• 30 ans après sa création : 9e Congrès international des recherches féministes dans la francophonie revient au Québec

    Québec 11 août 2026 – Trente ans après sa création à l’Université Laval, à Québec/Kepek, le Congrès international des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF) revient à ses racines pour sa 9e édition. Sous le leadership de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Socié tés de l’Université Laval, le congrès se déroulera du 17 au 21 août 2026 sous le thème « (Ré)imaginer : francophonie, luttes et savoirs féministes ».

    Une édition anniversaire qui conjugue mémoire et renouvellement

    Cette édition anniversaire revêt une portée toute particulière, puisqu’elle marque le retour du congrès à son lieu de naissance, l’Université Laval, trente ans après sa création. A\ la croisée de la mémoire et du renouvellement, elle célèbre trois décennies de recherches féministes francophones tout en offrant une occasion privilégiée de réfléchir aux avancées, aux dé ]is et aux transformations qui ont façonné les féminismes au cours des dernières décennies et qui continueront d’en orienter l’avenir.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/08/30/7eme-congres-international-des-recherches-feministes/#comment-75460

    #feminisme

  • Soudan du Sud : le long voyage des femmes pour accéder aux soins de santé

    Au Soudan du Sud, les coupes budgétaires de l’aide publique au développement ont entraîné la fermeture de deux tiers des centres de santé du Bahr el Ghazal du Nord. Sans soins de proximité, les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les patients dans un état critique doivent désormais parcourir de longues distances pour rejoindre l’hôpital d’Aweil, soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF).

    Quand se soigner devient impossible : 1,4 million d’habitants privés de soins essentiels
    Lorsque son nouveau-né de sept jours, Rou, a développé des gonflements sur tout le corps, Abuk s’est immédiatement rendue au centre de santé le plus proche de chez elle. Mais il n’y avait pas de médicaments. Elle a alors effectué quatre heures de route en moto-taxi pour rejoindre l’hôpital du comté d’Aweil Est. Là encore, la structure n’a pas pu prendre en charge le cas complexe de Rou. Après trois nouvelles heures de route, Abuk a enfin pu atteindre l’hôpital d’État d’Aweil, où Médecins Sans Frontières gère une unité de soins intensifs néonatals.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/16/soudan-du-sud-le-long-voyage-des-femmes-pour-a

    #feminisme #santé #soudan

  • Climat, patriarcat, même combat !

    Chaque été, les canicules deviennent plus fréquentes, plus longues et plus intenses. Ce ne sont pas des accidents, mais une conséquence directe du dérèglement climatique.
    Cependant elles ne touchent pas tout le monde de la même manière. Parce que notre société est profondément inégalitaire, ce sont les femmes, les travailleuses, les plus précaires et les plus pauvres en particulier, qui en paient le prix fort.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/10/sante-des-femmes-au-travail-invisibilisation-biais-et-discriminations-autre-texte/#comment-75450

    #feminisme #travail

  • Couvrez-vous ! Même s’il fait 45 °C

    Les étés dans le nord de l’Inde sont rudes, mais les règles imposées aux femmes le sont encore plus. Je m’appelle Mansi, je suis la nouvelle rédactrice en cheffe de la communauté chez Fuller – et mon histoire estivale n’a rien à voir avec les voyages, les vacances ou la gastronomie ; elle porte sur le fait de se défaire de l’idée selon laquelle le confort d’une femme est négociable.

    Pendant longtemps, j’ai détesté l’été. Non pas à cause de la chaleur, mais parce que j’avais l’impression de ne disposer que de très peu de confort personnel. J’ai grandi en voyant les hommes rester assis à la maison en baniyan, affalés sous la climatisation, tandis qu’on rappelait aux femmes de se couvrir les épaules, le dos, les jambes – tout ce qui pouvait enfreindre le code vestimentaire imposé par les normes sociales sexistes.

    Pour moi, les pantalons courts et les jeans moulants (oui, c’était la mode à l’époque) étaient autorisés – les shorts et les jupes, non. Les hauts amples qui risquaient de dévoiler mon décolleté quand je me penchais faisaient écarquiller les yeux de ma mère de colère. Les hauts courts qui laissaient apparaître mon dos étaient également interdits. Même dans le confort de ma propre maison, on attendait de moi que je choisisse des vêtements qui ne mettraient personne d’autre mal à l’aise. Mais cela ne s’arrêtait pas là. On surveillait également ce que je portais à l’extérieur de la maison.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/10/les-cafards-modi-et-la-fin-de-la-peur-et-autres-textes/#comment-75436

    #feminisme #inde

  • L’ex-directeur d’un hôtel Ibis condamné pour viol : la justice après les injustices

    Au terme de trois jours d’audience devant la cour criminelle de Paris, du 9 au 11 décembre 2024, M. C, ancien directeur d’un hôtel Ibis, a été condamné à 7 années d’emprisonnement pour viol sur Madame K, femme de chambre au sein du même hôtel. L’AVFT, représentée par Me Elodie Tuaillon-Hibon, s’est constituée partie civile aux côtés de Madame K.

    Nous avons assisté nombreuses à ces trois jours d’audience, aux côtés de Madame K. Nous avons assisté, pendant trois jours, au fonctionnement de la justice en matière criminelle et nous y avons vu un monde parallèle. Alors même qu’il ne tourne pas rond, ce monde si particulier tente de nous faire croire que tout ce qui s’y déroule – y compris l’ignorance des violences sociales, du travail, de la précarité, de la subordination qui écrase, de marges de manœuvre dérisoires – est raisonnable, normal, logique. Et peut-être pire que tout, que tout cela constitue le sens même de la justice. Nous y avons vu un monde qui, alors même qu’il reconnaît le crime de viol subi par Madame K, semble tout ignorer de ce qui le constitue et le rend possible : le pouvoir, la subordination, la misogynie, le racisme, l’impunité.

    Cette reconnaissance judiciaire est une immense et précieuse victoire.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/14/lex-directeur-dun-hotel-ibis-condamne-pour-viol-la-justice-apres-les-injustices/#more-106706

    #feminisme #viol #travail

  • A la rentrée, les mobilisations pour une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants continu

    Rendez-vous Place Vendôme, devant le Ministère de la Justice

    Dès le mois de septembre, la mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants reprend. Car bien qu’il soit prévu que la loi soit examinée à la rentrée, l’adoption de la loi sera une étape majeure, mais pas l’aboutissement de la mobilisation.

    En effet, sans budget alloué à la lutte contre les violences, la loi intégrale ne pourra pas être appliquée. Sans budget intégral, pas de formation des professionnel·les, de renforcement des dispositifs de protection, d’accompagnement des victimes, de soutien aux associations.. C’est pourquoi le 7 septembre, nous vous donnons de nouveau rendez-vous Place Vendôme, devant le Ministère de la Justice pour affirmer notre détermination.

    La Coalition féministe et enfantiste pour la loi intégrale n’arrêtera pas de lutter : nous vous attendons nombreuses et nombreux en septembre, ne laissons pas la mobilisation s’essouffler !

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/09/pour-une-loi-cadre-integrale-contre-les-violences-sexuelles/#comment-75430

    #feminisme

  • Le mythe des 12 semaines qui entrave l’accès aux soins de santé reproductive en Amérique latine

    Il n’existe aucune justification scientifique aux délais imposés à l’avortement – alors pourquoi sont-ils utilisés pour priver les personnes vulnérables de soins de santé ?

    Il y a quatre ans, une jeune fille de 17 ans s’est présentée dans un hôpital au Mexique pour demander un avortement. Elle avait été violée par un gang du crime organisé, et contrainte de fuir dans les montagnes et elle était la seule à s’occuper de sa sœur, qui souffrait de troubles mentaux.

    En vertu de la législation mexicaine, l’adolescente avait le droit de se faire avorter, cette pratique étant légale depuis 2009 en cas de violence sexuelle ou domestique. Mais les centres de soins de santé primaires qui l’avaient prise en charge auparavant ne proposaient pas d’interruption de grossesse, et lorsqu’elle est arrivée à l’hôpital, elle était déjà à un stade avancé de sa grossesse et les médecins ont refusé de la pratiquer.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/13/le-mythe-des-12-semaines-qui-entrave-lacces-au

    #feminisme #vortement #ameriquelatine

  • Entre féminisme et panafricanisme

    Une charte que vingt gouvernements africains viennent d’adopter défend d’un côté la souveraineté semencière et l’indépendance économique, tout en s’attaquant de l’autre aux droits à l’avortement et aux droits des personnes LGBTQ+.

    J’ai lu le projet de Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs comme on lit une lettre écrite par quelqu’un·e en qui on avait autrefois confiance. Pendant des pages entières, j’ai hoché la tête, j’ai même souri. Puis je suis tombée sur le passage qui concernait mon propre corps, et j’ai compris ce que ce document avait fait : il avait agrafé ensemble deux principes fondamentaux de ma vie que je pensais complémentaires, de sorte que pour conserver l’un, je devrais renoncer à l’autre. J’ai toujours pensé que mon panafricanisme donnait un sens et une légitimité à mon féminisme. Cette charte contredit cette idée.

    Je suis panafricaniste. Je suis également féministe. La charte est conçue de telle manière que ces deux concepts ne peuvent cohabiter.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/12/entre-feminisme-et-panafricanisme/#more-106689

    #feminisme #afrique

  • La « loi » de Brandolini était une blague. Les dégâts produits sont bien réels

    Une plaisanterie érigée en argument d’autorité. La citer au premier degré devrait être le signe d’une méconnaissance des mécanismes de la propagande et d’un aveuglement face aux rapports de domination qui structurent les désordres informationnels. Les concepts inspirent des outils ; ceux qui se réclament de cette prétendue « loi » reproduisent déjà ses impensés.

    Ce serait bien que les gens arrêtent de citer la « loi de Brandolini » au premier degré. D’abord parce que ce n’est pas une loi. Alberto Brandolini, programmeur italien qui en est le concepteur, n’a jamais produit de démonstration scientifique établissant que « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire ». Et ce n’était pas le but. Cette phrase est issue d’un commentaire publié sur les réseaux sociaux à la suite d’une conférence consacrée à la politique italienne. C’est à l’écoute d’une interview de Silvio Berlusconi, qui enchaînait les contre-vérités sans aucune contradiction, que cette idée lui est venue. Mais Brandolini lui-même l’a présentée comme une boutade. Pas comme une théorie. Encore moins comme une loi. Une saillie suffisamment heureuse pour être reprise, répétée, puis progressivement transformée en vérité scientifique, sans aucun recul, dans des espaces largement masculins de l’univers du fact-checking.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/10/la-loi-de-brandolini-etait-une-blague-les-dega

    #feminisme

  • Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains : repérer l’exploitation pour mieux protéger les victimes

    Traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle : repérer l’exploitation pour mieux protéger les victimes

    La traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle constitue aujourd’hui l’une des formes les plus lucratives de criminalité organisée et l’une des atteintes les plus graves aux droits humains.

    Elle ne se limite ni aux réseaux internationaux ni aux parcours migratoires. Elle repose avant tout sur l’exploitation de personnes rendues vulnérables par les violences, les inégalités, la précarité économique, les discriminations ou les parcours d’exil.

    Pour l’Amicale du Nid, la lutte contre la traite est indissociable de la lutte contre le système prostitutionnel. L’expérience de terrain montre qu’une part importante des personnes en situation de prostitution sont en réalité victimes de traite à des fins d’exploitation sexuelle, sans être systématiquement reconnues comme telles.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/09/journee-mondiale-de-la-lutte-contre-la-traite-

    #feminisme

  • Rencontre mésoaméricaine de la CLOC : le féminisme paysan populaire mis en avant et un appel contre les politiques fascistes

    Déclaration publiée initialement sur le site web de La Via Campesina Honduras.

    Nous, les femmes paysannes et autochtones réunies au sein de l’Articulation des Femmes de la CLOC – Via Campesina Mésoamérique, avons tenu la Première Rencontre mésoaméricaine du Féminisme paysan et populaire, organisée à l’École d’Agroécologie « Margarita Murillo », située dans le hameau d’El Junquillo, municipalité de Potrerillos, département d’El Paraíso, au Honduras, du 21 au 25 juillet 2026. À cette occasion, nous élevons notre voix en solidarité avec les paysannes, les paysans et les peuples autochtones du Honduras face à la forte criminalisation des défenseur·e·s de la terre et du territoire. Nous exprimons notre solidarité avec les familles paysannes victimes du régime fasciste qui a instauré une politique de criminalisation, de persécution et d’assassinats des paysannes et paysans, des peuples autochtones et des Garifunas qui luttent pour leur droit à la terre et pour la défense de leurs territoires.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/04/honduras-comment-accompagner-les-adolescents-dans-leur-parcours-de-sante-sexuelle-et-reproductive/#comment-75366

    #feminisme #honduras

  • The Fight for Abortion Rights Was Won in the Streets
    https://jacobin.com/2026/08/feminist-movement-abortion-choice-roe

    Roe v. Wade wasn’t won quietly behind the scenes — it was won by a mass movement with national demands. Photo Bob Parent

    La lutte ppur le droit à l’IVG continue. C’est une lutte internationale essentielle pour la liberté de toutes et tous.

    8.8.2026 by Nancy Rosenstock - Half a century ago, feminists won Roe v. Wade with mass demonstrations and a sweeping national vision. A veteran of that movement argues that today’s fight requires the same strategy.

    Four years after the Supreme Court’s decision overturning Roe v. Wade and the federal right to abortion, the rate of abortion has actually increased.

    According to the Society of Family Planning, in 2022 there were 80,000 abortions per month in the United States; in the first half of 2025, that figure had risen to 99,000. This increase, despite bans and other restrictions, is telling. Alongside it are advances in reproductive care, most notably the widespread use of medication abortion, often obtained through telemedicine. In the first half of 2025, for example, 27 percent of all abortions were provided through telehealth.

    Nevertheless, thirteen states have imposed total bans on abortion, and seven others have partial bans. These have resulted in hardship and sometimes death. Despite these outcomes, the attacks on abortion access continue. In response, organizations that support women seeking abortions have proliferated, employing a range of methods, from legislative campaigns to abortion funds that raise money, organize transportation, and otherwise ease the burden on those trying to end their pregnancies.

    In this light, it’s useful to step back and look at how we won legal abortion nationally the first time: what groups existed and what strategies and tactics they employed. Not all of it remains applicable today, but the history contains lessons for those fighting to regain abortion rights. This article will focus on one group in particular: the Women’s National Abortion Action Coalition, known as WONAAC, of which I was an active member.

    Understanding the landscape women faced in the years before 1973 helps explain what drove abortion rights activists. Those of us in Boston Female Liberation, for example, confronted a particularly reactionary situation. Massachusetts had a 124-year-old statute on the books, the Crimes Against Chastity, Morality, Decency and Good Order law, which not only banned nearly all abortions but prohibited unmarried women from getting birth control information — much less actual contraceptives — even from licensed physicians. The only way to obtain a legal abortion in the state was to secure the approval of at least two doctors, including a psychiatrist, attesting that carrying the pregnancy to term would cause serious physical or mental harm.

    The facts show a stark reality. According to the Guttmacher Institute, by 1965 the number of deaths from illegal abortions had fallen to just under two hundred — but illegal abortions still accounted for 17 percent of all deaths attributed to pregnancy and childbirth that year. In New York City in the early 1960s, one in four childbirth-related deaths among white women was due to abortion; among black and Puerto Rican women, it was one in two.

    The abortion issue was central to the new wave of feminism that exploded in the late 1960s. In August 1970, fifty thousand women marched in New York City, with actions in ninety other cities, marking the public emergence of the women’s liberation movement. The Women’s Strike for Equality had three demands: free abortion on demand and no forced sterilization; free community-controlled twenty-four-hour childcare centers; and equal opportunity in jobs and education.

    Feminists like us in Boston Female Liberation saw abortion as central. We knew that without control of our bodies, we would never be able to control our lives. “Abortion: A Feminist Perspective” appeared in Female Liberation’s magazine, The Second Wave, in 1971. In it, Nancy Williamson wrote:

    We can go on dying from illegal abortions, bearing unwanted children, and suffering the guilt and pain and social stigma that is imposed upon us by this government. Or we can make a concentrated effort right now to change the laws in every state in the country. We didn’t choose the abortion issue. It chose us.

    WONAAC grew out of the campaign around Women vs. Connecticut. The plaintiffs in the case — more than one thousand women — aimed to overturn the state’s oppressive law, which at the time allowed abortion only when necessary to preserve the life of the mother. Women who had abortions, as well as anyone who performed them or helped women arrange them, could be imprisoned or fined.

    A Women vs. Connecticut organizing pamphlet from 1970 described the goal of the lawsuit:

    Women vs. Connecticut has not chosen to try and change the law because we believe in the power of the law to bring about the liberation of women, or even because we are convinced that once the law is declared unconstitutional all women who need them will be able to get abortions in Connecticut. We see changing the law only as a necessary first step toward making those things possible.

    The women involved saw the need for a national focus to the many statewide fights underway at the time.

    WONAAC held its first national conference in New York City in 1971. The call for the conference declared: “Repeal all Abortion Laws; No Forced Sterilization; No Contraception Laws; Abortion: A Woman’s Right to Choose.” Elaborating on the centrality of the abortion issue, it stated:

    We believe all laws that restrict a woman’s right to abortion deny us one of our most basic rights — the right to control our own bodies, the right to control our lives. Restrictive abortion laws provide the basis for legalized murder of thousands of women every year. We defend the right of every woman to decide for herself whether or not she wishes to bear children. We call upon all women to join us for a woman’s national abortion conference that will launch a powerful national action campaign for the repeal of all abortion laws.

    With a thousand women attending from twenty-three states and 253 organizations, the conference adopted a national campaign for the repeal of all abortion laws, encompassing legislation, legal action, women’s speak-outs, and demonstrations.

    The conference agenda included an opening rally, a closing plenary session, and numerous workshops. A Third World women’s proposal — one of many adopted by the conference — stated:

    Part of this struggle to control our own bodies is the fight against forced sterilization and population control schemes. The campaign to get rid of abortion laws is one of the best ways to fight forced sterilization because the lack of legal abortion has been used for years to force women to undergo sterilization. As part of this campaign, we will also fight the racist laws which have been proposed in some states, which stipulate that welfare mothers must be sterilized after they have had a certain number of children. WE ARE AGAINST FORCED STERILIZATION AND FORCED MOTHERHOOD. IT IS A WOMAN’S RIGHT TO CHOOSE.

    Coming out of the conference, demonstrations took place in Washington, DC, and San Francisco on November 20, 1971, with three thousand attending in each city. Dr Barbara Roberts, a national project director of WONAAC, opened the DC rally with a speech. “November 20 will go down in history,” she said, “because for the first time, masses of women have gathered together to tell this government in no uncertain terms that we will no longer tolerate laws that degrade, mutilate and murder women.”

    Another WONAAC campaign was the defense of Shirley Wheeler. In 1971, Wheeler, a twenty-three-year-old Florida woman, was convicted of manslaughter for having an abortion — the first woman in the United States to be convicted on such a charge. The court denied her motion for a retrial and sentenced her to two years’ probation. On the day of her sentencing, Wheeler asserted, “I’m not the criminal; the state is.” WONAAC initiated a petition in her support, and demonstrations were held in multiple cities in her defense. Nancy Stearns, a lawyer with the Center for Constitutional Rights, took on Wheeler’s case and spoke about its importance at WONAAC’s first national conference. The case became a stark example of the consequences of criminalized abortion and a rallying cry to repeal the unjust laws that denied us the right to control our own bodies.

    WONAAC’s second national conference, held in February 1972 in Boston, drew 1,300 women. The call for the conference noted the stepped-up attacks from antiabortion forces:

    The response of all women to these attacks on a woman’s right to control her own body must be to unite in even greater strength and determination, to work out a program for action through the courts, the legislatures and through our continued mobilizations in the streets of every country of the world to win the total repeal of all anti-abortion and restrictive contraception laws, to end forced sterilization and to win abortion as every woman’s right to choose.

    To involve as many women as possible ahead of the gathering, WONAAC opened its newsletter to preconference discussion and debate over strategies for winning abortion law repeal.

    The conference voted to build an Abortion Action Week in May 1972. The resolution adopted stated in part:

    We think that this proposal allows for maximum flexibility, creativity and initiative at the local level while retaining the national focus which is so important if we are all to win the right to abortion. As long as any restrictive abortion laws remain on the books, we know that partial victories in isolated states will be vulnerable to attack and that at least some of our sisters will continue to be subjected to dangerous, humiliating and illegal abortions. We want to build so powerful and compelling a campaign that women in every community and state will have the option of safe, legal abortion, will have access to reliable contraceptives, and will never fear forced sterilization.

    May 6, 1972, was the culmination of Abortion Action Week. Twelve demonstrations took place across the country, from New York City, where 1,500 marched, to Sacramento, where 250 rallied.

    In July 1972, WONAAC held its third national conference in New York City. Attended by eight hundred women, the conference decided to build an International Tribunal on Abortion, Contraception and Forced Sterilization. Promoting the tribunal, the WONAAC newsletter stated:

    The Tribunal will tell the truth. We will say: No more suffering in silence! No more fear of demanding those rights which are ours! The Tribunal will dispel the myths surrounding abortion, contraception, and forced sterilization and give voice to the millions of women who daily suffer from the laws which legislate our reproductive systems.

    Some six hundred attended the event held at the prestigious Town Hall in New York City on March 10, 1973. The tribunal had a panel of judges that included Florynce Kennedy, the renowned radical feminist, lawyer, and civil rights activist.

    The tribunal’s international character was underscored by the attendance of women from France, including a leader of the French abortion rights organization Choisir. The proceedings themselves were striking — testimony from individual women about their experiences with abortion, alongside testimony from doctors, lawyers, elected officials, and religious figures. Barbara Mutnick helped organize the tribunal. When I interviewed her in 2025, she recalled, “It was such a moving experience; it was like theater, very effective.”

    Why did all three WONAAC conferences held before the 1973 Supreme Court decision call for “repeal” rather than “reform” of abortion laws? In an article in the August 9, 1972, issue of the Guardian, the American radical newsweekly, Cindy Cisler of New Yorkers for Abortion Law Repeal explained: “In no case has reform led to repeal: on the contrary, it has bought off so much of the citizenry that efforts to achieve repeal have been set back in those states.”

    In January 1973, abortion became legal nationwide with the Supreme Court’s decision in Roe v. Wade — a huge victory spurred by feminists. WONAAC held a rally and forum on February 2, 1973, in New York City to “learn the meaning of the Supreme Court decision and to celebrate this tremendous victory for women.” Speaking at the forum, Dr Barbara Roberts pointed to the shift in consciousness that had helped produce the decision:

    No political body makes decisions in a vacuum. Public opinion on abortion was changed only when feminist women stood up in public and said abortion is our right. This victory was not won working quietly behind the scenes. It wasn’t won by refusing to confront our enemies. It wasn’t won because a few influential people agreed with us, but because we convinced millions of people that we were right.

    The Supreme Court’s decision affirmed abortion as a basic constitutional right, on the premise that the right to privacy includes the right to terminate an unwanted pregnancy. During the first trimester — up to the twelfth week of pregnancy — no restrictions could be placed on abortion. During the second, women were required to obtain abortions in a hospital. During the last, states could prohibit abortion except when the life or health of the woman was endangered.

    Noting that the decision did not declare abortion an absolute right, WONAAC wrote in its February–March 1973 newsletter that “this is the major aspect of the decision with which the abortion rights movement disagrees.” Summing up the victory, the newsletter continued:

    With the Supreme Court decision on abortion, women in the United States have taken a major step toward gaining control of our bodies and lives. We have much work that remains to be done, but our victory this winter of 1973 should give us the confidence and prove to all that we have the power to go much further.

    Today, fifty-three years after Roe v. Wade, debate over the decision has become a feature of the fight for abortion access. Some activists say that Roe did not go far enough, that it was a compromise; others that Roe legalized abortion but that legalization without access is not enough. In my opinion, this view is ahistorical. No reform ever goes far enough; all are compromises to some extent. But in 1973, Roe v. Wade was a major step forward in a continuing struggle. Those of us involved in WONAAC never said the fight was over in 1973. We saw it as ongoing.

    One key to the fight that legalized abortion — a fight in which WONAAC played an important part — was its national focus. One result of the Dobbs decision is that the battle lines are now drawn state by state, something abortion rights activists have had to grapple with. This terrain has been forced on us, and it puts the movement in a weaker position.

    The challenges ahead are great, and we need to remain vigilant. Attempts to restrict medication abortion continue. Mifepristone remains available through telehealth following a May 14, 2026, Supreme Court ruling — but that ruling is only a pause in the litigation.

    There are many fronts in this fight: removing state bans, securing full access to medication abortion, lifting restrictions on telemedicine, resisting attempts to criminalize abortion, exposing “fake clinics,” and more. But we shouldn’t lose the national focus. We know that without the right to control our own bodies — to decide if and when we will have children — we will never be able to control our own lives.

    #USA #féminisme #avortement #iatrocratie

  • Une décision historique : le Conseil d’État rappelle que la liberté sexuelle ne peut servir d’alibi aux violences masculines

    Le 15 juillet 2026, le Conseil d’État a rendu une décision majeure en matière de protection de la dignité humaine. En annulant l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris qui avait suspendu l’interdiction de l’activité de la société Z Machine, la Haute juridiction juge que l’organisation commerciale de « gang-bangs » lors desquels des hommes pouvaient violenter, injurier, humilier des femmes, dans des scénarios les réduisant à un rôle exclusif d’objet sexuel, est susceptible de porter, par elle-même, atteinte à la dignité humaine, quand bien même ces pratiques auraient été agréées par les participantes.

    Pour Osez le Féminisme, qui est intervenue dans cette procédure aux côtés des Effronté-es et de la Fondation des Femmes, cette décision constitue une victoire juridique majeure. Elle rappelle qu’une activité commerciale ne cesse pas d’être soumise aux principes fondamentaux de dignité humaine, d’égalité entre les femmes et les hommes et de protection contre les violences parce qu’elle est présentée comme une « pratique sexuelle ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/08/une-decision-historique-le-conseil-detat-rappe

    #feminisme

  • SÉMINAIRE SYNDICAL FÉMINISTE

    Solidarité internationale en action : développement du leadership féminin dans le mouvement syndical !

    Dans le cadre de l’État d’été « Egalite Space », une importante et très ouverte atelier a eu lieu, rassemblant des activistes ukrainiens et nos amis étrangers.

    En collaboration avec les orateurs — Roksolana Mazurenko, Snizhana Oleksyun, et les collègues européens Natalie Koputko et Elizabeth Lawrence (Elizabeth Lawrence, Royaume-Uni) — nous avons approfondi le sujet du combat des femmes pour leurs droits face aux défis modernes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/23/le-choix-de-rester-les-femmes-en-ukraine-en-temps-de-guerre-autre-texte/#comment-75342

    #feminisme #ukraine

  • Construire la résistance féministe : la région Afrique de la Marche mondiale des femmes se réunit à Cotonou

    La Marche mondiale des femmes – région Afrique se réunit au Bénin

    La région Afrique de la Marche mondiale des femmes (MMF) s’est réunie à Cotonou, au Bénin, du 1er au 3 août afin de discuter de la situation actuelle du mouvement dans la région et de définir des stratégies politiques visant à renforcer la coordination et la collaboration régionales face au capitalisme, à la militarisation croissante des gouvernements et aux défis urgents que représentent l’économie féministe et la justice climatique.

    La réunion s’est ouverte par un moment de recueillement, comprenant une exposition d’objets symboliques représentant chaque pays participant et un hommage à Nana Aicha, féministe africaine, militante de la Marche mondiale des femmes et membre du Comité international pour l’Afrique, qui a malheureusement perdu la vie au Mali.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75337

    #feminisme #mmf #afrique

  • La résurgence de l’extrémisme islamiste au Bangladesh pousse les féministes à tirer la sonnette d’alarme

    Alors que les groupes extrémistes islamistes de droite gagnent du terrain au Bangladesh, les féministes se battent pour les droits des femmes et l’égalité des sexes, dans un contexte caractérisé par la déception face au gouvernement du Parti nationaliste du Bangladesh

    Au Bangladesh, des partis comme le Jamaat-e-Islami mettent en avant des responsables féminines pour donner une nouvelle définition de l’égalité des droits dans un cadre islamiste radical – et les féministes doivent relever le défi de trouver une réponse.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/la-resurgence-de-lextremisme-islamiste-au-bang

    #feminisme #bangladesh

  • L’État a failli à ses obligations envers les personnes prostituées et toutes celles rendues vulnérables par le système patriarcal de la prostitution

    Chaque année, le 21 mars, l’Afrique du Sud commémore la Journée nationale des droits de la personne, un rappel poignant du passé tumultueux du pays et de son engagement à défendre les droits de tous et toutes ses citoyen-nes. Cependant, au milieu des célébrations et des réflexions, un groupe crucial demeure exclu et oublié : les personnes prostituées.

    Une histoire de lutte
    La Journée nationale des droits de la personne commémore le massacre de Sharpeville de 1960, au cours duquel 69 manifestant-es non armé-es ont été abattues par la police de l’apartheid alors qu’elles manifestaient contre les lois racistes sur les laissez-passer. Cet événement tragique a marqué un tournant dans la lutte de l’Afrique du Sud pour la démocratie et les droits de la personne.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/04/letat-a-failli-a-ses-obligations-envers-les-pe

    #feminisme #prostitution #afriquedusud

  • Refuser la non-existence

    Malgré les efforts renouvelés visant à criminaliser et à effacer la culture queer, les Africains LGBTQ continuent de remettre en cause le mythe selon lequel leurs vies et leurs identités seraient, d’une certaine manière, « non africaines ».

    En tant que féministe africaine qui lutte contre la manière dont les systèmes d’oppression s’efforcent de restreindre et de rabaisser, je m’intéresse aux fonctions de la violence. La violence, sous ses innombrables formes, sert à définir qui est considéré comme humain et qui ne l’est pas, qui est jugé digne de dignité et qui doit en être dépouillé. C’est un langage qui délimite le statu quo de la société ainsi que les limites des identités et des comportements acceptables. Comprise ainsi, la violence à l’encontre des corps africains queer est particulièrement insidieuse, car elle vise à modeler brutalement les personnes queer selon l’hétéronormativité — dans la vie et parfois dans la mort.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/03/refuser-la-non-existence

    #afrique #feminisme

  • Le Conseil des droits humains des Nations unies adopte la première résolution négociée qualifiant la violence reproductive de forme distincte de violence fondée sur le genre

    La résolution intitulée « Promouvoir, protéger et respecter la pleine jouissance des droits humains des femmes et des filles dans les situations humanitaires » marque la première fois qu’un document final négocié par les Nations unies mentionne explicitement…

    Genève, le 7 juillet 2026 : Le Conseil des droits humains a adopté aujourd’hui par consensus la résolution intitulée « Promouvoir, protéger et respecter la pleine jouissance des droits humains par les femmes et les filles dans les situations humanitaires ». C’est la première fois qu’un document final négocié par l’ONU mentionne explicitement la « violence reproductive » comme une catégorie distincte de la violence fondée sur le genre.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/02/le-droit-des-femmes-a-vivre-sans-violence-doit-etre-fermement-protege/#comment-75282

    #feminisme

  • Corée du Sud. Une décision rendue en appel dans une affaire d’avortement met au jour un vide juridique

    En réaction à la décision rendue en appel jeudi 23 juillet qui a annulé la condamnation pour meurtre d’une femme ayant avorté tardivement tout en réduisant les peines des professionnels de santé condamnés avec elle, HeeKyoung Cho, directrice exécutive d’Amnesty International Corée, a déclaré :

    « Nous nous félicitons de l’acquittement de la femme qui a avorté, mais la décision de la haute cour de confirmer les verdicts de culpabilité prononcés à l’encontre du personnel médical révèle les failles structurelles qui persistent dans l’accès à des soins de santé essentiels en Corée du Sud.

    « En raison de l’absence de modification de la législation relative à l’avortement par l’Assemblée nationale, les personnes enceintes sont dépourvues de protections juridiques claires et d’accès à des soins essentiels de santé reproductive. La capacité des personnes à exercer leur autonomie reproductive, à contrôler leur vie reproductive et à choisir d’avoir des enfants ou pas, à quel moment et comment, est indispensable à la pleine réalisation des droits fondamentaux, notamment au respect de la dignité et de l’intégrité corporelle. Par ailleurs, la capacité à prendre les décisions concernant son corps, sa sexualité et sa fonction procréative est au cœur de la justice sociale et économique et de l’égalité des genres.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/01/coree-du-sud-une-decision-rendue-en-appel-dans

    #coréedusud #avortement #feminisme

  • Eswatini : l’accès aux soins pour les victimes de violences sexuelles reste extrêmement limité

    Les violences sexuelles et les violences basées sur le genre constituent une réalité extrêmement préoccupante en Eswatini (Swaziland). Elles touchent très majoritairement les femmes et les mineurs. Médecins Sans Frontières (MSF) témoigne des obstacles encore présents dans l’accès à des soins adaptés pour les victimes.

    Malgré des avancées, les violences sexuelles restent un problème d’ampleur

    Selon le Fonds des Nations unies pour la population, le pourcentage de filles âgées de 13 à 24 ans ayant subi des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) au cours de leur vie en Eswatini (Swaziland) a diminué entre 2007 et 2022, atteignant près de 8% en 2022.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/31/eswatini-lacces-aux-soins-pour-les-victimes-de

    #feminisme #swaziland

  • J’ai trouvé les hommes cis…

    mais au lieu de se rendre utiles dans les manifestations féministes, ils sont dans nos commentaires, sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio, occupés à nous mecspliquer notre propre sécurité.

    Alors que les manifestations féministes pour une loi cadre sur les VSS se multiplient après l’assassinat de la petite Lyhanna, une question revient avec insistance : où sont les hommes ? Pour ma part, je rejoins le constat de Giulia Foïs. Si, depuis MeToo, ils n’ont toujours pas compris leur place (à l’ombre de nos pancartes), nous n’allons pas non plus leur envoyer un Bristol.

    En revanche, beaucoup semblent avoir trouvé un autre terrain d’investissement : celui d’expliquer aux femmes ce qui constitue les masculinismes, et, plus largement, la sécurité nationale. Un tone policing couplé de mecsplications que je subis quotidiennement sur tous les réseaux. Des hommes qui m’expliquent comment je devrais parler des masculinismes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/30/jai-trouve-les-hommes-cis

    #feminisme

  • « POUR RENDRE LEUR DIGNITÉ AUX FILLES »

    « Ferme ta chatte », « sale pute », « chienne » : la révolte de deux collégiennes contre le masculinisme en classe

    Les garçons du collège partagent des contenus porno en classe et balancent des insultes sexistes. Confrontées à cette vague masculiniste et au déni des adultes, Laura et Louise, 15 ans, mènent la fronde pour rendre leur dignité aux filles.

    https://www.streetpress.com/1785314158-ferme-chatte-sale-pute-chienne-revolte-deux-collegiennes-con

    #feminisme #masculinisme

  • Le bilan déséquilibré : ce que cela coûte d’être une femme

    Si vous êtes une femme et que vous lisez ces lignes – ce qui est probablement le cas , il y a de fortes chances que, par rapport à un homme présentant un profil identique au vôtre, vous disposiez de moins d’argent sur votre compte bancaire à la fin du mois. Vous n’avez par ailleurs aucun placement à votre nom, une épargne-retraite moins importante pour subvenir à vos besoins lorsque vous serez âgée et, d’ici là, vous consacrerez bien plus d’heures à des tâches de soins essentielles que nos économies continuent de valoriser à zéro. Bienvenue dans ce numéro consacré au coût de la vie.

    La quatrième édition du rapport Fuller examine le prix que les femmes et les personnes de tous genres doivent payer pour vivre, dans un contexte de guerre, d’inégalités croissantes, de crise mondiale des carburants, de violences de genre non traitées, de politiques discriminatoires et d’expansion fulgurante des technologies automatisées qui s’attaquent en priorité aux emplois traditionnellement occupés par les femmes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/29/le-bilan-desequilibre-ce-que-cela-coute-detre-

    #feminisme

  • L’essor de l’industrie textile en Éthiopie repose sur la surexploitation des travailleuses

    Cet article fait partie d’une série spéciale consacrée aux défis actuels du monde du travail, élaborée à la suite d’un atelier organisé à l’université de Kassel en septembre 2025 par des ancien·nes étudiant·es, des collaborateurs/collaboratrices et des ami·es de la Global Labour University.

    À Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, à côté de mes collègues et face à trois femmes assises sur un matelas posé à même le sol. Ces femmes semblaient extrêmement épuisées par leur semaine de travail dans une usine de confection. Elles avaient travaillé six jours d’affilée, avec deux heures supplémentaires chaque jour, soit un total de 60 heures de travail hebdomadaires, et elles ont clairement fait savoir qu’elles ne pourraient pas continuer dans ces conditions. Elles étaient épuisées, tant physiquement que mentalement.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/28/lessor-de-lindustrie-textile-en-ethiopie-repos

    #ethiopie #feminisme #travail