• Donna Ferrato - Living with the Enemy | International Center of Photography

    https://www.icp.org/browse/archive/collections/donna-ferrato-living-with-the-enemy?page=2

    Donna Ferrato - Living with the Enemy
    For over twenty years, Donna Ferrato has been documenting the effects of domestic violence on abused women and their children. Photographing in emergency rooms and shelters, courtrooms and activist rallies, batterers’ groups and women’s detention centers, Ferrato aims to expose “the dark side of family life.” Collected in the exhibition and publication “Living with the Enemy” (Aperture, 1991), these groundbreaking pictures are paired with texts by the photographer drawn from her conversations with the victims and perpetrators of abuse. In addition to a selection of prints from “Living with the Enemy,” ICP also maintains an extensive archive of Ferrato’s own research materials related to domestic violence as well as to the genesis of this ambitious and ongoing photographic project.

    #photographie #violence_domestique #famille #DonnaFerrato #livre #genre @cdb_77


  • Aïda et l’éternelle faute des femmes

    C’est un prénom d’emprunt qui pourrait bien devenir un symbole. Rapportée par le Maine libre jeudi, l’histoire d’#Aïda a suscité une vague d’indignation jusqu’au secrétariat d’Etat de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Victime de violences conjugales régulières, Aïda, 30 ans aujourd’hui, est paraplégique depuis ce soir d’août 2013, lorsque son mari l’a poussée par la fenêtre du deuxième étage. Ce soir-là, les policiers interviennent au domicile du couple pour une altercation entre le compagnon de la jeune femme et l’un de ses amis. Il est conseillé à Aïda de quitter cet appartement, ce qu’elle fait dans la nuit. Elle alerte le Samu social et quelques amis. En vain. Et il est trop tard pour prendre un train et rallier Alençon où elle a de la famille. Alors, faute de solution d’hébergement, elle retourne chez elle.

    Son compagnon la brutalise et finit par la défenestrer. Il écope pour cela de 15 ans de prison. La cour d’assises fixe en outre la provision pour l’indemnisation de la victime à 90 000 euros. Et c’est là que tout se corse : les avocats de la jeune femme saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) pour que l’Etat, via le Fonds de garantie des victimes (FGTI), verse cette provision. Mais l’organisme ne propose qu’une indemnisation partielle, estimant qu’Aïda a commis une faute civile en retournant à son domicile. Les conseils de la jeune femme contestent cette décision et en appellent à la Civi. Même réponse : arguant d’un partage de responsabilité, elle propose 67 500 euros en février dernier. Un appel sera examiné en mai. L’outrage ne réside pas tant dans la somme (intégralement réglée à Aïda) que dans l’argumentaire avancé. Interpellé sur Twitter, le fonds de garantie a souligné que « la loi prévoit que la victime qui contribue, par sa faute, à son dommage peut voir son droit à l’indemnisation réduit ». « Par sa faute » ? Cette position n’est pas sans rappeler une question absurde sans cesse renvoyée aux victimes : pourquoi ne pas quitter ce bourreau ? La poser, c’est d’abord faire abstraction des mécanismes à l’œuvre dans l’immense majorité des cas de violences conjugales : emprise psychologique, isolement, perte de confiance en soi, honte…

    C’est surtout culpabiliser une fois de plus la victime d’un processus de domination sexiste profondément ancré qui conduit à banaliser bien des violences dont les femmes sont la cible première. Combien de victimes de viol se voient questionner sur leur attitude ou leur tenue vestimentaire ? En mars 2016, un sondage réalisé par l’Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie montrait qu’il se trouve encore 27 % des Français pour juger qu’une femme victime de viol est en partie responsable de ce qui lui arrive si elle a flirté, s’est montrée séductrice ou a accepté de se rendre chez un inconnu. Depuis, certes, il y a eu #MeToo. Mais le cas d’Aïda prouve que la honte n’a pas forcément changé de camp.


    https://www.liberation.fr/france/2019/01/04/aida-et-l-eternelle-faute-des-femmes_1701105
    #femmes #viol #viols #responsabilité #culpabilisation #domination #violence_sexuelle #sexisme #domination_masculine #tenue_vestimentaire #habits


  • La menstruation, #tabou tenace en #Inde

    Pour le Nouvel An, l’hebdomadaire Outlook a publié un numéro spécial dédié à un problème tenace en Inde, celui du tabou qui entoure la #menstruation. Comme l’illustre la bagarre autour de l’accès au #temple hindou de #Sabarimala, dans le Kerala, les règles rendant les femmes “impures” et donc indignes d’entrer dans le sanctuaire aux yeux des extrémistes de cette religion, beaucoup de fantasmes continuent de circuler.

    “En dehors de ce festival d’anxiétés, le paysage des deux dernières années a été marqué par une série de détonations visuelles”, rappelle Outlook, en référence à des manifestations où des serviettes hygiéniques avaient été brandies par des étudiantes. “Des codes inconscients régissent ce qui est ou non acceptable”, dénonce le magazine. Résultat, “ce sujet universel du vivant” suscite la répression et génère, en retour, de “mini-insurrections” jouant dans le registre de la provocation.


    https://www.courrierinternational.com/une/la-menstruation-tabou-tenace-en-inde
    #menstruations #femmes


  • How women took over the military-industrial complex - POLITICO
    https://www.politico.com/story/2019/01/02/how-women-took-over-the-military-industrial-complex-1049860

    From the executive leadership of top weapons-makers, to the senior government officials designing and purchasing the nation’s military arsenal, the United States’ national defense hierarchy is, for the first time, largely run by women.

    #femmes #complexe_militaro_industriel


  • Nous sommes le 2 janvier 2019. Sans surprise, déjà des #violences_de_genre. Mais aussi des articles sur ces violences en 🇪🇸 Pas des "faits divers" qui tiennent en un paragraphe. En l’occurrence : 2 pages, 817 mots, 3941 caractères.

    "Une femme battue et séquestrée 12 heures par son mari à Madrid"
    Voilà ce que l’on apprend :
    L’homme de 41 ans a été arrêté par la police pour avoir "brutalement" agressé sa compagne de 45 ans et l’avoir maintenue enfermée 12h au domicile conjugal (porte parole de la police)

    L’homme, qui avait des antécédents de violence de genre, a été remis en liberté. Des mesures d’éloignement ont été prises. Un bracelet électronique lui a été posé. La femme a été hospitalisée. La journaliste pourrait s’arrêter là, après-tout. Mais non.

    Car en Espagne, on ne met pas les cas de violence de genre dans la rubrique des chiens écrasés. La journaliste va donc tenter de nous expliquer ce qui s’est passé, croisant les témoignages des forces de l’ordre qui sont intervenues, des pompiers et de la victime

    Nulle part, on ne lira le témoignage d’un voisin ou d’une voisine, et le désormais célèbre : "On ne comprend pas. C’était vraiment un mec bien". Car ces témoignages n’ont absolument aucune valeur et n’apportent rien
    Les journalistes espagnol.e.s l’ont bien compris.

    Selon la police, intervenue sur les lieux, "après plusieurs heures, la victime a pu s’échapper avec ses 2 enfants, mineurs, témoins de l’agression" Une police qui rajoute les # suivants : #ViolencedeGenre #PasUneEnMoins*


    https://twitter.com/policiademadrid/status/1080385348428066817

    #NiUnaMenos, "Pas une en moins", c’est une façon plutôt intelligente de rappeler que "pas une de plus" n’est pas adéquat, puisque si une femme est tuée sous les coups de son conjoint ou ex conjoint, ça fait une femme de moins sur terre. Eh oui. Habile. Hashtag très utilisé ici.

    La police a rapporté à la journaliste que l’arrestation s’est produite le 30 décembre dernier (l’article date du 2 janvier) Une amie de la victime a appelé les forces de l’ordre, après avoir reçu des WhatsApp expliquant qu’elle avait été battue, qu’elle était séquestrée...

    .. et qu’elle craignait pour sa vie La police a donc envoyé une patrouille puis a prévenu les pompiers pour leur dire qu’ils allaient devoir intervenir en défonçant la porte derrière laquelle la femme était retenue contre sa volonté

    Les pompiers n’ont finalement pas eu à intervenir : une patrouille de police municipale est tombée nez à nez avec la victime qui descendait les escaliers, en pleurant, avec les deux enfants. Elle était parvenue à s’échapper

    Les agents ont tenté de parler avec la victime mais à ce moment-là, "elle était encore en état de choc" et ne pouvait prononcer un mot.
    Elle avait des blessures aux mains, aux jambes et aux lèvres, selon la police.

    Plus tard, elle a expliqué que son compagnon l’avait frappée avec un balai en aluminium jusqu’à ce qu’il se casse, qu’il lui avait sauté dessus x fois, genoux joints, alors qu’elle était au sol, mis des coups de pied et des coups de poings "Les enfants y ont assisté" selon police

    Elle a ensuite indiqué aux policiers que son agresseur avait commencé à la frapper à 1h du matin (il a été arrêté à 13h45), qu’il l’avait séquestrée dans la chambre puis qu’elle avait réussi à sortir avec les 2 enfants bien des heures plus tard, pendant qu’il était aux toilettes

    Les agents de police sont montés à l’étage L’homme leur a ouvert et s’est laisser arrêter Accusé de "mauvais traitements et blessures dans le cadre conjugal", il est passé devant un juge "spécialisé dans les violence de genre" Et là, vous allez me dire : kesako ? Je vous réponds.

    En 2004, un système de justice spécialisé a été mis en place

    Explications dans ce reportage que j’ai réalisé pour @FRANCE24 / @ActuElles @_51percent
    https://www.youtube.com/watch?v=9N7mZNQBAnw

    Cela n’est évidemment pas suffisant (voir mon article ici : https://www.france24.com/fr/20181123-focus-espagne-justice-violences-femmes-conjugales-justice-protect)

    Les magistrats qui traitent des violences commises contre les femmes ne sont pas assez formés. C’est la vice-présidente du tribunal constitutionnel elle-même qui le dit", explique @PepaBueno, que j’ai interviewée pour ce reportage : https://play.cadenaser.com/audio/001RD010000005280629

    Pour exercer dans les tribunaux spécialisés, il suffit en effet de suivre une formation de dix jours, en sus de la forma° initiale. Ce qui interroge en Espagne, où les incidents qui embarrassent le pouvoir judiciaire s’accumulent. En octobre, une vidéo a défrayé la chronique.

    On y voyait un juge spécialisé dans les violences faites aux femmes insulter une présumée victime en son absence, juste après son audition. Après l’avoir traitée de "fille de pute" notamment, le juge a fait quelques commentaires à l’attention de ses collègues : "Vous allez voir la tête qu’elle va tirer quand elle s’apercevra qu’elle devra confier ses enfants au père". Depuis, la justice s’est saisie de l’affaire.

    https://cadenaser.com/ser/2018/10/03/sociedad/1538581619_584708.html

    On en revient donc au cas d’agression dont je vous parlais au début : L’homme est donc passé devant la juge spécialisée qui était de garde ce jour-là. Après avoir recueilli son témoignage, elle a décidé de le laisser en liberté provisoire +ordre protection +bracelet électronique.

    Je ne suis pas juge, je n’ai donc pas à commenter cette décision de justice. Nombre d’internautes, en revanche, ont fait savoir leur mécontentement, en commentant les articles de @el_pais et de @elmundoes notamment : On peut lire ici :

    Trad : "La juge n’a pas estimé que c’était suffisamment grave pour l’envoyer en prison, il est donc libre. Il la séquestre 12h et la frappe devant des mineurs mais ça n’est pas grave, il n’y a aucun risque. Bon. Jusqu’à ce qu’il la tue, pas besoin de prendre des mesures donc."

    La #loi espagnole de lutte contre les violences de genre (2004) n’est pas jugée efficace pour éradiquer les violences contre les femmes, par toutes celles et ceux engagé.e.s dans ce combat. Du côté des médias, un travail d’autocritique a été fait pour n’oublier aucune victime.

    e vais terminer par des chiffres : En Espagne, en 2018, 47 femmes ont été tuées par leur (ex)conjoint Chiffre le + bas depuis 15 ans :
    https://www.elmundo.es/espana/2018/12/31/5c2a03f021efa0c25a8b45f4.html
    En France, en 2018 ? 130 en novembre 2018

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/26/violences-conjugales-109-femmes-tuees-par-leur-conjoint-ou-ex-compagnon-en-2

    On est d’accord : les chiffres ne disent pas tout (ou, au contraire, on peut leur faire dire ce qu’on veut) mais cela donne une idée Rajouter aux 130 femmes tuées : 16 hommes tués par leur compagne ou ex-conjointe 25 enfants tués dans le cadre de violences conjugales

    @MarleneSchiappa et @CCastaner précisent : « En incluant les suicides et les homicides de victimes collatérales, le nombre total de décès résultant de ces violences [conjugales] s’élève à 247 personnes » Nous, médias, devons arrêter d’en parler comme de simples faits-divers

    https://twitter.com/MelinaHuet/status/1080568498030555136
    #Espagne #femmes #violence #journalisme #presse #médias #justice #statistiques #chiffres #féminicide #meurtres #violences_conjugales #violences_domestiques

    • La #loi espagnole de lutte contre les violences de genre (2004) n’est pas jugée efficace pour éradiquer les violences contre les femmes

      Les violences de genre c’est pas les violences contre les femmes, l’expression elle même est une invisibilisation de ces violences et de leur spécificité.
      Ce matin Titiou Lecoque annonce qu’elle passe la main pour le décompte des femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Elle mentionne que ce décompte est loin de prendre en compte toutes les victimes de la violence de ces hommes. Les femmes tuées par un homme car elles se sont refusées à eux, les femmes poussées au suicide par les violences infligées par un homme, les femmes qui ont survecu avec une vie détruite, une visage brulé à l’acide, lacéré au cutter, leurs enfants assassinés par un père...

      https://www.liberation.fr/france/2019/01/03/meurtres-conjugaux-deux-ans-de-recensement-plus-de-200-femmes-tuees-et-ta

      Autre phrase fausse : tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Nous devrions la rayer de nos formules toutes faites. Ces femmes ne meurent pas sous les coups. Elles sont tuées. Parfois elles sont battues à mort, mais pas toujours. Outre que cette phrase passe sous silence l’intention meurtrière, elle invisibilise l’étendue du phénomène en ne prenant pas en compte les survivantes. La réalité c’est que presque tous les jours, en France, un homme tente de tuer sa compagne ou ex-compagne. Voici un aperçu, sur les derniers mois de 2018 de ce qu’on ne verra pas dans le décompte.

      Octobre : un homme de 32 ans a agressé en plein centre commercial son ancienne petite amie, il l’a défigurée à coups de cutter. Un homme de 63 ans a poignardé avec un tournevis son ancienne compagne, 53 ans. Elle doit sa survie au manteau au cuir qu’elle portait. Un homme de 19 ans a tenté de brûler vive sa compagne qui venait de le quitter. Un homme de 38 ans tente d’étrangler sa compagne et la frappe à coups de marteau avant de prévenir les secours.

      Novembre : une femme de 72 ans a passé la nuit retranchée dans une pièce de sa maison après avoir annoncé à son compagnon qu’elle souhaitait le quitter. Le Raid est intervenu, l’homme s’est suicidé avec son fusil de chasse. Un homme de 78 ans a tiré sur son épouse de 54 ans. Une femme de 58 ans est frappée par son mari, 59 ans. Prévenue, la police arrive mais le couple affirme que tout va bien. Une heure plus tard, nouvel appel. La femme a réussi à se réfugier chez des voisins mais son mari s’est muni d’une bouteille de gaz et menace de tout faire sauter. « Vous allez tous crever avec moi ». La police a réussi à le maîtriser, il est en garde à vue pour tentative d’homicide, menaces de mort et violences conjugales.

      Décembre : une femme de 33 ans est poignardée à huit reprises, dont plusieurs fois à la gorge, par son compagnon. Un homme de 36 ans a frappé sa compagne à coups de marteau sur le crâne. Elle a réussi à se réfugier chez des voisins. L’homme a ensuite mis le feu à l’appartement avant de se suicider. Un homme a tenté de tuer son épouse et leurs deux enfants en les étranglant. Un homme de 25 ans a poignardé sa compagne, 26 ans, et leur fille de trois ans. La femme a été touchée aux poumons et la petite aux jambes. Elles ne sont plus en danger. Un homme de 44 ans a poignardé à sept reprises sa compagne, 33 ans. Son pronostic vital est toujours engagé.

      Il ne s’agit pas ici de violences conjugales mais bel et bien de tentatives d’homicide. Si on ne parle que d’une femme tuée tous les trois jours, c’est uniquement parce que le taux de réussite n’est pas de 100%.

      Sont également exclues de ce décompte celles qui ont été tuées à cause de ce que l’on nomme hideusement des « drames du dépit amoureux ». Tuées parce qu’elles avaient refusé les avances d’un homme.

      Ne peuvent évidemment pas être incluses celles qui se sont suicidées. En février 2017, une femme erre dans la rue, elle est recueillie par un pompier auquel elle explique que son mari la viole, la torture, la prostitue de force. Le mari est arrêté, il est toujours en détention, la victime s’est suicidée en juin dernier. En novembre, c’est Mandy, 21 ans, qui s’est suicidée. Le mois précédent, son petit ami l’avait séquestrée et passée à tabac, dans une séquence cauchemardesque de plusieurs jours, au point qu’elle s’était jetée par la fenêtre pour tenter de s’échapper.
      La folie prend la forme de notre société

      Tous les trois jours, en France, un homme parvient à tuer sa compagne ou ex-compagne. Malgré les plaintes qu’elles ont déposées, malgré les dispositifs d’aide, malgré les précautions de l’entourage. Malgré nous. Ce chiffre n’a rien d’une fatalité. Il peut augmenter ou diminuer. Cela dépend de notre vigilance, du bon fonctionnement des institutions policières et judiciaires, et du financement des associations qui font un énorme travail malgré leur épuisement.

      Quand on pose un regard de néophyte sur ces histoires, on peut se demander quelle proportion relève du psychiatrique. L’institution judiciaire est chargée de trancher cette question, et elle conclut assez rarement à la folie. De toute façon, comme je l’ai déjà écrit, la folie n’est pas exempte des constructions sociales. La folie prend la forme de notre société, et dans une société sexiste où les femmes, leurs corps, leurs vies, sont toujours soumises au contrôle, dans une société où elles n’ont pas encore acquis leur droit réel à exister en tant que telles, la folie des hommes reflète les processus de domination sous-jacents qui font nos implicites sociaux. Elle cristallise le sexisme ordinaire comme un précipité chimique et le transforme en son point le plus extrême : le droit de vie et de mort.

      #violence_masculine #misogynie #sexisme_d’état #injustice


  • #Gazochori : The History of a Neighbourhood (1857–1980)

    The Athens gasworks was established in 1857 by royal decree of King Otto, which granted French businessman François Théophile Feraldi the right to establish and operate the gasworks.

    It was the first gasworks in the city of Athens and all of Greece and it quickly became an integral part of life in the capital, as it made street illumination possible and transformed everyday life in the city; the new gas streetlights gave those who were out in the city at night an improved sense of security. However, the biggest change anticipated with the coming of gas lighting was European splendour, which appears to have been coveted by part of the population of Athens from the mid-19th century onwards (Newspaper Skrip/ Σκριπ 25 December 1895).

    Following the construction of the gasworks, which began in 1857 and continued for almost a century with the gradual addition of various annexes, unlicensed buildings began to spring up around it, forming the neighbourhood of Gazochori (Στογιαννίδης & Χατζηγώγας 2013: 53). As evidenced by its name—from the Greek gazi for gas and chorio for village—the settlement was formed after the gasworks began operations. In 19th and early 20th century sources, the neighbourhood is referred to sometimes as Gazochori and sometimes as the #Aeriofotos neighbourhood or simply #Fotaerio [1].


    https://www.athenssocialatlas.gr/en/article/gazochori
    #Athènes #cartographie #histoire #visualisation #quartier #femmes #évolution #Grèce


  • Mayenne : le centre hospitalier suspend les accouchements pour 3 semaines Morgane Rubetti - 29 Décembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/29/01016-20181229ARTFIG00085-mayenne-le-centre-hospitalier-suspend-les-accouch

    En manque de médecins anesthésistes, le centre hospitalier du nord-Mayenne a été contraint de fermer sa maternité pendant trois semaines. D’autres services sont touchés par cette décision.

    La direction l’a annoncé au personnel jeudi soir. Le centre hospitalier nord-Mayenne (CHNM) a été obligé de suspendre momentanément les accouchements. Cette décision est la conséquence d’un manque de médecins anesthésistes en intérim.

    Les enfantements seront interrompus du 30 décembre au 21 janvier 2019. D’après la direction de l’hôpital interrogée par France Bleu Mayenne, https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/mayenne-le-centre-hospitalier-en-manque-d-anesthesistes-reoriente-les-acc environ trente femmes enceintes présentes au CHNM doivent être réorientées vers les Centres Hospitaliers alentours, notamment celui de Laval. La direction l’assure : « Elles ont été informées personnellement par l’équipe médicale et sont accompagnées de façon personnalisée (...) À l’issue de cette période exceptionnelle de trois semaines, l’activité du CHNM reprendra normalement le lundi 21 janvier 2019. »

    La maternité n’est pas le seul service en danger : l’arrêt des prises en charges des chirurgies d’urgences et des chirurgies programmées (sauf endoscopies) est aussi prévu jusqu’au 14 janvier. Les patients nécessitant une prise en charge en soins intensifs - hors cardiologie - seront, eux, transférés.

    Pour l’association de défense des usagers des services de santé publique Audace 53, « cette situation est d’une extrême gravité pour la population ». Pour les membres de l’association, c’est tout le centre hospitalier qui est en danger : « Nous le disons et le répétons depuis plus de 2 ans (..) : le CHNM est en danger. La maternité, malgré prés de 730 naissances par an est sur le fil. La preuve ! »

    En réaction, Audace 53 a profité de la journée nationale de mobilisation pour l’hôpital public afin d’appeler tous les Mayennais à se rassembler le 1er décembre à 10h30 place Clémenceau à Mayenne. D’après l’association, qui réclame notamment un arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes, la manifestation sera soutenue par les syndicats FO et GCT. « Le CHNM doit avoir les moyens d’accueillir les patients du nord-Mayennne ! »

    Cette année, une autre maternité a été fermée mais, cette fois-ci, définitivement. Inactive depuis le mois de juin, la fermeture de la maternité du Blanc (Indre) a été votée le 19 octobre dernier malgré la mobilisation du personnel soignant. Le service avait été jugé « dangereux » par la ministre de la Santé, #agnès_buzyn.

    #maternité #hôpital #Femmes #CHR #déglingue #Mayenne la destruction programmée du système de santé français est en #enmarche #gestion


  • Macron, Hitler, Marx, Staline, Trump, Lincoln, Jean-Baptiste et Le Monde... (quand l’Absente tue le game !)

    Branle bas de combat ! #Le_Monde aurait osé « la #caricature de trop » ! Comme l’explique brillamment #André_Gunthert sur son « carnet de recherches d’image sociale », cette #Une, grandiloquente et #en_même_temps irrévérencieuse, « vient clore l’impressionnante dégringolade du président Macron »
    http://imagesociale.fr/6975
    seenthissé par @colporteur : https://seenthis.net/messages/747820

    Le récit, commencé en fanfare et qui se clôt sur un champ de bataille, est illustré en couverture du magazine par un photomontage du graphiste Jean-Baptiste Talbourdet

    Mais bien qu’elle contienne toutes les références nécessaires, je ne partage pas les conclusions de cette note, qui prête à l’auteur #Jean-Baptiste_Talbourdet une intension volontairement malveillante sans l’avoir questionné.

    Suite, donc, à cette couverture pour le moins « audacieuse », une shitstorm s’est installée, sur les limites de la représentation du #Chef de l’#État, on croirait presque à un blasphème tant la bronca est générale. #Luc_Bronner, directeur de la rédaction du Monde, oppose un petit justificatif, et c’est là, selon moi, que se joue une couardise dommageable pour tou-te-s :
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2018/12/29/a-nos-lecteurs-a-propos-de-la-une-de-m-le-magazine-du-monde_5403549_4500055.
    Il avait tous les éléments pour faire une démonstration historique avec un filage magistral et ... non, il se réfugie derrière une rapide référence de l’Histoire de l’Art, en bon #sachant, et prend pour exemple... d’autres couvertures du Monde ! En bref, il lâche le choix politique pour une excuse graphique, esthétisante... alors qu’elle-même est issue d’une tradition politique !

    #Hubert_de_Jenlis, en bon chevalier de #Macron, pense porter un coup de grâce par la preuve irréfutable d’un #plagiat de #Lincols_Agnew qui portraitise #Hitler :
    https://twitter.com/HubertdeJenlis/status/1079143667724627968

    Hors, cet portrait a servi pour illustrer un essai ô combien intéressant paru dans le Harpers en juillet 2017 : The Reichstag Fire Next Time, The coming crackdown par #Masha_Gessen :
    https://harpers.org/archive/2017/07/the-reichstag-fire-next-time
    Le portrait, donc, est signé #Lincoln_Agnew et fait partie d’un diptyque où on retrouve donc Hitler :

    Illustrations by Lincoln Agnew. Source photographs: Adolf Hitler © Hulton Archive/Getty Images; crowd saluting Hitler © Visual Studies Workshop/Getty Images

    Mais aussi #Trump, #Putin, #Obama, #Bush :

    Source photographs: Donald Trump © JB Lacroix/WireImage; Vladimir Putin © Mikhail Svetlov/Getty Images; Barack Obama © Ron Sachs-Pool/Getty Images; George W. Bush © Luke Frazza/AFP/Getty Images; protest © Creative Touch Imaging Ltd./NurPhoto/Getty Images; drone © Erik Simonsen/Getty Images

    Ce qui semblait de toute évidence être une copie se révèle, si on prend le temps de lire l’article, puis de chercher les sources d’inspiration de Lincoln Agnew, être un hommage, dans le fil d’une tradition de représentation de la #Puissance et du #Pouvoir de figures d’autorité, dans la _#Droite ligne de #Gauche_ de l’#iconographie #Russe.
    Et il se trouve que Agnew lui-même s’inspire de #Gustav_Klutsis qui portraitise #Marx, #Engels, #Lenine et #Staline de la même manière en... 1933 !

    Gustav Klutsis, Raise Higher the Banner of Marx, Engels, Lenin and Stalin ! 1933

    (L’année même de l’incendie du du Reichstag dont il est question plus haut.) Portrait qu’on peut retrouver dans la superbe exposition de nov 2017 à février 2018 au musée #Tate : Red Star Over Russia at Tate Modern
    https://www.tate.org.uk/whats-on/tate-modern/exhibition/red-star-over-russia
    Il est vraiment intéressant de regarder la vidéo faite par le Tate Modern pour l’exposition : https://youtu.be/Kd_GHlMkwpQ

    qui revient sur

    the story behind graphic designer #David_King's collection of 250,000 artworks, photographs and documents from the Soviet Union.

    Et cette histoire, derrière la collection, c’est le point de départ sur une #Disparition, une #Invisibilisation. Celle de Léon #Trotski. C’est donc l’histoire de la construction de l’image de la Puissance, du Pouvoir, et la représentation de l’Homme Fort, et comment celle-ci écrase tout sur son passage. Pas grand chose à voir donc avec un parti politique particulier, mais bien plus avec une #oppression_systémique, la plus rependue au monde...

    L’affiche de l’expo est peut-être même la première inspiration de la série, et il est troublant de la mettre à côté du portrait de Macron tant les deux visages se répondent ! Elle est datée de 1923 et signée #Strakhov (Braslavsky) Adolf Yosypovych :

    Elle est issue d’une campagne de propagande pour... l’émancipation féminine ! Et ... combien avez-vous vu de #femmes dans cette suite de portraits, jusqu’à présent ? Hein ?!

    Quel dommage ! Quel dommage que les gonades qui s’expriment contre la pseudo-insulte faite au Chef de la France soient quasiment, uniquement, masculines ou assimilées. Quel dommage aussi que pour défendre un choix, d’autres gonades masculines n’osent aller au bout de la filiation. Je n’irait pas jusqu’à dire quel dommage que si peu soient encore #Charlie, mais ceci dit, ça a quand même son sens. L’année 2018 a vu augmenter, terriblement, la pression du #patriarcat, du #masculinisme même, et la #répression, partout : cette fin d’année est maculée de sang sous les coups frénétiques d’un service régalien qui ne fait que protéger un président fantoche dont quasi plus personne ne veut. Et quand, enfin, arrive une occasion de justifier le maintien de leur chef au Pouvoir, la meute de déchaine, écrasant, une fois de plus la continuité des leçons de l’Histoire, de sa contextualisation globale nécessaire, et participe ainsi, encore plus, au #confusionnisme plutôt qu’à l’#éducation_populaire...
    Quelle misère !

    Épilogue : Toute #oppression crée un état de #guerre.
    #Simone_de_Beauvoir, in Le Deuxième #sexe, t.2, L’expérience vécue


  • L’ONU s’inquiète de la stérilisation forcée des femmes autochtones au Canada La Presse Canadienne à Ottawa - 7 Décembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/politique/canada/543155/l-onu-s-inquiete-de-la-sterilisation-forcee-des-femmes-autochtones-au-cana

    Le Comité des Nations unies contre la torture se dit préoccupé par « la stérilisation extensive forcée ou contrainte » de femmes et de filles autochtones au Canada, y compris de récents cas en Saskatchewan.


    Photo : Sean Kilpatrick La Presse canadienne Francyne Joe, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (à droite) et Jacqueline Hansen, militante d’Amnesty International au Canada, lors d’une conférence sur la colline du Parlement à Ottawa le vendredi 7 décembre 2018.

    Le comité dit que le Canada doit veiller à ce que toutes les allégations fassent l’objet d’enquêtes impartiales et à ce que les responsables soient tenus pour responsables.

    Il estime également que l’État doit prendre des mesures législatives et politiques pour empêcher les femmes d’être stérilisées contre leur gré.

    Le rapport du comité est présenté au moment où des groupes, dont l’Assemblée des Premières Nations, tirent la sonnette d’alarme concernant une violation continue des droits de la personne au Canada.

    Amnistie internationale Canada a demandé au gouvernement fédéral de nommer un représentant spécial chargé d’entendre des femmes autochtones stérilisées contre leur volonté afin de savoir à quoi ressemblerait la justice pour les victimes.

    Un projet de recours collectif est également en préparation et vise la Saskatoon Health Authority, le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral et une poignée de professionnels de la santé.

    #Femmes #Canada #génocide #racisme #Nations_unies #Amnistie_internationale #Premières_Nations #stérilisation


  • Why Women Have Better Sex Under Socialism
    https://www.jacobinmag.com/2018/11/kristen-ghodsee-women-sex-under-socialism-eastern-bloc-communism

    One of the most positive features of state socialism, Ghodsee argues, is that it gave women economic independence from men. In the former Soviet countries, women may not have been able to take part in free elections or find a diversity of consumer goods, but they were guaranteed public education, jobs, housing, health care, maternity leave, child allowances, child care, and more. Not only did this arrangement liberate women and men alike from the anxieties and pressures of sink-or-swim capitalism; it also meant that women were much less likely to rely on male partners for the fulfillment of basic needs. This in turn meant that heterosexual women’s romantic relationships with men were more optional, less constrained by economic considerations, and often more egalitarian. As Ghodsee writes in her book:

    When women enjoy their own sources of income, and the state guarantees social security in old age, illness, and disability, women have no economic reason to stay in abusive, unfulfilling, or otherwise unhealthy relationships. In countries such as Poland, Hungary Czechoslovakia, Bulgaria, Yugoslavia, and East Germany, women’s economic independence translated into a culture in which personal relationships could be freed from market influences. Women didn’t have to marry for money.

    Alexandra [Kollontai] wanted to create public canteens where people could eat. She wanted to create public laundries. She also wanted to create mending cooperatives, because back then mending was a huge task that women had to do at home and she thought it would be more efficient if done collectively, reducing the burden on individual women.

    What we see is that when women have economic independence from men — in the sense that they can support children out of wedlock, they have jobs, they have pensions, they have access to housing and their basic needs like utilities and food are subsidized — they don’t stick around in relationships that are unsatisfying. When they can leave, they don’t stay with men who don’t treat them well.

    So if a man is heterosexual and he wants to be in a relationship with a woman, it’s not that easy to get a woman by providing her economic security she doesn’t have, or buying her something that she needs. He has to be kind, thoughtful, attractive in other ways. And it turns out that when men have to be “interesting” in order to attract women, they are. They actually end up being better men. It’s not that difficult a concept. I don’t know why people are so shocked by this.

    I think that in a culture where women have more economic opportunities, men self-civilize in a way because they realize that if they want to be in relationships with women they can’t be abusive, they can’t take women for granted.

    There were brilliant socialist feminists in the seventies, people like Silvia Federici and others, who were making the case that large structural changes would reorganize relationships between men and women. What happened is that, as Nancy Fraser has written about, feminism was largely co-opted by neoliberal capitalism. So we ended up getting a kind of Sheryl Sandberg-style “lean in” feminism, which is all about individual success and creating conditions for a handful of women to be as filthy rich as a handful of men are.

    The idea of socialist feminism evaporated with the general global backlash against Marxism and the rise of neoliberalism. We’re still surviving that now.

    Because I’m an ethnographer who’s been doing field work in Eastern Europe for twenty years, I know many people who will tell you that life was much more nuanced and complex, and not as overwhelmingly negative as Westerners imagine. Certainly not everybody was marching around in Mao suits with shaved heads, or starving in the streets and begging for a pair of jeans.

    Young people who are coming to socialist ideas today, they get automatically whacked over the head with the cudgel of twentieth-century socialist crimes in Eastern Europe. If you say anything about state-funded health care, people start screaming about the purges and the gulags. We have to be able to have a nuanced, thoughtful, enriching conversation about the past. The anti-communist knee-jerk reaction you get in the United States makes it difficult to have that conversation. I hope my book makes it a little easier.

    Ça me fait penser au truc que j’ai posté sur les régimes autoritaires, Trump, Duterte, etc. qui tapaient sur les femmes.

    #Kristen_Ghodsee #sexe #communisme #femmes #égalité

    • Merci, @aude_v.
      L’ouvrage d’August Bebel Die Frau und der Sozialismus (La femme et le socialisme), paru en 1879 (pendant les lois (anti-)socialistes de Bismarck), est l’une des premières, sinon la première analyse de la question de l’égalité en terme de lutte des classes. L’ouvrage a inspiré toutes les grandes féministes allemandes, comme Clara Zetkin :

      „Es darf nicht nach seinen Vorzügen oder Mängeln bewertet werden, es muss beurteilt werden nach der Zeit, in der es erschien. Und da war es mehr als ein Buch, es war ein Ereignis, eine Tat. Zum ersten Male wurde darin den Genossen klargelegt, in welchem Zusammenhange die Frauenfrage mit der geschichtlichen Entwicklung steht, zum ersten Male ertönte aus diesem Buche der Ruf: Wir können die Zukunft nur erobern, wenn wir die Frauen als Mitkämpferinnen gewinnen.“ Dies sagte Clara Zetkin über das Buch Bebels auf dem Gothaer SPD-Parteitag im Jahre 1896.

      https://www.sozialismus.info/2018/05/august-bebel-die-frau-und-der-sozialismus
      Les différences en matière d’égalité entre Allemagne de l’Est et de l’Ouest existent toujours :

      Die grundlegend und über viele Jahrzehnte unterschiedliche Familienpolitik in Ost und West wirkt auch heute noch, 26 Jahre nach dem Mauerfall und mit gemeinsamer Bundesregierung in beiden Teilen Deutschlands nach. Die Unterschiede sind sowohl strukturell (z.B. Ausgestaltung und Umfang der Kinderbetreuungsangebote) als auch kulturell, z.B. ein anderes Selbstverständnis von Müttern in Ost und West aber auch von ihren jeweiligen sozialen Umfeldern. Die damit einhergehende höhere Erwerbsneigung von Frauen im Osten ist im Vergleich zum Westen unabhängiger vom Familienstand und dem Vorhandensein von Kindern. Dies führte im Osten zu einer stärkeren Arbeitsteilung auch bei unbezahlter Arbeit, nicht jedoch zu einer gerechten Arbeitsteilung, denn auch im Osten arbeiten Frauen mehr unbezahlt als Männer.
      Die Unterschiede im Erwerbsleben wirken sich langfristig auf die ökonomische Unabhängigkeit aus, denn sowohl geschlechterbezogene Verdienstunterschiede als auch Rentenunterschiede sind im Osten der Bundesrepublik erheblich niedriger. Kaum Unterschied gibt es in der Geburtenziffer, in beiden Hälften des Landes ist sie gleich niedrig. Die Ursachen sind jedoch jeweils andere: Im Westen gibt es einen hohen Anteil kinderloser Frauen, v.a. bei Akademikerinnen, im Osten gibt es zwar wenig kinderlose Frauen aber dafür mehr Mütter mit nur einem Kind. Ist im Westen vermutlich der Zwang, sich zwischen Kindern und Beruf entscheiden zu müssen, ursächlich für Entscheidungen gegen Kinder, so sind im wirtschaftlich schwächeren Osten eher ökonomische Gründe für die Entscheidung gegen ein zweites oder drittes Kind zu suchen. In den letzten Jahrzehnten gab es Anpassungen in beiden Regionen, generell kann aber eher von einer Anpassung an ostdeutsche Traditionen der Familienpolitik gesprochen werden, denn ihre Kernelemente, wie die umfassende Bereitstellung von Kinderbetreuung und weitere Maßnahmen zur Verbesserung der Vereinbarkeit gehören seit einigen Jahren auch zum bundesdeutschen Schwerpunkt der Familienpolitik. Ein diesbezüglicher Kulturwandel hin zu mehr Akzeptanz arbeitender Mütter ist in der Konsequenz auch in Westdeutschland feststellbar.

      https://www.boell.de/de/2016/11/09/familienpolitik-ost-und-westdeutschland-und-ihre-langfristigen-auswirkungen
      #socialisme #féminisme


  • A young refugee in Libya asked could he draw & send me illustrations to explain the journey tens of thousands of Eritreans make, between escaping the dictatorship in their home country & trying to cross the Mediterranean Sea to Europe. I’ll share them in this thread.
    NB: Sorry, I should clarify that these weren’t done by a child. The guy is overage but suggested drawing the journey would be the easiest way of describing it.
    Here’s the first picture, which shows the conversation between a mother & her son, who’s telling her he’s decided to go to Libya:


    #Libye

    The second picture shows the journey across the desert from Sudan to Libya, in the packed lorries & smaller cars #smugglers use to transport people. Some people die at this stage:


    #passeurs

    The third picture shows what happens once refugees & migrants reach Libya: they’re locked in buildings owned by smugglers until their families can pay ransoms - often much, much more than what was agreed. If their families don’t pay they’re tortured, women raped & some are killed:


    #torture #femmes #viol #mourir_en_Libye

    The fourth picture shows people whose families have paid smugglers (sometimes multiple times) trying to cross the sea from Libya to Italy. “Most people (who) go to sea die or return to Libya & few arrive to dream land.”


    #Méditerranée #mourir_en_mer #push-back #refoulement

    The final drawing shows the detention centres refugees & migrants are imprisoned in, after they’re returned to Libya from the sea. “Life inside the centres hell… Police is very hard, no mercy. Not enough eat, water, healthcare… Police get person to work by force.”


    #centres_de_détention #détention #travail_forcé #esclavage #néo-esclavage
    https://twitter.com/sallyhayd/status/1078013428265115649?s=19
    #dessins #parcours_migratoire #itinéraire_migratoire #cartographie_sensible #cartographie #visualisation #dessin #réfugiés_érythréens #Erythrée
    ping @reka



  • Quand Big Pharma s’invite dans nos cliniques de gynécologie Ariane Blais-Lacombe - 29 Décembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/544516/quand-big-pharma-s-invite-dans-nos-cliniques

    Enceinte de mon deuxième enfant, je me rends dans une clinique de gynécologie et d’obstétrique publique. Tout de suite, en entrant, trois boîtes d’échantillons de préparation commerciale pour nourrisson attirent mon regard. « Similac, Bon Départ et Enfamil dans une clinique publique, c’est pas illégal, ça ? » que je me demande. Une fois assise dans la salle d’attente, je feuillette les dépliants distribués : cliniques de fertilité, de dépistage, etc. Bref, que des cliniques privées, que de la pub. Choix intéressant de la part d’un établissement qu’on m’a dit être public.


    Photo : Jean Ayissi Agence France-Presse Même dans les cliniques publiques, la future mère est déjà ciblée comme une consommatrice, affirme l’auteure

    Ma surprise et mon indignation montent d’un cran lorsque je suis appelée au second bureau d’accueil, plus loin dans la clinique. Derrière le comptoir, ce sont des boîtes entières de formules qui sont empilées, avec à côté d’elles des échantillons de vitamines prénatales, de vitamine D et d’Advil. La secrétaire me propose un carnet de grossesse, un document produit par le CIUSSS de la capitale, qu’elle me remet dans un petit sac griffé Similac. À l’intérieur, je retrouve, en plus du carnet, un dépliant sur le Régime québécois d’assurance parentale, un autre sur le Programme de dépistage de la trisomie 21 et trois petits cahiers « informatifs » produits par Similac et Enfamil.

    Il y aurait pourtant eu de la place pour des brochures d’information sur l’accouchement, sur l’allaitement et même pour le volumineux Mieux vivre avec son enfant produit par le ministère de la Santé. Il faut croire que cela ne faisait pas partie des priorités de la clinique, ou alors qu’il fallait laisser de la place dans le sac pour les échantillons réclamés par la future mère, déjà ciblée comme une consommatrice.

    Dans la salle d’examen, je vois une affiche montrant l’appareil reproducteur féminin… produite par Nuva Ring, une compagnie qui fabrique des anneaux contraceptifs. Rendue là, je n’étais plus surprise. Il semble que chaque mètre carré de cette clinique accueille une publicité, plus ou moins bien déguisée, visant les femmes qui la visitent. Je n’ai pas eu à aller aux toilettes, mais je me demande honnêtement ce que j’y aurais trouvé.

    Comment un établissement de santé qu’on m’a présenté comme public, affilié à un hôpital, peut-il être à ce point criblé de publicités ? Cela soulève un doute quant à savoir si on y accueille les femmes en tant que patientes ou comme clientes, si on a réellement à coeur leur santé ou les intérêts des compagnies dont les relations avec ladite clinique sont pour le moins obscures. D’autant plus que les compagnies de préparations commerciales pour nourrissons sont toutes rattachées aux plus grands laboratoires pharmaceutiques de la planète : Nestlé, Abbott et Mead Johnson. Une telle publicité est non seulement douteuse, elle est aussi carrément illégale.

    En 1981, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dotée du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Ce code a pour but de favoriser et de promouvoir l’allaitement maternel en contrôlant la manière dont les préparations commerciales pour nourrissons sont publicisées et distribuées. Le Code interdit explicitement la distribution d’échantillons gratuits aux femmes enceintes et aux parents, notamment en passant par les systèmes de santé (cliniques et hôpitaux). Les pays signataires du Code sont tenus de le faire respecter sur leur territoire. Le Canada en fait partie. Des mesures pour implanter et appliquer le Code sont inscrites dans certaines lois du Québec, comme son Programme national de santé publique 2015-2025 et sa Politique de périnatalité 2008-2018.

    L’environnement publicitaire de cette clinique contraste grandement avec celui de la maison de naissance où je me trouvais la veille pour rencontrer ma sage-femme. Dans la salle d’attente, il y avait des jeux pour les enfants, une bibliothèque pleine de livres sur la périnatalité, des dépliants d’organismes locaux venant en aide aux familles. Aux murs, d’authentiques photos de familles ayant donné naissance dans ce lieu. Les documents qu’on m’a remis sont tous de nature informative et de source publique. En deux heures, je n’ai vu aucune publicité (et j’ai visité les toilettes). Je me suis sentie comme une femme enceinte dont le bien-être était au coeur des préoccupations. Un être humain entier qui porte un projet de vie. Pas comme un numéro, une consommatrice, une génératrice de revenus pour des compagnies.

    Sages-femmes comme médecins sont pourtant astreints aux lois du Québec. Ils oeuvrent dans des établissements publics de santé qui doivent respecter le Code de l’OMS. Alors, pourquoi le corps médical a-t-il autant de difficulté à respecter les normes éthiques qui encadrent son domaine ? Est-ce trop demander que de placer les intérêts des patients et non ceux des grandes compagnies pharmaceutiques au coeur de nos cliniques publiques ?

    #harcèlement publicitaire #Femmes #OMS #Santé #cliniques #Quebec #nestlé abbott #mead_johnson #allaitement_maternel #pharma #big_pharma


  • Non, la #Cour_européenne_des_droits_de_l'homme n’a pas ouvert la voie à l’application de la charia
    https://www.francetvinfo.fr/monde/grece/non-la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-n-a-pas-ouvert-la-voie-a-l

    La #CEDH a condamné la Grèce pour avoir fait appliquer le #droit_sacré musulman, la #charia, à un #litige_successoral, contre la volonté de la personne décédée qui avait rédigé un testament de droit grec. La Cour estime que cette application de la charia en matière de droit civil pour la minorité musulmane de Thrace (dans le nord-est de la Grèce) est discriminatoire.

    […] « La CEDH dit qu’il est hors de question d’appliquer la loi religieuse, ou une autre règle, si les personnes n’y consentent pas », analyse Nicolas Hervieu. Par ailleurs, « même si les personnes en question avaient volontairement accepté l’application de la charia en matière de succession, la Cour aurait facilement pu s’y opposer, estime le juriste, car l’application de cette #loi_religieuse à la place du #droit_civil crée une situation foncièrement discriminatoire à l’égard des #femmes. »


  • « Accès des femmes aux postes hospitalo-universitaires : il est temps de passer à l’action »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/28/acces-des-femmes-aux-postes-hospitalo-universitaires-il-est-temps-de-passer-

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon ceux du Conseil national de l’Ordre des médecins (consultables en ligne), en 2016, 54 % de la population des médecins de 35-50 ans étaient des femmes. Comparativement, en 2017 et 2018, sur 366 nominations à un poste de professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), 104 (soit 28 %) concernaient des femmes. Ces mêmes années, sur 298 nominations à un poste de maître des conférences – praticien Hospitalier (MCU-PH), 113 (soit 38 %) concernaient des femmes.

    Dans certaines disciplines, l’écart de nomination entre les hommes et les #femmes est particulièrement marqué : anesthésie, #médecine intensive-réanimation, psychiatrie, rhumatologie, médecine Interne, gastro-entérologie et hépatologie, #chirurgie thoracique, plastique, orthopédique, et vasculaire, ou #gynécologie-obstétrique notamment.

    #paywall #sexisme


  • Spanish academic gets €1.5m EU grant to rescue ’women’s writing’ | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/dec/27/spanish-academic-gets-15m-eu-grant-to-rescue-womens-writing?CMP=share_b

    A Spanish academic has embarked on a five-year quest to rescue the works of female writers from the margins of European thought and give them the recognition they have been denied for centuries.

    Carme Font, a lecturer in English literature at the Autonomous University of Barcelona, has been awarded a €1.5m (£1.35m) grant by the European Research Council to scour libraries, archives and private collections in search of letters, poems and reflections written by women from 1500 to 1780.

    Font’s objective is not so much to unearth unknown or invisible female authors as to recover the voices of individuals whose work has traditionally been dismissed as overly personal and anecdotal “women’s writing”.

    #femmes #écriture #pensée #histoire



  • #Violences conjugales : les victimes peuvent désormais quitter le logement sans être redevables du loyer - Capital.fr
    https://www.capital.fr/immobilier/violences-conjugales-les-victimes-peuvent-desormais-quitter-le-logement-sans

    Attention, cette possibilité d’échapper à la solidarité en matière de paiement du loyer n’est toutefois pas automatique. La victime doit au préalable en informer le bailleur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Ce courrier doit être accompagné de la copie de l’ordonnance de protection dont il bénéficie, mesure délivrée par le juge aux affaires familiales et préalablement notifiée à l’autre membre du couple ; ou de la copie d’une condamnation pénale du fautif pour des faits de violences commis à son encontre ou sur un enfant qui réside habituellement avec lui et rendue depuis moins de six mois.


  • The fragility of Syrian refugee women in Turkey

    #Violence, #exploitation, #marginalisation: these are the challenges of a difficult everyday life for many Syrian refugee women in Turkey.

    Rima, whose name has been changed for security reasons, is a young Syrian woman. Until five years ago, she was living in Syria with her family. One day, a bomb dropped on their house, killing her husband and three brothers. After this unexpected tragedy, Rima, mother of three, left her hometown for Turkey. In November 2013, she started a new life with her kids in a refugee camp in the Turkish border town of Sanliurfa, one of the oldest Syrian refugee camps in Turkey.

    This was the beginning of new traumas. She accompanied her brother’s pregnant wife to the state hospital in Viransehir, a district of Urfa. There she was raped by a security guard and an interpreter. The attackers blackmailed her with videos and photographs. Rima was terrified, so she kept silent. In the following days the rape went on, and the number of attackers raised to seven. As a result of gang-rape, Rima was hospitalised for losing significant amounts of blood and taken to the intensive care unit. Luckily, she recovered. Now there is an ongoing investigation by Viransehir’s Public Prosecutor’s Office. Rima was brave enough to go to the Turkish police later. But not every Syrian refugee woman is.

    Endemic violence

    The June 2018 report “Needs Assessment of Syrian Women and Girls Under Temporary Protection Status in Turkey” by United Nations (UN) Women Turkey emphasises that Syrian refugee women are poorly informed about their rights to protection and the legal support services available to them. The same report shows that 73% of Syrian women are unaware of where to seek assistance related to violence or harassment.

    According to official statistics, by December 2018 more than 3,6 million registered Syrian refugees are living in Turkey. 45,7% of them are female and half of this female population is under the age of 18. Refugee girls and women, who are more vulnerable to exploitation, are subjected to all forms of violence in their daily lives. On the other hand, services for Syrian refugees in Turkey are largely gender-blind, leaving many problems unsolved.

    “I can’t recall a single Syrian refugee woman I have met who didn’t report violence. Marital rape is also very common, but many Syrian women don’t even define these experiences as abuse. They don’t even know that marital rape is a crime that will be punished”, says lawyer Gokce Yazar, a member of the Sanliurfa Bar Association Refugee Rights Commission.

    Polygamous marriages

    Volunteers in Turkey observe that child marriages and polygamous marriages are two major problems for Syrian refugee girls and women. Gokce Yazar, as one of the lawyers training Syrian women about divorce, continues: “How can women initiate divorce in a polygamous marriage? They can’t”.

    Polygamous marriages, outlawed in Turkey – unlike Syria, are not only present among the Syrian community in Turkey. It is not a secret that Turkish men, mostly in rural areas, are also illegally “marrying” Syrian women as their second or third wives.

    There are even websites promoting Syrian women for Turkish men. One of these websites, called “Syrian Women”, features several sexist stereotypes such as “What Syrian women want”. One of the sections on this so-called “marriage website” reads as follows:

    “There are many Syrian refugees in Turkey. In every city you can bump into a Syrian. Syrian women are fragile just like our women. Since Syrian women do not set a condition for legal marriage, you can live with them without marrying them".
    Forced into prostitution

    In addition to marriage cases, forced prostitution is another fundamental problem. Some Syrian women often become sex workers after escaping domestic violence. Some of them are forced into sex work by their partners. Others are exploited by gangs of human traffickers on the way.

    “In Viransehir, Syrian women are forced into prostitution just to get some milk or diaper for their babies”, says lawyer Yazar, adding that the Sanliurfa Bar Association is still receiving such complaints.


    https://www.balcanicaucaso.org/eng/Areas/Turkey/The-fragility-of-Syrian-refugee-women-in-Turkey-191805
    #réfugiés_syriennes #réfugiés_syriens #femmes #turquie #mariage_forcé #prostitution #asile #migrations


  • « Le mouvement des “#gilets_jaunes” est avant tout une demande de revalorisation du #travail », Yann Le Lann, sociologue, propos recueillis par Sylvia Zappi
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/24/le-mouvement-des-gilets-jaunes-est-avant-tout-une-demande-de-revalorisation-

    Le sociologue Yann Le Lann (université de Lille) a coordonné une enquête d’un mois sur le mouvement de protestation. Il revient pour « Le Monde » sur les enseignements de l’étude.

    Yann Le Lann est maître de conférences en sociologie à l’université de Lille. Spécialiste du travail, il a coordonné l’#enquête du collectif Quantité critique, composé de chercheurs et de doctorants de Lille et de Sciences Po Paris, qui a analysé le mouvement des « gilets jaunes » durant un mois. Le sociologue estime que l’identité du mouvement est centrée sur la reconnaissance du travail.

    Quel est le profil des gilets jaunes que vous avez interrogé ?
    Ce qui resort de nos questionnaires recoupe les informations déjà publiées sur ce mouvement : ce sont les #classes_populaires, employés et ouvriers, qui sont présentes sur les barrages. On y retrouve aussi beaucoup de #femmes qui ont pris une place importante dans le mouvement, souvent en position pivot : c’est à elles qu’on fait confiance pour gérer des caisses de solidarité ou mener des actions. On trouve aussi une part importante de #retraités. Tous nos questionnaires montrent qu’on a affaire à des personnes aux revenus inférieurs à 1 600 euros mensuels, voire très souvent juste au niveau du SMIC.

    Ce mouvement est passé d’une revendication contre les taxes sur les carburants à une demande de hausse des salaires. Vous expliquez que c’est une bascule très signifiante. Pourquoi ?
    Parce que c’est important pour comprendre le décalage entre la première perception de cette mobilisation et sa réalité politique, ce qui a donné lieu à un malentendu sur ce mouvement. Les premiers temps, les chaînes d’information l’ont présenté comme l’expression d’un ras-le-bol des territoires périurbains braqués contre la taxe sur les carburants. Le mouvement a eu l’intelligence de subvertir cette audience pour déplacer la revendication vers des enjeux de #salaire et de #retraite qui sont devenus le cœur de leur plate-forme.
    A nos yeux, c’est donc la question de la reconnaissance du travail qui est en jeu. Ceux qui se mobilisent sont des salariés qui n’ont pas les moyens de se mettre en grève. Parce que leur budget est trop contraint ou parce qu’ils n’ont pas les ressources politiques autour d’eux pour porter une revendication salariale auprès de leur patron. Ou parce qu’ils ont déjà fait l’expérience d’une négociation salariale qui a échoué.

    Et pourtant, les « gilets jaunes » sont passés à une plate-forme revendicative beaucoup plus large…
    Oui, parce que l’écho médiatique leur a permis de se faire entendre sur d’autres enjeux. Mais la question centrale demeure celle du travail. Comme, pour eux, le canal classique de la revendication collective, organisée sur les lieux de travail, est bouché, ça a débordé ailleurs : ils ont en quelque sorte contourné cette impossibilité en s’organisant en dehors des heures de travail, sur des barrages et des places, en occupant l’espace public. Du coup, ce n’est pas le patron qui est interpellé mais l’#Etat, qui est jugé comme ayant une responsabilité en matière salariale et se retrouve à devoir gérer ces #revendications. C’est tout à fait nouveau et c’est un défi pour lui.

    N’est-ce pas une remise en cause des syndicats ?
    C’est un coup de semonce. Les « gilets jaunes » sont très loin des organisations syndicales. Ceux que nous avons interrogés portent un regard très varié sur leur action ; nous avons tenté de les répartir en trois groupes. Le premier, très largement majoritaire, regroupe tous ceux qui n’ont aucun contact avec les #syndicats. Cela concerne les nombreux salariés des petites et moyennes entreprises (PME) ou des très petites entreprises (TPE) dans lesquelles il n’y a pas de structuration de la négociation collective.
    Ensuite, il y a ceux qui ont été en contact avec des syndicats, ont tenté de négocier des hausses de salaire et de meilleures conditions de travail, et n’ont pas obtenu gain de cause. Ils en ressentent une forme d’amertume. Le troisième profil, minoritaire, correspond à des personnes plus politisées qui veulent qu’il y ait convergence de luttes avec d’autres secteurs professionnels emmenés par les syndicats.

    Quel est le positionnement politique des « gilets jaunes » de votre échantillon ?
    On a trois blocs quasi égaux de 20 % entre les #abstentionnistes et #votes_blancs, les électeurs de Jean-Luc #Mélenchon et ceux de Marine #Le_Pen. On a vu se confirmer une polarité au sein du mouvement entre la gauche radicale et l’#extrême_droite, avec, au milieu, une zone grise difficile à cerner. Mais le sentiment que le gouvernement ne respecte plus la souveraineté populaire, qu’il est en rupture avec les intérêts du peuple, unifie ces trois pôles. D’une manière générale, nous avons perçu une défiance totale vis-à-vis de tous ceux qui ont été aux affaires depuis quarante ans.

    [comme souvent, ici "le travail" est un vocable qui unifie tout et exempte d’une analyse concrète de ses modalités, on remarquera que stage, chômage, en activité à temps réduit ou pas, AAH, etc ne sont pas cités parmi les variables prises en compte, ndc]

    Comment cela se traduit-il en matière de valeurs politiques ?
    Il y a indéniablement, parmi les « gilets jaunes », une part importante qui ressent une vraie crainte à l’égard de la crise migratoire et qui, lorsqu’on l’interroge sur l’#immigration, porte des idées xénophobes ou #racistes. Ainsi, 48 % des personnes que nous avons interrogées estiment qu’en matière d’emploi, « on devrait donner la priorité à un Français sur un immigré en situation régulière ».
    Malgré cela, le mouvement s’est politisé sur des slogans qui empruntent aux valeurs de la gauche. Car les porte-parole des ronds-points ont privilégié les mots d’ordre qui permettaient de fédérer. Ce sont les revendications sur les salaires, les retraites, le référendum d’initiative citoyenne (RIC), qui se sont avérées les plus consensuelles et ont permis au mouvement de durer. Les « gilets jaunes » ont eu cette intelligence collective d’orienter leur parole publique vers le social et d’éviter de faire caractériser leur mobilisation comme un mouvement de « petits blancs » récupérable par l’extrême droite.

    Votre constat ne contredit-il pas les observations des chercheurs de Bordeaux dont « Le Monde » a publié les résultats ?
    Non, ils sont complémentaires. Il y a deux niveaux de pensée : les valeurs que l’on n’assume pas dans le face-à-face avec un enquêteur, et celles que l’on affirme seul en répondant à un questionnaire en ligne. Ces deux types d’enquête donnent des résultats souvent très différents.
    Nous avons mesuré qu’une partie des « gilets jaunes » est très sensible aux thèses présentant l’immigration comme un danger mais qu’ils ne les défendent pas à l’intérieur du mouvement. Les slogans xénophobes sont demeurés minoritaires. Ce sont la critique du gouvernement et la dénonciation d’une politique économique du pays qui ont soudé tout le monde.

    On a senti une lutte d’influence entre deux ailes du mouvement, les « mélenchonistes » et les sympathisants de Marine Le Pen. L’avez-vous perçue ?
    Cette opposition existe à l’évidence mais elle demeure difficile à capter parce qu’il y a très peu de militants organisés . Cela reste sourd, latent, entre des petits noyaux qui veulent que le mouvement s’organise autour des enjeux de démocratie et de justice sociale, et des tentatives de récupération de l’extrême droite sur les questions identitaires. Cette dernière a cependant échoué à l’intérieur du mouvement : j’ai le sentiment que le pôle abstentionniste des « gilets jaunes » n’est pas en train de basculer dans les bras de Marine Le Pen.

    Le fait que la revendication de hausse du #smic ait été autant centrale en est le signe. Tout comme la réaction massive contre les violences policières vécues sur les barrages et dans les manifestations du 1er décembre. Ce qui ne dit pas pour autant que le Rassemblement national ne puisse pas gagner, auprès d’une partie des Français, la bataille sur le sens du mouvement, alors qu’il n’est pas arrivé à imposer ses thèses à l’intérieur.

    #xénophobie #bataille_idéologique


  • #Bordeaux, une ville faite pour les hommes  ?

    Un article publié en 2015 et signalé ici https://seenthis.net/messages/718935 par @touti.

    Je remets ici pour mettre en évidence...

    Le géographe #Yves_Raibaud, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne, publie un texte argumentatif sur la place des #femmes en ville.

    Yves Raibaud aime les femmes. Disons qu’il ne rechigne pas à sortir la poubelle et à faire la vaisselle en sus. Féministe, donc. Ce géographe, maître de conférences à Bordeaux-Montaigne, est chargé de mission égalité hommes-femmes. Depuis une dizaine d’années, il interroge la ville sous l’angle du genre en se plaçant plus particulièrement… à Bordeaux. La ville où tout le monde rêve de vivre tellement elle est trop tout.

    Yves Raibaud vient de publier aux éditions Belin un petit texte argumentatif, à mettre entre toutes les mains viriles : « La Ville faite par et pour les hommes ». Alors, Bordeaux aime-t-elle les femmes  ? Sourire gêné. « Observer la ville sous cet angle très clivant oblige à tout compter. Tout. Ce #livre est le résumé d’une étude scientifique, avec chiffres, entretiens et statistiques, commence-t-il en se mordant les lèvres. La sentence est sans appel : Bordeaux préfère les hommes. 90 % des #noms_de_rues sont des noms d’hommes, eux qui, par essence, aiment laisser leur trace. Les graffeurs sont des hommes. Seuls les hommes pissent dans la rue, marquent leur territoire, car depuis l’enfance ils savent qu’ils ont la #légitimité de l’#espace_public. »

    #Équipements_sportifs

    Les chercheurs d’Yves Raibaud ont étudié les infrastructures de loisirs en ville, qui sont conçues et utilisées par des hommes à 90 %. « Les #skate-parks à 90 % et les #city-stades à 100 %. À un plus grand niveau, l’infrastructure majeure est le nouveau #stade. 5 % des utilisateurs sont des femmes. Un équipement visant 40 000 femmes n’a jamais encore vu le jour. »

    Voilà une première salve, qui calme. Mais, après tout, il n’y a pas que le sport dans la vie, qu’en est-il des autres espaces de la ville  ? « Pas mieux. On voit que les femmes ne sortent le soir, par exemple, que grâce à des stratégies. Toutes. Les hommes non. Elles calculent comment prendre le moins de risques possible. Elles calculent leur allure : ni trop vite, pour éviter de montrer qu’elles ont peur, ni trop lentement pour éviter de laisser croire qu’elles cherchent, et surtout elles ne stationnent pas. Stationner signifie clairement tapiner. Les étudiantes, par exemple, évitent le tram tard, car il faut attendre aux arrêts et, là, elles sont sûres de se faire embêter. »

    Ah, mais il reste le #vélo. Fidèle destrier désormais entré dans les mœurs urbaines. Moue du géographe. « Moins de 40 % des cyclistes bordelais sont des femmes. En plus, elles décrochent dès le second enfant, ne circulent pas la #nuit et rarement quand il pleut. Lorsqu’on observe les bonnes pratiques conseillées par la ville, on mesure qu’elles sont toutes faites pour les hommes. Et par les hommes. Souvent, ce sont les femmes qui font les courses en ayant récupéré les enfants à l’école, à vélo… pas évident. »

    Donc, il reste du chemin à faire à Bordeaux pour qu’elle dégote un énième label, celui de la ville où les femmes aiment vivre. « Je vais vous dire un secret bien gardé, ironise l’universitaire. Les hommes construisent une ville faite pour eux, la ville heureuse l’est pour les hommes. L’#entre-soi_masculin nie toutes les problématiques féminines. En creux, l’honnête femme ne sort pas le soir, elle garde les enfants. » Ouch.

    https://www.sudouest.fr/2015/09/08/la-ville-qui-fait-male-2117485-2780.php
    #villes #géographie_urbaine #genre #géographie_féministe #féminisme #uriner #pisser #toponymie #sport #mobilité #transport_public

    Le livre « La ville faite par et pour les hommes » déjà signalé ici :


    https://seenthis.net/messages/736428



  • https://www.lesinrocks.com/2018/12/17/actualite/pourquoi-la-place-des-femmes-dans-le-mouvement-des-gilets-jaunes-fait-el

    La présence des femmes, un indicateur historique fiable ?

    D’aucuns font de la présence des femmes dans le mouvement l’indicateur qu’un cap dans le malaise social a été franchi. C’est notamment le cas de Jean-Luc Mélenchon, qui voit dans la présence des femmes dans la rue « un signe qu’on arrive à un moment critique dans notre pays ». Un argumentaire presque repris mot pour mot par Christian Jacob dans les colonnes du Figaro. « Le mouvement est profond car les femmes ne s’engagent pas pour de l’accessoire », croit savoir le président du groupe LR (Les Républicains) à l’Assemblée nationale.

    « A chaque fois, on s’étonne de la présence des femmes dans les mouvements sociaux. Alors qu’elles sont toujours présentes », s’amuse Mathilde Larrère, historienne et spécialiste des mouvements révolutionnaires. Pour elle, les femmes ont tout simplement été « invisibilisées » lors des luttes sociales. « Les femmes sont plutôt associées aux révoltes frumentaires, c’est-à-dire lorsque les vivres viennent à manquer », abonde la spécialiste des révolutions. Ce que confirme Frédérique, 50 ans, restée quelque peu en retrait du cortège : « Je veux que la société change, c’est aussi pour mon fils. Il faut une transition écologique pour que nos enfants connaissent encore le goût des fruits et des légumes ».

    Un autre élément du profil semble se dégager. Sur les ronds-points, on croise en majorité des femmes de moins de 25 ans et de plus de 40 ans. Entre les deux, il semble y avoir un vide. Les trentenaires seraient-elles moins impliquées dans la lutte que leurs aînées ou leurs cadettes ? « Les femmes de ces âges-là ont du mal à se mobiliser du fait de leurs conditions matérielles. Elles doivent s’occuper des enfants et de la maison », souligne Mathilde Larrère. Un gap générationnel que l’on retrouve aussi dans les partis politiques et les syndicats, selon elle. Cette répartition des tâches (et la charge mentale) se retrouve également chez les gilets jaunes : « De manière traditionnelle, elles ravitaillent les gens qui vont sur les ronds-points, même si on a pu remarquer quelques hommes faisant la cuisine », observe Magali Della Sudda.

    https://www.humanite.fr/femmes-travailleuses-pauvres-une-bataille-de-tous-les-jours-665482

    Par Pauline Leclère, responsable de la campagne « Justice fiscale et inégalités » d’Oxfam France.

    Aurélie, aide-soignante en intérim, élève seule ses 2 enfants, avec un salaire de 700 euros par mois en moyenne. Amina est auxiliaire de vie à temps-partiel en CDD, après s’être faite opérer des deux mains à cause de son ancien emploi dans le nettoyage, elle travaille 20h par semaine et gagne 687 euros par mois. Amanda travaille en maison de retraite, depuis 5 mois elle saute certains repas et elle s’est évanouie sur son lieu de travail car elle ne tient plus le rythme. Khedidja, 3 enfants, n’aura pas le droit à la retraite et choisit de ne pas penser à l’avenir (1).

    Des histoires comme celles-ci, on en entend beaucoup sur les ronds-points des gilets jaunes. Des femmes qui parlent de leur précarité quotidienne, de leurs difficultés à boucler les fins de mois, de leur colère face à une situation qui s’aggrave. Elles sont ces travailleuses pauvres dont le sort est trop souvent passé sous silence.

    #femmes #gilets_jaunes #mobilisations


  • A Bordeaux, des étudiantes se mobilisent contre les violences sexuelles sur leur campus - Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/bordeaux-des-etudiantes-se-mobilisent-contre-les-violences-sexuelles-sur-l

    « Faites attention les uns aux autres et ne laissez pas une personne rentrer seule, surtout si elle est en situation de vulnérabilité (alcoolisée par exemple) ; empruntez les chemins éclairés (la nuit, évitez systématiquement les chemins traversant les espaces verts ou les bois, même s’ils sont plus courts) ; restez concentrés et vigilants à votre environnement : ne portez pas d’écouteurs, ne téléphonez pas ; éventuellement, tapez à l’avance le 17 sur votre portable pour pouvoir lancer très rapidement un appel en cas de difficulté. »

    Courriel du président de l’université de Bordeaux, Manuel Tunon de Lara dispensé aux femmes qui osent faire des études.

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    Un tiers des femmes expliquent éviter de se déplacer seules. 468 femmes déclarent avoir été suivies pendant un long moment. Pour 36 % d’entre elles, cela s’est produit plusieurs fois. 246 racontent avoir croisé un exhibitionniste, 234 avoir subi un contact physique non désiré. Douze femmes ont déclaré dans ce questionnaire en ligne avoir été victimes d’une agression sexuelle, et cinq victimes d’un viol. 26 % expliquent avoir été confrontées à une situation de violence sexuelle.

    L’enquête conclut de manière implacable : « Les agressions ne sont pas fantasmées, mais réelles, et la présence de prédateurs sur le campus confirmée. Les faits relatés relèvent régulièrement d’infractions passibles de contraventions (harcèlement) ou de peines de prison (agressions sexuelles, viols). Les auteurs sont peu poursuivis, les victimes ne se tournant pas, sauf exception, vers l’institution universitaire ou la police. De ce fait, le phénomène est resté longtemps invisible. »

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    des mesures d’urgence ont été prises. L’éclairage va être éteint une demi-heure plus tard à 1 h 30 afin d’être calé sur les horaires de fin de service des trams (!!!). Des rondes supplémentaires ont été mises en place par l’université « sur ses propres deniers » (!!!), précise Marion Paoletti. Enfin, une caméra va être placée sur la station de tram où la jeune fille a été violée « avec une portée de 400 mètres et une vision nocturne ». Au printemps prochain, une application développée par des étudiants – avec le soutien de l’université – et permettant aux personnes désireuses de ne pas effectuer un trajet seules d’être accompagnées sur le campus va être mise en place.

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    Claire remarque qu’au fil des ans, des filles désertent le campus en raison de son caractère insécurisant : « Des copines y habitaient, car ce n’est pas cher. Dès la deuxième année, plus personne dans mon cercle d’amies n’y est resté. C’est un signe fort. »

    Hafsa est dans ce cas. Dès l’année prochaine, elle compte quitter la résidence universitaire et son loyer modéré pour emménager dans le centre-ville. Elle est prête à faire un effort financier et à travailler plus afin de ne plus avoir peur.

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    J’espère qu’Hafsa n’aura plus peur avec tous les efforts qu’elle va faire. Si elle travaille plus afin de supporter les efforts financiers que les hommes lui imposent, est-ce qu’elle va pas devoir rentré plus tard du boulot ou de la fac ?

    #culture_du_viol #viol #campus #université #discrimination #femmes #violences_sexuelles #violences_masculines #vidéosurveillance #éclairage_public #fraternité (violeurs, harceleurs, architectes, urbanistes, présidence d’université, profs, étudiants, policiers, juges, tous frères, unis contre les étudiantes)

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    Il y a le même problème à Orléans :
    Agressions sexuelles à l’université d’Orléans : entre 5 et 10 étudiantes victimes,
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/orleans/agressions-sexuelles-universite-orleans-entre-5-10-etud

    « Dès la semaine dernière, on a commencé une cartographie de l’éclairage sur le campus pour prendre la mesure des soucis » entame Ary Bruand. Les premières agressions se sont en effet déroulées dans des lieux peu éclairés, déjà assez tard dans la soirée. La dernière, en revanche, a bien été perpétrée de jour, dimanche, vers 16h45.

    « Securitas, ils sont là quand ils sont là, la police, on la voit de manière rarissime », estime un responsable de filière. Une donnée qui devrait évoluer rapidement, selon le président de l’université.

    « Les agents de sécurité, on leur demande de réorganiser leur travail en soirée, pour qu’ils soient présents entre 17h et 21h dans l’enceinte du campus et non en train de fermer les bâtiments comme ils le font habituellement », explique-t-il.

    Sur le facebook de la fac même type de réponse qu’à Bordeaux :

    🚨Nouvel appel à la vigilance🚨
    Suite aux agressions de ces derniers jours, des mesures ont été mises en œuvre par l’Établissement en collaboration avec les services de Police.

    Nous vous invitions à nouveau à maintenir le niveau de vigilance :

    – en empruntant les chemins balisés et notamment les circulations lumineuses proche du tramway,

    – en vous déplaçant en groupe une fois la nuit tombée.

    Si vous constatez des événements suspects, contactez immédiatement les services de Police en composant le 📞17.

    En cas de difficulté, vous pouvez également contacter le PC sécurité au 📞 02 38 49 48 00 qui pourra le cas échéant mobiliser un agent afin de vous raccompagner vers votre résidence universitaire ou une station de tramway.

    Comptant sur votre vigilance

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    Au campus de Pessac c’est pareil :
    https://www.bfmtv.com/police-justice/gironde-le-campus-de-pessac-en-alerte-apres-le-viol-d-une-etudiante-1587425.h

    « Le campus est un lieu de chasse des violeurs et des exhibitionnistes depuis longtemps ! C’est bien connu, la sécurité laisse à désirer » explique par exemple une étudiante.

    « On nous dit d’être prudentes. Donc si on se fait violer, c’est parce qu’on ne l’a pas été et c’est notre faute ? A quel moment on fera quelque chose ? Tout le monde se plaint et rien n’est fait ! » explique une seconde universitaire.

    Des rénovations pas encore suffisantes pour les étudiantEs

    En plus des consignes de sécurité présentes dans le mail, l’administration de l’université s’est engagés à améliorer la sécurité sur le campus. D’ici 2022, le réaménagement des espaces publics est entre autres prévu.

    Pourtant, ces travaux sont encore bien loin des demandes de plusieurs associations étudiantes, bien conscientes des dangers du campus. Toujours selon Le Parisien, qui a eu accès à une enquête à laquelle ont répondu 5.000 étudiants de l’université, un meilleur éclairage des lieux ainsi que l’installation de bornes téléphoniques d’urgence sont également nécessaires.

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