• L’Europe des femmes | Lisez !
    https://www.lisez.com/livre-grand-format/leurope-des-femmes/9782262066666

    Il n’existait pas encore de recueil de documents sur l’histoire des femmes du XVIIIe siècle à nos jours, pas plus en France qu’en Europe. Avec cet ouvrage, nous revenons aux sources. Fictions, chansons, discours, essais, correspondances – dans leur langue originale et leur traduction française – mais aussi documents iconographiques se font ici l’écho de trois siècles d’histoire européenne et des aspirations ou, au contraire, des obstacles à une plus grande égalité entre les sexes.
    Qu’il s’agisse de textes devenus classiques, comme ceux d’Olympe de Gouges, d’Alexandra Kollontaï et de Virginia Woolf, ou d’autres moins connus, tous font entendre la diversité des expériences du peuple des femmes, de toutes conditions (#domestiques, #paysannes, #artistes, #ouvrières, #intellectuelles…), aussi bien à Paris qu’à Moscou, Madrid ou Londres. Ce livre interroge l’éducation des #filles, l’influence des religions, le rapport au corps, l’expérience de guerre, les féminismes et les luttes menées au nom de l’égalité civile et #politique, ou encore la reconnaissance conquise dans les arts et les #sciences, offrant ainsi à la riche et passionnante histoire des #femmes une somme unique et essentielle.

    #livre


  • Blanquer ne veux plus de filles ni de femmes dans la médecine.
    Il prétend qu’il veux diversifié les classes sociales, mais vu que toutes ces actions visent a favorisé l’école privée et à traiter les eleves des classes défavorisés comme du bétail, l’objectif ici est de réduir la place des femmes.

    Une femme, habitant dans une grande ville, ayant un bac S avec mention « très bien » et issue d’un milieu social favorisé : voilà le portrait-robot de l’étudiant en première année commune aux études de santé, que la réforme annoncée entend diversifier.

    C’est une révolution lente, qui a commencé dans les années 1970. Minoritaires au sein des filières scientifiques universitaires et dans les écoles d’ingénieurs, les filles sont de plus en plus nombreuses à suivre des études de médecine. Elles représentent désormais près de 70 % des inscrits en première année commune aux études de santé (Paces), et encore six sur dix des étudiants en deuxième année de médecine. « Attirance pour les métiers du secteur sanitaire et social », « plus grande motivation et maturité » sont quelques-unes des raisons empiriques invoquées par les universités pour expliquer cette féminisation très forte de la profession.

    Qui sont les étudiants et étudiantes de médecine d’aujourd’hui, qui seront chargés de soigner les Français dans les cabinets et dans les hôpitaux ? Si les filles sont bien plus nombreuses que par le passé, le profil social de l’élève en médecine a peu changé. En 2014, 40 % des étudiants de Paces avaient des parents cadres supérieurs ou exerçant une profession libérale – contre 30 % en moyenne à l’université. Des chiffres « stables depuis une vingtaine d’années », qui en font « une des formations les plus clivées socialement, derrière les classes préparatoires aux grandes écoles », souligne une note ministérielle de juillet 2015.
    Lire aussi En médecine, une prépa publique veut rompre avec le déterminisme social

    Un clivage d’autant plus préoccupant que l’origine sociale joue fortement sur la réussite : en 2009, un fils de cadre avait « deux fois plus de chances » que celui d’un ouvrier d’intégrer la deuxième année d’études de santé, selon cette même étude. Et même « 2,5 fois », s’agissant de la médecine. Les possibilités, en revanche, étaient comparables pour le concours de sage-femme.
    Sélection impitoyable

    « Associées à des métiers valorisants, les études de santé attirent beaucoup, en particulier les bons lycéens », décrypte Jean Sibilia, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine. La sélection impitoyable à l’issue de la première année n’a pas découragé les vocations : et ce, même si 80 % des étudiants redoublent. In fine, un tiers seulement réussissent, au bout de deux ans, le concours couperet qui leur ouvrira les portes de la deuxième année de médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique (qui forme les sages-femmes). La Paces affichait 57 791 inscrits en 2017, 5,1 % de plus que lors de sa création, en 2010, selon la note d’information du SIES de novembre 2018.

    #discrimination #femmes #sexisme #medecine


  • Tanzanie : un mariage entre femmes qui défie la tradition
    https://www.lemonde.fr/afrique/video/2019/02/10/tanzanie-un-mariage-entre-femmes-qui-defie-la-tradition_5421673_3212.html

    En Tanzanie, 70 % de la population est entièrement dépendante de la terre pour pouvoir survivre. Or, selon la tradition, les femmes ne peuvent ni posséder ni hériter de terres. Pour s’affranchir de cette règle, les femmes du peuple Kuria, dans le nord du pays, utilisent une coutume baptisée Nyumba ntobu (« La maison des femmes »), c’est-à-dire le mariage entre femmes. Ainsi, elles peuvent conserver leur propriété et vivre en toute indépendance des hommes, dans un pays où 78 % des femmes ont été abusées sexuellement, physiquement ou psychologiquement par leur mari.

    #terres #femmes @odilon


  • #XX_Time à la #Balsamine
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/xx-time-a-la-balsamine

    Ce mercredi Monica Gomes, directrice de La Balsamine est venue nous parler du Festival XX Time qui se déroulera à la Balsamine à partir du 12 février.

    XX Time, temps privilégié dévolu à quelques artistes femme interrogeant le féminin, la sexualité, les rapports dominants dominés. #corps souillé, corps poubelle, corps outil. Ce que les #femmes font de leurs corps , au coeur de leur sujet. Ce festival est l’occasion de voir ou revoir certains spectacles déjà programmés ou de découvrir de nouvelles créations, mais aussi de voir des expos et d’assister à des rencontres-discussions.

    Au programme  :

    Etna

    de Thi-Mai Nguyen - reprise danse

    12.02

    Droit à un toit ?

    DoucheFLUX - Débat

    12.02 - 21h30

    De la poésie, du sport, etc.

    de Fanny Brouyaux et Sophie Guisset

    19.02 → 21.02

    Le corps de la femme peut-il (...)

    #Théâtre #femmes,corps,Balsamine,XX_Time,Théâtre
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/xx-time-a-la-balsamine_06161__1.mp3


  • CE QU’EST LE MODELE NORDIQUE : mythes et réalité – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/12/23/ce-quest-le-modele-nordique-mythes-et-realite

    Certains de ces mythes ont malheureusement infiltré les rapports d’Amnesty international (et ceux de la Chambre des communes) et je trouve cela très amusant, parce que la plupart des personnes qu’ils citent ne parlent pas le Suédois. Alors d’où tirent-ils leur information ? Quand vous essayez d’identifier la source de ces rumeurs, vous finissez par tomber sur un site internet qui prétend avoir interviewé douze femmes qui disent toutes que leur vie est plus dangereuse à cause de cette loi. Mais ce mythe a été réduit à néant par une évaluation officielle de la loi qui établit qu’il n’y a aucune preuve que la loi rende l’exercice de la prostitution plus dangereux, au contraire : les femmes qui ont été interrogées disent qu’elles ont un avantage sur les clients parce qu’elles peuvent maintenant les signaler à la police—alors que les clients ne peuvent pas dénoncer les prostituées.

    Une autre chose importante est la façon dont la loi suédoise soutient et renforce les personnes prostituées. Des études ont montré que ces personnes n’ont pas peur de signaler des clients à la police, parce qu’elles savent que le fait d’acheter du sexe est un crime—un client est automatiquement un criminel. Donc quand nous considérons les chiffres des violences faisant l’objet de plaintes à la police, il y a une augmentation des violences dénoncées, et cette augmentation nous dit que les femmes n’ont plus peur d’aller à la police

    Résultat :

    • Ma réponse est que cette loi représente une mutation énorme. C’est tellement majeur que nous ne pouvons pas encore réaliser son impact. Il ne s’agit pas juste de modifications de quelques points de pourcentage dans des sondages, il s’agit d’une mutation radicale : nous transférons le fardeau de la responsabilité de qu’est ce que la prostitution au client–parce que, depuis des siècles, la responsable de la prostitution, c’est la femme.

      […]

      La prostitution était vue comme une partie de ces violences envers les femmes : l’achat de sexe était appréhendé non pas comme un crime envers une personne individuelle mais comme un crime envers la société—parce que cela affecte tout le monde. L’idée était que la prostitution est incompatible avec l’égalité des sexes—donc il y avait au départ une perspective holistique.

      #femmes #abolition #Suède #Kajsa_Ekis_Ekman


  • #ACME - numéro spécial sur « Border Imperialism »

    Situating Border Imperialism
    Levi Gahman, Elise Hjalmarson, Amy Cohen, Sutapa Chattopadhyay, Enrica Rigo, Sarah Launius, Geoffrey Boyce, Adam Aguirre, Elsa Noterman, Eli Meyerhoff, Amílcar Sanatan

    Border Imperialism, Racial Capitalism, and Geographies of Deracination
    Levi Gahman, Elise Hjalmarson

    “Slavery hasn’t ended, it has just become modernized”: Border Imperialism and the Lived Realities of Migrant Farmworkers in #British_Columbia, #Canada
    Amy Cohen

    Borders re/make Bodies and Bodies are Made to Make Borders: Storying Migrant Trajectories
    Sutapa Chattopadhyay

    Re-gendering the Border: Chronicles of Women’s Resistance and Unexpected Alliances from the Mediterranean Border
    Enrica Rigo

    Drawing the Line: Spatial Strategies of Community and Resistance in Post-SB1070 #Arizona
    Geoffrey A Boyce, Sarah Launius, Adam O Aguirre

    Revolutionary Scholarship by Any Speed Necessary: Slow or Fast but for the End of This World
    Eli Meyerhoff, Elsa Noterman

    Borders and Marxist Politics in the Caribbean: An Interview with #Earl_Bousquet on the Workers Revolutionary Movement in St. Lucia
    Earl Bousquet, Interviewed by: Amílcar Sanatan

    #revue #frontières #impérialisme #déracinement #esclavagisme #capitalisme_racial #déracinement #Caraïbes #femmes #genre #résistance_féminine #USA #Etats-Unis #corps #agriculture #exploitation


  • Voix de femme, « parole d’homme »
    https://www.liberation.fr/evenements-libe/2019/02/07/voix-de-femme-parole-d-homme_1708027

    La sous-représentation des femmes en politique est maintenant admise, et main sur le cœur, quasi unanimement déplorée. Qui ne serait en effet choqué par un système de représentation excluant de fait la moitié de ses citoyens, dans une « grande démocratie » comme la nôtre ?

    En 1991, j’ai 18 ans.

    Alors que j’apprends âprement que je suis femme avant que « d’être humain », Édith Cresson est nommée Premier ministre. La France sort soudain de sa torpeur mitterrandienne pour s’attacher à l’essentiel : le tailleur à carreaux d’Édith… jugé peu seyant, ses boucles d’oreilles, clinquantes, son « taux de féminité », bas. De son discours inaugural, quelques bribes, noyé qu’il fut par les allusions sexistes et les ricanements. De son passage éclair au pouvoir ensuite, j’avoue ne pas avoir retenu grand-chose d’autre que sa voix - non son discours, ni son action - mais sa voix : criarde, trop aiguë, émanation évidente d’un caractère hystérique, grossière autant qu’autoritaire, inaudible enfin, si bien qu’il fallut adapter les micros de l’Assemblée à cette voix extra-humaine - un scandale à l’époque.

    Cette voix, je ne l’ai alors en réalité que peu directement entendue ; mais c’est ainsi qu’elle s’est ancrée en moi, grâce à l’à propos des éditorialistes les mieux informés.

    Ainsi, que l’on soit Premier ministre ou simple militante - telle que je le suis depuis plus de 20 ans - j’ai tôt appris que la voix féminine assigne la parole à résidence.

    Or, quoi de plus essentiel, originel à toute décision, que la parole en politique ?

    D’emblée performative, elle édifie, annonce ou figure l’action, elle construit la pensée collective qui aura une incidence concrète dans la vie de tous.

    Mais si une « parole d’homme » est gage de sérieux et d’honnêteté à vertu universelle,

    une « parole de femme » ne concernera plus que la moitié de l’humanité, souvent placée dans le registre de la plainte, pas loin du rayon « grosse fatigue et couches-culottes ».

    Pourtant depuis 20 ans, je les côtoie en masse, ces femmes hautement conscientes et politiques : organisant des événements, tractant, collant, souvent petites mains techniques, présentes (malgré la maternité qui fatalement leur incombe) à chaque réunion ou AG locale. Quoique souvent majoritaires, elles prendront sensiblement moins la parole. On aura nettement plus tendance à la leur couper, ou à la qualifier, cette parole. Car on sait comme le locuteur, son statut (leader, porte-parole, militant aguerri, ou simple curieux), son âge… et son genre en l’occurrence, infléchit le sens de ce qui est perçu dans une assemblée, qu’elle soit locale ou Nationale…

    Les femmes doivent alors déployer des trésors d’inventivité pour faire slalomer leur propos entre toutes les caractéristiques dépréciantes de leur genre : volontiers rangées plutôt du côté du sensible que du rationnel, elles seront vite perçues comme autoritaires, intransigeantes, hystériques, si le propos est ferme - « madame je-sais-tout » si elles connaissent leur dossier ou avancent des compétences particulières - a contrario, cruches notoires à la moindre erreur ou lapsus.

    Au point que j’ai du mal à compter le nombre de fois où nous aurions décidé collectivement d’un positionnement ou d’une action… sur les arguments d’une femme. Je me demande même rétrospectivement si toutes les décisions collectives auxquelles j’ai souscrit n’étaient pas profondément genrées, à savoir masculines.

    Ainsi, dès les instances les plus modestes et les plus locales, l’exercice démocratique via la parole, écarte les femmes de leur pouvoir le plus élémentaire de citoyenne. On imagine assez bien, dès lors, comme il leur sera difficile ensuite de prétendre au moindre pouvoir politique de plus grande envergure…

    Il y a évidemment également la parole interdite : celle qui consisterait à dénoncer cet état de fait. Insultés, meurtris dans leurs convictions républicaines les plus profondes, les messieurs répondent « garde d’enfants » lorsqu’on parle de représentativité : ils perçoivent peu comme la sottise de leur réponse confirme la réalité du problème. L’épaisseur de l’interdit, hélas, s’accroît au fur et à mesure qu’on s’enfonce en terres de gauche : l’effroi saisit les unes d’être en position de « bruyantes victimes », les autres de « bourreaux inconscients ». Le tabou construit l’impensé politique d’un fonctionnement unijambiste… et n’empêche en rien d’aller battre le pavé au son de « Tous ensemble, tous ensemble ! Hey ! Hey ! ».

    Pourtant si la parole féminine est d’abord distincte puis péjorée par son genre, on les voit - parité oblige - ces femmes muettes et souriantes, adjuvant d’un pouvoir véritablement masculin, exhibées lors des photos officielles ! Elles sont légion comme conseillères territoriales ou locales, adjointes à pas grand-chose, féminisant de leurs tenues colorées le cliché de tel ou tel groupe politique supposé progressiste. Leur statut et pouvoir réel n’est en effet pas scotché sur leur front, ainsi que leurs indemnités nettement inférieures à leurs comparses masculins.

    On s’étonne ensuite de la faible présence féminine dans les médias - instances de la parole ? On s’étonne derechef de la faible représentation féminine dans les hauts lieux de décision politique - instance où la parole a un pouvoir accru ?

    Personnellement je m’étonne - et suis admirative - qu’il y ait maintenant quelques rares femmes qui parviennent à porter non pas une « parole de femme », mais un discours politique, au niveau national. Ninja de l’inconscient ou plutôt de l’inconscience collective, elles sont, à n’en pas douter, des surhommes.❞

    Le mot de la fin me donne un peu mal au cœur. Traité ces femmes de "surhommes" c’est un peu comme de complimenté les femmes d’avoir des couilles pour parler de leur courage. On en sortira pas si leurs seuls références positive dont nous disposons sont uniquement masculines.
    #parole #femmes #vocabulaire #silencialisation #voix #surhomme


  • Le mauvais sort des sorcières en Alsace | CUEJ.info
    http://www.cuej.info/web-en-continu/le-mauvais-sort-des-sorcieres-en-alsace

    L’#Alsace serait-elle un terrain propice à la chasse aux #sorcières ? Il semblerait. Pendant les deux siècles les plus meurtriers, 1 600 bûchers érigés dans la région ont vu mourir des milliers de victimes.

    La figure de la sorcière, ou “Hexe” en alsacien, voit le jour au Moyen-Âge. Assimilées aux hérétiques, elles sont traquées par l’#Inquisition, qui les accuse de complicité avec le #Diable. Le système juridique de l’époque est éclaté et permet aux magistrats d’appliquer la justice comme ils l’entendent. Quitte à cuire à feu doux les femmes de la région. À Strasbourg, centre industriel de l’époque, les autorités civiles et religieuses sont intransigeantes ; aucune chasse n’a eu lieu dans la capitale alsacienne. C’est dans les villages aux environs que se dressent les bûchers.

    À la #Renaissance — et non au #Moyen-Âge — les chasses aux sorcières se développent sur le vieux continent, avec un pic vers 1560, alors que l’essor de l’imprimerie permet une diffusion massive des textes sur le sujet.

    Le #Maleum Maleficarum, ou “#Marteau_des_sorcières”, est un texte écrit par l’Alsacien #Henri_Krämer et le Suisse #Jakob_Sprender, imprimé à Strasbourg en 1487. Les deux inquisiteurs y expliquent comment desceller la marque du Malin chez les #femmes et traquer les sorcières. Réimprimé plus d’une quinzaine de fois, l’ouvrage sera vendu à 30 000 exemplaires dans toute l’Europe. Le Maleum, divisé en trois parties sous la forme de questions-réponses, sert alors de référence aux juges civils et aux religieux dans les procès en sorcellerie. Les exemplaires originaux qui subsistent, très difficiles à dénicher aujourd’hui, sont estimés à près de 200 000 euros.

    Ce texte justifie le programme de répression de l’Église et les massacres qui l’accompagnent. Afin de rallier la population à sa lutte contre le Diable, Henri Krämer y détaille des anecdotes, censées prouver l’existence des sorcières et faire adhérer les plus sceptiques à son propos. Au chapitre six, le moine rapporte qu’à Reichshoffen, une femme provoquait des naissances prématurées. Cette #sorcière, en touchant le ventre d’une femme, lui aurait fait perdre son enfant. « Elle accoucha des morceaux de la tête puis des mains et des pieds », détaille Henri Krämer. De quoi rassurer la population.

    #misogynie #sexisme #patriarcat


  • The World Might Actually Run Out of People — John Ibbitson & Darrell Bricker (WIRED)
    https://www.wired.com/story/the-world-might-actually-run-out-of-people

    the UN forecasting model inputs three things: fertility rates, migration rates, and death rates. It doesn’t take into account the expansion of education for females or the speed of urbanization

    (…) adding one new variable to the forecast: the level of improvement in female education. (…) if you change how someone thinks about reproduction, you change everything.

    (…) We polled 26 countries asking women how many kids they want, and no matter where you go the answer tends to be around two. The external forces that used to dictate people having bigger families are disappearing everywhere. And that’s happening fastest in developing countries. In the Philippines, for example, fertility rates dropped from 3.7 percent to 2.7 percent from 2003 to 2018.

    intriguant… #démographie #futurologie #reproduction #femmes #éducation


  • Un article qui démontre la possibilité de déterminer le sexe de restes humains très anciens, même très endommagés :

    Biological Sexing of a 4000-Year-Old Egyptian Mummy Head to Assess the Potential of Nuclear DNA Recovery from the Most Damaged and Limited Forensic Specimens.
    Loreille O, Ratnayake S, Bazinet AL, Stockwell TB, Sommer DD, Rohland N, Mallick S, Johnson PLF, Skoglund P, Onorato AJ, Bergman NH, Reich D, Irwin JA.
    Genes 9:E135 (2018)
    https://www.mdpi.com/2073-4425/9/3/135

    Over the past year, molecular techniques developed and routinely used by the ancient DNA community have finally permitted the recovery of endogenous DNA from ancient Egyptian remains. Here, those techniques were employed to recover the complete mtGenome of the 4000-year-old mummy, Djehutynakht, and to determine that the biological sex was male.

    #femmes #hommes #préhistoire #corps #ADN

    Ajoutés à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249



  • Presa Diretta ha smascherato il #ddl Pillon

    Una grande prova di servizio pubblico quello della puntata intitolata Dio, Patria e Famiglia, che ha mostrato chiaramente l’intenzione del governo di ristabilire un nuovo Medioevo per donne e bambini.
    No divorzio, no aborto, no diritti civili alle persone omosessuali. Questo il disegno che si cela dietro il #ddl_Pillon, attualmente in discussione al Senato, presentato astutamente come un provvedimento volto a equilibrare l’affido condiviso in caso di separazioni ma che nasconde invece, riga dopo riga, molto altro.

    In questi mesi abbiamo visto in tivù e in pubbliche occasioni il senatore Pillon esporre il suo disegno millantando interesse per il bene dei minori, parlando di diritto alla bigenitorialità, concetto su cui chiunque è d’accordo e che è già possibile con le leggi che abbiamo per i padri che responsabilmente vivono il loro ruolo con amore e impegno anche dopo la separazione. Ma la giornalista Giulia Bosetti durante la puntata del 28 gennaio di Presa Diretta (Rai Tre) ci ha dato la possibilità di spogliare il disegno del vestito della festa, raccontandoci come è nato, da chi è stato scritto, quali intenti nasconde, contro le donne e la loro libertà. Ci ha svelato la sua grande ipocrisia. Nelle sue interviste ha raccolto i valori e gli intenti di dei vari co-autori e sostenitori del disegno di legge Pillon che di fronte a domande semplici hanno dovuto dare risposte chiare, riassumibili in pochi punti:

    –Il femminicidio non esiste;

    –La violenza domestica ha le chiavi di casa e porta i tacchi a spillo;

    –L’eutanasia va vietata;

    –La famiglia è solo quella con mamma e papà;

    –L’aborto è più grave dello stupro;

    –L’aborto va vietato per la salvaguardia della specie;

    –La famiglia ha finalità procreativi e ci stiamo riempendo di musulmani, rischiamo l’estinzione;

    –Da quando le donne hanno acquisito il diritto di divorziare non sono più realizzate e felici di prima;

    –Le donne stanno meglio a casa ad accudire i figli. Bisogna alzare gli stipendi agli uomini così che le donne possano smettere di andare al lavoro;

    –Le donne valide anche nel mondo della politica sono poche, la maggior parte sono carrieriste;

    –Il matrimonio non è basato sull’amore;

    –Se uno si vuole separare non sono fatti suoi;

    –Il divorzio va vietato perché la famiglia non è una questione privata ma un fatto sociale;

    –Oggi siamo più forti perché al governo abbiamo il ministro Fontana e abbiamo la Lega;

    (Se tutto questo vi sembra impossibile andate su Raiplay a rivedere la puntata: https://www.raiplay.it/video/2019/01/Presa-diretta-Dio-Patria-Famiglia-dac69806-544d-4729-893c-92f3b6faf437.html).

    #it_has_begun #femmes #Italie #régression #droits_des_femmes #droits #lois (futures lois... propositions) #disegno_di_legge #divorce #avortement #IVG #homophobie #LGBT #homosexualité #famille #viol
    ping @isskein @albertocampiphoto

    • Il medioevo prossimo venturo (se non facciamo qualcosa)

      Il disegno di legge “Pillon” sulle “norme in materia di affido condiviso, mantenimento diretto e garanzia di bigenitorialità” porta il nome del senatore Simone Pillon, eletto il 4 marzo 2018 e membro in parlamento della Lega. Avvocato e mediatore familiare, è anche membro fondatore del Comitato “Family Day”. Il ddl Pillon è stato presentato il 1° agosto ed è in corso di esame in Commissione giustizia al Senato.

      Ieri sera la trasmissione di Riccardo Iacona, #PresaDiretta , ha trasmesso un’eccellente inchiesta di Giulia Bosetti dal titolo “Dio, Patria e Famiglia”. Quello che segue è un breve campionario delle affermazioni deliranti e misogine fatte da esponenti di primo piano dell’arcipelago neo-oscurantista di varie associazioni che premono per l’approvazione del #ddlPillon(inclusi i fascisti di Forza Nuova):

      1. ” Il feticcio più evocato dall’estremismo femminista è la violenza in famiglia. Ma solo quella declinata al maschile. Ma nel contesto separativo quasi sempre la violenza ha le chiavi di casa e porta i tacchi a spillo “ , Vincenzo Spavone, presidente di GESEF (Genitori Separati dai Figli);

      2. “[ …] Non trovate strano che in Italia le donne siano soggette a una violenza che non esiste negli altri paesi?” , Vittorio Vezzetti, pediatra, fondatore dell’associazione “Figli per sempre”;

      3. ” L’interesse dei minori sarebbe che i genitori non si separassero. La famiglia non è un affare privatistico, ma un fatto sociale. Da quando le donne hanno acquisito il diritto di separarsi sono diventate più libere e più felici? No. Bisogna fornire delle questioni oggettive per separarsi. Il matrimonio non è basato sull’amore, anzi, è qualcosa di diverso da una semplice consacrazione dell’amore. ” , Massimiliano Fiorin, avvocato e saggista, già candidato con Il Popolo della Famiglia;

      4. “L’aborto è più grave dello stupro perché è la soppressione del concepito e lo stato non lo tutela semplicemente perché il concepito non può votare.”, Pietro Guerini, Fondatore comitato referendario ” No194″;

      5. “Bisogna convincere la donna a non abortire. Informare la donna e farle capire che la vita è un grande valore. Perché non lo sa. Le donne hanno tutto il diritto di emergere nella società ma una donna non deve far carriera per forza. In politica quelle brave si contano sulle dita di una mano, la maggior parte sono carrieriste “, Alberto Zelgher, Consigliere Comunale di Verona (Lega);

      6. ““Il suo ambito [della donna n.d.r] è quello domestico, familiare e degli affetti privati da cui non è bene che venga strappata. Secondo me sarebbe meglio se si favorisse, attraverso lo stipendio del marito o del padre, la possibilità di un mantenimento più dignitoso della famiglia.” , Maurizio Ruggero Presidente del” Sacrum Romanum Imperium”;

      7- ” Le femministe vogliono sovvertire il diritto naturale. La donna è prima di tutto moglie e madre. “ , Matteo Castagna fondatore del circolo” Cristus Rex “;

      8. “Facciamo entrare i musulmani. Che stiano a casa loro. Vogliono riempirci idi musulmani e uccidere i bambini italiani. Le nostre preghiere hanno fatto arrivare Fontana e Pillon, questa è la grazia le preghiere”, Sostenitore pro-life, membro del comitato referendario No194-

      A pagina 24 del “Contratto per il governo del #cambiamento“ firmato dal M5S e Lega, sotto il titolo “Diritto di famiglia” c’è questa roba qui: “Nell’ambito di una rivisitazione dell’istituto dell’affidamento condiviso dei figli, l’interesse materiale e morale del figlio minorenne non può essere perseguito se non si realizza un autentico equilibrio tra entrambe le figure genitoriali, nel rapporto con la prole. Pertanto sarà necessario assicurare la permanenza del figlio con tempi paritari tra i genitori, rivalutando anche il mantenimento in forma diretta senza alcun automatismo circa la corresponsione di un assegno di sostentamento e valutando l’introduzione di norme volte al contrasto del grave fenomeno dell’alienazione parentale. È necessario riorganizzare e semplificare il sistema delle adozioni nazionali e internazionali. “. Unire i puntini e trovare la relazione, ovvero, il medioevo prossimo venturo, se non facciamo qualcosa prima.

      Solo ad una lettura superficiale può sfuggire il fatto che il punto caduta di tutto il ragionamento contenuto nella parte citata del “contatto di governo” di M5S e Lega dedicata al “diritto di famiglia” è il riferimento che si fa alla fine del paragrafo alla d nozione di “alienazione parentale” che coincide esattamente con quella di “Sindrome da alienazione genitoriale” teorizzata da un certo Richard Gardner. Ma cos’è la “Sindrome da alienazione genitoriale”? Meglio conosciuta meglio con l’acronimo inglese PAS (Parental Alienation Syndrome), la sindrome da alienazione parentale è una presunta malattia psichiatrica di cui soffrirebbero i figli delle coppie separate.

      Secondo l’Organizzazione Mondiale della Sanità(OMS) ed il Ministero della Sanità, la PAS non esiste. Invece, secondo i suoi teorici, la PAS è quella sindrome che durante le cause di divorzio e di separazione, viene causata generalmente dalla madre al/la figlio/a per motivi di vendetta, di gelosia o per altro, al fine di estraniarlo dall’altra figura genitoriale. La sindrome si manifesterebbe ogni volta che il/la figlio/a minore manifesti rifiuto, alienazione o estraniazione con riguardo ad uno dei due genitori.

      Una sentenza della Cassazione del 2013 ha stabilito che la “sindrome di alienazione parentale” non esiste dal punto di vista scientifico e quindi non può essere usata dal CTU [1] . Va detto, tuttavia, che il fatto che la PAS non sia considerata scientificamente una malattia non significa che non esistano genitori che spingono i figli ad odiare l’ex partner. Nelle separazioni conflittuali spesso i figli vengono usati come un’ “arma” per ferire l’ex coniuge. Nel 2016 la stessa Cassazione ha poi affermato che non è compito della medesima stabilire o meno la validità scientifica di qualsiasi teoria. Ma a queste giravolte siamo abituati.

      Il principale sostenitore dell’esistenza della PAS è stato il dottor Richard A. Gardner[2] che la “inventò” nel 1985 e che definiva la PAS come un “disturbo” che nasce quando, durante le separazioni uno dei genitori, inizia un’opera sistematica di denigrazione nei confronti dell’altro genitore e come una forma di indottrinamento e/o lavaggio del cervello del figlio. Ma perché vi sia “PAS” anche il figlio deve contribuire attivamente all’attività di “alienazione”. In ogni caso la PAS, in questi 30 anni, non è stata mai dimostrata. Gardner, che si presentava come professore di psichiatria infantile presso la Columbia University, pur essendo solo un “volontario non retribuito”, nel suo libro L’isteria collettiva dell’abuso sessuale[3] sostiene che le donne provano piacere ad essere picchiate e violentate e che “ la pedofilia può aumentare la sopravvivenza della specie umana avendo finalità procreative” arrivando, addirittura, a giustificarla perché si “fa così in molte culture”.

      In un altro testo scritto da Gardner dal titolo inquietante True and False Accusations of Child Sex Abuse”[4] questi scrive che “bisogna dire ai bambini che in fondo gli abusi sessuali sono una cosa normale perché normalmente praticate in altre società e culture”. Da consulente tecnico di parte nei tribunali; Richard A. Gardner ha lavorato assai di frequente alla difesa di genitori accusati di pedofilia e di abusi sui figli.

      Il trucco è che nel ddl Pillon non si parla di PAS ma di “ Alienazioni “ e di “ estraneazioni”. Poi, però, vai a leggere e ritrovi pari pari le teorie di Richard Gardner. Quelle teorie tradiscono posizioni apertamente misogine ed il Disegno di Legge Pillon è certamente ispirato ed orientato decisamente da una volontà punitiva nei confronti delle donne dal momento che non tiene conto, in alcun modo, né dei dati, quantitativi e qualitativi, che le vedono enormemente svantaggiate sia sul piano sociale che su quello reddituale, né di quelli relativi alle violenze domestiche da parte dei padri e di cui sono vittime sia le donne che i figli, presumibilmente “alienati”, i quali, secondo quanto previsto dal ddl Pillon, per “guarire dall’alienazione”, devono essere presi con la forza e rinchiusi in una casa famiglia per essere sottoposti ad un “recupero comportamentale” che gli faccia “accettare” il genitore “alienato”.

      Nell’ottobre del 2012, davanti alla scuola elementare di Cittadella, nel padovano, un bambino di dieci anni venne prelevato con la forza dagli agenti di polizia, tra le urla dei presenti che chiedevano di lasciare stare il bimbo e di ascoltarlo. Le forze dell’ordine stava dando così esecuzione ad un’Ordinanza della sezione Minori della Corte d’Appello di Venezia che aveva accolto, per l’appunto, la tesi dell’ “alienazione parentale”. La madre riprese il tutto con il proprio smartphone, mentre urlava di lasciare stare il figlio. Tre minuti in cui il piccolo venne strattonato, infilato nell’auto di servizio, piegato e tenuto con la forza. Il tutto mentre urlava disperato : “Non respiro, zia, aiutami!”. Tre minuti in cui il bambino tentò di divincolarsi dalla stretta di un uomo che lo teneva per le spalle e di un altro che gli stringeva le caviglie. Alla fine di questo strazio, la zia del bambino rivolse alcune domande ad una donna che aveva partecipato al prelevamento e che le rispose di essere un ispettore e di non essere tenuta a darle spiegazioni: “Sono un ispettore di polizia. Lei non è nessuno”.

      1] Consulente Tecnico d’Ufficio e si riferisce a quella figura di perito che lavora al fianco del Giudice (art.61 del Codice di Procedura Civile) e presta la sua opera di consulenza sulla base di precise competenze stabilite dal Codice di Procedura Civile..

      [2] Richard Alan Gardner ( New York , 28 aprile 1931 – Tenafly , 25 maggio 2003 ) è stato uno psichiatra forense statunitense , ideatore della controversia Sindrome da alienazione genitoriale

      [3] Richard Alan Gardner, Hysteria sugli abusi sessuali: Revisioni di Streghe di Salem rivisitate , Cresskill (NJ), Terapeutici creativi, 1990

      [4] Richard Alan Gardner, Vere e false accuse di abusi sessuali su minori: valutazione e causa , Cresskill (NJ), terapie creative, 1992.

      http://contropiano.org/interventi/2019/01/30/il-medioevo-prossimo-venturose-non-facciamo-qualcosa-0111896



  • L’impact du couple sur les inégalités de revenus - Xerfi Canal | France Stratégie
    https://www.strategie.gouv.fr/actualites/limpact-couple-inegalites-de-revenus-xerfi-canal
    https://youtu.be/fkj9Zeb0y8Y

    #Travail des #femmes, recul du #couple, renforcement de l’#homogamie de #revenus : quels sont les effets sur les #inégalités des évolutions sociales de ces vingt dernières années en France ?

    https://www.strategie.gouv.fr/publications/couple-contribue-t-reduire-inegalites


  • « C’est un véritable retour en arrière » : comment la pénurie de #gynécologues menace la santé des femmes
    https://www.francetvinfo.fr/sante/professions-medicales/c-est-un-veritable-retour-en-arriere-comment-la-penurie-de-gynecologues

    « Aujourd’hui, il y a en moyenne trois professionnels pour 100 000 femmes en âge de procréer et donc de consulter, c’est très inquiétant » [rapporte] Marie Stagliano, coprésidente du Comité de défense de la #gynécologie_médicale. Entre 2007 et 2017, le nombre de gynécologues médicaux a chuté de 42%. En 2017, le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a recensé six départements totalement dépourvus de gynécologues. Et cette désertification touche aussi bien les campagnes que les villes. Paris a perdu, en huit ans, 43% de ses gynécologues médicaux. En banlieue parisienne, certaines villes comme Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ou Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) sont totalement dépourvues de gynécologues libéraux.

    #femmes #médecine #démographie_médicale #politique_publique #santé


  • Joana Vasconcelos : « L’art doit être partout »

    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/invite-culture-des-matins-du-samedi-du-samedi-02-fevrier-2019

    Quand Joana Vasconcelos arrive dans un musée pour créer une installation artistique monumentale, on lui demande si elle sait bien ce qu’elle fait... Elle répond qu’elle a avec elle sept architectes et des ingénieurs, et les gens du musée sont alors rassurés. Être une femme, jeune, dans un musée n’inspire pas la confiance... Emision très intéressante, il faut Ecouter les propos pertnents de Joana Vasconcelos.

    L’artiste plasticienne Joana Vasconcelos est une pionnière : première femme à avoir exposé au château de Versailles en 2012, à avoir représenté le Portugal, son pays, à la Biennale de Venise en 2013, à avoir fait l’objet d’une rétrospective au musée Guggenheim de Bilbao en 2018.

    #art #femmes_artistes #discrimination #sexisme #machisme

    • « première femme à avoir exposé au château de Versailles » sans vouloir lui enlevé du mérite elle n’est pas la première, elle est la seule et unique femme sur les 11 expos qu’il y a eu. A cette occasion elle subit la censure pour avoir osé utilisé des tampons périodiques non-usagés pour faire une sculpture de lustre blanc. Niveau misogynie crasse le chateau de Versaille est au top niveau.

      Elle n’en parle pas dans l’émission et est élogieuse vis à vis de versaille. Cette artiste est très contemporaine (au sens de Einrich), elle cherche à mélanger marque commercial, marque d’artiste. Les consommateurs du bon marché sont aussi des amateurs et consommateurs d’art, les créateurs de mode, de pub, de luxe et d’art, sont tous pareil.
      Pour son féminisme elle s’en défausse tout en énumérant les nombreuses discriminations qu’elle subit en raison de son sexe.

      #art_néolibéral #art_contemporain


  • Francis Dupuis-Déri : « Les hommes sont en crise dès que les femmes avancent vers plus d’égalité et de liberté » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/01/francis-dupuis-deri-les-hommes-sont-en-crise-des-que-les-femmes-avancent-

    Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, la règle semble immuable : dès que les femmes s’affranchissent un tant soit peu des rôles qui leur sont assignés, les hommes se déclarent perdus, déstabilisés, en danger… Le chercheur québécois déconstruit ce mythe qui est avant tout une manipulation rhétorique pour préserver la domination masculine.

    • Francis Dupuis-Déri : « Les hommes sont en crise dès que les femmes avancent vers plus d’égalité et de liberté »
      Erwan Cario, Libération, le 1 février 2019
      https://www.liberation.fr/debats/2019/02/01/francis-dupuis-deri-les-hommes-sont-en-crise-des-que-les-femmes-avancent-

      Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, la règle semble immuable : dès que les femmes s’affranchissent un tant soit peu des rôles qui leur sont assignés, les hommes se déclarent perdus, déstabilisés, en danger… Le chercheur québécois déconstruit ce mythe qui est avant tout une manipulation rhétorique pour préserver la domination masculine.

      Qui a écrit : « Les femmes sont devenues si puissantes que notre indépendance est compromise à l’intérieur même de nos foyers, qu’elle est ridiculisée et foulée aux pieds en public » ? Non, pas Eric Zemmour, mais Caton l’Ancien, en 195 avant J.-C., alors que les Romaines se mobilisaient contre une loi leur interdisant de conduire des chars et de porter des vêtements colorés. Le polémiste réac, lui, constatait en 2006, dans son ouvrage le Premier Sexe, que « face à cette pression féminisante, indifférenciée et égalitariste, l’homme a perdu ses repères ». Vingt-deux siècles n’ont donc pas suffi pour que l’homme, le pauvre, trouve sa place dans une société par trop féminisée. Dans son dernier essaila Crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace, qui sortira jeudi en France (Editions du remue-ménage), Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’Université du Quebec à Montréal, est remonté aux origines de ce discours pour mettre en lumière ses rouages antiféministes.

      Comment cette crise de la masculinité se définit-elle à travers les âges ?

      C’est tout à fait cyclique, avec une intensification en période de crise politique ou économique. Mais elle a toujours à peu près le même canevas et elle est portée par des hommes qui occupent des positions privilégiées. Il y a cinq siècles, par exemple, au sein des cours royales, en Angleterre et en France, le roi, des évêques et des intellectuels considèrent que les hommes de la cour commencent à avoir des comportements efféminés. En parallèle - et c’est toujours comme ça avec ce discours de crise -, les femmes ne restent pas à leur place. Elles empiètent sur des domaines qui sont considérés comme masculins. C’est très élastique, cela va des modes vestimentaires et des coiffures aux métiers réservés aux hommes, en passant par la vie intime, et comment se comportent les conjointes. Cette crise concerne donc, à une époque donnée, la perception des hommes et la perception des transgressions des femmes. A partir de là, on déclare que les hommes sont déstabilisés, en danger, désespérés, perturbés, perdus, parce qu’ils n’auraient plus de modèle. C’est une rhétorique qui porte fondamentalement sur la différence entre les sexes, elle réaffirme une opposition sociale, une opposition économique, une opposition politique. On veut surtout réaffirmer une suprématie masculine dans ces domaines.

      La crise de la masculinité, c’est donc avant tout une mécanique d’autodéfense pour la domination masculine ?

      Tout à fait. On pourrait faire l’exercice avec d’autres discours de crise. D’une manière générale, quand on dit qu’il y a une crise, on appelle à l’aide et on identifie la source du problème qui doit être neutralisée. Quand c’est un incendie ou une inondation, il n’y a pas de débat politique quant à la nature de la menace, mais quand il s’agit d’un sujet social, culturel, économique ou politique, ça oppose des groupes, des catégories ou des classes entre elles. Dans ce cas-là, donc, les hommes appellent les autorités à agir en leur faveur.

      Le problème n’est donc pas la masculinité en crise, mais les femmes qui cherchent à s’émanciper…

      C’est un des multiples registres des discours antiféministes. Certains vont parler de l’ordre divin qui impose telle répartition des rôles, d’autres auront un discours plus nationaliste, axé sur la natalité, comme à la fin du XIXe et au début du XXe où, en France, il fallait des enfants pour la prochaine guerre. On peut aussi avoir de l’antiféminisme à l’extrême gauche, quand on établit que l’ennemi principal, c’est le capitalisme et que le féminisme divise les forces syndicales ou ouvrières. Ma thèse, c’est donc que la crise de la masculinité est une forme rhétorique spécifique qui s’exprime quand les femmes avancent collectivement vers plus d’égalité et de liberté.

      Ce discours de crise connaît-il une grande variation dans le temps et selon les pays ?

      Je suis politologue et, au quotidien, je travaille surtout sur des pays comme la France, le Québec, un peu les Etats-Unis. Quand j’ai projeté d’approfondir le sujet, je suis allé voir les collègues en histoire et j’ai voulu sortir de l’Occident pour voir ce qui se passe ailleurs. Et, des deux côtés, cela a été pour moi une découverte, basée sur le travail d’autres chercheuses et chercheurs. J’ai été complètement éberlué par ce que je trouvais : ça se répète presque toujours à l’identique, dans l’histoire et sur toute la planète. Sur cinq cents ans, en Occident, à des époques où l’égalité n’était pas d’actualité, et aujourd’hui dans des pays où on ne peut soupçonner une prise de contrôle par les féministes, comme la Russie, le Qatar, ou certains pays d’Amérique latine ou d’Asie, le masculin est toujours en crise. Cela peut presque suffire pour établir qu’il y a quelque chose de fallacieux là-dedans.

      Comment est définie cette masculinité en crise ?

      Ce sont toujours un peu les mêmes clichés et les mêmes raisonnements circulaires. Ce sont d’immenses généralités qui cherchent des références hors contexte, que ce soit Dieu qui nous a faits comme ça, ou la nature, avec la chasse au mammouth et la préhistoire, ou la biologie, avec la taille des crânes. Selon qui parle et où on se trouve, il y aura toujours une bonne explication. Et les femmes sont toujours comme on veut qu’elles soient : douces, passives, attentives, attentionnées, surtout pas combattantes, car la compétition est évidemment une caractéristique masculine. Ce qui est inquiétant dans cette conception, c’est que s’il y a un conflit entre les deux sexes, on annonce déjà qui va gagner, puisque le combat et la force ne sont que d’un seul côté. Le comble de l’absurde, c’est qu’on va finir par associer le principe même de l’égalité à la féminité et celui de la hiérarchie et de la structuration organisationnelle à la masculinité. Donc l’égalité provoque mécaniquement une crise de la masculinité, ce qui est incroyable au niveau politique, et ce qui ne laisse pas beaucoup d’espoir.

      Vous expliquez que le discours actuel de la crise de la masculinité prend naissance dans les années 60 avec l’apparition de groupes d’hommes proféministes…

      C’est surtout en termes de réseaux et d’organisation que ça se passe, ce ne sont pas nécessairement les mêmes individus. A cette époque, les féministes radicales s’organisent en groupes de conscience où elles se retrouvent, en non-mixité, à déconstruire leur propre socialisation. Elles commencent d’ailleurs à critiquer sérieusement les réseaux d’extrême gauche comme étant machistes et sexistes. Mais dans ces réseaux, il y a des hommes solidaires qui se disent « qu’est-ce qu’on peut faire pour soutenir ce mouvement ? ». Par effet de mimétisme, ils vont créer des groupes, non mixtes, d’hommes très progressistes en solidarité avec le mouvement féministe. Le problème c’est que, rapidement, ils commencent à développer des discours de moins en moins solidaires avec les femmes et de plus en plus préoccupés par leur nombril. Ils commencent par retourner la réflexion sur eux-mêmes, dans une perspective antisexiste, en parlant du système d’oppression des normes patriarcales sur les hommes. Rapidement, ils vont parler de leurs ex, de leurs conjointes, de leurs mères, etc. Les hommes proféministes vont finalement se retrouver minoritaires. A partir de ce moment, certaines organisations vont commencer à parler uniquement de la question de la paternité. On finit, dans certains congrès, par avoir des ateliers pour trouver un bon avocat ou un bon détective privé destinés aux pères divorcés en conflit au sujet de la garde de leur enfant.

      Sur quoi se base le discours de crise aujourd’hui ?

      Les époques induisent des problématiques particulières. Dans ma recherche, j’ai isolé quatre axes. Le premier, c’est que les hommes ne peuvent plus séduire car les femmes ont pris le contrôle de la sexualité. Le deuxième, c’est la question du suicide des hommes qui est, par exemple, très présente au Québec depuis dix ou quinze ans. Le troisième concerne les difficultés scolaires des garçons, et on termine avec la question de la pension alimentaire et de la garde des enfants qui est directement liée à la question des violences conjugales. En effet, certains prétendent que les femmes « instrumentalisent » ces violences pour obtenir la garde et affirment qu’il y a une symétrie dans la violence entre les sexes, même si celle des femmes serait avant tout « psychologique et verbale ».

      Comment expliquer la facilité avec laquelle ce type de discours se propage ?

      On a l’impression, en surface, que tout ça relève du sens commun. Les gens sont convaincus qu’il y a une crise de la masculinité. On le voit sur les blogs, sur les commentaires d’articles en ligne, ce sont toujours les mêmes arguments qui reviennent. Il est possible très facilement de les déconstruire. Sur l’éducation, par exemple, les inégalités économiques jouent un rôle beaucoup plus important sur la réussite que le sexe des élèves. J’ai découvert, par ailleurs, une citation de John Locke au XVIIe siècle qui se plaint que les garçons réussissent moins bien en apprentissage des langues que les filles…

      Concernant le suicide, on peut remonter à la fin du XIXe siècle et l’étude de Durkheim, où il trouvait, déjà à l’époque, un taux de suicide environ trois fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.

      Vous écrivez que ce mythe est « ridicule et risible, absurde et faux, scandaleux et dangereux »…

      Je voudrais appuyer le terme « dangereux », car c’est un mot que j’ai pesé quand je l’ai écrit. Ce discours de la crise de la masculinité peut aller dans certains cas jusqu’à la glorification de l’assassinat et des meurtres de masse de femmes pour se venger de cette crise qu’elles feraient subir aux hommes, comme avec les attentats en Amérique du Nord des involontary celibats, les incels (1), qui vont jusqu’à tuer car ils n’auraient pas eu une sexualité qui leur reviendrait de droit. Il faut aussi toujours déconstruire ces discours sur la symétrie des violences, car on voit même, aux Etats-Unis, des plaintes déposées contre les refuges pour les femmes victimes de violences, en expliquant que c’est discriminatoire car il n’existe pas d’équivalents pour les hommes, et demandant la fin des subventions.

      Finalement, vous dénoncez le mythe et le discours, mais vous l’attendez, cette crise…

      Si on est dans une société injuste, inégalitaire, dominatrice, si on veut mettre en acte des principes de solidarité, d’égalité et de liberté, on ne peut qu’espérer une crise. Et une vraie, cette fois !

      (1) Le dernier en date remonte au 23 avril 2018, à Toronto. Il a fait 10 morts et 14 blessés. Son auteur, Alek Minassian, a publié sur Facebook un message évoquant « la rébellion des incels ».

      #Francis_Dupuis-Déri #Hommes #Femmes #domination_masculine #masculinité #paywall


  • La solitude des femmes détenues | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/observatoire-international-des-prisons-section-francaise/blog/010219/la-solitude-des-femmes-detenues

    Minoritaires en détention (moins de 4 % de la population détenue), les détenues pâtissent de la mauvaise répartition des places de prison pour femmes sur le territoire. Et souffrent d’un effet de genre : premières à maintenir le lien avec leur père, frère, compagnon ou ami incarcéré, elles sont aussi plus vite abandonnées lorsqu’elles sont de l’autre côté du mur.

    À la prison pour femmes de Roanne, il y a très peu de visites, remarque une mère de détenue. Samedi et dimanche matin par exemple, il y avait deux familles au parloir, pour près d’une centaine de femmes incarcérées... » Même situation à Réau, en région parisienne : « En général, les parloirs sont vides, observe l’une des salariés chargés de l’accueil des familles. La plupart des hommes n’ont pas ce problème. On dirait que dès qu’elles entrent en prison, les femmes sont abandonnées par leur famille. » Un constat unanimement partagé mais jamais objectivé, faute d’étude sur le sujet1. « C’est toute la question de l’extrême invisibilité des femmes en milieu carcéral. Les hommes représentant la grande majorité des détenus, très souvent, les femmes sont oubliées des enquêtes », déplore la sociologue Corinne Rostaing. Si les données font défaut, plusieurs facteurs viennent expliquer cet isolement patent. D’abord en cause, l’inégale répartition des places de prison pour femmes sur le territoire. « Parmi les 188 établissements pénitentiaires, seuls 56 accueillent des femmes détenues », relevait le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dans un avis de 2016, de sorte que de nombreux départements en sont dépourvus. La situation est d’autant plus préoccupante pour les femmes condamnées à de longues peines : seulement huit établissements pour peine peuvent recevoir des femmes2, la plupart étant concentrés dans la moitié nord de la France. Conséquence : « Ces dernières sont souvent incarcérées dans des établissements éloignés de leurs proches », constate le CGLPL, si bien qu’elles « souffrent davantage de la rupture du lien familial ».

    © Grégoire Korganow/CGLPL © Grégoire Korganow/CGLPL

    Pour Corinne Rostaing, cet isolement est aussi le résultat d’un « double effet de genre ». Le fait de contrevenir à la loi est socialement beaucoup moins toléré pour une femme que pour un homme. « Elles subissent en quelque sorte une double stigmatisation : non seulement elles ont enfreint la loi, mais elles ont aussi transgressé les normes liées à leur sexe. Le sentiment de honte est plus fort chez les femmes et leurs proches leur tournent plus souvent le dos. La seule personne qui vient encore éventuellement les voir, c’est souvent leur mère. Certaines m’ont dit : “Si même ma mère ne veut pas venir, personne d’autre ne viendra.” » Et c’est d’ailleurs là le second effet de genre : la solidarité familiale est une affaire de femmes. De fait, ce sont d’abord les femmes qui maintiennent le lien avec les personnes détenues : près de 90 % des visiteurs interrogés par l’Uframa3 dans son enquête de 2017 sont en fait des visiteuses4. « On les voit arriver avec des kilos de linge propre, parfois repassé et parfumé. On voit bien que ce n’est pas dans le rôle des hommes, et des maris en particulier, de faire ça. À commencer par le fait d’attendre, dans tous les sens du terme : attendre devant le parloir, mais aussi attendre que la femme sorte de prison. Très vite, c’est divorce ou séparation, même pas forcément formulé… », rapporte Corinne Rostaing. « Le problème, si on se place dans une perspective de réinsertion, poursuit la sociologue, c’est que l’administration pénitentiaire ne met pas les moyens pour compenser cet isolement : les possibilités en matière de formation et d’emploi sont beaucoup plus restreintes que pour les hommes, alors même qu’elles vont être beaucoup plus isolées à la sortie. »

    (1) L’enquête sur la trajectoire familiale des détenus réalisée par la DAP et l’Insee et publiée 2002 n’a ainsi jamais été étendue aux femmes. Une recherche, menée par les sociologues Patricia Paperman et Natacha Chetcuti, est actuellement en cours.
    (2) Situés à Joux-la- Ville, Bapaume, Roanne, Réau, Poitiers, Fleury, Rennes et Marseille.
    (3) Union nationale des fédérations régionales des associations de maisons d’accueil des familles et proches de personnes incarcérées.
    (4) Conjoint·e·s mis à part, 25 % des visiteurs sont des mères (contre 6 % de pères), 9 % des soeurs (contre 3 % de frères), 5 % des amies (contre 1 % d’amis). « À propos du vécu des familles et des proches de personnes incarcérées », résultat de l’enquête menée par l’Uframa entre septembre et décembre 2017.

    #prison #sexisme #femmes #abandon


  • La justice annule une élection à Sarcelles en raison d’un trop grand nombre de femmes adjointes à la mairie

    https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/la-justice-annule-une-election-a-sarcelles-en-raison-d-un-trop-grand-no

    La LREM telle qu’en elle-même... Lamentable et décadante.

    La justice annule une élection à Sarcelles en raison d’un trop grand nombre de femmes adjointes à la mairie

    Le tribunal avait été saisi par des élus de l’opposition, qui dénonçaient le non-respect des règles de parité imposées par le code général des collectivités territoriales.

    • « Je me demande ce que pense Marlène Schiappa [la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes] du fait qu’un élu LREM saisisse la justice et utilise la loi sur la parité, destinée à promouvoir la présence des femmes en politique, pour contraindre une femme à démissionner de ses fonctions », a ironisé le maire, Patrick Haddad, contacté par l’AFP.

      L’élu socialiste estime aussi « absurde » que le fait que le maire soit un homme ne soit pas pris en compte dans le calcul. En décembre, « j’ai pris la place de l’ancienne maire, une femme, qui m’a remplacé en tant qu’adjointe. L’équilibre de l’exécutif municipal, maire et adjoint, est donc le même qu’auparavant », huit femmes et sept hommes.

    • Mais euh, pourquoi on ne compte pas les mairesses et les maires dans les calculs ? L’obligation est faite aux listes d’être paritaires, pas aux conseils municipaux de l’être une fois que la personne devenue maire ou mairesse est sortie du rang ? Il n’y a pas non plus d’obligation de résultat une fois les candidatures paritaires déposées par les partis dans les 577 circo (d’ou le résultat à l’Assemblée, quand plus de femmes que d’hommes ont eu des circo ingagnables) ? Je ne pige pas.

      Les commentatrices ont raison, c’est la porte ouverte à l’annulation de nombre d’élections. Et après on va dire que c’est les féministes qui foutent la merde !


  • La pression de Roche sur Berne pour le prix de son anti-cancéreux Perjeta Feriel Mestiri avec Valentin Tombez - 31 Janvier 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10183954-la-pression-de-roche-sur-berne-pour-le-prix-de-son-anti-cancereux-perje

    Depuis 2012, une partie de poker se joue entre le puissant groupe Roche et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur le prix du médicament contre le cancer Perjeta. Une enquête montre les dessous de ce jeu de pouvoir opaque.

    Roche est le leader mondial dans le traitement du cancer du sein. La thérapie dite combinée avec les deux médicaments Perjeta et Herceptin, un autre médicament de Roche, est la thérapie courante et la plus efficace contre les cancers métastatiques du sein. Chaque année en Suisse, environ 500 femmes commencent ce traitement, qui prolonge l’espérance de vie de plus d’une année.

    L’émission alémanique Rundschau https://www.srf.ch/sendungen/rundschau/medikamentenpreise-sebastian-frehner-kaufsucht-trumps-mauer a eu accès aux documents et mails relatant les années de négociations entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique pour fixer le prix du traitement.

    La thérapie coûte en moyenne 103’200 francs par année et par patient, à la charge de la compagnie d’assurance de base. C’est le double de la combinaison Herceptin + Docetaxel, qui coûtait 50’500 francs par an.

    Négociations opaques et prix fictifs
    Tout commence en 2012, lorsque Roche tente de négocier le prix du paquet de Perjeta à 3950 francs. En face, l’OFSP ne l’approuve qu’à 1850 francs, soit moins de la moitié.

    Roche fait alors une offre inédite et propose de maintenir le prix de la boîte à 3950 francs, tout en remboursant 2100 francs à l’assurance maladie, ramenant ainsi le prix à 1850 francs, comme le souhaitait l’OSFP.

    « Il s’agit d’un prix-vitrine pour Roche vis-à-vis de l’étranger, qui permet de démontrer qu’ils obtiennent une certaine somme pour ce médicament en Suisse. Plus le prix est élevé en Suisse, plus ils pourront probablement en obtenir un prix élevé à l’étranger », explique Max Giger, ancien président de la Commission fédérale des médicaments.

    L’OFSP s’y oppose et refuse ce « prix-vitrine ». Roche réplique en présentant sa solution à Berne, avec le soutien des assurances maladie et des médecins. Et explique clairement que sans ce nouveau modèle de tarification, les patients perdraient bientôt l’accès aux médicaments innovants.

    La pression fonctionne. Une nouvelle rencontre a lieu entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique à Berne. Quelques semaines plus tard, ce dernier capitule et accepte, pour une durée limitée à un an, le prix-vitrine de 3450 francs.

    Des prix moins chers que pour les pays européens
    Interrogé sur ces documents montrant les tentatives de pression, l’actuel directeur adjoint de la Commission fédérale des médicaments Thomas Christen répond : « Je ne sais pas exactement à quel passage vous vous référez. Mais le prix que nous avons fixé était basé sur les exigences étroites du Conseil fédéral et de la législation. Ensuite, je trouve que le prix que nous avons négocié et fixé est inférieur à celui des pays européens. » Selon lui, le « prix-vitrine » était donc un modèle réussi.

    De son côté, Roche n’a pas souhaité commenter les prix à l’étranger. Les sociétés pharmaceutiques offrent par ailleurs des rabais secrets dans de nombreux pays. Dans l’affaire Perjeta, Roche réfute avoir fait pression. Selon Remo Christen, directeur de l’autorisation de mise sur le marché en Suisse chez Roche, « les prix des médicaments sont clairement réglementés par la loi en Suisse. Les décisions de prix de l’OFSP sont publiques. On ne peut pas parler d’un manque de transparence. »

    Sur demande spéciale
    En 2014, un an après ce premier cycle de négociations, Roche et l’OFSP se mettent une nouvelle fois à table à propos du prix de Perjeta. Roche menace de faire disparaître le médicament de la liste des spécialités sans le prix demandé. Il ne serait donc plus automatiquement pris en charge par l’assurance de base.

    Dans un mail adressé à l’OFSP, Roche précise que cela aurait des conséquences négatives pour les patients et attirerait beaucoup l’attention des médias. Les négociations échouent malgré tout. Le médicament Perjeta ne figurera plus sur la liste des spécialités.

    Désormais, les patients n’ont accès au médicament que sur demande spéciale. Mais selon Roche, il n’a jamais été question de pourparlers sur le dos des patients : « Les prix des médicaments sont réglementés par la loi et les patients ont toujours eu accès à Perjeta avec l’accord de Swissmedic, car les assureurs maladie reconnaissaient la valeur du traitement », souligne Remo Christen.

    A ce jour, les négociations de prix se poursuivent. Le médicament est utilisé encore plus largement et représente donc, pour l’assurance de base, un coût encore plus élevé qu’il ne l’était il y a 6 ans, même après déduction de la réduction du « prix-vitrine ».

    #big_pharma #industrie_pharmaceutique #profits #laboratoires_pharmaceutiques #assurances_maladies #cancer #ruissellement #prix #Roche #Perjeta #Herceptin #Femmes #prix-vitrine

    • Perjeta a rapporté 2,2 milliards de francs dans le monde

      Roche a franchi l’an dernier le cap des dix milliards de francs de bénéfice. Son chiffre d’affaires, en hausse de 7%, dépasse désormais les 56 milliards de francs.

      L’année 2018 a souri au géant pharmaceutique, porté notamment par les ventes de médicaments contre le cancer.

      Perjeta est l’un de ses blockbuster. Il s’agit de son quatrième médicament totalisant le plus de revenus. Selon le site internet du géant bâlois, il a rapporté 2,2 milliards de francs en 2017.


  • Une femme, une voix
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/une-femme-une-voix

    Sabine Panet et Manon Legrand viendront présenter le numéro hors-série du magazine féministe #axelle : « Une femme, une voix ». Ce numéro est consacré aux multiples engagements des #femmes et à leur #participation politique, en Belgique et ailleurs.

    #femmes,participation,axelle
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/une-femme-une-voix_06120__1.mp3


  • Cachées par la forêt : 138 femmes de lettres oubliées d’Éric Dussert- France Culture
    https://www.franceculture.fr/oeuvre/cachees-par-la-foret-138-femmes-de-lettres-oubliees

    Dès que les presses entamèrent l’impression d’Une forêt cachée, il m’apparut que sur ses 156 portraits seuls 17 étaient consacrés à des femmes de lettres...
    Aurais-je été misogyne sans le savoir ?
    Avec ce nouveau recueil, j’ai souhaité montrer comment de très nombreuses créatrices ont été « cachées par la forêt » de la littérature, comment elles ont oeuvré avec beaucoup d’imagination, de sensibilité, d’érudition, d’astuce et d’humour durant plus d’un millénaire.
    De quoi se convaincre que le seul XXe siècle a vu d’autres grandes romancières que Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Colette et Annie Emaux. Il suffit de lire les livres délectables de Myriam Harry, de Fanny Clar, de Rose Celli, de Marie-Louise Haumont, et de beaucoup d’autres, pour se convaincre de leur talent inestimable.
    Cachées par la forêt, 138 femmes de lettres nous contemplent...

    #femmes #histoire #littérature #historicisation



  • « Créatrices, l’émancipation par l’art » exposition au Musée des Beaux-arts de Rennes du 28 Juin au 27 Septembre 2019 – La page de Marie-Jo Bonnet
    https://mariejobon.net/2019/01/creatrices-lemancipation-par-lart-exposition-au-musee-des-beaux-arts-de-

    L’exposition présente 85 œuvres du Moyen Age à nos jours qui déploient autour de cinq grands axes à partir d’une ouverture sur « Le Pouvoir aux Nanas » dans le patio avec des sculptures monumentales de Niki de Saint Phalle, Raymonde Arcier et Camille Claudel :


    (image : Raymonde Arcier – Au nom du père-1976)

    1 – Interdites : La première partie aborde la question des mécanismes d’invisibilité de la création féminine : comment les institutions interdisent certains sujets comme la nudité masculine à l’époque de Camille Claudel. Nous verrons que les tabous opèrent toujours de nos jours au point de censurer certaines audaces et d’écarter des prises de positions politiques novatrices

    2 – Autoportraits – Portraits : L’autoportrait, et le portrait exercice commun aux artistes quel que soit leur sexe, revêt bien souvent pour les femmes une problématique politique insoupçonnée. En effet, longtemps tenu comme une spécificité féminine, l’art de représenter est abordé ici dans ses particularités : légitimation de son statut de peintre, mais aussi de sa condition de femme dans le siècle. Nous verrons comment ils sont abordés d’une toute autre manière que ne l’opèrent les artistes masculins.

    3 – Violences/renaissances : La violence subie par les femmes – qu’elle soit sexuelle ou politique – est un des grands thèmes émancipateurs des artistes femmes initié par Artemisia Gentileschi. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer la violence de l’autre, mais de s’appuyer sur elle pour forcer le passage vers une renaissance. Devenir artiste est parfois à ce prix.

    4 – Textures : La quatrième partie est dédiée au toucher. En effet, une constante se dégage des créations féminines dans leurs contributions occidentales : un rapport sensuel à la matière et au corps. Nombreuses sont les femmes qui se sont exprimées à partir de matériaux sensibles, créant notamment des sculptures textiles révolutionnaires, ou se réappropriant des traditions afin de les réincorporer dans une logique contemporaine.

    5 – Visionnaires : La dernière partie de l’exposition explore, la question de la spiritualité en art comme source d’énergie pour créer « à partir du cœur en flux continus et permanents » (Madame Guyon). Elle incitera à prendre en compte la dimension résolument visionnaire, au sens propre comme figuré, de la création féminine, d’une profondeur tout à fait distincte des notions d’avant-garde que l’histoire de l’art retient comme moteur essentiel de la création artistique en général. Une question se profile dès lors qui, remet en cause la logique d’une histoire de l’art fondée sur les ruptures avec le passé. Les femmes ne sont-elles pas novatrices dans l’emploi des matériaux non nobles, dans le refus des clivages, et désir d’exprimer leur point de vue sur le monde ?

    Commissaires : Marie-Jo Bonnet, historienne et historienne d’art, auteure de nombreuses publications sur les artistes femmes et Anne Dary, Directrice du musée des Beaux-Arts de Rennes.

    Comité scientifique composé de Judith Cernogora, conservatrice du patrimoine, Marianne Le Morvan, directrice des archives Berthe Weil, Marie Robert, conservatrice du patrimoine, musée d’Orsay, Frédérique Villemur, Historienne de l’art, École nationale supérieure d’architecture de Montpellier, Macha Paquis, agrégée en arts plastiques.

    L’exposition sera accompagnée d’un catalogue rédigé par Marie-Jo Bonnet publié aux Editions Ouest-France.


  • #Émirats_Arabes_Unis. Un prix pour l’#égalité femmes-hommes décerné seulement à des hommes | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/article/emirats-arabes-unis-un-prix-pour-legalite-femmes-hommes-decer

    On pourrait croire à une mauvaise #blague, mais c’est malheureusement la triste réalité. Aux Émirats arabes unis, un prix a été créé pour récompenser les progrès réalisés en matière d’égalité des sexes dans les départements ministériels. Quatre heureux lauréats pour sa deuxième édition. Et que des hommes.