• Le bracelet d’automne est de sortie 🍁🍂🌰

    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50374905961

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pensées particulières ce matin pour les personnes à qui j’ai offert des bouts de ce fil bleu et qui continuent, ensemble ou séparément, à pousser les murs, ouvrir les portes, bannir les frontières et venir en aide à celles et ceux qui n’ont plus rien...
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    ➿ @Kolavalk : #talismans, #grigris & #oripeaux...
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    #bracelet #macramebracelet #pulsera #macrame #micromacrame
    #automne #autumn #otoño
    #feuilles #fall #leaves #hojas
    #pasàvendre #notforsale #nosevende #anartisanat #artisanat #artisanatdart #artsdufil #soeurcellerie
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    👀 + d’infos, liens & soutien :
    https://liberapay.com/Valk

  • Nouvel âge et nouvelles figures du racisme. Ce que révèle un été et une rentrée aux senteurs islamophobes et négrophobes
    Publié le 21 septembre 2020 | Le blog de Saïd Bouamama
    https://bouamamas.wordpress.com/2020/09/21/554

    La fin des vacances d’été et la rentrée se caractérisent par une multiplication des propos et actes racistes, tant islamophobes que , deux figures du racisme contemporains désormais avérées. La succession de ces expressions du racisme fait courir le risque certain qu’une partie des habitant de l’hexagone « s’habitue au mal », s’acclimate à l’inacceptable et s’adapte à l’invivable ». Certes des condamnations de ces actes sont prononcées, des déclarations antiracistes sont produites, des communiqués de presse sont publiés. Cependant ces expressions antiracistes restent en réaction à chacune des agressions sans prendre la mesure de ce que révèle la succession des faits racistes et l’accélération de celle-ci. Rappelons quelques-uns de ces passages à l’acte raciste dont la succession indique le passage d’un seuil dans l’enracinement et la banalisation du racisme dans la société française. Analysons ensuite la signification de cette accélération raciste et les raisons possibles d’une riposte bien en dessous des enjeux.

    #islamophobie #négrophobie

  • California wildfires Shifting smoke
    https://graphics.reuters.com/USA-WILDFIRE/POLLUTION/xlbpgjgervq/index.html

    Last week, smoke from the fires covered the entire U.S. West Coast before spreading west out over the Pacific Ocean. This week the smoke has travelled thousands of miles east, turning skies from New York to Washington D.C. hazy and reaching as far as the skies above Britain.

    In the animation above, Reuters visualises organic carbon released into the atmosphere during the fires. The smoke contains a substantial portion of fine particulate matter known by the particles’ size as PM2.5, which can have a major impact on people’s health.

    #feu #fumée #visualisation #cartographie

  • Demo : « Alle 12.000 Menschen aus Moria sollen Platz in Wien finden »

    PULS 24 Reporter Paul Batruel hat mit Mo Sedlak, Mitorganisator der Demo, gesprochen. Er will Druck auf die österreichische Regierung ausüben.

    https://www.puls24.at/video/demo-alle-12000-menschen-aus-moria-sollen-platz-in-wien-finden/short
    #solidarité #manifestation #Autrice
    #incendie #Lesbos #feu #Grèce #asile #migrations #réfugiés #Moria

    –—

    Ajouté à la métaliste sur l’incendie de septembre 2020 à Lesbos :
    https://seenthis.net/messages/875743

  • La virologie est un sport de combat

    Je suis #Bruno_Canard, directeur de recherche CNRS à l’université d’Aix-Marseille. Mon équipe travaille sur les #virus_à_ARN (#acide_ribonucléique), dont font partie les #coronavirus.

    Mme la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation m’ayant cité, et mentionné mes travaux dans son intervention sur les Matins de France Culture le 22 juin 2020 (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020), il m’a semblé important de préciser les #conditions_de_travail de mon équipe de #recherche sur le #SARS-CoV-2 et sa projection dans la future #Loi_de_Programmation_de_la_Recherche (dite #LPPR), qui est en cours d’examen à l’Assemblée Nationale.
    Cela permet d’illustrer, à partir d’un cas concret, et peut-être de faire comprendre au grand public le #sous-financement récurrent de la #recherche_publique en #France en général dans les 20 dernières années ; la #précarité grandissante des #personnels de ces laboratoires ; le #sous-équipement dramatique en grands #instruments_scientifiques essentiels aux développements de thérapies antivirales ; le faible niveau des #salaires des chercheur·ses, très éloignés de ceux des haut·es fonctionnaires ; et finalement, le peu de #considération dont ils font l’objet par les femmes et les hommes politiques français. Elles et ils prétendent parler au nom de la #science, souvent confondue avec la #technologie, mais sans écouter les scientifiques.

    Chère Mme la Ministre, chère Frédérique, je me permets de vous appeler par votre prénom en souvenir des cafés et bavardages créatifs que nous avons partagés lorsque, en 1992, j’étais fraîchement recruté comme chercheur au #CNRS à Nice dans le laboratoire dirigé par Patrick Gaudray, et vous, doctorante dans le laboratoire de François Cuzin à l’Université de Nice. C’était une époque formidable, j’y ai fait mes plus belles ascensions dans ces extraordinaires Alpes-Maritimes, pendant que la France commençait sa dégringolade dans le classement scientifique, dans une remarquable trajectoire parallèle au nombre de postes statutaires de chercheur·ses et de manière plus générale, à la performance de la recherche française.

    Nous nous retrouvons donc environ 25 ans plus tard.

    Chère Frédérique, vous êtes désormais Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et soutenez que cette loi permettra un réarmement de la #recherche_française inégalé depuis 1945. Je suis un chercheur « de base » et je me suis exprimé à titre personnel, comme la majorité de mes collègues, pour formuler mes craintes d’un #budget concentré sur des projets à court terme, synthétisées dans la tribune « La science ne marche pas dans l’urgence » (https://universiteouverte.org/2020/03/04/coronavirus-la-science-ne-marche-pas-dans-lurgence/;%20Le%20Monde,%2029%20f%C3%A9vrier%202020;%20https:/lejournal.cnrs.fr/articles/la-science-fondamentale-est-notre-meilleure-assurance-contre-les-). Dans un entretien à France Culture en juillet (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020), vous avez déclaré à mon sujet : « Mr Canard a obtenu plusieurs financements sur projets… Je connais par cœur les financements qu’a eu ce laboratoire ».

    Justifier les « plusieurs financements sur projets » pour mon laboratoire sous-doté

    Je m’étais étonné de recevoir en juin la demande urgente de la part mon employeur (le CNRS), de fournir le montant de tous les contrats dont mon équipe a bénéficié, de l’#Agence_National_de_Recherche (#ANR) en particulier. Malheureusement, force a été de constater que le ministère et ses contrats ANR n’y a pas occupé une place proéminente. Encore moins sur les coronavirus (2 projets ANR coordonnés en 18 ans), sur lesquels aucun soutien financier spécifique n’a été accordé depuis plusieurs années, sauf en 2019 par la #Fondation_de_la_Recherche_Médicale, dont la vision scientifique tient heureusement peu cas des modes. Nous nous échinions, en effet depuis 2003, mes collègues d’équipe et moi, à étudier la réplication des coronavirus et comment ces derniers mutent, ce qui est d’une importance capitale pour la conception de #vaccins ou de #médicaments. Tous les dossiers de projet ANR inlassablement déposés depuis 2015 ont été jugés indignes d’être financés et/ou inintéressants. Cinq fois, pour être précis. Dans la dernière édition (dépôt du projet en octobre 2019 – réponse pas encore arrivée à ce jour, 19 septembre 2020), j’ai failli renoncer à apporter encore des résultats expérimentaux préliminaires, pour ne pas les divulguer gratuitement à mes concurrent·es : l’évaluation des projets ANR se faisant par des expert·es internationaux forcément pris parmi les spécialistes qui connaissent le sujet, donc presque tout le temps, des concurrent·es… J’ai fourni le même dossier, mais amputé de la recherche sur le virus #Ebola. Oui, Ebola produit actuellement une épidémie en République Démocratique du Congo, mais la loi mort-kilomètre nous dit que le sujet est défavorable pour éveiller un quelconque intérêt en ce moment. La recherche sur Ebola n’intéresse que quand le virus sonne à notre porte, comme en 2014.

    Le SARS-CoV-2 aura donc eu un effet magique : ma recherche inintéressante sur la #variabilité_génétique de ce virus a subitement reçu, en juin 2020, les commentaires les plus positifs, dithyrambiques, qu’il m’a été possible de recevoir en 30 ans de carrière1. Ni mon projet ni ma recherche n’ont pourtant changé : seule leur perception a changé dans le contexte COVID19, renforçant cette constatation que j’ai maintes fois faite : la science ne marche pas dans l’#urgence 2 et la virologie, ce n’est pas que les coronavirus.

    Pour les « plusieurs financements sur projets », vous voulez donc probablement parler des deux projets européens dont mon équipe a récemment bénéficié. La France étant une grosse contributrice financière à l’espace européen de la recherche, il me semblait donc presque « patriotique », en quelque sorte, de me lancer corps-et-âme dans la lutte anti-COVID19 en rapatriant des fonds européens pour pouvoir employer des personnes motivées, et continuer à décrypter comment ces fichues bestioles virales arrivent à se reproduire au prix d’un tel bazar dans une cellule, un organisme, une société. Le premier projet européen appelé #SCORE, a été écrit en 10 jours (et nuits) en février 2020 grâce au réseau de collaborateur·trices corona-virologistes que la disette financière des années précédentes n’a pas réussi à effilocher. L’autre appelé #IMI-CARE a été écrit immédiatement après en mars 2020, en 3 semaines au lieu des plutôt 6 mois habituels, avec un consortium international de 36 laboratoires, dont 12 industriels majeurs. Peut-être auriez-vous préféré que je m’abstienne dans cette quête inlassable de financements ? Impossible, car c’est la condition sine qua non pour pouvoir avancer dans nos recherches, répondre à l’urgence de la situation et recruter immédiatement quelques personnes en CDD.

    S’appuyer sur des contractuel·les pour assurer la survie de notre laboratoire

    Je me suis posé la question lorsque j’ai embauché Camille, Adrien, et Pierre : trois jeunes diplômés d’un Master en quête de leur première expérience professionnelle, qui n’ont pas hésité en plein confinement à s’entasser dans une voiture depuis Toulouse pour venir s’installer à Marseille, avec comme horizon un #CDD de 15 mois, un statut inexistant et une paie royale de 1600 euros mensuels. Je ne pense pas qu’elle et ils espèrent quoi que ce soit de la LPPR, qui ne propose aucune amélioration pour les contractuel·les de la recherche. On leur a trouvé un appartement, sinon, iels seraient encore peut être à la rue : avec un CDD, il n’est pas facile de convaincre un·e bailleur·se.

    Je me suis également posé la question quand il a fallu que j’embauche un #lab_manager (en CDD, évidemment) pour que Véronique, Barbara et Cécilia, trois ingénieures de recherche totalement saturées de travail dans l’équipe #COVIDemment désorganisée, soient déchargées des corvées administratives routinières qui les empêchent de faire leur métier, c’est-à-dire de la recherche. La fonction principale de ce lab manager ? Nous aider à gérer les stupides « #feuilles_de_temps-projet » qui compartimentent notre cerveau pour les bureaucrates européens. Car dans un projet européen, le CNRS « loue » contre facture le temps de cerveau disponible de ses chercheur·ses (9h-18h, nous ne réfléchissons que les jours ouvrables) et il nous faut donc déclarer, heure par heure, comment nous nous occupons.

    Je me suis encore posé la question quand les équipes de notre laboratoire, entité conjointe entre le CNRS et l’Université Aix Marseille, ont dû mutualiser leurs ressources pour pouvoir embaucher un autre CDD, technicien·ne qui prépare les réactifs dont nous avons besoin, lance la vaisselle et les autoclaves, et tout cela pour environ 1200 nets par mois. C’est un poste nécessaire au laboratoire, mais que nous devons auto-financer, malgré les 26 % du montant de nos contrats qui partent en frais de gestion et provision pour la maintenance des appareillages du laboratoire.

    Je me suis posé ces questions car ces efforts financiers et ces CDD étaient, il n’y a pas si longtemps, assurés par un soutien de base au laboratoire de la part de nos deux tutelles, le CNRS et l’#université. Et surtout par des postes statutaires, essentiels pour la survie de nos laboratoires, qui ne sont mentionnés dans aucun article de la LPPR et dont le nombre s’est effondré depuis 2008. Vous dites donc sur France Culture que mon « laboratoire (est) financé tous les ans de manière récurrente ». Quel humour par omission ! Vous savez très bien que le #financement_récurrent ne permet pas de financer nos programmes de recherche. Dans tous les laboratoires de sciences expérimentales, les chercheur·ses ponctionnent elleux-mêmes leur projet d’une contribution « volontaire » qu’iels mutualisent pour assurer les carences des employeur·ses publics. Chez nous, on fait la plonge du labo à tour de rôle pour laver nos éprouvettes, et le soutien récurrent constitue moins de 5% du budget de fonctionnement : pas assez pour acheter suffisamment de mouchoirs pour pleurer.

    Votre petite phrase prononcée sur le ton « je dis ça, je dis rien » n’avait donc certainement aucunement l’intention de décrédibiliser votre administré que je suis. La grande majorité de la communauté scientifique vous a exprimé depuis des mois ses craintes envers la LPPR : entre autres, le ras-le-bol des titulaires d’être transformé·es en bureaucrates expert·es dans la gestion du personnel précaire, et la crainte des contractuel·les de le rester « à vie », ou après avoir fait leurs preuves pendant des années d’être considéré·es comme dignes d’être titularisé·es (pour les « professeur·es junior »). Pour mémoire, les quelques 200 premièr·es signataires de la pétition (qui a fait pschitt) de soutien à la LPPR, sont à la retraite et ont bénéficié de ce statut de fonctionnaire pendant toute leur carrière. Il est vrai que la connivence augmentée que vous préconisez dans la LPPR avec le secteur privé n’a pas besoin de s’encombrer de chercheur·ses indépendant·es et libres de penser. Ainsi, il n’y aura plus de scandale type Mediator, SDHI, glyphosate, perturbateurs endocriniens, … puisque personne ne mord la main qui nourrit.

    Espérer arriver au niveau de 2ème division en biologie structurale

    Pourtant, cette « abondance » que la LPPR nous promet pourrait trouver une meilleure destination. Je me suis alors rappelé le plan « #France_Cryo-EM », un #Equipex (Equipement d’excellence), qui nécessite 36 millions d’euros pour pouvoir observer le SARS-CoV-2 et ses protéines avec des #cryo-microscopes_électroniques (#Cryo-EM) à haute résolution et concevoir intelligemment les vaccins et #traitements requis. Créé officiellement en 2016, il reste pourtant aux biologistes structuraux Français 16 millions d’euros à trouver pour pouvoir pour amener la France au niveau de 2ème division en #biologie_structurale 3. Ayant déploré l’absence de ce grand équipement, vous m’avez proposé de venir collecter des données sur le microscope de Nice, je ne reviendrai pas sur cette confusion microscopique. Au 23 juillet 2020, des laboratoires Chinois et Allemands ont publié dans les journaux internationaux les plus réputés, Nature, Science, Cell, pas moins de 9 structures de l’ARN polymerase de ce virus, en utilisant une information clé de nos travaux réalisés en 2014. En l’absence de Cryo-EM haute résolution, nous avons regardé passer les balles au-dessus de nos têtes… Ironie du sort et humiliation supplémentaire, ces #revues_scientifiques m’ont souvent sollicité pour évaluer ces publications que j’aurais dû faire. A titre de comparaison, l’Allemagne, notre voisin européen que l’on peut considérer être en première division, avait 25 Cryo-EM en 2018.

    Ces 16 millions manquants pour que les chercheur·ses puissent exercer leur métier dans des conditions décentes sont à mettre en perspective avec le milliard d’euros accordé en moins d’un an au groupe français #Sanofi sur un pari vaccinal, certes en majorité via leurs ami·es du #BARDA américain, qui seront les premièr·es servi·es. Enfin, qui devraient : ce sont les mêmes qui ont donné 43 millions à Sanofi en août 2016 pour un vaccin contre le virus #Zika, mais tous deux ont jeté l’éponge en septembre 2017. Cela ressemble beaucoup à 2003 et l’émergence du SARS pour laquelle Sanofi a été copieusement financée pour un vaccin, lui aussi abandonné.

    Ces 16 millions manquants sont également à mettre en perspective avec le #Crédit_Impôt_Recherche 5, passé de 2,5 milliards en 2008 à 6 milliards aujourd’hui. Avantage fiscal généreux destiné à renforcer l’attractivité de Sanofi, pour prendre un exemple concernant directement la COVID19… Ou bien est-ce plutôt pour éviter que ce groupe continue à réduire ses activités de #R&D en France ? Cette générosité est si bien remerciée qu’elle s’est immédiatement traduite, pour l’instant, par 4 milliards à reverser aux actionnaires en 2020, et par le licenciement de 1 700 personnes dans le monde, dont 1 000 en France. En tant que chercheur rompu à la complexité des demandes de financement ANR, j’ai regardé avec émotion et envie le mini-dossier à rapporter dans le formulaire Cerfa 2069-A-SD pour que cette entreprise s’exonère de 130 millions d’euros annuels…

    Arrêter la sensation de chute libre pour la recherche publique française

    Dans Le Monde du 24 juillet, je lis entre les lignes une synthèse indirecte de cette sensation de chute libre : la France est passée en 20 ans de la 5e à la 8e place des contributeurs aux #publications_scientifiques, ce qui est à mettre en relation avec un financement insuffisant de la recherche équivalent à 2,2 % du PIB (0,8 % recherche publique, 1,4 % privée). Vous visez à porter l’effort de recherche de la nation à 3% du PIB (1% public, 2% privé) d’ici 2030. Je constate que l’effort de financement de la #recherche_privée est donc plus du double de celui de la recherche publique. Il me semble hasardeux de compter sur la recherche privée pour rattraper l’écart de publications, ou bien peut-être faudra-t-il que l’utilisation de l’argent public investi dans cette dernière subisse des évaluations aussi invasives, constantes et publiquement disponibles que celle que nous subissons dans les laboratoires académiques ?

    Finalement, chère Frédérique, depuis une dizaine d’année, trois présidents de la république Nicolas Sarkozy, François Hollande, et Emmanuel Macron n’ont-ils pas eu raison de prendre les chercheur·ses et les universitaires pour des imbéciles ? Pourquoi en serait-il autrement ? Cela fait plusieurs décennies qu’elles et ils sont les seuls haut·es fonctionnaires de catégorie A+ à qui on demande de trouver les moyens financiers de faire leur travail et les derniers en termes de niveau de #rémunération, gagnant en moyenne 3200 euros nets par mois – pour celles et ceux qui ont la « chance » d’être titulaires.

    Je note d’ailleurs que l’oreille d’Angela Merkel, titulaire d’un doctorat en chimie, semble plus réceptive au financement de la science en Allemagne, pays où la crise due au coronavirus semble avoir été mieux gérée que chez nous. Est-ce aussi à mettre en rapport avec la constatation que, par exemple, la ville d’Heidelberg à elle seule a autant de Cryo-EM que la France entière ?

    Peut-être, alors, après avoir travaillé comme des forcené·es pendant cette période difficile avec mes collègues fonctionnaires Etienne, François, Karine, Jean-Claude Nadia, et tou·tes les précaires dont je vous épargnerai la liste7, nous devrions, en prélevant encore sur nos contrats, constituer une cagnotte supplémentaire. Car la LPPR ne prévoit pas grand-chose dans ses premières années tandis qu’elle nous promet « l’abondance » au nom de vos successeur·ses. Mais surtout, nous pourrions ainsi soulager votre budget ministériel, économiser 16 millions d’euros et pouvoir trouver cette goutte d’eau microscopique qui nous permettrait, outre de ne pas se sentir humilié·es face à une concurrence internationale féroce, de travailler à rattraper le temps perdu.

    J’espère avoir correctement éclairé votre petite phrase, dans le respect de votre fonction ministérielle, respect qui finira bien un jour par être réciproque, et que in fine, mes « plusieurs financements sur projets » que vous « connaissez par cœur » continueront à soutenir nos efforts intenses contre le SARS-CoV-2 et le COVID19.

    Références et notes

    1J’ai établi un résumé de ces demandes, à la demande de l’ANR, du CNRS, et de plusieurs journalistes. Pour la dernière demande (la même faite depuis 2016), devenue subitement intéressante après le déclenchement de la pandémie COVID19, voici la première phrase de l’avis général de chacun des trois évaluateurs internationaux :Reviewer n°1 : « The project is a must fund project. The highly multi-disciplinary research project very nicely combines cutting edge techniques ». Reviewer n°2 : « This is an excellent proposal that is recommended to be considered for funding with highest priority ». Reviewer n°3 : « This is a very interesting research proposal. The project is highly relevant for two reasons. First the obvious pandemic outbreak and second the role of epi-transcriptomics and RNA biology in health and disease. »

    2Le Monde, 29 février 2020

    3La France dispose de 3 Cryo-Electro-Microscopes à haute résolution (type Titan Krios) nécessaires pour les études sur les virus et les conceptions de vaccins et médicaments. L’Angleterre et l’Allemagne (que l’on peut considérer être en première division, j’en passe au sujet de la Chine ou des USA) en avaient 22 et 25, en 2018, respectivement. Le plan « France Cryo-EM EquipeX » prévoit d’en acquérir 3 de plus, mais beaucoup de régions (Paris-Sud, Paris-Centre, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Montpellier ont dû abandonner tout projet de ce type de microscope pour se rabattre sur des microscopes moins puissants, et mutualisés pour que l’ensemble des chercheur·ses d’une régions puisse travailler.

    4L’ARN polymérase, moteur de la réplication du SARS-CoV-2, devient active lorsque qu’elle est associée à deux autres protéines virales, ce qui ouvre la voie à son étude structurale et fonctionnelle. Subissi L, et al. Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 Sep 16 ;111(37):E3900-9.

    5Cette mesure fiscale (art. L244 Quater B du CGI) permet de financer des activités de Recherche et Développement (R&D), sous forme de remboursement ou de réduction d’impôt sur les sociétés. Malgré la possibilité évidente d’évasion fiscale, elle n’a jamais été évaluée de manière transparente.

    6La demande de CIR se fait par le formulaire cerfa 2069-A-SD disponible ici On notera : 1) la simplicité de la description demandée du programme de R&D, à comparer avec l’extrême détail qui est demandé aux chercheur·ses pour leur demande de projet ANR ; 2) l’absence du descriptif du processus de revue ou d’évaluation de ces demandes. Je me porte candidat avec enthousiasme pour évaluer ces dossiers de demande CIR dans le domaine des virus émergents ; 3) l’absence de données publiques sur le taux de réussite de ces demandes.

    7L’ensemble de l’équipe et de ses membres est consultable là.

    Remerciements : Je remercie Thomas Boulin, Samuel Hayat et Sophie Pochic pour la relecture critique et les suggestions.

    https://universiteouverte.org/2020/09/19/la-virologie-est-un-sport-de-combat

    #Frédérique_Vidal #MESRI

  • Game changer: #NASA data tool could revolutionize Amazon fire analysis
    https://news.mongabay.com/2020/09/game-changer-nasa-data-tool-could-revolutionize-amazon-fire-analysis

    he Amazon has already seen more forest fires this year than in all of 2019, according to satellite data made available in August 2020 by a new NASA fire analysis tool.
    While there are several good fire monitoring satellite systems currently at work above the Amazon, NASA’s new automated system provides near real time monitoring which could allow firefighting teams on the ground to pinpoint fires in remote areas and to take action to put fires out before they spread.
    The new system also differentiates between fires in newly deforested areas, understory forest fires, grassland fires and those set by smallholders to annually clear fields. This differentiation allows authorities to zero in on large scale criminal arson committed by land grabbers, while also preventing the criminalization of subsistence farmers.
    New information provided by the innovative NASA monitoring tool can count fire carbon emissions and the location and size of burnt areas, all of which could further research on global climate change, mitigation, and biodiversity impacts.

    #incendie #feu_de_forêt #détection #nasa #image_satellite #Amazonie #cartographie

  • Grèce : énorme #manifestation de #réfugiés bloqués à Lesbos : Liberté, #nous_voulons_partir

    –-> « Θέλουμε να φύγουμε » : Χιλιάδες στο μπλόκο της Αστυνομίας
    Διαδήλωση- διαμαρτυρία αιτούντων άσυλο στον Καρά- Τεπέ για να φύγουν από τη Λέσβο.

    15:10 Εκατοντάδες διαδηλωτές αποπειράθηκαν να μπουν στον καταυλισμό του Δήμου Μυτιλήνης από την πίσω πλευρά- καταυλισμός που λειτουργεί από το 2015 στην περιοχή του Καρά- Τεπέ, και δεν τα κατάφεραν.

    15:15 Διαμαρτυρία χιλιάδων προσφύγων και μεταναστών μεταβαίνει προς τις κλούβες του αστυνομικού μπλόκου στον Καρά- Τεπέ και επιστρέφει μόνη της στις εγκαταστάσης του υποκαταστήματος Honda. Δεν έχει γίνει μέχρι στιγμής επέμβαση της αστυνομίας.

    14:15 : Διαδήλωση και τεράστια διαμαρτυρία χιλιάδων αιτούντων άσυλο ξεκίνησε μετά τις 2 το μεσημέρι της Παρασκευής στην περιοχή του Καρά- Τεπέ, εκεί που παραμένουν επί τρεις ημέρες πάνω από 10.000 πρόσφυγες και μετανάστες μετά την πυρκαγιά της Τρίτης που έκαψε τον καταυλισμό του ΚΥΤ Μόριας.

    « Θέλουμε να φύγουμε, αφήστε μας ελεύθερους » φωνάζουν κατά του μπλόκου της Αστυνομίας. Κλούβες των ΜΑΤ έχουν περικυκλώσει τη διαμαρτυρία και όλοι ζητούν να φύγουν από τη Λέσβο, ενώ σε εξέλιξη βρίσκεται η εγκατάσταση σκηνών, όπου θα μεταφερθούν όσοι διέμεναν στους δρόμους.

    https://www.stonisi.gr/post/11341/theloyme-na-fygoyme-xiliades-sto-mploko-ths-astynomias-pics-video

    #Kara-Tepe #Kara_Tepe #asile #migrations #réfugiés #Lesbos #hotspot #incendie #camps_de_réfugiés #feu #septembre_2020 #Grèce

    –-

    Ajouté à la métaliste sur l’incendie de septembre 2020 :
    https://seenthis.net/messages/876123

    • Lesbos refugees protest after devastating camp fire – video report

      Thousands of refugees on Lesbos protested in the street on Friday outside what was the largest migrant camp in Europe, which burned to the ground on Tuesday night.

      Greek officials have pledged new temporary tents for the close to 13,000 refugees who were staying in Moria, as 11 European countries agreed to take 400 unaccompanied minors from among those left homeless by the fire.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=n0RCpH0NeT8&feature=emb_logo


      https://www.theguardian.com/world/video/2020/sep/11/lesbos-refugees-protest-after-devastating-camp-fire-video-report
      #vidéo

    • Et cette Une du Manifesto...
      Lacrimogeni di coccodrillo

      Dopo il cordoglio il gas. Per Atene i profughi sono solo un problema di ordine pubblico da tenere confinati sulle isole. La polizia carica i migranti che chiedono di essere trasferiti sulla terraferma. Il governo avvia la costruzione di un nuovo campo in cui rinchiuderli. E l’Europa resta fredda, dieci paesi si fanno avanti per accogliere solo 400 minori

      https://www.facebook.com/ilmanifesto/photos/a.86900427984/10159493041962985/?type=3

    • Refugees demand rescue from Lesbos after Moria camp blaze

      Greek authorities struggle to persuade former camp residents to move to a new temporary site as protests continue

      Greece is facing mounting demands from refugees displaced by the devastating Moria refugee camp fire to either let them leave Lesbos or deport them.

      The Greek authorities are struggling to persuade former residents of the camp to move to a new temporary site, and many people continue to sleep on the streets of the island.

      The latest protests in Lesbos, where police have fired teargas at refugees, came as Greek prime minister Kyriakos Mitsotakis said he hoped plans to build a new reception centre to replace Moria would be an opportunity to reset policy on handling migrant arrivals.

      The fire at the overcrowded camp, engulfed in a blaze last week, has left more than 12,000 people – from 70 different countries, although many from Afghanistan – without shelter or proper sanitation.

      Blazes broke out last week in several locations across the camp after 35 residents tested positive for Covid-19, prompting a lockdown by Greek authorities that in turn triggered protests by residents during which fires were lit.

      The disaster has served to underline chronic problems surrounding the conditions for residents and the wider EU policy surrounding those in the camp – which was originally built to house 3,000 people – many of whom are now demanding to be resettled in Europe.

      Although the EU initially said 10 countries had agreed to take 400 unaccompanied minors, it was criticised for doing too little and too late. Germany – which had originally pledged to take 150 child refugees – announced on Monday that it was in talks to take more families.

      Reflecting the views of many of those sleeping rough, a crowd of women and children protesting again on Monday, some holding banners asking the EU to save them.

      “We have been here for more than one year,” said Maryam, a 25-year-old mother. “There is no rescue. No freedom. If they can’t support us then they should deport us all together.

      “We are asking for the European community to help. Why are they not listening to us? Where are the human rights? We took refuge in the European Union but where are they? There are no toilets, no showers, no water. Nothing. Not any security or safety. We die here every day.”

      While a temporary camp was set up after the fire, both islanders and former residents oppose the Greek government’s plan for a new camp. Some former residents were arrested at the weekend for reportedly encouraging others not to enter the new camp.

      Moria has long been a symbol of the deep political divisions in Europe over Mediterranean migration, as it initially featured as a transit point for hundreds of thousands of people – many from Syria and Afghanistan – heading for Europe.

      After the closure of Europe’s borders to refugees four years ago, Moria has become largely a dead end, plagued by mental health issues and a pervasive sense of desperation.

      The Guardian also met Zahara, another member of the group of women protesting. She cried as she produced a doctor’s note dated the end of August stating she is pregnant and depressed, and requesting a move to new accommodation in the now burned out camp.

      “This lady is depressed and suicidal,” the doctor’s note said. A friend patted her arm and tried to reassure her.

      Another woman said: “Is it similar in Athens? Is it similar on the mainland?”

      Marina Papatoukaki, a midwife with a field clinic run by charity Médecins Sans Frontières, said she was deeply concerned about some of the pregnant women they had been treating, but who they have been unable to locate since the fire.

      “Europe and the state need to understand that these women shouldn’t have been on the island in the first place. They need to be transferred on the mainland,” she said.

      Papatoukaki said pregnant women and babies they were treating in the clinic were not getting enough food and water. “Babies are sleeping on the street where they can’t be washed, they are getting skin rashes and other conditions. These are vulnerable people and Europe and the Greek government need to move them.”

      Germany’s intention to take in more children from the camp was announced by Angela Merkel’s spokesman Steffen Seibert in Berlin, who said that the move to take minors was a first step, but that more needed to be done.

      “Talks are now ongoing in the federal government about how else Germany can help, what other substantial contribution our country can make,” he said.

      A second step would focus on families with children from the camp, Seibert said. Seibert’s comments follow remarks by development minister Gerd Müller, who criticised the initial quota of 150 minors and called for Germany to take 2,000 people.

      https://www.theguardian.com/global-development/2020/sep/14/refugees-demand-rescue-from-lesbos-after-moria-camp-blaze

  • Transmis à @isskein par des « ami·es berlinois·es » (#septembre_2020) :

    #Berlin ce soir : sans doute 10 000 personnes dans la rue (et des manifs prévues ce soir, demain et après-demain dans une cinquantaine de villes allemandes) pour demander l’accueil des réfugiés du camp de Moria. Slogan scandé « #wir_haben_Platz » (nous avons de la place), et demande de démission du ministre fédéral de l’intérieur Horst Seehofer (CSU).

    #solidarité #manifestation #Allemagne
    #incendie #Lesbos #feu #Grèce #asile #migrations #réfugiés #Moria

    –—

    sur l’incendie à Lesbos, voir le fil de discussion :
    https://seenthis.net/messages/875743

    • Indignation en Allemagne après les incendies du camp de migrants en Grèce

      La classe politique affiche son indignation après les incendies qui ont ravagé le camp de Moria et aggravé encore plus les conditions de vie de 12 000 migrants sur l’Île de Lesbos en Grèce.

      Si l’Allemagne propose de répartir au sein de l’Union européenne les réfugiés, nombre de voix s’élèvent pour agir dans l’urgence et accueillir le plus rapidement ces personnes en immense détresse. Mais, si certains Länder sont déjà prêts à aider, il en va autrement du gouvernement fédéral.

      « Une catastrophe pour les gens, un désastre pour la politique », dit le journal du soir de la ZDF, la seconde grande chaîne de télévision publique allemande. Dans le viseur, le gouvernement d’Angela Merkel qui par la voix de son ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, a répété ces derniers mois, son refus d’accueillir desréfugiés de Moria, malgré la volonté affichée de certains Länder de prendre en charge ces personnes. Joachim Stamp, ministre de l’intégration du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a pris les devants, mercredi, face à l’urgence. Nous avons touché le fond, la situation est dramatique et nous devons aider tout de suite ces personnes à se loger et à se nourrir. En tant que Land, nous avons confirmé au gouvernement grec notre volonté d’apporter une aide financière. Mais, si la solution ne peut se trouver qu’au niveau européen, nous sommes prêts de notre côté, à accueillir 1000 personnes en grand danger", dit Joachim Stamp.

      https://twitter.com/ZDFnrw/status/1303663535222915075

      Toute l’Allemagne mobilisée

      La Basse-Saxe a également fait part de ses capacités à accueillir 500 réfugiés, en plusieurs étapes. Et l’opposition met la pression sur Berlin, notamment les Verts, par la voix de Claudia Roth, vice-présidente du Bundestag. « C’est du ressort du pays qui a, en charge, la présidence du Conseil de l’Union européenne, de mettre enfin un terme à cette course à la mesquinerie qui se fait sur le dos de celles et ceux qui ont tout perdu », s’indigne Claudia Roth.

      Membre du groupe des chrétiens-démocrates au parlement européen, Elmar Brock appelle, lui à une solution européenne :

      « Bien sûr, on peut toujours dire que l’Europe ne fait pas assez. Mais il y a des mesures qui sont sur la table en matière de demandes d’asile et il est urgent de les appliquer. Nous devons enfin trouver un compromis pour répartir les réfugiés parmi les états membres de l’Union. Quitte à les aider financièrement. »

      La balle est désormais dans le camp d’Angela Merkel et de son ministre de l’intérieur. Et pour le secrétaire général du SPD, le partenaire de coalition de la CDU," il n’y a plus d’excuses".

      Plusieurs milliers de personnes ont manifesté spontanément dans plusieurs villes pour exiger des autorités de prendre en charge des migrants. « Droit de séjour, partout, personne n’est illégal » ou encore « nous avons de la place » ont scandé des manifestants à Berlin, Hambourg, Hanovre ou encore Münster.

      Ces dernières années, le camp de Moria a été décrié pour son manque d’hygiène et son surpeuplement par les ONG qui appellent régulièrement les autorités grecques à transférer les demandeurs d’asile les plus vulnérables vers le continent.

      L’île de Lesbos, d’une population de 85.000 personnes, a été déclarée en état d’urgence mercredi matin.

      https://www.dw.com/fr/indignation-en-allemagne-apr%C3%A8s-les-incendies-du-camp-de-migrants-en-gr%C3%A8ce/a-54877738

    • #Appel pour une évacuation immédiate du camp de Moria

      Ce camp, l’un des plus importants en Méditerranée, a été détruit mercredi par un incendie, laissant près de 13 000 réfugiés dans le dénuement le plus total. Des intellectuels de plusieurs pays lancent un appel pour qu’ils soient accueillis dignement.

      Au moment où 12 500 réfugiés et demandeurs d’asile errent sans abri sur les routes et les collines de Lesbos, où les intoxiqués et les blessés de l’incendie de Moria sont empêchés par la police de rejoindre l’hôpital de Mytilène, où des collectifs solidaires apportant des produits de première nécessité sont bloqués par les forces de l’ordre ou pris à partie par de groupuscules d’extrême droite, où la seule réponse apportée par le gouvernement grec à cette urgence est national-sécuritaire, nous, citoyen·ne·s européen·ne·s ne pouvons plus nous taire.

      L’incendie qui a ravagé le camp de Moria ne peut être considéré ni comme un accident ni comme le fait d’une action désespérée. Il est le résultat inévitable et prévisible de la politique européenne qui impose l’enfermement dans les îles grecques, dans des conditions inhumaines, de dizaines de milliers de réfugiés. C’est le résultat de la stratégie du gouvernement grec qui, en lieu et place de mesures effectives contre la propagation du Covid-19 dans des « hot-spots », a imposé à ses habitants, depuis six mois déjà, des restrictions de circulation extrêmement contraignantes. A cet enfermement prolongé, est venu s’ajouter depuis une semaine un confinement total dont l’efficacité sanitaire est plus que problématique, tandis que les personnes porteuses du virus ont été sommées de rester enfermées vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans un hangar. Ces conditions menaient tout droit au désastre.

      Cette situation intolérable qui fait la honte de l’Europe ne saurait durer un jour de plus.

      L’évacuation immédiate de Moria, dont les habitants peuvent être accueillis par les différentes villes de l’Europe prêtes à les recevoir, est plus qu’urgente. Il en va de même pour tous les autres camps dans les îles grecques et sur le continent. Faut-il rappeler ici que le gouvernement grec a déjà entrepris de travaux pour transformer non seulement les hot-spots, mais toute autre structure d’accueil sur le continent, en centres fermés entourés de double clôture et dotés de portiques de sécurité ? Que serait-il arrivé si l’incendie de Moria s’était déclaré dans un camp entouré d’une double série de barbelés avec des sorties bloquées ? Combien de milliers de morts aurions-nous à déplorer aujourd’hui ?

      Ne laissons pas des dizaines de milliers de personnes, dont le seul crime est de demander la protection internationale, livrées à une politique ultra-sécuritaire extrêmement dangereuse pour leur sécurité voire leur vie. Le gouvernement grec, au nom de la défense des frontières européennes et de la sécurité nationale, non seulement se croit autorisé à violer le droit international avec les refoulements systématiques en mer Egée et à la frontière d’Evros, mais interdit tout transfert sur le continent des victimes de l’incendie de Moria. Car, mis à part le transfert de 406 mineurs isolés au nord de la Grèce, le gouvernement Mitsotakis compte « punir » pour l’incendie les résidents du camp en les bloquant à Lesbos ! Actuellement, 12 500 réfugié·e·s sont actuellement en danger, privé·e·s de tout accès à des infrastructures sanitaires et exposé·e·s aux attaques de groupes d’extrême droite.

      Nous ne saurions tolérer que les requérants d’asile soient privés de tout droit, qu’ils soient réduits à des non-personnes. Joignons nos voix pour exiger des instances européennes et de nos gouvernements l’évacuation immédiate de Moria et la fermeture de tous les camps en Grèce, ainsi que le transfert urgent de leurs résidentes et résidents vers les villes et communes européennes qui se sont déclarées prêtes à les accueillir. Maintenant et non pas demain.

      Il y va de la dignité et de la vie de dizaines de milliers de personnes, mais aussi de notre dignité à nous, toutes et tous.

      Contre les politiques d’exclusion et de criminalisations des réfugié·e·s, il est plus qu’urgent de construire un monde « un », commun à toutes et à tous. Sinon, chacun de nous risque, à n’importe quel moment, de se retrouver du mauvais côté de la frontière.

      Evacuation immédiate de Moria !

      Transfert de tous ses habitants vers les villes européennes prêtes à les accueillir !

      Giorgio Agamben, philosophe. Michel Agier, directeur d’études à l’Ehess. Athena Athanasiou, professeure d’anthropologie sociale, université Panteion, Grèce. Alain Badiou, philosophe. Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie, université de Paris-Ouest. Wendy Brown, université de Californie, Berkeley. Judith Butler, université de Californie, Berkeley. Claude Calame, directeur d’études à l’Ehess. Patrick Chamoiseau, écrivain. Zeineb Ben Said Cherni, professeure émérite à l’université de Tunis. Costas Douzinas, université de Londres. Natacha Godrèche, psychanalyste. Virginie Guirodon, directrice de recherches, CNRS. Sabine Hess, directrice des Centers for Global Migration Studies de Göttingen. Rada Iveković, professeur de philosophie, Paris. Leonie Jegen, chercheuse à l’université Albert-Ludwigs de Fribourg. Chloe Kolyri, psychiatre-psychanalyste. Konstantína Koúneva, députée européenne de 2014 à 2019, Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Michael Löwy, directeur de recherches émérite, CNRS. Eirini Markidi, psychologue. Gustave Massiah, membre du Conseil international du Forum social mondial. Katerina Matsa, psychiatre. Sandro Mezzadra,université de Bologne. Savas Matsas, écrivain. Warren Montag, Occidental College, Los Angeles. Adi Ophir, professeur invite des humanités, université de Brown, professeur émérite, université de Tel-Aviv. Guillaume Sibertin-Blanc, professeur de philosophie, université Paris-8 Vincennes-Saint-Denis. Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique de France. Nikos Sigalas, historien. Athéna Skoulariki, professeure assistante, université de Crète. Vicky Skoumbi, directrice de programme au Collège international de philosophie. Barbara Spinelli, journaliste, Italie. Eleni Varikas, professeure émérite, université Paris-8 Vincennes-Saint-Denis. Dimitris Vergetis, psychanalyste, directeur de la revue grecque αληthεια (Aletheia). Frieder Otto Wolf, université libre de Berlin. Thodoris Zeis, avocat.

      https://www.liberation.fr/debats/2020/09/11/appel-pour-une-evacuation-immediate-du-camp-de-moria_1799245

    • Greece and EU Must Take Action Now

      A Civil Society Action Committee statement calling for an immediate humanitarian and human rights response to the Moria camp tragedy

      The Civil Society Action Committee expresses grave concern over the lives and health of all who were residing in the Reception and Identification Facility in Moria, on the Greek island of Lesvos, which was ravaged by fire this week. We call upon the Greek government and the European Union (EU) to provide immediate and needed support, including safe shelter, to all who have been affected, and with special emphasis to those at risk.

      For many years, civil society has provided support and assistance to people suffering inhumane conditions in the Moria camp. At the same time, civil society has been continuously calling for much-needed sustainable solutions, and a reversal of failed European policies rooted in xenophobia.

      For a Europe that positions itself as a champion of human rights and human dignity, the very existence and overall situation of a camp like that in Moria, is appalling.

      For a Europe that positions itself as a champion of human rights and human dignity, the very existence and overall situation of a camp like that in Moria, is appalling. Other solutions have always been available and possible, and these must now be urgently implemented. A humanitarian and human rights approach must be at the heart of the Greek government’s and EU’s responses.

      As the Civil Society Action Committee, we call for:

      A coherent plan that maximises all available resources for all those who have had to flee the fire in the Moria camp. They should be provided with safe housing, access to healthcare, and sufficient protection from possible violence. National support and consideration should also be given to cities across Europe who have expressed willingness to receive and accommodate those who have had to flee the Moria camp.
      Planning of alternative sustainable solutions for all those that suffer similar conditions in other sites in Greece and elsewhere;
      Lessons learnt and accountability on the failure to act so far.

      As civil society, we stand ready to support such actions to assist and protect all migrants and asylum-seekers suffering in the Moria camp aftermath and elsewhere.

      https://csactioncommittee.org/greece-and-eu-must-take-action-now

    • Migrants : cette fois, Berlin ne veut pas faire cavalier seul

      Malgré la mobilisation des ONG et des partis en faveur d’une prise en charge massive, et faute d’accord européen, l’Allemagne n’accueillera pas plus de 150 migrants mineurs.

      Les Allemands ont accueilli plus de 1,7 million de demandeurs d’asile au cours des cinq dernières années. Malgré toutes les difficultés liées à l’intégration, le manque de solidarité européenne et les tentatives de l’extrême droite de saper le moral de la population, ils sont disposés à rouvrir leurs portes aux enfants et aux familles du camp de Moria. Pour l’instant, les Allemands proréfugiés ont fait plus de bruit que l’extrême droite.

      Des manifestations ont eu lieu dans tout le pays aux cris de « Nous avons de la place ! » Un collectif d’ONG a fait installer, lundi dernier, 13 000 chaises vides devant le Reichstag, le siège de l’Assemblée fédérale (Bundestag), pour symboliser l’absurdité de la situation, alors que 180 communes se sont déclarées prêtes à accueillir des réfugiés. Hambourg, Cologne, Brême, Berlin ou Munich réclament depuis des mois la prise en charge des personnes sauvées en mer Méditerranée. Dix maires de grandes villes, dont Düsseldorf, Fribourg ou Göttingen, ont de nouveau protesté auprès de la chancellerie. « Nous sommes prêts à accueillir des gens pour éviter une catastrophe humanitaire à Moria », ont-ils insisté auprès d’Angela Merkel. Selon l’union des syndicats des services publics (DBB), les places se sont libérées dans les centres d’accueil. Les trois quarts des réfugiés arrivés en 2015 ont trouvé un logement ou ont quitté l’Allemagne. Les capacités sont actuellement de 25 000 places dans le pays, avec la possibilité de monter rapidement jusqu’à 65 000.

      « Détresse »

      A part l’extrême droite (AfD), qui refuse d’accueillir « des gens qui mettent le feu la nuit et qui attaquent les services de secours », tous les partis politiques allemands sont favorables au retour d’une « politique de l’accueil », y compris l’Union chrétienne démocrate (CDU). « Nos valeurs chrétiennes et démocratiques nous obligent à les aider », a insisté Norbert Röttgen, l’un des trois candidats à la présidence de la CDU, successeur potentiel de Merkel à la chancellerie. « Ce n’est pas le moment de trouver une solution européenne mais de répondre à une détresse humaine. L’Allemagne doit accueillir immédiatement 5 000 réfugiés, […] toute seule si nécessaire », estime-t-il dans une lettre signée par 16 autres députés conservateurs.

      Ces 5 000 réfugiés de Grèce seraient déjà en Allemagne si le ministre de l’Intérieur n’avait pas bloqué toutes les procédures. Le Bavarois conservateur Horst Seehofer (CSU), qui fut le grand détracteur de Merkel pendant la « crise des réfugiés », craint un appel d’air et une nouvelle « vague » incontrôlée, comme à l’été 2015, où des centaines de milliers de réfugiés s’étaient mis en route vers l’Allemagne après que la chancelière avait accepté d’en accueillir quelques milliers bloqués en Hongrie.
      « Complice »

      « Cela ne doit pas se reproduire », a prévenu Horst Seehofer, qui est sorti de son silence en fin de semaine. Sachant que l’objectif de la majorité des migrants est l’Allemagne, le ministre a refusé que son pays fasse cette fois cavalier seul. Sans solution européenne, Berlin ne bougera pas. « Nous avons été agréablement surpris d’apprendre que les Néerlandais ont accepté 50 personnes. Jusqu’ici, la position [des Pays-Bas] était différente », s’est félicité le ministre, qui a interprété cette concession néerlandaise comme un premier signe favorable à la mise en place d’un système de répartition en Europe.

      Pour sa part, l’Allemagne se contentera d’accueillir « 100 à 150 mineurs non accompagnés ». Un chiffre jugé scandaleux par les partis de la majorité et par l’opposition, alors que tant de communes sont prêtes à accueillir des réfugiés. « Monsieur Seehofer, vous vous faites le complice de la souffrance endurée par ces gens aux portes de l’Europe », a critiqué Claudia Roth, la vice-présidente des écologistes au Bundestag. « Votre façon de faire n’est pas chrétienne, elle est inhumaine », a accusé Dietmar Bartsch, président du groupe parlementaire de la gauche radicale (Die Linke). « Il a fallu attendre une catastrophe pour qu’on accueille des enfants », a déploré Dietlind Grabe-Bolz, maire sociale-démocrate (SPD) de Giessen, en Hesse, une ville qui fait partie des communes « volontaires » pour l’accueil.

      Une position jugée courageuse par les Allemands, car les élus risquent désormais leur vie pour leur engagement. Dans cette région où se trouve la capitale financière (Francfort-sur-le-Main), le conservateur proréfugiés Walter Lübcke a été abattu d’une balle dans la tête dans son jardin en juin 2019 par un néonazi qui voulait le « punir ». Un assassinat politique sans précédent depuis la fin de la guerre.
      Paris pusillanime

      Une « centaine ». C’est le nombre de migrants que Paris est prêt à accueillir après l’incendie de Moria. Il s’agira « notamment des mineurs isolés », précise au Parisien le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. Soit peu ou prou l’engagement d’autres pays de l’UE, comme l’Allemagne ou les Pays-Bas. « Il y a la réponse d’urgence et d’humanité », fait valoir Beaune, qui réclame une solution européenne « pérenne ». Selon lui, la France a participé aux efforts de répartition des réfugiés « à chaque fois qu’il y a eu des urgences humanitaires douloureuses » depuis 2018. Il cite le cas de l’Aquarius en septembre 2018. Sauf qu’à l’époque, Paris n’avaient pas accepté que le navire de secours aux migrants accoste en France et n’avait accueilli 18 des 58 réfugiés sauvés qu’une fois que Malte avait ouvert ses ports au navire humanitaire.

      https://www.liberation.fr/planete/2020/09/13/cette-fois-berlin-ne-veut-pas-faire-cavalier-seul_1799396

    • Bild: Germany could take thousands from Greek refugee camp

      Germany is considering taking in thousands of refugees from the destroyed Moria camp on the Greek island of Lesbos as a one-off gesture and hopes the camp can be rebuilt and run by the European Union, Bild newspaper reported on Monday.

      Berlin has been facing growing calls from regional and local politicians who have said they would take in people from the camp, which burned down last week, if the federal government allowed them to.

      Officials, led by federal Interior Minister Horst Seehofer, have been reluctant to move unilaterally, saying a European agreement is needed to disperse the camp’s more than 12,000 former residents across the European Union.

      Citing government and EU sources, Bild said conservative Chancellor Angela Merkel was now leaning towards taking in more refugees, ahead of a meeting with her Social Democrat coalition partners due to take place on Monday.

      She, Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis and European Commission President Ursula von der Leyen aim to build a new refugee camp on Lesbos that would be run by the European Union, Bild reported. Currently, Greece runs the camp.

      There was no immediate comment from the government.

      The newspaper said the government was likely to agree to take in at least hundreds of children from the camp along with their parents, with thousands also a possibility.

      Earlier, Social Democrat Finance Minister Olaf Scholz, told a news conference Germany had to be ready to play a role in taking in refugees, though this could only be a stepping stone to finding a Europe-wide way of housing refugees arriving at Europe’s borders.

      “It can’t stand as it is now, where each time we decide on a case-by-case basis,” he said.

      Bild said Merkel hoped the coalition partners could agree by Wednesday on how many refugees Germany will take.

      https://www.ekathimerini.com/256934/article/ekathimerini/news/bild-germany-could-take-thousands-from-greek-refugee-camp

    • Thousands of protesters call on Germany to take in Moria refugees

      Thousands of people took to the streets of cities across Germany on Wednesday to show their solidarity and to call on the German government and the EU to take in more than 12,000 migrants left homeless by fires at Moria camp on Lesbos.

      The protesters in cities across Germany including Berlin, Frankfurt and Hamburg appealed to the government to evacuate all camps on the Greek islands and to bring to Germany migrants and refugees left homeless by the fires in Moria.

      An estimated 3,000 people demonstrated in Berlin on Wednesday evening, some 1,200 took to the streets in Hamburg, and another 300 in Frankfurt, according to police. There were also rallies in Leipzig and other cities across the country.

      Protesters chanted the motto of the demonstration, “We have room,” (Wir haben Platz), as can be heard in a video posted on Twitter by a member of the Sea-Watch charity. They also held up banners that said. “Evacuate Moria” and “Shame on you EU”. Speakers at the rallies said European leaders should have acted even before the fire happened.

      https://twitter.com/J_Pahlke/status/1303735477971935234

      They also called for the resignation of the interior minister, Horst Seehofer, who has so far blocked the arrival of refugees through federal reception initiatives.

      Refugee policy a sticking point

      Districts and states in Germany in the past months have offered to take in refugees from Greece to ease the overcrowding in camps – a move that Seehofer opposes.

      According to German law, refugee policy is decided on the federal level and states and districts may only accept refugees if they receive the green light from the federal government.

      Seehofer has also argued that regional efforts would undermine attempts at agreeing a long-overdue European mechanism for the distribution of refugees across the bloc.

      ’Ready to help’

      Although Foreign Minister Heiko Maas has said Germany was ready to help the residents of Moria, he called for the support of all EU member states. “What happened in Moria is a humanitarian catastrophe. With the European Commission and other EU member states that are ready to help, we need to quickly clarify how we can help Greece,” Maas said on Twitter. “That includes the distribution of refugees among those in the EU who are willing to take them in,” he added.

      https://twitter.com/HeikoMaas/status/1303617869897445376

      The fires at Moria this week have burnt down nearly the entire camp, leaving nearly 13,000 people in need of emergency housing. Many spent the first night after the fire on Tuesday evening sleeping in the fields, by the side of the road or in a small graveyard, AP reported.

      https://www.infomigrants.net/en/post/27190/thousands-of-protesters-call-on-germany-to-take-in-moria-refugees

  • Incendie dans le hotspot de Lesbos (septembre 2020)

    12.500 demandeurs d’asile fuient les flammes et errent dans la nuit tandis que le feu pourrait réduire le camp entier en cendres, voir les vidéos sur le site d’efsyn :

    Πύρινη κόλαση στο ΚΥΤ της Μόριας - Εκκενώθηκε ο καταυλισμός

    Στις φλόγες για ακόμα μια φορά ο προσφυγικός καταυλισμός. Επεισόδια μετά την ανακοίνωση των 35 θετικών κρουσμάτων κορονοϊού. Χιλιάδες πρόσφυγες και μετανάστες σε αναζήτηση στέγης.

    Μεγάλες φωτιές καίνε από τα μεσάνυχτα όλο τον προσφυγικό καταυλισμό της Μόριας. Χιλιάδες πρόσφυγες και μετανάστες βρίσκονται αυτή την ώρα άστεγοι, κυριολεκτικά μέσα στους δρόμους.

    https://www.youtube.com/watch?v=bc-mFZTobB0&feature=emb_logo

    Περίπου 12.500 κόσμος που διέμεναν στη Μόρια εγκατέλειψαν τη δομή και αρχικά κινήθηκαν προς τον οικισμό της Παναγιούδας, ενώ μέρος τους κινήθηκε και προς άλλες κατευθύνσεις. Την ίδια ώρα διμοιρίες ΜΑΤ με κλούβες δημιούργησαν φραγμό στο ύψος του Καρά Τεπέ αποτρέποντας τους από το να μπουν στην πόλη.

    Η Πυροσβεστική Υπηρεσία προς ώρας επιβεβαιώνει ότι δεν υπάρχουν αναφορές για θύματα.

    Πώς ξεκίνησε η φωτιά
    Σύμφωνα με τις πρώτες πληροφορίες, της φωτιάς προηγήθηκαν επεισόδια που ξεκίνησαν γύρω στις έντεκα το βράδυ. Η ένταση προκλήθηκε μετά την ανακοίνωση των 35 θετικών κρουσμάτων κορονοϊού στον καταυλισμό και την άρνηση κάποιων εξ αυτών να μπουν σε καραντίνα.


    https://twitter.com/Eva_Cosse/status/1303471253802582024

    Γρήγορα οι αρνητές της καραντίνας ήρθαν σε σύγκρουση με άλλους που επεσήμαναν το κίνδυνο για όλο το καμπ ενώ ομάδες προσφύγων προσπάθησαν να διαφύγουν μέσα από το ΚΥΤ φοβούμενοι την μετάδοση του ιού.

    Γύρω στις 11.00 έκαναν την εμφάνιση τους οι πρώτες φλόγες περιμετρικά του ΚΥΤ και προς τη πλευρά του Ελαιώνα.

    Γρήγορα η φωτιά πέρασε μέσα στο ΚΥΤ και εκεί ομάδα αιτούντων παρεμπόδισε την Πυροσβεστική Υπηρεσία να εισέλθει. Τότε επενέβησαν τα ΜΑΤ που με τη χρήση δακρυγόνων και κρότου-λάμψης διέλυσαν το συγκεντρωμένο πλήθος, αλλά η φωτιά είχε αρχίσει να καίει όλες τις κρίσιμες εγκαταστάσεις όπως τα γραφεία της Ευρωπαϊκής Υπηρεσίας Ασύλου κ.α

    Φόβοι εκφράζονται και για την νέα δομή υγείας που δώρισε η Ολλανδική κυβέρνηση μιας και οι φλόγες βγήκαν έξω από το ΚΥΤ και κινήθηκαν προς όλες τις κατευθύνσεις.

    Αξίζει να σημειωθεί ότι την ώρα που ξέσπασε η πυρκαγιά, όλες οι πυροσβεστικές δυνάμεις της Λέσβου ήταν σε απόσταση 70 χιλιομέτρων προσπαθώντας να ελέγξουν το διπλό πύρινο μέτωπο που είχε ξεσπάσει νωρίτερα στην Άντισσα και την Βατούσσα αφήνοντας περί τα δέκα οχήματα στο ΚΥΤ που ήταν αδύνατον να ανταπεξέλθουν.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/258965_pyrini-kolasi-sto-kyt-tis-morias-ekkenothike-o-kataylismos

    #Moria #feu #incendie #hotspot #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #Lesbos #Grèce

    (incendie qui a eu lieu le 9 septembre 2020, je suis en retard sur cet événement, j’essaie de mettre les nouvelles arrivées ensuite, notamment sur la mailing-list Migreurop, dans les prochains jours sur ce fil de discussion)

    –—

    Ajouté à la métaliste sur les incendies qui ont eu lieu en Grèce dans des camps de réfugiés :
    https://seenthis.net/messages/851143

    ping @karine4 @isskein

    • Moria 09/09/20

      OFFICIEL : Lesbos est en état d’urgence depuis 4 mois
      09/09/2020 12:24:00 Société, Lesbos, Immigrants, Incendie, EKTAKTO

      Par arrêté du vice-ministre de la Protection civile et de la gestion des crises, Nikos Hardalia et décision du secrétaire général de la protection civile, Vassilios Papageorgiou, l’unité régionale de Lesbos est déclarée en état d’urgence de la protection civile, pour des raisons de santé publique.

      Cette déclaration est valable à partir d’aujourd’hui 09-09-2020 et pendant quatre (4) mois.

      Les ministres de l’Intérieur T. Theodorikakos, de l’Immigration et de l’Asile N. Mitarakis et le président d’EODY Pan. Arkoumaneas se rend à Lesbos, afin d’être informé de la situation à Moria, comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement St. Petsas, après la fin de la réunion gouvernementale au Palais Maximos.

      Pendant ce temps, des renforts d’Athènes ont été envoyés par la police à Lesbos, afin de faire face au problème qui s’est créé depuis la nuit après les incendies qui se sont déclarés à Moria et ont détruit une très grande partie du KYT. En particulier, trois escouades MAT ont quitté Elefsina à 7 heures du matin sur un avion militaire C-130 et devraient arriver sur l’île à 9 heures.

      Comme il est devenu connu du siège de EL.AS. Il y a déjà des forces fortes sur l’île, cependant tous les étrangers qui étaient dans le KYT après les incendies sont concentrés à l’extérieur de la structure, où ils sont gardés et cherchent des solutions pour leur logement.

      La lumière du jour montre l’ampleur de la destruction du camp - « ville » de 13 000 réfugiés et migrants à Moria. La totalité de la partie extérieure du KYT a été complètement détruite, tandis qu’une grande partie à l’intérieur du camp KYT qui continue de brûler a également été détruite. Les informations indiquent que les infrastructures d’administration et d’identification n’ont pas été incendiées, mais que le service d’asile et son équipement ont été complètement incendiés. En outre, des dommages ont été causés dans la zone de l’unité de soins intensifs et de l’unité de soins intensifs et dans la climatisation de l’unité de santé qui a été faite grâce à un don du gouvernement néerlandais.

      Une grande partie de la population de Moria a fui vers les domaines environnants, tandis qu’une autre partie s’est déplacée vers la ville de Mytilène où à la hauteur de Kara Tepe, juste avant l’usine PPC, une force de police forte a été alignée qui ne leur permet pas d’entrer dans la ville.

      L’incendie s’est déclaré vers minuit, lorsque les réfugiés et les migrants qui avaient été testés positifs pour le coronavirus ou avaient été détectés comme cas de contact ont refusé d’être isolés. Des affrontements se sont ensuivis avec d’autres réfugiés et migrants qui les ont poussés hors du camp. Ce conflit a pris à un moment donné un caractère tribal avec le résultat que des incendies ont éclaté, qui bientôt, en raison du vent fort, ont pris des dimensions.

      Il est à noter que, comme indiqué, les forces des pompiers, arrivées au camp pour tenter, ont été attaquées par des groupes de demandeurs d’asile qui ont entravé leur travail. En ce moment, les pompiers opèrent dans le camp avec le renforcement des moyens aériens, afin d’éteindre complètement le feu puis de contrôler la zone.

      Source : skai.gr

      https://www.lesvospost.com/2020/09/blog-post_50.html

      On craint une propagation du coronavirus dans tout Mytilène si les quelque 12000 réfugiés et immigrants ne sont pas expulsés immédiatement et dans une zone éloignée du tissu urbain après l’incendie qui s’est déclaré peu avant minuit mardi à Moria, exprime le maire de Mytilene S.

      « Les quelque 12 000 réfugiés ne peuvent pas rester un deuxième jour à ce moment-là. Dix ans nous ont laissés seuls sur la question des réfugiés. Les immigrants doivent être expulsés ici et maintenant. "Sinon, il y aura une propagation du virus dans toute la région", a déclaré le maire de Mytilène, Stratis Kytelis, à ethnos.gr.

      12000 réfugiés et migrants restent sur la route nationale

      Les réfugiés et les migrants restent sur la route nationale à la hauteur de Panagouda et se trouve à seulement six kilomètres de Mytilène tandis que les forces de police ont créé un barrage pour les empêcher de s’y déplacer. Trois escouades MAT avec une force totale de 60 personnes sont déjà parties du Pirée à Lesbos les forces de l’île. Il est à noter qu’à partir du contrôle des échantillons de liquide pharyngien reçus les trois jours de jeudi, vendredi et samedi par les équipes d’EODY parmi 1900 résidents de l’hôpital de Moria et 100 employés, un total de 35 cas positifs pour le virus ont été trouvés, au total des réfugiés et autres demandeurs d’asile. . Il est à noter qu’en plus des 35 réfugiés en quarantaine, 100 autres personnes étaient entrées en contact avec eux.

      Reçu via la mailing-list Migreurop, le 09.09.2020

    • Moria : “Time bomb” exploded, burned down Hotspot & “European values”


      It was short before Tuesday midnight when fires broke out in several parts in- and outside the Moria camp. The powerful winds quickly spread the flames around, through containers and tents. Total destruction. 13,000 people on the streets. The island of Lesvos has declared in “state of emergency.” Authorities investigate arson. Alarm for the 35 confirmed coronavirus cases that authorities do not know their whereabouts. No reports of fatalities or injuries.

      https://twitter.com/f_grillmeier/status/1303478067348803584

      The worst scenario happened – and while there was a scenario, plans to deal with it equaled to zero.

      https://twitter.com/th1an1/status/1303452650663370752

      A large part of the refugees and asylum seekers fled to the surrounding areas, while another part has moved to the city of Mytilene. However, strong police forces have been lined up in the area of Kara Tepe and do not allow them to enter the city.

      https://twitter.com/veramagalik/status/1303571532992712704

      Others entered the camp in the morning apparently seeking to save some of their belongings.

      https://twitter.com/KallergisK/status/1303554698083995650

      The entire camp outside the camp including thousands of olive trees have been destroyed, also a large part inside the hotspot.

      According to information the administration and identification infrastructures were not burned, but the Asylum Service and its equipment were completely burned.

      Damaged are also the area of ​​the Intensive Care Unit as wells as the new health Care unit recently donated by the Dutch Government.

      According to local media stonisi, that speaks of “uprising and fire“, clashes erupted in the camp after 35 people were confirmed positive to coronavirus on Tuesday. They, their families and their contacts refused to go in isolation in a warehouse just outside the camp. Others started to leave out of fear to contract the virus.

      The clashes “soon led to fires initially around the camp that burned all the tents outside and around the KYT and containers inside,” notes the local news website.

      https://twitter.com/SEENOTRETTUNG/status/1303445925524910086

      Three squads of riot police have been reportedly deployed from Athens to Moria.

      Authorities seek accommodation solutions for the thousands of people.

      Residents of overcrowded Moria camp have been in lockdown for several months due to the coronavirus.

      Chief of Fire Service, Konstantinos Theofilopoulos, told state broadcaster ERT on Wednesday morning, that several fires started around 10:30 at night and that they were initially hindered with thrown stones.

      He added that the fire has been largely extinguished except from the containers that are still burning inside.

      Citing sources of the National Intelligence Service, ERT reported that initially the tents outside the camp were set on fire.

      Quick are the far-right conspiracy theorists who see in the blaze “act of asymmetric warfare” against Greece and blame “Erdogan’s soldiers” for the fire.

      Prime Minister Kyriakos Mitsotakisis currently chair an emergency meeting with the ministers of Citizen Protection, Migration Policy and Asylum and Interior, the chiefs of National Intelligence and the General Staff of Armed Forces, and the head of the Civil Protection.

      The vice president of the European Commission and Commissioner for the Promotion of the European way of Life, Margaritis Schinas, expressed the Commission’s intention to assist Greece at all levels.

      EU Commissioner for Home Affairs, Ylva Johansson, said that she had agreed to fund the immediate transfer and accommodation on the Greek mainland of the 400 unaccompanied migrant children and teenagers.

      PS The fire in Moria burned down not only the camp but also the “European values”…

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/09/moria-fire-camp-burned-down-pictures-videos

    • Grèce : un important incendie ravage le camp de Moria, des milliers de personnes à évacuer

      Un énorme incendie a ravagé dans la nuit de mardi à mercredi le camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos. Le site, qui héberge plus de 12 000 personnes, a été « détruit à 99% » selon les pompiers. La tension est à son comble sur l’île : des migrants ont empêché les pompiers de rentrer dans le camp et des membres de l’extrême droite ont « attaqué » les ONG qui tentaient de venir en aide aux exilés.

      Le camp de Moria où s’entassent plus de 12 000 migrants a pris feu dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 septembre. Selon les pompiers, le site a été presque entièrement détruit. « La quasi-totalité du camp est en feu, aussi bien à l’intérieur que les tentes qui se trouvent à l’extérieur dans l’oliveraie », a observé un photographe de l’AFP présent sur place. « Tout brûle », a déclaré sur Twitter une association d’aide aux migrants, Stand by me Lesvos.

      Plusieurs heures après le début de l’incendie, une fumée noire continuait à s’élever au dessus du camp. Le président du syndicat des pompiers de Lesbos, Yorgos Ntinos, a indiqué mercredi matin que le camp « a brûlé à 99% et le feu continue ».

      https://twitter.com/iwatnew/status/1303488090716205056

      Des centaines de demandeurs d’asile fuyaient à pied dans la nuit vers le port de Mytilène mais ont été bloqués par les véhicules des forces de l’ordre, raconte à InfoMigrants Alpha*, un migrant vivant dans un conteneur du camp de Moria. « On n’a pas dormi de la nuit et personne ne nous a donné à manger ou à boire. Il y a beaucoup de femmes et d’enfants », précise-t-il.

      D’autres personnes se sont abritées dans les collines environnant le camp. « Certains témoignages rapportent que des locaux bloquent le passage (des migrants) dans le village voisin », rapporte encore Stand by me Lesvos.

      Le site d’information locale Lesvospost explique que plus de 3 000 tentes, des milliers de conteneurs, des bureaux de l’administration et une clinique au sein du camp ont également été brûlés.

      https://twitter.com/dfherman/status/1303491672685318149

      Pour l’heure, les pompiers précisent qu’"il n’y a pas de victimes, mais quelques blessés légers avec des problèmes respiratoires dus à la fumée". Des rumeurs annonçaient mercredi matin le décès d’au moins cinq personnes - une information que n’a pas pu vérifier InfoMigrants."Je pense que d’autres morts seront à déplorer car Moria est à terre", souffle Alpha.
      État d’urgence déclaré

      La tension est à son comble sur l’île. Les pompiers affirment dans leur communiqué avoir « été empêchés d’entrer dans le camp pour intervenir » par certains groupes de réfugiés, et avoir fait appel aux forces de l’ordre pour pouvoir poursuivre l’opération de secours. Plusieurs associations racontent avoir été « attaquées » par des membres de l’extrême droite alors qu’elles tentaient de venir en aide aux migrants.

      « L’île de Lesbos est déclarée en état d’urgence » a affirmé sur la chaîne de télévision publique ERT, le porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas. Une réunion gouvernementale, avec le Premier ministre et le chef de l’état-major, doit se tenir mercredi matin « pour examiner la situation à Moria et les mesures qui vont être prises ».

      https://twitter.com/f_grillmeier/status/1303446446734274565

      D’après l’agence de presse grecque ANA, les feux auraient été déclenchés à la suite de la révolte de certains demandeurs d’asile qui devaient être placés en isolement, ayant été testés positifs au coronavirus ou proches d’une personne détectée positive. « Il y a 35 cas positifs et ils doivent être isolés (...) pour empêcher la propagation » du virus, a déclaré Selios Petsas à la chaîne publique TV ERT. Tous les réfugiés du camp ont l’interdiction de quitter l’île, a-t-il ajouté.

      Selon Alpha, « des Afghans ont refusé que des agents procèdent à des tests de coronavirus ». La situation a rapidement dégénéré et « les forces de l’ordre ont lancé des gaz lacrymogènes ». « J’étais dans mon conteneur quand j’ai entendu du bruit à l’extérieur. Je n’ai pas voulu sortir. Mais des flammes ont commencé à entrer dans mon habitation alors je me suis enfui en courant. Le feu était juste à côté de moi, j’ai eu très peur », continue le jeune homme.

      « La zone paie le prix de l’indifférence et de l’abandon », estime sur Facebook Facebook l’association des habitants de Moria et des autres villages environnants qui appelle les autorités à agir rapidement pour trouver une solution pour les demandeurs d’asile qui se retrouvent sans abri.

      La semaine dernière, les autorités ont détecté un premier cas de coronavirus à Moria et ont mis le camp en quarantaine pour quinze jours. Après la réalisation de 2 000 tests de dépistage, 35 personnes ont été détectées positives au Covid-19 à Moria et mises à l’isolement.

      De strictes mesures de circulation ont été imposées dans les camps de migrants depuis la mi-mars. Le gouvernement n’a jamais levé ces restrictions malgré les critiques des ONG de droits de l’homme jugeant ces mesures « discriminatoires » alors que la décision a été prise de déconfiner le pays début mai. « Depuis des mois, on est bloqués à l’intérieur du camp, on ne peut pas en sortir. Cela fait un moment que la tension est palpable, les gens ont en marre d’être privés de leur liberté », dit encore Alpha.

      *Le prénom a été modifié

      https://www.infomigrants.net/fr/post/27131/grece-un-important-incendie-ravage-le-camp-de-moria-des-milliers-de-pe

    • Après l’incendie de Moria, la Commissaire appelle les autorités grecques à venir en aide à tous les sinistrés

      « Dans la nuit de mardi à mercredi, le feu a détruit en grande partie le centre d’enregistrement et d’identification de Moria et les campements informels qui l’entourent, sur l’île grecque de Lesbos. Cet incendie a considérablement dégradé les conditions de vie des plus de 12 000 demandeurs d’asile et migrants, dont plus de 4 000 enfants, qui sont retenus dans un centre d’une capacité inférieure à 2 800 places », a déclaré la Commissaire.

      « L’intervention rapide des autorités locales et des pompiers a permis d’éviter une tragédie. Toutefois, la situation reste tendue, en ce qui concerne à la fois les migrants et la population locale qui vit à proximité du camp.

      J’appelle les autorités grecques à fournir d’urgence un hébergement à toutes les personnes privées d’#abri à la suite de l’incendie, en veillant à ce qu’elles aient accès à des soins, à des installations sanitaires, à un soutien psychologique et à de la nourriture. Il faudrait accorder une attention particulière aux personnes contaminées par le coronavirus et leur dispenser les soins nécessaires.

      Il importe également que les autorités grecques de tous niveaux protègent les demandeurs d’asile et les migrants contre les agressions et s’abstiennent de tenir des propos qui pourraient attiser les tensions.

      La situation sur les autres îles grecques où sont hébergés des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants n’est guère différente de celle qui prévaut à Lesbos ; sur ces autres îles aussi, les difficultés pourraient s’aggraver. Comme beaucoup, je ne cesse de répéter qu’une aggravation de la situation semble inévitable si la Grèce et les autres États membres du Conseil de l’Europe ne changent pas de stratégie. Certes, la priorité est actuellement de répondre aux besoins humanitaires des sinistrés, mais l’incendie de Moria montre l’urgence de repenser entièrement la stratégie appliquée ces dernières années, qui a conduit à la création de camps surpeuplés, caractérisés par des conditions de vie inhumaines et intenables, à Moria et sur d’autres îles de la mer Égée. Il n’est tout simplement pas possible d’héberger les demandeurs d’asile et les migrants sur des bateaux, ou de recourir à d’autres formes d’hébergement d’urgence, en attendant que le camp de Moria soit remis en état, puis de continuer comme avant.

      Les autorités grecques n’ont toujours pas réglé une série de problèmes majeurs, comme le cantonnement des demandeurs d’asile et des migrants sur les îles de la mer Égée, le manque de structures d’accueil, sur les îles et sur le continent, et les insuffisances des politiques d’intégration et d’asile. La situation catastrophique dénoncée depuis des années par de nombreuses instances nationales et internationales est cependant aussi imputable à l’attitude des autres États membres, qui n’aident guère la Grèce en matière de relocalisation, et plus largement au manque de solidarité européenne. Ce n’est pas seulement un problème grec, c’est aussi un problème européen.

      Il n’y a plus de temps à perdre. La Grèce a besoin d’une aide concrète et de grande ampleur de la part des autres États membres du Conseil de l’Europe. Si de nombreuses collectivités locales se sont déclarées prêtes à apporter leur contribution, les autorités nationales, en revanche, se montrent trop frileuses. Je me réjouis que certains États membres semblent vouloir intensifier leurs efforts de relocalisation, mais il est urgent qu’ils agissent et que d’autres gouvernements européens suivent cette voie.

      La Grèce et ses partenaires doivent enfin se décider à régler les problèmes structurels d’une politique migratoire qui a déjà causé tant de souffrances inutiles. Attendre encore, c’est prendre le risque que d’autres drames se produisent. »

      https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/commissioner-calls-on-the-greek-authorities-to-provide-adequate-support-to-all-

      #sans-abri #SDF

    • ’Catastrophe’ warning as thousands left homeless by Lesbos refugee camp fire

      NGOs accuse police of blocking access to hospital for families and vulnerable migrants injured in Moria blaze.

      NGOs in Lesbos have warned that a humanitarian catastrophe is unfolding on the roads around the still burning Moria camp, where thousands of migrants are allegedly being held by police without shelter or adequate medical help.

      Annie Petros, head coordinator of of the charity Becky’s Bathhouse, said she was blocked by police from taking injured people to hospital as she drove them away from the fire.

      “When we saw there was a fire we drove as fast as we could with water to the camp, intending to take sick people to hospital. I can’t describe properly the scene we saw. There were streams of people, thousands of them, walking away from the camp. They were totally silent, terrified and traumatised, walking through thick smoke and the awful smell of burning plastic,” she said.

      “We picked up some pregnant women who needed urgent help and a teenage boy with a broken leg. When we neared the town of Mytilene there were riot police blocking the way to stop anyone reaching the town. I begged the police but their commander wouldn’t let us through. We called an ambulance and it refused to come to the roadblock.”

      Petros said she was sent along back roads, that brought them into contact with a group of anti-migrant protesters.

      She learned later that some people were attacked.

      She said the people she took to the hospital were the only ones who managed to make it through. “There are many people who need help with burns, with smoke inhalation.”

      Other aid organisations in the area said urgent work was needed to get people shelter before night fell.

      Omar Alshakal, a former refugee and founder of Refugees4Refugees, said: “The situation is out of control. We were looking after minors here and the safe place for them was lost in the fire. We lost 30 children. We are looking for them now.”

      Alshakal said the Greek government was making some effort, but the situation was severe. “We now have 12,000 people with no shelter, homeless on the main road. I have been called just now by the army, they want to get food to people and masks, sanitisation.”

      He said he was concerned that the isolation unit for Covid-19 patients was now abandoned. “We had 19 positive cases all in isolation, now they have left the camp. We have the fear they will spread the virus further.”

      The cause of the fire is unclear. Alshakal believes it was started by refugees in protest at conditions.

      The overcrowded camp is known to be a dangerous space, with small fires being lit to cook and no safe distancing between ramshackle tarpaulins used as tents.

      Moira was opened at the height of the refugee crisis in 2015. It was originally intended to hold 3,000 people. The charity MSF has been pushing the Greek authorities to improve conditions at the camp for years.

      Amir, a 19-year-old migrant from Afghanistan who teaches English in the School of Peace in the camp, said: “At about 11 last night I saw people starting fires deliberately. It was refugees who were very, very angry about the situation in this camp. We have been a long time in quarantine, you know we are under a lockdown while there are no such rules or laws for Greek people. It is racist, they are treating people like we are animals. We have needs, but we can’t leave this camp to get medicine or food.”

      He added: “The situation will now be worse for refugees. Our school is completely burned down. We had started to have hope that we could continue our learning but all that is gone now.”

      Aid groups are meeting on Wednesday evening to discuss an urgent response. They want people moved from the roadside immediately.

      Philippa Kempson of the Hope Project, said a government-ordered 3.5-mile (6km) cordon around the camp meant she couldn’t get to her supplies.

      “We have a building full of aid, nappies, water, very near Moria,” she said. “People can’t reach the city, they are out on an exposed road in 32C with children and babies. These people left the camp with what they had. We are 10km away and I had an asthma attack this morning due to the toxic smoke. Everything in there is plastic: the tents, the temporary housing blocks. And fires are still breaking out, the fire helicopter is still overhead.”

      She said the only light in the dark situation was that in two months the camp was due to be completely locked down. “Can you imagine if the fire had started in a couple of months when they had fenced it in with razor wire as they were planning to do? You would have had 12,000 people trapped in an inferno.”

      The UNHCR is working with the authorities to move people to safety. The agency said the authorities have blocked the road to stop uncontrolled movement but that vulnerable groups were being prioritised for shelter across the island and in accommodation in Mytilene, the island’s capital.

      Ylva Johansson, EU commissioner for home affairs, tweeted she had “agreed to finance the immediate transfer and accommodation on the mainland of the remaining 400 unaccompanied children and teenagers. The safety and shelter of all people in Moria is the priority.”

      The police have been approached for comment.


      https://www.theguardian.com/global-development/2020/sep/09/catastrophe-warning-as-thousands-left-homeless-by-lesbos-refugee-camp-f

    • FIRE DESTROYS MUCH OF MORIA CAMP, FOLLOWING FOUR YEARS’ EUROPEAN TOLERANCE OF FATAL RISKS TO MIGRANTS

      In the early hours of this morning, a large fire broke out in Moria Refugee Camp, which has left much of the camp destroyed, and many of the approximately 13, 000 residents displaced.

      This comes a week after the first person tested positive for COVID-19 in the camp, which was immediately followed by the government’s official initiation of works to transform Moria refugee camp to a closed controlled centre. In the days that followed, at least 30 other people have tested positive for COVID-19 – in a camp that is currently at four times’ its stated capacity, where basic preventative measures are a practical impossibility and where there was no functioning COVID-19 isolation clinic.

      The dehumanisation of migrants at the European border and apparent indifference to the impact of this protracted, unsustainable situation on the local population have had repeatedly devastating consequences. Migrants have been consistently confined to overcrowded, insecure and fundamentally inhuman conditions, where fires – often fatal – are a regular occurrence. This was not the first fire in Moria camp; it was not even the first fire in the camp this year. Such fatal risks to – and loss of – migrant lives are instead tolerated as part of the European border regime.

      Following the near destruction of Moria Camp, this morning the Greek government placed the island of Lesvos under a four month state of emergency. The police and army have been on the streets around Moria camp since the fire broke out, and three riot police squads (known as the Units for the Reinstatement of Order) were flown in from Athens this morning. As far as we know, no additional medical capacity or humanitarian aid has been mobilised or provided. The government’s immediate dispatch of security forces, before or without humanitarian assistance, continues their policy of framing migrants as a question of public order – and prioritising their securitisation as opposed to the provision of urgent assistance.

      The Greek authorities’ main priority so far seems to be the prevention of migrants’ access to Mytiline: a police blockade was established next to Kara Tepe camp in the early hours of this morning, to prevent migrants who had fled the fire from reaching the city, and it remains there to this point. Police units have also blocked the main access road to Moria camp. People who had been living in the camp are spread out on the roads around Moria camp, in the surrounding forests, and in the car park of a nearby supermarket. From what migrants have told us, there have been no state provisions – whether of essentials such as food or water, or other necessities such as hygiene facilities – in those locations.

      There has never been an evacuation plan for Moria Camp residents, and when the fire broke out last night, people were left to flee on their own – including those who had been held in the pre-removal detention centre inside Moria Camp (PRO.KE.KA.). Some of those living in the sections for vulnerable people (including unaccompanied children and single women) were woken up by police, but given no instruction of where they could or should go. At present, there remains a profound lack of information regarding the safeguarding or protection response for such groups. When we spoke with vulnerable individuals supported by Legal Centre Lesvos in the early hours of this morning, they were scattered in the forests and roads surrounding the camp, without any state support.

      There is still no official confirmation of casualties, or even hospitalisations.

      Those who have returned to Moria camp this morning have sent photos of the destroyed camp, including the remains of their tents and shelters. Residents have emphasised that the many of the facilities – including toilets and sanitation spaces – have been burnt. The already-inadequate provisions to prevent or slow the spread of COVID-19 among the camp’s population have now been destroyed, and given that over thirty residents of the camp have tested positive for the virus in recent days, a failure to implement a rapid and health-oriented response for displaced residents will no doubt increase the number of cases – and will likely overwhelm the stretched public healthcare system.

      “This fire is a visceral manifestation of European policies, which have for years tolerated the containment of migrants in dangerous, overcrowded and insecure conditions,” said Amelia Cooper, of the Legal Centre Lesvos. “Repeated fatal incidents – including the death of a seven-year-old child in a fire in Moria camp, just six months ago – have not been enough to prompt the evacuation of Moria refugee camp; neither has been the outbreak of a global pandemic, nor the detection of positive cases, nor the Greek government’s instrumentalisation of these facts to impose mass detention on camp residents. Residents of Moria camp, and migrants in hotspots across Europe, are in situations of manufactured and state-sanctioned vulnerability. This fire was not an accident, it was an inevitability.”

      https://legalcentrelesvos.org/2020/09/09/fire-destroys-much-of-moria-camp-following-four-years-european-to

    • Joint statement of 31 NGOs regarding the fire at the Registration and Identification Centre at Moria

      Greece: Transfer Refugees and Asylum seekers to Safety on Mainland

      Respect for Human Rights should Prevail over Use of Force

      Following yesterday’s fire in Moria, on Lesvos, which destroyed the Reception and Identification Centre, 31 civil society organizations call on the Greek Government to immediately provide assistance to people who lost their shelter. Those affected, among them many children and at-risk groups, must be carefully transferred to safety on the mainland.

      The transfer of at-risk groups, including unaccompanied children, pregnant women, people with disabilities, people with medical and mental health conditions, and older people should be prioritized. People who tested positive for Covid-19 should be given safe housing for the quarantine period, healthcare, and hospitalization if necessary.

      Moving people from Lesvos to mainland Greece requires finding urgent solutions to address the fact that many current housing facilities for refugees and asylum seekers are at full capacity. We urge the Greek authorities to work on a coherent plan that maximises all available resources including those from the EU and we renew our call to European leaders to share the responsibility for the reception and support of asylum seekers now more than ever.

      In these difficult times, it is of outmost importance that respect for human rights is at the centre of the response to the fire at Moria, and that authorities do not resort to use of force or inflammatory language, but take appropriate steps to de-escalate any risk of violence.

      ActionAid Hellas

      Amnesty International

      Boat Refugee Foundation

      CRWI Diotima

      ECHO100PLUS

      ELIX

      Equal Rights Beyond Borders

      Fenix - Humanitarian Legal Aid

      Greek Council for Refugees (GCR)

      Hellenic League for Human Rights

      Hellenic Platform for Development (Ελληνική Πλατφόρμα για την Ανάπτυξη)

      Help Refugees

      Hias Greece

      HumanRights360

      Humanitarian Legal Aid

      Human Rights Watch

      International Rescue Committee (IRC)

      INTERSOS Hellas

      Legal Centre Lesvos

      Médecins Sans Frontières

      Melissa

      Network for Children’s Rights

      Omnes

      Refugee Legal Support (RLS)

      Refugee Rights Europe (RRE)

      Refugee Support Aegean (RSA)

      Refugee Trauma Initiative

      Solidarity Now

      Symbiosis-School of Political Studies in Greece

      Terre des hommes Hellas

      The HOME Project

      https://www.gcr.gr/en/news/press-releases-announcements/item/1499-joint-statement-of-31-ngos-regarding-moria-refugee-camp-fire

    • New fire breaks out in Moria camp on Wed evening

      A new large fire broke out at the Reception and Identification Center in Moria early Wednesday evening, just hours after the overcrowded hotspot on the island of Lesvos was largely destroyed by the fire the previous night.

      The fire is reportedly burning in the area of ​​Eleonas, the olive grove, outside the camp, where thousands of people of who do fit in live in tents.

      https://twitter.com/g_christides/status/1303744178053165056

      Media report that the fire started in some of the 200 tents that were not burned down on Tuesday night. Explosion sounds were heard, and they probably came form the cooking devices the refugees used.

      https://twitter.com/th_voulgarakis/status/1303738169729441795

      Hundreds of people among them many families with children, were leaving the area.

      https://twitter.com/g_christides/status/1303737094704070657

      Firefighters have rushed to the scene but the blaze went out of control due to the strong winds.

      https://twitter.com/News247gr/status/1303739366179835906

      STAR TV reported from the spot that the firefighters are now trying to protect the nearby forest.

      Thousands left the camp that hosted 12,800 people.

      It remains unclear whether it is a new fire or a resurgence of the one that already destroyed much of the Moria hotspot the other night.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/09/moria-new-fire-wednesday-evening

    • All people in Moria camp must be evacuated to safety in wake of destructive fire

      Nearly 12,000 men, women and children have been forced to evacuate Moria refugee camp, on the island of Lesbos, Greece, after a fire tore through the camp during the night of 8 September. While the fire is not believed to have caused any deaths, the camp was almost completely burned down, and people are now on the streets, with nowhere to stay. Médecins Sans Frontières (MSF) urges Greek and EU authorities to immediately evacuate people off the island to safety.

      “Our teams saw the fire spread across Moria and rage all night long. The whole place was engulfed in flames, we saw an exodus of people from a burning hell with no direction,” says Marco Sandrone, MSF field coordinator in Lesbos. “Children were scared, and parents are in shock. We are relieved that there seem to be no victims and we are working now to address the immediate needs of the people.”

      All medical services available for the refugees and asylum seekers have been interrupted, including services at the MSF paediatric clinic.

      Almost five years of trapping people in dire conditions has led to tensions and despair. This has only increased over the last five months due to restricted movements in the camp, hastily justified as a public health measure amidst the COVID-19 pandemic. Following the recent confirmation of positive cases of COVID-19 among the camp’s residents, the increasing restrictions on people have made the situation unbearable.

      MSF has been pushing the Greek health and migration authorities to set up an adequate COVID-19 response plan for Moria, that counts on people’s collaboration and which offers dignity to the sick and to those who are infectious.

      “The Greek authorities have failed to put such a response in place, and the EU and other EU member states have disclaimed responsibility and have done close to nothing to resolve this situation,” says Aurelie Ponthieu, MSF Humanitarian Advisor on Displacement. “The years-long orchestration of human suffering and violence produced by European and Greek migration policies are to blame for the fire, and we can only hope that the same system of inhumane containment will not be reborn from the ashes in Moria.”

      MSF calls on the Greek authorities to immediately adopt an emergency response plan and to evacuate all these people to a safe place on the mainland or to other European countries. We are ready to provide the support that is needed during the emergency response.

      https://www.msf.org/refugees-moria-must-be-evacuated-wake-destructive-fire

      #MSF

    • Incendie à Moria - Evacuer MAINTENANT !

      Incendie à Moria - Evacuer MAINTENANT !

      La nuit dernière, un incendie a détruit le camp de réfugié.e.s surpeuplé de Moria. Près de 13 000 personnes vivaient dans le camp dont la capacité officielle n’est que de 2 757 personnes. Suite à ces incendies, aucune évacuation n’a été organisée. Par ailleurs, il n’y a jamais eu de plan d’évacuation pour l’ensemble du camp malgré les dangers et les conditions inhumaines. Au printemps 2020, l’Europe et la Suisse n’ont pas réussi à réaliser l’évacuation des camps et la redistribution des personnes entre les différents États européens, alors que la situation l’exigeait et malgré les mobilisations.

      Le 2 septembre, une première personne a été testée positive au Covid-19 à Moria. Au lieu d’identifier de manière systématique les possibilités d’infection, le camp entier a été mis en quarantaine. Toutes les personnes ont donc été fortement exposées au risque d’infection. La seule réponse a été leur enfermement aux frontières de l’Europe.

      Le 23 juin 2020, plus de 50 000 personnes ont demandé au Conseil fédéral de participer à des opérations d’accueil humanitaire pour évacuer les camps des îles grecques. Le 16 juin 2020, le Conseil national a approuvé la motion visant à accepter des réfugiés de Grèce et les huit plus grandes villes de Suisse ont accepté d’accueillir des réfugié.e.s directement de Grèce. Nous demandons une nouvelle fois au Conseil fédéral, à Karin Keller-Sutter en tant que cheffe du département du DFJP et au SEM d’accueillir les réfugié.e.s de Grèce et de fournir une aide d’urgence immédiate sur le terrain.

      https://www.sosf.ch/fr/sujets/schengen-europe/informations-articles/incendie-a-moria.html?zur=41

    • Thousands Moria refugees on the streets, locals set blockades, new fires

      The situation on the island of Lesvos remain tense on Thursday, with thousands of refugees and asylum-seekers to have spent the night on roadsides, fields and even cemeteries, waiting for aid and a provisional shelter. Led by the Mayor of Mytilene, locals have set blockades to hinder the government from repairing fire damages in the Moria camp or embark the vulnerable among the homeless on a ferry.

      “People that lost their shelters in #MoriaCamp due to the fires are finding shade and temporary resting ground between graves in a Greek orthodox cemetery.” via @daphnetolis.

      At the same time, new fires broke out in the camp also early Thursday afternoon to burn down what was not damage din the last two days.

      While signs hind to an “arson plan,” so far, no perpetrators have been captured, no report by the Fire Service has been issued.

      The government desperate tries to find solutions to the crisis that has emerged on the island but it is extremely difficult without the support by the local authorities and the people.

      Refugees and locals seem to agree on one point: This is “hell on earth” for both sides.

      The island has been declared a state of emergency for four months.

      New fires show “arson plan”

      Fires broke out again inside the camp early Thursday afternoon. According to state news agency amna, the fire broke οut simultaneously in three different points of the hotspot.

      The fires broke in a camp section that was not damaged by the fires on Tuesday and Wednesday, and where refugees were still living.

      The latest fire shows that despite the fact that the government has deployed several squads of police there, there is not policing in the area, which is an arson crime scene, after all, as the government says.

      According to local media stonisi, “the new fires today now prove the existence of an organized arson plan by unknown centers and for reasons currently unknown. A plan that the Police seems to not be able to deal with.”

      Refugees for a second time

      Over 12,000 people spend the second night on the streets, slept next to garbage bins and police buses. Some found no other place to spend the night other than between graves of a cemetery.

      Helpless without shelter and food, after the fire damage, they grabbed their children, helped their elderly, packed whatever they could save and left again for the Unknown and a new nightmare.

      Tear gas against children

      Riot police does not allow the refugees to reach the island capital Mytiline and set blockades at the road to Kara Tepe, where another camp operates.

      In the early morning hours of Thursday, the crowd threw stones at the police forces that responded with tear gas.

      Among the tear gas target are also children that scream in fear.

      https://www.youtube.com/watch?v=xYUwNV-0oJw&feature=emb_logo

      Locals set up blockades

      At the same time, residents and members of local authorities are opposing the government’s attempt to repair the damage in the camp and make it available again for the refugees and asylum seekers.

      Local authorities of East Lesvos had repeatedly called for de-congestion of the camp. They belive that the new situation that emerged after the fire will have them relocate to the mainland.

      They reject any government proposals to have the refugees accommodated in two military camps or in the area surrounding the Moria camp.

      Trucks and other machinery deployed by the municipality hinders the cleaning of Moria by the Armed forces, while the mayor reportedly keeps calling on locals to strengthen the blockades.

      Mayor of Mytilene, Stratis Kytelis has been reiterating that he does not accept the reopening of Moria, the establishment creation of any other accommodation structure, even a temporary one.

      He demands “the immediate refugees’ and migrants’ departure from the island in any way.”

      “We have been insisting for a long time that there should be an immediate and massive de-congestion of the camp. It is not possible for a structure designed for 2,800 people to accommodate 12,000 people,” he repeated.

      406 minors relocated to northern Greece

      With three separate flights, 406 unaccompanied refugee children were transferred from the destroyed Moria center to Thessaloniki over night.

      The children are temporary accommodated in hotels. Some of them will be transferred to other structures and some will be relocated to European countries in accordance with the relevant program.

      Before their departure form Lesvos, all minors were tested for Covid-19. For precautionary reasons, they ill stay in quarantine for 10 days. facilities in which they will be housed will be quarantined for 10 days.

      The flights were organized by the International Organization for Migration, funded by the European Commission and coordinated by the Special Secretariat for Unaccompanied Minors at the Ministry of Migration.

      Gov’t housing plan about to fail

      The ferry donated by the shipping company Blue Star Ferries for the accommodation of some 1,000 vulnerable groups docked at the port of Sigri and not at the port of Mytilene on Thursday morning. Immediately locals called for a blockade of the road.

      The two Navy landing ships for the temporary accommodation of another 1,000 vulnerable people may never come. The Defense ministry has allegedly refused to deploy them amid a Greek standoff with Turkey.

      The government is in an extreme difficult situation and is looking for other solutions.

      The Migration Ministry said in a statement on Thursday that “all the necessary actions for the immediate housing of vulnerable people and families of the Moria hotspot in specially designed areas will be carried out within the day.”, a migration and asylum ministry announcement said on Thursday.

      “The primary concern of the government is the safety of all concerned,” the announcement added, and concluded that “Behavior aiming to blackmail will not be tolerated.”

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/10/moria-greece-refugees-locals-new-fires-housing

    • Incendies à Lesbos : « Nous créons une zone de guerre au milieu de l’Europe »

      #Efi_Latsoudi s’insurge contre le gouvernement grec, la situation dans le camp de Moria étant prévisible selon elle. L’humanitaire appelle à une réaction de la communauté internationale.

      Le camp de Moria, à Lesbos, a été en grande partie détruit par un incendie dans la nuit de mardi à mercredi. Efi Latsoudi, figure de proue de l’aide humanitaire sur l’île et lauréate du prix humanitaire Nansen Refugee Award 2016 du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), craint que la situation des 13 000 candidats à l’asile qui y vivaient se dégrade.
      L’incendie qui ravage Moria était-il prévisible ?

      Il fallait s’y attendre. Politiquement, on se dirigeait vers ça. On opérait sans plan d’action depuis des mois. Le gouvernement grec présente la situation migratoire dans les camps comme une réussite depuis que les chiffres d’arrivées sur les îles sont en baisse. Mais les conditions de vie des migrants sont toujours aussi désastreuses. Elles ne sont que les conséquences des politiques mises en place par Athènes.
      Vous êtes actuellement à Lesbos. Que s’est-il passé hier soir ?

      C’était la guerre. Il y a eu des manifestations de migrants dans le camp en réaction au confinement total, la police a usé de gaz lacrymogène. On s’attendait à de tels mouvements de contestation : voilà six mois que les forces de l’ordre ont enfermé ces gens dans ce camp. C’est de la discrimination ! Pour essayer de protéger les mineurs face aux manifestations, ils ont été placés dans une partie isolée du camp. Et quand le feu s’est déclaré [les causes de l’incendie ne sont pas encore clairement connues, ndlr], personne n’arrivait à les sortir de là. La porte a dû être défoncée pour les évacuer.
      Comment se présente la situation au lendemain du drame ?

      Les migrants sont encerclés par les policiers sur la route qui va de Moria à la ville. Ils sont dehors, sans rien. Les autorités sont en train d’acheminer trois troupes de policiers antiémeutes d’Athènes en bateau. Le ministre a parlé des émeutes, on craint que ces événements le poussent à créer des camps totalement fermés. Il y a aussi beaucoup de réactions de la part des groupes fascistes, qui pensent que Moria est une « bombe sanitaire » [35 cas de Covid-19 ont officiellement été déclarés à Moria, ndlr] alors qu’il y a plus de contaminations au sein de la population locale que chez les migrants. Certains médias enveniment la situation. Nous sommes en train de créer une zone de guerre au milieu de l’Europe.
      Comment imaginez-vous les prochains jours ?

      Tout le monde va envoyer de l’argent et des ressources sans aucune organisation. La situation ne va pas s’améliorer et tout cela ira alimenter la rhétorique des fascistes. Nous ferons au mieux pour aider les migrants. S’il n’y a pas de réaction de la part de la communauté internationale, la population locale et les groupes xénophobes vont nous tomber dessus.

      A lire aussiLesbos, le confinement sans fin

      Le gouvernement ne considère à aucun instant que la situation puisse être le résultat de sa politique. Il a pointé du doigt les ONG internationales : c’est hypocrite. Toute l’organisation des camps comme celui de Moria ne tient que grâce aux humanitaires. Les vrais victimes de ces drames à répétition, ce sont les migrants psychologiquement traumatisés et qui ne se sentent plus humains.

      https://www.liberation.fr/planete/2020/09/09/incendies-a-lesbos-nous-creons-une-zone-de-guerre-au-milieu-de-l-europe_1

    • Four face criminal charges over Moria blaze, two minors to return to Lesvos

      Four Afghan migrants linked to the catastrophic fires that razed the Moria reception center on Lesvos last week were charged on Wednesday with arson and membership of a criminal organization and given until Saturday to prepare their defense before an investigating magistrate.

      Another two Afghans implicated in the same incident, both unaccompanied minors who were transferred to the mainland the day after the first blaze, are to return to Lesvos where they are to face a magistrate on Monday.

      The six suspects were identified on video footage of the fires that circulated on social media.

      Meanwhile most of the 13 suspects detained in connection with a fire that broke out late on Tuesday near a migrant reception center on Samos have been released due to a lack of evidence linking them to the blaze, which was extinguished before it could affect the camp.

      On Wednesday, 20 officers who are to form part of a special police service on Lesvos for a temporary camp that has been set up there arrived on the island. Although the new camp has the capacity to host up to 8,000 people, only around 1,200 had moved in by Wednesday night.

      Thousands of former Moria residents continued to sleep on the streets and in olive groves on Wednesday.

      https://www.ekathimerini.com/257058/article/ekathimerini/news/four-face-criminal-charges-over-moria-blaze-two-minors-to-return-to-le

    • Communique from the Working Group mobilisation on 45th Session of the PPT

      MORIA burns, again. This documented horror in the heart of Europe, has been denounced from its beginning (2015) by dozens of reports from human rights, humanitarian and other non-governmental organisations. Almost 20,000 (at peak last February) and at the time of the fire, 13,000 human beings were parked in a prison of mud, rubbish and violence, behind barbed wire. MORIA is a planned limbo, where refugees are being denied their right to asylum, freedom and dignity, unable to perform even the most basic daily activities, such as sleeping, eating or communicating. It was a place where health care and education were denied to 4,000 children – left without dreams; adolescents whom the abnormal rates of suicide attempts should have been an alert of the level of despair in the camp (MSF); women terrorized by daily rapes, lack of hygiene and rampant violence. Hundreds of testimonies revealing the levels of unbearable “non-life” in MORIA, were kept unheard for years.

      Now the fenced camp, which was about to be closed, has burned to the ground. But how could this construction – the abandonment of human beings reduced to “numbers and bodies” – re-emerge as an island-lager in the heart of 20th Century Europe? How has this apartheid andsuffering as planned management of the “other”, of the “migrant” been accepted and tolerated in the long silence of 5 years? This inhumane “containment” had been erected as a model for migration policies by the European Commission and the EU Member States. MORIA has been the essence of the deterrence model aimed at discouraging the flight of potential asylum seekers from countries at war and to push them back to the ruins, sealed by the EU-Turkey agreement in 2016. It is documented that on Greek islands, the Geneva Convention was being constantly violated on a daily basis. Has it been buried in Lesbos?

      The most disturbing reality of all is that MORIA is not exceptional – but part of a chain of Camps and Hotspots across Europe constructed as sites “without rights” and a systematic planned annihilation of the “other”, psychically destroyed in camps, where they could have even burned alive. The EU borders, as well as the maritime routes have also become sites of death where thousands have drowned. This situation is indicative of the overall policy of necropolitics practiced by the European Union and its member states towards migrant and refugee peoples and is combined with the policy of militarised externalisation of borders. And inside the Fortress Europe – as is graphically shown in this time of COVID-19 – the migrant workers who make up a big part of the “essential workers’ in agriculture, care and domestic work – are also denied fundamental rights, subjected to daily racism and deprived of the conditions to live a decent human life.

      As part of that Europe that still recognizes itself first of all as “human”, and joining all the movements that in these hours are making their voice heard, we, the signatories, who have been witnessing for years the tragic fate of the migrant and refugee peoples, denounce even more the fire of MORIA as a symbolic and highly visible expression of the silent, permanent, planned crime against humanity for which the European Commission the European States are responsible, as highlighted by the Permanent People’s Tribunal sentence (Hearings 2017-2019). The humanitarian interventions of these hours – already minimal in itself – can only appear as a saving face operation. Once again these pronouncements refer to a time without deadlines, and therefore confirm the existing genocidal policy – as the European Commission, and the EU governments, opt for an identity that declares itself exempt from the obligations of the civilization of law. These obligations were meant to be consistent with the ‘never again’ commitment against the extermination camps and had made Europe a place of welcome and an indicator of its own development project.

      We therefore call on the EC and all the European States:

      To urgently evacuate the island and re-locate to safety and dignity the MORIA migrant and refugee peoples.
      To end the criminalisation of migrants and refugees and the criminalisation of solidarity.

      It is Not a Crime to Migrate or to seek Asylum! It is a Human Right!

      September 14, 2020
      The movements & oganisations convening the 45th PPT Migrant & Refugee Session

      https://transnationalmigrantplatform.net/campaigns-advocacy

    • Questions arise as Greece vows to “empty Lesvos of all refugees by Easter”

      Questions arise as Greece’s Citizens Protection Minister has vowed to empty the island of Lesvos of all refugees by Easter.One main question is, of course, that if all 12,000 refugees leave in the next 6 months, why does Greece build a permanent camp on the island, expected to be in operation until 2025 and it looks as if it is going to be “the largest in Greece” if not in the whole European Union? Where will these 12,000 people stay when they leave Lesvos? How about the refugees and asylum-seekers in overcrowded camps on other islands? At the same time, it looks as if the hastily set up temporary camp in Kara Tepe, hastily due to the Moria fires, is violating rules of constructions and other issues.

      In an exclusive interview with UK’s daily The Guardian, Minister Michalis Chrysochoidis said following the fires that destroyed the overcrowded Moria camp last week, that plans would be accelerated to decongest the outpost.
      Minister: Lesvos will be empty of all refugees by Easter”

      “They will all leave,” Citizens protection Minister Michalis Chrysochoidis told UK’s daily the Guardian on Tuesday. “Of the roughly 12,000 refugees here currently, I foresee 6,000 being transferred to the mainland by Christmas and the rest by Easter. The people of this island have gone through a lot. They’ve been very patient.”

      About 70% of asylum seekers on the island were Afghans who would be awarded refugee status and given travel papers, he said. Recognised refugees can move to another EU member state for up to three months using the documents.

      Chrysochoidis, who flew into Lesbos to help oversee relief efforts, welcomed reports that Germany was prepared to take in as many as 1,500 people from Moria.

      “It’s very generous, very brave,” Chrysochoidis said of the goodwill gesture. “All over Europe, countries have their own internal political problems around this issue but I also think they [EU states] can see we are protecting the bloc’s borders, we have greatly minimised flows.”

      On the problem that stranded refugees and asylum-seekers refuse to settle in the new temporary tents camp in Kara Tepe, Chrysochoidis blamed Afghan asylum-seekers and even some NGOs.

      “There are groups of Afghans and I am afraid even some human rights organisations who are encouraging thousands of people not to go in,” said Chrysochoidis.

      “It’s non-negotiable. They will leave the island but they have to go through this new facility and get the requisite legal documents first,” the minister stressed speaking to the Guardian.

      If refugees go, why a permanent refugee camp?

      Of course, in order to have 6,000 refugees relocated to the mainland by Christmas, that is in 3 months, you have to have structures to host them. Where are they? Where are the government plans for them? And where will the remaining 6,000 people go “by Easter”? Most likely, they will also found themselves on the mainland – because so far, the famous “EU solidarity” was never strong enough to take some burden from Greece’s shoulders – and neither will it be, I’m afraid.

      And how about the refugees and asylum-seekers in the overcrowded camps on the islands like Samos and Chios and Kos? Will they be transferred to the new camp on the island where “the people have gone through a lot and have be very patient,” as the Minister said?

      Minister Chrysochoidis and the government is general is proud to have minimized the refugees flows – even though often with questionable means such as “pushbacks” that are illegal.

      So the question that arises is near: If the plan is to have all 12,000 refugees relocated away from Lesvos within the next six months, then why does Greece build a new permanent camp –the largest in the EU! – on the island of Lesvos and thus with the assistance of the European Commission?

      Will the new camp host refugees currently on the other islands and also display Greece’s readiness should an influx turn into a problem again?

      President Ursula von der Leyen said on Wednesday during her speech at the European Palriament speech that “the Commission is now working on a plan, for a joint plan with the Greek authorities for a new camp in Lesvos. We can help with asylum and return procedures and significantly improve conditions for refugees.”

      Permanent camp until 2025

      With two decisions on September 14, the Ministry for Migration and Asylum has secured the amount for the lease of land plots on Lesvos for the permanent camp until 2025.

      According to an exclusive report by local media stonisi, the Ministry uploaded on state website for public expenditures Diavgeia, the amounts needed to be paid for the lease from September 2020 until 31. December 2025. The total price to be paid is 2.9 million euros.

      €142,051 for the lease of the land plots for the operation of the temporary camp in Kara Tepe until 31. December 2020.

      €2,750,000 (550,000 euros per year) for the lease of the same land plots in Kara Tepe from 2021 until 2025.

      According to the exclusive story, the size of the whole area, extending over several hundreds of acres and including the area of ​​the Ministry of National Defense [the firing range where the temporary camp is], shows the new refugee center will be much larger than that of Moria, the largest in Greece and in the whole European Union.”

      The camp will be in direct contact with residential areas and many dozens of businesses, a few hundred meters from the village of Panagiouda, the news website notes.

      Camp set up without necessary approvals

      At he same time, regarding the temporary camp, the Technical Chamber of Northern Aegean region (TEE) denounces “massive arbitrariness” and violations of construction and others laws.

      The Mavrovouni Firing Range (Kara Tepe) for the temporary settlement of refugees and immigrants belong to the Ministry of Defense but not the coastline and the shore lines, the TEE says among others..

      In an announcement, the TEE says that the concession of the area for a camp needed approval by Environmental services, by the Marine Antiquities Authority, the Forest Service and General Staff of the Navy as well as some other departments of the state.

      The TEE raises the issue of the “highest National Security” and of the “defense of the island” that is closed to the Turkish coast.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/16/greece-refugees-lesvos-permanent-camp

    • Greece vows to empty Lesbos of all refugees by Easter after fire

      Exclusive: minister says island ‘has been through a lot’ as he welcomes new German offer.

      The island of Lesbos will be emptied of refugees by next Easter, the Greek government has vowed, as it welcomed Germany’s offer to take in 1,500 people left without shelter.

      Following the devastating fires that destroyed the notoriously overcrowded Moria facility last week, Greece’s top public order official said plans would be accelerated to decongest the outpost.

      “They will all leave,” the civil protection minister, Michalis Chrysochoidis, told the Guardian. “Of the roughly 12,000 refugees here currently, I foresee 6,000 being transferred to the mainland by Christmas and the rest by Easter. The people of this island have gone through a lot. They’ve been very patient.”

      About 70% of asylum seekers on Lesbos were Afghans who would be awarded refugee status and given travel papers, he said. Recognised refugees can move to another EU member state for up to three months using the documents.

      Greek police detained five people on Tuesday in connection with the blazes at the camp, and are searching for one other. No more details were given but from the outset officials have attributed the fires to camp residents pressuring authorities to leave.

      Chrysochoidis, who flew into Lesbos to help oversee relief efforts, welcomed reports that Germany was prepared to take in as many as 1,500 people from Moria.

      The German coalition government on Tuesday agreed to take in a total of 1,553 people from 408 families whose protected status has been confirmed by Greek authorities, Angela Merkel’s spokesperson said.

      Last Friday, Germany said it would take up to 150 out of approximately 400 unaccompanied minors from the camp, where more than 12,000 people were left homeless by the fire in the early hours of 9 September.

      “It’s very generous, very brave,” Chrysochoidis said of the goodwill gesture. “All over Europe, countries have their own internal political problems around this issue but I also think they [EU states] can see we are protecting the bloc’s borders, we have greatly minimised flows.”

      Merkel insisted on Monday any transfer of migrants to Germany would need to go hand-in-hand with a broader European initiative, emphasising her support for Greek plans for a new reception centre on Lesbos.

      Apart from Luxembourg, no other country has so far showed a willingness to partake in a pan-European solution to the crisis in Moria.

      Some countries, such as Austria, have categorically rejected taking in people from the destroyed camp. “If we give in to this pressure now, then we risk making the same mistake we made in 2015,” said chancellor, Sebastian Kurz, referring to Merkel’s decision to take in large numbers of refugees five years ago.

      Germany’s leader faces domestic pressure from two sides on the issue. Members of her own party, the Christian Democratic Union (CDU), have warned that any resettlement programme must be carried out in a way as to avoid chaotic scenes akin to those at the height of the 2015 refugee crisis. “We must not go alone,” said CDU delegate Mathias Middelberg.

      From the other side, Merkel faces calls from her coalition partner, the centre-left Social Democratic party (SPD), and a number of federal states and city mayors across Germany for Europe’s largest economy to step up its humanitarian efforts.

      The leadership of the SPD, which will need to approve Merkel and Seehofer’s decision, has pressured its senior coalition to take in more than 5,000 people to alleviate the situation in Greece.

      German calls for resettlement schemes have until now also faced resistance from Greece, where prime minister, Kyriakos Mitsotakis, accused some residents of Moria for trying to blackmail his government by deliberately setting the fires that destroyed their camp.

      Chrysochoidis insisted it was crucial Moria’s erstwhile occupants move into a temporary camp, close to Mytilene, the island’s port capital, that the government, with the aid of the army had rushed to build. Opposition is such that seven days after the first blaze, only 1,000 had so far agreed to enter the new facility.

      Athens’ centre-right government has enlisted NGOs and distributed multi-lingual notices in a bid to encourage relocation, saying the new site provides a safe place for asylum seekers to complete applications. Many have denounced the facility as “a new Moria, another prison.”

      As tensions mounted, the Greek migration minister Notis Mitarachi alluded to the possible use of force if the displaced migrants refused to go voluntarily.

      Nine riot police units and water cannon have been dispatched to the island. “If this is not possible through discussion, then the police will have to be used,” he told Mega TV. “It is their obligation to move to the new site,” he said acknowledging for the first time that families would likely spend the winter in tents.

      The Greek government has pledged to build a new structure on the island that will be co-managed by EU agencies but says construction of the camp in a place that has yet to be decided will require at least six months.

      Concerns over Covid-19 – more than 21 asylum seekers since the fires have tested positive for the virus in addition to 35 who were diagnosed with it before – have made resettlement even more pressing.

      Close to 12,500 men, women and children have been living out in the open, often in makeshift tents of tarps and bamboo reeds. Some 406 lone migrant children, also in the camp, were flown to the mainland immediately before continuing on to European states that have agreed to accept them.

      “There are groups of Afghans and I am afraid even some human rights organisations who are encouraging thousands of people not to go in,” said Chrysochoidis, who is seen as the face of the centre-right government’s tough public order policies. “It’s non-negotiable. They will leave the island but they have to go through this new facility and get the requisite legal documents first.”

      Efforts will be launched in the coming days to clear the charred remains of what had once been Europe’s largest refugee camp. Designed to host no more than 3,000, Moria accommodated almost 10 times that number at its height and was regularly condemned by aid groups for its deplorable conditions.

      “It was a camp of shame,” the politician admitted, denying that the government was also forcibly pushing back other refugees who were trying to get to Greece . “Now it belongs to history. It will be cleared up and replaced by olive groves.”

      https://www.theguardian.com/world/2020/sep/15/after-fire-greece-vows-to-empty-lesbos-of-all-refugees-by-easter

    • Six arrested over Lesvos camp blaze

      Greek police have detained six migrants over a fire that razed the Moria refugee camp to the ground, the government said on Tuesday, as thousands of displaced people refused to move to a new facility and demanded to leave Lesbos island.

      More than 12,000 people, mostly refugees from Afghanistan, Africa and Syria, were left without shelter, proper sanitation or access to food and water after a fire tore through the overcrowded Moria migrant camp last Wednesday.

      Greek authorities believe the fire was deliberately lit by camp occupants after quarantine measures were imposed following the discovery of COVID cases on the site, but the incident has put the migrant issue firmly back on the European agenda.

      Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis repeated a call for more help from the European Union, which has struggled to find a unified approach to the migrant crisis at its borders, saying it was time for “tangible solidarity” from Europe.

      European Council President Charles Michel who visited Lesbos said the challenge was European not just Greek and urged for more commitment by EU members for a new migration policy to be effective.

      “This is difficult, a very complex situation, but on behalf of the European Union, I would want to say that I refuse to paper over this migration challenge. This is a common European challenge,” Michel said.

      Government officials in Berlin said Germany could take in up to 1,500 people stranded by the fire, in addition to 100-150 Berlin has already agreed to take in. But a wider solution has remained elusive.

      Mitsotakis said a permanent new reception facility would be built on Lesbos with EU support and that the notoriously overcrowded and squalid Moria camp “belongs to the past”.

      On the ground in Lesbos, however, thousands, including children, were still sleeping rough a week after the blaze.

      Officials were struggling to overcome resistance from migrants hoping to be allowed to leave the island who fear that life in temporary shelters being erected would be no better than the conditions they endured in Moria.

      Migrants wearing masks as a precaution against the coronavirus queued outside the camp gates to receive water, food and blankets from aid workers. The task was complicated by the need for COVID-19 tests, with at least 25 positive cases found among the displaced.

      “The big concern is that even though many thousands of places are available and will continue to be expanded, there are still less than 1,000 that have been occupied,” said Luciano Calestini, head of the Greece office of the United Nations childrens organisation UNICEF.

      Only a few hundred migrants, mainly unaccompanied minors, have been moved off Lesbos. Greek officials have said there will be no mass transfers and all asylum seekers will have to go into the new shelter.

      https://www.ekathimerini.com/257005/article/ekathimerini/news/six-arrested-over-lesvos-camp-blaze

      #arrestation

    • Reportage : une semaine après l’incendie de Moria, les migrants vivent toujours dans l’enfer de la rue

      Depuis une semaine, les quelque 13 000 personnes qui ont fui les incendies du camp de Moria, sur l’île de Lesbos, dorment à la rue. Au bord de la route de Mytilène, elles n’ont ni eau, ni nourriture, ni couverture.

      Il est environ 15h, le soleil écrase de toutes ses forces le camp qui s’est formé le long de la route qui mène de Moria à Mytilène, sur l’île grecque de Lesbos. Soudainement, des centaines de personnes cessent leurs activités, quittent leur abri et forment, en l’espace de quelques secondes, une queue qui s’étend à perte de vue. Au bout de la file, des bénévoles d’un collectif d’ONG débutent une distribution de nourriture.

      Treize mille repas vont être servis. Il risque de ne pas y en avoir pour tout le monde. « Les distributions n’ont lieu qu’une fois par jour et pour avoir à manger, il faut être costaud. Il y a un problème d’organisation », déplore Michaël, originaire de République démocratique du Congo (RDC).

      Lundi 14 septembre, sur la route de Mytilène, les migrants ont faim depuis près d’une semaine. Lorsque les résidents de Moria ont fui les flammes qui ont dévoré le camp dans la nuit du 8 au 9 septembre et qu’ils ont été bloqués par la police sur cette route, certains ont pu acheter de quoi manger au grand magasin Lidl, en bord de mer.

      Mais les policiers ont rapidement exigé du gérant qu’il tire le rideau. Les stations services ont fermé, elles aussi, ainsi que tous les autres commerces le long de cette route qui mène au centre-ville de Mytilène.

      Pour se nourrir, certains rescapés de Moria demandent à d’autres migrants qui vivent dans Mytilène de leur acheter de la nourriture et de la leur apporter au camp informel qui a vu le jour. D’autres ont réussi à sauver des flammes quelques aliments qu’ils avaient achetés à Moria, souvent des paquets de pâtes.

      Gertrude et Naomi préparent un plat de légumes dans une grande marmite posée sur un feu. Ces deux Congolaises ont tenté quelques fois de récupérer de la nourriture lors des distributions mais être servi relève du combat. « Pour avoir de la nourriture, il faut se bagarrer », affirme Naomi.
      « Aidez-nous ! »

      Assises sur une grande couverture grise flanquée du logo du HCR, deux jeunes Afghanes qui s’appellent toutes les deux Zahra donnent le biberon à leurs bébés de 5 et 7 mois. « On a ramené le lait de Moria », explique l’une d’elles, en brandissant un petit sac en plastique à moitié rempli de lait en poudre.

      Les deux jeunes mères manquent de nourriture et d’eau ainsi que de vêtements pour leurs enfants. C’est ce que dit aussi une autre jeune Afghane en montrant le foulard dans lequel elle a dû emmailloter sa fille de quelques mois. « Aidez-nous ! », supplie-t-elle.

      Le seul point d’eau du camp improvisé se trouve à quelques dizaines de mètres de là et n’a rien d’officiel. Dans une rue qui remonte vers les oliveraies, les tuyaux destinés à l’irrigation ont été percés. Autour de chaque trou, plusieurs personnes se pressent pour remplir des bouteilles vides, laver un vêtement ou se rincer le visage. L’eau ruisselle en permanence dans la petite rue en pente et charrie des ordures.

      Couvertures et sacs de couchage sont également très recherchés sur le camp car les nuits sont déjà fraîches. Michaël n’a que son sweat-shirt bleu pour dormir. Le Congolais guette la route car il a entendu dire que des bénévoles distribuaient quelques sacs de couchage dans le camp. Mais tellement de personnes en manquent qu’il n’y en a sûrement déjà plus. Cependant, « ce qui nous préoccupe le plus c’est de ne pas pouvoir se doucher et aller aux toilettes », explique Michaël.

      Le seul moyen de se laver, c’est d’aller dans la mer. La plage n’est qu’à quelques minutes de marche du parking Lidl. Michaël aimerait aller se laver mais il n’a pas de savon.
      Un tiers d’enfants

      Cet après-midi, des dizaines d’enfants jouent dans la mer. La chaleur étouffante a aussi poussé quelques adultes à se mettre à l’eau.

      Azim shampouine énergiquement la tête de son fils Moustapha, 3 ans, pendant que sa fille Rokhoya rayonne de bonheur en barbotant autour de lui. Après cinq mois de confinement dans le camp de Moria, c’est la première fois qu’ils peuvent approcher la mer.

      Le camp compte plus de 4 000 enfants, selon l’Unicef, soit un tiers des migrants de Lesbos. À la nuit tombée, quand les bruits des machines de chantier qui construisent le camp provisoire sur un terrain militaire en bord de mer se taisent, on n’entend plus que les cris des enfants qui jouent. Le parking du Lidl prend des airs de cour de récréation.

      Les parents s’inquiètent de voir leurs enfants ne pas aller à l’école. La vie dans les conditions indignes du camp de Moria, puis au bord de cette route, pourrait aussi avoir des conséquences psychologiques à long terme sur ces enfants, met en garde Dimitra Chasioti, psychologue pour Médecins sans frontières (MSF).

      L’environnement dans lequel ils ont grandi pourrait affecter « la manière dont ils gèrent les difficultés mais aussi leurs interactions avec les autres », décrit-elle devant la clinique mobile installée par l’ONG à deux pas des tentes.

      Parmi les adultes, c’est l’angoisse de ne pas avoir d’information sur leur avenir – et notamment sur le nouveau camp provisoire en construction - qui est le plus difficile à gérer.

      Dimanche matin, Notis Mitarachi, le ministre grec de la Migration a déclaré que « tous les demandeurs d’asile y seraient transférés ». Selon son ministère, quelque 800 exilés sont désormais logés dans ce camp temporaire, fermé à la presse. L’AFP a recueilli des témoignages de personnes à l’intérieur qui ont affirmé n’avoir ni douche, ni matelas.

      Naomi semble aussi terrifiée à l’idée d’aller dans ce nouveau camp que de rester à la rue. Cette mère d’une fille de 5 ans et d’un garçon de 7 mois interroge : « Comment est le camp là-bas ? Est-ce que nous devrions y aller ? »

      https://www.infomigrants.net/fr/post/27269/reportage-une-semaine-apres-l-incendie-de-moria-les-migrants-vivent-to

    • Une intervention intéressante sur Lesbos de la présidente de la Commission européenne ainsi que de la chancelière allemande en réponse aux journalistes lors d’une conférence de presse portant initialement sur un sommet UE-Chine...il faut vraiment faire du suivi sur tout pour avoir les informations ! 😉

      La chancelière a eu une parole que je trouve politiquement extrêmement forte en disant la chose suivante : « la #concentration des nombres n’est pas la bonne approche ». Ce qui est remarquable c’est qu’elle a parlé en allemand, et qu’elle a utilisé le mot « #Konzentration » ("Ich glaube, dass die Konzentration auf einer Zahl der falsche Ansatz ist"). Cette phrase porte en elle quelque chose de très fort que Migreurop dénonce depuis sa fondation, l’#encampement, la stratégie des #nasses. Ce genre de #terminologie reste, en allemand, évidemment très délicat vu l’usage du terme par le régime nazi, et je doute fort que l’on puisse imaginer la chancelière d’avoir omis cet élément l’espace d’un instant. Je pencherais plutôt pour une remarque volontaire, appelant les choses par leur nom. Nos ami.es allemand.es sur cette liste auront peut-être une autre lecture, je serais heureuse de les lire à ce sujet.

      Cela n’empêchera, en suite de cette intervention, ni la chancelière, ni la présidente de la Commission européenne, de justifier de la création à venir d’un « #centre_d'accueil_européen » géré par les agences européennes et les autorités grecques en lieu et place des #hotspots actuels en Grèce (un « projet pilote » selon Van der Layen)...Ce qui finalement correspondait au plan initial comme le dénonce Migreurop depuis le départ.

      Vidéo à partir de la minute 25 et 50 secondes (question du journaliste) : prise de parole #Merkel puis #Van_der_Layen. tout est doublé en anglais
      https://www.euronews.com/2020/09/14/watch-live-eu-chiefs-update-on-summit-with-china

      Message de Marie Martin reçu via la mailing-list Migreurop, le 15.09.2020

      #Angela_Merkel

    • For many migrants, the dream of freedom ends in Lesbos

      After the devastating fires in the Moria migrant camp on Lesbos, Muhammad spent days on a sealed-off section of road with thousands of others. His most fervent wish is to leave the island, as DW’s Max Zander reports.

      “We had some hope, but we have lost it. We thought the government would take us to Athens now,” says Muhammad Sator Massi. Muhammad, who is 19, is sitting alone on a curb in the blazing sun, looking down at the ground in resignation.

      Near him, Greek garbage collectors are at work, loading one blue garbage bag after the other onto their truck with a crane. Today, they have started getting rid of the traces left by the past week. The road leading from Lesbos’ capital, Mytilene, past the Moria migrant camp is littered with plastic bottles, packaging and the remnants of temporary shelters. The bushes at the side are full of rubbish. Even though the sea is just a few steps away, there is a terrible stench.

      Muhammad has fled from Afghanistan with his aunt and uncle and their six children. They have already been on Lesbos for nine months. He says that it has been a terrible time that has left deep marks on him. After the fires last week, he set off for the capital with the other camp residents. Police stopped them and sealed off the section of road they were on. Muhammad and his family were among those forced to sleep in the open air, some on cardboard cartons on the bare ground.

      They spent more than a week under these conditions, then the police began clearing the improvised camp bit by bit. This morning, they arrived at Muhammad’s tent. The family was eating at the time, he says. A police officer threw their belongings all over the place and yelled at them, then began demolishing their shelter, Muhammad says.

      Doubtful about conditions in the new camp

      Now there is a new camp, called Kara Tepe. “They are forcing us to go there. We don’t have a choice. I don’t think it will be better than Moria; it will just be a repeat,” says Muhammad.

      Like most people here, he is afraid that the conditions there will be just as unbearable or even more so than in Moria: thousands of people in a confined space without enough toilets and showers, too little to eat, barely any medical care and violence every night.

      A spokesman for the Greek Migration Ministry insists that the conditions in the new camp are good, with toilets, running water and electricity. And he says its capacities are being expanded.

      But people who are already in the camp have reported the opposite, saying that there are far too few toilets, meals just once a day and no mattresses or blankets in the big white tents provided by the UNHCR and the Red Cross. Many are also worried because the camp, set up in haste on a former army drill ground, is likely to be situated on soil full of toxic substances and munitions. While it was being constructed, soldiers with metal detectors could be seen searching the area around the tents. But the Migration Ministry spokesman declares that “everything is safe.”

      For refugees like Muhammad, the biggest problem is the uncertainty about whether they will be allowed to leave the camp later. Greek officials have announced that it is initially to be put under quarantine, after more than 200 cases of coronavirus infection were recorded in the past few days. After two weeks, residents will be allowed to leave the camp during the day, they say. But that is not certain, and Muhammad and others are worried.

      “We came here looking for protection. We aren’t prisoners. I have been on Lesbos, in Moria, for a year. I can’t bear it any longer,” he says.

      Lost time

      Muhammad slowly gets up, because he wants to go down the road to his aunt’s family and register in the new camp with them. He seems tired and worn out. The road around him is almost deserted. Apart from the Greek garbage collectors, only a few people occasionally come by: a family from Afghanistan laden with plastic bags, a young man from Congo carrying an old, dirty tent. Muhammad sets off in the same direction and walks slowly toward the new camp.

      He is smoking a cigarette. “I never used to do that; I was sporty and kept away from people who smoke. But now it calms me down,” he says.

      He says he has changed a lot in the time here and that he is mentally exhausted. “We are losing a part of our lives here. It doesn’t feel as if we are alive,” he says while going past a police bus.

      In Afghanistan, he was well-off financially, he says. His father is a member of the provincial council in Wardak province and owns a water company. His family had money but no security. One day, Muhammad recounts, he was on his way home from school when he was stopped by some men in a car. They said they were friends of his father and asked him to get in. When he refused, they tried to drag him into the car, but he was able to pull free and run away. “When you go to school, you don’t know if you will come home alive,” he says.

      He decided to flee to Europe with his aunt. But he has given up hopes of starting a new life here, perhaps in Germany. He wanted to learn the language, study medicine and play football, his great passion.

      Rather be deported than be a prisoner

      By now, Muhammad has arrived at the new camp. Next to the road, there are groups, mostly of men, sitting and waiting in the shade of low bushes. For the moment, only families are being allowed to join the queue before the entrance. They are standing tightly packed. The police, equipped with protective clothing and masks, keep at a distance. Each person is registered and given a coronavirus test.

      Muhammad said earlier on that he would rather be deported back to Afghanistan and die there than go to this prison. But now he has no choice. He sees his aunt standing at the front of the queue. Slowly, his head bowed, Muhammad pushes his way past the other families and disappears in the crowd.

      https://www.dw.com/en/for-many-migrants-the-dream-of-freedom-ends-in-lesbos/a-54989158?maca=en-rss_top_news-13961-xml-mrss

  • Hurricanes and Wildfires Are Compounding #COVID-19 Risks - Scientific American
    https://theconversation.com/hurricanes-and-wildfires-are-colliding-with-the-covid-19-pandemic-a

    During the three days before Hurricane Harvey hit, the number of grocery store and gas station visits in the Houston area increased by 50% to 100%. People didn’t think twice about running to the store.

    As Hurricane Laura headed for the Louisiana and Texas coasts, residents were in very a different situation. The rise of COVID-19 illnesses and deaths across the South during the summer meant people were encouraged to self-quarantine and limit their social contact to prevent transmitting the coronavirus. They could still wear masks in stores, but keeping the recommended six feet apart gets harder when stores get crowded. It means spending more time waiting with others in lines and jostling in the aisles. Research shows that both the amount of virus and the amount of time a person is exposed to it have an impact on whether they get infected and how severely.

    An even more onerous complication – for both authorities and residents – is evacuation.

    The decision to evacuate in the face of even a single hazard, whether a wildfire or a hurricane, is difficult.

    Sheltering in place can mean life-threatening conditions, prolonged power outages and disrupted access to critical facilities. Evacuating means leaving behind one’s house and possibly animals to an uncertain fate.

    That’s complicated further when an emergency shelter is the best choice, but staying in one can mean a higher risk of being exposed to someone infected with the coronavirus.

    #ouragans #feux_de_forets

  • Heute wurden Menschen in #Moria von einem rechten Mob mit Steinen beworfen.
    Jetzt hat der Mob ein Feuer gelegt, weil er offenbar die 14.000 Geflüchteten im Camp verbrennen will. Völliger Wahnsinn schon wieder und kaum jemand kriegts mit. #LeaveNoOneBehind

    #Moria #hotspots #feu #Grèce #Lesbos #incendie #camp_de_réfugiés #extrême_droite #réfugiés #asile #migrations

    –—

    Ajouté à la métaliste sur les incendies dans les camps de réfugiés en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

  • « طهران » : آخر حيل اسرائيل « في حربها الناعمة » على ايران
    https://al-akhbar.com/Media_Tv/291913

    Tiens ! Encore un habile feuilleton de propagande israélienne !

    https://fr.timesofisrael.com/la-nouvelle-serie-israelienne-teheran-sera-diffusee-sur-apple-tv
    Apple TV+ a acheté les droits de « Téhéran », une série israélienne se déroulant dans la capitale iranienne, co-créé par Moshe Zonder, un scénariste de la série à succès de Netflix « Fauda ».

    La vente, qui se serait élevée à plusieurs millions de dollars, a été négociée par Cineflix Rights et Paperplane Productions, ainsi que par les producteurs de la série, Dana Eden et Shula Spiegel. Dana Eden, co-créatrice de la série, et Shula Spiegel ont déclaré qu’Apple avait déjà commandé trois saisons.

    « Téhéran » se concentre sur l’histoire de Tamar Rabinayan, incarnée par l’actrice israélienne Niv Sultan, une jeune hackeuse douée travaillant pour une unité de renseignement israélienne. Elle est appelée à rejoindre le Mossad et envoyée en mission périlleuse en Iran, où elle reçoit l’ordre de pirater un réacteur nucléaire.

    Lorsque sa mission ambitieuse échoue, Tamar Rabinayan est coincée sur la terre de son enfance, où elle découvre ses racines locales et se lie d’amitié avec les militants pro-démocratie locaux.

    « ‘Téhéran’ vise à jeter une nouvelle lumière sur le conflit israélo-iranien et à engager des luttes universelles autour de l’immigration, de l’identité et du patriotisme pour examiner s’il est possible de se libérer de ces contraintes », avait expliqué Moshe Zonder à Deadline l’année dernière.

    #israël #iran #feuilletons_poison

  • #Grèce : Ils ont mis le #feu à un #hôtel qui hébergerait des réfugiés à #Pella.

    De graves incidents se sont produits à #Arnissa à Pella (nord de la Grèce) à l’occasion de tentatives d’accueil de réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, dans des hôtels de la région.
    Selon omniatv.com, la tension a commencé dans l’après-midi dans le village de #Panagitsa où des habitants d’#extrême_droite de la région, soutenus par des personnes aux vues similaires qui se sont précipités de Skydra et #Ptolemaida, ont mis en place des #barricades pour bloquer l’accès à l’hôtel – en présence des forces de police. Les autocars transportant les réfugiés sont partis en direction d’Arnissa et de l’hôtel « #Agnanti ».
    Après de nombreux messages sur les réseaux sociaux et des sites locaux parlant de « Pakistanais », de « Colonisation » et d’ « Immigrés clandestins qui apportent le coronavirus », ainsi que les publications incendiaires du maire de Pella, l’extrême droite s’est rassemblée devant l’hôtel « Agnanti » empêchant une fois de plus l’installation de réfugiés qui avaient déjà passé 2 nuits dans les autocars.
    Par la suite, une partie des personnes rassemblées a fait irruption dans l’hôtel, a mis le feu à des chambres et a fait sortir des meubles à l’extérieur où ils ont également mis le feu. Les forces de police n’ont pris aucune mesure autre que de faire venir à la police le président de la communauté, qui a été libéré peu après.

    Source (en grec) : https://tvxs.gr/news/ellada/ebalan-fotia-se-ksenodoxeio-poy-tha-filoksenoyse-prosfyges-stin-pella
    #hôtel_Agnanti

    Message reçu de Eirini Markidi via la mailing-list Migreurop, le 06.05.2020

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    Έβαλαν φωτιά σε ξενοδοχείο που θα φιλοξενούσε πρόσφυγες στην Πέλλα

    Σοβαρά επεισόδια σημειώθηκαν στην Άρνισσα Πέλλας με αφορμή τις προσπάθειες εγκατάστασης προσφύγων, ως επί το πλείστον γυναικών και παιδιών, σε ξενοδοχεία της περιοχής.

    Σύμφωνα με το omniatv.com, η ένταση ξεκίνησε το απόγευμα στο χωριό Παναγίτσα Πέλλας όπου ακροδεξιοί κάτοικοι της περιοχής υποστηριζόμενοι από ομοϊδεάτες τους που έσπευσαν από τη Σκύδρα και την Πτολεμαϊδα, έστησαν οδοφράγματα προκειμένου να εμποδίσουν την πρόσβαση στο ξενοδοχείο. Με τις αστυνομικές δυνάμεις στο σημείο απλά να παρακολουθούν, τα πούλμαν που μετέφεραν τους πρόσφυγες αποχώρησαν με κατεύθυνση την Άρνισσα Πέλλας και το ξενοδοχείο « Αγνάντι ».

    Μετά από πλήθος ψευδών δημοσιευμάτων σε κοινωνικά δίκτυα και τοπικές ιστοσελίδες για « Πακιστανούς », « Εποικισμό »και « Λαθρομετανάστες που φέρνουν τον κορονοϊό » καθώς και τις εμπρηστικές δημοσιεύσεις του δημάρχου Πέλλας Δημήτρη Γιάννου, ακροδεξιοί συγκεντρώθηκαν έξω από το ξενοδοχείο « Αγνάντι » εμποδίζοντας για άλλη μια φορά την εγκατάσταση των προσφύγων οι οποίοι είχαν ήδη περάσει 2 νύχτες στα πούλμαν.

    Στη συνέχεια κάποιοι από τους συγκεντρωμένους εισέβαλαν στο ξενοδοχείο, έβαλαν φωτιά σε δωμάτια ενώ έβγαλαν μέρος των επίπλων έξω από το χώρο του ξενοδοχείου στα οποία επίσης έβαλαν φωτιά. Οι αστυνομικές δυνάμεις δεν προέβησαν σε καμία άλλη ενέργεια εκτός από την προσαγωγή του προέδρου της κοινότητας Νίκου Παπαγιαννίδη, ο οποίος αφέθηκε ελεύθερος λίγο αργότερα.

    https://tvxs.gr/news/ellada/ebalan-fotia-se-ksenodoxeio-poy-tha-filoksenoyse-prosfyges-stin-pella

    Commentaire de Vicky Skoumbi, via la mailing-list Migreurop, le 07.05.2020 :

    L’incident à Pella est un acte criminel perpétré pour terroriser les hôteliers qui seraient disposés de louer au HCR ou au Ministère des chambres pour y héberger des réfugiés. Qui plus est cet acte criminel a eu lieu sous les yeux complices de la police.

    –—

    Ajouté à cette métaliste sur les incendies de camps de réfugiés en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Ρατσιστικό όνειδος κατά γυναικόπαιδων με θεατές αστυνομικούς

      Ρεσιτάλ μισαλλοδοξίας και ρατσισμού στήθηκε για δύο ολόκληρες μέρες στον νομό Πέλλας και ειδικότερα στην Παναγίτσα και την Αρνισσα, με λιντσαρίσματα πολιτών και δημοσιογράφων, εμπρησμούς και απόπειρες εμπρησμού σε ξενώνες που επρόκειτο να φιλοξενήσουν πρόσφυγες και μετανάστες.

      Μεταφερόμενοι ακροδεξιοί από την Πτολεμαΐδα, « άνεργοι » πρωταγωνιστές των συλλαλητηρίων για το Μακεδονικό, « άστεγοι » πολιτικά πρώην χρυσαυγίτες αφέθηκαν πλήρως ανενόχλητοι από τις αστυνομικές αρχές να μετατρέψουν την περιοχή σε σκηνικό για την ταινία « Ο Μισισιπής φλέγεται ».

      Κι όλα αυτά παρόντων του δημάρχου Εδεσσας και ανώτατων αξιωματικών της αστυνομίας ! Για 48 ώρες οι αρχές ανέχτηκαν το σκηνικό ντροπής με περίπου 50 γυναίκες και παιδιά που βρίσκονταν σε δύο λεωφορεία να γυρνούν στους δρόμους και τα παραδρόμια του νομού πριν μεταφερθούν σε άγνωστο εν τέλει σημείο.

      Τα γεγονότα είναι η πιο τρανταχτή επιβράβευση της επίσημης πολιτείας σε ρατσιστικές πρακτικές από τότε που είχαμε τις αντιδράσεις στα Βρασνά Θεσσαλονίκης τον Οκτώβριο του 2019. Η ανερμάτιστη κυβερνητική πολιτική στο προσφυγικό είχε δύο « συνηγόρους » : τους « κρυφούς » πληροφοριοδότες, οι οποίοι δεν μπορεί να είναι άλλοι από ανθρώπους του υπουργείου Μεταναστευτικής Πολιτικής ή αστυνομικούς οι οποίοι ενημερώνουν τις συμμορίες των ακροδεξιών για τα δρομολόγια των λεωφορείων, και σε ό,τι αφορά την Πέλλα, τον δήμαρχο Εδεσσας Δημήτρη Γιάννου.

      Πριν από τα επεισόδια, βράδυ Κυριακής, στην Παναγίτσα –χωριό Πόντιων προσφύγων– ο κ. Γιάννου έκανε γνωστό στο facebook ότι « την ώρα που εμείς παλεύουμε με όλα τα μέσα που διαθέτουμε να δημιουργήσουμε συνθήκες ασφάλειας για τους πολίτες και λειτουργούμε κάτω από αντίξοες συνθήκες λόγω κορονοϊού, κάποιοι αποφάσισαν να φέρουν μετανάστες σε ξενοδοχείο στην Παναγίτσα ». Κι ακόμη ότι « ως δήμαρχος Εδεσσας έχω τη στοιχειώδη απαίτηση να πληροφορούμαι από τους αρμόδιους όταν πρόκειται να γίνει μεταφορά μεταναστών στην περιοχή μας και όχι από τρίτους και ανεπίσημα ».

      Δυστυχώς ο δήμαρχος δεν διευκρίνιζε ποιοι είναι οι « κάποιοι » που αποφάσιζαν και κυρίως ποιοι τον ενημέρωναν « ανεπίσημα ». Και σαν να σχολίαζε τον εαυτό του διευκρίνιζε πως « δεν υπάρχει καμία δόση ρατσισμού σε αυτά που λέω » ! Τον ρατσισμό ανέλαβαν χωρίς παρωπίδες και μάσκες γνωστοί ακροδεξιοί στα κοινωνικά μέσα δικτύωσης με τη γνωστή εμετική ρητορική περί των « λαθρό που εποικίζουν τη χώρα ».

      Και το βράδυ, γνωρίζοντας ακόμη και την ώρα άφιξης των λεωφορείων, είχαμε την πρώτη « αυθόρμητη » αντίδραση στην Παναγίτσα, στο… πλαίσιο της οποίας προκλήθηκε και πυρκαγιά μικρής έκτασης στον ξενώνα που επρόκειτο να φιλοξενήσει τους μετανάστες, η οποία δεν επεκτάθηκε καθώς κατασβέστηκε αμέσως από τον ιδιοκτήτη του.

      Η τοπική ενημερωτική ιστοσελίδα karatzova.com ήθελε στο χωριό να βρίσκονται « ισχυρή αστυνομική δύναμη από τη Διεύθυνση Αστυνομίας Πέλλας, με παρόντα –όλη τη νύχτα– τον διευθυντή Πέτρο Περδικάτση, ενώ στη διαμαρτυρία των κατοίκων παρών ήταν και ο δήμαρχος Εδεσσας Δημήτρης Γιάννου, με τον αντιδήμαρχο Βεγορίτιδας Σωτήρη Μούκα ». Τόση δύναμη, τόσοι επίσημοι, αλλά οι μωρομάνες μέσα στα δύο λεωφορεία διανυκτέρευσαν στον δρόμο.

      Η νέα απόπειρα να στεγαστούν σε μονάδα της γειτονικής Αρνισσας στέφθηκε κι αυτή με αποτυχία. Στην Αρνισσα μάλιστα –ξημερώματα Τρίτης– η αντίδραση περίπου 200 κατοίκων που συνεπικουρούνταν και πάλι από πολλούς « αγνώστους » στην περιοχή οδήγησε σε ξυλοδαρμό του ιδιοκτήτη της ξενοδοχειακής μονάδας –γνωστού επιχειρηματία της περιοχής, με ξενοδοχειακή μονάδα και στον Αγιο Αθανάσιο στο Καϊμακτσαλάν– και ενός δημοσιογράφου που κατέγραφε τα γεγονότα, του οποίου έσπασαν τη μηχανή λήψης. Και οι δύο κατέθεσαν, σύμφωνα με πληροφορίες της « Εφ.Συν. », μήνυση κατ’ αγνώστων.

      Κάτοικοι είχαν ανάψει φωτιές στους δρόμους εισόδου στην Αρνισσα, κάποιοι χτυπούσαν τις καμπάνες κι έπεφταν πυροβολισμοί στον αέρα. Εξω από το χωριό δύο κλούβες των ΜΑΤ έμειναν αμέτοχες. Παρόντες και πάλι « ο γενικός αστυνομικός δ/ντής Περιφέρειας Κεντρικής Μακεδονίας, ο δ/ντής της Αστυνομικής Δ/νσης Πέλλας, ο δήμαρχος Εδεσσας ».

      Οι συγκεντρωμένοι έβαλαν φωτιά σε έναν χώρο του ξενοδοχείου, έβγαλαν έπιπλα και τα παρέδωσαν κι αυτά στις φλόγες.

      Πληροφορίες ήθελαν τα δύο λεωφορεία με πρόσφυγες να κατευθύνθηκαν τελικά σε ξενοδοχείο της Θεσσαλονίκης κοντά στην Αγχίαλο. Χθες έγινε γνωστό ότι συντάσσεται δικογραφία για τα επεισόδια σε Παναγίτσα και Αρνισσα από το Τμήμα Ασφάλειας Εδεσσας.

      Ο δήμαρχος Εδεσσας Δημήτρης Γιάννου, μιλώντας στο ΑΠΕ-ΜΠΕ, αρκέστηκε να καταδικάσει τους βανδαλισμούς, σημειώνοντας μάλιστα ότι « το ευτυχές είναι πως δεν υπήρξαν θύματα » ! Ωστόσο συντάχθηκε με αυτό που χαρακτήρισε « δίκαιο αίτημα των κατοίκων », δηλαδή να μη μεταφερθούν άλλοι πρόσφυγες και μετανάστες στην περιοχή που φιλοξενεί ήδη σε τρία ξενοδοχεία περί τα 250 άτομα.

      Ανακοίνωση καταδίκης των ενεργειών εναντίον των δύο λεωφορείων και του τραυματισμού ξενοδόχου και δημοσιογράφου εξέδωσε η Τομεακή Επιτροπή Πέλλας του ΚΚΕ, καλώντας « όλους τους εργαζόμενους και εργαζόμενες της περιοχής να απομονώσουν τέτοιες αντιδραστικές φωνές του εθνικισμού, να απομονώσουν όσους σπέρνουν το δηλητήριο του εθνικισμού και του ρατσισμού στις γραμμές του εργαζόμενου λαού ».

      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/242242_ratsistiko-oneidos-kata-gynaikopaidon-me-theates-astynomikoys

    • En Grèce, des #violences nourries par « une #propagande incessante contre les réfugiés »

      Un déferlement de violence contre des réfugiés a éclaté le 4 mai dans une localité du nord de la Grèce. Des tensions avivées par la #propagande_anti-migrants du gouvernement.

      C’est un tout petit village du nord de la Grèce. Son nom, Panagitsa, évoque la Vierge (Panagia, en grec). Une promesse de douceur, démentie la semaine dernière par des scènes d’une violence inouïe. « On se serait cru dans le Mississippi », a même souligné un site local, comparant ainsi cette soirée du 4 mai aux lynchages du siècle dernier dans le sud des Etats-Unis. Certes, il n’y a pas eu de victime. Si ce n’est le #filotimo, un mot grec difficile à traduire qui exprime le bien qu’on fait aux autres, pour sa propre fierté. En quelques heures, ce soir-là, le filotimo fut balayé, emporté par un torrent de #haine contre des réfugiés censés être relocalisés dans le village. Bloqués pendant deux jours dans des bus, avec des enfants en pleurs, ils ont été menacés, insultés, attaqués à coups de pierre, et ont dû être transportés dans deux villages successifs, sans que la police n’intervienne jamais pour calmer la foule. Deux hôtels qui avaient accepté de les recevoir ont été brûlés.

      « Cloches »

      Personne ne s’était préparé à un tel déferlement de violence. D’autant que le village avait déjà accueilli, il y a un an et demi, un premier groupe de réfugiés, qui n’ont jamais posé de problèmes. « Mais deux jours avant l’arrivée de ce nouveau groupe, les #cloches sonnaient sans arrêt. J’ai vu une grand-mère faire du porte-à-porte pour exciter les gens du village », confie un habitant de Panagitsa. Il pointe aussi la responsabilité du gouvernement : « Depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre en juillet, il y a eu une propagande incessante contre les réfugiés. Il en avait fait un thème central de sa campagne électorale. » Le conservateur Kyriákos Mitsotákis avait en effet promis de renvoyer en Turquie tous les « migrants » (il parle rarement de « réfugiés »). Mais une fois au pouvoir, sa promesse de renvois massifs s’est heurtée à des obstacles juridiques, malgré le recours à des pratiques illégales inédites.
      Confronté à son tour à l’engorgement terrifiant des îles grecques qui font face à la Turquie, Mitsotákis a alors commencé à redéployer en Grèce continentale une partie de ces candidats à l’asile en Europe. En mars, il a certes réussi à arracher à ses partenaires européens la promesse d’accueillir 1 500 mineurs non accompagnés. Une goutte d’eau dans un océan de détresse. A ce jour, seulement une centaine de ces enfants ont quitté la Grèce, alors que d’autres pays, dont la France, semblent avoir oublié cet engagement depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19.

      « Honte »

      Début mai, il était donc prévu de réinstaller 57 réfugiés venus de l’île de Lesbos à Panagitsa. « Mais aucun responsable du gouvernement n’est venu expliquer pourquoi il fallait désormais accueillir ces réfugiés. Et on les conduit ici en pleine nuit, comme si c’était une honte », se désole notre interlocuteur du village. Les fake news ont dès lors joué à fond. Avant même leur arrivée, les réfugiés de Lesbos étaient devenus « des Pakistanais illégaux qui vont propager le coronavirus ». Ne manquait que le parti néonazi #Aube_dorée pour créer une situation explosive.
      Ces derniers mois, d’autres localités de la Grèce continentale ont manifesté leur refus d’accueillir des réfugiés qu’Athènes présente systématiquement comme un fardeau, évitant soigneusement d’évoquer le manque de transparence dans l’utilisation des fonds européens, estimés à plusieurs millions d’euros et versés en soutien à l’effort migratoire depuis 2016. Vendredi, le vote d’un amendement a d’ailleurs permis de légaliser cette absence de contrôle : les fonds dédiés à la gestion de la crise migratoire sont désormais secrets. Pourtant, même sur les îles engorgées, les réfugiés qui reçoivent l’aide du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés consomment et font vivre les supermarchés locaux. Mais ce n’est plus un discours audible.
      Il y a cinq ans, pourtant, les Grecs avaient montré l’exemple. Faisant preuve d’une générosité sans limites alors que des milliers de réfugiés débarquaient chaque jour dans le pays. « Comment l’île de Lesbos, pressentie pour le prix Nobel de la paix en 2016, en est venue à devenir un emblème pour toute l’extrême droite européenne ? » twittait la semaine dernière le représentant d’une ONG. « En réalité, il y a une minorité d’extrémistes racistes, une minorité de gens généreux, et une vaste majorité de gens qui vont dans le sens du vent », explique pour sa part l’habitant de Panagitsa. « Et tant que le pouvoir laissera libre cours à la #peur de l’autre, c’est ce courant qui dominera ».


      https://www.liberation.fr/planete/2020/05/12/j-ai-vu-une-grand-mere-exciter-les-gens-du-village_1788181?xtor=EREC-25&a

  • #Incendies dans les #camps_de_réfugiés (ou autres lieux d’hébergement de demandeurs d’asile et réfugiés) en #Grèce. Tentative de #métaliste, non exhaustive...

    Les incendies sont rassemblés ici en ordre chronologique, mais attention à faire la distinction entre ceux qui ont lieu :
    – par accident
    – comme geste de #protestation de la part des réfugiés entassés dans ces camps surpeuplés et insalubres
    – par main de l’#extrême_droite

    #réfugiés #asile #migrations #feu #incendie #anti-réfugiés #racisme #xénophobie #révolte #résistance
    ping @isskein

  • Les incroyables aventures de Dan Cuchot au pays du confinement
    http://dancuchot.toile-libre.org

    Trois semaines.

    Ils avaient passé trois semaines claquemurés dans leur petite mai- son de Kergall, à Plestin-les-Grèves.

    Tout ce temps-là, Daniel Cuchot était resté prostré devant l’écran de son téléviseur plasma. Il jouait encore régulièrement à Fallout 76 ou à Resident Evil 3, mais il passait à présent le plus clair de ses journées à surfer sur les chaînes d’informations en continu, afin de se tenir au courant des dernières actualités.

    Ce n’était pas un problème pour lui de rester dans sa chambre. Il la quittait rarement, même en temps normal, sauf pour les repas – ou quand Manman lui demandait de sortir pour donner du ménage. Celle- ci du reste ne sortait pas souvent non plus, sinon pour faire les courses au Supéru et aller une fois par mois chez le coiffeur, seule folie qu’elle s’autorisait. Sans ça, c’était bien simple, elle avait toujours quelque chose à faire à la maison.

    Au début, Daniel avait suivi la progression de l’épidémie distraitement. Il faut dire que, là où il se trouvait, il ne se sentait pas spécialement menacé par le Covidus. Mais depuis que le confinement avait été décrété sur tout le territoire français, il avait observé une série de phénomènes extrêmement inquiétants, qui l’avaient peu à peu sorti de ses occupations habituelles – consistant principalement à regarder des sé- ries et des blockbusters américains, et à arpenter les univers virtuels des jeux multijoueurs.

    Bien sûr il y avait tous ces malades qui se bousculaient dans des hô- pitaux déjà surchargés, et il savait que, comme dans Contagion ou Je suis une légende, le Covidus n’avait pas fini de laisser des morts derrière lui. Mais d’après lui il y avait plus grave – beaucoup plus grave.

    Trois semaines.

    Trois semaines pendant lesquelles il avait passé en revue tous les bulletins d’alerte, tous les flashs spéciaux, tous les bandeaux d’info qui défilaient à l’écran vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans compter internet et les fils d’actualité des réseaux sociaux – et personne, absolument personne n’avait parlé des mutants.

    Pour un jik de son âge (il allait bientôt fêter ses quarante ans), c’était pourtant une évidence. Qui disait nouveau virus disait nécessairement mutants – pas un seul réalisateur de série Z n’aurait osé le contredire sur ce point. Et pourtant aucune journaliste, aucun reporter, aucune envoyée spéciale n’avait osé évoquer ce fait devant les caméras. Daniel n’avait pas spécialement une meilleure vue que les autres, même il était myope comme un ver de vase ; mais il suffisait de regarder les images pour les voir. Ils paradaient obscènement dans l’espace public, se jetant sauvagement à la gorge des piétons qui faisaient leur promenade du soir ou des travailleurs qui rentraient à la maison. Ils étaient sûrement déjà là quand le Covidus était arrivé en France, mais depuis le début du confinement, c’était bien simple, ils proliféraient – régnant désormais en maîtres sur tout le territoire.

    Pour cacher ce fait qui sautait aux yeux, les médias s’évertuaient à parler d’autre chose. Et quand ils étaient contraints de faire apparaître les envahisseurs à l’écran, ils évitaient scrupuleusement de parler de mutants ou de zombis, comme l’aurait commandé le bon sens. Au lieu de ça, ils les avaient baptisés les « Fordelords », pensant que personne n’y verrait que du feu. Et aussi incroyable que cela paraisse, ça avait marché. Daniel Cuchot n’en revenait pas. Ça avait putain de marché ! Ces derniers jours, il avait écumé les forums en ligne, les sites complotistes et les chaînes youtube consacrées à Didier Ragoût, et il avait fini par se rendre à l’évidence : à l’heure qu’il était, il semblait bien être le seul être humain à avoir pris conscience de la menace qui se tramait au-dehors.

    [épisode 1]
    (Où l’on découvre que derrière la terrible épidémie de Covidus
    se cache une réalité bien plus inquiétante encore.)

    [épisode 2]
    (De ce qu’il advint à notre valeureux justicier quand il entreprit
    de rejoindre la plage du Fond de la Baie.)

    [épisode 3]
    (Des péripéties aussi bien instructives que réjouissantes qui arrivèrent
    à notre trio entre Plestin-les-Grèves et la RN12.)

    [épisode 4]
    (Des mille et un pièges que nos trois héros déjouèrent sur la route de Marcillé-
    Robert et de la rencontre inespérée qu’ils firent en chemin.)

    (épisode 5 le 9 mai)

    Grand jeu-concours :
    Dessine ton Dan Cuchot et envoie-le à l’adresse ci-dessous.
    Les plus beaux dessins seront publiés sur ce site !
    contact : dancuchot @ riseup.net

    #confinement #récit #feuilleton

  • L’extrême droite tue encore


    En Allemagne, mais aussi ailleurs en Europe, les crimes racistes font leur retour. Les auteurs de ces actes se sentent encouragés par les nouvelles droites, qui diffusent de façon décomplexée leurs théories sur une « race blanche » prétendument menacée. Enquête sur un phénomène particulièrement inquiétant.

    Le 2 juin dernier, à Kassel, Walter Lübcke a été abattu à bout portant. Ce meurtre d’un membre de la CDU ouvertement pro-migrants, a ébranlé toute la société allemande. Car pour la première fois depuis la chute du régime nazi, un homme politique était assassiné par l’extrême droite. Comme l’a révélé l’enquête, le suspect principal, Stephan E., et son complice présumé, Markus H., appartenaient à la même mouvance. Ce meurtre n’est qu’un exemple parmi d’autres. Dans le collimateur des droites extrêmes, on trouve les migrants, les juifs, les musulmans, les membres de la gauche, les journalistes…

    https://www.youtube.com/watch?v=najaYvIJs5k


    #Walter_Lübcke #Kassel #Allemagne #assassinat #KAGIDA #anti-réfugiés #islamophobie #Lohfelden #valeurs #néo-nazis #extrême_droite #film #documentaire #film_documentaire #haine #cible #Erika_Steinbach #menaces_de_mort #Pegida #criminel_isolé #violence #idéologie #meurtre #NSU #Halit_Yozgat #glorification #anti-sémitisme #antisémitisme #grand_remplacement #Halle #France #Bayonne #Pierre_Serne #Henriette_Reker #Jo_Cox #acte_isolé #loup_solitaire #National_action #AFD #pogrom #incendies #feu #racisme #xénophobie #Combat_18 #terrorisme_de_droite #Blood_and_honor #radicalisation #haine_raciale #Hanau

  • Rohingya, la mécanique du crime

    Des centaines de villages brûlés, des viols, des massacres et 700 000 Rohingyas qui quittent la Birmanie pour prendre le chemin de l’exil. Rapidement, l’ONU alerte la communauté internationale et dénonce un « nettoyage ethnique ». Ces événements tragiques vécus par les Rohingyas ne sont que l’achèvement d’une politique de discrimination déjà ancienne. Ce nettoyage ethnique a été prémédité et préparé il y a des années par les militaires birmans. Ce film raconte cette mécanique infernale.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57765_1
    https://www.youtube.com/watch?v=g2OjbDcBfPk


    #film #documentaire #film_documentaire #opération_nettoyage #armée_birmane #feu #incendie #réfugiés #2017 #Bangladesh #répression #Arakan #nettoyage_ethnique #génocide #préméditation #planification #moines #islamophobie #xénophobie #racisme #crime_contre_l'humanité #camp_de_réfugiés #camps_de_réfugiés #violence #crime #viol #Tula_Toli #massacre #Maungdaw #milices #crimes_de_guerre #colonisation #Ashin_Wirathu #immigrants_illégaux #2012 #camps_de_concentration #Koe_Tan_Kauk #ARSA (#armée_du_salut_des_Rohingya) #métèques #déni #Inn_Dinn #roman_national #haine #terres #justice #Aung_San_Suu_Kyi #retour_au_pays #encampement
    #terminologie #mots #stigmatisation
    –-> « La #haine passe du #discours aux actes »

    #ressources_naturelles #uranium #extractivisme #nickel —> « Pour exploiter ces ressources, vous ne pouvez pas avoir des gens qui vivent là »
    (#géographie_du_vide)

    #Carte_de_vérification_nationale —> donnée à ceux qui acceptent de retourner en #Birmanie. En recevant cette carte, ils renient leur #nationalité birmane.

    #NaTaLa —> nom utilisé par les #musulmans pour distinguer les #bouddhistes qui ont été #déplacés du reste de la Birmanie vers la région de l’Arkana. C’est les musulmans qui ont été obligés de construire, avec leur main-d’oeuvre et leur argent, les maisons pour les colons bouddhistes : « Ils nous ont enlevé le pain de la bouche et au final ils nous ont tués ». Ces colons ont participé au #massacre du village de Inn Dinn.

    A partir de la minute 36’00 —> #effacement des #traces dans le #paysage, maisons rohingya détruites et remplacées par un camp militaire —> photos satellites pour le prouver

    A partir de la minute 45’35 : la colonisation sur les #terres arrachées aux Rohingya (le gouvernement subventionne la construction de nouveaux villages par des nouveaux colons)

    ping @karine4 @reka

  • #Grèce : On se tourne vers les réfugiés pour faire face à la #crise_agricole

    Στροφή στους πρόσφυγες για την κρίση στη γεωργία

    Η πρώτη πράξη ένταξης στον παραγωγικό ιστό χιλιάδων προσφύγων που βρίσκονται στη χώρα μας πρόκειται να επιβεβαιωθεί σήμερα στη Βέροια σε μεγάλη σύσκεψη, στη διάρκεια της οποίας θα καθοριστούν οι λεπτομέρειες με τις οποίες οι πρόσφυγες θα πάρουν μέρος στη συλλογή φρούτων κυρίως στους νομούς Πέλλας και Ημαθίας.

    Με δεδομένο ότι η πανδημία έχει καθυστερήσει όλες τις άλλες λύσεις, δηλαδή τη μεταφορά εργατών γης κυρίως από την Αλβανία, οι πρόσφυγες που διαμένουν σε διάφορες δομές της Κεντρικής Μακεδονίας -και όχι μόνο- φαντάζουν αυτή την ώρα η μοναδική λύση καθώς στα χωράφια έχουν ξεκινήσει ήδη τα αραιώματα, ενώ ανελαστικές είναι οι ημερομηνίες εκκίνησης στη συλλογή των πρώιμων ποικιλιών. Ανελαστικός και ο αριθμός των εργατών που χρειάζονται και υπολογίζονται σε 7.000 άτομα.

    Οι άνθρωποι αυτοί είναι απαραίτητοι για να συλλεχθούν οι καρποί των φρούτων σε 193 χιλιάδες στρέμματα με συμπύρηνα ροδάκινα, 210 χιλιάδες στρέμματα με επιτραπέζια ροδάκινα και νεκταρίνια, 100 χιλιάδες στρέμματα με κεράσια και σε μερικές δεκάδες χιλιάδες στρέμματα με βερίκοκα και δαμάσκηνα.

    Ο μεγάλος όγκος της παραγωγής είναι φυσικά στους νομούς Πέλλας και Ημαθίας, χωρίς να παραγνωρίζεται η παραγωγή σε Πιερία και Λάρισα, ενώ στην Πιερία εργάτες γης θα χρειαστούν λίαν συντόμως και για τη σπορά του καπνού.

    « Αν τυχόν κάτι πάει στραβά, τότε », όπως λέει στην « Εφ.Συν. » ο πρόεδρος τις Διεπαγγελματικής Οργάνωσης Πυρηνοκάρπων και Αχλαδιών, Χρήστος Γιαννακάκης, « θα έχουμε μεγάλο πρόβλημα ».

    Σήμερα (Πέμπτη) θα γίνει σύσκεψη στη Βέροια στην οποία θα συμμετάσχουν οι μεγάλοι συνεταιρισμοί, δήμοι και ο Διεθνής Οργανισμός Μετανάστευσης (ΔΟΜ) για να λυθούν διαδικαστικά προβλήματα και καθυστερήσεις που προέκυψαν από την πανδημία.

    « Το σίγουρο είναι πως υπάρχει μεγάλο ενδιαφέρον από τον προσφυγικό κόσμο που βρίσκεται στις δομές της Βέροιας και της Αλεξάνδρειας, ωστόσο, επειδή αυτοί δεν επαρκούν, θα γίνουν κλήσεις για εργάτες στις δομές των Διαβατών, στη Μηλιά Πιερίας, σε δομές της Λάρισας κι αν χρειαστεί, ακόμη και της Αθήνας » μας λέει ο κ. Γιαννακάκης.

    Το σχέδιο αυτό ξεκίνησε από τις 11 Μαρτίου, όταν είχε πραγματοποιηθεί ευρεία σύσκεψη με τη συμμετοχή της Εθνικής Διεπαγγελματικής, του γ.γ. Μεταναστευτικής Πολιτικής, Υποδοχής και Ασύλου Πάτροκλου Γεωργιάδη, στελεχών του ΟΑΕΔ και του ΔΟΜ, αλλά και εκπροσώπων ΜΚΟ που δραστηριοποιούνται στις δομές προσφύγων.

    Τώρα, όπως λέει ο κ. Γιαννακάκης, ήδη υπάρχουν επιπλέον σκέψεις « να γίνει αξιοποίηση κάποιων από τους 12.000 πρόσφυγες που έχουν υποβάλει αίτηση στο πρόγραμμα “Ηλιος” (προβλέπει επιδότηση ενοικίου και αγορά οικοσκευής) ».

    « Σκεφτήκαμε να κάνουμε ό,τι έχουν κάνει και οι Γερμανοί, οι οποίοι μετέφεραν με πτήσεις τσάρτερ 40.000 εργάτες από τη Ρουμανία. Εμείς θα τους φέρουμε βέβαια με λεωφορεία. Τα μέτρα προστασίας μάς προβληματίζουν, διότι όσοι εργάτες έρθουν από την Αλβανία πρέπει πρώτα να κάνουν το τεστ για τον ιό. Εχουμε κάνει ήδη διερευνητικές επαφές με εργαστήρια στη Θεσσαλονίκη τα οποία μας είπαν ότι μπορούν να μας δώσουν αποτελέσματα μέσα σε 8 ώρες ».

    Με δεδομένο όμως ότι για το κόστος του τεστ η μικρότερη προσφορά που έχει δημοσιοποιηθεί μέχρι τώρα είναι γύρω στα 75 ευρώ έκαστο και με δεδομένο επίσης ότι το κόστος θα το επωμιστούν οι αγρότες, εύκολα γίνεται αντιληπτό ότι πρόκειται για ένα πολύ μεγάλο έξοδο.

    Φαίνεται επίσης ότι μέχρι στιγμής οι ντόπιοι δεν δείχνουν ενδιαφέρον για την εργασία αυτή, αφού στην εκδήλωση ενδιαφέροντος που οργάνωσε ο Δήμος Βέροιας ανταποκρίθηκαν μόλις 40 άτομα από την περιοχή. Το μεροκάματο είναι 30 ευρώ (μαζί με το εργόσημο), άρα καθαρά μένουν περί τα 25 ευρώ.

    Οπως σχολιάζει όμως ο Κρίτωνας Τσικλιάς, γεωπόνος και μέλος του αγροτικού τμήματος του ΣΥΡΙΖΑ, « πρέπει να γίνει με σοβαρότητα και πρόγραμμα η πρόσκληση σε ανέργους των περιοχών που αντιμετωπίζουν πρόβλημα, δίνοντάς τους τη δυνατότητα να διατηρούν όλα τα επιδόματα και προνόμια που έχουν την περίοδο της ανεργίας, διότι ουσιαστικά δεν είναι διόλου ελκυστικό να μιλάμε για διακοπή ανεργίας και απασχόληση ολίγων ημερών ή 2-3 μηνών ».

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/241335_strofi-stoys-prosfyges-gia-tin-krisi-sti-georgia
    #agriculture #coronavirus #covid-19 #réfugiés #asile #migrations

    Traduction :

    Le premier pas pour que de milliers de réfugiés réintègrent le tissu productif de la Grèce, va être fait aujourd’hui à #Veria (au sud et à l’ouest de Salonique) lors d’une grande réunion, au cours de laquelle seront fixés les détails de la façon dont les réfugiés participeront à la récolte des fruits principalement dans les préfectures de #Pella et Imathia (à l’ouest de Salonique).

    Étant donné que la pandémie a retardé toutes les autres solutions, à savoir le transfert des travailleurs agricoles saisonniers principalement de l’Albanie, les réfugiés vivant dans diverses structures en Macédoine centrale - et pas seulement – semble être actuellement la seule réserve de mains d’œuvre car les dates de début de récolte des variétés précoces de #fruits ne sauraient être reportés. Le nombre de travailleurs nécessaires, estimé à 7 00 personnes, ne saurait être non plus réduit.

    Ces personnes sont nécessaires pour récolter les fruits dans 193 000 acres de #pêches concentrées, 210 000 acres de pêches de table et #nectarines, 100 000 acres de #cerises et dans quelques dizaines de milliers d’acres d’#abricots et de #prunes.

    Le grand volume de production se situe bien sûr dans les préfectures de #Pella et #Imathia, sans ignorer la production de #Pieria et #Larissa, tandis qu’à Pieria des travailleurs de terre seront nécessaires très prochainement pour semer le #tabac.

    « Si quelque chose ne va pas, alors », a-t-il déclaré à Ef.Syn. Christos Giannakakis, président de l’Organisation interprofessionnelle de cultivateurs de fruits à noyau et des #poires, « nous aurons un gros problème ».

    Aujourd’hui (jeudi), il y aura une réunion à Veria à laquelle participeront les principales coopératives, les municipalités concernées et l’Organisation internationale pour les migrantions (#OIM) afin de résoudre les problèmes de procédure et les retards dus à la pandémie.

    « Ce qui est certain, c’est qu’il y a un grand intérêt du monde des réfugiés dans les structures de Veria et d’Alexandrie, cependant, parce que ces réfugiés ne suffisent pas, il y aura des appels à des travailleurs dans les structures de Diavata, de Milia à Pieria, dans les structures de Larissa et si nécessaire , même à Athènes », explique M. Giannakakis.

    Ce plan a débuté le 11 mars, lors d’une réunion de grande envergure avec la participation de l’Interprofessionnel National, le secrétaire général. Politique d’immigration, accueil et asile Patroclus Georgiadis, cadres de l’OAED et de l’OIM, ainsi que des représentants d’ONG actives dans les structures de réfugiés.

    Maintenant, selon M. Giannakakis, il y a déjà des réflexions supplémentaires "pour profiter de certains parmi les 12 000 réfugiés qui ont fait une demande au programme « #Helios » (un programme d’OIM de soutien à l’intégration et qui offre entre autres une subvention pour le loyer et l’équipement en électroménagers : https://greece.iom.int/en/hellenic-integration-support-beneficiaries-international-protection-heli)."

    « Nous avons pensé faire ce que les Allemands ont fait, qui ont transporté 40 000 travailleurs de Roumanie sur des vols charters [à vrai dire 80.000 saisonniers ont été appelés à la rescousse pour sauver les mangeurs des asperges allemands, voir ici : https://www.liberation.fr/planete/2020/04/21/en-allemagne-pas-d-asperges-sans-roumains_1785811]. Bien entendu, nous, nous les amènerons en bus. Les mesures de protection nous préoccupent, car les travailleurs originaires d’#Albanie doivent d’abord passer le test du virus. Nous avons déjà établi des contacts qui permettent de sonder le terrain avec des laboratoires de Thessalonique qui nous ont dit qu’ils pouvaient nous donner des résultats dans les 8 heures ».

    Cependant, étant donné que le coût du test dans l’offre la plus basse, est d’environ 75 euros chacun, et étant donné que le coût sera supporté par les agriculteurs, il est facile de voir qu’il s’agirait d’une très grosse dépense pour les cultivateurs intéressés.

    Il semble également que jusqu’à présent, les habitants ne manifestent pas d’intérêt pour ce travail, puisque seulement 40 personnes de la région ont répondu à l’appel à des offres d’intérêt organisé par la municipalité de Veria. Le salaire journalier est de 30 euros et il ne reste qu’environ 25 euros net si on enlève les charges qui reviennent au salarié.

    –---

    Ajouté à cette métaliste :
    https://seenthis.net/messages/849493

    ping @luciebacon

  • Pourquoi « Fauda » n’est pas une série réaliste
    https://theconversation.com/pourquoi-fauda-nest-pas-une-serie-realiste-129394

    Signalé sur le fil de Pierre Abi-Saab

    Fauda appuie une problématisation du conflit israélo-palestinien chère à la droite israélienne. L’accent mis sur le rôle joué par la religion musulmane renvoie la nature spécifiquement politique de l’engagement des personnages palestiniens au second plan. Les figures masculines palestiniennes sont présentées comme très obséquieuses vis-à-vis de l’Islam, ce qui renforce le rôle d’épouvantail de l’islamisation de la lutte palestinienne dans les Territoires.

    Dans la saison 2, le Fatah et le Hamas sont ringardisés au profit de l’État islamique, ce qui permet d’appuyer l’hypothèse du « pas de partenaire pour la paix » revendiquée par la droite et le centre israéliens. Cette thèse a été formulée par le Premier ministre travailliste Ehud Barak en octobre 2000 : en l’absence de dirigeant palestinien volontaire ou simplement capable de construire une paix, Israël ne pourrait pas négocier avec les Palestiniens. Le « deal du siècle » présenté par l’administration Trump entérine cette idée en écartant de la table des négociations les Palestiniens.

    Une telle lecture du conflit a pour corollaire la justification de l’emploi de la force armée : puisque les dirigeants palestiniens ne renoncent pas à l’utilisation de la violence, ils ne peuvent pas être des partenaires politiques crédibles, et les « éliminer » en utilisant la force armée ne poserait pas de problème politique quant à la reprise des négociations du processus de paix. Cette analyse est aujourd’hui discréditée par des observateurs politiques aussi bien que par des universitaires, qui y voient un prétexte pour soustraire Israël à ses obligations internationales en matière de respect du droit.
    Guerre des récits et outil d’influence

    La réponse des deux showrunners à ces critiques est ambiguë. Ces derniers arguent de leur licence fictionnelle sans craindre la contradiction avec leurs déclarations sur « l’honnêteté brutale » de leur série. Ils estiment « honorer le discours palestinien » tout en expliquant que : « Nous sommes Israéliens, nous écrivons une série israélienne, le discours est israélien, et je veux vraiment dire à tous les critiques qui nous demandent d’apporter des scénaristes palestiniens, vous savez, si les Palestiniens veulent écrire une série, qu’ils écrivent une série. »

    Une telle remarque ignore le fait cinéma palestinien rencontre de nombreux obstacles, notamment du fait que les permis de filmer en Cisjordanie soient délivrés par l’État d’Israël. Le film Five Broken Cameras décrit les difficultés rencontrées par les Palestiniens à filmer leur quotidien. Co-réalisé par le Palestinien Emad Burnat et l’Israélien Guy Davidi, il a pour sujet les manifestations à Bil’in, un village de Cisjordanie traversé par le mur de séparation. Au cours du tournage, cinq caméras ont été détruites par les soldats israéliens, ce qui témoigne des difficultés des Palestiniens à produire et décrire leur propre histoire. La droite israélienne cherche ainsi aujourd’hui à faire passer une loi à la Knesset visant à interdire aux Palestiniens de filmer des soldats – ce qui rend difficile la pratique documentaire.

    Cette asymétrie de la capacité à diffuser des récits sur sa propre expérience du conflit appuie les discours cherchant à éveiller les consciences sur l’appropriation culturelle. Les séries TV ont aujourd’hui un impact tel – un million de spectateurs en 48 heures pour le premier épisode de la troisième saison de Fauda – qu’il est nécessaire de développer un regard critique sur ces productions, a fortiori lorsqu’elles portent sur des sujets politiques.

    #feuilleton #palestine #netflix

  • Διαδοχικές φωτιές και εκκένωση του ΚΥΤ της Σάμου


    –-> Suite à plusieurs #incendies l’#évacuation du hot-spot de #Samos est en cours

    Πυρκαγιά ξέσπασε στο ΚΥΤ #Βαθύ #Σάμος πριν από μια ώρα αφήνοντας περίπου 100 άτομα χωρίς καταφύγιο. Οι ομάδες μας είναι κοντά στο σημείο, σε ετοιμότητα να προσφέρουν ιατρική περίθαλψη & ψυχολογική υποστήριξη στους πληγέντες.

    https://twitter.com/MSFgreece/status/1254465295021936640

    #feu #migrations #réfugiés #Grèce #îles

    Commentaire/traduction de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop :

    Une opération d’#évacuation de la structure de réfugiés à #Vathy, Samons tard dimanche soir. Elle a été précédée par plusieurs départs d’incendies au hotspot de Vathy, mais aussi par des tensions entre les réfugiés et les forces de police, qui ont initialement empêché les réfugiés de quitter la zone en feu.

    Vers 22 h 30 aujourd’hui (dimanche) dans la nuit, l’évacuation de la structure de réfugiés (Centre d’accueil et d’identification) de Vathi de Samos a commencé, les résidents étant actuellement dirigés vers la place centrale de Samos.

    L’évacuation a été précédée par des incendies successifs au hotspot , mais aussi des tensions avec les forces de #police, qui ont initialement empêché les réfugiés de quitter l’enfer de feu, en application ( !!!) les mesures restrictives mises en place en raison d’une #pandémie.

    En particulier, le premier incendie s’est déclaré vers 19h30, brûlant de nombreuses tentes. Selon Médecins Sans Frontières, une centaine de personnes se sont retrouvées sans abri à cause de l’incendie.

    #coronavirus #confinement #SDF #sans-abri

    –---------

    Autres incendies dans les #hotspots ces derniers temps...
    https://seenthis.net/messages/827607

    ping @luciebacon

    • Message de Vicky Skoumbi, reçu via la mailing-list Migreurop, 28.04.2020

      Nouvel incendie au hotspot de Samos

      Ce n’est que quelques heures après une nuit très difficile avec plusieurs foyers d’incendies, qu’un nouvel incendie s’est déclaré vers 11 heures ce matin, au Centre de réception et d’identification de Samos, dans l’aile des mineurs.

      Selon les informations fournies par l’APE-MPE, parallèlement aux incendies, des affrontements ont éclaté entre Africains et Afghans vivant dans le camp, dont les plus importants ce matin avec une guerre de pierre.

      Le nouvel incendie survient après une nuit difficile au hotspot, où des incendies successifs ont éclaté hier, laissant de nombreux migrants et réfugiés sans abri.

      Ainsi, après le deuxième incendie d’hier soir, une partie du hotspot a été évacuée et environ 2 000 personnes ont passé la nuit dans des tentes au stade situé juste en face de la porte sud du hospot.

      Selon le site local Samos 24, deux escadrons de MAT (les CRS grecs) devraient arriver à l’île. Selon les premières informations, la partie principale du hotspot n’a pas été endommagée par les incendies d’avant-hier soit, alors que nous n’avons toujours pas une image complète des dégâts dans le reste de l’endroit, à savoir dans l’extension en dehors de limites du camp proprement dit, où vivent au total environ 6 500 personnes.

      J’ajoute qu’actuellement selon le Ministère il y a 6.869 personnes ‘accueillis’ au hotspot de Samos à Vathy dont la capacité d’accueil se limite à 648 places

      Selon les dernières informations la police a procédé à huit arrestations pour les incidents de Samos

      Selon la police hellénique, les personnes arrêtées hier (dimanche soir) « ont incité et participé à des actes de violence, principalement contre des étrangers vivant au centre d’accueil et d’identification de Samos, alors qu’ils ont également mis le feu ».

      Les personnes arrêtées vont être présentées devant le juge d’instruction tandis qu’une enquête a été ouverte par la sous-préfecture de police.

      source en grec https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/240800_nea-pyrkagia-sto-kyt-samo

      et https://www.efsyn.gr/node/240907

    • Fires destroy dozens of tents in Samos hotspot (videos)

      Three successive fires broke out in the migrants camp on the island of Samos on Sunday evening destroying accommodation for over 100 people. Fire brigades rushed to the area, an operation to evacuate the structure was launched. Tension between police forces and refugees occurred when the first initially prevented the latter to leave the area reportedly citing “restrictive measures due to coronavirus pandemic.”

      At around 10:30 today (Sunday), the evacuation of the refugee structure (Reception and Identification Center) in Vathi, Samos, began, with the residents being promoted to Samos Square.

      Three successive fires broke out inside and outside the reception and identification center in Vathi.

      The first fire broke out at about 7:30 pm and burned down several tents. According to Médecins Sans Frontières, about 100 people were left homeless by the blaze.

      https://twitter.com/MSF_Sea/status/1254460173957111808?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

      At around 8:30 pm, while the fire was in progress, police forces prevented the refugees from leaving the scene. Then a second fire broke out at around 9:00 pm and followed by a third, shortly before 10:00 pm.

      Strong firefighter forces rushed to the scene to extinguish the fires, and large crowds of asylum-seekers began leaving the camp and gather at the main square of Samos.

      Local authorities reportedly have contacted the ministry of citizens’ protection in Athens demanding the immediate decongestion of the camp.

      It is unclear how the fires broke out. According to local media, there are continuous tensions between the several ethnic groups.

      Local media report on Monday morning that there is tension between Aghans and Africans and that storng police forces are in the area.

      Two firefighters were slightly injured during the operation on Sunday.

      It is recalled that the center houses several of the approximately 6,500 refugees and migrants on the island.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/04/27/samos-fires-hotspot-videos

      #vidéo

  • Child killed in Lesbos refugee camp fire
    https://i.guim.co.uk/img/media/89c716b04b7edd26c1213f81ed49deaab182f869/0_331_5000_3002/master/5000.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=9b638d963d72943f54cd54

    Blaze broke out in living container, exacerbating tensions inside the dangerously overcrowded Greek camp.

    A child has died in a fire in the Moria refugee camp on Lesbos, according to the Hellenic Fire service. The fire broke out in one of the living containers situated inside the camp on Monday afternoon and was fanned by strong winds, but has since been brought under control.

    The child has not been named and the cause of the fire is as yet uncertain.

    Aziz, an Afghan who lives in the Moria refugee camp told the Guardian of the panic as the fire broke out. “I wasn’t in the camp at the time but my family lives in a container near where the fire was. When I heard that there was a big fire, I tried to go back into the camp but there were a lot of people trying to get out,” he said. “I was so shocked and I was just looking for my family. I went and saw a big fire and flames. Lots of people were in shock, lots were crying and everyone had their backpacks and were trying to leave and to get away from the fire.

    “I went to our living container inside the camp walls and it was full of smoke but no one was there. Luckily I found my family but it was a horrible feeling. One of my friends wasn’t able to breathe from the smoke but they are OK now,” he said, “but please mention that a child has died here today.”
    UN calls for urgent evacuation of Lesbos refugee camp
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    The refugee camp is thousands over capacity; designed to serve just under 3,000, there are now 19,343 people living in and around the official camp walls, according to recently released government statistics.

    “Another fire broke out in Moria camp today spreading fear and panic to the camp’s residents,” said Stephan Oberreit, head of mission for Médecins Sans Frontières in Greece, which operates a clinic outside the official camp walls. “This fire comes only two months after the fire in Kara Tepe camp and only five months after the fire in Moria camp in September 2019. These events show us one more time the dramatic impact they can have to the physical and mental health of people living in overcrowded and unsafe camps like Moria camp.

    “European and Greek authorities who continue to contain people in such inhumane conditions have a responsibility in the repetition of these dramatic episodes. How many times we have to see the tragic consequences of this inhuman policy of containment before we urgently evacuate people out of the hell of Moria.”

    Today’s fire has only added to an increasingly tense situation on Lesbos. In recent weeks many NGOs have had to reduce their services or temporarily evacuate staff in the wake of a spate of violence directed towards aid workers, refugees and journalists on the island. Those working on the ground told the Guardian they were concerned at the deeply unsettled mood in the camp.

    The first case of Covid-19 confirmed in Lesbos last week, a local Greek woman from the town of Plomari, has only added to the uncertainty for the thousands living in appalling sanitary conditions in the camp with limited access to running water. In response to the pandemic Greece has suspended its asylum services until 10 April as well as closing all schools, universities, cafes and restaurants.

    Douglas Herman, who runs Refocus Media Labs, training asylum seekers in media skills on Lesbos, told the Guardian he had been in contact with his students who live in the camp all day.

    “Their photos and videos depict a tragedy, like so many others here, that [is] completely avoidable,” he said.

    Erik Marquardt, a German MEP who was visiting the camp at the time said that the atmosphere was very tense. This fire, he said, showed that there should be an immediate evacuation of everyone living in the Moria refugee camp.

    “Anyone who does not act now will be complicit in the catastrophe that is awaiting everyone here in Lesbos,” he told the Guardian.

    https://www.theguardian.com/world/2020/mar/16/child-killed-in-lesbos-refugee-camp-fire
    #Moria #Lesbos #asile #migrations #réfugiés #enfants #enfance #décès #mort #hotspots #Grèce #feu #incendie

  • Laissons les forêts s’adapter, arrêtons de planter des essences exotiques
    https://reporterre.net/Crise-climatique-laissons-les-forets-s-adapter-arretons-de-planter-des-e

    « Ne mésestimons pas la capacité des forêts à s’adapter », assure l’auteur de cette tribune. Plutôt que de se lancer dans des expérimentations à grande échelle d’introduction d’essences exotiques, souvent en monoculture, mieux vaut privilégier les forêts naturelles provenant de peuplements diversifiés.

    #forêt #forêt_primaire #écosystème #plantation #feu_de_forêt

  • Andrew Constance slams Red Cross, Salvation Army and St Vincent De Paul for bushfire relief delays - ABC News (Australian Broadcasting Corporation)
    https://www.abc.net.au/news/2020-01-22/andrew-constance-attacks-red-cross-for-bushfire-donation-delays/11890538

    The Minister, who has admitted he will need trauma counselling, issued a challenge to the managing directors of the three charities to come and see how people are living.

    Un élu se plaint que les budgets pour aider les victimes des #feux en #Australie soit dans les ONG... #charité bien ordonnée commence par organiser la #solidarité au niveau étatique ?