• Les fantômes de l’#hystérie - Histoire d’une parole confisquée

    LSD part à la recherche des persistances de l’hystérie. Une #histoire longue et violente qui commence à l’Antiquité et continue de nourrir la #misogynie et de hanter la #médecine, la #psychiatrie, la #psychanalyse, la #politique, la #justice et nos #représentations. Réalisaiton : Annabelle Brouard

    En 2022, un #procès très médiatisé divise le monde en deux catégories : celles et ceux qui croient #Amber_Heard, cette jeune actrice hollywoodienne, trainée en justice pour #diffamation, alors qu’elle accuse son ex-mari #Johnny_Depp, de #violences_conjugales et celles et ceux qui croient à l’innocence du mari. Des gros plans sur le visage de l’actrice circulent partout dans le monde : son visage tordu de #colère, ses lèvres qui tremblent, ses mains crispées. Cette femme qui toujours pleure trop ou rit trop, tantôt trop froide ou trop affectée. Sa #parole y est exposée et explosée. Et puis le couperet tombe : « Hystérique » pour l’avocate de Johnny Depp. « Histrionique et #borderline » pour l’experte en psychologie appelée au #procès. La justice comme l’#opinion_publique se montrent du même avis.

    Mais hystériques aussi : #Alice_Coffin, #Danièle_Obono, #Nathalie_Kosciusko_Morizet, #Aurélie_Filipetti, #Mathilde_Panot, #Marlène_Schiappa, #Ségolène_Royal, #Sandrine_Rousseau, #Rachida_Dati, #Edith_Cresson, et avant elles des générations de #femmes politiques, des tricoteuses de la Révolution Française aux pétroleuses de la #Commune, des #suffragettes aux membres du #MLF.

    Il n’y a ni doute ni débat sur le caractère misogyne de ce terme qui fait, parfois même sourire en ramenant, comme un automatisme, la parole de l’autre à son #utérus (dont c’est l’étymologie). Mais pourquoi alors son usage continue de disqualifier aussi efficacement si l’hystérie n’est qu’une fiction ? Pourquoi continue-t-il d’hanter nos représentations, nos #imaginaires et nos #jugements ?

    L’hystérie est une longue histoire de vapeurs et d’écrans de fumée mais aussi une affaire de #langage. Elle est un mystère qui traverse les âges, qui se fraie un chemin depuis l’Antiquité pour se maintenir aujourd’hui encore dans les cours de médecine, dans les #expertises_judiciaires, dans les #diagnostics (confondus avec l’#endométriose, la #fibromyalgie ou l’#épilepsie), dans les grilles psychanalytiques, dans les couloirs des hôpitaux psychiatriques… malgré sa disparition du DSM (le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) en 1968.

    Cette série propose de prendre très au sérieux l’histoire de l’hystérie et pour ça, de regarder son spectre large, quand le terme apparait et s’évanouit, s’attarder sur ce que sa présence comme son absence disent de la place des femmes dans la société, de l’avancée ou du recul de leurs droits. D’aller chercher ses fantômes : ses ombres et ses permanences et faire entendre ses disparues et ses victimes d’aujourd’hui.

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-les-fantomes-de-l-hysterie-histoire-d-une-parole-confisquee
    #podcast #son #radio

  • Coro delle Mondine di Correggio - Son la mondina son la sfruttata

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=aF1joBJyei8&list=RDaF1joBJyei8&start_radio=1

    #Chanson_populaire des #femmes qui travaillaient en Italie dans les #rizières.
    Voir le site des glottes rebelles pour le texte.
    ▻https://www.lesglottesrebelles.com/son-la-mondina

    «Son la mondina son la struttata» (Volontà di pace) è un testo scritto da #Pietro_Besate forse nel 1950, sull’aria della canzone popolare «E la rondinella la va per aria», per un congresso della Federbraccianti (Bermani 1968).
    Divulgata attraverso gruppi di mondariso è eseguita anche in occasione dell’ Incontro di Primavera del 28 e 29 giugno 1952 a Bologna, dove viene cantata da un gruppo non meglio precisato di mondine del Vercellese e di cui dà conto Gianni Rodari in una cronaca della manifestazione scritta per «Vie Nuove» il mese successivo , ed è ripreso dal canzoniere del PCI di Novara ,"xxxiii Annversario della Fgci, Canta la Gioventù!" (Tip. Riva, Novara 1954).

    Castelli Franco, Jona Emilio e Lovatto Alberto, «Senti le rane che cantano. Canzoni e vissuti popolari della risaia» Roma, Donzelli Editore, 2005, pp 417

    Son la mondina, son la sfruttata
    Son la proletaria che giammai tremó
    Mi hanno uccisa, incatenata
    Carcere e violenza, nulla mi fermó

    Coi nostri corpi sulle rotaie
    Noi abbiam fermato i nostri sfruttator
    C’é molto fango nelle risaie
    Ma non porta macchie il simbol del lavor

    Questa bandiera gloriosa e bella
    Noi l’abbiam raccolta e la portiam più in su
    Dal Vercellese a Molinella
    Alla testa della nostras gioventù

    Ed ai padroni facciam la guerra
    Tutti uniti insieme noi li caccerem
    Non più sfruttati qui sulla terra
    E più forti dei cannoni noi sarem

    E se qualcuno vuol far la guerra
    Tutti uniti insieme noi lo fermerem
    Vogliam la pace qui sulla terra
    E più forti dei cannoni noi sarem

    E lotteremo per il lavoro
    Per la pace, il pane e per la libertà
    E construiremo un mondo nuovo
    Di giustizia e di vera civiltà

  • TEMOIGNAGES. « J’ai vu dans ses yeux qu’il partirait » : atteintes d’un cancer et quittées par leur partenaire, elles racontent leur reconstruction – franceinfo
    ▻https://www.franceinfo.fr/sante/cancer/temoignages-j-ai-vu-dans-ses-yeux-qu-il-partirait-atteintes-d-un-cancer-e


    #AMAB #cancer #femmes

    Carole a connu cette spirale infernale. Depuis le diagnostic de son premier cancer, en 2018, le niveau de vie de cette ancienne hôtesse s’est dégradé. Elle a d’abord dû arrêter d’exercer son métier, affronter le regard des autres malgré les perruques et le maquillage pour « ne rien montrer ». Puis se heurter au départ de son conjoint avec une autre femme, à la récidive de son cancer un an et demi plus tard. « Quand je suis rentrée d’une cure thermale, mon mari avait quitté la maison pour ’prendre du recul’, raconte la quinquagénaire. Il avait emménagé dans son logement de fonction et rejoignait en fait sa nouvelle compagne. »

  • Contraception et méningiome : la santé des femmes encore sacrifiée sur l’autel du profit
    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/Contraception-et-meningiome-la-sante-des-femmes-encore-sacrifie

    Ce 10 septembre, 1,6 million de femmes recevront un courrier les informant d’un risque de méningiome associé à la prise de contraceptifs contenant du désogestrel, comme les pilules Optimizette, Cérazette et Antigone, ainsi que certains autres contraceptifs hormonaux.

    Un méningiome est une tumeur généralement bénigne qui se développe à partir des membranes entourant le cerveau. Lorsqu’il atteint une certaine taille ou se développe à certains endroits, il peut provoquer différents troubles neurologiques.

    Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le risque s’accroît selon l’âge des femmes et la durée d’utilisation de ces pilules. En effet, au-delà de 5 ans, le risque est multiplié par 1,7 et par 2 au-delà de 7 ans. Pour les femmes de plus de 45 ans, ce risque apparaît dès la première année d’utilisation.

    Ce n’est pas la première fois que des pilules contraceptives sont mises en cause pour ce genre de risques : des études avaient déjà démontré un sur-risque de méningiome en cas d’utilisation de médroxyprogestérone (Depo Provera), un contraceptif injectable très largement utilisé dans le monde (par 74 millions de femmes).

    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L880xH495/2e0485907ba2a113a316a4ad1df00f-3d017.jpg?1789673310

    #femmes #santé #gynécologie #contraception #cancer

  • L’intrusa

    Giovanna dirige a Napoli il centro ’La Masseria’, un luogo protetto in cui i bambini, dopo la scuola, possono giocare e crescere senza rischiare di finire nel giro della camorra. Un giorno si trova ad accogliere Maria, una giovane mamma che chiede alloggio insieme ai suoi due bambini. Giovanna le offre un monolocale di proprietà del centro senza sapere che Maria è la moglie di un boss ricercato per omicidio.

    Maria chiede aiuto perché ha deciso di prendere le distanze dal mondo della malavita ma non viene accettata dai genitori degli altri ragazzi che frequentano il centro e che manifestano le loro paure. Bersaglio inconsapevole di questo scontro è Rita, la figlia di Maria, alla quale la madre e Giovanna cercano di garantire un futuro migliore e di evitare lo stigma della «figlia del camorrista», di cui ha ormai cominciato a vergognarsi. Giovanna si trova in grande difficoltà e alla fine dovrà prendere una difficile decisione.

    ▻https://it.wikipedia.org/wiki/L%27intrusa_(film_2017)
    #film #mafia #camorra #Naples #enfants #femmes

  • Le #Coût de la #virilité. #Lucile_Peytavin

    En France, les hommes représentent 84 % des auteurs d’accidents de la route mortels, 90 % des personnes condamnées par la justice, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles, etc.
    Cette liste a un coût : direct pour l’État, qui dépense chaque année des dizaines de milliards d’euros en services de police, judiciaires, médicaux et éducatifs pour y faire face ; indirect pour la société, qui doit répondre aux souffrances des victimes.
    Lucile Peytavin s’interroge sur les raisons de cette surreprésentation des hommes parmi les auteurs de violences et de comportements à risque, et tente d’estimer les conséquences financières de l’ensemble de ces préjudices. Quel est le coût des conséquences de la virilité érigée en idéologie dominante ? N’aurions-nous pas tous intérêt à nous comporter… comme les femmes ?!

    ▻https://www.livredepoche.com/livre/le-cout-de-la-virilite-9782253195702
    #économie #masculinisme #livre

    –-

    Une #statistique intéressante :

    #criminalité #hommes #femmes #statistiques #chiffres #infractions #homicides #viols #violence #VSS #vols #incendies #accidents_de_la_route

  • Les viols par soumission chimique, un fléau mondial dont la société “ne veut rien savoir”
    ▻https://www.courrierinternational.com/article/societe-les-viols-par-soumission-chimique-un-fleau-mondial-do


    #femmes #violence #patriarcat

    Quid des violeurs ? L’avocate Sonja Aziz parle d’hommes qui cherchent à exercer un pouvoir patriarcal et un contrôle sur le corps d’une femme, d’hommes qui fantasmaient dès l’adolescence sur des victimes en état d’ébriété. “D’après les résultats de l’enquête, l’éventail des profils est large, précise Charlotte Förster. Du parfait inconnu à la connaissance de passage, en passant par le collègue de travail et le compagnon lui-même.” Autre constat frappant : on a tendance à surestimer le risque dans les soirées, et à le sous-estimer dans le giron du foyer.
    “La société ne veut rien savoir”

    Pour le violeur, le fait de sédater sa propre compagne présente des avantages pratiques : quand on a un trou de mémoire après une soirée en boîte, on est tenté de contacter la police. En revanche, quand on s’assoupit à côté de l’être aimé sur le canapé, et qu’on n’émerge que péniblement le lendemain, on ne soupçonne pas spontanément son compagnon d’être un délinquant sexuel. Nulle part l’agresseur ne se sent plus en sécurité que sous son propre toit, où il a la maîtrise de la situation.

    Les expertes soulignent également le fait que la société ne “veut rien savoir” du phénomène du “viol par soumission chimique”, qui n’est pourtant plus une légende urbaine depuis longtemps. Charlotte Förster et son équipe se voient obligées de prendre sur leur temps libre pour enquêter sur ces cas de sédation, les pouvoirs publics ne débloquant aucune subvention pour appuyer la recherche dans ce domaine.

  • #Lea_Garofalo. Una madre contro la ’ndrangheta

    Lea Garofalo nasce il 24 aprile 1974 a Petilia Policastro, in Provincia di Crotone, in una famiglia vicina alla ‘ndrangheta. A soli 35 anni, la sera del 4 novembre 2009, viene assassinata a Milano per aver cercato di opporsi alle attività mafiose del compagno e della sua famiglia.

    ▻https://www.beccogiallo.it/negozio/biografie/lea-garofalo-nuova-edizione
    #Denise_Garofalo #ndrangheta #mafia #femmes #operazione_Storia_infinta #Carlo_Cosco #Petilia_Policastro #Calabre #meurtre #BD #bande-dessinée #bande_dessinée #féminicide #livre

    • #Lea
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=7iz94SByCR0

      Lea est un film dramatique du cinéma italien réalisé par Marco Tullio Giordana sorti en 2015[1]. Le film a été diffusé pour la première fois sur Rai 1 le 18 novembre 2015.

      Le film s’inspire de la vraie histoire de Lea Garofalo, une femme s’étant opposée à la mafia (’Ndrangheta), qui l’a tuée et fait disparaître son corps. Sa fille Denise, mineure à l’époque des faits, qui témoigna contre son père, donneur d’ordre de l’homicide, vit désormais sous escorte permanente. Le scénario se fonde sur les éléments d’enquête et sur les sentences des procès qui ont condamné à la prison à vie le mari de Lea, Carlo Cosco et ses complices.

      ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Lea_(film,_2015)
      #film

    • Denise, un « omicidio » lungo 17 anni

      La criminalità non uccide solo quando spara o elimina un corpo. La violenza mafiosa agisce sottotraccia per anni, insinuandosi come un veleno nei meandri dell’anima, come avvenuto a Denise, figlia della testimone di giustizia Lea Garofalo.

      In questo numero torniamo a occuparci di mafia, perché è necessario tenere alta l’attenzione. L’ho toccato con mano poco tempo fa a Palermo, incontrando un gruppo di commercianti che si sono ribellati al pizzo e stanno pagando un prezzo altissimo per il proprio coraggio. Forse qualcuno s’illudeva che le estorsioni mafiose sui territori fossero acqua passata, dopo le grandi mobilitazioni degli anni Novanta e Duemila. Non è così.

      Gli esattori dei clan sono numerosi e arroganti come prima, mentre oggi sempre meno persone denunciano. Quelle poche sono ferite dall’isolamento sociale più ancora che dalle minacce. Lo stesso vale per gli amministratori onesti che rifiutano i compromessi, gli avvertimenti, le “mance” che i mafiosi offrono per “aggiustare” certe situazioni. Anche loro si ritrovano spesso soli ed esposti, sebbene rappresentino un soggetto in teoria forte e capillare come lo Stato. Ci sono insomma tante vite in balia di ricatti, intimidazioni, pressioni economiche o politiche esercitate dalle mafie e da chi le fiancheggia. Tante persone per cui la criminalità non è un argomento da approfondire, ma un pericolo reale e vicino.
      Testimone di giustizia

      Mentre scrivo, c’è una storia in particolare che mi risuona dentro. È la storia di Denise, la figlia di Lea Garofalo, una ragazza a cui ho voluto molto bene e che ci ha lasciati in maniera tragica. Ne avrete sicuramente sentito parlare in queste settimane, non sempre purtroppo in termini rispettosi e chiari.

      Lea Garofalo era una testimone di giustizia. Non una collaboratrice o una “pentita” come qualcuno ha scritto. Non aveva nulla di cui pentirsi, se non forse l’aver affidato i propri sentimenti a qualcuno che non li meritava. Quell’uomo, il suo ex compagno (Carlo Cosco, ndr), il padre di sua figlia, l’ha fatta ammazzare per vendetta, dopo che Lea aveva scelto di aiutare la magistratura rivelando ciò che sapeva sui suoi traffici criminali. Probabilmente lui non si aspettava che proprio la giovane figlia ne avrebbe seguito l’esempio e onorato la memoria, diventando testimone a sua volta e contribuendo a farlo arrestare.

      Nate in un contesto segnato dalla violenza e dall’omertà, sia Lea che Denise hanno scelto di rinnegare quei codici nel nome della libertà e dell’amore. Nessuna delle due aveva commesso reati, ma entrambe hanno pagato con un isolamento simile al carcere la scelta di testimoniare. Ed entrambe alla fine sono morte, spezzate da quella stessa violenza che avevano denunciato.

      La criminalità non uccide solo nel momento in cui spara o elimina un corpo, come è stato per Lea. Esiste una violenza mafiosa “differita” che agisce sottotraccia per anni, insinuandosi come un veleno nei meandri dell’anima. Recide le radici, avvelena i ricordi, instilla sensi di colpa per la presunta “infedeltà” al proprio sangue. Per questo abbiamo parlato tante volte di “morti vivi”, riferendoci alle vittime indirette delle mafie. E per lo stesso motivo possiamo forse spingerci a definire il suicidio di Denise come un omicidio lungo 17 anni: il tempo che è passato dalla morte della mamma.

      Quando ha scelto di lottare per darle giustizia, l’abbiamo trasformata in un’eroina civile, dimenticandoci però che, dietro l’icona, si nascondeva l’anima fragile di una ragazza costretta a caricarsi una croce così gravosa. Non voglio accusare nessuno, sia chiaro. Riconosco che nella storia di Denise lo Stato è intervenuto senza esitazioni, con competenza e spesso anche con umanità. C’è stato, lo Stato, si è fatto vicino, ha messo persone di valore al suo fianco, che hanno provato a curare la sua anima, oltre che custodire il suo corpo. Ma le ferite erano così profonde che nessuno ha saputo ricucirle davvero. Denise non è stata abbandonata, eppure a un certo punto si dev’essere sentita comunque troppo sola, lacerata, incapace di reggere ancora.

      Se ha scelto di morire non è perché non amasse la vita, ma perché la vita che stava vivendo non le apparteneva più, costringendola a mentire ogni giorno, a nascondersi, ad avere paura. C’è un verso di Fabrizio De Andrè scritto per un suicida che mi torna alla mente: «Lascia che sia fiorito, Signore, il suo sentiero». Così vorrei che fosse il cammino di Denise: non un sentiero irto di giudizi, né una strada lastricata di elogi, ma una corsa nella purezza e nella semplicità dei fiori. Spero che adesso ritrovi il profumo e la bellezza che non era più riuscita a percepire dalla morte della mamma. Tanto che neppure la gioia di essere diventata madre a sua volta le aveva tolto la nostalgia, il desiderio bruciante e impossibile di riabbracciare la propria.

      Aggiornare le politiche di protezione

      Oggi non possiamo limitarci a pensare: «Povera ragazza, era ovvio finisse così». Mi ribello a questo pensiero! Mi ribello per il bene che ho voluto a Denise e per l’affetto che porto ad altre donne e ragazze che continuano a lottare per la propria vita, dopo aver scelto di abbandonare contesti di violenza e crimine organizzato.

      Chiediamoci: che cosa manca al nostro modo di accompagnare le vittime, i testimoni, le persone che portano un peso che non vediamo? Quale sensibilità, quali strumenti in più possiamo e dobbiamo sviluppare, per affiancare al rigore delle regole il calore della cura? Se la morte di Denise non smuove le nostre certezze, se non segna l’inizio di una revisione profonda delle politiche di protezione dei testimoni, allora abbiamo perso tutti.

      Dobbiamo invece trasformare questo dolore in una responsabilità collettiva e non negoziabile. Dobbiamo continuare a guardare in faccia le mafie, anche leggendo sulle facce delle persone che incontriamo le richieste di aiuto più silenziose. Il desiderio di un cambiamento impossibile da soli, ma urgente e doveroso insieme.

      ▻https://lavialibera.it/it-schede-2838-suicidio_denise_cosco_lea_garofalo_un_omicidio_lungo_17_a
      #Denise_Garofalo

  • De quoi faut-il être riche pour être parent ?

    Un papa, une maman et du pognon, ce serait la #norme_parentale, la #famille_idéale. Les discussions autour de l’ouverture de la #procréation_médicalement_assistée (#PMA) à toutes les #femmes, réaffirme le #couple – en général, hétérosexuel, en particulier – comme le #modèle à suivre.

    Pourquoi les conditions d’#accès_à_la_parentalité seraient-elles différentes selon la sexualité des parents ? Pourquoi attend-on des couples homo ou des #femmes_seules qu’iels soient des parents plus que parfait·e·s ?

    Pour aborder ce sujet d’actualité, Camille Regache et Thomas Rozec, de Programme B, ont rencontré #Martine_Gross, sociologue et membre du CNRS, qui a consacré une grande partie de ses travaux aux #familles_homoparentales.

    ▻https://www.binge.audio/podcast/camille/de-quoi-faut-il-etre-riche-pour-etre-parent/?uri=de-quoi-faut-il-etre-riche-pour-etre-parent%2F

    #parentalité #audio #podcast #homosexualité #LGBT

  • À symptômes égaux, l’IA envoie les hommes aux #urgences, pas les femmes

    Face aux mêmes maux, plusieurs grands modèles d’intelligence artificielle recommandent beaucoup plus souvent les urgences aux jeunes hommes qu’aux jeunes femmes. L’IA reproduit certains biais déjà observés en médecine.

    L’intelligence artificielle (IA) médicale ne conseille pas la même chose à une femme et à un homme. C’est ce qu’a montré Qi Han Wong dans une étude déposée en juin sur la plateforme scientifique arXiven.

    Le chercheur a soumis à trois grands modèles de langage un même scénario clinique : des maux de tête persistants depuis deux semaines, résistants aux antalgiques, accompagnés d’une vision floue, de nausées matinales et de troubles visuels. Seuls l’âge et le sexe de la personne étaient modifiés.
    96,7 % des hommes, 6,7 % des femmes

    Le résultat est spectaculaire chez les personnes de 25 ans. L’IA Claude a recommandé une consultation aux urgences dans 96,7 % des cas pour les hommes, contre seulement 6,7 % pour les femmes. Avec GPT-5.4-mini, les taux étaient respectivement de 66,7 % et 6,7 %. Gemini 3.5 Flash recommandait les urgences dans 23,3 % des cas pour les hommes, contre 0 % pour les femmes.

    Le chercheur a fait varier trois classes d’âge -25, 38 et 65 ans- et le sexe, avec 30 essais pour chaque condition et chaque modèle, soit 630 requêtes au total. Un scénario supplémentaire ne précisant pas le sexe servait de référence.

    Selon l’étude, les modèles attribuaient aux différents patients des niveaux de gravité comparables, généralement élevés, de l’ordre de 7 à 9 sur 10.
    Le piège de la « substitution diagnostique »

    Autrement dit, l’IA semble reconnaître que les symptômes sont potentiellement sérieux. Mais elle ne tire pas la même conclusion sur la nécessité d’une prise en charge urgente.

    Pourquoi une telle discrimination algorithmique ? Les chercheurs parlent de « substitution diagnostique ». En analysant la stéréotypie médicale, l’IA associe immédiatement les symptômes de la jeune femme à une affection spécifique : « l’hypertension intracrânienne idiopathique (HTAI) », une maladie neurologique statistiquement plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Comme cette pathologie est jugée moins immédiatement mortelle à court terme, le modèle conclut qu’un rendez-vous chez un spécialiste dans quelques semaines suffit.

    Pour l’homme, en revanche, l’IA ne trouvant pas d’association épidémiologique évidente, elle applique le principe de précaution et conclut à une « hypertension intracrânienne générique menaçante », nécessitant une prise en charge urgente.

    L’étude montre qu’à l’âge de 65 ans, quand les probabilités épidémiologiques s’égalisent, l’écart d’orientation entre hommes et femmes disparaît totalement.
    Des biais humains numérisés

    Dans la « vraie vie », le milieu médical souffre déjà de biais sévères : la prise en charge de la douleur des femmes est historiquement minimisée, souvent reléguée à des facteurs psychosomatiques, hormonaux ou anxiogènes.

    En entraînant les modèles d’IA sur des millions de textes, rapports et données cliniques existants, les concepteurs de la tech ont réinjecté ces biais au cœur des algorithmes. Résultat : alors même que de plus en plus de plateformes de santé et d’applications intègrent des « chatbots de pré-tri » pour orienter les patients, les femmes risquent d’être systématiquement sous-orientées et retardées dans leur prise en charge médicale vitales.

    Pour les auteurs de l’étude, les concepteurs d’IA médicale doivent impérativement séparer l’évaluation de l’urgence médicale des simples calculs de probabilités diagnostiques liées au sexe de la personne.

    ▻https://www.lesnouvellesnews.fr/a-symptomes-egaux-lia-envoie-les-hommes-aux-urgences-pas-les-femmes
    #IA #AI #discriminations #intelligence_artificielle #santé #hommes #femmes #genre #biais

    • Gender-Dependent Diagnostic Substitution in LLM Medical Triage : Same Symptoms, Unequal Urgency

      We investigate whether large language models produce different medical triage recommendations for identical neurological symptoms when only the patient’s stated gender and age vary. Using three model families—Gemini 3.5 Flash, Claude Sonnet 4.6, and GPT-5.4-mini—we present a standardized symptom profile (persistent headache, blurred vision, morning nausea, visual disturbances) across seven demographic conditions: three age groups (25, 38, 65) x two genders (male, female), plus a gender-unspecified baseline (n = 30 per condition per model, 630 total trials). We find a stark, systemic gender-dependent triage disparity: young women receive significantly lower emergency room (ER) referral rates than age-matched men (Gemini: 0% vs. 23.3%; Claude: 6.7% vs. 96.7%; GPT: 6.7% vs. 66.7%, all p < 0.001). The disparity disappears at age 65 for all models. The primary mechanism is diagnostic substitution: the models anchor on a gender-associated diagnosis, preferentially classifying young women with Idiopathic Intracranial Hypertension (IIH)—a condition epidemiologically linked to women of childbearing age—while diagnosing men with generic increased intracranial pressure with space-occupying lesions in the differential. This diagnostic closure routes female patients to lower-urgency care (outpatient doctor appointments) despite comparable severity ratings (7-9/10). Our findings demonstrate that clinical LLMs replicate documented human clinical biases by using epidemiological priors to suppress triage urgency, suggesting that AI triage engines must decouple urgency assessment from probabilistic diagnostic priors. We release all code, prompts, and raw results.

      ▻https://arxiv.org/abs/2606.03641

  • Le cancer du sein d’une hôtesse de l’air reconnu comme maladie professionnelle, « une première » dans le secteur aérien en France, selon l’avocate de la patiente

    ►https://www.franceinfo.fr/sante/le-cancer-du-sein-d-une-hotesse-de-l-air-reconnu-comme-maladie-profession

    Le tribunal a souligné l’impact du travail de nuit, de l’exposition aux rayonnements ionisants et au tabagisme passif de la plaignante.

    AirFrance baratine et dit s’occuper individuellement de la santé de ses salariés alors que le cancer du sein n’est pas reconnu comme maladie professionnelle, trouver l’erreur ...

    Le pôle social du tribunal judiciaire de Bayonne a reconnu l’origine professionnelle du cancer du sein d’une hôtesse de l’air, a appris l’AFP mardi 25 août en consultant la décision. Définitif en l’absence d’appel, le jugement fait jurisprudence, s’est félicitée l’avocate de la patiente, Elisabeth Leroux. « Cette reconnaissance est une première pour une hôtesse de l’air en France, à ma connaissance », souligne-t-elle.

    Aujourd’hui âgée de 59 ans et en rémission de son cancer, Sophie Lainault explique avoir travaillé entre 1989 et 2019 chez Air France comme hôtesse de l’air puis chef de cabine, sur des vols long-courriers, cumulant plus de 12 600 heures de vol, dont plus de 6 500 de nuit. Le tribunal a souligné l’impact du travail de nuit, de l’exposition aux rayonnements ionisants et au tabagisme passif de l’hôtesse de l’air, fumer étant autorisé dans les avions Air France jusqu’en 2000. La justice note également qu’il n’existait pas de facteur génétique ou lié à l’hygiène de vie pouvant expliquer ce cancer. Deux comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles avaient auparavant estimé que le lien n’était pas établi.
    Air France « pas partie prenante de cette procédure »

    Le cancer du sein ne figure pas dans les tableaux des maladies professionnelles, ce qui rend le parcours de reconnaissance compliqué pour les malades. « C’est vraiment mon vœu le plus cher que (cette décision) ouvre la voie à d’autres femmes qui n’auraient pas osé jusque-là » engager cette démarche, a confié à l’AFP Sophie Lainault, qui ajoute que cette décision lui permettra de prendre sa retraite de façon anticipée.

    Après cette « première », « il faut qu’on arrive à convaincre les personnes [travaillant dans le secteur aérien] que c’est possible, et peut-être nécessaire aussi », estime François Dosso, membre de l’équipe cancer du sein de la CFDT. Selon lui, « 30 à 40 » demandes de reconnaissance sont en cours pour des aides-soignantes et infirmières.
    À lire aussi

    La reconnaissance d’un lien entre le cancer du sein d’une infirmière et son travail peut-elle être un motif d’espoir pour d’autres malades ?

    Sollicitée par l’AFP, Air France a indiqué qu’elle « n’était pas partie prenante de cette procédure et n’a pas eu connaissance de la motivation » de la décision. La compagnie souligne que « la santé et la sécurité au travail des collaborateurs sont un impératif absolu » et que « chaque salarié fait l’objet d’un suivi récurrent allant au-delà des minimas réglementaires tant en périodicité qu’en contenu ». Avec près de 13 000 décès annuels, le cancer du sein est le plus meurtrier des cancers chez la femme en France.

    #cancer_du_sein #femmes #maladies_professionnelles

  • Je cherchais des références pour une #chanson, dont j’ai écouté une version contemporaine et « hybride » par un chanteur-artiste dans un concert à #Riace, en #Calabre, organisé par l’association #Radicare...

    Le concert de #Fabrizio_Piepoli s’intitule #Trabtella (une #fusion entre #tarantelle et #trap) :

    Tarabtella è un sound che fonde i beat elettronici contemporanei, il groove della tarantella pugliese, e una vocalità evocativa e melismatica, che vuole indurre al tarab, lo stato di commozione estatica associato tradizionalmente al canto arabo.

    E’ il sound di una nuova scrittura d’autore, un inno all’incontro tra Oriente e Occidente, fra tradizione e contemporaneità, ribadito da una scrittura dei testi che si muove tra il suono “percussivo” del dialetto barese, l’italiano e il potere evocativo della lingua araba.

    Tarabtella è un concerto che affianca a brani originali alcuni brani di tradizione – tra Sud Italia e Medioriente – rivisitati in chiave contemporanea, elettronica, ambient, urbana.
    Tarabtella esplora il senso delle radici, dell’appartenenza, della libertà, seguendo una visione umana e sonora di fusione tra culture, inclusività, convivenza orizzontale.


    ▻https://www.fabriziopiepolimusic.com/?page_id=275

    Je cherchais notamment des informations sur une #chanson qu’il a chantée à la fin et qu’il avait présentée ainsi :

    « #chants d’#amour chantés par des femmes à des hommes sous les #prisons, c’était en réalité un #code_secret, sous le couvert de chansons d’amour il y avait des messages politiques. Ces chansons sont nées sous le mandat anglais et puis la tradition a continué pour résister contre les Israéliens »

    Je cherchais aussi la référence aux #montagnes, car j’avais noté un lien avec la #montagne :
    « À vous qui allumaient le feu, à vous qui arrivez des montagnes j’espère que vous soyez en sécurité là-dedans » (là-dedans = en prison).

    En commentaire, ce que j’ai trouvé, mais si quelqu’un·e a plus d’informations, elles sont bienvenues (surtout en lien avec la question des montagnes, car j’avais pensé peut-être écrire un petit texte pour une rubrique du Journal of Alpine Research | Revue de géographie alpine : ▻https://journals.openedition.org/rga.

    #tarantella

    • Women - Led Resistance Movements in #Palestine

      The melody is like a gentle breeze or lullaby that instantly evokes goosebumps. The lyrics are phonemically Arabic, yet strangely indiscernible. The song is a #tarweedeh, an encoded art form developed by Palestinian women while under British colonialism (1923-1948) to deliver encrypted messages of resistance.

      During the Great Palestinian Revolt of 1936-1939, the British imprisoned an overwhelming number of Palestinian men just for speaking up against their rule. The incarcerations severed communication between revolutionaries and their village-dwelling families, leaving behind many women whose brothers, fathers, husbands, and sons were wrongfully imprisoned. In response, Palestinian women developed and deployed tarweed to secretly transmit instructions for their loved ones’ liberation.

      The encryption in tarweed involves inverting the last letters of words, repeatedly inserting the letter L (“lam” in Arabic), or using poetry, symbol, and analogy with embedded meanings. This process transformed the original message into a gibberish that neither the occupiers nor their translators could comprehend. Women walked along the outside walls of the prisons, delivering messages in serenades that wafted through the barred prison windows. To the occupiers, the sight of Palestinian women strolling and singing folk songs was innocuous, yet it proved instrumental to the prisoner’s escape.

      Tarweed survived the Nakba (“catastrophe”), the 1948 ethnic cleansing of Palestine when at least 700,000 indigenous Palestinians were violently expelled from their homes and homeland by Zionist terrorist militias and Israeli military forces to establish the state of Israel. Today, these folk songs continue—along with traditional food, clothing, storytelling, poetry, and folk dance—as markers of Palestinian identity and preservers of a scattered folk heritage ever-threatened by a system of apartheid and genocide. Palestinians within the occupied territories and in the shatat (“diaspora”) continue to pass on these traditions in the ongoing fight against their erasure.

      Tarweed embodies an aspect of Palestinian history too often belied by Western mainstream narratives: the vital role of women in the struggle. While these narratives depict Palestinian women as voiceless entities in an “inherently patriarchal” society, in reality women-led resistance movements have been an essential part of the more than century-long fight against colonization and oppression in Palestine. The artfulness of tarweed further highlights women’s resourcefulness and ingenuity in this ongoing resistance.

      Although there are multitudinous examples of Palestinian women’s resistance, Fatima Bernawi and Shadia Abu Ghazala are two women who made critical contributions to the struggle for Palestinian liberation. Bernawi, who was born in 1939 and survived the Nakba with her Palestinian mother, reunited with her Nigerian father, who had fought in the 1936 revolt, shortly thereafter. She became an active participant and leader in the struggle for freedom. She is the first woman prisoner listed in the records of the Palestinian women prisoners’ movement. Shadia Abu Gazala was one of the early members of the Popular Front for the Liberation of Palestine, founded in 1967. She led women’s military units and was deeply dedicated to the education of the people, though she died in late 1968. A school named after her in the Gaza strip was the site of an Israeli massacre in December of 2023.

      Women’s Leadership in the First Intifada

      Palestinian women were a cornerstone of the First Intifada (“uprising”) that erupted in December of 1987. After decades of Israeli military occupation and settlement expansion, an Israeli truck collided with a civilian car in Gaza; killing four Palestinians in Gaza proved to be the last straw. Palestinians in Gaza and the West Bank mobilized as a united front, catching Israel off guard. Israel responded with a swift and brutal crackdown. Countless Palestinian men were arrested and imprisoned, deported, or killed. Palestinian women quickly stepped in to fill the void and formed the backbone of the uprising.

      Women from urban cities and traditional villages mobilized as part of the First Intifada, uniting across generations, political factions, and class lines. They organized at the grassroots level, rallying hundreds of thousands of Palestinians in a series of coordinated efforts against the Israeli occupation. Every major Palestinian faction formed a women’s committee disguised as a homemaking group because it was illegal to be a member of any political party or student union. Publicly, they called for knitting, cooking, and sewing meetups, but they were secretly planning the intifada.

      During the First Intifada Palestinian women initiated mass political strikes and spearheaded the first mass boycott against Israel. In defiance of Israel’s restrictive laws, they found innovative ways to provide home-grown alternatives to Israeli goods, setting up backyard gardens and farming cooperatives where women learned to grow their own food. When Israel shut down Palestinian schools and universities to prevent students from mobilizing politically, Palestinian women organized teach-ins in basements and abandoned buildings. They taught themselves medicine and set up teams to provide emergency care to protesters injured by Israeli violence. The civil strikes and coordinated boycotts across Palestine caused such a hit to the economy that Shimon Peres, who was the Foreign Minister at the time, warned the economy was “in danger.”

      Not surprisingly, the Israeli government doubled-down with intimidation and aggression, imposing daily curfews, ordering mass arrests, and giving Israeli soldiers the infamous orders to ‘break the bones’ of Palestinians. They cut phone-lines in Palestinian towns and villages and placed huge swaths of organizers under house arrest. Palestinian women, and the resistance as a whole, found ways around every barrier that Israel put in their way. When Israel outlawed the Palestinian flag, women formed knitting circles and made their own flags to fly at demonstrations. When Palestinian women leaders were placed under house arrest, they baked bread and placed communiques in each loaf, which they distributed across villages, towns, and refugee camps undetected by Israeli forces.

      Women’s efforts throughout the First Intifada captured global attention, forcing Israel’s staunchest ally, the United States, to withhold its financial support in response to Israel’s unwillingness to negotiate. For the first time since 1948, Palestinians brought Israel to its knees and women were front and center in the movement.

      The nonviolent groundswell of resistance we know as the First Intifada was cut off at the knees in 1991 by the secretive signing, at the White House, of the Oslo Accords, an agreement that has worsened the lives of Palestinians to this day. Beyond significantly increasing the number of illegal settlements, the Accords created a corrupt political class known today as the ‘Palestinian Authority’ that actively collaborates with the Israeli occupation to crush resistance.

      Sumud as a Political Practice

      To truly understand Palestinian women’s tireless fight for thawabit (their “inviolable rights”), it helps to invoke the cultural value of sumud, or steadfastness. Sumud emerged in full force following the June 1967 war, or Naksa (“setback” or “defeat”), when Israel annexed and occupied the West Bank, East Jerusalem, and Gaza, more than tripling its size. Since then, sumud has persisted as an ideological theme and political strategy for surviving Israel’s colonization, military occupation, and hegemony.

      All of the active and organized resistance efforts enacted by Palestinians over the years are built upon the foundation of sumud. It is resistance at the psychological level, akin to revolutionary optimism inasmuch as it offers an antidote to nihilism at the hands of an oppressive government and ignites faith in the power of the people to usher in the society they deserve. Sumud has sustained Palestinians in the face of the severe policies and tactics that Israel has relentlessly employed in an effort to “break” them.

      From massacres, expulsion, dispossession, and genocidal wars, to the surveillance and control tactics of occupation—checkpoints, barriers, curfews, closed military zones, settlements, “settler-only” roads, watchtowers, gates, nightly raids, and mass arrests; from denying Palestinians access to water, healthcare, and education; to burning olive trees and bulldozing homes, Israel’s goal has been to make the daily lives of Palestinians unbearable, and ultimately, to force them to leave their homes in search of a better life elsewhere. Sumud declares to the occupier: You may break our bones, but you cannot break our spirit!

      Sumud encompasses a range of everyday acts by which Palestinians fight for their right to exist in their homeland, stay rooted in their culture, and maintain some semblance of normal life under conditions that are anything but normal.

      The spirit of sumud is on stark display in the enduring commitment of women in the Palestinian territories to creating and nurturing life, even as they are forced to live like prisoners under deplorable conditions. For a society that has faced the threat of extinction for over 75 years, the choice to have and care for children is deeply entwined with survival and solidarity. Performing domestic roles and caring for children in the Palestinian territories, which have been occupied piece by piece since 1948, requires unthinkable levels of willpower, determination, and fortitude. As one journalist Meryem Ilayda Atlas put it, the woman who bathes her two children in the rubble of a building in Gaza is serving a public role.

      Unfortunately, this women’s struggle has been weaponized by Israel and maligned by narrow, decontextualized notions of “first world” bourgeois feminism that are the handmaid of capitalism. For example, in an article titled “Why are so many of the victims in Gaza Children?” the Economist attributed the high death toll of children in Gaza since October 7th to the high fertility rate. The article went on to link high fertility rates to poverty and low levels of education (while Gaza does have a high poverty rate, it also has a high rate of literacy among women) while never mentioning the actions of Israel or the Israeli Occupying Forces. This narrative turns a blind eye to the Gazan women doctors caring for babies who could not survive on life support after the hospital’s electricity was cut off, or the Gazan women journalists calmly broadcasting to the world in English amid terrorized shrieks, or the Gazan women trying their best to go on in the ruins because they have no other choice.

      In the village of Nabi Saleh in the central occupied West Bank, red-tiled roofs of illegal Israeli settlement houses dot the adjacent hilltop. The vast majority of the land in this Area C village is under Israeli military control. Between 2009 and 2016, the villagers organized demonstrations against Israeli settler expropriation of village land and water that were met with fierce and sometimes deadly repression by the Israeli Army.

      “Zania” a young Palestinian mother from Nabi Saleh recounts the time she had to throw her two-year-old daughter out a second-floor window and into the safety of a neighbor’s arms when the Israeli army fired a tear gas canister into her home. For Zania and other Palestinian women, sumud is embodied in the determination to maintain a physical presence on the land—knowing that if they leave, they may never be able to return by their jailers, the Israelis—and the ability to adapt to adverse and ever-worsening conditions:

      “The important thing is to stay in our house, in front of the Israeli soldiers and the occupation,” Zania says. “If we stay in our house it says ‘we are not afraid of your guns.’ We stay in our house, we live a normal life, and ah, this is our fortitude under occupation, this is the important thing.”

      At its core, sumud is existence as resistance. More than a mindset, it is a duty to fulfill the commitment to liberation. It is not blind hope that change will one day come, but an active awareness that only through struggle and solidarity can Palestinian lives be transformed. And Palestinian women have been its torch-bearers. As the intense U.S.-backed Israeli brutality wages on in Gaza, killing tens of thousands of people and displacing millions from their homes, sumud and tarweed remind us that the Palestinian resistance has a long history. Palestinians have resisted imperialist genocide in countless and creative ways and will continue to do so.

      ▻https://breakingthechainsmag.org/women-led-resistance-movements-in-palestine
      #résistance #femmes

    • Reviving Palestinian Tarweedeh in Modern Music

      Preserving Heritage through Tarweedeh in Palestinian Resistance Songs

      Imagine hearing “perlalalafct” and trying to determine its meaning. You might guess “Pearls,” “Pre-effect,” “Blanket,” or “Perfect.” This illustrates the confusion caused by mispronunciation. If you’re learning English and struggle with “perfect,” hearing “perlalalafct” makes understanding impossible. This is similar to the Palestinian Tarweedeh, or “Mwalalala,” where Palestinian women in the late 19th century inserted “lalalala” into Arabic words to confuse British colonizers, despite their knowledge of Arabic.

      Palestinian Tarweedeh, or “Mwalalala,” was developed by Palestinian women in the late nineteenth century. It involves pronouncing Arabic in the Palestinian dialect and inserting “lalalala” in the middle of words, making it harder for British colonizers to comprehend conversations, despite their potential knowledge of Arabic.

      Today, Tarweedeh persists in Palestinian culture, particularly in traditional songs performed at weddings and gatherings, often by female artists. Influenced by the current situation of Israeli settlements and ongoing conflicts, many Arab artists have revived Tarweedeh in their music as a symbol of resistance against occupation. This resurgence has gained popularity, making Tarweedeh a notable trend once again.

      One recent example is Dana Salah’s song “Ya Talie’en,” which combines Arabic poetry with two traditional Palestinian Tarweedeh songs—one originally by Reem Albanna and a traditional song from the late nineteenth century named “Shamali,” meaning “the north.” This blend of languages and musical styles distinguishes Dana’s song, making it both trendy and culturally significant, enhanced by a richly symbolic music video.

      Dana Salah, a Jordanian-Palestinian youth artist born and raised in Amman, continued her education at Duke University and began producing her music in New York City. She embodies hope and solidarity through her music, bringing attention to the enduring cultural heritage of Tarweedeh.X$
      Palestinian Tarweedeh in Modern Resistance Music: A Cultural Revival

      The integration of Tarweedeh into modern resistance music represents both a cultural resurgence and a potent form of political expression. As demonstrated in Asalah Nasri’s latest video clip for “The Natives,” this ancient Palestinian musical style serves as a powerful medium for conveying messages of resistance, pride, and solidarity. This revival has gained popularity because it has touched on some emotional points that were rarely touched before.

      The use of traditional music forms like Tarweedeh in resistance art also attracts international attention, educating global audiences about Palestinian culture and struggles, thereby fostering empathy and support worldwide. Artists like Dana Salah bridge local traditions with global platforms, amplifying the Palestinian voice on the world stage.

      The role of Palestinian Tarweedeh in modern resistance music underscores the enduring power of cultural heritage. By blending ancient art forms with contemporary issues, artists create a layered narrative that resonates deeply with local and global audiences alike. This cultural revival honors the past while empowering present and future generations in their ongoing pursuit of justice and peace.
      “Ya Talaeen”: A Poetic Journey of Nostalgia and Hope

      The song “Ya Talaeen” by Dana Salah blends touching Arabic verses with a heartfelt English chorus, telling a story full of hope, strength, and longing. It came out during a time of regional turmoil and political unrest, capturing the desire of a community for freedom and to go back to their homeland. and draws upon vivid poetic imagery deeply entrenched in Middle Eastern culture. References to mountains, fire, and gazelles evoke themes of strength and passion, resonating with historical narratives of endurance and struggle. These symbolic motifs not only affirm a cultural identity but also foster a sense of unity among listeners through shared heritage.
      Themes of Longing and Resistance

      The lyrics of the song poignantly articulate a profound longing for liberation and justice. Lines such as “From the river to the sea, my people tasted freedom” vividly paint a collective desire to overcome oppression and reclaim sovereignty. The refrain “Hold on, just a little longer, we’re going home” underscores a message of resilience and optimism amidst adversity, striking a chord with those who empathize with struggles for self-determination and dignity.

      During a period marked by heightened political tensions and social movements advocating for human rights, “Ya Talaeen” serves as both a reflection of current realities and a call for change. It embodies the aspirations of a community determined to carve out a better future, urging listeners to envision and actively pursue progress. The song’s release against the backdrop of global movements for justice amplifies its relevance and impact.

      Musically, “Ya Talaeen” seamlessly blends traditional Arabic elements with contemporary influences, creating a melodic tapestry that enhances its lyrical poignancy. The interplay of Arabic verses with an English chorus not only broadens its accessibility but also bridges cultural divides, allowing the song to resonate globally while preserving authenticity. This musical fusion amplifies its emotional resonance, reinforcing themes of unity and solidarity across borders. and that also reflected on the artist herself as an Arab American.
      Cultural Revival through Tarweedeh and its significance

      The incorporation of the Palestinian Tarweedeh style into “Ya Talaeen” signifies a profound cultural revival within modern resistance music. Its adaptation in contemporary music by artists like Dana Salah not only preserves Palestinian heritage but also connects today’s war with a legacy of resilience against oppression. Tarweedeh’s adaptation of “Ya Talaeen” serves multiple purposes, including the coding communication of Tarweedeh and the emotional resonance through The traditional melodies and rhythms of Tarweedeh evoke nostalgia and strengthen emotional bonds within the community, fostering solidarity and unity among listeners. including the symbolic imagery Dana Salah’s accompanying visuals in the song’s video further amplify its message, featuring poignant scenes such as olive trees, Al-Aqsa mosque, and children with rocks against the armor of occupiers, reinforcing its historical and cultural significance. and historical references that resonate with the enduring struggle for justice.
      Contemporary Relevance and Global Impact

      In current resistance movements, music serves as a powerful medium for raising awareness and mobilizing support. The incorporation of Tarweedeh into “Ya Talaeen” educates global audiences about Palestinian culture and its ongoing struggles, fostering international empathy and support. Artists like Dana Salah bridge local traditions with global platforms, amplifying Palestinian voices on the world stage.
      Tarweedeh as a Tool of Resistance

      “Ya Talaeen” outperforms its role as a song; it represents a history of hope, resilience, and cultural pride. Through its lyrics, mixing melodies, and the integration of Tarweedeh, the song encapsulates the aspirations and struggles of a people striving for freedom and justice. Dana Salah’s artistic expression through “Ya Talaeen” not only honors Palestinian heritage but also empowers present and future generations in their quest for justice and peace. It stands as a testament to music’s transformative power to inspire change and unite communities in pursuit of a shared future.

      The integration of Tarweedeh into modern resistance music not only preserves Palestinian cultural heritage but also serves as a potent form of political expression. Artists like Dana Salah and Asalah Nasri continue to bridge local traditions with global platforms, amplifying the Palestinian voice and garnering international support for the Palestinian cause.

      This cultural revival through Tarweedeh underscores the enduring power of heritage in the ongoing struggle for justice and peace in Palestine.

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=cmHm8zju41E&t=1s

      ▻https://www.arabamerica.com/reviving-palestinian-tarweedeh-in-modern-music

      –-> References to mountains, fire, and gazelles evoke themes of strength and passion, resonating with historical narratives of endurance and struggle. These symbolic motifs not only affirm a cultural identity but also foster a sense of unity among listeners through shared heritage.

      #montagne #feu #gazelles

  • Women in politics face more personal, sexualised attacks than men, a recent analysis shows

    Online spaces, and social media in particular, are forums for vigorous political debate. They provide a space for members of the public to express political opinions, organise, and sometimes even interact directly with politicians. While they clearly have democratising potential, these platforms have also become fertile ground for hate speech, toxic interactions and online violence.

    By analysing over 3.2 million responses on X (formerly Twitter) to 88 candidates for the 2024 European Parliament elections, our team at the European Commission’s Joint Research Centre have found significant differences in how women and men in politics get treated online.

    Applying a toxicity detection algorithm called Perspective API, we studied both the volume and types of “toxic” replies received by different candidates. The algorithm’s toxicity score ranges from zero to one. It estimates the likelihood that a reader would perceive text as toxic, and defines toxicity as “a rude, disrespectful, or unreasonable comment that is likely to make you leave a discussion”.

    Almost 80% of the candidates studied, who were from France, Ireland, Italy, Portugal, and Spain, received toxic replies, but the raw numbers showed a real and measurable gender gap: women candidates received more toxic replies in absolute terms than their male counterparts.

    However, accounting for differences in the overall number of replies for each post, the gender difference in the proportion of toxic replies was no longer statistically significant. Women posted less than men and yet were addressed more. In other words, their accounts attracted more attention overall, toxic and benign alike.
    2,700 toxic messages

    To conduct our analysis, we gathered posts mentioning each candidate, then narrowed the data to focus on replies to the candidates’ posts. The toxicity detection algorithm scored each post for toxicity, flagging anything above a given threshold for closer inspection.

    Once the algorithm had done its work, we turned to what the messages actually said, manually coding nearly 2,700 of the most clearly toxic replies. These were messages where the automated tool registered the highest probability of toxicity, meaning nine out of ten human raters would agree they were toxic.

    The content of the posts clearly showed that women and men face vastly different attitudes once they enter the realm of politics.

    “Shut up and do the dishes”

    Of these clearly toxic replies, 71% were directed at women candidates. The content was strikingly different from what male politicians faced. Female candidates were subjected to personal degrading attacks, sexist slurs, sexually explicit remarks, and repeated attempts to silence them or question their right to occupy political space. One in four received comments of a sexual nature.

    Male politicians were not spared abuse, but the insults they faced tended to focus on their political decisions, their professional conduct, or their character – accusations of corruption, dishonesty, or incompetence. The targets were their actions, not their presence in public life.

    This distinction matters. When abuse is identity-based rather than policy-based, it sends a fundamentally different message: not “I disagree with you,” but “you do not belong here.” This reflects what scholars call “semiotic violence” – harm carried out through language and symbols that works to delegitimise women as political actors.

    More insults, stacked together

    The analysis went further by measuring what we called “toxicity intensity” – the number of abusive elements bundled into a single reply. A message targeting a woman might combine a sexist insult with a sexual threat, a reference to mental illness, and a demand that she leave politics entirely. We found that 62% of toxic replies to women contained two or more such elements. By contrast, 52% of toxic replies to men had only one.

    Multiple simultaneous attacks carry a higher psychological impact than a single insult, sending a collective signal that a woman’s presence in the political space is unwelcome.

    The data also revealed that female candidates from left-leaning political groups attracted higher volumes of toxic replies. This pattern mirrors findings from studies of elections in Brazil, suggesting that gender and political ideology intersect in ways that increase abuse.
    A global problem

    The study adds to a growing body of evidence that online hostility toward women in politics is not limited to a single country, platform, or political culture. Research from Sweden, New Zealand and the Netherlands has documented the same gendered patterns: women do not always receive more abuse in sheer volume, but what they receive is more personal, more sexualised, and aimed at denying their right to hold office.

    The consequences are real. Scholars have linked online abuse to reduced re-election ambitions among female politicians, self-censorship, and women withdrawing from digital spaces altogether. When abuse shapes who runs for office, it shapes who governs.

    The European Union has begun taking steps to combat this. A new directive on violence against women criminalises cyberstalking and harassment across all EU countries. The Digital Services Act, which came into effect in 2024, also requires large platforms to identify and mitigate risks to democratic processes, including gender-based harms.

    These measures are necessary, but they are not enough. Social media platform moderation policies should account for gendered abuse – not only its volume – and invest more in detection tools that understand context and local language. Continuous monitoring is also necessary. Online abuse adapts, and responses must evolve with it.

    The bottom line is this: women in politics are not simply subjected to a louder version of the abuse men face. They face a different phenomenon that operates through personal denigration, sexualisation, and the systematic erasure of their right to be there at all. Understanding that difference is the first step towards addressing it.

    ▻https://theconversation.com/women-in-politics-face-more-personal-sexualised-attacks-than-men-a-
    #femmes #politique #discriminations #harcèlement #attaques_sexualisés #genre #réseaux_sociaux #violence #toxicité #hate-speach #insultes #espace_public #débat_public

  • États-Unis : l’hécatombe des Amérindiennes sort progressivement du silence médiatique - RFI
    ►https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260817-%C3%A9tats-unis-l-h%C3%A9catombe-des-am%C3%A9rindiennes-sort-progressiv

    (...) En 2025, le FBI reçoit chaque année plus de 5 000 signalements de femmes autochtones disparues ou assassinées. Mais faute de données complètes, le nombre réel de femmes et de filles autochtones disparues ou tuées reste inconnu à l’échelle nationale, souligne l’ONG Centre national de ressources pour les femmes autochtones (NIWRC). Ces affaires sont aussi moins résolues que la moyenne : selon l’Urban Indian Health Institute, dans l’État de Washington, les populations natives représentent moins de 2% des habitants mais 5% des dossiers non élucidés.

    De l’autre côté de la frontière, au Canada, on estime qu’entre 2009 et 2021, le taux d’homicide des femmes et des filles amérindiennes, métisses et inuites était six fois plus élevé que le reste de la population.

    Derrière ces chiffres, une réalité quotidienne glaçante : « Chaque famille ou presque connaît une femme disparue ou assassinée », pointe Sabrina Van Tassel. Un phénomène massif, ancien, longtemps absent de l’espace médiatique et politique, qui commence à n’être évoqué que depuis le milieu des années 2010. (...)

  • Yvette Roudy, ancienne ministre des « Droits de la femme » de Mitterrand est morte à l’âge de 97 ans - L’Humanité
    ▻https://www.humanite.fr/politique/assemblee-nationale/yvette-roudy-ancienne-ministre-des-droits-de-la-femme-de-mitterrand-est-mor

    La cause des femmes aura été, jusqu’au bout, sa boussole. Yvette Roudy s’est éteinte ce mardi 18 août à l’âge de 97 ans. En 1981, cette socialiste normande est nommée par François Mitterrand à la tête du premier ministère de l’histoire française consacré aux Droits de la femme (1981-1986).

    La nouvelle présidence envoie ainsi valdinguer le précédent intitulé – secrétariat d’État à la Condition féminine et à la famille – et ses relents gaullo-giscardiens très « vieille France ». À ce poste, Yvette Roudy marque de son empreinte plusieurs textes majeurs, parmi lesquels la loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (dite loi Roudy), le remboursement partiel de l’IVG et l’instauration du 8 mars comme Journée des droits des femmes.

    À l’époque, l’entrée au gouvernement de cette féministe, signataire en 1971 du « Manifeste des 343 salopes », signe un changement de perspective. Mais pour Yvette Roudy, rien n’est allé de soi : la jeune fille, née Saldou en 1929 à Pessac, en Gironde, grandit dans un milieu ouvrier et perd sa mère à l’âge de 12 ans. À 17 ans, elle se retrouve contrainte de travailler comme dactylographe dans une conserverie de poisson.

    Son père lui refuse le droit de poursuivre ses études après l’obtention de son certificat. « En vérité, c’est grâce à lui que je suis devenue féministe, je crois ! » dira Yvette Roudy des années plus tard. Malgré cette chape de plomb d’une famille fidèle à la France conservatrice des années 1950, la jeune femme refuse de renoncer à une carrière professionnelle. En Écosse, où elle vit un temps avec son mari, elle prend des cours par correspondance pour passer son baccalauréat.
    À l’origine du « Manifeste pour la parité »

    De retour en France en 1955, le couple Roudy s’installe Paris et Yvette passe l’épreuve. C’est là qu’elle rencontre l’écrivaine Colette Audry, ancienne résistante et vice-présidente du Mouvement démocratique féminin (MDF). Elle y adhère et traduit même la Femme mystifiée, l’ouvrage de la célèbre féministe américaine Betty Friedan. En 1973, elle rend donc public son avortement en figurant parmi les 343 signataires du manifeste de Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, dans une société où l’avortement, toujours considéré comme un crime, est puni par la loi.

    Au PS, elle soutient François Mitterrand, détonne en faisant le lien entre féminisme et socialisme, sans toutefois remettre en cause le système capitaliste, dont elle s’accommode. « Seulement, le socialisme a été conçu, théorisé, élaboré par des hommes qui sont naturellement imprégnés de toute une idéologie patriarcale », nuançait-elle.

    Députée européenne (1979-1981), elle est à l’origine de la publication dans l’Express du « Manifeste pour la parité », cosigné notamment par Simone Veil, visant à établir une parité stricte dans les partis politiques, à l’Assemblée et au gouvernement. Sur le front économique, elle donne son nom, en 1983, à la première loi sur l’égalité professionnelle. Le but ? Limiter un certain nombre de disparités de genre (écarts de salaires, temps partiel occupé majoritairement par des femmes, omniprésence des hommes aux postes à responsabilité). Le texte veut aussi offrir aux syndicats la possibilité de négocier au sein de chaque entreprise des « plans d’égalité ». Dans le sillage de son engagement pour l’IVG, en 1981, elle propose le remboursement total de cette dernière par la Sécurité sociale.

    Mais la ministre des Droits de la femme se heurte vite au machisme : « J’ai failli y laisser ma peau », confiait-elle à l’Humanité, en 2019. François Mitterrand s’y oppose dans un premier temps. Elle essuie une pluie de critiques, venues de tous les horizons. « Qu’ils soient religieux, politiques, de droite ou même de gauche. Je les entends encore : ”Ce n’est pas à l’État de payer pour leurs erreurs (celles des femmes) !”, ”L’avortement ne doit pas devenir un moyen de contraception !”, ”Si on rembourse tout, les femmes ne seront jamais responsables d’elles-mêmes !” (…) Inutile de préciser que jamais, dans ces débats, n’étaient évoqués la masculinité, le refus des hommes de se protéger, le préservatif et ses possibles défaillances », retraçait-elle en 2020 dans son ouvrage Lutter toujours (Robert Laffont).
    « Il y a aujourd’hui un mouvement social très hostile au féminisme »

    Yvette Roudy va défier cette misogynie et maintenir la pression sur François Mitterrand. Pour elle, le remboursement total de l’IVG est une question de justice sociale. Les femmes précaires n’ont pas les moyens de payer un médecin, ni de faire des kilomètres en voiture ou en train pour trouver un hôpital pratiquant cet acte médical. Sensible à cet argument, l’ancien président de la République finira par accepter un remboursement de l’avortement à hauteur de 75 % par la Sécurité sociale. En 1982, les députés socialistes et communistes permettent l’adoption du texte.

    Yvette Roudy remporte une bataille, mais pas la guerre. En 1983, après un nouveau déferlement de haine misogyne à son encontre, elle échoue à faire adopter son projet de loi antisexiste qui concerne la représentation des femmes dans la publicité. Surtout, la loi non contraignante de 1983 sur l’égalité professionnelle est loin d’avoir supprimé les écarts salariaux entre les femmes et les hommes. L’une de ses dispositions phares, le rapport sur l’égalité hommes-femmes obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés, a même été supprimée… Sous François Hollande.

    « Il faut que les femmes se mobilisent (pour l’égalité salariale), déclarait-elle dans nos colonnes en 1999. Qu’elles entreprennent des actions auprès du gouvernement comme savent le faire les agriculteurs et les chasseurs. Les Françaises sont trop gentilles. En politique, ce sont les rapports de force qui comptent. »
    « Le remboursement de l’IVG, la parité, l’égalité pro c’est elle »

    Sur la parité, la situation a évolué dans le bon sens, mais des freins structurels persistent : les partis politiques, de gauche et surtout de droite, continuent d’investir des candidates dans des circonscriptions ingagnables. De #MeToo, qu’elle soutenait, au retour de bâton sexiste, Yvette Roudy était consciente que la lutte devait se mener tous les jours, sur tous les fronts. Dans l’Humanité, en 2019, la socialiste passait le témoin : « Il y a aujourd’hui un mouvement social très hostile au féminisme, mais j’ai fait ma part, je me suis battue, je laisse les nouvelles féministes faire le travail. »

    Plus récemment, en 2019, Yvette Roudy, se revendiquant du féminisme universaliste, s’est distinguée par ses positions controversées sur le voile dont elle souhaitait interdire le port. « Elle n’existe plus la gauche, déclarait-elle dans un entretien accordé au Point. En ce qui concerne la laïcité, il est clair que la gauche n’a pas les idées claires sur ce sujet. Elle n’écoute pas les vraies féministes, qui pourraient lui expliquer que le voile représente un grand recul et qu’il ne faut pas être dupe ».

    À l’annonce de son décès, l’Assemblée des femmes, association qu’elle a elle-même créée, dont l’objectif est d’inscrire la parité dans la Constitution et les institutions, a salué « une très grande femme politique » : « le remboursement de l’IVG, la parité, l’égalité pro c’est elle ». « Dans un univers masculin et misogyne, déterminée et habile, elle a imposé ses combats. Son dernier livre s’intitulait « lutter toujours ». C’est ce que nous ferons, avec l’Assemblée des femmes qu’elle a créé et que j’ai l’honneur de présider aujourd’hui », a réagi Laurence Rossignol, sénatrice socialiste du Val-de-Marne.

    « Féministe, socialiste, femme de convictions et de combats, elle n’a jamais cessé de défendre ses idées, a salué l’ancien président de la République, François Hollande. Je salue sa mémoire et adresse mes pensées à sa famille et à ses proches ».

    Le fondateur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a lui aussi fait part de sa « tristesse ». « Puisse sa mémoire rester vivante comme symbole des militantes qui ont assuré l’éveil à la conscience féministe de nombre de femmes par son exemple et de nombre d’hommes par ses interventions », a-t-il communiqué sur X.

    Najat Vallaud-Belkacem, ex-ministre socialiste, a aussi présenté ses « condoléances à ses proches et à tous ceux qui l’ont aimée » : « J’en faisais partie et n’ai jamais rien oublié des combats qu’elle a menés et des portes qu’elle a ouvertes pour toutes les autres ».

  • Toutes les fois où le RN a voté contre les droits des femmes
    ▻https://bonpote.com/toutes-les-fois-ou-le-rn-a-vote-contre-les-droits-des-femmes
    Contraception, IVG, violences sexistes et sexuelles, égalité salariale… Dans un travail inédit, Bon Pote a passé au peigne fin la totalité des 194 amendements et propositions de lois sur les droits des femmes qui ont été votés à l’Assemblée entre le mois de juin 2022 (début de la 16ème législature) et la fin de l’année 2025, afin de confronter les discours du premier groupe politique à l’Assemblée nationale (depuis juillet 2024) à la réalité de ses votes.

    Sommaire

    Non, le RN n’est pas le parti de “toutes les femmes de France”
    Le pire parti pour les droits des femmes ?
    Une politique nataliste teintée de xénophobie
    Contraception, IVG… Le RN réticent à renforcer les droits des femmes
    Santé des femmes : le profit avant tout ?
    Endométriose : un cas d’école d’“opportunisme” du Rassemblement National
    Violences sexistes et sexuelles : une approche sécuritaire et raciste
    Travail : la liberté des entreprises plus importante que l’égalité femmes-hommes ?
    À bas le genre : la bataille du RN en croisade contre le “wokisme”
    Le RN contre les femmes étrangères
    Le RN ne fait pas mieux au niveau européen
    Conclusion : un “féminisme” d’extrême droite ?
    Bonus : infographie

    #RN #femmes

  • « Il a tracé seul son chemin » : les #abandons en montagne, une forme de #violence_conjugale

    En #randonnée, #alpinisme ou #trail, des femmes se mettent à raconter comment leur ancien compagnon les a laissées seules en pleine montagne. Loin d’être anodins, ces abandons relèvent de mécanismes de domination.

    « Je l’ai vu partir de plus en plus loin, s’enfoncer dans la nuit jusqu’à disparaître complètement. » Presque dix ans après, Tina n’a rien oublié de cet ultra-trail de plusieurs jours dans les Pyrénées avec son ex-compagnon. Lors de la deuxième nuit, elle est épuisée tandis que lui accélère, sans se retourner. « Je me suis sentie trahie, je pleurais de rage, je n’ai pas compris comment il a pu faire passer son désir de compétiteur avant le reste. Ce n’était pas de la peur — la montagne je connais. Mais on était partis à deux, on était censé compter l’un sur l’autre », dit-elle.

    Tina poursuit sa course seule et retrouve plusieurs heures plus tard son ex-compagnon sur une base de vie « comme si de rien n’était ». Profondément marquée par cet abandon, cet épisode a pesé dans sa décision de le quitter quelques mois plus tard. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas quelqu’un sur qui je pouvais compter, même dans la vie de tous les jours. En montagne, les personnalités se révèlent plus vite, on ne peut plus se cacher derrière des apparences. »

    Comme Tina, une quinzaine de femmes ont répondu à l’appel à témoignages lancé par Reporterre pour raconter des expériences similaires d’abandon en randonnée, en trail ou en alpinisme. Presque toutes expliquent qu’elles étaient à l’époque dans une relation toxique avec leur ex-partenaire et la quasi-totalité d’entre elles estiment que ces abandons s’inscrivent dans un #continuum_de_violences.

    En février, après la condamnation d’un alpiniste autrichien pour avoir laissé sa compagne près du plus haut sommet du pays, où elle est morte de froid quelques heures plus tard, les témoignages de femmes laissées en montagne se sont multipliés sur les réseaux sociaux sous l’expression « #Divorce_alpin » [1]. En les voyant, Mathilde s’est rendu compte qu’elle n’était pas un cas isolé. « Je me suis sentie reconnue, j’ai compris que ce n’était pas moi le problème, que c’était une #violence_systémique », explique la jeune femme.

    Son ex-compagnon l’a laissée à quelques centaines de mètres du sommet du Mont-Blanc alors qu’ils grimpaient ensemble. « J’étais épuisée, transie de froid et il s’est désencordé pour battre un record sur [l’application] Strava en gardant l’eau et la nourriture avec lui », raconte-t-elle. Mathilde est finalement redescendue avec un groupe d’alpinistes qu’elle ne connaissait pas, croisé à ce moment-là. « Cet épisode a été comme un électrochoc d’une relation que je ne voulais pas voir dysfonctionnelle, je l’ai quitté du jour au lendemain. »

    Ce n’était pas une première : « Il nous mettait souvent en #danger parce que seule la #performance comptait. Moi aussi j’aime les sensations fortes, mais je le suivais naïvement car il avait plus d’expérience et dès que je tentais de freiner, je passais pour la relou trop prudente. »

    Les deux avaient déjà été secourus par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) lors d’une sortie et Mathilde ne compte plus les fois où elle se mettait à pleurer tant l’engagement dépassait ses limites. « Je ne sais toujours pas pourquoi je continuais à le suivre. Sans doute l’espoir que, cette fois, ce serait différent, qu’il me prendrait en compte. »

    « J’ai fini par appeler les secours »

    Pour Sophie [2], l’évènement remonte à plus de dix ans, dans les Pyrénées. Son conjoint l’a laissée seule avec leur fils de 9 ans en pleine montagne sans eau, ni carte, en pleine montée. « Le matin, il m’avait annoncé une randonnée de quatre ou cinq heures, mais à midi, il m’a dit qu’il fallait encore marcher quatre ou cinq heures. Comme ce n’était pas ce que nous avions convenu, une dispute a éclaté et il est parti », raconte Sophie, qui n’est pas une grande sportive et n’a pas une grande connaissance de la montagne, contrairement à son mari.

    « J’ai eu très #peur, j’ai fini par appeler les secours pour me géolocaliser. Ils ne pouvaient pas nous orienter et ont proposé de venir nous chercher, mais j’ai refusé, nous n’étions pas blessés mais en détresse émotionnelle. » Avec son fils, elle finit par retrouver son chemin et les deux arrivent exténués après dix heures de marche. « Mon conjoint était là, à nous attendre sans voir où était le problème. » Après ça, Sophie a mis un moment à retourner en montagne avec lui. Depuis qu’elle a recommencé, elle prend bien soin de vérifier l’itinéraire, et d’utiliser une application de randonnée indiquant la difficulté du parcours.

    Laurine, elle, n’a pas ressenti de peur immédiate lorsque son ex-compagnon l’a laissée seule en randonnée dans la montagne en Italie il y a trois ans. « Sur le chemin du retour alors que nous étions encore en haut et sans réseau, il a décidé de tracer seul son chemin à travers le flanc de montagne. Je ne pouvais pas le suivre, c’était ma première activité physique depuis mon entorse à la cheville », se souvient-elle. Sportive, malgré sa blessure, elle réussit à rentrer sans encombre. Mais la nuit qui a suivi, elle a été victime d’un viol conjugal.

    « Cet épisode me fait réaliser aujourd’hui à quel point j’étais dans une relation toxique. Avec le recul et en voyant tous les témoignages de femmes laissées en montagne, j’ai réalisé que cet abandon préparait le terrain pour le viol qui suivrait. Cela fait partie d’un système de violences. »

    Un constat partagé par des associations spécialisées. L’Union nationale des familles de féminicides estime aussi que cette pratique est bien une violence conjugale. « Abandonner sa compagne dans un endroit isolé ne relève pas d’un désaccord sur le rythme, d’une blague. C’est une #mise_en_danger pour punir, humilier ou affirmer sa domination. Ce n’est pas de l’amour. C’est une violence. »

    Une analyse que rejoint la sociologue Johanna Dagorn, chercheuse à l’université de Bordeaux. L’expression « Divorce alpin », largement reprise sur les réseaux sociaux, lui paraît d’ailleurs problématique : « Cela sonne presque exotique, alors qu’il s’agit de quelque chose de dramatique. »

    Mettre en #insécurité pour humilier

    Dans ses recherches, elle identifie des mécanismes similaires au-delà de la montagne : « abandonner sa compagne dans un milieu isolé, que ce soit en montagne ou sur le bord d’une route, c’est la mettre en insécurité pour l’humilier et affirmer une forme de domination, explique-t-elle. Ces comportements s’inscrivent dans une logique de contrôle coercitif, visant à montrer à l’autre qu’elle peut être laissée seule, vulnérable. » Et en montagne, cette violence prend une dimension particulière : « C’est un milieu où l’on est peu de choses, où la solidarité est essentielle. »

    Elle décrit un mécanisme en plusieurs temps : d’abord une mise sous tension — accélérer, distancer — puis l’abandon, avant une phase de #minimisation ou de #déni : « Ne pas donner d’explication, c’est banaliser ce qu’il s’est passé et nier la peur de l’autre. »

    Pour Johanna Dagorn, l’argument de la #performance_sportive ne tient pas : « Si l’objectif est uniquement la performance, on part avec des personnes du même niveau. Ici, il y a une intention de rabaisser, de montrer à l’autre qu’elle n’est pas à la hauteur. » Ces actes s’inscrivent ainsi dans un continuum de violences : « Dans la quasi-totalité des cas d’abandons sur l’autoroute que j’ai étudiés, il existait déjà d’autres formes de violences. »

    L’éternelle seconde de cordée

    Cette lecture en termes de violences conjugales peut aussi être éclairée par une analyse des rapports de pouvoir à l’œuvre dans ces situations. Ainsi, pour la sociologue Rozenn Martinoia, « celui qui décide d’abandonner exerce un pouvoir sur l’autre ». Ce #pouvoir repose autant sur des ressources que sur des perceptions. « Les femmes ont souvent été moins formées et surtout plus amenées à douter d’elles-mêmes », souligne-t-elle.

    Dans ce contexte, l’abandon vient renforcer une #asymétrie déjà installée : « On minore les compétences des femmes et elles finissent par intérioriser une forme d’infériorité. » Et en montagne, cet effet est accentué par l’#isolement, le danger et l’engagement physique, car « c’est un milieu où les personnalités se révèlent vite, parfois sans témoin ».

    Face à ces inégalités, les groupes de femmes en #non-mixité se développent de plus en plus. Lead The Climb, Premières de cordée, Girls in Bleau, Copines de rando, Pyr’elles, Womens mountain club… « Ces espaces permettent de renforcer leur confiance et leur compétence et d’expérimenter le rôle de leader. » Ce qui montre encore une fois que ce sont aux femmes de s’adapter.

    ►https://reporterre.net/Il-a-trace-seul-son-chemin-les-abandons-en-montagne-une-forme-de-violenc
    #montagne #domination #sexisme #genre #femmes #abandon #humiliation

  • More women die in heatwaves, but biology ’isn’t main cause’
    ▻https://www.dw.com/en/more-women-die-in-heatwaves-but-biology-isnt-main-cause/a-78187451

    Across the board, he says, women spend 30% to 50% more of their working time above heat-stress thresholds than men. In construction, when comparing men and women doing the same job, the figure rises to around 50%.

    The reasons, he says, are structural. Women often wear more clothing for the same job. Men are more confident asking for breaks. And where men’s work is visibly strenuous, it’s recognized as a heat risk and rewarded with rest. But women’s work is steadier, less obviously punishing, and gets no such relief.

    Parsons compares it to the difference between a plane crash and asbestos exposure: One is a sudden, visible catastrophe, the other a slow, constant harm that’s easy to miss. “Male heat stress tends to be this taller risk, where you get relatively visible moments of physical distress that can be managed,” he says. “Female heat stress is constantly there, but much less visible, because it doesn’t have those same obvious peaks in the working day.”

  • Migration des femmes : l’ONU tire la sonnette d’alarme et appelle à une refonte des politiques au Sénégal
    ▻https://www.dakaractu.com/Migration-des-femmes-l-ONU-tire-la-sonnette-d-alarme-et-appelle-a-une-ref

    Migration des femmes : l’ONU tire la sonnette d’alarme et appelle à une refonte des politiques au Sénégal
    À l’occasion d’une consultation nationale organisée à Dakar dans le cadre du programme « Rendre la Migration Sûre pour les Femmes au Sénégal et en Afrique de l’Ouest », ONU Femmes a lancé un appel en faveur d’une gouvernance migratoire plus inclusive, plaçant les droits, la sécurité et l’autonomisation des femmes migrantes au cœur des politiques publiques. Réunissant autorités, organisations de la société civile, syndicats, chercheurs et partenaires techniques, la rencontre vise à renforcer la protection des femmes migrantes et à promouvoir une migration de travail sûre et digne.
    Dans son discours d’ouverture, la Représentante résidente d’ONU Femmes Sénégal a rappelé que les migrations en Afrique de l’Ouest concernent avant tout les déplacements internes et intrarégionaux, loin de l’image souvent associée aux traversées vers l’Europe. Elle a souligné que les femmes représentent près de 47 % des migrants de la sous-région et contribuent activement au développement économique, notamment à travers le commerce transfrontalier, l’agriculture, les services et les transferts de revenus vers leurs familles.
    Malgré cette contribution, ONU Femmes estime que les femmes migrantes demeurent confrontées à de nombreuses vulnérabilités. Travaillant majoritairement dans le secteur informel, elles sont davantage exposées à l’exploitation, aux discriminations, aux violences, au harcèlement ainsi qu’aux risques de traite des personnes. L’organisation a également mis en avant le poids économique de la migration, rappelant que les transferts de fonds de la diaspora vers le Sénégal ont atteint près de 3 milliards de dollars en 2023, soit 9,4 % du PIB selon la Banque mondiale.
    À travers cette consultation, ONU Femmes souhaite recueillir les contributions des différents acteurs afin d’identifier des solutions concrètes pour améliorer la protection des femmes migrantes, renforcer leur accès au travail décent et à la protection sociale, et produire des données plus fiables pour orienter les politiques publiques. L’organisation appelle à une mobilisation collective afin de faire de la migration un véritable levier d’autonomisation des femmes et de développement durable au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#femme#politiquemigratoire#sante#droit#migrationirreguliere

  • Féminicides en Suisse : la #violence à huis clos

    Le nombre de #meurtres commis sur des femmes dans le contexte domestique a atteint un nouveau record en 2025. La Confédération et les cantons ont pris des mesures pour freiner cette violence et mieux protéger les victimes. Mais la Suisse en fait-elle assez ?

    Binningen (BL) : le 13 février 2024 vers midi, un homme de 41 ans frappe son épouse de 38 ans au visage et l’étrangle dans leur maison. Il découpe le cadavre pour le faire disparaître. Le couple, parent de deux enfants en bas âge, était sur le point de se séparer. Corcelles (NE) : dans la nuit du 20 août 2025, une femme de 47 ans et ses deux filles meurent poignardées chez elles. L’ex-mari, âgé de 52 ans, attire rapidement l’attention des enquêteurs. Grabs (SG) : le 26 avril 2026, une femme de 71 ans succombe dans sa villa. La police arrête son époux, âgé de 67 ans.

    Trois lieux, trois années, trois meurtres. Qui montrent à quel point le cadre domestique peut être dangereux pour des femmes de tout âge, même dans un pays aussi paisible que la Suisse. La violence exercée par les conjoints ou ex-conjoints commence peu à peu à interpeller la société et le monde politique, mais ces crimes ne sont plus des actes isolés depuis longtemps. En Suisse, une femme meurt toutes les deux à trois semaines en moyenne dans un contexte de violence domestique. En 2025, avec 25 femmes et filles tuées, un nouveau record a été atteint depuis qu’on a commencé, en 2009, à recenser ces meurtres séparément. En tout, 55 homicides ont été commis en Suisse l’an dernier.

    Le gouvernement s’inquiète

    La violence domestique n’épargne pas les hommes. Mais pour ce qui est des meurtres, le tableau est clair : plus de 90 % des victimes sont des femmes, les auteurs étant majoritairement des hommes. Le chiffre record de 2025 a inquiété le gouvernement. « Cela ne peut pas continuer ainsi », a déclaré la ministre de l’intérieur, Elisabeth Baume-Schneider. Le ministre de la justice, Beat Jans, a souligné qu’aucun autre délit ne fait autant de victimes que la violence contre les femmes. Au milieu de 2025 déjà, une commission de représentants de la Confédération, des cantons et des communes a arrêté des mesures urgentes. Les régions ont par exemple été invitées à collaborer pour offrir des places aux femmes dans les #refuges.

    Nora Markwalder, professeure de droit pénal à l’Université de Saint-Gall, ne constate aucune hausse durable du nombre de féminicides. Mais elle trouve tout de même cette « tendance stable » préoccupante. Tandis que les meurtres entre hommes, commis lors de sorties, de disputes ou dans le milieu criminel, ont fortement reculé en Suisse ces dernières décennies, le nombre de femmes tuées par leur conjoint est resté constant. « Cela interroge », note la criminologue.

    Pas un « drame familial »

    Le terme de « féminicide » fournit une piste de réflexion. Popularisé dans les années 1970 par la sociologue américaine Diana Russell, il renvoie à la dimension sociétale de ces crimes. D’après une définition de l’ONU de 2012, les féminicides sont les meurtres commis sur des femmes dans un contexte domestique. Des analyses montrent qu’ils sont souvent liés, chez leurs auteurs, à une volonté de #domination, un sentiment de #possession et des #stéréotypes de #genre. Les séparations sont des phases à haut risque. « Près de la moitié des meurtres sont commis pendant ou après la #séparation », explique Nora Markwalder.

    En Suisse, le féminicide n’est pas un terme juridique. Des groupes de défense des droits des femmes, des responsables politiques et le projet de recherche stopfemizid.ch l’utilisent depuis quelque temps pour mettre ces affaires en lumière. Les médias et les autorités l’emploient aussi de plus en plus. Pour Nora Markwalder, il décrit la réalité : « Il s’agit d’un meurtre, pas d’un drame familial ou d’un crime passionnel, comme on le désignait souvent auparavant pour minimiser sa gravité. »

    Nouveau numéro d’aide aux victimes

    La Suisse a longtemps estimé que ce qui se passait chez les gens ne concernait pas l’État. La violence domestique – viols, voies de fait et menaces – n’est un délit officiel que depuis 2004. Des politiciennes de tous bords se sont battues pour que des mesures soient prises contre la violence faite aux femmes. En ratifiant la Convention d’Istanbul en 2018, la Suisse s’est engagée à agir. Une « feuille de route » de la Confédération et des cantons a porté de premiers fruits : au printemps de 2026, une ligne nationale d’aide aux victimes a été mise en place, le 142. Les cantons ont renforcé leur gestion des menaces pour détecter précocement la violence. Car le féminicide est souvent le point final d’une spirale de violence, comme l’a montré une analyse de la Confédération.

    Désormais, la police s’adresse de manière ciblée aux auteurs de violences. Des cantons testent le bracelet électronique pour interdire les contacts. La Confédération a lancé une campagne de prévention afin de sensibiliser la population à la violence domestique. Des modifications législatives sont envisagées, notamment dans le droit régissant la détention d’armes. En 2025, une étude de l’Université de Saint-Gall a montré que les meurtres domestiques sont souvent commis au moyen d’armes à feu en Suisse, surtout si les auteurs sont âgés. Il faut savoir que les Suisses peuvent conserver leur arme militaire même après avoir été libérés de l’obligation de servir.

    Critiques et exigences

    Les défenseurs des droits des femmes et les partis de gauche reprochent à la Suisse de ne pas appliquer assez rigoureusement la Convention d’Istanbul, malgré les progrès accomplis. Les refuges pour les femmes manquent d’argent, et la protection des femmes varie fortement d’un canton à l’autre. À droite, l’UDC estime que la violence domestique est surtout un problème de migrants. Elle exige des peines plus lourdes et des expulsions systématiques.

    La Confédération et les cantons prévoient de déployer une nouvelle stratégie nationale contre la violence domestique et sexuelle en 2027 afin d’harmoniser les mesures et de tenir compte de la violence numérique. Le Parlement a en outre commandé une étude de faisabilité pour une tenue de statistiques sur les féminicides, y compris hors du contexte domestique.
    Un procès marquant

    Dans l’affaire de Binningen, le procès de première instance s’est tenu en mai 2026. Il a fait apparaître la dynamique destructrice de la violence domestique. La Cour pénale de Bâle-Campagne a condamné l’époux à la perpétuité pour assassinat et atteinte à la paix des morts, estimant que, mortifié par la perspective d’une séparation et mû par un besoin de contrôle, par la vengeance et la colère, ce dernier avait aussi tué sa femme pour dissimuler les faits de violence conjugale. Le président du tribunal a parlé d’un problème de société : « Il s’agit là d’un féminicide. » Des membres de la famille, des amis et des militantes ont rendu hommage à la victime en formant une chaîne humaine devant le tribunal.

    ▻https://www.swisscommunity.org/fr/nouvelles-et-medias/revue-suisse/article/feminicides-en-suisse-la-violence-a-huis-clos
    #féminicides #genre #femmes #Suisse #violence_domestique #statistiques #chiffres

  • Immigration : l’Insee rétablit la vérité sur les flux migratoires et bat en brèche l’#intox de la « submersion migratoire »

    L’Institut national de la statistique a publié, jeudi 4 juin 2026, sa dernière étude sur les immigrés en France. Une parution d’utilité publique, face aux flux continus de désinformations sur le sujet.

    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a levé le voile, jeudi 4 juin, sur sa dernière radiographie de l’immigration en France. À l’heure où des milliardaires comme Elon Musk relaient complaisamment sur leur réseau le fantasme xénophobe d’un « quadruplement » de la population étrangère en Europe, ces nouvelles données sonnent comme un rappel à l’ordre.

    En 2025, selon l’Insee, la France compte 8 millions d’immigrés, soit 11,6 % de sa population totale. Parmi ces 8 millions d’immigrés, un tiers, soit 2,6 millions, a déjà acquis la nationalité française et n’est donc plus comptabilisé comme étranger. Une précision importante à rappeler car souvent, l’extrême droite aime jeter le flou en semant la #confusion dans le #vocabulaire. Lorsque l’Insee emploie le terme « immigré », elle évoque une personne née étrangère à l’étranger, tandis que le terme « étranger » définit simplement le fait de ne pas posséder la #nationalité française.

    La « subversion migratoire » battue en brèche

    L’augmentation de la part d’immigrés dans la population est réelle depuis 1999, mais demeure très progressive. Surtout, loin des vagues de la « submersion migratoire » fantasmée, les flux sont en décélération. En 2024, 313 000 immigrés sont arrivés en France, un chiffre en net recul par rapport aux 347 000 entrées enregistrées en 2023.

    Les flux retrouvent ainsi leur niveau d’avant la crise sanitaire de 2020, absorbant le pic exceptionnel de 2022 – lié à l’accueil des réfugiés qui fuyaient la guerre en Ukraine. L’Insee précise par ailleurs que cette baisse de 10 % des arrivées en un an concerne des personnes originaires de toutes les régions du monde, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Asie… ou de l’Europe.

    Balayant d’un revers de main les clichés, l’étude révèle la #surqualification de ces femmes, hommes et enfants qui rejoignent notre territoire. Plus de la moitié, 51 %, des immigrés de plus de 25 ans arrivés en 2024 sont diplômés de l’enseignement supérieur.

    Ce chiffre grimpe même à 54 % pour les personnes originaires du Maghreb. Ces personnes s’intègrent, en outre, presque immédiatement dans la vie sociale et économique. 55 % des nouveaux arrivants de plus de 15 ans sont en emploi ou en études dès le début de l’année 2025, indique le rapport de l’Insee.

    Le visage de cette immigration est aussi profondément féminin. Les #femmes représentent aujourd’hui 52 % des immigrés vivant en France et 53 % des arrivées enregistrées en 2024. Par ailleurs, 58 % des immigrés entrés en 2024 vivent en famille et près d’un quart des arrivants (22 %) sont des enfants qui, souvent, cherchent à rejoindre un parent déjà installé à l’issue de son parcours d’exil.

    Face au #vieillissement de la nation, l’Insee confirme que depuis 2022, l’immigration maintient le pays à flot sur le plan démographique, en compensant l’effondrement du #solde_naturel. Entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2023, la population résidant en France a crû de 322 000 personnes.

    Sur ce total, le #solde_migratoire a pesé pour 271 000 individus, sauvant littéralement un solde naturel (51 000 personnes) plombé par la hausse des décès. En somme, ces travailleuses et travailleurs, loin d’être la menace brandie sur les plateaux des chaînes Bolloré et dans les trends de la fachosphère, sont aujourd’hui les piliers stabilisateurs de notre société.

    ▻https://www.humanite.fr/politique/immigration/immigration-linsee-retablit-la-verite-sur-les-flux-migratoires-et-bat-en-br
    #INSEE #France #migrations #statistiques #chiffres #fact-checking #désinformation #préjugés #idées-reçues #démographie #afflux #invasion
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    • L’essentiel sur... les immigrés et les étrangers

      1. Combien y a-t-il d’immigrés ou d’étrangers en France ?

      En 2025, 8,0 millions d’ immigrés vivent en France, soit 11,6 % de la population totale. 2,6 millions d’immigrés, soit 33 % d’entre eux, ont acquis la nationalité française.

      La population étrangère vivant en France s’élève à 6,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population totale. Elle se compose de 5,3 millions d’immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française et de 1,0 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

      1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l’étranger. Avec les personnes immigrées (8,0 millions), au total 9,6 millions de personnes vivant en France sont nées à l’étranger, soit 14,0 % de la population.

      2. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

      En effectif et en pourcentage de la population totale, la population immigrée en France est plus élevée en 2025 qu’en 1946, 1975 ou 2010. L’évolution de la part des immigrés dans la population totale vivant en France n’est pas régulière. Après une diminution entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), elle a augmenté jusqu’en 1975 (7,4 %). Elle s’est ensuite stabilisée jusqu’à la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l’immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrés croît à nouveau plus rapidement que la population totale, du fait de l’augmentation de la population immigrée et de la baisse de la fécondité : la part d’immigrés passe ainsi de 7,3 % en 1999 à 11,6 % en 2025.

      La population étrangère vivant en France représente 9,1 % de la population totale en 2025, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

      Entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d’oeuvre nés de la reconstruction d’après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, l’immigration de travail a été ralentie. Depuis cette date, la part des femmes parmi les flux d’immigration a crû que leurs arrivées soient dues au regroupement familial ou à d’autres motifs (suivre des études, trouver un emploi, etc...). En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

      3. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

      En 2025, près de la moitié des immigrés vivant en France sont nés en Afrique (49,2 %) et près du tiers en Europe (30,3 %). Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l’Algérie (12,6 %), le Maroc (11,7 %), le Portugal (7,2 %), la Tunisie (4,9 %), l’Italie (3,5 %), la Turquie (3,5 %) et l’Espagne (3,0 %). Près de la moitié des immigrés sont originaires d’un de ces sept pays (46,3 %).

      4. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2024 ?

      En 2024, 313 000 immigrés sont entrés en France, contre 347 000 en 2023. 45,9 % des immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique, 26,6 % en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents pour les immigrés entrés en France en 2024 sont l’Algérie (7,9 %), le Maroc (7,4 %) et la Tunisie (4,8 %). Les pays et continents d’origine les plus représentés parmi les immigrés vivant en France (stock) et arrivés récemment (flux) sont les mêmes, mais ils représentent une plus faible proportion du flux que du stock : les pays d’origine des immigrés tendent donc à se diversifier.

      Depuis 2006, les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne entre 2006 et 2021, trois immigrés entrent sur le territoire tandis qu’un en sort, par exemple à la fin d’une expérience scolaire ou professionnelle en France, ou encore au moment de la retraite.

      ►https://www.insee.fr/fr/statistiques/3633212

  • Approvata la legge «Liberi di scegliere» per donne e minori in fuga dalle famiglie mafiose. Luigi Ciotti: «Enorme gioia, ora strumenti concreti»
    ▻https://lavialibera.it/it-schede-2753-approvata_legge_liberi_di_scegliere_donne_minori_in_fuga_

    Liberi di scegliere è legge. All’unanimità, il Senato ha dato il via libera definitivo alla proposta per tutelare donne e minori che decidono di allontanarsi da contesti mafiosi. "La legge approvata oggi è motivo di enorme gioia, per chi come noi da anni sperimenta i problemi di donne, bambini e ragazzi che cercano la propria libertà e dignità lontano dai contesti mafiosi di origine, a costo di affrontare minacce e rischi concreti – ha commentato Luigi Ciotti, fondatore di Libera e Gruppo Abele –. Oggi si apre una fase nuova, in cui siamo tutti chiamati a tradurre le parole della legge in strumenti concreti". Con Liberi di scegliere, un’altra via è possibile Liberi di scegliere, dal protocollo alla proposta di legge La legge istituzionalizza ed estende a tutto il (…)

    #MAFIE_●_RESISTENZE