• #Julie_BINDEL : Royaume-Uni : Les femmes font les frais du litige entre travaillistes au sujet de l’égalité des transgenres.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/05/royaume-uni-les-femmes-font-les-frais-du-litige-entre-travaillist

    J’ai été agréablement surprise lorsque j’ai lu le nouveau Manifeste du Parti travailliste. Non seulement ce parti a-t-il promis de mettre fin aux « chambres mixtes » dans les hôpitaux, mais il s’est également engagé à « veiller à ce que les exemptions accordées à des espaces non mixtes par la Loi de 2010 sur l’égalité soient comprises et pleinement appliquées dans la prestation de services ».

    Aussitôt ce manifeste publié hier, un certain nombre de féministes ont tweeté leur soulagement et salué d’éloges cette promesse. Elle marquait un changement important par rapport au manifeste travailliste de 2017 dans lequel le parti avait promis de : « … réformer la Loi sur la reconnaissance du genre (LRG) et la Loi de 2010 sur l’égalité pour assurer la protection des personnes transgenres en changeant la caractéristique protégée de “réassignation de genre” pour en faire l’“identité de genre” et en supprimant d’autres termes périmés tels que “transsexuel”. »

    Beaucoup d’entre nous étions préoccupées par l’érosion des droits sexuels des femmes et des filles aux mains des talibans transgenres, une opération conçue par le lobby Stonewall et appuyée par Dawn Butler, secrétaire des dossiers des femmes et des égalités (sic) dans le cabinet fantôme du Parti travailliste.

    Je me demandais bien comment cette opération était passée d’une proposition visant à éradiquer complètement nos droits à une promesse de les respecter et même de les renforcer. C’est alors que Dawn Butler et ses copines de Momentum (NDT : un caucus radical au sein du Parti travailliste) ont commencé à tweeter leur version de la réalité. Je suppose qu’elles l’ont fait soit pour tenter d’apaiser la meute (des transactivistes) soit, pire encore, pour faire pression sur le parti afin de lui imposer une politique à laquelle il ne s’était pas officiellement engagé.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://blogs.spectator.co.uk/2019/11/women-are-the-losers-in-labours-trans-equality-fight
    #non-mixité #féminisme #Royaume-Uni #Parti_travailliste

  • Les femmes seront encore les grandes perdantes de la réforme des #Retraites
    https://www.bastamag.net/greve-5-decembre-retraites-femmes-reforme-inegalites-intox-gouvernement

    L’actuelle réforme des retraites profiterait aux femmes, c’est l’un des arguments du gouvernement. Sauf que le projet risque d’aggraver encore leur situation, alors que les retraitées sont déjà victimes de grandes #Inégalités. Explications. Le 27 novembre, Édouard Philippe sort de réunions avec syndicats et représentants du patronat sur son projet de réforme des retraites. Il défend que son système serait bénéfique pour les femmes « dont les pensions sont aujourd’hui en moyenne inférieures de 40 % à celles (...) #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #Féminisme, Quel avenir pour nos #Protections_sociales ?, #Discriminations, Retraites, Inégalités, Protections sociales, A la (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Féminazies | Paul B. Preciado
    https://www.liberation.fr/debats/2019/11/29/feminazies_1766375

    Si, un jour, nous vous soumettons, nous vous exotisons, nous vous violons et vous tuons, si nous accomplissons une tâche historique d’extermination, d’expropriation et de soumission comparable à la vôtre, nous serons alors tout simplement comme vous. Alors, oui, à ce moment-là, nous pourrons partager avec vous l’adjectif « nazi ». Source : Libération

  • Elles sont les chiliennes qui ont créé « Un violeur sur ton chemin »

    https://came2016.wordpress.com/2019/11/29/elles-sont-les-chiliennes-qui-ont-cree-un-violeur-sur-ton-chemin

    Traduction de l’article Ellas son las chilenas que crearon « Un violador en tu camino » paru dans verne.

    La chanson est devenue virale durant les manifestations pour éradiquer la violence faite aux femmes au Chili : « Le violeur c’est toi »

    Quatre femmes de 31 ans ont organisé une manifestation féministe avec une centaine de voix. « Et ce n’était pas ma faute, ni où j’étais, ni comment j’étais habillée », dit le couplet le plus répété de cette intervention. « Le violeur c’est toi », accusent les paroles de cette chanson qui a été partagée par les médias au niveau international.

    On parle du collectif Lastesis [les thèses en français ndltrad], fondé par Dafne Valdés, Paula Cometa Sibila Sotomayor et Lea Cáceres, toutes originaires de Valparaíso au centre du Chili. « On s’appelle Lastesis parce que notre postulat est d’utiliser des thèses de théories féministes et de les mettre en scène pour que le message se diffuse. », disent trois des quatre filles de la côte à Verne, par téléphone.

    J’avais modestement tenté, via @karacole, une traduction des paroles le jour même par ici https://nantes.indymedia.org/articles/47543 et j’ai l’impression que @sinehebdo était venu m’aider en commentaire... et je le découvre grâce aux précieuses fléchettes #seenthis ici https://seenthis.net/messages/813063 , expliquant un truc qu’on n’arrivait pas à comprendre avec d’autres, et qu’explique ici Camé :

    Un des couplets de cette chanson est un extrait de l’hymne des carabineros chiliens. « Il est déplacé de dire que la police veille sur le sommeil des femmes, c’est pour ça que nous les citons, pour mettre en évidence la contradiction, ironiquement. », commentent les chiliennes. Il s’agit de de la cinquième strophe de l’hymne des carabineros. « Dors tranquille, petite fille innocente, sans te préoccuper des bandits, car pour ton sommeil doux et souriant veille ton aimant carabinero ».

    #feminisme #hymne #culture_du_viol

  • Why woke men fear real feminism - UnHerd
    https://unherd.com/2019/07/why-woke-men-fear-real-feminism

    I would wager that a hatred of feminists in the current climate is being fuelled by leftist men who claim to be “on the right side of history” but are, in fact, misogynists dressed up as progressives. Take Owen Jones, using his Guardian platform to regularly stick the boot into feminists who are fighting to retain sex-based rights. In one article, he dismissed my 40 years of activism to end male violence against women and girls, and reduced me to an anti-trans campaigner. This merry band of leftist puppets would have it that those many thousands of women attending public meetings to discuss the potential clash of rights between trans people and natal women if self-identification is introduced in Britain, are also, by default, homophobic bigots.

    Feminists that campaign against abuse in the global sex trade are labelled as White Feminists, and, whether they are white or not, racist. No matter how many times black and brown feminists refuse to capitulate to the version of feminism that benefits men a damn sight more than it does women, they are vilified by the super-woke and publicly ‘cancelled’ – social media’s version of witch burning.

    When Vice, which has run an article entitled Ban Sex Work? Fuck off, White Feminism published a piece on the murder of the schoolgirl Charlene Downes, based on my investigation a decade ago, I was described as “The journalist Julie Bindel – these days better known for her divisive views on trans issues.” In one sentence, my entire body of work over the past 40 years, including four books on feminism, thousands of articles on rape, domestic violence, child abuse, and trafficking of women, and travelling the world to investigate human rights abuses, is reduced to my views on transgender ideology.

    Is it any wonder that so many young people watching this debate unfold want nothing to do with feminism, painted as a movement of bigots, transphobes and homophobes hell-bent on abusing an oppressed group, as opposed to liberating women? The most widely used slur to describe people thought to be anti-trans is Trans-Exclusionary Radical Feminist (Terf). Not, you may notice, “violent men”, the group most likely to hate and attack transgender people, but feminists.

    There is a war against feminists in the UK, and the so-called progressives are the ones throwing the grenades.

    During the 50-plus interviews I have done so far, I have been told by women from a range of backgrounds and circumstances that they feel under pressure to sign up to fun feminism, support “sex work”, stripping, porn, and to chant the mantra, “trans women are women!” They are being groomed into hating actual feminism, and adopting a faux-version that does not challenge men at all.

    Male Left-wing misogynists who hate feminism are too cowardly and inadequate to be open about it, and would rather rebrand feminism to suit them.

    #proféministes #féminisme #anti-féminisme (mais cool)
    par #Julie_Bindel

  • Le #féminisme et ses ennemis

    Paradoxalement, ce sont les adversaires du féminisme qui ont créé le nom. L’histoire des féminismes est ainsi étroitement liée à l’#antiféminisme : un ouvrage interdisciplinaire en retrace les parcours parallèles.


    https://laviedesidees.fr/Bard-Blais-Dupuis-Deri-Antifeminismes-masculinismes.html
    #livre #masculinisme

  • Guzmán: «Nos quieren explotadas en sus tierras y de sirvientas en sus casas, por eso este golpe necesita ser racista» | Diario Contexto
    https://www.diariocontexto.com.ar/2019/11/18/guzman-nos-quieren-explotadas-en-sus-tierras-como-sus-sirvientas-

    Frente a la terrible situación que existe en Bolivia desde el golpe de Estado contra el presidente Evo Morales, Contexto dialogó con Adriana Guzmán, integrante del movimiento Feminista Antipatriarcal de Bolivia.

    Guzmán analizó las características del golpe, explicó qué sectores están realmente detrás de la autoproclamada «presidenta», Jeanine Áñez, y aseguró que la resistencia de los pueblos originarios «no se acaba con el Evo, esta lucha es por la defensa de nuestra dignidad frente a un golpe de Estado racista y fascista».

    #Bolivie #féminisme #patriarcat #fascisme #répression #racisme

  • Le violenze maschili contro le donne

    Nella settimana del corteo nazionale a Roma contro la violenza maschile sulle donne, annunciamo l’uscita del numero doppio di Studi sulla questione criminale 1-2/2019, numero monografico curato da Lucia Re (Università degli studi di Firenze), Enrica Rigo (Università di RomaTre) e Maria (Milly) Virgilio (Avvocata del Foro di Bologna), dedicato a “Le violenze maschili contro le donne”. Mettiamo in pubblicazione l’indice completo del numero e, in anteprima, un estratto dell’editoriale. Buona lettura!

    Contenu :

    Lucia Re, Enrica Rigo, Maria (Milli) Virgilio
    Le violenze maschili contro le donne: complessità del fenomeno ed effettività delle politiche di contrasto

    Franca Bimbi
    Tra protezione e care. Ripensare le violenze maschili contro le donne

    Paola Flores Miranda, Colectivo Crea Ciudad
    La experiencia urbana de las mujeres en la Ciudad de México: miedos, políticas y alternativas

    María Acale Sánchez
    Tratamiento penal de la violencia sexual de género

    Ana Lucia Sabadell, Lívia de Meira Lima
    La actuación de las instituciones del sistema de justicia brasileño en la elaboración de acciones de combate a la violencia doméstica

    Ilaria Boiano
    Criminalizzazione delle scelte delle donne in materia di salute sessuale e riproduttiva: il caso dell’aborto come guerra contro le donne

    Camilla Cannone
    La violenza in sala parto. Osservazioni a margine di una questione controversa

    Agostina Latino
    Manifestazioni e considerazioni della violenza nei confronti delle donne alla luce della Convenzione di Istanbul

    Maddalena Cannito
    Le violenze maschili contro le donne raccontate da Centri antiviolenza e Forze dell’ordine. Pratiche e linguaggi a confronto

    Alessia Schiavon
    La cyber-violenza maschile contro le donne: una nuova sfida per il diritto penale

    Elisa Giomi
    La rappresentazione della violenza di genere nei media. Frame, cause e soluzioni de

    STRUMENTARIO

    Cronologia di riferimenti normativi
    di Maria (Milli) Virgilio

    Il piano femminista contro la violenza di genere dalla performatività dei corpi alla presa di parola: il movimento femminista #Non_Una_Di_Meno in Italia
    di Tatiana Montella, Sara Picchi, Serena Fiorletta

    http://www.carocci.it/index.php?option=com_carocci&task=schedafascicolo&Itemid=257&id_fascicolo=83
    #revue #violence #violences #femmes #féminisme #violence_de_genre #genre #corps #violence_domestique #Mexique #Brésil #Italie #justice #accouchement #convention_de_Istanbul #cyber-violence

  • Contre les violences, une vague féministe pour « agir ensemble »

    Samedi 23 novembre une grande #mobilisation_féministe s’est tenue dans plusieurs villes françaises. A Paris, elle a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes. Le collectif #Nous_Toutes, à l’origine de l’appel, a tenu à organiser cette #marche de manière à ce qu’elle soit la plus inclusive possible.

    100 000 personnes à Paris selon Nous toutes, l’une des associations organisatrices de la manifestation, 49 000 selon le comptage du cabinet indépendant Occurrence. Si les chiffres divergent, le constat est le même : la marche « Nous Toutes » contre les violences faites aux femmes a réussi son pari. Celui d’une marée violette, féministe et inclusive qui a défilé dans les rues à Paris et dans de nombreuses villes comme Lille , Lyon ou Montpellier. Un message fort pour le gouvernement alors que le « #Grenelle » sur les violences ciblant les femmes prend fin demain, lundi 25 novembre.

    Une marche inclusive pour toutes et tous

    Samedi, 14h, la place de l’Opéra se pare de violet, une couleur devenue en France celle de la lutte contre les féminicides. Un cortège accessible a été prévu pour faciliter la participation des personnes à mobilité réduite, ainsi qu’une traduction en langue des signes lors des prises de parole à l’arrivée de la marche, place de la Nation. Un espace non mixte a également été pensé pour que les femmes victimes de violences puissent défiler en toute sérénité. Une équipe de secourisme et un service d’ordre ont également assuré la sécurité de la marche, formés par Nous Toutes.

    Grâce à une large campagne de dons, le collectif a assuré le financement de plusieurs trajets depuis d’autres villes, loué des transports spécialisés pour les personnes en situation de handicap, et payé des forfaits pour organiser des gardes d’enfants afin que les parents isolés ou précaires puissent rejoindre la marche. Le mot d’ordre de cette manifestation était sans conteste l’inclusivité.

    Un décompte pour faire exister les victimes de féminicides

    Depuis plusieurs années, l’association Nous Toutes travaille à imposer le terme de féminicide dans le débat public. Ses membres soutiennent que les homicides de femmes par leur conjoint ou ancien conjoint sont des faits sociaux structurels et non de simples faits divers. De nombreuses intellectuelles se sont aussi emparées de cette revendication.

    Sur leur page Facebook, elles publient le décompte des victimes de féminicides en interpellant à chaque fois le Président de la République, afin de l’enjoindre à prendre des mesures en conséquence. Dans le cortège, Naomie, 22 ans, fait sa première manifestation. Si elle est présente, c’est parce que « au moins 137 femmes sont mortes victimes de féminicides depuis le début de l’année. On doit dire que ce n’est pas acceptable ».
    « Ce Grenelle contre les violences, c’est une mascarade. »

    Un peu plus loin, des femmes brandissent une pancarte. On y lit : « Des réformes avant qu’on soit mortes ». Leur cible : le « Grenelle » contre les violences faites aux femmes. Lancé il y a plusieurs mois par Marlène Schiappa, la Secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes. « Ce Grenelle contre les violences est une mascarade » estime une militante avant de donner un exemple, « il ne prend même pas en compte les féminicides en outre-mer ! La Guyane compte, la Guadeloupe compte, la Martinique et tout les autres territoires ! Si on décide d’agir c’est ensemble ou alors pas du tout ! »

    Une des revendications les plus importantes entendue dans les cortèges, c’est le déclenchement d’un plan d’urgence national. Il comprendrait le déblocage de fonds publics d’un montant d’un milliard d’euros. La somme serviraient notamment à financer l’accompagnement de personnes victimes de violences ainsi que la formation des professionnel·les chargé·es de leur venir en aide. Aude est membre des Sorcières de Paris, un club de lecture féministe. Elle considère que « toutes les violences sont liées : certaines femmes restent avec des ordures parce qu’elles ne peuvent pas partir ».

    Une marche sans intervention policière

    Place de la Nation, la marche prend fin. Beaucoup de manifestantes restent rassemblées pour assister à un concert composée uniquement d’artistes féminines, parmi lesquelles Amel Bent et Yael Naim. Près de la scène, Cécile arbore un autocollant « pour jouir il faut dire oui » sur son sac. Elle fait le bilan de l’après-midi : « C’était un moment incroyablement fort, on a pu marcher ensemble, dans le respect et, pour la première fois depuis plusieurs mois, sans gaz, sans agressions policières, sans violences »

    Ce dimanche 24 novembre au soir, une opération d’envergure est prévue pour afficher partout dans les rues de Paris le message « #Nous_voulons_un_milliard ». Une nouvelle action symbolique pour mettre la pression sur le gouvernement, qui doit annoncer ce lundi les mesures qu’il compte mettre en place. Dans un message publié samedi soir sur Twitter, Caroline De Hass, militante féministe et l’une des fondatrice de collectif Nous Toutes, prévient « Lundi, ils ont intérêt à être à la hauteur du côté du gouvernement. Parce que nous, on lâchera rien. »


    https://radioparleur.net/2019/11/24/nous-toutes-feminicide-23-novemre
    #résistance #féminisme #manifestation #mobilisation #France #Paris #violence #violences

  • #MeToo doit éviter le féminisme carcéral – Alex Press – solitudes intangibles
    http://solitudesintangibles.fr/metoo-doit-eviter-le-feminisme-carceral-alex-press

    La question de la répression pénale des violences sexuelles constitue un enjeu clivant des débats féministes. Nous avons récemment republié le texte classique de Martine Le Péron « Priorité aux violées » (1978) qui défend la pénalisation du viol au nom de la solidarité entre femmes et de l’opportunité que fournissent les procès de violeurs pour déconstruire publiquement les mythes sous-tendant le viol. En contrepoint à ce dernier, nous publions le texte suivant d’Alex Press, dont le positionnement ne doit pas forcement être interprété comme étant antagoniste à celui de Le Péron, qui défend l’idée que le mouvement féministe doit se concentrer sur des revendications de justice sociale et ne pas tomber dans le piège d’un « féminisme carcéral » qui situe le combat contre les violences sexuelles sur le terrain d’une justice pénale et d’une volonté répressive qui perpétuent le système inégalitaire fragilisant les femmes en premier lieu.

    #féminisme

  • « Les colleuses », reportage sonore avec celles qui recouvrent les murs contre les féminicides - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Les-colleuses-reportage-sonore-avec-21277

    Elles sont féministes et elles luttent. Alors que le gouvernement organise un « Grenelle contre les violences conjugales », elles s’approprient les rues pour alerter sur les féminicides. Depuis début septembre 2019, des groupes de femmes recouvrent les murs de plusieurs villes de messages qui rendent hommage aux femmes assassinées et dénoncent le patriarcat et ses complices. De la peinture des messages dans un appartement à leur collage sur les murs de Lyon, plongée sonore avec les colleuses.

    #audio #violences_conjugales #violences_masculines #Lyon #féminisme #féminicide

  • « Avec les gilets jaunes, nous sommes sorties de notre impuissance » : des femmes racontent leur année de révolte
    https://www.bastamag.net/femmes-gilets-jaunes-maison-du-peuple-mouvement-social-mobilisation-greve-

    Comment sort-on d’un an d’engagement dans #Le_mouvement_des_gilets_jaunes ? Transformées et pleines d’énergie, répondent des femmes engagées au sein de la « Maison du peuple » de Saint Nazaire. Reportage. Pour elles, plus rien ne sera jamais comme avant. Leur année d’engagement au sein des « gilets jaunes » les a transformées, en profondeur. Céline a décidé de quitter l’éducation nationale. Stéphanie ne votera plus jamais pour le RN (ex-FN), et Kty a définitivement rompu avec la solitude. Réunies le temps (...) #Résister

    / A la une, #Féminisme, #Luttes_sociales, Le mouvement des gilets jaunes, #Reportages, Souveraineté (...)

    #Souveraineté_populaire

  • #Meghan_Murphy : « Identité de genre » : Que signifie ce concept pour la société, pour le droit et pour les femmes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/20/meghan-murphy-identite-de-genre-que-signifie-ce-concept-pour-la-s

    Merci à toutes et à tous d’être venus ici ce soir. J’espère que nous n’avons pas eu à refuser trop de monde… Les organisatrices me disent avoir sollicité une vingtaine de salles avant de contacter la Bibliothèque publique de Toronto, personne n’étant prêt à accueillir l’événement. Alors, même si nous aurions aimé avoir une plus grande salle, pour répondre à la demande, nous sommes quand même heureuses d’être ici, à Toronto, pour enfin avoir cette conversation, en dépit de tous les efforts des militants locaux et, bien sûr, de votre maire qui semble un peu confus.

    Je suis ici aujourd’hui pour vous décevoir tous et toutes. Je ne dirai rien de controversé, de choquant ou de haineux. Je vais plutôt dire des choses parfaitement rationnelles, raisonnables, que tout le monde, ou presque, comprend et approuve déjà. Mais étant donné que nous vivons désormais dans un monde où les tweets de nos amis pèsent plus lourd que la réalité, plus lourd que la compréhension des écrits, l’écoute ou la pensée critique, le fait d’énoncer des choses très raisonnables peut très vite être qualifié de « sectarisme ».

    D’ailleurs, parlons du sectarisme — que signifie ce mot ? Un dictionnaire qualifie de « sectaires » les personnes qui font preuve « d’intolérance plus ou moins agressive et d’étroitesse d’esprit à l’égard des opinions religieuses, philosophiques ou politiques d’autrui ». Alors, voyons qui, dans ce débat, est intolérant. Qui est ici pour partager une conversation, pour examiner des questions et préoccupations légitimes émanant principalement de femmes ; qui souhaite se forger sa propre opinion, au moyen d’informations et de réflexions rationnelles plutôt que s’en remettre à un esprit de lynchage ; et qui a décidé de calomnier, de haïr, de menacer, intimide, d’ostraciser d’autres personnes et de les réduire au silence, et ce en l’absence d’information sérieuse, dans un refus d’écouter ou d’avoir une véritable discussion, en misant sur des stéréotypes imaginaires et déshumanisants.

    Le sectarisme est, selon une autre définition, « une dévotion obstinée ou intolérante envers ses propres opinions et préjugés ». Quelqu’un de sectaire est quelqu’un qui « considère ou traite les membres d’un groupe avec haine et intolérance ».

    Traduction : Nicolas pour #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/10/31/35775
    #sectarisme #identité_de_genre #transactivisme #intimidation_antiféministe #transphobie #transfemme #femme #féminisme #transgenre

  • A propos des tremblements déters en Amérindies du Sud, au travers des traductions de textes & prises de paroles de féministes indigènes :

    Les veines ouvertes de l’Amérique du SUD
    https://nantes.indymedia.org/articles/47363

    Nous, Femmes autochtones du monde, nous devons nous unir et nous battre avec spiritualité et sagesse, car c’est seulement ainsi que nous gagnerons.
    /.../
    La #plurinationalité des territoires n’a pas besoin d’autorisation pour exister. Abattons les #frontières, la solidarité va s’étendre sans barrières. Ni le pouvoir des Églises ni celui des militaires n’arrêteront la lutte pour une vie juste, digne et diverse dans chaque territoire.

    +

    À propos des évènements en cours en #Bolivie / Cette conjoncture nous offre une grande leçon contre le triomphalisme. Participation de Silvia Rivera Cusicanqui au Parlement des femmes de La Paz, à La Paz, en Bolivie, le 12 novembre 2019
    https://portapluma.blogspot.com/2019/11/a-propos-des-evenements-en-cours-en.html

    Je ne crois en aucune des deux hypothèses qui ont été présentées. Le triomphalisme qui dit qu’avec la chute de Evo nous avons retrouvé la démocratie me paraît excessif, une analyse qui vise à côté.
    /.../
    La seconde fausse hypothèse, qui me semble à moi hautement dangereuse, c’est celle du #coup_d’État, qui ne cherche qu’à légitimer, tout entier, avec le paquet et tout, enveloppé de cellophane, tout le gouvernement de #Evo_Morales dans ses moments d’abâtardissement les plus forts.

    Et ce passage ô combien important pour la compréhension :

    Il a fait croire que nous étions face à un gouvernement révolutionnaire dans le style cubain, mais nous engueulait pour les nostalgies gauchistes d’un groupe de machos qui ne sont pas seulement les #machos de Camacho, mais aussi les machos gauchistes, misogynes, qui nous traitent comme chair à canon et comme chair à hameçon afin de créer leurs réseaux de perversion des secteurs populaires.

    + lire aussi

    "Le coup d’État en Bolivie est raciste, patriarcal, ecclésiastique et économique" / “El golpe de Estado en Bolivia es racista, patriarcal, eclesiástico y empresarial”
    source : https://www.pagina12.com.ar/230580-el-golpe-de-estado-en-bolivia-es-racista-patriarcal-eclesias

    traduction de l’intro :

    #Adriana_Guzmán représente le #féminisme #communautaire antipatriarcal de Bolivie et les féministes d’Abya Yala. Elle s’est reconnue dans cette lutte avec d’autres compagnes de la guerre du gaz en 2003, raison pour laquelle elle dit souvent qu’elle a appris dans la rue ce qu’était le #patriarcat et pourquoi le #féminisme était un outil fondamental pour la création d’autres modes de vie. À l’heure actuelle, elle résiste aux progrès des #milices qui ont célébré, sur la place publique l’incinération du #Whipala, le drapeau des peuples #indigènes, geste de violence symbolique tel qu’il est difficile de le nommer sans se déchirer le cœur. Dans ce dialogue, elle définit le coup d’État, appelle à y faire face et à soutenir les actions de la Résistance.

  • #Aynur_Doğan - #Keçe_Kurdan

    Keçê biner çerxa cîhan
    Zor girêdanê me re zor
    Jin çûne pêş pir dixwînin
    Êdi qelem ket çûne şûr
    Keçê em dixwazin bi me re werin şêwre
    Dilo em dixwazin bi me re werin cengê
    Haye haye em keçikê kurdan in
    Şêrin em cengin em hêviya merdan in
    Haye haye em külilkê kurdan in
    Derdê nezana berbendi serhildanî
    Serê xwe rake keça kurdan
    Dil û cigerim heliyan
    Ka niştiman ka azadî
    Ka dayika me sêwîyan

    *
    Fille kurde

    Fille fais-toi voir au monde entier
    Des choses dures vous attendent
    Les femmes vont de l’avant et étudient
    A partir de maintenant, à la place de l’épée vient la plume [crayon]

    Fille, nous voulons que vous veniez avec nous à la rencontre
    Fille, nous voulons que vous veniez avec nous à la guerre

    Hé, hé, Nous sommes les filles kurdes
    Nous sommes des lionnes, nous sommes des combattantes,
    Nous sommes l’espoir des braves hommes
    Hé, hé, Nous sommes les fleurs kurdes
    La peine des ignorants oppresseurs, la rébellion

    Soulève ta tête fille kurde
    Mon cœur, mon être ont fondu
    Où est le pays ? où est la liberté ?
    Où est la mère de nous orphelins ?

    https://www.youtube.com/watch?v=5o3_Hll7sRQ

    Cette chanson a eu des problèmes avec la justice et la Turquie… Elle se trouve dans l’album éponyme de la chanteuse Aynur Doğan, en 2004, et il a été interdit et retiré de la vente en février 2005 suite à une décision du tribunal, qui avait pour motif : « Encourager les filles kurdes à combattre dans les montagnes, donc faire de la propagande d’organisation illégale ». L’interdiction a été supprimée, six mois plus tard. En 2007, une radio FM l’a diffusée et le Procureur d’Adana a ouvert un procès à son encontre pour « séparatisme ». Mehmet Arslan, le responsable de la radio, qui risquait une peine de prison de 4 ans et 6 mois, a été acquitté. Après tout, l’album était produit et distribué avec l’autorisation du Ministère de Culture… En 2008, Keçê kurdan, a été interprétée par Aynur et une célèbre chanteuse, Ajda Pekkan, pour soutenir la ligne d’appel « Urgence violence interfamiliale ».

    source de ce commentaire : http://lechoraleur.fr/chansons/kece-kurdan
    #chanson #musique #femmes #kurdes #Kurdistan #féminisme #guerre #liberté #Aynur_Dogan #Kece_Kurdan
    ping @sinehebdo

  • L’Hymne Des Femmes

    Nous qui sommes sans passé, les femmes
    Nous qui n’avons pas d’histoire
    Depuis la nuit des temps, les femmes
    Effacées de nos mémoires

    refrain 1 : Levons-nous femmes esclaves
    Et brisons nos entraves
    Debout, debout !

    Asservies, humiliées, les femmes
    Achetées, vendues, violées
    Dans toutes les maisons, les femmes
    Hors du monde reléguées.

    refrain 1

    Seules dans notre malheur, les femmes
    L’une de l’autre ignorée
    Ils nous ont divisées, les femmes
    Et de nos sœurs séparées.

    refrain 1

    Le temps de la colère, les femmes
    Notre temps, est arrivé
    Connaissons notre force, les femmes
    Découvrons-nous des milliers !

    refrain 2 : Levons-nous femmes en rage
    et brisons toutes les cages
    Debout (debout) Debout

    Reconnaissons-nous, les femmes
    Parlons-nous, regardons-nous,
    Ensemble, on nous opprime, les femmes
    Ensemble, Révoltons-nous !

    refrain 2

    Ensemble en mouvement, les femmes
    Nous vaincrons la répression
    Chaque jour nous retrouve en armes
    Vivent nos révolutions !

    refrain 3 : Nous ne – sommes plus esclaves
    Jou-i-ssons sans entraves
    Debout, debout ! (bis)

    DEBOUT !!

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=93&v=GammEUCb4pI&feature=emb_logo


    http://lechoraleur.fr/chansons/lhymne-des-femmes
    #femmes #musique #chanson #debout #colère #féminisme #résistance #révolution #répression
    ping @sinehebdo

  • Ecoféminisme, 1er volet : Défendre nos territoires (21)

    « Respecter la vie dans toute sa diversité, c’est ça pour moi l’écoféminisme »

    Comment articuler féminisme et #écologie ? Quel rapport entre la destruction de la planète et les violences faites aux #femmes ? Entre l’énergie nucléaire et le féminisme ? Entre les grands chantiers extractivistes en Amérique latine et les corps des femmes ? Entre les semences et le genre ? Entre le retour à la terre et le patriarcat ? Entre le véganisme et les droits des femmes ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de maternité, de spiritualité, de rapport au travail, de sorcières, de décolonisation et d’anticapitalisme...
    Ce premier épisode d’une série d’Un podcast à soi consacrée aux écoféminismes tente de répondre à ces questions. Avec les paroles de #Vandana_Shiva, militante écologiste et féministe indienne, d’#Emilie_Hache, autrice de Reclaim, d’#Isabelle_Cambourakis, directrice de la collection Sorcières. Ainsi que les voix du collectif « Les bombes atomiques » réuni, fin septembre, pour une #marche en non mixité choisie contre l’enfouissement de déchets radioactifs à #Bure, dans l’est de la France.


    https://www.arteradio.com/son/61662635/ecofeminisme_1er_volet_defendre_nos_territoires_21
    #écoféminisme #audio #éco-féminisme #féminisme #non-mixité #nucléaire
    signalé par @isskein

  • Le féminisme blanc et bourgeois, très peu pour nous (Ketsia Mutombo, Alice Maruani, StreetPress, 08.03.17)
    https://www.streetpress.com/sujet/1488962026-feminisme-blanc-bourgeois

    On nous reproche souvent de diviser et de nier la cause commune des #femmes. Mais les femmes noires sont des femmes, si on enlève les #oppressions spécifiques aux femmes #racisées, ça reste une #libération de femmes.

    Et tant que les femmes trans, racisées, en situation de handicap, ne seront pas libres, les autres ne le seront pas non plus.

    Le #féminisme ne libère pas les hommes car il leur demande de se défaire de certains #privilèges, le féminisme #intersectionnel ne libère pas les femmes blanches car leur chair et esprit n’ont jamais été un champ de bataille du #colonialisme. Mais il permet à ces groupes de devenir de meilleures personnes, et faire preuve d’humanité, et c’est tout aussi important.

    • #femmes #féminisme

      S’il vous plaît
      Soyez comme le duvet
      Soyez comme la plume d’oie
      Des oreillers d’autrefois
      J’aimerais
      Ne pas être portefaix
      S’il vous plaît
      Faites-vous léger
      Moi je ne peux plus bouger
      Je vous ai porté vivant
      Je vous ai porté enfant
      Dieu comme vous étiez lourd
      Pesant votre poids d’amour
      Je vous ai porté encore
      A l’heure de votre mort
      Je vous ai porté des fleurs
      Vous ai morcelé mon coeur
      Quand vous jouiez à la guerre
      Moi je gardais la maison
      J’ai usé de mes prières
      Les barreaux de vos prisons
      Quand vous mouriez sous les bombes
      Je vous cherchais en hurlant
      Me voilà comme une tombe
      Et tout le malheur dedans
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Celle qui parle
      Ou qui se tait
      Celle qui pleure
      Ou qui est gaie
      C’est Jeanne d’Arc
      Ou bien Margot
      Fille de vague
      Ou de ruisseau
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Et c’est la soeur
      Ou l’inconnue
      Celle qui n’est
      Jamais venue
      Celle qui est
      Venue trop tard
      Fille de rêve
      Ou de hasard
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      Il vous faut
      Être comme le ruisseau
      Comme l’eau claire de l’étang
      Qui reflète et qui attend
      S’il vous plaît
      Regardez-moi je suis vraie
      Je vous prie
      Ne m’inventez pas
      Vous l’avez tant fait déjà
      Vous m’avez aimée servante
      M’avez voulue ignorante
      Forte vous me combattiez
      Faible vous me méprisiez
      Vous m’avez aimée putain
      Et couverte de satin
      Vous m’avez faite statue
      Et toujours je me suis tue
      Quand j’étais vieille et trop laide
      Vous me jetiez au rebut
      Vous me refusiez votre aide
      Quand je ne vous servais plus
      Quand j’étais belle et soumise
      Vous m’adoriez à genoux
      Me voilà comme une église
      Toute la honte dessous
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Celle qui aime
      Ou n’aime pas
      Celle qui règne
      Ou qui se bat
      C’est Joséphine
      Ou la Dupont
      Fille de nacre
      Ou de coton
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Celle qui attend
      Sur le port
      Celle des monuments
      Aux morts
      Celle qui danse
      Et qui en meurt
      Fille bitume
      Ou fille fleur
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      S’il vous plaît
      Soyez comme je vous ai
      Vous ai rêvé depuis longtemps
      Libre et fort comme le vent
      Libre aussi
      Regardez je suis ainsi
      Apprenez-moi n’ayez pas peur
      Pour moi je vous sais par coeur
      J’étais celle qui attend
      Mais je peux marcher devant
      J’étais la bûche et le feu
      L’incendie aussi je peux
      J’étais la déesse mère
      Mais je n’étais que poussière
      J’étais le sol sous vos pas
      Et je ne le savais pas
      Mais un jour la terre s’ouvre
      Et le volcan n’en peut plus
      Le sol se rompt
      On découvre des richesses inconnues
      La mer à son tour divague
      De violence inemployée
      Me voilà comme une vague
      Vous ne serez pas noyé
      Ce n’est que moi
      C’est elle ou moi
      Et c’est l’ancêtre
      Ou c’est l’enfant
      Celle qui cède
      Ou se défend
      C’est Gabrielle
      Ou bien Aïcha
      Fille d’amour
      Ou de combat
      C’est mon coeur
      Ou bien le leur
      Celle qui est
      Dans son printemps
      Celle que personne
      N’attend
      Et c’est la moche
      Ou c’est la belle
      Fille de brume
      Ou de plein ciel
      Et c’est ma mère
      Ou la vôtre
      Une sorcière
      Comme les autres
      S’il vous plaît
      Faites-vous léger
      Moi je ne peux plus bouger

      ping @sinehebdo

  • (20+) Adèle Haenel, une parole qui change la donne - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/05/adele-haenel-une-parole-qui-change-la-donne_1761776

    Une force qu’on n’imaginait plus s’est exprimée dans ce nouveau monde connecté, une heure durant, limpide, qui impose le respect. C’est vos gueules, s’il vous plaît . Le temps d’y repenser, et puis de joindre le geste à la parole, la parole d’Adèle Haenel, pour savoir comment faire à présent, pour être à la hauteur si possible. Or tout est possible, maintenant, voici du nouveau.

    • Une heure de parole très claire, intelligente et nue, les mains comme le visage crispés sous la pression, la conscience intense de choisir d’être là pour jouer un rôle, pas de cinéma, changer les choses, les hommes, le monde, rien que ça, et les yeux abîmés dans l’hyperconcentration blême de ne rien oublier de ce qu’elle avait à dire, à lire, comme la magnifique lettre à son père, qui avait modifié le point de vue de celui-ci (lequel préférait alors conseiller à sa fille de se taire). C’est ce qu’on a vu de plus fort, en réalité, comme prise de parole féministe et politique d’un seul tenant.

      Un papier qui ne réduit pas à une dimension testimoniale ce qui a eu lieu. Voir ça dans Ration, c’est étrange. Ne boudons pas notre plaisir.

      #Violences_sexuelles #domination_masculine #féminisme
      #clarté

  • #Ani_O’Brien : Ce pour quoi j’ai invité #Meghan_Murphy en Nouvelle-Zélande
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/03/ce-pour-quoi-jai-invite-meghan-murphy-en-nouvelle-zelande-ani-obr

    Groupés derrière un bouclier de progressisme, les champions « branchés » de la politique identitaire se servent de leur bonne conscience pour dicter les places de tout un chacun dans les rapports d’oppression. Ils et elles ont inversé la célèbre hiérarchie des besoins de Maslow : l’ego y règne aujourd’hui en maître, et malheur à vous si vous pensez pouvoir contester ce nouvel ordre mondial.

    Comme Meghan Murphy, que j’accompagnerai au micro en Nouvelle-Zélande, j’ai la ferme conviction que le féminisme est un mouvement créé pour les droits et la libération des femmes et des filles. Ce n’est pas une question d’ego ou d’identité ; le féminisme, ce sont les combats que nous avons dû mener du simple fait d’être nées femmes. Il explicite les défis que nous devons encore affronter en tant que sexe, du fait d’être nées femmes.

    Meghan Murphy a été chassée du réseau social Twitter parce qu’elle avait osé énoncer ces faits évidents. Elle n’a pas été bannie pour avoir tenu des propos haineux, comme l’ont suggéré plusieurs personnes, mais pour avoir appelé « lui » une personne qui utilisait alors le pronom « Jonathan ». Jonathan a maintenant pris le nom de « Jessica » et a intenté des poursuites contre plusieurs esthéticiennes pour avoir refusé de lui faire une épilation « Brésilienne », c’est-à-dire, en termes clairs, de lui cirer les couilles. Mais ça, c’est une autre histoire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.stuff.co.nz/opinion/116499216/awhy-i-invited-meghan-murphy-to-speak-in-new-zealand
    #identité_de_genre #féminisme #Nouvelle-Zélande #twitter #droits_des_femmes

  • Festival du film lesbien et féministe : « Cineffable a été créé pour que les lesbiennes puissent se voir »
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/cinema/2641151-20191031-festival-film-lesbien-feministe-cineffable-cree-lesbienne

    Un festival du « film lesbien et féministe », qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ?

    Carole : Cette notion est très protéiforme selon les équipes du festival. Nous accueillons tous les ans de nouvelles membres, donc Cineffable est un peu différent chaque année. Le principe est toutefois toujours le même : des intervenantes, et des films réalisés par les femmes. L’idée est de visibiliser le travail des femmes, qui ne bénéficient par des mêmes canaux de distribution que les hommes. Le festival permet par ailleurs à toutes ces femmes de se rencontrer entre elles, de réseauter.

    Marie-Anne : J’ai 50 ans, je me suis donc construite en tant qu’adolescente dans un monde où je n’avais pas de représentation de moi-même. Dans les années 1980, il n’y avait pas de film lesbien, et les livres ou les autres formes d’art n’en parlaient pas. Je ne me voyais pas. Cineffable a justement été créé pour que les lesbiennes puissent se voir, qu’elle puissent construire leur propre image pour elle-même. Heureusement, les jeunes générations ont plus de matière, il y a un peu plus de personnages LGBT dans les séries, dans les livres, dans les films. Mais c’est souvent fait par des hommes hétérosexuels et ça ne donne pas le même regard sur ce que peut être une relation lesbienne ou une vie en tant que lesbienne. En tant que femme, je n’ai pas la même place qu’un homme, j’ai moins de privilèges, et donc pas le même regard sur le monde.

    #cinéma #représentation #lesbiennes