• La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau

    La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et
    les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche
    pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

    « Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la
    croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

    Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

    Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

    – Lire la suite de l’article de Virginie Montet - Agence France-Presse
    à Washington sur le site du quotidien Canadien Le Devoir, 21 août
    2019 ;

    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/560999/la-banque-mondiale-tire-la-sonnette-d-alarme-sur-la-pollution-de-l-eau-une

    • @reka pour la photo

      Même la Banque Mondiale ?! OK, alors je l’ajoute à la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      –---------------------------------------------------------
      Le texte en entier pour éviter le 1/2 #paywall :

      La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau
      Virginie Montet, Le Devoir, le 21 août 2019

      La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

      Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

      Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

      Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

      « Non seulement une diminution de la pollution ne va pas de pair avec la croissance économique, mais l’éventail de polluants tend à augmenter avec la prospérité d’un pays », note le document.

      Ainsi, aux États-Unis, un millier de nouveaux produits chimiques sont déversés dans l’environnement chaque année, soit trois nouveaux types de produits chaque jour.

      La Banque mondiale appelle dans ce rapport à mieux savoir mesurer la qualité de l’eau dans le monde et à ce que cette information soit systématiquement diffusée au public. « Les citoyens ne peuvent pas agir s’ils ne sont pas informés de la situation », dit le rapport.

      Il rappelle que plus de 80 % des eaux usées dans le monde — 95 % dans certains pays en développement — sont déversées dans l’environnement sans être traitées.

      « Peu de pays en développement surveillent correctement la qualité de l’eau », déplorent aussi les auteurs.

      La Banque mondiale estime qu’il y a « un besoin urgent pour d’importants investissements dans des usines de traitement des eaux, spécialement dans les régions très peuplées ».

      Parmi les polluants les plus répandus et dangereux, le rapport cite l’azote qui, utilisé dans les fertilisants pour l’agriculture, se répand dans les rivières, les lacs et les océans, se transformant en nitrates. Ceux-ci sont responsables d’une destruction de l’oxygène dans l’eau (hypoxie) et de l’apparition de zones mortes.

      Les dépôts d’azote oxydé peuvent être fatals aux enfants, affirme le rapport, comme dans le cas du syndrome du bébé bleu, où trop de nitrates ingérés par l’eau potable entraînent un manque d’oxygène dans le sang.

      Une étude menée dans 33 pays en Afrique, en Inde et au Vietnam a montré que les enfants exposés à de hauts niveaux de nitrates pendant leurs trois premières années grandissaient moins.

      « Une interprétation de ces conclusions suggère que les subventions pour financer les engrais entraînent des dommages pour la santé humaine qui sont aussi grands, peut-être même plus grands, que les bénéfices qu’ils apportent à l’agriculture », ajoute le rapport.

      La salinité des eaux dans les zones côtières de faible altitude, sur des terres irriguées et en zone urbaine, a aussi des impacts nocifs pour la santé, notamment celle des enfants et des femmes enceintes.

      Le problème est particulièrement aigu au Bangladesh, où 20 % de la mortalité infantile dans les régions côtières est attribuée à l’eau salée.

      La pollution par les microplastiques est aussi détectée désormais dans 80 % des sources naturelles, 81 % des eaux du robinet municipales et dans 93 % des eaux embouteillées, relève encore la Banque mondiale. Elle regrette qu’on ne dispose pas encore de suffisamment d’informations pour déterminer le seuil à partir duquel ces polluants sont inquiétants pour la santé.

      Au rang des polluants dangereux figurent aussi les métaux lourds comme l’arsenic, qui contamine les eaux de régions où il y a une activité minière comme au Bengale — en Inde —, dans le nord du Chili ou en Argentine.

      Le plomb en fait partie avec « l’exemple grave et récent de Flint au Michigan » (nord des États-Unis). En 2014, en changeant son approvisionnement en eau à partir de la rivière Flint au lieu du lac Huron, la ville a utilisé une eau plus acide qui a corrodé les tuyaux de plomb, exposant la population à une intoxication à ce métal. Chez les enfants, le plomb peut altérer le développement du cerveau.

  • #Condamnation pour #mutilations_génitales_féminines commises à l’étranger

    Critique de l’arrêt du Tribunal fédéral du 11 février 2019

    Dans un arrêt rendu en février 2019, le Tribunal fédéral a confirmé la peine privative de liberté avec sursis infligée à une ressortissante somalienne pour avoir fait exciser ses deux filles, alors que ces mutilations génitales avaient été pratiquées en 2013 en Somalie, bien avant l’arrivée de ces personnes en Suisse. Cet #arrêt, qui a suscité tant l’approbation que l’incompréhension, porte déjà préjudice à la prévention des mutilations génitales féminines.

    Des excisions pratiquées à Mogadiscio en 2013

    La ressortissante somalienne en question et son mari, lui aussi somalien, ont deux filles (nées en 2006 et en 2007) et deux fils (nés en 2008 et en 2009). Le mari est venu en Suisse à la fin 2008 pour y déposer une demande d’asile. Sa mère, son épouse et les quatre enfants ont quitté leur quartier de Mogadiscio vers octobre 2013, puis ont passé un certain temps dans un centre pour réfugiés en Somalie, avant de gagner l’Éthiopie. De ce pays, ils ont rejoint la Suisse à la fin novembre 2015, une fois leur demande de regroupement familial acceptée. Au printemps ou en automne 2013 – le tribunal n’a pas pu établir avec certitude la date exacte des faits –, la mère a fait pratiquer une excision totale ou quasi-totale sur sa fille aînée et une ablation clitoridienne partielle sur la cadette. Après son arrivée en Suisse en 2015 avec ses enfants, son époux a déposé plainte pénale contre elle.

    Le Tribunal fédéral vient de confirmer les jugements des deux cours précédentes – le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers et le Tribunal cantonal de Neuchâtel – qui avaient condamné cette ressortissante somalienne à une peine privative de liberté de huit mois avec sursis.

    Principe d’#universalité  : légalité de la sanction imposée pour mutilation génitale féminine commise à l’étranger

    Dans son arrêt, le Tribunal fédéral a jugé que les auteurs d’une excision/mutilation génitale féminine (E/#MGF) pouvaient être poursuivis en Suisse, même s’ils n’avaient aucun lien avec la Suisse au moment des faits.

    Pour parvenir à sa conclusion, le Tribunal fédéral a suivi le raisonnement suivant  : tant la lettre de l’article 124 CP que les travaux qui ont abouti à son approbation montrent que le législateur n’a pas souhaité limiter la punissabilité aux infractions commises par des personnes établies en Suisse. Il ajoute que cette disposition doit viser la répression la plus large possible des mutilations d’organes génitaux féminins, notamment dans un but de prévention générale, et que les personnes cherchant asile en Suisse n’en sont pas exemptées. La Cour de Mon-Repos conclut son argumentation en énumérant les autres infractions du code pénal pouvant également être poursuivies en vertu du principe d’universalité  : infractions commises à l’étranger sur des mineurs, mariage forcé, prise d’otages, disparition forcée, génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
    Une violation de la Convention européenne des droits de l’homme  ?

    L’un des droits humains les plus essentiels veut que l’on ne puisse être condamné pour une action que si sa punissabilité est inscrite dans la loi, et qu’elle l’était avant que l’action n’ait été commise («  nulla poene sine lege  »). Ainsi, l’article 7 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) dispose que personne «  ne peut être condamné pour une action [...] qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d’après le droit national ou international  ». Seules les violations particulièrement graves des droits humains telles que les génocides, la torture ou les disparitions forcées sont considérées comme des crimes internationaux et peuvent être poursuivies indépendamment du lieu où elles ont été commises, de la nationalité et du domicile de leurs auteurs. On évite ainsi que ces derniers échappent à une condamnation en s’enfuyant à l’étranger.

    En 2011 déjà, le CSDH indiquait que la communauté internationale proscrit bel et bien les mutilations génitales féminines ordonnées par les parents ou par un autre membre de la famille, qui constituent une violation des droits humains, mais que cette infraction n’est pas, au sens du droit international, un délit qui peut être poursuivi indépendamment de son inscription dans le droit de l’État concerné. Ainsi, la condamnation pour des actes d’excision qui auraient été commis avant l’arrivée en Suisse pourrait constituer une violation de l’article 7 CEDH.

    Les difficultés que ce principe d’universalité pouvait provoquer étant passées inaperçues lors du processus législatif de l’art. 124 CP, les Chambres fédérales ne les avaient pas abordées. À l’origine, le législateur cherchait à rendre punissables les infractions commises à l’étranger par des personnes établies en Suisse et rares ont été les député-é-s à se prononcer sur la question de l’extraterritorialité.
    Le Tribunal fédéral n’admet pas d’erreur sur l’illicéité

    Dans son recours, la ressortissante somalienne faisait valoir qu’au moment des faits elle ne savait pas ni n’aurait pu savoir qu’elle commettait une infraction, et qu’elle n’était dès lors pas coupable et ne devait pas être condamnée.

    Le Tribunal fédéral n’a pas admis cette objection, indiquant que la Constitution somalienne interdit l’excision depuis 2012. Il admet toutefois qu’étant donné que la loi pénale ne contient pas de disposition expresse à ce sujet, la recourante n’était peut-être pas au courant de la prohibition constitutionnelle. Il avance ensuite un argument surprenant : ayant fait pratiquer l’excision de façon «  clandestine  », et pas par du personnel médical, la mère était forcément consciente d’agir dans l’illégalité. Le Tribunal fédéral précise qu’elle avait déclaré que l’excision était «  quelque chose qui n’est pas bien  » et qu’elle devait donc avoir eu une certaine conscience de son illicéité. Enfin, il lui reproche de ne pas avoir cherché à se renseigner auprès des autorités de son pays.
    Le Tribunal fédéral ne tient pas suffisamment compte de la situation en Somalie

    On ne peut que constater que la cour n’a pratiquement pas examiné les faits pertinents. Manifestement, les juges de Mon-Repos n’ont pas pris en compte le fait que, selon les données de l’UNICEF, 98 % des filles et des femmes en Somalie sont encore excisées et que les mutilations ne sont presque jamais pratiquées par du personnel médical.

    La Somalie, l’un des pays les plus pauvres au monde, est un État en déliquescence qui figure en queue de peloton du classement mondial tant pour le taux d’alphabétisation que, par exemple, pour la fourniture de soins de santé. Les dispositifs de protection de la femme y sont des plus précaires. Comme l’a souligné la recourante, les filles non excisées sont considérées comme des prostituées, de sorte que les familles ont à cœur de protéger leurs filles et de préserver leurs chances de trouver un mari.
    Appréciation différente de la situation en Somalie par le Tribunal administratif fédéral

    Dans un arrêt de 2014, le Tribunal administratif fédéral a jugé différemment la problématique des mutilations génitales féminines en Somalie. Il a ainsi conclu qu’une Somalienne, qui avait donné naissance à plusieurs enfants en Suisse, avait dû se soumettre à une réinfibulation à son retour en Somalie, sans quoi elle aurait été rejetée par la société et n’aurait plus trouvé à se remarier. Il constatait par ailleurs que cette femme, membre d’un clan minoritaire, déplacée interne qui ne bénéficiait pas de la protection d’un homme de sa famille, courait de sérieux risques d’être victime de persécutions fondées sur le sexe et d’être exposée à de graves préjudices.
    Pas d’examen attentif des faits ni de la situation de la prévenue

    Ni le Tribunal fédéral ni les instances précédentes ne se sont livrés à une telle analyse de la pression sociale. Le Tribunal cantonal neuchâtelois s’est borné à indiquer que la prévenue vendait des tomates au marché. Les cours pénales ne se sont intéressées ni à la façon dont cette mère subvenait à ses besoins et à ceux des quatre enfants qu’elle élevait seule, ni aux ressources dont elle disposait ou à ses liens de dépendance familiale et économique. Elles n’ont pas non plus pris conscience que la vie en Somalie est par ailleurs déterminée par l’appartenance à des familles et à des clans.

    Les autorités pénales n’en ont pas moins supposé qu’il était dans le pouvoir de cette mère de 26 ans, élevant seule ses enfants, de protéger ses filles de l’excision. En revanche, il lui a été reproché de ne pas avoir consulté les autorités. Or, en 2013, lorsque les excisions ont été pratiquées, Mogadiscio se relevait à peine d’une guerre civile destructrice. À quel genre de services publics cette femme aurait-elle alors pu s’adresser et comment aurait-elle pu protéger ses filles  ? Difficile de le savoir.
    Pas de clarification du principe d’universalité

    La Suisse est invitée à faire tout son possible pour éradiquer la coutume cruelle de l’excision et en protéger femmes et filles. Les femmes qui ont cherché – et trouvé – refuge en Suisse ne devraient pas être condamnées pour un acte traditionnel perpétré il y a bien longtemps et pratiqué par l’immense majorité dans leur pays d’origine. Certes la lettre de l’article 124 CP qui interdit les mutilations génitales féminines ne laisse aucun doute quant à la portée universelle de la prohibition. Toutefois, l’interprétation de la norme pénale aurait voulu que l’on examine aussi la validité du principe d’universalité et du principe «  nulla poene sine lege  » à la lumière de l’article 7 CEDH en particulier.

    L’arrêt de la Cour de Mon-Repos illustre par ailleurs les difficultés générées par le principe d’universalité. Lorsque les actes incriminés ont lieu à l’étranger, établir les faits et administrer les preuves d’une façon qui satisfasse aux principes de l’État de droit n’est pratiquement pas possible  : il faudrait mener des enquêtes approfondies avec tout le soin requis, ce qui représenterait une charge de travail considérable.
    Conséquences de cet arrêt

    Les premiers effets néfastes de cet arrêt se font déjà sentir, en particulier dans le domaine de la prévention de l’E/MGF. Des familles craignent d’être condamnées pour des mutilations pratiquées il y a très longtemps et, dans le pire des cas, d’être expulsées de Suisse. Certaines redoutent que leur mari ou leur clan les dénoncent aux autorités pénales pour mutilations génitales féminines afin de se débarrasser de femmes devenues «  indésirables  ». En dernier lieu, cet arrêt pourrait dissuader des femmes et des filles de s’adresser à des services de santé ou de consultation juridique.

    https://www.skmr.ch/frz/domaines/genre/nouvelles/condamnation-emgf-etranger.html
    #justice #excision #Suisse #femmes #filles #Somalie #jurisprudence

  • Un héros américain. L’histoire de #Colin_Kaepernick

    Le combat de Colin Kaepernick, star du football américain, devenu un porte-drapeau de la communauté noire, afin de dénoncer les violences policières aux États-Unis. Un engagement politique qui signe la fin de sa carrière sportive.

    Le 1er septembre 2016, alors que les joueurs et les spectateurs du stade de San Diego se lèvent pendant l’hymne national, la star du football américain Colin Kaepernick pose un #genou_à_terre. Ce geste de protestation contre les violences policières et les injustices à l’encontre des #Afro-Américains suffit pour le propulser sur le devant de la scène médiatique. Le pays bascule dans un débat sur les #discriminations_raciales, ne laissant personne indifférent, pas même Donald Trump, qui critique vertement le sportif lors de ses discours de campagne. Paria pour les uns, Colin Kaepernick devient un #héros pour les autres. Mais cet engagement politique signe la fin de la carrière sportive du #quarterback des 49ers de San Francisco, exclu de la ligue professionnelle de football américain. Il continuera à propager son appel à l’égalité en devenant le visage de Nike en septembre 2018. Cette histoire rappelle celle de #Tommie_Smith et de #John_Carlos, médaillés d’or et de bronze aux Jeux olympiques de Mexico en 1968 et exclus de toutes les compétitions pour avoir levé le poing, en signe de protestation contre la ségrégation. Grâce à de nombreuses interviews, notamment celle de Lilian Thuram, ce film retrace le combat mené par un sportif prêt à sacrifier sa #carrière pour ses idéaux.


    https://www.arte.tv/fr/videos/086146-000-A/un-heros-americain
    #Kaepernick #violences_policières #USA #Etats-Unis #sport #racisme #football_américain #protestation #hymne_national #nationalisme #film #documentaire #Nike

  • Les Mange-bitume
    http://carfree.fr/index.php/2019/08/19/les-mange-bitume

    Dans un #futur indéterminé mais relativement proche, la #civilisation est devenue « roulière », centrée sur la domination absolue de l’automobile. Les européens habitent tous dans des véhicules routiers aménagés qui circulent Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Fin_des_autoroutes #Livres #avenir #congestion #critique #dessins #progrès #technologie #voiture_autonome

  • Microplastics ’From the Air’ Found in Arctic Snow and Ice - EcoWatch
    https://www.ecowatch.com/plastic-pollution-arctic-snow-ice-2639834233.html

    The ice-core samples were taken by the Northwest Passage Project, a National-Science-Foundation-funded trip aboard the icebreaker Oden from July 18 to Aug. 4. The primary purpose of the expedition was to understand the impact of the climate crisis on the region, but researchers tested the ice for plastic pollution too.

    Plastic has been found in Arctic sea ice before, but this summer’s expedition marks the first time that researchers have observed it in ice in the Northwest Passage, the crossing through the Canadian Arctic Archipelago between the Atlantic and Pacific Oceans, The University of Rhode Island said.[...]

    Another study published in Science Advances Wednesday set out to assess how ice might end up in the Arctic by looking at snow. In order to test if plastic was being transported through the atmosphere and then deposited with snowfall, researchers, mostly from the German Alfred Wegener Institute, looked at snow from the Arctic’s Fram Strait, the Swiss Alps and Germany. While they found more plastic in the European locations, they were surprised by how much they found in the Arctic: up to 14,400 particles of plastic per liter, according to Reuters.

    #plastique maintenant rime avec #arctique #neige #glace

  • Rituels de désenvoûtement de la finance, à Aurillac (Cantal) Du 22 au 24 Aout 2019 _ Reporterre

    Les rituels de désenvoûtement de la finance se déploient sous la forme d’une occupation temporaire de l’espace public. S’y opèrent de nouveaux rites collectifs œuvrant à la transformation de notre système économique. Le public est convié dans un espace de partage et d’expérimentations de pratiques artistiques et sorcières. Un lieu où l’on est invité à couper symboliquement le lien, l’emprise de la finance sur nos vies et celle de la production agricole, afin de retrouver, ici et maintenant, dans notre quotidien, de la puissance pour imaginer et fabriquer de nouveaux mondes.La finance donne un prix aux céréales, au lait, à la viande, aux semences, à la terre ; elle façonne les terres agricoles et leur usage, elle détermine notre façon d’accéder à l’alimentation. La finance est partout, l’argent déborde. Les milliards et milliers de milliards des banques, des fortunes démesurées et des dettes abyssales nous sifflent aux oreilles à l’écoute des nouvelles. Ils nous impressionnent. Mais souvent nous ne les entendons plus, occupé.e.s que nous sommes à nous débattre avec quelques dizaines, quelques centaines, quelques milliers d’euros peut-être. Peut-être ces milliards nous empêchent-ils aussi, par leurs injonctions et leur insistance étouffante, d’agir autrement. *

    Le temps est venu de dépasser cet état d’empêchement, d’étouffement. Le temps est venu de briser l’envoûtement, l’impuissance sidérée dans lequel nous sommes maintenus.

    Les rituels de désenvoutement de la finance se veulent des élaborations et expériences collectives ancrées dans la réalité d’un territoire. A l’occasion du Festival international de théâtre de rue d’Aurillac, le laboratoire sauvage Désorceler la finance propose des rituels de désenvoûtement visant à désenvouter notre façon d’envisager l’agriculture, prise dans le pouvoir sorcier de la finance. Ces rituels sont aussi dédiés aux paysans et paysannes en difficulté, avec l’intention de leur donner de la force pour accéder à l’impensable, la sérénité, afin que s’ouvre à nouveau l’horizon.

    Les rituels de désenvoûtement de la finance se situent sur un point d’équilibre entre le rituel magique, la performance théâtrale et l’action politique.

    Ils sont envisagés comme des rites de passage marquant la métamorphose de notre rapport au modèle capitaliste. Ils ont pour ambition de rassembler des énergies, des manières de faire et des singularités individuelles pour créer un élan collectif.

    Ces rituels trouvent leur source dans la découverte de l’“Open Outcry”, une méthode de communication utilisée par les courtiers en bourse dans les salles de marchés. Historiquement, ce langage mystérieux se manifestait sous forme de cris et de signaux gestuels qui avaient pour but de transférer des informations telles que les ordres d’achat et de vente entre les différents acteurs des salles de marché. 
« Outcry » signifie aussi littéralement « un cri de douleur », « un tollé ». Une définition qui donne une perspective intéressante quand on pense au cri de protestation du mouvement Occupy Wall Street qui a secoué les portes de la finance en 2011. Prenant acte du paradoxe que porte ce mot – cris à l’origine du scandale et cris d’indignation – nous faisons le pari de faire de ce rituel l’expression d’un renversement de situation à venir.

    C’est Les 22, 23 et 24 août à Aurillac, dans le cadre du Festival international du théâtre de rue d’Aurillac.

    Coproduction : Loop-s asbl, Fédération Wallonie-Bruxelles, Association ECLAT-Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public-Aurillac, Nuit Blanche-Bruxelles.
Avec le soutien de : La fondation Un Monde par Tous, La fondation Pour le Progrès de l’Homme, Wallonie-Bruxelles International.

    Julien Celdran, Luce Goutelle, Emmanuelle Nizou, Camille Lamy, Maxime Lacôme, Aline Fares, Fabrice Sabatier, Stéphane Verlet-Bottéro, Ilaria Boscia, Dimitri Tuttle, Yohan Dumas, Aude Schmitter, Alix Denambride, Zelda Soussan, Arthur Lacomme, Amandine Faugère, Vincent Matyn, Suzie Suptille, Grégory Edelein, Alice Conquand, Émilie Siaut, Martin Pigeon, Gabriel Nahoum, Grégory Rivoux, Lora Verheecke, Jean-Baptiste Molina.

    Source : https://reporterre.net/Rituels-de-desenvoutement-de-la-finance-Occupy-Festival-d-Aurillac

    #finance #banques #économie #ue #union_européenne #exorcisme #envoutement

  • À cause du changement climatique, les allergies explosent
    https://reporterre.net/A-cause-du-changement-climatique-les-allergies-explosent

    La situation ne va pas en s’arrangeant : le nombre d’
    #allergies liées au pollen est en constante augmentation dans l’Hexagone. Elles ont triplé en 20 ans, affectant désormais près de 20 % des adolescents et plus de 30 % des adultes, avertissait l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 2015. La professeure Chantal Raherison-Semjen confie être « particulièrement préoccupée » pour ses patients, « dans un contexte de déserts médicaux » : « Ces vingt dernières années, l’augmentation de la prévalence de ces maladies a été spectaculaire, remarque la pneumologue, qui exerce depuis la fin des années 1990. En pratique, de plus en plus de personnes viennent consulter pour des symptômes allergiques et respiratoires : des enfants, des adolescents et même plus tardivement des adultes. Et ces symptômes sont plus sévères et persistants qu’auparavant. »

    Allergique aux acariens mais aussi à autre chose que je soupçonne être des pollens mais l’allergologue que j’ai consulté c’est satisfaite des acariens. Moi pas. Depuis un an, quand je vais courir, je suis prise de nausée (trop plein de mucus ?), je suis obligée de prendre chaque respiration à fond, ce qui m’oblige à me concentrer sur ma respiration tout au long des 10 km que je parcours au lieu de laisser mon esprit vagabonder et de profiter des paysages que je traverse.
    #climat

  • West Antarctic ice loss influenced by internal climate variability and anthropogenic forcing | Nature Geoscience
    https://www.nature.com/articles/s41561-019-0420-9

    #Antarctique : la fonte accélérée des glaces est liée au réchauffement climatique
    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-antarctique-fonte-acceleree-glaces-liee-rechauffement-

    Données satellites, carottes de glace et modélisations confirment que les vents d’ouest — qui poussent les eaux de surface froides vers le large et permettent aux eaux plus chaudes venues des profondeurs de l’océan de s’infiltrer sous la glace antarctique — ont gagné en force et en fréquence au cours de ces cent dernières années. De quoi finalement accélérer la fonte de l’inlandsis malgré des températures de l’air toujours basses.

    Ce phénomène était traditionnellement lié à un autre phénomène connu : #El_Niño. Mais les résultats des chercheurs montrent qu’aujourd’hui, ces vents d’ouest sont présents, qu’il y ait ou non un El Niño. Une première preuve directe d’un effet global — hormis les événements ponctuels tels que l’effondrement de la plateforme glaciaire Larsen B — du réchauffement climatique sur la fonte de la calotte antarctique. Une situation préoccupante, car la fonte de la calotte antarctique pourrait contribuer à hauteur de 5 à 20 centimètres à l’élévation du niveau global de la mer d’ici 2100.

    « Si les émissions de gaz à effet de serre restent élevées dans le futur, les vents continueront de changer et la fonte des glaces pourrait encore s’accélérer. Cependant, si les émissions de #gaz_à_effet_de_serre sont réduites, les vents se stabiliseront. Cela montre que la réduction des émissions de gaz à effet de serre pourrait réduire la contribution future de la région à la montée du niveau de la mer », conclut Paul Holland, chercheur au British Antarctic Survey.

    #climat #co2

  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    • Tiens tiens... comme par hasard, l’#université_grenoble_alpes s’apprête à une nouvelle fusion (que nos dirigeants n’appellent pas fusion, mais quelque chose comme rapprochement, mais tant est...).

      Après avoir fusionné les 3 universités de Grenoble en 2016 :

      Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/decouvrir-l-uga/decouvrir-l-universite-grenoble-alpes-367937.kjspl-histoire-de-l-uga/l-histoire-de-l-uga-1105.kjsp

      ... l’Université Grenoble Alpes s’apprête à créer en janvier 2020 une nouvelle entité : l’#Université_intégrée :

      Vers une université intégrée

      Initiée en 2013 avec la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifique, renforcée en 2014 par la mise en oeuvre des pôles de recherche puis en 2016 par la création de l’Université Grenoble Alpes et l’obtention de l’IDEX, la dynamique « Univ. Grenoble Alpes » vise à créer un grand site universitaire de rang mondial. A l’horizon 2020, un nouvel établissement rassemblant l’Université Grenoble Alpes, la Communauté Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École Nationale supérieure d’architecture de Grenoble devrait ainsi voir le jour.

      L’organisation et la gouvernance de cette université au statut juridique particulier font actuellement l’objet d’une concertation. Les groupes de concertation sont constitués de représentants des élus dans les conseils et de représentants des établissements.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/notre-strategie-politique-et-nos-grands-projets/vers-une-universite-integree/vers-une-universite-integree-369926.kjsp

      Une nouvelle structure qu’en réalité personne ne veut (la fusion de 2016 a déjà coûté beaucoup d’énergie à tout le monde, et surtout au personnel technique et administratif), mais que le président de l’UGA mène au galop... l’enjeu ? Evidemment, pouvoir accéder aux financements IDEX...

  • Quand le #tramway va remplacer une autoroute…
    http://carfree.fr/index.php/2019/08/14/quand-le-tramway-va-remplacer-une-autoroute

    Signe des temps, dans la région parisienne, un tramway va bientôt remplacer une autoroute… Depuis le 29 mai 2019, l’A186 est définitivement fermée en vue de réaliser la future avenue Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Fin_des_autoroutes #Marche_à_pied #Transports_publics #Vélo #autoroutes #destruction #montreuil #paris

  • Climato-scepticisme et médias : la duperie – {Sciences²}
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/08/13/climato-scepticisme-et-medias-la-duperie

    ... dans la dernière livraison de Nature communications, un trio de chercheurs démontre avec une démarche « big data » à quel point la presse (anglophone dans une centaine de pays) se livre sans compter aux négateurs de la science du climat. Traités, dans le meilleur des cas, à égalité avec les scientifiques (1). Et contribue ainsi à la diffusion des messages trompeurs et mensongers des porte-paroles du mal nommé « climato-scepticisme ».

    #MSM #climat

  • D’un côté l’UE dénonce mollement les destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, et d’un autre côté...

    L’UE finance désormais le ministère de la Guerre d’Israël
    David Cronin – The Electronic Intifada – 2 août 2019
    https://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/08/05/lue-finance-desormais-le-ministere-de-la-guerre-disrael

    Le ministère de la Défense d’Israël vient justement de commencer à récupérer des fonds de l’Union européenne, pour la première fois.

    Il fait partie des bénéficiaires d’un nouveau programme de recherche de 9 millions de dollars sur l’utilisation de drones en cas de catastrophe. Connu sous le nom de Respondrone, ce programme est financé dans le cadre du programme scientifique de l’UE, Horizon 2020.

    #Europe #israel #armée #drones #complicité #financement #Horizon_2020 #Recherche #Université #BDS #boycott_universitaire

  • Climate change is making it more dangerous to eat certain fish | Grist
    https://grist.org/article/climate-change-ocean-fish-tuna-mercury-new-study-overfishing

    And here’s where climate change comes into play: as waters warm, the researchers found, big fish like bluefin tuna have to expend more energy just to survive, so they end up eating more. Like humans after a workout, their metabolism shoots up, and they simply need more calories. So overheated fish are ending up with higher levels of mercury because they’re eating more mercury-containing food than usual.

    So what will happen to seafood guidelines in the future if mercury emissions remain low but ocean temperatures and overfishing keep rising? Researchers say it depends on the fish. Fans of Atlantic bluefin tuna (the canned stuff), for example, should start lobbying for climate action ASAP. While mercury levels in the popular fish have indeed fallen thanks to reduced emissions, warming temperatures will almost entirely reverse those gains by 2030.

    Référence: Climate change and overfishing increase neurotoxicant in marine predators | Nature
    https://www.nature.com/articles/s41586-019-1468-9

    #climat #poissons #mercure

  • Halfway round the world by plane: Africa’s new migration route

    Migrants using traditional routes from Africa to Europe often fail to reach their destinations. Smugglers now offer new options, such as taking migrants to faraway countries by plane.
    In early July, Mexico’s authorities reported that the number of African migrants in the country had tripled. According to government figures, around 1,900 migrants, most of them from crisis-ridden countries like Cameroon and the Democratic Republic of Congo, are now in Mexico. Their destination? The United States of America.
    The journey by plane of some of these migrants began halfway across the world in Uganda. In a garden bar in the Ugandan capital #Kampala sits a 23-year-old Eritrean man who could soon be one of them. For security reasons, he does not want to give his name. He fled the brutal military service in Eritrea last September. According to human rights organizations, military service in Eritrea can mean years of forced labor. “I do not believe that anything will change in Eritrea soon; on the contrary,” he said. Many young Eritreans see their futures overseas.


    https://www.dw.com/en/halfway-round-the-world-by-plane-africas-new-migration-route/a-49868809
    #Afrique #détour #détours #asile #migrations #réfugiés #routes_migratoires #itinéraires_migratoires #USA #Mexique #Etats-Unis #fermeture_des_frontières #Erythrée #Corne_de_l'Afrique #Ouganda
    via @isskein
    ping @reka

  • PMA : de futurs enfants stigmatisés par le droit ? - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/05/02/pma-de-futurs-enfants-stigmatises-par-le-droit_1724583

    Dans la perspective d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, un nouveau type de filiation est en discussion : réservé à ces seuls enfants, il garderait trace du recours à un don de gamètes dans l’acte d’état civil. Une stigmatisation alors qu’existe une solution bien plus simple : étendre le droit existant.

    Une telle inscription est problématique à plusieurs égards. Mentionner le recours à un don sur un document public, c’est tout simplement contraindre les personnes à révéler, à différentes occasions de la vie, des informations médicales confidentielles : veut-on vraiment révéler à notre conjoint, à notre notaire, à un officier d’état civil, qu’on est né d’un don ? Que nos parents rencontraient des problèmes de fertilité ? Que notre mère célibataire a conçu dans un cabinet médical ? Quand bien même l’acte de naissance intégral est très peu accessible, ces informations médicales et personnelles sont hors de propos dans le système de filiation. De manière générale, cette proposition rapproche indûment la filiation et l’accès aux origines biologiques alors qu’il s’agit de deux questions radicalement distinctes. Les actes d’état civil sont conçus pour garder trace de la filiation au sens juridique, c’est-à-dire du lien entre un enfant et son parent, indépendamment de l’existence d’un lien biologique entre eux. La question de l’accès aux origines, voire de la levée de l’anonymat des donneurs et donneuses, devrait être traitée indépendamment de celle de la filiation, afin de ne pas mettre en place un système stigmatisant pour les parents ayant eu recours à un don de gamètes et pour leurs enfants.

    #PMA #filiation #femmes #discrimination #lesbophobie #sexisme

  • #MDR : Washington taxe le marché des placards de cuisine importés de Chine AFP - 8 Aout 2019 - Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/washington-taxe-l-important-marche-des-placards-de-cuisine-importes-de-chin
    Le département américain du Commerce a annoncé jeudi l’imposition de droits compensateurs sur des milliards de dollars d’importations de placards de cuisine et d’armoires de salles de bains fabriqués en Chine.

    Le ministère américain, qui agit à la suite d’une plainte de l’organisation professionnelle des Fabricants américains d’armoires de cuisine (American Cabinet Kitchen Alliance), estime que ces meubles de bois fabriqués en Chine sont exportés à prix bradés vers les Etats-Unis et qu’ils bénéficient de subventions.

    . . . . . .

    #Humour #Economie #Guerre_commerciale #dérisoire #collapsologie #effondrement #catastrophe #fin_du_monde

  • #Belgique #HSBC : quand une banque s’achète un casier judiciaire vierge Jonathan Lefèvre - 7 Aout 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/hsbc-quand-une-banque-s-achete-un-casier-judiciaire-vierge

    La banque HSBC, connue pour diverses magouilles (blanchiment d’argent, recours aux paradis fiscaux, etc.), vient de payer près de 300 millions d’euros à l’État belge pour échapper à un procès. Bonne nouvelle pour la justice ou nouvel exemple d’amnistie pour les plus puissants ?

    Imaginez. Vous commettez un délit et vous êtes pris la main dans le sac. Mais plutôt que de vous trainer devant un tribunal, la justice vous propose de verser une somme d’argent, minime par rapport au préjudice causé, pour effacer tout ça. Surréaliste ? C’est pourtant légal en Belgique avec la transaction pénale. HSBC vient encore de le rappeler…

    La banque HSBC était poursuivie pour « fraude fiscale grave et organisée, faux et usage de faux, blanchiment et exercice illégal d’intermédiaire financier ». Rien que ça… Le parquet de Bruxelles expliquait hier, lors de l’annonce de la transaction, que « la banque suisse est suspectée d’avoir sciemment favorisé et même encouragé la fraude fiscale en mettant à disposition de certains de ses clients privilégiés des sociétés offshore n’ayant aucune activité économique et n’ayant comme seul but que de dissimuler les avoirs des clients ».1 

    Malgré la sévérité des charges, le parquet de Bruxelles a décidé de conclure une transaction pénale pour un montant de 294,4 millions d’euros à l’État belge. Il y a deux ans, la France avait passé le même genre d’accord avec la banque suisse, pour un montant semblable (300 millions d’euros)…

    Montant total de 6,26 milliards de dollars
    Certains se réjouissent de cette transaction. Cela fait près de 300 millions d’euros dans les caisses de l’État. Mais quid de l’ampleur de la fraude ? Combien l’État (donc, nous) aurait-il récupéré si les poursuites avaient été menées jusqu’au procès ? Et que penser du mécanisme même, qui revient à payer pour s’acheter un casier judiciaire vierge ?

    L’enquête, débutée en 2013, a révélé que le dossier concernait 3 003 Belges détenant 4 616 comptes à la HSBC à Genève, pour un montant total de 6,26 milliards de dollars, annonçait l’Echo d’hier. 300 millions d’euros, c’est énorme, mais très peu au regard des milliards que brasse HSBC.

    Une avocate spécialisée en droit fiscal, Sabrina Scarna, qui défend le principe de la transaction pénale, explique pourquoi HSBC a préféré conclure un arrangement avec le parquet : « Puisqu’il y a une transaction, les poursuites vont être éteintes et il n’y aura donc pas de condamnation, pas de casier. Par exemple, si vous êtes un dirigeant d’entreprise et que vous avez une transaction pénale, ça veut dire que vous n’aurez pas une condamnation pénale à la clé qui pourrait vous interdire de continuer à exercer votre métier. C’est vraiment un élément à prendre en compte par rapport au fait qu’on éteint les poursuites, c’est un élément très essentiel. »2 

    C’est surtout un élément « très essentiel » d’une justice de classe. Marco Van Hees, spécialiste fiscalité du PTB et député fédéral : « Si une banque organisant plus de 1 000 dossiers de fraude poursuivis par le fisc peut échapper à un procès en payant une transaction, on se demande quel criminel en col blanc pourrait encore se retrouver au tribunal. »

    Justice de classe
    L’avocat et professeur de droit fiscal Michel Maus se demande s’il ne faut tout simplement pas retirer sa licence bancaire (soit le « permis » de faire des opérations de banque) à HSBC : « Cela donne l’impression que la fraude à grande échelle est traitée différemment. Je me demande si HSBC doit conserver sa licence bancaire. L’éthique ne doit pas être ignorée. Si la justice manque de moyens pour les gros dossiers, ce n’est pas pour autant qu’elle doit s’en prendre davantage aux petits fraudeurs. »3

    Alors que des gens qui volent de quoi manger dans un supermarché se retrouvent avec des condamnations à de la prison ferme, les très riches peuvent payer pour éviter un procès. Marco Van Hees rappelle la position du PTB : « Nous exigeons la suppression de ce système de transaction pénale. Au contraire, nous voulons renforcer les sanctions pour les auteurs de fraude fiscale grave, comme c’est le cas ici. Ceux-ci ne doivent pas pouvoir avoir pour seule sanction un simple risque de pénalité financière, sous-proportionné et peu dissuasif. Ils doivent être soumis aux risques d’un procès public, de sanctions pénales allant jusqu’à l’emprisonnement et à l’expropriation de leur établissement. Y compris pour les banques livrant assistance à la fraude. »

    Marco Van Hees rappelle les conditions dans lesquelles la loi qui permet ce genre d’arrangement entre amis a vu le jour : « La loi sur la transaction pénale a été votée de manière très douteuse par le parlement en 2011, dans un contexte où à la fois les diamantaires et l’axe Pathok Chodiev/Nicolas Sarkozy/Armand De Decker https://archive.ptb.be/articles/et-si-l-affaire-chodiev-de-decker-etait-en-fait-l-affaire-chodiev-reynde faisaient pression pour l’obtenir. Koen Geens est le fondateur du cabinet d’avocat Eubelius dont est membre Raf Verstraeten, avocat des diamantaires (notamment Omega Diamonds) et promoteur de la transaction pénale : on a appris qu’il avait été payé par l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC, lobby diamantaire) pour venir comme éminent juriste au Sénat donner son avis – positif – sur la loi de transaction pénale. Plus tard, la Cour constitutionnelle a invalidé la transaction pénale et c’est Koen Geens, ministre de la Justice, qui a fait voter une loi réparatrice en 2018 pour que le parquet puisse reprendre les transactions pénales. »

    Le député de gauche a introduit une question parlementaire pour interpeller Koen Geens dès la rentrée.

    A l’heure où l’État tente de liquider nos services publics pour cause de « manque d’argent », il se tire une balle dans le pied en refusant d’aller chercher l’argent là où il se trouve. Pire, il s’arrange avec les grands fraudeurs pour les laisser tranquilles…

    1 . Le Soir, 7 août • 2. La Première, 7 août • 3. Belga, 6 août 2019

    #hsbc #swissleaks #Swiss_leaks #finance #banques #évasion_fiscale #suisse #banque #corruption #économie #paradis_fiscaux #blanchiment #fraude_fiscale #banksters #fisc #fraude #impôts

  • La #normandie sans voiture
    http://carfree.fr/index.php/2019/08/08/la-normandie-sans-voiture

    Et si on allait en Normandie pendant les #vacances ? L’office du #tourisme de Normandie a produit différents guides et cartes pour se déplacer dans la région sans voiture. Signalons d’abord Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Ressources #Vie_sans_voiture #caen #carte #cartographie #rouen #Vélo #Vivre_sans_voiture

  • New Models Point to More Global Warming Than We Expected by Bob Henson | Category 6 | Weather Underground
    https://www.wunderground.com/cat6/New-Models-Point-More-Global-Warming-We-Expected

    Our planet’s climate may be more sensitive to increases in greenhouse gas than we realized, according to a new generation of global climate models being used for the next major assessment from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). The findings—which run counter to a 40-year consensus—are a troubling sign that future warming and related impacts could be even worse than expected.

    One of the new models, the second version of the Community Earth System Model (CESM2) from the National Center for Atmospheric Research (NCAR), saw a 35% increase in its equilibrium climate sensitivity (ECS), the rise in global temperature one might expect as the atmosphere adjusts to an instantaneous doubling of atmospheric carbon dioxide. Instead of the model’s previous ECS of 4°C (7.2°F), the CESM2 now shows an ECS of 5.3°C (9.5°F).

    “It is imperative that the community work in a multi-model context to understand how plausible such a high ECS is,” said NCAR’s Andrew Gettelman and coauthors in a paper published last month in Geophysical Research Letters. They added: “What scares us is not that the CESM2 ECS is wrong…but that it might be right.”

    #climat #co2 #carbone