• Féminicides en Suisse : la #violence à huis clos

    Le nombre de #meurtres commis sur des femmes dans le contexte domestique a atteint un nouveau record en 2025. La Confédération et les cantons ont pris des mesures pour freiner cette violence et mieux protéger les victimes. Mais la Suisse en fait-elle assez ?

    Binningen (BL) : le 13 février 2024 vers midi, un homme de 41 ans frappe son épouse de 38 ans au visage et l’étrangle dans leur maison. Il découpe le cadavre pour le faire disparaître. Le couple, parent de deux enfants en bas âge, était sur le point de se séparer. Corcelles (NE) : dans la nuit du 20 août 2025, une femme de 47 ans et ses deux filles meurent poignardées chez elles. L’ex-mari, âgé de 52 ans, attire rapidement l’attention des enquêteurs. Grabs (SG) : le 26 avril 2026, une femme de 71 ans succombe dans sa villa. La police arrête son époux, âgé de 67 ans.

    Trois lieux, trois années, trois meurtres. Qui montrent à quel point le cadre domestique peut être dangereux pour des femmes de tout âge, même dans un pays aussi paisible que la Suisse. La violence exercée par les conjoints ou ex-conjoints commence peu à peu à interpeller la société et le monde politique, mais ces crimes ne sont plus des actes isolés depuis longtemps. En Suisse, une femme meurt toutes les deux à trois semaines en moyenne dans un contexte de violence domestique. En 2025, avec 25 femmes et filles tuées, un nouveau record a été atteint depuis qu’on a commencé, en 2009, à recenser ces meurtres séparément. En tout, 55 homicides ont été commis en Suisse l’an dernier.

    Le gouvernement s’inquiète

    La violence domestique n’épargne pas les hommes. Mais pour ce qui est des meurtres, le tableau est clair : plus de 90 % des victimes sont des femmes, les auteurs étant majoritairement des hommes. Le chiffre record de 2025 a inquiété le gouvernement. « Cela ne peut pas continuer ainsi », a déclaré la ministre de l’intérieur, Elisabeth Baume-Schneider. Le ministre de la justice, Beat Jans, a souligné qu’aucun autre délit ne fait autant de victimes que la violence contre les femmes. Au milieu de 2025 déjà, une commission de représentants de la Confédération, des cantons et des communes a arrêté des mesures urgentes. Les régions ont par exemple été invitées à collaborer pour offrir des places aux femmes dans les #refuges.

    Nora Markwalder, professeure de droit pénal à l’Université de Saint-Gall, ne constate aucune hausse durable du nombre de féminicides. Mais elle trouve tout de même cette « tendance stable » préoccupante. Tandis que les meurtres entre hommes, commis lors de sorties, de disputes ou dans le milieu criminel, ont fortement reculé en Suisse ces dernières décennies, le nombre de femmes tuées par leur conjoint est resté constant. « Cela interroge », note la criminologue.

    Pas un « drame familial »

    Le terme de « féminicide » fournit une piste de réflexion. Popularisé dans les années 1970 par la sociologue américaine Diana Russell, il renvoie à la dimension sociétale de ces crimes. D’après une définition de l’ONU de 2012, les féminicides sont les meurtres commis sur des femmes dans un contexte domestique. Des analyses montrent qu’ils sont souvent liés, chez leurs auteurs, à une volonté de #domination, un sentiment de #possession et des #stéréotypes de #genre. Les séparations sont des phases à haut risque. « Près de la moitié des meurtres sont commis pendant ou après la #séparation », explique Nora Markwalder.

    En Suisse, le féminicide n’est pas un terme juridique. Des groupes de défense des droits des femmes, des responsables politiques et le projet de recherche stopfemizid.ch l’utilisent depuis quelque temps pour mettre ces affaires en lumière. Les médias et les autorités l’emploient aussi de plus en plus. Pour Nora Markwalder, il décrit la réalité : « Il s’agit d’un meurtre, pas d’un drame familial ou d’un crime passionnel, comme on le désignait souvent auparavant pour minimiser sa gravité. »

    Nouveau numéro d’aide aux victimes

    La Suisse a longtemps estimé que ce qui se passait chez les gens ne concernait pas l’État. La violence domestique – viols, voies de fait et menaces – n’est un délit officiel que depuis 2004. Des politiciennes de tous bords se sont battues pour que des mesures soient prises contre la violence faite aux femmes. En ratifiant la Convention d’Istanbul en 2018, la Suisse s’est engagée à agir. Une « feuille de route » de la Confédération et des cantons a porté de premiers fruits : au printemps de 2026, une ligne nationale d’aide aux victimes a été mise en place, le 142. Les cantons ont renforcé leur gestion des menaces pour détecter précocement la violence. Car le féminicide est souvent le point final d’une spirale de violence, comme l’a montré une analyse de la Confédération.

    Désormais, la police s’adresse de manière ciblée aux auteurs de violences. Des cantons testent le bracelet électronique pour interdire les contacts. La Confédération a lancé une campagne de prévention afin de sensibiliser la population à la violence domestique. Des modifications législatives sont envisagées, notamment dans le droit régissant la détention d’armes. En 2025, une étude de l’Université de Saint-Gall a montré que les meurtres domestiques sont souvent commis au moyen d’armes à feu en Suisse, surtout si les auteurs sont âgés. Il faut savoir que les Suisses peuvent conserver leur arme militaire même après avoir été libérés de l’obligation de servir.

    Critiques et exigences

    Les défenseurs des droits des femmes et les partis de gauche reprochent à la Suisse de ne pas appliquer assez rigoureusement la Convention d’Istanbul, malgré les progrès accomplis. Les refuges pour les femmes manquent d’argent, et la protection des femmes varie fortement d’un canton à l’autre. À droite, l’UDC estime que la violence domestique est surtout un problème de migrants. Elle exige des peines plus lourdes et des expulsions systématiques.

    La Confédération et les cantons prévoient de déployer une nouvelle stratégie nationale contre la violence domestique et sexuelle en 2027 afin d’harmoniser les mesures et de tenir compte de la violence numérique. Le Parlement a en outre commandé une étude de faisabilité pour une tenue de statistiques sur les féminicides, y compris hors du contexte domestique.
    Un procès marquant

    Dans l’affaire de Binningen, le procès de première instance s’est tenu en mai 2026. Il a fait apparaître la dynamique destructrice de la violence domestique. La Cour pénale de Bâle-Campagne a condamné l’époux à la perpétuité pour assassinat et atteinte à la paix des morts, estimant que, mortifié par la perspective d’une séparation et mû par un besoin de contrôle, par la vengeance et la colère, ce dernier avait aussi tué sa femme pour dissimuler les faits de violence conjugale. Le président du tribunal a parlé d’un problème de société : « Il s’agit là d’un féminicide. » Des membres de la famille, des amis et des militantes ont rendu hommage à la victime en formant une chaîne humaine devant le tribunal.

    https://www.swisscommunity.org/fr/nouvelles-et-medias/revue-suisse/article/feminicides-en-suisse-la-violence-a-huis-clos
    #féminicides #genre #femmes #Suisse #violence_domestique #statistiques #chiffres

  • Féminicide d’Hélène Rytmann-Legotien : comment Louis Althusser a tué sa femme et “inventé” le masculinisme | Francesca Barca
    https://voxeurop.eu/fr/feminicide-helene-rytmann-legotien-louis-althusser-masculinisme

    Cette histoire, à la fois banale et terrible, ressemble à celle de tant de femmes assassinées par leur partenaire : elle, la sociologue Hélène Rytmann-Legotien, voulait quitter son mari ; lui était violent et abusif. Il l’a tuée. Le meurtrier est Louis Althusser, philosophe marxiste célèbre et respecté du siècle dernier, qui a utilisé le mot “masculinisme” plusieurs décennies avant qu’il ne soit identifié comme un mouvement dangereux. Source : Vox Europ

  • Terrorisme masculiniste : l’alerte du renseignement intérieur français | France Inter
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/revelations/revelations-du-vendredi-05-juin-2026-4252960

    Dans une interview exclusive à la cellule investigation de Radio France, la DGSI lance l’alerte sur la menace du courant masculiniste radical en France. Les profils sont plus jeunes qu’avant – de 14 à 15 ans – les contenus plus violents et les processus de radicalisation plus rapides.

    Juillet 2025, près de Saint-Etienne. Un jeune homme de 18 ans se dirige vers son lycée avec deux couteaux dans son sac. Son projet : s’en prendre à des camarades de son lycée, toutes des jeunes femmes. Il est arrêté avant de passer à l’acte et mis en examen pour “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. Interrogé, le jeune homme se revendique d’une mouvance masculiniste radicale et violente : les incels.

    Ce courant est une préoccupation pour les services de renseignements français. La DGSI [Direction générale de la Sécurité intérieure] a accepté exceptionnellement de répondre aux questions de la cellule investigation de Radio France. Ils tirent la sonnette d’alarme face à une menace qui a “une potentialité terroriste forte”.
    Une radicalisation plus rapide

    Le masculinisme est né dans les années 1990 aux États-Unis. Les adeptes de cette idéologie considèrent qu’au nom de l’égalité, les droits accordés aux femmes ont supplanté ceux des hommes et que la société est aujourd’hui dominée par les femmes. Ce courant se présente en opposition au féminisme, pour redonner du pouvoir aux hommes. L’incelisme en est son émanation la plus radicale. Les “incels” considèrent que les femmes sont responsables de leur célibat et vont parfois jusqu’à commettre des tueries de masse pour se venger. C’est le cas notamment d’Eliott Rodger, qui a tué 6 personnes et en a blessé 14 en Californie en 2014.

    La DGSI constate un rajeunissement des jeunes masculinistes radicalisés, dès 13 ans. “Mais la majorité se situe plutôt vers 14 ou 15 ans. Nous en avons beaucoup”, explique Mathieu [pseudonyme], l’agent de la DGSI que nous avons rencontré. La porte d’entrée de cette radicalisation incel, ce sont des vidéos sur Tiktok ou Instagram qui traitent de santé mentale et peuvent accrocher des jeunes garçons qui ont “des pulsions assez auto-destructrices, mortifères, avec des failles psychologiques, des problèmes mentaux qui n’ont pas été diagnostiqués”. Les services de renseignement observent également une radicalisation plus rapide. “En quelques mois seulement, quelqu’un peut passer d’un adolescent dans une construction normale à quelqu’un de radicalisé et prêt à passer à l’acte”, précise Mathieu.
    Une idéologie qui infuse dans la société

    Pour détecter les signaux de radicalisation (consultation de vidéos gore pour se désensibiliser, publication de vidéo, usage de l’IA, fascination pour les tueurs de masse...), les services de renseignement et le parquet national antiterroriste se forment et sont mobilisés. “Au niveau parisien, cela représente une cinquantaine de personnes, incluant les 30 magistrats du Parquet national antiterroriste, ainsi que des magistrats du siège qui ont été spécifiquement sensibilisés à cette problématique”, explique Olivier Christen, le procureur du PNAT (Parquet national antiterroriste). À ce jour, plusieurs dizaines de profils de mineurs sont pris en charge par les services de l’État pour être déradicalisés.

    Si jusqu’ici seul un homme adhérant à cette idéologie a été mis en examen en juillet 2025 en France pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle”, l’idéologie masculiniste infuse dans la société et ses adeptes ont des cibles bien identifiées.
    Le féminisme en ligne de mire

    “Nique ta grand-mère sale pute de Femen”, “le seul mot féminin que tu dois connaitre c’est : cuisine”. “Au bûcher sorcière.” C’est le genre de message que Typhaine D. reçoit par milliers en 2022 après avoir participé à un débat en ligne ou elle défendait la féminisation de la langue française. Elle reçoit au total près d’un million de messages d’insultes misogynes, de menaces de mort, de viol et d’incitations au suicide...

    Ce déferlement de haine sort même de la sphère numérique. Dans les transports en commun, dans la rue, la jeune femme est menacée et se fait parfois cracher dessus. Elle reçoit aussi des lettres à son domicile. Face à cette violence, elle ne sent plus en sécurité et quitte Paris. La jeune femme a porté plainte et 9 hommes ont été condamnés en septembre 2025, pour harcèlement moral aggravé parce qu’ils visaient une femme.

    Les associations féministes sont également prises pour cibles. Le planning familial, symbole de la défense des droits des femmes à disposer de leur corps, a été visé en octobre 2025 par une menace d’attentat suicide de la part d’un homme opposé à l’avortement et qui se revendique de la branche radicale incel.
    "On sent qu’il y a un basculement”

    Ce retour d’idées misogynes, portées par une galaxie d’influenceurs, parle particulièrement à un jeune public. Louise-Marie Giacomuzzo intervient dans les collèges et les lycées dans le cadre de l’éducation à la vie relationnelle affective et sexuelle. Elle constate sur le terrain la porosité des discours masculinistes chez les jeunes hommes. “Quand je suis en classe et que je suis face à en moyenne 30 élèves, je dirais qu’il y a un tiers qui revendique ce discours, un tiers qui se tait, mais qui, par le silence ou par des clins d’œil, des sourires, valide et il y a un tiers qui s’y oppose quand il en a le courage. Avant, on avait des vraies oppositions, des personnes qui disaient : ‘Mais c’est scandaleux de penser comme ça !” Ou alors : ‘Mais tais toi, tu n’as pas à dire ça !’ Alors qu’aujourd’hui ils vont rigoler et ne vont plus s’opposer à ce discours. Donc on sent qu’il y a un basculement quand même.”

    Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes appelle le gouvernement à mettre en place une stratégie nationale de prévention et de lutte contre le masculinisme.
    Lire l’enquête intégrale sur franceinfo.fr

    "Plus jeunes et plus dangereux" : l’alerte de la DGSI sur la menace masculinisteOuverture dans un nouvel onglet par Laetitia Cherel



  • Pour la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les féminicides

    [...] des femmes sont tuées par des proches, souvent après des signalements ou des demandes d’aide restées sans suite. [...] Colère et impuissance face à ces drames récurrents. Les familles pleurent des mères, des sœurs, des filles. Les chiffres officiels semblent insuffisants pour mesurer l’ampleur réelle du phénomène.


    Nous demandons la création urgente d’une commission d’enquête parlementaire qui :

    – établira l’étendue des défaillances institutionnelles, policières et judiciaires ;

    – proposera des mesures concrètes pour protéger les victimes et prévenir les homicides sexistes.


    Cette demande vise à mettre fin à l’absence de réponse structurée et à redonner confiance aux victimes qui cherchent de l’aide.


    Missions et Mesures Proposées pour la Commission

    – la commission enquête sur les procédures de signalement, l’accès aux ordonnances de protection, la formation des forces de l’ordre, et la coordination entre les services sociaux et judiciaires.

    – la commission entend des victimes, des associations, des magistrats et des policiers. Elle analyse les données disponibles et propose des indicateurs de suivi. Les parlementaires portent ces recommandations et prévoient des moyens budgétaires pour les appliquer.


    Des mesures concrètes seront proposées pour :

    – renforcer la prévention,

    – accélérer les procédures de protection,

    – assurer un suivi effectif des personnes menacées.


    La commission rendra un rapport public avec des recommandations chiffrées et des échéances précises.


    Appel à la Mobilisation

    Signez cette pétition pour demander aux députés et sénateurs d’initier immédiatement la commission.


    Publication : 5/01/2026 ✅️
    Admissibilité : 10k en 6 mois ✅️
    Visibilité média : 200.000 voix
    Débat hémicycle : 500.000 voix


    https://politipet.fr/4991
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-4991

    #féminicides

  • La #Suisse protège-t-elle le #droit_à_la_vie ?

    Le 24ème épisode du podcast – le deuxième épisode bilingue enregistré en public– se penche sur les féminicides.

    Tous les 11 jours, une femme meurt en Suisse à cause de violences sexistes et sexuelles. L’année 2025 représente un triste record, avec 29 féminicides recensés par l’ONG StopFemizide. Pourquoi la Suisse peine-t-elle à lutter contre ce phénomène ? Quelles actions sont entreprises par les autorités fédérales et cantonales et par la société civile pour renforcer la protection des femmes ?

    Le #droit_à_la_vie_des_femmes, ancré dans la Constitution fédérale et dans la #Convention_d’Istanbul, se heurte à la #violence qui se manifeste contre elles en Suisse. En 2025, le féminicide d’Epagny, dans le canton de Fribourg, a créé une onde de choc : un homme a tué son épouse avec un fusil de chasse avant de se suicider, alors qu’il était sous surveillance depuis six mois pour violences conjugales répétées. Dans un récent arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, N.D c. Suisse, la Suisse a été condamnée pour inaction face à un danger certain et imminent encouru par une femme ayant réchappé à un féminicide. Le Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des #femmes et la #violence_domestique du Conseil de l’Europe a déploré les grandes disparités importantes entre les cantons et l’absence d’harmonisation pour lutter contre la violence à l’encontre des femmes.

    Bien que la Confédération ait lancé une campagne nationale de sensibilisation à toutes les formes de violences de genre et adopté des mesures urgentes au vu du nombre inquiétant de féminicides commis en 2025 et que les cantons s’organisent pour développer des solutions telles que le bracelet électronique, la société civile continue d’appeler à renforcer la prévention. Où sont les lacunes dans la protection des femmes et quels sont les besoins ? La Suisse peut-elle s’inspirer de l’étranger ?

    Gian Beeli, co-directeur du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG), Sophie Delessert, directrice du Bureau pour l’égalité hommes-femmes et la famille du canton de Fribourg et Blertë Berisha, co-directrice de la Fédération Solidarités femmes de Suisse et du Liechtenstein répondent à ces questions.

    https://www.humanrights.ch/fr/nouvelles/podcast-article-sept-24
    #podcast #féminicides #audio #VSS #féminicide

    • #Stop_Femizid

      Féminicides en Suisse
      En Suisse, toutes les deux semaines, une femme est tuée par son mari, son partenaire, son ex-partenaire, son frère ou son fils, parfois par un inconnu. Le Bureau fédéral de l’égalité des sexes rapporte que chaque semaine une femme survit à une tentative de féminicide.

      Les statistiques mettent en lumière les cas de violence et de décès connus, le nombre de cas non signalés restant inconnu. Il n’existe pas en Suisse d’organisme officiel qui enregistre les féminicides et tient des statistiques sur les homicides sur la base du genre féminin ou masculin.

      Les féminicides ne sont pas des cas isolés mais le résultat d’une violence structurelle dont le point de départ se trouve dans les rapports de force patriarcaux de notre société. La violence contre les femmes est encore souvent traitée comme une affaire privée, on le remarque dans la façon dont la société la traite. Le terme féminicide n’est pas encore un terme politique établi en Suisse. Son utilisation a de nouveau été rejetée par le Conseil des Etats à l’été 2020 : il n’est pas prévu pour l’instant d’utiliser le terme de féminicide.
      En 2023, la police du canton de Zurich est intervenue en moyenne 20 fois par jour en cas de conflits familiaux ou de violences domestiques. Au Tessin, c’était trois fois par jour en 2018. A Genève, la police cantonale a enregistré près de deux signalements par jour en 2019.

      Il n’y a pourtant pratiquement pas de reportages sur la violence et les féminicides. Les rares articles ne sont en général que dans les journaux locaux et les tabloïds, décrits comme un « drame familial », un « crime passionnel », une « tragédie relationnelle » - et comme un « incident isolé ».

      Les recherches menées à l’Institut Max Planck de Freibourg (Allemagne) pour l’étude de la criminalité, de la sécurité et du droit montrent qu’une image toxique et hypertrophiée de la masculinité est une caractéristique commune à tous les auteurs de crimes. Ce sont les rôles traditionnels des hommes et des femmes qui façonnent davantage les auteurs des crimes que leur nationalité, leur origine et leur statut social. La Convention d’Istanbul décrit également les rôles traditionnels des sexes (patriarcaux) comme étant en partie responsables de la violence contre les femmes. Le traité international, entré en vigueur en Suisse le 1er avril 2018, stipule explicitement que la violence domestique doit être considérée comme une violation des droits de l’homme.

      En Suisse, la prévention et l’éducation font encore défaut : les auteurs ont parfois un long passé de violence ; chaque féminicide est l’échec des mécanismes de contrôle social de la police, des experts et la justice.

      Afin de documenter la violence contre les femmes de la manière la plus complète possible, nous comptons non seulement les féminicides résultant de violences domestiques, mais aussi les féminicides dont les auteur-es n’avaient aucun lien avec les victimes ; les cas de motifs racistes, homophobes, transphobes et anti-handicap ou contre les travailleuses du sexe.

      https://www.stopfemizid.ch/francais

  • Giornata contro le violenze di genere. Finalmente ci sono dei dati a smentire i pregiudizi (anche quelli di Valditara)

    Questo è il primo 25 novembre in cui sappiamo davvero cosa succede nel nostro Paese. Numeri, età delle vittime, province, relazioni con gli autori sarebbero dati ancora sepolti negli archivi della polizia se l’associazione #DatiBeneComune e Period Think Tank non li avessero ufficialmente richiesti. È solo l’inizio di una campagna per avere informazioni trasparenti ed elaborabili da chiunque. È un diritto, ed è necessario per combattere la violenza contro le donne ogni giorno, non solo oggi

    Le vittime di violenza di genere non sono tutte giovani, incaute e disorientate, non abitano al Sud o nelle grandi città e, soprattutto, non sappiamo ancora abbastanza su di loro, su quanto hanno subito e da chi. Per arrivare a smontare alcuni pregiudizi e stereotipi, e soprattutto comprendere la diffusione del fenomeno, sono state necessarie ricerche di dati ufficiali e un lavoro di analisi. Lo hanno fatto insieme l’associazione #DatiBeneComune e Period Think Tank, che hanno chiesto e ottenuto dal ministero dell’Interno informazioni dettagliate. Così questo è il primo 25 novembre, giornata nazionale contro le violenze di genere, in cui si potrà riflettere sulle violenze di genere a partire da statistiche precise. Molti aspetti, tuttavia, restano ancora da sondare.

    La verità su vittime, aree e correlazione

    Solo sfogliando i 2.422 reati commessi tra il 2023 e il 2024 contro un individuo di genere femminile, per esempio, si scopre che le vittime hanno le età più svariate.

    Tenendo conto di omicidi, tentati omicidi, episodi di stalking, maltrattamenti in famiglia, violenze sessuali o lesioni dolose o altri reati da codice rosso, tra le donne che hanno subito violenza da parte di un conoscente ce ne sono tredici minori di 5 anni e 148 tra i 15 e i 19, ma anche 615 oltre i 50 anni (25 per cento delle vittime), di cui sette tra i 90 e i 100. Sfatando il mito della violenza come fenomeno solo giovanile, questi dati mostrano che quasi metà delle vittime ha tra i 30 e i 45 anni, quindi si tratta presumibilmente di donne nel pieno della vita lavorativa, spesso con figli, in relazioni stabili o uscite da separazioni. E che possono abitare in tutta Italia. Stavolta, infatti, il divario Nord-Sud non conta.

    Focalizzandosi sulla distribuzione di delitti, reati spia, codice rosso in proporzione alla popolazione residente, dagli stessi dati si può ricavare una classifica delle province con più episodi di violenza di genere. In cima ce ne sono tre di piccola-media dimensione – Trieste, Imperia e Caltanissetta, rispettivamente con 608, 598 e 559 reati ogni 100mila abitanti –, città dove bastano pochi episodi in più per variare il tasso al rialzo, mentre quello delle grandi città resta comunque più basso.

    Roma è a 545 casi ogni 100mila abitanti, Napoli a 523 e Milano a 408 episodi. La geografia dell’Italia delle violenze di genere cambia nuovamente se si confrontano reati commessi, vittime e segnalazioni su scala provinciale. Mettere in relazione i primi due fa capire quanti episodi in percentuale coinvolgono più persone o rappresentano più reati “in un solo colpo”. Correlare i primi e i terzi fornisce un elemento per valutare la capacità investigativa locale. Anche in questa nuova mappa spicca Roma con 10.947 reati commessi, 3.559 vittime, 1.948 segnalazioni/autori, a seguire c’è poi Milano che supera Napoli nei reati commessi, ma non nel numero di vittime.

    Focalizzandosi infine sui dati legati al codice rosso e alla loro evoluzione nel tempo, si può monitorare l’efficacia del provvedimento stesso. Dal 2019 (anno in cui è stato introdotto) a oggi, sia i reati commessi, sia le vittime di genere femminile sono quasi quintuplicate, segnale non tanto di un boom di violenza quanto di maggior tracciamento, grazie anche all’introduzione di nuovi reati (come revenge porn, sfregio permanente e matrimonio forzato), alle procedure accelerate e a livelli di sensibilizzazione crescenti.

    I dati (non) condivisi dal governo

    Questo è il primo 25 novembre, giornata nazionale contro le violenze di genere, in cui le italiane e gli italiani possono riflettere sul fenomeno a partire da queste informazioni tra le mani. Sarebbero ancora sepolte negli archivi della polizia criminale se qualcuno non avesse presentato una richiesta ufficiale per liberarle al ministero dell’Interno. A farlo è stata l’associazione #DatiBeneComune assieme a Period Think Tank, recriminando un diritto fondamentale in una democrazia, attraverso uno strumento denominato “accesso civico generalizzato” (in alcuni paesi si chiama Foia, l’acronimo che definisce la legge statunitense chiamata «Freedom of information act») che permette a chiunque di richiedere dati alla pubblica amministrazione, senza dover motivare la richiesta.

    Il 18 aprile 2025 Giulia Sudano (in rappresentanza di Period Think Tank) ha chiesto dati statistici sulla violenza di genere in Italia: numeri, età delle vittime, province dove avvengono i reati, relazioni tra vittime e autori. Tutte informazioni che avrebbero dovuto essere già pubbliche e disponibili, ma che ha ricevuto dal Dipartimento della Pubblica sicurezza solo grazie a questa azione e dopo 21 giorni di attesa. Migliaia e migliaia di righe di dati sono diventati improvvisamente accessibili, rivelando sei anni (dal 2019 al 2024) di informazioni per leggere il fenomeno della violenza di genere in Italia con un livello di dettaglio mai reso pubblico prima.

    Nei dati liberati, oltre a qualche esempio già visto sopra, si trovano informazioni di vario tipo e divisi per province. Reati commessi, vittime di genere femminile e persone denunciate o arrestate, ma anche tutti i delitti violenti (omicidi, tentati omicidi, lesioni dolose, percosse, minacce, violenze sessuali), i reati spia (atti persecutori, maltrattamenti in famiglia, violenze sessuali) e i reati del codice rosso (costrizione al matrimonio, deformazione del viso, diffusione illecita di immagini intime, violazione di allontanamento e divieto di avvicinamento).
    Mancano i dati sui femminicidi. Ma c’è un perché

    Non compare la categoria dei femminicidi, non perché non ci sono i dati, ma perché non c’è la categoria. Al contrario di paesi come la Spagna, che sta perfino lavorando con le sottocategorie di tale reato, fino ad oggi l’Italia non ha codificato questo termine come fattispecie giuridica a sé stante, motivo per cui ministero non ha finora monitorato i casi. Proprio oggi, la Camera ha approvato una legge che introduce nel codice penale il reato di femminicio, colmando finalmente questo vuoto.
    Eppure, come spiega Sudano, presidente di Period Think Thank, “ampliare l’accesso e la completezza dei dati sul fenomeno della violenza maschile alle donne e di genere nelle sue diverse forme dovrebbe essere una priorità di tutte le istituzioni, a partire dal ministero dell’Interno, sia per elaborare politiche più efficaci di prevenzione basate sui dati, sia per permettere a tanti soggetti diversi di pianificare interventi più mirati”.

    Diritto di sapere, opportunità di prevenire

    Sfogliando i dati liberati, emergono poi anche altre criticità, per esempio la difficoltà di incrociare data set perché alcuni riportano vittime solo di genere femminile e altri prevalentemente, ma non solo. Si intravvedono le dinamiche che i dati aggregati nascondono, ma non si ha la totale libertà di utilizzarli in autonomia, come dovrebbe accadere con dati pubblici quando non lo sono per definizione. Stretti in formati excel o csv, questi numeri sembrano riservati agli esperti, di violenza o di dati, ma non è così. Anche chi non li sa leggere può trarne beneficio in quanto membro della comunità. “Non ci si deve accontentare di report pubblicati da diversi enti che non parlano tra loro. Avere informazioni dettagliate, disaggregate, accessibili e continuative offre una serie di opportunità – osserva Donata Columbro, esperta di data journalism e autrice di Perché contare i femminicidi è un atto politico (Feltrinelli, 2025) –. Abbiamo bisogno di poter mettere insieme dati diversi, ma questa sistematizzazione tuttora manca. Ciò ci impedisce di avere chiaro il quadro del fenomeno della violenza di genere in Italia e di cambiarne la narrazione”.

    Senza dati disaggregati e accessibili in continuità è impossibile progettare interventi efficaci e valutare se lo sono davvero e nel tempo. I centri antiviolenza non sanno dove rafforzare la presenza. Le forze dell’ordine non possono affinare i protocolli di valutazione del rischio. Le amministrazioni locali distribuiscono fondi senza sapere dove il fenomeno è più acuto. E il dibattito pubblico si sviluppa su stereotipi: la vittima giovane e ingenua, l’aggressore straniero, il raptus improvviso. Tutte narrazioni che i dati potrebbero aiutare a smentire o confermare, se solo fossero accessibili. L’Inghilterra sta perfino sviluppando un Homicide Index, strumento sistematico per indagare casi di femminicidio e identificare indicatori di rischio.

    L’Italia arranca e non sembra nemmeno avere fretta di recepire la direttiva Ue 2024/1385 che dal 14 giugno 2027 imporrà a tutti gli Stati membri di raccogliere e diffondere le statistiche annuali sulla violenza contro le donne, con disaggregazione per età, sesso e relazione con l’autore. Da alcuni anni c’è una legge nazionale, la 53/2022, che introduce l’obbligo di raccolta e pubblicazione di flussi informativi periodici sulla violenza di genere secondo le linee fornite dall’European institute for gender equality (Eige), ma l’Italia continua imperterrita a produrre report annuali aggregati, inaccessibili per analisi autonome.

    #dativiolenzadigenere bene comune intersezionale

    Incapacità? Scelta politica? Secondo Columbro questo atteggiamento è soprattutto frutto della “mancanza della cultura del dato”, ovvero della scarsa consapevolezza di quanto avere dati disaggregati e liberi potrebbe aiutare a spezzare il ciclo che proprio nel 25 novembre trova uno dei passaggi chiave. Un femminicidio “imprevisto”, l’indignazione pubblica, l’annuncio di nuove misure. Poi il silenzio, fino al caso successivo. Sul tema della violenza maschile alle donne e di genere, Sudano è convinta che “da parte dell’attuale governo ci sia un chiaro intento di strumentalizzazione politica, come dimostrano le dichiarazioni del ministro dell’Istruzione e del Merito Giuseppe Valditara nel 2024 su una presunta correlazione fra ‘fenomeni di violenza sessuale e forme di marginalità e di devianza in qualche modo discendenti da una immigrazione illegale’ – afferma la presidente di Period Think Thank –. Queste affermazioni non sono supportate in alcun modo dai dati, quindi il fatto di non renderli facilmente accessibili e completi implica una chiara scelta politica, perché non permette di verificare queste affermazioni conoscendo i dettagli su relazioni tra vittima e autore, contesto dei reati o distribuzione territoriale e sulle diverse forme di violenza”.

    Anche per questo motivo, #datibenecomune e Period Think Thank, stavolta in collaborazione con Donne in Rete contro la violenza (D.i.Re), hanno lanciato la campagna di raccolta firme su grande scala. Si chiama #dativiolenzadigenere e conta già oltre 22mila adesioni: “L’idea è quella di mobilitare la società civile per creare una domanda politica rispetto alle disponibilità dei dati sul tema della violenza maschile alle donne e di genere, e più in generale su tutti i temi”, precisa Sudano.

    Non dovrebbero più servire le richieste di accesso civico generalizzato ("Foia") per avere informazioni che devono essere per legge condivise. L’obiettivo della lettera che i promotori della campagna invieranno alla presidenza del Consiglio, al ministero dell’Interno e al ministero della Giustizia è infatti quello di ottenere dati dal 2019 in poi, in formati aperti, corredati da metadati, disaggregati per genere, età, comune di residenza delle vittime e degli autori. E che riguardino tutte le fattispecie di reato connesse alla violenza di genere, specificando se vi fosse stata denuncia precedente e considerando la violenza digitale. Tutti possono partecipare con una firma per un prossimo 25 novembre con ancora più dati a disposizione, più precisi e classificabili e (potenzialmente) meno femminicidi. Si può sostenere la campagna sul sito datibenecomune.

    https://lavialibera.it/it-schede-2500-giornata_contro_le_violenze_di_genere_finalmente_ci_sono_
    #VSS #données #féminicides #chiffres #violences_de_genre #femmes #genre #Italie

  • Mourir en direct : Narcoculture, féminicide et spectacle de la mort à l’ère des influenceurs
    https://lundi.am/Mourir-en-direct-Narcoculture-feminicide-et-spectacle-de-la-mort-a-l-ere-des

    Le meurtre de l’influenceuse mexicaine Valeria Márquez en plein jour lors d’une émission en direct à Zapopan n’est pas un événement isolé. Il est le symptôme visible d’un ordre contemporain où convergent le crime, la célébrité, la féminité et le spectacle. Au Mexique, pays marqué par la violence structurelle et la narcoculture, la spectacularisation de la mort ne se produit plus seulement dans les médias traditionnels, mais aussi sur l’écran du téléphone portable. Des influenceurs assassinés, des vidéos virales d’exécutions, des célébrités numériques qui disparaissent ou sont exécutées en direct : tout cela témoigne d’un régime de visibilité où la mort a été pleinement intégrée au divertissement et à la punition. Cet article propose une lecture critique du phénomène basée sur une articulation entre féminicide, spectacle, nécropolitique et économie numérique. Traduction d’Alèssi Dell’ Umbria.

    #féminicides #narcoculture #capitalisme_gore #capitalisme_numérique

  • Suivi du #droit_à_la_vie – Année #2024

    En 2024, 10 457 personnes sont mortes à la frontière occidentale euro-africaine.

    Notre rapport “Droit à la vie 2024” fait état de la période la plus meurtrière jamais enregistrée, avec des chiffres dévastateurs de 30 morts par jour en moyenne. Parmi les victimes figurent 421 femmes et 1 538 enfants et adolescents.

    La route de l’Atlantique, avec 9 757 morts, reste la plus meurtrière au monde. Les tragédies ont particulièrement augmenté sur la route mauritanienne, consolidant ce pays comme le principal point de départ vers les îles Canaries. La route algérienne, en mer Méditerranée, est la deuxième plus meurtrière selon nos registres, avec 517 victimes. Le #détroit_de_Gibraltar a coûté la vie à 110 personnes et 73 autres ont perdu la vie sur la #route_d’Alboran. En outre, 131 bateaux ont été perdus avec toutes les personnes à bord.

    L’omission du devoir de sauvetage et l’#externalisation des frontières et du sauvetage sont parmi les principales causes de l’augmentation du nombre de décès aux frontières de l’État espagnol

    Outre ces chiffres, le rapport Droit à la Vie 2024 dénonce les principales causes de cette augmentation des naufrages et des victimes. Parmi les causes principales, nous soulignons l’omission du devoir d’assistance, la priorisation du contrôle migratoire sur le droit à la vie, l’externalisation des frontières dans des pays sans ressources adéquates, l’inaction et l’arbitraire dans les sauvetages, la criminalisation des organisations sociales et des familles, ainsi que les situations d’extrême vulnérabilité qui poussent les migrants à se jeter à la mer dans des conditions très précaires.

    Les #femmes confrontées à la #violence_structurelle à la frontière

    Le rapport analyse également la situation des femmes lors des traversées migratoires, qui se font principalement dans des embarcations pneumatiques entre #Agadir et #Dakhla. En transit, ces femmes subissent des violences, des #discriminations, du #racisme, des #expulsions et des #violences_sexuelles, et sont contraintes de survivre dans des conditions extrêmes qui les poussent à la #mendicité, à la #prostitution et à des #emplois_précaires, tout en risquant d’être recrutées par des réseaux de trafiquants d’êtres humains.

    Un nombre croissant de femmes migrantes se déplacent en #pirogue depuis le #Sénégal, la #Gambie et la #Mauritanie pour échapper aux conflits et à l’impact du #changement_climatique dans les régions appauvries. On observe également une présence croissante de femmes sur la route des #Baléares en provenance d’Afrique centrale et occidentale, traversant la Libye et la Tunisie et subissant des violences, de l’#esclavage, des #féminicides raciaux et des #déplacements_forcés vers l’#Algérie.

    Le manque de protection des #enfants sur les routes migratoires

    Notre rapport fait état d’une augmentation du nombre d’enfants et d’adolescents sur les principales routes migratoires vers l’Espagne, qui continuent de souffrir d’un manque de protection et de garanties de la part des autorités. Ces mineurs sont traités comme des migrants plutôt que comme des enfants, et sont donc exposés au marketing politique et sont la cible de discours de haine, ce qui les expose à des situations dans lesquelles leurs droits sont violés.

    La situation est particulièrement critique aux #îles_Canaries, où des enfants non identifiés comme tels vivent avec des adultes dans des centres d’accueil, une réalité qui les expose à de graves dangers.

    Il reste difficile pour les familles de dénoncer et de rechercher leurs #enfants_disparus le long des routes migratoires

    Un autre aspect analysé dans le rapport Droit à la vie 2024 est la réalité des familles qui recherchent leurs proches #disparus à la frontière occidentale euro-africaine. Malgré quelques progrès dans la réception des plaintes et des exemples de bonnes pratiques, les obstacles à l’exercice de leurs droits restent nombreux, et les difficultés à prélever des échantillons d’ADN ou à déposer des plaintes sont particulièrement choquantes. Ces familles sont ainsi re-victimisées par un système qui les stigmatise et considère leurs proches comme des victimes de seconde zone. En l’absence de garanties pour l’exercice de leurs droits, les familles courent le risque de tomber entre les mains de bandes d’extorqueurs.

    Face à ces situations difficiles, les familles s’organisent en réseaux communautaires et se tournent vers la famille élargie pour surmonter les obstacles qui les empêchent de retrouver leurs proches. Chaque année, les familles à la recherche de leurs proches sont confrontées à un système de mort systématique aux frontières qui fait des milliers de victimes comme celles décrites dans ce rapport.

    https://caminandofronteras.org/fr/monitoreo/suivi-du-droit-a-la-vie-annee-2024
    #caminando_fronteras #rapport #route_Atlantique #Espagne #statistiques #chiffres #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #migrations #réfugiés #identification #disparitions #missing

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  • Après le féminicide de leur mère, les cinq filles de la victime, âgées de cinq à quinze ans, sont soutenues par une association qui lance une cagnotte

    Donc en france aucune aide n’existe pour soutenir les victimes des #féminicides ? Ici les 5 filles de leur mère assassinée.

    « L’objectif de l’association, c’est d’aider à la prise en charge parentale de la fratrie », témoigne Alison Lopes, qui soutient depuis le début la famille et surtout Michèle Gabens, la grand-mère maternelle, devenue par la force des choses la curatrice des filles.

    « La mère d’Isabelle ne touche que les aides de la CAF (Caisse d’allocations familiales) et sa retraite ne suffit pas à prendre en charge tout le soutien, à la fois psychologique et scolaire, dont ont besoin les cinq filles », certifie Alison.

    De facto, la retraitée, qui ne reçoit aucune aide spécifique, doit faire face notamment à des frais extrascolaires importants. « Après avoir suivi une scolarité dans une école hors contrat, trois des filles ont intégré un collège public et, malgré leurs efforts et leur volonté, elles ont besoin d’un accompagnement spécifique pour surmonter leurs lacunes. Elles suivent chacune cinq heures de soutien scolaire par semaine pour maximiser leurs chances de réussite scolaire », précise la bénévole. Le coût de ce suivi s’élève à 840 euros par mois.

  • Les féminicides ont-ils vraiment baissé de 20 % en 2023 ?

    Le 2 janvier, le garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti a affirmé au Figaro que le nombre de #meurtres de #femmes par leur conjoint ou ex-conjoint était en baisse en 2023, et atteignait 94, contre 118 en 2022, soit une diminution de 20 %.

    « Nous savons que lutter contre ce fléau prend du temps (…). Mais l’engagement de la justice française pour endiguer les féminicides porte tout de même ses premiers fruits », a-t-il commenté. Ces chiffres ont rapidement été contestés par plusieurs associations et collectifs féministes. Qu’en est-il ?

    Premier sujet d’étonnement : en évoquant les 118 féminicides de 2022, le #garde_des_Sceaux fait référence aux chiffres de la #Délégation_aux_victimes (#DAV) du #ministère_de_l’Intérieur, « l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple », publiée chaque année depuis 2006. Or pour l’année 2023, la DAV n’a publié aucun chiffre et indique qu’aucun bilan provisoire ne sera disponible avant le 31 janvier 2024.

    Le chiffre avancé par Eric Dupont-Moretti correspond, selon Franceinfo, aux remontées des parquets, et pourrait être corrigé ultérieurement, même si ce sera vraisemblablement à la marge. Reste une question : pourquoi le garde des Sceaux ouvre-t-il l’année en communiquant sur le sujet au mépris du calendrier retenu par le ministère de l’Intérieur ?

    Des écarts avec les associations féministes

    Deuxième sujet d’étonnement : les associations et collectifs féministes qui ont contribué depuis plusieurs années à mettre le sujet des féminicides sur le devant de la scène obtiennent des chiffres plus élevés, à partir de la veille qu’elles font de la presse nationale et de la presse quotidienne régionale.

    Le #collectif_des_féminicides par compagnon ou ex, qui mène ce travail depuis 2016, en est ainsi à 102 féminicides conjugaux en 2023 et souligne que plusieurs enquêtes pour mort suspecte sont toujours en cours. De son côté, l’#Inter-Orga_Féminicides (#IOF), constituée en 2021, recense 134 féminicides en 2023, dont 72 % conjugaux, soit 97.

    Précisons que les écarts entre les chiffres associatifs sont aisés à expliquer : le travail est entièrement réalisé par des bénévoles et repose sur les articles de presse. Il peut donc y avoir des « trous dans la raquette ».

    A l’inverse, les chiffres du ministère de l’Intérieur reposent sur les déclarations des causes d’#homicides par les services de police et de gendarmerie, complétées par une vérification auprès des parquets afin de préciser la qualification pénale. Sachant que le #droit français ne reconnaît pas la notion de féminicide – le #meurtre d’une femme en raison de son #genre –, mais distingue le meurtre, l’#assassinat (meurtre avec préméditation) et les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

    Une #définition institutionnelle trop restreinte

    Si les chiffres avancés par le ministre font réagir, c’est aussi que la définition du féminicide retenue par les institutions françaises est très restreinte : elle ne tient compte que des #féminicides_conjugaux et laisse de côté d’autres féminicides, les meurtres de mères par leurs fils, celui de femmes par des collègues ou un inconnu, ou encore les meurtres par des clients ou d’autres personnes sur des femmes exerçant le travail du sexe.

    Si la notion de féminicide fait l’objet de discussions dans les milieux féministes depuis de longues années, c’est avec la publication en 1992 du livre des chercheuses Diana Russel et Jill Radford Femicide : the politics of women killing qu’il gagne en popularité, rappelle la journaliste Laurène Daycard dans Nos Absentes. A l’origine des féminicides (Seuil, 2023).

    Les institutions internationales retiennent elles aussi une définition plus large que celle de la France. Les #Nations_unies distinguent depuis 2012 les #féminicides_intimes, commis par des proches, qu’ils soient conjoints ou parents de la victime, des #féminicides_non_intimes, ceux commis contre les professions stigmatisées comme la #prostitution, et les #féminicides_sexuels_systémiques où il n’y a pas de lien préalable entre la victime et son meurtrier, comme les massacres de femmes parce qu’elles sont des femmes.

    D’autres typologies sont possibles. En Espagne, comme le rapporte Le Monde, cinq types de féminicides sont comptabilisés : conjugaux, familiaux, sociaux (exécuté par un inconnu, un collègue de travail, un ami), sexuels (lié à la violence ou à l’exploitation sexuelle ainsi qu’au travail du sexe, mariage forcé ou mutilation génitale), et enfin, les féminicides par procuration, soit l’assassinat d’une personne (proches, enfants) pour nuire à une femme.

    En France, si le #collectif_Féminicides_par_compagnon_ou_ex recense les féminicides conjugaux, l’Inter-Orga Féminicides retient une définition plus extensive. Elle distingue les féminicides conjugaux, familiaux (commis par un enfant ou un parent) et sociaux.

    Au-delà des féminicides ?

    Au-delà de la définition même du féminicide, d’autres phénomènes s’inscrivent dans le continuum des #violences_de_genre qui structurent encore les sociétés contemporaines et doivent être a minima pris en compte.

    C’est le cas des #suicides_forcés, reconnus dans le Code pénal depuis 2020, et définis comme des suicides ou tentatives de suicides provoquées à la suite de #harcèlement dans le cadre de #violences_conjugales.

    Certains plaident pour leur intégration dans la définition du féminicide. En 2022, les services du ministère de l’Intérieur en ont recensé 759, presque exclusivement des femmes. Cela correspond à une multiplication par 3,3 depuis 2020, qui dit aussi une meilleure appréhension du phénomène.

    A cela s’ajoutent les #tentatives_de_féminicides, qui, si elles n’aboutissent pas à la mort de la victime, ont pourtant des conséquences destructrices. Le ministère de l’Intérieur recense ainsi 366 tentatives d’homicides au sein du couple en 2022, dont 267 contre des femmes. Cela, sans compter les infanticides commis dans le cadre de violences conjugales, ou les traumatismes d’enfants survivants d’un féminicide. Bref, pas de quoi pavoiser.

    https://www.alternatives-economiques.fr/feminicides-ont-vraiment-baisse-de-20-2023/00109303
    #féminicides #statistiques #chiffres #France #typologie

    ping @_kg_

  • « Elle était déjà morte à l’intérieur » : les suicides forcés, la face cachée des #féminicides
    En 2022, 759 femmes se sont suicidées ou ont tenté de le faire en raison du harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint. Une infraction en forte hausse mais qui reste encore peu visible et difficile à prouver.
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/12/26/elle-etait-deja-morte-a-l-interieur-les-suicides-forces-la-face-cachee-des-f

    « Son mari était à l’hôpital, mais il ne nous a prévenus qu’une heure après son décès. Il ne nous avait pas non plus informés du fait qu’il n’avait plus de nouvelles d’elle depuis près de vingt-quatre heures », raconte Fadila Nasri, la sœur d’Odile, qui s’effondre. « Tout me semble encore surréaliste tant cette fin tragique est aux antipodes de la personne pleine de vie, pétillante, souriante et très indépendante, que tout le monde a connue, poursuit l’enseignante de 55 ans. Avec ma sœur, on a tout partagé, les fêtes, les sorties, les études. Et puis, elle l’a rencontré, son ex-mari. C’est lui qui va l’enfermer dans un huis clos machiavélique, toxique et qui va l’isoler de tout le monde. »

    Le rapport de police indique qu’Odile Nasri est morte d’« intoxication médicamenteuse » et d’« hypothermie ». Avec ses trois frères, Messaoud, Karim et Francis, Fadila décide de porter plainte en juin 2021. Trois mois plus tard, la toute première information judiciaire en France pour « #suicide_forcé » est ouverte. « La route est longue, mesure Fadila Nasri, mais j’irai jusqu’au bout, je vais me battre pour elle. »

    #paywall

  • Crimes sexuels de guerre : une histoire de la #violence

    Israël a récemment annoncé l’ouverture d’une enquête sur de possibles #crimes_sexuels commis par le #Hamas. Le viol comme arme de guerre est aussi mis en avant dans le cadre de la guerre en Ukraine. L’invasion russe peut-elle servir de modèle pour comprendre les mécanismes de ces #violences ?

    Avec

    - #Sofi_Oksanen Écrivaine
    - #Céline_Bardet Juriste et enquêtrice criminelle internationale, fondatrice et directrice de l’ONG « We are Not Weapons of War »

    Israël a récemment ouvert une enquête sur d’éventuels crimes sexuels perpétrés par le Hamas. Parallèlement, l’utilisation du viol comme arme de guerre a été évoquée dans le contexte du conflit en Ukraine. Peut-on utiliser l’invasion russe comme un modèle pour comprendre les mécanismes de ces violences ?
    Le viol, arme de guerre traditionnelle des Russes ?

    Par son histoire familiale et ses origines estoniennes, l’écrivaine finlandaise Sofi Oksanen a vécu entre l’URSS et la Finlande et a grandi avec des récits de guerre lors de l’occupation soviétique des États baltes. Ces thèmes sont aujourd’hui centraux dans ses écrits. Selon elle, « dans la stratégie de guerre russe, il y a toujours eu des violences sexuelles. L’invasion en Ukraine est une sinistre répétition de la guerre telle que l’ont toujours menée des Russes. Et pourquoi n’ont-ils jamais cessé ? Car on ne leur a jamais demandé de le faire. »

    Les crimes sexuels font partie intégrante de la manière dont les Russes font la guerre. Elle déclare même dans son dernier ouvrage La guerre de Poutine contre les femmes que des soldats russes demandent la permission à leur famille pour commettre des viols : « ils sont adoubés et encouragés à commettre des crimes sexuels et des pillages. » Céline Bardet, juriste et enquêtrice internationale, insiste-t-elle sur la nécessité de documenter et de punir ces féminicides pour ce qu’ils sont. Elle dresse un parallèle avec la guerre en Syrie : « les femmes se déplaçaient par peur d’être violées. Quand on viole des hommes, on veut aussi les féminiser et les réduire à néant. »

    Comment mener une enquête sur les violences sexuelles en temps de guerre ?

    « J’ai créé depuis longtemps un site qui publie des rapports sur la situation. J’ai voulu écrire ces livres, car je voulais rendre accessible, faire comme une sorte de guide pour permettre de comprendre les crimes de guerre et comment les documenter. Sur les sites, il est difficile de relier les point entre eux pour comprendre la manière dont la Russie mène ses guerres. Elle conquiert et s’étend de la même manière. Il faut reconnaître ce schéma pour mieux le combattre. », explique Sofi Oksanen.

    Une opération hybride se déroule actuellement à la frontière entre la Finlande et la Russie : « la Russie nous envoie des réfugiés à la frontière. Cela s’était déjà produit en 2015, en Biélorussie également. Loukachenko a beaucoup recouru à ce moyen de pression. La Finlande a alors fermé sa frontière ». La Russie est également accusée de déportation d’enfants en Ukraine : « ces violences sont documentées. Concernant l’acte d’accusation émis par la CPI, beaucoup de gens en Ukraine y travaillent, mais avec des zones occupées, le travail de la justice prend plus de temps », déclare Céline Bardet.

    Concernant les violences effectuées contre des femmes par le Hamas le 7 octobre, Céline Bardet émet néanmoins des réserves sur la potentielle qualification de « féminicide de masse » : « les éléments ne sont pas suffisants pour parler de féminicide de masse. Pour le considérer ainsi, il faut prouver une intention particulière de commettre des violences contre des femmes, car elles sont des femmes. Pour le moment, le féminicide n’est d’ailleurs pas une définition pour le droit international ».

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/france-culture-va-plus-loin-l-invite-e-des-matins/crimes-sexuels-de-guerre-une-histoire-de-la-violence-3840815
    #crimes_sexuels #viols_comme_arme_de_guerre #viols #guerre #viol_de_guerre #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Rwanda #génocide #outil_génocidaire #Libye #hommes #Ukraine #humiliation #pouvoir #armée_russe #torture #impunité #patriarcat #déshumanisation #nettoyage_ethnique #violence_de_masse #violences_sexuelles_dans_la_guerre #systématisation #féminicide #féminicides_de_masse #intentionnalité

    #podcast #audio

    Citations :
    Sofi Oksanen (min 30’54) : « Ce qui m’a poussée à écrire ce livre c’est que, vous savez, les #procès, ça coûte très cher, et ce qui m’inquiète c’est que certains crimes sexuels vont être marginalisés et ne sont pas jugés comme ils le devraient. Ils ne vont pas être jugés comme étant des crimes assez importants pour faire l’objet de poursuites particulières. Or, si on ne les juge pas, ces crimes, l’avenir des femmes et des enfants ne sera qu’assombri ».
    Céline Bardet (min 32’08) : « La justice c’est quoi ? C’est la poursuite au pénal, mais c’est aussi de parler de ces crimes, c’est aussi de donner la parole à ces survivantes et ces survivants si ils et elles veulent la prendre. C’est documenter ça et c’est mémoriser tout cela. Il faut qu’on sache ce qui se passe, il faut qu’on parle pour qu’en tant que société on comprenne l’origine de ces violences et qu’on essaie de mieux les prévenir. Tout ça se sont des éléments qui font partie de la justice. La justice ce n’est pas que un tribunal pénal qui poursuit quelqu’un. C’est énormément d’autres choses. »
    Sofi Oksanen (min 33’00) : « Je suis complètement d’accord avec Céline, il faut élargir la vision qu’on a de la justice. C’est bien d’en parler à la radio, d’en parler partout. Il faudrait peut-être organiser des journées de commémoration ou ériger un #monument même si certaines personnes trouveraient bizarre d’avoir un monument de #commémoration pour les victimes des violences sexuelles. »

    ping @_kg_

    • Deux fois dans le même fleuve. La guerre de Poutine contre les femmes
      de #Sofi_Oksanen

      Le 22 mars 2023, l’Académie suédoise a organisé une conférence sur les facteurs menaçant la liberté d’expression et la démocratie. Les intervenants étaient entre autres Arundhati Roy, Timothy Snyder et Sofi Oksanen, dont le discours s’intitulait La guerre de Poutine contre les femmes.
      Ce discours a suscité un si grand intérêt dans le public que Sofi Oksanen a décidé de publier un essai sur ce sujet, pour approfondir son analyse tout en abordant d’autres thèmes.
      L’idée dévelopée par Sofi Oksanen est la suivante : la Russie ressort sa vieille feuille de route en Ukraine – comme l’impératrice Catherine la Grande en Crimée en 1783, et comme l’URSS et Staline par la suite, à plus grand échelle et en versant encore plus de sang. La Russie n’a jamais tourné le dos à son passé impérialiste. Au contraire, le Kremlin s’est efforcé de diaboliser ses adversaires, s’appuyant ensuite sur cette propagande pour utiliser la violence sexuelle dans le cadre de la guerre et pour déshumaniser les victimes de crimes contre les droits de l’homme. Dans la Russie de Poutine, l’égalité est en déclin. La Russie réduit les femmes au silence, utilise le viol comme une arme et humilie ses victimes dans les médias en les menaçant publiquement de représailles.
      Un essai coup de poing par l’une des grandes autrices européennes contemporaines.

      https://www.editions-stock.fr/livre/deux-fois-dans-le-meme-fleuve-9782234096455
      #livre #Russie #femmes

    • #We_are_NOT_Weapons_of_War

      We are NOT Weapons of War (#WWoW) est une organisation non-gouvernementale française, enregistrée sous le statut Loi 1901. Basée à Paris, elle se consacre à la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits au niveau mondial. Fondée en 2014 par la juriste internationale Céline Bardet, WWoW propose une réponse globale, holistique et efficace à l’usage endémique du viol dans les environnements fragiles via des approches juridiques innovantes et créatives. WWoW travaille depuis plus de 5 ans à un plaidoyer mondial autour des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes internationaux.

      L’ONG française We are NOT Weapons of War développe depuis plusieurs années la web-application BackUp, à vocation mondiale. BackUp est un outil de signalement et d’identification des victimes et de collecte, sauvegarde et analyse d’informations concernant les violences sexuelles perpétrées dans le cadre des conflits armés. Il donne une voix aux victimes, et contribue au recueil d’informations pouvant constituer des éléments de preuves légales.

      https://www.notaweaponofwar.org

      #justice #justice_pénale

  • Série #Assassinées (par @lesjours)

    Tous les trois jours, en France, une femme meurt. Tous les trois jours, un homme tue son épouse, sa compagne ou son ex. Tout au long de #2023, « Les Jours » recensent ces meurtres et enquêtent sur ce qui porte un nom : les « féminicides ».

    https://lesjours.fr/obsessions/feminicides-2023
    #recensement #femmes

    –---

    Août 2023, neuf féminicides, neuf de trop

    Partout en #France, dans tous les milieux, des femmes sont tuées par leurs compagnons. Chaque mois, « Les Jours » documentent ces #meurtres.

    https://lesjours.fr/obsessions/feminicides-2023/ep16-aout-2023
    #féminicide #féminicides

  • Tu m’appartiens ! - Racines d’un #féminicide

    À Hanovre, Vanessa a subi une attaque à l’#acide de son ex-petit ami ; à Berlin, Rebeccah a succombé aux #coups_de_couteau de son compagnon ; à Mérignac, près de Bordeaux, Chahinez a été #brûlée_vive par l’homme dont elle voulait se séparer... Partout en Europe, les #féminicides se succèdent et se ressemblent. En Espagne, le gouvernement a créé des tribunaux spécialisés dans les affaires de #violences_sexistes. À Barcelone, à l’été 2021, un garçon de 2 ans, Léo, est tué par son père, lequel a cherché à se venger de la mère de l’enfant dans un contexte de #divorce. Depuis cette affaire, le pays considère ce type d’#infanticide comme un #féminicide_par_procuration. En France, les violences faites aux femmes, déclarées « grande cause du quinquennat » par Emmanuel Macron, ne diminuent pas, et les défaillances de la #justice continuent d’indigner la population. Près d’une femme sur cinq morte sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint avait ainsi porté #plainte avant le drame. Outre-Rhin, le terme « féminicide » n’est pas encore véritablement entré dans le vocabulaire, et le fait qu’une femme ait voulu se séparer de son compagnon peut encore contribuer à atténuer la peine de l’homme devant un tribunal.

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/65344_0

    #film #documentaire #film_documentaire
    #séparation #violences_conjugales #impunité #justice #machisme #crime_machiste #patriarcat #possession #tolérance #convention_d'Istanbul #VioGén #algorithme #contrôle #menaces #responsabilité #protection

  • ★ ♀ #Féminisme #Anarchisme

    ♀ ✊ #DroitsDesFemmes #féminicides #sexisme #étatisme #patriarcat #misogynie #machisme #phallocratie #domination #égalité #violencesexiste #violences_conjugales #féminisme #stopfeminicides #avortement #avortementlesfemmesdécident #patriarcat #religion #moralisme #ordre_morale #obscurantisme #domination #oppression #émancipation...

    ★ FACE AU VIOL : LUTTER CONTRE LE SEXISME, LUTTER CONTRE L’ÉTAT - Socialisme libertaire

    Si tu te faisais violer tu serais bien contente de pouvoir porter plainte, non ? » Voilà le genre de phrase que j’ai pu entendre à plusieurs reprises dans des discussions où j’expliquais à des mecs que je rêve d’un monde sans flics. Même registre quand parfois j’ai exprimé mon dégoût profond de la prison : « Et qu’est-ce que tu ferais des violeurs alors ? »
    Il semblerait que quand il s’agit de justifier ce monde sécuritaire certains commencent subitement à s’intéresser aux oppressions sexistes. S’ils s’étaient vraiment penchés sur la question, peut-être auraient-ils remarqué que les flics n’en ont pas grand-chose à foutre des plaintes pour viol. Que les juges se comportent différemment en fonction du statut social de l’agresseur. Que les flics et la justice, apparemment si nécessaires pour nous protéger, sont les mêmes qui enferment celles qui ont rendu les coups face à un mari violent.
    Si vraiment les violences faites aux femmes étaient un sujet d’inquiétude pour eux, sûrement auraient-ils remarqué que ce système qui génère des flics et des taules pour « nous protéger des violeurs » est lui-même structurellement sexiste (...)

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