#fessebouc

  • Des consultations à 46 et 60 euros vont faire leur apparition chez les médecins généralistes
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/des-consultations-a-46-et-60-euros-vont-faire-leur-apparition-chez-les-me

    Dès le premier novembre, de nouveaux tarifs, plus élevés, feront leur apparition lors de certaines consultations chez les médecins généralistes. Ils seront appliqués à des consultations « complexes », et concerneront par exemple les enfants obèses ou les jeunes filles qui souhaitent une contraception.

    Le premier novembre prochain, les consultations complexes ou très complexes, facturées 46 et 60 euros, feront leur apparition chez les médecins généralistes.

    #vie_privée #secret_médical #santé

    via https://mamot.fr/@epyfro https://mstdn.fr/web/statuses/1175153

    Des consultations à 46 et 60 euros vont faire leur apparition chez les médecins généralistes
    Une grippe ? 25€
    Une MST, ou un renseignement sur la contraception ? 46€
    Un cancer ? 60€
    Non seulement c’est un scandale, mais le simple montant de la consultation permettra de deviner son motif, permettant une violation facile du secret médicale.


    • Au fait, non seulement vous allez crever, mais en plus, ça va vous coûter un bras ! Et une mineure à la recherche d’infos pour la contraception qui consulte sans les parents… paf, ça va être compliqué !

      Les consultations très complexes seront facturées 60 euros. Ces consultations rares concernent par exemple « la préparation à des greffes rénales, les consultations d’annonce de cancer, qui restent très délicates, ou encore les consultations des gynécologues concernant des malformations fœtales, qui sont également compliquées à annoncer », explique le Docteur Jean-Paul Hamon, généraliste et président de la Fédération des Médecins de France à franceinfo.

    • Non, pas du tout, il te fera revenir le lendemain pour t’annoncer la mauvaise nouvelle. Du coup 25 + 60 = 85 € dans la fouille. Quid du remboursement par l’assurance maladie ?
      parce que j’ai rien vu passer dans les différents articles que j’ai lu.

    • Quand le mot cancer est prononcé ...

      Ne l’oublions pas, ce sont souvent nous, les médecins généralistes, qui prononçons pour la première fois le mot « cancer » face aux patients.
      Nous le faisons même parfois avant un diagnostic de certitude, en évoquant une possibilité parmi d’autres, ne serait-ce que pour inciter les patients à faire les examens complémentaires.

      Nous savons tous qu’au moment où nous prononçons ce mot, les patients basculent dans leur imaginaire (les visages de proches touchés, les images des médias, les pensées de mort, les conséquences de la chimiothérapie ... et tout ce que nous n’imaginons pas). Le mot prononcé, nous percevons ce mouvement vacillant du corps ou du regard et nous nous préparons à écouter avec empathie et à tenter de répondre aux questions.

      Nous prenons donc le temps et les précautions auprès de ces patients que nous connaissons peut-être de longue date. Nous nous adaptons au mieux à ce que nous savons d’eux et nous nous projetons avec eux dans le parcours qui va suivre le diagnostic. Durant cette consultation, nous leur témoignons de notre présence et nous leur assurons de notre disponibilité future.

      Cette consultation porte un peu pompeusement le nom de « consultation d’annonce » à l’hôpital. Preuve en est de l’importance de cette consultation, quand elle n’est pas un peu trop directe et courte. Pour nous, elle aura lieu entre des soins de pathologies infectieuses, des renouvellements de traitement, le suivi d’un nourrisson …
      MG France a obtenu que cette consultation d’annonce puisse être faite par le médecin traitant et rémunérée à hauteur de l’intensité et de la difficulté de ce type de consultation (article 28.4).

      Pour les patients, viennent ensuite les bilans complexes, les gestes invasifs, les allers-retours à l’hôpital ... Parfois, nous les voyons peu durant cette période, parfois pas du tout ... Cependant, il n’est pas rare qu’ils se tournent vers nous pour évoquer leurs soins, pour poser des questions qu’ils n’ont pas pu formuler à l’hôpital, pour exprimer leurs inquiétudes. Le temps d’une consultation, ils retrouvent la médecine de proximité qui probablement les rassure et ce lieu du cabinet où ils ont eu d’autres moments médicaux moins difficiles.

      Lorsque des réunions de concertation pluri-disciplinaires sont organisées à l’hôpital afin de décider des soins pour les patients, ces derniers ne sont malheureusement pas toujours informés. Les médecins généralistes ne sont que rarement conviés ou souvent trop tardivement et il nous est difficile de nous organiser pour y être présents. A l’heure moderne des conférences téléphoniques, cette solution d’appel téléphonique du médecin traitant permettrait enfin une prise en compte globale des patients et éviterait peut-être des décisions inappropriées. Une reconnaissance et une indemnisation de ce temps seraient bienvenues pour les médecins généralistes.

      MG France œuvre pour faire reconnaitre la présence des médecins généralistes auprès des patients atteints de cancer comme idéalement défini dans le plan cancer 2014, qui est peu respecté (information en temps réel des médecins traitants qui sont identifiés comme les interlocuteurs privilégiés des patients dans le parcours de soins ; travail de liaison et de coordination entre les différents professionnels impliqués autour des patients).

      (Article 28.4) : consultation initiale d’information du patient et de mise en place d’une stratégie thérapeutique pour les patients atteints de cancer ou de pathologie neurologique grave ou neurodégénérative, réalisée par le médecin, qui serait valorisée par l’application d’une majoration de 30 euros, dénommée MIS (Majoration pour information Initiale et mise en place de la stratégie thérapeutique), dont la cotation serait réservée aux médecins de secteur à honoraires opposables et de secteur à honoraires différents adhérant aux dispositifs de pratique tarifaire maîtrisée tels que définis aux articles 40 et suivants.

      Sandrine Delemare

      https://www.mgfrance.org/index.php/component/content/category/177-lettre-aux-generalistes

    • C’est du donnant-donnant à la Marcon. On te donne un cancer au carbone, glyphosphate, fiponil ou au nitrites avec ta bouffe de pauvre au lasagne de cheval et toi tu donne ton argent de pauvre que t’a pas en échange.

      Pour le problème que ca pose aux jeunes femmes : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/consultation-contraception-a-46-euros-la-majoration-qui-fait-mal-aux-mineur

      et le communiqué de Gyn&co sur #fessebouc

      Communiqué du collectif Gyn&co suite à l’augmentation du tarif des consultations

      Une très mauvaise nouvelle pour la santé sexuelle et reproductive en France : l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, en concertation avec les syndicats médicaux, met en place une très forte augmentation des tarifs de consultation pour la prise en charge des infections sexuelles et transmissibles et pour les consultations de contraception pour les jeunes filles mineures (Journal Officiel du 12 septembre).

      Ces consultations considérées comme « complexes » par les syndicats mentionnés seront désormais facturées 46 euros, avec un remboursement identique de la sécurité sociale. En clair, le reste à charge pour les usager.e.s passe de 7.5 euros à 13.80 euros !
      Le collectif Gyn&co est atterré par cette décision qui va à l’encontre des droits des personnes à disposer de leurs corps et qui s’inscrit en totale contradiction avec les maigres efforts des autorités de santé pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles et les grossesses non prévues.
      Ces consultations devraient être entièrement gratuites pour faciliter leur accès. Et elles n’ont rien de complexes : il s’agit simplement de délivrer une information claire aux personnes, et de faciliter l’exercice de leur libre arbitre. Une contraception est choisie par un.e usager.e, pas par un médecin !
      Cette mesure est aussi absurde que dangereuse : les personnes mineures, qui ne peuvent pas toujours bénéficier du soutien familial, n’ont pas besoin de difficultés financières supplémentaires. Ces nouvelles « consultations complexes » surtaxées ont de plus de grandes chances de se traduire par une prescription systématique de pilule, sans même évoquer les autres méthodes, comme c’est le cas très fréquemment aujourd’hui.
      Les conséquences probables seront le renoncement à ces soins, la baisse du recours contraceptif chez les personnes mineures, et la baisse des dépistages et prises en charge des IST, devenus trop chers pour les usager.e.s qui réfléchiront à deux fois avant de vérifier leur statut sérologique.

      Nous condamnons unanimement cette décision corporatiste, et rappelons à toutes les personnes touchées durement par cette mesure qu’elles peuvent consulter gratuitement au planning familial, dans les CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic : http://www.sida-info-service.org/?-DEPISTAGE-VIH-sida-). Les consultations contraceptives restent facturées 23 euros chez les sages-femmes, qui au demeurant sont bien mieux formées que les médecins généralistes en contraception (minimum de dix heures d’enseignement dans leur cursus contre 4 pour les médecins généralistes).

      https://www.facebook.com/gynandco/posts/1922612494679135

      Je me demande aussi ce qu’il y a de si complexe dans une premiere consultation au sujet de la contraception. Toutes les consultation sur la contrception demandent des explications claires et détaillées de la part du médecin alors cette histoire veux dire que pour le prix de base tu aura un traitement sans information, sans explications, sans prendre le temps ni rien.

    • C’est un peu ce que j’ai dit quand j’ai appris ce truc… tain mais déjà actuellement il y a de graves manques pour les jeunes, et déjà maintenant yen a plein qui vont pas voir de médecin pour parler de leur début de vie sexuel, et déjà maintenant ya plein de filles qui peuvent avoir un DIU sans avoir d’enfant et on ne le fait pas du tout en France (alors qu’en Angleterre et d’autres pays c’est super courant), et déjà maintenant yen a plein qui font leur contraception à base de pilule du lendemain, parce qu’elles ne parlent pas de ça avec leurs parents et/ou parce qu’elles n’ont pas les 25 euros à avancer et/ou parce que même en en parlant leurs parents n’ont pas 25 euros à avancer… Alors avec ce nouveau truc… ça va être une catastrophe sanitaire dans les années à venir, c’est vraiment dégueulasse rageant :(

    • D’autant que la pilule est classée cancérigène depuis 2005, (mais les gynécos ne veulent surtout pas affoler les femmes, si jamais l’hystérie gagnait la france se mettrait à bruler, l’assemblée nationale en tête) ben oui, 80% des cancers du sein répondent à la progestérone et aux œstrogènes …
      Donc la gamine quand elle a une semaine de retard de règles se bouffe des pilules du lendemain à 19€ le shoot d’hormones durs (ben oui, la pilule du lendemain à 7€ tu ne la trouves que quand tu te tapes 5 pharmacies d’affilée, le pharmacien lui assure que la plus chere est plus sure, de peur de risquer une IVG pour 13 euros de plus, elle nourrit son pharmacien et les labos. Après, à 50 ans, elle est bonne pour la filière cancer, avec le chirurgien pour la mutilation des seins, et des bras, mais ça c’est quand elle sera vieille, donc on en parle pas.
      Et pour l’annonce du cancer, ça se fera par sms, aujourd’hui c’est déjà par téléphone, nettement plus économique que de recevoir la patiente.
      Tout ça parce que des saloperies de médecins gynécos français refusent de poser des DIU au cuivre.
      #sexisme_medical