• Femmes marocaines face aux effets de la mondialisation

    Les conséquences désastreuses de l’ajustement structurel sur l’éducation : les femmes sont les plus touchées.

    Note sur : ATTAC CADTM Maroc : Femmes du Maroc à l’ère de la mondialisation

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/20/femmes-marocaines-face-aux-effets-de-la-mondialisation

    #maroc #feminisme

  • Le porno est partout en ligne mais les pornocrates restent dans l’ombre
    Patricia Nilsson, du Financial Times, explique l’engrenage des rouages technologiques, économiques et financiers derrière la montée fulgurante de MindGeek, le plus gros opérateur de sites pornos au monde, maintenant visé par une panoplie de recours suite au scandale dévoilé par Nicholas Kristof dans le New York Times.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/19/le-porno-est-partout-en-ligne-mais-les-pornocrates-rest

    #féminisme #pornographie

  • Une École Féministe Internationale en Construction
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/15/une-ecole-feministe-internationale-en-construction

    L’École Internationale Féministe c’est un outil qui contribue à l’alliance entre les mouvements et à la construction de synthèses transformatrices entre femmes.

    L’éducation politique qui articule la formation et l’action renforce le féminisme et les mouvements populaires. Par conséquent, depuis 2018, des représentantes de Grassroots Global Justice, Grassroots International, Indigenous Environmental Network et de la Marche Mondiale des Femmes ont organisé le processus de construction de l’École Internationale d’Organisation Féministe Berta Cáceres, un espace d’apprentissage et de construction de synthèses entre les militantes de différents mouvements sociaux de plusieurs parties du monde.

    #féminisme #éducation

  • L’énergie d’imaginer et de construire de nouveaux futurs

    Dans son éditorial, « La somme que nous sommes », Sabine Panet parle du choix d’une revue papier, « c’est s’ancrer dans la résistance à la toute puissance de l’instantané, de la course au clic, au scoop,à l’exclusivité », de prendre le temps pour soi, « c’est ressentir, penser, critiquer, dans l’intimité et par soi-même – ni par, ni pour les autres », de journalisme et de féminisme, d’exercice pratique de la démocratie.

    Note sur : Axelle 235-236, Janvier – février 2021
    Hors série : Elles réparent le monde

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/18/lenergie-dimaginer-et-de-construire-de-nouveaux-futurs

    #féminisme

  • Toutes aux frontières

    Appel a une action feministe européenne à Nice

    Venez, venez avec vos cerfs-volants à Nice, le 5 juin pour participer à une action féministe transnationale ! Pour contester ensemble aux politiques européennes de criminalisation de la migration ! Préparez vos cerfs-volants de multiples formes et de couleurs, pour les faire voler ensemble à Nice, pour dire que « en tant que féministes nous n’acceptons pas les frontières ». Préparez vos danses, vos chansons pour chanter et danser avec des dizaines milliers de féministes, contre la criminalisation des migrations ! Venez à Nice le 5 juin 2021, pour contribuer à l’expression féministe transnationale dont ce monde triste a tant besoin !!!

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/17/toutes-aux-frontieres

    #féminisme #migration

  • Sauvonsle3919

    Avec le marché public, le gouvernement met en péril l’écoute des femmes victimes de violences sexistes

    (Paris, le 15 janvier 2021) Alors que la ligne nationale d’écoute téléphonique Violences Femmes Info – 3919 n’a jamais été autant sollicitée qu’en 2020, le gouvernement a décidé de lancer un marché public très éloigné de la démarche féministe élaborée depuis 30 ans par le 3919.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/16/sauvonsle3919

    #féminisme

  • Vanessa Codaccioni : « L’État nous pousse à agir comme la police »
    https://reporterre.net/Vanessa-Codaccioni-L-Etat-nous-pousse-a-agir-comme-la-police

    Promouvoir la surveillance de tous par tous. Voilà ce que veut l’État, comme l’explique Vanessa Codaccioni dans son dernier ouvrage, « La société de vigilance ». Et en plus d’appeler les citoyens à la délation, il les surveille toujours plus en renforçant les pouvoirs de la police, comme l’illustre la loi de « sécurité globale ». Ce samedi 16 janvier, près d’une centaine de marches des libertés devraient à nouveau avoir lieu en France, contre la proposition de loi relative à la « sécurité globale ». La (...)

    #algorithme #CCTV #activisme #biométrie #écologie #féminisme #aérien #facial #législation #reconnaissance #religion #vidéo-surveillance #BlackLivesMatter #délation #Islam #surveillance (...)

    ##syndicat

  • Cette civilisation s’est bâtie sur la domination masculine
    https://ricochets.cc/Cette-civilisation-s-est-batie-sur-la-domination-masculine.html

    La domination masculine est toujours un des piliers monstrueux du fléau de la civilisation : La civilisation : une masculinité toxique (par Ana Minski) "Il est couramment admis que la civilisation a vu le jour en Mésopotamie, au IVe millénaire avant notre ère, dans l’actuel territoire de l’Irak. Là, des villages primitifs se sont agrégés pour former une cité, la ville d’Uruk. Cette « haute civilisation urbaine, complexe et originale […] inventa l’écriture, l’État, la religion » et le patriarcat... [...] (...) #Les_Articles

    / #Féminisme

    https://lesruminants.com/index.php/2021/01/11/la-civilisation-une-masculinite-toxique-par-ana-minski
    https://www.youtube.com/channel/UCxS-bgG8T7fb38jgEf96U1A
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/nFe2ir36hV0-5059-07b969d.html

  • Une École Féministe Internationale en Construction

    L’École Internationale Féministe c’est un outil qui contribue à l’alliance entre les mouvements et à la construction de synthèses transformatrices entre femmes.

    L’éducation politique qui articule la formation et l’action renforce le féminisme et les mouvements populaires. Par conséquent, depuis 2018, des représentantes de Grassroots Global Justice, Grassroots International, Indigenous Environmental Network et de la Marche Mondiale des Femmes ont organisé le processus de construction de l’École Internationale d’Organisation Féministe Berta Cáceres, un espace d’apprentissage et de construction de synthèses entre les militantes de différents mouvements sociaux de plusieurs parties du monde.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/15/une-ecole-feministe-internationale-en-construction

    #féminisme

    • – Tout ce qui peut permettre d’entamer le système du silence, à l’échelle des individus, des familles et de la société, doit être encouragé.

      Premier axe à mettre en œuvre par les pouvoirs publics : il faut réfléchir à un moyen d’informer les enfants incesteurs et les adultes incesteurs sur le fait que la sexualité avec quiconque est âgé de moins de quinze ans (la majorité sexuelle) est une infraction grave. Dans toutes les familles où il y a de l’inceste, les incesteurs savent très bien que l’inceste est interdit, que le viol est interdit, qu’abuser de son enfant est interdit. Les incesteurs contournent l’interdit, et contournent la mésestime d’eux-mêmes, en utilisant d’autres mots (« les bêtises », « ça », « faire l’amour »), ou aucun mot, pour définir ce qu’ils font avec l’enfant. En entreprise, dans l’espace public par voie d’affichage, à la télévision, il faut informer les adultes et les enfants, en évitant les périphrases et en communiquant sur l’idée qu’une situation ou un geste avec un mineur qui provoque une excitation sexuelle chez l’adulte, est interdit.

      Deuxième axe : il faut responsabiliser davantage tous les adultes, et pas seulement dans les familles où il y a de l’inceste. Nous avons tous – c’est statistiquement inévitable – connu des gens, collègues, amis, compagne ou compagnon, qui nous ont fait part d’une histoire d’inceste, qui les a concernée directement ou qui a concerné des proches. Si nous arrivions à dépasser notre gêne (légitime) pour en reparler, poser des questions, amener la personne qui nous en parle à aller questionner sa famille et révéler l’inceste, nous aiderions à faire circuler la parole sur l’inceste, et peut-être nous permettrions de prévenir d’autres incestes. Les révélations d’inceste sont souvent faites incidemment, sans qu’on réalise vraiment qu’on vient de nous révéler une situation d’inceste. Les personnes qui révèlent l’inceste à leur entourage, que ce soit au fil d’une conversation qui n’a rien à voir, ou quand elles racontent une période de leur vie, parviennent à le dire mais à étouffer la révélation dans l’œuf. Et nous ne les accompagnons pas dans la révélation, parce que nous sommes gênés. Nous devrions tous être responsabilisés davantage.

      Troisième axe : favoriser la circulation de la révélation d’inceste dans la famille incestueuse, pour prévenir d’autres incestes dans la famille. De nombreuses études menées au Québec et en Amérique du nord montrent l’efficacité de la parole pour prévenir les récidives d’inceste et de violence domestique. Je schématise mais grosso-modo, on sait que si on rassemble les membres de la famille et qu’on dit, publiquement, devant tout le monde : untel a incesté untel, ou bien, untel bat sa compagne, ses enfants, alors les violences ne sont pas reconduites car on est sorti du système silence. Ce qui, au passage, bat en brèche la notion de pulsion, qui peut être totalement inhibée dès lors que les infractions sont étalées au grand jour.

  • Introduction : Femmes du Maroc à l’ère de la mondialisation

    La mondialisation capitaliste a des effets paradoxaux sur les sociétés et les individus, et sur les femmes en particulier. D’une part, elle ouvre de nouveaux horizons et de nouvelles situations, et d’autre part, elle maintient la domination préexistante et crée de nouvelles formes d’oppression, le but ultime restant toujours le profit.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/13/introduction-femmes-du-maroc-a-lere-de-la-mondialisatio

    #féminisme #maroc

  • De la nature naturelle des animaux animaux | Détournement féministe
    http://www.radiorageuses.net/spip.php?article1206

    Une émission où on se pose cette question : pourquoi justifier des comportements humains par des comportements animaux ? En discutant de concepts comme la naturalisation et l’anthropomorphisme, en prenant des exemples concrets et en écoutant des extraits d’interviews qui nous ont parlé, on vous emmène dans une émission au pays des animaux utilisés ou réinventés pour porter des argumentaires souvent bien éloignés de la réalité... Et des intentions pas très claires. Durée : 1h10. Source : Radio Campus Tours via Radiorageuses

    http://radiocampustours.com/media/podcast/detournementfeministe/DetournementFeministe_20201229.mp3

  • De « soi » au positionnement féministe du « nous »

    « Non seulement les formulations théoriques, présumées neutres, constituent l’immense majorité de l’attirail de pensée transmis dans les lieux de savoirs, mais de surcroît, bon nombre de textes canoniques s’appuient sur des présupposés misogynes ou présentent des angles morts à l’endroit de la situation des femmes, exclues de ce qui est généralement conçu et présenté comme l’Universel. »

    Note sur : Nouvelles questions féministes : Partir de soi :
    Expériences et théorisation
    Coordination : Marie Mathieu, Vanina Mozziconacci, Lucile Ruault et Armelle Weil

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/12/de-soi-au-positionnement-feministe-du-nous

    #féminisme

  • Voeux de la Marche Mondiale des Femmes France

    2020 s’en est allée

    Que 2021 nous apporte le succès
    pour nos revendications et nos luttes !

    Chères amies, chères sœurs, chères camarades.

    On peut facilement imaginer combien nous sommes toutes et tous heureux que cette année 2020 se termine. La crise sanitaire est particulièrement dure pour les personnes les plus démunies, dévastatrice pour les emplois précaires, stressante et dangereuse pour les femmes, en première ligne dans les métiers du soin.

    A l’échelle individuelle, le confinement a relégué d’autres femmes à leurs foyers, avec souvent de terribles conséquences : augmentation des inégalités en matière de partage des tâches, accroissement des violences conjugales. Etre confinées avec un conjoint violent ou violeur a dû être un calvaire ! Nous apprenons aujourd’hui que les violences conjugales ont augmentées de 60% en 2020 !

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/11/voeux-de-la-marche-mondiale-des-femmes-france

    #féminisme #MMF

  • Une philosophe féministe oubliée : Jenny d’Héricourt (1809-1875), alias Jeanne-Marie Poinsard
    https://maitron.fr/spip.php?article159559
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jenny_d%27H%C3%A9ricourt

    Quand en 1856 Jenny P. d’Héricourt (1809-1875), sage-femme, féministe et philosophe, critiqua Pierre-Joseph Proudhon pour sa théorie sur l’infériorité féminine, celui-ci refusa tout discussion, invoquant son infériorité intellectuelle naturelle. Néanmoins d’Héricourt continua de publier de ferventes critiques des théories des philosophes sociaux de son époque sur l’inégalité des sexes.

    Caroline Arni, « La toute-puissance de la barbe » Jenny P. d’Héricourt et les novateurs modernes
    https://journals.openedition.org/clio/139

    Quand l’auteure de La Femme Affranchie. Réponse à MM. Michelet, Proudhon, É. de Girardin, A. Comte et aux autres novateurs modernes, 1860, propose une discussion à Proudhon, il répond :
    « Il y a chez vous, au cerveau comme dans le ventre, certain organe incapable par lui-même de vaincre son inertie native et que l’esprit mâle est seul capable de faire fonctionner, ce à quoi il ne réussit même pas toujours. »

    Comme quoi, pour la grenouille au fond du puits, l’univers n’est qu’un petit disque bleu...

    #Jenny_d'Héricourt #féminisme #femmes #philosophe #théories_sociales #sexisme #Proudhon #grand_homme

    • Le pire dans tout ça, c’est qu’en tant que patriarche de l’#anarchisme, aujourd’hui encore ce type d’idées phallocrates persistent chez les anarchistes où le féminisme est souvent relégué en seconde zone, traitée de bourgeoise, bien après la libération sociale des hommes.

      #militantisme
      #masculinisme

      Partout et dans tous les temps, on rencontre de ces créatures excentriques, ridicules dans leur sexe, et insupportables au nôtre : elles sont de plusieurs espèces. Chez les unes, ce chic masculin est l’effet du tempérament et d’une grande vigueur corporelle : on les appelle des virago. Ce sont les moins à craindre ; elles ne font pas de prosélytes, et il suffit de la critique des autres femmes pour les ramener à l’ordre. Chez d’autres, la tendance à l’émancipation procède, ou d’un travers d’esprit, ou de la profession qu’elles exercent, ou bien enfin du libertinage. Celles-ci sont les pires : il n’y a pas de forfait auquel l’émancipation ne les puisse mener. À certaines époques, l’esprit de secte s’en mêle ; la défaillance des mœurs publiques vient compliquer le mal : la lâcheté des hommes se fait l’auxiliaire de l’audace des femmes ; et nous voyons apparaître ces théories d’affranchissement et de promiscuité, dont le dernier mot est la PORNOCRATIE. Alors c’est fini de la société.

    • Dans Les femes de droite, Andrea Dworkin cite Jenny P. d’Héricourt qui, en 1860, tente de faire admettre au socialiste Joseph Proudhon que tant que la femme sera tenue pour inférieure, le travail salarié ne peut la libérer : sous-payée, elle demeure condamnée à vendre aussi du sexe – se vendre à un mari ou à des prostitueurs. Proudhon lui oppose une fin de non-recevoir, décrétant « naturelle » l’infériorité des femmes. Cent ans plus tard, dans la contre-culture américaine, Dworkin et Robin Morgan repèrent le même sexisme chez les hommes de gauche, au nom cette fois de la libération sexuelle. Ils « estiment trop les putains et pas assez les épouses ». Ce que voient très bien les femmes de droite, qui tiennent les féministes pour naïves et impuissantes et optent, en désespoir de cause, pour le « modèle de la ferme » contre celui du bordel et de la pornographie.
      (https://www.ababord.org/Les-femmes-de-droite)

    • « En vertu de quel droit et au nom de quel principe voudrait-on séparer l’humanité en deux camps, dont l’un aurait le privilège de prendre librement son essor, cependant que l’autre — pour éviter toute concurrence — se verrait forcé de limiter le sien ? »

      Madeleine Tribolati (1905-1995), syndicaliste (à la CFTC) ayant participé aux négociations pour les conventions collectives de 1936, in Joceline Chabot, notice dans le dictionnaire Maitron.

      (Merci à Florence Montreynaud pour ces citations quotidiennes, du site Encoreféministes@gmail.com)

    • Difficile de remplacer ce que l’on ignore et que l’on refuse de connaitre. J’adorerai me passer de citations nauséabondes, et n’être que proposition positive, mais sans celles-ci comment comprendre que même la première Internationale (car avec des proudhoniens dedans) ait refusé que les femmes travaillent quand cela a imprégné salement toutes les pensées progressistes de gauche jusqu’à maintenant.
      Oui, profiter des leçons de celles qui se sont battues contre ces hommes infects et misogynes pour que nous puissions reconnaitre leurs ennemis, celleux qui tiennent à peu de chose près le même discours aujourd’hui.
      D’autant qu’en tant que femme et femme vivante pour un monde plus juste, je m’estime victime de ce merdier dans lequel ils nous ont mises et continuent d’en être misérablement fiers.
      #survivantes

  • Pourquoi fait-il cela ? » Chapitre 2 : Les mythes [6 à 10]

    MYTHE No 6

    Il perd tout contrôle de lui-même. Il craque complètement.

    Il y a plusieurs années, j’ai eu une conversation téléphonique avec une femme, Sheila. Elle décrivait les accès de colère que vivait périodiquement mon client, Michael : « Il devient absolument fou furieux et l’on ne sait jamais quand ça va lui prendre. Il attrape tous les objets qui lui tombent sous la main et les balance sur les murs et à travers la pièce, c’est un vrai chaos. Il casse même parfois des objets importants. Et puis c’est comme si l’orage passait ; il se calme et part faire un tour. À son retour, il semble plutôt honteux de lui-même. »

    J’ai posé deux questions à Sheila. La première était de savoir si les objets détruits appartenaient à Michael, à Sheila, ou aux deux ? Elle a réfléchi longtemps en silence. Puis elle me répondit : « Vous savez quoi ? Je suis surprise de ne jamais l’avoir remarqué, mais il casse uniquement des objets qui m’appartiennent. Je ne peux me rappeler d’une seule chose à lui qu’il aurait détruite ». Je lui demandai ensuite qui nettoyait la casse après ce genre d’épisodes. Elle me répondit que c’était elle. Je lui dis alors : « Vous voyez ? Le comportement de Michael n’est pas aussi insensé qu’il n’y paraît. Et s’il regrettait vraiment ses gestes, il vous aiderait au rangement. »

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/10/pourquoi-fait-il-cela-chapitre-2-les-mythes-6-a-10

    #féminisme #violence

  • S’il existe quelque chose comme le « féminisme blanc », l’idéologie de l’identité de genre en est vraiment l’incarnation parfaite.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/08/01/sil-existe-quelque-chose-comme-le-%E2%80%89feminisme-blanc%E2%80%

    #FéminismeBlanc #IdentitéDeGenre

    Pour la journaliste Susan Cox : « L’assertion de non-binarité est une gifle au visage de toutes les femmes qui, à moins d’avoir fait un coming-out en tant que “genderqueer”, sont présumées posséder une essence interne parfaitement alignée sur la parodie misogyne de la féminité, créée par le patriarcat. » Il y a une cruauté néolibérale tordue à soutenir que le principal problème lié au genre est son impact sur les identités choisies par des individus, et non la manière dont il opère de façon systémique, en régime patriarcal, pour normaliser et encourager la violence masculine et la subordination féminine.
    Lorsqu’elle est confrontée aux preuves que, historiquement et à l’échelle mondiale, l’oppression des femmes est fondée sur l’appartenance sexuelle, la politique d’identité de genre affirme simplement que le sexe est lui-même un construit social « inventé ».

    –—

    Mais les féministes ne soutiennent pas que le sexe est réel parce que c’est « l’explication la plus simple à croire », ou en raison de ce que les médias nous disent. Nous soutenons que le sexe est réel, car dès le moment où une échographie révèle qu’un bébé est de sexe féminin, son assujettissement commence. Et bien que « l’identité de genre » soit présentée comme un enjeu dont le féminisme doit s’occuper, elle est, comme l’explique Rebecca Reilly-Cooper, en contradiction absolue de l’analyse féministe du sexe biologique comme axe d’oppression :

    « La sujétion historique et continue des femmes n’est pas apparue parce que certains membres de notre espèce choisissent de s’identifier à un rôle social inférieur. (Laisser entendre que c’est le cas serait un acte flagrant de blâme des victimes.) Elle est apparue comme un moyen pour les hommes de dominer la moitié de l’espèce qui peut porter des enfants et d’exploiter son travail sexuel et reproductif.

    Il est impossible de comprendre le développement historique du patriarcat et l’existence continue de la discrimination sexiste et de la misogynie culturelle, sans reconnaître la réalité de la biologie féminine et l’existence d’une classe de personnes biologiquement féminines. »

    Loin d’être fluides, les réalités de l’oppression sexuelle sont strictes et imposées par la violence — et c’est particulièrement vrai pour les femmes de couleur et les femmes vivant dans la pauvreté.
    On peut supposer que les femmes et les filles roumaines qui remplissent aujourd’hui les bordels espagnols (six femmes sur 10 prostituées en Espagne sont originaires de Roumanie) aimeraient bien échapper à leur identité sexuelle. Evelyn Hernandez Cruz, la jeune fille de 19 ans qui vient d’être condamnée à 30 ans de prison au Salvador pour avoir vécu une fausse-couche, après avoir été violée à plusieurs reprises par un gangster, voudrait certainement rejeter son statut de « femme ». Les Kenyanes de 12 ans vendues à l’industrie de la prostitution par leurs familles, par besoin désespéré d’argent pour survivre à des sécheresses régionales, ne s’identifient probablement pas à être échangées comme des biens de consommation. On peut supposer que les filles du Népal qui meurent de piqûres de serpents et de froid dans les huttes menstruelles où on les envoie pour la durée de leurs règles sont également mal à l’aise avec les restrictions propres à leur sexe.

    Même aux États-Unis, l’oppression sexuelle est aggravée par d’autres formes d’oppression, comme le statut racial. Selon un rapport publié en 2017, les Noires sont quatre fois plus susceptibles que les Blanches de mourir de complications liées à la grossesse et « risquent deux fois plus de vivre une complication qui met en danger leur vie pendant un accouchement ou une grossesse ». Une étude menée par le Centre for Disease Control and Prevention indique que la moitié des meurtres de femmes commis aux États-Unis sont le fait de partenaires actuels ou précédents et que les Noires sont plus susceptibles de mourir par homicide que toute autre catégorie démographique. On peut là aussi présumer que ce n’est pas une réalité à laquelle ces femmes « s’identifient ».

    L’argument selon lequel le sexe n’est pas réel et le genre est inné ou choisi, plutôt que socialement imposé, démontre à la fois l’ignorance du monde qui vous entoure et, en même temps, votre position privilégiée. On constate ainsi que l’idéologie de l’identité de genre est bel et bien du « féminisme blanc » : un (soi-disant) féminisme qui passe sous silence les réalités matérielles des femmes marginalisées, qui priorise les sentiments et les intérêts des personnes les plus privilégiées, et qui se présente comme universel. C’est un « féminisme » inventé par des universitaires des pays occidentaux, et il apporte bien peu aux luttes des femmes qui vivent à l’extérieur de ces milieux.

  • « Pourquoi fait-il cela ? » Chapitre 2 : Les mythes [1 à 5]

    QUESTION No 1

    Est-ce parce qu’il a été maltraité dans l’enfance ?

    De nombreuses études ont examiné l’hypothèse que les hommes qui maltraitent des femmes ont souvent eux-mêmes été maltraités, et ce lien s’est avéré faible ; d’autres indicateurs concernant quels hommes auront tendance à agresser des femmes se sont révélés beaucoup plus fiables, comme nous le verrons. C’est particulièrement chez les hommes qui sont violents envers d’autres hommes que l’on trouve le plus grand nombre de victimes de maltraitance infantile – mais ce lien est bien moins présent chez les hommes qui agressent des femmes. La seule exception concerne les agresseurs dont la violence physique est particulièrement brutale ou terrorisante pour les femmes ; ceux-là présentent souvent des antécédents de maltraitance subie dans l’enfance. En d’autres termes, une enfance malheureuse ne fait pas d’un homme un agresseur, mais elle peut contribuer à rendre un agresseur particulièrement dangereux.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/08/pourquoi-fait-il-cela-chapitre-2-les-mythes-1-a-5

    #féminisme

  • Male gaze dans la littérature
    https://lignesdefemmes.wordpress.com/2020/12/17/male-gaze-dans-la-litterature

    Les créatrices ont régulièrement mis en lumière les problèmes qu’elles rencontraient dès qu’elles voulaient faire œuvre. Il est ironique de voir comment la métaphore de la gestation a été très souvent utilisée par des auteurs hommes pour représenter le processus de création artistique. Dans le même temps, on déniait aux femmes la prétention à faire de même, selon l’antique partage producteurs/reproductrices.

    Nancy Huston, dans son Journal de la Création, parcourt les biographies de sept écrivaines et artistes, et des écueils qu’elles ont rencontré sur leurs chemins : Virginia Woolf, Sylvia Plath, Zelda Fitzgerald, George Sand, Elizabeth Barrett Browning, Simone de Beauvoir et Unica Zürn. Le rapprochement des lettres et journaux intimes qui accompagnent leur épopée dans un monde d’hommes est frappant : les mêmes mots semblent traverser les siècles et les pays, pour dire la contradiction dans laquelle elles se débattent. D’un côté elles sont des femmes et veulent écrire en tant que telles pour donner de la voix à leur expérience féminine toujours absente de l’Art majeur. De l’autre, pour ce faire, elles doivent devenir des hommes. On ne les accepte qu’à condition qu’elles délaissent ce qui les rend singulières. Cette tension entre le singulier et l’universel, le foyer et la scène, produira souvent des dépressions tragiques. Les vies de Sylvia Plath, d’Unica Zürn ou de Virginia Woolf sont à ce titre exemplaires. Mais l’exploration ne s’arrête pas à ce qui ressemble à une constante macabre. Huston cherche aussi les différences, les voies de sortie, dans un parallèle constant avec sa propre expérience de romancière, enceinte de plusieurs mois.

    La vie des femmes qui investissent la scène publique est donc marquée par la dissociation. Les entrées de cet immense travail archéologique montre la récurrence du conflit corps/esprit, des somatisations nombreuses (anorexie, mélancolie, paralysie d’une partie du corps pour Plath et Barret Browning), des conduites addictives (Fitzgerald) ou de la tendance au suicide (Plath, Woolf, Zürn). La fatalité du génie féminin est-elle une constante ? Heureusement non. Nancy Huston revient aussi sur ces femmes qui ont tenu ensemble leur existence incarnée et leur travail artistique. Le tout étant de comprendre à quel point cela ne va pas de soi, dans les sociétés phallocratiques.

    Tout se joue comme si la femme ne pouvait être qu’énergie ou matière pour l’oeuvre masculine. Ainsi, Musset, Francis Scott Fitzgerald, ou Ted Hugues s’arrogeront la tâche de mettre en forme les illuminations de leurs compagnes. Si Georges Sand résiste plutôt vaillamment à la captation, en retournant la situation par l’utilisation à ses fins propres des lettres de son amant, Zelda Fitzgerald et Sylvia Plath n’auront pas la même marge d’autonomie. La poétesse Plath se fourvoie dans une relation professeur-élève, elle qui a pourtant tout le génie de son côté. Quand à Zelda, elle sera explicitement interdite d’écriture, ses journaux intimes étant pillés, pour servir de matière à son mari. Tout se passe comme si le rôle de la Muse venait contredire les aspirations à la liberté de toutes ces femmes. Huston montre finement à quel point l’existence féminine est une existence pour les autres, et la répression qui s’exerce sur celles qui dérogent à la règle.

    A la manière de Dieu qui organise le vivant, ou encore de Pygmalion, l’artiste mâle évolue dans un monde où tout le monde peut servir de matériau. On peut faire ici un parallèle plus large avec la colonisation du vivant. Mais aussi avec une certaine pulsion scopique, récemment renommée « male gaze ». Le mythe de Pygmalion que Huston met très justement en lien avec le Portrait Ovale d’Allan Poe illustre cette appropriation du vivant pour l’oeuvre masculine. Dans ces deux histoires, un homme solitaire et méfiant des femmes « réelles » façonne une représentation plus vraie que nature. Pygmalion voit sa statue s’animer et tombe amoureux de son œuvre. Le narrateur du Portrait Ovale retire les couleurs des joues de sa compagne pour peaufiner son tableau, qui achevé, est « la Vie-même ». Ces deux paraboles, distantes de plusieurs siècles, alertent sur le motif récurrent de la femme comme « ressource artistique », exploitée par l’oeil de l’organisateur. La tradition de l’objectification du corps des femmes est si forte, que c’est une double transgression pour elles de prétendre se faire maîtresses du regard. Elles dérogent à leur rôle de matière première, et elles prouvent que l’esthétique traditionnelle est partiale.

    L’analyse notamment des couples de créateurs/créatrices est lumineuse. Car, il est demandé à la femme artiste, en plus de son temps d’élaboration personnelle, de rester la muse de son compagnon. Ainsi, elles confineront à la folie pour servir la position de premier plan de leur mari (Fitzgerald, Zürn, Plath). Quand ce n’est pas tout simplement leur mélancolie qui est exploitée à des fins esthétiques. La recension des lettres intimes du couple Fitzgerald est paradigmatique. Plus Zelda s’enfonce dans l’alcoolisme et la folie, plus Francis y puise de nouveaux ressorts narratifs à ses romans. Comme le peintre du Portrait Ovale, Francis Scott Fitzgerald retire l’énergie vivante de sa femme, pour l’appliquer dans ses livres. La vraie situation de la muse est ainsi éclairée : condamnée à l’hystérie et à la polytoxicomanie pour nourrir les aspirations de son compagnon, il ne lui restera qu’à s’extraire par le haut (en reprenant l’arme qui lui est opposée : l’écriture), ou qu’à sombrer définitivement dans la folie. Comme ce fut le cas de Zelda, à la fin de sa vie.

    Le Journal de la Création vient ainsi compléter admirablement la critique du Phallogocentrisme, développée dans les années 70 dans le Mouvement des femmes. Il nous rappelle que les femmes ont à conquérir de haute lutte la capacité à porter un regard propre sur leur monde. Cette conquête est toujours à renouveler. Dérober nos corps aux regards et faire du corps masculin un objet de discours et de désir reste encore aujourd’hui un acte hautement subversif et rare.

    #male_gaze #femmes #féminisme #talent

    • Comment les féminismes ont-ils émergé en France ? Doit-on parler de « féminisme bourgeois » ? Quels liens ont existé entre féminismes et socialismes ? Y a-t-il eu des féminismes noirs ? Les féministes étaient-elles toutes colonialistes ? Existe-t-il des féminismes religieux ? Comment s’articulent mouvements lesbien, gay, trans et mouvements féministes ? Quel a été le rôle du féminisme institutionnel ? Qu’est-ce qui est nouveau dans les groupes féministes aujourd’hui ? Qu’est-ce que révèle #Metoo sur la capacité des femmes à se mobiliser ?

      Le livre de Bibia Pavard, Florence Rochefort et Michelle Zancarini-Fournel, intitulé Ne nous libérez pas, on s’en charge (La Découverte, 2020), entend fournir quelques clés indispensables afin de penser les féminismes d’hier et d’aujourd’hui à la lumière des grands défis contemporains, des inégalités sociales, raciales et de genre. Cette sociohistoire renouvelée des féminismes rend compte des stratégies plurielles déployées par les femmes et les hommes féministes qui ont combattu les inégalités entre les sexes et l’oppression spécifique des femmes, de la Révolution française à nos jours.

      Pour Contretemps, les autrices reviennent sur les enjeux généraux du livre et la manière dont il est le produit et participe d’un renouvellement historiographique en cours alimenté par la perspective intersectionnelle, entre autre, dans un contexte où la nouvelle vague féministe apporte de nouveaux questionnements.

      #féminisme #histoire #sociohistoire #livre #entretien

  • « Pourquoi fait-il cela ? » Chapitre 2 : Les mythes [introduction]

    Il faut comprendre que d’une certaine manière, l’agresseur conjugal se comporte en illusionniste : ses tours de passe-passe cherchent surtout à vous distraire, à attirer votre attention dans la mauvaise direction, pour que vous ne compreniez pas ce qui se passe réellement. Il vous amène à vous concentrer sur le tumulte de ses émotions pour détourner votre regard de la cause réelle de sa violence, qui tient à son mode de pensée. Il vous entraîne dans un dédale hyper-complexe et fait de votre relation avec lui un labyrinthe indéchiffrable. Il se pose en énigme que vous devriez essayer de décoder, comme s’il était une mécanique fantastique mais avariée, dont il vous suffirait de trouver et de réparer l’élément déréglé pour en restaurer le fonctionnement optimal. Son but, même s’il ne le reconnaît peut-être pas, est de vous occuper l’esprit au point où vous ne pourrez plus comprendre la logique et les schémas de son comportement, le projet délibéré que cachent ses attitudes insensées.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/06/pourquoi-fait-il-cela-chapitre-2-les-mythes-introductio

    #féminisme #violence

  • Nos vagins ne sont pas des porte-monnaie

    La prise en compte des règles dans la société ne doit pas se faire au prix de notre santé.

    L’Écosse fait saigner le tabou des règles. Sa décision de rendre les tampons et serviettes gratuites éclabousse les gouvernements stupéfaits : « Comment ? Les protections menstruelles n’ont plus rien d’intime ? ». Oui, braves gens, le sang qui coule entre nos jambes est politique. Et puisqu’aujourd’hui il est sur toutes les lèvres, écoutez gronder la déferlante de son flot.

    Le sang menstruel a toujours été objet d’oppression, de rejet, d’exclusion du corps social patriarcal. Alors Bravo ! d’avoir mis les règles sur la table, d’en parler jusque dans les hautes sphères. Bravo ! de multiplier par 5 le budget de lutte contre la précarité menstruelle.

    Mais au fait, comment ? Et pour qui, au juste ?

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/05/nos-vagins-ne-sont-pas-des-porte-monnaie

    #féminisme

  • La tour de Pise. Une année de misère pour les victimes d’agression sexuelle

    La justice est comme la tour de Pise : elle penche toujours du même côté, celui de ceux qui peuvent se payer les meilleurs avocat·es ; de facto, elle penche du côté de ces hommes puissants – des prédateurs sexuels en série – qui ont d’importants moyens financiers. Ils sont acquittés même si tout le monde sait qu’ils sont coupables. Néanmoins, à chaud, nombre de commentateur·trices nous ont expliqué, pour pouvoir nous faire accepter l’injustifiable, qu’on avait le meilleur des systèmes de justice au monde. Trouvez l’erreur ?

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/04/la-tour-de-pise-une-annee-de-misere-pour-les-victimes-d

    #féminisme #violence #justice #québec