• Léon, ex-militant de gauche, interdit de travail pendant les JO | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/210724/leon-ex-militant-de-gauche-interdit-de-travail-pendant-les-jo

    Léon, ex-militant de gauche, interdit de travail pendant les JO
    Privé d’accréditation pour travailler sur un site des JO de Paris, un régisseur doit cette #interdiction, non motivée, à sa présence dans des fichiers de police ou de renseignement où il figure pour d’anciennes #activités_militantes n’ayant même pas donné lieu à des #condamnations.

    En l’espèce, il s’agit du Service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas), un service de police créé en 2017 pour traquer des « comportements […] incompatibles avec l’autorisation d’accès à des sites sensibles […] » pouvant être « liés à une radicalisation politique ou religieuse, à des troubles à l’ordre public, ou des antécédents judiciaires ». L’activité du Sneas a été racontée de l’intérieur, en janvier dernier, par Le Parisien.

    Ces enquêtes, le #Sneas les mène en recourant à un dispositif d’« automatisation de la consultation centralisée de renseignements et de données », ACCReD, créé en 2017. L’ACCReD permet aux agent·es du Sneas d’accéder à plus d’une douzaine de fichiers (« traitement automatisé de données à caractère personnel », en jargon administratif) différents, parmi lesquels figurent le traitement d’antécédents judiciaires (#TAJ), le fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique (Pasp), ou le fichier des personnes recherchées (où se trouvent les fichés S).

    Et c’est très probablement parce qu’il figure au TAJ que Léon a écopé d’un avis défavorable du Sneas, rédhibitoire pour se faire accréditer aux #JO.

    [...]

    Au-delà, souligne-t-il, « ce serait bien de faire supprimer ces #fiches » : « Le risque, c’est que ça me porte préjudice à chaque fois qu’il y aura un gros événement où je pourrais être amené à travailler. Et puis, selon qui arrivera au pouvoir, quel sera l’usage de ces fiches, à l’avenir ? » Comme son cas l’indique, l’usage qui en est fait au présent est déjà très préoccupant.

  • La Haine et le Déni • Avec les Ukrainiens et les Russes dans la guerre
    https://www.obsarm.info/spip.php?article660

    Anne Nivat est docteure en sciences politiques et reporter de guerre. Elle a collaboré à Libération puis au Point et à LCI. Son livre est constitué de rencontres avec des habitants de Russie, à Moscou et dans différentes régions, à nouveau en Tchétchénie, à Kaliningrad, en Bouriatie. Elle échange avec des habitants d’Ukraine, dont des partisans des deux camps dans les territoires annexés par la Russie. Son baptême du feu a eu lieu pendant la guerre en Tchétchénie où elle a été arrêtée (...) #Fiches_de_lecture

    / #La_deux, #Guerres, #Opinion_publique

  • Le #Maitron : #Dictionnaire_biographique du mouvement ouvrier et mouvement social

    Le site maitron-en-ligne reprend, parfois dans une version enrichie et avec de l’iconographie, la totalité des 225 709 notices publiées dans l’ensemble du Maitron, y compris les volumes spécialisés et les cédéroms.

    L’ensemble des notices correspondant aux cinq premières périodes du Maitron, de 1789 à 1968, y compris les notices inédites ou enrichies qui viendront s’y ajouter à l’avenir, sont en libre accès depuis le 5 décembre 2018.

    • La rubrique Dictionnaires reprend l’ensemble des dictionnaires spécialisés du Maitron récemment réalisés ou en cours de réalisation/réactualisation.

    Le Dictionnaire des #anarchistes - Le Dictionnaire biographique des #cheminots (#DBC) - Le Dictionnaire biographique des #enseignants et personnels de l’éducation (#DBE) - Le Dictionnaire biographique des #fusillés et #exécutés (#DBFE) - Le Dictionnaire biographique des #Gaziers-électriciens (#DBGE) - Le Dictionnaire biographique des militants du #Val-de-Marne (#DBMVM)

    Parmi les dictionnaires internationaux, on retrouvera notamment Le Dictionnaire du mouvement ouvrier en Grande-Bretagne et Irlande - Le Dictionnaire biographique du #Komintern (DBK) - Le Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis (La sociale en Amérique) - Les dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier au Maghreb, en cours de chargement, et en particulier le Dictionnaire Algérie - Le Dictionnaire Chine - Le Dictionnaire Autriche - Le Dictionnaire biographique des mobilisations et contestations africaines, et le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier en Belgique, en cours de constitution.

    S’ajoutent certaines entrées thématiques, telles que la navigation parmi les notices de femmes, ou pour des corpus importants, comme les Volontaires en Espagne républicaine.

    • La rubrique Périodes correspond au découpage chronologique traditionnel du Maitron, avec ses quatre premières périodes déjà publiées et la cinquième période (1940-1968). Toutes les notices de ce site sont donc reliées à une ou plusieurs périodes.

    • Pour chaque biographie, trois « Rebonds » vous sont proposés. Ils sont choisis aléatoirement parmi les notices présentant des similitudes chronologiques, géographiques et socioprofessionnelles. Ces rebonds varient à chaque visite ou à chaque affichage de la biographie.

    • Pour certains corpus, figure aussi une invitation à « Aller plus loin », vers des articles de présentation ou de synthèse. Ces contenus sont bien sûr amenés à s’enrichir et à se développer. Ils correspondent aussi à la rubrique « Explorer le Maitron » de la page d’accueil.

    • Un moteur de « recherche avancée » permet des recherches avec croisement des informations. Depuis le mois d’octobre 2019 le tri par département, et même par groupe de départements dans la limite de 5, est possible.

    https://maitron.fr

    #dictionnaire #fiches #figures #fiches #notices

    @dlatr a émis ici quelques difficultés techniques et d’organisation :
    https://seenthis.net/messages/1029782

    • #CAUSIMMI : #cause_immigrée

      La cause immigrée : mobilisations, organisations et militant.e.s dans la France des années 68 à nos jours (CAUSIMMI).

      Le projet CAUSIMMI vise à étudier la cause immigrée, des « années 68 » jusqu’à aujourd’hui, cause englobant l’ensemble des #mobilisations aspirant à l’égalité de droits et de traitement en France, entre nationaux et étrangers ou perçus comme tels, dans différents domaines : entrée et droit au séjour ; droit de vote, droit d’association et droits syndicaux ; travail ; logement ; santé ; police et justice ; administration et action publique ; ou encore culture.

      CAUSIMMI prend en considération l’ensemble des organisations ayant pris part à ces mobilisations : organisations constituées par des travailleurs et des étudiants étrangers dès les années 1960, que ce soit des comités de lutte centrés sur des thématiques précises ou bien des associations autonomes aux préoccupations plus larges et souvent structurées sur une base nationale, communautaire et politique ; associations de jeunes immigrés créées dans les années 1980 ; groupes de femmes immigrées nés à partir des années 1970 ; associations de solidarité avec les immigrés, qu’elles soient anciennes ou plus récentes ; associations de défense des droits de l’homme ou antiracistes engagées dans la cause immigrée ; collectifs de militant.e.s apparus à partir du début des années 1990 et se définissant à la fois comme des héritiers de l’immigration et des habitants de quartiers populaires ; groupes apparus après 2004 et se reconnaissant dans de nouvelles formes d’identifications collectives et ayant concouru à faire exister des concepts émergents autour des questions de racisation, de décolonialisme, d’intersectionnalité ou d’afroféminisme.

      De façon équivalente, CAUSIMMI prend en compte des organisations ne se concentrant pas sur la seule cause immigrée, mais qui ont pu en être actrices à divers degrés. À ce titre, sont donc inclus des militant.e.s appartenant à des partis politiques de gauche, et notamment PS, PC, PSU et Verts ; à des organisations d’extrême gauche, en particulier maoïstes, trotskyste, anarchiste, communistes libertaires, autonomes, ou encore antifascistes ; à des organisations s’inscrivant dans le champ du christianisme social ; ou encore à des syndicats dont l’action en faveur de la cause immigrée a souvent dépassé le domaine du travail.

      En recensant ces mobilisations et ces organisations, le projet CAUSIMMI constituera une base de données concernant les militant.e.s de la cause immigrée et produira environ 400 notices biographiques reprenant le modèle du MAITRON (le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social).

      Ce projet collectif s’appuie sur les sources laissées par des générations de chercheuses, chercheurs et militant.e.s spécialistes de la cause immigrée. Il ne pourra prendre en compte toute la diversité de cette cause qu’avec l’aide de contributrices et contributeurs s’engageant de façon ponctuelle ou régulière.

      L’équipe CAUSIMMI lance donc un appel à collaborations. Celles-ci pourront consister à écrire des notices biographiques ; proposer des listes d’organisations et de militant.e.s de la cause immigrée ; indiquer l’existence d’informations biographiques concernant ces militant.e.s dans tels ou tels travaux ou documents ; ou simplement faire des suggestions.

      https://maitron.fr/spip.php?article252819

  • L’Écologie Sociale – FDI #01
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/06/05/lecologie-sociale

    Fiche Descriptive & Informative Introduction A travers le concept d’écologie sociale, Murray Bookchin, un penseur américain influent du XXe siècle, propose une analyse radicale des problèmes environnementaux, soulignant l’interconnexion entre les structures sociales, économiques et écologiques. Il considère que les crises écologiques sont intrinsèquement liées aux hiérarchies de domination et à l´organisation sociale qui les […]

    #Ecologie_sociale #Fiches_Descriptives_&_Informatives #[VF] #01 #02


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  • Le #Communalisme – FDI #02
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/06/05/le-communalisme-fdi

    Fiche Descriptive & Informative Introduction Le communalisme est une proposition politique et sociale développée par le philosophe et écologiste Murray Bookchin. Il s’agit d’une alternative radicale aux structures étatiques et capitalistes actuelles, qui prône une société fondée sur l’autogestion des communautés locales, la démocratie directe et l’écologie sociale. Principes Fondamentaux 1. Écologie Sociale L’écologie sociale, […]

    #Fiches_Descriptives_&_Informatives #[VF] #01 #02


    https://2.gravatar.com/avatar/2e86edb6869ad618f52242644383e9665082817a44ce419d4c36880090934335?s=96&d=

  • Le nucléaire imaginé : le rêve du capitalisme sans terre
    https://www.obsarm.info/spip.php?article656

    Dorénavant, l’énergie atomique est assimilée par le lobby nucléaire aux énergies renouvelables. Comment cette technologie controversée, fragile, peu fiable et vieillissante est-elle devenue une perspective d’avenir ? En effet, en quelques années, le vent a tourné dans l’opinion publique sous l’influence florissante de Jean-Marc Jancovici dans les médias et sa bande dessinée Un monde sans fin illustrée par Christophe Blain chez Dargaud suivie, au même moment, par le plan de relance par (...) #Fiches_de_lecture

    / #Industrie_nucléaire, #Stratégies_nucléaires, #La_une

  • Combattantes
    https://www.obsarm.info/spip.php?article653

    Sous-titre : « Quand les femmes font la guerre ». C’est de combat guerrier qu’il s’agit, et dans le cas des guérillas, un combat idéologique s’ajoute. Au Pérou, en Colombie. L’auteure s’intéresse à la place des femmes. Et surtout, des femmes au combat. Pour ce qui concerne l’armée française, c’est essentiellement pendant les Opex (Opérations extérieures). Et aussi au sein de la hiérarchie militaire. Il y a même, au début du livre, une courte incursion dans la Deuxième Guerre mondiale (...) #Fiches_de_lecture

    / #Guerres, #Guerres_civiles, #Féminisme, #La_une

  • L’Ukraine de l’indépendance à la guerre
    https://www.obsarm.info/spip.php?article647

    La collection Idées reçues étudie les préjugés sur de nombreux sujets. Alexandra Goujon, enseignante à Sciences Po, à Dijon, et chercheuse sur le terrain ukrainien propose un travail d’autant plus utile que l’Ukraine est restée longtemps dans l’ombre de son grand voisin. Elle se confronte à la désinformation russe sur une supposée agressivité nazie et sur le prétendu complot occidental. Elle traite d’historiographie, de corruption, de dépendance énergétique et de géopolitique et des défis (...) #Fiches_de_lecture

    / #Ukraine, #La_deux, #Droit_des_peuples, #Guerres

  • La guerre en tête
    https://www.obsarm.info/spip.php?article646

    Sous-titre du livre : « sur le front, de la Syrie à l’Ukraine ». L’auteur a été, en effet, témoin de la guerre sur deux théâtres d’opération : en Syrie au sein de l’armée syrienne libre, puis du Front Islamique (2012–2018), et en Ukraine, dans le Donbass (2022–2023). Il n’était pas présent en continu, puisqu’il retournait régulièrement en France. Il est ethnographe, spécialiste des formes contemporaines de la violence. C’est à ce titre qu’il s’est immergé dans le quotidien de ces deux (...) #Fiches_de_lecture

    / #Guerres

  • Poutine contre la France • Un grand reporter au cœur des #Guerres du Kremlin
    https://www.obsarm.info/spip.php?article641

    Patrick Forestier est un reporter de guerre qui a travaillé dans de nombreux pays africains et au Liban, en Syrie, en Ukraine et en ex-Yougoslavie, où il fut détenu pendant une journée dans une caserne serbe. Il a réalisé, en Afghanistan et en Irak, un documentaire sur les sociétés militaires privées anglo-saxonnes, comme Blackwater. Il excelle à établir des liens entre les conflits de tous ces pays et à en établir une généalogie. Ainsi, il décrit comment la chute de Khadafi, commanditée (...) #Fiches_de_lecture

    / Guerres, #La_deux, #Stratégies

  • Les #Enfants traumatisés par les conflits de guerre
    https://www.obsarm.info/spip.php?article640

    À l’heure où de nombreux enfants, et leurs parents bien entendu, sont sous les bombes à Gaza, en Ukraine, et dans d’autres contrées, ce livre court mérite le détour. Zygmunt L. Ostrowski est pédiatre, ex-conseiller de l’Organisation mondiale de la Santé, et président de l’ADE (en anglais, Association for Studies on Nutrition and Child Developpement), une ONG humanitaire. Cette ONG humanitaire a travaillé sur de nombreux conflits, sur de nombreux enfants traumatisés. Elle s’appuie sur « (...) #Fiches_de_lecture

    / #Guerres, Enfants, #Actions_contre_la_guerre, #La_trois

  • Les Cahiers de captivité 1940-1945
    https://www.obsarm.info/spip.php?article636

    Cinq ans de captivité. Pendant cinq ans, Joseph Robert va écrire, « au crayon, sur de minuscules carnets. ». Quatre-vingts ans plus tard, ses textes destinés en premier lieu à ses parents, à ses nombreux frères et sœurs viennent d’être publiés en autoédition familiale. Proposés à tous. Le maître d’œuvre est Philippe Dujardin, politologue, chercheur CNRS, époux de Marie Robert-Dujardin nièce de Joseph Robert. Il a relu, complété, corrigé en tandem avec Jean-Michel de Tarragon, religieux dominicain. La mise en (...) #Fiches_de_lecture

    / #Guerres, #La_quatre, #Actions_contre_la_guerre

  • Les Russes veulent-ils la guerre ?
    https://www.obsarm.info/spip.php?article629

    Vera Grantseva, experte en relations internationales à la mairie de Saint-Pétersbourg de 2008 à 2016, professeure en géopolitique à l’École des hautes études en sciences économiques, en Russie, de 2017 à 2023, enseigne à Sciences Po Paris depuis 2020 et est chroniqueuse sur LCI. Elle observe que les difficultés économiques, l’isolement sur la scène internationale et la mobilisation qui affecte des centaines de milliers de famille ne semblent pas ébranler le soutien des Russes à Vladimir Poutine. Elle (...) #Fiches_de_lecture

    / #Guerres, #Opinion_publique, #La_deux

  • À quoi pensent les Russes
    https://www.obsarm.info/spip.php?article627

    De ses séjours en Afghanistan et en Iran, le bédéiste lyonnnais Nicolas Wild a tiré des récits dessinés. À la demande d’une jeune compagnie indienne qui produit des bandes dessinées de non-fiction, il est parti en juin 2022 pour enquêter et dessiner À quoi pensent les Russes. Si la Russie est fermée aux journalistes occidentaux, elle ne l’est pas aux artistes. Grâce à une fixeuse et interprète, que, par souci d’anonymat, il dessine avec une tête de chat, l’auteur rencontre des personnalités très diverses. (...) #Fiches_de_lecture

    / #La_deux, #Opinion_publique, #Actions_contre_la_guerre

  • Kometa
    https://www.obsarm.info/spip.php?article626

    Kometa est un nouveau trimestriel sans publicité et vendu en librairies. Créé en réaction à l’invasion russe de l’Ukraine, il tourne son regard vers l’Est. Son premier numéro (automne 2023) intitulé « Impérialisme » est centré sur la Russie et ses voisins. Il contient 208 pages illustrées de nombreuses photographies, dont une série sur la militarisation de la jeunesse, notamment au Patriot Park, un parc d’attraction dédié à la victoire de 1945 incluant la cathédrale principale des forces armées, construite (...) #Fiches_de_lecture

    / #La_deux, #Guerres

  • [pub] Les extraits du « Côté obscur de la force » : « Pendant la crise des “gilets jaunes”, jamais une surveillance aussi massive n’avait été déployée »

    Dans un livre qui paraît chez Flammarion mercredi 11 octobre, le journaliste Vincent Nouzille propose une enquête très fouillée sur ce qu’il appelle les « dérives du ministère de l’intérieur et de sa #police ». « Le Monde » publie en avant-première des extraits concernant le mouvement social qu’a connu la France en 2018.
    Par Vincent Nouzille

    Bonnes feuilles. C’est un secret d’Etat jusque-là bien préservé que nous dévoilons ici : en pleine crise des « #gilets_jaunes », les services de renseignement français ont mis sur #écoute et géolocalisé des milliers de #manifestants. Jamais une #surveillance aussi massive n’avait été déployée. Jamais autant d’individus en même temps n’avaient été concernés. Jamais de tels moyens techniques n’avaient été combinés pour savoir où des citoyens allaient se rendre, et tenter d’interpeller en amont ceux qui étaient suspectés, à tort ou à raison, de s’apprêter à commettre des violences.

    Selon les témoignages de plusieurs responsables de la police et du #renseignement, si le cadre légal a été formellement respecté, certaines de ces surveillances ont été décidées et avalisées sur la base de critères flous et dans la précipitation. « C’était la panique au sommet du pouvoir et dans les services, explique une source au ministère de l’intérieur. Le mouvement des “gilets jaunes” se transformait chaque samedi en insurrection. Il fallait sauver la République. Nous avons donc ratissé large1. »
    Au lendemain de la journée du 1er décembre 2018, où la violence est montée d’un cran, notamment à Paris avec le saccage de l’Arc de triomphe et au Puy-en-Velay avec l’incendie de la préfecture, le ministre de l’intérieur, #Christophe_Castaner, et son secrétaire d’Etat, #Laurent_Nuñez, décident de changer de stratégie. Ils exigent que le dispositif de sécurité soit plus mobile et demandent davantage d’interpellations en amont. Ils souhaitent surtout une surveillance ciblée de toute personne présumée violente. (…)

    Les services de renseignement ont déjà dans leurs radars des individus classés à l’ultragauche et à l’ultradroite, beaucoup étant « #fichés_S » (pour « sûreté d’Etat »). En revanche, la plupart des « gilets jaunes » sont inconnus. Dans les premiers temps, les services peinent à repérer des « leaders » d’un mouvement aussi éruptif que peu organisé. (…) Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, s’inquiète des activistes provinciaux que ses équipes ne connaissent pas et qui risquent de « monter » à Paris pour y semer des troubles chaque samedi.
    Face aux risques de désordre qui se propagent, les « gilets jaunes » étant insaisissables et se déplaçant sans arrêt, la donne change. « Nous allons maintenant travailler sur cette nouvelle population », glisse, de manière elliptique, Laurent Nuñez à propos des « gilets jaunes », lors d’une audition au Sénat le 4 décembre. Durant la seule journée du 8 décembre 2018, 724 personnes sont placées en garde à vue dans toute la France, souvent avant même qu’elles ne commencent à manifester. Les samedi 15 et 22 décembre, le même dispositif se reproduit. Les différents services ont commencé leur surveillance de certains manifestants considérés comme potentiellement dangereux. Et cela avec l’aval des plus hautes instances, qui ont donné leur feu vert à l’emploi massif des « techniques de renseignement », les « TR » dans le jargon des initiés. (…)

    L’emploi des #techniques_de_renseignement ne peut être justifié que pour la défense nationale, la protection des intérêts majeurs du pays, la lutte contre l’espionnage économique et scientifique, la prévention du terrorisme, du crime organisé et de la prolifération d’armes de destruction massive. Mais elles sont aussi autorisées pour la prévention des « atteintes à la forme républicaine des institutions », de la « reconstitution de groupements dissous » ou des « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». C’est principalement ce dernier motif – appelé « 5-C » par les spécialistes, et déjà employé lors de l’évacuation de la #ZAD_de_Notre-Dame-des-Landes au printemps 2018 – qui va être utilisé à grande échelle lors de la crise des « gilets jaunes ».

    En décembre 2018, les requêtes de « TR » affluent brutalement (…). Même si les données publiées dans les rapports annuels de la CNCTR [Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement] sont imparfaites, elles donnent un aperçu de cette montée. Les demandes motivées par la « prévention des violences collectives » passent de 6 % de l’ensemble des requêtes en 2017 à 14 % en 2019, ce qui représente une augmentation de 133 % et un cumul de plus de 20 000 demandes en trois ans2 ! Dans le détail, le compteur des « géoloc », déjà en forte croissance les années précédentes, s’affole, passant de 3 751 demandes en 2017 à 5 191 en 2018, puis à 7 601 en 2019, soit un doublement en deux ans et la plus forte progression des techniques de renseignement. Quant aux écoutes, elles se multiplient aussi sur la même période, passant de 8 758 en 2017 à 12 574 en 2019, soit une croissance de 43 % en deux ans. Globalement, cette surveillance a concerné au moins 2 000 personnes entre fin 2018 et fin 2019. (…)

    La pression est telle que le centre d’écoute, basé aux Invalides, doit faire appel à des renforts d’effectifs pour les week-ends. De plus, le nombre de lignes téléphoniques écoutées simultanément a rapidement atteint le maximum autorisé3, ce qui a conduit Matignon à rehausser ce contingent en juin 2019 pour atteindre 3 800 lignes, dont 3 050 réservées au ministère de l’intérieur. Les « grandes oreilles » sont employées à grande échelle.
    Au siège de la CNCTR, un bâtiment sécurisé caché au fond d’un jardin de la rue de Babylone, dans le 7e arrondissement, la tension est maximale chaque fin de semaine à partir de décembre 2018. (…) « C’était l’enfer. Tous les services voulaient un feu vert dans la soirée de vendredi. La Commission n’avait pas forcément le temps de vérifier les motivations indiquées dans les centaines de demandes », précise un de ses membres, qui n’a pas eu son mot à dire sur ces décisions.

    (…) Beaucoup de manifestants ciblés sont ainsi repérés en direct, dans leurs déplacements en voiture, en train, jusqu’à Paris, ou vers d’autres grandes métropoles où se déroulaient des rassemblements importants. Ignorant qu’ils sont géolocalisés grâce à leur téléphone, certains sont interpellés sur les routes, aux péages, dans les gares ou près des lieux de leur résidence. Seize personnes, présentées par la police comme des « black blocs » ou des « ultrajaunes », seront arrêtées à 12 h 30 le samedi 7 décembre 2019, dans une maison louée avenue du Général-Leclerc, au Bouscat, près de Bordeaux, et les locaux perquisitionnés.
    Leur localisation a été rendue possible, affirmeront les enquêteurs, grâce à la découverte faite dans la nuit de tags anti-police peints dans le quartier et sur la foi d’« investigations d’environnement » effectuées le matin même. Mais les détails de ces « investigations d’environnement » ne seront pas versés en procédure, car, selon l’officier de police judiciaire chargé de l’enquête, elles « provenaient d’informations classifiées ». Ce qui correspond à des renseignements de surveillance émanant des services.

    La #géolocalisation permet également de suivre le parcours des « cibles » durant les manifestations. Les trajets sont visualisés en direct sur des écrans. (…) Chaque cible est alors colorée selon son appartenance présumée : rouge pour des cibles de l’ultragauche, bleu pour l’ultradroite. (…)

    D’autres « gilets jaunes » font l’objet d’un traçage en direct hors des manifestations habituelles du samedi. Le dimanche 14 juillet 2019, juste avant le défilé traditionnel des armées sur les Champs-Elysées, les services reçoivent des alertes sur la présence de « gilets jaunes » dans les parages, alors que le périmètre a été interdit à toute manifestation sur ordre du préfet de police. Plus grave : ils soupçonnent une attaque contre le président de la République, Emmanuel Macron. Au vu du risque de « trouble grave à l’ordre public », des surveillances téléphoniques sont aussitôt autorisées, pour quelques jours, sur plusieurs cibles, avant d’être levées faute de menaces avérées. Coïncidence ? Ce jour-là, parmi les près de 200 personnes interpellées dans Paris en marge du défilé, trois leaders connus des « gilets jaunes », Eric Drouet, Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues, sont arrêtés dès le matin aux alentours des Champs-Elysées et placés en garde à vue, avant d’être relâchés dans l’après-midi, une fois les procédures lancées ou classées sans suite. Les techniques de surveillance sont également utilisées de manière intensive pour repérer les manifestants contre le sommet du G7 qui se tient à Biarritz du 24 au 26 août 2019. (…)

    La fin du mouvement des « gilets jaunes » en 2020, suivie de la longue crise sanitaire, n’a pas stoppé cette surveillance ciblée. Au contraire. Selon les données de la CNCTR, chargée de filtrer les requêtes des services, les demandes d’écoutes et de poses de balises pour tous types de motifs sont restées stables à un niveau élevé depuis 2020. Celles portant sur des intrusions dans des lieux privés ont fortement augmenté, tout comme celles sur la captation de données informatiques. Quant aux demandes de géolocalisation en temps réel , très prisées lors des manifestations, elles ont continué leur irrésistible ascension, de 7 601 en 2019, jusqu’à 10 901 en 2022 , un nouveau record.

    Notes de bas de page :
    1- Entretiens avec l’auteur. La plupart des sources de ce prologue ont requis l’anonymat, vu le caractère sensible des informations livrées ici. Les dates des entretiens ne sont pas précisées.
    2 - Nombre des requêtes de TR motivées par les motifs de prévention des violences collectives : 4 226 en 2017 (soit 6 % du total des 70 432 demandes) ; 6 596 en 2018 (soit 9 % des 73 298 demandes) ; 10 296 en 2019 (soit 14 % du total des 73 543 demandes). Source : rapports annuels de la #CNCTR.
    3 - Le contingent d’écoutes était de 3 040 depuis 2017, déjà passé à 3 600 en juin 2018.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/10/09/les-extraits-du-cote-obscur-de-la-force-pendant-la-crise-des-gilets-jaunes-j
    les (...) du texte sont du journal

    edit #police_politique #solutionnisme_technologique #écologie_radicale #SLT #extinction_rebellion ...

    #manifestations #livre

    • « Le Côté obscur de la force », enquête sur la part d’ombre des pratiques policières
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/10/09/le-cote-obscur-de-la-force-enquete-sur-la-part-d-ombre-des-pratiques-policie

      L’enquête de Vincent Nouzille qui paraît le 11 octobre chez Flammarion fait la lumière sur deux tendances de fond aux lourdes conséquences sur les libertés publiques : la multiplication des entraves au droit de manifester et le développement de la surveillance de masse.

      Livre. Depuis P… comme police, d’Alain Hamon et Jean-Charles Marchand (Alain Moreau, 1983), les livres d’enquête sur une institution aussi décriée que propice aux fantasmes n’ont pas fait défaut. Il manquait toutefois, dans ce catalogue, un ouvrage consacré aux plus récentes années, un livre qui serait à la fois une mise en perspective de maux endémiques (comme la difficulté à admettre l’existence de violences policières, fussent-elles répétées et objectivées) et un exercice d’analyse prospective sur des pratiques policières renouvelées, bien souvent inquiétantes. Vincent Nouzille, journaliste rompu aux investigations documentées, comble cette lacune en explorant Le Côté obscur de la force (Flammarion, 512 pages, 23 euros).
      Si elle n’oublie pas les figures imposées et traite notamment de la persistance de réseaux d’influence souterrains au sein du ministère de l’intérieur, son enquête aide avant tout à mettre en lumière deux tendances de fond aux lourdes conséquences sur les #libertés_publiques. La première tient à la multiplication des entraves au #droit_de_manifester grâce à la mobilisation de toutes les ressources judiciaires possibles, parfois au moyen de procédés à la limite du dilatoire. La seconde tendance concerne la mise en œuvre de techniques de surveillance de masse.
      Noyés dans les rapports officiels et les interventions des autorités policières, les chiffres exhumés par l’auteur montrent que des milliers d’individus ont fait l’objet d’une surveillance étroite, une vaste entreprise de « renseignement » décidée au plus haut sommet de l’Etat lors de la crise des « gilets jaunes » et prolongée depuis. La pérennisation de ces techniques fait craindre une extension du domaine panoptique, rendue probable par le test grandeur nature des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. « Il est assez vraisemblable, prévient Vincent Nouzille, que les enseignements qui en seront tirés inciteront ses promoteurs, notamment toute la filière de la sécurité qui piaffe d’impatience, à vouloir en tirer parti pour passer à la vitesse supérieure. » Et accélérer un mouvement, manifestement déjà bien engagé, de surveillance généralisée.

      "Ils ne peuvent plus s’en passer" : un livre révèle une "flambée" des écoutes depuis les "gilets jaunes"
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/ils-ne-peuvent-plus-s-en-passer-un-livre-revele-une-flambee-des-ecoutes-

      (...) il y a eu au moins 2.000 personnes écoutées ou géolocalisées pendant la crise des « gilets jaunes ». Jamais on n’avait écouté autant de monde en même temps lors d’une crise sociale. Cela a permis aux services de renseignement et services de police, d’une part d’écouter, mais surtout de suivre les #mouvements de ces manifestants et d’en interpeller certains en amont des manifestations. Cela a été, selon eux, extrêmement efficace. Les [représentants] officiels me disent que tout a été fait dans les règles. Mais vu le nombre de demandes et vu, surtout, l’afflux soudain des demandes, nous pouvons nous poser des questions sur les contrôles qui ont pu être exercés en la matière."

      Vous montrez également que cette surveillance n’a pas pris fin après cet épisode des « gilets jaunes »...

      "On aurait pu croire qu’avec la fin de la crise des « gilets jaunes », début 2020, cette surveillance diminue. Or, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé, au contraire. En fait, les responsables du service de renseignement m’ont confié qu’ils y avaient pris goût et ne pouvaient plus se passer des écoutes, et surtout des géolocalisations en temps réel, qui permettent de savoir où sont les personnes que l’on veut surveiller. Le nombre des personnes qui ont été surveillées "au titre des violences collectives", comme on dit dans le jargon, a atteint 3.500 en 2021, c’est à dire trois fois plus qu’en 2017. Nous avons donc bien eu une extension de la surveillance à un nombre beaucoup plus grand de personnes.

      Il y a ensuite eu un léger repli en 2022, mais, début 2023, je révèle qu’il y a eu un nouvel accord de la Commission nationale des techniques de renseignement pour élargir les critères de la surveillance et des possibilités d’écoutes à des personnes qui font partie des mouvements de l’écologie radicale. C’est le cas de certains membres des Soulèvements de la Terre, d’Extinction rébellion et d’autres, notamment toutes les personnes qui ont lutté contre les méga-bassines. Cette commission a décidé fin 2022, début 2023, de changer les critères et d’accepter un certain nombre de demandes des renseignements qu’elle avait jusqu’alors refusées. Par exemple, lorsqu’a eu lieu la première manifestation à Sainte-Soline, en octobre 2022, les services de renseignement avaient fait des demandes d’écoute d’un certain nombre de leaders des mouvements, et cela n’avait pas été accepté par cette commission. Mais vu la violence et les incidents qui ont eu lieu fin octobre, l’intrusion ensuite dans la cimenterie Lafarge, près de Marseille, qui a eu lieu en décembre, et d’autres incidents de ce type, cette Commission de contrôle des techniques de renseignement a décidé d’élargir les critères d’écoute en acceptant désormais des cas de demandes de personnes qui sont susceptibles de commettre des violences non pas physiques, mais des #violences_matérielles, de destruction, de #sabotage."

      #justice #enquêtes_judiciaires #JO #gendarmerie #Service_central_de_renseignement_territorial #RT

  • Le chaudron militaire turc. Un exemple de production de la violence masculine
    https://www.obsarm.info/spip.php?article608

    Ce 29 septembre 2023, une nouvelle audience se déroule à Istanbul devant le Tribunal criminel contre Pinar Selek. Une importante délégation internationale de plus d’une soixantaine de personnes sera présente, composée des personnalités politiques, académiques, de la société civile, des avocat·es et des militant·es venues soutenir la sociologue, écrivaine et militante de #Turquie exilée en France, mandaté·es par plus de vingt collectivités territoriales, associations, partis, syndicats, universités, (...) #Fiches_de_lecture

    / #La_deux, Service national / conscription, #Politique_de_défense, Turquie

    #Service_national_/_conscription
    https://www.obsarm.info/IMG/pdf/26.09_23_communique_soutien_pinar_selek.pdf

  • L’Anjou est depuis le poème de Joachim du Bellay mondialement connu pour sa « douceur ». Cette région est peut-être moins réputée pour être un repaire de fafs. Quoique ...

    Academia Christiana, un mouvement sulfureux
    https://www.ouest-france.fr/societe/academia-christiana-un-mouvement-sulfureux-67ddfd5a-2d4f-11ee-8c29-6d67

    Contre son gré, la commune de Bécon-les-Granits, aux confins du Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique, va recevoir l’université du mouvement Academia Christiana mi-août. Qui est-il ?

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/meral-53230/le-mouvement-catholique-dextreme-droite-academia-christiana-prevoit-un-

    L’association identitaire Academia Christiana, surveillée par les services de renseignement, doit se rassembler à Méral en Mayenne, pour un événement privé. La mairie de la commune est au courant et a alerté la gendarmerie et la préfecture.

    https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/enquete-france-2-plongee-au-sein-d-academia-christiana-mouvement-cathol

    Academia Christiana. Derrière ce nom, un mouvement catholique de la jeunesse identitaire française, créé en 2013. Son objectif affiché sur ses tracts : « former les cadres de la reconquête civilisationnelle ». Son clip de présentation est sans ambiguïté, estimant notamment que « les Français sont en guerre » et qu’"il n’y a plus d’élite, seulement des parasites". « Nous, catholiques, avons reçu un appel : pour faire une croisade, nous levons une armée de bâtisseurs », affirme-t-il encore. Leur chef, le voici : Victor Aubert, 33 ans, professeur de philosophie dans un établissement privé hors contrat, dans l’Orne. Sur les réseaux sociaux, il pose aux côtés de figures de l’extrême droite, comme Alain Soral, condamné plusieurs fois par la justice, notamment pour contestation de l’existence de la Shoah. Selon nos informations, plusieurs membres d’Academia Christiana seraient aujourd’hui fichés S, en raison de leur radicalité.

    https://www.liberation.fr/politique/la-tres-identitaire-universite-dete-dacademia-christiana-20210827_UO7D66F

    « Bagarre, bagarre, prière. » S’il n’en est le mot d’ordre officiel, ce slogan très utilisé sur les réseaux sociaux par l’abbé traditionaliste Matthieu Raffray colle bien à la dernière université d’été d’Academia christiana, « institut de formation » catholique identitaire, qui s’est déroulée du 16 au 22 août en Normandie et à laquelle il a participé. L’événement peut ainsi se résumer en une semaine de bagarre idéologique, avec de nombreux ateliers et conférences pour armer les militants, de bagarre physique, avec des entraînements quotidiens de boxe thaïlandaise, et de prière, enfin, avec une messe tous les matins à 8 heures. Un événement très politique, donc, qui a réuni des militants de toute la sphère nationale-catholique française, et même au-delà.

    #intégrisme_religieux #fafs #extrême_droite_identitaire #séparatisme_catholique

    La plupart de ces lascars nostalgiques de la Vendée militaire, de l’armée catholique et royale et de la chouannerie sont tout de même #fichés_S.

  • À bas l’armée ! L’antimilitarisme en France du XIXe siècle à nos jours
    https://www.obsarm.info/spip.php?article571

    Les Éditions de la Sorbonne publient les contributions de trente-cinq spécialistes sur l’antimilitarisme en France du XIXème siècle à nos jours, issues d’un colloque qui s’est déroulé en 2018 à l’université de la Sorbonne. Guy Dechesne, qui tient sur notre site la rubrique sur les réfractaires depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie et auteur de Un siècle d’antimilitarisme révolutionnaire, dresse une recension de cet ouvrage. Dès le premier paragraphe de l’introduction de À bas l’armée !, les deux (...) #Fiches_de_lecture

    / Service national / conscription, #Guerres, #Actions_contre_la_guerre, #Antimilitarisme, La (...)

    #Service_national_/_conscription #La_une

  • Du service militaire au service national universel
    https://www.obsarm.info/spip.php?article568

    Sous-titre : « Entre regrets et opportunités ». Pas mal vu, ce sous-titre : les regrets, c’est, bon an, mal an, pour la conscription disparue en 2002, sur volonté du président Chirac. Le bon vieux temps du service militaire, la petite musique du brassage social, du rituel des conscrits, du parcours du combattant, de la quille. Et pour les opportunités, il s’agit en particulier de la naissance du Service national universel (SNU), drôle d’objet qui semble, grosso modo, ne pas satisfaire grand monde, (...) #Fiches_de_lecture

    / Service national / conscription, #La_deux

    #Service_national_/_conscription

  • [Les Cahiers ukrainiens] : journal d’une invasion
    https://www.obsarm.info/spip.php?article562

    Le 24 février 2022. La Russie de Poutine envahit, encore une fois, l’Ukraine. L’auteur de cette bande dessinée a vécu en Ukraine et la famille de sa femme y vit toujours. Ce récit-témoignage nous offre un document poignant à partir de ses échanges avec ses ami·es présent·es sur place. Ce sont donc des témoignages directs des premiers mois de guerre sur le territoire ukrainien (de février à juin 2022), transcrits tel quels. Ce livre donne une voix nécessaire et propose des histoires qui nous aident à (...) #Fiches_de_lecture

    / #La_deux, #Guerres, #Actions_contre_la_guerre

  • Le peuple du Larzac
    http://obsarm.org/spip.php?article361

    Le peuple du Larzac : une histoire de crânes, sorcières, croisés, paysans, prisonniers, soldats, ouvrières, militants, touristes, brebis… L’ouvrage de Philippe Artières est bien plus qu’une fresque historique, c’est un récit attentif aux vies marginales et aux voix oubliées. En 1971, quelques éleveurs de brebis du plateau du Larzac, dans le sud du Massif central, s’organisent. Ils protestent contre le projet d’extension d’un camp militaire et la prochaine expropriation de leurs terres. Cent trois (...) #Fiches_de_lecture

    / #Antimilitarisme, Implantation / Bases de défense, #Mouvements_de_paix_et_de_désarmement

    #Implantation_/_Bases_de_défense