine-morcelee-la-riviere-una-unit-les-gens-20260926
    #union #division #conservation #résistance #mobilisation

  • I dubbi e le criticità dei piani di compensazione delle emissioni. Il caso del #Nkgcp in Kenya

    Con due milioni di ettari coinvolti nel Kenya settentrionale il #Northern_Kenya_grassland_carbon_project è presentato come il più grande progetto al mondo di compensazione delle emissioni di carbonio dal suolo. Ma dietro l’iniziativa secondo Survival international, si celerebbero un modello di conservazione di stampo colonialista, restrizioni alla mobilità delle comunità pastorali e violazioni dei diritti dei popoli indigeni. Le principali novità che lo riguardano.

    Definito il più grande piano di compensazione delle emissioni attraverso il sequestro del carbonio nel suolo, il Northern Kenya grassland carbon project (Nkgcp) in Kenya settentrionale rappresenta un caso emblematico delle criticità e dei dubbi che riguardano questo tipo di progetti. Tra le prime a sollevare perplessità in merito è stata la Ong Survival international, che dal 1969 lotta per la sopravvivenza dei popoli indigeni, e che ha individuato diversi aspetti problematici: il fatto che sia basato su un modello di stampo colonialista, le difficoltà nell’ottenere il Consenso libero, previo e informato (diritto fondamentale dei popoli indigeni adottato dall’Onu fin dal 2007) delle comunità interessate dal progetto e nel dimostrarne l’efficacia da un punto di vista ambientale.

    La scorsa estate si è tornato a parlare del Nkgcp a seguito del suo ripristino. Un anno prima era stato infatti sospeso a causa di una sentenza del tribunale dell’Ambiente e del territorio di Isiolo (città centro-settentrionale del Kenya) che aveva sollevato dubbi sulla legittimità di alcune delle principali aree di conservazione (conservancy) coinvolte nel progetto.

    Ma andiamo con ordine. Per prima cosa i piani di compensazione delle emissioni di carbonio sono presentati come uno strumento attraverso il quale le aziende inquinanti possono compensare le loro emissioni di gas serra, responsabili del riscaldamento globale. L’idea alla base è semplice: le aziende possono scegliere di finanziare progetti certificati che, almeno in teoria, riducono, evitano o rimuovono una quantità di gas serra equivalente a quella che emettono e che desiderano compensare. Il finanziamento di questo tipo di iniziative, spesso realizzate in Paesi del Sud del mondo, nella maggior parte dei casi avviene attraverso il mercato finanziario dei crediti di carbonio -ovvero titoli negoziabili, ognuno pari a una tonnellata di CO2 non emessa o assorbita- e per mezzo di compagnie specializzate nella loro vendita. Per verificare che le riduzioni delle emissioni o l’aumento dello stoccaggio di carbonio siano effettivamente in atto, intervengono organismi indipendenti di validazione e verifica che devono essere accreditati secondo i requisiti previsti da standard di certificazione. Uno dei più diffusi è il Verified carbon standard (Vcs), gestito dall’ente certificatore Verra.

    Nel concreto molto spesso i piani sostenuti tramite carbon credit consistono nella piantumazione di alberi capaci di assorbire i gas serra oppure nella protezione di aree boschive per evitare la deforestazione. Il caso del Nkgcp è leggermente differente, si tratterebbe infatti del primo programma (ma non unico, in seguito ce ne sono stati altri) che prevede la compensazione delle emissioni tramite lo stoccaggio nel suolo. Si basa infatti sul cosiddetto “ripristino dei pascoli comunitari nel Nord del Paese”, ovvero sulla sostituzione di quello che viene chiamato pascolo tradizionale “non pianificato” con il “pascolo rotazionale pianificato”. Questa pratica, secondo i promotori del Nkgcp, permetterebbe alla vegetazione dell’area di ricrescere in modo più prolifico con una previsione di “rimuovere 50 milioni di tonnellate di CO2 in 30 anni, l’equivalente delle emissioni annuali di oltre dieci milioni di auto e di generare centinaia di milioni di dollari per le comunità locali”.

    “In parole semplici il piano nasce dall’idea che i pastori nomadi che vivono nell’area su cui si sviluppa il Nkgcp abbiano la responsabilità della degradazione del suolo e che cambiando il loro modo di pascolare, limitandolo e controllandolo, è possibile invece rigenerarlo con l’effetto di permettere alla vegetazione di crescere di più e di immagazzinare più carbonio e dunque di vendere più crediti -spiega ad Altreconomia Fiore Longo, ricercatrice di Survival e responsabile della campagna per decolonizzare la conservazione-. In realtà secondo le nostre analisi non ci sono prove scientifiche che dimostrino le responsabilità dei popoli indigeni della degradazione del suolo. Al contrario abbiamo molte prove per dire che queste comunità sono tra le meno responsabili del cambiamento climatico. Siamo quindi in una situazione di ingiustizia paradossale: coloro che hanno contribuito di meno devono pagare il prezzo più alto per le presunte soluzioni alla crisi climatica”.

    Le perplessità sul progetto non riguardano soltanto l’aspetto ambientale ma affondano le radici nell’istituzione e nella gestione delle community conservancy da parte dell’ente che lo promuove: il Northern Rangelands trust (Nrt). Si tratta di un’organizzazione ombrello che raggruppa e sostiene 47 community conservancy nel Nord del Kenya, territori gestiti, almeno formalmente, dalle comunità locali con l’obiettivo di tutelare la fauna selvatica e, al tempo stesso, sostenere il benessere delle popolazioni che li abitano. Il suo lavoro è o è stato finanziato in parte da donatori internazionali, tra cui l’Unione europea e le agenzie di sviluppo della Danimarca e dell’Italia mentre i suoi crediti sono stati acquistati dalle principali società tra cui Meta, Netflix e International Airlines Group, proprietario di British Airways.

    Il Nkgcp si estende su tredici di queste conservancy, in larga parte contigue, per una superficie complessiva di circa due milioni di ettari: un’area paragonabile a quella dell’intera Puglia e pari a circa il 3,5% del territorio keniano. Qui vivono circa 100mila persone appartenenti a diversi gruppi indigeni, tra cui Samburu, Maasai, Borana e Rendille. Come detto sono comunità tradizionalmente pastorali, il cui stile di vita è strettamente legato all’allevamento di bovini, cammelli, pecore e capre. Gli animali vengono spostati in funzione delle precipitazioni, seguendo percorsi che, in alcuni casi, si estendono per centinaia di chilometri.

    “Noi di Survival all’inizio ci siamo interessati a questa zona per le violenze e le violazioni dei diritti umani che ci sembravano coerenti con il modello di conservazione che da sempre denunciamo, ovvero un sistema tipicamente coloniale dove le popolazioni indigene vengono tenute fuori dalle loro terre che vengono ‘protette’ da guardia parco armati -prosegue Longo-. In quel momento non si parlava ancora di crediti di carbonio ma appunto di meccanismi coloniali che andavano a nutrire conflitti già esistenti tra le differenti comunità locali per il controllo dei territori in una zona fortemente colpita dalla siccità e dai cambiamenti climatici”.

    La storia dell’istituzione di queste conservancy risale agli anni Venti del Novecento quando la Corona britannica, dopo la creazione della colonia del Kenya, ha ceduto diversi ettari di terra a cittadini britannici. Tra le famiglie che avevano beneficiato di questa redistribuzione coloniale c’erano anche i Craig che nella metà degli anni Novanta hanno deciso di trasformare il loro ranch in una riserva, la Lewa wildlife conservancy. “Ai tempi hanno deciso di ripopolarla di fauna portandovi delle specie protette come i rinoceronti del Kenya e poi l’hanno aperta al turismo -racconta Longo-. Successivamente hanno pensato di coinvolgere anche le comunità intorno proponendogli di creare delle aree protette (le conservancy) dove lasciare gli animali selvatici liberi, proibendo quindi le attività di pascolo. È per aiutare a gestire questi territori che nel 2004 è nata la Northern Rangeland trust con una strategia per cui, a detta loro, tutti ne uscivano vincenti”.

    Nel 2023 Survival, dopo anni di ricerca, ha pubblicato il suo report “Blood Carbon” che ha portato alla prima sospensione del progetto da parte di Verra. “A quel punto abbiamo deciso di analizzare sia il piano di compensazione delle emissioni di carbonio sia la violenza legata al metodo di conservazione e come il primo stesse alimentando il secondo. I soldi guadagnati con la vendita di crediti di carbonio potrebbero servire infatti anche a pagare i ranger armati -spiega Longo-. Inoltre il report sollevava altri importanti dubbi. Non risultavano infatti prove convincenti sul fatto che le comunità fossero state adeguatamente informate del progetto -e che quindi questo avesse ricevuto il loro Consenso libero, previo e informato- e anche sul fatto che beneficiassero effettivamente dei fondi generati dalla vendite di crediti di carbonio”.

    A seguito di questa prima denuncia Verra ha deciso di bloccare il piano per poi ripristinarlo poco tempo dopo. Si arriva così alla seconda interruzione da parte di Verra, nel 2025, dopo la sentenza del tribunale dell’Ambiente e del territorio di Isiolo che ha stabilito che due delle più grandi aree di conservazione create dalla Nrt erano state istituite senza un’adeguata consultazione locale e quindi incostituzionalmente. Una di queste, la Biliqo Bulesa, contribuiva per circa il 20% ai crediti di carbonio dell’intero progetto. Nonostante questo duro colpo inferto all’operazione di Nrt dal tribunale keniano (che ha anche ordinato il ritiro dei ranger armati dell’Nrt), e il fatto che la sua sentenza avesse sollevato ulteriori gravi dubbi, Verra ha comunque deciso di ripristinare ancora una volta il Nkgcp.

    Allo stesso tempo oggi il Nkgcp si trova in fase di ristrutturazione per cercare di renderlo conforme alle nuove leggi approvate dal parlamento del Kenya che impongono nuovi obblighi a coloro che gestiscono la crescente industria dei crediti di carbonio. Survival international è però venuta a conoscenza del fatto che alcune comunità si oppongono fermamente a questo processo e la questione è tutt’altro che conclusa.

    In particolare le comunità dei Masai e Rendille che vivono nelle aree di conservazione di Leparua e Melako hanno denunciato che la Nrt li starebbe forzando a firmare accordi che vengono presentati come una soluzione ad alcune criticità del progetto, ma che in realtà potrebbero ridurre ulteriormente il controllo delle comunità sul pascolo del bestiame e sulla gestione delle proprie terre.

    Rose Orguba, difensora dei diritti umani e parte del comitato di gestione comunitaria della Melako conservancy, ha detto a Survival international che molti hanno percepito pressione, fretta e minacce, quando invece il processo di coinvolgimento dovrebbe essere trasparente, inclusivo e basato appunto sul Consenso libero, previo e informato. “Le persone che sono state trasportate con gli autobus sul luogo della riunione sono state indotte ad accettare senza aver letto il documento -ha riferito-. Il 90% della comunità è analfabeta. Per questo è stata utilizzata la propaganda per dire che avrebbero dovuto firmare quel giorno o i fondi derivanti dai crediti di carbonio sarebbero andati persi per sempre”.

    È dunque in corso “una coraggiosa resistenza a questi nuovi accordi”, così come l’ha definita Caroline Pearce, direttrice generale di Survival international. “Noi della comunità dell’area di conservazione Leparua non comprendiamo questo progetto sui crediti di carbonio della Nrt -ha detto infatti Jackson Lokadelio, membro dell’area di conservazione Leparua-. Non possiamo accettare che ci venga richiesto di firmare un documento senza sapere che cosa contiene. Perché se la firmiamo senza comprenderne il contenuto, sarà come se avessimo accettato di cedere la nostra terra. Chiedo a tutti di non lasciarsi ingannare dal denaro”.

    ▻https://altreconomia.it/i-dubbi-e-le-criticita-dei-piani-di-compensazione-delle-emissioni-il-ca
    #Kenya #compensation_carbone #nature #conservation #peuples_autochtones #colonialité #compensation_CO2 #compensations_des_émissions_de_carbone #crédits_carbone #marché_des_compensations #Verified_carbon_standard (#Vcs) #Verra #carbon_credit #arbres #forêt #pâturage #injustice #injustice_climatique #Northern_Rangelands_trust (#Nrt) #community_conservancy #Meta #Netflix #International_Airlines_Group #British_Airways #protection #Lewa_wildlife_conservancy #colonialité #tourisme #wildlife #faune_sauvage #parc #Northern_Rangeland_trust #blood_carbon #violence #Biliqo_Bulesa #justice #Leparua #Melako #élevage

    • #Blood_carbon

      Since the first National Park in the United States was established 150 years ago, “Protected Areas” have been created by colonizers and elites stealing land from Indigenous peoples and local communities – in the name of “conservation”. Today, despite widespread and horrific human rights abuses inside these areas, and without any solid evidence that they help stop biodiversity loss, Protected Areas are still being pushed by big conservation NGOs (like WWF and WCS) as the “solution” to our very real environmental problems.

      Branded as innocuous-sounding “Nature-Based Solutions”, Protected Areas are now being proposed as a way to mitigate climate change. It is claimed that Protected Areas can “protect” against deforestation and other carbon-releasing activities, and thus could be used to “compensate” for carbon emissions elsewhere. In practice, this means that Protected Areas can be used to generate ‘carbon credits’ that polluting companies, governments or individuals can buy in the markets to “offset” their emissions. The theory goes that it’s a win-win: more Protected Areas, more climate change being mitigated. Both biodiversity and the climate are saved!

      But the reality is far different.

      ▻https://www.survivalinternational.org/campaigns/BloodCarbon

  • Trois fonctionnaires mis en cause pour des violences policières à Brest relaxés par le tribunal
    ▻https://www.ouest-france.fr/societe/police/trois-fonctionnaires-mis-en-cause-pour-des-violences-policieres-a-brest

    Trois policiers étaient mis en cause pour des faits de violence policière sur une mère et ses enfants à leur domicile de Guipavas (Finistère), un soir d’avril 2018. Les fonctionnaires reconnus coupables d’un faux durant l’enquête de l’IGPN ont été relaxés par le tribunal judiciaire de Brest le 29 juin 2026.

    #faux_en_écriture_publique #impunité_policière #police #justice

  • Retrouvez « Splann ! » au festival Pré en bulles, à #bédée, ce dimanche 27 septembre
    ▻https://splann.org/pre-en-bulles-bedee-2026

    Faustine Sternberg animera un échange autour des relations entre journalisme et #bande_dessinée, ce dimanche 27 septembre, à Bédée (35). Nous participerons pour la première fois au festival Pré en bulles. L’article Retrouvez « Splann ! » au festival Pré en bulles, à Bédée, ce dimanche 27 septembre est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #alain_goutal #bd #Claire_Malary #David_Lopez #dessin #dessin_de_presse #faustine_sternberg #ille-et-vilaine #illustration #jean_leveugle #livre #Renan_Coquin #Yaneck_Chareyre

  • Les enquêtes qui nous ont marqués, avec #faustine_sternberg, #caroline_trouillet et Kristen Falc’hon
    ▻https://splann.org/podcast-enquetes-marquantes

    Depuis sa fondation, « Splann ! » #enquête sur l’envers de la carte postale bretonne. Imaginé comme une antenne régionale de Disclose spécialisée dans les questions liées à l’agroalimentaire, il est devenu un média à part entière, aux terrains d’enquête diversifiés. L’article Les enquêtes qui nous ont marqués, avec Faustine Sternberg, Caroline Trouillet et Kristen Falc’hon est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #ammoniac #Essure #impact #investigation #journalisme #journaliste #kristen_falc'hon #lobby_porcin #presse #raphaël_baldos #rédaction

  • Fantômes des cimes : Vie, #ruines et #renaissance des villages de #montagne

    Pourquoi ces hameaux ont-ils été désertés ?

    Si certains villages offraient autrefois une autonomie agricole précieuse (avec jardins, vergers et pâturages), la rudesse de l’hiver, le risque permanent d’avalanches et les heures de marche nécessaires pour atteindre une école ou un médecin ont eu raison de nombreuses communautés. L’#exode_rural, l’attrait de l’industrialisation des vallées (comme les usines de la #Maurienne ou du #Val_d’Aoste), mais aussi des politiques autoritaires de #reboisement ou de création de #barrages_hydroélectriques ont fini de vider ces territoires.

    Quand la #nature férale reprend ses droits

    Que se passe-t-il lorsque le dernier habitant ferme sa porte ? L’épisode décrit un phénomène fascinant : l’#enfrichement et la #recolonisation_végétale. Les toits s’effondrent sous le poids de la neige, les #ronces envahissent les églises, et des arbres poussent directement à l’intérieur des anciennes habitations. Surtout, ces #ruines se transforment en refuges paisibles pour la #faune_sauvage. Chevreuils, cerfs et chamois n’hésitent plus à s’installer et même à dormir au cœur de ces anciens villages.

    Une #résurrection est-elle possible ?

    L’abandon n’est pourtant pas toujours une #fatalité. Si le #désenclavement par la création d’une piste carrossable est rendu possible, certains hameaux reprennent vie. Attirés par le #silence, la #nature et l’#isolement, de nouveaux propriétaires restaurent ces ruines pour en faire des #résidences_secondaires ou des projets écotouristiques, malgré les défis imposés par les règles d’urbanisme complexes comme la #loi_Montagne.

    ▻https://open.spotify.com/episode/3lInEc3AW5tdoNvIj8P23w?si=ZGe3jo5IRNWe9S54IxAeKQ

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=8KAAaJgr3c0

    ▻https://www.mauriennisezvous.fr/actualit%C3%A9s/podcast-hors-serie-le-destin-des-villages-de-montagne-abandonnes
    #abandon #podcast #audio #Yannis_Nacef #conférence

  • #macerata_campania intitolerà la #Villa_Comunale a #fausto_mesolella
    ▻https://informareonline.com/macerata-campania-intitolera-la-villa-comunale-a-fausto-mesolella

    La Villa comunale di Macerata Campania porterà il nome di Fausto Mesolella, musicista e compositore scomparso nel 2017. L’annuncio è arrivato durante la “Jam Session” organizzata dalla Pro Loco “Solo cose belle” nello spazio pubblico di Corso Umberto I, da tempo sede di spettacoli, incontri culturali e manifestazioni musicali. Villa Fausto Mesolella, si attende l’ok […] L’articolo Macerata Campania intitolerà la Villa comunale a Fausto Mesolella proviene da Informareonline, scritto da Gianrenzo Orbassano

    #Approfondimenti #Cultura

  • Asiatische Hornisse entdeckt – Was Sie jetzt wissen müssen
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/asiatische-hornisse-brandenburg-10231197

    Le frelon asiatique vient d’arriver à Berlin.

    24.7.2026 vin Eva Maria Braungart - Sie bildet riesige Völker, jagt gezielt Bienen und verteidigt ihr Nest mit massiven Stichattacken: Die Asiatische Hornisse ist in auch Berlin angekommen. Das wichtigste im Überblick.

    Die Asiatische Hornisse ist in Brandenburg angekommen. In Eisenhüttenstadt haben Fachleute erstmals im Bundesland ein Nest der eingeschleppten Art entfernt – inklusive Königin.

    „Das Nest ließ sich ganz gut entfernen“, sagte Imker Holger Ackermann, Sprecher des Imkerverbandes Brandenburg. Die Königin gründet den Staat und legt die Eier. Für Menschen ist eine einzelne Asiatische Hornisse in der Regel ungefährlich. Trotzdem bitten die Behörden um Mithilfe – denn die Art gilt als Gefahr für Bienen, Obstbau und die heimische Natur.
    Warum der Nabu zum Melden aufruft

    Die Asiatische Hornisse breitet sich auch in Berlin immer weiter aus – und der Naturschutzbund (Nabu) bittet die Bevölkerung um Mithilfe. Berliner sollen in der Hauptstadt gezielt nach Hornissennestern Ausschau halten und Sichtungen dokumentieren.

    Der Grund: Nur wenn Funde gemeldet werden, lässt sich die Ausbreitung der invasiven Art nachweisen. Doch Vorsicht ist geboten – denn wer die Asiatische Hornisse mit ihrer heimischen Verwandten verwechselt und einfach zuschlägt, kann geschützten Tieren schaden. Was Sie jetzt wissen müssen, worauf es beim Erkennen ankommt und wie Sie richtig reagieren.

    Die Idee hinter der Aktion ist einfach: Ohne dokumentierte Sichtungen bleibt die Ausbreitung der neuen Art im Verborgenen. Die gesammelten Daten sollen helfen, die Verbreitung der Asiatischen Hornisse besser einzuschätzen.

    Schlangen mit gelben Streifen in Berlin: Jetzt ist klar, woher sie kommen
    Schlangen mit gelben Streifen in Berlin: Jetzt ist klar, woher sie kommen

    Sie dienen aber auch einem zweiten Ziel: Schutzkonzepte für die Europäische Hornisse zu entwickeln. „Wer Hornissen sieht, soll sie idealerweise fotografieren und das Bild auf naturgucker.de hochladen“, sagt Melanie von Orlow vom Nabu der Berliner Zeitung. Sie ist dort für den Hymenopteren-Dienst zuständig, der sich um die Umsiedlung von Insekten kümmert.

    Ein perfektes Foto ist dabei nicht nötig. „Ein gestochen scharfes Bild ist nicht nötig – meist reichen auch verwackelte Aufnahmen. Aber ohne Foto kann eine Sichtung nicht wirklich ausgewertet werden“, so von Orlow.
    So erkennen Sie die Asiatische Hornisse

    Die beiden Arten werden oft verwechselt – mit fatalen Folgen für die heimischen Bestände, wenn geschützte Tiere verbotenerweise getötet werden. Umso wichtiger ist der Blick auf die Unterschiede.

    Als besonders markantes Merkmal der Asiatischen Hornisse gelten ihre gelben Beine – die hat die Europäische Hornisse nicht. Auch das Verhalten unterscheidet sich deutlich:

    Asiatische Hornisse: Das gilt es zu beachten

    Europäische Hornisse: bundesweit verbreitet, auch nachts aktiv, nistet in Baumhöhlen, auf Dachböden oder in Rollladenkästen – also in geschützten Hohlräumen.

    Asiatische Hornisse: nur tagaktiv, baut ihr Frühjahrsnest meist an Gebäuden, das größere Sommernest hingegen oft in Baumkronen in mehr als zehn Metern Höhe.

    Wie gefährlich ist die neue Art?

    Für Menschen stellt eine einzelne Asiatische Hornisse in der Regel keine Gefahr dar. „Sie verhält sich fernab des Nestes nicht aggressiv gegenüber Menschen“, teilte das Brandenburger Agrar- und Umweltministerium mit. Auch Imker Holger Ackermann vom Imkerverband Brandenburg beruhigt: „Es ist keine Killer-Hornisse.“

    Vorsicht ist trotzdem geboten. Die Tiere verteidigen ihre Nester – etwa an Carports, Schuppen oder Scheunen – bei Störungen mit massiven Stichattacken. Deshalb gilt bei aktiven Nestern immer: Abstand halten.

    Das eigentliche Problem liegt woanders: Die Asiatische Hornisse bildet sehr viel größere Völker in höherer Dichte und bejagt gezielt Bienenvölker. Bienen sind das drittwichtigste Nutztier des Menschen. Angesichts des seit Jahrzehnten anhaltenden Bienensterbens durch die Varroa-Milbe sollen zusätzliche Angriffe durch die invasive Art verhindert werden.
    Berlin und Brandenburg: Die Art rückt näher

    Die Asiatische Hornisse wurde 2014 erstmals in Deutschland gesichtet und breitet sich seither von Westen nach Osten aus. Inzwischen gilt sie als etablierte Art. In Berlin wurde 2023 das erste Nest nachgewiesen und schnell vom Hymenopteren-Dienst des Nabu vernichtet.

    In Brandenburg wurde nun zum ersten Mal ein Nest entfernt – in Eisenhüttenstadt, an einem Dachvorsprung eines Bürogebäudes. Fachleute in Schutzanzug, mit Haube und Handschuhen rückten an. „Das Nest ließ sich ganz gut entfernen“, sagte Ackermann. Entscheidend: Auch die Königin wurde erwischt. „Ich habe sie mit eigenen Augen gesehen.“ Das ist wichtig, weil die Königin den Insektenstaat gründet und die Eier legt.

    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Vespa_velutina

    #Berlin #faune #insectes

  • #Ceuta : ce que cachent les #appels à traverser la frontière le 15 août

    Il y a deux semaines, les 30 et 31 juillet 2026, Ceuta a traversé l’une des pires crises migratoires de son histoire. En 48 heures seulement, plus de 70 000 personnes sont parvenues à rejoindre illégalement l’enclave espagnole depuis le Maroc. Plus de 141 personnes y ont perdu la vie, selon des ONG marocaines. Alors que plusieurs enquêtes montrent aujourd’hui le rôle déterminant joué par les réseaux sociaux et la #désinformation dans cette séquence, des appels à traverser la frontière le 15 août reviennent en boucle sur #Instagram et #Facebook. L’enquête menée par RFI montre que ce mouvement a été artificiellement amplifié et instrumentalisé.

    Dès la matinée du 30 juillet 2026, alors que des dizaines de jeunes, en majorité marocains, risquent leur vie pour franchir illégalement la frontière avec l’Espagne, des appels à une nouvelle #traversée_massive le 15 août émergent déjà sur Instagram et Facebook.

    Le choix de cette date ne doit rien au hasard. Une rumeur mensongère affirme, en effet, que « le poste frontière de Ceuta sera exceptionnellement ouvert » car il s’agit « d’un jour férié en Espagne ». Cette fausse information, vue des millions de fois sur les réseaux sociaux, vise à susciter l’espoir et à rassembler des candidats à la migration pour engendrer un mouvement populaire.

    Dans les faits, le gouvernement espagnol et les autorités marocaines ont, au contraire, renforcé leur dispositif policier et militaire sur place. Le message de la Guardia Civil, diffusé sur Instagram mardi 11 août, est clair : « La frontière avec l’Espagne est fermée et elle ne s’ouvrira pas. De nouvelles barrières de sécurité ont été installées. Si tu les franchis, tu seras renvoyé. Ne te laisse pas tromper ». Cette #infox n’est qu’un exemple parmi d’autres qui démontrent comment ces #rumeurs du 15 août sont instrumentalisées sur les réseaux sociaux.

    Des #faux_comptes à la manœuvre

    S’il est impossible de déterminer avec certitude l’origine exacte de cet #appel_à_la_traversée, l’analyse de la diffusion des contenus en référence au 15 août nous a permis de révéler différents comportements factices. Sur Instagram, nous avons ainsi identifié une dizaine de comptes douteux ayant activement relayé la rumeur.

    Ces profils ont, pour la plupart, été créés récemment, parfois en juillet, voire en août 2026. Leur nom, photo de profil et biographie sont impersonnels. Ils ne comptent que très peu d’abonnés et ne suivent presque personne. Certains cumulent au moins trois changements d’identifiants. Leurs publications évoquent parfois exclusivement la date du 15 août et cumulent plusieurs millions de vues.

    Tous ces indicateurs prouvent que ces comptes ont été créés spécifiquement pour l’occasion afin de rendre viral ce nouvel appel à la traversée. La visibilité soudaine de certaines vidéos laisse également penser que des vues ont été achetées pour gonfler la tendance. Les recherches en sources ouvertes ne nous ont pas permis de déterminer qui en est précisément à l’origine, ni s’il s’agit d’un ou plusieurs acteurs.

    La fabrique d’une illusion de masse

    Autre élément troublant, certaines publications comportent des légendes en japonais, sans aucun rapport avec l’Espagne ou le Maroc. Cette description fait référence au Vogue World 2025, un événement autour de la mode qui a réuni plusieurs stars mondiales en octobre 2025. Plusieurs stars comme le boys band sud-coréen BTS, ou la rappeuse américaine Doja Cat sont cités.

    Initialement publié en anglais par le compte Instagram de Vogue, ce texte avait dépassé les 766 000 likes et les 11 millions de vues. Par opportunisme, certains l’ont copié-collé et traduit, avec l’espoir que les algorithmes de recommandations poussent leur contenu suite au succès de la publication de Vogue. Il s’agit là d’un autre exemple de #manipulation.

    Si des personnes réelles ont bien commenté cet appel du 15 août qui cumule plusieurs dizaines de millions de vues sur les réseaux, tout porte à croire que le mouvement a été victime d’#astroturfing. Cette technique de manipulation consiste à fabriquer un #mouvement_citoyen de toutes pièces en ayant recours à différentes techniques d’#amplification_artificielle. Le détournement et l’utilisation répétée de certains hashtags (« haraga », « spanish ») en est également la preuve.

    L’usage du terme « #haraga » ne relève pas du tout du hasard selon Mehdi Alioua, sociologue et professeur associé à l’université internationale de Rabat : « Les harragas, ce sont les brûleurs. D’abord les brûleurs de papiers, parce que lorsque les Marocains rentraient sans autorisation à Ceuta ou Melilla, ils étaient refoulés à chaud. Et donc les brûleurs sont devenus par extension les brûleurs de frontières », explique-t-il avant de compléter : « On est forcément dans une irrationalité de part et d’autre, un manque de politique migratoire et l’espoir fou que, en brûlant les frontières, on puisse renaître et avoir une vie meilleure ».

    L’implication de comptes influents

    Une fois lancé, l’appel à passer la frontière le 15 août a été repris par de vrais comptes, parfois suivis par plus de 100 000 personnes. C’est le cas de ce jeune vidéaste qui propose de s’abonner sur ses différentes plateformes pour profiter d’un trajet en bus complètement gratuit, à destination de l’Espagne. Il est impossible de savoir s’il a été rémunéré pour diffuser ce message.

    L’espoir d’une vie meilleure

    Mais alors pourquoi ces appels du 15 août cumulent-ils des millions de vues sur les réseaux sociaux alors que la rumeur d’ouverture de la frontière paraît grossière ? Pour Mehdi Alioua, le phénomène s’explique en deux parties : « Le premier élément, c’est une crise sociale au Maroc qui ne dit pas son nom parce qu’on a du mal à en parler, mais dont on a des indicateurs depuis au moins vingt ans à travers la multiplication de mouvements sociaux essentiellement portés par les jeunes, qui crient leur désarroi et parfois même leur désespoir, et dont la réponse de l’État marocain est en demi-teinte. De l’autre, une connaissance du fait que, en Europe, on a toujours besoin de métiers bassement qualifiés et que si on a le courage de tenir longtemps, on finira par avoir une vie meilleure ».

    Quand bien même le Maroc se développe activement (4,9% de croissance en 2025 selon le Haut-commissariat au plan), les répercussions sont moins perceptibles chez les jeunes, parfois mis de côté selon Mehdi Alioua : « Au delà du chômage, même les gens qui travaillent sont non seulement mal payés, mais surtout sans aucune garantie de droit du travail, de retraite et de sécurité sociale ».

    Même son de cloche pour Mohamed Ali Lahlou, expert sur les questions migratoires et membre de l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (AMERM). Le manque de perspectives d’une partie de la jeunesse marocaine reste l’un des défis majeurs du Royaume : « Ce qui se joue autour du 15 août dépasse, à mon sens, la seule question sécuritaire. Les chiffres racontent une histoire complexe et parfois contradictoire. On est face à un taux de chômage officiel au Maroc présenté à la baisse par le Haut-commissariat au plan la semaine dernière. Mais l’indicateur de sous utilisation de la main d’œuvre reste massif chez les jeunes, autour de 45% ».

    Virtuel vs réalité

    Démontrer la manipulation et l’#amplification_numérique d’un appel à la traversée ne permet pas de savoir ce qu’il se passera réellement le 15 août prochain, à proximité de Ceuta ou Melilla.

    Pour essayer de mesurer la popularité réelle de ce mouvement, nous avons infiltré plusieurs groupes privés sur la plateforme #WhatsApp mis en avant dans certaines publications virales. Le plus populaire cumule près de 800 membres, dont nous ne pouvons pas vérifier l’authenticité. Cette audience réelle est conséquente, mais en décalage avec les plus de 20 millions de vues cumulées par cet appel, notamment sur Instagram.

    Dans ces groupes, où les discussions sont souvent éloignées du sujet du franchissement de la frontière, la quasi-totalité des membres sont des hommes marocains qui profitent souvent de cette audience pour vendre leur service (entretien, lavage automobile). Passé quelques heures, les numéros commençant par un indicatif autre que +212 (Maroc) sont supprimés par les administrateurs, notamment les utilisateurs espagnols et algériens présents en nombre non négligeable lors de la création du groupe.

    Entre volonté et curiosité

    Que peut-on y lire ? Outre les très nombreux messages qui n’ont rien à voir avec notre sujet, des fausses informations circulent sur la possibilité de passage le 15 août. Certains utilisateurs ne se cachent pas et expriment leur envie de quitter le Maroc à la nage. Autre possibilité sur ces groupes privés : être mis en relation avec des contacts proches de Ceuta qui peuvent aider à la traversée.

    Nous avons pu contacter certains membres de ces groupes privés qui ont souhaité garder l’anonymat. Toutes ces personnes partagent un point commun : elles ont répondu à un effet de groupe directement sur la plateforme WhatsApp en recevant un lien d’invitation.

    Quant à leur véritable motivation à entrer dans ce type de groupes ? La curiosité pour la plupart. Certains membres nous ont assuré n’avoir jamais voulu essayer de franchir la frontière de Ceuta ou Melilla le 15 août et resteront « au chaud à la maison ».

    La #viralité sur les réseaux sociaux peut-elle, à elle seule, participer à l’organisation d’un mouvement migratoire de grande envergure ? Pas tout à fait selon Mohamed Ali Lahlou : « Les réseaux sociaux peuvent être un accélérateur. Ce n’est pas la cause. Un appel viral, aussi bien relayé soit-il, ne produit un mouvement de plusieurs milliers de personnes que s’il rencontre un terreau social déjà favorable ».

    D’autant que, selon l’expert en questions migratoires, cette situation n’est pas inédite : « Les réseaux sociaux donnent une date et un mode d’emploi, le #désir_de_partir, lui, préexiste largement, je dirais, aux réseaux sociaux, dans l’histoire. Ce qu’il s’est passé lors de la crise de 2021 [10 000 migrants avaient alors franchi la frontière de Ceuta, NDLR] peut être comparé à ça. Il y a eu aussi des informations qui circulaient sur les réseaux sociaux ».

    Conséquences dans le réel

    Quelle que soit la part de faux dans ce mouvement, force est de constater qu’il a bien eu un impact dans le réel. Le renforcement du dispositif militaire et policier des deux côtés en est la preuve.

    Les autorités marocaines ont affirmé avoir « détecté ces derniers jours la circulation de publications et de messages anonymes sur certains réseaux sociaux incitant à l’organisation de tentatives de passage collectif et illégal vers Ceuta et Melilla ». Un groupe d’individus en lien avec ce mouvement aurait été arrêté.

    Selon Mohamed Ali Lahlou, le renforcement de la sécurité autour des deux enclaves réduisent drastiquement le risque de revivre, deux semaines après, une nouvelle crise migratoire : « Suis-je inquiet ? Non. Mais en tout cas, ça montre qu’il y a quelque chose qui est de plus en plus organisé. On n’est plus dans la spontanéité comme ça a été le cas fin juillet. Aujourd’hui, on commence à organiser les choses de manière plus structurée à travers ces réseaux qui profitent de la situation ».

    Si les probabilités de franchissement des frontières sont quasiment nulles, pour Mehdi Alioua ce phénomène numérique de masse doit être aussi interprété comme un symbole : « Ce qui est important, c’est la réception qu’en font une partie des #jeunes. C’est pour se donner des forces. Il y a là une sorte de mise en scène. Je pense que la plupart voient cela comme une sorte de défouloir, ils veulent y croire, mais pas complètement. Ils veulent juste montrer qu’ils sont prêts à tout et qu’aucun grillage ne pourra les empêcher d’être à la recherche d’une vie digne ».

    « Ce type d’appel va continuer »

    Pour le sociologue, ces appels viraux sur les réseaux sociaux n’ont pas vocation à s’interrompre à l’avenir : « Malheureusement, la solution n’est ni dans les grillages, ni dans la répression. La solution, elle est dans des voies légales de migration d’un côté et de l’autre et une coopération internationale pour aider les pays comme le Maroc à avoir enfin un état social digne de ce nom tel que le demande la jeunesse ».

    « Ce type d’appel, celui du 15 août ou même une autre date, va continuer de trouver un écho, quelle que soit l’efficacité du contrôle aux frontières », confirme Mohammed Ali Lahlou.

    Lors du dernier franchissement massif de la frontière vers Ceuta, fin juillet, plus de 141 personnes ont perdu la vie, selon des ONG marocaines.

    ▻https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260814-ceuta-ce-que-cachent-les-appels-%C3%A0-traverser-la-fronti%C3%A8re-le-1

    #migrations #Espagne #Maroc #réseaux_sociaux #frontières #militarisation_des_frontières

  • 200 000 personnes évacuées à cause des #incendies : un #exode_climatique, premier du genre en France

    Sous nos yeux se dessine brutalement, en cet été 2026, une préfiguration effrayante de notre avenir. Le #changement_climatique est passé des concepts des rapports du Giec à la réalité du quotidien.

    L’air au souffle infernal les jours interminables de #canicule, l’interruption du vol familier des insectes et des oiseaux, la #sécheresse qui rend arides les paysages et les inondations qui lui succèdent au gré de pluies et grêles diluviennes. Et, désormais, les #feux sans cesse plus monstrueux, dévastateurs, grands comme dix fois Paris cette année, et dont la fumée s’est répandue ce week-end du Var, des Landes et de la Gironde à plus de 500 kilomètres, jusqu’en Auvergne et dans le Val de Loire.

    Lueur d’espoir au milieu du désastre, le dévouement sans limite des pompiers et des gendarmes a permis l’évacuation de plus de 200 000 personnes en dépit des conditions dantesques. Ce mouvement de population, jamais vu en France depuis la défaite de 1940, a un nom : il s’agit d’un exode climatique, le premier du genre dans cette ampleur, avec ses colonnes de réfugiés sur les routes abandonnant tout derrière eux.

    Tout cela serait déjà grave et inquiétant si notre pays était prêt à affronter ces nouveaux périls. C’est peu de dire qu’il ne l’est pas. À part les masques FFP2, héritage de la dernière crise sanitaire, la France manque de tout, à commencer par les avions bombardiers d’eau et les effectifs de soldats du feu professionnels.

    Au-delà, où que les yeux se tournent, l’#inadaptation est globale, conséquence d’un #sous-investissement endémique. On ferme des lits d’hôpitaux ; les passoires thermiques restent le lot commun des logements, des écoles comme des Ehpad ; la climatisation des lieux publics est l’exception ; les villes étouffent, faute de moyens pour revoir l’#urbanisme ; le réseau ferré est hors d’âge ; l’électrification du parc automobile est repoussée.

    Si gouverner c’est prévoir, la #faute des gouvernants est inexcusable. N’importe quel travailleur convaincu d’une telle négligence serait renvoyé sur-le-champ. En 2027, le chantier sera titanesque et le besoin de changement immense. La gauche a neuf mois pour convaincre qu’elle est à la hauteur.

    ▻https://www.humanite.fr/environnement/austerite/200-000-personnes-evacuees-a-cause-des-incendies-un-exode-climatique-premie
    #déplacés_internes #évacuation #incendie #feu #France #réfugiés #réfugiés_climatiques

  • Tod eines Zweijährigen : Verfahren gegen Ärzte eingestellt – im Fall Noah wird weiter ermittelt
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/exklusiv-tod-eines-zweijaehrigen-verfahren-gegen-aerzte-eingestellt

    Plusieurs années après sa privatisation le système médical allemand montre des signes d’épuisement, de surcharge et de manque de fiabilité catastrophique. On a l’impression d’assister à sa décomposition.

    Les statstiques des assurances maladie affichent une augmentation de 14 pour cent des fautes professionnelles commises par les médecins dans l’année 2025. Dans les derniers trente mois j’ai été témoin impuissant d’un décès et d’un accident prèsque mortel suite à la négligence et l’incompétence de médecins hospitaliers. Avec les dernières coupes budgétaired et la militsaisation des soins la situation va s’aggraver.

    Cet article contient quelques informations de base et raconte plusieurs cas exemplaires pour le problème.

    N.B. quand l’affaire aura progressé je vous tiendrai au courant des suites du refus de traitement par une clinique d’un malade qui portait un keffieh palestinien.

    17.7.2026 von Katrin Bischoff, Christian Schwager - Ermittler konnten keine Behandlungsfehler nachweisen. Die Familie des Jungen wehrte sich erfolglos gegen die Einstellung. Die Anwälte vertreten auch die Eltern des kleinen Noah.

    Im Fall des zweijährigen Noah aus Berlin ermittelt die Staatsanwaltschaft weiter wegen fahrlässiger Tötung gegen mehrere Ärzte. Die Eltern des 2024 gestorbenen Jungen sprechen von fatalen Fehlern und haben Anzeige erstattet. Sie sagen, ihr Sohn hätte bei fachgerechter Behandlung gerettet werden können.

    Der kommunale Berliner Klinikkonzern Vivantes, bei dem eine Assistenzärztin angezeigt worden ist, weist die Vorwürfe zurück. Gegenüber der Berliner Zeitung erklärt er: „Der Fall wurde intern aufgearbeitet. Demnach wurde das Kind in der Kinderrettungsstelle regelgerecht untersucht. Da die Eltern aber aktuell juristisch gegen Vivantes vorgehen, können wir zu Einzelheiten leider keine Stellung nehmen.“

    Noahs Eltern haben sich erst jetzt an die Öffentlichkeit gewandt, da sie sich dazu vorher außerstande sahen. Der Vater sagt, sie seien seit Noahs Tod „durch die Hölle“ gegangen. Das nun eingeleitete juristische Verfahren sehen die Zanders auch als einen wichtigen Teil der persönlichen Aufarbeitung.

    Ermittlungsverfahren gegen Ärzte eingestellt

    Die Anwälte von Noahs Eltern wurden mit zwei weiteren Fällen betraut, in denen Kinder durch mutmaßliche Behandlungsfehler gestorben sein sollen. Zumindest in einem dieser Fälle hat die Staatsanwaltschaft wohl das Ermittlungsverfahren gegen Ärzte einer Berliner Klinik eingestellt.

    Der Vater eines schwer erkrankten, zwei Jahre alten Jungen aus Spandau hatte nach Angaben seines Rechtsbeistands im Jahr 2023 dreimal die Notaufnahme einer Berliner Klinik aufgesucht. Trotz einer Lungenentzündung sei das Kind aber erst beim dritten Mal stationär aufgenommen worden. Der Junge starb dort kurz darauf im Beisein des Vaters.

    Es hätten keine Behandlungsfehler nachgewiesen werden können, heißt es nun aus Ermittlerkreisen. Der Anwalt der Familie soll gegen die Einstellung des Verfahrens Beschwerde bei der Generalstaatsanwaltschaft in Berlin eingelegt haben – ohne Erfolg.

    Nicht jeder Verdachtsfall lässt sich im Verlauf eines Verfahrens erhärten, in dem Gutachten und Gegengutachten gegeneinanderstehen. Schließlich muss ein kausaler Zusammenhang zwischen einem Behandlungsfehler und dem Ableben eines Patienten eindeutig nachweisbar sein.
    Im Körper vergessene Gegenstände nach einer OP

    Im Juni veröffentlichte die Techniker Krankenkasse (TK) eine Analyse zu diesem Thema. Bei der größten gesetzlichen Krankenkasse meldeten sich im vergangenen Jahr 7540 Versicherte, weil sie Behandlungsfehler vermuteten. Das waren 14 Prozent mehr als im Jahr davor – ein Rekord. Immerhin erhärtete sich etwa jeder dritte Verdacht bei näherer Überprüfung, weshalb juristische Verfahren eingeleitet wurden. Auch dies war ein neuer Höchststand für die Kasse mit ihren mehr als zwölf Millionen Versicherten.

    Den Daten zufolge entfielen 29 Prozent der Verdachtsfälle auf die Chirurgie, 17 Prozent auf Zahnmedizin, elf Prozent auf Geburtshilfe und Gynäkologie. Die Orthopädie wird mit sechs Prozent in der Statistik geführt.

    Die TK geht allerdings von einer hohen Dunkelziffer aus. Viele mutmaßlich Geschädigte wüssten nicht, an wen sie sich wenden sollten. Außerdem dürfe eine Kasse, wenn sie deutliche Hinweise auf einen Behandlungsfehler in ihren Abrechnungsdaten finde, die jeweiligen Versicherten nach gegenwärtiger Gesetzeslage nicht darüber informieren.

    Ein besserer Überblick wird auch dadurch verhindert, dass Verdachtsfälle nicht zentral erfasst werden. Krankenkassen, der Medizinische Dienst und Ärztekammern führen jeweils eigene Register.

    Im Jahr 2024 hat der Medizinische Dienst bundesweit 12.304 fachärztliche Gutachten erstellt. In etwa jedem vierten Fall (3301) wurde ein Behandlungsfehler mit Schaden festgestellt. In jedem fünften Fall (2825) verursachte der Fehler den Schaden.

    Never Events: Wenn Patienten verwechselt werden

    Die Gutachter kamen derweil auf 134 sogenannte Never Events: gravierende, klar identifizierbare und vermeidbare medizinische Zwischenfälle. Dazu gehörten schwerwiegende Medikationsfehler, unbeabsichtigt im Körper zurückgebliebene Fremdkörper nach Operationen oder Verwechslungen von Patienten, die zu schweren Schäden führen können. Es sind oft ähnliche Vorkommnisse, mit denen die Gutachter konfrontiert werden.

    Experten sehen deshalb in Never Events ein geeignetes Mittel, Behandlungsfehlern vorzubeugen. Das Prinzip: Aus Fehlern lernen. Beschäftigte im Gesundheitswesen, die Schadensereignisse melden, müssten dazu jedoch sanktionsfrei bleiben und pseudonymisiert werden. In anderen Ländern ist dies bereits gesetzlich so geregelt.

    Auch die Eltern von Noah hoffen, dass die juristische Aufarbeitung zur Prävention beitragen kann. Im Fall des Zweijährigen wird jedenfalls weiter ermittelt.

    Der kleine Noah, ein eigentlich kerngesundes und aufgewecktes Kind, hatte sich im Oktober 2024 mit Covid infiziert, mehr als 40 Grad Fieber und Atemnot bekommen. Trotzdem soll er von seiner Kinderärztin nicht behandelt worden sein. Die Medizinerin soll den Eltern lediglich ein fiebersenkendes Medikament verschrieben haben.

    Als es Noah immer schlechter ging, die Eltern den Notruf wählten, wurde das Kind in das Vivantes-Klinikum Neukölln gebracht – und dort nach Angaben des Vaters Norman Zander lediglich fünf Minuten untersucht. Man habe ihnen ein Cortison-Zäpfchen mitgegeben. Das sollten sie ihrem Sohn geben, sollte er blau anlaufen.
    Kind kollabiert im Aufzug

    Zudem sollen die Ärzte zu frischer Luft geraten haben. Die Nacht verbrachten Noahs Eltern mit ihrem kleinen Sohn laut Norman Zander auf dem Balkon. Am nächsten Morgen ging der Vater des Jungen zur Kinderärztin, verlangte nach eigenen Worten eine Untersuchung seines schwer kranken Kindes. Er bekam einen Termin – um 16.45 Uhr.

    Als Norman Zander mit seinem Sohn gegen 14 Uhr noch einmal nach draußen gehen wollte, kollabierte der Junge im Aufzug. Norman Zander erzählte der Berliner Zeitung, dass er – zurück in der Wohnung – 20 Minuten versucht habe, seinen Sohn zu reanimieren. Bis die Feuerwehr kam und Noah ins Krankenhaus brachte.

    Doch es war zu spät. Das Kind starb, die lebenserhaltenden Geräte wurden in der Nacht zum 16. Oktober 2024 abgestellt. Noah war erstickt. Gegen die Kinderärztin, eine Assistenzärztin des Vivantes-Klinikums Neukölln und einen Notarzt laufen derzeit Ermittlungen.

    #Allemagne #hôpital #maladie #faute_professionnelle #décès

  • L’IA rend l’#édition_scientifique « plus lente, de moins bonne qualité et plus chère »

    Alors que de plus en plus d’#articles_scientifiques sont créés en utilisant l’IA générative, le rédacteur en chef de Science, Holden Thorp, considère qu’elle fait plus de mal que de bien à l’édition scientifique.

    Pour Holden Thorp, le responsable éditorial de toutes les revues de l’éditeur scientifique Science, l’arrivée de l’IA générative pousse l’édition scientifique dans une forme de « #taylorisme ». « Ce défi exige encore plus d’efforts humains, ce qui rend l’ensemble du processus plus lent et plus coûteux », explique-t-il dans un édito de la revue phare (▻https://www.science.org/doi/10.1126/science.aek5570).

    L’année dernière, des chercheurs prévenaient que l’IA pourrait faire, au final, « plus de mal que de bien » à la recherche sans pour autant nier certaines avancées qu’elle pouvait amener. Fin 2025, submergée par les propositions d’articles générées par IA, la plateforme de prépublications #arXiv décidait de modérer plus strictement. Elle a ensuite mis en place une mesure de suspension d’un an des chercheurs qui soumettent des articles erronés générés par IA.

    #Hallucinations, #cherry_picking et #manipulation_de_données

    Mais les revues et les conférences scientifiques sont aussi touchées par le phénomène. Holden Thorp ne nie pas la capacité des grands modèles de langage (LLM) à permettre des avancées scientifiques comme la prédiction des structures protéiques ou l’accélération de la découverte de nouveaux matériaux.

    Mais il s’appuie sur un article scientifique récent (▻https://www.science.org/doi/10.1126/science.adz4351) qui explique que les LLM « éprouvent encore des difficultés dans les domaines qui exigent un jugement clinique nuancé, un raisonnement expérimental ou une réflexion et une synthèse approfondies en biologie » et sur l’existence des hallucinations (dont même les chercheurs d’OpenAI avouent avoir du mal à se débarrasser) pour expliquer que leur utilisation dans la rédaction d’articles scientifiques peut être problématique.

    « De plus, certains de ces agents sont plus enclins que les humains à se livrer à ce qui s’apparente à des #fautes_professionnelles en matière de recherche, telles que la #sélection_arbitraire_de_données [cherry picking] et la manipulation des analyses statistiques jusqu’à l’obtention du résultat souhaité », ajoute-t-il, citant un autre article mis en ligne sur arXiv (▻https://arxiv.org/pdf/2509.08713).

    Et, alors que l’ajout d’erreurs par l’IA générative dans les articles demande une attention accrue, elle accélère aussi le rythme de soumission d’articles aux revues scientifiques et crée des #goulots_d’étranglement. Certains éditeurs, comme Elsevier, laissent facilement passer des #erreurs parfois impardonnables. « La prolifération d’#AI_slop [informations erronées liées à l’IA] dans la littérature scientifique et, plus généralement, sur Internet, nuit à la #crédibilité de la #science », déplore le responsable éditorial de Science.

    Le taylorisme arrive dans l’édition scientifique

    Holden Thorp compare ce moment de l’arrivée de l’IA générative dans l’édition scientifique à l’arrivée du taylorisme dans l’économie américaine. Frederick Winslow Taylor « a encouragé les entreprises à recourir à la surveillance pour pousser les salariés à travailler plus dur et plus longtemps, une approche qui a épuisé et découragé les travailleurs et a conduit au transfert des connaissances et de tout pouvoir décisionnel des travailleurs vers la direction », explique-t-il.

    Remarquons quand même que, si Holden Thorp déplore l’utilisation massive de l’IA générative dans les articles scientifiques, son article est lui-même parsemé de liens accompagnés de paramètres UTM laissant la trace de l’utilisation de ChatGPT (par exemple : ▻https://arxiv.org/abs/2605.07723.

    ▻https://next.ink/247785/lia-rend-ledition-scientifique-plus-lente-de-moins-bonne-qualite-et-plus-chere
    #AI #intelligence_artificielle #vitesse #qualité #ESR #recherche #revues_scientifiques

  • How Beavers Are Bringing America’s Dead Deserts Back to Life

    Every day, scientists, engineers, communities, and ordinary people are quietly fixing the planet. Forests are being replanted. Rivers are running clean again. Species we thought were gone are coming back. Whole technologies are pulling carbon out of the sky.This channel tells stories of the people, the projects, and the breakthroughs that are actually making Earth better.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=exsCSUdjQX8

    #castors #écologie #désert #USA #Etats-Unis #eau #rivière #renaturation #histoire #chasse #végétation #Oregon #Hudson's_bay_company #George_Simpson #fur_desert #Peter_Skene_Ogden #élevage #bovins #sécheresse #restauration #inondations #beaver_dam_analogue (#BDA) #poissons #faune #coût #Bridge_Creek #John_Day_River

    John Day (rivière)


    ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Day_(rivi%C3%A8re)

    • Beaver Dam Analogs (BDA)

      Revitalisation method

      The Beaver Dam Analog revitalisation method uses simple, nature-inspired techniques to initiate the beneficial long-term effects caused by natural beaver dams in streams. The BDAs are built cost-effectively using simple tools – usually an axe, shovel, chainsaw and pile driver. No heavy construction machinery is needed. The building materials are sourced from the immediate surroundings.

      BDAs are among the most sustainable measures in stream revitalisation. Their construction and maintenance initiates ecological restoration processes leading to the recovery of small and medium-sized streams to a near-natural state.

      ▻https://www.beaverdamanalogs.ch

    • Ecosystem experiment reveals benefits of natural and simulated beaver dams to a threatened population of steelhead (Oncorhynchus mykiss)

      Beaver have been referred to as ecosystem engineers because of the large impacts their dam building activities have on the landscape; however, the benefits they may provide to fluvial fish species has been debated. We conducted a watershed-scale experiment to test how increasing beaver dam and colony persistence in a highly degraded incised stream affects the freshwater production of steelhead (Oncorhynchus mykiss). Following the installation of beaver dam analogs (BDAs), we observed significant increases in the density, survival and production of juvenile steelhead without impacting upstream and downstream migrations. The steelhead response occurred as the quantity and complexity of their habitat increased. This study is the first large-scale experiment to quantify the benefits of beavers and BDAs to a fish population and its habitat. Beaver mediated restoration may be a viable and efficient strategy to recover ecosystem function of previously incised streams and to increase the production of imperiled fish populations.

      ▻https://www.nature.com/articles/srep28581

  • Spider which uses spring trap to capture prey discovered in Australia
    ▻https://www.bbc.com/news/articles/c70y138y995o

    La vie est merveilleuse.

    23.6.2026 by Maia Davies - Macquarie University A close-up image of the ’ballista’ spider weaving a cone-shaped trap of silk linesMacquarie University

    The spider has been nicknamed the “ballista” for the speed and force with which it flings prey into its web

    A new species of spider which weaves a catapult-like silk trap to snare a single type of ant has been discovered in the remote rainforests of northern Australia.

    Researchers believe the nocturnal predator developed the unique hunting method to make meals of aggressive ants which are notoriously dangerous - and unusual - prey for arachnids.

    The snare’s “exceptionally high power” flings the ant into a bigger web at “15 times the most extreme g-forces experienced by jet pilots”, said lead researcher Prof Ajay Narendra.

    Though it is yet to be formally named, scientists have nicknamed the tiny spider “ballista”, after the ancient weapon used to hurl stones in battle.

    “The snare mechanism seems to have evolved as a highly specialised way of allowing the spider to ’pick off’ potentially hazardous prey one at a time and transport them a safe distance away from ant trails and nests,” researcher Dr Jonas Wolff said.

    Ants have chemical defences, including the ability to sting in some species, and can recruit throngs of other ants rapidly as backup to overcome potential predators, Narendra explained.

    Their team, from Australia’s Macquarie University, spent 10 nights in the tropical rainforests of northern Queensland, capturing the spider’s behaviour using high-speed and infrared cameras.

    According to their findings, published in the journal Current Biology, the ballista spider resides on trees occupied by the aggressive and territorial green tree ant Oecophylla smaragdina, spending the day in webs hidden beneath the underside of leaves.

    After nightfall, it drops down some 50cm to a leaf, a branch or the forest floor and creates an anchor point using a silk line.

    It then spends hours creating a cone-shape “scaffold” of dozens of tension lines, around which it finally wraps a thinner type of silk before retreating upwards.

    Within moments, scientists found green ants approached the trap and bit it - causing the snare to spring and the prey to be launched into the spider’s web at “extreme” acceleration.

    Ajay Narendra, Pranav Joshi, Daniele Liprandi, Gregory J Anderson, Jonas Wolff/Macquarie University A green ant is pictured approaching the trap set on a green leaf, with the ballista spider waiting aboveAjay Narendra, Pranav Joshi, Daniele Liprandi, Gregory J Anderson, Jonas Wolff/Macquarie University

    The spider builds a unique spring-loaded snare and waits for the ant to be fully entangled before it is ready to eat

    The scientists found that these green ants were the only prey captured by the spider, even when they released other nocturnal ants near the trap. They suspect the spider adds pheromones to the trap to lure and anger the green ants alone.

    That is unprecedented, Narendra said.

    “This seems to be the only case where a spider’s web is designed to catch a single prey species, and where the mechanism is triggered by the prey rather than by the predator.”

    The spider, which belongs to the genus Propostira, was initially observed by biomedical researcher Greg Anderson - also a spider researcher and photographer.

    #Australie #faune

  • Guerre au Moyen-Orient : la France interdit les armes offensives israéliennes au salon Eurosatory
    Par Le Parisien avec AFP - Le 1 juin 2026- Le Parisien
    ▻https://www.leparisien.fr/economie/guerre-au-moyen-orient-la-france-interdit-les-armes-offensives-israelienn

    La France a interdit la présentation d’armes offensives israéliennes à l’édition 2026 du salon #Eurosatory, près de Paris, ont indiqué les organisateurs à l’AFP ce lundi.

    « Sont autorisés uniquement les exposants israéliens qui présenteront des systèmes de défense antibalistique et antiaérienne », a déclaré le président de COGES Events, Charles Beaudouin. Il était interrogé après un communiqué du ministère israélien de la Défense, qui protestait contre ces restrictions.

    « C’est un choix du gouvernement français, du Conseil de défense. Et, à titre personnel, je trouve que ça a le mérite d’être clair », a poursuivi Charles Beaudouin. « Il n’y a pas d’ambiguïté possible : si un exposant est aussi fabricant de roquettes, il ne pourra pas les montrer. Cela évite toute arme offensive », a-t-il souligné. (...)

    #faux_culs

  • « Enhanced games » : le délirant projet d’hommes d’affaires proches des Trump qui veulent transfigurer le sport en dopant les athlètes
    Samuel Ravier-Regnat

    Ne dites plus « dopés », mais « augmentés » ou « améliorés ». Ne parlez pas non plus de « fraude » ou de « triche », mais de « performance humaine d’élite » et du « droit des individus à devenir extraordinaires ». Bienvenue dans le monde merveilleux des « Enhanced Games » (« Jeux augmentés », en français), qui se tiendront pour la première fois dans un hôtel casino de Las Vegas, aux Etats-Unis, ce dimanche 24 mai. Le principe de cette compétition, financée par des milliardaires de la tech férus de transhumanisme comme le technofasciste Peter Thiel, cofondateur de Paypal et argentier des campagnes présidentielles de Donald Trump ? Le dopage y est autorisé, encouragé, et même largement organisé.

    Annoncée en 2023, la tenue de l’événement a été confirmée au printemps 2025. A coups de déclarations spectaculaires et de promesses pompeuses : Aron D’Souza, le juriste australien à l’origine du projet, a expliqué dans la presse que les « Enhanced Games » devaient « changer le visage du sport à jamais ». A terme, assurait cet entrepreneur quadragénaire fan de technologie, ils seraient « l’un des plus grands événements sportifs de la planète, au même niveau que le Super Bowl ». L’ambition de l’événement de dimanche est plus modeste. La compétition est limitée à trois heures de « show » dans une halle éphémère de 2 500 places, retransmises sur YouTube faute d’intérêt émanant des diffuseurs traditionnels. Trois disciplines ont été retenues : la natation, le sprint et l’haltérophilie.
    ▻https://www.liberation.fr/sports/jeux-pour-athletes-dopes-le-delirant-projet-dhommes-daffaires-dont-le-fil

  • Quarant’anni dopo, Chernobyl è un laboratorio naturale

    A quarant’anni dal disastro nucleare, flora e fauna selvatica hanno ricolonizzato l’area. L’esposizione prolungata alle radiazioni ha creato un luogo unico per studiare la tossicologia genetica. La rivista di Legambiente «Nuova Ecologia» lancia l’ebook «Figli della nube»

    Oltre alla tragedia umana, le conseguenze immediate dell’incidente del 26 aprile 1986 hanno portato alla distruzione completa della natura e della biodiversità della zona circostante la centrale nucleare di Cernobyl (Ucraina). A lungo termine, l’impatto sulla fauna selvatica e sulla vegetazione ha creato un laboratorio naturale unico nel suo genere per lo studio della tossicologia genetica in condizioni di esposizione cronica alle radiazioni. Con il passare degli anni, però, l’assenza di attività umana ha offerto anche alla flora e alle specie selvatiche l’opportunità straordinaria di ricolonizzare in maniera indipendente la cosiddetta “zona di esclusione”.

    Dal collasso ecologico all’adattamento

    L’esempio più eclatante dei danni generati nella fase acuta del disastro è stata la formazione della Foresta rossa, una pineta situata a circa quattro chilometri dal reattore, che ha ricevuto le dosi di radiazioni dirette più elevate. Nel giro di pochi giorni, gli alberi sono diventati di colore bruno-rossastro: la rappresentazione visiva di un’ecatombe annunciata. Insieme alla pineta hanno perso la vita tutte le specie, compresi i microrganismi del suolo. L’esposizione acuta alle radiazioni ha causato in quei giorni danni genetici diffusi nelle piante e negli animali, come hanno dimostrato le indagini sperimentali rivelando un’alta frequenza di aberrazioni cromosomiche, mutazioni genetiche e irregolarità nella divisione cellulare, oltre che una ridotta vitalità dei semi nella flora locale.

    Alcune specie animali hanno mostrato anche problemi riproduttivi, malformazioni dello sviluppo, insorgenza di cataratta e un aumento della mortalità embrionale. Tutti questi segnali avrebbero fatto credere che l’area di Cernobyl sarebbe rimasta deserta e inabitata per sempre. In un tempo relativamente breve, la natura si è invece ripresa i suoi spazi e sono emerse prove di risposte adattative efficaci. Alcune popolazioni di insetti, anfibi e roditori hanno mostrato segni di tolleranza e adattamenti importanti alle nuove condizioni.

    Vita nuova

    Un caso significativo è quello delle raganelle orientali (rane delle specie Hyla orientalis), che hanno mostrato una pigmentazione cutanea più scura. «I nostri monitoraggi dimostrano che le rane di Cernobyl sono molto più scure di quelle che vivono in altre zone dell’Ucraina – spiega Germán Orizaola Pereda, professore di Zoologia dell’Università di Oviedo, che dal 2016 studia lo sviluppo degli ecosistemi nell’area –. Questa condizione non è legata ai livelli di radiazione attuali, ma a quelli esistenti nel momento dell’incidente. Le rane melaniche si trovano proprio nelle zone che avevano i maggiori livelli di radiazioni nel 1986. Non dobbiamo quindi pensare che siano avvenute mutazioni in conseguenza delle radiazioni, ma che all’interno della variabilità cromatica di questa specie gli individui più scuri sono stati favoriti nella sopravvivenza e nella riproduzione perché la melanina blocca parzialmente il danno delle radiazioni. In poche generazioni, le rane verdi ’normali’ hanno lasciato il posto a queste più scure. Un esempio perfetto di selezione naturale, in piena ottica darwiniana». Sopravvivono, insomma, i più adattabili.

    Secondo l’esperto, tornare a vivere oggi nella zona di Cernobyl, con tutte le accortezze necessarie, non sarebbe più pericoloso che vivere in una qualsiasi grande città, inquinata e contraddistinta da diversi fattori di stress. «Quando parliamo di Cernobyl – insiste – ci riferiamo a una regione più grande di qualsiasi parco nazionale in Spagna o in Italia. Con la parte bielorussa al Nord e quella ucraina al Sud, parliamo di circa 4.500 km². Dopo l’incidente, la zona a Nord della centrale ha avuto impatti maggiori a causa del movimento dei venti. Ma oggi la zona sud, circa il 75 per cento della zona di esclusione, mostra livelli di radiazioni non particolarmente elevati. I composti radioattivi sono instabili e con il tempo si trasformano. Alcuni durano migliaia di anni, ma c’è una relazione diretta tra quanto rapidamente si trasforma un composto radioattivo e la sua capacità di generare danni: i più nocivi sono quelli che si trasformano più velocemente. Per questo – continua – a oggi la situazione è di gran lunga migliore di quanto pensavamo. C’è stato un processo di naturalizzazione che ha portato un’abbondanza di specie selvatiche».

    Nell’area di Chernobyl si registrano alci, caprioli, cervi, cinghiali, linci, orsi e altri animali che prosperano in assenza di attività umane, come i cavalli di Przewalski e i lupi. Anche le popolazioni di questi predatori sono state studiate a livello genetico: alcuni marcatori associati alla resistenza a determinati tumori sono risultati maggiori rispetto agli individui che vivono fuori dalla zona. Significa che i lupi con questo tipo di costituzione genetica, più resistenti alle radiazioni, sono quelli che hanno avuto il miglior risultato adattativo. «La natura della zona di Cernobyl è molto complessa: ci sono alcuni punti con radiazioni ancora elevate, che potrebbero influire su soggetti specifici. Ma uno dei problemi maggiori nell’area è che ancora cerchiamo di associare ogni elemento a un fattore negativo, come a voler ricercare una nostra conferma. Così facendo spesso si tende a semplificare – conclude il professore –, quando invece bisognerebbe analizzare bene le situazioni e metterle in prospettiva»

    ▻https://lavialibera.it/it-schede-2632-quarant_anni_dopo_cernobyl_e_un_laboratorio_naturale
    #Tchernobyl #nature #adaptation #nucléaire #faune #flore #toxicologie_génétique #radiations #zone_d'exclusion

  • Ces #chasses en #Sologne qui saignent la #faune_sauvage
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/04/24/ces-chasses-en-sologne-qui-saignent-la-faune-sauvage_6682993_3244.html

    Le tribunal judiciaire d’Orléans a dû vite se rendre à l’évidence : la mini-audience correctionnelle initialement programmée l’après-midi du 5 mars et destinée à statuer sur le sort de six prévenus, dont le milliardaire Olivier Bouygues, tous convoqués pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée », ne convenait plus. Il fallait prévoir du temps, beaucoup plus de temps.

    D’habitude, c’est vrai, les #délits_environnementaux ne fascinent guère les prétoires, et les décisions tombent à la chaîne, sans grands effets de manches. Mais cette fois-ci, un tout autre scénario se profilait, et un indice a fini par chambouler le calendrier de la justice : le nombre élevé de parties civiles. A l’heure actuelle, seize se sont déjà déclarées, et d’autres pourraient encore se manifester. Ce foisonnement a été mis en avant par la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, pour justifier le report du procès pénal aux 7 et 8 septembre. Deux jours pleins. Ainsi, chacun pourra s’exprimer dans de bonnes conditions, a-t-elle fait savoir.

    Les débats devraient pourtant se révéler houleux, car derrière ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Bouygues » règne une atmosphère de lutte des classes. Les petits contre les gros, les pauvres contre les riches, David contre Goliath, en somme. S’y ajoute aussi un parfum de #lutte_des_chasses entre porteurs de fusils respectueux de la législation et ceux qui enfreindraient les règles, ternissant davantage l’image d’un loisir de plus en plus contesté.

    Ce combat #cynégétique, la Fédération départementale des chasseurs du Loiret a décidé de le mener ouvertement en se constituant partie civile au procès, une décision prise à l’unanimité de ses adhérents. Et tant pis si son nom détonne sur la « liste des seize », monopolisée jusqu’à maintenant par les défenseurs du bien-être animal, représentés soit par des organisations non gouvernementales locales, soit par des structures nationales comme One Voice ou la Ligue pour la protection des oiseaux (#LPO), prêtes à affronter le #milliardaire.

    • Citer quelques noms de propriétaires revient à feuilleter le Who’s Who. Se côtoient ainsi les frères Alain et Gérard Wertheimer, principaux actionnaires de Chanel ; Benjamin Tranchant, président du groupe des cercles de jeux hérités de son père ; le coiffeur Franck Provost ; Olivier Bertrand, dont l’entreprise de restauration fédère entre autres les enseignes Lipp, Hippopotamus et La Coupole ; Philippe Donnet, PDG de l’assureur Generali, ainsi que les frères Martin et Olivier Bouygues, coactionnaires du groupe (BTP, médias, télécoms) du même nom.

    • Chasse en Sologne : aristocratie et grands patrons se partagent la forêt
      ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-territoriaux/chasse-en-sologne-aristocratie-et-grands-patrons-se-partagent-la-foret-6

      La crise économique dans les années 80-90 touche la grande #aristocratie de #Sologne et la pousse à se séparer de certaines parcelles. Valéry Giscard d’Estaing rajoute à cela, quelques années auparavant, la suppression des autorisations de défiscalisation des activités de chasse. Les grands propriétaires d’alors avaient donc licencié une partie de leur personnel de maison. Les propriétés s’étaient quelque peu morcelées. Mais, à nouveau, la Sologne retrouve des grands propriétaires terriens et les grands domaines se reconstituent.

      Bertrand Sajaloli en décrit les grandes étapes : "(...) parce que dès lors que la défiscalisation des frais de chasse est impossible, il y a une espèce de difficulté économique des aristocrates solognots. Et petit à petit, ce sont les #patrons du #CAC_40, ces grands capitaines d’industrie qui vont petit à petit prendre possession et transformer véritablement la Sologne en une métropole de #loisir de l’agglomération parisienne".

      [...]
      Le maître de conférences explique les raisons de cet enfermement des domaines : "la loi Chasse - dès lors que la propriété est totalement close, que le grillage va à 50 centimètres à l’intérieur du sol et dépasse deux mètres vingt - permet de déroger au calendrier de la chasse. Et dès lors que l’on chasse toute l’année, on peut importer du gibier. Il y a des milliers de sangliers ou de cervidés qui vont venir, en particulier des Balkans. Et organiser, quand on le veut, des parties de chasse absolument extraordinaires. Il y a souvent des tableaux de chasse de 250 à 300 cochons qui vont être abattus et des dizaines de cervidés", Bertrand Sajaloli précise même que "l’OFD, l’Office français de biodiversité, n’a pas le droit de rentrer dans les propriétés. C’est-à-dire qu’il y a absolument aucun contrôle".

      #forêt

  • Falschgeld und Fälschungen - Asien :
    ▻https://www.moneypedia.de/index.php/Falschgeld_und_F%C3%A4lschungen_-_Asien:_China

    Bizarre : pendant plus de deux mille ans il n’y a jamais eu de faux billets en Chine. Pourtant les Chinois utilisaient de « l’argent volant » lomgtemps avant les Eiuopéens.

    ▻https://www.geldscheine-online.com/post/zur-geschichte-des-geldes-fliegendes-geld-der-chinesen

    Reich der Mitte, wo schon Anfang des 7. Jahrhunderts „Papiergeld“ kursierte. Zu diesen frühen Geldscheinen gehören die während der Tang-Dynastie in China (618 – 906) ausgestellten Depositenscheine. Im Tausch gegen diese Scheine konnten die Kaufleute an verschiedenen Orten ihr Metallgeld wieder abheben.

    Das erste echte Papiergeld entstand ebenfalls in China. Zu Beginn der Sung-Dynastie (960 – 1279) veranlasste der Gouverneur der Provinz Szetchuan 16 angesehene Handelshäuser zum Zusammenschluss als eine Art Gilde und zur Ausgabe von sogenannten Kiao-tsu (Umlaufmitteln). Diese Scheine lösten das wegen seines hohen Gewichts sehr unpraktische Eisengeld der Provinz ab.

    A partir de la fin de l’empire en 1912 les banques et fauseurs pullulent jusqu’à ce que le parti communiste introduise le Yuan moderne.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=WQE4OeZMB2Q

    (Mandarin, sous titres chinois et anglais, HD)

    A noter : Le film A Better Tomorrow (英雄本色 ; : Jing1 Hung4 Bun2 Sik1 ; Les couleurs d’un héro) par John Woo utilise de faux dollars de Hongkong comme introduction et mobile des protagonistes frères ennemies. Le film hautement symbolique de 1986 associe les faux billets et les frères ennemies avec la Chine désunie qui aspire à un meilleur avenir d’où la chanson de la fin « A Better Tomorrow » (明天會更好 ; pinyin : Míngtiān huì Gènghǎo)

    明天會更好 Tomorrow Will Be Better, avec paroles
    ►https://www.youtube.com/watch?v=s6T4DXRKYHM

    #Chine #argent #billets_de_banque #Hongkong #film #faux

  • Cpr, i medici che visitano i migranti sempre più sotto pressione

    Operatori sanitari incalzati e in certi casi scavalcati dalle questure se non certificano l’idoneità alla detenzione dei migranti nei Cpr. Perquisizioni in casa e ispezioni sul luogo di lavoro. A #Ravenna, alcuni sono stati indagati e sospesi per falso.

    Visite da svolgere in pochi minuti, accessi non registrati nelle strutture sanitarie, assenza di mediazione culturale, pressioni da parte delle forze dell’ordine e, in generale, un tentativo di piegare la professione medica a esigenze di sicurezza. La valutazione clinica per certificare se un migrante è idoneo al trattenimento nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) rischia di ridursi a un mero atto burocratico.

    A Ravenna, con l’apertura dell’indagine per falso ideologico continuato a carico di otto medici del reparto di malattie infettive dell’ospedale Santa Maria delle Croci, la bolla è scoppiata. Da tempo molti camici bianchi si interrogano, sul piano etico e deontologico, sulla detenzione amministrativa. Alcuni, a volte dietro garanzia di anonimato, hanno raccontato a lavialibera le loro esperienze e i loro dubbi.
    Come funziona la certificazione

    Partiamo dall’inizio: secondo l’articolo 3 della direttiva Lamorgese sull’organizzazione dei Cpr, la persona migrante può accedere al Cpr dopo aver passato una visita medica che accerti l’assenza di disturbi psichiatrici e patologie infettive, acuteo cronico-degenerative difficili da curare adeguatamente all’interno del centro.

    La valutazione deve essere svolta da personale esterno al sistema del Cpr, per la precisione da un medico del Servizio sanitario nazionale. Tuttavia, non c’è nessuna indicazione su quali reparti debbano essere coinvolti: in diverse aziende sanitarie la certificazione è rilasciata esclusivamente da quello di malattie infettive, in altre dal pronto soccorso dopo consulenze specialistiche, talvolta in tandem da infettivologi, psichiatri e dermatologi.

    Non esistono dati aggregati su come vengono condotte le visite. Gli agenti di polizia portano la persona in ospedale per una consulenza, che spesso consiste in un’anamnesi sulla presenza di patologie croniche o problemi di salute mentale e sull’assunzione di medicinali. In alcuni ospedali viene effettuata una radiografia del torace, ma nella maggior parte dei casi non c’è tempo e modo di visionare l’eventuale documentazione clinica e svolgere esami e approfondimenti.

    Nell’ospedale vicino Milano in cui lavora Alice Verdi (nome di fantasia) è arrivata «l’indicazione scritta che la visita dovesse essere il più veloce possibile, massimo mezz’ora, facendo leva sulla fretta di smaltire la fila in un sistema già sovraccaricato. Non potevamo fare accertamenti se non in casi di estrema necessità, anche perché il paziente non veniva registrato in triage e l’esito della visita era riportato solo su un foglietto dove barrare idoneo o non idoneo».

    Un altro aspetto è l’assenza di mediazione culturale. Laura Bianchi (anche in questo caso un nome di fantasia), infettivologa pugliese, circa due volte al mese da tre anni si trova non solo a barrare una di quelle caselle, ma a tentare nel poco tempo disponibile di instaurare un rapporto di fiducia con le persone che incontra, coglierne le vulnerabilità, dare informazioni che in molti casi non ricevono.

    «Il paziente spesso non ha idea di cosa stia succedendo. Ho incontrato un ragazzo che era stato deportato nel Cpr di Gjadër, poi riportato in Italia dopo aver tentato il suicidio ed essere stato dichiarato inidoneo dalla commissione vulnerabilità. Non si è nemmeno accorto di essere stato in Albania. Quando arriva qualcuno chiedo sempre se è informato su quello a cui si sta sottoponendo, se presta il consenso e se preferisce parlare inglese o francese. A volte ho usato queste lingue per garantire un po’ di privacy, evitando che i poliziotti con poca familiarità con le lingue capissero».
    L’equivoco della pericolosità sociale

    I medici che abbiamo incontrato raccontano di agenti che, invitati ad aspettare fuori durante la visita o una certificazione di inidoneità, oppongono resistenza per supposte ragioni di pericolosità sociale. Il punto è, secondo Verdi, da anni anche attivista per i diritti delle persone migranti, che gli stessi elementi che per le questure costituiscono una minaccia alla sicurezza, come l’assenza di fissa dimora e la dipendenza da alcol o stupefacenti, per un medico sono invece fattori di rischio per la tubercolosi e quindi indicatori di vulnerabilità della persona.

    Spesso i Cpr sono visti come luoghi di contenimento. «Una volta, dopo aver firmato una non idoneità, il comandante mi ha chiamato chiedendomi le generalità perché stavo ostacolando operazioni di ordine pubblico», racconta Luca Rossi (nome di fantasia), infettivologo in un ospedale in Emilia-Romagna che può vantare esperienze di lavoro in carcere, missioni con Medici senza frontiere ed è impegnato nella sensibilizzazione sul tema della detenzione amministrativa.

    Lo abbiamo incontrato pochi giorni dopo i fatti di Ravenna, dove alcuni operatori sanitari sono accusati di falso ideologico per non aver firmato il nullaosta sanitario all’ingresso al Cpr. Ha ricevuto indicazione di non usare il suo vero nome, ma ci tiene a raccontare cosa accade: «Spesso si gioca sulla disinformazione: sia ai medici sia alle persone interessate viene detto che la visita è per il centro di accoglienza, ma alcuni colleghi non sanno cosa sia la detenzione amministrativa, vedono i Cpr quasi come carceri per reati minori».

    Le pressioni da parte di questure e direzioni sanitarie non sono casi isolati. I richiami per aver «portato la politica in ospedale» e frasi come «te lo ritrovi sotto casa», «non deve ricapitare» e «stai mettendo in libertà uno stupratore» ricorrono nei racconti degli operatori sanitari intervistati.

    Molti di questi racconti si svolgono al passato. Da un po’, dicono, non arriva nessuno, se non la sera o nei festivi. Il sospetto (in certi casi confermato) è che, quando un ospedale certifica molte inidoneità, le questure tendano a rivolgersi ai reparti più inclini a rilasciare un nullaosta. La visita è trattata non come un elemento di garanzia e tutela della persona, ma come un passaggio pro forma per agevolare l’iter burocratico.

    Sergio Cotugno, dalla fine del 2024 infettivologo all’Asl di Matera dopo gli anni di studio a Bari, propone un parallelismo per evidenziare la peculiarità del contesto in cui ci si muove: «Immagina un medico di base che non firmi un certificato d’idoneità per la palestra per sospetti problemi di cuore: nessuno lo minaccerebbe o gliene chiederebbe conto. Si può non condividere, ma fa parte dell’autonomia professionale. Eppure se scrivi una certificazione di inidoneità per i Cpr dopo vieni attenzionato».
    Luoghi patogeni

    L’insinuazione di alcune parti della politica e dell’opinione pubblica è che questi medici firmino i certificati su basi ideologiche. Tutti, però, sottolineano con forza il carattere etico e deontologico della loro posizione, sintetizzata nella campagna promossa dalla Società italiana di medicina delle migrazioni (Simm), dalla rete Mai più lager - No ai Cpr e dall’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi) per denunciare come, sulla base di evidenze scientifiche, documentali, istituzionali e sulle esperienze di chi è entrato nei Cpr, questi centri siano intrinsecamente patogeni, cioè producano malessere.

    Nicola Cocco, infettivologo e portavoce della campagna, racconta una realtà in cui chi entra sano si ammala, in cui si subiscono violenze esterne e ci si procura ferite, in certi casi si muore per alcune pratiche comuni, come la frequente somministrazione di psicofarmaci per anestetizzare i trattenuti, così come confermato dall’ultimo rapporto di monitoraggio del Tavolo asilo e immigrazione (Tai).

    Già nel 2024 il Comitato europeo per la prevenzione della tortura e dei trattamenti inumani e degradanti (Cpt) paragonava le condizioni di detenzione nei Cpr italiani a quelle del regime del 41-bis, il carcere duro riservato ai criminali più pericolosi. Inoltre, in un rapporto del 2022 e nel più recente Health in immigration detention: evidence brief for policy and practice (2026) l’Organizzazione mondiale della sanità rileva un peggioramento delle condizioni di salute croniche o preesistenti negli istituti di detenzione amministrativa, da disturbi cardiovascolari a malattie infettive in generale.

    Il rapporto evidenzia anche l’insorgere di problemi di salute mentale durante e dopo la detenzione, come ansia (54-65 per cento), depressione (68-74 per cento) e disturbo da stress post-traumatico (42-46 per cento). La campagna invita i medici a tenere conto di queste evidenze per agire in scienza e coscienza secondo il principio deontologico primum non nocere e l’art. 32 del Codice di deontologia medica, che impone la tutela dei soggetti fragili da ambienti non idonei a proteggere la salute, la dignità e la qualità di vita.

    «Oltretutto non sappiamo in quale Cpr saranno mandate le persone che noi visitiamo e questa è una violazione del codice: per certificare l’idoneità a un luogo di destinazione bisogna conoscerne le caratteristiche», aggiunge Verdi.
    Il “caso Ravenna”

    Di recente il clima si è inasprito anche per la crescente ingerenza delle questure nelle direzioni sanitarie. Il caso di Ravenna è emblematico: perquisizioni a casa, ispezioni sul luogo di lavoro, intercettazioni ambientali e adesso l’interdizione totale dalla professione per dieci mesi per tre medici e il divieto di certificare l’idoneità all’ingresso in Cpr per lo stesso periodo di tempo per gli altri cinque come misura cautelare.

    L’accusa, per i medici sospesi dal Tribunale, è di falso ideologico continuato e di interruzione di pubblico servizio. La sensazione diffusa tra i medici intervistati è che ci sia una volontà intimidatoria di colpire tutta la categoria e la sua autonomia professionale, come in uno stato d’eccezione, in cui anche i medici che non si occupano di migrazione ora temono di essere intercettati o indagati.

    Una delle parole chiave utilizzate dagli investigatori nel corso della perquisizione informatica sui telefonini e computer degli indagati era “Simm”, un chiaro riferimento alla Società italiana di medicina delle migrazioni che ha dato il via alla campagna sui Cpr. Da qui la preoccupazione di una strumentalizzazione politica della campagna che, come molti tengono a sottolineare, non implica un’appartenenza.

    «La campagna offre evidenze scientifiche, tu in scienza e coscienza scegli se avvalertene. Nessuna intenzione carbonara, è sempre stata pubblica e portata avanti in buona fede. Non è questione di colore politico: quando hai il camice non esistono il colore della pelle, il sesso, la nazionalità, e non esistono neanche le tue convinzioni personali. Non ci siamo svegliati una mattina decidendo di sabotare il governo, parliamo di violazioni del codice deontologico a cui dobbiamo rispondere ben prima che alla questura», puntualizza Verdi.

    Dopo le tensioni e il clima di insicurezza che ha investito la categoria, la Federazione nazionale degli ordini dei medici chirurghi e degli odontoiatri ha chiesto di slegare la valutazione clinica dall’autorizzazione all’ingresso in Cpr. Mentre, a fine marzo, il senatore Marco Lisei (FdI) ha depositato un ordine del giorno per bypassare i medici del Sistema sanitario nazionale e affidare la pratica a quelli presenti nei Cpr.

    Si perderebbe così la terzietà dell’occhio esterno garantita dalla direttiva Lamorgese, con un problema di “doppia lealtà” per i medici assunti dagli enti gestori: verso il paziente e la deontologia da un lato, verso un datore di lavoro privato dall’altro. Una minaccia tanto all’indipendenza medica quanto alla tutela della salute della persona trattenuta.
    Inceppare il meccanismo

    In un momento in cui il focus sembra spostarsi sulla difesa della categoria, il cuore del discorso resta la tutela delle persone migranti, che continuano a essere esposte a unaviolenza istituzionale sui loro corpi, una violenza che Cocco definisce «un processo di necropolitica (la facoltà per il potere di decidere chi deve vivere e chi deve morire, ndr), criminalizzazione e invisibilizzazione di un’intera categoria».

    Secondo l’ifettivologo Cotugno, «tutto lo spettro politico è attraversato da forme sottili di razzismo: per mantenere una facciata di umanitarismo deve dire che la salute viene prima di tutto e inserire la visita medica nel processo. Tuttavia il governo Meloni non può permettersi di non reprimere la migrazione e quindi questi medici, inceppando il meccanismo, gli stanno creando un problema concreto».

    E lo creano soltanto seguendo le procedure e la deontologia, senza alcuna obiezione di coscienza: questi medici non si rifiutano di effettuare la valutazione, ma chiedono di non ridurre l’atto medico a una crocetta, rispettando l’autonomia professionale di chi, in un contesto democratico, ha il dovere primario di tutelare la salute degli individui.

    «Il paradosso è che i pochi medici che si preoccupano di non violare il codice deontologico – non più del 10 per cento – vengono inquisiti, mentre non ci interroghiamo su quanti certificano l’idoneità di chi poi dentro i Cpr si ammala, si suicida o muore. Non siamo passacarte, ma professionisti che devono avere contezza del contesto in cui operano», dice Cocco.

    Mentre parliamo al telefono alla fine del suo turno, anche Cotugno riflette sul ruolo sociale e politico di chi svolge lo stesso mestiere. «Viviamo una stagione propizia per la ripoliticizzazione della professione medica. Con la Palestina tanti hanno iniziato a ragionare sul fatto che, in quanto medici, si può parlare di salute da un punto di vista sociale. L’argomento dei Cpr è cruciale perché in qualche modo vieni chiamato a perpetrare la violazione di un diritto fondamentale: a ricalibrare l’asse possiamo essere proprio noi».

    ▻https://lavialibera.it/it-schede-2639-cpr_medici_che_visitano_i_migranti_sempre_piu_sotto_press

    #médecins #pression #santé #CPR #détention_administrative #rétention #Italie #migrations #réfugiés #sans-papiers #certificat #évaluation #certification #faux_idéologique #visite_médicale

  • Des requins exposé à la cocaïne et aux médicaments : une découverte inquiétante aux Bahamas
    ▻https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/des-requins-expose-a-la-cocaine-et-aux-medicaments-une-decouverte-

    Au large d’une île pourtant préservée des #Bahamas, des chercheurs ont détecté des traces de #cocaïne, de #caféine et d’#analgésiques dans le #sang de plusieurs #requins. Une #pollution invisible qui interroge sur l’état des #océans et ses conséquences sur la #faune #marine.

  • Affaire de Viry-Châtillon : Les #policiers soupçonnés de #faux procès-verbaux ne seront pas jugés
    ▻https://www.20minutes.fr/justice/4199984-20260206-affaire-viry-chatillon-policiers-soupconnes-faux-proces-v

    Les policiers chargés de l’enquête sur l’#agression de leurs collègues à #Viry-Châtillon, accusés d’avoir rédigé de faux #procès-verbaux pour incriminer de jeunes innocents qui ont fait de la #prison, ne seront pas jugés

    #impunité #injustice

  • AI Is Inventing Academic Papers That Don’t Exist — And They’re Being Cited in Real Journals

    The proliferation of references to fake articles threatens to undermine the legitimacy of institutional research across the board.

    As the fall semester came to a close, Andrew Heiss, an assistant professor in the Department of Public Management and Policy at the Andrew Young School of Policy Studies at Georgia State University, was grading coursework from his students when he noticed something alarming.

    As is typical for educators these days, Heiss was following up on citations in papers to make sure that they led to real sources — and weren’t fake references supplied by an AI chatbot. Naturally, he caught some of his pupils using generative artificial intelligence to cheat: not only can the bots help write the text, they can supply alleged supporting evidence if asked to back up claims, attributing findings to previously published articles. But, as with attorneys who have been caught generating briefs with AI because a model offered false legal precedents, students can end up with plausible-sounding footnotes pointing to academic articles and journals that don’t exist.

    That in itself wasn’t unusual, however. What Heiss came to realize in the course of vetting these papers was that AI-generated citations have now infested the world of professional scholarship, too. Each time he attempted to track down a bogus source in Google Scholar, he saw that dozens of other published articles had relied on findings from slight variations of the same made-up studies and journals.

    “There have been lots of AI-generated articles, and those typically get noticed and retracted quickly,” Heiss tells Rolling Stone. He mentions a paper retracted earlier this month, which discussed the potential to improve autism diagnoses with an AI model and included a nonsensical infographic that was itself created with a text-to-image model. “But this hallucinated journal issue is slightly different,” he says.

    That’s because articles which include references to nonexistent research material — the papers that don’t get flagged and retracted for this use of AI, that is — are themselves being cited in other papers, which effectively launders their erroneous citations. This leads to students and academics (and any large language models they may ask for help) identifying those “sources” as reliable without ever confirming their veracity. The more these false citations are unquestioningly repeated from one article to the next, the more the illusion of their authenticity is reinforced. Fake citations have turned into a nightmare for research librarians, who by some estimates are wasting up to 15 percent of their work hours responding to requests for nonexistent records that ChatGPT or Google Gemini alluded to.

    Heiss also noticed that the AI-generated notes could be convincing to a reader because they included the names of living academics and titles that closely resemble existing literature. In some cases, he found, the citation led him to an actual author, yet the heading of the article and the journal were both fabricated — they just sounded similar to work the author has published in the past and a real periodical that covers such topics. “The AI-generated things get propagated into other real things, so students see them cited in real things and assume they’re real, and get confused as to why they lose points for using fake sources when other real sources use them,” he says. “Everything looks real and above-board.”

    Since LLMs have become commonplace tools, academics have warned that they threaten to undermine our grasp on data by flooding the zone with fraudulent content. The psychologist and cognitive scientist Iris van Rooij has argued that the emergence of AI “slop” across scholarly resources portends nothing less than “the destruction of knowledge.” In July, she and others in related fields signed an open letter calling on universities to resist the hype and marketing in order to “safeguard higher education, critical thinking, expertise, academic freedom, and scientific integrity.” The authors claimed that schools have “coerced” faculty into using AI or allowing it in their classes, and they asked for a more rigorous, comprehensive analysis of whether it can have any useful role in education at all.

    Anthony Moser, a software engineer and technologist, was among those who foresaw how chatbots could eventually hollow out educational institutions. “I’m imagining an instructor somewhere making a syllabus with ChatGPT, assigning reading from books that don’t exist,” he wrote in a post on Bluesky in 2023, less than a year after the AI model first came out. “But the students don’t notice, because they are asking ChatGPT to summarize the book or write the essay.” This month, Moser reshared that post, commenting: “I wish it had taken longer for this to become literally true.”

    Moser tells Rolling Stone that to even claim LLMs “hallucinate” fictional publications misunderstands the threat they pose to our comprehension of the world, because the term “implies that it’s different from the normal, correct perception of reality.” But the chatbots are “always hallucinating,” he says. “It’s not a malfunction. A predictive model predicts some text, and maybe it’s accurate, maybe it isn’t, but the process is the same either way. To put it another way: LLMs are structurally indifferent to truth.”

    “LLMs are pernicious because they’re essentially polluting the information ecosystem upstream,” Moser adds. “Nonexistent citations show up in research that’s sloppy or dishonest, and from there get into other papers and articles that cite them, and papers that cite those, and then it’s in the water,” he says, likening this content to like harmful, long-lasting chemicals: “hard to trace and hard to filter out, even when you’re trying to avoid it.” Moser calls the problem “the entirely foreseeable outcome of deliberate choices,” with those who raised objections “ignored or overruled.”

    But AI can’t take all the blame. “Bad research isn’t new,” Moser points out. “LLMs have amplified the problem dramatically, but there was already tremendous pressure to publish and produce, and there were many bad papers using questionable or fake data, because higher education has been organized around the production of knowledge-shaped objects, measured in citations, conferences, and grants.”

    Craig Callender, a philosophy professor at the University of California San Diego and president of the Philosophy of Science Association, agrees with that assessment, observing that “the appearance of legitimacy to non-existent journals is like the logical end product of existing trends.” There are already journals, he explains, that accept spurious articles for profit, or biased ghost-written research meant to benefit the industry that produced it. “The ‘swamp’ in scientific publishing is growing,” he says. “Many practices make existing journals [or] articles that aren’t legitimate look legitimate. So the next step to non-existent journals is horrifying but not too surprising.”

    Adding AI to the mix means that “swamp” is growing fast, Callender says. “For instance, all of this gets compounded in a nearly irreversible way with AI-assisted Google searches. These searches will only reinforce the appearance that these journals exist, just as they currently reinforce a lot of disinformation.”

    All of which contributes to a feeling among researchers that they’re being buried in an avalanche of slop, with limited capacity to sift through it. “It’s been incredibly disheartening for faculty, I think fairly universally, especially as fake content gets accidentally enshrined in public research databases,” says Heiss. “It’s hard to work back up the citation chain to see where claims originated.”

    Of course, many aren’t even trying to do that — which is why the phony stuff has been so widely disseminated. It’s almost as if the uncritical and naive adoption of AI has made us more credulous and sapped our critical thinking at the precise moment we should be on guard against its evolving harms. In fact, someone may be toiling away on a (real) study of that phenomenon right now.

    ▻https://www.rollingstone.com/culture/culture-features/ai-chatbot-journal-research-fake-citations-1235485484
    #IA #AI #intelligence_artificielle #édition_scientifique #science #ESR #université #citations #chatbot #références #faux #erreurs

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    ajouté à la #métaliste sur la #publication_scientifique*:
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