• Préface de Christine Delphy au livre de John Stoltenberg : Refuser d’être un homme – Pour en finir avec la virilité

    Pourquoi publier le livre d’un homme dans une collection féministe, qui publie d’ordinaire des livres écrits par des femmes ? Est-ce une entorse aux principes du féminisme radical ? À mon sens, non. Le mouvement féministe de la deuxième vague, né dans les années 1970 dans tous les pays occidentaux, et qui s’est inspiré du mouvement américain des droits civiques, estimait – et pour ma part j’estime toujours – que la libération des opprimé·es doit être l’œuvre de celles-ci et de ceux-ci ; que l’intervention des hommes dans les réunions, les réflexions, les ouvrages féministes a trop souvent comme effet de faire jouer à nouveau le prestige qu’a le groupe dominant aux yeux des dominé·es ; et de permettre ainsi à ce groupe de continuer à jouer son rôle naturel : à diriger, à exercer son pouvoir jusque dans les lieux qui ont pour but de le contester.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/03/19/preface-de-christine-delphy-au-livre-de-john-s

    #féminisme

  • Manifeste pour la défense de l’organisation internationale des femmes syndicalistes et pour le soutien aux travailleuses palestiniennes

    Les syndicats soussignés dénoncent depuis des années que la violence à l’égard des femmes est un phénomène structurel et qui se manifeste dans toutes les sphères de la vie, sur le lieu de travail, dans la rue, dans les écoles, à la maison et souvent aussi dans le cadre de la lutte syndicale. De multiples formes de violence marginalisent les femmes dans le monde entier à travers différents mécanismes.

    Les féminicides, l’écart salarial, la répartition inégale des soins, de l’emploi et des richesses, et la précarité à laquelle sont confrontées les travailleuses s’inscrivent tous dans une logique de pouvoir mondialisé. Un phénomène directement lié à la pérennisation de ce capitalisme patriarcal, raciste, colonialiste et écocidaire que nous combattons chaque jour depuis le syndicalisme de classe et des peuples opprimés.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/07/manifeste-pour-la-defense-de-lorganisation-int

    #féminisme #palestine

  • Cartographie des mouvances anti-Lumières (Version 2.00)
    Du progressisme à l’obscurantisme

    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1102-Cartographie-des-mouvances-anti-Lumieres

    Cette cartographie vise deux objectifs :
    • Recenser, sans prétention à l’exhaustivité, l’ensemble des personnalités, groupements et institutions qui travaillent à la fin du projet d’autonomie tel qu’il a été porté par la modernité, les Lumières, l’Occident comme germe de l’émancipation individuelle et collective.
    Ils sont répartis autour d’une douzaine de grands pôles en cercles concentriques représentant un ensemble de domaines idéologiques, de causes politiques et de champs d’action, qui vont de l’indigénisme au néo-féminisme, de l’islamo-gauchisme à l’écologie décoloniale ou du sans-frontiérisme aux anti-flics, etc. Lors d’un clic sur un de ces pôles, apparaît leur véritable appellation ainsi qu’une définition sommaire, regroupant « Ce qu’ils prétendent faire », « Ce qu’ils font réellement », « Leurs méthodes idéologiques », et « Impact réel ». Ces ensembles étant poreux et leurs acteurs mouvants, ce classement propose un repérage efficace qui prend en compte le continuum que constituent ces milieux, largement interconnectés.

    • Organiser ce magma politico-idéologique selon une grille de lecture sur deux axes. Le premier, vertical, oppose en haut les progressistes ou plutôt les déconstructeurs, aux obscurantistes, ici les fondamentalistes placés en bas ; et le second oppose les communautaristes ou tribalistes, à gauche, aux impérialistes, ici en bas.
    Les déconstructeurs cherchent à ruiner l’idée de règles et de repères communs en pervertissant le principe de la discussion argumentée, ce sont des héritiers de la gauche : des post-modernes qui travaillent pour l’anomie. Ils préparent le terrain aux fondamentalistes qui veulent imposer un système de valeurs closes et pseudo-traditionnelles échappant à l’examen critique. Ceux-là s’enferment dans leurs déterminismes culturels : ce sont les pré-modernes qui œuvrent à l’hétéronomie. Les tribalistes revendiquent leurs particularités contre le principe même de société en assignant à l’individu une place déterminée dans sa communauté supposée. Refusant de faire société, ils n’agissent que pour les intérêts de leur clan revendiqué. À l’opposé, les impérialistes veulent organiser la totalité de la société selon un principe unique, un empire sans limites, réduisant la collectivité à une cohabitation de communautés en concurrence. Luttant contre toute souveraineté populaire, ils militent pour la domination mondiale.

    #Avant-gardisme, #Écologie (dé)coloniale, #Écologisme, #Empire, #Extrêmes-droites, #Féminisme, #Gauchisme, #Immigration, #Insurrectionnalisme , #Islam, #Islamogauchisme, #Progressisme, " #woke

  • L’affaire Julien Lacroix : #Metoo, pour en finir avec le mythe des monstres

    Un agresseur, c’est souvent un proche. C’est un ami, un conjoint, un parent, un professeur, un collègue de travail, une connaissance. Au Québec, plus de 95% des auteurs d’agression sexuelle connaissent leurs victimes. Les deux tiers des infractions sexuelles sont commis dans une résidence privée et 78% des victimes d’agressions à caractère sexuel sont des femmes et des filles.

    Un agresseur a rarement les traits d’un monstre sorti tout droit de l’enfer. De toute façon, on ne laisse pas entrer les monstres chez soi. On ne fait pas confiance aux monstres. On déteste les montres.
    Et pourtant, le mythe persiste. Celui des victimes qui mentent aussi.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/06/laffaire-julien-lacroix-metoo-pour-en-finir-av

    #féminisme #québec

  • Ukraine : le groupe féministe de Lviv Bilkis harcelé par les fascistes

    Depuis plusieurs jours, le groupe féministe de Lviv a lancé une campagne contre la marque de liqueur La Cerise ivre qui affiche sur les étiquettes de ses bouteilles une femme dénudée.

    Le groupe féministe explique ainsi sa campagne : « « Hier (samedi 26 novembre), nous avons organisé un rassemblement près d’un des établissements de П’яна вишня (Cerise ivre) [1]. Nous étions avec des affiches « Arrêtez de sexualiser les femmes », « Le corps féminin n’est pas votre publicité », « Boycottez les sexistes », et une activiste a peint un homme dans le style que П’яна вишня voit les femmes, c’est-à-dire nu et avec une cerise. Nos revendications sont inchangées : non à la représentation appelant à la violence et non à la sexualisation des femmes. Malheureusement nous ne sommes pas entendus. Alors aujourd’hui nous continuons notre combat et manifestons encore devant le même établissement de 15 heures à 17 heures, rejoignez-nous ! »

    Bilkis organise le week-end des rassemblements devant l’un des magasins de la Cerise ivre à Lviv. Mais dans la semaine qui a suivi l’un de ces rassemblements, le groupe fasciste Katarsis a lancé des menaces contre Bilkis en vue de sa mobilisation des 3 et 4 décembre 2002 et Bilkis a immédiatement réagi :

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/05/ukraine-le-groupe-feministe-de-lviv-bilkis-har

    #féminisme #ukraine #extremedroite

  • L’Ugict Cgt lance une enquête en ligne sur les violences

    L’Union générale des ingénieurs cadres et techniciens (UGICT) de la CGT lance un « générateur » d’enquête en ligne sur les violences sexistes, sexuelles et LGBTphobes au travail.

    Ce vendredi 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Ugict-CGT dévoile un chiffre inédit (*) sur les violences sexistes et sexuelles sur le lieu de travail, et inaugure un générateur de questionnaires en ligne pour que les syndicats puissent lancer des enquêtes anonymes à grande échelle dans les entreprises et administrations.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/05/lugict-cgt-lance-une-enquete-en-ligne-sur-les-

    #syndicalisme #féminisme #violence

  • "Je ne serai pas arrivée là si..." (01h50)

    Christiane Taubira, Virginie Despentes, Amélie Nothomb, Gisèle Halimi, Gloria Steiman, Shirin Ebadi, Angélique Kidjo, Françoise Héritier, Gloria Steiman.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/fictions-theatre-et-cie/je-ne-serai-pas-arrivee-la-si-7560321

    Quelques mots anodins mais une question vertigineuse. Qu’est-ce qui m’a faite, défaite, bouleversée et sculptée ?

    Je ne serais pas arrivée là si...

    Quelques mots anodins mais une question vertigineuse.

    Qu’est-ce qui m’a faite, défaite, bouleversée et sculptée ?

    Quel hasard, rencontre, accident, lecture, don, peut-être aussi quelle révolte, on aiguillé ma vie ?

    Quelle joie m’a donné des ailes ?

    Ou bien quel drame ?

    Ai-je poursuivi un rêve ?

    Oui, comment se construit une vie ?

    À ces femmes fascinantes, j’ai lancé ce petit bout de phrase, dans le cadre d’une interview pour Le Monde, et elles ont accepté de la poursuivre.

    Elles se racontent avec une sincérité bouleversante, cherchent dans leur histoire quels ont pu être leurs principaux ressorts et ce que la vie leur a appris.

    Toutes ont imposé leur voix dans un monde dont les règles sont forgées par les hommes, et toutes ont à cœur de partager cette expérience.

    Elles peuvent être, je crois, une inspiration pour toutes les femmes ?".

    Annick Cojean

    Lecture par Judith Henry et Julie Gayet

    Sur une idée originale de Judith Henry, à partir d’entretiens menés par Annick Cojean pour le journal Le Monde

    Neuf textes choisis par Judith Henry et Annick Cojean

    Réalisation : Juliette Heymann
    Conseillère littéraire Céline Geoffroy
    Musique originale Vincent Ségal

    #femmes#Feminisme#entretien#récit#lecture

  • 36 questions pour prouver que la misandrie systémique n’existe nulle part dans le monde

    Les réseaux sociaux connectent des milliards de personnes dans le monde, sur la base de leurs idées, de ce qu’ils ont en commun et de leurs intérêts partagés. Ce qui signifie que ces personnes peuvent discuter et débattre de sujets qui étaient auparavant ignorés ou rejetés.

    Un des sujets qui semble être discuté récemment est la misandrie. La misandrie étant définie généralement comme la haine et l’oppression des hommes, sa puissance a été comparée à celle de la misogynie (la haine et l’oppression des femmes).

    J’ai écrit ce blog sous la forme d’une liste de questions à proposer à ceux qui prétendent que le monde est misandre, que les femmes ont pris le pouvoir ou qu’elles ont plus de droits que les hommes. Et pour contrer les hommes qui croient que la misandrie systémique existe à la même échelle, ou est pire, que la misogynie.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/09/23/36-questions-pour-prouver-que-la-misandrie-sys

    #féminisme

  • Olympe de Gouges et la symbolique féministe, entretien avec Geneviève Fraisse

    En 2007 et en 2009 vous vous êtes prononcée en faveur de l’entrée d’Olympe de Gouges et de Solitude au Panthéon…
    Oui, la demande de panthéonisation d’Olympe de Gouges a déjà une histoire. L’historienne Catherine Marand-Fouquet ouvre la voie, notamment en organisant une manifestation en 1993 devant le Panthéon, pour commémorer la mort d’Olympe de Gouges, guillotinée le 3 novembre 1793

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/09/20/olympe-de-gouges-et-la-symbolique-feministe-en

    #histoire #féminisme

  • Évènement : Écoféminisme et résistance à Lyon - Floraisons
    https://floraisons.blog/ecofeminisme-et-resistance

    Conférence annulée et qui a failli ne pas se faire, donc vraiment censurée, suite à un mouvement coordonné pour faire pression sur le lieu d’accueil.

    Ma foi pourtant du contenu extrêmement intéressant utile et dense, théorique, mais bien vulgarisée, mais sans concession et sans paillettes.

    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/staging/2022-10-21/3002b7ff-211d-f333-764f-cef96970be40.mp3

    👉 Cette conférence s’adresse aux femmes en cheminement, aux curieuses, aux écofeministes en herbe, à toutes celles qui en ont marre de faire leur lessive maison et qui sont à la recherche d’outils théoriques et stratégiques.

    🌾 De la naissance de l’agriculture jusqu’à la civilisation industrielle, l’analyse radicale des différentes représentations de la femme et de la nature et la dégradation de leurs conditions matérielles, permet de poser le principe fondateur du mouvement : la destruction de la nature et l’exploitation des femmes sont intrinsèquement liées.

    Porté par le travail d’autrices et activistes telles que Maria Mies, Vandana Shiva, Françoise d’Eaubonne, Lierre Keith, Carolyn Merchant, Ynestra King et tant d’autres, l’écoféminisme reste aujourd’hui dévoyé de son sens initial et vidé de sa substance.

    Le détail de l’opération d’annulation est dans le texte sous le podcast, dont une mise au point :

    Nous proposons une analyse radicale des systèmes de domination, c’est-à-dire que nous cherchons à remonter à leurs origines pour mieux en comprendre les mécanismes. Cette approche est en opposition directe avec une idéologie qui a noyé tous les débats intellectuels : la théorie queer. Selon la grille d’analyse queer, le sexe serait une construction sociale oppressive « assignée » à la naissance, tandis que le genre serait un mode d’expression libérateur des individus. Les politiques identitaires viennent remplacer les schémas d’oppression. Il n’est plus possible de désigner matériellement une classe d’opprimées ni les conditions de l’oppression.

    – Nos détracteurs nous disent transphobes parce que nous disons que le sexe existe, qu’il n’est pas une pure construction sociale (bien que le social influence le biologique, et vice versa), qu’il est immuable et qu’une femme est un être humain adulte de sexe féminin. Ils nous disent également transphobes parce que nous nous opposons à la médicalisation systématique des enfants « non conformes au genre ».

    – Ils nous disent validistes parce que nous soulignons que le capitalisme industriel détruit la planète en asservissant les êtres humains, et parce que nous disons qu’il nous faut donc en sortir.

    – Ils nous disent putophobes parce que nous luttons contre le proxénétisme, parce que nous estimons que la prostitution est un produit de la phallocratie, qui devrait être aboli avec elle, et que les personnes en situation de prostitution devraient être aidées à en sortir.

    – Ils nous disent eugénistes parce qu’ils ne savent pas ce qu’est l’eugénisme (s’ils savaient, peut-être réaliseraient-ils que ce sont eux qui sont eugénistes, étant donné leur soutien irréfléchi de la PMA, de la GPA et du technologisme en général). Ils nous disent eugénistes tandis qu’ils soutiennent activement la stérilisation des enfants non conformes aux stéréotypes sexistes (les bloqueurs de puberté empêchent le processus de puberté, c’est à dire, le développement et la maturation du cerveau, des organes génitaux et du système reproducteur, de manière irréversible).

    – Ils nous disent essentialistes parce qu’ils ne savent pas non plus ce qu’est l’essentialisme, eux qui considèrent qu’un homme faisant état d’un « sentiment » (ou « ressenti ») de féminité, d’une sorte d’essence prétendument féminine, est une femme.

    – Ils emploient des méthodes indignes pour défendre des idées qui le sont tout autant, en affirmant fièrement qu’il ne doit surtout pas y avoir de débat. Au moyen de sophismes grossiers et en recourant à une manipulation émotionnelle, ils prétendent que le débat menacerait l’existence de divers individus, cependant que leurs idées et leur lobbying institutionnel produisent des changements législatifs et sociétaux dont les effets concrets menacent un grand nombre de vies, notamment de femmes et d’enfants.

    Tous ces procédés malhonnêtes visent à décrédibiliser et faire taire les femmes qui luttent pour leurs droits et les hommes qui les soutiennent. Nous appelons donc au soutien de notre rencontre écoféministe.

    ping @mad_meg, un podcast long à écouter en travaillant :p
    #femmes #féminisme #écologie #écoféminisme #théorie #censure #genre #sexisme #queer #essentialisme #matérialisme

    • Je suis un vieux libertaire révolutionnaire et je découvre depuis quelques mois à quel point les positions au sein des mouvements radicaux peuvent être clivants. Cela me rappelle un peu le ton et l’ambiance des années 60 – 70 à l’époque du délire marxiste-léniniste (ML) pro-chinois, même si chaque période est caractéristique de son propre contexte historique.
      Je constate qu’il y a toujours autant de volontaires pour défendre la bonne cause, confondant la radicalité avec le sectarisme et le fanatisme. Toujours des personnes pour justifier la censure, alors qu’il est nécessaire et vital que la contradiction et le débat s’inscrivent dans la construction même de l’alternative au capitalisme.
      Des clivages violents il y en a au sein des mouvements féministes / LGBT+ mais on en trouve ailleurs, par exemple chez les antifas.
      Le seul intérêt de tout ceci est qu’il permettra à des gens comme moi, n’étant pas familier des ces milieux, de comprendre quelles sont les positions défendues. Pour les dépasser ?
      En complément, ce lien (parmi d’autres) qui m’a permis d’avoir un point de vue contradictoire et de comprendre au moins quelques argumentaires du problème :
      https://www.youtube.com/watch?v=BBZ6A0ukR70

      J’ai suivi et écouté ce sujet jeudi à partir d’un message de PMO :
      https://seenthis.net/messages/981713
      Lesquels PMO, du point de vue de la critique anti-industrielle, je me sens très proche, bien qu’ils aient défendu des positions sur le fond et sur la forme que je ne rejoins pas, notamment :
      https://seenthis.net/messages/965494
      https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1680

    • hello @cabou

      >"confondant la radicalité avec le sectarisme et le fanatisme"

      N’as tu pas constaté que les plus dogmatiques étaient souvent les plus mal dans leurs baskets, relevant plus souvent du besoin de soins en santé mentale plutôt que d’implication militante ?

      N’as tu pas constaté aussi que les enjeux étaient plus souvent le sentiment d’appartenance et la canalisation de ces pulsions de mort ou de destruction, sa haine de soi et des autres focalisés sur un objet de désir inacessible plutôt qu’une réelle adhésion à une cause ?

      As tu eus le temps de noter les anathèmes de l’époque qui nous aideraient à cartographier les registres sémiotiques ?

      Cdt

      OA

    • Psychatriser le débat n’est pas non plus une bonne méthode, et ça relève aussi d’une forme de censure ("t’es débile donc on débat pas"), donc aussi pourri que les actions sus-citées. C’est souvent une manière de militer pour le status quo et ne pas remettre beaucoup de choses en question (il y a un chapitre sur ce point dans le très bon « Q comme Qomplot » de Wu Ming)

    • Ok, j’ai volontairement abusé par gout de la provocation...

      Mais bon quand même quand on invente des noms pour « déshumaniser », « criminaliser », « diaboliser » l’autre, celui d’en face qui a un niveau de conscience, de connaissance, de vécu différent ou tout simplement un avis plus nuancé, bref en toute chose et toute situation fabriquer un ennemi ça relève bien de la souffrance psychique ???

      puisque c’est un biais cognitif qui te place toujours en marge, chez les purs, les vrais etc...

      et par la distinction te permets de toujours être en échec relationnel ???

      j’ai cru remarquer (en 35 ans de pratique) que la structure psychologique chez les fractions les plus dures, les plus intransigeants étaient aussi les plus fragiles, les plus creux donc les plus en danger psychiquement épousant le léninisme puis le lacanisme puis le féminisme mais toujours par l’aile la plus dogmatique...

    • @O.A de façon générale, la question de la santé mentale, quand on y est confronté personnellement – et je pense qu’on y a tous été confronté, d’une façon ou d’une autre, par les temps présents - est difficile et plutôt lourde à traiter. Elle bouscule violemment nos repères et remet aussi en cause notre propre normalité.

      Dans son rapport avec le « militantisme », il est vrai que c’est un sujet qui revient assez souvent sous différents aspects : soit comme facteur aggravant de personnes socialement fragilisées, soit, comme tu l’indiques, en tant que ressort psychologique du militantisme, mais dans ce cas, on n’en reste qu’au niveau de l’interprétation, donc, avec une valeur politique, de mon point de vue, assez faible, car peu objectivable. Par contre, il est vrai que le fonctionnement d’un collectif composé en partie de personnes, psychologiquement fragiles, peut s’avérer particulièrement difficile, voire insupportable.

      Je suis d’accord avec @RastaPopoulos sur le fait que l’appréciation quant à l’état de santé mentale de telle ou telle personne, en rapport avec son positionnement politique, conduit sur un terrain glissant.

    • @rastapopoulos @cabou

      Merci pour l’échange,

      Je persiste à penser que le niveau de nos implications sont liés à notre structure psychologique de même qu’à notre capacité de croyance donc de symbolisation et que même si c’est une terrain glissant certaines formes d’implications conflictuelles viennent fortement s’articuler avec nos réalités psychiques.

      Refuser de prendre en compte ces données de base est la meilleur façon de voir avorter tout processus de changement politique...

      Les analyses des experts aux procès des attentats de Paris et les auditions de témoins proches sont tout à fait passionnants, même si il s’agit là de violences terroristes liés à une idéologie religieuse, ils viennent corroborer l’articulation entre psychisme et violence.

      A l’origine il y a la violence qui en trouvant une cause/sa cause va pouvoir s’épanouir...

      Il en est de même dans la violence verbale et la terminologie de la haine qui vient rompre avec « la raison humaniste » dans la mesure ou ce n’est plus :

      « ce que tu fais qui est condamnable mais ce que tu es »

      à partir de là s’invente tout une lexicologie criminalisante même en l’absence de crime etc...

      Je remets un lien vers un texte que je trouve passionnant sur la question de la croyance :

      https://seenthis.net/messages/978766

      A suivre si le coeur vous en dit, sinon merci encore

      O

    • @O.A Merci à toi aussi

      « le niveau de nos implications sont liés à notre structure psychologique » 
      Sans aucun doute mais si on est bien obligé de prendre en compte cette réalité (alors que parfois on aimerait s’en passer) la question reste entière de savoir comment la traiter, sur le plan politique.

      Je n’ai pas de réponse à cette question.

      La seule chose que je constate c’est que la plupart des conflits politiques d’hier d’aujourd’hui et probablement de demain, buttent à un moment donné sur cette problématique (cela ne veut pas dire qu’ils se résument à cela). Mais je le répète : comment cela peut être traité politiquement ? Mystère.

      « ce que tu fais qui est condamnable mais ce que tu es »
      Oui, j’ai vécu des situations politiques ou de rapport de pouvoir où, sans que cela soit dit forcément en ces termes, on retrouvait exactement ce sens comminatoire du propos ou du rapport de force. Généralement quand on en ai rendu à ce niveau d’argumentaire – la remise en cause de la personne pour ce qu’elle est - alors il n’y a plus d’autres solution que la rupture irréversible (ou la soumission).

      Au moment de la première internationale, le conflit idéologique et politique s’est rapidement gangrené autour d’une animosité personnelle entre le « juif » et le « gros russe ». Le clivage était irréversible. D’un camp à l’autre on a échafaudé des hypothèses et des représentations qui se sont avérées en partie erronées. Même si les divergences politiques étaient réelles et profondes, il ne faut pas sous-estimer le contexte personnel et psychologiques dans la tournure de ce conflit. Cafiero, qui avait rompu depuis longtemps avec Engels et Marx pour rejoindre, comme disait ce dernier, le camp des « alliancistes » ou des « bakounistes », a rédigé un ouvrage de vulgarisation marxiste, alors qu’il était emprisonné après l’insurrection foireuse du Matese. Cafiero est ensuite devenu fou mais il n’y a aucun doute que la rédaction de ce petit livre avait du sens pour lui, sans pour autant qu’il renie ses convictions anarchistes. On est complètement dans le psy, là encore, mais dans une dimension plus positive.

      Pour revenir à notre sujet, effectivement il y a probablement une dimension psy dans le clivage féministes/LGBTQ+, quand on voit le niveau de violence des échanges, y compris, de violence physique. C’est probablement le même genre de ressort qui anime les groupes rivaux des antifas quand ils se battent entre eux ou quand on assiste médusé à une baston entre gilets jaunes et CGT (même si on comprend tout à fait comment ça peut s’allumer), etc.

      Dans ce genre de situations, l’explication rationnelle et le discours est alors sans effet.

      On a beau se dire qu’il y a quelque chose qui ne tournent pas vraiment dans le bon sens dans les têtes à ces moment-là (et là je n’évoque pas les problématiques de fonctionnement de groupes), mais une fois qu’on a dit ça on est bien obligé de se dire qu’il faut serrer les fesses pour éviter que ça s’aggrave en espérant que la niaque s’oriente, pour converger, finalement, contre les instances dominantes de pouvoir.

      Cordialement

  • #anarchisme #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #féminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme #antiétatisme #internationalisme

    ★ Qu’est-ce que l’anarchisme ?

    " L’anarchisme est l’idéologie des anarchistes ; les anarchistes sont les partisans de l’anar­chie ; l’anarchie (du grec « anarkhia ») est l’absence de gouvernement, l’absence d’autorité instituée, l’absence de chefs permanents dans un groupe humain.

    On peut interpréter l’anarchie de façon négative ou positive. Elle est souvent condamnée sous le prétexte qu’elle mène au chaos, que la liberté dépend de l’autorité, que la société dépend de l’État, que l’ordre dépend d’autres ordres, les règles de gouvernants et la loi de législateurs. Elle peut, tout au contraire, être positivement attendue car elle permettrait à la société de se libérer du joug de l’État et à l’humanité de l’autorité tout en encourageant la spontanéité, l’autogestion, l’entraide et la liberté authentique. L’anarchisme est la théorie politique de ce que nous appellerons l’anarchie positive (...) "

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/09/qu-est-ce-que-l-anarchisme.html

    « L’anarchisme est l’idéologie des anarchistes ; les anarchistes sont les partisans de l’anar chie ; l’anarchie (du grec « anarkhia ») est l’absence de gouvernement, l’absence d’autorité instituée, l’absence de chefs permanents dans un groupe humain....

  • L’ennemi ultime, c’est la femme – incursion dans le monde terrifiant des « incels »

    Certains se sont martelé le visage pour paraître plus séduisants. D’autres pensent qu’ils ne peuvent pas se trouver dans une pièce avec une femme. Les hommes radicalisés que j’ai rencontrés en réalisant mon nouveau documentaire m’ont laissé sans voix. C’est le film le plus déprimant que j’aie jamais réalisé…

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/01/lennemi-ultime-cest-la-femme-incursion-dans-le

    #feminisme

  • Et pourtant elles parlent
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1768

    Samedi 19 novembre 2022, Floraisons et Deep Green Resistance France organisaient une réunion publique « Ecoféminisme et résistance » à Lyon (voir présentation ci-après). L’événement, initialement programmé à la Maison de l’écologie, « tiers-lieu écologiste radical », a dû être déplacé en un lieu discret réservé aux inscrits, suite à son annulation par la Maison de l’écologie. Laquelle a cédé aux injures, menaces et intimidations déferlant, via les réseaux sociaux, d’activistes gauchistes, néo-sexistes, queer et LGBT les jours précédant la rencontre ; ainsi qu’aux pressions de ses partenaires politiques d’EELV. Une soixantaine de personnes ont pu discuter durant près de trois heures, et les échanges ont été enregistrés. Pour savoir ce que les annulateurs ne voulaient pas qu’il soit dit librement, vous pouvez écouter (...)

    https://floraisons.blog
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=545
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=559
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=547
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=885 #Faits_divers
    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/staging/2022-10-21/3002b7ff-211d-f333-764f-cef96970be40.mp3

  • « Il faut aborder le #metoo politique avec lucidité et sans complaisance »

    A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, plusieurs organisations politiques et syndicales de gauche défendent, dans une tribune au « Monde », l’utilité et la nécessité des cellules de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

    Cette année est marquée par les cinq ans du mouvement #metoo, c’est un moment historique. En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes [le 25 novembre, depuis 1999], nous, organisations syndicales et politiques, et associations, constatons depuis quelques mois une mise en cause de nos dispositifs internes de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Elles sont accusées de rendre une forme de justice sauvage, secrète et à visée politique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/30/il-faut-aborder-le-metoo-politique-avec-lucidi

    #féminisme #violences

  • L’Allemagne est le bordel de l’Europe. On estime que 1,2 million d’hommes y achètent du sexe tous les jours

    L’Allemagne est connue comme le bordel de l’Europe. C’est un titre durement gagné. Avec plus de 3 000 maisons closes dans le pays, et 500 rien qu’à Berlin, son commerce du sexe représente plus de 11 milliards de livres par an.

    La prostitution, sous toutes ses formes, est légale en Allemagne, et ce depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Récemment, cependant, les attitudes ont changé. Les citoyens et les hommes politiques exigent que le gouvernement prenne conscience de la réalité de « l’état-proxénète » et considère le terrible tribut que la prostitution fait payer aux femmes et aux jeunes filles.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/29/lallemagne-est-le-bordel-de-leurope-on-estime-

    #allemagne #feminisme #prostitution

  • « Le devoir de corriger par les coups »
    https://justpaste.it/bd2cj

    Enquête Au Moyen Age, la « correction » des #femmes par leurs maris est non seulement un droit, mais un devoir. Il faut attendre le siècle des #Lumières pour que ce principe tombe en désuétude, et la fin du XIXe siècle pour que la tolérance sociale envers les brutalités, peu à peu, recule. (...)

    Si le devoir d’obéissance de la femme à son mari est supprimé du code civil en 1938, si le XXe siècle voit émerger une morale conjugale plus égalitaire, si la masculinité « offensive » du XIXe fait place, dans l’entre-deux-guerres, à une masculinité plus « maîtrisée », les violences conjugales ne sortent vraiment de l’ombre qu’après mai 1968, avec la deuxième vague du féminisme. « Dans l’effervescence révolutionnaire des années 1970, le bilan du féminisme libéral de la première vague est jugé très décevant, constate Christine Bard. L’oppression des femmes est donc pensée dans des termes radicalement nouveaux. »

    #violences_conjugales #violences_sexistes #féminisme #histoire #histoire_des_mentalités #famille

  • #anarchisme #autogestion #émancipation #écologie
    #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme
    #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme

    ★ L’ANARCHISME...

    « L’anarchisme, ou idéologie libertaire, regroupe plusieurs courants de philosophie politique développés depuis le XIXe siècle sur un ensemble de théories et de pratiques anti-autoritaires basées sur la démocratie directe et ayant la liberté individuelle comme valeur fondamentale. Le terme libertaire est souvent utilisé comme synonyme d’anarchiste, notamment dans le monde francophone.

    L’anarchisme, à la différence de l’anomie, ne prône pas l’absence de loi, mais milite pour que son élaboration émane directement du peuple (initiative populaire par exemple), qu’elle soit directement votée par lui (référendum ou vote par des assemblées tirées au sort) et que son application soit sous contrôle de ce dernier (mandat impératif, forces de sécurité dont les officiers sont élus, révocabilité des élus)​… »

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/11/l-anarchisme.html

    Une définition de l’anarchisme par le Bloc Lorrain... « L’anarchisme, ou idéologie libertaire, regroupe plusieurs courants de philosophie politique développés depuis le XIXe siècle sur un ensemble de théories et de pratiques anti-autoritaires basées sur...

  • Journée internationale de lutte pour l’élimination des violences masculines à l’égard des femmes (et autres textes)

    Pour le 25 novembre, journée internationale de lutte pour l’élimination des violences masculines à l’égard des femmes, nous appelons à une contre-offensive féministe qui combat à la racine le continuum des violences patriarcales.

    Les violences faites aux femmes sont symptomatiques d’une société où les filles et les femmes sont méprisées et déshumanisées. La lutte contre ce système de domination doit passer par un changement radical de la société, qui tarde à se concrétiser.

    Une fille sur 5 dans le monde subit une violence sexuelle, une femme sur 3 a subi une forme de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans, au moins 210 000 femmes en France sont victimes de violences conjugales chaque année. En France, tous les 3 jours, un homme tue sa compagne ou ex-compagne.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/26/journee-internationale-de-lutte-pour-leliminat

    #féminisme #violence

  • De la « tricoteuse » à la « pétroleuse » ou les figures répulsives de la « femme publique »

    L’image de la pétroleuse s’impose au lecteur : d’abord intéressé par l’histoire de la Commune, le regard du spectateur est aussitôt détourné du côté de l’excès par les caricatures qui immédiatement recouvrent l’événement. La représentation de la pétroleuse choque l’imagination et permet d’occulter, par substitution, les pratiques publiques de femmes, nombreuses, différemment engagées dans ce moment d’exceptionnelle agitation que fut la Commune de Paris. Le mot, bientôt le mythe, concentre, à lui seul, l’ensemble des rejets provoqués par « l’utopie » communarde : l’exaltation, la violence, l’hystérie, le tout figure l’inadmissible, l’acte qui n’aurait pas dû être. L’opprobre est général et touche directement les communards. Pourraient-ils accéder au statut de sujets de l’histoire de France ? Devenir des défenseurs de la République ? L’idée même affole les hommes d’ordre qui, au lendemain de la Semaine sanglante, cherchent à évacuer du passé politique la subversion parisienne ; en aucune manière, elle ne doit s’inscrire dans la mémoire collective comme moment fondateur de la IIIe République. « On assista pendant quelques semaines à Versailles à un extraordinaire déchaînement d’hystérie, soigneusement alimenté par une certaine presse, Le Figaro, LeGaulois, les feuilles monarchistes. De grands écrivains y cédèrent (…), George Sand (…), Flaubert, Zola, comme tant de républicains étaient partagés : la Commune ne venait-elle pas de compromettre la si fragile république ? Déchiré, un Michelet avait ce cri douloureux : quand on s’est appelé la Commune, on n’en détruit pas le vivant symbole. »1 Charles Seignobos, historien républicain s’il en est, à la source des méthodes modernes de la recherche historique, participe à cette mise à l’écart : la Commune de Paris n’est pas analysée en tant qu’événement politique, elle est immédiatement présentée comme un produit étranger, une aberration. Soutenue par la tendance socialiste, marquée par l’influence allemande, elle « resta une assemblée insurrectionnelle regardée en France comme un ramassis d’aventuriers, sans caractère politique ; ses partisans qui s’appelaient eux-mêmes Fédérés restèrent connus sous le nom de Communards. Ils ne furent même pas reconnus comme belligérants »2. La redoutable efficacité du silence permet, à coup sûr, d’effacer toute trace des combats politiques de ceux dont on dénie le rôle historique. Quant à leurs femmes, il est préférable de n’en rien dire pour ne pas risquer l’amalgame entre ces êtres proches de l’animalité et les autres femmes : « Passons sous silence les exploits des pétroleuses, et disons avec Alexandre Dumas fils qu’il vaut mieux ne point parler de ces femelles par respect pour les femmes, à qui elles ressemblent – quand elles sont mortes ! »
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/02/23/michele-riot-sarcey-de-la-tricoteuse-a-la-petr

    #féminisme #histoire

  • Voir et savoir la contradiction des égalités

    Non pas que penser, mais comment penser ? Comment penser l’égalité des sexes en échappant aux pièges de l’identité des sujets ou des normes de la domination ? Car le vrai problème est celui de l’historicité, face à la volonté répétée de mettre les sexes hors du temps politique. Que le monde soit sexué oblige à reconnaître la contradiction démocratique qui s’attache toujours à l’égalité des sexes. Reste à éclairer cette contradiction avec de nouveaux outils conceptuels, ceux qui nomment ces difficultés comme autant de tentatives pour imposer « leur » histoire.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/04/23/voir-et-savoir-la-contradiction-des-egalites

    #féminisme #philosophie #politique

  • Ni un travail ni du sexe ! Le Mouvement du Nid lance une campagne de sensibilisation

    Le Mouvement du Nid lance une campagne de sensibilisation face aux apparences trompeuses de la prostitution : Ni un travail ni du sexe, la prostitution est une violence sexiste et sexuelle.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/25/ni-un-travail-ni-du-sexe-le-mouvement-du-nid-l

    #féminisme #prostitution

  • #metoo : FIN DE L’IMPUNITE POUR LES PREDATEURS SEXUELS ?

    Interview de Therese Lamartine par Francine Sporenda

    Thérése Lamartine a une formation de journaliste et une maîtrise en cinéma. Fondatrice de la Librairie des femmes au Québec, ancienne directrice de Condition féminine Canada, elle est l’autrice de plusieurs livres, dont Une planète en mal d’oestrogènes, femmes et hommes du 21ème siècle, et de Justice sera-t-elle enfin rendue, Weinstein, Matzneff, Rozon et les autres, parus chez M éditeur.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/10/11/metoo-fin-de-limpunite-pour-les-predateurs-sex

    #féminisme #violence

  • Lumina Sophie et la révolte de 1870 : la résistance des femmes en Martinique

    Le 5 novembre, Culture Égalité, organisation féministe de la Martinique, se souvient et célèbre l’anniversaire de Lumina Sophie, une leader de l’Insurrection du Sud, révolte contre l’esclavage et les préjugés à l’égard des Noirs dans le pays. En sa mémoire, nous partageons un extrait de la publication Karbé Fanm n°2, Lumina dite Surprise, un numéro commémorant le 150ème anniversaire de l’Insurrection du Sud en Martinique, publié en 2021. En plus du texte racontant l’histoire, l’organisation a publié une carte multimédia interactive intitulée Sur le chemin de Lumina, accessible ici. Découvrez ci-dessous l’histoire de Lumina.

    Lumina Sophie dite Surprise !
    Elle naît donc au Vauclin, le 5 novembre 1848, soit 5 mois après l’Abolition.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/24/lumina-sophie-et-la-revolte-de-1870-la-resista

    #colonisation #féminisme

  • #Iran #Afghanistan #femmes #féminisme #religion #sexisme #patriarcat #voile #burqa #hijab #liberté #émancipation

    Soutien aux Iraniennes et aux Afghanes...

    ♀ Le voile est sexiste

    « Une femme refusant de porter le voile peut être tuée, emprisonnée, agressée, menacée, stigmatisée et/ou rejetée par son groupe d’appartenance comme : impie, impure et dévergondée. Comment défendre le port du voile, alors que certaines bravent l’interdit en faisant acte de courage en refusant de le porter au risque de leur vie et de celle de leur entourage. Le voile islamique porte des enjeux multiples : religieux, culturels, politiques. Ce code vestimentaire a été imposé aux femmes par les religions patriarcales, par des hommes, qui ont légalement sexualisé le corps des femmes, c’est un symbole de sexisme et de violence. Est-ce que la défense du port du voile n’est pas un communautarisme ? (...) »

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/11/soutien-aux-iraniennes-et-aux-afghanes.html

    Manifestation de solidarité à Montréal pour les femmes iraniennes, 22 octobre 2022. ♀ Le voile est sexiste. Soutien aux Iraniennes et aux Afghanes. « Une femme refusant de porter le voile peut être tuée, emprisonnée, agressée, menacée, stigmatisée et/ou...