• Comment écrire sur la « couleur » sans servir un imaginaire racial ?
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/kaoutar-harchi-comment-ecrire-couleur-sans-servir-imagi

    À partir de son expérience littéraire, Kaoutar #Harchi nous livre ses interrogations d’écrivaine : comment écrire dans un monde raciste et sexiste sans servir ce monde ? Comment conserver la souveraineté de sa sensibilité ? Comment se réapproprier un droit à l’imagination ?

    La question centrale que l’autrice se pose :

    Comment faire pour que mon texte sur la condition des femmes ne vienne pas renforcer l’imaginaire raciste ?

    #littérature #femmes #racisme #race #genre #écrivaine


  • Un lieu d’accueil pour les femmes victimes de violences fermé faute de budget
    https://www.bastamag.net/Un-lieu-d-accueil-pour-les-femmes-victimes-de-violences-ferme-faute-de-bud

    A Lorient, un lieu d’accueil de jour pour les femmes victimes de violences a fermé fin 2017, faute de budget. Malgré la constitution d’un collectif, une pétition, des manifestations, des rencontres avec les élus locaux et des demandes de rendez-vous auprès de la ministre Marlène Schiappa, les quelques dizaines de milliers d’euros nécessaires à la réouverture du lieu n’ont pu être débloqués. Une situation qui n’a malheureusement rien d’exceptionnel : partout en France, alors que la question est censée être (...)

    #Résister

    / #Féminisme, #Inégalités, #Justice, Santé , A la une

    #Santé_


  • La libéralisation de l’avortement promulguée en Irlande
    https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/la-liberalisation-de-l-avortement-promulguee-en-irlande_2946497.html

    Le président irlandais Michael Higgins a annoncé mardi 18 septembre avoir promulgué la #loi_constitutionnelle légalisant l’#avortement en #Irlande, à la suite d’un référendum historique en mai abrogeant l’interdiction constitutionnelle de l’#IVG dans ce pays catholique. Le ministre irlandais de la #Santé a indiqué sur Twitter qu’il soumettrait une législation visant à mettre en œuvre le droit à l’IVG dès « la semaine prochaine » au gouvernement, en vue de son examen parlementaire à partir d’octobre.

    #femmes #droit_des_femmes


  • Des employés américains de McDonald’s en grève pour dénoncer le harcèlement sexuel AFP - 19 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-employes-americains-de-mcdonald-s-en-greve-pour-denoncer-le-harcelem

    Des employés de McDonald’s dans dix villes américaines se sont mis en grève mardi pour protester, dans la lignée du mouvement #MeToo, contre le manque d’efforts faits par l’entreprise pour défendre ses employés contre le harcèlement sexuel.

    Ces salariés, qui occupent des emplois très souvent précaires, reprochent au géant de la restauration rapide de ne pas faire assez pour les protéger contre les attouchements ou les commentaires déplacés. 

    « Je suis en grève et je suis ici aujourd’hui pour demander un changement », a expliqué Theresa Cervantes, qui dénonce le harcèlement des managers sur les employés. 

    Cette jeune femme de 20 ans manifestait avec des dizaines d’autres employés, pour la plupart des femmes, devant le siège social de l’entreprise, à Chicago. 

    « Le harcèlement sexuel est un problème universel. C’est une maladie », a-t-elle appuyé.


    Des manifestants sont également descendus dans la rue dans des villes comme Kansas City ou Saint-Louis.

    Ce mouvement social intervient quatre mois après que plusieurs employées ont porté plainte contre l’entreprise devant l’EEOC, l’agence fédérale chargée de promouvoir l’égalité dans le monde du travail.

    « Nous ne pouvons plus accepter qu’un travailleur sur deux subisse de la violence sous la supervision » de McDonald’s, a déclaré Karla Altmayer, organisatrice de la manifestation à Chicago. 

    La chaîne de restauration rapide a affirmé dans un communiqué disposer de « politiques, procédures et formations strictes » pour prévenir le harcèlement sexuel.

    Elle a souligné avoir également embauché des experts en matière de prévention et de réaction « pour faire évoluer nos politiques afin que quiconque travaillant pour McDonald’s le fasse dans un environnement sûr chaque jour ».

     #mcdonald’s #harcèlement #sexisme #femmes #harcèlement_sexuel #culture_du_viol #travail #violence #metoo #violences_sexuelles #discrimination #mcdonald's #multinationale #USA


  • Belgique L’ULB appelle à rejeter tout simulacre de loi sur la sortie de l’IVG du code pénal Belga - 19 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_l-ulb-appelle-a-rejeter-tout-simulacre-de-loi-sur-la-sortie-de-l-ivg-du-

    Le conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a adopté lundi soir une motion relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), a indiqué mardi Nicolas Dassonville, porte-parole de l’université.

    Le CA s’est dit particulièrement inquiet de la tournure que prennent les débats parlementaires relatifs à l’IVG en Belgique. Alors qu’un texte sur l’IVG sera soumis mercredi matin au vote des parlementaires, l’université demande instamment par cette motion que, dans toute proposition législative qui serait adoptée, les femmes ne soient plus pénalisées pour un acte qui relève avant tout de la santé publique et d’un choix personnel. Le CA souhaite de plus que les recommandations des experts entendus au Parlement soient prises en considération, avant tout vote, de façon à abroger des conditions obsolètes d’application de la loi qui n’ont pour seul effet que d’infantiliser les femmes. Enfin, les députés sont appelés, à travers cette motion, à user de leur liberté de vote, liberté essentielle à la dignité parlementaire sur les questions éthiques en particulier.


    Pour rappel, aucune majorité n’a été trouvée pour dépénaliser de manière pleine et entière l’IVG. Les ambitions du texte de loi proposé par la majorité, adopté en première lecture en juillet par la Commission Justice de la Chambre et soumis au vote mercredi, sont bien moindres. Ainsi, il prévoit de sortir l’IVG du Code pénal mais de maintenir les sanctions pénales, sans allonger le délai légal de 12 à 18 semaines comme recommandé par les experts. Pour l’opposition, l’ULB et les 1600 manifestants descendus dans la rue le 9 septembre dernier à Bruxelles, la sortie de l’IVG du code pénal n’est plus qu’une apparence trompeuse, le texte ayant été entièrement vidé de sa substance.

    #IVG #Droit #loi #femmes #infantilisation #Belgique #parlement #code_penal


  • La #famille, un nouvel idéal ?

    Depuis les années 1960, le taux de #divorce en Occident augmente chaque année. En parallèle, de nouveaux #modèles de familles, monoparentales ou recomposées, sont apparus. Pourtant, malgré ces mutations, le #modèle_traditionnel réunissant père, mère et enfants reste la superstar des publicités, comme celle de la littérature et du cinéma.

    https://www.arte.tv/fr/videos/058227-061-A/square-idee
    #stéréotypes #monoparentalité #familles_recomposées #représentations #vidéo #film #récit_familialiste #ordre #valeur_refuge #idéologie #famille_nucléaire #divorce #cellule_familiale #famille_nucléaire #norme #propriété #mariage #christianisme #Eglise_catholique #amour #idéal_romantique #égoïsme_parental #lavage_de_cerveau #politiques_natalistes #Etat #domestication_de_la_sexualité #sexualité
    enfant comme #fixateur_social —> et c’est comme cela que, selon les deux interviewés, on ne fait pas la #révolution...

    #femmes comme #armée_de_réserve, nous suggère une des personnes interviewées (9’15 min) :

    « La #prime_aux_fourneaux fait actuellement l’objet de discussions en Autriche. Le #Vorarlberg a proposé de donner 300 euro aux femmes qui n’ont pas recours à la garde d’enfants dans les écoles maternelles, et ce jusqu’à l’âge de 6 ans. Et en Haute-Autriche cette question est également discutée. C’est révélateur du fait que le nombre d’emplois diminue. Autrement dit, selon l’état actuel du #marché_du_travail, les #femmes sont utilisées comme une armée de réserve. En ce moment on préfère les avoir à la maison car il y a de toutes façons peu d’emplois. C’est toujours en fonction des besoins économiques. »

    #Empire_romain #domination_masculine #unité_de_consommation #financement_des_retraites #violence #patriatcat #matriarcat #hiérarchie #maternité

    Interviewée :

    « J’ai lu un jour une interview d’un manager qui déclarait à la fin de sa carrière : ’Je ne pouvais pas m’occuper de mes enfants, mais je vais me rattrapper maintenant à la retraite avec mes petits-enfants.’ Imaginez qu’une femme dise une chose pareille. Elle ne peut pas dire ça. » Elle ne peut pas dire cela parce que les sanctions qui pèsent sur les mères sont beaucoup plus fortes que sur les pères défaillants

    #économie #travail #formation_à_la_parentalité #modèle_familial #éducation_des_enfants #éducation_collective #anarchisme #clan #amour_romantique #responsabilité #pression_sociale #congé_parental #explosion_démographique #justice_distributive #écologie #save_the_planet_make_no_baby #pression_sociétale #infertilité #propagande_nataliste #insémination_artificielle #cliniques_de_fertilité #business #néolibéralisme #néo-libéralisme #féminisme #politique_familiale #natalité

    • APHORISMAIRE À L’USAGE DES FUTURS FAMILICIDES

      Ce recueil d’aphorismes peu compatibles avec les bonnes mœurs ne devrait pas faire remonter la cote de popularité de son auteur, pourtant au plus bas dans les sondages effectués dans les maternités. Et pas seulement dans les maternités, confirment les critiques littéraires.
      Écridéviant, performeur volontiers nudiste, cofondateur de la « Fête des Non-Parents » et peintre en statues coloniales, Théophile de Giraud, né par hasard et sans conviction en 1968, a commis quelques doigts de livres désobligeants, tatoués d’humour noir et parfois diaprés d’une vaporeuse touche d’anti-natalisme consensuel.
      Épris de subversion carabinée, ce riant comparse de Noël Godin a participé, entre deux tentatives de suicide ou de régime amincissant, aux entartages de Doc Gynéco et de l’anticontraceptif archevêque Léonard, ainsi qu’au Coup d’État burlesque de Jan Bucquoy.
      Il a d’ores et déjà prévenu ses éventuels futurs parents qu’il refusera de renaître, même contre forte récompense.


      http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/prodotto.asp?ProdottoID=308&FamigliaID=0

      #livre #Théophile_de_Giraud


  • Déjouer le silence. Contre-discours sur les femmes haïtiennes

    Le #mouvement_féministe haïtien vient de célébrer ses 100 ans : occasion idéale pour réfléchir à la réalité des Haïtiennes, tout en y intégrant des courants de pensée européens, américains et panafricains. Ce livre est construit sur le constat qu’Haïti et la #Caraïbe ne peuvent faire l’économie de nouvelles pistes de réflexion dans un contexte où la situation des femmes ne cesse de se dégrader et où les #acquis_féministes sont constamment remis en question ou disqualifiés.

    Les recherches sur le genre et la pensée féministe produiront ainsi de meilleures analyses sur la situation de celles qui, dans l’#imaginaire_collectif, sont encore perçues à la fois comme garantes du bien-être des autres et citoyennes de seconde zone. Il en résulte un récit articulé sur une variété de sujets qui élabore un discours endogène remplaçant, nous l’espérons, les récits étrangers trop souvent stéréotypés.


    http://www.editions-rm.ca/livres/dejouer-le-silence

    #Haïti #femmes #Etat_faible #décolonialité #post-colonialisme #féminisme #droits_des_femmes #avortement #genre #humanitaire #misérabilisme #victimisation #livre #militantisme #anti-féminisme #stéréotypes

    J’ai eu la chance d’écouter une des éditrices du livre, et leur démarche est passionnante... elles ont fait un super bon travail !


  • Nearly 40% of female suicides occur in India | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/sep/13/nearly-two-out-of-five-women-who-commit-suicide-are-indian

    The rate of Indian women who die by suicide has fallen since 1990, but not as fast as elsewhere in the world, and now represents 36.6% of global female suicide deaths, the report in the UK medical journal found.

    Indian women who died by suicide were more likely to be married, to be from more developed states and, by a large margin, aged below 35.

    “It shows girls in India are in serious trouble,” said Poonam Muttreja, the executive director of the Population Foundation of India, a public health group.

    She and other specialists blamed the trend on early marriage – one-fifth of Indian women still marry before the age of 15 – along with male violence against women and other symptoms of a deeply entrenched patriarchal culture.

    #patriarcat #femmes #filles #suicide #Inde


  • Bicycle Speed Record Broken - Denise Mueller-Korenek Bikes at 183.93 MPH
    https://www.bicycling.com/news/a23281242/denise-mueller-korenek-breaks-bicycle-speed-record

    (Soit 296 km/h.)

    Project Speed
    http://theprojectspeed.com

    On September 14-17, 2018 Denise Korenek will attempt to break the overall (men’s) record of 167mph

    How This Woman Plans to Ride a Bike 170 Miles Per Hour | WIRED - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=cZhrqKrljig

    #cyclisme #sport #femmes


  • Kids Don’t Damage Women’s Careers — Men Do – Jessica Valenti – Medium
    https://medium.com/s/jessica-valenti/kids-dont-damage-women-s-careers-men-do-eb07cba689b8

    It’s not actually motherhood or kids that derail women’s careers and personal ambitions — it’s men who refuse to do their fair share.

    If fathers did the same kind of work at home that mothers have always done, women’s careers could flourish in ways we haven’t yet imagined. But to get there, we need to stop framing mothers’ workplace woes as an issue of “balance,” and start talking about how men’s domestic negligence makes it so hard for us to succeed.

    Yes, we know American men are doing more than they have in past years: Fathers report spending about eight hours a week on child care, or three times as much as fathers in 1965. (Though keep in mind that the data is self-reported, and men tend to overestimate how much domestic work and child care they do.)

    Men doing more, however, is not the same thing as men doing enough. (...)

    This kind of invisible work almost always falls on women, and we rarely talk about the impact it has on our professional lives.

    Mothers are much less likely to be hired than non-mothers, and when they have children, their wages fall off a cliff. Studies from 2017 led some analysts to come to the conclusion that the wage gap was almost entirely attributable to motherhood. Men, on the other hand, tend to see more money once they have children.

    Americans need to stop believing that women do the majority of care work because we want to. It’s because we’re expected to, because we’re judged if we don’t, and most of all, because it’s incredibly difficult to find male partners willing to do an equal share of the work.

    Un article de plus sur l’#exploitation_domestique des #femmes, la #charge_mentale, la #discrimination au #travail des #mères et le rôle des #pères mais c’est par Jessica Valenti.


  • A frank, educational, instructional website about female sexuality? OMGYes! | Life and style | The Guardian
    https://www.theguardian.com/lifeandstyle/womens-blog/2016/mar/05/a-frank-educational-instructional-website-about-female-sexuality-omgyes

    OMGYes aims to educate its users (who might be owners of vulvas and vaginas themselves, or have partners who are, or both) to create better, more enjoyable orgasms. It uses sexual pleasure research to underpin the techniques, which focus on 12 key methods, including “edging”, “rhythm”, “multiples” and “staging”.

    The website recently garnered attention when Emma Watson announced she was a paid-up subscriber. But what makes OMGYes unique is its explicit, educational content, which includes videos of diverse volunteers demonstrating different methods on themselves, as well as a touch-screen tutorial where users can practice and improve their own technique. Given the number of videos online that portray female masturbation as a turn-on for the straight male gaze, there is something fantastically refreshing and really quite arresting about seeing the same content repurposed for women’s own empowerment and pleasure.

    The videos are down-to-earth and straightforward – demonstrations rather than screaming orgasms, which seems a bit odd at first. But you soon realise that this only feels strange because we are so unused to seeing women talking frankly and naturally about their desires and bodies, instead of performing a stereotypical, panting response to massage a male ego.


  • Southeast Asia’s Vengeful Man-Eating Spirit Is a Feminist Icon - Broadly
    https://broadly.vice.com/en_us/article/kz5evx/pontianak-spirit-ghost-malay-man-eating-southeast-asia

    In Southeast Asia, legend has it that a man out alone at night must never look directly at a beautiful woman, because she might be a ghost that rips his guts out. For anyone who’s ever been harassed whilst walking late at night, that sounds like one refreshing rule.

    A favorite of horror film directors, the pontianak (or kuntilanak, as she’s called in Indonesia, or churel in Bangladesh, India, and Pakistan) is often portrayed as a social outcast who’s fallen in some way, often by failing in her duties as a mother. But the pontianak also embodies a subversive female energy that is increasingly being embraced by a new wave of writers and film-makers.

    “She can walk alone and not have to be accompanied by a man; she can be as beautiful and provocative as she wants; she can be extremely gentle or a massive flirt—but if you dare touch her without her consent, her claws will come out,” Kuala Lumpur-based filmmaker Amanda Nell Eu tells Broadly. (...)

    The pontianak’s fearsomeness is linked to her femininity—a concept that feminist theorist Barbara Creed calls the monstrous-feminine. The pontianak appears fragile, but is ferocious when provoked. “The pontianak mimics vulnerability and seeming gentility through her high-pitched baby cries and frangipani scent, but try and take advantage of her and she’ll suck your eyeballs out,” explains Singaporean author Sharlene Teo, whose debut novel Ponti was inspired by the myth.

    #horreur #Malaisie #Indonésie #Singapour #femmes #monstres #cinéma #mythes #Asie_du_Sud-Est #fantôme


  • Hello, #Kitty_Kielland

    Un très joli (et long) article su la vie d’une artiste novégienne très intéressante et peu connue

    https://www.nrk.no/kultur/xl/hello_-kitty-kielland-1.13781007

    Av Nina Nordbø @ninanord Journalist

    En kvinne med hatt og staselig, fotsid kjole stod ute på Jæren og malte på et to meter bredt maleri sommeren 1897. Uhørt og uvanlig.

    Kitty Kielland var blant de aller første som ga seg i kast med friluftsmaleriet, og definitivt den første norske kvinnen som malte utendørs.

    #peinture #norvège


    • Très bel article, que j’ai beaucoup lu (par extraits) lors des présentations de PP.

      Pour être jugée crédible pendant la consultation mémoire, la personne doit bien sûr faire preuve de cohérence dans son discours, mais elle doit aussi réussir des exercices standardisés qui, en s’appuyant sur des valeurs productivistes (rapidité, agilité, réactivité) défavorisent de fait les personnes âgées. De surcroît, Baptiste Brossard montre que l’évaluation de la crédibilité repose sur des critères implicites qui se sont pas strictement médicaux. Par exemple, les personnes âgées qui n’ont pas acquis, durant leur vie, le niveau de langage et le socle de connaissances implicitement requis pour réaliser les épreuves de la consultation ont plus de chance d’être jugées non crédibles (donc divagantes, voire délirantes). Autre exemple, le comportement de la personne est considéré crédible si elle se conforme aux attentes sociales projetées sur l’« être vieux  » pendant la consultation.

      #violences_de_genre #vieillesse #viol #inceste #crédibilité #Alzheimer #femmes

    • Celui-ci le complète bien. C’est sur la crédibilité très faible des patientes âgées issues d’Asie du Sud au Royaume-Uni et le préjugé d’après lequel elles se plaindraient trop de la #douleur. Ce qui permet au corps médical d’ignorer leurs plaintes et de faire comme si elles étaient vieilles, pauvres, femelles et non-blanches (et ça tombe bien, elles le sont).

      ‘Mrs Bibi Syndrome’, the medical stereotype undermining elderly Asian women – Media Diversified
      https://mediadiversified.org/2018/09/14/mrs-bibi-syndrome-the-medical-stereotype-undermining-elderly-asian

      Moreover, using your anecdotal clinical experience to judge “that brown women do complain about pain a lot” does not show you to be a well-seasoned clinician, but reflects that you are only concerned about the health needs of minority women when attempting to stifle conversations relating to discrimination. As shown in high quality health research in the USA, implicit bias relating to race and sex does negatively affect the way non-white women are medically treated – for example, African American women are less likely to be referred for invasive cardiac procedures when presenting with similar symptoms and test results to their white counterparts – despite African American women being at an increased risk of cardiovascular disease statistically.

      Furthermore, instead of using our unique position to promote the health needs specific to BME patients, some minority doctors help reproduce racist and sexist tropes that target immigrant communities in an effort to distances themselves from the likeness of their patients. By propagating these narratives, not only do we risk overlooking the very dire public health needs of some of the most vulnerable communities the UK, but, on a population level, we pave a pathway for white and male doctors [amongst others] to openly participate in a system which further disadvantages brown women. It also does a grave disservice to the cultural and political context with which non-white women, including South Asian women, exist in the UK today.


  • 37 % des #femmes qui se suicident dans le monde sont indiennes
    https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/09/14/37-des-femmes-qui-se-suicident-dans-le-monde-sont-indiennes_5355248_3216.htm

    Plus d’une femme sur trois (37 %) qui se #suicide dans le monde vit en #Inde. C’est la conclusion d’une étude publiée le 11 septembre par la revue scientifique britannique The Lancet. S’il est vrai que l’Inde compte 1,3 milliard d’habitants (17,5 % de la population mondiale), et que le taux de suicide est également élevé chez les hommes – 25 % des hommes qui se suicident dans le monde sont indiens –, « le suicide des femmes est un enjeu majeur de #santé_publique, avec des conséquences socio-économiques, politiques et émotionnelles très importantes », écrivent les auteurs de l’étude.

    #mariage_précoce #mariage_arrangé #endettement #violences #viols


  • Après des décennies au Pakistan, des réfugiés afghans se préparent au retour en Afghanistan

    Le Pakistan cherche à rapatrier vers l’Afghanistan des réfugiés afghans parmi 1,6 million au total qui vivent dans le pays. Le HCR a réservé des fonds pour le rapatriement de 60 000 réfugiés.

    Des familles sont installées, silencieuses. De jeunes enfants se promènent entre les chaises. Ils vont rentrer chez eux en Afghanistan, alors que certains d’entre eux vivent au Pakistan depuis plusieurs décennies. Et ils rentreront chez eux à titre définitif.

    Ce sont des réfugiés afghans et la scène se déroule au Centre de rapatriement volontaire de Peshawar, qui est géré par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

    Payenda Bibi Shahnaz est installée dans un fauteuil roulant. Son mari Shamamud dans un autre. Cela fait 33 ans qu’ils ont trouvé refuge au Pakistan, mais ils rentrent également en Afghanistan avec leurs deux fils qui s’occuperont d’eux.

    Le HCR les aidera également une fois qu’ils seront rentrés au pays.

    « Je n’ai simplement pas les moyens de payer le coût de mon traitement médical ici », explique-t-elle. « Nous n’avons pas le choix. »

    Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi a eu l’occasion de faire leur connaissance aujourd’hui pendant sa visite au Centre et il leur a souhaité bonne chance. Le HCR apporte également une aide de 200 dollars aux rapatriés destinée à couvrir leurs dépenses initiales de voyage et de logement.

    Le gouvernement du Pakistan met en oeuvre une politique concertée de rapatriement pour beaucoup parmi presque un million de réfugiés qui vivent dans la région de Peshawar. Le HCR a réservé des fonds pour le rapatriement de 60 000 réfugiés.

    Mais depuis le début de l’année, le nombre de réfugiés qui a passé la frontière de manière définitive dépasse tout juste 6000 personnes.

    Pour nombre d’entre eux, le moment de rendre leur carte de réfugié au Pakistan est chargé d’émotions. Les élèves sont souvent en larmes, car ils se disent qu’ils ne reverront jamais leurs amis.

    La pression économique est ce qui les pousse le plus au retour.

    Qudsia a 40 ans et elle a quatre enfants. Elle était elle-même un enfant quand elle est arrivée au Pakistan. Et aujourd’hui son mari et elle ont décidé de rentrer.

    « Nous avons décidé de rentrer, parce que c’est très cher ici. Nous avons beaucoup de problèmes. Mon mari est diabétique et on ne trouve pas de travail ici. »

    Mais ils sont bien plus nombreux à décider de rester. Au cours de la ‘shura’, la réunion de la communauté, ils ont expliqué à Filippo Grandi qu’ils restent au Pakistan à cause des opportunités que le pays offre sur le plan de l’éducation et de l’économie. Ils ont également évoqué leur crainte de la violence qui règne dans leur pays. Quelque 31 des 34 provinces que compte l’Afghanistan ont été le théâtre de conflits ces derniers mois.

    La carte PoR (Proof of Registration) de Preuve d’enregistrement au Pakistan est également cause de souci majeur. Toutes ces cartes arrivent à échéance le 30 juin. Sans ces cartes, les réfugiés sont passibles d’arrestation, voire même d’expulsion. Filippo Grandi a confirmé qu’il avait instamment demandé au Pakistan de proroger la validité des cartes. La décision sera prise par l’exécutif du Pakistan.

    Filippo Grandi a expliqué aux réfugiés qu’il comprenait leurs craintes et leurs inquiétudes par rapport au fait que 200 dollars ne suffisent pas à se réinstaller dans un pays peu sûr.

    « J’ai entendu les participants de la Shura », a-t-il déclaré. « Nous allons très bientôt augmenter l’indemnité de rapatriement. Nous allons œuvrer pour améliorer les conditions de retour des rapatriés. J’en ai parlé avec les dirigeants du gouvernement afghan. »

    Il a parlé de sa rencontre avec le Président afghan Ashraf Ghani. Le Président lui a confirmé qu’il a demandé un inventaire des terrains disponibles appartenant au gouvernement. Il s’agirait de mettre en place un programme de réinstallation des réfugiés similaire au programme pilote de Hérat en faveur des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

    Comme pour les personnes déplacées à Hérat, il s’agirait d’attribuer aux réfugiés des terrains à bâtir. L’eau et l’électricité seraient fournies.

    Filippo Grandi a aussi abordé les préoccupations des réfugiés qui craignent de servir de boucs émissaires après des attaques ou des incidents violents le long de la frontière pakistano-afghane.

    « J’ai bien entendu ce que vous dites. Les réfugiés ne sont pas des terroristes. Je suis tout à fait d’accord. »

    Il a déclaré qu’en s’adressant aux dirigeants du gouvernement du Pakistan, il avait souligné qu’on ne pouvait mettre en cause ou pénaliser toute la population de réfugiés quand de tels événements se produisaient.


    http://www.unhcr.org/fr/news/stories/2016/6/576d401ea/apres-decennies-pakistan-refugies-afghans-preparent-retour-afghanistan.html

    #Pakistan #réfugiés_afghans #Afghanistan #réfugiés #asile #migrations #retour_au_pays

    • Amid Mass Returns, a Teacher’s Hopes for Refugee Girls in Afghanistan

      As hundreds of thousands of Afghan refugees return from Pakistan, we speak to Aqeela Asifi, a prize-winning educator of refugee girls in the country’s Punjab province, about how the mass returns will impact girls’ education and thus the future of Afghanistan.

      https://www.newsdeeply.com/refugees/community/2017/03/09/amid-mass-returns-a-teachers-hopes-for-refugee-girls-in-afghanistan
      #filles #femmes #éducation

    • Facing problems in Pakistan, Afghans return home in droves

      For years, Afghans have fled the violence in their country, seeking asylum in Europe or elsewhere in the Middle East. But over the past year, about 600,000 Afghans have crossed the border back into Afghanistan, coming from Pakistan, Iran and Europe when they are denied asylum.

      http://www.pbs.org/newshour/updates/facing-problems-pakistan-afghans-return-home-droves

    • Afghans Returned from Pakistan Struggle on Kabul Career Ladder

      As hundreds of thousands of Afghans return from neighboring countries, young graduates face discrimination, language barriers and a dearth of connections in a country many had never been to before, Valerie Plesch reports for Al-Fanar Media.


      https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2017/12/11/afghans-returned-from-pakistan-struggle-on-kabul-career-ladder

    • Viaggio tra i rifugiati afghani respinti dal Pakistan

      Fin dagli anni ‘70 gli afghani fuggiti dal proprio paese hanno cercato rifugio in Pakistan. Tuttavia la loro situazione negli ultimi anni è diventata critica. Utilizzati per esercitare pressioni politiche su Kabul, subiscono continue pressione per far ritorno nel loro paese. A queste poi si sono aggiunte minacce e violenze crescenti. Una strategia che ha funzionato, come ci racconta Giuliano Battiston: migliaia sono i rifugiati tornati nel loro paese dove all’assenza di casa e lavoro fa da contraltare la presenza della guerra

      «A Peshawar avevo una mia bottega. Era piccola, ma andava bene. Vendevo zucchero, sale, olio, sapone. Non potevo lamentarmi. Ora eccomi qui, vendo meloni e angurie che compro da altri. Lo faccio da pochi giorni e non so per quanto ancora. Ma non mi basta per mandare avanti la famiglia».

      Rabihullah ha 45 anni e 12 figli. Nato in Afghanistan, fuggito dalla guerra, ha trascorso gran parte della vita in Pakistan, ma pochi mesi fa è stato costretto a tornare. Lo incontriamo all’inizio di una via sterrata che si dipana verso i campi coltivati, all’incrocio con la strada principale che conduce fuori città dal centro di Jalalabad, capoluogo di Nangarhar, provincia orientale al confine con il Pakistan. Seduto sulla paglia, alle spalle decine e decine di meloni profumati, in testa uno zuccotto chiaro, Rabihullah indossa un semplice vestito bianco, rattoppato qua e là. «Sono nato nel distretto di Bati Kut, qui nel Nangarhar. Ci siamo trasferiti in Pakistan quando ero adolescente. Di preciso non saprei quando. Ricordo che il mio primo digiuno per il Ramadan l’ho fatto lì. Non stavamo male a Peshawar. Ma 3 mesi fa siamo dovuti tornare. I poliziotti pachistani prima hanno cominciato a chiederci i documenti, poi a picchiarci. Ci attaccavano perfino di notte. Entravano nelle nostre case all’una, alle due del mattino. Ci dicevano di andar via. Nel nostro quartiere, che era come un villaggio, eravamo tutti afghani. Ci attaccavano per questo».

      La storia di Rabihullah è simile a quella di decine di migliaia di connazionali, costretti a rientrare in Afghanistan a causa delle politiche repressive del governo di Islamabad. Già nel 2015, Human Rights Watch denunciava «minacce ripetute, arresti frequenti, richieste regolari di mazzette, violenze occasionali da parte della polizia pachistana nei mesi successivi all’attacco alla scuola di Peshawar», l’attentato terroristico che il 16 dicembre 2014 ha provocato la morte di 145 persone, tra cui 134 bambini.

      Anche se l’attentato è stato rivendicato dai Talebani pachistani, per le autorità i responsabili andavano cercati all’interno dell’ampia comunità di rifugiati afghani che, sin dalla fine degli anni Settanta, hanno trovato protezione dalla guerra sull’altro lato della Durand Line, in Pakistan. Quei rifugiati erano parte della più ampia diaspora che ha reso l’Afghanistan per molti anni, fino allo scoppio della guerra siriana, il primo Paese al mondo di provenienza per numero di rifugiati. Una diaspora ancora oggi numerosa.

      Secondo i dati dell’ultimo rapporto dell’Alto Commissariato dell’Onu per i rifugiati (Unhcr), Global Trends. Forced Displacement in 2017, nel mondo ci sono 2,6 milioni di rifugiati afghani, il 5% in più rispetto all’anno precedente. L’Afghanistan è il secondo paese di provenienza dei rifugiati dopo la Siria (6,3 milioni). La maggior parte vive in Pakistan (poco meno di 1,4 milioni) e in Iran (poco meno di 1 milione), ma i due Paesi ospitano anche un gran numero di emigrati privi di documenti, non registrati dalle Nazioni Unite (circa 1 milione in Pakistan, 1 milione e mezzo in Iran). «Nel corso degli ultimi 40 anni, dall’inizio della guerra in Afghanistan nel 1978, l’Iran e il Pakistan hanno ospitato il più alto numero di rifugiati afghani», ricorda la ricercatrice Jelena Bjelica, che incontriamo nell’ufficio di Kabul dell’Afghanistan Analysts Network, il più accreditato centro di ricerca del Paese.

      Molti sono tornati. Dal 2001, dal Pakistan sono rientrati ben 3,9 milioni di rifugiati afghani. Quanti non lo hanno fatto sono diventati armi diplomatiche nelle mani del governo di Islamabad, il cui establishment militare è accusato di alimentare il conflitto per ragioni strategiche. «I rifugiati vengono usati per esercitare pressioni politiche su Kabul. La prassi di non estendere la validità dei documenti di registrazione è uno degli strumenti più comuni», nota Jelena Bjelica.

      «Nel 2016 e in parte nel 2017, le autorità pachistane hanno esercitato molte pressioni sugli afghani affinché tornassero indietro» conferma il ricercatore indipendente Wali Mohammad Kandiwal, autore di diverse pubblicazioni sui processi migratori, che incontriamo a Jalalabad. Alle pressioni si sono aggiunte minacce e violenze crescenti, come testimoniato nel 2017 da un altro rapporto di Human Rights Watch. La strategia ha funzionato. Lo certificano i numeri. Tra gennaio 2016 e dicembre 2017, almeno 1,2 milioni di afghani sono rientrati dall’Iran e dal Pakistan. Nel 2017, 460.000 afghani senza documenti sono rientrati o sono stati deportati dall’Iran, 100.000 dal Pakistan e 7.000 da Paesi europei, a cui vanno aggiunti almeno altri 60.000 rifugiati registrati, tornati dal Pakistan. «Il loro è stato un vero dilemma: rimanere o tornare? Entrambe le opzioni erano rischiose. Chi è tornato, spesso non è convinto di aver fatto la scelta giusta», aggiunge Kandiwal.

      Anche Rabihullah non ne è certo. «Il lavoro non c’è, la casa costa troppo, non parliamo della sicurezza: qui si combatte dovunque», spiega sconfortato mentre ci guida lungo i viottoli del quartiere in cui vive, nella periferia di Jalalabad. Dietro un cancello di metallo c’è casa sua. Un atrio di pochi metri quadrati, delimitato da alte mura. Sulla destra, un ripiano di legno con una bombola del gas e qualche stoviglia: «è la cucina». Appena sopra, un filo con dei panni stesi. Una porta blu spicca contro il marrone delle pareti di fango. «Come vedi, la casa è fatta di un’unica stanza». C’è un’unica finestra e, di fronte all’entrata, un letto di corde intrecciate con la base in legno, tipico di queste parti. Una scala in bambù raggiunge il tetto della stanza, dove sono stesi altri panni. «È tutto qui», dice guardandosi intorno e lamentando la scarsa assistenza del governo, inefficiente e corrotto. «Le risorse ci sono, ma vengono dirottate su progetti privati, sottratte, rubate», ci dice un funzionario della sede locale dell’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), che chiede l’anonimato.

      Non si tratta soltanto di denaro. La risorsa più importante, qui, è la casa. Meglio ancora, la terra. Secondo il «Policy Framework on IDPs and Returnees» del governo, «l’assegnazione della terra sarà un contributo fondamentale nel successo di soluzione durature» per i rifugiati. Ma la realtà è diversa. «Il piano governativo è molto ambizioso, e i politici non fanno mai mancare promesse elettorali su questo tema. Ma l’assegnazione delle terre è uno dei processi più corrotti che ci siano», nota Jelena Bjelica, che sull’argomento ha scritto un articolo molto informato.

      Lo conferma Wali Mohammad Kandiwal, che ci anticipa i risultati della sua ultima ricerca, promossa dal Feinstein International Center dell’Università statunitense di Tufts. Si intitola «Homeland, but no land for home. A Case Study of Refugees in Towns: Jalalabad» e l’autore la sintetizza così: «la terra è il problema principale soprattutto qui, nella provincia di Nangarhar. Il governo punta a far tornare gli emigrati, ma non riesce a soddisfarne i bisogni e le legittime richieste. La burocrazia e soprattutto la corruzione sull’assegnazione delle terre rendono l’intero sistema dell’accoglienza del tutto fallimentare».

      Alla corruzione e all’inefficienza del governo si sommano altri ostacoli. Il primo è il costo della terra, il bene più ambito. Secondo i dati riportati dallo Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction (Sigar), l’organo di controllo che riferisce al Congresso degli Stati Uniti sui soldi pubblici spesi nel Paese centro-asiatico, dal 2001 il costo della terra è aumentato del 1.000%. Un aumento ancora più significativo si registra nella provincia di Nangarhar, a causa delle speculazioni legate al rientro dei profughi dal Pakistan, delle mafie locali, delle dispute sui terreni e del landgrabbing.

      C’è poi il problema strutturale dell’enorme peso demografico, sociale ed economico delle migrazioni forzate. Secondo una recente ricerca coordinata dall’Oim, in 15 delle 34 province afghane con la maggiore mobilità transfrontaliera e interna, tra il 2012 e il 2017 più di 3,5 milioni di persone sono ritornate dall’estero o sono state costrette a lasciare la propria casa, per trasferirsi in altre zone del paese. Tra coloro che sono rientrati in patria, 1 milione e 355 mila provenivano dal Pakistan, 398 mila dall’Iran. Il 25% di tutti i returnees si sono stabiliti proprio nella provincia di Nangarhar, che ha registrato 499,194 nuovi arrivi – ufficiali – tra il 2012 e il 2017.

      Tra questi c’è Hejrat, 33 anni, carnagione scura, occhi celesti e un sorriso rassicurante. «Siamo tornati nel giugno 2017. Era un periodo in cui tante famiglie decidevano di tornare indietro», racconta. «Sono nato in Pakistan, ma la mia famiglia è originaria del distretto di Rodat, non distante da Jalalabad». Hejrat ha vissuto a lungo in Pakistan, a Peshawar, prima di essere costretto a tornare: «per i pachistani, gli afghani sono un fastidio. Abbiamo sopportato a lungo, poi siamo partiti». Per farlo ha dovuto chiedere un prestito: «I miei genitori erano già tornati. Ho chiesto un prestito di 10.000 rupie pachistane (circa 70 euro, ndr), ho fatto i bagagli e sono partito. Eravamo 5 persone, tutta la mia famiglia. Al confine, l’Onu ci ha dato una tenda, 100 chili di farina e 3 coperte. Ora eccoci qui». Hejrat sostiene che l’assistenza ricevuta sia insufficiente. «Abbiamo bisogno di tutto: cibo, lavoro, soldi. Con i soldi potrei cominciare un’attività e restituire quel che devo. Ho ancora debiti da pagare in Pakistan».

      Hejrat è tornato in Afghanistan nel giugno 2017, quando la morsa delle autorità pachistane cominciava ad allentarsi. «In quel periodo le autorità hanno prolungato la validità dei documenti degli afghani e il ministero afghano per i Rifugiati ha trovato un accordo con la controparte a Islamabad», ricorda Kandiwal. Nel 2018, la pressione è ulteriormente diminuita. Eppure, i rientri dal Pakistan continuano, così come gli abusi. Da gennaio a oggi, secondo l’Oim circa 23.000 afghani senza documenti sono tornati in Afghanistan dal Pakistan (mentre sono circa 510.000 quelli rientrati dall’Iran, a causa delle crescenti pressioni delle autorità iraniane e della svalutazione del rial). «Siamo tornati da 5 mesi», racconta Hakim, 25 anni. «Siamo stati costretti ad andarcene. I poliziotti ci picchiavano ogni giorno con i bastoni, ci perseguitavano, continuavano a crearci problemi. Quando hanno esagerato, abbiamo deciso di partire. Molta gente ha preso la nostra stessa decisione».

      Hakim si considera afghano, ma è nato in Pakistan. «Sono nato vicino a Peshawar, nel campo (rifugiati, ndr) di Akora. Poi siamo finiti a vivere su Charsadda road, fuori dai campi, con altre famiglie afghane. La mia famiglia si è trasferita in Pakistan 35 anni fa a causa della guerra». La guerra continua ancora oggi, ma Hakim – pur non essendoci mai vissuto – è tornato nella patria dei genitori. «Non era più possibile vivere a Peshawar: troppi problemi».

      Anche qui non mancano. «In Pakistan facevo il lavoratore a giornata, lo stesso provo a fare qui. Ma è più difficile. Ho provato ad andare a Kabul, ma non ho trovato niente. Vivo con mia madre e mio padre, con mia moglie e i miei 5 figli. In tutto, siamo 8 persone». Hakim ci mostra casa, una tenda di plastica marrone, fornita dal Norwegian Refugee Council. Il tetto è in lamiera, le pareti in plastica e tela. Sopra l’ingresso svetta una bandiera afghana. Sui lati, una stampella di fil di ferro sorregge un vassoio di metallo con qualche utensile. Un intricato giro di fili porta l’elettricità. «Ma va e viene». All’interno, diversi materassi, arrotolati per risparmiare spazio, un peluche spelacchiato e qualche pentola. La tenda si trova in un ampio parcheggio sterrato, per gran parte occupato da ferraglia e calcinacci. Dietro la tenda c’è un palazzo in costruzione, lasciato a metà. Accanto, un’altra tenda, più bassa e più piccola.

      Qualche metro più in là, un orticello di due metri per due. Pomodori, melanzane e poco altro. Hakim vorrebbe tornare nel villaggio dei genitori, nel distretto di Bati Kut, ma non può: «lì c’è la guerra».


      http://openmigration.org/analisi/viaggio-tra-i-rifugiati-afghani-respinti-dal-pakistan


  • Is your maid closer to your child than you are? O&M’s provocative campaign asks | Marketing Interactive
    https://www.marketing-interactive.com/provocative-campaign-questions-singaporean-moms-know-children

    https://s3-ap-southeast-1.amazonaws.com/images.marketing-interactive.com/wp-content/uploads/2015/04/Mums-Maids-e1450406615473-700x419.jpg

    Transient Workers Count Too (TWC2), a non-profit organisation dedicated to improving conditions for low-wage migrant workers in Singapore, has partnered with Ogilvy & Mather Singapore (O&M) to launch a film and behavioral change campaign.

    The campaign calls attention to the plight of foreign domestic workers (FDWs) or ‘maids’ that work for months or years on end with no rest days. The campaign was launched in the run up to International Workers’ Day, or Labour Day, on 1 May.

    According to statistics from the Humanitarian Organisation for Migration Economics (HOME), it is estimated that approximately 40% of Singapore’s 222,500 domestic workers do not have a weekly day off, despite a law coming into effect in January 2013 making it mandatory.

    Et la réponse : http://www.marketing-interactive.com/street-talk-mothers-speak-oms-provocative-mums-maids-spot.

    #domesticité #Singapour


  • The vagina is self-cleaning – so why does the ’feminine hygiene’ industry exist ? | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2018/sep/04/the-vagina-is-self-cleaning-so-why-does-the-feminine-hygiene-industry-e ?

    From talcum powder to jade eggs and douches, an industry has grown up to sell products – some of which are harmful – that play on women’s fears about being dirty or smelly

    The vagina is an amazing organ. It is lined with a mucous membrane that protects against infection (necessary in any part of the body that opens to the outside world), as well as a clever, complex mix of bacteria – also known as vaginal flora – that does the same thing (only the bowel has more bacteria than the vagina). Together, they keep the vagina healthy. It is self-cleaning, too, keeping itself safe and hygienic with secretions. (One day, I will get used to gynaecologists referring to my vagina as “a self-cleaning oven”.)

    All women have a DIY vagina-vulva-wash of mucus, which can vary in appearance and volume throughout the menstrual cycle. It is mostly highly effective, except in the case of infection, including STIs, which can be signalled by a change in colour, thickness or odour. (Odour can become slightly muskier due to exercise or sex; if anything is noticeably different, or you itch, get a medical professional to check it.) But you would not know about our natural powerwash from the size and value of the industry that has grown up to tell women we smell.

    For every mention of “fresh”, look for the fear at which it is aiming: fear that we smell of period blood or are leaking; fear that we smell in general; fear that our sexual partners will mock or reject us because of what our vaginas and vulvas look or smell like. The jingle for baby talc was “a sprinkle a day keeps the odour away”. There is a reason that “you smell” is one of the most powerful playground taunts: it is the accusation we fear most and the hardest to protest. We all fear fishy.

    The odds are your vagina and vulva look and smell normal, because, when it comes to genitalia, normal is a very big category. In a paper studying the range of female genital appearance, researchers at the Elizabeth Garrett Anderson hospital in London found that “women vary widely in genital dimensions”, but that “detailed accurate representations of female genitals are rare ... although representations of female nudity are common”. Rates for cosmetic genital surgery are soaring above rates of genital disease diagnosis. Something is deformed, but it is women’s thoughts, not their genitals.

    To ensure cleanliness, the vulva needs nothing fancier than water, mild soap and a gentle pat dry (do not rub).

    Douching, as this is called, is done by one in five American women aged 15 to 44. Commercial douches can contain antiseptics, as well as potentially hazardous chemicals such as parabens, along with fragrances that are unknown: because these are cosmetic products, the US’s Food and Drug Administration requires only that manufacturers do not include anything “deleterious” in their products and trusts manufacturers to comply – it does not require any testing of products before they are launched. In short, products you are putting in close quarters with a highly porous part of your body are less stringently regulated than cough sweets.

    Women are advised to use plain, unperfumed soaps to wash the area around the vagina (the vulva) – not inside it – gently every day. During a woman’s period, washing more than once a day may be helpful.”

    I wonder if such statements would be necessary if “vulva” were as conversational as “sex”. If we discussed our fears about vulvas and vaginas – conversationally, with GPs or health professionals and with our partners – as easily as we seek help for a headache, the aisles of feminine washes, sprays, douches and wet wipes, all those sticking plasters on our fears and embarrassment, would vanish.

    #femmes #santé #cosmétiques #sexe #vulve #vagin #gynécologie

    Où l’on apprend qu’il y a de l’amiante dans les produits pour bébé. Et que : (The vagina is a tube of muscle that joins the cervix and the vaginal opening ; the vulva is the exterior genitalia.), il vaut mieux préciser devant l’incapacité à nommer un sexe de femme.

    • Il suffit parfois d’un mec qui nous suggère que nous puons de la chatte pour que nos connaissances sur les dangers à long terme ne résistent pas au bénéfice de faire comme tout le monde. La logique, outre cet arbitrage entre deux temporalités, outre le terreau d’ignorance concernant le sexe féminin et ses besoins physiologiques, c’est la captivité des unes et des autres (et en l’occurrence, surtout des unes vu leur super situation dans la domination symbolique) aux structures et aux représentations sociales.

      Suggérer que des femmes, dans la situation pourrave qui est la leur, puissent être responsables de leur malheur en faisant de mauvais choix de consommation ou de comportement, c’est une idée assez libérale : voyons, tout le monde peut le faire. Il suffit de prendre la peine de causer avec une meuf pour se rendre compte de l’insécurité qui est la nôtre, de la crainte de déplaire, de la crainte d’être la seule à ne pas s’épiler les jambes ou la chatte, ne pas avoir une chatte qui sent la fleur, ne pas faire opérer ses lèvres grosses ou asymétriques, etc.

      Il y a des bouquins comme @beautefatale qui causent de l’exploitation de cette insécurité fondamentale et inséparable de ce que c’est, d’être une femme dans un monde où les hommes ne se posent pas beaucoup de questions sur la vie que nous sommes contraintes de mener... En fait, il existe tout un mouvement pour répondre à cette question de pourquoi les femmes ne font pas ci ou ça, mouvement qui s’appelle féminisme. À lire également, les livres d’Élise Thiébaut sur les règles, L’Origine du monde de Liv Strömqvist, etc.

      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Ceci_est_mon_sang-9782707192929.html

    • Je crois que si cette question me met en rogne, ce n’est pas seulement parce que c’est une question naïve qui ignorent tout ce qu’on sait de la soumission volontaire et du fonctionnement des sociétés libérales, je crois que c’est parce que c’est toujours aux plus vulnérables qu’on demande d’être plus vertueux/ses et courageux/ses qu’aux autres, ceux qui sont bien tranquilles dans leur fauteuil.


  • Sculptrices, ni muses ni modèles | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078176-000-A/sculptrices-ni-muses-ni-modeles

    Dès l’Antiquité grecque, le mythe de Pygmalion a cristallisé une répartition des rôles entre le sculpteur et la muse. Car Pygmalion incarne cet artiste amoureux de Galatée, la statue qu’il a sculptée, corps de #femme qui prend vie sous ses yeux, comme voué à exaucer ses désirs. Le message est clair : l’homme est le créateur, la femme, la muse. Pourtant, depuis toujours, les femmes sculptent, taillent, fondent et frappent. Oubliées, engagées, affranchies, elles connaissent un destin qui relève du parcours du combattant. De Properzia de’ Rossi, pionnière de la Renaissance, à Niki de Saint-Phalle et ses monumentales « Nanas », en passant par Camille Claudel et son #art tourmenté, Marcello et sa Pythie sensuelle et furieuse, la radicale Jane Poupelet ou encore Germaine Richier, toutes produisent des œuvres dont la puissance ne cesse de surprendre.

    #femmes #sculpture pas encore vu


  • Under our eye

    Nell’anno del quarantesimo anniversario della legge 194, lo scorso 26 luglio al consiglio comunale di Verona era prevista la discussione di due mozioni presentate dalla Lega Nord e firmate dal sindaco di destra Federico Sboarina contro la libertà di scelta e l’autodeterminazione delle donne. Quel giorno, in aula, c’è stata una protesta femminista finita sui giornali nazionali e sostenuta da movimenti e associazioni di tutt’Italia. Che ha avuto successo, almeno per ora, facendo emergere delle divergenze all’interno della maggioranza.

    Sembra banale ricordarlo: la 194 è sì una legge nazionale, ma è anche una legge che permette, a causa di alcune concessioni che fa nel testo, di essere messa a rischio a qualsiasi livello, anche il più piccolo, anche all’interno di un consiglio comunale.

    La prima delle due mozioni presentate a Verona, la numero 434, parlava esplicitamente di aborto e voleva proclamare ufficialmente Verona “città a favore della vita” . La mozione poneva tutta la questione in termini positivi di tutela e incentivo alla maternità, ma in realtà voleva finanziare progetti e associazioni cattoliche che sono esplicitamente contro il diritto di interrompere una gravidanza. Intendeva dunque destinare risorse pubbliche a chi usa la “vita” – parola di cui questi movimenti si sono appropriati, ma a senso unico – per cancellare le libere scelte delle donne.

    La mozione, come è stato scritto, era illiberale fin dalle sue premesse e per i documenti citati: non si usavano ad esempio i dati ufficiali sulle interruzioni di gravidanza e si costruiva un mondo in cui la quantificazione degli aborti clandestini veniva usata per condannare la legalità dell’interruzione di gravidanza. Si diceva che l’aborto era usato come metodo contraccettivo, si pretendeva di stabilire la vera ragione per cui una donna decide di scegliere per sé e si parlava di pillole abortive facendo riferimento alle cosiddette pillole-del-giorno-dopo che, però, non sono farmaci abortivi, ma contraccettivi. I firmatari facevano infine intendere che le donne abortiscono senza capire le conseguenze della loro scelta oppure per problemi facilmente aggirabili (“basta un piccolo aiuto economico”). Le fonti citate erano infine le stesse degli ambienti da cui la mozione proveniva. Tipo: i Centri d’aiuto per la vita, il sito dedicato alla Marcia per la vita, Libertà e persona, Il cuore in una goccia, Notizie pro vita e Basta bugie.

    Legata alla mozione 434 c’era la 441 sulla sistematizzazione del cimitero dei feti: stabiliva una sorta di automatismo nella sepoltura senza prendere in considerazione né il desiderio né la volontà della donna. La scavalcava, ovviamente, pretendendo che la sanità pubblica si occupasse di una questione che dovrebbe dipendere dalle persone direttamente coinvolte e da come quelle persone direttamente coinvolte decidono di elaborare l’eventuale lutto o la loro scelta.

    Non Una di Meno Verona, declinazione locale del movimento femminista nazionale, aveva denunciato la questione delle mozioni. Giovedì 26 luglio alcune attiviste avevano quindi partecipato al consiglio comunale mettendo in scena, così come già avvenuto in molte altre città e paesi, una protesta silenziosa e pacifica: alcune si erano presentate in aula indossando vestiti simili a quelli della serie The Handmaid’s Tale, quelli usati dalle donne che vivono come schiave sessuali e incubatrici viventi.

    La discussione sulle due mozioni non era ancora iniziata, quando il consigliere di maggioranza Andrea Bacciga (che appartiene al movimento Battiti, fondato dal sindaco Sboarina, a sua volta sostenuto dai movimenti integralisti cattolici e di estrema destra) poco dopo aver varcato la soglia dell’aula aveva rivolto provocatoriamente alle attiviste il saluto romano. Bacciga – che aveva confermato e rivendicato il suo gesto citando Mussolini – era stato difeso dal presidente del consiglio comunale Ciro Maschio di Alleanza Nazionale, da altri esponenti locali e nazionali della destra estrema, e anche dal sindaco che in un’intervista aveva messo sullo stesso piano la presenza legittima in aula di alcune cittadine con il gesto fatto dal suo consigliere. Contro Bacciga Non Una di Meno ha presentato ora due esposti in procura per violazione della legge Scelba: «Chiunque, partecipando a pubbliche riunioni, compie manifestazioni usuali del disciolto partito fascista ovvero di organizzazioni naziste è punito (…)» eccetera.

    Quel che era successo quel giorno in aula aveva causato un notevole ritardo e le due mozioni non erano state discusse: erano state dunque rinviate a settembre. Settembre è ora arrivato. Ed ecco la notizia: per ora, le due mozioni non sono state rimesse all’ordine del giorno, perché il rappresentante del gruppo della Lega, evidentemente supportato da altri, ha scelto di non discuterle più.

    Per prassi, quando il consiglio comunale ricomincia, l’ordine del giorno ripesca i punti lasciati in sospeso. La scorsa settimana c’è stato un consiglio, ma convocato per una delibera urgente. Quindi il prossimo “vero” consiglio comunale dopo la sospensione estiva sarà quello di giovedì 13 settembre. Durante la riunione dei capigruppo, lunedì scorso, è stato compilato l’ordine del giorno, sono state inserite le delibere di luglio non ancora discusse, ma Roberto Simeoni, il rappresentante della Lega che faceva le veci del capogruppo, ha chiesto esplicitamente di ritirare le due famose mozioni. Togliendo anche la propria firma dalle mozioni stesse. Due consigliere di minoranza, Elisa La Paglia e Michele Bertucco, hanno parlato di «un passo indietro significativo» e dell’esistenza, all’interno della Lega, di una corrente sorprendentemente «meno arcaica».

    Ho telefonato a Simeoni: mi ha detto che la 194 «è una legge nazionale» e che prima di metterla in discussione vuole «approfondire» le mozioni. Mi ha detto che «il parere della donna è importante», che lui vuole lasciare «la parola alle donne, su questa cosa, perché è un loro diritto esprimersi e gestire la gravidanza come vogliono in base alle situazioni». E ancora: «Anche la mozione sulla sepoltura dei bambini mai nati… ecco, sono cose molto, molto delicate, non mi permetto di decidere al posto delle donne». Quando gli ho chiesto come ha reagito la maggioranza alla decisione di sospendere la discussione delle due mozioni, mi ha detto che «qualcuno è rimasto deluso, ma che siamo in democrazia». Ha detto che la Lega «è comunque unita» e che la sua proposta di posticipare le due mozioni o «di vedere in futuro che cosa ne sarà» è stata accolta. Tutti felici, dunque. Tutte di sicuro.

    https://www.ilpost.it/giuliasiviero/2018/09/11/under-our-eye
    #Vérone #avortement #IVG #it_has_begun #droits_des_femmes #femmes #Italie

    via @isskein


    • « C’est une histoire qu’on refoule beaucoup. Moi-même, j’ai réalisé que je ne la connaissais pas. Quand on pense au sabbat, au pacte avec le diable, ces éléments nous paraissent fantaisistes ; ils nous amènent à penser que les chasses aux #sorcières elles-mêmes étaient fantaisistes, irréelles, alors que c’étaient des crimes de masse. Il y a un refus de regarder cette histoire en face et une bataille d’interprétation autour d’elle. Beaucoup d’historiens n’acceptent pas le fait qu’il s’est agi d’un crime de masse misogyne. »
      #féminicide #femmes

    • C’est drôle, je n’avais pas forcément relié ces phrases à cette démarche d’émancipation, mais c’est tout à fait juste. Ce qui m’a toujours agacée à propos de la soi-disant victimisation, c’est le discours qui veut nous faire croire que se dire victime de quelque chose va nous rendre faibles et va faire de nous des créatures gémissantes. J’ai toujours eu l’impression que c’était l’inverse. C’est en prenant conscience qu’on est victime, qu’on peut se libérer. Dire qu’il ne faut pas se victimiser, c’est dire en réalité qu’il ne faut pas se battre. Si on ne passe pas par cette étape, comment se libérer ?

      Mais tellement, ça m’agace à chaque fois que je vois (et donc y compris chez des réelles « victimes », de racisme, de sexisme, etc) ce mantra super présent de nos jours de se distinguer des victimes « non moi je suis pas une victime ».

    • Ouiii, merci ! Les gens qui daubent sur les victimes sont souvent du côté de ceux et celles qui leur marchent dessus. Quand j’entends le mot « victimaire » (comme ici récemment, hum hum), je sors mon revolver. C’est rien de dégradant, rien de génial non plus, c’est ce qu’on en fait, de cette réalité. Et on peut très bien partir de ce constat-là pour se battre (alors que partir de l’idée que tout va bien, c’est plus compliqué).

    • Vous dessinez les trois types de « sorcières » pourchassées : les femmes indépendantes, les femmes qui n’ont pas d’enfant, les vieilles femmes. Pourrait-on inclure, dans la femme indépendante, la femme qui ne se cantonne pas à la sphère domestique ? La sorcière, c’est aussi celle qui détourne les objets traditionnellement associés à la sphère domestique, comme le balai…

      Oui. C’est en quelque sorte la suite de mon ouvrage Chez soi — Une odyssée de l’espace domestique. La chasse aux sorcières correspond à un moment où les femmes sont chassées de nombreux corps de métiers, où on les assigne au rôle maternel et à la sphère domestique. L’indépendance des femmes et la participation à la vie sociale sont mal vues.

      #Mona_Chollet #Ballast #Sorcières #Femmes #childfree #no_kids #nullipare



  • Making Soap, Fighting Illegal Immigration in Senegal

    Senegal is a beautiful country with a long coastline, welcoming people and fantastic music. But for most Senegalese people, life is not easy. The unemployment rate in Senegal was 48% in 2001 (CIA World Factbook), and most any Senegalese person will tell you that life in 2010 is harder here than life was in 2001. Costs have risen, salaries stagnated, and the middle class has continued to shrink. Even those who are lucky enough to have jobs often struggle to feed their families.

    This situation encourages immigration to relatively wealthy European countries such as France, Spain, and Italy (though Senegalese immigrants can be found all over the world). Men in their twenties and thirties with no jobs or prospects are desperate for a chance to work and earn an income. However, wealthier nations are not usually keen to take these aspirants in. As a result, the waits at embassies are long, the fees unaffordable, and the prospects for getting a visa are very slim.

    Because of these difficulties, illegal immigration is a constant problem. Over the course of the past decade, Senegal’s trademark pirogues, colorful wooden fishing boats that appear in every guidebook and tourist brochure, have come into use as passenger boats. Outfitting a pirogue with little more than a couple of outboard motors and some water, traffickers ferry illegal immigrants from Senegal to the Canary Islands, the closest piece of European soil to Senegal. Thousands of uncounted African people (many of whom are Senegalese) have died making the 930-mile journey from Senegal to the Canaries.

    The still-more-invisible victims of the flow of young men from Senegal to Europe are the wives, mothers and sisters of the immigrants. It is common for a female family member to sell her material goods or even to take out a loan in order to help her husband, brother or son get to Europe. La Collectif des Femmes pour la Lutte contre l’Emigration Clandestine au Sénégal (COFLEC) is an association of women victims of illegal immigration that works to promote economic recovery for its members and inform the public about the dangers of illegal immigration.

    One of the projects launched by #COFLEC is a soap factory in Yoff, the seaside neighborhood where COFLEC is headquartered. After receiving training from Fundación CEAR, a Spanish NGO and COFLEC partner, a group of COFLEC members established a small factory on the roof of the COFLEC president’s home. In order to purchase materials, these women obtained a loan from Kiva partner UIMCEC, taking 1,000,000 CFA (about 2,000 USD) to purchase raw materials. By fostering local industries like soapmaking, fabric dying, produce selling, and more, COFLEC is not only helping its members recover from illegal immigration, but stemming the tide by creating jobs in communities where jobs are most desperately needed.
    We’re excited to offer Kiva lenders the chance to contribute to Commission Savonnerie Coflec Group’s loan. Happy lending!


    https://www.kiva.org/blog/making-soap-fighting-illegal-immigration-in-senegal

    #migrations #développement #Sénégal #association

    Lu dans le mémoire de master d’une étudiante :

    “I saw many people leaving to go abroad on boats and many people died during these voyages, including my son. I knew it was important for women to have voice in this society where mostly men have the final say, so that we could find a way to keep our families from suffering. I knew it was important to diversify the economic activities here in the community, and so when I met Mme. Dieng (the Winrock F2F Senegal Director), I said I wanted to find a way for us to collaborate. It was then that we arranged to have our first training, on leadership. The women now feel so much more confident and know how to get things done in a way they didn’t before. The Winrock partnership has truly been a way for us to get our independence and feel like we have control over our destinies.”
    –-Ms. #Yayibayam_Diouf, Director, COFLEC

    #femmes #celles_qui_restent #mourir_en_mer #alternatives


  • Être femme au pays des sciences | Thelma et Louise
    https://www.radiocampusparis.org/thelma-et-louise-etre-femme-au-pays-des-sciences-14-07-2018

    Pourquoi les femmes sont-elles si peu représentées dans le milieu scientifique ? Et pourquoi les rares qui parviennent à s’y faire une place voient régulièrement leurs contributions niées, minimisées, voire carrément attribués à des hommes ? Avec nous en studio, deux invitées : Seraya Maouche, co-fondatrice de l’association Ethique et Intégrité et chercheuse en bioinformatique, ainsi que Marion Langlois, étudiante en ingénierie numérique et marraine au sein de l’association Elles Bougent. Durée : 59 min. Source : Radio Campus Paris

    https://www.radiocampusparis.org/podcasts/thelmaetlouise/TL%20Episode%2034%2024-07-2018.mp3


  • Plus opprimée que le prolétaire, la femme du prolétaire !

    Une ouvrière méconnue peut-elle être une héroïne ? La grande Michelle Perrot, pionnière de l’histoire des femmes en France, avait répondu oui en publiant « Mélancolie ouvrière » en 2012. Six ans plus tard, Gérard Mordillat s’empare du texte et réalise un très beau film avec Virginie Ledoyen et Philippe Torreton.

    #Lucie_Baud, née en 1870 dans la région de Grenoble, entrée dans une usine de soierie à l’âge de douze ans, fondera en 1902 le premier #syndicat des ouvrières du textile de la région. Après avoir mené deux #grèves très dures à Vizille puis à Voiron qui se solderont par des échecs, elle tentera de mettre fin à ses jours en se tirant trois balles de revolver dans la bouche.


    https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-08-septembre-2018
    #femmes #syndicalisme #histoire #France #classe_ouvrière