• Black women’s hair products are killing us. Why isn’t more being done ? | Tayo Bero | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2021/jul/27/black-women-hair-products-health-hazards-study
    https://i.guim.co.uk/img/media/82a10213e963216e67729e85b66069b738c27f82/0_358_6720_4032/master/6720.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Certains refusent de regarder en face les choses. Et pourtant. Voici un excellent exemple du « racisme systémique » : au nom d’une idéologie de ce que serait la « beauté », on augmente le risque de cancer des femmes noires, et malgré les connaissances scientifiques, les gouvernements ne font rien pour interdire ces produits « cosmétiques ».

    A new study reveals what some scientists and researchers have suspected for years – that frequent and long-term use of lye-based hair relaxers may have serious health effects, including breast cancer. Published in Oxford University’s Carcinogenesis Journal, the study found that Black women who used these products at least seven times a year for 15 or more years had a roughly 30% increased risk of developing breast cancer compared with more infrequent users.

    The research team also analyzed survey data from Boston University’s Black Women’s Health Study, which followed more than 50,000 African American women for more than 25 years and observed their medical diagnoses and any factors that could influence their health. The results? Of the women followed from 1997 to 2017, 95% reported using lye-based relaxers, and ultimately 2,311 developed breast cancers.

    This additional risk factor is just one part of a wide race gap in breast cancer rates among American women. We already know that Black women have the highest occurrence of breast cancer before reaching the age of 40, are more likely than white women to develop highly aggressive breast cancers, and are more likely to die from it at any age – 40% more likely, to be precise.

    And when it comes to the role of haircare products in that imbalance, none of this is new. In 2019, research published in the International Journal of Cancer found that ​​permanent dye use was associated with a 45% higher breast cancer risk in Black women, compared with a roughly 7% higher risk among white women who used these products.

    It’s important to examine why Black women are so overrepresented in the market for these harmful products to begin with. For centuries Black women in the west have been told that their skin tones and hair textures were inferior, unprofessional and largely undesirable.

    Even today, anti-Black hair discrimination is rampant in many professional settings, particularly in corporate and customer-facing roles – so much so that Black advocacy groups and US legislators have been working to pass new laws that would make hair discrimination illegal. So far, however, only 13 states have passed the “Crown Act.”

    Biased, white-centric beauty standards have led many Black women to embrace hair and skin treatments that pose serious risks to their health, often without their knowledge. And despite the abundance of evidence pointing to these risks, corporations and government regulators aren’t doing nearly enough to protect the Black women who are the main consumers of these products.

    For context, one in 12 beauty and personal care products marketed to Black women in the US were found to contain highly hazardous ingredients such as lye, parabens and formaldehyde-releasing preservatives. Research from the nonprofit Environmental Working Group also found that fewer than 25% of products marketed to Black women scored low in an assessment of their potentially hazardous ingredients, compared with 40% of products marketed to the general public which researchers classified as low-risk.

    This issue cuts across all aspects of the beauty industry. Skin lightening products, another legacy of the cultural idea that dark skin is less desirable, are a thriving industry in the US. Women of color reportedly spent more than $2bn on such products in 2020. Users have reported chemical burns and lifelong scars.

    Warnings about the dangers of these products are minimal, leaving many Black women with insufficient information with which to make decisions on what products they use. To combat this, the EWG created a database listing all known personal care products targeted toward Black people, with information about their ingredients and potential problems. Unfortunately, this kind of effort isn’t happening on any large scale, or being supported by the companies who actually make and market these products – a gap that will no doubt continue to leave Black women at risk.

    In a society that imposes largely Eurocentric standards of beauty, desirability and respectability on all women, Black women in particular are placed under immense pressure to mold themselves to these standards in order to be accepted in social and professional settings. It’s crucial that personal care companies and the government do their part to keep Black female consumers safe and healthy.

    Tayo Bero is a freelance journalist

    #Racisme #Beauté #Cancer #Cheveux #Femmes_noires

  • Puis-je être misandre ?

    Pourquoi parler de misandrie ?

    La misandrie a été largement utilisée par les journalistes lors de la rentrée littéraire 2020, pour qualifier deux ouvrages : « Le génie lesbien » d’Alice Coffin et « Moi les hommes, je les déteste » de Pauline Harmange. Dans les deux cas, l’adjectif était utilisé au sens négatif du terme, y voyant des pamphlets contre les hommes. La lecture attentive de ces deux ouvrages nous révèle qu’il n’en est rien.

    La polémique autour de l’ouvrage d’Alice Coffin prend sa source dans une citation expliquant pourquoi elle privilégiait désormais les œuvres féminines : « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut à notre tour, les éliminer. Les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations. Je ne lis plus les livres des hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leurs musiques. J’essaie, du moins », les journalistes ayant tronqué l’extrait justifiant cette démarche sans approfondir les thèses défendues dans l’ouvrage. Les propos de l’autrice évoquaient une tentative d’émancipation culturelle vis-à-vis de la domination masculine. De même, seul le titre provocateur de Pauline Harmange a suscité le blâme, sans que son œuvre n’ait été analysée. La misandrie est quasiment systématiquement utilisée comme une fin de non-recevoir de la part d’antiféministes pour arguer le danger de certains écrits qui voudraient questionner le rapport de domination entre les genres.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/29/puis-je-etre-misandre

    #féminisme

  • Normes d’allaitement et construction du genre

    Dans leur introduction, « Mon corps nous appartient », Isabelle Zinn, Alix Heiniger, Marianne Modak et Clothilde Palazzo-Crettol abordent l’allaitement comme injonction paradoxale. Elles constatent que ce sujet reste à la marge de la pensée féministe et proposent de penser l’allaitement en féministes matérialistes.

    L’acte d’allaiter ou de ne pas le faire, les jugements ou les suspicions sur les mères, « vise de fait à les remettre en place en tant que femmes ». Des reproches, de l’implicite, des injonctions « en provenance des institutions et des professionnel·le·s de la santé et du social »…

    Note sur : Nouvelles questions féministes : Allaiter
    Coordination : Alix Heiniger, Marianne Modak, Clothilde Palazzo-Crettol, Isabelle Zinn

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/28/normes-dallaitement-et-construction-du-genre

    #féminisme

  • Crop top et tenues dites décentes : Aujourd’hui, quoi que nous fassions, nos corps sont sexualisés
    https://ricochets.cc/Crop-top-et-tenues-dites-decentes-Aujourd-hui-quoi-que-nous-fassions-nos-c

    Aujourd’hui, quoi que nous fassions, nos corps sont sexualisés : délivrons-nous du mâle ! - Que nous soyons habillées ou dénudées, voilées ou en crop-top, une très grande partie des hommes considèrent toujours qu’ils ont leur mot à dire sur nos corps, nos sexualités, nos identités. Qu’ils aillent tous en enfer, et qu’ils prennent Christine Boutin avec eux au passage. (...) Les hommes redoublent d’ingéniosité quand il faut trouver des arguments qui légitimeraient leurs prérogatives sur les corps féminins. (...) #Les_Articles

    / #Féminisme

    https://www.frustrationmagazine.fr/corps-femmes-sexualises

  • Les pourboires et l’obligation d’être aimable favorisent le harcèlement sexuel des serveuses

    Une étude américaine a établi un lien empirique entre ces deux éléments.
    http://www.slate.fr/story/213255/pourboires-obligation-etre-aimable-favoriser-harcelement-sexuel-serveuses-clie

    Ce n’est pas nouveau : le secteur de la restauration est propice au harcèlement sexuel. De récentes enquêtes avaient déjà révélé que plus de 70% des employées de restaurants aux États-Unis ont été harcelées sexuellement, et que la moitié d’entre elles sont victimes de ces comportements chaque semaine. Les plaintes pour harcèlement déposées à l’Equal Employment Opportunity Commission (la commission américaine dédiée à l’égalité des chances en matière d’emploi) viennent plus souvent des employés de la restauration que de tout autre secteur. Une nouvelle étude scientifique américaine a cherché à savoir pourquoi.

    La dépendance aux pourboires pour être correctement payée, ainsi que l’obligation d’être toujours amicale et agréable avec la clientèle, créent une culture du harcèlement sexuel dans cette industrie, d’après des chercheurs de la Penn State University, de l’University of Notre Dame et de l’école de commerce de Lyon (EM Lyon). Ils affirment que leur étude est la première à établir un lien empirique entre les pourboires et le harcèlement sexuel, indique la radio publique américaine.

    « Une grande partie de la recherche et de l’attention médiatique s’est concentrée sur les raisons pour lesquelles les membres de l’entreprise se livrent au harcèlement sexuel. On ne s’est pas vraiment demandé pourquoi les employées étaient susceptibles d’être harcelées par des personnes extérieures à l’organisation, comme les clients, a déclaré Timothy Kundro, professeur au Mendoza College of Business de la University of Notre Dame. Nous voulions découvrir quels facteurs pouvaient être à l’origine de ce phénomène. »

    « Un rapport de force qui conduit au harcèlement sexuel »

    L’étude, publiée dans le Journal of Applied Psychology, comporte deux volets. Les auteurs ont d’abord interrogé 92 employées à temps plein à propos de leurs revenus, si elles étaient tenues d’avoir une attitude positive au travail et sur la fréquence à laquelle elles étaient victimes de harcèlement sexuel. Ils ont ensuite recruté 200 hommes pour participer à une expérience en ligne où ils jouaient le rôle du client, tandis que l’équipe de recherche ajustaient des variables telles que l’expression faciale de la serveuse et si elle dépendait ou non des pourboires.

    Les résultats prouvent que la dépendance aux pourboires et la nécessité de paraître agréable augmentent le risque de harcèlement sexuel pour les employées. « Ces deux facteurs sont assez courants et peuvent sembler anodins, mais ensemble, ils peuvent créer un rapport de force qui conduit au harcèlement sexuel, a précisé Timothy Kundro. Nous voulons vraiment que les entreprises et les managers réfléchissent soigneusement à leur modèle de compensation financière pour les employées et à leurs exigences en matière de service. »

    Ces conclusions confirment celles de précédentes enquêtes. Un rapport de 2014 du Restaurant Opportunities Center, qui milite pour de meilleures conditions de travail dans ce secteur, a révélé que plus de la moitié des femmes ayant un emploi basé sur les pourboires ont déclaré que le fait d’en dépendre les avait conduites à accepter des comportements qui les rendaient « nerveuses ou mal à l’aise ».

    Même en dehors d’un emploi de serveuses les femmes doivent paraitre agréable puisqu’elles sont vues comme des servantes dont les revenus sont des « pour boire » ou de « l’argent de poche » ou encore « revenu d’appoint » avec plus de 50% d’écart de revenus entre les hommes et les femmes dans certaines professions. L’étude manque d’une comparaison avec les serveurs de sexe masculin car le problème n’est pas seulement une histoire pourboire. Le classement de cet article dans la rubrique « égalité et société » indique qu’il pourrais s’agir d’un phénomène sexiste mais c’est pas visible dans l’étude sans comparaison avec les serveurs de sexes masculins.

    #sexisme #service #harcelement_sexuel #travail #femmes

  • Le mythe de la libido féminine faible

    Dans un texte écrit par un allié du féminisme, depuis rallié aux thèses de la sociobiologie, je trouve cette perle de « science » phallocentrique : des psychologues voulant tester (en fait confirmer) les thèses sociobiologiques sur les différences libidinales entre hommes et femmes ont réalisé cette expérience sur un campus d’université aux Etats-Unis : ils ont embauché des personnes des deux sexes ayant un physique séduisant à qui ils ont donné pour mission d’aborder des inconnu.es de sexe opposé choisi.es au hasard, et après quelques phrases de drague style « je vous ai remarqué.e, je vous trouve très attirant.e », de leur proposer de coucher ensemble de but en blanc. D’après les résultats de l’étude, 75% des hommes auraient accepté, mais zéro femme. Conclusion des chercheurs : la libido masculine est beaucoup plus intense que celle des femmes (CFE, 496).

    Stupéfiante tache aveugle du male gaze, incapacité masculine rédhibitoire à comprendre et intégrer le point de vue féminin, enfermement arrogant dans une conscience de dominant qui se pose en détentrice d’un savoir universel en ignorant le vécu de la moitié de l’humanité. Si aucune femme n’a accepté de suivre un inconnu dans sa chambre après une minute de conversation, ce n’est pas nécessairement parce que la libido féminine est anémique.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/26/le-mythe-de-la-libido-feminine-faible

    #féminisme

  • Les buveuses de sang de la Villette


    À la fin du XIXe siècle, les femmes se boudinent dans des corsets qui entravent dangereusement la circulation, entrainent des palpitations et des syncopes... De plus, neurasthénie et anémie sont fréquentes à cette époque. Pour fortifier leur sang appauvri, les médecins préconisent une cure de fer. Et pour faire le plein de fer, quoi de mieux qu’un bon verre de sang ?

    Les Buveuses de Sang sont racontées dans « Les Oubliettes de l’Histoire » de Priscille Lamure, publié aux Editions du Trésor.
    https://www.facebook.com/Clementinepkhistoire/videos/-historiquementvo%CC%82treau-programme-les-buveuses-de-sang-de-la-villette-%C3%A0-la-fin-d/3999106053468494
    https://www.causette.fr/culture/livres/dans-les-oubliettes-de-lhistoire-le-livre-parfait-pour-vos-voyages-ou-pour-

    (pas encore écouté - arg c’est Stéphan Bern !)
    #sang #femmes #vampire #médecine #histoire #mode

    ps source image : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90450748.item

  • Discours de Grace Tame, porte-parole de la campagne « Laissez-la Parler »

    Grace Tame, détentrice de l’Ordre de l’Australie, est la fillette de 15 ans agressée à répétition par un professeur dans une école privée de la capitale de l’État de la Tasmanie. Elle est le visage de la campagne ‘Laissez-la parler’ (Let Her Speak), qui a réussi à modifier une loi qui la réduisait au silence alors que son agresseur, à sa sortie de prison, se vantait sur Facebook d’avoir fait ‘ce que la majorité des hommes australiens rêvent de faire’. ‘C’était extraordinaire.’ a-t-il déclaré avant de se dépeindre en victime dans une interview de la journaliste Bettina Arndt, elle aussi récipiendaire de l’Ordre de l’Australie, dans une émission intitulée ‘Des féministes persécutent un professeur disgracié.’

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/25/discours-de-grace-tame-porte-parole-de-la-campagne-lais

    #violences #féminisme

  • NON-DESIR DE MATERNITE : les femmes ont-elles le droit de s’autodéterminer ?
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/07/03/non-desir-de-maternite-les-femmes-ont-elles-le-droit-

    INTERVIEW DE CHLOE CHAUDET

    Par Francine Sporenda

    Chloé Chaudet est maîtresse de conférences en littérature comparée à l’université Clermont Auvergne. Ses recherches et ses publications portent sur les articulations entre littérature, politique et société à l’échelle internationale. Son livre « J’ai décidé de ne pas être mère » (éditions Iconoclaste, 2021) est son premier texte de recherche création.

    FS : Vous dites que le choix de ne pas être mère suscite l’incompréhension et l’agressivité. Mais principalement chez les femmes : ce sont surtout elles qui harcèlent les non-mères avec des questions du genre : « quand est-ce que tu t’y mets ? », « et ton horloge biologique ? », pas les hommes. Pourquoi cette agressivité fréquente des femmes envers les « childfree » ?

    CC : Je ne suis pas tout à fait certaine que l’on puisse qualifier ce phénomène général d’« agressivité » ‒ même, si, évidemment, la répétition exaspérante de ces questions intrusives est très souvent ressentie comme une attaque par les femmes en âge de devenir mères qui, comme moi, n’ont pas d’enfant (que ce soit par choix ou en raison de difficultés à procréer, et dans ce dernier cas on imagine encore plus la violence de telles questions !) De fait, nous autres femmes sommes tellement biberonnées, depuis notre plus jeune âge, à l’idée que devenir mère un jour serait une évidence, le destin le plus épanouissant possible, la meilleure manière de se réaliser en tant que femme, etc., qu’il paraît souvent inconcevable aux femmes qu’il puisse en être autrement. C’est comme si elles avaient intériorisé le fait que la parentalité reposait surtout sur les femmes, et pas uniquement au plan symbolique bien sûr. Je suis persuadée que si l’école, en particulier, œuvrait à transmettre l’idée d’une parentalité partagée, les femmes répercuteraient un peu moins ces injonctions plus ou moins sourdes à la maternité qui sont très répandues en France.

    #child_free #féminisme #natalisme #parasitisme #maternité #parentalité

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      J’en parlait avec une voisine qui a entre 45 et 50 ans et pas d’enfants et qui n’est pas en couple. Elle me disait que ces ami·es qui sont parents ne l’invitent jamais. D’un coté elle est vu comme une menace pour le couple et surtout il y a la punition sociale qui tombe, puisque elle n’as pas fait d’enfants alors elle doit payé.
      C’est un peu comme pour l’orthographe, celleux qui se sont fait chier a apprendre ces imbécilités entendent bien pourrir la vie de celles et ceux qui ne se sont pas soumis à ces règles idiotes.

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      Corrèze : une octogénaire retrouvée noyée, son fils soupçonné de meurtre
      Les secours avaient été alertés samedi après la noyade d’une femme de 87 ans dans la Dordogne. Son fils de 59 ans a été présenté à un juge d’instruction ce lundi soir, rapporte France Bleu.

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/correze-une-octogenaire-retrouvee-noyee-son-fils-soupconne-de-meurtre-26-

  • LE MYTHE DE LA LIBIDO FEMININE FAIBLE

    Récapitulons : les femmes sont génitalement mutilées, lapidées, fémicidées, individuellement et collectivement violées, stigmatisées, slut shamed si elles prétendent prendre le contrôle de leur sexualité. Elles sont utilisées comme instrument masturbatoire disposable, soumises dans les rapports sexuels à des pratiques pornographiques dégradantes et dangereuses (étranglement, tirage de cheveux, etc.), privées de toute possibilité d’expérimenter une sexualité gratifiante par leur réduction au rôle de simples auxiliaires de la jouissance des dominants. Et vivent sous la menace toujours présente de leur violence. A cela s’ajoute la fatigue de la double journée, l’exaspération et le ressentiment envers un conjoint qui vous laisse assumer 80% des tâches domestiques et familiales, la charge mentale, les tue-le-désir des chaussettes sales qui traînent et autres promiscuités quotidiennes qui désérotisent le partenaire. Et on s’étonne—si même elles ne simulent pas un orgasme pour ménager l’ego masculin—qu’elles ne manifestent pas un enthousiasme démesuré pour les rapports sexuels standard ? Attribuer aux femmes des pulsions sexuelles faibles, c’est un peu comme de remplir la gamelle de son chat de navets, lui envoyer une décharge électrique à chaque fois qu’il s’en approche et en déduire qu’il n’a pas faim.

    Toutes les sociétés patriarcales sont obsédées par le contrôle de la sexualité des femmes, et toute manifestation d’autonomie sexuelle de leur part y est vécue comme menaçant leur existence même. Cette sexualité a donc toujours été férocement réprimée depuis des millénaires dans la quasi-totalité des cultures–ce qui fait d’elle une terra incognita.

    On ne peut donc pas avoir la moindre idée de ce que serait une sexualité féminine absolument libre—parce que, au moins dans les temps historiques, elle ne l’a jamais été. Nonobstant les slogans des 70s, la libération de la sexualité féminine—celle où les femmes feraient exactement ce qu’elles veulent sexuellement et surtout ne feraient pas ce qu’elles ne veulent pas–n’a toujours pas eu lieu : avec l’omniprésence du porno, on a de nouveau changé de norme, les femmes sont désormais tenues de « s’éclater » sexuellement mais le projet patriarcal qui sous-tend ces injonctions contradictoires est toujours le même : l’image de la « chaudasse » pornifiée et celle de la bonne mère asexuée ne sont que les deux faces d’une même entreprise immémoriale de répression de toute forme autonome de sexualité féminine.

    #féminisme #hétérosexualité #mâle-alphisme #viol #culture_du_viol #male_gaze #parasitisme #excision #slut_shaming #harem #éthologie #libido #harcelement

    • « Je suis abasourdie que cette personne, condamnée pour des violences intrafamiliales un mois avant, qui a des problèmes d’addictions à l’alcool, soit laissée en contact avec le public, a réagi l’avocate de la famille de la victime, Solène Roquain-Bardet. On a, par les politiques mises en place depuis quelques années, gagné un peu la confiance des victimes qui poussaient plus facilement la porte des commissariats depuis quelque temps. Là, malheureusement, toutes ces informations nous font reculer d’un pas. »

      Le tribunal correctionnel de Bordeaux avait condamné ce fonctionnaire de police le 10 février à une peine de 8 mois de prison avec sursis probatoire et non-inscription de cette condamnation au casier judiciaire B2, rapporte le parquet. Le policier « a reconnu les faits, précisant être suivi par un addictologue », écrit Le Canard enchaîné dans son édition du 21 juillet.

      Faire partie de la police devrait être une circonstance aggravante à la commission des crimes et délits or c’est exactement l’inverse.

    • j’ai entendu cette info à la radio et une psy disait qu’une femme sur cinq était agressée en France en 2021 et qu’à cette date il y a eu 64 féminicides.
      https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/feminicide-de-merignac-le-rapport-d-inspection-sera-transmis-la-semaine

      Un deuxième rapport d’inspection sur le drame de Mérignac « sera transmis la semaine prochaine au Premier ministre », a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin jeudi 22 juillet. « À sa suite, je proposerai de prendre toutes les sanctions qui s’imposent à tous les niveaux de la chaîne de responsabilité. »

      à ce compte là, ce n’est plus un train de retard.

    • Violences conjugales par des policiers : l’insupportable inertie du gouvernement
      23 juillet 2021 Par Sophie Boutboul
      https://www.mediapart.fr/journal/france/230721/violences-conjugales-par-des-policiers-l-insupportable-inertie-du-gouverne
      Le policier qui a pris la plainte de Chahinez Daoud, victime d’un féminicide conjugal le 4 mai, avait été condamné pour violences sur son ex-conjointe. Les autorités doivent enfin s’emparer des violences intrafamiliales commises par des gendarmes et des policiers.

      Chahinez Daoud a été auditionnée, en février dernier, pour des violences conjugales, par un policier condamné pour violences contre son ex-conjointe. Quelques mois plus tard, le mari de Chahinez Daoud l’a blessée par balle puis l’a brûlée vive, à Mérignac, près de Bordeaux.

      L’histoire de la jeune femme n’est pas un cas isolé.

      À travers la France, en métropole comme outre-mer, des policiers et des gendarmes auteurs de violences sur leur (ex)-conjointe reçoivent de manière inadaptée des femmes victimes de violences, refusent parfois leur plainte, minimisent les violences subies auprès de la justice ou traitent mal leur dossier…

      Il ne s’agit pas de faire des généralités sur tous les policiers et les gendarmes, mais d’entendre que ce phénomène existe et que, malheureusement, il n’est pas suffisamment pris en compte par les autorités françaises.

      Dans le cas de la plainte de Chahinez Daoud déposée en mars 2021, il y a « un doute sérieux sur le soin » apporté par ce policier, ainsi que sur la « grille d’évaluation du danger » et « la fiche d’évaluation » de la victime, remplies puis transmises au parquet, selon le rapport des inspections générales de l’administration et de la justice cité par Le Canard enchaîné.

      Ce policier avait lui même été condamné pour « violences habituelles » contre son ex-conjointe le 10 février à huit mois de prison avec sursis, avec une non-inscription au casier judiciaire B2. Toujours selon Le Canard enchaîné, la hiérarchie de ce policier était « parfaitement au courant » de sa condamnation. L’un de ses chefs a tout juste reconnu que « son affectation au bureau des plaintes “était discutable” ».

      Si le policier ou gendarme qui reçoit ces femmes est lui même agresseur, le traitement sera forcément biaisé.

      Comment ne pas penser alors à toutes les plaintes prises pour violences intrafamiliales par ce policier agresseur au fil des années ? Vont-elles être réexaminées pour déterminer si d’autres femmes que Chahinez Daoud ont potentiellement été mises en danger par un traitement trop léger de leurs plaintes ? Et quid de toutes les plaintes prises par ces hommes violents encore en poste en brigade ou en commissariat ?

      Les plus hautes autorités de l’État, les différents ministres de l’intérieur sous plusieurs présidents, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) sont alertés depuis plusieurs années, sans qu’aucune mesure de précaution et de protection ne soit prise. Et sans qu’ils prennent ce sujet à bras-le-corps dans le cadre du Grenelle contre les violences conjugales de 2019.

      Il y était pourtant question de formation des policiers et gendarmes, mais il manquait celle de la sensibilisation et de la prévention sur les violences dans leur foyer ou dans ceux de leurs collègues… Les violences de genre commises dans le couple par des policiers et des gendarmes sont une problématique à part entière qui mérite d’avoir sa place dans leurs formations, qui mérite d’être questionnée dans le recrutement, et qui mérite d’être prise en compte dans leurs examens et suivis psychologiques (parfois quasi inexistants).

      Mérignac, le 7 mai 2021. Des passants se recueillent devant le domicile de la Chahinez Daoud, victime d’un féminicide conjugual le 4 mai. © Photo Stéphane Duprat / Hans Lucas via AFP Mérignac, le 7 mai 2021. Des passants se recueillent devant le domicile de la Chahinez Daoud, victime d’un féminicide conjugual le 4 mai. © Photo Stéphane Duprat / Hans Lucas via AFP

      Porter plainte pour violences conjugales est déjà d’une difficulté inouïe pour toutes les femmes violentées… Pour les conjointes de policiers et de gendarmes, les menaces et le pouvoir supposé de l’agresseur créent une crainte supplémentaire (« C’est moi la loi », « C’est ta parole contre la mienne », « Ta plainte, elle reviendra sur mon bureau », « Tu n’es rien, je suis agréé, assermenté, je connais le procureur »…).

      Et si le policier ou gendarme qui reçoit ces femmes est lui même agresseur, le traitement sera forcément biaisé. Ce n’est pas uniquement celui de la victime qui l’est mais aussi celui de l’agresseur : traitement de faveur en garde à vue (accès au téléphone, connivence…), disparition de pièces de procédure, protection du « collègue »...

      Les ex-conjointes de ces hommes violents crient leur désarroi depuis des années aux autorités, leur dépit de voir leur agresseur continuer à exercer, arme au ceinturon, et recevoir, dans le cadre de ses fonctions, des femmes et enfants victimes de violences intrafamiliales. Mais les différents ministres de l’intérieur semblent ne pas s’y intéresser, faisant fi de leur parole, de leurs questionnements, les ignorant…

      De plus, la justice, quand elle condamne ces hommes pour violences conjugales, les dispense souvent d’une inscription au casier judiciaire B2 qui les empêcherait automatiquement d’exercer.

      Nous avons saisi et questionné le ministère de l’intérieur dès 2018 sur cette antinomie : en cas de condamnation d’un policier ou d’un gendarme actif ou réserviste pour violences conjugales, vous semble-t-il cohérent que le fonctionnaire continue à exercer ou à former d’autres policiers ou gendarmes ? Ne vous semblerait-il pas logique que des protocoles/procédures automatiques soient mis en place pour que des policiers ou gendarmes condamnés pour violences conjugales ne soient plus en contact avec du public/ des victimes ?

      La réponse du service communication du ministère en 2018 disait ceci : « Comme tout fait à caractère pénal mettant en cause un policier, le responsable hiérarchique est tenu d’agir disciplinairement à partir du moment où un lien peut être fait avec le service ou si le comportement du fonctionnaire, même dans la sphère strictement personnelle, porte atteinte à l’honneur de la police nationale. En cas de condamnation pénale pour un comportement strictement privé, une sanction disciplinaire, qui peut aller jusqu’à la révocation, est possible en fonction du quantum de la peine et des peines complémentaires prononcées. »

      Du cas par cas, donc… et souvent en faveur des policiers ou gendarmes. Dans le dossier de Chahinez Daoud, le policier condamné en février devait passer un conseil de discipline. Plus de cinq mois après sa condamnation, celui-ci n’a toujours pas eu lieu…

      En Uruguay, en Angleterre, aux États-Unis, les violences intrafamiliales des forces de l’ordre font l’objet d’un traitement spécifique

      En juillet 2014, le grand-père d’une petite fille de 4 ans tuée par son père, policier, de huit balles dans le corps tirées avec son arme de service, écrivait à Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur de l’époque, et à Manuel Valls, alors premier ministre. Il les interpellait sur plusieurs problèmes : la détection des comportements violents pour des fonctionnaires armés, la vigilance dans les recrutements sur la santé mentale des futurs policiers, la question du port de l’arme de service en congés… Une réponse cordiale lui a été faite, on lui a assuré que « ses interrogations seraient transmises à l’IGPN », puis rien.

      En 2018, le ministère de l’intérieur nous avait aussi assuré que « l’arme de service est retirée dès qu’il y a le moindre doute ». Carine R. 24 ans, a été abattue le 26 février 2016, de trois balles dans la tête tirées par son ex-compagnon avec son arme de service, devant leur fils de 2 ans assis à l’arrière du véhicule. Carine R. avait appelé le 17, déposé plainte. Rien n’a été fait pour la protéger.

      Cette question des violences conjugales commises par des agents des forces de l’ordre est pourtant traitée à l’étranger, en Uruguay, en Angleterre, aux États-Unis. Ainsi, en 1991, une psychologue américaine, Leanor Boulin Johnson, a présenté ses travaux sur la vie de couple dans les foyers de policiers à la Chambre des représentants. Lors de sa première enquête, 40 % des 728 policiers sollicités déclaraient avoir commis des violences sur leurs enfants et leur épouse au cours des six mois précédant l’étude, des chiffres confirmés par une nouvelle recherche en 2005.

      En 2018, nous soulevions déjà cette question dans Mediapart, ici ou là. En 2019, nous avons publié Silence on cogne, coécrit avec Alizé Bernard (voir notre Boîte noire), et on racontait la galère d’une ex-conjointe de policier violentée convoquée au tribunal… Et cela ne touche pas que la police et la gendarmerie nationale mais aussi la police municipale, comme nous le racontions à propos d’Aix, où la maire a refusé de sanctionner un policier municipal condamné pour violences conjugales.
      Lire aussi

      Violences conjugales : les femmes de gendarmes et de policiers ont le plus grand mal à faire valoir leurs droits Par Sophie Boutboul
      A Aix, la maire refuse de sanctionner un policier municipal condamné pour violences conjugales Par Sophie Boutboul

      Il aura fallu attendre mars 2021 pour que le sujet fasse son entrée à l’Assemblée nationale. Après avoir été interpellée par la militante féministe Stéphanie Lamy, la députée du Val-d’Oise Fiona Lazaar a déposé une « question au gouvernement » sur le sujet : elle demande au ministère de l’intérieur des données sur « le nombre de procédures disciplinaires ouvertes à destination de policiers ou gendarmes pour des faits supposés de violences intrafamiliales ».

      Une pétition a été lancée par le collectif Abandon de famille, dont l’intitulé est : « Gérald Darmanin, savez vous combien il y a de policiers auteurs de violences faites aux femmes ? »

      Les autorités n’ont toujours pas réagi. Il est temps que la voix de ces femmes violentées soit entendue, et que toutes les femmes soient réellement protégées. Les cadavres ne doivent plus s’accumuler.

      #féminicide #sexisme #police #violence_intrafamiliale

    • Accrochez vous notre ministre des violences policières et des extorsions de services sexuels a déjà réglé le pbl sur twiter

      Gérald DARMANIN ;

      Nouveauté au commissariat d’Orléans : une signalétique différente et deux files d’attente distantes : une avec un rond orange 🟠 pour les personnes victimes de viol, de violences conjugales ou intrafamiliales et une avec un rond bleu 🔵 pour les victimes d’une autre infraction.

  • La conversion numérique de violences conjugales masculines contre les femmes

    Le numérique et ses usages sont au cœur d’un mouvement de transformation profonde de la société. Il offre un formidable espace et outil d’émancipation pour les femmes comme pour les hommes : il sert de support à de nouveaux modes de mobilisation et d’expression et il est source d’une extraordinaire créativité. Il constitue aussi un espace de travail, et un puissant outil pour défendre les droits des femmes et dénoncer les violences sexistes – comme on l’a vu avec l’ampleur du mouvement #MeToo.

    Note sur : Cyber-violences conjugales
    Recherche-action menée auprès de femmes victimes des violences conjugales et des professionnel-le-s les accompagnant

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/20/la-conversion-numerique-de-violences-conjugales-masculi

    #féminisme #cyberviolence

  • Interview avec la féministe Pinar Selek, symbole de la Turquie qui résiste !

    Pinar Selek, sociologue, écrivaine, féministe, antimilitariste, est LE symbole d’une Turquie résistante contre son l’état autoritaire. Poursuivie par un procès qui dure depuis dix-neuf ans, condamnée à perpétuité, le régime turc veut briser sa voix et sa plume !

    On peut légitimement parler d’acharnement judiciaire et dénoncer un règlement de comptes politique tramé dans les plus hautes sphères du pouvoir.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/19/interview-avec-la-feministe-pinar-selek-symbole-de-la-t

    #turquie #féminisme

  • #Suisse : Les officiers favorables au service militaire obligatoire pour les femmes ats/jfe

    La Société Suisse des Officiers (SSO) réclame l’extension de la conscription militaire obligatoire aux femmes. « Il est temps que les deux sexes aient les mêmes droits et devoirs dans l’armée », déclare dans la NZZ am Sonntag son président, Stefan Holenstein.

    « Nous sommes convaincus que l’armée ne peut plus se passer de plus de 50% du potentiel de la société ». La proportion de femmes dans l’armée est de 0,9% actuellement. Pour la SSO, cette mesure doit permettre de renflouer les rangs de l’armée.

    Quatre variantes à l’étude

    Le Département fédéral de la défense examine actuellement quatre variantes du service militaire obligatoire. Trois d’entre elles prévoient l’obligation de servir pour les femmes.

    Selon le journal, l’association genevoise « Service Citoyen » prévoit de lancer le 1er août une initiative qui vise à obliger tous les Suisses, hommes et femmes, à servir dans l’armée ou dans une organisation de milice pendant plusieurs semaines.

    #conscription #service_militaire #femmes #égalité #Service_Citoyen

    • Les femmes dans l’armée et les femmes armés, c’est tres mal vu car les femmes n’ont pas le droit de savoir se défendre, ce sont les hommes qui doivent s’en chargé. Les vésuviennes (féministes du XIXeme siècle qui voulaient l’égalité devant le service militaire) ont été carricaturé en long et en large tant l’accès des femmes aux armes est un tabou puissant. https://archive.org/details/lesvesuviennesou00beau/page/n9/mode/2up

      La féminisation de l’armée est une bonne chose pour les antimilitariste, car on sais qu’une pratique est jugé dévalorisante du seul fait qu’elle est pratiqué par des femmes. Ainsi une forte féminisation de l’armée garantie un appauvrissement de l’institution et un mépris profond par la population ainsi qu’une panne de recrutement, comme ce qu’on observe dans l’enseignement, la justice et la santé. Féminiser l’armée c’est aussi réduire les viols de guerre et de paix car moins il y a d’hommes moins il y a de viols. Je voie plutot de bonnes raisons de trouvé rassurant que les femmes soient armées et les hommes désarmés.

  • La Californie dédommage les victimes de stérilisation forcée Katja Schaer/jfe
    https://www.rts.ch/info/monde/12353527-la-californie-dedommage-les-victimes-de-sterilisation-forcee.html

    L’Etat de Californie, aux Etats-Unis, a décidé cette semaine d’octroyer 7,5 millions de dollars de son budget aux victimes de stérilisation forcée. La pratique remonte au début du XXe siècle, portée par plusieurs scientifiques de renom favorables à l’eugénisme.

    Au moins 20’000 personnes - femmes et hommes - ont subi une stérilisation forcée en Californie. Mais ce chiffre est peut-être l’arbre qui cache la forêt, les documents et les données étant difficiles à se procurer et souvent gardés secrets.


    La stérilisation forcée trouve son origine au XIXe siècle. A l’époque, plusieurs pans de la médecine convergent vers le même objectif : l’amélioration de la race humaine.

    Jusqu’en...2014
    Cette amélioration passe notamment par la stérilisation forcées des personnes jugées « anormales ». En 1909, la Californie adopte alors sa première loi eugéniste, qui l’autorise à stériliser les personnes emprisonnées et institutionnalisées.

    La loi va connaître deux modifications qui permettront d’élargir la définition de l’anormalité. Les personnes handicapées, les malades psychiques et mentaux, les pauvres et les personnes de couleur - en particulier d’origine latine - pourront être stérilisées. De nombreuses femmes jugées « sursexuées » seront elles aussi soumises à cette procédure.

    Officiellement, la loi autorisant la stérilisation forcée a été invalidée en 1979. La pratique a toutefois été maintenue dans les prisons. Les dernières affaires remontent à 2014.

    La pratique était autorisée dans la majorité des Etats américains, mais la Californie compte pour un tiers des quelque 60’000 interventions pratiquées à l’échelle nationale.

    Basée sur l’eugénisme
    Si la stérilisation forcée a été si largement appliquée en Californie, c’est parce qu’au début du XXe siècle, l’Etat est l’épicentre de la pensée eugéniste aux Etats-Unis. L’amélioration de la race s’est imposée en science et la Californie abrite plusieurs scientifiques de renom, favorables à cette théorie.

    Ce concept est même porté par les grandes universités, comme Stanford, notamment. En 1920, le président de l’université californienne, David Starr Jordan, postule que des traits de caractères ou mêmes des conditions sociales comme le talent et la précarité, sont héréditaires.

    Le directeur s’oppose au mélange de races et déplore ce qu’il appelle le déclin de la race nordique, à laquelle il associe les Anglo-Saxons. Ces scientifiques n’auraient pas pu exister sans l’aide d’organisations comme l’institution Carnegie ou la fondation Rockefeller.

    Au début du XXe siècle, Oliver Wendell Holmes, juge à la Cour suprême américaine, soutient la pratique de la stérilisation forcée. Ses propos seront d’ailleurs repris pour défendre les pratiques nazies lors du procès de Nuremberg.

    #eugénisme #racisme #transhumanisme #stérilisation #contraception_forcée #histoire #santé #inégalités #femmes #stérilisation #Pauvres #Femmes #Hommes #nefants #Californie #USA #états_unis #Stanford #philanthropie #philanthropes #Carnegie #Rockefeller #philanthrocapitalisme #philanthropie

    • La Californie, cet état qu’on nous présente toujours comme un paradis.
      Quand aux bienfaiteurs professionnels de l’institution Carnegie ou de la fondation Rockefeller, ce sont aussi des innocents professionnels.

    • En France,le nombre de stérilisations dans la population générale, déjà peu élevé, a diminué au cours des dix dernières années, il est de 22.000environ par an.Pour les handicapés, aucune enquête n’était disponible, en matière ni de stérilisation, ni de contraception. La mission a réalisé une étude spécifique à partir des actes de stérilisation masculine et féminine effectués en1995 et1996 dans les hôpitaux publics et quelques établissements privés, selon les données du PMSI.D’après ces données déclaratives, l’ampleur du phénomène, notamment pour les personnes handicapées, apparaît faible, mais non marginal . On a ainsi repéré en 1996 environ 15 cas de stérilisation d’hommes handicapés sur les 423 actes de ligatures des canaux déférents et quand même 2% de stérilisations de femmes, handicapées ou en grandes difficultés sociales, selon le diagnostic associé, c’est à dire 211 cas sur10.453. Enfin, la tranche d’âge des femmes de moins de 25 ans qui ont eu une ligature bilatérale des trompes comprend vingt femmes, soit un quart de l’effectif.

      https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/984001636.pdf

  • Spiderwoman anarcho-vénère, par BLAK . #Nantes, 16 juillet 2021.
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  • Diablesse anarcho-vénère, par BLAK . #Nantes, 16 juillet 2021.
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  • feminar Bonn

    Über uns

    Wir sind ein feministisches Kollektiv in Bonn und wollen über Aktionen und langfristige Projekte nachhaltig in das Stadtbild eingreifen. Seit wir uns im August 2018 zum ersten Mal getroffen haben, ist viel passiert: Ausgehend von einem selbstorganisierten Seminar an der Uni Bonn, in dem wir mit anderen Studis zusammen Stationen für einen feministischen Stadtrundgang entwickelt haben, sind wir zu einer feministisch-aktivistischen Gruppe außerhalb der Uni geworden.

    Eines unserer langfristigen Projekte ist ein Stadtrundgang, in dem wir euch mit einer feministischen Brille durch die Stadt führen wollen. Durch diese feministische Brille sollen historisch verankerte Ungerechtigkeiten und Widerstandspotentiale sichtbar werden. Mehr zu unserem Stadtrundgang findet ihr unter Stadtrundgang.

    Wer macht bei euch mit?

    Wie viele andere Gruppen auch, versuchen wir für alle offen zu sein, die ähnliche Ansichten wie wir vertreten. Leider funktioniert das nur nicht immer so gut. Wir sind bisher eine Gruppe, deren Mitglieder mehrheitlich jung und weiß sind, die Uni besucht (haben) und cis-geschlechtlich sind. Wir wollen deshalb mehr über (implizite) Ausschlusstrukturen lernen und unsere Inhalte diverser gestalten. Denn schließlich streiten wir für eine lebenswere Stadt, in der Sexismus, Homo- und Transfeindlichkeit, Rassismus, Klassismus und Ableismus keinen Platz haben. Wir wünschen uns eine Stadt, in der emanzipatorische und antikapitalistische Gegenentwürfe blühen können!

    Was macht ihr noch so?

    Wir machen unter anderem bei verschiedenen Veranstaltungen mit, machen Vorträge oder Workshops oder haben auch schon öfter die Performance “Ein Vergewaltiger auf deinem Weg” des chilenischen Kollektivs Las Tesis in Bonn aufgeführt. Mit ihrer Performance wollen Las Tesis die Ursachen von Gewalt gegen FLINTA* (Frauen, Lesben, inter Personen, nicht-binäre Personen, trans Personen und agender Personen) öffentlich kritisieren. Las Tesis kritisieren in ihrer Performance öffentlich die Ursachen von Gewalt gegen FLINT und wünschen, dass die Performance an unterschiedlichen Orten inszeniert wird. Dabei darf sie angepasst und übersetzt werden, je nachdem, was an den verschiedenen Orten gerade wichtig erscheint. So passiert es immer wieder, dass wir uns mit anderen feministischen Gruppen und Einzelpersonen vernetzen und verschiedene einzelne Aktionen planen.

    Und was macht ihr jetzt während der Coronapandemie?

    Momentan kämpfen wir mit den Schwierigkeiten, die die Corona-Pandemie mit sich bringt, und suchen Wege eines bewussten und solidarischen Umgangs mit der aktuellen Situation. Diese Situation ist aber auch sehr kräftezehrend für viele von uns. Deshalb haben wir uns entschieden, erstmal in eine Überarbeitungsphase des Stadtrundgangs zu gehen – mal abgesehen davon, dass Stadtrundgänge gerade auch gar nicht möglich sind. Aber wir haben uns etwas anderes überlegt, um trotzdem weiter mit der „Außenwelt“ interagieren zu können! Schau doch mal in den Reiter Lila auf Beton 😉

    https://feminar-bonn.de/ueber-uns

    #Bonn #collective #city #feminism #city_walk #anticapitalist #sexism #racism #homophobia #transphobia #FLINTA* #podcast #workshop

  • Femmes lesbiennes et bisexuelles : notre lutte est plus grande que notre silence

    Les luttes LGBTQIA+ contre le néolibéralisme et le conservatisme sont des chemins vers l’autonomie et vers une transformation sociale féministe.

    Sur une photo de 1979 au Défilé de la Gay Pride à San Francisco (États-Unis), deux femmes apparaissent tenant une pancarte sur laquelle est écrite « une journée sans lesbiennes est comme une journée sans soleil ». La phrase nous fait sourire pour la gaieté de sa radicalité. Ces femmes semblent dire quelque chose comme : quand les femmes sont capables d’exercer une sexualité libre, le monde s’illumine. Ou encore : même si l’on essaie de mettre un voile sur les sexualités dissidentes des femmes, elles sont toujours là, comme la lumière du soleil.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/07/15/femmes-lesbiennes-et-bisexuelles-notre-lutte-est-plus-g

    #féminisme

  • Élisabeth Dmitrieff : féministe, socialiste, communarde, BALLAST
    https://www.revue-ballast.fr/elisabeth-dmitrieff-feministe-socialiste-communarde

    Qu’est-ce qui a bien pu mener une jeune femme venue de Russie à prendre la tête de la plus impor­tante orga­ni­sa­tion fémi­nine durant la Commune de Paris ? Cette femme, c’est Élisabeth Dmitrieff. Inspirée par les popu­listes russes et proche de Marx, elle s’est inves­tie dans les clubs et dans les comi­tés, en mani­fes­ta­tion et sur les bar­ri­cades, pour l’au­to­no­mie des ouvrières et leur recon­nais­sance comme sujets révo­lu­tion­naires. L’his­to­rienne éta­su­nienne Carolyn J. Eichner, autrice d’un ouvrage de réfé­rence sur les femmes et la Commune récem­ment paru sous le titre Franchir les bar­ri­cades, en a fait un por­trait, que nous tra­dui­sons. De la Russie impé­riale à la Sibérie en pas­sant par Genève, Londres et Paris, elle nous place dans les pas d’une révo­lu­tion­naire internationaliste.

    Élisabeth Dmitrieff arrive à Paris le dixième jour de la Commune. La socia­liste et fémi­niste russe, tout juste vingt ans, contacte immé­dia­te­ment les membres du Conseil. Elle ren­contre ensuite les femmes à la tête des asso­cia­tions de tra­vailleuses. Dmitrieff, envoyée de Londres comme émis­saire de Marx et du Comité cen­tral de l’Association inter­na­tio­nale des tra­vailleurs (AIT), tire alors les leçons d’une situa­tion révo­lu­tion­naire : plu­tôt que d’en faire sim­ple­ment le compte ren­du pour Londres, elle décide de mettre à pro­fit son assise théo­rique et son expé­rience dans l’or­ga­ni­sa­tion de tels mou­ve­ments pour pas­ser à l’ac­tion. Deux semaines plus tard, le 11 avril, elle affiche et publie un « Appel aux citoyennes de Paris ». Celui-ci enjoint les femmes de se battre et annonce : « Paris est blo­qué, Paris est bom­bar­dé… Citoyennes […] aux armes ! La Nation est en dan­ger ! »

    #femmes #féminisme #la_Commune #socialistes_révolutionnaires #histoire

  • Contre le patriarcat
    https://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/1210-contre-le-patriarcat

    En amont de la journée du 8 mars, des centaines de personnes se sont rassemblées dans les rues de Lille le samedi 6 mars pour défendre leurs droits et dénoncer le système patriarcal. Étudiant.es, syndicalistes, travailleur.ses, musicien.nes et bien d’autres ont défilé avec détermination. Autant de visions du féminisme qui s’entrechoquent.

    #En_vedette #Féminismes