• Plus malade du médicament que de la maladie

    Depuis le 1er avril 2018, date que j’ai choisie pour inspirer de la joie au regard de mon traitement contre une rechute, je prends chaque jour un cachet de #tamoxifène (en plus des gouttes journalières pour ne pas devenir aveugle avec un glaucome aux deux yeux découvert presque en même temps que le cancer du sein). La pharmacienne ne peut m’en fournir pour plus d’un mois, ce qui m’oblige à aller régulièrement demander ma dose.
    Depuis un mois, j’ai commencé à perdre mes cheveux, c’est un des problèmes de ce traitement. Je ne sais pas si mon moral est affecté, mais c’est pas génial de ne pas comprendre pourquoi je manque autant d’énergie dans le même temps.
    Je pense que je vais arrêter, je prends cependant mes précautions et vous donne ici quelques liens de réflexions.

    En premier, la dénonciation du communiqué de presse qui accompagne une étude considèrant qu’il faut mentir aux femmes sur les traitements d’hormonothérapie. Ce traitement, comme la prise de tamoxifène agit contre la production d’œstrogènes et les femmes non ménopausées ont des risques de déclencher celle-ci.
    http://guerir-du-cancer.fr/non-les-effets-secondaires-de-lhormonotherapie-dans-le-cancer-du-se

    22/08/2016 L’université de Marburg publie une étude dans Annals of Oncology, consacrée au lien unissant les effets secondaires anticipés par les patientes et les effets finalement ressentis, dans le cadre d’un traitement par hormonothérapie après cancer du sein. L’étude est largement relatée dans les médias.

    Pour soutenir cette thèse de l’origine psychosomatique des effet secondaires, les auteurs soulignent que beaucoup d’effets déclarés sont « non spécifiques », c’est-à-dire qu’ils les estiment « non attribuables à l’action du médicament », et attribuables par conséquent à l’effet nocebo. Problème : cette classification apparaît arbitraire et infondée. Exemple parmi bien d’autres : la perte de cheveux (alopécie) figure bel et bien comme effet « fréquent » dans le RCP du tamoxifene, ou de l’exemestane, les deux produits cités dans l’étude, et s’explique directement par leur action androgénique. Elle est pourtant classée par les auteurs parmi ces effets « nocebo ».

    Trois des sept auteurs sont liés financièrement aux laboratoires commercialisant les médicaments concernés, qui se félicitent qu’on se propose d’imputer la responsabilité des effets indésirables aux patientes et non à leurs produits.

    Le sur-risque d’embolie pulmonaire sous tamoxifene est de l’ordre de 1 embolie/1000 femmes par an.

    Bon, je fais le rappel ici qu’une femme sur 8 en France traversera un cancer du sein, et on en est encore à vouloir affirmer que les femmes inventent les effets indésirables des merdes qui sont censés les soigner.

    L’information donnée aux femmes sur les effets secondaires de l’hormonothérapie, lourds et particulièrement fréquents (71% souffrent de douleurs articulaires dans cette étude par exemple, mais également 53% de prise de poids, 46% de bouffées de chaleur, entre autres) était déjà notoirement insuffisante. Au point que des patientes se sont réunies en association (AFICS ) pour tenter d’apporter l’information objective qu’elles n’ont pas reçue des soignants. Cette étude et le tapage médiatique qui l’entourent risquent de nuire davantage au droit à l’information de ces patientes.

    Elle risque également d’amener les patientes elles-mêmes à s’autocensurer et négliger de signaler des effets secondaires, en particulier si on les leur a décrits comme purs produits de l’effet nocebo.

    Le tamoxifene a prouvé qu’il pouvait sauver la vie de 4% des femmes (1 femme sur 25) au bout de 5 ans de traitement, et encore de 2.5% (1 femme sur 40) les 5 années de traitement suivantes.[4] En revanche, au bout de 10 ans, une étude récente de l’anti-aromatase letrozole ne démontre aucun bénéfice en termes de mortalité, en dépit d’une couverture médiatique récente, là encore aussi massive que trompeuse[5].

    Il appartient à chaque patiente de choisir pour elle-même, en fonction de ses risques et préférences personnels, entre ce bénéfice potentiel et le risque d’une qualité de vie altérée. Mais pour que ces femmes puissent exercer ce droit, il faut qu’on les informe et non qu’on les « rassure », encore moins qu’on les manipule. Nombreuses sont les patientes qui s’expriment sur les forums pour regretter de n’avoir pas eu ce choix.

    #faire_des_histoires #cancer #hormonothérapie #femmes #droit_à_l'information #alopécie #santé #effets_indésirables

    • AFICS : Association de Femmes pour l’Information après Cancer du Sein
      http://www.afics-association.fr

      L’association a été créée en 2015 par le Docteur Danielle Barbotin, médecin gynécologue, victime elle-même d’effets indésirables importants de l’Arimidex®. L’idée le la création de l’association lui est venue suite du constat de l’absence d’information données aux femmes lors de la prescription d’un inhibiteur de l’aromatase et de la sous-estimation des effets indésirables importants de ces médicaments. Elle a aussi écrit un livre sur le sujet.

      http://www.afics-association.fr/Couverture.JPG

    • http://www.afics-association.fr/Presentation.html

      Présentation

      ON VOUS A PRESCRIT UN INHIBITEUR DE L’AROMATASE

      Ces médicaments s’appellent :

      – ARIMIDEX® : anastrozole du laboratoire ASTRA-ZENECA
      – FEMERA® : létrozole du laboratoire NOVARTIS
      – AROMASINE® : exemestane du laboratoire PFIZER

      Ces traitements ont pour but de diminuer le risque de récidive après cancer du sein, mais leur observance est mauvaise, plus de 60% des femmes l’ont arrêté avant 5 ans (durée de la prescription)

      #refus_de_soin

    • Je trouve finalement la description des effets indésirables que je ressens et qui me donnent l’impression d’avoir de la béchamel à la place du cerveau, sans parler des insomnies …

      http://www.afics-association.fr/Informationsmedicales12.html

      Les effets indésirables révélés secondairement sont l’insomnie, la dépression, la baisse de libido, ainsi que des effets graves sur la santé à moyen et long terme articulaires, cardio-vasculaires et neuro-cognitifs, cependant ces effets sont aujourd’hui peu reconnus.


  • Une vie de bouts de ficelle

    Alors qu’a lieu l’« #acte_V » ce samedi, Élodie, gilet jaune du rond-point de #Voreppe, raconte le découvert chronique, la débrouille et le courroux.

    Elle ne compte plus les kilomètres depuis qu’elle a endossé le gilet jaune. Élodie, 34 ans, en parcourt habituellement quarante, aller-retour, pour se rendre au travail chaque jour. S’y sont ajoutés vingt autres pour rejoindre, à la pause-déjeuner et certains soirs, le rond-point de Voreppe. Occupé depuis plus de trois semaines par les gilets jaunes, squatté par Les Jours depuis le 3 décembre, c’est devenu l’un des carrefours de la #mobilisation dans la campagne iséroise. La première fois qu’on a rencontré Élodie, elle nous a dit sa « #colère présente depuis très longtemps » (lire l’épisode 3, « On est les sans-chaussettes, mais on est là, debout » : https://lesjours.fr/obsessions/gilets-jaunes/ep3-rond-point-voreppe). Son courroux est intact à l’aube de l’« acte V » du mouvement, ce samedi 15 décembre.


    https://lesjours.fr/obsessions/gilets-jaunes/ep11-voreppe-elodie
    #gilets_jaunes #témoignage #femmes #campement

    Reportage de Maïté Darnault (@wereport )

    • « On est les sans-chaussettes, mais on est là, debout »

      « Les Jours » s’installent sur le rond-point de Voreppe, près de #Grenoble. Dans leur campement, les gilets jaunes partagent la soupe et la colère.

      Les klaxons ne s’arrêtent jamais. Avec Jacky, on a fait le calcul à haute voix, comme pour résoudre un problème d’arithmétique à l’école. À raison d’un coup de trompe toutes les trois secondes, de 6 heures du matin à 21 heures, on en est déjà à 18 000 véhicules qui claironnent, chaque jour, leur soutien aux gilets jaunes sur le rond-point de Voreppe (Isère). « Et même la nuit, ça continue », se réjouit Jacky, 66 ans. Depuis trois semaines, il est là, de bon matin et parfois jusque tard. « Après, chacun fait comme il peut, on a tous des obligations », ajoute-t-il. Retraité de l’industrie, lui a « du temps » et semble dans son élément à quelques mètres des 38 tonnes qui barrissent en passant sur la départementale 3. C’est l’un des piliers de l’occupation de ce rond-point de campagne, situé à une quinzaine de kilomètres de Grenoble, à côté de l’entrée d’autoroute dont l’embranchement mène à Valence ou à Lyon. La six-voies court au pied du massif du Vercors, le long de l’#Isère. En face, les champs s’étendent dans la plaine, ponctuée de zones d’activité et de petites agglomérations.


      https://lesjours.fr/obsessions/gilets-jaunes/ep3-rond-point-voreppe


  • Die Pornografisierung als globale Waffe | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Die-Pornografisierung-als-globale-Waffe-4239828.html
    Pendant la lecture de cet article on a la l’impression qu’un nouvel American Holocaust nous submerge sous des hectolitres de sang et de sperme. L’union des courants chrétiens orthodoxes et hérétiques à l’origine des massacres des authochtones d’Amérique avec le capitalisme dans son stade final donne naissance à une forme d’impérialisme culturel bigot qui broie et avale nos corps et sentiments, nourriture du Léviathan incarné dans la catastrophe humaine.

    Das sich vor allen Augen ereignende globale 24/7-Gemetzel der X-Rated-Industrie liegt außerhalb des moralischen Radars

    Gruppenvergewaltigungen, serielle Lustmorde, Missbrauchsskandale in Kirchen, olympischen Sportverbänden und UNO-Camps, Genderirrsinn und eine global-moralische Implosion werden illustriert von den zuckenden Hardcore-Bilderfluten der US-Pornoindustrie. Ziel dieser ist von Milliardenprofiten abgesehen auch die systematische Zerstörung von Menschen und ihren Beziehungen.

    Im schmerzverzerrten Gesicht der jungen Frau der Versuch eines Lächelns. Die eingeschnürten Siliconbrüste ihres tätowierten Körpers sind violett verfärbt. Jemand tritt gegen das rotierende mit Latex überzogene Rundbett. Nun sieht man drei stattliche Penisse in ihrem Anus. Dazu Grunzen, Stöhnen und ein rabiater Metallica-Sound. Grob wird nun der von Schminkspuren versudelte Kopf in ein randvolles Urinal getaucht. Während sie sich erbricht, spritzt das gesichtslose Darsteller-Trio eine Menge Ejakulat über den ermatteten Frauenleib. Während das Display den nächsten Clip ankündigt - noch härter, noch gnadenloser - leckt sich Busty Foxx die aufgespritzten Lippen und schaut geheimnislos wie ein hypnotisiertes Schlachtvieh ihrem weltweiten Kundenstamm in die Augen.

    Max Hardcore, ein hochdekorierter US-Pornostar liefert den sozio-ästhetischen Unterbau: „Ich denke mal, Frauen verstehen ihr Leben heute viel besser und sind sich auch ihres wahren Zwecks bewusster denn je. Dieser Zweck ist es, das Auffangbecken der Liebe zu sein und damit meine ich konkret Fickpuppen.“

    Mehr oder weniger so ähnlich sehen die Zig-Millionen Videos aus, die heute unter dem Schlagwort Pornografie im Netz kursieren und jederzeit von jedermann kostenlos und in Sekundenschnelle abgerufen werden können. Das geschmacklose Material macht etwa 25% aller Suchanfragen, 35% der Downloads und 10% aller Mail-Attachments aus und gehört für mehr als 20 Millionen Bundesbürger zum täglichen Stimulations-Entertainment - was der Quote eines Championsleage-Finales nahekommt.

    Hardcore-Pornografie ist komplett unberührt von Debatten oder Sanktionen

    Während sich die Grenzen des sexuell Darstellten in kühnste Höhen erweitern, hat sich das Einstiegsalter für jene schwer verdaulichen Bilderfluten bei mittlerweile neun Jahren eingependelt. Ob man das nun irgendwie noch halbwegs okay findet oder alarmierend - Hardcore-Pornografie ist mitten in unserer schrecklich freien Gesellschaft angekommen. Sie ereignet sich dort so offenkundig wie gleichzeitig unsichtbar und führt - obwohl sie nahezu alle ethisch-moralischen Säulen unseres empfindlichen Werteregimes verletzt und verhöhnt - eine wirtschaftlich höchst erfolgreiche Existenz und dies komplett unberührt von Debatten oder Sanktionen. Jene Art von Pornografie als gegeben zu tolerieren kommt vielmehr dem Tragen einer Art Ehrennadel gleich - im Dienst des souveränen Surfens inmitten des cool-urbanen Gendermorasts.

    Nun kann man ja beim besten Willen nicht behaupten, dass genau dieses souveräne „Darüberstehen“ ein herausragendes Charakteristikum unseres derzeit herrschenden Juste Milieus wäre. Mit vor Empörung aufgeblasenen Backen stürzen sich unsere pikierten Laienrichter normalerweise auf jedes noch so abwegige Detail im allgemeinen Seelenheil: Rauchverbot, Lactosemilch, Veggieburger, pentale Mülltrennung, Energielampenhysterie, CO-2-Tagebücher, laborbetäubte Dieselaffen oder aktivistisch übermalte Liebespoesie.

    Alleine das monatelange Aufgeheule wegen Brüderles Dirndlposse erscheint im Nachhinein wie eine Art moralische Vorlauferhitzung für den neo-viktorianischen Metoo-Amoklauf. Dieser erlaubt es jedem Besitzer eines Geschlechtsteils ungefragt seine Expertensicht zwecks Sitte und Anstand in den Diskurs zu bringen und mithilfe von empört-betroffener Denunziation das ohnehin recht komplizierte Feld zwischen Mann und Frau von den letzten Funken eines spielerischen Eros zu bereinigen.
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    Während sich in jeder Kleinstadt diesbezüglich Task-Force-Blockwartinnengremien gründen, bleibt das sich vor allen Augen ereignende globale 24/7-Gemetzel der X-Rated-Industrie außerhalb des moralischen Radars. Nicht eine Stimme aus den Reihen der selbsternannten Tugendrichter lässt sich vernehmen. Brüssel oder Berlin, die Kulturministerien, Kinderschutz, Stiftungen für Sozialhygiene oder wenigstens eine unserer sonst so emsigen TV-Talktanten? Fehlanzeige.

    Es scheint, dass man die Verantwortung für die desaströsen Folgen des epidemischen Pornokonsums dem selbstregulierenden Markt und den Off-Shore-Netzbetreibern überlässt oder den Schulen und Eltern - also jenen didaktischen Kräften, die bereits mit der Deutung eines Nokia-Gadget restlos überfordert sind.

    Das i-Phone ist ohnehin deren einiges funktionierendes Verbindungsgadget zur fremden und kalten Außenwelt und zum Genuss des X-Rated-Wahnsinns ist kein Sprachunterricht von Nöten. Das Frauenbild islamistisch geprägter Männer ergänzt sich auf unselige Weise mit demjenigen der kalifornischen Offenbarungen. Wenn schon halbwegs gut erzogene Kinder der bildungsnahen weißen Schichten die Konfusion ihrer erotischen Verankerung erleben, dann lässt sich von archaisch programmierten Jungmännerhorden nicht erwarten, dass ausgerechnet diese gegenüber der pornographischen Frauenverachtung stabile psychische Dämme errichten.

    Rebecca Sommer, die ehrenamtliche Vorsitzende der AG Flucht&Menschenrechte, sprach Mitte November 2018, bezugnehmend auf das tagelange Martyrium eines 15-jährigen Mädchens durch ein afghanisches Sextett von einer „neuen Form von sexueller Kriegsführung mit religiös-kultureller Konnotation“. Sie fuhr fort:

    Wir müssen begreifen, dass es sich hier meist nicht „nur“ um eine sexuelle Straftat handelt, sondern dahinter das Motiv der psychologischen Vernichtung der Opfers steht. Für solche Täter ist das Opfer eine Stellvertreterin für unsere westliche demokratische freie Gesellschaftsordnung.
    Rebecca Sommer

    Wie üblich ist von unseren grünen Wertehysterikerinnen zu diesen Vernichtungsevents nichts zu vernehmen. Ein jämmerliches Schweigen umflort die sonst so schwatzsüchtigen Moralverkünder der Sorte Roth, Göring, Baerbock, Kühnast. Wer es allerdings wagt, die Einzelfälle durch traumatisierte Spitzbuben als mörderische Handlungen zu bezeichnen, lernt rasch die gnadenlose Gehässigkeit des Juste Milieus kennen: Nazi, Rassist, Hetzer. Warum die sexuellen Gewaltauswüchse des Migrantenmilieus speziell und nur in Deutschland unter dem Schutzschirm eines generellen Tabus gehalten werden, würde ein ganz anderes Fass öffnen, bzw. einen ganzen Weinkeller.

    Im befreiten Westeuropa kam es zu einer schleichenden Umpolung hin zu den sonderlichen angelsächsischen Kultur- und Moralvorstellungen

    Auch den milliardenschweren Entertainmentkonzernen ist es ziemlich egal, welche Rasse, Religion oder Mentalität besonders impulsiv auf ihre Produkte anspricht. Ihr Business heißt „Death and Destruction“ und eine Heckler schießt ja auch nicht automatisch von alleine. Widmen wir uns lieber den Fragen, was die Pornopower bewegt, woher sie kommt und warum eine allumfassende Feigheit dafür sorgt, dass sich trotz irreversibler und massenhafter Defekte keinerlei Debatte ereignet und stattdessen lähmende Denk und Sprechtabus abverlangt werden.

    Wenn ein Eisen zu heiß ist, wartet man lieber, bis sich andere daran die Finger verbrennen und flüchtet sich fürs erste in jenes lauwarme Seichtsprech, das die paralysierte Republik 2018 auf allen Ebenen auszeichnet. Exakt in diesem Sinne führen sowohl die ergrauten wie auch die naiv-hipsterbärtigen Vertreter des „Halb-so-schlimm“ gerne die phallischen Kultamphoren der Griechen an, die in Asche gefrorenen Bordelle von Pompeji oder die säuischen Zeichnungen des Rokoko.

    Sie wollen mit altkluger Verve damit sagen, meine Güte, Hurenbilder, die gab es doch schon immer, so sind die Menschen halt, geile Böcke, irgendwie, selbst die Bildungsbürger, siehe Courbets „Ursprung der Welt“ oder der Hype um Schiele und Konsorten. Andere verweisen auf die Zwanzigerjahre-Pinups der Pariser Fotografen, die verwackelten SW-Super-8-Filme oder die schon deutlich schärferen Dänenpornos, die von den nomadischen Zigeunerstämmen in der deutschen Nachkriegsprovinz verteilt wurden.

    Parallel fand im befreiten Westeuropa der allumfassende Triumph der Siegermächte statt und damit verbunden war eine schleichende Umpolung hin zu den sonderlichen angelsächsischen Kultur- und Moralvorstellungen. Kurz vor dem sog. Quantensprung durch die 68er-Rebellion gaben knapp 80% der Studenten an, dass sie die Definition ihrer männlichen Identität aus dem Content von Männermagazinen wie dem Playboy beziehen.

    Das kann ich für mich und fast alle der cooleren Jungs meiner Klasse bestätigen. Auch erinnere ich mich, dass wir auf der Suche nach verruchten Adultheften und Blue Movies mit hochgeschlagenen Kragen in das Zwielicht aus Sex-Shops und Bahnhofskinos streunten und ordentlich löhnten für diese abenteuerlichen Abstecher.

    Es lag ein langer Weg zwischen dem frigiden Spießerleben der Eltern und dem vulkanischen Abgrund des Obszönen. Aber eine mächtige Lust war durch diese durchfeuchteten Bilder geweckt und folgerichtig ging es heiß her in diesen Siebzigern, zwischen Avantgarde und Justiz, Kunst und Politik, Libertinisten und Tugendwächtern. Endlos wurden in Sachen der befreiten Leiber Pro und Contra bemüht, Tabus und Grenzen ausgelotet und wie die Kesselflicker stritten die jeweiligen Wortführer darüber, wie viel an Nacktheit der Adenauer-Nation zuzumuten war, die bis dahin einen Großteil ihrer Kraft der geistfernen Wiederaufbau-Libido zuführte.

    Dann blies als nächster US-Import mit einiger Verspätung in Westeuropa ein befreiungstheologischer „Wind of Change“ heran, inklusive Summer of Love, Hippietum, Flowerpower, LSD-Pazifismus, Aquarius-New-Age und einem kaum noch entwirrbaren Sturm aus Marx, Kinsey, Freud und Wilhelm Reichs Orgasmuskunde.

    Am 7. Juni 1973 knickte unser Establishment angesichts der Let’s spend the night together-Querfront ein und der deutsche Bundestag strich alle Strafbestimmungen, mit der bis dato die Hersteller und Verbreiter von pornografischem Material belangt wurden. Und genau jene Passagen bilden bis in unsere Tage die gesetzliche Grundlage zur Bewertung dessen, was als Pornografie anzusehen ist und was nicht. Doch in diesen 45 Jahren hat sich der ganze Komplex radikal verändert.

    Wie wurde aus dem Summer of Love der Winter der Perversion?

    In den USA mit ihrer triebgestörten und paranoiden WASP-Mittelschicht lagen und liegen die Dinge noch komplizierter. Ein neurasthenischer Evangelismus überlagert dort eine brodelnde Seelenmasse aus hufescharrender Ungeduld, Gewalt, Hass und alttestamentarischen Rachegelüsten. In immer wiederkehrenden Schüben verschafft sich der gärende Abschaum Luft und Raum. Und das kollektive Oszillieren zwischen Sadismus und Masochismus drückt sich besonders fabelhaft aus im stumpfen Brutalismus der jüngsten Pornoprodukte.

    Wie aber und ab wann etwa wurde aus dem Summer of Love der Winter der Perversion? Fliegen wir adlergleich über jene Zeitwüste und schauen auf diese hinan: Auf den surrealen Zauber von Haight Ashbury, Monterrey und Woodstock folgten die Mini-Apokalypse von Altamont und das sang- und klanglose Verblühen von Joplin, Hendrix, Morrison und so vielen anderen Vertretern der Schönheit, Freiheit und freudiger Götterfunken.

    Kaum war dieses Amerika endlich einmal im sinnlichen Swing angelangt, zog auch schon das nächste Stahlgewitter auf. Da die Protagonisten der neuen Sinnlichkeit fast allesamt das Pech hatten, parallel Teil der Anti-Vietnam-Bewegung zu sein, waren sie im Visier der Johnson&Nixon-CIA. Deren erklärte Mission bestand darin, alles auszuradieren, was mit Frieden, Unschuld und Nächstenliebe korrespondierte. Eine große schwarze Hand mähte serienweise Bürgerrechtler, Proteststudenten, Luther King und die beiden Kennedys nieder und die andere überflutete die Gegenkultur mit Dope und Acid und agenturseigenen Tavistock-Containern voller Kokain und Heroin.

    Quasi im Vorbeilaufen wurden die Panther, die Beatniks und Folkies unterwandert und neben den idyllisch-hedonistischen Country-Folk-Kommunen - „with two cats in the yard“ - erschienen satanische Sekten im Charles Manson-Format. Gegen 1970 schon waren aus den strawberryfields killingsfields geworden.

    Als Schussakt der Flurbereinigung sammelte man noch die verstreuten sexuellen Messdiener und Apostel der „Make Love-Not War“-Dekade auf und die Clique um Hugh Hefner und Larry Flint ermöglichte ihnen eine Anschlussverwertung in den Basement-Studios der X-Rated-Adult-Industrie.

    Gehörten Eros und Pornografie bis dahin zu zwei konträren Lagern, ging es ab jetzt Hand in Hand und Arm in Arm in Richtung Totalverfickung. Die Pornoingenieure ließen die hübschen Fassaden der unschuldigen Liebesnester stehen, übernahmen noch ein paar naive Rainbow-Slogans und Sponti-Sprüche und begannen dann das Innenleben des Freudenhauses umzustrukturieren.

    Ornamentiert vom pseudoprovokativen Label der Leck-Mich Zunge aus dem Hause Warhol&Jagger öffnete sich die Büchse der Pandora sperrangelweit und wir erinnern uns in Schlaglichtblitzen an das Midnight-Rambling in den Darkrooms des Studio 54, an Deep Throat und Ann Sprinkle, an Brandos Butter-Tango, an Calvin Kleins Pädo-Kampagnen, an feministisch verklärte SM-Unterwerfungsakte im Dienste des emanzipatorischen Orgasmus, an unglaublich viel verquasten Gender-Muff und klebrige Coming-Outs, an den zynischen Heroin-Chic der Laufstege und den nuttig-billigen Porno-Chic bei den Grammies und auf den roten Teppichen von Hollywood.

    Es war nur eine Frage der Zeit, bis die zwanghafte Libertinisierung am letzten und heiligsten Tabu angelangt war, der Verbindung von Pornographie und Holocaust, Hakenkreuz und Analbonage bei Filmen etwa wie „Nachtportier“. Und stets fand sich in jenen Jahren für die erläuternde Rechtfertigung der hohldrehenden Sex-Maschine ein Intellektueller, der wie Rainer Werner Fassbinder im letzten Interview seines Lebens am 9. Juni 1982 mäanderte:

    Jemand muss sich in die tiefsten Tiefen dieser Gesellschaft begeben, um sich für eine neue zu befreien oder sich befreien zu können. Jeder, der sich an Grenzen begibt oder sie übertritt, muss zwangsläufig in dieser Gesellschaft pornographisch sein, und jede denkbare Utopie birgt natürlich in sich die Gefahr faschistoider Momente. Das ist ganz klar.
    Rainer Werner Fassbinder

    Ebenso ganz klar ist es, wie unglaublich einfach es sich gestaltet, mit sexuell aufgeladenen Triggern zu agieren; speziell bei einem auf Titten, Arsch und roten Lippen hin dressierten männlichen Neuronalsystem. Das hängt natürlich damit zusammen, dass sich hinter dem vordergründigen Flirt mit all den nackten Verlockungen der ganze grandiose und uferlose Bereich unseres menschlichen Fühlens befindet. Da geht es um Liebe und Sehnsucht, Berühren, Begehren, Lust, Befriedigung, ozeanische Erfüllung und allerlei Ekstase.

    Weiterhin zappelt ein wehrloses Unterbewusstsein im Netz - nebst Sünde, Scham, Schuld und dem gesamten Sublimationschaos - was eine Welt ist, die jedem von uns bereits im Ruhezustand zur Genüge zusetzt. Wer am Haken des Sex-Sells-Marketings zappelt, wird für alles auf der Welt verführbar sein, für den Kauf von Schnaps, Fernreisen, Autos, Kunstobjekten, für die Wahl von Präsidenten, für eine Regierung Merkel&Maas und vor allem für den Bereich Sex selbst.

    Erinnern wir uns: Es waren Pornofilme, die in den Achtzigern dem Videomarkt die entscheidenden Impulse gaben. Pornos lösten eine Dekade später den Boom bei den hochprofitablen TV-Sex-Kanälen der amerikanischen Hotelketten aus und ebenso den der Hotlines der globalen Telefon-gesellschaften. Die Dynamik aus Angebot und Nachfrage und das immer härtere Material trugen danach wesentlich zur Entwicklungsrasanz des WWW-Internets bei.

    Hinter den reinen Zahlen geschah es, dass sich eine hochkriminelle Rotlicht-Subkultur in die höchsten Logenplätze des Etablissements hieven konnte. Und dort sitzen sie als Premiumzuhälter heute fest eingebettet im politischen wie medialen System und führen seit J.F. Kennedy jeden Präsidenten und halbwegs bedeutenden Politiker im Nasenring durch eine Arena, die sich von der Playboy Manion über den Bohemian Grove bis zu den kokainverseuchten Villen des Laurel Canyon und den hermetisch abgeschirmten Orgieninseln eines Jeffrey Epstein erstreckt.

    Die hypersexualisierte Moderne hinterlässt nichts als nackte Leere

    Mehr als 70% des weltweiten Hardcore-Materials entstehen hinter den Fassaden endlos-monotoner Mittelklassevillen im San Fernando Valley westlich von L.A. Hier geht es zwischen Hollywoodschaukeln und Infinity-Pools rund um die Uhr zur Sache und unerschöpflich ist der Fundus des Frischfleisches meist farbiger und osteuropäischer Modelle sowie blutjunger und gebrochener Kids aus den weißen Waisenhäusern, Drogenheilanstalten und Obdachlosenheimen.

    Angetrieben wird die große Sexmaschine von einem Mix aus Hormonspritzen, Crack und Opiaten. Im Einvernehmen mit ihrer derangierten Klientel erfinden die Producer und Regisseure ständig neue Kitzel und Grenzwerte, gegen deren Brutalität und Folterlust sich de Sade ausnimmt wie ein bukolischer Nonnengeburtstage.

    All jenen liberalen Laissez-faire-Experten, die im fidelen Lustmilieu noch Spuren von rebellischem Eros, Sinnesfreuden und kultureller Aufklärung zu sehen glauben, seien die Memoiren mancher Ex-Stars wie Jenna Jameson oder Linda Lovelace zum Studium empfohlen, die uns aus dem Innenleben dieser Körper- und Seelenvernichtungsbranche und von Tausenden von Suiziden, Überdosen und sonstigen Kollateralschäden berichten. Es dürfte kaum eine andere Branche geben, bei der ein kalkulierter Tod am Ende der Nutzung zum ganz normalen Produktionsablauf zählt.

    Es stellt sich dem distanzierten Betrachter von kontaminierten HD-Filmen der Güteklasse „Anal Destruction“ die Frage, wer genau warum dieses faschistoide und militante Anschauungsmaterial auf den Weg schickt und was der eigentliche Zweck dieses apokalyptischen Rachefeldzugs an Frauen, Kindern, Minderheiten und natürlich auch den Abermillionen Männern in ihren verschämten Heim-Masturbatorien ist. Die amerikanische Wissenschaftlerin Gail Dines meint dazu in ihrem 2010 erschienenen Langessay Pornland:

    Wir wissen derzeit noch nicht genau, was die Konsequenzen des exzessiven Pornokonsums für unsere Kultur, Sexualität, Identitäten und Beziehungen bedeuten. Klar ist nur: es handelt sich um ein massives soziales Experiment, dessen Labor die reale Welt ist, ich, Sie, wir alle. Auch ohne empirische Beweisführung, Neurotabellen und Kriminalitätsstatistiken behaupte ich, dass alle Betroffenen systematisch entmenschlicht und dominiert werden und man sie am Ende ihrer gesamten Sexualität beraubt.
    Gail Dines

    Mögen die konsumierenden Männer irgendwie am längeren Hebel sitzen und als Gewinner des Starfucker-Gemetzels erscheinen, so zählen sie doch zu den ersten Verlierern - etwa beim Vergleich mit den hochgetunten Helden der Leinwand und dem unermüdlichen Stampfen ihrer Zentralorgane. Man sieht sie förmlich mit den nassen Tüchern neben dem Monitor vor Neid erblassen angesichts der solariengelben Muskelpakete, die sich widerstandlos Zugang zu den schönsten Bräuten des Universums verschaffen, sie würgen, schlagen und zu absurdesten Penetrationen verleiten, auf dass sie von den Bitches um ein Bittenochmehr an Erniedrigung angefleht werden.

    So sind die Weiber, verraten die Pornomacher ihrer Klientel. Lasst euch bloß nicht verrückt machen mit diesem heuchlerischen Metoo und dem politisch korrekten Rumgezicke. Ob Frau oder Mann - die Pornopower hinterlässt ihnen einen gigantischen seelischen Scherbenhaufen und die hypersexualisierte Moderne nichts als nackte Leere.

    Aus genau dieser Leere erwächst indessen satter Profit auf vielerlei Nebenbereichen. Denn die Hardcore-Dealer agieren unter einem Dach mit der Tattoo- und Piercingbranche, den bionischen Selbstoptimierern der plastischen Chirurgie, den Viagra- und Hormonpushern, riesigen Immobilienfirmen und den bereits erwähnten Highend-Luden mit ihrem saftig-prallen Busty Foxx- und Stormy Daniels-Portfolio.

    Es fällt auf, dass sich die Signale und Botschaften dieser Pornografie wie ein fehlendes Mosaikstück in den stetig anwachsenden Prozess der Militarisierung und Atomisierung unserer westlichen Lebenskultur fügen. Ihre hasserfüllten Bilder ergänzen das längst salonfähige Vokabular von atomarer Vernichtung, dem Zurückbomben in die Steinzeit und innenministeriellem Dahergerede vom Neutralisieren lästiger Individuen.

    Über allem zeigt sich die zelebrierte Verachtung der Frau, in der sich das Klima eines strukturellen Selbsthasses ausdrückt, der Plünderung und Ausbeutung, des entarteten Narzissmus schizophrener Identitäten und der sich daraus so logisch ergebenden Amokläufe, im kleinen Privaten wie inzwischen fast täglich im spektakulären Breaking News-Format.

    Aber das Große wie das Kleine entzieht sich den Blicken des Juste Milieu. Alles sind Einzelfälle, verstörend zwar, aber irgendwie normal auch und sich jenseits des sonst so hochgejazzten Ganzheitlichen ereignend - als Fußnotenfluch der offenen Wertegesellschaft eben. Derweil beugen sich die ABC-Schützen- und Schützinnen im Pausenhof über monströse Gang-Bang-Videos, die sich - wie die Realität erweist - ideal als Coachingmaterial für neue Formen des Wochenend-Picknicks eignen.

    Es gehört zum Drama unseres derzeitigen Tugendregimes, sich in nahezu allen essentiellen Fragen der Gegenwart ohne Standpunkt, ohne Autorität und ohne Wesenskraft durch die Realität zu mogeln. Kann es denn wirklich sein, dass wir sehenden Auges zulassen, wie das Massen-Experiment dieser rundum degenerierten Pornoindustrie einer ganzen Generation die Pubertät zerstört, ihnen den Schmerz wie die Schönheit der Liebe und des Begehrens stiehlt und den Prozess der analogen Menschwerdung aushebelt?

    Die verdrängte und massiv tabuisierte Verwahrlosung des menschlichen Geschlechtslebens

    Ich registriere da eine Art Unterströmung: Je mehr die selbstherrlichen und lactosefreien Aktivisten für „Dies und Jenes&Nichts und Alles“ ihre Substanzlosigkeit erahnen, desto wütender gerät ihr Kläffen. Wer sich entschieden gegen die Pornowaffen-industrie positioniert, kann sich der wutschnaubender Tiraden sicher sein: prüde, verklemmt, ein altmodischer Kleinbürger, ein reaktionärer Lustfeind, der dieser hippcool-toleranten, urbanen und mächtig aufgeschlossenen Werte-Mitte nicht gewachsen ist.

    Dieser Reflex hat etwas typisch Deutsches, nämlich nach einem gewaltigen Erdbeben als erstes die Seismografen zu erschießen. Anstatt sich mit Argumenten und Analysen zu beschäftigen, blenden die zeitgeistigen Genderprofis und Kulturschaffende die unbequeme Realität aus und werfen sich mit entlehntem Bürgerschreckgestus in die ganz große Sexfrontpose. Jeder Theaterbesucher mit Neugier, Freude und langjähriger Erfahrung mit Experiment und Tabugeknacke kennt diese Ratlosigkeit, wenn jungwilde Dilettanten aus dem weisen Nathan einen Sado-Maso-Kotzkübel-Event inszenieren mit viel Masturbation, Schweineblut und Stöhnzucken.

    Dabei ist das normale Leben bereits krank genug. „Alle haben davon gewusst. Aber wir waren Freiwild und es war unmöglich darüber mit jemand zu reden,“ sagte die heute 60-jährige österreichische Top-Abfahrtsläuferin Nicola Werdenigg gegenüber dem „Standard“ und schilderte die Vergewaltigungen vor laufenden Kameras als Teil des üblichen Hüttengeschehens im nationalen Skiteam der Siebziger Jahre.

    Tagtäglich erreichen uns die obligaten kirchlichen Missbrauchsorgien, die pädophilen Serienvergewaltigungen im Falle BBC&Jimmy Savile, Zig-Tausende Fälle des Grauens hinter den Mauern der kinderliebenden Hilfsorganisationen in allen Ländern der Welt. Dazu kommen die Vorfälle im britischen Jugendfußball wie die sich über viele Jahre hinziehenden Vergewaltigungen der amerikanischen Olympiaturnermädchen und. Derselbe trostlose Blues bei Harvey Weinstein oder James Levine und der Met.

    Frau, Mann, Kinder, arm, reich, egal - ungehemmt ereignet sich die Expansion einer seltsam verdrängten und massiv tabuisierten Verwahrlosung des menschlichen Geschlechtslebens. Und niemand sollte bestreiten, dass dies Alles mit der pornografischen Kriegsführung nichts zu tun haben soll. Doch wie bei einem wuchernden Krebsgeschwür ist es schwierig, den genauen Auslöser zu beweisen.

    Unter unseren Augen streunt aber eine Armee aus tickenden Zeitbomben über Flora und Fauna, für die das „Liebemachen“ an Gewalt und Sadismus gekoppelt ist und für die der eigene wie der andere Körper als Ekelpaket stigmatisiert ist und bestenfalls den Stellenwert von Max Hardcores Fickpuppen einnimmt. Millionen noch gesunder Mädchen und Jungs müssen sich heute mit toxinierten Partnern herumschlagen, deren Festplatten von den eindimensionalen Dramaturgien der X-Rated-Clips geprägt sind.

    Die Pornografie als Waffe untergräbt die Prinzipien all dessen, was ein menschenwürdiges und lebenswertes Dasein ausmacht. Die Generation, die sich noch an so etwas wie Liebe erinnern kann, ist gerade dabei abzutreten. Ihr folgen Eltern nach, deren moralische Kompassnadel bereits vom Neo-Liberalismus verbogen ist. Sie schauen mit müden Augen auf ein paralysiertes Land voller verschämter Tabus, abgenutzter Parolen und gebrochener Versprechen.

    Verwirrte Politikdarsteller und verstrahlte Lobbyisten der nervösen Märkte sind mit dem Vermitteln eines ethischen Eros überfordert. Mit dem Wertegeschwätz alleine können sie ihre Kids nicht vor dem digitalen Monster beschützen.

    Aber sie sollten sich mal zusammen das legendäre CNBC-TV-Interview vom November 2017 mit dem früheren Facebook-Manager Chamath Palihapitiya anschauen, in dem er meint:

    Die kurzlebigen, dopamin-gesteuerten Feedbackschleifen zerstören die Funktionsweise der Gesellschaft. Die Folge: kein gesellschaftlicher Austausch, keine Zusammenarbeit, dafür Falschinformation und das große Misstrauen. Wenn man das Ungeheuer füttert, wird es einen zerstören. Es ist an der Zeit, eine lange Auszeit von einigen der Tools zu nehmen.
    Chamath Palihapitiya

    (Wolf Reiser)

    CNBC’s full interview with former Facebook exec Chamath Palihapitiya
    https://www.cnbc.com/video/2017/12/12/watch-cnbcs-full-interview-with-former-facebook-exec-chamath-palihapitiya.html
    La partie sur la psychologie de Facebookcommence à 03:00. Après c’est intéressant si on veut comprendre le raisonnement d’un entrepreneur intelligent.

    American Holocaust : The Destruction of America’s Native Peoples
    https://www.youtube.com/watch?v=Qra6pcn4AOE

    American Holocaust: The Destruction of America’s Native Peoples, a lecture by David Stannard, professor and chair of the American Studies Department at the University of Hawaii. Stannard, author of American Holocaust, asserts that the European and white American destruction of the native peoples of the Americas was the most substantial act of genocide in world history. A combination of atrocities and imported plagues resulted in the death of roughly 95 percent of the native population in the Americas. Stannard argues that the perpetrators of the American Holocaust operated from the same ideological source as the architects of the Nazi Holocaust. That ideology remains alive today in American foreign policy, Stannard avers.

    #American_Holocaust #pornographie #femmes #pouvoir #impérialisme #médias


  • Le Parlement irlandais adopte la légalisation de l’avortement en cas de viol ou de fœtus matricide
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/14/le-parlement-irlandais-vote-pour-la-legalisation-de-l-avortement_5397156_321

    Sept mois après un référendum historique contre l’interdiction constitutionnelle de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), le Parlement irlandais a adopté jeudi 13 décembre le projet de loi légalisant l’avortement.

    Le texte avait commencé à être examiné en octobre. Il prévoit l’autorisation de l’IVG sans conditions jusqu’à douze semaines ou dans les cas de « risque pour la vie » ou de « grave danger pour la santé » de la femme enceinte. Il permet aussi l’avortement en cas d’anomalie du fœtus qui pourrait conduire à sa mort in utero. Le premier ministre, Leo Varadkar, a salué un « moment historique », sur son compte Twitter.

    Le 25 mai, les Irlandais avaient approuvé par référendum à plus de 66 % la libéralisation de l’avortement, un nouveau séisme culturel dans ce petit pays de 4,7 millions d’habitants de tradition fortement catholique, trois ans après la légalisation du mariage homosexuel.

    « Il y a un peu plus de 200 jours, vous, le peuple d’Irlande, avez voté pour abroger le 8e [amendement de la Constitution irlandaise, qui en 1983 gravait dans le marbre le tabou de l’avortement en Irlande] pour que nous traitions les femmes avec compassion. Aujourd’hui nous avons voté la loi qui transformera [ce vœu] en réalité », a déclaré sur Twitter le ministre de la santé, Simon Harris. Il a salué « un vote qui met fin aux voyages solitaires, à la stigmatisation et soutient les choix des femmes dans notre pays ».

    Dans un communiqué distinct, il a rendu hommage aux « militant s qui se sont battus pendant trente-cinq ans » : « Je veux remercier la minorité qui s’est battue quand il était pratique pour la majorité d’ignorer. » Les femmes qui souhaitaient avorter étaient jusqu’à présent contraintes de se rendre au Royaume-Uni.

    « C’est un progrès important pour les droits fondamentaux des femmes, mais des obstacles demeurent dans le projet de loi », a déclaré Amnesty International. L’ONG regrette en particulier les « délais obligatoires d’attente » et la « poursuite de la criminalisation des professionnels de santé ». La loi doit encore être signée par le président Michael Higgins avant d’entrer en vigueur.

    #IVG #femmes


  • Military panel held to debate gender balance in the Armed Forces fails to include women


    –-> cherchez l’erreur !

    https://www.telegraph.co.uk/news/2018/12/11/military-panel-held-debate-gender-balance-armed-forces-fails/?WT.mc_id=tmg_share_tw
    #genre #femmes #hommes #armée #non-mixité #hypocrisie #photographie #bullshit

    D’autres mots-clé ?
    Je sais qu’il y a pas mal d’exemples sur seenthis de ce genre de post, mais je ne trouve pas les bons mots-clé...

    @mad_meg et @aude_v : une idée ?




  • La parité s’arrête encore aux portes du pouvoir local

    Malgré de nets progrès depuis le début des années 2000, les #hommes monopolisent toujours le #pouvoir (présidence, délégations) au sein des institutions locales. La preuve ? En France, en 2018, 84% des #maires sont encore des hommes. Des données que s’est procuré Mediacités confirment l’ampleur du problème, a fortiori dans les #métropoles et #intercommunalités.


    https://www.mediacites.fr/decryptage/2018/12/10/la-parite-sarrete-encore-aux-portes-du-pouvoir-local
    #genre #femmes #égalité #parité #mairies #France


    • Ce n’est cependant pas le seul sujet de controverse puisque, dans le programme de cette journée, deux conférences portaient des intitulés extrêmement douteux : “Ces prétendues violences obstétricales : les enjeux juridiques” et “Comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels”.

      http://m.cheekmagazine.fr/wtf/cngof-femmes-juments-polemique

      https://twitter.com/osezlefeminisme/status/1070989604805857282/photo/1

      Il semble que les conférences aient été renommées mais pas annulées. La seconde « comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels » est une conférence de Nisan lui même. Le fait qu’il parle d’attouchements est deja Le signe d’un déni. Attouchement n’est pas un terme juridique on ne peu pas porter plainte pour attouchement mais pour agression sexuel.

      #violence_médicale #animalisation #deshumanisation #humour #culture_du_viol #sexisme #misogynie

    • Je reste stupéfaite que cette grosse merde de #Nisand ait été gardé à son poste par ses pairs, qu’ils et elles ne se rendent toujours pas compte que ce personnage les dessert me glace.
      Par leur silence, ils et elles contribuent à l’œuvre de destruction des femmes soutenue par cette ordure, c’est juste inconcevable.
      #réification #défécation_de_nisan
      Je note également ici pour que d’autres femmes qui feraient des recherches sur #Yves_Aubard_gynécologue_au_CHU_de_Limoges sachent à quoi s’en tenir.

      #CNGOF

    • Ce que je veux dire, c’est que ce malfaisant est toujours président du CNGOF, d’ailleurs c’est avec ce titre qu’il présente les excuses du « Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français » concernant cette affaire qu’il nomme « une diapositive … sortie de son contexte »

      07 décembre 2018
      A propos d’une citation moyenâgeuse inappropriée
      Intervention officielle du Président du CNGOF du 7 décembre 2018

      Chers Amis et Collègues,
      Lors de la présentation de la Recommandation pour la pratique clinique Protection périnéale hier après-midi dans cette salle, une diapositive citant un texte ancien de 999 a choqué de nombreuses personnes. Sortie de son contexte, elle peut faire croire que celui qui l’a présentée en valide le sens, ce qui n’est pas le cas.

      Quoi qu’il en soit, je souhaite très officiellement dire au nom du CNGOF que toute notre profession est arc-boutée sur la défense des femmes, de leur santé et de leur dignité. Je prie donc tous ceux qui ont pu être choqués par l’affichage inapproprié de cette phrase moyenâgeuse d’accepter les excuses du CNGOF qui, bien sûr, regrette cet acte déplacé.

      Nous sommes navrés, nous qui sommes réunis pour améliorer nos pratiques professionnelles, de ce qui -à tout le moins- est considéré par nous comme une atteinte à l’image des femmes.

      Professeur Israël Nisand

    • Quelques informations supplémentaires sur ce médecin qui signe la diapositive et se fout complètement du #droit_des_patientes à leurs #données_médicales #données_sensibles et #données_personnelles puisqu’il s’est créé un fichage perso et une base de données complète des femmes soignées dans son service. Base à laquelle il se vante d’avoir donné accès à plus de 372 utilisateurs.
      #la_cnil_mais_pour_quoi_faire ?

      « Chaque intervenant doit pouvoir entrer dans la base ce qu’il a fait. Ça commence par le médecin en passant par la secrétaire, la sage-femme, l’infirmière, l’aide soignante, bref tout le service. Pour vous donner une idée, j’ai à ce jour donné 372 codes d’accès, il y a donc 372 utilisateurs de ma base de données », explique le Pr Aubard. Il ajoute : « Au fil des années, j’ai tout développé, …

      https://www.filemaker.com/fr/solutions/customers/stories/aubard.html

      « En ce qui concerne la structure de la base FileMaker, on trouve le noyau de la base qui est le dossier administratif de la patiente et dans lequel on retrouve ses coordonnées, ses informations d’état civil et familiales, ainsi que ses antécédents médicaux et chirurgicaux », explique le professeur Aubard.

      … alternatives au fichage ? nein.

      Aujourd’hui, grâce à FileMaker, l’intégralité du dossier médical d’une patiente est informatisé, il n’y a plus du tout de papier dans le service. La base de données est conséquente puisqu’elle compte environ 35 000 patientes.

      #bétail #technobéat #médecine

    • Hallucinant, je croyait que le croisement des infos était interdit et que le dossier médical était confidentiel.
      Donc ce mec file l’adresse et les données perso de 35000 femmes à « tout le service ».


  • Smic net = 1200€
    Cotisations salariales = 310€ (santé, retraite)
    Cotisations patronales = 200€ (santé, retraite) (exonération de 410€)

    100 euros de plus de salaire sans que cela coûte plus aux patrons... cela signifie... que les cotisations vont baisser !

    On ne change pas une recette qui fonctionne ! Jouer avec l’argent des caisses de solidarité, c’est fastoche en définitive.

    • Troisième point, le couplet « fermeté » au début de son discours pré-enregistré, où il te dit que la violence c’est mal, et que taper sur les flics, c’est mal.

      Les flics sont payés et équipés pour résister à la violence.

      Et dans son discours, il n’a eu aucun mot pour condamner la violence gratuite contre les manifestants. Celle-ci n’existe pas, tout simplement.
      Ou pire. Un seul casseur parmi les manifestants justifie les violences contre tous.

      Autour de moi, les discussions au sujet des lycéens. C’était ça. « oh mais ils n’ont que ce qu’ils méritent, ils ont brûlé des poubelles ». Un seul qui brûle une poubelle permet de justifier la punition collective. #on_en_est_là des capacités de réflexion de nos contemporains repus (oui, j’en fréquente un certain nombre, je vis dans une grande métropole).

    • Dernier point : on apprend à la fin que le discours a été pré-enregistré en fin d’après-midi. Mais les journalistes, tous, ils se sont tous exprimés, en entretenant le suspens. Mais ils avaient tous pu écouter le discours à l’avance. Et tous, ils savaient déjà ce qu’ils allaient pouvoir faire comme commentaires et comme résumés de l’entretien ; même les infographies étaient prêtes ! Même les experts sur les plateaux étaient déjà fin prêts pour commenter. Seuls les politiques, interrogés par la suite, finalement, ont dû improviser. Peut-être.

      La palme du dispositif incompréhensible au gars, sur M6, qui est dans une rue, dans le froid, et qui parle en duplex avec le présentateur, en plateau. Pourquoi parle-t-il depuis la rue ? On ne le saura pas.

    • Le Président a parlé. Il pense qu’une distribution de monnaie peut calmer l’insurrection citoyenne qui a éclaté. C’est à ceux qui sont dans l’action de dire si cela leur convient.

      Pour notre part, comme parlementaires insoumis, voici ce que nous voyons :

      Premier point

      Une partie considérable de la population n’est concernée par aucune des mesures de Macron.
      Les chômeurs et, parmi eux, surtout les 50% de chomeurs non indemnisés.
      Les salariés à temps partiel et surtout 80 % d’eux, les femmes, qui sont, de surcroit, moins payées que les hommes, à travail égal.
      Les retraités qui touchent plus de 2000 euros restent assujettis à l’augmentation de la CSG. La désindexation des pensions de retraites sur le coût de la vie est maintenue.
      Les fonctionnaires ne sont pas pris en compte.

      Deuxième point

      Toutes les mesures décidées seront payées par les contribuables et les assurés sociaux. Aucune par les riches ni les profits.
      L’exonération des heures supplémentaires sera payée soit par la sécu soit par l’État.
      L’augmentation de la prime d’activité sera payée par les contribuables.
      La suppression de la taxe d’habitation sera payée par l’impôt sur le revenu.
      L’augmentation du smic sera payé par l’impot.

      Troisième point

      Les actionnaires sont bien protégé.
      La prime exceptionnelle versée par les entreprises n’est pas obligatoire. Mais elle est défiscalisé ce qui est un effet d’aubaine là où elle existait déjà.
      L’ISF n’est pas rétabli.
      Le CICE est maintenu.

      Quatrième point

      Aucune des revendications pour davantage de démocratie participative ne reçoit de réponse.

      Cinquième point

      Le budget est désorganisé.
      Au total il s’agit de trouver plus de dix milliards supplémentaires dans le budget de l’État. Le projet de loi de finances est donc totalement désarticulé. Le Premier ministre a déjà annoncé que cela se paierait par des économies supplémentaires c’est-à-dire par des services publics de moins.

      Il faut choisir. Faut-il continuer la politique qui compte sur le ruissellement des riches vers les autres ou bien mettre en place un budget en faveur des besoins connus du peuple et de l’investissement écologique ?

      https://melenchon.fr/2018/12/10/macron-parle-la-revolution-citoyenne-continue

    • Je n’ai pas trouvé l’allocution faussement sentimentale retranscrite par écrit, si vous la voyez passer, merci.
      Quand un chef de gouvernement te parle #amour sur un réseau où nous avons depuis longtemps travaillé à déconstruire cette manipulation relationnelle, je me marre …
      A un 3:00 il te baratine « Je les ai vu ces femmes de courage pour la première fois disant leur détresse » c’est beau comme du Victor Hugo, mais si on est un tout petit peu intéressé par ne serait-ce que ce qui se passe dans la société, y’a euh … des statistiques sur les femmes, les familles monoparentales, leurs salaires et leurs galères qui le disent déjà, et les #femmes sont au premier rang de ces inégalités. Alors aller raconter que c’est la première fois qu’elles « disent leur détresse » me parait démontrer une totale inaptitude au politique, c’est très inquiétant.

      Et si je veux le texte, c’est pour compter le nombre de travail* (9x), je pense que ça tourne autour d’une dizaine de fois. D’autant qu’il tente de diviser en bon #méritocrate ceux qui ne travaillent pas ou autrement et les salariés, les bons esclaves des mauvais.
      Non, parce que le gars sur son vélo UBER va donc lui parler de SMIC … ah ah ah

    • … et donc

      Adresse du Président de la République Emmanuel Macron à la Nation.
      SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI.
      Paris – Lundi 10 décembre 2018

      Françaises, Français, nous voilà ensemble au rendez-vous de notre pays et de notre avenir. Les événements de ces dernières semaines dans l’Hexagone et les Outre-mer ont profondément troublé la Nation. Ils ont mêlé des revendications légitimes et un enchaînement de violences inadmissibles et je veux vous le dire d’emblée : ces violences ne bénéficieront d’aucune indulgence.

      Nous avons tous vu le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer. Nous avons tous vu les irresponsables politiques dont le seul projet était de bousculer la République, cherchant le désordre et l’anarchie. Aucune colère ne justifie qu’on s’attaque à un policier, à un gendarme, qu’on dégrade un commerce ou des bâtiments publics. Notre liberté n’existe que parce que chacun peut exprimer ses opinions, que d’autres peuvent ne pas les partager sans que personne n’ait à avoir peur de ces désaccords.

      Quand la violence se déchaîne, la liberté cesse. C’est donc désormais le calme et l’ordre républicain qui doivent régner. Nous y mettrons tous les moyens car rien ne se construira de durable tant qu’on aura des craintes pour la paix civile. J’ai donné en ce sens au gouvernement les instructions les plus rigoureuses.

      Mais au début de tout cela, je n’oublie pas qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous, beaucoup de Français peuvent la partager et celle-là, je ne veux pas la réduire aux comportements inacceptables que je viens de dénoncer.

      Ce fut d’abord la colère contre une taxe et le Premier ministre a apporté une réponse en annulant et en supprimant toutes les augmentations prévues pour le début d’année prochaine mais cette colère est plus profonde, je la ressens comme juste à bien des égards. Elle peut être notre chance.

      C’est celle du couple de salariés qui ne finit pas le mois et se lève chaque jour tôt et revient tard pour aller travailler loin.

      C’est celle de la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois et n’a plus d’espoir. Je les ai vues, ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !

      C’est celle des retraités modestes qui ont contribué toute leur vie et souvent aident à la fois parents et enfants et ne s’en sortent pas.

      C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap dont la place dans la société n’est pas encore assez reconnue. Leur détresse ne date pas d’hier mais nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond, tout se passait comme s’ils étaient oubliés, effacés.

      Ce sont quarante années de malaise qui ressurgissent : malaise des travailleurs qui ne s’y retrouvent plus ; malaise des territoires, villages comme quartiers où on voit les services publics se réduire et le cadre de vie disparaître ; malaise démocratique où se développe le sentiment de ne pas être entendu ; malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance.

      Cela vient de très loin mais c’est là maintenant.

      Sans doute n’avons-nous pas su depuis un an et demi y apporter une réponse suffisamment rapide et forte. Je prends ma part de cette responsabilité. Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. Je veux ce soir être très clair avec vous. Si je me suis battu pour bousculer le système politique en place, les habitudes, les hypocrisies, c’est précisément parce que je crois plus que tout dans notre pays et que je l’aime et ma légitimité, je ne la tire d’aucun titre, d’aucun parti, d’aucune coterie ; je ne la tire que de vous, de nul autre.

      Nombre d’autres pays traversent ce mal vivre qui est le nôtre mais je crois profondément que nous pouvons trouver une voie pour en sortir tous ensemble. Je le veux pour la France parce que c’est notre vocation au travers de l’Histoire d’ouvrir ainsi des chemins jamais explorés pour nous-mêmes et pour le monde.

      Je le veux pour nous tous Français parce qu’un peuple qui se divise à ce point, qui ne respecte plus ses lois et l’amitié qui doit l’unir est un peuple qui court à sa perte.

      Je le veux aussi parce que c’est en pressentant cette crise que je me suis présenté à votre suffrage pour réconcilier et entraîner et que je n’ai pas oublié cet engagement et cette nécessité.

      C’est d’abord l’état d’urgence économique et sociale que je veux décréter aujourd’hui. Nous voulons bâtir une France du mérite, du travail, une France où nos enfants vivront mieux que nous. Cela ne peut se faire que par une meilleure école, des universités, de l’apprentissage et des formations qui apprennent aux plus jeunes et aux moins jeunes ce qu’il faut pour vivre libre et travailler.

      L’investissement dans la Nation, dans l’école et la formation est inédit et je le confirme.

      Nous voulons une France où l’on peut vivre dignement de son travail ? Sur ce point, nous sommes allés trop lentement. Je veux intervenir vite et concrètement sur ce sujet. Je demande au gouvernement et au Parlement de faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine. Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur.

      Je veux renouer avec une idée juste : que le surcroît de travail accepté constitue un surcroît de revenu ; les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019. Et je veux qu’une vraie amélioration soit tout de suite perceptible ; c’est pourquoi je demanderai à tous les employeurs qui le peuvent, de verser une prime de fin d’année à leurs employés et cette prime n’aura à acquitter ni impôt ni charge.

      Les retraités constituent une partie précieuse de notre Nation. Pour ceux qui touchent moins de 2.000 euros par mois, nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ; l’effort qui leur a été demandé, était trop important et il n’était pas juste. Dès demain, le Premier ministre présentera l’ensemble de ces décisions aux parlementaires.

      Mais nous ne devons pas nous arrêter là. J’ai besoin que nos grandes entreprises, nos concitoyens les plus fortunés, aident la Nation à réussir ; je les réunirai et prendrai des décisions en ce sens dès cette semaine. Je sais que certains voudraient dans ce contexte que je revienne sur la réforme de l’impôt sur la fortune mais pendant près de 40 ans, il a existé ; vivions-nous mieux durant cette période ? Les plus riches partaient et notre pays s’affaiblissait. Conformément aux engagements pris devant vous, cet impôt a été supprimé pour ceux qui investissent dans notre économie et donc aident à créer des emplois ; et il a été maintenu au contraire pour ceux qui ont une fortune immobilière.

      Revenir en arrière nous affaiblirait alors même que nous sommes en train de recréer des emplois dans tous les secteurs. Cependant, le gouvernement et le Parlement devront aller plus loin pour mettre fin aux avantages indus et aux évasions fiscales. Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt, c’est la simple justice.

      Vous le voyez, nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des mesures fortes, par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses plutôt que par des reculs.

      J’entends que le gouvernement poursuive l’ambition des transformations de notre pays que le peuple a choisie il y a maintenant 18 mois ; nous avons devant nous à conduire une réforme profonde de l’Etat, de l’indemnisation du chômage et des retraites. Elles sont indispensables. Nous voulons des règles plus justes, plus simples, plus claires et qui récompensent ceux qui travaillent.

      Mais aujourd’hui, c’est aussi avec notre projet collectif que nous devons renouer. Pour la France et pour l’Europe. C’est pourquoi le débat national annoncé doit être beaucoup plus large. Pour cela, nous devons avant toute chose, assumer tous ensemble tous nos devoirs. Le devoir de produire pour pouvoir redistribuer, le devoir d’apprendre pour être un citoyen libre, le devoir de changer pour tenir compte de l’urgence de notre dette climatique et budgétaire.

      Pour réussir, nous devons nous rassembler et aborder ensemble toutes les questions essentielles à la Nation. Je veux que soient posées les questions qui touchent à la représentation ; la possibilité de voir les courants d’opinion mieux entendus dans leur diversité, une loi électorale plus juste, la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis. Je veux que soit posée la question de l’équilibre de notre fiscalité pour qu’elle permette à la fois la justice et l’efficacité du pays. Je veux que soit posée la question de notre quotidien pour faire face aux changements climatiques : se loger, se déplacer, se chauffer. Et les bonnes solutions émergeront aussi du terrain.

      Je veux que soit posée la question de l’organisation de l’Etat, de la manière dont il est gouverné et administré depuis Paris, sans doute trop centralisé depuis des décennies. Et la question du service public dans tous nos territoires.

      Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.

      Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent. Il devra se dérouler au niveau national dans nos institutions, chacun y aura sa part : gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ; vous y aurez votre part. Je veux en assurer moi-même la coordination, en recevoir les avis, prendre ainsi le pouls vivant de notre pays.

      Mais un tel débat n’est pas seulement affaire de représentants institutionnels ; il doit se dérouler aussi partout sur le terrain et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens qui doivent en recevoir les demandes et s’en faire les relais : ce sont les maires ; ils portent la République sur le terrain. C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région, pour bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la Nation.

      Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies, comme trop souvent par le passé dans des crises semblables, sans que rien n’ait été vraiment compris et sans que rien n’ait changé. Nous sommes à un moment historique pour notre pays : par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.

      Nous sommes à la tâche et je reviendrai m’exprimer devant vous pour vous rendre compte.

      Mon seul souci, c’est vous ; mon seul combat, c’est pour vous.

      Notre seule bataille, c’est pour la France.

      Vive la République, vive la France.

    • Il se fait un portrait robot masculin et classe moyenne, tant pis les femmes et les précaires pour ses mesures de défiscalisation, alias appauvrissement collectif. +1 aussi, @touti, pour l’aspect manipulateur. Et après c’est Chochon qui se fait traiter de populiste.

    • Leur opportunisme décomplexé a quelque chose de consternant. Ils se figurent que ça ne se voit pas... parce qu’ils savent qu’il leur suffit d’avoir l’air compatissant pour que leurs mesures économiques abjectes soient présentées par les comédiens qui parlent dans le poste comme des cadeaux aux plus pauvres. Ils démantibulent les protections sociales, et à chaque fois qu’on râle, ils trouvent le moyen d’en faire un peu plus.

      Ce midi, où par malheur je me suis retrouvé à comater 30 minutes devant la télé, j’ai bien pu constater combien ils prenaient tous un malin plaisir à tartiner sur « l’attentat », ce truc qu’on nomme fusillade, et qui, quand il a lieu à Marseille pour un règlement de compte, n’occupe pas plus de 30 secondes de cervelle de journaliste. Là, ce fut de la tartinade, avec l’expert en terrorisme interrogé pendant plusieurs minutes, puis les images de tous les marchés de noël de France et de Navarre, avec les policiers et les militaires en armes (images d’archives ?)...

      Les médias en seconde peau des élites. Et les élites en cyniques décomplexés appliquant leur programme même quand on leur dit que ça suffit. Comment voir les choses autrement ?

    • Ah, merci @simplicissimus, gagné :D La dernière image que cela donne est nettement plus réaliste ! les dauphins y verront un vrai robot les mains à plat enchainant des mots préenregistrés par d’autres robots.

      Et il y a bien 9 travail* (travail, travailleurs) avec une entrée de scène digne d’un dictateur orwellien juste au moment où on commence à ronfler.

      Nous voulons des règles plus justes, plus simples, plus claires et qui récompensent ceux qui travaillent.

      à la niche papa


  • « Le mouvement des “gilets jaunes” favorise la cohésion intergénérationnelle des milieux populaires », Michelle Zancarini-Fournel
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/10/michelle-zancarini-fournel-le-mouvement-des-gilets-jaunes-favorise-la-cohesi
    Torcy,le 10 novembre : R Priscillia Ludosky, 33 ans, gérante d’une boutique en ligne de cosmétique. "C’est une incompréhension face au coût de l’essence qui m’incite fin mai à lancer une pétition. J’avais envie de savoir si j’étais la seule concernée. Aujourd’hui je ne suis pas étonnée de voir autant de gens qui en ont ras le bol, mais le rassemblement. Très concrètement j’attends aujourd’hui une réponse des pouvoirs publics à ma pétition." BENJAMIN GIRETTE POUR LE MONDE

    Selon l’historienne des #mouvements_sociaux, Zancarini-Fournel la révolte des « gilets jaunes » ressemble à celui contre la « profitation » qui s’était déroulé en 2008-2009 dans les départements d’outre-mer, comme en témoigne le parcours de l’une de ses figures, Priscilla Ludovsky.

    D’origine martiniquaise, Priscilla Ludosky, 33 ans, habitant en Seine-et-Marne, #auto-entrepreneuse et gérante d’une boutique en ligne de cosmétiques est la première à avoir demandé la « baisse des prix des carburants à la pompe » dans une pétition sur Internet qui a recueilli à ce jour plus d’un million de signatures. Peut-être avait-elle, outre le préjudice financier constaté pour son activité professionnelle, le souvenir des mouvements sociaux qui s’étaient déroulés en 2008-2009 dans les départements d’outre-mer (8 jours à la Réunion, 15 jours en Guyane, 44 jours en Guadeloupe, 38 jours en Martinique) pour la baisse du prix des carburants contre la « #profitation », marqués par l’appel de neuf intellectuels antillais à l’initiative de Patrick Chamoiseau et d’Edouard Glissant, un « Manifeste pour les #produits_de_haute_nécessité » qui proposait un autre modèle de société. L’épisode le plus connu a été la grève générale et les #blocages routiers en Guadeloupe (20 janvier-4 mars 2009) conclus par un accord-cadre sur la baisse des #prix à la pompe et la revalorisation des revenus.
    On a souligné la modernité et la mobilité de la mobilisation des « #gilets_jaunes « de 2018 grâce aux réseaux sociaux (même s’il y a eu en 2011 des antécédents dans les « révolutions arabes »), laissant syndicats, partis et représentants politiques à l’écart. Le support matériel et symbolique qui permet la distinction, l’identification et le rassemblement des manifestants est un objet ordinaire, le gilet jaune que doit posséder tout automobiliste, et sur lequel sont parfois inscrits des slogans. L’espace matériel de la mobilisation comme les répertoires d’action permettent de comprendre la protestation avec la politisation d’un espace très spécifique : les barrages aux ronds-points à l’entrée des villes ou aux péages d’autoroute, impliquent une prise de pouvoir temporaire sur des nœuds de communication et donc sur la fluidité caractéristique du fonctionnement des systèmes productifs contemporains.

    Violences populaires

    La mobilisation des « gilets jaunes » a été comparée aux jacqueries de l’Ancien Régime avec leurs révoltes contre le fisc et à la Révolution française, pour les violences populaires, l’usage du drapeau tricolore et de la Marseillaise. Elle a été comparée aussi au poujadisme de 1953-1956 des petits commerçants et des artisans opposés au contrôle fiscal mis en place par l’administration. Si l’on retrouve le même sentiment d’injustice fiscale et le même discours contre les élites, ce ne sont pas exactement les mêmes catégories sociales qui sont concernées (1). Les « gilets jaunes » ne peuvent être non plus assimilés aux revendications des professionnels de la route des années 1990, ni aux « bonnets rouges » qui ont contribué à l’échec de l’écotaxe en 2016, rassemblant petits patrons agriculteurs de la FNSEA, et régionalistes bretons, mais les formes de #violence_populaire et les #répertoires_d’action similaires ne peuvent rendre équivalents les mots d’ordre et les protagonistes impliqués dans des contextes très différents. Il en est de même pour la comparaison avec 1968 (barricades, manifestations violentes à Paris, tentative d’incendie de la Bourse le 24 mai 1968 et le 1er décembre 2018. Si rapprochement il peut y avoir avec 1968, c’est celui de la « crise d’hégémonie » (Gramsci) ou de la « crise du consentement » (Boris Gobille).

    Retour au calme et fin de l’impunité, une urgence pour tous !
    Le mouvement actuel s’est développé sur l’ensemble du territoire – y compris en région parisienne – en particulier dans les villes moyennes, les zones désindustrialisées et les zones rurales qui perdent des habitants. Le parcours de Priscilla Ludovsky témoigne de la diversité du pays au XXIe siècle, mais aussi de celle des protagonistes dans ce mouvement social de grande ampleur territoriale, très éclaté et disparate, sans #porte-parole ni leader jusqu’à ce jour, même si certaines figures sont individualisées à la télévision. Il s’agit d’un mouvement d’interconnaissance avec une cohésion intergénérationnelle, de l’artisan à la jeune #chômeuse en passant par les salariés de l’hôpital et par des #retraités, essentiellement des membres des milieux populaires.

    Présence importante des femmes

    Les photographies des barrages et des manifestations montrent une présence importante des #femmes, une constante dans l’histoire des mouvements populaires, en général occultée. Nombreuses, elles sont souvent #célibataires ou #divorcées, mais il y a aussi des #mères de famille (2). Le mouvement paraît largement soutenu par la population qui condamne la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) alors que les taxes, entre autres sur les carburants, pèsent sur tous et toutes. La personnalité même et la fonction du chef de l’Etat, surnommé « le roi Macron » comme l’énonce une manifestante venue de la Somme à Paris le 8 décembre, sont mises en cause partout.

    A la Réunion, le mouvement des « gilets jaunes « a pris une tournure plus violente parce que la population rencontre encore plus de difficultés entre #chômage et #précarité_sociale. Des épisodes de rébellions urbaines de la jeunesse marginalisée agitent l’île. Les auteurs des violences urbaines nocturnes surnommés « les cagoules noires », sont assimilés à la population noire, les « kafs » de l’île (descendants des esclaves importés d’Afrique, les Cafres). Au-delà de ces violences, la faillite économique et sociale est patente et les failles s’accroissent dans la population entre ses différentes composantes. Les violences urbaines ne sont cependant pas spécifiques à La Réunion, comme l’ont montré les épisodes parisiens des samedis précédents : sur les lieux symboliques du pouvoir que sont les Champs-Elysées et la place de l’Etoile, groupes d’extrême droite et d’extrême gauche ont agi en même temps que des « gilets jaunes » venus de province.

    Tache d’huile

    Le mouvement semble faire tache d’huile chez les #lycéens, les agriculteurs, les indépendants du bâtiment et les ambulanciers, chacun avançant ses propres revendications. Mais dans plusieurs villes, des « gilets jaunes » ont repris le 8 décembre la position infligée par les forces de l’ordre aux lycéens de Mantes-la-Jolie, à genoux, les mains derrière la tête. Le 4 décembre, Jean-François Barnaba, « gilet jaune » de l’Indre, a énoncé quatre revendications : baisse des taxes, augmentation des bas salaires et des pensions, restauration des services publics, réforme des institutions pour démocratiser la vie politique. Mais, comme nombre d’habitants de sa ville, Le Blanc, ce qui l’anime c’est la fermeture de la maternité, symbole de l’atteinte à l’égalité et à l’humanité.

    Après la 4e journée de mobilisation à Paris le samedi 8 décembre, le bilan est contrasté : les manifestants ont été contenus à Paris par de nombreux contrôles en amont et un millier d’interpellations (considérées comme illégales par la Ligue des droits de l’homme) au prix d’une mobilisation impressionnante des forces de police. Musées, magasins et institutions étaient fermés avec des conséquences économiques importantes. Les marches sur le climat se sont déroulées pour l’essentiel dans le calme, mais des affrontements ont eu lieu, outre Paris, dans de nombreuses villes témoignant de la profondeur de la révolte et de la crise sociale et politique, avec l’attente de la déclaration annoncée du président de la République. Le contexte européen marqué par des composantes populistes autoritaires rend le champ des possibles ouvert et incertain quant à l’avenir de ce mouvement.

    (1) Alexis Spire, Résistances à l’impôt, attachement à l’Etat,, Seuil, 348 p., 22 €.
    (2) Entretien avec le sociologue de l’INRA Benoît Coquard sur le site de Contretemps, 23 novembre 2018.

    #Michelle_Zancarini-Fournel (Historienne, auteure de Les luttes et les rêves. Une #histoire_populaire de la France de 1685 à nos jours, La Découverte/Zones, 2016)


  • Gli ostacoli al contrasto della violenza sulle donne

    In Europa gli stereotipi sessisti ostacolano la diffusione di efficaci strumenti di contrasto alla violenza di genere. Nel 2018 la ratifica della Convenzione di Istanbul è stata respinta da Bulgaria e Slovacchia. Ma anche dove la ratifica c’è stata, l’applicazione spesso procede a rilento.

    n Lituania una donna vittima di violenza maschile non saprebbe dove andare a stare, nel caso non avesse modo di sottrarsi autonomamente agli abusi subiti per esempio in famiglia. In questo paese non esistono infatti rifugi per l’accoglienza di donne vittime di violenza ed eventuali figli. Questo vuol dire che non vi è nessuno dei posti letto che sarebbero stabiliti dalla Convenzione di Istanbul, che il paese ha firmato nel 2013 ma mai ratificato.

    Nei paesi dell’Unione europea la Lituania è l’unico dove si registra la totale assenza di uno dei servizi considerati basilari per il contrasto alla violenza di genere: la disponibilità di luoghi protetti e accessibili gratuitamente, dove una donna che ha subito violenza può trovare riparo, protezione e assistenza per uscire dalla condizione di vittima. Tuttavia numerosi paesi sono ancora troppo vicini a questo vuoto: in Polonia manca il 99% dei posti letto attesi, nella Repubblica Ceca ne manca il 91%, in Bulgaria il 90%, mentre l’Italia è ferma all’89%.

    È un momento, quello attuale, in cui le politiche di parità e antidiscriminazione, comprese le azioni per il contrasto alla violenza contro le donne, registrano attacchi anche notevoli e azioni organizzate di contrasto. Come quello che comincia a essere noto come “Agenda Europe ”, un piano transnazionale per la restaurazione di una visione conservatrice e religiosa della società, e per il contrasto di politiche antidiscriminatorie, tra cui viene inclusa la tanto paventata “ideologia gender”.
    La situazione nell’est Europa

    La parola “gender” è oggetto del contendere anche in molti paesi dell’Est Europa in cui si sta dibattendo la ratifica o meno della Convenzione di Istanbul. È proprio su questo termine che in Slovacchia la ratifica è stata rigettata e in Bulgaria la Convenzione è stata dichiarata incostituzionale. Anche in Lituania la ratifica risulta impantanata per il rifiuto di accettare l’articolo 3.c della Convenzione, in cui il genere viene definito come un insieme di regole, comportamenti, attività e attributi che una società considera accettabili per uomini e donne. Un passaggio centrale nella Convenzione, indispensabile per mostrare che alla base della violenza spesso agiscono lo squilibrio di potere e i rapporti di forza e sottomissione tra uomini e donne radicati nella società. In altre parole, per indicare che la violenza di genere è perpetrata contro le donne proprio in quanto tali (art. 3.d).

    In totale i paesi che hanno ratificato la Convenzione di Istanbul sono 33, con Croazia, Grecia, Islanda, Lussemburgo e Macedonia che si sono uniti nel 2018. Ma nonostante le ratifiche sottoscritte da molti paesi est europei, in quest’area dell’Unione ci sono stati anche molti contrasti. Campagne di opposizione alla Convenzione sono state organizzate in diversi paesi: in Croazia ci sono state manifestazioni in piazza, in Bulgaria e Slovacchia si è arrivati al rifiuto della ratifica, mentre in Lituania non si riesce a portare avanti la discussione parlamentare.

    In generale nel paesi dell’est Europa si registra una scarsa conoscenza dei servizi rivolti alle donne vittime di violenza, come riporta un sondaggio 2016 di Eurobarometro sulla violenza di genere. Nel sondaggio tra le altre cose emerge che, considerando tutta l’Europa, un intervistato su cinque condivide punti di vista che tendono a colpevolizzare le vittime stesse - “se la sono cercata” è una narrazione che si sente spesso, persino in sede processuale - o ancora l’idea che quella sulla violenza maschile è una ricostruzione spesso esagerata se non inventata. Punti di vista largamente diffusi nell’Est Europa, sottolinea lo stesso sondaggio, così come è diffusa una certa ritrosia a denunciare gli episodi di violenza: nell’Europa orientale le persone sono generalmente propense a considerare la violenza domestica una questione privata che va gestita all’interno della famiglia; ad esempio si trova d’accordo con questa affermazione il 34% dei bulgari che hanno risposto al sondaggio e il 32% dei romeni.

    E ancora in un recente sondaggio nella Repubblica Ceca emerge che il 58% degli intervistat i pensa che lo stupro possa essere in qualche modo giustificabile da atteggiamenti della vittima stessa, come per esempio camminare da sole di notte o vestire in un modo piuttosto che in un altro. Una mentalità che tende a scoraggiare le denunce: secondo le stime, sempre nella Repubblica Ceca solo tra il 5 e l’8% dei casi di violenza finisce per essere riportato alla polizia, e ancora meno sono poi le storie che da lì finiscono in tribunale.
    Le dimensioni del problema

    In realtà però non si conosce ancora la reale dimensione del problema, le statistiche ufficiali sulle donne vittime di violenza sono ancora molto lacunose, e se si guarda a ciò che arriva nei tribunali si entra nel vivo di una mancanza di informazioni che comprende molti aspetti, dalla grande disomogeneità nel modo in cui sono raccolti i dati - per esempio nel conteggio delle violenze stesse o dei femminicidi - fino all’assenza di statistiche complete su esposti, denunce, cause intentate ed effettive condanne. La notevole varietà dei dati esistenti lascia ipotizzare sia differenze metodologiche di raccolta ed elaborazione, sia marcate differenze di mentalità tra i vari paesi per quanto riguarda la concezione stessa di violenza di genere.

    In generale in Europa sul fronte della fiducia delle donne vittime verso le istituzioni non va molto bene, se si pensa che solo una donna su 3 (il 33%) vittima di violenza grave da parte del partner si rivolge alla polizia o a strutture e organizzazioni dedicate. Percentuale che scende al 26% quando l’aggressore non è il proprio partner.

    Anche nei paesi dove l’emancipazione femminile è generalmente considerata più avanzata, la violenza non è affatto scomparsa, anzi. Spesso ha solo cambiato modalità o situazioni in cui si presenta. Un rapporto europeo pubblicato nel 2007 su violenza di genere e indipendenza economica rileva una situazione molto articolata quando si mettono in relazione emancipazione femminile e violenza. L’avere un lavoro fa registrare una lieve diminuzione della violenza subita in casa, ma solo se non ci sono di mezzo dei figli. E se da un lato le donne con livelli avanzati di istruzione risultano un po’ più al riparo da violenza sessuale e violenza da parte del partner, questa condizione espone maggiormente a molestie sessuali. Da notare inoltre che anche il livello di indipendenza economica conta: quando le donne guadagnano di più del partner, si segnala un consistente aumento della violenza da parte del partner; all’opposto quando la donna guadagna meno, risulta più esposta ad abusi psicologici.

    Molto resta ancora da fare, dunque. Non solo per agevolare firme e ratifiche della Convenzione di Istanbul, ma anche per garantire l’effettiva applicazione dei suoi contenuti. Non a caso la Convenzione stessa prevede un’attività di monitoraggio e valutazione ex post, che proprio quest’anno è stata condotta in Italia. Nel rapporto da poco pubblicato dall’associazione “Dire” si legge di numerosi ostacoli che le donne incontrano sia con le forze dell’ordine sia in ambito sanitario “dovuti ancora a scarsa preparazione e formazione sul fenomeno della violenza, ma soprattutto al substrato culturale italiano, caratterizzato da profondi stereotipi sessisti e diseguaglianze tra i generi, oltre che pregiudizi nei confronti delle donne che denunciano situazioni di violenza, cui ancora si tende a non credere”.

    Il rapporto definisce irrisori i fondi stanziati per contrastare la violenza sulle donne: secondo un dato ripreso dalla Corte dei Conti italiana ai centri antiviolenza e alle case rifugio arriverebbero circa 6.000 € annui, una cifra largamente insufficiente per ottenere gli standard di protezione da garantire alle vittime, e tanto più per pianificare azioni di prevenzione e contrasto di più ampio respiro. Risorse di cui il rapporto segnala anche una costante diminuzione negli anni e una distribuzione “a macchia di leopardo”, che si traduce nella presenza di strutture quasi solo al centro nord e una grave carenza strutturale nel sud e nelle isole.

    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Europa/Gli-ostacoli-al-contrasto-della-violenza-sulle-donne-191542
    #violence_domestique #femmes #genre #violence #protection #convention_d'Istanbul #Bulgarie #Slovaquie #refuge #Europe


  • Rosemary Kennedy et l’expérience de lobotomie Raconte moi l’histoire
    http://www.racontemoilhistoire.com/2018/12/kennedy-lobotomie

    Rosemary, c’est la petite sœur du président des États-Unis d’Amérique, elle est née le 13 septembre 1918 et son histoire est plutôt embarrassante pour les Kennedy…

    La jeunesse de Rosemary Kennedy
    La famille Kennedy fait partie de la grande bourgeoisie bostonienne, aussi lorsque toute jeune, la petite Rosemary se fait remarquer par son retard mental et ses troubles de l’humeur, le standing en prend un coup, on ne la cache pas mais on évite quand même de trop l’exposer. Le léger retard dont souffre la petite fille est dû à sa naissance difficile, son cerveau a été privé d’oxygène durant plusieurs minutes.

    Pendant son enfance, Rosemary pratique de nombreuses activités avec ses frères et sœurs, du tennis, de la voile, et est fan de cinéma. Dans les années 30, le père Kennedy ramène des bobines de films hollywoodien et Rosemary n’hésite pas à inviter quelques amis pour des séances privées. Adolescente, la jeune fille ne paraît pas aussi brillante que ses frères et sœurs, et elle n’est pas non plus irréprochable, elle aime la présence des garçons, elle aime sortir au bal… Clairement, son père a les glandes et sa mère très pieuse ne sait plus quoi faire. Aussi, lorsque la famille s’installe à Londres en 1938 suite à la nomination de Joseph Kennedy à l’ambassade américaine, il a bon espoir de faire taire les frasques de sa fille…

    Enfin frasques, ce sont ses parents qui le pensent, Rosemary n’est qu’une adolescente, peut-être pas finaude certes… Mais elle ne répond pas tellement aux attentes de ses parents, d’autant que -toujours selon ses parents- ses crises de colère se multiplient.

    Enfermée au couvent des Sœurs de l’Assomption, Rosemary obtient un diplôme d’enseignante.

    Le (presque) rapatriement aux États-Unis
    En 1939, face aux menaces de guerre, toute la famille rentre aux États-Unis, sauf Rosemary qui est envoyée dans un autre couvent dans le nord de Londres. On l’éloigne de la famille pour que ses actes n’aient pas de répercussions sur la famille.

    Finalement, alors que la Seconde Guerre mondiale bat son plein, Joseph Kennedy estime qu’il est tout de même préférable que Rosemary Kennedy quitte l’Europe et retourne aux États-Unis. En 1941, Rosemary est diagnostiquée, elle souffre de « dépression agitée », les médecins qui s’occupent de sa santé mentale, proposent à son père de pratiquer une lobotomie préfrontale.

    La lobotomie secrète de Rosemary
    Sans en parler aux autres membres de la famille, Joseph et Mary Kennedy donnent leur accord pour la lobotomie de Rosemary dans l’espoir qu’elle puisse correspondre à leurs attentes tant au niveau des humeurs qu’au niveau intellectuel, alors même que la pratique n’est encore qu’expérimentale. Ils veulent vraiment que Rosemary deviennent une Kennedy…

    Pour l’anecdote, le médecin James Watts s’est expliqué en 1994, lors de sa lobotomie, Rosemary Kennedy était seulement sous anesthésie locale afin de pouvoir tester ses capacités intellectuelles. Watts a percé un trou dans les tempes et avec un scalpel il coupait des petits morceaux de lobes préfrontaux du cerveau. On pense que c’est dans cette partie du cerveau qu’on retrouve les humeurs et affections de l’âme. En même temps, un second médecin, Walter Freeman, posait des questions à la patiente et tant que les réponses étaient cohérentes, Watts continuait de couper…. Ensuite, il était trop tard.

    On peut clairement dire que c’est un parfait échec. La lobotomie ne donne pas les effets escomptés, bien au contraire… Elle se retrouve avec un QI d’une petite fille et perd toute autonomie. Elle est alors placée dans différents hôpitaux psychiatriques, à l’abri de tous les regards.

    Lorsque son frère, John Fitzgérald, prépare sa campagne électorale dès 1953, plusieurs journalistes dressent le portrait de la famille idéale. Seuls deux membres de la fratrie ne peuvent se prêter au jeu des photos et interviews, Ted, qui est à l’armée en Europe, et Rosemary qu’on prétend être une institutrice discrète du nord des États-Unis. Mais il va y avoir quelques petits couacs, notamment lorsqu’un ami de la famille écrit dans un ouvrage que Rosemary s’occupe d’enfants attardés, Joseph, corrige involontairement en disant que sa fille a peut-être contracté une méningite spirale durant ses premières années. Pendant ce temps, Rosemary est toujours mise à l’écart de la famille. Personne ne lui rend visite. Il faut attendre 1961 que Joseph fasse un AVC qui le rend hémiplégique et le prive de parole pour que Rosemary puisse retrouver un semblant de place dans la famille.

    En 1974, alors que Rose, la mère de famille publie ses mémoires, elle écrit noir sur blanc que sa fille Rosemary Kennedy a été lobotomisée et que ça a été un échec.

    « Joe et moi consultâmes les meilleurs spécialistes, qui nous conseillèrent une certaine forme de neurochirurgie. L’opération mit fin aux crises de convulsion et aux accès de violence, mais fit aussi de Rosemary une handicapée. Elle perdit tout ce qu’elle avait gagné au fil des ans, par ses efforts et grâce à notre amour. Elle ne pouvait plus être autonome et aurait besoin désormais de vivre sous la garde de quelqu’un. »

    Rosemary Kennedy décède à l’âge de 86 ans.

    #Kenedy #violence aux #Femmes #religieuses #neurochirurgie


  • Et le « bloomer » libéra le corps des sportives - Libération
    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    Au XIXe siècle, la militante féministe Amelia Bloomer affronte les moqueries lorsqu’elle encourage le port d’une tenue révolutionnaire : le « bloomer », une culotte bouffante qui deviendra un vêtement sportif accompagnant l’essor de la bicyclette.

    Chaque samedi avec RétroNews, le site de presse de la BNF, retour sur un épisode de l’histoire du sport tel que l’a raconté la presse française. Aujourd’hui, comment un vêtement a permis l’émancipation sportive des femmes.

    Au milieu du XIXe siècle, un nouveau vêtement féminin fait son apparition : le bloomer, un pantalon court surmonté d’une jupe, qui donnera les shorts-culottes aujourd’hui portés par diverses sportives, en athlétisme, au volley ou au tennis. Il tient son nom de la militante féministe Amelia Bloomer qui en fut la plus grande avocate, dès 1851. Mais faire accepter ce vêtement dans les sociétés corsetées du XIXe ne fut pas sans obstacles, comme le racontent les journaux de l’époque.

    Le Constitutionnel du 2 octobre 1851 fait ainsi état d’une soirée de présentation à Londres du « nouveau costume américain pour dames » plutôt mouvementée : « Jusqu’à l’arrivée des bloomers en costume, on ne saurait décrire le désordre ni rapporter le feu roulant des plaisanteries. » Organisée par une certaine Mme Dexter, la présentation de ces bloomers n’aura pas lieu face aux railleries du public pourtant venu en nombre.

    « Le tyran : c’est la mode »

    « Encore les bloomers ! », titre le Constitutionnel quelques jours plus tard. A l’occasion d’un nouveau défilé, « les dispositions avaient été prises pour que l’ordre ne fût point troublé », précise le journal. Une Américaine de 26 ans vient présenter ces tenues : « Huit dames accoutrées d’une manière assez bizarre entrent dans la salle. […] Il est impossible au public de garder plus longtemps son sérieux. » Une nouvelle fois, les bloomers ne sont pas pris au sérieux, alors que l’Américaine se lance dans une plaidoirie féministe pour ce nouveau vêtement : « Les dames américaines ont réfléchi qu’il y avait un autre esclavage à abolir, esclavage contre lequel la religion, la morale, la loi sont impuissantes. Vous avez déjà nommé le tyran : c’est la mode. […] La toilette actuelle des dames exerce sur elles une torture physique, spirituelle et morale. » Puis, l’oratrice fait applaudir Amelia Jenks Bloomer, « l’auteur de cette innovation ».

    A cette époque, l’idée du bloomer apparaît tellement saugrenue à certains qu’une pièce comique, les Blooméristes ou la Réforme des jupes*, est mise en scène au Théâtre du Vaudeville, comme le raconte le Siècle, le 2 février 1982. Pour le journaliste du Siècle, Amelia Bloomer est même une « excentrique insulaire qui a attaché son nom à l’idée la plus saugrenue qui ait pu poindre dans une cervelle humaine, celle de masculiniser les femmes par le costume d’abord, par les habitudes ensuite ». Dans les Blooméristes ou la Réforme des Jupes, l’héroïne, Mlle Césarine, « a été élevée à la façon bloomerienne ; elle fume comme un Turc, tire le pistolet comme Lepage, manie le fleuret comme le professeur italien Raimondi ».

    Répression du bloomer

    Finalement, c’est en Californie que le bloomer se démocratise d’abord, fin XIXe : dans le Petit Parisien du 24 janvier 1898, on raconte ainsi qu’il « s’est fondé à San Francisco un club de jeunes femmes et de jeunes filles qui ont décidé d’adopter d’une façon permanente le port de la culotte bouffante américaine ». Ces centaines de « miss appartenant aux meilleures familles » s’exercent par ailleurs « à tous les sports athlétiques généralement réservés au sexe fort. La course à pied, le canotage, le cricket, le football n’ont plus de secret pour elles. […] Ajouterons-nous que ces dames font beaucoup d’équitation et montent à cheval comme les hommes, – à califourchon… N’est-ce pas un peu cavalier tout de même ? »

    Le bloomer est adopté massivement par les femmes cyclistes. Le journal parisien Gil Blas relate un fait divers survenu à Washington et lié au port du bloomer, « objet de réprobation des puritains aux Etats-Unis ». « Une maîtresse correction infligée à deux dames de Washington par le mari de l’une d’elles, M. Redman » : aperçue à bicyclette vêtue d’un bloomer dans les rues de la capitale américaine, Mme Redman reçut des « coups de cravache » de son mari, tandis que son amie se voit administrer une paire de claques. L’auteur de ces violences fut exempté de l’amende de 50 francs qu’il encourait. Pire : « Il a été hautement félicité par le juge, comme ayant bien mérité de la société en s’élevant publiquement contre une coutume déplorable. Ce magistrat a même exprimé le regret de ne pouvoir appliquer l’amende à Mme Redman pour la corriger de la mauvaise habitude de s’habiller en homme. »

    A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »

    « La femme nous a pris la culotte ! »

    Le débat sur les femmes cyclistes et leur accoutrement traversera l’Atlantique : en France, le docteur Léon Petit donne une conférence pour évoquer les bienfaits de la bicyclette pour les femmes. Elle est retranscrite dans la Presse du 19 janvier 1896 : « Mères, fillettes, grands-mères, enfants, petites bourgeoises, grandes dames, accourez au sport nouveau ! » Lui aussi voit dans le vêtement qui accompagne la pratique un mélange des genres, tout en s’en accommodant : « Le costume rationnel ? La culotte, emblème de l’égalité avec l’homme, la culotte ; symbole de la force et du pouvoir, la culotte depuis si longtemps désirée et enfin conquise ! Ah ! messieurs, c’est un coup terrible porté à notre prestige ! La femme nous a pris la culotte, et il faut bien reconnaître qu’elle la porte mieux que nous ! »

    Suite et fin de l’histoire. Un siècle et quelques plus tard, les débats sur le vêtement sportif féminin ne se sont pas arrêtés, bien au contraire. Pour preuve : la polémique, fin août, autour de la combinaison noire de Serena Williams lors du dernier Roland-Garros, jugée trop excentrique, et qui a entraîné la mise en place d’un « code vestimentaire », effectif à l’occasion des prochains Internationaux de France.

    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    #femmes #sexisme #mode #culotte #misogynie #histoire

    * texte complet de la pièce : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62636114.texteImage

    • Fiche Wikipédia sur Amélia Bloomer
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Amelia_Bloomer

      Histoire du port du pantalon par les femmes
      https://lemundemfinue2013.wordpress.com/2013/11/29/le-port-du-pantalon

      C’est en Perse que l’on voit les premiers pantalons féminins. Jusqu’au XVIIIème siècle les femmes ont essayé de l’adopter mais sans succès. Souvent les gouvernements leur en ont interdit l’usage, surtout pour les femmes qui travaillent. Dans certaines entreprises, les employées en contact avec la clientèle n’ont pas le droit de porter le pantalon. Par exemple les hôtesses de l’air d’Air France devaient porter des jupes jusqu’en 2005, signe d’élégance.

      –-----
      Bloomers – A Fashion Revolution
      http://www.victoriana.com/bloomer-costume

      No description of 19th century women’s fashions would be complete without some mention of the notorious lady, Amelia Jenks Bloomer, who had the courage to attempt to introduce reform in the conventional dress for women. It is said that the first man who carried an umbrella was mobbed through the streets of London because of its oddity; therefore, it is not surprising that the first woman who took on “pantalettes” as part of her public dress became at once the object of vulgar curiosity and idle gossip.


      Hand-colored lithograph of the music cover for the “Bloomer Waltz, (costume for summer)” published in 1851 showing a woman in the notorious bloomer costume walking along a path in a wooded area.

      Amelia Bloomer was an American women’s rights advocate who proclaimed her strong views regarding reform in feminine attire in her publication The Lily. In 1849 she took up the idea, previously originated by Mrs. Elizabeth Smith Miller, of wearing a short skirt and loose trousers gathered round the ankles.


      A Currier & Ives rendition of the bloomer costume, c1851.

      Reportedly, Elizabeth Smith Miller began wearing the outfit of Turkish pantaloons and a knee length skirt after seeing this type of clothing on a trip to Europe. This design was an attempt to preserve a Victorian woman’s modesty while providing freedom of movement in household activities. The name of “bloomers” gradually became popularly attached to any divided skirt or knickerbocker dress for women because of Amelia Bloomer’s strong advocacy.

      Clipping of Elizabeth Cady Stanton (left) wearing the controversial bloomer costume in 1851. Stanton’s cousin Elizabeth Smith Miller introduced the outfit and editor Amelia Bloomer publicized its healthful and liberating benefits in her newspaper The Lily.

      The costume that Bloomer advocated was sometimes referred to as the Camilla, consisting of short skirts reaching just below the knees, and long pantalettes. The bloomer costume was popular for some time by most of the leaders in the women’s rights movement.


      Glass negative portrait photograph circa 1855-1865.


      bloomer costume

      The bloomer outfit was changed numerous times but eventually discarded because of the amount of attention given to its criticism in the press. Nevertheless, the name “bloomers” survived in women’s fashion as a generic term for Turkish-style pantaloons, divided skirts, and for the knickerbockers worn by women when riding bicycles in the 1890s.

      #pantalon #bloomer #femmes #mode #histoire #historicisation

      Amelia Bloomer
      https://lacasavictoriana.com/2010/08/12/amelia-bloomer

      Aunque hoy en día muchos sólo recuerdan a Amelia Bloomer como la creadora de una moda revolucionaria en su época, los bloomers – conocidos en español como pantalones bombachos -, Bloomer fue también una incansable defensora de los derechos de la mujer en una sociedad para la que una mujer era sólo el pilar de la familia, y trataba de dejar en un segundo plano sus facetas culturales, creativas, políticas o trabajadoras.

      Merece la pena conocer un poco más sobre esta sobresaliente mujer, que no sólo luchó por las mujeres desde un punto de vista social, sino que incluso intentó cambiar la rígida moda victoriana por prendas más cómodas y apropiadas para las diferentes actividades a las que la mujer se estaba incorporando.


      La activista por los derechos de las mujeres, Amelia Jenks Bloomer nació en Homer, New York en 1818. Cuando tenía 22 años se casó con el abogado norteamericano Dexter Bloomer, quien la animó a defender sus ideas a través de su periódico The Seneca Falls Courier y a colaborar activamente en la defensa del sufragio femenino y los derechos de las mujeres a través de oranizaciones femeninas del área de Seneca Falls, llegando a participar en la famosa Seneca Falls Convention en 1848 (esta convención paso a la posteridad por ser la primera en la que se defendieron los derechos de la mujer en todos los ámbitos sociales y de la que salió el documento Declaration of Sentiments, donde se recogían los puntos fundamentales acordados en esa reunión)

      En Enero de 1849, animada por Elizabeth Cady Stanton y Susan B. Anthony – otras defensores de los derechos de la mujer, comenzó a publicar su propio periódico The Lily, una publicación completamente dedicada a la mujer y a sus intereses y desde donde intentaba enfocar los temas femeninos – educación, disciplina, moda y sufragio – desde un punto de vista reformista, reclamando un papel más destacable e igualitario de la mujer en la sociedad.

      En 1850. a través de su periódico, presentó un nuevo estilo de vestuario para las mujeres “activas” inspirado en los trajes tradicionales turcos. La presentación de sus pantalones para mujeres provocaron una oleada de indignación entre la sociedad e insultos de la prensa – de hecho existe la expresión “making a bloomer “ que podría traducirse como meter la pata, cuyo origen fue la presentación de los citados pantalones y que toma el apellido de Amelia como parte de la expresión.

      Estos pantalones eran como unas enaguas largas, flojas y ligeramente hinchadas que se estrechaban en el tobillo; sobre ellas iba una falda más corta que las habituales faldas victorianas. Aunque el diseño desde el punto de vista estético puede resultar discutible, lo cierto es que resultaban cómodos y fueron la antesala de los pantalones para uso femenino.

      Fueron muchas las mujeres que se atrevieron a usarlos, a pesar de ser ridiculizadas y de las burlas que tuvieron que soportar; algunas los usaban por el convencimiento de que representaban un avance para la comodidad de las mujeres lejos del encorsetamiento que imponía la moda victoriana; otras lo hicieron por reivindicación, usando los “bloomers” como un símbolo de la igualdad de derechos de la mujer.

      Pero fueron las feministas las primeras en dejar de usarlos, ya que pensaron que los bloomers estaban desviando la atención de sus reivindicaciones y tenían miedo no ser tomadas en serio por sus ideas.


      Así, el bloomerismo – termino acuñado en la época para denominar esta moda – fue perdiendo adeptos, pero sorprendentemente volvió para convertirse en todo un fenómeno representante de lo moderno, en 1890, con la llegada de la “fiebre de la bicicleta”, ya que era mucho más cómodo montar en bici con bloomers y no con faldas. Eso sí, su renacer trajo consigo alguna variación estética, como un tejido más adecuado, como el tweed, y la supresión de la falda superpuesta.

      Después del revuelo causado por los revolucionarios pantalones, Amelia y su marido se mudaron a Ohio, donde él publicó Western Home Visitor y ella vendió su The Lily. Un par de años después se mudaron a Iowa; pero en ambos lugares y a pesar de no tener ya su propia publicación Amelia Bloomer siguió participando activamente a favor de los derechos de la mujer y colaborando con grupos y asociaciones sufragistas. Murió el 31 de Diciembre de 1894 en Council Bluffs, Iowa.

    • J’avais pas joint l’image d’illustration que fournis libé et qui contiens une autre manifestation de la continuité de la misogynie


      Sur la droite de l’image
      « Le trottin de modiste ne pourra plus se troussé hélas ! »
      qui rappel le « troussage de domestique » et « droit d’importuné » dans lequel nous croupissons toujours.
      #culture_du_viol #humour

      Ca rappel l’importance du pantalon pour les femmes, c’est pour elle une protection contre le viol et les agressions sexuelles et ceci interdit par les hommes et les femmes de droite.

    • Je note ce paragraphe sur le #vélo et l’entrave faite aux #femmes de pratiquer la #bicyclette.

      A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »


  • En #Bosnie, Ajnas se bat pour les #enfants de la #honte

    En #Bosnie-Herzégovine, on les appelle les « #enfants_invisibles ». Ce sont les bébés nés de viols commis pendant la guerre de Yougoslavie – par des soldats ennemis, mais aussi par des Casques bleus. Ajna Jusic est l’un de ces enfants de la honte, qui seraient entre 2 000 et 4 000 dans le pays...

    La jeune femme, à qui la mère a longtemps caché sa véritable histoire, lutte aujourd’hui pour faire reconnaître ces personnes, discriminées par la société, comme victimes de guerre officielles.

    https://www.arte.tv/fr/videos/079474-003-A/arte-regards
    #guerre #histoire #ex-Yougoslavie #viols #viols_de_guerre #femmes #invisibilité #discriminations #égalité_de_traitement #victimes_de_guerre #préjugés #rejet #insultes #adoption #exclusion #traumatisme #culpabilisation #stigmatisation #santé_mentale #reportage #documentaire #film

    Les mots très forts de Ajna Jusic :

    « Les dégâts causés par la guerre n’ont pas de nationalité, ni d’ethnie. Le viol n’a rien à voir avec la nationalité, c’est une expérience traumatisante et c’est comme tel qu’il faut le traiter »

    #nationalisme


  • Cigarettes et bas nylon

    Fin 1944, en Normandie, Jeannette, Marie-Thérèse et Mireille, trois jeunes Françaises mariées à des soldats américains, arrivent dans un « camp cigarettes ». Là, elles se voient offrir cigarettes et bas nylon avant de recevoir une formation pour devenir de bonnes épouses américaines. Dans ce cantonnement qui porte le nom d’un manufacturier de tabac américain, ces dernières se lient d’amitié...


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigarettes_et_bas_nylon

    #film #conjointes_étrangères #USA #histoire #Etats-Unis #femmes #épouses #France #mariage #nationalité #citoyenneté #épouses_françaises #migrations #exil #guerre #armée


  • Les migrants représentent près de 5% des travailleurs dans le monde
    https://www.rts.ch/info/monde/10048614-les-migrants-representent-pres-de-5-des-travailleurs-dans-le-monde.html

    Les migrants constituent 4,7% de la force de travail dans le monde. Leur nombre atteignait l’année dernière 164 millions, selon les estimations dévoilées mercredi à Genève par l’Organisation internationale du travail (OIT).

    L’institution mentionne une augmentation de 9% en quatre ans. Mais les données de 2017 sur 188 pays prennent en compte près de 20 millions de réfugiés.

    « Cette ampleur correspond à la croissance économique des pays et également à la croissance de la migration en général », explique Etienne Piguet, professeur à l’Université de Neuchâtel, spécialiste des flux migratoires et vice-président de la Commission fédérale des migrations. « L’augmentation va toutefois rester constante, il n’y a pas de déferlante de la migration comme certains l’affirment », note-t-il.

    Le travail, motif n°1 des migrations
    « La majorité des migrants » se déplacent pour leur travail ou pour en chercher un, a dit de son côté devant la presse la directrice du département du travail et de l’égalité à l’OIT, Marisa Tomei. Ceux-ci apportent une contribution positive et remplissent surtout des emplois qui ne sont pas occupés par les ressortissants nationaux du pays d’accueil, selon elle.

    Parmi les migrants actifs, 96 millions sont des hommes et 68 millions des femmes. La part des premiers s’est étendue de 2 points de pourcentage pour s’établir à 58%.

    Dans la force de l’âge, avec 42% de femmes
    Toutefois, davantage de femmes se sont déplacées depuis 20 ans pour trouver du travail. Mais « la discrimination à laquelle elles font souvent face en raison de leur sexe et de leur nationalité réduit leurs opportunités d’emplois », selon Marisa Tomei.

    Autre caractéristique de ces travailleurs : ils sont dans la force de l’âge, selon les termes de l’OIT, c’est-à-dire que la plupart sont âgés entre 25 et 64 ans. Leur départ pourrait avoir un impact négatif sur la croissance économique de leurs pays.

    Près de 112 millions de travailleurs migrants se trouvent dans des pays riches. Les travailleurs migrants constituent 18,5% du total des actifs des pays riches mais seulement environ 2% dans les pays pauvres. Parmi les régions, près d’un quart habitent dans le nord du continent américain. La même part se trouve en Europe, à l’exception de l’Est du continent, et 13,9% dans les Etats arabes.

    Mesures concrètes pour freiner les flux
    « L’intérêt de ce rapport est d’offrir une vision nuancée des effets de la migration », souligne Etienne Piguet. D’une part, la migration est extrêmement importante pour la prospérité des pays en croissance économique. « Mais parfois aussi, on préférerait que des travailleurs formés ne quittent pas leur pays, pour travailler ailleurs dans des emplois où ils sont souvent surqualifiés. »

    Parmi les mesures concrètes pour lutter contre le phénomène, selon Etienne Piguet, il faut reconnaître les diplômes d’un pays à l’autre, veiller à ce que les conditions de travail soient acceptables, et éviter le dumping salarial. « En faisant cela, on n’aura plus, pour certains travailleurs, des incitations biaisées à vendre leur force de travail ailleurs, et pas non plus d’incitations pour les gouvernements à recruter à bas prix ailleurs. »

    #Migration #migrations #femmes #hommes #travail #économie #exploitation #capitalisme #OIT

    • Je crois qu’ils ont la bonne définition.

      Based on figures for 2017 provided by the United Nations/ Department of Economic and Social Affairs (UN/DESA), which are adjusted for the number of refugees, there are 277 million international migrants, 234 million migrants of working age (15 and older) and 164 million migrant workers worldwide. For the purposes of this report, the term “international migrants” refers to persons who are foreign-born (or foreign citizens when place-of-birth information is not available), while the term “migrants of working age (15 years of age and over)” is a subset of international migrants. The term ‘“migrant worker”, on the other hand, refers to international migrant individuals of working age and older who are either employed or unemployed in their current country of residence. Overall, migrants of working age constitute 4.2 per cent of the global population aged 15 and older, while migrant workers constitute 4.7 per cent of all workers.

      https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---publ/documents/publication/wcms_652001.pdf


  • Violences sexuelles : dans l’enseignement supérieur et la recherche aussi, #SupToo !
    Lettre ouverte d’une centaine d’universitaires français.e.s, Médiapart, le 6 décembre 2018
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/061218/violences-sexuelles-dans-l-enseignement-superieur-et-la-recherche-au

    Pour aller avec, un blog BD de plusieurs professeures (en Science) qui dénoncent le sexisme dont elles font régulièrement l’objet dans leur métier (elles peuvent aussi mettre en image les sales histoires qui VONT sont arrivées) :

    Did this really happen ?
    https://didthisreallyhappen.net

    #Femmes #Science #Sexisme #Violences_sexuelles #Université #BD


  • Les Gilets Jaunes, l’économie morale et le pouvoir | Samuel Hayat -
    https://samuelhayat.wordpress.com/2018/12/05/les-gilets-jaunes-leconomie-morale-et-le-pouvoir

    (...)Difficile de ne pas être saisi par le mouvement en cours. Tout y est déconcertant, y compris pour qui se fait profession de chercher et d’enseigner la science politique : ses acteurs et actrices, ses modes d’action, ses revendications. Certaines de nos croyances les mieux établies sont mises en cause, notamment celles qui tiennent aux conditions de possibilité et de félicité des #mouvements_sociaux. D’où sinon la nécessité, du moins l’envie, de mettre à plat quelques réflexions issues de la libre comparaison entre ce que l’on peut voir du mouvement et des connaissances portant sur de tout autres sujets. A côté des recherches sur le mouvement en cours, espérons que l’éclairage indirect que donne la confrontation à d’autres terrains pourra dire quelque chose de différent sur ce qui a lieu.

    La situation

    Les images rapportées par les médias comme les déambulations personnelles pendant les événements du 1er décembre ont donné à voir un Paris jamais vu, ni en 1995, ni en 2006, ni 2016, trois moments pourtant où l’espace-temps habituel des mobilisations parisiennes s’était trouvé profondément déformé. Certains ont pu parler d’émeutes ou de situation insurrectionnelle. C’est possible, et pourtant rien ne ressemble à ce qui a pu avoir lieu durant les insurrections de 1830, 1832, 1848 ou 1871. Toutes ces insurrections avaient lieu au quartier, mettant en jeu des sociabilités locales, un tissu relationnel dense permettant aux solidarités populaires de se déployer. Mais le 1er décembre, le feu a pris au cœur du Paris bourgeois, dans ce nord-ouest parisien qui n’avait jusqu’ici jamais été vraiment le théâtre de telles opérations. Loin d’être menées par des forces locales, érigeant des barricades pour délimiter un espace d’autonomie, ces actions ont été le fait de petits groupes mobiles, habitant souvent ailleurs.

    Évidemment, les sociabilités locales jouent dans la formation de ces groupes. Il suffit de regarder ailleurs qu’à Paris pour voir la réappropriation collective d’un territoire, la formation de liens durables… Mais le 1er décembre, ces solidarités se sont déplacées dans un espace de manifestation lui-même plutôt habituel : les lieux du pouvoir national. On est là dans un registre tout à fait moderne, n’en déplaise à ceux qui parlent de jacqueries : c’est bien d’un mouvement national et autonome dont il s’agit, pour reprendre les catégories clés par lesquelles Charles Tilly qualifie le répertoire d’action typique de la modernité. Mais les règles de la manifestation, fixées de longue date (on situe généralement leur formalisation en 1909[3]), sont ignorées : pas de cortège, pas de responsables légaux, pas de parcours négocié, pas de service d’ordre, pas de tracts, de banderoles, d’autocollants, mais des myriades de slogans personnels inscrits au dos d’un gilet jaune.

    Toute la pratique du #maintien_de_l’ordre en est bouleversée, et on a pu voir combien les professionnels de la répression, malgré leur nombre, leur armement, leur entraînement, s’étaient trouvés débordés, incapables d’assurer même leur propre sécurité, sans parler de celle des biens et des personnes. On peut penser que les forces de l’ordre ne vont pas accepter longtemps de se faire ainsi malmener, et les violences policières, déjà très nombreuses, risquent d’encore s’amplifier [comme le confirme déjà des lynchages policiers le 1/12 et les innombrables tirs #policiers qui ont mutilés au moins quatre #lycéens ce derniers jours, ndc] , comme les appels à l’extension de l’usage de la force, voire à l’état d’urgence. Cet échec du maintien de l’ordre physique est allé de pair avec un échec encore plus complet du maintien de l’ordre symbolique : un président en déplacement pour un sommet international, un gouvernement inaudible (la rançon à payer pour un pouvoir personnel s’étant entouré de courtisans médiocres pour qu’aucune ombre n’en affaiblisse l’éclat), le pseudo-parti au pouvoir (LREM) occupé le même jour à élire un nouveau délégué général, comme si de rien n’était. (...)

    Les #revendications, justement, méritent qu’on s’y attarde. On en sait peu sur la manière dont elle a été composée, mais une liste de 42 revendications a été diffusée et largement reprise, tant dans les groupes que par les médias. Ces revendications possèdent quelques traits remarquables qui ont déjà été relevés : elles sont majoritairement centrées sur les #conditions_de_vie, bien au-delà de la seule question du prix de l’essence ; elles contiennent des prises de position contre la libre circulation des #migrants ; elles proposent des changements institutionnels qui renforcent le contrôle citoyen sur les élu.e.s, dont la rémunération se trouverait d’ailleurs ramenée au #salaire_médian. Cette liste a été qualifiée de « magma de revendications hétéroclite ». Il me semble au contraire qu’elle est profondément cohérente, et que ce qui lui donne sa cohérence est aussi ce qui a permis à la mobilisation des gilets jaunes de prendre et de durer : elle s’ancre dans ce que l’on peut appeler l’#économie_morale des #classes_populaires.

    L’économie morale des #Gilets_Jaunes

    Le concept d’économie morale est bien connu des chercheur.e.s en sciences sociales. Il a été développé par l’historien E. P. Thompson pour désigner un phénomène fondamental dans les mobilisations populaires au XVIIIe siècle : celles-ci faisaient appel à des conceptions largement partagées sur ce que devait être un bon fonctionnement, au sens moral, de l’économie. Tout se passait comme s’il allait de soi que certaines règles devaient être respectées : le prix des marchandises ne devait pas être excessif par rapport à leur coût de production, des normes de réciprocité plutôt que le jeu du marché devaient régler les échanges, etc. Et lorsque ces normes non écrites se trouvaient bafouées ou menacées par l’extension des règles du marché, le peuple se sentait tout à fait dans son droit en se révoltant, souvent à l’initiative de #femmes, d’ailleurs. Leur mobile était bien économique, mais pas au sens habituel : ils n’étaient pas mus par des intérêts matériels au sens strict, mais par des revendications morales sur le fonctionnement de l’économie.


  • New York hospitals illegally billed rape survivors for their rape kits, then sent debt-collectors after them / Boing Boing
    https://boingboing.net/2018/11/30/insult-to-injury.html

    New York State Attorney General Barbara Underwood has concluded that seven New York hospitals illegally billed rape survivors for their rape kits, at least 200 times, for sums ranging from $46 to $3,000, and then sent collections agents after survivors who could not pay.

    New York law requires hospitals to bill the state’s Office of Victim Services for rape kits; in addition to ensuring that rape kits are available regardless of ability to pay, the rule clears an impediment to reporting rape: women who bill their insurance for rape kits may fear stigma from their employers or families.

    The seven hospitals did not comply with the law, nor did they inform the survivors of their rights — another legal obligation.

    #USA #femmes #viol #santé #médecine #iatrocratie


  • Anxiolytiques, antidépresseurs... Sept étudiants sages-femmes sur 10 sont dépressifs - Le Figaro Etudiant

    Gestes violents ou déplacés, remarques rabaissantes et humiliantes portant sur le sexe, le physique ou le statut des étudiants (leurs connaissances et compétences) seraient monnaie courante.

    Tout écrit au masculin comme il est de règle dans ce pays misogyne.

    https://etudiant.lefigaro.fr/article/anxiolytiques-antidepresseurs-sept-etudiants-sages-femmes-sur-10-s

    Elle ajoute que les conditions d’évaluation des stagiaires sont largement responsables de leur anxiété. « Les étudiants ont une pression considérable, ils sont sans cesse évalués, et l’urgence en continu exige des réactions rapides. La moindre erreur peut occasionner une remise en cause de toute leur orientation de la part de leur hiérarchie ».
    Maltraitance en stages

    « Parfois, j’ai la sensation en stage que comme je suis étudiante je ne suis pas humaine, il ne faut surtout pas se mélanger avec moi », confie une autre élève. Les étudiants sont nombreux à dénoncer le manque de considération au sein des équipes médicales. Et 61% d’entre eux se disent maltraités. Gestes violents ou déplacés, remarques rabaissantes et humiliantes portant sur le sexe, le physique ou le statut des étudiants (leurs connaissances et compétences) seraient monnaie courante.

    « Il manque un réel soutien psychologique dans notre formation », témoigne une jeune apprentie sage-femme, déclarant que « c’est inquiétant et pesant dans la vie quotidienne ». La jeune femme avoue consommer des anxiolytiques. L’ANESF suggère de créer un statut de maître de stage pour les sages-femmes volontaires, et une formation pédagogique pour encadrer les étudiants. L’association propose également une plateforme d’évaluation de ces tuteurs. Des enseignements portant sur le savoir être, relation aux patients ou aux professionnels de santé, pourrait également être envisagée pour prévenir le malaise des étudiants. L’ANESF propose d’instaurer des exercices de simulation en santé et jeux de rôle.

    Julie Kerbat ajoute que certaines écoles ont créé des bilans de stage collectifs (plus rarement individuels), encadrés par des psychologues ou des sages-femmes enseignants. « Malheureusent, peu de choses ont vraiment changé, regrette-t-elle. On observe les mêmes problématiques et les mêmes revendications depuis des années. » Celles-ci persistent dans le monde professionel, où les sages-femmes déplorent le « manque de considération de leur hiérarchie et de la société », constate la présidente de l’ANESF.

    #travail #misogynie #discrimination #sage-femmes #femmes #sexisme


  • #ILO Global Estimates on International Migrant Workers – Results and Methodology

    If the right policies are in place, labour migration can help countries respond to shifts in labour supply and demand, stimulate innovation and sustainable development, and transfer and update skills. However, a lack of international standards regarding concepts, definitions and methodologies for measuring labour migration data still needs to be addressed.

    This report gives global and regional estimates, broken down by income group, gender and age. It also describes the data, sources and methodology used, as well as the corresponding limitations.

    The report seeks to contribute to the 2018 Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration and to achieving SDG targets 8.8 and 10.7.


    https://www.ilo.org/global/publications/books/WCMS_652001/lang--en/index.htm

    Le résumé:


    https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---publ/documents/publication/wcms_652029.pdf

    #OIT #statistiques #chiffres #monde #genre #âge #2017 #migrations #travailleurs_migrants #travail #femmes

    • Global migrant numbers up 20 percent

      Migrants of working age make up 4.2 percent of the global population, and the number is growing. A UN report notes how poorer countries are increasingly supplying labor to richer ones to their own detriment.

      There are 277 million international migrants, 234 million migrants of working age (15 and older) and 164 million migrant workers worldwide, according to a UN report.

      Figures for 2017 from the United Nations’ Department of Economic and Social Affairs (UN/DESA) published on Wednesday show that migrants of working age make up 4.2 percent of the global population aged 15 and older, while migrant workers constitute 4.7 percent of all workers.

      The numbers rose by almost 20 percent between 2013 and 2017 for international migrants, 13 percent for migrants of working age and 9 percent for migrant workers.

      Distribution

      Of the 164 million migrant workers worldwide, 111.2 million (67.9 percent) are employed in high-income countries, 30.5 million (18.6 percent) in upper middle-income countries, 16.6 million (10.1 percent) in lower middle- income countries and 5.6 million (3.4 percent) in low-income countries.

      From 2013 to 2017, the concentration of migrant workers in high-income countries fell from 74.7 to 67.9 percent, while their share in upper middle-income countries increased, suggesting a shift in the number of migrant workers from high-income to lower-income countries.

      The report noted that this growing number could be attributed to the economic development of some lower-income nations, particularly if these countries are in close proximity to migrant origin countries with close social networks.

      The share of migrant workers in the labor force of destination countries has increased in all income groups except for lower middle-income countries.

      In high-income countries, falling numbers of migrant workers were observed simultaneously with a higher share in the labor force as a result of the sharp fall in the labor force participation of non-migrants, due to a variety of factors such as changes in demographics, technology and immigration policies.

      “Stricter migration policies in high-income countries and stronger economic growth among upper middle-income countries may also contribute to the trends observed,” the report noted.

      Geography

      Some 60.8 percent of all migrant workers are found in three subregions: Northern America (23.0 percent), Northern, Southern and Western Europe (23.9 percent) and Arab States (13.9 percent). The lowest number of migrant workers is hosted by Northern Africa (less than 1 percent).

      The subregion with the largest share of migrant workers as a proportion of all workers is Arab States (40.8 percent), followed by Northern America (20.6 percent) and Northern, Southern and Western Europe (17.8 percent).

      In nine out of 11 subregions, the labor force participation rate of migrants is higher than that of non-migrants. The largest difference is in the Arab States, where the labor force participation rate of migrants (75.4 percent) is substantially higher than that of non-migrants (42.2 percent).

      Gender

      Among migrant workers, 96 million are men and 68 million are women. In 2017, the stock of male migrant workers was estimated to be 95.7 million, while the corresponding estimate for female migrant workers was 68.1 million.

      “The higher proportion of men among migrant workers may also be explained by...the higher likelihood of women to migrate for reasons other than employment (for instance, for family reunification), as well as by possible discrimination against women that reduces their employment opportunities in destination countries,” the report noted.

      It added that societal stigmatization, the discriminatory impacts of policies and legislation and violence and harassment undermine women’s access to decent work and can result in low pay, the absence of equal pay and the undervaluation of female-dominated sectors.

      Age

      Prime-age adults (ages 25-64) constitute nearly 87 percent of migrant workers. Youth workers (aged 15-24) and older workers (aged 65 plus) constitute 8.3 percent and 5.2 percent, respectively, of migrant workers. This age composition holds for male and female migrant workers alike.

      “The fact that the overwhelming majority of migrant workers consist of prime-age adults suggests that some countries of origin are losing the most productive part of their workforce, which could have a negative impact on their economic growth,” the report noted, but it added that emigration of prime-age individuals may also provide a source of remittances for countries of origin.

      Destination countries, meanwhile, benefit from receiving prime-age workers as they are increasingly faced with demographic pressures.

      Labor shortage in Germany

      Germany’s BDI industry association said skilled labor from abroad was key to Germany’s future economic success. “The integration of skilled workers from other countries contributes significantly to growth and jobs,” BDI President Dieter Kempf said.

      The country’s VDE association of electrical, electronic and IT engineering was the latest group in Germany to point to the growing need for foreign experts. Emphasizing that Germany itself was training too few engineers, VDE said there would be a shortage of 100,000 electrical engineers over the next 10 years.

      “We will strive to increase the number of engineers by means of migration,” VDE President Gunther Kegel noted.

      https://www.dw.com/en/global-migrant-numbers-up-20-percent/a-46596757



  • 40 ans de slogans féministes
    http://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1560/40-ans-de-slogans-feministes-racine-de-ixe

    Les quelque 600 #slogans ici rassemblés tracent le fil rouge des #combats_féministes en France entre 1970 et 2010. Paroles vivantes scandées, criées, chantées dans les manifestations, ces “mots de désordre” témoignent de la créativité sans cesse renouvelée des innombrables actrices d’une histoire collective. Ils restituent la spécificité de la culture militante du Mouvement de #libération des #femmes, l’inventivité et l’impertinent brassage des traditions de lutte qui furent d’emblée sa marque de fabrique.La centaine de photos qui rythme les textes présente les multiples facettes de cette #contestation ludique et déterminée, réimaginée de manif en manif par celles qui descendent dans la rue revendiquer leurs #droits et clamer leur #liberté.

    #féminisme #mlf


  • Des millions de Chinoises abandonnées veulent retrouver leurs parents Michael Peuker/lan - 2 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10029216-des-millions-de-chinoises-abandonnees-veulent-retrouver-leurs-parents.h

    En 30 ans, des millions de petites filles chinoises ont été abandonnées, conséquence de la politique de l’enfant unique. Beaucoup d’entre elles veulent aujourd’hui retrouver leurs racines. Reportage dans le village de Zhouning, où une association tente de les réunir avec leurs parents.

    Des centaines de personnes se sont réunies un matin d’octobre dans cette petite bourgade de montagne de la province de Fujian pour tenter de retrouver un proche. 


    Entre des parents en pleurs, des volontaires distribuent des photos de jeunes femmes comportant diverses données : âge, domicile et lieu d’adoption.

    Beaucoup sont venus dans l’espoir de retrouver une fille à l’occasion de la manifestation organisée par « les filles de Changle », une association visant à réunifier les familles.

    Et parfois, cela fonctionne : sur une estrade flanquée de deux énormes haut-parleurs, un couple âgé, hagard, fait face à une jeune femme en pleurs. Tremblante et émue, Zheng Qiuqing remercie l’association. Elle vient de retrouver ses parents qu’elle a recherchés des années.

    D’autres n’ont pas cette chance. Yuan Shulan espère : « je ne sais pas si ma fille va venir ou non aujourd’hui. On me l’a enlevée à 23 jours à cause du contrôle des naissances ».

    Chen Xuxiong n’a pas non plus retrouvé ses parents. Elle sait que ses parents sont là, mais ils ne se sont pas manifestés : « J’ai envie de leur dire que je ne leur en veux pas et que j’aimerais les accompagner le reste de leur vie. Rien de plus. S’ils ont peur de se faire connaître et de me rencontrer, c’est pas grave, j’attendrai qu’ils soient prêts ». 

    Tests ADN
    A l’écart de l’estrade, des hommes grisonnants font la queue devant une petite tente. Ye Sunxiao en ressort en rabattant la manche de sa chemise : « J’ai donné mon ADN pour retrouver ma fille. Ils m’enverront un rapport sous peu. Je la cherche depuis longtemps et je vois dans ce test une vraie opportunité. Ça coûte presque 100 francs. Si ça me permet de la retrouver, c’est rien du tout. Si on ne la trouve pas, c’est une grosse perte ».

    Mr Chen a aussi fait le test : "La politique de l’enfant unique marque des années très sombres en Chine. Quelqu’un est venu prendre ma fille. L’officiel du village a menacé de démolir ma maison si je ne la donnais pas. A l’époque c’était comme ça. Ils démolissaient ta maison et t’envoyaient en prison. Ils ont aussi tenté de stériliser de force. Mais il me fallait des fils pour faire le travail. Les filles qu’on a eues, on les a abandonnées pour pouvoir continuer d’essayer d’avoir un garçon

    Contrôle des naissances
    Trafic d’être humains, avortements ou stérilisations forcées sont quelques-unes des conséquences liées au contrôle des naissances.

    Cette politique ayant été assouplie en 2015, le gouvernement tente aujourd’hui de tourner la page et soutient diverses plate-formes de recherche des familles, dont celle que préside He Zhincong : « A Zhouning, dans les années 70, 80 et 90, 6000 fillettes ont été mises en adoption. A l’époque, les gens ici étaient très pauvres. La vie était difficile. Et pour être honnête il y a aussi le poids des traditions : ici les familles valorisent les garçons, alors les filles étaient abandonnées ».

    #Chinoise #enfants #Fillettes #Femmes #Chine #enfant_unique #ADN