• Major fire at migrant camp on Greek island of #Samos

    A major fire that broke out Sunday evening at the Vathy migrant camp on the Greek island of Samos, was brought under control, the Greek Ministry of Migration said.

    “There is no danger for those who are still there because the fire broke out in abandoned sheds in the western side of the camp,” the ministry statement added.

    Thirteen firefighters with six engines were fighting the blaze, according to the Fire Brigade that added there was no report of injury.

    Earlier, as the fire still burned, the mayor of Samos, Girgos Stantzos, told AFP that the site had been entirely evacuated.

    A number of migrants, including several children in tears, could be seen gathered at a car park near the camp.

    The camp, due for closure at the end of the month, was still housing 300 people awaiting transfer Monday to a new “closed” camp opened this weekend by Migration Minister Notis Mitarachi.

    According to the Ministry, all the asylum-seekers were evacuated to an empty space near the entrance of the camp.

    While, 10 unaccompanied minors were expected to be transported to the new closed Samos facility later on Sunday, the rest of them will be transported there as planned on Monday.

    The new Samos facility opened on Saturday is the first of five such camps, which are opposed by rights groups who say the tight access measures are too restrictive.

    A double barbed wire fence surrounds the 12,000-square-metre camp, which is also installed with surveillance cameras, x-ray scanners and magnetic doors.

    It also includes a detention centre for migrants whose asylum claims have been rejected and who are to be sent back to Turkey.

    Campaigners had long denounced conditions at Vathy camp on Samos.

    Located on one of the Aegean islands taking in migrants arriving from nearby Turkey, between 2015 and 2016 it sheltered nearly 7,000 asylum-seekers. It was only built to take in 680 people.

    A year ago, the overcrowded camp at Moria, on the nearby Greek island of Lesbos went up in flames, destroyed in two fires that in quick succession that left 13,000 without shelter for several days.

    https://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/refdaily?pass=52fc6fbd5&id=61482ef03

    #incendie #feu #camp_de_réfugiés #réfugiés #camps_de_réfugiés #Grèce

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    ajouté à la métaliste des incendies dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Après le feu sur l’île de Samos, la Grèce transfère les migrants vers le nouveau camp

      Quelques heures après qu’un incendie important a ravagé le camp de Vathy 300 demandeurs d’asile vont être déplacés vers le nouveau centre « fermé » de #Zervou.

      Les autorités grecques ont commencé, lundi 20 septembre, à transférer près de 300 demandeurs d’asile du camp de Vathy vers le nouveau centre « fermé » de l’île grecque de Samos, quelques heures après qu’un incendie important a ravagé l’ancien camp, a constaté l’Agence France-Presse (AFP). Quelque 350 demandeurs d’asile vivent encore dans des conditions insalubres dans le camp qui s’étend aux portes de la ville de Vathy depuis la crise migratoire de 2015.

      Le premier bus a déposé 22 personnes lundi matin dans le nouveau camp de Zervou, entouré de fils barbelés et fermé par des portails magnétiques. Inaugurée samedi, c’est la première des cinq structures « à accès contrôlé et fermé » financées par l’Union européenne sur les cinq îles grecques qui reçoivent le plus de migrants arrivant des côtes turques voisines.

      Le feu a ravagé une partie du camp de Vathy, sur l’île de Samos, dimanche 19 septembre 2021. LOUISA GOULIAMAKI / AFP

      « Deux cent soixante-dix d’entre eux ont déclaré volontairement qu’ils voulaient être transférés dans le camp » de Zervou, a affirmé dimanche soir Manos Logothetis, secrétaire général pour l’asile au ministère des migrations grec. Il a assuré sur les lieux de l’incendie « ne pas avoir de raison de croire qu’ils ont mis le feu » au camp de Vathy. Le sinistre s’est déclaré dimanche soir dans des baraques abandonnées et n’a pas fait de victime, avant d’être maîtrisé en début de nuit.

      La population locale opposée au nouveau camp

      Sur la chaîne publique ERT lundi matin, M. Logothetis a cependant assuré qu’il était « habituel » que les demandeurs d’asile brûlent les affaires qu’ils ne veulent pas emporter avec eux lors d’un transfert. Le feu « n’était pas une surprise, nous y étions préparés », a-t-il dit, ajoutant que 200 migrants seraient transférés lundi et mardi.

      « Aujourd’hui est un jour historique », a-t-il poursuivi, se réjouissant à la perspective de l’ouverture imminente des nouvelles installations, qui apportent « sécurité et valeurs humanitaires » aux demandeurs d’asile. Mais à Samos la population y est opposée, et réclame la relocalisation pure et simple de tous les migrants de l’île vers le continent grec ou d’autres pays européens.

      Les organisations de défense des droits des migrants ont dénoncé le caractère fermé du nouveau camp, où les migrants ne seront autorisés à sortir que la journée munis de badges électroniques et où un centre de rétention est prévu pour les déboutés du droit d’asile.

      Le camp de Vathy a été longtemps décrié pour ses conditions insalubres, véritable bidonville où erraient les rats. Il a abrité près de 7 000 demandeurs d’asile à son pic entre 2015 et 2016, pour une capacité initiale de 680 personnes.

      Il y a un an, le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, également décrié pour ses conditions insalubres, a été réduit en cendres par deux incendies successifs, laissant quelque 13 000 migrants sans abri pendant plusieurs jours.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/20/sur-l-ile-grecque-de-samos-un-camp-de-migrants-evacue-suite-a-un-incendie_60

  • Aux arbres, citoyens ! : dans le #Morvan, des résistants achètent la forêt pour la sauver

    « Il faut sauver ce qui peut encore l’être » : dans le Morvan, des citoyens rachètent des forêts traditionnelles de #chênes, #hêtres et autres #châtaigniers pour empêcher leur #destruction au profit d’#arbres_résineux, plus rentables mais « catastrophiques » pour la #biodiversité.

    Plus rien ne se dresse sur la colline dénudée. Au milieu de l’ancienne forêt devenue désert, la statue de Saint Marc, où les randonneurs se reposaient à l’ombre, garde dorénavant un cimetière de troncs couchés attendant d’être ramassés. « C’est une catastrophe écologique et visuelle », enrage Régis Lindeperg, de l’association Adret Morvan qui lutte contre l’enrésinement. Dans cette parcelle du Vieux Dun (#Nièvre), une vingtaine d’hectares d’#épicéas viennent d’être coupés.

    « Les coupes rases libèrent du carbone, assèchent les sources et appauvrissent les sols, ce qui empêche plus d’une ou deux replantations. Les sylviculteurs scient la branche sur laquelle ils sont assis », raille M. Lindeperg. « En un siècle, on aura tout grillé », abonde Frédéric Beaucher, qui défend la « vraie » forêt, de #feuillus, contre les rangs d’oignon de pins « plus proches du champ de maïs » en terme de biodiversité, selon Régis Lindeperg.

    Contre les « planteurs de résineux », qui représentent selon lui une bonne partie des propriétaires forestiers ou des sylviculteurs du Morvan, M. Beaucher a créé en 2015 #Le_Chat_Sauvage, un groupement forestier de citoyens prêts à acheter des feuillus, et ainsi « sauver ce qui peut encore l’être ». « On a maintenant 120 hectares de forêts et plus de 500 sociétaires ».

    Roger Denis est de ceux-là. En 45 ans de médecine de campagne à parcourir le Morvan, ce retraité de 69 ans a vu « le #paysage se modifier » et a investi plus de 10.000 euros dans le Chat Sauvage.

    Jadis marginaux, les #résineux représentent 47% des 155.000 hectares de forêts du Morvan, selon des chiffres de 2016 du Parc naturel régional (PNR). Et « le phénomène s’accélère », assure Jean-Sébastien Halliez, maire PS de Brassy (Nièvre). « Sur la commune, il existe peut-être une dizaine de coupes rases. Il y a une dizaine d’années, il n’y en avait qu’une de temps en temps ».

    – « Une goutte d’eau » -

    Entre 2005 et 2016, 4.270 ha de feuillus ont été rasés et 10.860 ha de résineux plantés, selon le parc régional. C’est que le calcul est simple, explique Tristan Susse, expert forestier : le #pin_Douglas, résineux préféré dans le Morvan, « produit 400 m3 l’hectare, à 60-70 euros le m3, le feuillu 100 m3 et pour 50 euros le m3 en moyenne ».

    Le cours du #Douglas a de plus quasiment doublé en deux ans, notamment en raison de la mode des #constructions_en_bois. « Si on ne fait rien, on ne voit pas ce qui empêcherait l’enrésinement total du Morvan », avertit Sylvain Mathieu, président du PNR et vice-président PS de Bourgogne-Franche-Comté en charge de la forêt.

    « La seule solution est une loi interdisant les #coupes_rases, comme en Suisse », répond Lucienne Haèse, 80 ans et figure historique du mouvement. En 2003, cette pionnière a créé à Autun (Saône-et-Loire) le #Groupement_forestier_pour_la_sauvegarde_des_feuillus_du_Morvan (#GFSFM), premier du genre en France.

    Aujourd’hui, le GFSFM, en charge du sud du Morvan, a 350 ha et 970 sociétaires. Avec Le Chat Sauvage, son petit-frère dans le nord, cela fait moins de 500 ha. « Oui, c’est une goutte d’eau », reconnaît M. Beaucher. « Mais cela permet d’interpeller. Et ça fonctionne : il y a une prise de conscience ».

    De plus en plus de petits propriétaires vendent leurs forêts aux groupements citoyens « pour qu’elles échappent à l’#enrésinement », affirme Mme Haèse. Et certains forestiers assurent avoir évolué, comme la Société forestière, qui gère 6.900 ha dans le Morvan.

    « Depuis deux ans, la Société forestière n’a programmé aucune transformation de feuillus en résineux au sein du #parc_du_Morvan », affirme ainsi Amaury Janny, directeur pour la région centre. La surface de #monocultures de résineux va même « diminuer », selon lui, car les replantations vont dorénavant se faire avec un « mélange de trois #essences » et non plus seulement du Douglas par exemple.

    https://www.ipreunion.com/france-monde/reportage/2021/09/19/aux-arbres-citoyens-dans-le-morvan-des-resistants-achetent-la-foret-pour-

    #forêt #résistance #France #déforestation #pins #collectivisation

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    On en parlait déjà en 2016 sur seenthis :
    Contre l’enrésinement du #Morvan, des habitants ont créé un groupement forestier pour protéger leurs #forêts.
    https://seenthis.net/messages/515235

  • La « Terre des feux » italienne consume la santé des habitants

    L’enfouissement et l’incinération de déchets en toute illégalité empoisonnent la région de Naples depuis plus de vingt ans. Pour la première fois, un rapport établit officiellement un lien entre ces déchets et la forte prévalence de tumeurs et de maladies.

    Cela commence souvent par une fumée épaisse, noire, qui semble éteindre le jour et peine à se fondre dans l’obscurité de la nuit. Les volutes s’épaississent, l’air devient lourd, irrespirable. Les voisins ferment les fenêtres, inquiets. Quels déchets sont cette fois dévorés par les flammes ?

    Au mois de juillet, 147 feux de déchets ont été comptabilisés par les autorités dans la province de Naples, 57 dans la province de Caserta. C’est soixante de plus qu’il y a un an, à la même période. Sur les terres autrefois fertiles qui s’étendent au nord de Naples, la « Terre des feux » brûle depuis plus de vingt ans. Sans trêve.

    « Notre juridiction compte 38 communes et 34 d’entre elles sont touchées par un phénomène de pollution importante », résume en guise de préambule Carmine Renzulli, procureur de la République adjoint du tribunal de Naples Nord. Derrière son grand bureau situé au troisième étage du tribunal, il s’est fait un Post-it pour être sûr de ne rien oublier des chiffres vertigineux qu’il énonce : « On a recensé un total de 2 267 sites qui sont des décharges illégales et 653 touchés par des incendies illégaux de déchets. »

    Ces chiffres se trouvent dans le rapport publié en début d’année par l’Institut supérieur de santé et le bureau du procureur de Naples Nord. Au moment même où il les prononce, le procureur sait qu’ils sont déjà obsolètes : « C’est une bataille continue que l’on mène, il est évident qu’à partir du moment où l’on ferme un site illégal, ceux qui enfouissent les déchets n’en démordent pas pour autant et cherchent juste un autre endroit où le faire. » Le rapport prévoit une mise à jour des chiffres tous les deux ans.
    Surmortalité par cancers du sein

    D’un point de vue symbolique, l’avancée de ce rapport est notable. Pour la première fois, la magistrature et les autorités sanitaires nationales établissent un lien de cause à effet entre la pollution de la Terre des feux et les chiffres alarmants de la santé des habitants de la région. Le rapport met en évidence la surmortalité par cancers du sein dans les communes les plus touchées, la forte prévalence de leucémies chez les 0-19 ans, d’asthme, de malformations congénitales, de naissances prématurées.

    « Nous sommes la région la plus malade d’Italie en matière de maladies chroniques chez les jeunes, celle où les femmes ont le plus fort taux d’endométriose, celle où l’infertilité des jeunes est la plus forte, avec le risque ensuite que cela se transforme en cancer », s’indigne le docteur Antonio Marfella, responsable napolitain de l’association Médecins pour l’environnement.

    Depuis l’été 2004, ce médecin qui travaille au sein de l’Istituto Nazionale dei Tumori de Naples, spécialisé en oncologie, alerte les autorités sanitaires régionales et nationales sur les pathologies de ses patients. Sans succès. Au fil de son combat solitaire, le docteur Marfella est passé dans le camp des victimes de la pollution, atteint lui aussi d’un cancer. Année après année, sur les murs des communes de la Terre des feux, les avis de décès de trentenaires, puis d’adolescents et d’enfants se sont multipliés, inlassablement. Cet été, les dernières victimes de la Terre des feux avaient 19, 15 et 7 ans.

    Le fils de Marzia Caccioppoli, Antonio, n’avait pas encore fêté ses 10 ans quand il est décédé d’un glioblastome multiforme, un cancer du cerveau qui touche normalement des patients à partir de 55 ans. « Aucun médecin ne m’a jamais dit officiellement que c’était une tumeur liée au risque environnemental mais officieusement, si », se souvient-elle.

    Après la naissance de son fils, elle avait préféré quitter Naples, son bruit et sa pollution, pour s’installer à Casalnuovo di Napoli, une petite ville située à une quinzaine de kilomètres au nord-est, au cœur d’une région qui fut longtemps appelée la « Campania Felix » pour ses terres fertiles : « Je ne savais pas que je l’emmenais alors sur la terre qui le tuerait, qu’il deviendrait l’une des victimes de l’écocide de la Terre des feux. »
    Mobilisation citoyenne

    Pour ces victimes et leurs proches, le rapport est une preuve de plus que leurs dénonciations n’étaient pas celles de « folles, d’illuminées », comme Marzia Caccioppoli et les autres mères l’ont entendu répéter lors de leurs mobilisations pour alerter sur la situation. « Mais, comme d’habitude, on essaie de cacher la poussière sous le tapis, déplore-t-elle. Ici, on peut mourir de cancer à 20 ans mais on ne reçoit pas de fonds supplémentaires pour faire du dépistage, de la prévention, proposer des examens médicaux spécifiques aux habitants. »

    En 2013, après le décès de son fils, Marzia Caccioppoli fonde l’association Nous, les parents de tous, avec d’autres mères ayant perdu leur enfant sur la Terre des feux. Ensemble, elles ont créé un réseau de soutien pour les familles d’enfants malades, une vingtaine pour le moment, obligées de multiplier les « voyages de l’espoir vers les hôpitaux du Nord ». Elles organisent leurs propres journées de dépistage du cancer du sein dans les communes de la Terre des feux après avoir récupéré un échographe portable et avec l’aide d’un sénologue.

    Surtout, elles tentent d’obtenir justice pour la perte de leur enfant et pour éviter d’autres victimes. En 2015, après un long combat mené par de nombreuses associations, dont Nous, les parents de tous, une loi sur les écocides est adoptée par le Parlement italien. Une demi-victoire pour les militants : la loi n’est pas rétroactive. Les entreprises clairement identifiées comme ayant exporté leurs déchets toxiques sur la Terre des feux n’ont jamais été condamnées. « Certaines entreprises sont venues empoisonner nos terres et aujourd’hui elles sont encore ouvertes, leurs crimes restent impunis et ça, c’est une réalité que je n’accepte pas », fulmine Marzia Caccioppoli.

    C’est là que le bât blesse : hormis quelques entreprises identifiées au cours de ces vingt dernières années, désigner les coupables relève du casse-tête. « Comment savoir avec exactitude quel déchet a provoqué quelle maladie ?, interroge le procureur adjoint Renzulli, et comment savoir qui a enfoui ce déchet-là en particulier ? On peut avoir d’un côté quelqu’un qui porte plainte mais ensuite, pour qu’il y ait condamnation, il faut que la cause de la mort soit certaine. Identifier les coupables n’est pas l’ambition de ce rapport. »

    Il faudrait commencer par tracer les déchets, or, en Italie, nous avons encore un système papier avec une carte d’accompagnement qui est facilement falsifiable.

    Antonio Marfella, responsable napolitain de l’association Médecins pour l’environnement

    L’accord scellé entre la magistrature et l’Institut supérieur de santé en juin 2016 vise surtout à identifier les sites les plus touchés pour commencer à les dépolluer. La tâche est lourde : près de 37 % des 350 000 habitants de la zone concernée vivent à moins de cent mètres d’un ou plusieurs sites de stockage de déchets. « Commencer la dépollution maintenant comme le demande la magistrature, c’est commencer à reconstruire des immeubles alors qu’on est encore sous les bombes », s’emporte le docteur Marfella.

    Car le ballet des camions venus décharger leurs déchets ne connaît aucun répit. Ni les incendies et leurs fumées toxiques. Lorsque la Terre des feux a commencé à faire parler d’elle, les coupables étaient tout trouvés : les « camorristes », les mafieux locaux, qui ont empoché de coquettes sommes pour « enterrer » à plusieurs mètres de profondeur des déchets spéciaux et toxiques d’entreprises, essentiellement lombardes et vénitiennes.

    Aujourd’hui, le procureur adjoint Renzulli décrit un phénomène bien plus banal et profondément ancré dans les mentalités locales. « Traiter une grosse quantité d’amiante, ça coûte beaucoup d’argent. Donc les gens s’en moquent un peu si, en abandonnant ces déchets, ils peuvent provoquer des dégâts sur la santé des autres. Ils pensent d’abord à leur propre intérêt, à économiser ce qu’ils peuvent, c’est le cas des petites usines du coin », détaille-t-il.

    Parmi les centaines de dossiers que traite chaque année sa juridiction, nombreuses sont les amendes infligées à des particuliers qui font des travaux dans leur maison et se débarrassent des déchets, ou à de petits entrepreneurs locaux qui ne se présentent même pas à l’audience.

    « Il faudrait commencer par tracer les déchets, or, en Italie, nous avons encore un système papier avec une carte d’accompagnement qui est facilement falsifiable, regrette le docteur Marfella. C’est un problème que nous pourrons résoudre lorsque l’État décidera de se comporter en tant que tel en faisant appliquer ses règles sur le territoire, à commencer par la lutte contre l’évasion fiscale. »

    En Italie, l’évasion fiscale des entreprises est estimée à 30 % en moyenne. Si ces chiffres sont souvent associés au manque à gagner pour l’État, le responsable napolitain de Médecins pour l’environnement souligne un autre aspect, fondamental : « Dès lors que cela concerne l’industrie manufacturière, cela signifie aussi que pour 100 millions de tonnes de déchets légaux, j’en ai 30 millions qui sont illégaux. Où vont-ils finir ? »

    Du Nord au Sud, il tente d’alerter les autres régions sur le phénomène de l’enfouissement de déchets toxiques. Le docteur Marfella est catégorique : il n’y a plus une, mais des terres des feux en Italie.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/130921/la-terre-des-feux-italienne-consume-la-sante-des-habitants

    #terra_dei_fuochi #santé #Italie #déchets #camorra #mafia #cancers #tumeurs #feux #incendies #Caserta #décharges #décharges_illégales #surmortalité #leucémies #endométriose #infertilité #maladies_chroniques

    Pour télécharger le #rapport :

    https://www.procuranapolinord.it/allegatinews/A_42657.pdf

  • « La nature a parlé » : un feu de forêt attise les rêves de retour des Palestiniens
    Vendredi 3 septembre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-jerusalem-incendies-villages-palestiniens-nakba-sionistes-reto

    Au cours de la deuxième semaine d’août, quelque 20 000 dounams (m²) de terre ont été engloutis par les flammes dans les montagnes de Jérusalem.

    C’est une véritable catastrophe naturelle. Cependant, personne n’aurait pu s’attendre à la vision qui est apparue après l’extinction de ces incendies. Ou plutôt, personne n’avait imaginé que les incendies dévoileraient ce qui allait suivre.

    Une fois les flammes éteintes, le paysage était terrible pour l’œil humain en général, et pour l’œil palestinien en particulier. Car les incendies ont révélé les vestiges d’anciens villages et terrasses agricoles palestiniens ; des terrasses construites par leurs ancêtres, décédés il y a longtemps, pour cultiver la terre et planter des oliviers et des vignes sur les pentes des montagnes.

    À travers ces montagnes, qui constituent l’environnement naturel à l’ouest de Jérusalem, passait la route Jaffa-Jérusalem, qui reliait le port historique à la ville sainte. Cette route ondulant à travers les montagnes était utilisée par les pèlerins d’Europe et d’Afrique du Nord pour visiter les lieux saints chrétiens. Ils n’avaient d’autre choix que d’emprunter la route Jaffa-Jérusalem, à travers les vallées et les ravins, jusqu’au sommet des montagnes. Au fil des siècles, elle sera foulée par des centaines de milliers de pèlerins, de soldats, d’envahisseurs et de touristes.

    Les terrasses agricoles – ou plates-formes – que les agriculteurs palestiniens ont construites ont un avantage : leur durabilité. Selon les estimations des archéologues, elles auraient jusqu’à 600 ans. Je crois pour ma part qu’elles sont encore plus vieilles que cela. (...)

  • En Bolivie, des zones protégées partent en fumée
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/24/en-bolivie-des-zones-protegees-parties-en-fumee_6092180_3244.html


    Vue aérienne de la réserve naturelle de San Matias, en Bolivie, le 20 août 2021.
    WILLIAM WROBLEWSKI / AFP

    Six cent mille hectares ont déjà brûlé. Les forêts de la Chiquitania, dans le département de Santa Cruz, abritant des réserves écologiques, sont les plus touchées.

    Près de 600 000 hectares (ha), soit 6 000 kilomètres carrés, de terres ont brûlé dans le département de Santa Cruz, dans l’est de la Bolivie. Soixante-quatre pour cent de ses aires protégées ont été rasées par des incendies, pour la plupart d’origine criminelle, ont fait savoir les autorités.

    Lundi 23 août au soir, 20 incendies restaient actifs et sept zones protégées étaient touchées. En seulement deux jours, 200 000 ha ont brûlé, a rapporté le gouvernement. La plupart des incendies sont concentrés dans les forêts de la Chiquitania, une région située entre l’Amazonie au nord, les plaines du Chaco au sud et le Pantanal – la plus grande zone humide du monde – au sud-est. D’une superficie similaire à celle de la Belgique, la réserve naturelle de San Matias est l’une des plus endommagées. Cette partie du pays avait déjà connu de graves incendies en 2019.

  • « L’écocide dont résultent les mégafeux est aussi un ethnocide », Joëlle Zask est philosophe, maîtresse de conférences à l’université d’Aix-Marseille, autrice de Quand la forêt brûle (Premier Parallèle, 2019).

    Les mégafeux de forêt, ces signes les plus violents de la crise écologique, font rage : en Sibérie, un million et demi d’hectares, dont on parle trop peu, sont récemment partis en fumée. L’ouest des Etats-Unis et du Canada est en flamme. Tout le sud de l’Europe est menacé.

    Les causes environnementales des mégafeux sont identifiées. Il en va de même de leur impact écologique : nous savons que ces feux sont dus au dérèglement climatique dont les activités humaines sont responsables, qu’ils émettent autant de gaz à effet de serre que la circulation automobile, que les forêts qui en sont victimes sont durablement détruites, que des espèces qui y vivent disparaissent. La forêt amazonienne produit désormais plus de gaz carbonique qu’elle n’en capture. Récemment, les fumées dégagées par les feux qui sévissent dans l’Oregon et en Californie ont atteint New York, dont les habitants ont été asphyxiés. Le 30 juillet, Joe Biden a déclaré qu’il fallait voir dans les mégafeux la preuve de l’urgence à agir énergiquement pour le climat.

    Ce qui est moins connu est la corrélation entre le développement de ces feux extrêmes et la dégradation, voire la disparition des activités humaines compétentes dans les forêts, dont les feux dirigés ou écobuage, qui sont destinés, entre autres, à éviter les mégafeux. Les touristes et les « rurbains » qui se multiplient à la campagne en quête d’un lieu de séjour plus humain que la grande ville sont ignorants en la matière. Ils sont aussi négligents : 80 % des feux de forêt sont dus à des actes humains accidentels et, pour une proportion non négligeable, criminels.

    Peuples délogés et déculturés

    En revanche, les peuples et les individus qui connaissent la forêt, l’entretiennent et en prennent soin depuis des millénaires ont été massivement délogés et déculturés. Ainsi en va-t-il des peuples autochtones de l’Amérique du Nord, des Amérindiens du Brésil, des peuples aborigènes d’Australie ou des peuples nomades de Sibérie, mais aussi de nos paysans et forestiers européens qui savaient cultiver les forêts et les protéger des flammes.

    Le processus est simple : les forêts qui, au cours des millénaires, se sont adaptées aux activités humaines – dont le pastoralisme, l’agriculture paysanne, le traçage de voies de passage, les feux d’entretien – se referment et s’uniformisent. Elles s’encombrent de matière sèche et de strates intermédiaires de végétation qui sont pour les flammes autant de tremplins vers le houppier des grands arbres. Dans les circonstances actuelles de températures extrêmes, de longues sécheresses, de vents intenses et d’invasions de nuisibles, les priver de ces soins, souvent au nom d’une nature vierge qui n’existe quasiment pas, c’est les livrer aux flammes.

    Le sinistre cas de Fordlândia

    L’écocide dont résultent les mégafeux est aussi un ethnocide. Détruire la forêt, la compartimenter, la privatiser, l’exploiter ou la défricher sur d’immenses surfaces au profit de l’extraction minière, de l’élevage, du soja transgénique ou du palmier à huile, c’est en parallèle, et avec tout autant de violence, détruire culturellement les peuples qui y vivent.

    En 1928, le sinistre cas de Fordlândia atteste déjà cette corrélation. Afin de produire du caoutchouc, l’industriel américain Henry Ford met la main sur 10 000 kilomètres carrés près de Santarem, au Brésil, dont il chasse les habitants. Destinés à une plantation d’hévéas, ces hectares sont aspergés de kérosène et incendiés jusqu’à la racine. Aucun litre de latex n’a jamais été produit. Non seulement la forêt se ravine mais les arbres se contaminent les uns les autres.

    Quant aux travailleurs de la plantation recrutés parmi les Indiens brésiliens, les traitements qui leur sont infligés ne sont pas d’une nature fondamentalement différente de ceux que subit la forêt. La ville ouvrière prétendument « modèle » dans laquelle ils sont logés leur est parfaitement inadaptée. La tentative de colonisation culturelle qui les vise passe par le corned-beef et le hamburger, l’interdiction des femmes et de l’alcool, le port obligatoire d’un badge, des horaires stricts et autres contraintes du même acabit. Dès 1934, après moult révoltes et désertions, Fordlândia est abandonné.

    Savoirs patiemment élaborés durant des siècles

    Cet épisode bien décrit par l’historien américain Greg Grandin est l’un des premiers actes, certes avorté, d’un drame dont les actes suivants vont, quant à eux, triompher de l’adversité naturelle et de la prétendue « sauvagerie » humaine. Là où nous commençons à reconnaître des savoirs patiemment élaborés durant des siècles, on ne voit alors que de l’obscurantisme et de la superstition. Ainsi en va-t-il des peuples aborigènes d’Australie dont la situation est aujourd’hui emblématique de l’intrication entre la destruction de la nature et la destruction des formes de vie autochtones.

    Si le bush est victime de mégafeux qu’aucune technologie humaine, si sophistiquée qu’elle soit, ne peut dominer, c’est aussi que ces peuples, qui s’occupent de la forêt depuis cinquante mille ans, ont perdu, quand ils n’ont pas été décimés, la possibilité d’entretenir la biodiversité et de « nettoyer le paysage », lequel a pourtant évolué de manière à avoir besoin de leurs soins.

    Aujourd’hui, face à l’impuissance absolue de la rationalité occidentale, ce sont les rangers aborigènes, mais aussi les Amérindiens, les forestiers corses, les éleveurs californiens, les peuples sibériens qu’on appelle à l’aide pour enseigner ce qu’ils savent et organiser la lutte qui convient contre les mégafeux. Espérons que leur « culture du feu » et leurs sciences de la nature auront mieux résisté aux assauts de la « civilisation » que la nature en flamme.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/08/11/l-ecocide-dont-resultent-les-megafeux-est-aussi-un-ethnocide_6091129_3232.ht

    #feux #mégafeux #écologie #ethnocides

    • #massif_des_Maures, un feu tout a fait inhabituel, Joëlle Zask
      https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendies-dans-le-var-il-faut-prendre-la-mesure-qu-on-rentre-dans-un-no

      ... , il faut prendre la mesure qu’on rentre dans un nouveau régime de feux. C’est déjà avéré ailleurs dans le monde, comme à l’ouest des États-Unis et du Canada. En France, je pense que le phénomène nous atteint aussi.

      « Un méga-feu se définit par son intensité, sa vitesse de propagation, par le fait aussi qu’il dégrade durablement la végétation, contrairement aux feux saisonniers et de surface. »

      Ce qui caractérise également ces méga-feux c’est qu’on ne peut rien faire. La technologie humaine s’avère impuissante et ce sont des feux qui meurent de cause naturelle, quand il n’y a plus de vent, ou quand il pleut. Donc c’est vraiment particulier et il est probable que le métier de pompier soit amené à changer.

      Est-ce qu’on connaît les causes ? Qu’est-ce qui fait qu’un feu se transforme en méga-feu ?

      Il y a deux séries de cause : il y a évidemment le dérèglement climatique, avec des températures extrêmes, qui nous apportent des périodes de sécheresse, et des vents endiablés. Là, il y a une responsabilité humaine qui est tout à fait considérable, ce qui se voit aussi au niveau des plantations, c’est-à-dire que l’on a des forêts uniformes. On note la disparition de certains arbres qui agissent comme retardateurs de feu, comme les cyprès en Méditerrannée. Et puis il y a une autre série de causes, en lien avec des politiques d’interdiction des feux, d’extinction des feux à la première étincelle. Finalement, ces politiques sont un peu tournées vers nos paysans, nos forestiers et nos éleveurs.

      « On détruit aussi les gens qui savent y faire avec la forêt, on détruit la culture du feu et donc on ne sait plus faire. »

      En fait, il faut réapprendre à protéger la forêt, à l’entretenir, à la maintenir ouverte. Il y a toute une pratique de la forêt qui la protège des flammes, on savait le faire depuis la nuit des temps, les aborigènes en Australie par exemple. Ce sont des savoirs indispensables aujourd’hui pour prévenir les méga-feux.

  • Ecologie du feu et apocalypse : la seconde nature de Californie, Mike Davis – Agitations
    https://agitations.net/2020/10/01/ecologie-du-feu-et-apocalypse-la-seconde-nature-de-la-californie

    Dans cet article initialement paru dans l’hebdomadaire The Nation suivi d’un entretien donné pour la revue américaine Jacobin (paru en 2018), le géographe marxiste Mike Davis spécialiste de l’urbanisme et des rapports de classe et de race en Californie revient sur les épisodes d’incendie qui ont ravagé plusieurs villes californiennes ces dernières années. Il décrit ici comment l’évolution de l’immobilier et de l’habitat, des villes vers l’arrière-pays, influe sur l’écosystème de la région, constituant ce qu’il décrit comme une nouvelle « écologie du feu » avec des épisodes comparables à un hiver nucléaire.

    L’écosystème désertique de la Californie ne résistera pas aux incendies

    Dans Encore un peu de verdure , un roman de science-fiction se déroulant à Los Angeles, publié en 1947 par Ward Moore (un écrivain progressiste), le personnage principal du scientifique fou est en l’occurrence une savante, Josephine Francis. Elle embauche Albert Weemer, un colporteur fauché, disposant de « tous les instincts du cafard », pour l’aider à promouvoir sa découverte : un composé chimique appelé « Metamorphosant » capable d’améliorer la croissance des plantes et leur permettre de prospérer sur des sols rocheux et stériles. Elle rêve de mettre un terme à la faim dans le monde par l’accroissement massif de la gamme des céréales. Weemer, peu versé dans les sciences, ne songe qu’à se faire rapidement du blé en vendant le produit au porte-à-porte comme traitement pour gazon. Francis, qui a désespérément besoin de fonds pour poursuivre ses recherches, accepte à contrecœur et Weemer s’en va arpenter les pelouses jaunies qui jalonnent les zones pavillonnaires décaties.

    À sa grande surprise, le traitement, qui modifie génétiquement les plantes, marche bien — trop bien, même. Dans le jardin de la famille Dinkman, la mauvaise herbe se transforme en cauchemardesque « herbe-du-diable », résistante à la tonte comme aux désherbants, et commence à se répandre dans toute la ville. « Elle se recroquevillait, se tordait, comme torturée, puis reprenait vie […] Elle engloutissait tout sur son passage, comblait une tranchée ouverte dans l’avenue, avalait des bosquets, un muret. » Elle continue à grignoter trottoirs et maisons pour finalement engloutir la ville : une nouvelle nature monstrueuse qui rampe vers Bethléem 1 .

    Encore un peu de verdure est tout à la fois comique et légèrement dérangeant. Ses prémisses absurdes sont pourtant bel et bien en passe d’être concrétisées par le réchauffement climatique : en fait, l’herbe-du-diable n’est autre que le brome, une tribu de plantes invasives impossibles à éradiquer qu’on désigne en anglais sous les qualificatifs peu flatteurs de « brome éviscérant », d’« herbe à triche » et de « faux brome ». Originaires de Méditerranée et du Moyen-Orient, certaines de ces espèces sont présentes en Californie depuis la « Ruée vers l’or », lorsque le surpâturage a permis le développement agressif des bromes et de l’avoine européenne face aux espèces indigènes. Mais aujourd’hui, c’est le feu et l’étalement « exurbain » qui leur servent de « Metamorphosant », tandis qu’elles colonisent et détériorent les écosystèmes aux quatre coins de l’État.

    #Mike_Davis #écologie #feu #bromes #exurbanisation #sécheresse_chaude #Death_Valley_partout #pyrocumulus

  • Avant l’Exode | Ferarock
    https://ferarock.org/sur-les-antennes/decouvertes/avant-l-exode

    En 2021, le #rap_français est enfin devenu populaire. Le prix à payer ? Pour certains, l’abandon des utopies, d’un certain esprit hip-hop. Mais gare à ceux qui voudraient réduire le rap à une zumba opportuniste : Ils ont oublié que cette musique reste le champ d’action d’artistes sincères, entiers, révoltés. #Keny_Arkana, on le sait depuis longtemps, fait partie de ces MCs aux discours engagés, mais qui jamais n’oublient la performance.

    https://www.keny-arkana.com

  • VIDEOS. Un incendie après une fuite de gaz sur un pipeline met le feu à l’océan dans le golfe du Mexique
    https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/videos-incendie-dans-le-golfe-du-mexique-apres-une-fuite-de-gaz-sur-un-

    Les flammes qui jaillissent de l’eau ressemblent à un volcan crachant de la lave en fusion.

    #incendie #feu #gaz_naturel #pipeline #golfe_du_mexique

  • Greece, #Chios island : Fire destroys 15 tents in the #RIC of #VIAL

    Today, April 5 2021, 15 tents were completely destroyed after a fire broke out in the Reception and Identification Centre of Vial, on the Greek Island of Chios. The fire caused serious damage to 4 others.
    The fire service of Chios, which intervened to extinguish the fire is investigating the causes of the fire. Fortunately, there were no injuries to either refugees or firefighters.
    Such incidents are all too common and destroy scarce possessions, threaten lives and re-traumatize vulnerable populations. The frequent outbreak of fires is undeniably a consequence of a border policy which traps people in such inhumane, overcrowded living conditions.
    The new camps under construction are the not the ’answer’ and will not ensure safe and dignified living conditions where people can flourish and thrive.

    https://www.facebook.com/watch/?v=746121826047999

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    Κάηκαν ολοσχερώς 15 σκηνές στην ΒΙΑΛ, ζημιές σε άλλες τέσσερις

    ΕΝΗΜΕΡΩΣΗ 13:23 Δεκαπέντε σκηνές ολοσχερώς κατεστραμμένες είναι ο τελικός απολογισμός της πυρκαγιάς που ξέσπασε στο κέντρο υποδοχής και ταυτοποίησης της ΒΙΑΛ, την Δευτέρα 5 Απριλίου 2021. Από την φωτιά προκλήθηκαν σοβαρές ζημιές σε άλλες τέσσερις σκηνές.

    Από τη πυροσβεστική υπηρεσία Χίου, που επενέβη για την κατάσβεση της φωτιάς με 15 άνδρες και πέντε οχήματα, διερευνώνται τα αίτια της φωτιάς, ενώ επισημαίνεται ότι εκείνη την ώρα επικρατούσε ηρεμία στον χώρο του ΚΥΤ.

    Από την πυρκαγιά δεν υπήρξαν τραυματισμοί μεταξύ προσφύγων και μεταναστών ή των πυροσβεστών.

    ΕΝΗΜΕΡΩΣΗ 12:53

    Φωτιά ξέσπασε μετά τις 12 το μεσημέρι της Δευτέρας, 5 Απριλίου 2021, σε σκηνές στο κέντρο υποδοχής και ταυτοποίησης της ΒΙΑΛ, χωρίς να έχει γίνει μέχρι στιγμής η αιτία από την οποία ξεκίνησε η φωτιά.

    Για την κατάσβεση της φωτιάς επενέβησαν ισχυρές δυνάμεις της πυροσβεστικής υπηρεσίας Χίου.

    Σύμφωνα με τα πρώτα στοιχεία κάηκαν έξι σκηνές, ενώ έγινε γνωστό ότι στο ΚΥΤ επικρατούσε ηρεμία εκείνη την ώρα μεταξύ των προσφύγων και μεταναστών που διαμένουν στο ΚΥΤ.

    https://astraparis.gr/kaikan-apo-fotia-exi-skines-stin-vial

    #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #feu #incendie #vidéo

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    ajouté à la métaliste des incendies dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

  • Scènes de tensions et de violences dans les quartiers Nord de Blois
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/scenes-de-tensions-et-de-violences-dans-les-quartiers-nord-de-blois-grave

    "Une voiture a essayé de se soustraire à un contrôle de la BAC, et a ensuite percuté deux autres véhicules. Il y a quatre blessés, dont deux en état d’urgence absolue, qui étaient à bord de la première voiture", indique la préfecture du Loir-et-Cher. L’un des deux blessés en urgence absolue est hospitalisé au CHRU de tours, l’autre à Blois.

    Des scènes de violences s’en sont suivis dans les quartiers Nord de Blois, et ont duré une partie de la nuit. Le préfet du Loir-et-Cher doit tenir une conférence de presse dans la matinée à ce propos. Nos confrères de la Nouvelle république ont pu joindre le préfet François Pesneau mardi soir [ça alors !] : "on fait face [?] à un dispositif de violences urbaines. Quelques véhicules ont été brûlés et un incendie a démarré sur le côté du magasin Aldi. "

    Selon l’Agence France Presse, il y a eu des barricades, des tirs de mortiers d’artifice, des véhicules incendiés. Un supermarché Aldi a été vandalisé, une crèche dégradée et une station-service Avia a été incendiée. L’AFP indique aussi qu’"un camion de livraison a été attaqué par des émeutiers. L’un d’eux l’a lancé à vive allure vers les policiers, sautant juste avant le choc. Les policiers ont fait #feu."

    #police

  • Tous chasseurs cueilleurs !
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-08-juin-2019

    Quand la civilisation menace l’#environnement... retour à la chasse et la cueillette. Entretien avec James C. Scott autour de son livre "#HomoDomesticus, une histoire profonde des premiers Etats".

    On a tous en tête des souvenirs d’école sur les débuts de l’Histoire avec un grand H. Quelque part entre le Tigre et l’Euphrate il y a 10 000 ans, des chasseurs-cueilleurs se sont peu à peu sédentarisés en domestiquant les plantes et les animaux, inventant dans la foulée l’#agriculture, l’écriture et les premiers Etats. C’était l’aube de la #civilisation et le début de la marche forcée vers le #progrès.

    Cette histoire, #JamesScott, anthropologue anarchiste et professeur de sciences politiques, l’a enseignée pendant des années à ses élèves de l’Université de Yale. Mais les découvertes archéologiques dans l’actuel Irak des dernières années l’ont amené à réviser complètement ce « storytelling » du commencement des sociétés humaines, et par là même remettre en question notre rapport au monde dans son dernier livre : Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats (Ed. La Découverte).

    Alors même que climat et biodiversité sont aujourd’hui plus que jamais menacés par les activités humaines, James C. Scott propose de réévaluer l’intérêt des sociétés d’avant l’Etat et l’agriculture. Car ces chasseurs-cueilleurs semi-nomades ont longtemps résisté face aux civilisations agraires, basées sur les céréales et qui, en domestiquant le monde, se sont domestiqués eux-mêmes, en appauvrissant leur connaissance du monde.

    Un reportage de Giv Anquetil.
    Les liens

    James C. Scott : « Le monde des chasseurs-cueilleurs était un monde enchanté » (Le grand entretien) par Jean-Christophe Cavallin, Diakritik

    Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Réflexions sur l’effondrement, Corinne Morel Darleux, Editions Libertalia

    "Amador Rojas invite Karime Amaya" Chapiteau du Cirque Romanès - Paris 16, Paris. Prochaine séance le vendredi 14 juin à 20h.

    Homo Domesticus, une histoire profonde des premiers Etats, James C. Scott (Editions La Découverte)

    Eloge des chasseurs-cueilleurs, revue Books (mai 2019).

    HOMO DOMESTICUS - JAMES C. SCOTT Une Histoire profonde des premiers États [Fiche de lecture], Lundi matin

    Bibliographie de l’association Deep Green Resistance
    Programmation musicale

    "Mesopotamia"- B52’s

    "Cholera" - El Rego et ses commandos

    #podcast @cdb_77

    • Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États

      Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
      C’est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire #Homo_domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l’#État antique comme étape cruciale de la « #civilisation » humaine.
      Ce faisant, il nous offre une véritable #écologie_politique des formes primitives d’#aménagement_du_territoire, de l’« #autodomestication » paradoxale de l’animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la #sédentarisation et des logiques de la #servitude et de la #guerre dans le monde antique.
      Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l’évolution de l’humanité et sur ce que Rousseau appelait « l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».


      https://www.editionsladecouverte.fr/homo_domesticus-9782707199232

      #James_Scott #livre #démographie #épidémiologie #évolution #humanité #histoire #inégalité #inégalités #Etat #écologie #anthropologie #ressources_pédagogiques #auto-domestication

    • Fiche de lecture: Homo Domesticus - James C. Scott

      Un fidèle lecteur de lundimatin nous a transmis cette fiche de lecture du dernier ouvrage de James C. Scott, (on peut la retrouver sur le blog de la bibliothèque fahrenheit) qui peut s’avérer utile au moment l’institution étatique semble si forte et fragile à la fois.
      « L’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres »
      À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands #récits_civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la #domestication des plantes et des animaux n’a pas entraîné la fin du #nomadisme ni engendré l’#agriculture_sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des #chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ».
      Dans la continuité de #Pierre_Clastres et de #David_Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une anomalie et une contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      La première domestication, celle du #feu, est responsable de la première #concentration_de_population. La construction de niche de #biodiversité par le biais d’une #horticulture assistée par le feu a permis de relocaliser la faune et la flore désirable à l’intérieur d’un cercle restreint autour des #campements. La #cuisson des aliments a externalisé une partie du processus de #digestion. Entre 8000 et 6000 avant notre ère, Homo sapiens a commencé à planter toute la gamme des #céréales et des #légumineuses, à domestiquer des #chèvres, des #moutons, des #porcs, des #bovins, c’est-à-dire bien avant l’émergence de sociétés étatiques de type agraire. Les premiers grands établissements sédentaires sont apparus en #zones_humides et non en milieu aride comme l’affirment les récits traditionnels, dans des plaines alluviales à la lisière de plusieurs écosystèmes (#Mésopotamie, #vallée_du_Nil, #fleuve_Indus, #baie_de_Hangzhou, #lac_Titicata, site de #Teotihuacan) reposant sur des modes de subsistance hautement diversifiés (sauvages, semi-apprivoisés et entièrement domestiqués) défiant toute forme de comptabilité centralisée. Des sous-groupes pouvaient se consacrer plus spécifiquement à une stratégie au sein d’un économie unifiée et des variations climatiques entraînaient mobilité et adaptation « technologique ». La #sécurité_alimentaire était donc incompatible avec une #spécialisation étroite sur une seule forme de #culture ou d’#élevage, requérant qui plus est un travail intensif. L’#agriculture_de_décrue fut la première à apparaître, n’impliquant que peu d’efforts humains.
      Les #plantes complètement domestiquées sont des « anomalies hyperspécialisées » puisque le cultivateur doit contre-sélectionner les traits sélectionnés à l’état sauvage (petite taille des graines, nombreux appendices, etc). De même les #animaux_domestiqués échappent à de nombreuses pressions sélectives (prédation, rivalité alimentaire ou sexuelle) tout en étant soumis à de nouvelles contraintes, par exemple leur moins grande réactivité aux stimuli externes va entraîner une évolution comportementale et provoquer la #sélection des plus dociles. On peut dire que l’espèce humaine elle-même a été domestiquée, enchaînée à un ensemble de routines. Les chasseurs-cueilleurs maîtrisaient une immense variété de techniques, basées sur une connaissance encyclopédique conservée dans la mémoire collective et transmise par #tradition_orale. « Une fois qu’#Homo_sapiens a franchi le Rubicon de l’agriculture, notre espèce s’est retrouvée prisonnière d’une austère discipline monacale rythmée essentiellement par le tic-tac contraignant de l’horloge génétique d’une poignée d’espèces cultivées. » James C. Scott considère la #révolution_néolithique récente comme « un cas de #déqualification massive », suscitant un #appauvrissement du #régime_alimentaire, une contraction de l’espace vital.
      Les humains se sont abstenus le plus longtemps possible de faire de l’agriculture et de l’élevage les pratiques de subsistance dominantes en raison des efforts qu’elles exigeaient. Ils ont peut-être été contraints d’essayer d’extraire plus de #ressources de leur environnement, au prix d’efforts plus intenses, à cause d’une pénurie de #gros_gibier.
      La population mondiale en 10 000 avant notre ère était sans doute de quatre millions de personnes. En 5 000, elle avait augmenté de cinq millions. Au cours des cinq mille ans qui suivront, elle sera multipliée par vingt pour atteindre cent millions. La stagnation démographique du #néolithique, contrastant avec le progrès apparent des #techniques_de_subsistance, permet de supposer que cette période fut la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité sur le plan épidémiologique. La sédentarisation créa des conditions de #concentration_démographique agissant comme de véritables « parcs d’engraissement » d’#agents_pathogènes affectant aussi bien les animaux, les plantes que les humains. Nombre de #maladies_infectieuses constituent un « #effet_civilisationnel » et un premier franchissement massif de la barrière des espèces par un groupe pathogènes.
      Le #régime_alimentaire_céréalier, déficient en #acides_gras essentiels, inhibe l’assimilation du #fer et affecte en premier lieu les #femmes. Malgré une #santé fragile, une #mortalité infantile et maternelle élevée par rapport aux chasseurs-cueilleurs, les agriculteurs sédentaires connaissaient des #taux_de_reproduction sans précédent, du fait de la combinaison d’une activité physique intense avec un régime riche en #glucides, provoquant une #puberté plus précoce, une #ovulation plus régulière et une #ménopause plus tardive.

      Les populations sédentaires cultivant des #céréales domestiquées, pratiquant le commerce par voie fluviale ou maritime, organisées en « #complexe_proto-urbain », étaient en place au néolithique, deux millénaires avant l’apparition des premiers États. Cette « plateforme » pouvait alors être « capturée », « parasitée » pour constituer une solide base de #pouvoir et de #privilèges politiques. Un #impôt sur les céréales, sans doute pas inférieur au cinquième de la récolte, fournissait une rente aux élites. « L’État archaïque était comme les aléas climatiques : une menace supplémentaire plus qu’un bienfaiteur. » Seules les céréales peuvent servir de base à l’impôt, de part leur visibilité, leur divisibilité, leur « évaluabilité », leur « stockabilité », leur transportabilité et leur « rationabilité ». Au détour d’un note James C. Scott réfute l’hypothèse selon laquelle des élites bienveillantes ont créé l’État essentiellement pour défendre les #stocks_de_céréales et affirme au contraire que « l’État est à l’origine un racket de protection mis en œuvre par une bande de voleurs qui l’a emporté sur les autres ». La majeure partie du monde et de sa population a longtemps existé en dehors du périmètre des premiers États céréaliers qui n’occupaient que des niches écologiques étroites favorisant l’#agriculture_intensive, les #plaines_alluviales. Les populations non-céréalières n’étaient pas isolées et autarciques mais s’adonnaient à l’#échange et au #commerce entre elles.
      Nombre de #villes de #Basse_Mésopotamie du milieu du troisième millénaire avant notre ère, étaient entourées de murailles, indicateurs infaillibles de la présence d’une agriculture sédentaire et de stocks d’aliments. De même que les grandes #murailles en Chine, ces #murs d’enceinte étaient érigés autant dans un but défensif que dans le but de confiner les paysans contribuables et de les empêcher de se soustraire.
      L’apparition des premiers systèmes scripturaux coïncide avec l’émergence des premiers États. Comme l’expliquait #Proudhon, « être gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé ». L’#administration_étatique s’occupait de l’#inventaire des ressources disponibles, de #statistiques et de l’#uniformisation des #monnaies et des #unités_de_poids, de distance et de volume. En Mésopotamie l’#écriture a été utilisée à des fins de #comptabilité pendant cinq siècle avant de commencer à refléter les gloires civilisationnelles. Ces efforts de façonnage radical de la société ont entraîné la perte des États les plus ambitieux : la Troisième Dynastie d’#Ur (vers 2100 avant J.-C.) ne dura qu’à peine un siècle et la fameuse dynastie #Qin (221-206 avant J.-C.) seulement quinze ans. Les populations de la périphérie auraient rejeté l’usage de l’écriture, associée à l’État et à l’#impôt.

      La #paysannerie ne produisait pas automatiquement un excédent susceptible d’être approprié par les élites non productrices et devait être contrainte par le biais de #travail_forcé (#corvées, réquisitions de céréales, #servitude pour dettes, #servage, #asservissement_collectif ou paiement d’un tribu, #esclavage). L’État devait respecter un équilibre entre maximisation de l’excédent et risque de provoquer un exode massif. Les premiers codes juridiques témoignent des efforts en vue de décourager et punir l’#immigration même si l’État archaïque n’avait pas les moyens d’empêcher un certain degré de déperdition démographique. Comme pour la sédentarité et la domestication des céréales, il n’a cependant fait que développer et consolider l’esclavage, pratiqué antérieurement par les peuples sans État. Égypte, Mésopotamie, Grèce, Sparte, Rome impériale, Chine, « sans esclavage, pas d’État. » L’asservissement des #prisonniers_de_guerre constituait un prélèvement sauvage de main d’œuvre immédiatement productive et compétente. Disposer d’un #prolétariat corvéable épargnait aux sujets les travaux les plus dégradants et prévenait les tensions insurrectionnelles tout en satisfaisant les ambitions militaires et monumentales.

      La disparition périodique de la plupart de ces entités politiques était « surdéterminée » en raison de leur dépendance à une seule récolte annuelle d’une ou deux céréales de base, de la concentration démographique qui rendait la population et le bétail vulnérables aux maladies infectieuses. La vaste expansion de la sphère commerciale eut pour effet d’étendre le domaine des maladies transmissibles. L’appétit dévorant de #bois des États archaïques pour le #chauffage, la cuisson et la #construction, est responsable de la #déforestation et de la #salinisation_des_sols. Des #conflits incessants et la rivalité autour du contrôle de la #main-d’œuvre locale ont également contribué à la fragilité des premiers États. Ce que l’histoire interprète comme un « effondrement » pouvait aussi être provoqué par une fuite des sujets de la région centrale et vécu comme une #émancipation. James C. Scott conteste le #préjugé selon lequel « la concentration de la population au cœur des centres étatiques constituerait une grande conquête de la civilisation, tandis que la décentralisation à travers des unités politiques de taille inférieure traduirait une rupture ou un échec de l’ordre politique ». De même, les « âges sombres » qui suivaient, peuvent être interprétés comme des moments de résistance, de retours à des #économies_mixtes, plus à même de composer avec son environnement, préservé des effets négatifs de la concentration et des fardeaux imposés par l’État.

      Jusqu’en 1600 de notre ère, en dehors de quelques centres étatiques, la population mondiale occupait en majorité des territoires non gouvernés, constituant soit des « #barbares », c’est-à-dire des « populations pastorales hostiles qui constituaient une menace militaire » pour l’État, soit des « #sauvages », impropres à servir de matière première à la #civilisation. La menace des barbares limitait la croissance des États et ceux-ci constituaient des cibles de pillages et de prélèvement de tribut. James C. Scott considère la période qui s’étend entre l’émergence initiale de l’État jusqu’à sa conquête de l’hégémonie sur les peuples sans État, comme une sorte d’ « âge d’or des barbares ». Les notions de #tribu ou de peuple sont des « #fictions_administratives » inventées en tant qu’instrument de #domination, pour désigner des #réfugiés politiques ou économiques ayant fuit vers la périphérie. « Avec le recul, on peut percevoir les relations entre les barbares et l’État comme une compétition pour le droit de s’approprier l’excédent du module sédentaire « céréales/main-d’œuvre ». » Si les chasseurs-cueilleurs itinérants grappillaient quelques miettes de la richesse étatique, de grandes confédérations politiques, notamment les peuples équestres, véritables « proto-États » ou « Empires fantômes » comme l’État itinérant de #Gengis_Kahn ou l’#Empire_Comanche, constituaient des concurrents redoutables. Les milices barbares, en reconstituant les réserves de main d’œuvre de l’État et en mettant leur savoir faire militaire au service de sa protection et de son expansion, ont creusé leur propre tombe.

      Dans la continuité de Pierre Clastres et de David Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une #anomalie et une #contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui.

      https://lundi.am/HOMO-DOMESTICUS-Une-Histoire-profonde-des-premiers-Etats
      #historicisation

  • 6-year-old refugee boy dies in blaze in #Thiva accommodation camp

    A 6-year-old boy died on Tuesday night when a fire broke out in a refugee camp on the town on Thiva, some 60 km north of Athens.

    The boy was reportedly leaving with his parents and 4 siblings in a container. Local media reported that the mother reportedly managed to bring another boy and three girls outside but not the boy. The father was not there at the time of the blaze. The family are asylum-seekers from Iran.

    The fire broke out around 9 o’ clock under unknown circumstances. Footage taken at the time of the fire shows a lot of residents to have gathered outside the building on fire.

    https://www.youtube.com/watch?v=mD28yBy7k8Q&feature=emb_logo

    According to local media radiothiva, and the Fire Service, it was the camp residents who pulled the dead body of the boy from the spot.

    The Fire Service said firefighters had to be accompanied by police to get into the camp after residents initially prevented them from entering.

    The refugees claimed that firefighters arrived with delay, reportedly threw stones and other items at the trucks, smashing the front window in one of them.

    Eight firemen with four fire engines were finally able to extinguish the blaze in a building in the camp.

    The Fire Service was reportedly not able to conduct inspection due to the angry crowd, a small police unit remains in the area.

    https://www.keeptalkinggreece.com/2021/02/24/refugee-boy-dies-fire-camp-thiva

    #incendie #feu #réfugiés #camps_de_réfugiés #décès #mort #Grèce

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    ajouté à la métaliste des incendies dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Grèce : incendie dans un camp au nord d’Athènes, un enfant de 6 ans décède

      Un enfant kurde de 6 ans est mort mardi soir dans l’incendie d’un camp de migrants situé à Thèbes, au nord d’Athènes. Les exilés accusent les autorités d’avoir trop tardé à intervenir, mettant plus d’une heure à rejoindre les lieux.

      Un incendie s’est déclaré dans la soirée de mardi 23 février dans un camp de migrants de Thèbes, au nord d’Athènes, provoquant la mort d’un enfant kurde de 6 ans, ont annoncé les pompiers grecs dans un communiqué. Lorsque ces derniers sont arrivés sur les lieux, l’enfant ne respirait déjà plus. Les causes de l’incendie sont pour l’heure inconnues.

      https://twitter.com/AntonisRepanas/status/1364324710901813251

      Selon des témoins cités par le site d’information kurde Pishti News, l’enfant se trouvait à l’intérieur du camp avec sa mère, son frère et ses trois sœurs quand le feu s’est déclenché. La mère aurait réussi à faire sortir quatre de ses enfants mais n’a pas pu sauver son autre fils. Toujours d’après le même média, le corps de l’enfant a été enlevé du bâtiment par les migrants eux-mêmes une heure après le drame.

      Les exilés accusent les pompiers d’avoir tardé à réagir, mettant plus d’une heure à rejoindre les lieux. Les autorités, elles, donnent une autre version. Elles racontent que la police a dû également intervenir car les migrants bloquaient l’accès à la structure qui avait pris feu, empêchant les pompiers de se rendre sur place.

      Les camps de migrants sont régulièrement touchés par des incendies, la plupart accidentels. Il y a trois jours, deux incendies ont détruit deux tentes sans faire de victime dans deux camps de migrants sur l’île de Lesbos.

      L’hiver, quand il fait froid sous les tentes des camps, de nombreux exilés font des feux de bois pour se réchauffer ou utilisent des poêles à l’intérieur de leur habitation précaire, ce qui provoque souvent des accidents.

      Des ONG de défense des droits de l’Homme ont tiré la sonnette d’alarme ces derniers jours sur la détérioration des conditions avec le froid dans les camps de migrants à travers le pays.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/30459/grece-incendie-dans-un-camp-au-nord-d-athenes-un-enfant-de-6-ans-deced

  • Janvier 2021 : Incendie dans le camp de réfugiés à Blazuj (Bosnie-Herzégovine)


    https://twitter.com/SeebrueckeFfm/status/1347627466026790912
    #Bosnie-Herzégovine #Herzégovine #Balkans #route_des_Balkans #feu #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #Blažuj #Blazuj

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    Ajouté à la métaliste sur les incendies dans des camps de réfugiés (principalement en Grèce, mais du coup, élargissement à la route des Balkans) :
    https://seenthis.net/messages/851143#message892911

  • Le camp de migrants de #Lipa, en #Bosnie, ravagé par un #incendie

    Le camp de Lipa, dans le nord-ouest de la Bosnie, ravagé par les flammes. Un violent incendie s’est déclaré ce mercredi dans ce camp de migrants situé dans la région de #Bihac, près de la frontière avec la Croatie. 1 200 personnes y étaient hébergées. Aucune victime n’est à déplorer. Selon des témoins, le sinistre a démarré dans une installation de stockage de combustibles. Il s’est rapidement propagé.

    Selon la directrice du camp, Natasa Omerovic, ce sont d’anciens résidents qui l’ont déclenché à un moment où le camp était fermé pour être déplacé.

    Selon Peter Van der Auweraert, coordinateur de la mission de l’Organisation internationale pour les Migration (OIM) en Bosnie-Herzégovine, la plupart des infrastructures ont été détruites. L’#OIM, qui gérait ce centre d’accueil, a récemment annoncé son retrait en raison de mauvaises conditions.


    https://twitter.com/PeterAuweraert/status/1341721207939448833

    Début décembre, ce camp de #tentes avait fait l’objet de vives critiques. Etabli comme une réponse #provisoire pour faire face à la #pandémie de #coronavirus, il n’était pas équipé pour des conditions hivernales. Le camps incendié n’était pas équipé de chauffage et n’avait jamais été branché sur le réseau électrique.

    L’Organisation internationale pour les migrations et la Commission européenne exhortaient les autorités locales à trouver une solution pour héberger ailleurs les résidents du camp de Lipa, ainsi que quelque 2 000 autres migrants dépourvus de logement dans la région de Bihac, près de la frontière de l’Union européenne.

    Les autorités municipales et cantonales de Bihac refusent de permettre à l’OIM de rouvrir l’ancien centre d’accueil à Bihac, dans les halles d’une ancienne usine, malgré une instruction du gouvernement fédéral en ce sens. Il a été fermé peu avant les élections municipales de novembre, pour répondre à une pression croissante des habitants.

    « Les autorités compétentes doivent coopérer et agir dans la plus grande urgence pour répondre aux besoins des réfugiés et des migrants sans abris et sauver les vies », a insisté lundi la Commission européenne dans un communiqué.

    https://fr.euronews.com/2020/12/23/le-camp-de-migrants-de-lipa-en-bosnie-ravage-par-un-incendie

    #Bosnie-Herzégovine #Balkans #route_des_Balkans #feu #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés

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    Ajouté à la métaliste sur les incendies dans des camps de réfugiés (principalement en Grèce, mais du coup, élargissement à la route des Balkans) :
    https://seenthis.net/messages/851143#message892911

    • Bosnie : le camp de Lipa ravagé par un incendie, 1 300 migrants à la rue

      Le camp de Lipa, dans le nord-ouest de la Bosnie, a été complètement détruit mercredi par un incendie probablement « criminel », ont indiqué les autorités. Environ 1 300 migrants, qui y étaient hébergés, se retrouvent désormais à la rue en pleine hiver avec des températures glaciales.

      « Jour terrible » pour le camp de Lipa. Dans un tweet, Peter Van der Auweraert, le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Bosnie-Herzégovine, ne cache pas son désespoir.

      Le camp de migrants, situé dans le nord-ouest du pays, vient de partir en fumée, ce mercredi 23 décembre. Environ 1 300 migrants y étaient hébergés dans des conditions dramatiques.


      https://twitter.com/PeterAuweraert/status/1341704305125027840

      « L’incendie s’est déclaré à 11h. Les pompiers ont réussi à l’éteindre, mais les quatre grandes tentes dans lesquelles les migrants dormaient ont brulé », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police, Ale Siljdedic, précisant qu’il n’y avait pas eu de blessés.
      « Un acte criminel »

      « Nous supposons qu’il s’agit d’un acte criminel et que des résidents du camp en sont à l’origine », a-t-il poursuivi. Peter Van der Auweraert évoque lui d’"anciens résidents [qui] ont mis le feu à trois tentes et aux conteneurs après que la plupart des migrants ont quitté le camp".

      https://twitter.com/PeterAuweraert/status/1341721207939448833

      Les exilés auraient agi en signe de protestation : mis en place en avril dans ce village près de Bihac, le site avait été installé comme une solution temporaire, rien n’étaient prévu pour que ses résidents y passent l’hiver. Le camp incendié n’était pas équipé d’électricité et de chauffage, alors que le pays connaît actuellement une vague de froid.

      « Désastre après désastre », a encore déploré Peter Van der Auweraert de l’OIM.
      Des milliers de personnes à la rue

      L’agence onusienne, qui gérait ce centre d’accueil, avait récemment annoncé son retrait de la structure en raison des mauvaises conditions de vie des exilés. L’OIM et la Commission européenne exhortaient depuis début décembre les autorités locales à trouver une solution pour héberger ailleurs ces 1 300 personnes, ainsi que quelque 2 000 autres migrants dépourvus de logement dans la région de Bihac, près de la frontière de l’Union européenne.

      Avec cet incendie, les résidents se retrouvent à la rue, en plein hiver et alors qu’est prévue une forte baisse de température dans les prochains jours. « Ils vont probablement se diriger vers Bihac (à 30 km au nord-ouest de Lipa, ndlr) et vont occuper des bâtiments abandonnés », a déclaré Ale Siljdedic.

      Les autorités municipales et cantonales de Bihac refusent que l’OIM rouvre l’ancien centre d’accueil à Bihac, dans les halles d’une ancienne usine, malgré une instruction du gouvernement fédéral en ce sens. Il a été fermé peu avant les élections municipales de novembre, pour répondre à une pression croissante des habitants.

      « Les autorités compétentes doivent coopérer et agir dans la plus grande urgence pour répondre aux besoins des réfugiés et des migrants sans abris et sauver des vies », a insisté lundi la Commission européenne dans un communiqué.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/29292/bosnie-le-camp-de-lipa-ravage-par-un-incendie-1-300-migrants-a-la-rue

      #SDF

    • Thousands of refugees without shelter after Bosnia camp burns

      Dozens spend the night at a damaged metal container near the site of the fire, where only a ghostly steel construction remained.

      More than a thousand refugees and migrants from Asia, the Middle East and North Africa were left to sleep in the cold after their camp in northwestern Bosnia burned down amid a dispute among Bosnian politicians over where to house them.

      On Wednesday, a fire destroyed the camp in Lipa housing about 1,200 people. Police and United Nations officials have said the blaze was probably started by people unhappy at the temporary closure of the camp, scheduled for the same day, and uncertainty about where they would be relocated in Bosnia.

      Dozens of men spent the night at a damaged metal container near the site of the fire, where only a ghostly steel construction remained. Smoke was still rising from some burned patches of ground on Thursday morning.

      Others tried to erect nylon tents and slept fully dressed on the frozen ground. Most of them walked through the woods towards the town of Bihac, near the Croatian border, avoiding areas marked with warnings about landmines remaining from the Bosnian war in the 1990s.

      About 10,000 refugees and migrants from Asia, the Middle East and North Africa are stuck in Bosnia, hoping to reach wealthier countries in the European Union.

      “I couldn’t sleep last night, I sat all night,” said Bylal from Pakistan, adding that he would wait to see if the government would provide them with a new shelter.

      The Lipa camp, which was opened last spring as a temporary shelter for the summer months 25 km away from Bihac, was set to be shut on Wednesday for winter refurbishing. But Bosnia’s authorities failed to find alternative accommodation for residents.

      The central government wanted the refugees and migrants to temporarily return to the Bira camp in Bihac, which was shut down in October, but local authorities disagreed, saying that other parts of Bosnia should also share the burden of the migrant crisis.

      “Please open the Bira camp so everybody goes there, it’s very good there,” said Yasin, also from Pakistan. “Here it’s cold, we can’t stay here, we don’t have food, we are hungry.”

      The European Union, which had supported Bosnia with 60 million euros to manage the refugee crisis and pledged 25 million euros more, has repeatedly asked the authorities to find an alternative to the unsuitable Lipa camp, warning of an unfolding humanitarian crisis.

      “We urge … the authorities to rise above political considerations and temporarily reopen the centre Bira in Bihac,” the EU said in a statement on Wednesday

      https://www.aljazeera.com/news/2020/12/24/thousands-of-refugees-without-shelter-after-bosnia-camp-burns

    • Bosnie : après l’incendie du camp de Lipa, des centaines de migrants prisonniers du #froid et de la #neige

      Dans le nord de la Bosnie-Herzégovine, des centaines de migrants sont toujours sans solution d’hébergement depuis l’incendie du camp de Lipa le 23 décembre. La situation est extrêmement inquiétante alors que des chutes de neige et des températures glaciales se sont abattues sur la région ce week-end.

      La situation était déjà compliquée dans le camp de Lipa, elle est devenue catastrophique. Dans le nord-ouest de la Bosnie, plusieurs centaines de migrants sont contraints de vivre dans le froid et la neige après l’incendie de ce camp le 23 décembre.

      Ces hommes – originaires d’Afghanistan et du Bangladesh pour la plupart – tentaient samedi de se protéger du froid et du vent en s’enveloppant dans des couvertures et des sacs de couchage, ont observé des journaliste des l’agence Associated Press (AP).

      La Croix-Rouge de Bosnie a distribué des repas aux exilés qui ne survivent que grâce à ces colis alimentaires. La police ne les autorise pas à quitter le site, les empêchant de se rendre dans la ville voisine de Bihac pour acheter quelques denrées alimentaires.

      « Lipa est devenue une prison hivernale », a dénoncé sur Twitter Peter Van der Auweraert, représentant de l’Organisation internationale pour les migrations en Bosnie-Herzégovine. « Les migrants ne sont pas autorisés à quitter le site de Lipa et doivent maintenant faire du feu dans les tentes restantes pour se tenir chaud […] C’est une tragédie totalement inutile », ajoute-t-il.


      https://twitter.com/PeterAuweraert/status/1343267176321585154

      Dans la grande tente qui a survécu à l’incendie et où dorment désormais les migrants, le toit commence à ployer sous le poids de la neige, met par ailleurs en garde Peter Van der Auweraert, pointant un « terrible accident qui n’attend que de se produire ».
      « Nous vivons comme des animaux »

      L’association No Name Kitchen a indiqué, de son côté, « faire de son mieux pour procurer des vêtements chauds et de la nourriture aux personnes ». « La police a bloqué la route et plus de 1000 personnes se trouvent dans la forêt autour du camp de Lipa », précise l’organisation.


      https://twitter.com/NoNameKitchen1/status/1342890272221523969

      « Nous vivons comme des animaux. Même les animaux vivent mieux que nous ! » a déclaré un Pakistanais à AP qui ne s’est identifié que par son prénom, Kasim. « S’ils ne nous aident pas, nous mourrons, alors aidez-nous s’il vous plaît. »


      https://twitter.com/PeterAuweraert/status/1342775470899781638

      « Ce n’est pas ainsi que quiconque devrait vivre », a également pointé Peter Van der Auweraert, appelant la classe politique bosnienne au « courage » et à l’"action" pour débloquer la situation et autoriser l’ouverture d’un nouveau centre d’hébergement.

      La capitaine de navire allemande Carola Rackete a également alerté sur les réseaux sociaux sur l’urgence de la situation dans le nord de la Bosnie et appelé à soutenir les associations qui viennent en aide aux exilés.

      https://twitter.com/CaroRackete/status/1343181760167866368

      https://www.infomigrants.net/fr/post/29320/bosnie-apres-l-incendie-du-camp-de-lipa-des-centaines-de-migrants-pris

  • Aftermath of Moria refugee camp fire – photo essay

    The September blaze that ravaged the Moria refugee camp in Greece left thousands of people homeless overnight. Photographers #Vincent_Haiges and #Julian_Busch picked through the wreckage.
    During the night of 8 September, the Moria refugee camp on the Greek island of Lesbos burst into flames. According to a Red Cross report the camp, the biggest of its kind in Europe, was at more than four times capacity. Nearly 11,000 people had to flee. Many left in panic, grabbing their children and leaving behind their few possessions. The Greek prime minister announced a four-month state of emergency on the island.


    Many settled on a one-and-a-half kilometre stretch of coastal road, close to Mytilene, the small capital of Lesbos. People slept on the pavement and used trees and foliage to erect makeshift shelters to protect themselves from the sun. It seemed unthinkable, but life had just become even worse than in Moria.

    Photographer Vincent Haiges recalls the scene: “Walking through the remains of Europe’s biggest refugee camp, home for around 13.000 people in its last days, felt unreal. Though this feeling of estrangement was not caused by the overwhelming presence of destruction but rather the absence of sound. The chattering of voices, the clattering of dishes. All gone. Now you could only hear the birds and the rustling of cats strolling through the remains of the camp.”

    “Between the rubbles we found different objects, still witnesses of a former life. Toys, clothes or dishes. It felt as if those objects wanted to say: yes once there were people living here too. Some objects are witnesses of violence. Diazepam and Ibuprofen, means to bear what is unbearable. A lock used to protect someone’s home and family from mugging. Others are witnesses of resilience. A French copy of the New Testament. Maybe belonging to the Congolese community, who so vividly hold their services between the olive trees? The charred kitchen grater used for cooking. For many cooking was a way of keeping the memories of the place they left behind alive.”

    “The owners of those objects are now inside the new camp. Not much is coming out of there, since access for press is prohibited. It is yet another attempt of the European Union to render the situation on the Aegean islands invisible.”

    “This is why it is so important to keep the situation of the people seeking asylum alive, even though we only see the object they left behind.”

    According to the UNHCR UN high commissioner for refugees, there are approximately 121,100 asylum seekers and migrants in Greece, including 4,200 children who arrived unaccompanied, or were separated from their families on the way.

    Overcrowding is widespread on the Aegean islands and by the end of September about 21,400 people were crammed into spaces with an estimated combined capacity of 6,200.

    The UNHCR has warned for some time of the urgent need to address the situation and conditions for asylum seekers on the Aegean islands, where many must cope with dire living conditions and are exposed to security risks including sexual and gender-based violence.

    Since the fire, large-scale transfers out of Lesbos to the mainland have helped reduce the number of people whose lives have been blighted. By the beginning of November, about 2,800 people had left the island.

    More than 7,000 people remain in the emergency site at Mavrovouni, established to accommodate those rendered homeless by the fire.

    https://www.theguardian.com/artanddesign/2020/dec/02/aftermath-moria-refugee-camp-fire-photo-essay

    #objets #migrations #réfugiés #Moria #ce_qui_reste #feu #incendie #Grèce #camps_de_réfugiés #photographie

  • La #Technopolice, moteur de la « #sécurité_globale »

    L’article 24 de la #loi_Sécurité_Globale ne doit pas devenir l’arbre qui cache la forêt d’une politique de fond, au cœur de ce texte, visant à faire passer la #surveillance et le #contrôle_de_la_population par la police à une nouvelle ère technologique.

    Quelques jours avant le vote de la loi Sécurité Globale à l’Assemblée Nationale, le ministère de l’Intérieur présentait son #Livre_blanc. Ce long #rapport de #prospective révèle la #feuille_de_route du ministère de l’Intérieur pour les années à venir. Comme l’explique Gérard Darmanin devant les députés, la proposition de loi Sécurité Globale n’est que le début de la transposition du Livre dans la législation. Car cette loi, au-delà de l’interdiction de diffusion d’#images de la police (#article_24), vise surtout à renforcer considérablement les pouvoirs de surveillance des #forces_de_l’ordre, notamment à travers la légalisation des #drones (article 22), la diffusion en direct des #caméras_piétons au centre d’opération (article 21), les nouvelles prérogatives de la #police_municipale (article 20), la #vidéosurveillance dans les hall d’immeubles (article 20bis). Cette loi sera la première pierre d’un vaste chantier qui s’étalera sur plusieurs années.

    Toujours plus de pouvoirs pour la police

    Le Livre blanc du ministère de l’Intérieur envisage d’accroître, à tous les niveaux, les pouvoirs des différentes #forces_de_sécurité (la #Police_nationale, la police municipale, la #gendarmerie et les agents de #sécurité_privée) : ce qu’ils appellent, dans la novlangue officielle, le « #continuum_de_la_sécurité_intérieure ». Souhaitant « renforcer la police et la rendre plus efficace », le livre blanc se concentre sur quatre angles principaux :

    - Il ambitionne de (re)créer une #confiance de la population en ses forces de sécurité, notamment par une #communication_renforcée, pour « contribuer à [leur] légitimité », par un embrigadement de la jeunesse – le #Service_National_Universel, ou encore par la création de « #journées_de_cohésion_nationale » (page 61). Dans la loi Sécurité Globale, cette volonté s’est déjà illustrée par la possibilité pour les policiers de participer à la « #guerre_de_l’image » en publiant les vidéos prises à l’aide de leurs #caméras_portatives (article 21).
    - Il prévoit d’augmenter les compétences des #maires en terme de sécurité, notamment par un élargissement des compétences de la police municipale : un accès simplifié aux #fichiers_de_police, de nouvelles compétences en terme de lutte contre les #incivilités … (page 135). Cette partie-là est déjà en partie présente dans la loi Sécurité Globale (article 20).
    - Il pousse à une #professionnalisation de la sécurité privée qui deviendrait ainsi les petites mains de la police, en vu notamment des #Jeux_olympiques Paris 2024, où le besoin en sécurité privée s’annonce colossal. Et cela passe par l’augmentation de ses #compétences : extension de leur #armement, possibilité d’intervention sur la #voie_publique, pouvoir de visionner les caméras, et même le port d’un #uniforme_spécifique (page 145).
    - Enfin, le dernier grand axe de ce livre concerne l’intégration de #nouvelles_technologies dans l’arsenal policier. Le titre de cette partie est évocateur, il s’agit de « porter le Ministère de l’Intérieur à la #frontière_technologique » (la notion de #frontière évoque la conquête de l’Ouest aux États-Unis, où il fallait coloniser les terres et les premières nations — la reprise de ce vocable relève d’une esthétique coloniale et viriliste).

    Ce livre prévoit une multitude de projets plus délirants et effrayants les uns que les autres. Il propose une #analyse_automatisée des #réseaux_sociaux (page 221), des #gilets_connectés pour les forces de l’ordre (page 227), ou encore des lunettes ou #casques_augmentés (page 227). Enfin, le Livre blanc insiste sur l’importance de la #biométrie pour la police. Entre proposition d’#interconnexion des #fichiers_biométriques (#TAJ, #FNAEG, #FAED…) (page 256), d’utilisation des #empreintes_digitales comme outil d’#identification lors des #contrôles_d’identité et l’équipement des #tablettes des policiers et gendarmes (#NEO et #NEOGEND) de lecteur d’empreinte sans contact (page 258), de faire plus de recherche sur la #reconnaissance_vocale et d’#odeur (!) (page 260) ou enfin de presser le législateur pour pouvoir expérimenter la #reconnaissance_faciale dans l’#espace_public (page 263).

    Le basculement technologique de la #surveillance par drones

    Parmi les nouveaux dispositifs promus par le Livre blanc : les #drones_de_police, ici appelés « #drones_de_sécurité_intérieure ». S’ils étaient autorisés par la loi « Sécurité Globale », ils modifieraient radicalement les pouvoirs de la police en lui donnant une capacité de surveillance totale.

    Il est d’ailleurs particulièrement marquant de voir que les rapporteurs de la loi considèrent cette légalisation comme une simple étape sans conséquence, parlant ainsi en une phrase « d’autoriser les services de l’État concourant à la #sécurité_intérieure et à la #défense_nationale et les forces de sécurité civile à filmer par voie aérienne (…) ». Cela alors que, du côté de la police et des industriels, les drones représentent une révolution dans le domaine de la sécurité, un acteur privé de premier plan évoquant au sujet des drones leur « potentiel quasiment inépuisable », car « rapides, faciles à opérer, discrets » et « tout simplement parfaits pour des missions de surveillance »

    Dans les discours sécuritaires qui font la promotion de ces dispositifs, il est en effet frappant de voir la frustration sur les capacités « limitées » (selon eux) des caméras fixes et combien ils fantasment sur le « potentiel » de ces drones. C’est le cas du maire LR d’Asnières-sur-Seine qui en 2016 se plaignait qu’on ne puisse matériellement pas « doter chaque coin de rue de #vidéoprotection » et que les drones « sont les outils techniques les plus adaptés » pour pallier aux limites de la présence humaine. La police met ainsi elle-même en avant la toute-puissance du #robot par le fait, par exemple pour les #contrôles_routiers, que « la caméra du drone détecte chaque infraction », que « les agents démontrent que plus rien ne leur échappe ». Même chose pour la #discrétion de ces outils qui peuvent, « à un coût nettement moindre » qu’un hélicoptère, « opérer des surveillances plus loin sur l’horizon sans être positionné à la verticale au-dessus des suspects ». Du côté des constructeurs, on vante les « #zooms puissants », les « #caméras_thermiques », leur donnant une « #vision_d’aigle », ainsi que « le #décollage possible pratiquement de n’importe où ».

    Tout cela n’est pas que du fantasme. Selon un rapport de l’Assemblée nationale, la police avait, en 2019, par exemple 30 drones « de type #Phantom_4 » et « #Mavic_Pro » (ou « #Mavic_2_Enterprise » comme nous l’avons appris lors de notre contentieux contre la préfecture de police de Paris). Il suffit d’aller voir les fiches descriptives du constructeur pour être inondé de termes techniques vantant l’omniscience de son produit : « caméra de nacelle à 3 axes », « vidéos 4K », « photos de 12 mégapixels », « caméra thermique infrarouge », « vitesse de vol maximale à 72 km/h » … Tant de termes qui recoupent les descriptions faites par leurs promoteurs : une machine volante, discrète, avec une capacité de surveiller tout (espace public ou non), et de loin.

    Il ne s’agit donc pas d’améliorer le dispositif de la vidéosurveillance déjà existant, mais d’un passage à l’échelle qui transforme sa nature, engageant une surveillance massive et largement invisible de l’espace public. Et cela bien loin du léger cadre qu’on avait réussi à imposer aux caméras fixes, qui imposait notamment que chaque caméra installée puisse faire la preuve de son utilité et de son intérêt, c’est-à-dire de la nécessité et de la #proportionnalité de son installation. Au lieu de cela, la vidéosurveillance demeure une politique publique dispendieuse et pourtant jamais évaluée. Comme le rappelle un récent rapport de la Cour des comptes, « aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Autre principe fondamental du droit entourant actuellement la vidéosurveillance (et lui aussi déjà largement inappliqué) : chaque personne filmée doit être informée de cette surveillance. Les drones semblent en contradiction avec ces deux principes : leur utilisation s’oppose à toute notion d’information des personnes et de nécessité ou proportionnalité.

    Où serons-nous dans 4 ans ?

    En pratique, c’est un basculement total des #pratiques_policières (et donc de notre quotidien) que préparent ces évolutions technologiques et législatives. Le Livre blanc fixe une échéance importante à cet égard : « les Jeux olympiques et paralympiques de Paris de 2024 seront un événement aux dimensions hors normes posant des enjeux de sécurité majeurs » (p. 159). Or, « les Jeux olympiques ne seront pas un lieu d’expérimentation : ces technologies devront être déjà éprouvées, notamment à l’occasion de la coupe de monde de Rugby de 2023 » (p. 159).

    En juillet 2019, le rapport parlementaire cité plus haut constatait que la Police nationale disposait de 30 drones et de 23 pilotes. En novembre 2020, le Livre blanc (p. 231) décompte 235 drones et 146 pilotes. En 14 mois, le nombre de drones et pilotes aura été multiplié par 7. Dès avril 2020, le ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offre pour acquérir 650 drones de plus. Rappelons-le : ces dotations se sont faites en violation de la loi. Qu’en sera-t-il lorsque les drones seront autorisés par la loi « sécurité globale » ? Avec combien de milliers d’appareils volants devra-t-on bientôt partager nos rues ? Faut-il redouter, au cours des #JO de 2024, que des dizaines de drones soient attribués à la surveillance de chaque quartier de la région parisienne, survolant plus ou moins automatiquement chaque rue, sans répit, tout au long de la journée ?

    Les évolutions en matières de reconnaissance faciale invite à des projections encore plus glaçantes et irréelles. Dès 2016, nous dénoncions que le méga-fichier #TES, destiné à contenir le visage de l’ensemble de la population, servirait surtout, à terme, à généraliser la reconnaissance faciale à l’ensemble des activités policières : enquêtes, maintien de l’ordre, contrôles d’identité. Avec le port d’une caméra mobile par chaque brigade de police et de gendarmerie, tel que promis par Macron pour 2021, et la retransmission en temps réel permise par la loi « sécurité globale », ce rêve policier sera à portée de main : le gouvernement n’aura plus qu’à modifier unilatéralement son #décret_TES pour y joindre un système de reconnaissance faciale (exactement comme il avait fait en 2012 pour permettre la reconnaissance faciale à partir du TAJ qui, à lui seul, contient déjà 8 millions de photos). Aux robots dans le ciel s’ajouteraient des humains mutiques, dont le casque de réalité augmentée évoqué par le Livre Blanc, couplé à l’analyse d’image automatisée et aux tablettes numériques NEO, permettrait des contrôles systématiques et silencieux, rompus uniquement par la violence des interventions dirigées discrètement et à distance à travers la myriade de drones et de #cyborgs.

    En somme, ce Livre Blanc, dont une large partie est déjà transposée dans la proposition de loi sécurité globale, annonce le passage d’un #cap_sécuritaire historique : toujours plus de surveillance, plus de moyens et de pouvoirs pour la police et consorts, dans des proportions et à un rythme jamais égalés. De fait, c’est un #État_autoritaire qui s’affirme et se consolide à grand renfort d’argent public. Le Livre blanc propose ainsi de multiplier par trois le #budget dévolu au ministère de l’Intérieur, avec une augmentation de 6,7 milliards € sur 10 ans et de 3 milliards entre 2020 et 2025. Une provocation insupportable qui invite à réfléchir sérieusement au définancement de la police au profit de services publiques dont le délabrement plonge la population dans une #insécurité bien plus profonde que celle prétendument gérée par la police.

    https://www.laquadrature.net/2020/11/19/la-technopolice-moteur-de-la-securite-globale
    #France #Etat_autoritaire

    ping @isskein @karine4 @simplicissimus @reka @etraces

  • Fire burns tents, structures in Greek refugee camp

    A fire has burnt through tents and some structures in a refugee camp on the eastern Greek island of Samos. There were no immediate reports of any injuries.

    The fire department said the blaze, which broke out Wednesday morning, was limited in size and was tackled by 18 firefighters using nine vehicles. There was no immediate information on how many tents were destroyed.

    Many of the tents are packed closely together in the overcrowded camp, and camping gas canisters the residents use for cooking caused small explosions.

    It wasn’t immediately clear what caused the fire. More than 3,800 people live in and around the Samos camp, a facility originally built to house just under 650.

    In September, a series of fires destroyed Greece’s largest refugee camp, Moria, on the nearby island of Lesvos, leaving more than 10,000 people in need of emergency shelter. Greek authorities had said those blazes had been deliberately set by a small group of the camp’s residents protesting isolation and lockdown orders imposed after a coronavirus outbreak in the camp.

    Greece is one of the main routes into the European Union of people fleeing poverty and conflict in Asia, Africa and the Middle East. The vast majority head to eastern Greek islands from the nearby Turkish coast.

    https://www.ekathimerini.com/259036/article/ekathimerini/news/fire-burns-tents-structures-in-greek-refugee-camp

    #feu #incendie #camps_de_réfugiés #Samos #Grèce #asile #migrations #réfugiés #novembre_2020

    Ajouté à la métaliste sur les incendies de camps de réfugiés en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

  • Haut-Karabakh : les Arméniens brûlent leurs maisons avant l’arrivée des Azerbaïdjanais | Le Devoir

    https://www.ledevoir.com/monde/589766/les-armeniens-brulent-leurs-maisons-avant-l-arrivee-des-azerbaidjanais

    Un village près du réservoir de Sarsang, sur la route du nord qui fait la liaison avec l’Arménie (vers Martouni).

    Des volutes de fumée s’élèvent dans le ciel d’automne de la vallée. Charektar brûle. À la veille de l’arrivée des troupes azerbaïdjanaises, les habitants de ce village près du Haut-Karabakh préfèrent incendier leurs maisons que de les abandonner au voisin honni.

    « C’est le dernier jour, demain les soldats azerbaïdjanais seront là ». La gorge serrée, l’homme noue un vieux pull imbibé d’essence au bout d’une perche de bois, l’allume, et jette le tout sur le parquet, contemplant le spectacle de sa maison en feu.

  • Car notre coeur rouge est noir... . .
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50563661622

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    . [#LesPetitesPhotos] [Co-vide] . #feuille #leaf #hoja #lierre #ivy #hiedra #coeur #heart #corazón #jardin #garden #jardín #automne #autumn #fall #otoño #confinement #confinamiento . ☆ autres photos : frama.link/valk ☆ infos / audios : archive.org/details/@karacole ☆ oripeaux : frama.link/kolavalk ☆ me soutenir : liberapay.com/ValK

  • Sinon, la suite de mes aventures avec le micocoulier devant la maison. Pour mon quatrième hiver à #Montpellier, il est grand temps que j’arrive à produire un peu de liqueur des fenêtres, ou liqueur de micocoules (flasco de sauvochrestian, ou « fiole de sauve-chrétien »). L’échec de l’année dernière à la même date :
    https://seenthis.net/messages/804803

    Aujourd’hui j’ai grimpé sur la pergola en aluminium, en priant pour que mon embonpoint fièrement gagné pendant le confinement ne me fasse pas plier le truc en deux.

    Ça a marché : au lieu de 20 grammes récoltés l’année dernière (sans monter sur la pergola), j’ai ramené 450 héroïques grammes de micocoules. J’ai mixé tout ça avec 100 ml d’eau, 400 ml d’alcool à 40°, 35 grammes de sucre, ça m’a produit une bouillie épaisse, maronnasse, dans le genre beurkasse. Et j’ai donc mis ça dans une bouteille en verre que je vais stocker au soleil jusqu’à Noël.

    Et à Noël, si je n’en suis pas mort, je vous en dirai des nouvelles. Si je suis seulement aveugle, je dicterai le résultat à Siri.

  • Le bracelet d’automne est de sortie 🍁🍂🌰

    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/50374905961

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pensées particulières ce matin pour les personnes à qui j’ai offert des bouts de ce fil bleu et qui continuent, ensemble ou séparément, à pousser les murs, ouvrir les portes, bannir les frontières et venir en aide à celles et ceux qui n’ont plus rien...
    .
    ➿ @Kolavalk : #talismans, #grigris & #oripeaux...
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    #bracelet #macramebracelet #pulsera #macrame #micromacrame
    #automne #autumn #otoño
    #feuilles #fall #leaves #hojas
    #pasàvendre #notforsale #nosevende #anartisanat #artisanat #artisanatdart #artsdufil #soeurcellerie
    .
    👀 + d’infos, liens & soutien :
    https://liberapay.com/Valk

  • Nouvel âge et nouvelles figures du racisme. Ce que révèle un été et une rentrée aux senteurs islamophobes et négrophobes
    Publié le 21 septembre 2020 | Le blog de Saïd Bouamama
    https://bouamamas.wordpress.com/2020/09/21/554

    La fin des vacances d’été et la rentrée se caractérisent par une multiplication des propos et actes racistes, tant islamophobes que , deux figures du racisme contemporains désormais avérées. La succession de ces expressions du racisme fait courir le risque certain qu’une partie des habitant de l’hexagone « s’habitue au mal », s’acclimate à l’inacceptable et s’adapte à l’invivable ». Certes des condamnations de ces actes sont prononcées, des déclarations antiracistes sont produites, des communiqués de presse sont publiés. Cependant ces expressions antiracistes restent en réaction à chacune des agressions sans prendre la mesure de ce que révèle la succession des faits racistes et l’accélération de celle-ci. Rappelons quelques-uns de ces passages à l’acte raciste dont la succession indique le passage d’un seuil dans l’enracinement et la banalisation du racisme dans la société française. Analysons ensuite la signification de cette accélération raciste et les raisons possibles d’une riposte bien en dessous des enjeux.

    #islamophobie #négrophobie

  • California wildfires Shifting smoke
    https://graphics.reuters.com/USA-WILDFIRE/POLLUTION/xlbpgjgervq/index.html

    Last week, smoke from the fires covered the entire U.S. West Coast before spreading west out over the Pacific Ocean. This week the smoke has travelled thousands of miles east, turning skies from New York to Washington D.C. hazy and reaching as far as the skies above Britain.

    In the animation above, Reuters visualises organic carbon released into the atmosphere during the fires. The smoke contains a substantial portion of fine particulate matter known by the particles’ size as PM2.5, which can have a major impact on people’s health.

    #feu #fumée #visualisation #cartographie