• International Mobility Restrictions and the Spread of Pandemics: New Data and Research

    Global Mobility and the Threat of Pandemics: Evidence from Three Centuries, Michael A. Clemens and Thomas Ginn, Center for Global Development

    Countries restrict the overall extent of international travel and migration to balance the expected costs and benefits of mobility. Given the ever-present threat of new, future pandemics, how should permanent restrictions on mobility respond? We find that in all cases, even a draconian 50 percent reduction in pre-pandemic international mobility is associated with 1–2 weeks later arrival and no detectable reduction in final mortality. The case for permanent limits on international mobility to reduce the harm of future pandemics is weak.

    The Airport Factor: Assessing the impact of aviation mobility on the spread of Covid-19, by Ettore Recchi and Alessandro Ferrara

    An ongoing research project at MPC (The Airport Factor) is assessing the impact of air travels on Covid-19 mortality in 430 sub-national regions of 39 countries in Europe, the Americas, Asia, Africa, and Oceania. Our early analyses find that the volume of pre-pandemic inbound air travelers (including from China) has no significant effect either on the number of Covid-19 casualties, or on the timing of the outbreaks in the first semester of 2020.

    Discussants:
    Ellen M. Immergut, Head of Department, Chair in Political Sciences, SPS, EUI
    Daniel Fernandes, Researcher, SPS

    Chair: Lenka Dražanová, MPC, RSCAS, EUI

    https://www.youtube.com/watch?v=PmhBNNeURus&feature=youtu.be


    #covid-19 #coronavirus #frontières #pandémie #mobilité #mobilité_internationale #conférence #fermeture_des_frontières #restrictions #migrations

  • Ethiopia announces the shut down of UNHCR run #Hitsats & #Shimelba refugee camps. It cites as pretext, the camps’ proximity to Eritrea causing a safety risk. Satellite imagery revealed the camps, which sheltered ~25k Eritreans, were razed to the ground throughout January.

    https://twitter.com/ZekuZelalem/status/1359117586978508802

    #Ethiopie #réfugiés_érythréens #fermeture #camps #camps_de_réfugiés #réfugiés #asile #migrations #destruction

    ping @karine4 @isskein

    –—

    Sur le destruction des camps de réfugiés de Hitsas et Shimelba (nouvelle d’il y a 1 mois) :
    https://seenthis.net/messages/893937

    Et sur les annonces de fermeture des camps en avril 2020 par cause de covid :
    https://seenthis.net/messages/847443

  • Les frontières se ferment donc la population étrangère augmente…

    À fin décembre 2020, 2’151’854 ressortissants étrangers résidaient en #Suisse. Le Secrétariat d’Etat aux migrations vient de révéler à ce sujet un drôle de paradoxe : alors qu’en 2020, l’#immigration a diminué de 2,6 % par rapport à 2019, la #population_étrangère a augmenté nettement plus rapidement qu’auparavant : +40’442 [+1.9%] en 2020 contre +30’243 [+1.5%] en 2019.

    Si la diminution de l’immigration durant cette année « COVID » s’explique aisément par les restrictions d’entrée mises en place par la Suisse et surtout par le manque de perspectives économiques liées à la pandémie, comment expliquer la croissance accélérée de la population étrangère ? La réponse est simple : de nombreuses personnes déjà présentes en Suisse ont renoncé à quitter le pays, tant et si bien que l’#émigration (les départs) a fortement diminué (-12.1%)[1]. On peut grosso modo considérer que 10’000 personnes étrangères ont ainsi décidé (ou été contraintes) de rester en Suisse l’an passé alors qu’elles seraient parties en temps normal. L’inquiétude de ne pouvoir revenir a joué un rôle, de même que les incertitudes sur les perspectives à l’étranger[2].

    Le solde migratoire de la Suisse (arrivées moins départs) a donc augmenté malgré les restrictions d’entrée !

    S’il surprend à première vue, ce paradoxe est bien connu des géographes et autres migratologues sous le nom de « #net_migration_bounce » (#rebond_du_solde_migratoire). Il avait été mis en évidence de manière spectaculaire il y quelques années par une étude sur les politiques de #visas de 34 pays. Il en ressortait que lorsqu’un pays d’immigration se montre très restrictif en matière d’entrées, ces dernières diminuent, certes, mais les personnes qui parviennent à obtenir le précieux sésame ne repartent plus, de peur de ne pas pouvoir entrer à nouveau[3]. Un résultat similaire ressort d’une étude sur les politiques d’immigration de la France, de l’Italie et de l’Espagne vis-à-vis des Sénégalais entre 1960 et 2010[4]. Ces derniers se sont avérés d’autant plus enclins à retourner au Sénégal que les politiques d’entrée en Europe ont été ouvertes. A l’inverse, le resserrement des conditions d’entrée a poussé les expatriés à le rester.

    L’année 2020 reste exceptionnelle, mais la leçon générale à tirer du paradoxe de la fermeture des frontières est que loin d’être statique, la population issue de la migration est – tout au moins pour partie – en constant mouvement. Il est loin le temps où une migration se faisait de manière définitive et pour toute une vie[5]. Beaucoup de gens arrivent, beaucoup de gens partent, et parfois reviennent ! C’est aussi cette réalité que les politiques d’accueil doivent prendre en compte.

    [1] Pour être complet, il y a lieu de tenir compte aussi des naturalisations et des décès (qui font diminuer la population étrangère) et des naissances (qui la font augmenter). L’évolution de ces facteurs a toutefois joué un rôle plus faible que le solde migratoire dans l’évolution de 2020.

    [2] Après le relâchement des contraintes de mobilité de la deuxième moitié 2020, le quatrième trimestre de l’année a d’ailleurs vu l’émigration reprendre son rythme habituel.

    [3] Czaika, M., and H. de Haas. 2017. The Effect of Visas on Migration Processes. International Migration Review 51 (4):893-926.

    [4] Flahaux, M.-L. 2017. The Role of Migration Policy Changes in Europe for Return Migration to Senegal. International Migration Review 51 (4):868-892.

    [5] On notera que dans des pays plus marqués par des migrations « traditionnelles » de longue durée et par moins de mobilité, le paradoxe que nous venons de relever pour la Suisse ne semble pas s’être manifesté. On peut faire l’hypothèses que ce soit le cas du Canada https://www.bnnbloomberg.ca/closed-borders-halt-canada-s-population-growth-during-pandemic-1.150097

    https://blogs.letemps.ch/etienne-piguet/2021/02/05/les-frontieres-se-ferment-donc-la-population-etrangere-augmente

    #fermeture_des_frontières #migrations #démographie #paradoxe #solde_migratoire #frontières

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  • #France : l’épidémie de #Covid-19 a fait plonger les demandes d’asile

    Selon des chiffres publiés ce jeudi par le ministère français de l’Intérieur, l’épidémie de Covid-19 a eu un impact tant sur les demandes d’asile que sur les expulsions.

    Après des années de hausse depuis la crise migratoire de 2015, le nombre de demandes d’asile en France a marqué une rupture nette en 2020 avec une #chute de 41%. « Une telle #baisse s’explique par la #crise_sanitaire de la Covid-19 et plus précisément par l’impact des confinements sur l’activité des #Guda (#Guichets_uniques_pour_demandeurs_d'asile) et sur la circulation des étrangers », a commenté le ministère de l’Intérieur en publiant ces chiffres provisoires.

    Ainsi, 81 669 premières demandes d’asile ont été formulées dans ces guichets en 2020, contre 138 420 (-41%) l’année précédente. Toutes situations confondues (réexamens, procédures Dublin etc.), 115 888 demandes ont été prises en compte l’an dernier, contre 177 822 en 2019.

    Cette baisse en France s’inscrit dans une tendance européenne, après plusieurs mois de fermeture des frontières extérieures de l’Union européenne : en Allemagne, le nombre de demandes d’asile a également chuté de 30%.

    Baisse des #expulsions

    La pandémie a eu des « conséquences importantes à la fois sur les flux (migratoires) entrant et sortant », a également observé la place Beauvau. Entre 2019 et 2020, les expulsions des personnes en situation irrégulière ont en effet baissé de moitié (-51,8%).

    Les statistiques de cette année où « tout a été déstabilisé par la Covid-19 » mettent également en évidence un effondrement de 80% du nombre de #visas délivrés : 712 311 contre 3,53 millions en 2019. Ce recul, poussé par l’effondrement des #visas_touristiques, s’explique essentiellement par la chute du nombre des visiteurs chinois. Ils étaient de loin les premiers détenteurs de visas pour la France en 2019 avec 757 500 documents, et sont passés en quatrième position avec seulement 71 451 visas délivrés en 2020.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/29804/france-l-epidemie-de-covid-19-a-fait-plonger-les-demandes-d-asile?prev

    #asile #migrations #réfugiés #chiffres #statistiques #2020 #demandes_d'asile #coronavirus #confinement #fermeture_des_frontières

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  • Senza stringhe

    La libertà di movimento è riconosciuta dalla nostra Costituzione; se questa sia un diritto naturale oppure no, bisogna allora riflettere su cosa effettivamente sia un diritto naturale. Tuttavia, essa è una parte imprescindibile della vita umana e coloro che migrano, ieri come oggi, hanno uno stimolo ben superiore all’appartenenza territoriale. Ogni giorno, ci sono due scenari paralleli e possibili che avvengono tra le montagne italo-francesi: coloro che raggiungono la meta e coloro che vengono respinti; il terzo scenario, fatale e tragico, è solamente intuibile.
    Eppure la frontiera è stata militarizzata ma qui continuano a passare: nonostante tutto, c’è porosità e c’è un passaggio. Prima che arrivasse il turismo privilegiato, l’alta valle compresa tra Bardonecchia, Oulx e Claviere ha da sempre vissuto la propria evoluzione dapprima con il Sentiero dei Mandarini e successivamente con la realizzazione della ferrovia cambiando la geografia del posto. Le frontiere diventano incomprensibili senza aver chiara l’origine dei vari cammini: la rotta balcanica, il Mar Mediterraneo centrale, i mercati del lavoro forzato e le richieste europee. Le frontiere si modellano, si ripetono e si diversificano ma presentano tutte una caratteristica isomorfa: la politica del consenso interno oltre che strutturale. In una valle come questa, caratterizzata dagli inverni rigidi e nevosi, dal 2015 non si arresta il tentativo di attraversare il confine tra i due stati sia per una necessità di viaggio, di orizzonte retorico, di ricongiungimento familiare ma soprattutto, dopo aver attraversando territori difficili o mari impossibili, per mesi o anni, non è di certo la montagna a fermare la mobilità che non segue logiche di tipo locale. Le mete finali, a volte, non sono precise ma vengono costruite in itinere e secondo la propria possibilità economica; per viaggiare hanno speso capitali enormi con la consapevolezza della restituzione alle reti di parentato, di vicinato e tutte quelle possibili.
    La valle si presenta frammentata geograficamente e ciò aumenta le difficoltà per raccogliere dei dati precisi in quanto le modalità di respingimento sono molto eterogenee, ci sono diversi valichi di frontiera: ci sono respingimenti che avvengono al Frejus e ci sono respingimenti che avvengono a Montgenèvre. Di notte, le persone respinte vengono portate al Rifugio Solidale di Oulx, sia dalla Croce Rossa sia dalla Polizia di stato italiana. Durante il giorno, invece, la Polizia di stato italiana riporta le persone in Italia e le lascia tra le strade di Oulx o a Bardonecchia. Dall’altra parte, ad Ovest del Monginevro, a Briançon è presente il Refuge Solidarie: solo con la collaborazione tra le associazioni italo-francesi si può avere una stima di quante sono state le persone accolte e dunque quante persone hanno raggiunto la meta intermedia, la Francia. Avere dei dati più precisi potrebbe essere utile per stimolare un intervento più strutturato da parte delle istituzioni perché in questo momento sul territorio sono presenti soprattutto le associazioni e ONG o individui singoli che stanno gestendo questa situazione, che stanno cercando di tamponare questa emergenza che neanche dovrebbe avere questo titolo.

    Non sono migranti ma frontiere in cammino.

    https://www.leggiscomodo.org/senza-stringhe

    #migrations #frontières #Italie #montagne #Alpes #Hautes-Alpes #reportage #photo-reportage #photographie #Briançon #Oulx #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #militarisation_des_frontières #porosité #passage #fermeture_des_frontières #Claviere #Bardonecchia #chemin_de_fer #Sentiero_dei_Mandarini #Frejus #refoulements #push-backs #jour #nuit #Refuge_solidaire #casa_cantonniera #froid #hiver #Busson #PAF #maraude #solidarité #maraudes #Médecins_du_monde #no-tav
    #ressources_pédagogiques

    ajouté à la métaliste sur le Briançonnais :
    https://seenthis.net/messages/733721#message886920

  • School closures cut Covid-19 infections, says study

    The closure of Swiss schools in the spring of 2020 was one of the most effective measures to reduce travel and so the transmission of Covid-19, says a new study.

    Researchers at the Federal Institute of Technology ETH Zurich found that the closure of schools reduced mobility by around a fifth, report Sunday newspapers Le Matin Dimanche and Sonntagszeitung.

    “The closure of the schools reduced mobility by 21.6%,” ETH professor of computer science and management Stefan Feuerriegel, who led the study, told French news agency AFP.

    The Swiss research team analysed 1.5 billion movements between February 10 and April 26, 2020, using data from Swiss mobile operators to assess the impact of measures against Covid-19 on mobility. All changes in postcode areas were taken into account.

    According to the study, the ban on gatherings of more than five people reduced mobility by 24.9%, while the closure of bars, restaurants and other non-essential shops brought a drop of 22.3%, while school closures came just behind.

    “If the schools are closed, we can hope for a big change in behaviour,” says Feuerriegel. “Not only do children stay at home, but sometimes it also means a change for the parents.”

    Le Matin Dimanche says the study is likely to rekindle controversy over whether schools should be closed to combat the spread of Covid-19. While governments in Switzerland and elsewhere closed schools during the first wave of the pandemic, they have since sought to keep them open if possible.

    Studies have suggested that school closures are harmful to the education particularly of younger children and increase inequalities between them. And while children are unlikely to develop serious forms of Covid-19, their role in spreading it remains unclear.

    https://www.swissinfo.ch/eng/school-closures-cut-covid-19-infections--says-study/46275244
    #écoles #école #contamination #fermeture #covid-19 #coronavirus #pandémie #enfants #ETHZ

    ping @simplicissimus

    • Schweizer Studie: Schulschließungen zählen zu effektivsten Maßnahmen

      Eine Studie der ETH Zürich zeigt, dass Schulschließungen wirken. Noch mehr Effekt haben allerdings Kontaktreduzierungen und Beschränkungen in der Gastronomie.

      Im Kampf gegen die Corona-Pandemie haben sich in der Schweiz Schulschließungen als eine der effektivsten Maßnahmen erwiesen. Das geht aus einer Studie hervor, die am Sonntag von der ETH Zürich veröffentlicht wurde. Demnach wurde die Mobilität um 21,6 Prozent reduziert, als die Schweizer Behörden im März 2020 die Schließung der Schulen anordneten.

      Schulschließungen verminderten die Mobilität und führten damit zu einer Verringerung der Covid-19-Erkrankungen, meinte der ETH-Forscher Stefan Feuerriegel. Für die Studie wurden mit Hilfe von Telekommunikationsdaten 1,5 Milliarden Bewegungen ausgewertet. Die Schulen waren im Frühjahr wegen der Pandemie rund zwei Monate geschlossen.

      Aus der ETH-Studie ergibt sich, dass zwei Faktoren die Mobilität noch stärker verringerten als Schulschließungen. Auf dem Spitzenplatz rangiert mit 24,9 Prozent das Verbot von Treffen mit mehr als fünf Menschen, knapp dahinter liegt mit 22,3 Prozent die Schließung von Restaurants, Bars und Geschäften, die für den täglichen Lebensunterhalt nicht notwendig sind.
      Weltweite Debatte über Schulschließungen

      Über Schulschließungen als Mittel zur Eindämmung der Covid-19-Pandemie wird weltweit heftig gestritten. Die Gefahr, dass Kinder eine Erkrankung mit dem Covid-Erreger erleiden, ist vergleichsweise gering, aber es ist nicht klar, in welchem Maße sie Covid-Viren übertragen. Zu dieser Frage nahmen die ETH-Autoren nicht Stellung. Sie zeigten jedoch auf, dass Schulschließungen dazu beitragen, das Risiko eine Übertragung des Virus deutlich zu verringern. „Unsere Analyse belegt, dass Schulschließungen ein Mittel sind, die Verbreitung zu verlangsamen, indem sie die Mobilität verringern“, sagte Feuerriegel.

      https://www.diepresse.com/5920862/schweizer-studie-schulschliessungen-zahlen-zu-effektivsten-massnahmen

    • Et voilà l’étude, enfin trouvée...
      Monitoring the COVID-19 epidemic with nationwide telecommunication data

      n response to the novel coronavirus disease (COVID-19), governments have introduced severepolicy measures with substantial effects on human behavior. Here, we perform a large-scale,spatio-temporal analysis of human mobility during the COVID-19 epidemic. We derive hu-man mobility from anonymized, aggregated telecommunication data in a nationwide setting(Switzerland; February 10–April 26, 2020), consisting of∼1.5 billion trips. In comparison tothe same time period from 2019, human movement in Switzerland dropped by 49.1 %. Thestrongest reduction is linked to bans on gatherings of more than 5 people, which is estimated tohave decreased mobility by 24.9 %, followed by venue closures (stores, restaurants, and bars)and school closures. As such, human mobility at a given day predicts reported cases 7–13 daysahead. A 1 % reduction in human mobility predicts a 0.88–1.11 % reduction in daily reportedCOVID-19 cases. When managing epidemics, monitoring human mobility via telecommuni-cation data can support public decision-makers in two ways. First, it helps in assessing policyimpact; second, it provides a scalable tool for near real-time epidemic surveillance, therebyenabling evidence-based policies.

      https://arxiv.org/pdf/2101.02521.pdf

    • Les écoles à la source de contaminations : « Nous devons repenser le rôle des enfants dans la transmission » dit Vandenbroucke

      Les écoles peuvent également devenir des sources de contamination, a averti dimanche le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, sur le plateau de l’émission « De Zevende Dag » (VRT). Un nombre croissant de cas y sont constatés.

      « Nous devons bien réfléchir à la façon dont nous appréhendons les contaminations chez les enfants car, à un certain moment de l’épidémie, la vie à l’école peut elle-même devenir une source de contamination », a-t-il expliqué.

      Les annonces de nouvelles contaminations ne doivent pas décourager la population, demande-t-il. « Ce que nous voyons, c’est une épidémie qui progresse sous la surface en plus de l’épidémie. On voit la croissance de variants, comme le variant sud-africain, face auxquels on ne sait pas avec certitude si les vaccins sont bien efficaces. Mais nous savons ce que nous devons faire : tester, tester, tester, isoler, et vacciner, vacciner, vacciner ».

      « D’une part, grâce à la campagne de vaccination, nous pouvons entrevoir la fin mais, de l’autre côté, avec les mutations, nous voyons resurgir le danger. Nous devons être rapidement sur la balle et continuer à appliquer les mesures : masques, lavage des mains, limitation des contacts et être très, très prudent », a-t-il ajouté.

      Un important foyer a été détecté à Bekkevoort, en Brabant flamand, au départ d’une école primaire. 45 infections y ont été comptabilisées, soit un élève et un enseignant sur trois, explique le bourgmestre Benny Reviers à la VRT, et 52 au total dans la commune. Les contaminations auraient aussi d’autres écoles de l’entité, suite aux contacts que les enfants ont entre eux. C’est pourquoi Bekkevoort a décidé de fermer les trois écoles primaires de la commune et de mettre tous les élèves, enseignants et parents à la maison pendant au moins trois jours.

      Le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever, a évoqué deux foyers de contamination dans sa ville : l’un dans le quartier juif, l’autre dans deux écoles. Les mesures à prendre dans ces établissements scolaires sont actuellement en discussion.

      A Etterbeek (région de Bruxelles-Capitale), le Collège Saint-Michel, qui accueille plus de 1000 personnes, a décidé ce dimanche la suspension de tous les cours en présentiel de la première à la sixième secondaire, après la découverte d’au moins 4 contaminations au variant parmi les professeurs.

      https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_les-ecoles-a-la-source-de-contaminations-nous-devons-repenser-le-role-de

  • Le néo-populisme est un néo- libéralisme

    Comment être libéral et vouloir fermer les frontières ? L’histoire du néolibéralisme aide à comprendre pourquoi, en Autriche et en Allemagne, extrême droite et droite extrême justifient un tel grand écart : oui à la libre-circulation des biens et des richesses, non à l’accueil des migrants.

    https://aoc.media/analyse/2018/07/03/neo-populisme-neo-liberalisme

    –-> je re-signale ici un article publié dans AOC media qui date de 2018, sur lequel je suis tombée récemment, mais qui est malheureusement sous paywall

    #populisme #libéralisme #néo-libéralisme #néolibéralisme #fermeture_des_frontières #frontières #histoire #extrême_droite #libre-circulation #migrations #Allemagne #Autriche

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    • #Globalists. The End of Empire and the Birth of Neoliberalism

      Neoliberals hate the state. Or do they? In the first intellectual history of neoliberal globalism, #Quinn_Slobodian follows a group of thinkers from the ashes of the Habsburg Empire to the creation of the World Trade Organization to show that neoliberalism emerged less to shrink government and abolish regulations than to redeploy them at a global level.

      Slobodian begins in Austria in the 1920s. Empires were dissolving and nationalism, socialism, and democratic self-determination threatened the stability of the global capitalist system. In response, Austrian intellectuals called for a new way of organizing the world. But they and their successors in academia and government, from such famous economists as Friedrich Hayek and Ludwig von Mises to influential but lesser-known figures such as Wilhelm Röpke and Michael Heilperin, did not propose a regime of laissez-faire. Rather they used states and global institutions—the League of Nations, the European Court of Justice, the World Trade Organization, and international investment law—to insulate the markets against sovereign states, political change, and turbulent democratic demands for greater equality and social justice.

      Far from discarding the regulatory state, neoliberals wanted to harness it to their grand project of protecting capitalism on a global scale. It was a project, Slobodian shows, that changed the world, but that was also undermined time and again by the inequality, relentless change, and social injustice that accompanied it.

      https://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674979529

      #livre #empire #WTO #capitalisme #Friedrich_Hayek #Ludwig_von_Mises #Wilhelm_Röpke #Michael_Heilperin #Etat #Etat-nation #marché #inégalités #injustice #OMC

    • Quinn Slobodian : « Le néolibéralisme est travaillé par un conflit interne »

      Pour penser les hybridations contemporaines entre néolibéralisme, #autoritarisme et #nationalisme, le travail d’historien de Quinn Slobodian, encore peu connu en France, est incontournable. L’auteur de Globalists nous a accordé un #entretien.

      L’élection de Trump, celle de Bolsonaro, le Brexit… les élites des partis de #droite participant au #consensus_néolibéral semblent avoir perdu le contrôle face aux pulsions nationalistes, protectionnistes et autoritaires qui s’expriment dans leur propre camp ou chez leurs concurrents les plus proches.

      Pour autant, ces pulsions sont-elles si étrangères à la #doctrine_néolibérale ? N’assisterait-on pas à une mutation illibérale voire nativiste de la #globalisation_néolibérale, qui laisserait intactes ses infrastructures et sa philosophie économiques ?

      Le travail de Quinn Slobodian, qui a accordé un entretien à Mediapart (lire ci-dessous), apporte un éclairage précieux à ces questions. Délaissant volontairement la branche anglo-américaine à laquelle la pensée néolibérale a souvent été réduite, cet historien a reconstitué les parcours de promoteurs du néolibéralisme ayant accompli, au moins en partie, leur carrière à #Genève, en Suisse (d’où leur regroupement sous le nom d’#école_de_Genève).

      Dans son livre, Globalists (Harvard University Press, 2018, non traduit en français), ce professeur associé au Wellesley College (près de Boston) décrit l’influence croissante d’un projet intellectuel né « sur les cendres de l’empire des Habsbourg » à la fin de la Première Guerre mondiale, et qui connut son apogée à la création de l’#Organisation_mondiale_du_commerce (#OMC) en 1995.

      À la suite d’autres auteurs, Slobodian insiste sur le fait que ce projet n’a jamais été réductible à un « #fondamentalisme_du_marché », opposé par principe à la #puissance_publique et au #droit. Selon lui, l’école de Genève visait plutôt un « #enrobage » ( encasement ) du #marché pour en protéger les mécanismes. L’objectif n’était pas d’aboutir à un monde sans #frontières et sans lois, mais de fabriquer un #ordre_international capable de « sauvegarder le #capital », y compris contre les demandes des masses populaires.

      Dans cette logique, la division du monde en unités étatiques a le mérite d’ouvrir des « voies de sortie » et des possibilités de mise en #concurrence aux acteurs marchands, qui ne risquent pas d’être victimes d’un Léviathan à l’échelle mondiale. Cela doit rester possible grâce à la production de #règles et d’#institutions, qui protègent les décisions de ces acteurs et soustraient l’#activité_économique à la versatilité des choix souverains.

      On l’aura compris, c’est surtout la #liberté de l’investisseur qui compte, plus que celle du travailleur ou du citoyen – Slobodian cite un auteur se faisant fort de démontrer que « le #libre_commerce bénéficie à tous, même sans liberté de migration et si les peuples restent fermement enracinés dans leurs pays ». Si la compétition politique peut se focaliser sur les enjeux culturels, les grandes orientations économiques doivent lui échapper.

      L’historien identifie dans son livre « trois #ruptures » qui ont entretenu, chez les néolibéraux qu’il a étudiés, la hantise de voir s’effondrer les conditions d’un tel ordre de marché. La guerre de 14-18 a d’abord interrompu le développement de la « première mondialisation », aboutissant au morcellement des empires de la Mitteleuropa et à l’explosion de revendications démocratiques et sociales.

      La #Grande_Dépression des années 1930 et l’avènement des fascismes ont constitué un #traumatisme supplémentaire, les incitant à rechercher ailleurs que dans la science économique les solutions pour « sanctuariser » la mobilité du capital. Les prétentions au #protectionnisme de certains pays du « Sud » les ont enfin poussés à s’engager pour des accords globaux de #libre_commerce.

      L’intérêt supplémentaire de Globalists est de nous faire découvrir les controverses internes qui ont animé cet espace intellectuel, au-delà de ses objectifs communs. Une minorité des néolibéraux étudiés s’est ainsi montrée sinon favorable à l’#apartheid en #Afrique_du_Sud, du moins partisane de droits politiques limités pour la population noire, soupçonnée d’une revanche potentiellement dommageable pour les #libertés_économiques.

      Le groupe s’est également scindé à propos de l’#intégration_européenne, entre ceux qui se méfiaient d’une entité politique risquant de fragmenter le marché mondial, et d’autres, qui y voyaient l’occasion de déployer une « Constitution économique », pionnière d’un « modèle de gouvernance supranationale […] capable de résister à la contamination par les revendications démocratiques » (selon les termes du juriste #Mestmäcker).

      On le voit, la recherche de Slobodian permet de mettre en perspective historique les tensions observables aujourd’hui parmi les acteurs du néolibéralisme. C’est pourquoi nous avons souhaité l’interroger sur sa vision des évolutions contemporaines de l’ordre politique et économique mondial.

      Dans votre livre, vous montrez que les néolibéraux donnent beaucoup d’importance aux #règles et peuvent s’accommoder des #frontières_nationales, là où cette pensée est souvent présentée comme l’ennemie de l’État. Pourriez-vous éclaircir ce point ?

      Quinn Slobodian : Quand on parle d’ouverture et de fermeture des frontières, il faut toujours distinguer entre les biens, l’argent ou les personnes. Mon livre porte surtout sur le #libre_commerce, et comment des #lois_supranationales l’ont encouragé. Mais si l’on parle des personnes, il se trouve que dans les années 1910-1920, des néolibéraux comme #von_Mises étaient pour le droit absolu de circuler.

      Après les deux guerres mondiales, cette conception ne leur est plus apparue réaliste, pour des raisons de #sécurité_nationale. #Hayek a par exemple soutenu l’agenda restrictif en la matière de #Margaret_Thatcher.

      Même si l’on met la question de l’immigration de côté, je persiste à souligner que les néolibéraux n’ont rien contre les frontières, car celles-ci exercent une pression nécessaire à la #compétitivité. C’est pourquoi l’existence simultanée d’une économie intégrée et de multiples communautés politiques n’est pas une contradiction pour eux. De plus, une « #gouvernance_multiniveaux » peut aider les dirigeants nationaux à résister aux pressions populaires. Ils peuvent se défausser sur les échelons de gouvernement qui leur lient les mains, plus facilement que si on avait un véritable #gouvernement_mondial, avec un face-à-face entre gouvernants et gouvernés.

      Cela pose la question du rapport entre néolibéralisme et #démocratie

      Les néolibéraux voient la démocratie de manière très fonctionnelle, comme un régime qui produit plutôt de la #stabilité. C’est vrai qu’ils ne l’envisagent qu’avec des contraintes constitutionnelles, lesquelles n’ont pas à être débordées par la volonté populaire. D’une certaine façon, la discipline que Wolfgang Schaüble, ex-ministre des finances allemand, a voulu imposer à la Grèce résulte de ce type de pensée. Mais c’est quelque chose d’assez commun chez l’ensemble des libéraux que de vouloir poser des bornes à la #démocratie_électorale, donc je ne voudrais pas faire de mauvais procès.

      Les élections européennes ont lieu le 26 mai prochain. Pensez-vous que l’UE a réalisé les rêves des « globalists » que vous avez étudiés ?

      C’est vrai que la #Cour_de_justice joue le rôle de gardienne des libertés économiques au centre de cette construction. Pour autant, les règles ne se sont pas révélées si rigides que cela, l’Allemagne elle-même ayant dépassé les niveaux de déficit dont il était fait si grand cas. Plusieurs craintes ont agité les néolibéraux : celle de voir se développer une #Europe_sociale au détriment de l’#intégration_négative (par le marché), ou celle de voir la #monnaie_unique empêcher la #concurrence entre #monnaies, sans compter le risque qu’elle tombe aux mains de gens trop peu attachés à la stabilité des prix, comme vous, les Français (rires).

      Plus profondément, les néolibéraux sceptiques se disaient qu’avec des institutions rendues plus visibles, vous créez des cibles pour la #contestation_populaire, alors qu’il vaut mieux des institutions lointaines et discrètes, produisant des règles qui semblent naturelles.

      Cette opposition à l’UE, de la part de certains néolibéraux, trouve-t-elle un héritage parmi les partisans du #Brexit ?

      Tout à fait. On retrouve par exemple leur crainte de dérive étatique dans le #discours_de_Bruges de Margaret Thatcher, en 1988. Celle-ci souhaitait compléter le #marché_unique et travailler à une plus vaste zone de #libre-échange, mais refusait la #monnaie_unique et les « forces du #fédéralisme et de la #bureaucratie ».

      Derrière ce discours mais aussi les propos de #Nigel_Farage [ex-dirigeant du parti de droite radicale Ukip, pro-Brexit – ndlr], il y a encore l’idée que l’horizon de la Grande-Bretagne reste avant tout le #marché_mondial. Sans préjuger des motivations qui ont mené les citoyens à voter pour le Brexit, il est clair que l’essentiel des forces intellectuelles derrière cette option partageaient des convictions néolibérales.

      « L’hystérie sur les populistes dramatise une situation beaucoup plus triviale »

      De nombreux responsables de droite sont apparus ces dernières années, qui sont à la fois (très) néolibéraux et (très) nationalistes, que l’on pense à Trump ou aux dirigeants de l’#Alternative_für_Deutschland (#AfD) en Allemagne. Sont-ils une branche du néolibéralisme ?

      L’AfD est née avec une plateforme ordo-libérale, attachée à la #stabilité_budgétaire en interne et refusant toute solidarité avec les pays méridionaux de l’UE. Elle joue sur l’#imaginaire de « l’#économie_sociale_de_marché », vantée par le chancelier #Erhard dans les années 1950, dans un contexte où l’ensemble du spectre politique communie dans cette nostalgie. Mais les Allemands tiennent à distinguer ces politiques économiques du néolibéralisme anglo-saxon, qui a encouragé la #financiarisation de l’économie mondiale.

      Le cas de #Trump est compliqué, notamment à cause du caractère erratique de sa prise de décision. Ce qui est sûr, c’est qu’il brise la règle néolibérale selon laquelle l’économie doit être dépolitisée au profit du bon fonctionnement de la concurrence et du marché. En ce qui concerne la finance, son agenda concret est complètement néolibéral.

      En matière commerciale en revanche, il est sous l’influence de conseillers qui l’incitent à une politique agressive, notamment contre la Chine, au nom de l’#intérêt_national. En tout cas, son comportement ne correspond guère à la généalogie intellectuelle de la pensée néolibérale.

      Vous évoquez dans votre livre « l’#anxiété » qui a toujours gagné les néolibéraux. De quoi ont-ils #peur aujourd’hui ?

      Je dirais qu’il y a une division parmi les néolibéraux contemporains, et que la peur de chaque camp est générée par celui d’en face. Certains tendent vers le modèle d’une intégration supranationale, avec des accords contraignants, que cela passe par l’OMC ou les méga-accords commerciaux entre grandes régions du monde.

      Pour eux, les Trump et les pro-Brexit sont les menaces contre la possibilité d’un ordre de marché stable et prospère, à l’échelle du globe. D’un autre côté figurent ceux qui pensent qu’une #intégration_supranationale est la #menace, parce qu’elle serait source d’inefficacités et de bureaucratie, et qu’une architecture institutionnelle à l’échelle du monde serait un projet voué à l’échec.

      Dans ce tableau, jamais la menace ne vient de la gauche ou de mouvement sociaux, donc.

      Pas vraiment, non. Dans les années 1970, il y avait bien le sentiment d’une menace venue du « Sud global », des promoteurs d’un nouvel ordre économique international… La situation contemporaine se distingue par le fait que la #Chine acquiert les capacités de devenir un acteur « disruptif » à l’échelle mondiale, mais qu’elle n’en a guère la volonté. On oublie trop souvent que dans la longue durée, l’objectif de l’empire chinois n’a jamais consisté à étendre son autorité au-delà de ses frontières.

      Aucun des auteurs que je lis n’est d’ailleurs inquiet de la Chine à propos du système commercial mondial. Le #capitalisme_autoritaire qu’elle incarne leur paraît tout à fait convenable, voire un modèle. #Milton_Friedman, dans ses derniers écrits, valorisait la cité-État de #Hong-Kong pour la grande liberté économique qui s’y déploie, en dépit de l’absence de réelle liberté politique.

      Le débat serait donc surtout interne aux néolibéraux. Est-ce qu’il s’agit d’un prolongement des différences entre « l’école de Genève » que vous avez étudiée, et l’« l’école de Chicago » ?

      Selon moi, le débat est un peu différent. Il rappelle plutôt celui que je décris dans mon chapitre sur l’intégration européenne. En ce sens, il oppose des « universalistes », partisans d’un ordre de marché vraiment global construit par le haut, et des « constitutionnalistes », qui préfèrent le bâtir à échelle réduite, mais de façon plus sûre, par le bas. L’horizon des héritiers de l’école de Chicago reste essentiellement borné par les États-Unis. Pour eux, « l’Amérique c’est le monde » !

      On dirait un slogan de Trump.

      Oui, mais c’est trompeur. Contrairement à certains raccourcis, je ne pense pas que Trump veuille un retrait pur et simple du monde de la part des États-Unis, encore moins un modèle autarcique. Il espère au contraire que les exportations de son pays s’améliorent. Et si l’on regarde les accords qu’il a voulu renégocier, quels sont les résultats ?

      Avec le Mexique, on a abouti à quelque chose de très proche de ce qui existait déjà. Dans le débat dont j’ai esquissé les contours, il serait plutôt du côté des constitutionnalistes, avec des accords de proximité qui s’élargiraient, mais garderaient la Chine à distance. De façon générale, l’hystérie sur les populistes au pouvoir me semble dramatiser une situation beaucoup plus triviale, qui oppose des stratégies quant à la réorganisation de l’économie mondiale.

      Est-ce que le rejet de la Chine s’inscrit dans la même logique que les positions hostiles à l’immigration de Hayek en son temps, et de Trump ou des pro-Brexit aujourd’hui ? En somme, y aurait-il certains pays, comme certains groupes, qui seraient soupçonnés d’être culturellement trop éloignés du libre marché ?

      On retrouve chez certains auteurs l’idée que l’homo œconomicus, en effet, n’est pas universel. Les règles du libre marché ne pourraient être suivies partout dans le monde. Cette idée d’une altérité impossible à accommoder n’est pas réservée à des ressentiments populaires. Elle existe dans le milieu des experts et des universitaires, qui s’appuient sur certains paradigmes scientifiques comme le #néo-institutionnalisme promu par des auteurs comme #Douglass_North. Cette perspective suppose qu’à un modèle socio-économique particulier, doivent correspondre des caractéristiques culturelles particulières.

      https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/100319/quinn-slobodian-le-neoliberalisme-est-travaille-par-un-conflit-interne #WWI #première_guerre_mondiale

  • Sous perfusion humanitaire, Gaza s’alarme d’une flambée de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/28/sous-perfusion-humanitaire-gaza-s-alarme-d-une-flambee-du-covid-19_6064654_3

    Longtemps, la bande de Gaza a été épargnée. Le blocus israélien, qui l’isole du monde depuis 2006, avait retardé l’arrivée de l’épidémie de Covid-19, et les autorités avaient mis en place un système de quarantaine draconien pour tout voyageur de retour dans l’enclave palestinienne. Mais rien n’est parfaitement étanche. En août, les premiers cas ont été détectés parmi ses 2 millions d’habitants et si, pendant quelques mois, les autorités ont réussi à circonscrire l’épidémie, les compteurs s’affolent ces dernières semaines. Un tiers des tests de dépistage réalisés sont désormais positifs, et le nombre de décès liés au coronavirus a doublé en trois semaines, pour atteindre plus de 300 morts, dimanche 27 décembre.
    Après des années de blocus, « le système de santé à Gaza est sous pression, les ressources sont très limitées », s’inquiète Bassem Naïm, ancien ministre de la santé, à la tête du comité des relations internationales du Hamas, le mouvement islamiste qui dirige l’enclave. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les unités consacrées au Covid-19 sont occupées à 80 %. « Nous ne pouvons pas ouvrir d’autres lits, car les hôpitaux doivent continuer à soigner les patients hors Covid-19 », poursuit M. Naïm.
    L’enclave navigue à vue, tentant de pourvoir aux besoins les plus pressants avec une aide internationale délivrée au compte-gouttes. « Nous manquons de tout : des tests, des équipements de protection (PPE)… Ce que nous avons reçu, via des donations, bien sûr, ne suffit que pour quelques jours. La plupart de notre personnel médical ne dispose pas de PPE qui les protège efficacement pour travailler », explique l’ex-ministre du Hamas. Début décembre, un confinement partiel a été mis en place : couvre-feu à partir de 18h30 et fermeture totale les week-ends (vendredi et samedi). Mais rien n’y fait, l’épidémie s’infiltre partout dans les camps surpeuplés et les appartements minuscules. « C’est compliqué de faire respecter toutes les mesures. Même quand les gens sont confinés, les familles sont nombreuses : en général, quarante à cinquante personnes qui s’entassent dans une même maison », décrit Ziad Medoukh, responsable du département de français à l’université Al-Aqsa.
    L’option d’un reconfinement « est toujours sur la table », assure Bassem Naïm. Mais Gaza n’est pas certaine de pouvoir se permettre une mise à l’arrêt totale. Des milliers de travailleurs journaliers ont déjà perdu leur gagne-pain à cause des diverses fermetures. Avant la crise sanitaire, quelque 80 % des habitants survivaient grâce à l’aide humanitaire ; certains pourraient désormais se retrouver le vendre vide. Sans espoir d’acquérir un vaccin rapidement, Gaza comme la Cisjordanie jonglent entre les restrictions tout en tentant de préserver leur très fragile économie. L’OMS espère pouvoir acheminer les premières injections dans les territoires palestiniens « début ou milieu 2021 » – dans les faits, probablement pas avant le mois de mars. « Nous ne savons pas exactement quand les vaccins seront disponibles pour être distribués, car de nombreux vaccins potentiels sont à l’étude et plusieurs essais cliniques sont en cours », a précisé Gerald Rockenschaub, directeur de l’OMS dans les territoires palestiniens occupés.

    #Covid-19#migrant#migration#gaza#israel#cisjordanie#confinement#fermeture#blocaus#camp#sante#confinement#travailleurjournalier#crisesanitaire

  • Le nombre de déplacés et de réfugiés dans le monde dépasse la barre des 80 millions (HCR)

    Le nombre de déplacés et de réfugiés dans le monde a dépassé le seuil de 80 millions à la mi-2020 alors que la pandémie de Covid-19 met en péril la protection des réfugiés, a indiqué mercredi l’Agence de l’ONU pour les réfugiés.

    Des millions de personnes ont déjà été forcées de fuir leur foyer du fait de la persécution, du conflit et des violations des droits humains. Et selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), la #pandémie du #coronavirus et les conflits existants ou nouveaux ont « dramatiquement affecté leurs conditions ».

    Ce chiffre de #80_millions de #déracinés risque de « continuer d’augmenter à moins que les dirigeants mondiaux ne stoppent les guerres », a déclaré le Haut-Commissaire Filippo Grandi.

    « Alors que les déplacements forcés ont doublé durant la dernière décennie, la communauté internationale échoue à maintenir la #paix », a ajouté M. Grandi, dans un communiqué.

    Au début de cette année, 79,5 millions de personnes étaient déracinées dans le monde. Parmi elles figuraient plus de 45 millions de déplacés internes, 29,6 millions de réfugiés et plus de 4 millions de demandeurs d’asile.

    « Aujourd’hui nous passons de nouveau un sombre jalon et cette hausse continuera sauf si les dirigeants mondiaux font cesser les #guerres », a fait valoir le chef du HCR.

    Impact sur les réfugiés des mesures prises pour freiner la propagation de la #Covid-19

    Malgré l’appel urgent lancé en mars par le Secrétaire général des Nations Unies en faveur d’un cessez-le-feu mondial pendant la pandémie, les conflits et les persécutions se poursuivent, déplore l’agence onusienne. De nouvelles personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles dans des pays comme la Syrie, le Mozambique, la Somalie la République démocratique du Congo (RDC) ou le Yémen.

    Des déplacements nouveaux et significatifs ont également été enregistrés à travers la région du Sahel central en Afrique, alors que les civils subissent des violences inqualifiables, y compris des viols et des exécutions. « Alors que les déplacements forcés ont doublé durant la dernière décennie, la communauté internationale échoue à maintenir la paix », a dit M. Grandi.

    Par ailleurs, le rapport souligne que certaines des mesures prises pour freiner la propagation de la Covid-19 ont rendu plus difficile l’accès des réfugiés à la #sécurité.

    Lors du pic de la première vague de la pandémie en avril dernier, 168 pays avaient fermé entièrement ou partiellement leurs frontières et 90 pays ne faisaient aucune exception pour les demandeurs d’asile.

    Pour les personnes déracinées, la pandémie de Covid-19 est finalement devenue « une crise supplémentaire de #protection » et de #moyens_de_subsistance au-delà de la situation d’urgence pour la santé publique à travers le monde.

    Selon l’agence onusienne basée à Genève, le virus a altéré tous les aspects de la vie humaine et a sévèrement aggravé les problèmes existants pour les personnes déracinées et les apatrides.

    Les nouvelles demandes d’asile ont diminué d’un tiers

    Mais depuis lors, avec le soutien et l’expertise du HCR, 111 pays ont trouvé des solutions pratiques pour garantir que leur régime d’asile est pleinement ou partiellement opérationnel, tout en veillant à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre la propagation du virus.

    Malgré ces mesures, les nouvelles demandes d’asile ont diminué d’un tiers par rapport à la même période en 2019.

    De même, moins de solutions durables ont été trouvées pour les déplacés. Seulement plus de 822.000 personnes déracinées sont rentrées chez elles, dont la plupart – 635.000 – étaient des déplacés internes. Avec plus de 102.000 #rapatriements librement consentis au premier semestre 2020, les #retours de réfugiés ont chuté de 22% par rapport à 2019.

    Les voyages de réfugiés vers des pays de réinstallation ont été temporairement suspendus à cause des restrictions dues à la pandémie de Covid-19 entre mars et juin dernier. Par conséquent, seuls plus de 17.000 réfugiés ont été réinstallés durant le premier semestre de cette année, selon les statistiques gouvernementales, soit la moitié des réinstallations survenues par rapport à l’année dernière.

    https://news.un.org/fr/story/2020/12/1084102

    #statistiques #chiffres #asile #migrations #réfugiés #monde #2020 #dépacés_internes #IDPs #réinstallation #renvois #expulsions #fermeture_des_frontières

    ping @simplicissimus @reka @karine4 @isskein @_kg_

  • Malgré les déclarations d’Olivier Véran, suppressions de lits et fermetures d’hôpitaux se poursuivent - Basta !
    https://www.bastamag.net/Olivier-Veran-veut-sortir-du-dogme-des-fermetures-de-lits-voici-la-carte-f

    3400 lits hospitaliers ont été fermés en 2019, 4000 en 2018. Ces fermetures s’ajoutent aux 69 000 places d’hospitalisation à temps complet qui ont disparu entre 2003 et 2017 [2]. Il y a un mois Basta ! établissait une carte des suppressions de lits d’hôpitaux engagées ces dernières années. Ces suppressions ont encore lieu ces derniers mois, comme à l’hôpital de Juvisy, en région parisienne : 50 lits d’hospitalisation ont été fermés fin septembre alors qu’ils avaient accueilli des malades du Covid lors de la première vague, selon le collectif de défense des hôpitaux du Nord-Essonne. À Nancy, la suppression prévue de près de 200 lits au CHU sera-t-elle maintenue malgré la crise sanitaire ? Le 22 novembre, le maire socialiste de Nancy, Mathieu Klein, a demandé au ministre de la Santé de confirmer sans ambiguïté l’abandon des suppressions de lits à l’hôpital lorrain.

  • « Les étudiants sont-ils les derniers de cette putain de cordée ? » : la colère d’Olivier Ertzscheid
    https://www.nouvelobs.com/idees/20201127.OBS36694/les-etudiants-sont-ils-les-derniers-de-cette-putain-de-cordee-la-colere-d

    En plus d’avoir du renoncer aussi à leurs stages, à leurs projets, ils et elles ont bien sûr renoncé à toute forme de vie sociale, ils ne voient plus leurs amis autrement qu’en ligne. Ils n’ont pas fêté leur bac avec leurs ami.e.s. Ils n’ont pas fêté leurs partiels avec leurs ami.e.s. Ils ne fêtent souvent même pas leurs anniversaires avec leurs ami.e.s. Pour beaucoup d’entre elles, pour beaucoup d’entre eux, la troisième vague des séquelles psychologiques est déjà là,

    (...)

    Cette situation est d’autant plus aberrante et révoltante qu’une infime minorité de ces étudiant.e.s continuent d’étudier dans des conditions parfaitement normales : il s’agit des classes préparatoires et des BTS. La raison : les cours ont lieu en lycée. Donc ils s’entassent dans des salles de cours où ils sont souvent plus de quarante, mais comme ils sont « en prépa », et bien… on les prépare. Il paraît même qu’il y en a qui découvrent Bourdieu et la reproduction des élites.

    (...)
    Les sociabilités étudiantes sont complexes. Il en est de rituelles qui s’inscrivent dans des temps et des lieux dédiés, les soirées et les bars notamment. Mais il en est d’autres, tout aussi essentielles, qui sont des sociabilités courtes, fragmentaires, fractales presque : la sociabilité de l’intercours, la sociabilité du bavardage, la sociabilité du temps de pause entre deux amphis, la sociabilité du regard que l’on échange entre camarades de promo simplement parce que l’on est témoins et acteurs d’un même espace, une sociabilité qui peut-être celle du désir amoureux, celle de la connivence d’une amitié future ou déjà scellée, ce sont toutes ces micro sociabilités qui sont essentielles à la vie étudiante. Ces sociabilités sont « Covid compatibles » : elles peuvent s’exercer dans des groupes restreints, dans des lieux et des espaces réglementés avec toute la panoplie sanitaire nécessaire, elles peuvent également s’exercer masquées.

  • Francia tapona el tránsito de migrantes, que vuelven a dormir en la calle junto a la frontera de #Irún

    El incremento de entradas en el sur se empieza a notar ya en el paso fronterizo del norte, donde los controles policiales son permanentes

    Entrar a Europa por el sur es una odisea para miles y miles de migrantes año tras año. Pateras, mafias o concertinas son solamente algunos de los obstáculos con los que se encuentran y no todos consiguen su objetivo. Lo que muchos de ellos no esperan es que su aventura se trunque en otra frontera, en este caso la del norte de España. En el paso entre Irún y Hendaya, aparentemente un paradigma de las libertades del espacio Schengen, existe un muro invisible para quienes quieren emprender una nueva vida en Francia o en otro país europeo. Lleva ocurriendo al menos cinco años, justamente desde que Francia elevó la alerta antiterrorista por los atentados en París. En 2020, las restricciones a la movilidad motivadas por la pandemia solamente han hecho que se visibilice más la presencia policial allí donde el reino se convierte en república y ahora que crece el flujo migratorio los controles están yendo a más.

    El incremento de entradas registrado recientemente en Canarias o en Andalucía ya se está notando en las calles de la zona fronteriza, hasta el punto de que algunas personas duermen al raso. La red ciudadana Irungo Harrera Sarea, que ha atendido ya a 15.000 personas en los últimos dos años, ha instalado unas tiendas de campaña frente al albergue de Cruz Roja para denunciar que no hay alojamiento para todos los que lo necesitan. Ese albergue, en el que nadie quiere hacer comentarios, está ubicado en un polígono industrial sobre una loma de las afueras de Irún. Se llega allí gracias a unas huellas de color verde acompañadas del logotipo de la organización que han sido instaladas por los voluntarios de Irungo Harrera Sarea.

    En la zona hay un fuerte olor a pintura y se escucha el trajín de una empresa maderera cercana. Tras un contenedor verde en el que se lee «Madera Viernes» duermen todavía a mediodía varias personas. La tienda está cerrada pero les delata el calzado en la puerta, un gesto habitual de los musulmanes. Junto a las tiendas hay alguna mascarilla usada y cartones de leche como únicos víveres. No es una imagen nueva en Irún, ya que hace dos años era habitual que grupos de migrantes se apiñaran para descansar en el pequeño cobertizo del aparcamiento de motocicletas de la estación de trenes. Entonces como ahora los controles policiales franceses les impedían seguir el viaje. Se han hecho devoluciones en caliente en pleno corazón de Europa. Se han grabado imágenes de vehículos de las autoridades francesas entrando en territorio español para expulsar a migrantes interceptados. En paralelo, la Policía Nacional española ha desarticulado en estos años mafias que se valían de estas dificultades para lucrarse de quienes querían cruzar.

    El Topo es como se llama al tren de cercanías de Euskotren que une Donostia con Irún y cuya última parada entra unos metros en suelo francés, hasta la estación de Hendaya, conocida históricamente por ser la que reunió a Hitler y a Franco en octubre de 1940. La de Belaskoenea es la parada más próxima a la Cruz Roja. Está en la trasera del cuartel de la Guardia Civil. De Belaskoenea a la puerta de entrada al Hexágono hay apenas tres paradas. Son Colón, Ficoba y Hendaya. Dos jóvenes de 17 años con mochila analizan las máquinas expendedoras. «¿Éste es el que va a Francia?», pregunta el que viste una cazadora con una gran bandera Noruega en el pecho. La pareja, que no quiere dar su nombre ni salir en imágenes pero que no miente sobre su edad, es de Guinea–Conakry. «Llegamos ayer», cuentan sobre su estancia en la zona fronteriza. Accedieron a su sueño por Ceuta. Tuvieron que saltar. El convencimiento de que les espera un seguro control policial al llegar a la terminal les desanima de gastarse los ahorros en un billete. Se dan media vuelta y optan por aprovechar una comida caliente en Cruz Roja.

    Más en el centro, en un rincón llamado Parque de las Sirenas, en la calle de la Aduana, las maletas a rebosar delatan a otro grupo amplio de migrantes. Uno de ellos enseña un folio arrugado con un billete de Alsa procedente de Sevilla. Expresan en francés que no quieren hablar mucho más sobre su situación. No lejos de allí, en el Paseo de Colón, otro grupo de tres veinteañeros valora sus posibilidades. A pocos metros, frente al Ayuntamiento y bajo unas pérgolas, es ya una tradición que Irungo Harrera Sarea atienda a los migrantes en una pequeña mesa plegables de madera.

    La ruta hacia Francia –una de ellas– lleva a Ficoba, el recinto ferial de Irún. Este viernes acoge la primera OPE para personas con discapacidad de Gipuzkoa. En una pequeña zona comercial aneja languidecen unos comercios pensados para vender tabaco y productos españoles baratos a clientes franceses que ya no existen. Desde aquí ya se ve el cartel de bienvenida a Francia al otro lado del puente de Santiago sobre el río Bidasoa. Una furgoneta de la Gendarmería para a todos y cada uno de los vehículos que pasan por ahí, como el viejo camión Scania matriculado en Murcia en 1989, aunque la Ertzaintza informa que la movilidad transfronteriza ha caído considerablemente en estas semanas de segundo estado de alarma. En el recientemente restaurado puente de la Avenida, otro control. Una pareja uniformados de la Policía Nacional se baja de su Kangoo para pedir salvoconducto a los pocos paseantes que quieren cruzar. Al otro lado espera un confinamiento total.

    Explican fuentes policiales españolas que la vigilancia es tal que incluso quienes consiguen colarse son perseguidos ya dentro de Francia. Esta semana uno grupo de migrantes ha sido interceptado cuando ya habían llegado a Burdeos, a 216 kilómetros de la muga. En Baiona, el albergue ha cerrado sus puertas por las restricciones del coronavirus. Desde Irungo Harrera Sarrera explican que el incremento de las entradas en el sur se traducirá próximamente en un mayor tapón en el norte. «Se va colapsando el sistema abajo y suben hacia arriba. En las próximas semanas esto irá a más», explica un portavoz de la organización, que recuerda que «ahora empieza el frío» y que otros años el problema de dormir en la calle ha sido menor porque el tapón se daba en los meses de verano.

    «A corto-medio plazo tenemos un drama humanitario a la vista. Francia nos devuelve a personas incluso a más de un centenar de kilómetros», coinciden desde el sindicato SUP de la Policía Nacional, que tiene comisaría en Irún, en cuyo exterior aparcan dos patrullas rotuladas como de «Fronteras». Desde el sindicato policial preguntan: «¿Qué capacidad tienen las ONG para seguir cubriendo las necesidades de estas personas?». «Instamos al Ministerio del Interior y a la Delegación del Gobierno en el País Vasco a que pongan medios para evitar que llegue ese momento. La inmigración no es un problema del País Vasco o de España, es europeo y tendría que tener una respuesta de nivel europeo», añaden. «Para nosotros, que tenemos papeles y somos blancos, es difícil pasar ahora mismo. Imagínate para ellos», razonan en Irungo Harrera Sarea.

    https://www.eldiario.es/euskadi/fronter_1_6448930.html

    #frontières #asile #migrations #réfugiés #Pyrénées #France #Espagne #fermeture_des_frontières #Hendaya #mur_invisible (terme utilisé dans l’article) #Cruz_Roja #Ficoba

    ping @isskein @karine4

  • De l’utilité (ou pas) des frontières contemporaines ?

    Dans « Nos géographies », nous parlons ce soir des frontières que nous chercherons à définir avec #Michel_Foucher et #Anne-Laure_Amilhat-Szary (@mobileborders).

    Bien plus qu’un espace plus ou moins large séparant deux territoires, un objet juridique et politique, très symbolique, l’écho d’un passé lointain ou proche, nous verrons que la notion de frontière intangible, n’a pas toujours existé. Nous constaterons l’importance des progrès de la #géographie et de la #cartographie pour en préciser les contours.

    La #pandémie de la #Covid-19 et la fermeture concomitante d’une grande partie des frontières dans le monde viennent de replacer brutalement celles-ci sous les feux de l’actualité. La crise migratoire, précédant la crise sanitaire avait déjà amorcé ce mouvement de #repli. Certes, les frontières n’avaient pas disparu mais la #mondialisation des économies avec l’accélération des échanges et l’extraordinaire essor des transports, aériens, maritimes et terrestres ces dernières décennies ont largement contribué à les faire oublier, du moins, dans de nombreuses régions. Elles réapparaissent donc. Comment interpréter le phénomène ? Est-il souhaitable, est-il durable ? Que nous dit-il de l’état de nos sociétés ?

    Pour en parler ce soir nous sommes en compagnie de deux spécialistes, Michel Foucher, géographe et ancien diplomate, titulaire de la chaire de géopolitique appliquée au Collège d’études mondiales (FMSH, Paris) et Anne-Laure Amilhat-Szary, spécialiste de géographie politique, professeure de géographie à l’Université Grenoble-Alpes et directrice du laboratoire CNRS Pacte.

    https://www.franceculture.fr/emissions/nos-geographies/les-frontieres

    #frontières #utilité #fermeture_des_frontières #crise_sanitaire

  • #Covid-19 : #Grenoble associe des citoyens à la gestion de la pandémie

    La ville pilotée par l’écologiste Éric Piolle expérimente un « #comité_de_liaison_citoyen », réuni samedi pour la première fois. Une réponse à la « gestion de crise descendante » mise en œuvre par le gouvernement et son conseil de défense. Au menu : l’organisation des #marchés et le maintien du #lien_social.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/081120/covid-19-grenoble-associe-des-citoyens-la-gestion-de-la-pandemie?onglet=fu

    #démocratie_directe #municipalisme #néo-municipalisme #cogestion #gouvernance_politique #Groupes_d’action_municipale #Hubert_Dubedou #crise_sanitaire #débat_mouvant #violences_conjugales #SDF #sans-abrisme #isolement_social #confinement #parcs #ouverture #fermeture #espace_public #alimentation

  • –-> Les autorités grecques arrêtent et poursuivent un réfugié afghan, le père d’un enfant mort noyé pendant la traversée depuis la Turquie, pour « #mise_en_danger de l’enfant. »
    https://twitter.com/EricFassin/status/1326088902839504903

    Greek authorities arrest father of dead migrant child

    Greek authorities have arrested a migrant whose son died while attempting to reach a Greek island from the nearby Turkish coast on suspicion of endangering a life, a crime that could carry a penalty of up to 10 years in prison.

    The 25-year-old man and his 6-year-old son, both Afghans, were among a total of 25 people who were found on the shores of the eastern Aegean island of Samos early Sunday. The coast guard said the body of the 6-year-old boy was found with one woman on a part of the coast that was particularly difficult to access, while the others were found in small groups elsewhere.

    According to the coast guard, the migrants said they had come across from the Turkish coast in a dinghy. Authorities said it was unclear what had happened to the boat, and exactly how the child had died.

    The coast guard said Monday a 23-year-old who had been identified as having driven the boat was arrested on suspicion of migrant smuggling, while the boy’s 25-year-old father was arrested on suspicion of violating endangerment laws. The endangerment of a person which leads to death can result in a prison sentence of up to 10 years.

    Greece is one of the most popular routes for people fleeing conflict and poverty in the Middle East, Asia and Africa and hoping to enter the European Union. The vast majority make their way to eastern Greek islands from the nearby Turkish coast.

    Although the distance is small, the journey is often perilous, with smugglers frequently using unseaworthy and vastly overcrowded boats and dinghies that sometimes capsize or sink.

    Although it is common for Greek authorities to arrest whoever is identified as having steered a migrant vessel to Greece, in the cases of shipwrecks it is rare for the surviving parents of children who die to be charged with criminal offences.

    “These charges are a direct attack on the right to seek asylum and it is outrageous that a grieving father is being punished for seeking safety for him and his child,” said Josie Naughton, founder of the aid organization Help Refugees/Choose Love.

    “Criminalizing people that are seeking safety and protection shows the failure of the European Union to find a solution to unsafe migration routes that forced thousands to risk their lives to seek protection,” Naughton said.

    Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed without permission.

    https://www.washingtonpost.com/politics/courts_law/greek-authorities-arrest-father-of-dead-migrant-child/2020/11/09/1b9ff304-229d-11eb-9c4a-0dc6242c4814_story.html

    #Grèce #réfugiés #asile #migrations #fermeture_des_frontières #décès #mort #responsabilité #honte #réfugiés_afghans #justice (sic) #père #parents

    Je ne sais pas quels tags utilisé pour cette nouvelle... on touche tellement le fonds...

    ping @kaparia

    • Grèce : le père de l’enfant mort en mer arrêté pour « #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui »

      Les autorités grecques ont arrêté le père de l’enfant mort lors de la traversée de la mer Égée sur une embarcation de fortune. Cet Afghan de 25 ans est accusé de « mise en danger de la vie d’autrui » et risque jusqu’à 10 ans de prison.

      Un Afghan de 25 ans, père de l’enfant de six ans dont le corps a été retrouvé dimanche en mer Égée, a été arrêté par les autorités grecques. Le père et son fils avaient embarqué sur une embarcation de fortune, composée de 23 autres personnes, depuis les côtes turques dans le but de rejoindre les îles grecques.

      Il risque jusqu’à 10 ans de prison. C’est à notre connaissance la première fois que le parent d’un enfant mort lors d’une traversée de la mer est inculpé. Cette arrestation, inédite, inquiètent les ONG.
      « Attaque directe contre le droit de demander l’asile »

      « Cette accusation est une attaque directe contre le droit de demander l’asile. Il est scandaleux qu’un père en deuil soit puni pour avoir cherché la sécurité pour lui et son enfant », a réagi à l’AFP Josie Naughton, fondatrice de l’organisation humanitaire Help Refugees / Choose love.

      « La criminalisation des personnes qui recherchent une protection montre l’échec de l’Union européenne à trouver une solution aux routes migratoires dangereuses », a ajouté la militante.

      Le Conseil européen pour les réfugiés et exilés a pour sa part estimé que « cette nouvelle tragédie montre la nécessité urgente de trouver des voies sûres et légales » permettant aux demandeurs d’asile de rejoindre l’Europe en toute sécurité.
      Un autre passager arrêté pour trafic de migrants

      Selon les autorités, le corps du petit garçon a été découvert sur une partie de la côte difficile d’accès, avec une femme rescapée à ses côtés.

      Les raisons de ce naufrage sont pour l’heure encore floues, ont affirmé les garde-côtes grecs, tout comme les circonstances ayant entraînées la mort de l’enfant de six ans.

      Les passagers de ce canot avaient dans un premier temps été portés disparus. Une partie d’entre eux ont été retrouvés dimanche sur les rives de l’île de Samos, Dix personnes ont été secourues non loin de l’île grecque et six autres ont réussi à rejoindre les côtes à la nage.

      Un jeune de 23 ans, identifié comme le capitaine du bateau, a quant à lui été arrêté pour trafic de migrants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/28411/grece-le-pere-de-l-enfant-mort-en-mer-arrete-pour-mise-en-danger-de-la

  • France : Macron annonce un doublement des #forces_de_sécurité aux frontières

    Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi un doublement des forces contrôlant les frontières de la France, de 2.400 à 4.800, pour lutter contre la menace terroriste, les trafics et l’immigration illégale.

    Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi un doublement des forces contrôlant les frontières de la France, de 2.400 à 4.800, pour lutter contre la menace terroriste, les trafics et l’immigration illégale.

    Ce doublement a été décidé « en raison de l’intensification de la #menace » après les récents #attentats, dont celui de Nice (Sud-Est), a expliqué le chef de l’État à la frontière franco-espagnole, au #col_du_Perthus, où « quatre unités mobiles » sont « en cours de déploiement ».

    Accompagné du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et du secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes Clément Beaune, Emmanuel Macron s’est également dit « favorable » à une refondation « en profondeur » des règles régissant l’#espace_Schengen de #libre_circulation en Europe, et à « un plus grand contrôle » des frontières.

    « Je porterai en ce sens des premières propositions au Conseil » européen de décembre, pour « repenser l’organisation » de #Schengen et « intensifier notre protection commune aux frontières avec une véritable #police_de_sécurité_aux_frontières_extérieures », a-t-il ajouté. Avec la « volonté d’aboutir sous la présidence française », au premier semestre 2022.

    Cette refondation doit rendre l’espace Schengen « plus cohérent », pour qu’il « protège mieux ses frontières communes », qu’il « articule mieux » les impératifs de responsabilité de protection de frontières et de « #solidarité » et que « la charge ne soit pas qu’aux pays de première entrée ».

    « La France est un des principaux pays d’arrivée d’#immigration_secondaire », lorsque les migrants #déboutés d’un pays tentent leur chance dans un autre en Europe, et « je souhaite profondément aussi qu’on change les règles du jeu », a-t-il dit.

    Il a également plaidé pour « intensifier » la lutte contre l’#immigration_clandestine et les réseaux de #trafiquants « qui, de plus en plus souvent, sont liés aux réseaux terroristes ».

    « Nous prendrons les lois qui sont nécessaires, si elles correspondent à des besoins identifiés », a-t-il ajouté, mais la situation « ne justifie pas de changer la Constitution », a-t-il assuré, face à des pressions de responsables politiques de droite et d’extrême droite.

    Arrivé à la mi-journée au col du Perthus, Emmanuel Macron s’est entretenu avec les policiers de la #police_aux_frontières (#PAF) qui contrôlent les véhicules entrant en France par l’autoroute ou la nationale qui le traversent. L’un d’eux lui a notamment fait la démonstration d’un drone surveillant les voies de passage et les sentiers frontaliers.

    Puis il a visité le Centre franco-espagnol de coopération policière et douanière, où sont affectées 24 personnes des deux pays à plein temps. « Nous partageons un espace de travail et de convivialité (...) La coopération marche très bien », lui a assuré un responsable espagnol.

    « Depuis 2017, la coordination entre les services de renseignement a été renforcée et confiée à la DGSI (sécurité intérieure, ndlr). Les moyens financiers, humains et technologiques ont été considérablement augmentés », a déclaré Emmanuel Macron dans un tweet posté durant sa visite.

    Quelque 35.000 véhicules passent tous les jours sur l’autoroute et la route qui franchissent le col, entre les villes du Perthus en France et de La Jonquera en Espagne.

    L’#Espagne est l’une des principales portes d’entrée des immigrés clandestins en France, qui arrivent par la côte en provenance d’Afrique du nord. Plus de 4.000 migrants ont été refusés ces trois derniers mois dans le département des #Pyrénées-Orientales, selon un responsable de la PAF. Une partie d’entre eux étaient des Algériens tentant d’entrer en France.

    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/051120/france-macron-annonce-un-doublement-des-forces-de-securite-aux-frontieres

    #fermeture_des_frontières #frontières #France #terrorisme #migrations #immigration_illégale #militarisation_des_frontières

  • Facs fermées, prépas ouvertes : l’enseignement supérieur à marche différenciée

    Lundi, les étudiants des #classes_préparatoires et des #BTS, formations assurées dans des lycées, pourront suivre leurs cours en présentiel, contrairement aux étudiants de l’#université.

    En prépa maths-physique au lycée Camille-Jullian, à Bordeaux, Morgane Kramer est soulagée de pouvoir revenir en cours lundi, au retour des vacances de la Toussaint. « C’est une chance, je suis très contente. Même si c’est un peu bizarre, alors que tous mes amis, à la fac, vont rester à la maison », raconte la jeune femme de 19 ans. Le confinement du printemps, Morgane l’avait plutôt bien vécu : rentrée chez ses parents à Toulouse, elle avait suivi ses cours sur Zoom et Discord. « C’était pas si compliqué, on pouvait poser des questions, les profs étaient disponibles… Et puis, j’avais moins de transports, plus de temps pour travailler. Mais les vrais contacts me manquaient ».

    Avec ce nouveau confinement, les formations de l’enseignement supérieur ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Jeudi soir, Jean Castex donnait des détails sur le fonctionnement à venir des universités – cours basculés intégralement en ligne, bibliothèques ouvertes sur réservation, restaurants accessibles seulement pour la vente à emporter, personnel en télétravail mais possibilité d’accès aux laboratoires, examens maintenus, dérogations possibles pour les cours en travaux pratiques…

    De son côté, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, écrivait dans un post Instagram que les 85 000 étudiants de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) continueraient, eux, d’aller en cours lundi, car les lycées restent ouverts. Tout comme les 260 000 élèves des BTS et formations assimilées assurés dans les établissements d’enseignement secondaire. Les Instituts universitaires de technologie (IUT), autres formations post-bac en deux ans, mais dépendants des universités, basculent leurs cours à distance.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/10/31/facs-fermees-prepas-ouvertes-l-enseignement-superieur-a-marche-differenciee_

    #facs #prépas #grandes_écoles #fermeture #ouverture #covid-19 #coronavirus

  • France : fermeture de la mosquée de Pantin pour six mois, le désarroi des fidèles
    RFI - Publié le : 23/10/2020
    https://www.rfi.fr/fr/france/20201023-france-fermeture-mosqu%C3%A9e-pantin-six-mois-d%C3%A9sarroi-fid%C3%A8le

    La mosquée de Pantin a été fermée en milieu de semaine pour six mois. Ce lieu de culte, qui rassemble près de 1.300 fidèles dans la banlieue Nord de Paris, a été épinglé par les autorités après avoir relayé une des vidéos dénonçant le cours du professeur d’histoire Samuel Paty, assassiné la semaine dernière. Un recours a été déposé contre cette fermeture.

    Devant la mosquée de Pantin, les fidèles rencontrés contestent l’arrêté de fermeture placardé sur les grilles. « C’est une sanction, cette fermeture, on la vit très, très mal, confie un fidèle à Sylvie Koffi, du service société de RFI. C’est une erreur du président d’avoir partagé une vidéo. Il n’aurait pas dû. Pour un acte d’une personne, ça sanctionne toute une communauté ». L’homme s’inquiète surtout des fidèles âgés qui devront faire plusieurs kilomètres pour aller se recueillir. « les petits papas, des retraités... ils ne savent plus où aller... Maintenant, pour aller prier il faudrait qu’ils marchent plusieurs kilomètres. Encore pour les jeunes, c’est faisable, mais pour les vieux, on ne sait plus comment faire.

    Le président (de la mosquée), il faudrait qu’il prenne ses responsabilités. Nous, en tant que fidèles, on a parlé avec lui et il reconnaît totalement son erreur. »

    M’Hammed Henniche, le président de la Fédération des musulmans de Pantin, a donc exprimé ses regrets après avoir partagé la vidéo sur le compte facebook de la Mosquée.
    (...)
    « Les vingt-cinq représentants de la Fédération musulmane de Pantin sont tous républicains et opposés fermement aux doctrines salafistes. Il n’y a dès lors pas matière à parler de lien avec le salafisme », souligne encore le recours déposé par Me William Bourdon.(...)

    #Punition_collective

    • Mosquée de Pantin : hier courtisé, aujourd’hui décrié, qui est M’hammed Henniche ?
      Par Gwenael Bourdon et Thomas Poupeau - Le 22 octobre 2020
      https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/mosquee-de-pantin-hier-courtise-aujourd-hui-decrie-qui-est-m-hammed-henni

      Le responsable de la mosquée de Pantin, visée par un arrêté de fermeture contre laquelle il a déposé un recours mercredi, est aussi depuis des années un familier des pouvoirs publics et de nombreux élus.
      (...)
      Président de l’Union des associations musulmanes (UAM) du 93, qu’il a contribué à fonder en 2001, l’homme est « un notable musulman », note un vieil observateur de la vie locale.
      Et si l’histoire de la Seine-Saint-Denis se feuilletait comme un vieil album photo, il y a fort à parier que M’hammed Henniche apparaîtrait sur bien des clichés : le 6 novembre 2005, par exemple, il fait partie des quelques associatifs du 93 conviés en urgence au ministère de l’Intérieur par un certain Nicolas Sarkozy. Il s’agit à l’époque de tenter d’éteindre le feu des émeutes de banlieue. En mars 2012, là, il aide l’UMP à conduire, par bus entiers, des fidèles musulmans au meeting de Sarkozy, désormais candidat à sa réélection, à Villepinte.
      Il faut dire que, assez vite, des liens se tissent avec certains élus de droite de l’époque. C’est ce que raconte Corinne Raoult, ex-collaboratrice et épouse de l’ancien député-maire (UMP) du Raincy, Eric Raoult. « Mon époux a produit un rapport, en 2010, sur le port du voile. Effectivement, nous cherchions un représentant de musulmans qui soit modéré. On ne voulait pas d’un responsable religieux trop radical. On a fait de M’hammed Henniche notre relais. »
      (...)
      Juppé, Pécresse, Fillon... répondent à ses invitations
      Pour resserrer les liens, l’UAM 93 a aussi pris l’habitude, depuis quinze ans, d’inviter les politiques à ses Iftar (NDLR : les repas de rupture du jeûne) ou des rencontres. Et les cartons d’invitation dépassaient largement les frontières du 93 : Alain Juppé en 2015, François Fillon en 2014, Nathalie Kosciuszko-Morizet en 2015, ou encore Valérie Pécresse, à Pantin en 2013 et au Blanc-Mesnil en 2015.
      « Tous s’y précipitaient, persifle un observateur. Ironique, quand on voit que, aujourd’hui, tous condamnent la mosquée de Pantin et adhèrent à sa fermeture… » Contactée Valérie Pécresse balaie l’attaque. « Dans le cadre du dialogue interreligieux, on a besoin d’interlocuteurs. Monsieur Henniche en est un. Mais je n’ai pas de rapports de soutiens politiques avec lui. Disons, des rapports polis. » (...)

  • A l’horizon des migrations

    Bienvenue dans cette nouvelle édition de "Nos géographies". Dès demain, vendredi 2 octobre, et jusqu’à dimanche, la géographie tient son Festival international à Saint-Dié-des-Vosges. France Culture en parle avec nos deux invités, #François_Gemenne et #Lucie_Bacon, qui discuteront migrations.

    Une édition certes un peu différente des précédentes éditions, sans doute dans sa forme, mais tout aussi riche et variée autour d’un thème fort, les climats. Nous vous avons proposé la semaine dernière, les regards croisés de géographes sur l’épidémie de Covid-19, tels qu’ils ont été rassemblés et seront présentés dans ces journées. Ce soir, nous partons à l’horizon des migrations. Nos deux invités, François Gemenne et Lucie Bacon, par des voies différentes et à bonne distance des discours politiques si souvent réducteurs, explorent la diversité des parcours de migrants en prêtant attention à leur complexité. Pour l’un, à la transformation des frontières sous l’effet de la mondialisation et du changement climatique, pour l’autre, aux stratégies mises en place par les femmes et les hommes engagés sur une route semée d’obstacles, en rappelant aussi des vérités parfaitement vérifiables et pourtant obstinément inaudibles.

    Lucie Bacon, doctorante en géographie Laboratoire Migrinter (CNRS), Poitiers et Laboratoire Telemme, université Aix-Marseille. Elle achève une thèse : « La fabrique du parcours migratoire : la « route des Balkans » au prisme de la parole des migrants », un travail de terrain au plus près des intéressés.

    François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, invité à Saint-Dié pour présenter son dernier livre au titre explicite : On a tous un ami noir. Pour en finir avec les polémiques stériles sur les migrations, (Fayard, 2020). Il a été directeur exécutif du programme de recherche interdisciplinaire « Politiques de la Terre » à Sciences Po (Médialab), et est par ailleurs chercheur qualifié du FNRS à l’Université de Liège (CEDEM).

    https://www.franceculture.fr/emissions/nos-geographies/a-lhorizon-des-migrations

    A partir de la minute 44’24 François Gemenne parle de #réfugiés_climatiques / #réfugiés_environnementaux

    #paradigme_de_l'immobilité #asile #migrations #réfugiés #frontières #im/mobilité #mobilité #idées_reçues #préjugés #frontières_ouvertes #fermeture_des_frontières #ouverture_des_frontières

    • On a tous un ami noir ; pour en finir avec les polémiques stériles sur les migrations

      Sans angélisme ni dogmatisme, ce livre apaisera le débat public sur le sujet de l’immigration, en l’éclairant de réflexions inédites : celles issues d’expériences étrangères, celles produites par la recherche et celles de l’auteur enfin, spécialiste de ces questions et lui-même étranger vivant en France depuis plus de douze ans. Pas une semaine ne s’écoule sans qu’éclate une nouvelle polémique sur les migrations : violences policières, voile dans l’espace public, discriminations, quotas, frontières... Les débats sur ces sujets sont devenus tendus, polarisés et passionnels, tandis que la parole raciste s’est libérée, relayée avec force par des activistes identitaires. Collectivement, on a accepté de penser les migrations à partir des questions posées par l’extrême-droite, en utilisant même son vocabulaire. Quant à nous, chercheurs, nous nous sommes souvent retrouvés réduits à devoir débusquer rumeurs et mensonges, qu’il s’agisse de dénoncer le mythe de l’appel d’air ou du grand remplacement. Nos sociétés resteront malades de ces questions tant qu’elles continueront à les envisager sous l’unique prisme des idéologies. C’est toute l’ambition de ce livre : montrer qu’il est possible de penser ces sujets de manière rationnelle et apaisée, en les éclairant de réflexions et de faits qui sont bien trop souvent absents des débats. En montrant, par exemple, que les passeurs sont les premiers bénéficiaires de la fermeture des frontières. Ou que la migration représente un investissement considérable pour ceux qui partent, alors qu’ils se retrouvent souvent décrits comme la « misère du monde ». Les questions d’identité collective doivent être des enjeux qui nous rassemblent, plutôt que des clivages qui nous opposent. À condition de reconnaître et d’affronter les problèmes structurels de racisme dans nos sociétés. Après tout, on a tous un ami noir.

      https://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782213712772-on-a-tous-un-ami-noir-pour-en-finir-avec-les-pole

      #livre #On_a_tous_un_ami_noir

    • Migrants : ouvrir les frontières, quelle idée ! Et pourtant...

      François Gemenne, enseignant et chercheur sur les politiques du climat et des migrations, vient de publier « On a tous un ami noir », chez Fayard. Un ouvrage en forme d’outil pour répondre aux idées trop vite convenues, dans le débat sur les migrations. Une manière depuis longtemps oubliée de penser cette épineuse question de société.

      https://www.lavoixdunord.fr/891788/article/2020-11-11/migrations-ouvrir-les-frontieres-quelle-idee

  • "Si un migrant est dans la région de Vintimille, c’est qu’il veut partir"

    À la frontière italo-française, des dizaines de migrants venus de tous horizons sont refoulés chaque jour après avoir tenté de passer en France. Solution de repli pour les refoulés fatigués de ce jeu du chat et de la souris, la ville de Vintimille, située à 10 kilomètres, est devenue ces derniers mois un territoire sans pitié pour les migrants.

    « Comme un ballon de foot »

    Visage masqué et pieds nus, Mohamed Ahmed a les yeux tournés vers la mer. Depuis le muret en pierres sur lequel il est assis à l’ombre des pins, il a une vue imprenable, splendide. La Méditerranée scintillante. La côte vallonnée - italienne d’abord, puis française un peu plus loin. Et la ville de Menton, facilement reconnaissable de l’autre côté de la baie, première cité de l’Hexagone en venant de cette partie de l’Italie. Mais le jeune homme ne semble pas apprécier ce paysage digne d’une carte postale. Il le regarde sans le voir. Bien que proche, Menton, et donc la France, lui est inaccessible.

    Inaccessible car Mohamed Ahmed est un migrant, soudanais, âgé de 25 ans, originaire du Darfour. Il a passé une partie de la nuit à marcher, dans l’espoir de traverser illégalement la frontière. L’autre partie, il l’a passée dans un préfabriqué exigu et sans toit appartenant à la PAF (police aux frontières) de Menton. Le matin venu, il a été remis sur la route avec pour ordre de retourner en Italie à pieds. L’Italie ne veut pourtant pas plus que la France de Mohamed Ahmed. « Je me sens comme un ballon de football sur un terrain entre deux équipes. L’une c’est l’Italie, l’autre c’est la France », dit-il.

    Face aux « difficultés migratoires », les deux pays semblent pourtant faire front commun. Fin juillet, Rome et Paris ont même annoncé la création prochaine d’une brigade conjointe à leur frontière pour lutter contre les filières de passeurs. De quoi compliquer davantage les passages. « Si les gens sont ici, c’est qu’ils veulent partir, ils sont déterminés. La police ne fait que les ralentir et les pousse à prendre plus de risques », regrette Maurizio Marmo, responsable de l’ONG Caritas Vintimille qui vient en aide aux migrants dans cette région italienne. En moyenne, il faut cinq essais à une personne avant de parvenir à passer en France. Mohamed Ahmed est dans la moyenne haute : c’est sa septième tentative en cinq jours. Il y en aura d’autres.

    Depuis la fin du confinement, et la reprise des voyages de migrants qui s’en est suivie, des dizaines de personnes essaient chaque jour de franchir cette frontière dans la région de Vintimille. Les moyens sont divers pour ceux qui ne sont pas conduits dans des véhicules de passeurs : à pieds, il y a le long de la mer - chemin qui n’a ’’quasiment aucune chance’’ étant donné la surveillance policière, glisse le membre d’une association -, les voies de chemins de fer ou, plus risqué, la montagne via un sentier surnommé sans équivoque ’’le passage de la mort’’. Il y a également les trains et les risques d’électrocutions pour ceux qui s’aventurent dessus.

    Chaque jour, aussi, des dizaines de personnes sont interpellées par la police française et sont refoulées. Des « #push-backs » souvent considérés comme illégaux car menés au mépris de l’asile demandé par les intéressés. La PAF de #Menton est d’ailleurs bien connue pour son fonctionnement opaque. Déjà visée par une enquête sur de possibles infractions, cette police avait refusé, en octobre 2019, à une députée le droit de visiter les lieux où sont retenus les migrants.

    Ce jeudi, ils sont une cinquantaine, comme Mohamed Ahmed, à avoir été renvoyés par la police dès le matin, selon un registre tenu par les associations. Un chiffre constant.

    L’apprentissage de la #méfiance

    Sur le bord de la route qui ramène à Vintimille, ville de repli et de transit pour les migrants, des associations ont installé un poste de ravitaillement pour accueillir les refoulés sur le retour. Au frais sous les arbres, du pain, des biscuits, des fruits et des réchauds pour faire du café les attendent. Une infirmière italienne est aussi là pour examiner les éventuelles blessures. Exténués et en sueur après une longue montée, ceux qui arrivent devant cette tablée affichent de larges sourires, agréablement surpris de voir qu’ici, pour une fois, des gens les attendent pour les aider. ’’C’est gratuit, c’est gratuit’’, rassure l’un des participants, les enjoignant à se servir.

    Au soulagement qu’apporte ce réconfort cède toutefois rapidement l’inquiétude. Car beaucoup de ceux présents - pour la plupart très jeunes - semblent dans un état de confusion totale. Faut-il prendre le bus pour se reposer à Vintimille ou retenter sa chance tout de suite ? Quel chemin emprunter ? Est-ce vrai que des militaires se cachent dans les buissons sur le sentier ’’de la mort’’ pour attraper les migrants qui y marchent la nuit ? « Est-ce que je dois dire que je veux demander l’asile en France quand un policier m’interpelle ? Tu peux m’écrire sur un bout de papier comment on dit ça en français ? » Les questions et les regards perdus se bousculent. Le silence tombe aussi soudainement, parfois. Au jeu du chat et de la souris qui se déroule à cette frontière, les grands perdants sont ceux qui ne maîtrisent pas les règles.

    Au point de ravitaillement les migrants peuvent acheter des tickets de bus pour aller Vintimille Crdit InfoMigrants

    « On m’a volé mon sac à dos dans la PAF », lance Nabil Maouche, Algérien de 27 ans, l’air hagard. À l’intérieur se trouvait tout ce qu’il possédait : ses vêtements, 50 euros et, surtout, son téléphone et son chargeur. « Je ne peux plus appeler ma famille », lance le jeune homme qui a embarqué début août depuis les côtes africaines à bord d’un petit bateau de fortune ayant, assure-t-il, réussi à atteindre la Sardaigne. Selon Chiara, membre de l’association italienne Projetto 20k, les pertes d’objets personnels sont monnaie courante durant les nuits au poste : « Les affaires des migrants sont gardées dans un vestiaire dans la PAF, c’est une pièce dans laquelle il y a beaucoup de passage… »

    Binu Lama, Tibétaine de 22 ans, montre pour sa part des documents dont elle peine à comprendre la signification. Un « refus d’entrée » de la police française et un procès verbal des forces de l’ordre italiennes, qui lui ont été délivrés coup sur coup. Elle ne parle ni français, ni italien, ne sait pas ce qu’elle doit en faire. Mais elle jure que, si près du but, cette paperasse ne l’empêchera pas de retenter sa chance dans quelques heures seulement. Accompagnée de son mari et d’un groupe d’amis, elle veut « trouver du travail et envoyer de l’argent à [sa] famille » depuis la France, où elle croit savoir qu’elle pourra obtenir l’asile plus facilement qu’en Italie. « Je ne suis pas découragée et je n’ai pas peur. Je suis habituée maintenant à traverser les frontières », lance celle qui a déjà marché à travers la Turquie, la Grèce, l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie, la Croatie et la Slovénie.

    Phénomène vieux de plusieurs années, ces tentatives de passages dans la région de Vintimille ont ceci de nouveau qu’elles rassemblent désormais des personnes aux profils et aux origines plus variés qu’avant. Des Tibétains, par exemple, Jacopo Colomba, représentant de l’ONG We World, n’en avait pas vus dans le coin depuis deux ans. Il y a par ailleurs davantage de migrants désillusionnés par l’Italie « qui veulent tenter leur chance ailleurs », affirme Maurizio Marmo, de Caritas Vintimille. Ils s’ajoutent aux primo-arrivants dans le pays, largement majoritaires parmi ceux qui tentent le passage. Venus de la route des Balkans ou de l’île de Lampedusa dans le but de rejoindre la France ou d’autres pays du nord de l’Europe, ils sont nombreux à expliquer leur désir de quitter la péninsule par le fait qu’ils ne parlent pas italien, qu’ils ne connaissent personne dans ce pays ou, tout simplement, par l’ordre qu’ils ont reçu d’en partir.

    Ce dernier cas de figure est celui de Mohamed Ahmed et de ses deux compagnons de voyage, eux aussi originaires du Darfour. L’un d’eux tchipe lorsqu’on lui demande son prénom, en signe de refus. Il ne le donnera pas. Il tchipe de plus belle, en guise de désapprobation, lorsque son ami accepte, lui, de donner le sien. Le parcours migratoire de ce trentenaire l’a rendu méfiant, sur la défensive. Il ne sait plus qui croire ni à quel sein se vouer. Comme beaucoup de migrants, il a appris la méfiance envers les autorités, envers les journalistes, la méfiance des uns envers les autres.

    Et pour cause : cet homme sans nom est allé de mauvaises surprises en désillusions. Comme Mohamed Ahmed, il a fui le Soudan en guerre pour aller travailler en Libye, pays qu’il croyait prospère alors qu’il est en proie au chaos et à la loi du plus fort depuis 2011. Il y restera bloqué deux ans. À leur arrivée à Lampedusa au terme d’une traversée en bateau, les comparses soudanais sont placés en quarantaine pour détecter d’éventuels cas de coronavirus. Cette période censée durer 14 jours sera renouvelée et doublée, sans qu’on leur fournisse la moindre explication. À leur sortie, les autorités italiennes leur ont donné sept jours pour quitter le territoire.

    « À Vintimille, il n’y a plus d’endroit pour les choses intimes »

    Une fois refoulés par les autorités françaises, les migrants n’ont guère d’autres choix que d’aller à Vintimille, cité balnéaire de 24 000 habitants, loin d’être accueillante mais qui a l’avantage de se trouver à seulement 10 kilomètres de la frontière. Dans les rues de la ville, ils sont désoeuvrés. Chaque nuit, les associations dénombrent entre 100 et 200 migrants qui dorment où ils peuvent, gare, plages, arrière des buissons, sans tente. « Regardez comment c’est ici », lance, écœuré, un jeune Tchadien, arrivé depuis seulement trois jours, en pointant le bitume jonché de déchets. « Moi je dors plus bas, près de la rivière. » Il n’est pas le seul : les berges de la rivière Roya, recouvertes de végétation, sont habitées par de nombreux sangliers imposants et peu farouches.

    Le nombre de migrants à la rue à Vintimille représente une situation inhabituelle ces dernières années. Elle résulte, en grande partie, de la fermeture fin juillet d’un camp humanitaire situé en périphérie de la ville et géré par la Croix-Rouge italienne. Cette fermeture décrétée par la préfecture d’Imperia a été un coup dur pour les migrants qui pouvaient, depuis 2016, y faire étape. Les différents bâtiments de ce camp de transit pouvaient accueillir quelque 300 personnes - mais en avait accueillis jusqu’à 750 au plus fort de la crise migratoire. Des sanitaires, des lits, un accès aux soins ainsi qu’à une aide juridique pour ceux qui souhaitaient déposer une demande d’asile en Italie : autant de services qui font désormais partie du passé.

    « On ne comprend pas », lâche simplement Maurizio Marmo. « Depuis deux ans, les choses s’étaient calmées dans la ville. Il n’y avait pas de polémique, pas de controverse. Personne ne réclamait la fermeture de ce camp. Maintenant, voilà le résultat. Tout le monde est perdant, la ville comme les migrants. »

    Alors, qu’est-ce qui explique cette fermeture ? La préfecture est restée silencieuse à nos questions. Selon des associations, les autorités en auraient eu assez du cadre juridique bancal sur lequel avait été ouvert ce camp, unique en son genre dans le nord de l’Italie. D’autres avancent que la tenue prochaine d’élections régionales, fin septembre, aurait motivé cette décision dans l’espoir de glaner les votes de l’électorat anti-migrants. Difficile à savoir. Début septembre, plus d’un mois après sa fermeture, les préfabriqués du « campo » n’étaient en tout cas toujours pas démantelés, permettant à certains de parier sur une réouverture future.

    Toujours est-il qu’en attendant, la vie des migrants s’organise désormais à l’intérieur même de la ville, autour de la Via Tenda. Sur un parking, entre le cimetière et une voie rapide, l’association Kesha Niya distribue de la nourriture et de l’eau les soirs. Les matins, des collations sont servies dans les locaux de Caritas Vintimille, à proximité. Entre les deux, plus grand chose.

    « Les mineurs et les familles n’ont aucun accueil, s’offusque Maurizio Marmo. Les mineurs restent dehors. » En solution d’urgence, l’église San Nicola a récemment accepté, sous l’impulsion de Caritas, d’ouvrir ses portes aux familles le temps de quelques nuits seulement.

    Mais les portes, en général, se ferment davantage qu’elles ne s’ouvrent. « Avant, on louait un local là, près de la rivière, dit Chiara de Projetto 20k. Les migrants pouvaient s’y reposer en sécurité, charger leur téléphone, passer du temps tranquilles pour les choses intimes… Ça marchait bien. Mais le propriétaire a voulu mettre fin à cette location en janvier 2019. Maintenant le lieu est fermé et il n’y a plus d’endroit sécurisé à Vintimille pour ce genre de choses. »

    Même des services aussi essentiels que les douches ne sont plus accessibles aux migrants dans la ville. Les salles de bains de l’association Caritas, seules options, sont fermées pendant la belle saison. « Les douches sont très compliquées à gérer, justifie Maurizio Marmo, alors, l’été, ils vont dans la mer. »

    Abdelkhair a choisi la rivière. Accroupi sous un pont, penché en avant, il lave un t-shirt dans le faible débit de la Roya, asséchée en cette fin d’été. Il en profite pour se mouiller le visage. Originaires du Bangladesh, lui et ses compagnons ne peuvent pas s’attarder ici. « C’est le coin des Somaliens », prévient un autre migrant, qui s’est levé à la hâte du matelas encrassé sur lequel il était allongé à la vue d’un visiteur. Des murmures et des frémissements nous font comprendre que d’autres hommes se cachent tout autour, dans les interstices du pont, d’où dépasse un pan de couette, et dans les buissons. Les sangliers, eux, gambadent en plein jour non loin de là.

    À la recherche des femmes

    Les passeurs, aussi, agissent à découvert dans Vintimille. Dans le centre-ville, il n’est pas rare que des groupes d’hommes, connus pour être là pour du business, rodent autour de la gare. « Quand on les voit se diriger vers les quais, c’est qu’ils ont été prévenus qu’un train arrivait », indique un membre d’une association qui préfère garder l’anonymat.

    Mohamed Sheraz, rencontré en dehors de la ville, est si à l’aise qu’il donne son nom. Âgé de 25 ans, ce réfugié pakistanais en France dit venir en Italie pour « aider ses frères » en parallèle de son travail dans le secteur du bâtiment. En l’occurrence, il « aide » cinq hommes, quatre Pakistanais et un Afghan, moyennant 150 euros par tête. La nuit dernière, les migrants n’en ont pas eu pour leur argent, ce fut un échec.

    Mais d’autres trafics, plus secrets, inquiètent davantage les associations. Parmi les migrants livrés à eux-mêmes, les femmes, particulièrement vulnérables, sont l’objet de plusieurs attentions. « Dans les deux derniers mois, on a pu entrer - brièvement - en contact avec trois femmes, dit Jacopo Colomba, de l’ONG We World. Elles semblaient être contraintes par quelque chose et cherchaient une manière de s’échapper mais des hommes ont interrompu notre conversation. Nous ne les avons pas revues. »

    Grâce à des maraudes hebdomadaires, Jacopo Colomba, qui a rejoint le projet « Hope this helps » financé par le département et la région Ligurie pour documenter ces trafics, estime qu’environ 50 femmes transitent tous les mois par Vintimille. Avant de disparaître, sitôt les pieds posés dans la ville.

    « C’est une dynamique facile à observer, détaille Jacopo Colomba. Des femmes, généralement ivoiriennes [la mafia nigériane, très active il y a quelques années dans la ville, a elle vu son activité baisser, NDLR] arrivent par train de Milan ou de Gêne et sont tout de suite accueillies par une personne de leur nationalité. Elles sont menées près du fleuve. D’autres personnes les attendent et un échange de papiers a lieu. Puis, elles sont conduites dans des maisons, nous ne savons pas où exactement. » L’humanitaire, qui précise avoir prévenu la police mais ne pas savoir si « le mot a circulé », assure que ces femmes sont par la suite intégrées à des réseaux de prostitution en France et notamment à Marseille.

    « Les femmes ne sont pas inexistantes à Vintimille mais elles sont invisibles », affirme pour sa part Adèle, membre de l’association Kesha Niya, durant une distribution de nourriture à laquelle participent uniquement des hommes. « C’est dur de savoir comment elles vont et où elles sont. »

    Auparavant le camp de la Croix-Rouge hébergeait plusieurs d’entre elles. En cela non plus, sa fermeture n’a pas été bénéfique.

    Loin des trafics et des luttes de pouvoir, il reste un lieu à Vintimille où le business est un vilain mot. Le café Hobbit, tenu par la charismatique Delia, engrange même si peu de recettes que le commerce peine à ne pas mettre la clé sous la porte. Car Delia sert boissons et focaccias gratuites aux personnes dans le besoin depuis plusieurs années. Cet élan de générosité, inspiré par l’afflux de migrants dans la ville, a fait fuir les locaux. Eux ne mettent plus les pieds dans « le café des migrants ». « Mon commerce est un désastre », dit Delia, sans songer une seconde à changer de stratégie. Pour la gérante, les passeurs, les migrants laissés à l’abandon, la frontière italo-française et ses contrôles incessants, tout cela s’inscrit dans une même logique, qu’elle refuse de suivre. « Tout dans ce monde est affaire d’argent et de profit. La seule chose qui ne rapporte rien, c’est sauver les êtres humains. »

    https://www.infomigrants.net/fr/webdoc/209/si-un-migrant-est-dans-la-region-de-vintimille-c-est-qu-il-veut-partir

    #asile #migrations #réfugiés #frontière_sud-alpine #Italie #frontières #France #Vintimille #refoulement #refoulements #push-back #café_Hobbit #femmes #SDF #sans-abri #camp_humanitaire #Croix-Rouge #fermeture #Delia

  • Refugee protection at risk

    Two of the words that we should try to avoid when writing about refugees are “unprecedented” and “crisis.” They are used far too often and with far too little thought by many people working in the humanitarian sector. Even so, and without using those words, there is evidence to suggest that the risks confronting refugees are perhaps greater today than at any other time in the past three decades.

    First, as the UN Secretary-General has pointed out on many occasions, we are currently witnessing a failure of global governance. When Antonio Guterres took office in 2017, he promised to launch what he called “a surge in diplomacy for peace.” But over the past three years, the UN Security Council has become increasingly dysfunctional and deadlocked, and as a result is unable to play its intended role of preventing the armed conflicts that force people to leave their homes and seek refuge elsewhere. Nor can the Security Council bring such conflicts to an end, thereby allowing refugees to return to their country of origin.

    It is alarming to note, for example, that four of the five Permanent Members of that body, which has a mandate to uphold international peace and security, have been militarily involved in the Syrian armed conflict, a war that has displaced more people than any other in recent years. Similarly, and largely as a result of the blocking tactics employed by Russia and the US, the Secretary-General struggled to get Security Council backing for a global ceasefire that would support the international community’s efforts to fight the Coronavirus pandemic

    Second, the humanitarian principles that are supposed to regulate the behavior of states and other parties to armed conflicts, thereby minimizing the harm done to civilian populations, are under attack from a variety of different actors. In countries such as Burkina Faso, Iraq, Nigeria and Somalia, those principles have been flouted by extremist groups who make deliberate use of death and destruction to displace populations and extend the areas under their control.

    In states such as Myanmar and Syria, the armed forces have acted without any kind of constraint, persecuting and expelling anyone who is deemed to be insufficiently loyal to the regime or who come from an unwanted part of society. And in Central America, violent gangs and ruthless cartels are acting with growing impunity, making life so hazardous for other citizens that they feel obliged to move and look for safety elsewhere.

    Third, there is mounting evidence to suggest that governments are prepared to disregard international refugee law and have a respect a declining commitment to the principle of asylum. It is now common practice for states to refuse entry to refugees, whether by building new walls, deploying military and militia forces, or intercepting and returning asylum seekers who are travelling by sea.

    In the Global North, the refugee policies of the industrialized increasingly take the form of ‘externalization’, whereby the task of obstructing the movement of refugees is outsourced to transit states in the Global South. The EU has been especially active in the use of this strategy, forging dodgy deals with countries such as Libya, Niger, Sudan and Turkey. Similarly, the US has increasingly sought to contain northward-bound refugees in Mexico, and to return asylum seekers there should they succeed in reaching America’s southern border.

    In developing countries themselves, where some 85 per cent of the world’s refugees are to be found, governments are increasingly prepared to flout the principle that refugee repatriation should only take place in a voluntary manner. While they rarely use overt force to induce premature returns, they have many other tools at their disposal: confining refugees to inhospitable camps, limiting the food that they receive, denying them access to the internet, and placing restrictions on humanitarian organizations that are trying to meet their needs.

    Fourth, the COVID-19 pandemic of the past nine months constitutes a very direct threat to the lives of refugees, and at the same time seems certain to divert scarce resources from other humanitarian programmes, including those that support displaced people. The Coronavirus has also provided a very convenient alibi for governments that wish to close their borders to people who are seeking safety on their territory.

    Responding to this problem, UNHCR has provided governments with recommendations as to how they might uphold the principle of asylum while managing their borders effectively and minimizing any health risks associated with the cross-border movement of people. But it does not seem likely that states will be ready to adopt such an approach, and will prefer instead to introduce more restrictive refugee and migration policies.

    Even if the virus is brought under some kind of control, it may prove difficult to convince states to remove the restrictions that they have introduced during the COVD-19 emergency. And the likelihood of that outcome is reinforced by the fear that the climate crisis will in the years to come prompt very large numbers of people to look for a future beyond the borders of their own state.

    Fifth, the state-based international refugee regime does not appear well placed to resist these negative trends. At the broadest level, the very notions of multilateralism, international cooperation and the rule of law are being challenged by a variety of powerful states in different parts of the world: Brazil, China, Russia, Turkey and the USA, to name just five. Such countries also share a common disdain for human rights and the protection of minorities – indigenous people, Uyghur Muslims, members of the LGBT community, the Kurds and African-Americans respectively.

    The USA, which has traditionally acted as a mainstay of the international refugee regime, has in recent years set a particularly negative example to the rest of the world by slashing its refugee resettlement quota, by making it increasingly difficult for asylum seekers to claim refugee status on American territory, by entirely defunding the UN’s Palestinian refugee agency and by refusing to endorse the Global Compact on Refugees. Indeed, while many commentators predicted that the election of President Trump would not be good news for refugees, the speed at which he has dismantled America’s commitment to the refugee regime has taken many by surprise.

    In this toxic international environment, UNHCR appears to have become an increasingly self-protective organization, as indicated by the enormous amount of effort it devotes to marketing, branding and celebrity endorsement. For reasons that remain somewhat unclear, rather than stressing its internationally recognized mandate for refugee protection and solutions, UNHCR increasingly presents itself as an all-purpose humanitarian agency, delivering emergency assistance to many different groups of needy people, both outside and within their own country. Perhaps this relief-oriented approach is thought to win the favour of the organization’s key donors, an impression reinforced by the cautious tone of the advocacy that UNHCR undertakes in relation to the restrictive asylum policies of the EU and USA.

    UNHCR has, to its credit, made a concerted effort to revitalize the international refugee regime, most notably through the Global Compact on Refugees, the Comprehensive Refugee Response Framework and the Global Refugee Forum. But will these initiatives really have the ‘game-changing’ impact that UNHCR has prematurely attributed to them?

    The Global Compact on Refugees, for example, has a number of important limitations. It is non-binding and does not impose any specific obligations on the countries that have endorsed it, especially in the domain of responsibility-sharing. The Compact makes numerous references to the need for long-term and developmental approaches to the refugee problem that also bring benefits to host states and communities. But it is much more reticent on fundamental protection principles such as the right to seek asylum and the notion of non-refoulement. The Compact also makes hardly any reference to the issue of internal displacement, despite the fact that there are twice as many IDPs as there are refugees under UNHCR’s mandate.

    So far, the picture painted by this article has been unremittingly bleak. But just as one can identify five very negative trends in relation to refugee protection, a similar number of positive developments also warrant recognition.

    First, the refugee policies pursued by states are not uniformly bad. Countries such as Canada, Germany and Uganda, for example, have all contributed, in their own way, to the task of providing refugees with the security that they need and the rights to which they are entitled. In their initial stages at least, the countries of South America and the Middle East responded very generously to the massive movements of refugees out of Venezuela and Syria.

    And while some analysts, including the current author, have felt that there was a very real risk of large-scale refugee expulsions from countries such as Bangladesh, Kenya and Lebanon, those fears have so far proved to be unfounded. While there is certainly a need for abusive states to be named and shamed, recognition should also be given to those that seek to uphold the principles of refugee protection.

    Second, the humanitarian response to refugee situations has become steadily more effective and equitable. Twenty years ago, it was the norm for refugees to be confined to camps, dependent on the distribution of food and other emergency relief items and unable to establish their own livelihoods. Today, it is far more common for refugees to be found in cities, towns or informal settlements, earning their own living and/or receiving support in the more useful, dignified and efficient form of cash transfers. Much greater attention is now given to the issues of age, gender and diversity in refugee contexts, and there is a growing recognition of the role that locally-based and refugee-led organizations can play in humanitarian programmes.

    Third, after decades of discussion, recent years have witnessed a much greater engagement with refugee and displacement issues by development and financial actors, especially the World Bank. While there are certainly some risks associated with this engagement (namely a lack of attention to protection issues and an excessive focus on market-led solutions) a more developmental approach promises to allow better long-term planning for refugee populations, while also addressing more systematically the needs of host populations.

    Fourth, there has been a surge of civil society interest in the refugee issue, compensating to some extent for the failings of states and the large international humanitarian agencies. Volunteer groups, for example, have played a critical role in responding to the refugee situation in the Mediterranean. The Refugees Welcome movement, a largely spontaneous and unstructured phenomenon, has captured the attention and allegiance of many people, especially but not exclusively the younger generation.

    And as has been seen in the UK this year, when governments attempt to demonize refugees, question their need for protection and violate their rights, there are many concerned citizens, community associations, solidarity groups and faith-based organizations that are ready to make their voice heard. Indeed, while the national asylum policies pursued by the UK and other countries have been deeply disappointing, local activism on behalf of refugees has never been stronger.

    Finally, recent events in the Middle East, the Mediterranean and Europe have raised the question as to whether refugees could be spared the trauma and hardship of making dangerous journeys from one country and continent to another by providing them with safe and legal routes. These might include initiatives such as Canada’s community-sponsored refugee resettlement programme, the ‘humanitarian corridors’ programme established by the Italian churches, family reunion projects of the type championed in the UK and France by Lord Alf Dubs, and the notion of labour mobility programmes for skilled refugee such as that promoted by the NGO Talent Beyond Boundaries.

    Such initiatives do not provide a panacea to the refugee issue, and in their early stages at least, might not provide a solution for large numbers of displaced people. But in a world where refugee protection is at such serious risk, they deserve our full support.

    http://www.against-inhumanity.org/2020/09/08/refugee-protection-at-risk

    #réfugiés #asile #migrations #protection #Jeff_Crisp #crise #crise_migratoire #crise_des_réfugiés #gouvernance #gouvernance_globale #paix #Nations_unies #ONU #conflits #guerres #conseil_de_sécurité #principes_humanitaires #géopolitique #externalisation #sanctuarisation #rapatriement #covid-19 #coronavirus #frontières #fermeture_des_frontières #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #droits_humains #Global_Compact_on_Refugees #Comprehensive_Refugee_Response_Framework #Global_Refugee_Forum #camps_de_réfugiés #urban_refugees #réfugiés_urbains #banque_mondiale #société_civile #refugees_welcome #solidarité #voies_légales #corridors_humanitaires #Talent_Beyond_Boundaries #Alf_Dubs

    via @isskein
    ping @karine4 @thomas_lacroix @_kg_ @rhoumour

    –—
    Ajouté à la métaliste sur le global compact :
    https://seenthis.net/messages/739556

  • Lo spot anti frontalieri. Lo spot dell’Udc svizzera contro la libera circolazione

    Voici le texte, en italien:

    Vedo una natura bella e incontaminata.
    Vedo montagne grandi e imponenti.
    Abbiamo fiumi con acque trasparenti.
    La mia mamma mi dice sempre che viviamo nel Paese più bello del mondo.
    Lo so, dobbiamo proteggere il nostro paesaggio.
    Siamo liberi e non conosciamo guerre.
    Possiamo dire apertamente ciò che pensiamo.
    Io vado a scuola e stiamo ancora abbastanza bene.
    Il mio papà mi dice sempre che la nostra cultura è molto importante. Dobbiamo difenderla e promuoverla.
    Siamo un piccolo paese per il quale il nonno ha lavorato duramente.
    Quando sarò grande mi impegnerò anch’io come lui.
    Da sempre dobbiamo fare attenzione. Molta gente crede di poter approfittare del nostro Paese.
    Sempre più persnoe vogliono venire in Svizzera. E ciò, anche se non c’è posto per tutti.
    C’è sempre più gente sulle strade. Ci sono code e tante auto ovunque.
    Il papà ha da poco perso il suo lavoro.
    Giocare davanti a casa nel quartiere è diventato meno sicuro.
    Nella mia classe, ormai solo Sara e Giorgio sono svizzeri.
    Ogni giorno la televisione parla di ladri e criminali. E ho paura quando in inverno torno da sola da scuola.
    Dappertutto ci sono uomini che gironzolano in strada e alla stazione invece che lavorare.
    Il tram è sempre pieno e non posso mai sedermi.
    Non stiamo esagerando? Perché lasciamo andare così il nostro paese?
    E’ il momento di dire basta!
    Avete la responsabilità del nostro futuro e di quello della Svizzera.
    Per favore, pensate a noi.

    https://www.laprovinciadicomo.it/videos/video/lo-spot-anti-frontalieri_1047819_44
    #anti-migrants #UDC #Suisse #vidéo #campagne #libre_circulation #frontières #fermeture_des_frontières #migrations #extrême_droite #nationalisme #identité #paysage #géographie_culturelle #liberté #chômage #criminalité #stéréotypes #sécurité #trafic #responsabilité

    #vidéo publiée dans le cadre de la campagne de #votation «#oui_à_une_immigration_modérée»:


    https://www.udc.ch/campagnes/apercu/initiative-populaire-pour-une-immigration-moderee-initiative-de-limitation
    #initiative

    Site web de la campagne:


    https://www.initiative-de-limitation.ch

    #votations

    via @albertocampiphoto et @wizo

    ping @cede

    • A lire sur le site web de l’UDC...

      Iniziativa per la limitazione: chi si batte per il clima dovrebbe votare SI

      Chi si batte per il clima dovrebbe votare SI all’iniziativa per la limitazione. Sembra un paradosso, ma in realtà non è così: è in realtà una scelta molto logica e sensata. Vediamone il motivo.

      Dall’introduzione della piena libertà di circolazione delle persone nel 2007, un numero netto di circa 75.000 persone è immigrato in Svizzera ogni anno, di cui 50.000 stranieri dell’UE. Ognuna di queste persone ha bisogno di un appartamento, un mezzo di trasporto, usa servizi statali e consuma acqua ed elettricità. Allo stesso tempo, la Svizzera dovrebbe ridurre le emissioni di CO2, smettere di costruire sui terreni coltivati e tenere sotto controllo i costi sanitari.

      Per dare abitazione al circa 1 milione di immigrati abbiamo dovuto costruire nuove abitazioni su un’area grande come 57.000 campi da calcio. Si tratta di 407 milioni di metri quadrati di natura che sono stati ricoperti di cemento. Questo include circa 454.000 nuovi appartamenti.

      Un milione di immigrati significa anche 543.000 auto in più e 789 autobus in più sulle strade e 9 miliardi di chilometri percorsi in più. Se la Svizzera dovesse raggiungere davvero entro il 2030 la popolazione di 10 milioni di abitanti, sarà necessario un ulteriore aumento della rete stradale, in quanto sempre più auto saranno in circolazione, emettendo anche ulteriore C02. L’ufficio federale dello sviluppo territoriale prevede infatti che il numero di automobili in circolazione nel 2040 aumenterà ancora del 26%.

      L’immigrazione incontrollata ha conseguenze anche sul consumo di energia. Con la Strategia energetica 2050, la Svizzera ha deciso che entro la fine del 2035 il consumo di energia pro-capite deve diminuire del 43% rispetto al 2020. Ciò per compensare l’elettricità prodotta dalle centrali nucleari, che devono essere chiuse per motivi politici. Tra l’anno di riferimento 2000 e il 2018, il consumo di energia pro-capite è diminuito del 18,8%, soprattutto a causa del progresso tecnico (motori a combustione efficienti, nuova tecnologia edilizia, lampade a LED, apparecchi a basso consumo, produzione interna di energia solare, ecc.) Nello stesso periodo, tuttavia, il consumo totale di energia in Svizzera è diminuito solo dell’1,9%. In altre parole, gli effetti di risparmio di ogni singolo svizzero sono quasi completamente assorbiti dalla crescita della popolazione a causa dell’immigrazione incontrollata

      Secondo l’accordo sul clima di Parigi, la Svizzera dovrebbe ridurre le emissioni di C02 del 50% entro il 2030. Quando la Svizzera siglò il trattato, nel 1990, aveva però 6,5 milioni di abitanti. Con la libera circolazione delle persone, nel 2030 in Svizzera vivranno 10 milioni di persone, che consumano, si spostano e producono CO2. Anche supponendo un graduale rinuncio alle automobili e una netta riduzione di emissioni nel settore industriale, con una popolazione così grande sarà impossibile per una Svizzera con oltre 10 milioni di abitanti di raggiungere l’obbiettivo previsto dell’accordo di Parigi.

      È pertanto necessario che la Svizzera torni a gestire in modo autonomo la propria immigrazione. Una Svizzera da 10 milioni di abitanti non è sostenibile né dal punto di vista economico ne dal punto di vista climatico.

      https://www.iniziativa-per-la-limitazione.ch/artikel/iniziativa-per-la-limitazione-chi-si-batte-per-il-clim

      #climat #changement_climatique

    • C’était il y a 3 ans et déjà (encore, plutôt,…) l’UDC.

      https://www.youtube.com/watch?v=pqvqq7Tt3pQ

      L’affiche du comité contre la naturalisation facilitée, représentant une femme voilée, a suscité une vaste polémique. Nous avons visité l’agence qui l’a conçue.
      Extrait du 26 minutes, une émission de la Radio Télévision Suisse, samedi 21 janvier 2017.

      #26_minutes, un faux magazine d’actualité qui passe en revue les faits marquants de la semaine écoulée, en Suisse et dans le monde, à travers des faux reportages et des interviews de vrais et de faux invités. Un regard décalé sur l’actualité, présenté par Vincent Veillon et Vincent Kucholl de l’ex-120 secondes.

  • Region in northwestern Bosnia sets up roadblocks to deter migrants

    Authorities in northeastern Bosnia have deployed police officers along a main transit highway to prevent migrants from entering their territory. The migrants are finding themselves trapped as neighboring regions are blocking them from walking back too.

    The local authorities in Krajino, in the northwestern part of Bosnia, have begun enforcing their decision to ban all new migrant arrivals and have set up roadblocks to prevent migrants who are headed to western Europe from entering their territory. The Krajino authorities allege that they are bearing the brunt of ongoing migration and that other parts of the country are failing to step in and help out.

    The deployment of police and the order to turn back all the migrants they encounter is an apparent violation of Bosnia’s human rights and immigration laws, AP reports.

    The roadblocks are set up on the main highway connecting Krajina to the rest of the country. Police in neighboring administrative regions of Bosnia in turn started blocking migrants from walking back, reports AP.
    Ali Razah, a Pakistani migrant, is one of hundreds trapped in the middle. He told AP that various police units had blocked him and other migrants from moving in any direction. “There is no food, no water, nothing and we are staying on the grass,” he said.

    Anti-migrant protests

    The Krajino region, on the border with Croatia, is a major transit point for migrants and refugees who aim to reach the European Union. The two towns Bihac and Velika Kladusa with their refugee and migrant camps are located in the region’s northwestern corner and have become a bottleneck for migrants — as Croatian authorities have sealed the border to the EU-member state and are reported to conduct pushbacks across the border using violence against the migrants.

    Recently, local residents of Velika Kladusa have repeatedly staged anti-migrant protests, accusing migrants of assaults and violence against the local population. On Monday August 17, hundreds of people reportedly blocked a road near a migrant reception center, complaining of harassment and increasing misbehavior by migrants in the city. The residents claim that cases of aggression and intimidation by migrants had multiplied, and that migrants from rival groups often fought or set fire to warehouses or dilapidated buildings where they they were staying.

    There are about 1,300 irregular migrants in Velika Kladusa, according to estimates by the authorities reported in the media, many of whom are sleeping rough in the surrounding area. In northwestern Bosnia-Herzegovina along the Croatian border there are more than 7,000 migrants, according to ANSA.

    Political infighting

    Most migrants enter Bosnia across the Drina River on the eastern border with Serbia. From there, they cross the country to reach Krajina.

    Bosnia since 1995 has been split along ethnic lines into two highly autonomous parts - the Serb-run Republika Srpska and the Bosniak-Croat Federation. Local authorities in Krajina have long accused Bosnia’s central government of not doing enough to resolve the crisis in Bosnia and of using the migration issue to fuel political infighting.

    So far, the Bosnian Serb hard-line leader Milorad Dodik has blocked efforts to deploy the army along the border with Serbia to stem the arrival of migrants, AP writes, and he is said to have used the migration issue to promote his Serbian-first position. He has repeatedly pressed for Serbs to separate from multi-ethnic Bosnia and unite with Serbia. Dodik refused to accommodate any migrants in the country’s autonomous Serb-run half and instead pushed them into Krajina.

    ’Closing borders is not a solution’

    Migrant aid groups working on the ground, however, stress that local authorities lack the willingness for practical solutions too. “The big problem is that we do not see a willingness from the different governments – international, national or local – to make a solution, to sit together with different groups and try to find a way to make the situation less hard for everyone,” a member of the NGO ’No Name Kitchen’ which helps migrants and refugees in Bosnia and Serbia told the Balkan Investigative Reporting Network Bosnia and Herzegovina (BIRN), reported the BalkanInsight, in light of growing tensions towards migrants.

    “Opening camps and closing borders is not a solution,” they told BIRN. “It is just a patch. So we have people in transit who have nowhere to go, no tents, no blankets… If they try to reach an EU country, it is common that they get pushed back and normally with violence. Camps paid for by EU money are full and renting a house is not allowed. At the same time, locals are exhausted,” ’No Name Kitchen’ told BIRN.

    https://www.infomigrants.net/en/post/26832/region-in-northwestern-bosnia-sets-up-roadblocks-to-deter-migrants

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