• Technofeministischer Widerstand: Aktuelle Macht- und Herrschaftsformen im Internet überwinden
    https://berlinergazette.de/technofeministischer-widerstand

    Am 10.12. präsentiert Cornelia Sollfrank den Band bei pro-qm zusammen mit Isabel de Sena und Isabell Lorey. Das Buch “Die schönen Kriegerinnen. Technofeministische Praxis im 21. Jahrhundert” ist bei transversal erschienen und kann hier kostenlos als PDF heruntergeladen werden.

    https://transversal.at/media/femtec.epub
    https://transversal.at/media/femtec_CmBUyFV.pdf

    Die schönen Kriegerinnen | transversal texts
    https://transversal.at/books/die-schonen-kriegerinnen

    Cornelia Sollfrank (Hg.)
    transversal texts, August 2018
    ISBN 978-3-903046-16-0
    225 Seiten, broschiert, 15,— €

    Die schönen Kriegerinnen versammelt sieben aktuelle technofeministische Positionen aus Kunst und Aktivismus. Auf höchst unterschiedliche Weise erweitern diese die Denk- und Handlungsansätze des Cyberfeminismus der 1990er Jahre und reagieren damit auf neue Formen von Diskriminierung und Ausbeutung. Geschlechterpolitik wird unter Bezugnahme auf Technologie verhandelt, und Fragen der Technik verbinden sich mit Fragen von Ökologie und Ökonomie. Die unterschiedlichen Positionen um diesen neuen Techno-Öko-Feminismus verstehen ihre Praxis als Einladung, an ihre sozialen und ästhetischen Interventionen anzuknüpfen, dazuzukommen, weiterzumachen, nicht aufzugeben.

    Mit Beiträgen von Christina Grammatikopoulou, Isabel de Sena, Femke Snelting, Cornelia Sollfrank, Spideralex, Sophie Toupin, hvale vale, Yvonne Volkart.

    #féminisme #auf_deutsch


  • Le rapport annuel d’Amnesty rend hommage aux combats des femmes
    https://www.bastamag.net/Le-rapport-annuel-d-Amnesty-rend-hommage-aux-combats-des-femmes

    En août dernier, au Paraguay, trois hommes armés ont intercepté le taxi transportant Amada Martinez. Membre d’une communauté indigène paraguayenne, cette femme dénonce ouvertement les souffrances endurées par sa communauté, qui a été déplacée en raison de la construction d’une usine hydroélectrique. Le jour où elle a été interceptée, Amada Martinez voyageait avec sa sœurs et leurs trois jeunes enfants. L’un des hommes, qui portaient tous des uniformes de l’entreprise hydroélectrique, a pointé un fusil vers le (...)

    En bref

    / #Féminisme, #Luttes_sociales, #Atteintes_aux_libertés, #Droits_fondamentaux


  • Se mobiliser dans un mouvement global contre la vie chère : une perspective féministe

    En tant que Féministes révolutionnaires, nous voulons nous inscrire à la fois dans la lutte contre le coût de la vie et dans la continuité du 24 novembre. Nous avons fait, ensemble, la démonstration et l’expérience de notre capacité à descendre nombreux·ses dans la rue. La question qui se pose donc à nous aujourd’hui, c’est comment s’appuyer sur cette capacité pour construire la mobilisation féministe en France, en lien à la fois avec les mouvements de femmes et minorités de genre de plus en plus nombreux et offensifs à l’échelle internationale et avec le mouvement des Gilets Jaunes.

    Tout comme d’autres avant nous, nous appelons à une convergence des mouvements des Gilets Jaunes et des mouvements féministes, des mouvements antiracistes ainsi que des mouvements écologiques avec la Marche pour le Climat ce samedi 8 décembre.
    Converger ne veut pas dire se dissoudre dans un tout. Converger veut dire descendre dans la rue en tant que féministes auprès des Gilets Jaunes, en articulant nos revendications à ce mouvement et en construisant la mobilisation. C’est aussi chercher à convaincre les Gilets Jaunes de prendre en charge nos revendications dans leur mouvement et de descendre avec nous dans la rue lors des mobilisations féministes.

    http://feministesrevolutionnaires.org/?p=1232

    #féminisme #giletsjaunes #gilets_jaunes


  • Un seul chiffre, un monde décadent
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2018/12/06/un-seul-chiffre-un-monde-decadent

    12 089. C’est le nombre de kilomètres que les participants du G20, présents à Buenos Aires en Argentine du 30 novembre au 1er décembre 2018, n’ont pas empruntés pour se joindre à Katowice en Pologne aux débats de la COP24[1]. Les tenants du commerce international[2] n’ont ostensiblement pas dénié faire le lien entre néolibéralisme débridé et changement climatique … Lire la suite →

    #Humeurs #économie #domination #féminisme #militarisation #mondialisation #occident #racisme #violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa


  • A historian explains why right-wing criticism of Alexandria Ocasio-Cortez’s clothing mirrors the response to early female labor activists | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/historian-explains-why-right-wing-criticism-alexandria-ocasio-cortezs-clot

    It seems that some critics just can’t accept the fact that an unapologetic Democratic socialist like Ocasio-Cortez – who calls for a more equal distribution of wealth and fair shake to workers – can also wear designer clothes.

    To a historian like me who writes about fashion and politics, the attention to Ocasio-Cortez’s clothing as a way to criticize her politics is an all-too-familiar line of attack.

    Ocasio-Cortez isn’t the first woman or even the first outsider to receive such treatment.

    In particular, I’m reminded of Clara Lemlich, a young radical socialist who used fashion as a form of empowerment while she fought for workers’ rights.
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    Lemlich – like Ocasio-Cortez – wasn’t afraid to take on big business while wearing fancy clothes.
    ‘We like new hats’

    In 1909, when she was only 23 years old, Lemlich defied the male union leadership whom she saw as too hesitant and out of touch.

    In what would come to be known as the “Uprising of the 20,000,” Lemlich led thousands of garment workers – the majority of them young women – to walk out from their workplace and go on a strike.

    As historian Nan Enstad has shown, insisting on their right to maintain a fashionable appearance was not a frivolous pursuit of poor women living beyond their means. It was an important political strategy in strikers’ struggle to gain rights and respect as women, workers and Americans.

    Two women strikers on picket line during the ‘Uprising of the 20,000’ in New York City. Library of Congress

    When they picketed the streets wearing their best clothes, strikers challenged the image of the “deserving poor” that depicted female workers as helpless victims deserving of mercy.

    Wearing a fancy dress or a hat signaled their economic independence and their respectability as ladies. But it also spoke to their right to be taken seriously and to have their voices heard.

    Despite the criticism, Lemlich and her fellow strikers were able to win concessions from factory owners for most of their demands. They also turned Local 25 of the International Ladies Garment Workers Union into one of the most influential labor unions in the country, changing for the better the lives of millions of workers like themselves.

    But more importantly, Lemlich and her colleagues changed the perception of what politically radical women should look like. They demonstrated that socialism and labor struggles were not in opposition to fashionable appearances.

    Today, their legacy is embodied in Ocasio-Cortez’s message. In fact, if Clara Lemlich were alive today, she would probably smile at Ocasio-Cortez’s response to her critics.

    The reason some journalists “can’t help but obsess about my clothes [and] rent,” she tweeted, is because “women like me aren’t supposed to run for office – or win.”

    Ocasio-Cortez has already begun to fashion an image for women who, as her worn-out campaign shoes can attest, not only know how to “talk the talk,” but can also “walk the walk.”

    #Féminisme #Politique #Lutte #Fashion #Alexandria_Ocasio_Cortez


  • ’Gender violence pushed Jewish, Palestinian women into a corner — together’

    https://972mag.com/gender-violence-pushed-jewish-palestinian-women-into-a-corner-together/139003

    Women across Israel were set to strike to protest the government’s inaction toward gender violence. Samah Salaime, a prominent feminist activist, speaks about building solidarity between Jewish and Palestinian women and why this moment feels so urgent.

    #palestine #israël #violence_faite_aux_femmes #féminisme #résistance


  • Revue Nouvelles Questions Féministes 2018/2 | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2018-2.htm?contenu=presentation

    L’intervention féministe, que nous explorons dans ce nouveau numéro de Nouvelles Questions Féministes, a une longue histoire puisqu’elle est née au Québec dans les années 1970 où elle a trouvé les conditions favorables à son développement et à son institutionnalisation. Nous la définissons comme une pratique et un projet dont l’ambition est, d’une part, de lier action sociale et militante, formation et recherche ; et, d’autre part, d’étendre les capacités d’analyse, de réflexion et d’action à l’ensemble des actrices et acteurs engagés dans cette pratique. Forte de ces intentions émancipatrices, l’intervention féministe se présente comme un travail de lutte contre les oppressions ; ce travail se déploie dans les pratiques ordinaires des chercheur·e·s, des enseignant·e·s, des travailleuses et travailleurs sociaux ainsi que des personnes accompagnées. Il tente ainsi, dans la mesure du possible, de faire co-exister un projet à la fois socio-éducatif, formatif et scientifique.

    Les divers articles présentés dans ce numéro montrent l’intérêt, le caractère ambitieux et les difficultés d’un tel projet dans le contexte actuel de rentabilisation et de rationalisation de la recherche, du travail social et de la formation. Mais c’est précisément parce que l’intervention féministe contient une force d’opposition épistémique et politique qu’elle doit être défendue de nos jours. Elle n’est d’ailleurs pas qu’une utopie, comme en témoignent, dans ce numéro, les exemples de recherche partenariale au Québec et, plus près de nous, l’action militante de la coopérative La Trouvaille, une structure d’éducation populaire ayant fait le choix de systématiquement co-construire collectivement savoirs et modes d’action.

    L’intervention féministe ne possède sans doute pas le pouvoir de détruire les divisions instituées entre savoirs et pratiques, mais au moins elle en interroge la légitimité et la pertinence et elle propose des pistes d’action pour dépasser de tels clivages.



  • 40 ans de slogans féministes
    http://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1560/40-ans-de-slogans-feministes-racine-de-ixe

    Les quelque 600 #slogans ici rassemblés tracent le fil rouge des #combats_féministes en France entre 1970 et 2010. Paroles vivantes scandées, criées, chantées dans les manifestations, ces “mots de désordre” témoignent de la créativité sans cesse renouvelée des innombrables actrices d’une histoire collective. Ils restituent la spécificité de la culture militante du Mouvement de #libération des #femmes, l’inventivité et l’impertinent brassage des traditions de lutte qui furent d’emblée sa marque de fabrique.La centaine de photos qui rythme les textes présente les multiples facettes de cette #contestation ludique et déterminée, réimaginée de manif en manif par celles qui descendent dans la rue revendiquer leurs #droits et clamer leur #liberté.

    #féminisme #mlf




  • En Marges !
    L’intime est politique – Revue de sciences humaines et d’artsQui sommes-nous ? – En Marges !
    https://enmarges.fr/about

    Je découvre cette nouvelle revue en ligne (merci Emmanuel Laurantin)
    aux contributions ouvertes...

    #femmes #féminisme #intersectionnalité #queer #sexualité

    En Marges ! est une revue en ligne fondée par Juliette Lancel qui explore l’intime et ses enjeux politiques via les sciences humaines et les arts.

    Les sexualités, le corps, les émotions sont traversés par des rapports de force éminemment politiques. Si cela peut sembler évident aux spécialistes, ça ne l’est pas nécessairement ailleurs, y compris dans les milieux engagés où l’intime constitue trop souvent un angle mort.

    En Marges ! a l’ambition d’adresser au grand public des contributions de chercheurs·ses, d’activistes, d’artistes. Dans une démarche d’inclusivité, nous demandons d’écrire dans une langue claire et de définir chaque terme ou concept indispensable. Conscient·e·s des rapports de domination qui structurent notre société, nous souhaiterions mettre l’accent sur ces thématiques trop souvent invisibilisées pour proposer une lecture intersectionnelle des politiques de l’intime.

    Comité de lecture

    Aurore Chéry est docteure en histoire moderne et chercheuse associée au LARHRA, Université de Lyon. Elle travaille sur la représentation du pouvoir en Europe au XVIIIè siècle, plus particulièrement en lien avec la masculinité et la sexualité.

    Ludivine Demol, chercheuse doctorante, travaille sur la consommation pornographique des adolescent·e·s dans leur construction genrée et s’interroge à ce titre sur la place de la politique dans l’intime.

    Juliette Lancel travaille de manière indépendante sur l’histoire des rêves, des genres et des sexualités. En 2016, elle a codirigé avec Jacqueline Carroy le livre Clés des songes et sciences des rêves. De l’Antiquité à Freud.

    Julie T. est docteure en vieilles choses qui sentent la poussière et chercheuse à temps très partiel ; elle travaille principalement sur l’interpénétration des champs du langage et du politique.

    Rédac

    Notre cher logo anarchoclitoridien a été créé par Bergamotte.
    Ont contribué à la création et à la mise en forme de la revue : Emmanuelle D., Marion David, Michael Freudenthal, Léna Kerveillant, Sarah L., Ezechiel S., Tania Wagner, Suzy Wood.

    – De la culture du viol dans la littérature libertine du XVIIIe siècle – Roxane Darlot-Harel

    – Le frotteurisme dans le métro de Mexico : entretien avec Nicolas Balutet

    – Ne plus taire la puissance des femmes – Lou Dimay

    – Incarner de nouvelles identités et développer une éducation sexuelle déviante : techniques du corps queer dans les festivals punk-féministes – Louise Barrière



  • “A #Femifesto for Teaching and Learning Radical Geography”

    The Athena Co-Learning Collective[1] is a group of graduate students and faculty at the University of Georgia who are committed to living and learning differently in the academy and our communities. We came together in the wake of the 2016 election with various needs for community, praxis, and feminist theory in our work and lives. Our purpose is to work together in active resistance to white supremacist heteropatriarchy and toxic masculinist practices that have underpinned knowledge production and instruction at our universities. We seek to engage, share, and learn from a diversity of knowledges, experiences, hopes, and fears as a means to rehumanize our relations and learning communities. We are inspired by the many feminist collectives who have formed inside and outside the academy before us.[2]

    Recently, many decolonial, anti-racist, and feminist scholars have expanded radical geography and related fields to include a greater diversity of thinkers, writers, and activists. Yet, few of these interventions have materialized as changes to the practices of the academy, or even the discipline of geography (de Leeuw and Hunt 2018). In this, our own intervention, we describe the Athena Co-Learning Collective’s efforts to reject the traditional and enduring graduate seminar format and to structure a seminar based instead on intentionally feminist, anti-racist, and decolonial theory, pedagogy, and praxis.[3] Our work begins in the classroom because it is a key location in the perpetuation of hegemonic ways of thinking and doing that have remained largely the same for centuries (Mohanty 2003). We collaboratively craft the content of our shared learning space, and focus on transforming the oppressive social relationships that were laid bare in new ways for many (but not all) the members of our collective in the wake of the Trump election. By centering the ideas of scholars who build theory for liberatory praxis, we can change how we know ourselves and each other, and how we act within these intimate and broader relations. Furthermore, we intentionally create a “collective” (as opposed to a classroom) as a way to name and define our project as something that is intended to be more than a learning experience, but responsive to emotional needs as individuals and in our community.

    As a means of undoing white supremacist heteropatriarchy, we began by undoing the toxic masculinist practices that materially and metaphorically make the traditional graduate seminar space possible. These masculinist performances typically involve one or more “expert” faculty determining the important scholars to read, then overseeing class “discussion” (often structured as debate) where students seek to prove they have learned something (ideally more than their peers). It includes, furthermore, the privileging of totalizing narratives frequently emanating from the work of Eurocentric male scholars (e.g. Marx, Heidegger, Althusser, Foucault); the performance of competitive behavior (i.e. individualized performances that prioritize speaking out loud, debating, correcting); the enactment of microaggressions (i.e. talking over, ignoring, minimizing the contributions of women, queers, and people of color); and the deployment of reductive logics (i.e. finding one thesis or explanation in a text).

    We believe that liberation from white supremacist heteropatriarchy requires that: 1) we conduct ourselves differently in the teaching and learning process with new feminist, anti-racist, and de-colonial practices and agreements; and 2) we give women, POC, queer people, Indigenous people, and other thinkers the same seriousness and focus we might afford the historical objects of our disciplinary canons. To put this into practice, we began our collective with several key principles and goals: to enact non-hierarchical power relations among all in the room (including faculty); to do away with hypercompetitive performativity; to keep realistic workloads and expectations through “slow” scholarship (Mountz et al. 2015), while also recognizing that faculty, across racial identifications, experience very different time and labour pressures that we must collectively be conscious of; to learn with one another to collectively understand the multiple meanings in the texts we read; to create a space to learn free of shaming; to imagine what radical potential can emerge through this work.[4] This begins to constitute what we understand as the rehumanization of our collective efforts to teach and learn.

    Furthermore, by engaging with feminist, Black, Indigenous, Chicana, and decolonial epistemologies and theorists, we learned that we must not deny or artificially tidy up incommensurabilities, conflicting truths, and uncomfortable subjects. In seeking hard boundaries and sharp gulfs between subjects and objects, us and them, fact and fiction, white supremacist heteropatriarchal forms of knowledge production have violently erased difference and replaced it with hierarchy (Gilmore 2002). Therefore, our politics of knowledge production include:

    1) Generating Collective Solidarity: The first step is to relate to one another – and to support each other – as complex human beings embodying a number of subject positions. None of us enters the classroom as only student or only teacher. Rather, we are also parents, children, partners, laborers, survivors, and so on. Feminist, anti-racist, and queer theory is personal to us all. We cannot engage it in a disembodied or individualistic way. This means allowing time and space to discuss personal, emotional, and non-academic issues as part of the learning process. This also includes being honest about why we may not be fully present or prepared for class activities; getting to know one another outside of the classroom; acknowledging how our own experiences shape our understandings of texts and ideas; engaging in hard conversations about difference and disagreement; kindly confronting misogynistic, racist, or homophobic actions or words among one another; “staying with the trouble” (Haraway 2016) and working through the discomfort individually and collectively.

    2) Engaging in Co-Learning Praxis: We make a commitment to learning with and from each other. We learn more when we cooperate, and we gain power through collectivizing the work of learning. Rather than keeping our knowledge and education to ourselves, we share – share accountability for each other’s learning and share our ideas and knowledge with each other. For example, in the context of the seminar, we collectively chose texts to read, generated shared class notes, collaboratively engaged with texts in large and small groups, and wrote final papers as a class based on our collective (not individualistic) engagement with the readings. We frequently revisited and adjusted course expectations, activities, and assignments to support these efforts.

    3) Enacting Our Ideas through Real World Politics: We believe that it is essential to practice applying this knowledge within our real lives. We develop skills and personal practices for confronting sexism, racism, and unquestioned settler futurity in our workplace and in our communities. We advocate for “radical vulnerability” (Nagar 2014) in communication practice to help realize this aspirational goal. This means modeling intentional courage with each other to raise and navigate difficult topics in our shared workspace, establishing group agreements and conflict mediation norms, and accepting that conflict or difference do not render relationships disposable. While we were not always able to fully enact the principles of feminist collective praxis, we committed to the ongoing task of working through the messiness, especially during critical moments of feedback about the class process and politics. We defined success by our ability to create openings and to keep moving forward.

    Given these political commitments, we present the following principles that all scholars (teachers and students) can implement in their own classrooms and relationships to transform teaching and learning practices to rehumanize ourselves, the academy, and society.

    1) Find Promise and Potential in Affirming Ambiguities: Refuse to submit to the myth of the totalizing rigidity of any one concept and the masculine construction of “realness” which attempts to “stabilize meaning” (Rose 1996: 68), and, thereby, to divide. Seek to explore those multiple narratives and spaces on the outskirts – those unruly contradictions and relentlessly rich complexities of socionatural life, of working-class life, of Black life, Mestiza life, Indigenous life, queer life, of lives in solidarity. Gloria Anzaldúa (1987) taught us that we must embrace internal contradictions, incommensurabilities, conflicting truths, and the uncomfortable subjects they might introduce as sites of radical possibility and struggle. Commit to the always ongoing work of fostering spaces where “hybrid” or “mestiza” ways of being in the world can flourish free from the fetters of categorization.

    2) Embrace the Ethical Task of Uncovering “Absented Presences”: Model Katherine McKittrick’s (2006) unapologetic commitment to honoring the geographies, lives, histories, ideas, and languages held by Black, female, Indigenous, Chicana, queer, and other subjugated peoples (see also Anzaldúa 1987; Lugones 2007; Sandoval 2000; Simpson 2014; Tuck and Yang 2012). While women, POC, and queers have been reluctantly admitted to the ivory tower, their historical absence has simultaneously been a presence. The practice of maintaining these absences is one of “death-dealing displacement of difference into hierarchies that organize relations” (Gilmore 2002: 16) and justifies the ongoing presence of white supremacist heteropatriarchy and toxic masculinist practices. Disrupting this means making changes to the spaces of knowledge production to accommodate multiple ways of knowing and being in the world. Claim the absented presences as spaces of legitimation of multiple narratives, non-settler futures, and difference as a life-giving, not death-dealing, way to organize social relations.

    3) Mobilize toward Collective Rehumanization: See and treat each other as full and complex human beings. Work with and through the troubling and uncomfortable moments. Conducting participatory research, honing perfect politics, and even taking to the streets are not enough to rehumanize our theory and practice. It is time to confront how structurally isolating academic labor is, and to value practices of care work, mentorship, conflict mediation, vulnerability, ambiguity, “presenting the absences”, subverting hierarchical social relations, and relationship-building at the “speed of trust” (brown 2017). When you transform your classrooms into “more humanly workable” spaces (McKittrick 2006: xii), the work to transform society becomes more clear.

    What we offer here is an invitation to all teachers and students, but especially to those successful, well-known, and structurally empowered scholars who profess liberatory politics, to re-evaluate your own teaching and learning practices. We, as the Athena Co-Learning Collective, are still learning how to be in the academy as a woman, as a person of color, as working class, as queer identified, as a feminist. Being radically vulnerable together is a constant struggle, sometimes uncertain and messy. It must be a collective enterprise, which prefigures, engages, and speaks across multiple communities, and insists upon the inseparability of knowledge and action to reject the hegemony of white supremacist heteropatriarchy and toxic masculinist practices. Our feminist collective is but one distillation of these commitments; it represents a form of initial rupture, alongside many other ruptures instigated by feminist comrades the world over. The hard labor yet remains: to rend the curtain fully and step out, together, into a new space.

    https://antipodefoundation.org/2018/11/27/a-femifesto-for-teaching-and-learning-radical-geography
    #manifeste #femineste #géographie_radicale #enseignement #géographie #université #résistance #féminisme #vulnérabilité

    The #Athena_Co-Learning_Collective
    https://www.athenacollective.org


  • « Game girls », une histoire d’amour dans les rues d’un quartier populaire de Los Angeles
    https://www.bastamag.net/Game-Girls-une-histoire-d-amour-dans-les-rues-d-un-quartier-populaire-de-L

    Le documentaire Game girls, de la réalisatrice Alina Skrzeszewska, raconte une histoire d’amour entre deux femmes, Teri et Tiahna, dans le quartier pauvre et marginalisé de Skid row, à Los Angeles. Le film accompagne intimement un morceau de la vie des deux personnages, qui aspirent à des destinées différentes, tout en dressant un portrait du quartier et de ses rues, reflets d’une Amérique structurée par l’exclusion. Game Girls, ce sont ces femmes qui, malgré tout, « restent dans le jeu », et (...)

    #Chroniques

    / #Féminisme, #Amériques, #Classes_populaires



  • En racontant dans King Kong Théorie pour la première fois comment elle est devenue Virginie Despentes, l’auteur de Baise-moi conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution, la pornographie.

    https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-fiction/king-kong-theorie-de-virginie-despentes

    J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être protecteurs, ceux qui voudraient l’être mais ne savent pas s’y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l’idéal de la femme blanche séduisante qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu’il n’existe pas.

    http://www.theatre-atelier.com/king-kong-th-orie-lo2407.html
    #Virginie_Despentes #féminisme #création_sonore #théâtre


  • http://offensivesonore.blogspot.com/2018/11/emma-goldman-vivre-ma-vie.html

    Emma Goldman - Vivre ma vie

    Emission du 23 novembre 2018, enregistrement fait à la libraire Quilombo, qui organisait un débat à l’occasion de la traduction intégrale de son autobiographie magistrale « Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions » (L’échappée) avec Laure Batier et Jacqueline Reuss, les deux traductrices. Née en 1869 dans l’Empire russe, Emma Goldman s’exile aux États-Unis à 16 ans. Pauvreté, exploitation et désillusions l’y attendent. Elle plonge alors à corps perdu dans le chaudron politique et intellectuel. Activiste et conférencière anarchiste aussi célèbre que redoutée, elle sillonne au gré des luttes une Amérique en pleine ébullition. Expulsée en 1919 vers la Russie, accueillie chaleureusement par Lénine, elle découvre une réalité qu’elle ne cessera de dénoncer avec courage tout en poursuivant son inlassable combat pour l’émancipation.

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #Emma_Goldman #anarchisme #anarchiste #iww #féminisme #histoire #mouvement_ouvrier #antimilitarisme #féministe


  • http://www.etatdexception.net/un-an-apres-metoo-bilan-et-perspectives

    Il y a exactement un an, l’actrice étatsunienne Alyssa Milano reprenait une phrase lancée par l’activiste new-yorkaise Tarana Burke en 2006 et invitait les femmes à partager sur Twitter leurs témoignages sur la violence sexuelle qu’elles avaient subie. La réponse fut massive et elle donna naissance au mouvement #MeToo. En France, la journaliste Sandra Muller proposa quant à elle le hashtag #BalanceTonPorc, repris plus de 200 000 fois en quelques jours sur les réseaux sociaux.

    #féminisme


  • Lancement d’un Groupe de Recherche de #Géographie_Féministe au sein de l’Association Suisse de Géographie (ASG)

    Ce nouveau groupe thématique vise avant tout à créer des liens entre géographes féministes de toutes les universités et instituts de recherche en Suisse, au-delà des barrières linguistes et quel que soit le niveau d’avancement de carrière des personnes intéressées. Il souhaite favoriser le partage d’expériences et de pratiques académiques, de recherche et d’enseignement en géographie féministe au travers de la mise en place de réseaux et de collaborations scientifiques reposant notamment sur des approches de genre, queer, postcoloniale et antiracistes.

    La session « Bodies, space and difference in the global intimate », du Symposium de Géographie Humaine de la 16è édition du Swiss Geoscience Meeting, se trouve dans ce cadre être le premier évènement organisé par le Groupe de Géographie Féministe de l’ASG ! Il se déroulera à Berne, le samedi 1er décembre 2018 en après-midi. Vous trouverez le programme de la journée ici :
    https://geoscience-meeting.ch/sgm2018/program/session-program/#title22

    Pour plus d’information sur le Groupe de recherche de Géographie Féministe de l’ASG - poster joint - ou sur la session organisée pour le Symposium de Géographie Humaine du Swiss Geosciences Meeting, vous pouvez prendre contact avec :
    Karine Duplan (karine.duplan@unige.ch) ou Elisabeth Militz (elisabeth.militz@giub.unibe.ch)

    Nous comptons sur vous pour diffuser cette information dans vos réseaux et espérons vous accueillir très bientôt !

    Karine & Elisabeth

    #féminisme #géographie


  • Leonard Schein : Les dangers des groupes de conscientisation masculins | Scènes de l’avis quotidien
    https://scenesdelavisquotidien.com/2018/10/21/leonard-schein-les-dangers-des-groupes-de-conscientisation-masculins/#more-669

    Leonard Schein : Les dangers des groupes de conscientisation masculins

    L’apparition de groupes de conscientisation masculins doit être vue comme une étape positive de la lutte contre le sexisme. De nos jours, il est important que les hommes commencent à travailler avec d’autres hommes à de nouvelles façons de détruire la traditionnelle « connivence masculine ». Que des hommes mettent au travail d’autres hommes est nécessaire et va dans le bon sens pour trois raisons principales.

    Tout d’abord, les hommes ont depuis longtemps l’habitude, lorsqu’ils travaillent avec les femmes, de s’approprier leur travail, de traiter les femmes de manière sexiste, d’orienter l’énergie du mouvement vers des intérêts masculins, et de faire des problèmes des hommes une priorité. Quelques exemples permettent d’illustrer ce processus de détournement. Le mouvement de la Nouvelle Gauche a toujours crié haut et fort l’importance de combattre l’oppression des peuples à travers le monde. Mais cette même Nouvelle Gauche a mis beaucoup de temps à reconnaître l’oppression des femmes. Elle a par la suite développé une rhétorique creuse de soutien à la libération des femmes, mais dès qu’il fallait établir les priorités, les questions féministes étaient reléguées en dernière place. La Nouvelle Gauche ne s’intéresse qu’au bien-être de certaines catégories de populations opprimées. Ces populations sont celles qui s’accordent avec l’analyse marxienne traditionnelle : les travailleurs (masculins), les populations du Tiers-Monde (masculines) et les personnes de couleur du nord de l’Amérique (masculines). La lutte des femmes pour accéder au statut d’être humain n’a jamais été prise au sérieux par les militants de la Nouvelle Gauche. Nous sommes dans la situation où l’énergie militante est dévolue à la libération d’hommes opprimés.

    Non seulement la Nouvelle Gauche n’a pas travaillé à être utile aux femmes, mais, de surcroît, sa logique collective masculine à la mode « Macho Marx » a perpétué et renforcé la pire division patriarcale des rôles. Le chauvinisme masculin a été le nouveau « petit livre rouge » de la Nouvelle Gauche ; le mouvement était complètement autoritaire et dominé par les hommes. Les hommes faisaient le travail important pendant que les femmes étaient coincées dans des tâches domestiques et de secrétariat merdiques. Les « leaders » masculins radicaux sont devenus des rock stars entourées de « groupies » chargées de les satisfaire sexuellement après leur rude journée à combattre l’impérialisme.

    Le Gay Liberation Front [Front de Libération Homosexuelle] est un autre exemple de lutte politique au sein de laquelle les hommes ont évincé les femmes du mouvement. A ses débuts, le Gay Liberation Front était un mouvement politique à la fois d’hommes et de femmes homosexuelles, mais au bout d’un moment il fût clair pour les lesbiennes qu’il n’était plus possible de travailler politiquement avec les hommes gays. Ces derniers canalisaient leur énergie et leur priorité en direction des hommes, tout en adoptant des positions politiques néfastes pour les femmes (soutien à la pornographie, au sado-masochisme, et refus de tenir compte de la division des rôles butch/femme). Les hommes gays étaient sexistes à l’égard des femmes et dirigeaient le mouvement de manière autoritaire. Le psychisme masculin des hommes gays, de la même façon qu’au sein de la Nouvelle Gauche, a empêché les lesbiennes d’être prises au sérieux dans leur bon droit en tant qu’être humaines à part entière.

    Le monde hétéro a son lot d’exemples également. Lors de la Convention Nationale Démocrate de 1972, au moment critique, George McGovern a lancé par dessus bord les questions féministes. Un autre exemple est celui de l’ACLU [Union américaine pour les libertés civiles] et de la President’s Commission on Obscenity and Pornography [Commission présidentielle sur l’obscénité et la pornographie] qui, sous couvert de soutien à la liberté d’expression et liberté de presse, ont été les principales protectrices de la légalisation de la pornographie et de la prostitution. La pornographie et la prostitution oppriment les femmes, instaurent des modèles de sexualité anti-femmes et consolident domination masculine et misogynie. Les politiciens hommes et les partis politiques ont toujours bradé « leurs » soutiens féminins pour des raisons de « réalisme politique ».

    La deuxième raison importante pour que les hommes collaborent ensemble est notre impératif de nous attaquer directement à la violence masculine et à la misogynie. Nous ne pouvons plus choisir la solution de facilité, celle d’avoir un rapport aux femmes dans lequel elles nous éduquent et nous, nous les épuisons émotionnellement. Nous devons plutôt faire directement face à la violence et à la haine envers les femmes qui est en nous. Nous devons nous attaquer à notre misogynie comme structurelle dans notre psychisme, afin de pleinement nous comprendre nous-mêmes et vraiment reconnaître la peur dans laquelle nous forçons les femmes à vivre chaque jour.

    La troisième raison est que nous avons des expériences similaires, un psychisme, des perceptions et un point de vue sur le monde à discuter entre nous. Nous avons tous été socialisés dans des rôles masculins. Ensemble nous pouvons mieux explorer les tréfonds de notre psychisme masculin – deux têtes valent mieux qu’une. Nous avons également besoin les uns des autres pour découvrir de nouvelles façons de créer des liens aux gens en tant qu’êtres humain.es à part entière : avec émotion et empathie, sans compétition, sans agression et délire autocratique, pour générer des relations ouvertes, sensibles, égalitaires et d’entraide. Nous savons très bien ce que nous vivons, et nous ne pouvons plus prétendre aider les autres avec « leur » oppression (en particulier les femmes) car nous sommes ceux qui avons besoin d’un coup de pouce ; nous sommes les ennemis ; nous sommes ceux qui opprimons et objectivons les femmes ; et nous sommes les êtres humains inachevés et dysfonctionnels.

    Je crois qu’il devrait y avoir trois principes fondamentaux à la base de tout groupe de conscientisation masculin. Avant d’adhérer à un groupe, tout homme devrait être d’accord avec ces propositions essentielles. D’abord, l’acceptation complète du féminisme radical, en théorie et en pratique. J’entends par là que nous devons accepter l’idée que le patriarcat est la contradiction sociale première à partir de laquelle découle les autres modèles d’oppression – capitalisme, impérialisme, esclavage, racisme, etc. La division des rôles que la société impose aux hommes et aux femmes doit être activement combattue (mise en pratique de la théorie). Par ailleurs, nous devons considérer le psychisme masculin et ses expressions concrètes comme l’obstacle principal au plein humanisme dans le monde, et nous devons mesurer le privilège dont nous bénéficions en tant que classe/caste à l’encontre des femmes. Nous devons aussi reconnaître que même si les hommes et les femmes pâtissent des règles patriarcales, notre façon d’en pâtir est différente, qu’elle est en fait qualitativement moindre que celle des femmes. L’effacement, la détresse, l’absence de pouvoir et les violations que les femmes endurent sont de loin bien plus traîtres que la douleur lié au rôle masculin. Même en tant qu’êtres humains inachevés, inconsistants, nous bénéficions de privilèges et de pouvoir : la culture, le monde, Dieu sont tous faits à notre propre image.

    Le deuxième principe est l’acceptation de la sensibilité comme une part valide et nécessaire du nouvel homme que nous essayons de créer. Nous devons évaluer les limites d’une discussion logico-intellectualo-rationnelle et concentrer notre énergie sur la découverte et l’exploration de notre potentiel sensible.

    Le troisième principe est qu’en tant qu’hommes, nous ne pouvons jamais parler au nom des femmes. Les hommes antisexistes ne peuvent pas récupérer et prendre le contrôle du Mouvement féministe. Nous devons reconnaître notre dette envers le féminisme et le fait que, pour la plupart d’entre-nous, le principal déclencheur pour nous préoccuper du sexisme provient de femmes qui nous ont contraint à le faire, et aussi que le féminisme a déjà fourni la théorie, le cadre et les modèles pour nous. Actuellement, les femmes du mouvement féministe sont tellement plus avancées que les hommes pour ce qui est d’un psychisme pleinement humain que nous ne pouvons pas les faire reculer à notre niveau, mais au contraire tenter de nous élever au leur.

    Mon expérience des groupes de conscientisation masculins m’a appris à me méfier de quatre dangers. Le premier danger est que le groupe d’hommes peut servir à conspirer contre les femmes. Puisque la tendance dans ces groupes d’hommes est que nous ayons des amies en commun, il est important que nous ne nous liguions pas contre ces femmes. La plupart d’entre-nous rejoignons notre premier groupe de conscientisation car les femmes que nous fréquentons n’acceptent plus notre sexisme. Afin d’avoir des relations épanouissantes, pleines et entières, nous devons sérieusement nous occuper de notre masculinité. En intégrant ces groupes, nous sommes passés par un état émotionnel blessé, effrayés et confus, et nous cherchons donc des alliés pour nous soutenir émotionnellement. Il existe une tendance en nous à trahir les femmes pour gagner de la sympathie, nous rassurer et reconstruire notre ego en berne. Il existe également une tendance à nous présenter sous le meilleur jour (en particulier dans les débuts du groupe, avant que la confiance ne s’installe), sans réaliser les conséquences de ces mensonges vis-à-vis de nos partenaires féminines. Il y a aussi notre tendance à jouer la bataille d’egos avec nos amies : « Tu vois, je ne suis pas aussi mauvais que John… Tu vois, Bill est d’accord avec moi… Ralph me dit que Carol fait ceci sexuellement avec lui… »

    L’expérience du collectif « Brother » [Frère] à Berkeley, en Californie, illustre un aspect supplémentaire de collusion contre les femmes. John, un bisexuel, était marié à Scottie depuis huit ans et illes avaient deux enfants. Leur relation était monogame jusqu’à l’apparition du groupe d’hommes au sein duquel John « tomba amoureux » de Bill, un membre gay du groupe. Ce qui suit est la perception révélatrice de Bill à propos des sentiments de Scottie :

    « Après ça (John et Bill devenant amants), Scottie est sortie avec un autre homme. J’ai l’impression que d’une certaine façon Scottie s’est sentie obligée d’accepter ce que John voulait faire depuis l’année passée – ouvrir leur mariage à d’autres amant·es, et en particulier des amants pour lui… Finalement Scottie s’est sentie, durant cette année, moins aimée par John comme jamais auparavant. Elle a vu que l’amour de John pour moi et d’autres hommes était plus émotionnel, plus sentimental – il semblait être plus épris de ces hommes que d’elle-même. Scottie était blessée et opprimée par cette injustice… Mais parce qu’elle s’est sentie moins aimée et parce qu’elle n’est pas bisexuelle, je me suis retrouvé à changer mon homosexualité pour qu’elle soit moins menaçante pour elle. John a également changé la sienne mais moins que moi. Je me sens malhonnête à la fois envers moi-même et envers Scottie et je le vis comme un élément opprimant pour chacun.e de nous dans cette relation. John, Scottie et leurs deux enfants s’apprêtent à quitter la région. Nous avons envisagé, John et moi-même, que je les rejoindrais après l’été. J’en ai parlé à Scottie un grand nombre de fois. Elle se retrouve dans une position vraiment difficile. Si elle dit qu’elle ne veut pas que je les rejoigne, elle risque de rendre John malheureux et plein de rancune. Si elle approuve la situation, elle reste bloquée dans une situation inconfortable, dont elle aimerait s’écarter. Je pense qu’en tant qu’homme et qu’en tant qu’amant de son partenaire, je suis inévitablement oppressant pour elle dans cette situation. Je reste amant avec John parce que c’est ce que je veux, c’est ce qu’il veut et c’est ce que Scottie a accepté [c’est moi qui souligne] ».

    Joel, un autre membre gay du groupe, semblait reconnaître l’évidente oppression de Scottie au sein du triangle amoureux John-Bill-Scottie. Pourtant, lui et les autres membres du groupe des hommes n’ont rien fait pour bloquer et mettre un terme au sexisme de John et Bill. Le groupe donna son approbation tacite à la perpétuation des hommes qui entubent les femmes en tolérant leur relation et en étant a-critique à son sujet. Si les membres de « Brother » étaient vraiment engagés à lutter contre le sexisme, le groupe n’aurait pas été le lieu pour une telle logique collective et de tels comportements sexistes et destructifs. Les femmes, ayant typiquement moins de pouvoir et étant plus vulnérables dans toute relation avec un homme, perdent (à la fois économiquement et émotionnellement) quand les hommes s’allient entre eux pour défendre leurs propres intérêts. John gagne tout. Il maintient sa relation avec Bill en dépit de Scottie (la forçant à prendre un autre partenaire « sexuel »). John est même oppressant envers les hommes gays (particulièrement Bill) en ne les considérant pas sérieusement au sein d’une relation émotionnelle égalitaire alors qu’il « ne fait que baisser son froc d’une nouvelle façon ». Il apparaît clairement que John continue de forcer Scottie à accepter des compromis et des situations qu’elle ne choisit pas librement mais seulement qui lui permettent à elle et leurs deux enfants de survivre. Les groupes d’hommes devraient faire en sorte d’empêcher la récurrence de ce type d’expérience fâcheuse de « Brother ».

    Le deuxième danger que nous devons surveiller au sein de ces groupes concerne la colère que nous dirigeons vers les femmes qui nous ont forcé à confronter notre sexisme. Notre expérience ancestrale de la colère consiste à la transformer en violence. Aujourd’hui, en tant qu’hommes, nous sommes à la recherche d’une façon de gérer de manière saine notre hostilité. En nous ouvrant sensiblement comme jamais auparavant, nous ne savons pas vraiment quoi faire de notre colère, et particulièrement depuis que les femmes ne sont plus disponibles pour maintenir notre ego fragile. Les groupes doivent être vigilants à diriger leur colère vers sa vraie source, la société patriarcale et la socialisation masculiniste qui contraint chaque homme (y compris « les sensibles et doux comme nous ») à adopter un psychisme masculin suprémaciste. Notre colère est en nous. Nous devons en prendre la responsabilité et lutter pour changer. Cette colère ne peut pas être juste atténuée ou dirigée vers les femmes. Elle est au cœur même de notre psyché, et nous devons l’affronter honnêtement pour devenir pleinement humain.

    Le troisième danger est celui où nous pourrions arrêter de lutter contre notre propre sexisme individuel. Une fois que le groupe s’est réuni plusieurs fois, nous commençons à développer des méthodes pour nous nourrir les uns envers les autres tout en ayant des liens émotionnels plus étroits. Comme nous devenons plus collectivement sensibles et conscients de notre vulnérabilité, nous avons tendance à nous éloigner de la lutte contre notre sexisme car nous ne voulons pas blesser les hommes qui nous importent. Il est très important d’apprendre à être bienveillant et à prendre soin des autres, mais cela ne peut pas se faire de manière inconditionnelle et a-critique. La bienveillance inconditionnelle est un piège pour nous-mêmes et pour les hommes que nous apprécions. L’absence de critique est non seulement malhonnête, mais en plus elle nous permet d’abandonner la bataille contre le sexisme quand cela devient particulièrement douloureux. Nous développons alors un système sexiste plus dissimulé et sophistiqué afin de cacher nos privilèges masculins derrière des illusions trompeuses.

    Le quatrième danger est que notre conscientisation n’existe qu’à l’intérieur du groupe exclusivement. Les analyses et les prises de conscience découvertes au sein du groupe doivent mener à une pratique politique ayant pour objectif la destruction de l’autorité patriarcale, du sexisme et de la division en rôles. Nous devons changer la façon dont nous fréquentons nos ami·es – hommes et femmes – et nous devons critiquer leur sexisme. Nous devons être prêts à laisser tomber nos ami·es sexistes si la contradiction est trop importante. Ce défi doit être mené au travail et dans notre vie sociale. Nous devons également publiquement attirer l’attention, des hommes plus particulièrement, sur la prévalence du sexisme dans notre société. Faire face aux hommes qui violentent les femmes dans la rue (sifflements, remarques dénigrantes, objectification sexuelle) est une tâche difficile mais nécessaire. Nous ne devons pas laisser la menace que constitue la violence masculine nous effrayer et nous détourner de notre responsabilité dans la lutte contre le sexisme d’autres hommes. Il nous faut du collectif car il est difficile, en tant qu’individus sensibles, de s’occuper seul de la violence masculine. Nous devons également réorienter nos priorités en termes d’action politique vers les problèmes perçus par la psyché machiste comme « juste des problèmes de bonnes-femmes » : le soin aux enfants, la contraception, l’avortement, les lois contre le viol, la jurisprudence pour l’égalité des droits, etc. Ce ne sont pas des problèmes de femmes ou des problèmes secondaires, mais des problèmes au cœur même de la division en rôles des sociétés patriarcales. Si nous sommes vraiment sincères à propos de nos priorités, nous devons nous occuper des sujets politiques qui remettent en cause la loi patriarcale.

    Pour comprendre au mieux les groupes de conscientisation, lire l’article de Kathie Sarachild « Program for Feminist Consciousness-Raising » dans Notes from the Second Year : Women’s Liberation et « Consciouness-Raising : A Radical Weapon » dans Feminist Revolution.

    Leonard Schein



  • En #Afrique aussi, le combat pour l’égalité entre femmes et hommes avance
    https://www.bastamag.net/En-Afrique-aussi-le-combat-pour-l-egalite-entre-femmes-et-hommes-avance

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  • Comment intégrer les hommes, dont les auteurs de violences conjugales, dans les luttes féministes pour l’égalité ?
    https://www.bastamag.net/Comment-integrer-les-hommes-dont-les-auteurs-de-violences-conjugales-dans-

    Pour agir en faveur de l’égalité femmes-hommes, il est nécessaire de travailler avec les hommes, sur les représentations que ceux-ci ont d’eux-mêmes, sur les clichés liés à la virilité, sur les privilèges et les pouvoirs que la société leur octroie. Telle est la conviction d’Anaïs, David et Simon. Pratiquant l’éducation populaire, le trio travaille dans des centres sociaux, dans des prisons auprès de détenus condamnés pour violences conjugales, et dans le dialogue avec des familles, des pères, des conjoints… (...)

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    / #Féminisme, #Education_populaire_et_pédagogies_alternatives, #Reportages, #Inégalités, A la (...)


  • « On ne naît pas soumise, on le devient » : comment les femmes renoncent à leur liberté

    https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20181121.OBS5776/on-ne-nait-pas-soumise-on-le-devient-comment-les-femmes-renoncen

    Les femmes sont-elles toutes soumises ? D’Anastasia Steele, dans « Cinquante nuances de Grey », à l’amoureuse qui repasse les vêtements de son conjoint, en passant par celle qui s’affame pour rentrer dans du 36, elles sont nombreuses à se plier délibérément aux volontés des hommes, ou du moins à celles du patriarcat. Même « les plus indépendantes et les plus féministes » d’entre elles. C’est la thèse soutenue par Manon Garcia, docteure en philosophie et enseignante à l’université de Chicago, aux Etats-Unis.

    #féminisme #émancipation #aliénation - pour alimenter le débat.

    • L’éditrice d’une grande maison universitaire aux Etats-Unis m’a assurée recevoir une trentaine d’emails d’hommes par jour. Tous lui jurent qu’ils sont des génies et qu’il faut qu’elle se presse de les publier. Elle n’a jamais reçu pareil courrier signé de la main d’une femme. Les quelques rares qui osent lui écrire prennent des précautions énormes. Et elles ont bien raison de le faire ! Si une universitaire écrivait une lettre aussi arrogante, non seulement elle ne serait jamais publiée, mais elle se verrait en plus traiter de folle prétentieuse et autoritaire. Quand on est une femme, mieux vaut parfois ne pas trop se mettre en avant, sous peine d’être disqualifiée d’office. La soumission devient alors une position stratégique.

      Ca me fait pensé aussi à « la beauté » qui au féminin est l’aptitude à porter les marques de la soumission ; petite taille, jeunesse, ignorance, faiblesse physique, maigreur, pâleur... cf le blog antisexisme : L’impuissance comme idéal de beauté des femmes
      https://antisexisme.net/category/limpuissance-comme-ideal-de-beaute

    • Pour comprendre le mécanisme de la domination, j’ai commencé par Max Weber et sa typologie des trois dominations : charismatique, traditionnelle et rationnelle-légale. La domination n’est pas le pouvoir (qui repose sur la force), elle repose entièrement sur « l’acquiescement », sur l’intériorisation par l’individu d’une autorité symbolique considérée comme naturelle ou légitime.
      https://journals.openedition.org/lectures/16412
      https://www.cairn.info/revue-sociologie-2014-3-page-307.htm
      #soumission #domination_légitime #domination_masculine #acquiescement #violence_symbolique #Max_Weber

    • bon, je trouve ce texte un peu naïf avec la fin du tout irait mieux si. C’est comme s’il oubliait la part historique et l’aspect politique de l’inégalité systémique mise en place. J’avoue que je suis pas très intéressée aux réflexions féministes qui se centrent sur les individus, ni à bisounourser les hommes, ou à lire qu’il faut pouvoir autant emmener les garçons à la danse que les filles au foot surtout si il faut se taper toujours en toile de fond la fameuse ambiguïté des femmes.