• Pour rétablir la sécurité et la dignité

    Présentation du modèle nordique par Masako Gunji, traduite du japonais. Ce texte a été mis en ligne sur « X » par le groupe Sex Industry Research.

    Un article récent de Kana Mitarashi dépeint avec minutie les réalités complexes du trafic sexuel sous l’angle de la psychologie clinique. Je suis profondément touchée par son approche qui consiste à écouter la voix de celles et ceux qui vivent cette situation au quotidien, ainsi que par sa description des traumatismes, des reviviscences, du cycle de la pauvreté et de la violence. J’ai moi-même récemment apporté mon soutien à des personnes confrontées à la question cruciale de leur survie. C’est pourquoi je partage pleinement le message central de cet article : « La sécurité avant tout ». Cependant, la conclusion qu’en tire Madame Mitarashi me laisse perplexe.

    L’idée que le trafic sexuel devrait être toléré si l’on respecte « l’autodétermination » des personnes peut sembler bienveillante, mais elle est en réalité très dangereuse.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/14/pour-retablir-la-securite-et-la-dignite

    #feminisme #prostitution #japon

  • Lutter contre la « manosphère »

    La montée en puissance de la « manosphère » est souvent décrite comme un problème lié à Internet : des hommes en colère, des influenceurs misogynes, du harcèlement en ligne, des théories du complot et des attaques organisées contre le féminisme.

    Tout cela est bien réel. Mais la « manosphère » n’est pas simplement le produit des algorithmes des réseaux sociaux. Elle est l’expression numérique d’un système politique bien plus ancien — le patriarcat —, combinée aux insécurités, aux inégalités et à la désagrégation sociale engendrées par le capitalisme.

    Des millions de jeunes hommes sont confrontés au chômage, à la précarité de l’emploi, à des logements inabordables, à l’effondrement des services publics et à un profond sentiment de ne pas avoir le contrôle de leur avenir. L’extrême droite s’empare de cette colère légitime et la détourne de ceux qui contrôlent la richesse et le pouvoir.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/13/lutter-contre-la-manosphere

    #feminisme

  • Rocio Lopez : Après Cornell : la riposte violente du système capitaliste et patriarcal se poursuit face à la résistance des femmes
    Jeannine Chiang : Au cœur de la semaine de manifestations à Cornell
    Jasper Craven : L’idéologie violente et militariste qui sous-tend les fraternités

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/12/apres-cornell-la-riposte-violente-du-systeme-capitaliste-et-patriarcal-se-poursuit-face-a-la-resistance-des-femmes-et-autres-textes/#more-108045

    #feminisme #usa

  • Des militantes polonaises mettent en place un distributeur automatique de pilules abortives pour contourner l’interdiction quasi totale

    L’« AbortOmat » de Varsovie propose une nouvelle façon de contourner les restrictions en vigueur dans le pays et de permettre aux femmes d’y avoir accès rapidement et de manière anonyme

    On l’appelle « le premier casier à colis au monde dédié aux pilules abortives ». Des militantes polonaises ont mis en place un nouveau mode de distribution dans le cadre de leurs efforts continus pour contourner l’interdiction quasi totale de l’avortement en vigueur dans le pays.

    Peint en rose et encadré de rideaux à rayures zébrées, l’« AbortOmat » de Varsovie, doté de 22 compartiments, permet aux femmes d’accéder rapidement et anonymement aux pilules à l’aide d’un code à six chiffres. Ce service a été conçu pour celles qui ne peuvent pas ou ne veulent pas attendre plusieurs jours la livraison par la poste en raison d’une fausse couche non détectée ou de complications de santé, ou qui craignent de recevoir les pilules à leur domicile.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/11/des-militantes-polonaises-mettent-en-place-un-

    #feminisme #pologne

  • Stop aux abus de pouvoir et aux violences sexistes et sexuelles dans les hautes écoles !

    Abus de pouvoir et violences sexistes et sexuelles dans le monde académique : lettre ouverte à swissuniversities

    Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres de swissuniversities,

    Les médias ont à plusieurs reprises fait état de l’ampleur des abus de pouvoir dans le monde académique suisse. Notamment, il y a onze mois, les “University Testimonies” ont été publiés par les journalistes d’investigation de Reflekt et relayés par de nombreux médias.

    Pour le Syndicat des services publics (SSP-VPOD), le personnel et les étudiant·es des hautes écoles, les résultats de Reflekt n’ont rien de surprenant. Depuis des années, la campagne #StableJobsBetterScience, entre autres, souligne que les abus de pouvoir et les violences sexistes et sexuelles sont répandus dans le monde académique et favorisés par ses déficiences structurelles.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/10/stop-aux-abus-de-pouvoir-et-aux-violences-sexi

    #feminisme

  • Exploitation sexuelle en ligne : parlementaires, votez l’article 25 de la loi intégrale

    Victimes de viols et d’exploitation sexuelle en ligne, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs les parlementaires, de voter l’article 25 de la loi intégrale, qui vise à étendre la définition du proxénétisme en incluant les plates-formes de création de contenu à caractère sexuel. Ces débats nous brûlent la peau. Pour nous, il n’est pas théorique.

    Mesdames, Messieurs les parlementaires, nous, victimes de viols et d’exploitation sexuelle en ligne, vous demandons de voter l’article 25 de la loi intégrale.

    Nous sommes parties civiles dans des procédures judiciaires et victimes de viols dans un contexte de proxénétisme en ligne. Nous avons été nombreuses à déposer plainte pour viol, mais les autorités judiciaires ne nous avaient pas crues, car elles croyaient au mensonge du travail du sexe. Si c’est un travail, si on a accepté l’argent, alors cela n’est pas du viol.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/26/coalition-feministe-pour-une-loi-integrale-contre-les-violences-sexuelles/#comment-76004

    #feminisme

  • Namalt ? Ce que révèle l’affaire de Cornell

    Sur les pages publiques anglophones qui parlent de l’affaire de la Cornell University, presque tous les coms d’hommes sont effarants. Et terriblement révélateurs. Beaucoup d’émoticones « rire » aussi en dessous des statuts et des coms : le viol, c’est hilarant pour la majorité de la population masculine américaine.

    Les principaux arguments développés par ces intervenants masculins sont les suivants :

    – quand une femme a trop bu et se retrouve en présence de plusieurs hommes dans un lieu privé, elle doit s’attendre à être violée : « she was asking for it » (elle l’a bien cherché) : ils l’avouent eux-mêmes, le comportement standard de plusieurs hommes en présence d’une femme soûle sera de la violer. Pas de NAMALT ici, ils disent explicitement que tous les hommes sont potentiellement des violeurs et dangereux pour les femmes.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/08/namalt-ce-que-revele-laffaire-de-cornell

    #feminisme

  • « Ce n’est pas une question de courage, mais une question de souffrance ».

    Alipat Sultanbegova parle des violences subies dans son enfance et de sa vie après avoir parlé de son expérience

    Alipat Sultanbegova, journaliste et militante originaire de Krasnodar et née au Daghestan, a raconté publiquement l’année dernière les violences sexuelles qu’elle a subies dans son enfance de la part de son oncle – une démarche que les femmes du Caucase du Nord osent rarement faire. Daptar s’est entretenu avec elle pour savoir ce qui avait changé depuis, si la médiatisation avait été utile et ce qu’elle dirait à celles qui gardent encore le silence.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/07/ce-nest-pas-une-question-de-courage-mais-une-q

    #feminisme #russie

  • Loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : mobilisons-nous !

    Il ne peut y avoir de paix sans justice, sans égalité et sans protection contre les violences.

    Membre de la Coalition féministe et enfantiste, le Mouvement de la Paix appelle à une mobilisation la plus large possible pendant l’examen à l’Assemblée nationale de la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants. Son adoption, accompagnée des moyens nécessaires, constituerait bien plus qu’une avancée législative : un changement de paradigme et une véritable révolution culturelle.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/09/pour-une-loi-cadre-integrale-contre-les-violences-sexuelles/#comment-75969

    #feminisme

  • A propos des allégations de Jane Doe

    Les hommes ne semblent pas pouvoir s’empêcher de proférer de fausses accusations. Ils ont tort.

    Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller en sursaut à cause d’un cauchemar, puis, lorsque vous vous rendormez, de replonger immédiatement dans ce même cauchemar ? C’est horrible, n’est-ce pas, quand ça arrive ? Eh bien, nous vivons exactement le contraire : nous nous couchons et nous nous réveillons sans cesse dans le même cauchemar.

    Le président étasunien a fait une déclaration au sujet de l’affaire des viols à Cornell. Il a dit qu’il se sentait vraiment désolé pour ces garçons. Je n’ai jamais été aussi contente d’être canadienne.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/06/a-propos-des-soi-disantes-fausses-allegations-concernant-jane-doe/#more-107875

    #feminisme

  • Loi intégrale : protéger le Titre VIII, c’est protéger les femmes les plus vulnérables

    Les associations appellent les député.es à soutenir les articles du Titre VIII protégeant les femmes migrantes, exilées, demandeuses d’asile, en situation de handicap, victimes de violences.

    Les associations signataires, en appui à la coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale, saluent le texte adopté par la commission spéciale sur la proposition de loi n° 3106 « apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants ».

    Son Titre VIII protège enfin les femmes : migrantes, exilées et demandeuses d’asile victimes de violences ; il va changer des vies.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/26/coalition-feministe-pour-une-loi-integrale-contre-les-violences-sexuelles/#comment-75958

    #feminisme

  • Il existe une autre option. Pourquoi de plus en plus de femmes du Caucase du nord se tournent vers les défenseur·es des droits humains

    Les organisations de défense des droits humains qui viennent en aide aux femmes du Caucase du Nord constatent une forte augmentation du nombre de demandes d’aide. Cependant, ces défenseur·es ne lient pas cette évolution uniquement à l’augmentation du nombre de cas de violence : les femmes sont davantage informées des possibilités d’aide et sont de plus en plus disposées à chercher une issue à une situation qu’elles auraient auparavant considérée comme sans issue.

    Y a-t-il davantage de violences ?
    En juillet, le groupe de défense des droits humains « Marem » [Марем], qui vient en aide aux femmes du Caucase du Nord, a reçu et traité 101 demandes, ce qui constitue un nouveau record pour l’organisation. Le mois précédent, ce chiffre s’élevait à 63 (contre 38 pour le même mois l’année dernière).

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/05/il-existe-une-autre-option-pourquoi-de-plus-en

    #feminisme #caucase

  • Les fantômes de l’#hystérie - Histoire d’une parole confisquée

    LSD part à la recherche des persistances de l’hystérie. Une #histoire longue et violente qui commence à l’Antiquité et continue de nourrir la #misogynie et de hanter la #médecine, la #psychiatrie, la #psychanalyse, la #politique, la #justice et nos #représentations. Réalisaiton : Annabelle Brouard

    En 2022, un #procès très médiatisé divise le monde en deux catégories : celles et ceux qui croient #Amber_Heard, cette jeune actrice hollywoodienne, trainée en justice pour #diffamation, alors qu’elle accuse son ex-mari #Johnny_Depp, de #violences_conjugales et celles et ceux qui croient à l’innocence du mari. Des gros plans sur le visage de l’actrice circulent partout dans le monde : son visage tordu de #colère, ses lèvres qui tremblent, ses mains crispées. Cette femme qui toujours pleure trop ou rit trop, tantôt trop froide ou trop affectée. Sa #parole y est exposée et explosée. Et puis le couperet tombe : « Hystérique » pour l’avocate de Johnny Depp. « Histrionique et #borderline » pour l’experte en psychologie appelée au #procès. La justice comme l’#opinion_publique se montrent du même avis.

    Mais hystériques aussi : #Alice_Coffin, #Danièle_Obono, #Nathalie_Kosciusko_Morizet, #Aurélie_Filipetti, #Mathilde_Panot, #Marlène_Schiappa, #Ségolène_Royal, #Sandrine_Rousseau, #Rachida_Dati, #Edith_Cresson, et avant elles des générations de #femmes politiques, des tricoteuses de la Révolution Française aux pétroleuses de la #Commune, des #suffragettes aux membres du #MLF.

    Il n’y a ni doute ni débat sur le caractère misogyne de ce terme qui fait, parfois même sourire en ramenant, comme un automatisme, la parole de l’autre à son #utérus (dont c’est l’étymologie). Mais pourquoi alors son usage continue de disqualifier aussi efficacement si l’hystérie n’est qu’une fiction ? Pourquoi continue-t-il d’hanter nos représentations, nos #imaginaires et nos #jugements ?

    L’hystérie est une longue histoire de vapeurs et d’écrans de fumée mais aussi une affaire de #langage. Elle est un mystère qui traverse les âges, qui se fraie un chemin depuis l’Antiquité pour se maintenir aujourd’hui encore dans les cours de médecine, dans les #expertises_judiciaires, dans les #diagnostics (confondus avec l’#endométriose, la #fibromyalgie ou l’#épilepsie), dans les grilles psychanalytiques, dans les couloirs des hôpitaux psychiatriques… malgré sa disparition du DSM (le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) en 1968.

    Cette série propose de prendre très au sérieux l’histoire de l’hystérie et pour ça, de regarder son spectre large, quand le terme apparait et s’évanouit, s’attarder sur ce que sa présence comme son absence disent de la place des femmes dans la société, de l’avancée ou du recul de leurs droits. D’aller chercher ses fantômes : ses ombres et ses permanences et faire entendre ses disparues et ses victimes d’aujourd’hui.

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-les-fantomes-de-l-hysterie-histoire-d-une-parole-confisquee
    #podcast #son #radio

  • En Inde, les femmes en ont assez de ces viols qui se succèdent sans relâche (et autres textes)

    Hannah Ellis-Petersen et Aakash Hassan : « Nous voulons que justice soit faite » : une série de viols déclenche des manifestations de masse dans les universités indiennes
    Nayantara Narayanan : En Inde, les femmes en ont assez de ces viols qui se succèdent sans relâche
    Niha Masih : De Jamui à Delhi, la responsabilité d’assurer la sécurité face aux agressions sexuelles ne peut pas incomber aux femmes

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/04/en-inde-les-femmes-en-ont-assez-de-ces-viols-q

    #feminisme #inde

  • L’affaire de l’université Cornell et la vérité sur les traumatismes

    Reconnaître la réalité des traumatismes n’est pas infantiliser les femmes, mais les traiter comme des êtres humains.

    « Quel que soit le résultat de la poursuite civile intentée contre l’université Cornell et de la réouverture de l’enquête pénale, les jeunes femmes doivent assumer la responsabilité de leurs actes. Tou-tes les participant-es à cette soirée à Cornell – y compris la victime présumée – ont commis des erreurs, qu’il s’agisse d’abus d’alcool, de consommation de drogues ou de rapports sexuels non protégés. Pourquoi les hommes impliqués devraient-ils être tenus pour plus responsables ? » (Ingrid Jacques, dans USA TODAY)

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/03/quelques-elements-de-contexte-sur-les-viols-a-cornell/#comment-75939

    #feminisme #viol

  • Coro delle Mondine di Correggio - Son la mondina son la sfruttata

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=aF1joBJyei8&list=RDaF1joBJyei8&start_radio=1

    #Chanson_populaire des #femmes qui travaillaient en Italie dans les #rizières.
    Voir le site des glottes rebelles pour le texte.
    ▻https://www.lesglottesrebelles.com/son-la-mondina

    «Son la mondina son la struttata» (Volontà di pace) è un testo scritto da #Pietro_Besate forse nel 1950, sull’aria della canzone popolare «E la rondinella la va per aria», per un congresso della Federbraccianti (Bermani 1968).
    Divulgata attraverso gruppi di mondariso è eseguita anche in occasione dell’ Incontro di Primavera del 28 e 29 giugno 1952 a Bologna, dove viene cantata da un gruppo non meglio precisato di mondine del Vercellese e di cui dà conto Gianni Rodari in una cronaca della manifestazione scritta per «Vie Nuove» il mese successivo , ed è ripreso dal canzoniere del PCI di Novara ,"xxxiii Annversario della Fgci, Canta la Gioventù!" (Tip. Riva, Novara 1954).

    Castelli Franco, Jona Emilio e Lovatto Alberto, «Senti le rane che cantano. Canzoni e vissuti popolari della risaia» Roma, Donzelli Editore, 2005, pp 417

    Son la mondina, son la sfruttata
    Son la proletaria che giammai tremó
    Mi hanno uccisa, incatenata
    Carcere e violenza, nulla mi fermó

    Coi nostri corpi sulle rotaie
    Noi abbiam fermato i nostri sfruttator
    C’é molto fango nelle risaie
    Ma non porta macchie il simbol del lavor

    Questa bandiera gloriosa e bella
    Noi l’abbiam raccolta e la portiam più in su
    Dal Vercellese a Molinella
    Alla testa della nostras gioventù

    Ed ai padroni facciam la guerra
    Tutti uniti insieme noi li caccerem
    Non più sfruttati qui sulla terra
    E più forti dei cannoni noi sarem

    E se qualcuno vuol far la guerra
    Tutti uniti insieme noi lo fermerem
    Vogliam la pace qui sulla terra
    E più forti dei cannoni noi sarem

    E lotteremo per il lavoro
    Per la pace, il pane e per la libertà
    E construiremo un mondo nuovo
    Di giustizia e di vera civiltà

  • Quelques éléments de contexte sur les viols à Cornell

    Ce n’est pas un problème propre aux universités. C’est un problème culturel mondial.

    Vous avez sans doute vu partout sur Internet l’affaire du viol à Cornell, mais au cas où ce ne serait pas le cas, voici un petit résumé. Sept mecs ont violé en groupe une étudiante de vingt ans lors d’une fête d’une fraternité étudiante [frat party]. Elle était ivre quand elle est arrivée à la soirée et s’est fait sauter dessus par deux types.

    Ils l’ont forcée à sniffer de la kétamine (l’un d’eux depuis sa b–, beurk) et lui ont donné encore à boire (du rhum très fort) ainsi que de l’herbe, pour faire bonne mesure. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée, j’imagine qu’ils voulaient s’assurer qu’elle soit bien hors d’état de résister ou quelque chose comme ça.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/03/quelques-elements-de-contexte-sur-les-viols-a-

    #feminisme #viol

  • Publication des observations des commissions feministe et droits des enfants du SAF sur la Loi intégrale

    La proposition de loi dite « loi intégrale » a pour origine un texte ambitieux élaboré par un collectif de 171 associations, dont nous saluons le travail important et essentiel ; avocates et avocats, nous observons chaque jour l’iceberg que constituent les violences non signalées, résultat de l’absence de réelles politiques publiques en matière de violences sexuelles et sexistes.

    A la suite de l’affaire dite de Lyhanna, la réaction populaire féministe et enfantiste a obligé le gouvernement à mettre le texte à l’ordre du jour des débats à l’Assemblée nationale selon la procédure accélérée.

    De très nombreuses contributions ou amendements, suite à l’avis du Conseil d’État et aux débats en commission spéciale, ont modifié le texte à l’issu d’un débat précipité sur des dispositions majeures.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/26/coalition-feministe-pour-une-loi-integrale-contre-les-violences-sexuelles/#comment-75923

    #feminisme

  • TEMOIGNAGES. « J’ai vu dans ses yeux qu’il partirait » : atteintes d’un cancer et quittées par leur partenaire, elles racontent leur reconstruction – franceinfo
    ▻https://www.franceinfo.fr/sante/cancer/temoignages-j-ai-vu-dans-ses-yeux-qu-il-partirait-atteintes-d-un-cancer-e


    #AMAB #cancer #femmes

    Carole a connu cette spirale infernale. Depuis le diagnostic de son premier cancer, en 2018, le niveau de vie de cette ancienne hôtesse s’est dégradé. Elle a d’abord dû arrêter d’exercer son métier, affronter le regard des autres malgré les perruques et le maquillage pour « ne rien montrer ». Puis se heurter au départ de son conjoint avec une autre femme, à la récidive de son cancer un an et demi plus tard. « Quand je suis rentrée d’une cure thermale, mon mari avait quitté la maison pour ’prendre du recul’, raconte la quinquagénaire. Il avait emménagé dans son logement de fonction et rejoignait en fait sa nouvelle compagne. »

  • IA : les femmes laissées en marge d’une révolution qui façonne l’avenir

    Alors que le débat public se concentre souvent sur les menaces que l’intelligence artificielle (IA) pourrait faire peser demain sur l’humanité, ses conséquences sont déjà bien réelles pour les femmes et les filles.

    Un nouveau rapport d’ONU Femmes, présenté à New York en marge de la semaine du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, montre que les inégalités entre les sexes se reproduisent dans l’ensemble de l’économie de l’IA : de la conception des technologies à leur utilisation, en passant par les postes de direction.

    « L’avenir de l’IA ne peut pas être construit par la moitié des talents du monde », a averti Sarah Hendriks, Directrice des politiques, des programmes et de l’appui intergouvernemental à ONU Femmes.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/02/ia-les-femmes-laissees-en-marge-dune-revolutio

    #feminisme #ia

  • Feministisches Kneipenkollektiv in Berlin bangt um die Zukunft
    ▻https://www.nd-aktuell.de/artikel/1202898.verdraengung-feministisches-kneipenkollektiv-in-berlin-bangt-um-d


    Im feministischen Kneipenkollektiv Café Cralle in Berlin-Wedding will man einen politischen Raum schaffen, »aber auch mal feiern«. Foto: Café Cralle

    2026 - 1977 ist 49 aber so sind sie die LohnschreiberInnen, jeder Aufhänger wird genommen so dämlich und an den Haaren auf die Seite geschleift er/sie/es auch sei. Allet jut, ihr schafft dit, isja nich dit erstemal. A propos olle Zeiten, kennt ihr nich dit Taxe Moon, Reinickendorfer am Weddingplatz? War dieselbe Chefin. Abba sowat wolltajanich.

    1.10.2026 von Jule Meier - Seit 50 Jahren gibt es im Wedding eine im Kollektiv betriebene Kiezkneipe. Doch sie kämpft ums Überleben. Drei »Collectivistas« erklären, warum.

    »Das Cralle braucht Geld«, steht auf einem Transparent, das von der Decke eines Berliner Kneipenkollektivs hängt. Ein anderes Schild weist darauf hin, dass man am Bartresen Gutscheine gegen Bargeld tauschen könne, um Geflüchtete zu unterstützen. Zwei Frauen stehen am Tresen. »Sollen wir uns ein Bier teilen?«, fragt eine die andere. In einer warm beleuchteten Ecke sitzt ein Mann über einem Stapel Papier und streicht Textstellen mit einem Marker an. Vor ihm stehen ein Bier und ein Schnaps. Wenige Meter von ihm entfernt spielen zwei Männer Karten. Plötzlich kommt eine Traube Menschen herein. Die Leute fragen: »Wo geht’s zum Theater?« Die Person am Tresen zeigt ihnen mit einem Lächeln den hinteren Raum der Kneipe.

    Es ist Freitagabend im Café Cralle in Wedding. In der Hochstädter Straße in der Nähe des Leopoldplatzes sind die Räume eines der ältesten, vielleicht sogar des ältesten Berliner Kneipenkollektivs gut gefüllt. In einem der zwei Gasträume findet nun gar eine Theateraufführung statt. Beobachtet man das Treiben vor Ort, kann man sich kaum vorstellen, dass das Cralle, wie die Kiezkneipe genannt wird, ums Überleben bangt. Warum erhöhte Mieten nur indirekt damit zu tun haben und welche Solidarität sich das Kollektiv nun wünscht, erzählen drei »Collectivistas« im Gespräch mit »nd«.

    Der Grund sind rote Zahlen. »Wir haben noch nie profitorientiert gearbeitet und nie eine große Reserve gehabt«, sagt Lotte. Dann sei im vergangenen Jahr vieles zusammengekommen: Krankheitsausfälle, kaputte Geräte, gestiegene Preise. Das Kollektiv musste einen Kredit aufnehmen. Dazu kommt ein verändertes Ausgehverhalten. Seit Corona habe sich viel geändert, erklärt »Collectivista« Melina: »Die Leute gehen gern um Mitternacht nach Hause und trinken einfach nicht so viel und haben selbst nicht mehr so viel Geld.«

    Ihre Kollegin Paulette sagt, der Alkoholkonsum sei im Vergleich zu vor zehn Jahren »drastisch zurückgegangen«. Sie sagt: »Um 1 Uhr ist Schicht im Schacht.« Auch am Tresen sei die »schleichende Prekarität« spürbar, wenn Gäste ihr Geld zählen oder nach den Bierpreisen fragen. Dabei bekommen Gäste im Cralle sowohl das Bier als auch den Kaffee für drei Euro. »Wir wollen, dass Menschen sich den Kaffee und das Bier leisten können«, erklärt Paulette.

    Das Cralle ist kein Einzelfall. »Kleine Buchläden, Spätis, Kollektive – soziale Zusammenhänge im Kiez sterben«, sagt Paulette. Seit nunmehr 20 Jahren sei sie regelmäßig im Cralle. Vor ein paar Jahren habe sie sich dann entschieden, mitzumachen. Mitmachen, das heißt, Teil eines hierarchiearmen und nicht profitorientierten Kneipenkollektivs mit feministischem Anspruch zu sein, wie Kollegin Melina erklärt. Zwischen den beiden »Collectivistas«, wie sich die Angestellten im Cralle nennen, liegen mehrere Jahrzehnte feministischer Bewegung.

    1977 beginnt die Geschichte des Cralle. »Das waren drei Frauen, die haben sich damals über eine Annonce in einer Frauenzeitschrift kennengelernt«, berichtet Lotte, die schon acht Jahre und damit am längsten Teil des Kollektivs ist. Die Frauen seien damals Teil der Frauenbewegung gewesen und hätten Ideen wie »Frauenräume gemeinsam schaffen, gemeinsam arbeiten, gemeinsam wirtschaften, gemeinsam leben« gekannt. Gerade mal 21 Jahre alt war eine der drei Gründer*innen des Cralle, als sie den Mietvertrag unterschrieben.

    Unter den wenigen Kollektivkneipen, die es in Berlin gibt, ist nur die »Straßenbahn« in Friedenau genauso alt. »Verschiedenste Phasen« habe der Ort bereits durchgemacht. Das Besondere am Cralle sei, so Lotte, dass über die Jahre immer wieder neue Collectivistas dazugekommen und andere gegangen seien, die den Laden prägten. Bei der letzten großen Renovierung packten viele Gäste mit an, »haben mit uns geschweißt und gemalert«, wie Lotte sagt. Es gebe unzählige Geschichten von Menschen, die sich hier kennengelernt haben. Und wer in der Straße aufgewachsen sei, sei als Kind zum Eisessen im Cralle gewesen. Das Cralle sei für sie mehr als irgendein Ort, sagt Lotte. »Ich finde es total schön. Für mich hat das Cralle zum einen ein Eigenleben. Es ist aber auch ein großes Kollaborationsprojekt.«

    Gemeinsame Sache machen gelte nicht nur für die sieben Collectivistas. Denn das Cralle sei eine linke Kiezkneipe, wie Paulette betont. »Das bedeutet, dass die Nachbarschaft, wenn sie will, selbstverständlich einbezogen ist – ganz schlicht.« Zu den Stammgästen gehörten auch obdach- und wohnungslose Menschen. »Sie dürfen und können kommen und hier Menschen um Geld bitten, denn das ist ihr Lebensunterhalt. Wir kennen die, und die kennen uns – mit Namen.« Ähnlich sei es bei Spätis und anderen Läden in Wedding. »Wenn was ist, können wir die fragen«, berichtet Paulette. »Das ist nachbarschaftliche Solidarität. Das ist eben Kiez.«

    »Es braucht diese Orte in Kiezen, in denen wir zusammenkommen, uns austauschen, uns schützen und unterstützen.«
    Paulette Collectivista im Café Cralle

    Das zeige sich beispielsweise auch an konkreten Ereignissen wie beim jüngsten Wahlsieg der AfD Sachsen-Anhalt. Laut Lotte sind gezielt Menschen ins Cralle gekommen, um sich auszutauschen. »Das Cralle ist eine Art Marktplatz. Es gibt hier Mieterberatung am Tresen, man unterstützt sich. Wir verstehen uns als Teil der linken Infrastruktur. Vieles wurde geschlossen und geräumt in den letzten Jahren. Die Zeiten werden härter. Umso wertvoller ist es, solche Orte zu erhalten.« Collectivista Melina ergänzt, es sei eben nicht so, »dass Leute ins Cralle kommen, Bier trinken, sich besaufen und wieder gehen«. Der Anspruch sei es, »eine Art Beziehung« zu den Gästen zu haben und »dem anonymen Zeitgeist entgegenzuwirken«. Paulette nennt es »Vertrauensbildung«. Das sei genau das Gegenteil von dem, was gerade in der Gesellschaft passiere.

    Dabei setzt das Cralle im Gegensatz zu anderen linken Kollektivkneipen wie dem »Syndikat« in Neukölln oder der »Loge« in Friedrichshain den Fokus auf Feminismus. »Dass Frauen und trans Personen hier alleine hinkommen, ist überhaupt nicht selbstverständlich«, so Lotte. Viele Stammtische und Veranstaltungen haben einen feministischen Schwerpunkt. So gibt es einen Stammtisch für Notfallmediziner*innen, ein queeres Trauercafé und einen queeren Familienbrunch. Die meisten Angebote richten sich an Flinta, sind also für Frauen und Lesben sowie inter, nichtbinäre, trans und agender Menschen gedacht.

    Nicht immer leicht sei es, dem linken Anspruch auch gerecht zu werden. Das Arbeiten im Kollektiv sei »anstrengender« als in den klassischen Gastro-Jobs mit Chef*innen, meint Paulette. Denn in der Praxis bedeutet dies, viel im Plenum und unterschiedliche Bedürfnisse auszuhandeln. Aber laut Lotte hat das auch Vorteile. »Vor allem an Flinta gibt es oft den Anspruch: Du musst nett und freundlich sein, und du musst dir Belästigung gefallen lassen. Der Kunde ist bei uns aber nicht König, sondern die Tresenkraft hat das Sagen.« Das schaffe einen Ort, an dem Flinta sich ausprobieren und lernen können, darunter Buchhaltung, Reparatur und anderes.

    Die Preise zu erhöhen, kommt für das Kollektiv nur ungern infrage. »Wir haben Bauchschmerzen, wenn wir daran denken, die Preise zu erhöhen, weil wir wissen, was das mit den Gästen macht«, sagt Lotte. Stattdessen will das Cralle seine Räume häufiger vermieten, denn bei Veranstaltungen sei der Laden voller. Seit das Kollektiv die finanzielle Krise öffentlich gemacht hat, erfahre es viel Zuspruch. »Leute geben superviel Trinkgeld oder haben Ideen, etwas zu organisieren.« Nun soll monatlich ein Soli-Bingo stattfinden. Zudem läuft auf Startnext eine Spendenkampagne mit dem Ziel von 11.585 Euro. Fast 7000 Euro sind bereits eingegangen, eine Woche bleibe noch Zeit. Das Geld soll die Schulden, erwartbare Nebenkostenzahlungen und das Sommerloch abdecken, das meist die umsatzschwächere Zeit sei.

    Damit es im Café Cralle weitergeht, braucht es nun Unterstützung. »Wir brauchen mehr Öffentlichkeit, um weitermachen zu können«, sagt Paulette. Es brauche mehr Aufrufe fürs Crowdfunding, mehr Gäste und »ein Bewusstsein dafür, dass wir jetzt Kohle brauchen«. Auch neue Collectivistas sucht das Kollektiv, »mit Leidenschaft für Kneipe und das politische Projekt«, wie Melina sagt. Lotte wünscht sich zudem Menschen, die den Raum füllen, »sei es, einen Geburtstag hier zu feiern, einen Stammtisch ins Leben zu rufen, Veranstaltungen zu organisieren«. Für Paulette geht es um mehr als das Cralle: »Es braucht diese Orte in Kiezen, in denen wir zusammenkommen, uns austauschen, uns schützen und unterstützen.« Und: »Zusammenrücken ist gerade für Kneipen und Cafés wichtig.«

    #Berlin #Wedding #Hochstädter_Straße #Gastronomie #Kollektivbetrieb #Feminismus #Jugend

  • Écoféminisme pour les 99%  : trois thèses

    Face à l’effondrement écologique, l’écoféminisme n’a jamais été un supplément d’âme du féminisme  : c’est un chantier philosophique et politique à part entière. Dans ce texte inédit en français, Iwona Janicka rappelle comment l’écoféminisme dessine une autre manière d’habiter le monde fondée sur la subsistance et la régénération plutôt que sur la croissance et la production. Elle y forge deux concepts forts  : la «  pluriversalité terrestre  » et la «  politique de la cohabitabilité  ». Un manifeste autant qu’un geste préfiguratif  : et si le vrai privilège des 1% n’était plus la richesse, mais l’illusion de pouvoir encore ignorer l’interdépendance avec le vivant  ?

    ▻https://lestempsquirestent.org/fr/numeros/numero-10/ecofeminisme-pour-les-99-trois-theses

    #ecologie #feminisme

  • Arguments en faveur de la reconnaissance du féminicide comme infraction pénale à part entière en Afrique du Sud

    La découverte des corps de neuf femmes à Ekurhuleni a remis au premier plan une question nationale : la reconnaissance légale du féminicide permettrait-elle d’améliorer les enquêtes, la responsabilisation et la prévention ?

    La découverte des corps de neuf femmes à Ekurhuleni entre juillet et septembre 2026 représente bien plus qu’une simple série de décès non élucidés. C’est un signal d’alarme quant au fossé qui existe entre la reconnaissance par l’Afrique du Sud de la violence de genre et du féminicide en tant que catastrophe nationale, et la capacité de l’État à prévenir, enquêter et poursuivre les meurtres liés au genre. Au 20 septembre, huit des femmes avaient été identifiées, sept familles avaient été informées, trois personnes avaient été interrogées et une arrestation avait eu lieu dans le cadre de la première affaire survenue en juillet. La police n’avait pas conclu qu’un seul auteur était responsable.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/01/arguments-en-faveur-de-la-reconnaissance-du-fe

    #feminisme #afriquedusud

  • Loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : des moyens enfin suffisants ?

    L’Assemblée nationale examine une proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles à partir du jeudi 1er octobre.
    Elle prévoit notamment la création d’unités spécialisées au sein de la police judiciaire et de juges aux violences sexuelles et intrafamiliales, sur le modèle espagnol.
    La question des moyens alloués pourrait être parasitée par des négociations politiques liées au vote du budget.

    ▻https://theconversation.com/loi-integrale-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-des-moyens

    #feminisme