• Regarde ailleurs

    #Arthur_Levivier a rencontré les exilés à Calais pendant et après le démantèlement de la « #jungle ». Durant plus d’un an, il a parlé avec des hommes et des femmes d’origine soudanaise, afghane, éthiopienne, érythréenne, mais aussi des habitants de Calais. Surtout, il a filmé ce que les médias mainstream ne montrent jamais : les violences policières, les injustices… et la force des réfugiés, leurs espoirs et leur capacité à rire de la situation, quoiqu’il arrive.

    https://vimeo.com/251551551?ref=fb-share

    #film #Calais #migrations #asile #réfugiés #violence_policière #injustice #police #documentaire

    pas encore regardé...
    cc @isskein


  • #Sahara_Occidental : malgré les menaces de censure, un #documentaire expose les violations des droits de l’homme

    La vie au Sahara Occidental, un territoire contesté contrôlé par le gouvernement marocain, est rarement racontée par ses habitants.

    Dans un environnement militarisé, dans lequel les médias et le journalisme citoyen sont agressivement contrôlés, peu de récits du Sahara Occidental parviennent au public au-delà de la région immédiatement concernée. Cependant, un nouveau documentaire retraçant les difficultés d’un groupe de médias indépendant qui tente de documenter les violations des droits de l’homme est en passe d’y parvenir.

    Le film 3 Stolen Cameras (Trois caméras volées) a été diffusé pour la première fois au Festival du film documentaire DOK Leipzig en Allemagne en novembre 2017, malgré des menaces de censure et des problèmes de financements.

    https://fr.globalvoices.org/2018/01/20/220491
    #droits_humains #film #occupation #Maroc

    • #3_STOLEN_CAMERAS

      The members of video activist group, Equipe Media, fight to keep their cameras. They use them to document the Moroccan kingdoms’ violations of human rights in Africa’s last colony – Western Sahara.

      No journalists are allowed entry and the only images that find their way out of the territory are the ones Equipe Media manages to film in secret, hiding on roof tops and risking severe consequences. They film police and military attacks on peaceful demonstrations as well as testimonies of violence that Sahrawis are exposed to in their everyday life.

      This is a story about breaking an absolute censorship with unique footage from an area where the Moroccan authorities have managed to implement a near total media blockade.

      http://www.3stolencameras.com/the-film

      https://vimeo.com/221398816


  • L’étrange couleur des larmes de ton corps
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/164-laissez-bronzer-les-cadavres/autour-des-cadavres/article/l-etrange-couleur-des-larmes-de-ton-corps

    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2012, BE, 35mm, VO FR ST FR NL, 105’

    Sorte de délire lynchéen matiné du plus pur baroque d’Argento (ou l’inverse), « L’étrange couleur des larmes de ton corps », second long métrage du duo Cattet & Forzani, met au centre de son récit un personnage masculin, juste après l’héroïne d’"Amer", leur premier film. Alors qu’il rentre chez lui de voyage, Dan ne trouve plus de trace de sa femme. Pourtant, la porte était fermée de l’intérieur… Tourné dans l’hôtel Cambierlani, chef-d’oeuvre de l’architecture Art Nouveau, « L’étrange couleur… » convoque les figures du dédoublement pour élaborer un voyage cinématographique aussi labyrinthique que la psyché humaine - et aussi hypnotique que ses obsessions. Pur bijou visuel, le film se construit sur la figure de la (...)


  • Gallica s’ouvre à la vidéo ! | Le blog de Gallica
    http://gallica.bnf.fr/blog/16012018/gallica-souvre-la-video

    Les plus de 700 programmes patrimoniaux de Réseau Canopé (ex CNDP, éditeur de ressources pédagogiques) qui sont aujourd’hui versés dans Gallica sont aussi le reflet de cette préoccupation. Produits par le service de la radio-télévision scolaire entre 1954 et 2004, ces programmes illustrent toutes les disciplines de l’enseignement. Ils sont également l’expression d’une utopie éducative : celle d’une pédagogie par l’expérience sensible du monde, levier de la démocratisation de l’accès à la culture et aux études secondaires et supérieures.

    http://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&exactSearch=false&collapsing=true&version=1
    #film #documentaire #ressources_pédagogiques



  • Hier, je suis allé voir au cinoche le #film Impitoyable (1992) de et avec Clint Eastwood :

    Je vois que les critiques pour la ressortie en version restaurée sont carrément enthousiastes, sur les thèmes obligatoires : « western crépusculaire » (pitié !) et « ça n’a pas vieilli ».

    Mais je dois dire que je suis nettement plus partagé… je trouve que ça a globalement pas mal vieilli. (Pour préciser : celui-là je ne l’avais jamais vu.)

    – Essentiellement : le discours sur la violence qui avilit, depuis 25 ans, ça me semble tout de même avoir été beaucoup abordé, à la fois dans le cinéma mainstream et les séries télévisées. Le héros qui fait des cauchemars, où il voit les cadavres de ses victimes couverts de vers, c’était peut-être un peu original en 1992 après une décennie de films d’action bourrins, mais maintenant ça ne l’est plus. (Et puis même à l’époque, d’après ce que je sais de Shakespeare grâce à Gotlib, le coup des fantômes décomposés qui viennent te hanter, ça s’était déjà un peu vu depuis quelques siècles…). Plus sérieusement : ça faisait 15 ans que Hollywood pondait des films sur le Vietnam dont c’était le thème central ; si tu veux un discours sur la violence qui avilit et les contradictions des « valeurs » américaines, tu as Apocalypse Now en 1979 et The Deer Hunter en 1978.

    Et par-dessus le marché, je ne trouve pas le discours sur la violence tellement distancié : puisqu’à la fin, le personnage principal réduit à tomber dans la boue pour élever ses cochons et qui ne sait plus monter à cheval redevient un « héros », efficace, viril et déterminé, quand il zigouille froidement tout le monde et se remet à picoler. Et ensuite il rentre chez qui et s’occupe de ses gosses comme si de rien. Il y a un côté « a man’s gotta do what a man’s gotta do » avec lequel je ne suis jamais à l’aise.

    Le type qui fait l’intro avant le film explique que Gene Hackman fouettant Morgan Freeman, c’était même un message politique sur la condition noire. Genre courageux, parce que Rodney King en 1991. Bon, 1992 c’est aussi l’année du Malcom X très mainstream de Spike Lee, alors non, cette scène n’était pas particulièrement courageuse ou engagée même à l’époque.

    – Je me souviens qu’à l’époque, le film avait la réputation d’être violent. Alors franchement : non. Même dans le genre western, des trucs plus violents et malsains, les années 70 en ont donné beaucoup. La Horde sauvage de Peckinpah, ça remonte à 1969 tout de même. Un Homme nommé cheval, c’est 1970 et j’en fais encore des cauchemars. Alors certes, le plan sur le visage du tireur juste avant qu’il abatte sa victime, soit avec un regard paniqué (le jeune myope), soit froid (notre vieux Clint), c’est plus intéressant que la violence graphique elle-même, mais encore une fois, ça me semble plutôt faire partie du vocabulaire usuel de la violence désormais.

    – Les critiques semblent passionnés par le fait que le film « dynamiterait » systématiquement les codes du western. M’enfin en 1992, c’est déjà un peu tard. Du dynamitage des codes du western et des films avec anti-héros, il y en a tout de même eu beaucoup auparavant, ce serait même tout l’intérêt du genre.

    – Visuellement, je n’ai pas trouvé ça transcendant non plus. Ça joue hors de l’esthétisme appuyé des grands classiques des années 50, ça n’insiste pas sur les constructions de plans et les effets à la Sergio Leone, et ça se veut plus à la recherche du réalisme. Mais bon, du coup, les deux plans « jolis » avec la tombe de sa femme en silhouette sur fond de soleil couchant (et musique mièvre à la guitare), hé ben c’est pas du John Ford ; et à l’inverse, dans la recherche d’un réalisme boueux, viscéral, il y avait déjà mieux avant (les années 70 notamment), et beaucoup depuis. Et comme ça me semble filmé « à la papa », ça ne me semble pas exploiter les outils d’immersions désormais systématiques quand on veut donner des effets de réel. Visuellement du coup ça me semble avoir le cul entre deux chaises, et avoir vieilli.

    – Les personnages sont légèrement décevants. Certains ne sont quasiment pas traités (les prostituées, pourtant centrales, je trouve qu’elles manquent cruellement de développement). Le shérif (Gene Hackman) est le seul intéressant (bon, English Bob est pas mal aussi, parce qu’il a un rôle assez court). Les deux cow-boys à abattre sont très peu développés, mais c’est peut-être exprès. Mais plus décevant, ce sont les 3 principaux, que je trouve pas passionnants, alors que le film se passe essentiellement sur eux, dans un film de tout de même 2 heures. Et leur petit parcours (Clint qui redevient froid et violent pour venger son pote, le jeune prétentieux qui ne veut plus tuer) est de toute façon excessivement prévisible.

    Alors c’est pas un navet, l’humour un peu distancié fonctionne bien, le côté « on sent que ça va mal finir et on n’est pas déçu » fonctionne bien aussi, et les 2 heures passent assez vite. Mais honnêtement, ça m’a pas transporté d’enthousiasme non plus.

    • @arno

      si tu veux un discours sur la violence qui avilit et les contradictions des « valeurs » américaines, tu as Apocalypse Now en 1979 et The Deer Hunter en 1978.

      Où je comprends, avec retard, que peut-être ces deux films dont je ne me souvenais plus qu’ils étaient à ce point voisins dans le temps, et que j’ai tous les deux vus à leur sortie, ces deux films ont sans doute joué un rôle déterminant sur mon édification personnelle et m’auront assez sûrement vacciné contre l’attrait pour une violence bien graphique. Au point, même, de tarir un peu mon goût naturel pour les films de James Bond qui, eux, n’auront jamais cessé de croître en matière de déluge de violence graphique, il n’est que de constater à quel point le duel final, qui se finit quasiment à chaque fois aux poings, après qu’un arsenal assez exhaustif a été essayé de part et d’autre, ce duel final dure de très longues minutes. Il y a peu j’ai revu James Bond contre Docteur No et j’ai été stupéfait que le duel final entre les deux ne dure qu’une vingtaine de secondes (ce qui à l’époque, 1964, devait paraître comme ultra violent)

    • Oui c’est étonnant cette concordance. Surtout qu’ensuite il n’y a quasiment plus rien de potable sur le Vietnam : après le premier Rambo (1982), il n’y a plus grand chose en dehors des trucs du genre « Missing in Action ». Il y a La Déchirure (1984) de Roland Joffé sur le Cambodge.

      Et tout d’un coup, hop une nouvelle série de films en juste 3 ou 4 ans :
      Platoon (1986)
      Full Metal Jacket (1987)
      Hamburger Hill (1987)
      Good Morning, Vietnam (1987)
      Outrages (1989)
      Né un 4 juillet (1989)
      L’échelle de Jacob (1990)
      Les deux derniers n’étaient pas « au » Vietnam, on n’est déjà plus dans le film de guerre. (Et j’ai mis Good Morning Vietnam parce que c’est très connu, mais j’ai jamais aimé ce film.)

      Et puis plus rien. Je ne vois guère que We Were Soldiers de Mel Gibson en 2002.

    • Sur la violence des films des années 70, on revient à ce qu’on disait avec Alien (1979) : mon expérience est chronologiquement inverse à la tienne. :-) Je n’ai découvert les films des années 70 qu’à la fin de mon adolescence, donc la deuxième moitié des années 80, généralement en vidéo.

      Du coup, ces films traumatisants de ces années, Taxi Driver (1976), Straw Dogs (1971), Délivrance (1972), et même L’Exorciste (1973) et Massacre à la tronçonneuse (1974), j’ai découvert ça près de 15 ans après leur sortie. Et j’avais déjà vu un bon nombre de James Bond avant :-))


  • Dove va la Turchia ? Intervista al regista #Imre_Azem

    Il 21 luglio 2016, a meno di una settimana dal tentato golpe in Turchia, il presidente Erdoğan dichiara l’attuazione per tre mesi dello stato di emergenza (Ohal), rinnovato poi di tre mesi in tre mesi e ancora in vigore. Nel luglio 2017, con due anteprime una a Berlino e poi a Istanbul, viene presentato il documentario “La Turchia sull’orlo dell’abisso (Uçurumun kıyısında Türkiye)”, un film che racconta l’anno appena trascorso nello stato di eccezione. Un anno denso di avvenimenti, migliaia di persone costrette alle dimissioni, giornalisti, politici, scrittori, attivisti fermati, arrestati, processati dopo mesi sempre con l’accusa di affiliazione a organizzazione terroristica ma con prove scarse o inesistenti. Un anno in cui la libertà di espressione ha subito i più gravi attacchi e nonostante ciò la popolazione è stata invitata ad esprimersi con il voto su una questione delicata e decisiva: la riforma costituzionale per il passaggio a un regime presidenziale.

    http://kaleydoskop.it/schermi/va-la-turchia-intervista-al-regista-imre-azem

    #Turkey_on_the_edge

    The last few years have been decisive for the Turkish state. Once fiercely democratic and secular, Turkey under #Erdogan has seen an erosion of liberties and the consolidation of power in one man’s hands.

    #Turquie #film #démocratie #dictature
    cc @isskein


  • Tout le monde aime Stockholm
    https://grenoble.indymedia.org/2018-01-16-Tout-le-monde-aime-Stockholm

    Autant le dire tout de suite, je ne suis certainement pas en faveur d’une psychiatrisation des comportements, de la tendance à médicaliser et à voir comme maladie chaque personnalité. Chaque pas en avant de la science et de la médecine, c’est deux pas en arrière de nos individualités et de notre autonomie. Si j’utilise ici le parallèle avec le syndrome de Stockholm, ce n’est pas pour dire que tout ça est médical ou psychiatrique, mais parce que ça me semble compréhensible. Rapidement, ce qu’on nomme « (...)

    #Articles

    / Répression / Contrôle social, #Autres_infos

    #Répression_/_Contrôle_social


  • Quand le #Tibet se raconte à travers le film « Tharlo, le berger tibétain »
    https://theconversation.com/quand-le-tibet-se-raconte-a-travers-le-film-tharlo-le-berger-tibeta

    L’histoire de #Tharlo est celle d’un #berger menant une vie simple, qui se voit sommé de faire faire une carte d’identité comme tous les citoyens de la République populaire de #Chine. Mais quand il est se rend au commissariat, Tharlo met du temps à donner son vrai nom. Orphelin, il s’est habitué depuis l’enfance à son surnom, « Petite-Natte ». De plus, il ignore son âge : il pense avoir dans les quarante ans – sa connaissance d’un discours célèbre de #Mao_Zedong signale en effet une éducation sommaire pendant la #Révolution_culturelle.

    #film #cinéma

    https://www.youtube.com/watch?v=M2uyCGD-PgI


  • Dans les #mines d’#émeraude, des #femmes battent en brèche le machisme

    Longtemps, les femmes ont été interdites dans les mines de #Colombie, par superstition. Elles devaient se contenter de la quête improbable des précieuses pierres dans les déchets de terre noirâtre rejetés des galeries. Mais les temps ont changé : elles battent aujourd’hui en brèche le machisme au fond des mines.


    https://www.courrierinternational.com/depeche/dans-les-mines-demeraude-des-femmes-battent-en-breche-le-mach
    #genre
    cc @daphne @albertocampiphoto @marty


  • Film documentaire | Le Goût du ciment
    https://asile.ch/2018/01/14/film-documentaire-gout-ciment

    À Beyrouth, des ouvriers du bâtiment syriens construisent un gratte-ciel alors que, dans le même temps, leurs propres maisons sont bombardées. La guerre au Liban est finie mais en Syrie, elle fait encore rage. Les ouvriers sont coincés. Ils ne peuvent quitter le site avant 19 heures. La nuit, le gouvernement libanais impose un couvre-feu […]


  • Et donc, sur recommandation express de @philippe_de_jonckheere (ha ha !), on a vu le #film_d’animation Coco avec les enfants :

    Vu et approuvé… :-))

    Je vais pas développer : c’est Pixar donc c’est vachtement bien (non ?).

    Deux trucs que je trouve remarquables :

    (1) oh là là, c’est beau ! Nan, vraiment, visuellement, pfiou.

    (2) j’ai trouvé très touchant le fait que le titre du film, Coco, hé ben c’est pas du tout le nom du petit héros (qui s’appelle Miguel). J’en ai pris conscience en sortant du cinoche, et ça m’a remis une ch’tite émotion pour la route, là.


  • Dr. Knock und der „Knockismus“, oder warum das Gesundheitswesen ein Selbstläufer ist
    http://www.pph34.de/wp-content/uploads/2011/10/KnockfinalKJA.pdf


    L’oeuvre de Jules Romain et ses adaptations vu par un médecin critique d’aujourd’hui

    Knock: a study in medical cynicism | Medical Humanities
    http://mh.bmj.com/content/28/1/14

    French literature has shown an enduring fascination with the social figure of the doctor. In Jules Romains’ amusing play Knock (1922), and in its later film version (1951), the doctor as deceiver returns to centrestage with a flourish. Molière’s seventeenth-century figures were mostly quacks and mountebanks; Knock is something new: he is a health messiah. By enforcing a mental and social hygiene based on fear, Knock brings a small rural population under his sway. Insouciance is banished by artful consciousness-raising. A society mobilises under the banner of medicine. But who is Dr Knock?

    Knock ou le Triomphe de la médecine — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Knock_ou_le_Triomphe_de_la_m%C3%A9decine

    Knock ou le Triomphe de la médecine est une pièce de théâtre de Jules Romains, représentée pour la première fois à Paris, à la Comédie des Champs-Élysées, le 15 décembre 1923, sous la direction de Jacques Hébertot, mise en scène et décors de Louis Jouvet, qui interprétait également le rôle principal.

    Adaptations
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Knock_ou_le_Triomphe_de_la_m%C3%A9decine#Au_cin%C3%A9ma

    ARD-Hörspieldatenbank
    http://hoerspiele.dra.de/vollinfo.php?dukey=1476422

    Dr. Knock oder Der Triumph der Medizin
    Vorlage: Dr. Knock oder Der Triumph der Medizin (Theaterstück)
    Komposition: Frank Duval
    Regie: Heinz Günther Stamm

    Docteur Knock - Ein Arzt mit gewissen Nebenwirkungen (2017) - Plot Summary - IMDb
    http://www.imdb.com/title/tt6515342/plotsummary?ref_=tt_ov_pl

    Doctor Knock is a former thug who has become a doctor and arrives in the small village of Saint-Maurice to make his fortune according to a particular method. It will make the villagers believe that they are not as healthy as they might think. It is thus that he will find in each one an imaginary symptom, or not, and thus will be able to exercise his profession lucratively. Under his seductive looks and after gaining the confidence of the village, Knock is on the verge of achieving his ends. But his past catches up with him and an old acquaintance disrupts the doctor’s plans.

    Knock (film, 1951) — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Knock_(film,_1951)

    Knock (2017 film) - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Knock_(2017_film)

    Knock is a 2017 French comedy film directed and adapted by Lorraine Lévy. It is a remake of 1951’s Dr. Knock directed by Guy Lefranc.

    L wie Liebe - Dr. Knock lässt bitten von L wie Liebe | Kostenlos hören auf SoundCloud
    https://soundcloud.com/l_dj_berlin/l-wie-liebe-dr-knock-lasst-bitten

    #film #médecine #satire



  • Voilà un #film que j’ai pas revu depuis bien 25 ans, et qui, dans mon souvenir, est celui qui m’a le plus fait (littéralement) hurler de rire au cinéma : La Salle de bain, 1989, de John Lvoff, adapté du bouquin de Jean-Philippe Toussaint (lequel réalisera seul le suivant, Monsieur, l’année suivante). Avec Tom Novembre absolument parfait.

    Il me reste de nombreuses images du film, et surtout des restes de crampes au bide tellement je rigolais. Faut imaginer que j’étais bien le seul dans cet état dans le cinéma de Saint-Michel qui passait ce petit film en noir et blanc.

    Et depuis, en dessert, si c’est une dame blanche, je regarde la boule de vanille fondre dans le chocolat. (Et je dois encore avoir le CD de la bande originale par CharlÉlie Couture quelque part.)

    @philippe_de_jonckheere je suis déjà persuadé que les bouquins de J-P Toussaint, c’est pas ta tasse de thé, mais en film, je trouve ces comédies absurdes absolument irrésistibles.


  • Vu le #film Jumani (2017), avec les enfants, et c’est pas glorieux…

    D’abord, je pense que mes enfants sont trop petits pour ce genre. Dès le début, un personnage se fait bouffer par un hippopotame, la petite (6 ans) a passé le reste du film dans mes bras, morte de trouille. Et il y a la blague de l’érection de Jack Black, z-y-va tu crois que je vais l’expliquer à la grande (9 ans) ? Mais surtout, ça fait appel à des références de jeu vidéo auxquels ils sont encore trop petits pour jouer. Pourtant, au niveau scénario, c’est tout de même très con-con, les « énigmes », c’est largement le niveau de mes gosses (mais je suppose que pour les adultes ricains, c’est largement assez compliqué).

    Le côté comédie, il y a quelques blagues vraiment très drôles. La scène de Jack Black qui découvre qu’« elle » a un pénis en allant faire pipi est très marrante (là, ma grande elle a compris, elle a failli crever de rire). Et Kevin Hart, dans son usuel rôle de lâche velléitaire, perso je suis client. Et (ne me jette pas la pierre), The Rock, n’importe quelle connerie je suis client aussi.

    Après, tout le reste est assez problématique – genre au-niveau-des-valeurs-tu-vois. Une difficulté est que le film « joue » avec les stéréotypes du jeu vidéo (héros musculeux et séducteur, espèce de Lara Croft très sexualisée…), fait mine de les détourner, au final comme ce sont les personnages principaux, il est difficile de trouver qu’on met réellement de la distance là-dedans (puisque la morale du truc, au final, c’est que le timide devient un super-héros musculeux et que la fille nerd un peu quiche devient une bombasse qui s’assume – c’est en gros dit explicitement dans le film). Du coup, double effet pas-cool : d’abord on perçoit difficilement la mise en abîme, et au final ça valide les stéréotypes avec lesquels on a prétendu prendre de la distance.

    Et pis et pis et pis, surtout : cet aspect typique des films de scolarité des ados ricains, et qui m’horripile plus que tout : tout est centré autour de cette idée d’être popular. On part avec ce qui semble évident aux États-Unis : popular les sportifs de l’équipe de foot et les blondes friquées, unpopular les timides pas virils et les filles qui lisent des livres. Et tout l’enjeu n’est jamais réellement de dénoncer ces stéréotypes, mais fondamentalement que le type timide devienne assez couillu pour être reconnu par les sportifs virils, et que la fille-nerd enlève ses lunettes, défasse ses cheveux et trouve un copain… Et là, on n’y échappe pas, et c’est vraiment très beurk.

    • Concernant la scène ou Jack black découvre qu’elle a un pénis (sans guillemets). Faudrait voir la scène, mais ça ressemble à une blague transphobe. Ce qui a sûrement un pouvoir sur les enfants en phase de découverte de leur genre, mais c’est très critiquable par d’autres points de vue.
      Je renvoie à une vidéo de @feministfrequency qui commence directement sur ce sujet :
      https://www.youtube.com/watch?v=HsFhDwnxbDM

    • @sandburg Oui je vois bien la pente glissante, mais là pour le coup je n’ai pas vu ça : il n’y a aucun malaise exprimé dans cette scène, c’est très « asexué » (si je puis dire avec une histoire de quéquette), juste qu’elle est épatée de faire pipi avec ce tuyau. S’il y a un lien avec les sujets des « bathrooms », la blague ici aurait plutôt tendance à désamorcer le malaise en en faisant un truc très pragmatique et rigolo.

      Mais vraiment, je vois bien que c’est glissant, et le fait d’avoir un personnage de jeune fille qui s’incarne dans le corps d’un homme (Jack Black) amène à des questions. Mais c’est plutôt le thème de la gamine superficielle (“popular”) réincarnée dans un personnage de “vieux” scientifique (“unpopular”) qui est traité de manière comique dans le cas de ce personnage.

      Après, je voudrais pas être coupable d’hétéro-splaining ou de cis-plaining, je réponds parce que tu me dis que tu n’as pas vu la scène, et parce que la vidéo que tu références ne parles pas de ce film.


  • Vu le #film_d'animation Ferdinand (2017) avec les enfants :

    Hé ben j’ai passé un excellent moment. Et le discours sur le refus de la violence, et le personnage qui doit résister au stéréotype du garçon qui n’est pas bagarreur et macho, je vais pas te raconter la vie de mon p’tit mecton de 6 ans, mais j’ai trouvé que ça tombait très bien.

    Bon, je me répète : parmi les films mainstream, ceux destinés aux enfants sont systématiquement les mieux travaillés, les plus cohérents, ceux où on sent encore un certain respect pour le travail bien fait. Celui-là n’est pas le meilleur ni le plus imaginatif, mais franchement, ça se laisse voir sans déplaisir, et on ne se sent pas insulté.

    Ne serait-ce que pour : la scène de bataille de danse entre des chevaux prétentieux avec l’accent de Karl Lagerfeld, contre le gang de taureaux, très réussie.


  • Vu le #film Downsizing, d’Alexander Payer (2018), avec Matt Damon, sur le conseil de @philippe_de_jonckheere

    Alors bon, c’est sympa, mais c’est tout de même pas transcendant. Il y a une sorte de faux-rythme qui s’installe dès le début, et si le film est largement vendu sur le thème science-fictionnesque, plus ou moins comique, de la réduction de taille, c’est surtout une gentille comédie sentimentale autour d’un homme qui traverse sa midlife crisis (et, le saviez-tu, Matt et moi on a le même âge). Sa femme le quitte, il a un boulot pas terrible, il pense qu’un coup de malchance l’a privé d’un boulot prometteur pendant ses études, ses amis riches le trouvent pathétiques mais sympathique, il cherche un but à son existence, etc.

    Du coup, comme comédie sentimentale, c’est gentillet, les acteurs sont excellents, il y a des moments très drôles, et à mon avis le film est sauvé par l’actrice Hong Chau qui joue la dissidente vietnamienne devenue femme de ménage au grand cœur.

    Sinon, je trouve que le film passe presque totalement à côté de son anecdote principale (et donc son titre), le fait que les personnages sont réduits à la taille de 12 cm pour espérer vivre une nouvelle vie de pachas millionnaires où une parure complète de bijoux coûte 83 dollars (puisque tout est infiniment plus petit, donc ne coûte plus grand chose). Dans la crise que traverse le héros, OK c’est le déclencheur de son divorce, mais après ça ne sert franchement à rien. Dans les péripéties, ça ne sert non plus à rien : les personnages auraient tous une taille normale que ça ne changerait pas l’histoire non plus. Même à la fin, l’espèce de communauté beatnik norvégienne qui décide d’aller vivre pour 8000 ans dans une grotte pour sauver l’humanité, l’argument de la petite taille ne sert pas à grand chose. Et la « société » des « petits » ne présente pas franchement de caractéristiques qui auraient un intérêt dans le scénario (en dehors du fait que tout est étrangement mal proportionné : les verres de vin sont un peu trop grand, les bouteilles soit légèrement trop petites soit trop grandes…).

    Après on perçoit une foule de questions intéressantes, rapidement posées, et encore plus rapidement oubliées. Une société où tout le monde devient millionnaire « en équivalence », mais alors comment se reconstituent les inégalités et les rapports d’exploitation. Comment cette société pourrait-telle rester « riche » comparativement aux « grands » une fois que tout le monde sera « petit » (puisque si tout est si peu cher, c’est parce que les petits profitent d’une société « grande taille », à laquelle par ailleurs ils ne contribuent quasiment pas). Cette « société des petits » est en fait une entreprise privée, façon « walled community » ; quelle vie collective, quelle liberté, où vivent ceux qui ne peuvent s’offrir ce luxe ? Il y a plein de thèmes de ce genre, plus ou moins évoqués à un moment par un personnage, mais ça ne fait jamais plus d’une ou deux phrases.

    Typiquement, c’est le genre d’anecdote qui donnerait, dans un film de SF des années 70, tout un argument politique et une grosse satire sociale. Ça évoque d’ailleurs des choses déjà vues, comme le EdTV de Ron Howard (1999). Sauf que le sujet est presque totalement évacué, l’aspect SF politique (pourtant revendiqué par le film, puisque l’argument final est celui de la fin du monde) est clairement remplacé par une approche midlife crisis, gentillette mais pas très aboutie (et d’ailleurs, le côté satire sociale me semble plus relever ici de ce genre de comédie sentimentale que de la science-fiction).


  • Vu le #film L’Échapée belle, de Paolo Virz, 2018, avec Helen Mirren et Donald Sutherland

    Hé bé c’est pas intéressant du tout. C’est un road-movie tragi-comique avec un vieux couple, lui gâteux, elle en phase terminale, alors évidemment on se doute déjà de pourquoi ils sont partis en « vacances » et comment ça va finir.

    C’est du cinéma à papa (© @philippe_de_jonckheere), sans originalité, archi-vu et totalement prévisible. Le côté road-movie n’est pas traité (ils ne font pas réellement de rencontres qui changent leur perspective, eux-mêmes sont invariants du début à la fin…), les aspects tragiques ne sont pas terriblement tragiques, et les aspects comiques ne sont pas non plus terribles.

    La décrépitude des personnages est tellement édulcorée que ça énerve (elle est en phase terminale d’un cancer généralisé, mais les rares fois où elle a mal, elle sert les dents, boit un whisky et ça passe ; lui a un Alzheimer avancé, et au pire il se fait un peu pipi dessus et se change tout seul, et même quand il est « absent » il est plutôt sympa… c’est gérable). En fait, c’est à l’image de cette tragi-comédie ni très dramatique ni très drôle, tout est édulcoré.

    Après, c’est très bien joué, tu m’étonnes. Helen Mirren en femme-courage un peu trop bavarde, elle est épatante ; et Sutherland avec ses absences, ses retours à la conscience avant de retomber, il est touchant ; et leur amour depuis la fin des années 60, c’est très mignon.

    Mais à part ça, c’est convenu, et prévisible, et ni très émouvant ni très intéressant.


    • « La justice ne consiste pas à se soumettre à des lois injustes, il est temps de sortir de l’ombre et, dans la grande tradition de la désobéissance civile, d’affirmer notre opposition à la confiscation criminelle de la culture publique. Lorsque nous serons assez nombreux de part le monde, nous n’enverrons pas seulement un puissant message de l’opposition à la privatisation de la connaissance, nous ferons en sorte que cette privatisation appartienne au passé. Serez-vous des nôtres ? »

      #université #édition_scientifique #articles_scientifiques #sci-hub #inégalités #partage #vidéo #film #culture_publique #désobéissance_civile #injustice #open_access #résistance #Carl_Malamud #jstor #MIT

    • Petit message à celles et ceux qui ont mis une petite étoile à ce post (grand #merci @val_k d’avoir signalé cette vidéo !)... j’ai moi-même (et d’autres bien entendu) pas mal posté d’articles et documents sur l’édition scientifique sur seenthis, vous les retrouvez avec le tag #édition_scientifique. J’ai aussi du matériel stocké dans mon ordi, si jamais quelqu’un a envie de se pencher sur cette question qui devrait plus largement être débattue publiquement... A bon entendeur...

    • #Guerilla_Open_Access_Manifesto

      Information is power. But like all power, there are those who want to keep it for
      themselves. The world’s entire scientific and cultural heritage, published over centuries
      in books and journals, is increasingly being digitized and locked up by a handful of
      private corporations. Want to read the papers featuring the most famous results of the
      sciences? You’ll need to send enormous amounts to publishers like Reed Elsevier.

      There are those struggling to change this. The Open Access Movement has fought
      valiantly to ensure that scientists do not sign their copyrights away but instead ensure
      their work is published on the Internet, under terms that allow anyone to access it. But
      even under the best scenarios, their work will only apply to things published in the future.
      Everything up until now will have been lost.

      That is too high a price to pay. Forcing academics to pay money to read the work of their
      colleagues? Scanning entire libraries but only allowing the folks at Google to read them?
      Providing scientific articles to those at elite universities in the First World, but not to
      children in the Global South? It’s outrageous and unacceptable.

      “I agree,” many say, “but what can we do? The companies hold the copyrights, they
      make enormous amounts of money by charging for access, and it’s perfectly legal —
      there’s nothing we can do to stop them.” But there is something we can, something that’s
      already being done: we can fight back.

      Those with access to these resources — students, librarians, scientists — you have been
      given a privilege. You get to feed at this banquet of knowledge while the rest of the world
      is locked out. But you need not — indeed, morally, you cannot — keep this privilege for
      yourselves. You have a duty to share it with the world. And you have: trading passwords
      with colleagues, filling download requests for friends.

      Meanwhile, those who have been locked out are not standing idly by. You have been
      sneaking through holes and climbing over fences, liberating the information locked up by
      the publishers and sharing them with your friends.

      But all of this action goes on in the dark, hidden underground. It’s called stealing or
      piracy, as if sharing a wealth of knowledge were the moral equivalent of plundering a
      ship and murdering its crew. But sharing isn’t immoral — it’s a moral imperative. Only
      those blinded by greed would refuse to let a friend make a copy.

      Large corporations, of course, are blinded by greed. The laws under which they operate
      require it — their shareholders would revolt at anything less. And the politicians they
      have bought off back them, passing laws giving them the exclusive power to decide who
      can make copies.

      There is no justice in following unjust laws. It’s time to come into the light and, in the
      grand tradition of civil disobedience, declare our opposition to this private theft of public
      culture.

      We need to take information, wherever it is stored, make our copies and share them with
      the world. We need to take stuff that’s out of copyright and add it to the archive. We need
      to buy secret databases and put them on the Web. We need to download scientific
      journals and upload them to file sharing networks. We need to fight for Guerilla Open
      Access.

      With enough of us, around the world, we’ll not just send a strong message opposing the
      privatization of knowledge — we’ll make it a thing of the past. Will you join us?

      Aaron Swartz

      July 2008, Eremo, Italy

      https://archive.org/stream/GuerillaOpenAccessManifesto/Goamjuly2008_djvu.txt

      En français, notamment ici:
      https://framablog.org/2013/01/14/manifeste-guerilla-libre-acces-aaron-swartz

    • #Celui_qui_pourrait_changer_le_monde

      Aaron Swartz (1986-2013) était programmeur informatique, essayiste et hacker-activiste. Convaincu que l’accès à la connaissance constitue le meilleur outil d’émancipation et de justice, il consacra sa vie à la défense de la « culture libre ». Il joua notamment un rôle décisif dans la création de Reddit, des flux RSS, dans le développement des licences Creative Commons ou encore lors des manifestations contre le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act), qui visait à restreindre les libertés sur Internet. Au fil de ses différents combats, il rédigea une impressionnante quantité d’articles, de textes de conférences et de pamphlets politiques, dont une partie est rassemblée ici. L’adolescent, qui était déjà un libre-penseur brillant, laisse progressivement place à l’adulte, toujours plus engagé, se prononçant sur des sujets aussi variés que la politique, l’informatique, la culture ou l’éducation, et annonçant nombre de questions débattues aujourd’hui. Tiraillé entre ses idéaux et les lois relatives à la propriété intellectuelle aux États-Unis, harcelé par le FBI à la suite d’un procès intenté à son encontre, Aaron Swartz a mis fin à ses jours à l’âge de 26 ans.

      http://editions-b42.com/books/celui-qui-pourrait-changer-le-monde
      #livre

      Avec cet intéressant débat sur seenthis : pourquoi ce livre n’est pas en open access ? Débat introduit par la question de @supergeante : « ça ne choque personne ? »
      http://seen.li/cpal


  • Vu Le Grand Jeu, #film d’Aaron Sorkin

    J’ai trouvé ça juste mauvais.

    – Jessica Chastain, faudrait voir à lui donner autre chose que le rôle de la beauté fatale ultra-froide et arriviste, mais avec des sentiments sous la surface, qui à la fin fait le choix rédempteur de vivre en accord avec ses sentiments. Parce que bon, Miss Sloane, ça date d’il y a même pas deux mois (et elle était mieux habillée dans l’autre).

    – Je crois que tout le monde est d’accord : Aaron Sorkin ne sait pas filmer. C’est plat, c’est chiant, quand ça cause il filme des gens qui causent. Champ/contre-champ, emballé c’est pesé. (Et ça cause tout le temps.)

    – Mais surtout : je crois que je ne supporte pas Aaron Sorkin et ses scripts. Ça se veut malin et intelligent (et rempli de bons sentiments ricains, genre si tout le monde il faisait les choses bien, le système il serait trop chouette – The Newsroom, j’ai tenu 2 épisodes), mais surtout ça veut en permanence montrer que c’est intelligent. Et au final, ce ne sont pas les personnages qu’on veut montrer comme intelligents, c’est Aaron Sorkin lui-même.

    Le prototype, c’est la « psychanalyse en 3 minutes » à la fin entre Jessica Chastain et son père Kevin Costner. Il dit un truc, et elle fait mine de le reprendre : « Tu ne comprends pas l’ironie ? », et lui rétorque : « Non, toi tu ne comprends pas l’ironie » (« cassé », Brice), et hop on est censés se dire, à sa réplique à elle « oh, elle est maline », puis à sa réponse à lui : « oh, lui aussi il est trop intelligent », et surtout, comme si c’était écrit au néon au milieu de l’écran : « Aaron Sorkin est un scénariste encore plus intelligent et habile que ses personnages ». Genre Paul Auster. Sauf que là, ça marche pas. Les habilités de Paul Auster, j’arrive à être ému. Mais Aaron Sorkin me fait juste chier.

    Après, on a aussi Idris Elba qui baisse la tête avant le jugement en soufflant : « Wait for it ! » (oh, quel bon avocat, et expérimenté avec ça : lui aussi il a vu le gros plan pas subtile sur la tête déconfite du procureur…) ; le père qui insiste « I will tell you but you have to ask », et nous on n’a évidemment aucune idée de quoi il cause mais on devrait savoir si on était aussi intelligents que Sorkin ; et le père psychotruc qui retrouve sa fille à la patinoire pile-poil en pleine crise de nerf, parce qu’il est venu à New York pour la retrouver, alors la patinoire c’est pas moins hasardeux qu’un autre endroit (moi j’aurais tenté l’Apple Store de Grand Central Terminal, mais c’est juste moi). Et les flashbacks illustratifs/explicatifs sur des scènes que tu as déjà vues, mais maintenant tu comprends pourquoi elle disait ça (ahhh, en fait Aaron Sorkin lui il savait que ça allait resservir…).

    Et ça dure 2h20 ces conneries. Nan, vraiment.


  • Taste of Cement - film 2017

    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=259577.html

    Chaudement recommandé par Eric Verdeil alias @rumor

    Chaque jour, des ouvriers syriens construisent un gratte-ciel dans le ciel de Beyrouth. Chaque nuit, un couvre-feu leur impose de s’enfoncer dans leurs entrailles de ciment. Au même moment, la guerre détruit leurs maisons, en Syrie. Peu à peu, les sons et les images de destruction et de reconstruction se mélangent dans une cacophonie onirique : un essai éblouissant sur le sens d’une vie en exil.


  • Premier Festival du cinéma d’auteur chinois - Chine et films
    https://www.chine-et-films.com/article/premier-festival-du-cinema-dauteur-chinois

    Premier Festival du cinéma d’auteur chinois
    Du 19 au 21 janvier 2018 se tiendra le premier Festival du cinéma d’auteur chinois à Paris

    Nouvelle année, nouvel évènement pour le cinéma chinois à Paris. L’association Allers-Retours va proposer au public parisien un aperçu du cinéma d’auteur chinois à travers 3 fictions et 3 documentaires récents. Voici le détail de ce rendez-vous qui se tiendra au Studio des Ursulines.



  • Arte Reportage | Angleterre : après Calais…
    https://asile.ch/2018/01/03/arte-reportage-angleterre-apres-calais

    Ils vivent dans un des quartiers qui compte le plus de réfugiés en provenance de Calais. Arab Street… ils sont des milliers de Syriens qui forment ici une petite communauté qui s’entraide, qui fréquente les mêmes lieux et qui essaie de recréer tant bien que mal l’ambiance du pays natal.