• This App Claims It Can Detect ’Trustworthiness.’ It Can’t
    https://www.vice.com/en/article/akd4bg/this-app-claims-it-can-detect-trustworthiness-it-cant

    Experts say an algorithm can’t determine whether you can be trusted by analyzing your face or voice. But that’s not stopping this company from trying. “Determine how trustworthy a person is in just one minute.” That’s the pitch from DeepScore, a Tokyo-based company that spent last week marketing its facial and voice recognition app to potential customers and investors at CES 2021. Here’s how it works : A person—seeking a business loan or coverage for health insurance, perhaps—looks into their (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #émotions #reconnaissance #finance #voix #HumanRightsWatch #PrivacyInternational (...)

    ##DeepScore

  • China rethinks the Jack Ma model
    https://asia.nikkei.com/Spotlight/The-Big-Story/China-rethinks-the-Jack-Ma-model

    Alibaba, Tencent and a host of internet giants face new scrutiny from the Party HONG KONG — When China’s business regulator accused Alibaba Group Holding of selling counterfeit goods over the internet in a report five years ago, the e-commerce giant did not hesitate to fight back. Alibaba openly challenged the investigation results, filing a formal complaint against a sub-department head responsible for the probe. Then, after a week-long public brawl, in which the company lambasted the (...)

    #Alibaba #JD.com #Baidu #Sina #Tencent #DidiChuxing #Meituan #WeChat #Weibo #Alipay #payement #WeChatPay #domination #BHATX (...)

    ##finance
    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/https%253A%252F%252Fs3-ap-northeast-1.amazonaws.com%252Fpsh-ex-ftnikkei-3937bb4%

  • China’s social credit system was due by 2020 but is far from ready
    https://algorithmwatch.org/en/story/chinas-social-credit-system-overdue

    Six years after the government announced plans for a national social credit score, Chinese citizens face dozens of systems that are largely incompatible with each other. The central government is planning an overhaul. Research and planning for a national credit score in China started in 1999, according to Lin Junyue, one of the most important minds behind the system. It began as a research project led by the World Economics and Politics Institute of the Chinese Academy of Social Sciences. (...)

    #Alibaba #AntFinancial #algorithme #Sésame #données #SocialCreditSystem #finance #notation #surveillance (...)

    ##AlgorithmWatch

  • Symbole de la tech chinoise, Alibaba tombe en disgrâce
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/12/29/symbole-de-la-tech-chinoise-alibaba-tombe-en-disgrace_6064720_3234.html

    Depuis deux mois, les enquêtes lancées contre l’entreprise fondée par Jack Ma se multiplient, notamment sur ses pratiques monopolistiques présumées.

    Il y a encore deux ans, lorsque des dirigeants étrangers effectuaient une visite officielle en Chine, ils passaient souvent par Hangzhou, le siège d’Alibaba, rencontrer le patron de la société, Jack Ma. Nul mieux que cet ancien professeur d’anglais devenu multimilliardaire n’incarnait la réussite d’une Chine ouverte sur le monde et à la pointe de la technologie.

    Qu’il soit membre du Parti communiste (PCC) paraissait secondaire. Son adhésion ne fut rendue publique qu’en 2018. Fondateur d’Alibaba, Jack Ma a non seulement bouleversé le commerce et la logistique en popularisant la vente en ligne mais il a aussi révolutionné la finance. Grâce à Alipay – et à Wechatpay lancé par son rival Tencent –, la Chine a délaissé le billet de banque à l’effigie de Mao au profit du paiement en ligne sans passer ni par les chèques ni les cartes de crédit.

    Longtemps adulé, Jack Ma aurait dû se méfier. Depuis plusieurs mois, les critiques en ligne à son encontre se multipliaient. On lui reproche sa cupidité, son arrogance, l’exploitation de ses salariés. L’important n’est pas tant ces critiques que le fait que la censure les ait tolérées.Retour ligne automatique
    Humiliation totale

    De fait, le vent a tourné. Depuis deux mois, Alibaba est dans la tourmente. Début novembre, les autorités interdisent au dernier moment la mise en Bourse de sa filiale financière Ant. Une décision prise par le président Xi Jinping en personne, selon le Wall Street Journal. Le record attendu – Alibaba espérait lever plus de 34,5 milliards de dollars (28,2 milliards d’euros) – tourne à l’humiliation totale.

    En fait, les autorités s’inquiètent de l’importance prise par le crédit à la consommation en ligne. Un projet de loi présenté en novembre oblige les prêteurs en ligne comme Ant à ne plus être seulement des intermédiaires entre les banques et les particuliers mais à prendre un risque en fournissant eux-mêmes au moins 30 % du crédit accordé. Actuellement, Ant n’inscrit à son bilan que 2 % du montant des prêts.

    En décembre, deuxième coup de semonce : le lundi 14, Alibaba est condamné à verser 500 000 yuans (environ 62 000 euros) pour avoir omis, en 2017, de demander l’autorisation des autorités de la concurrence avant d’accroître sa participation dans un groupe de distribution, Intime Retail. Certes, la somme peut paraître dérisoire à l’échelle d’Alibaba mais c’est la première fois en douze ans que la loi anti-monopoles s’applique à un géant de l’Internet. Le même jour, Tencent est également condamné pour un manquement comparable. Selon un projet de loi, à partir de 2021, les amendes devraient d’ailleurs être bien plus élevées.

    Trois jours plus tôt, le vendredi 11 décembre, le Bureau politique du PCC avait dénoncé « l’expansion désordonnée du capital ». Une nouvelle expression qui tend à prouver que le contrôle sur les géants de la finance et de la technologie ne va pas se relâcher de sitôt.Retour ligne automatique
    « Rectification »

    D’ailleurs, jeudi 24 décembre, les autorités de la concurrence annoncent le lancement d’une enquête contre Alibaba pour ses pratiques monopolistiques présumées. De fait, lorsqu’un commerçant veut vendre ses produits sur Alibaba, il doit s’engager à ne pas le proposer sur d’autres plates-formes. Par ailleurs, payer par Alipay un produit acheté chez un concurrent relève parfois du tour de force. Une pratique dont se plaignent ses rivaux, notamment JD.com et Pindoduo.

    Enfin, dimanche 27 décembre, dernier acte : la Banque centrale exige une restructuration majeure d’Ant. L’entreprise va devoir se concentrer sur son métier de base : les paiements. Le groupe va également devoir mettre en place une holding financière, avec un capital adéquat. « Son service privé d’information sur le crédit devra faire la demande d’une licence et protéger la confidentialité des données personnelles », a indiqué Pan Gongsheng, le vice-gouverneur de l’institution monétaire. Le groupe devra être plus transparent sur les transactions de paiement sur sa plate-forme effectuées par des tiers et ne pas se livrer à une concurrence déloyale.

    Ces décisions font suite à une rencontre, samedi 26 décembre, entre les dirigeants d’Ant et d’Alibaba et des responsables de la Banque centrale ainsi que d’autres autorités de régulation du secteur bancaire, des valeurs mobilières et des changes. Selon Pan Gongsheng, les régulateurs auraient souligné notamment la mauvaise gouvernance de l’entreprise et son mépris des exigences réglementaires. Les dirigeants d’Alibaba n’ont eu d’autre choix que d’annoncer qu’ils allaient entreprendre une « rectification » de leurs activités et qu’ils la présenteraient sous les meilleurs délais. Selon l’agence Bloomberg, les autorités auraient « conseillé » à Jack Ma de ne pas quitter la Chine.Retour ligne automatique
    Une industrie devenue trop puissante aux yeux de Pékin

    Celui-ci a officiellement pris sa retraite en septembre 2019 mais il reste le principal actionnaire d’Alibaba. S’il est probable que sa personnalité flamboyante ne lui vaut pas que des amis au sein du pouvoir, il serait erroné de ne voir dans les mesures prises contre Alibaba qu’une attaque ad hominem. Jack Ma est devenu le symbole d’une industrie devenue trop puissante aux yeux de Pékin, tout comme Google et Amazon sont devenus trop envahissants pour nombre de dirigeants nord-américains et européens.

    En rappelant les géants de la tech à l’ordre, les dirigeants chinois envoient plusieurs messages. C’est bien le PCC qui reste aux commandes de l’économie et celui-ci prend ses décisions en fonction de ce qu’il pense être l’intérêt de la Chine et non sous la pression de Washington. Enfin, l’économie et les perspectives de croissance sont suffisamment bonnes – au moins + 8 % en 2021 – pour que Pékin puisse prendre le risque d’affaiblir ses fleurons.

    Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)

    #Alibaba #JD.com #Tencent #Alipay #payement #WeChatPay #domination #finance #lutte

  • « La déconsidération des universités par le milieu politique est un élément structurel »

    Pour #Mathias_Bernard, président de l’université Clermont Auvergne, la promulgation de la #loi_de_programmation_de_la_recherche (#LPR) est une « #occasion_manquée ». Il revient sur la LPR pour « Libération », mais aussi sur dix ans de politique des universités.

    Ça y est. La si polémique loi de programmation de la recherche a été promulguée le jeudi 24 décembre, et publiée ce samedi au journal officiel. Elle lisse sur dix ans une hausse de 5 milliards d’euros du #budget annuel de la recherche et prévoit une hausse des #primes des personnels scientifiques. Mais plusieurs éléments sont critiqués par la communauté universitaire.

    L’une des mesures les plus contestée, la pénalisation des #mobilisations_étudiantes, a été retoquée par le Conseil constitutionnel le 21 décembre. Les « sages » ont aussi émis des réserves sur la proposition d’une nouvelle voie de #recrutement_dérogatoire pour les #professeurs, les « #chaires_de_professeurs_juniors », qui permettrait aux présidents d’université de s’immiscer dans l’appréciation des mérites des futurs candidats.

    Pour le reste, le texte accentue la #compétition entre les chercheurs et entre les établissements en prolongeant la logique de financement par #appels_à_projets, en vogue depuis plus de dix ans. Président de l’université Clermont Auvergne, Mathias Bernard connaît bien le sujet. Pour Libération, il revient sur ce texte et sur les réformes successives des universités depuis plus de dix ans.

    La loi de programmation de la recherche a été promulguée. Quel est votre sentiment sur ce texte ?

    C’est une occasion manquée. Quand l’annonce d’une loi de programmation a été faite, en février 2019 par le Premier ministre, je me suis réjoui, comme beaucoup de collègues. Notre secteur a besoin de #stabilité pour se projeter dans le temps long. J’espérais que cette loi permette de rééquilibrer la part des #financements_récurrents par rapport à ceux distribués par appels à projets. Ce n’est pas le cas. Les nouveaux #moyens sont en majorité conditionnés.

    C’est problématique. Cette loi n’aborde ni la question des #investissements en #équipements_scientifiques ni celle de l’#emploi. Les seules mesures de #ressources_humaines visent à faciliter le recrutement de #contractuels. C’est une #déception.

    Dans quelle mesure la LPR s’inscrit-elle dans le train de #réformes_universitaires depuis dix, quinze ans ?

    La LPR est clairement dans la ligne de ce qui se fait depuis le milieu des années 2000 avec la création de l’#Agence_nationale_de_la_recherche [chargée d’animer la politique d’appels à projets, ndlr]. Ce qui est prôné, c’est la différenciation des universités. L’Etat nous demande de mettre en avant « la #signature » de l’établissement. Cela passe par la réponse aux appels à projets nationaux, internationaux, territoriaux… Le nombre de guichets s’est multiplié.

    En parallèle de cela, notre #dotation_de_base stagne alors que le nombre d’étudiants augmente. Je ne dis pas qu’il y a quinze ans le système était idéal, mais le point d’équilibre est largement dépassé.

    Quelles sont les conséquences pour les établissements ?

    C’est d’abord un #coût. Nous avons besoin de recruter des équipes pour suivre ces appels et aider nos chercheurs à y répondre. J’ai plusieurs dizaines de personnes qui travaillent à cela.

    Ensuite, c’est un changement dans le #statut des personnes employées. Si ma dotation de base stagne, je ne peux pas recruter de #fonctionnaires. La progression du nombre d’employés des universités augmente uniquement grâce aux contractuels. Là encore, avoir une part de contractuels dans nos personnels n’est pas problématique mais ils sont recrutés pour conduire des missions pérennes.

    C’est notamment le cas pour des #contrats_d’enseignants qui, il faut bien le reconnaître, sont payés au lance-pierre.

    La stagnation des financements récurrents attribués aux universités n’est-elle pas la conséquence d’une défiance du milieu politique vis-à-vis du monde académique ?

    Je dirais une #défiance et une #méconnaissance. Les deux vont de pair. Cela vient d’un système de formation des #élites qui ne les amène jamais à l’université. Ils la connaissent mal et en ont une représentation fantasmée et négative.

    Le secteur a dû aborder beaucoup de lois, en 2007, 2013, 2018 et maintenant 2020, et pourtant, aucune n’a reconnu les universités pour ce qu’elles sont, à savoir les opérateurs principaux en matière d’#enseignement_supérieur et de #recherche. Les arbitrages ne nous sont jamais favorables et ce quelle que soit la législature. Les moyens de l’Etat sont dispersés sur une multitude d’opérateurs. Malheureusement, le fait d’avoir une ministre, #Frédérique_Vidal, issue de nos rangs, n’a rien changé au problème de la #déconsidération des universités par le milieu politique qui est un élément structurel.

    La #loi_LRU de 2007 promettait l’#autonomie des universités…

    Mais cette promesse n’a jamais été tenue. L’autonomie a consisté à déléguer la gestion des mécontentements. S’est installée une forme de #bureaucratisation qui subordonne le conseil d’administration des universités à d’autres instances, comme les jurys des appels à projets ou l’administration du ministère, qui s’est investie dans une forme de #micro-management.
    Vous faites référence à la création par ce gouvernement des #recteurs_académiques_de_région qui sont aux universités ce que le recteur est à l’enseignement scolaire. Comment ce micromanagement s’illustre-t-il ?

    Par exemple, pendant la crise sanitaire, les universités ont le droit d’ouvrir des séances de travaux pratiques. Si je décide d’ouvrir un TP d’optique pour 20 étudiants le mardi de 17 heures à 19 heures, je dois obtenir un arrêté du recteur académique à Lyon. Je lui ai, en tout, transmis plusieurs centaines de demandes d’autorisation. C’est de la #bureaucratisation inutile.

    De même, dans le cadre de ce que nous appelons le « #dialogue_stratégique_de_gestion » que nous menons avec l’Etat, une petite partie du budget est conditionnée à la manière dont l’université met en œuvre les #politiques_publiques.

    Pourquoi n’êtes-vous ni membre de l’#Alliance_des_universités_de_recherche_et_de_formation (#Auref) ni de l’#Udice, qui réunit les dix universités dites « de recherche » de France ?

    Je suis contre l’idée d’un système universitaire à #deux_vitesses. Il me semble donc dangereux de l’institutionnaliser à travers des associations. Je suis très attaché aux dimensions de #formation et de recherche des universités. Nous devons concilier une mission de #service_public et une exigence d’#excellence. Le risque avec l’existence de ces deux associations est d’encourager les pouvoirs publics à acter cette division, et à différencier les moyens budgétaires et les outils législatifs attribués aux établissements en fonction de leur appartenance à une organisation ou à une autre.

    Cette différenciation pourrait passer, par exemple, par des droits d’inscription différenciés ?

    On sent bien que cela va être tenté. Une brèche a été entrouverte par le gouvernement en introduisant un droit d’entrée différencié pour les #étudiants_internationaux. Une mesure qui pourrait profiter économiquement à un petit nombre d’universités, qui ont la notoriété pour justifier des droits plus élevés. Mais elle pourrait vider les autres établissements de leurs étudiants internationaux.

    C’est une première tentative qui pourrait être prolongée par une différenciation des #droits_d’entrée pour les étudiants français. Certains présidents pourraient y voir une ressource supplémentaire. Pour ma part, je suis attaché à notre modèle d’un accès le plus ouvert possible à l’enseignement supérieur.

    Vos étudiants, justement, comment vont-ils ?

    Mal. Si j’en juge par le nombre d’entre eux qui se signalent auprès de notre bureau d’accompagnement psychologique, je dirais qu’il y a beaucoup de souffrances.

    Pourtant, dans le plan de #déconfinement du gouvernement, les universités sont les dernières à rouvrir. Comment expliquez-vous cela ?

    Cette annonce a suscité beaucoup d’émotion au sein de la communauté. C’est révélateur d’une forme de #déconsidération des universités qui ne rouvrent qu’après les lycées, les classes prépa, les églises…

    Le principal problème pour nous, dans cette gestion de crise, c’est le décalage systématique entre les décisions gouvernementales, qui créent de l’attente, et la notification précise de leur application. Cela nous met, nous, présidents, en porte-à-faux. Par exemple, il y a eu des annonces sur le recrutement de tuteurs pour accompagner les étudiants en difficulté en janvier, mais nous n’avons reçu ni les budgets ni les modalités avant les congés de fin d’année. De même, l’Etat s’est engagé à soutenir la prolongation des contrats doctoraux décalés par le Covid-19. Nous avons fait les avances dès septembre, mais les crédits ne sont arrivés qu’en toute fin d’année.

    https://www.liberation.fr/france/2020/12/26/la-deconsideration-des-universites-par-le-milieu-politique-est-un-element

    #université #ESR #France #LPPR

    Métaliste sur la LPPR :
    https://seenthis.net/messages/820330

  • Financement des frontieres : fonds et stratégies pour arrêter l’immigration
    Funding the border : funds and strategies to stop migration
    Financement des frontieres : fonds et stratégies pour arrêter l’immigration

    Dans la première partie de ce document, nous analysons les dépenses pour l’externalisation de la gestion migratoire prévues dans le prochain budget de l’UE ; nous sommes actuellement dans la phase finale des #négociations et le rapport donne un aperçu des négociations jusqu’à présent.
    Dans la deuxième partie, nous nous concentrons sur l’évolution des politiques d’externalisation concernant la route migratoire qui intéresse le plus l’Italie : l’article de Sara Prestianni (EuroMed Rights) présente un panorama sur la situation dangereuse de violations continues des droits de l’Homme en Méditerranée centrale. Dans les deux chapitres suivants, les chercheurs Jérôme Tubiana et Clotilde Warin décrivent l’évolution de l’externalisation des frontières au Soudan et dans la région du #Sahel.

    Pour télécharger les rapports (en français, anglais et italien) :
    FR : https://www.arci.it/app/uploads/2020/12/FR_ARCI-report_Financement-de-Frontie%CC%80res.pdf
    EN : https://www.arci.it/app/uploads/2020/12/ENG_ARCI-report_Funding-the-Border.pdf
    IT : https://www.arci.it/app/uploads/2020/12/Quarto-Rapporto-di-esternalizzazione.pdf

    #asile #migrations #réfugiés #externalisation #frontières #financement #budget #Mali #Méditerranée_centrale #mer_Méditerranée #Soudan #fonds #rapport #ARCI

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749

    ping @_kg_ @karine4 @rhoumour @isskein

  • Chine : les autorités de la concurrence lancent une enquête sur Alibaba
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/24/chine-les-autorites-de-la-concurrence-lancent-une-enquete-sur-alibaba_606438

    Les autorités chinoises ont annoncé jeudi avoir ouvert une enquête contre Alibaba, pour des pratiques monopolistiques présumées, et vont s’entretenir sous peu avec l’une des filiales du géant du commerce en ligne, Ant Group. Les autorités chinoises de la concurrence ont annoncé jeudi 24 décembre l’ouverture d’une enquête contre le géant du commerce en ligne Alibaba pour « suspicion de pratiques monopolistiques ». L’Administration d’Etat pour la régulation des marchés a également annoncé avoir contacté Ant (...)

    #Alibaba #AntGroup #payement #domination #finance

  • EU concludes €6 billion contract for refugees in Turkey

    The European Union has paid the final instalment of a €6 billion fund to Turkey as part of a deal on hosting refugees. The 2016 agreement has led to standoffs, as Turkey claimed that it had not received all the money promised.

    In a statement on December 17, the EU delegation to Turkey, led by Nikolaus Meyer-Landrut, said that it had finalized “the contracting of €6 billion in EU support to refugees and host communities in Turkey,” reported the French news agency AFP. On Twitter, it described the finalization as a “major milestone accomplished.”

    The EU-Turkey deal was struck in March 2016 to try to ease Europe’s biggest refugee crisis since World War Two, which saw more than a million people arrive in Europe in 2015. The terms of the deal stipulated that Turkey would agree to accept the return of migrants from Greece who did not qualify for asylum, and would do more to control its borders and the numbers attempting to leave Turkey for Greece and admission to the EU.

    In return, the EU promised €6 billion in aid. However, earlier this year the Turkish government accused the EU of having reneged on its payments and claimed to have spent around €32 billion on hosting the community of 3.6 million Syrian refugees in Turkey, AFP reports.

    In spring 2020, the EU and Turkey came to a standoff with Turkey saying it would refuse to control its borders to Greece if the monies were not paid. The EU said that it had paid everything it had promised up to that point. Talks between the two sides calmed the waters but not before Turkey had allegedly helped bus thousands of migrants to the Greek border, where some managed to cross but many more were blocked by Greek border guards.
    Focus on making sure refugees benefit

    The EU delegation said that now all the money has been handed over, it hopes that the two countries will “focus on making sure that the refugees and host communities will benefit from our projects.”

    AFP reported that the EU money was not paid directly to the Turkish government but had been “earmarked for specific social projects inside Turkey for helping refugees.” Some of the money supports health services for migrants and other projects seek to improve living conditions for vulnerable refugee communities.

    The English version of Turkish newspaper, Hurriyet Daily News, said the EU delegation was contracted to provide not just basic needs and healthcare for refugees but also “protection, municipal infrastructure and vocational and technical education and training, employment and support to private sector SMEs and entrepreneurship.” This was estimated to cost €780 million.
    Various projects

    Hurriyet added that the EU was allocating €300 million to support Migrant Health Services in Turkey. The Turkish Family, Labor and Social Services Ministry will take charge of two different projects to ease living conditions for vulnerable refugees and offer them “protective social services.”

    A smaller social assistance project to the tune of €245 million will be able to offer refugees cash payments when needed.

    The French development agency AFD will be receiving €59 million to improve municipal infrastructure, including “the construction or the rehabilitation of water, wastewater and solid waste systems.”

    A further €156 million will be for development projects, reported Hurriyet. A German state development bank KfW will be running vocational training projects for young people in the refugee and host communities. They will also receive €75 million to support Syrian and Turkish small and medium businesses.

    According to Hurriyet, Meyer-Landrut commended Turkey for hosting so many refugees and further promised that the EU would “be prepared to continue providing financial assistance to Syrian refugees and host communities in Turkey.”

    Adnan Ertem, the Deputy Family, Labor and Social Services Minister, told Hurriyet that the Turkish Red Crescent would be Turkey’s main partner in the project.
    Turkey ’could face extended sanctions’

    Meanwhile, in Greece, the English language news site Ekathimerini sounded a more negative vote. As one deal was finalized, it warned that Turkey was “at risk of extended sanctions by March,” over its drilling operations inside the Republic of Cyprus’ exclusive economic zone EEZ.

    Ekathimerini said that, if imposed, the sanctions could also be extended to entities and not just placed on individuals. Earlier in October, the European Commission handed a mandate to EU Commissioner Josep Borrell to prepare a report on the “state of play concerning the EU-Turkey political, economic and trade relations and on instruments and options on how to proceed, including on the extension and the scope” of the sanctions.

    https://www.infomigrants.net/en/post/29205/eu-concludes-6-billion-contract-for-refugees-in-turkey
    #Turquie #externalisation #asile #migrations #réfugiés #EU #UE #financement #accord_EU-Turquie #Union_européenne #aide_financière #budget

    –—

    ajouté à la métaliste sur l’externalisation des #frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765319

  • How global tech companies enable the Belarusian regime — and the Belarusian revolution
    https://globalvoices.org/2020/12/15/how-global-tech-companies-enable-the-belarusian-regime-and-the-belarus

    Can anything be done against companies whose tools facilitate repression ? Belarusians continue to protest against longtime ruler Alyaksandr Lukashenka, braving police violence and the cold. As the EU prepares its third package of sanctions against Belarusian officials and enterprises, demands are growing for the West to apply greater economic pressure, in particular to consider banning the supply of certain IT products. Could such sanctions really work ? It’s true that disentangling the (...)

    #Broadcom #Intel #Nvidia #Oracle #Sandvine/Procera #Seagate #DeepPacketInspection-DPI #activisme #finance #surveillance (...)

    ##Sandvine/Procera ##GlobalVoices

  • Les secrets d’une puissance invisible

    Derrière une propagande bien rôdée, la #Suisse fait partie des grandes nations impérialistes de ce monde. L’historien #Sébastien_Guex expose les stratégies mises en place pour parvenir à déployer un impérialisme helvétique « masqué ou feutré », ainsi que les dégâts, inhérents à une politique capitaliste, que ce modèle a causé et continue de causer.

    Proportionnellement à sa taille, mais aussi dans l’absolu, la Suisse fait partie des principales puissances impérialistes du monde depuis longtemps. J’y reviendrai. Mais il n’existe guère en Suisse, y compris au sein du mouvement ouvrier ou de la gauche, de conscience directe de ce phénomène. Plusieurs raisons contribuent à l’absence de cette conscience.

    Tout d’abord, la Suisse n’a jamais eu de véritables colonies et n’a donc pas été directement engagée dans la manifestation la plus claire du colonialisme ou de l’impérialisme, c’est-à-dire la guerre coloniale ou la guerre impérialiste.

    Au contraire, la bourgeoisie industrielle et bancaire suisse s’est depuis très longtemps avancée de manière masquée : derrière la neutralité politique, c’est-à-dire avançant dans l’ombre des grandes puissances coloniales et impérialistes (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Etats-Unis) ; masquée aussi derrière un discours propagandiste omniprésent essayant et réussissant souvent à faire passer la Suisse pour le pays de la politique humanitaire, à travers la Croix-Rouge, les Bons offices, la philanthropie, etc. ; enfin, masquée par un discours, complémentaire au précédent, que j’ai appelé la « rhétorique de la petitesse » 1, présentant toujours la Suisse comme un David s’affrontant à des Goliath, un petit Etat faible et inoffensif.2

    Pour ces différentes raisons, certains auteurs ont caractérisé l’impérialisme suisse d’impérialisme secondaire. Mais l’expression me semble mal choisie, car elle entretient l’idée que l’impérialisme suisse serait de peu de poids, marginal, bref, beaucoup moins important que l’impérialisme des autres pays. Or la Suisse est une importante puissance impérialiste. Je préfère donc l’expression d’impérialisme masqué ou feutré.

    Au cœur des impérialismes européens

    Depuis des siècles, le capitalisme suisse est au cœur du développement du capitalisme européen. Au XVIe siècle déjà, les grands marchands et banquiers de Genève, Bâle, Zurich, sont au cœur des réseaux internationaux de circulation des marchandises et des crédits. Dès le XVIIe siècle, et surtout au XVIIIe, jusqu’au milieu du XIXe siècle, les milieux capitalistes bâlois, genevois, neuchâtelois, saint-gallois, zurichois, bernois, etc., participent de manière dense à cette immense opération d’exploitation et d’oppression du reste du monde par le capitalisme ouest et sud-européen en plein essor, soit le commerce triangulaire. L’origine de la fortune de la grande famille bourgeoise des de Pury, l’un des inspirateurs du fameux Livre blanc de 1993, vient de l’exploitation de centaines d’esclaves importés de force d’Afrique vers d’immenses domaines agricoles en Amérique.

    En 1900, la Suisse est le pays qui compte le plus de multinationales au monde par milliers d’habitants. Nestlé est probablement la multinationale la plus internationalisée au monde, c’est-à-dire qui compte le plus de filiales à l’étranger. Mais de l’autre côté, les milieux industriels et bancaires suisses sont entravés dans la course à la colonisation du monde par un gros obstacle : ils ne disposent que d’une puissance militaire relativement faible, et surtout, ils n’ont pas d’accès direct aux océans, à la différence de la Hollande ou de la Belgique, pays comparables dont le débouché sur la mer leur a permis de se lancer dans la conquête coloniale.

    Durant la période qui va de la guerre franco-prussienne de 1870 aux débuts de la Première Guerre mondiale, les cercles dirigeants de la Suisse rêvent d’un agrandissement territorial de la Confédération, soit du côté italien soit du côté français, qui leur donnerait accès à la mer (Gênes ou Toulon). En 1914 et 1915 par exemple, ils envisagent sérieusement d’abandonner la neutralité et d’entrer en guerre aux côtés de l’impérialisme allemand dans l’espoir d’obtenir, en cas de victoire, une part du butin, c’est-à-dire un couloir vers la Méditerranée, accompagné de quelques colonies en Afrique.3 Mais ils jugent finalement l’aventure trop risquée, sur le plan intérieur et extérieur, et choisissent de poursuivre dans la voie de la neutralité. Ce choix se révélera rapidement extrêmement payant, puisqu’il permettra aux industriels et banquiers helvétiques de faire de formidables affaires avec les deux camps belligérants.
    Dans l’ombre des puissants

    C’est cette position particulière qui va marquer les formes et aussi le contenu de l’impérialisme suisse depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui : comme la grande bourgeoisie industrielle et bancaire helvétique ne peut pas miser sur l’atout militaire, elle va apprendre et devenir virtuose dans l’art de jouer sur les contradictions entre grandes puissances impérialistes afin d’avancer ses propres pions. Dans ce sens, elle utilise de manière combinée deux atouts :

    - La politique de neutralité, alliée à celle des Bons offices et à la politique humanitaire (Croix-Rouge, etc.) permettent à l’impérialisme suisse de ne pas apparaître comme tel aux yeux de très larges pans de la population mondiale, ce qui lui confère une forte légitimité. Elles lui permettent aussi d’être fréquemment choisie pour jouer les arbitres ou les intermédiaires entre les grandes puissances impérialistes. Camille Barrère, Ambassadeur de France à Berne de 1894 à 1897, avait déjà compris cette stratégie lorsqu’il écrivait : « La marine de la Suisse, c’est l’arbitrage ».4
    – La bourgeoisie industrielle et bancaire suisse est capable d’offrir une série de services spécifiques (secret bancaire, fiscalité plus que complaisante, extrême faiblesse des droits sociaux, etc.), dont les classes dominantes des grandes puissances impérialistes ont fortement besoin, mais qu’elles peuvent difficilement garantir dans leur propre pays, généralement pour des raisons politiques internes. L’impérialisme helvétique ne leur apparaissant pas comme un rival trop dangereux, en raison de sa faiblesse militaire notamment, ces puissances accepteront que le pays s’installe et se spécialise durablement dans plusieurs niches hautement profitables (celle de paradis fiscal et de place financière internationale, en particulier).

    Les exemples qui illustrent la manière et la précocité avec laquelle la bourgeoisie suisse a su avancer ses propres intérêts dans le sillage des grandes puissances impérialistes, en jouant au besoin sur leurs contradictions, sont nombreux. Prenons-en deux :

    - Dès 1828, des Missionnaires bâlois, rapidement suivis par les commerçants d’une société, la Basler Handelsgesellschaft, fondée par le cœur de l’oligarchie bâloise (les familles Burckhardt, Merian, Iselin, Ehinger, Vischer), s’installent sur la côte de l’actuel Ghana. Ils vont jouer un rôle décisif dans la colonisation de cette région par la Grande-Bretagne. Dans les années 1860, ils entreprennent dans ce sens un véritable travail de lobbying, couronné de succès, auprès du Parlement anglais et ils participeront directement à la longue guerre coloniale menée par l’Angleterre contre le Royaume Achanti.5
    - En récompense, les négociants bâlois verront leurs affaires facilitées dans le Ghana placé sous tutelle britannique, de telle sorte que la Basler Handelsgesellschaft devient au début du XXesiècle l’une des plus grandes sociétés au monde d’exportation de cacao (le taux de profit net qu’elle dégage au Ghana atteint 25% en moyenne annuelle entre 1890 et 1910). Une anecdote permet à elle seule de mesurer l’influence acquise dans le pays par les négociants suisses et de montrer à quel point ils le considèrent comme leur pré carré. En mars 1957, le Ghana est la première colonie européenne d’Afrique à conquérir son indépendance. L’événement est historique. Cela n’empêche pas, quatre mois plus tard, lors de la fête organisée par les expatriés helvétiques pour le 1er août 1957, l’orateur suisse de conclure son discours devant des centaines d’invités par ces mots : « Vive le canton suisse Ghana ! ».6
    – Mais en parallèle à la carte anglaise, le capitalisme helvétique sait aussi jouer de la carte allemande ou française. Les Suisses vont même jouer un rôle de premier plan dans la politique coloniale allemande en Afrique, ce qui leur permettra, en retour, de disposer de la bienveillance des autorités coloniales et de développer de florissantes affaires.

    La stratégie évoquée ci-dessus s’est révélée particulièrement efficace, de sorte que la Suisse s’est transformée, au cours du XXe siècle, en une puissance impérialiste de moyenne importance, voire même, dans certains domaines, de tout premier plan. En voici deux illustrations :

    – Les multinationales suisses appartiennent au tout petit nombre des sociétés qui dominent le monde dans une série de branches, que ce soit dans la machinerie industrielle (ABB : 2erang mondial), de la pharmacie (Roche : 2e rang ; Novartis : 4e rang), du ciment et des matériaux de construction (LafargeHolcim : 1er rang), de l’agroalimentaire (Nestlé : 1er rang), de l’horlogerie (Swatch : 1er rang), de la production et de la commercialisation de matières premières (Glencore : 1er rang ; Vitol : 2e rang), de l’assurance (Zurich : 10e rang) ou encore de la réassurance (Swiss Re : 2e rang).
    – Dès la Première Guerre mondiale, la Suisse est également devenue une place financière internationale de premier plan, qui est aujourd’hui la quatrième ou cinquième plus importante au monde. Mais sur le plan financier, l’impérialisme helvétique présente à nouveau une spécificité. Les banques suisses occupent en effet une position particulière dans la division du travail entre centres financiers : elles sont le lieu de refuge de prédilection de l’argent des capitalistes et des riches de la planète entière et se sont donc spécialisées dans les opérations liées à la gestion de fortune.

    Exploitation massive

    Reste à souligner un dernier aspect, très important, de l’impérialisme suisse. Le rapport impérialiste ne consiste pas seulement à aller, comme cela a été dit plus haut, vers la main-d’œuvre taillable et corvéable à merci des pays pauvres. Il consiste aussi à faire venir sur place des travailleur-ses étranger-ères dans des conditions telles qu’ils et elles peuvent être exploité-e-s à peu près aussi férocement. Dans ce domaine également, le patronat helvétique s’est distingué en important massivement une main-d’œuvre immigrée, fortement discriminée par un savant système de permis de séjour axé sur le maintien de la plus grande précarité et par l’absence de droits politiques. Bref, il s’est distingué par l’ampleur de la politique de « délocalisation sur place », selon l’expression parlante d’Emmanuel Terray, qu’il a menée depuis très longtemps. Dès la fin du XIXe siècle, les travailleur-ses étranger-ères en Suisse représentent plus de 10% de la population (16% en 1913). Aujourd’hui, ils/elles constituent environ 25% de la population résidant en Suisse, soit plus de deux millions de personnes, la plupart salariées et n’ayant pas le droit vote fédéral, auxquelles il faut rajouter environ 200 000 travailleur-ses clandestin-e-s exploité-e-s.

    Notes
    1. ↑ Sébastien Guex, « De la Suisse comme petit Etat faible : jalons pour sortir d’une image en trompe-l’œil », in S. Guex (éd.), La Suisse et les Grandes puissances 1914-1945, Genève, Droz, 1999, p. 12.
    2. ↑ Cf. par exemple Documents diplomatiques suisses, vol. 6, pp. 146-148, 166-167 et 240-243.
    3. ↑ Lire Hans-Ulrich Jost, « Le Sonderfall, un mythe bien pratique », Moins ! n°49.
    4. ↑ Cité dans Jean-Claude Allain, « La politique helvétique de la France au début du XXe siècle (1899-1912) », in R. Poidevin, L.-E. Roulet (Dir.), Aspects des rapports entre la France et la Suisse de 1843 à 1939, Neuchâtel, La Baconnière, 1982, p. 99.
    5. ↑ Sébastien Guex, « Le négoce suisse en Afrique subsaharienne : le cas de la Société Union Trading Company (1859-1918) », in H. Bonin, M. Cahen (Dir.), Négoce blanc en Afrique noire, Bordeaux, Société française d’histoire d’outre-mer, 2001, p. 237.
    6. ↑ H. W. Debrunner, Schweizer im kolonialen Afrika, Basel, Basler Afrika Bibliographien, 1991, p. 19.

    https://lecourrier.ch/2020/12/06/les-secrets-dune-puissance-invisible

    #colonialisme #colonialisme_sans_colonies #impérialisme #capitalisme #guerres_coloniales #guerres_impérialistes #bourgeoisie_industrielle #bourgeoisie_bancaire #neutralité #discours #propagande #rhétorique_de_la_petitesse #impérialisme_secondaire #impérialisme_masqué #impérialisme_feutré #banquiers #banques #commerce_triangulaire #histoire #esclavage #de_Pury #multinationales #accès_à_la_mer #industrie #Bons_offices #humanitaire #politique_humanitaire #légitimité #arbitrage #paradis_fiscal #Basler_Handelsgesellschaft #Burckhardt #Merian #Iselin #Ehinger #Vischer #Ghana #Afrique #lobbying #Royaume_Achanti #cacao #finance #délocalisation_sur_place

    ping @cede

    • Intéressant le lien que l’auteur fait entre l’impérialisme suisse dans l’histoire et l’#exploitation des #travailleurs_étrangers sans droits politiques voire sans papiers plus contemporaine :

      Reste à souligner un dernier aspect, très important, de l’impérialisme suisse. Le rapport impérialiste ne consiste pas seulement à aller, comme cela a été dit plus haut, vers la main-d’œuvre taillable et corvéable à merci des pays pauvres. Il consiste aussi à faire venir sur place des travailleur-ses étranger-ères dans des conditions telles qu’ils et elles peuvent être exploité-e-s à peu près aussi férocement. Dans ce domaine également, le patronat helvétique s’est distingué en important massivement une main-d’œuvre immigrée, fortement discriminée par un savant système de permis de séjour axé sur le maintien de la plus grande précarité et par l’absence de droits politiques. Bref, il s’est distingué par l’ampleur de la politique de « délocalisation sur place », selon l’expression parlante d’Emmanuel Terray, qu’il a menée depuis très longtemps. Dès la fin du XIXe siècle, les travailleur-ses étranger-ères en Suisse représentent plus de 10% de la population (16% en 1913). Aujourd’hui, ils/elles constituent environ 25% de la population résidant en Suisse, soit plus de deux millions de personnes, la plupart salariées et n’ayant pas le droit vote fédéral, auxquelles il faut rajouter environ 200 000 travailleur-ses clandestin-e-s exploité-e-s.

      #sans-papiers #droits_politiques #saisonniers

  • Les magnats de la tech chinoise sous surveillance étatique
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/11/30/les-magnats-de-la-tech-chinoise-sous-surveillance-etatique_6061592_3234.html

    Pékin a engagé depuis quelques semaines une reprise en main de ses héros de l’Internet, jugés trop hégémoniques. Avec en ligne de mire, notamment, les géants du e-commerce et son porte-étendard, Jack Ma, le (trop) puissant fondateur d’Alibaba. Le vent tourne pour les géants de la Tech chinoise. Enfants jusqu’ici chéris d’un régime dont ils symbolisent à la fois la grandeur et la réussite, Alibaba, Tencent, Meituan et autre JD.com sont victimes de leur succès. A la surprise générale, leur père spirituel, le (...)

    #AntFinancial #Alibaba #JD.com #Tencent #WeChat #Meituan #domination #finance (...)

    ##consommation

  • Question écrite urgente Fonctions et rémunérations à l’#Université_de_Genève

    Le personnel de l’UNIGE est composé d’un côté, du personnel administratif et technique, et, de l’autre, des professeur·e·s, des collaboratrices et collaborateurs de #recherche et d’#enseignement. Ces deux corps ne sont pas régis par les mêmes dispositions légales. En effet,le corps professoral et le corps des collaboratrices et collaborateurs de l’enseignement et de la recherche sont soumis aux articles 126, 139, 140, 141, 142, 143 et 144 de la LIP et aux dispositions de la LTrait. Pour le surplus, les prescriptions concernant les procédures d’engagement, les procédures de renouvellement, leurs droits et devoirs, ainsi que toutes les autres prescriptions nécessaires concernant leur statut sont fixées dans le règlement interne sur le personnel. Le corps du personnel administratif et technique, quant à lui, est soumis aux dispositions de la LPAC et de la LTrait et à leurs règlements d’application.

    Compte tenu des éléments ci-dessus, et de la diversité des fonctions exercées par l’ensemble du personnel de l’Université de Genève et des hautes écoles spécialisées, je prie le Conseil d’Etat de bien vouloir m’informer :
    1) de l’ensemble des fonctions exercées aussi bien par les corps professoraux et intermédiaires que par le personnel administratif et technique ;
    2) du niveau de #rémunération attribué à chaque fonction en explicitant les raisons pour lesquelles une #classe_salariale a été choisie plutôt qu’une autre.

    Je remercie, par avance, le Conseil d’Etat pour ses réponses

    https://ge.ch/grandconseil/data/texte/QUE01429.pdf
    #Genève #université #précarité #corps_intermédiaire

    • Question écrite urgente Origine des #financements des postes à l’Université de Genève

      Cette question urgente écrite se place dans la continuité de ma question relative à la typologie des contrats et de taux d’activité à l’UNIGE. Tout comme je souhaitais avoir une vue précise de la nature de ces derniers, je souhaite, à présent, que le Conseil d’Etat me renseigne sur l’origine des financements et la nature des contrats qui en découlent, notamment en :
      1) m’indiquant la proportion de financements provenant de fonds nationaux et internationaux (DIP, FNRS, Commission européenne, etc.), ainsi que leurs montants ;
      2) m’indiquant les types de contrats et les barèmes salariaux qui leur sont appliqués.
      Je remercie, par avance, le Conseil d’Etat pour ses réponses.

      https://ge.ch/grandconseil/data/texte/QUE01431.pdf

    • Les réponses du conseil d’Etat :

      Réponse du Conseil d’Etat à la question écrite urgente de Mme Amanda Gavilanes : Fonctions et rémunérations à l’Université de Genève

      https://ge.ch/grandconseil/data/odj/020307/QUE01429A.pdf

      –—

      Réponse du Conseil d’Etat à la question écrite urgente de Mme Amanda Gavilanes : Origine des financements des postes à l’Université de Genève
      https://ge.ch/grandconseil/data/odj/020307/QUE01431A.pdf

  • Visa Wants to Buy Plaid, and With It, Transaction Data for Millions of People
    https://www.eff.org/deeplinks/2020/11/visa-wants-buy-plaid-and-it-transaction-data-millions-people

    Visa, the credit card network, is trying to buy financial technology company Plaid for $5.3 billion. The merger is bad for a number of reasons. First and foremost, it would allow a giant company with a controlling market share and a history of anticompetitive practices to snap up its fast-growing competition in the market for payment apps. But Plaid is more than a potential disruptor, it’s also sitting on a massive amount of financial data acquired through questionable means. By buying (...)

    #MasterCard #Visa #DoJ #domination #BigData #DataBrokers #finance #banque #EFF #Plaid

  • Deal signed for construction of new migrant centers

    Migration Minister #Notis_Mitarakis and the director of the European Commission, #Beate_Gminder, have signed a financing agreement for the construction of new closed structures on the eastern Aegean islands of #Samos, #Kos and #Leros.

    The funding for these projects will be fully covered by the European Commission.

    Also on Friday, the working group for the coordination of the procedures for the final termination of the operations of the reception and identification centers in #Vathi on Samos and on Leros met for the first time.

    The group’s main objective is the coordination of all involved bodies (Ministry of Health, the National Public Health Organization, local authorities, the Hellenic Police, the armed forces, the fire brigade and international bodies) to ensure the smooth shutdown of the existing structures and the operation of the new closed facilities of Samos and Leros.

    https://www.ekathimerini.com/259140/article/ekathimerini/news/deal-signed-for-construction-of-new-migrant-centers

    #asile #migrations #réfugiés #Grèce #centres #camps_de_réfugiés #financement #Mer_Egée #îles #centres_fermés #financement #EU #internal_externalization #externalisation_intérieure #Union_européenne #UE

    –—

    Et voilà que #Moria_2.0 se généralise à toutes les îles grecques...
    Merci le #nouveau_pacte:


    https://seenthis.net/messages/875903
    https://seenthis.net/messages/876752
    #pacte_européen

    ping @isskein @karine4

    • Accord entre l’#Union_européenne et la Grèce pour un nouveau camp d’accueil pour migrants à Lesbos en 2021

      Le camp de Moria avait été ravagé par un incendie au mois de septembre 2020. Un campement provisoire, où se trouve 7 300 demandeurs d’asile, a depuis été établi sur l’île.

      Presque trois mois après un incendie ravageur, l’Union européenne (UE) et la Grèce ont signé un accord, jeudi 3 décembre, pour la mise en place d’ici septembre 2021 d’un nouveau camp d’accueil pour migrants sur l’île de Lesbos. Ce nouveau camp doit remplacer celui de Moria détruit en septembre.

      Le soutien de l’Union européenne dans la gestion de ce nouveau « centre d’accueil » sera inédit, et l’accord prévoit une répartition des responsabilités entre la Commission, les autorités grecques et les agences de l’UE.

      Après la destruction du camp insalubre de Moria, le plus grand d’Europe, un campement provisoire a été établi sur l’île. Plus de 7 300 demandeurs d’asile, parmi lesquels des enfants, des personnes handicapées ou malades, s’entassent sous des tentes, sans chauffage ni eau chaude à l’approche de l’hiver.

      Dans le nouveau camp, « nous allons fournir des conditions décentes aux migrants et réfugiés qui arrivent, et aussi soutenir les habitants sur les îles grecques », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans un communiqué, où elle souligne également la nécessité de « procédures rapides et équitables » pour l’examen des demandes d’asile. Pour les migrants, « les centres doivent n’être qu’un arrêt temporaire avant leur retour (vers leur pays d’origine ou de transit) ou leur intégration », précise Mme von der Leyen.

      « Une étape importante »

      La Commission prévoit de consacrer environ 130 millions d’euros pour les sites de Lesbos et de Chios, dont la très grosse majorité pour Lesbos. En outre, 121 millions d’euros ont été alloués le mois dernier à la construction de trois camps moins importants sur les îles de Samos, Kos et Leros.

      « Cet accord est une étape importante (…) pour s’assurer qu’une situation comme celle de Moria ne puisse plus se reproduire », a ajouté la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson. Elle a estimé que ce nouveau camp « marquait un changement dans la façon d’appréhender la gestion des migrations, et ouvre la voie à une mise en pratique des principes directeurs du nouveau pacte sur la migration et l’asile ».

      La Commission européenne a présenté fin septembre un projet de réforme de la politique commune de l’asile, un dossier ultrasensible sur lequel la recherche d’un compromis est extrêmement difficile, cinq ans après la crise migratoire de 2015.

      Lesbos, en mer Egée ainsi que d’autres îles grecques proches des côtes occidentales de la Turquie voisine, est l’une des principales portes d’entrée des migrants en Europe. La Grèce a considérablement réduit le nombre d’arrivées en 2020 mais les conditions de vie dans les camps d’accueil restent particulièrement éprouvantes.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/03/accord-entre-l-union-europeenne-et-la-grece-pour-un-nouveau-camp-a-lesbos-en

    • Greece: Lead Poisoning Concerns in New Migrant Camp

      Thousands of asylum seekers, aid workers, United Nations, and Greek and European Union employees may be at risk of lead poisoning in a new migrant camp that Greek authorities have built on a repurposed military firing range on the island of Lesbos, Human Rights Watch said today.

      Firing ranges are commonly contaminated with lead from munitions, nevertheless the authorities did not conduct comprehensive lead testing or soil remediation before moving migrants to the site in September 2020. Evidence collected by migrants moved to the site also indicated that authorities have also failed to clear all unexploded mortar projectiles and live small arms ammunition, which could injure or kill if disturbed or handled.

      “Putting thousands of migrant adults and children, along with aid workers, on top of a former firing range without taking the necessary steps to guarantee they would not be exposed to toxic lead is unconscionable,” said Belkis Wille, senior crisis and conflict researcher at Human Rights Watch. “The Greek authorities should promptly conduct a comprehensive site assessment of soil lead levels and release the results.”

      In November and early December, Human Rights Watch interviewed four people living in the camp, two aid workers, one Greek migration ministry employee working in the camp, and four medical and environmental experts, and reviewed academic research on the risk of soil lead contamination at shooting ranges and medical research on the health risks of lead poisoning. Human Rights Watch did not have access to conduct on-site research, but analyzed photos and videos of the site and satellite imagery to confirm the firing range location.

      The Asylum and Migration Ministry began major construction work at the end of November at the site, called Mavrovouni camp, that could disturb any lead contaminated soil, further exposing residents and workers. The work to improve access to electricity and water and reduce the risk of flooding began despite warnings from Human Rights Watch of the potential of increased risk of lead poisoning.

      In early September, large fires broke out inside the Moria camp, the Reception and Identification Center on Lesbos that was housing 12,767 migrants, mostly women and child migrants. Within days, authorities constructed Mavrovouni (also known as new Kara Tepe) as a temporary camp and told people that they would begin construction of a new permanent camp for use by June 2021. According to the media, Migration and Asylum Minister Notis Mitarachi, has recently indicated the new camp will only be ready by Autumn 2021. Currently 7,517 people, mostly from Afghanistan and Syria, are staying at Mavrovouni, which started functioning as a military firing range in 1926 and was in use until the camp was constructed in September 2020, Mitarachi said.

      In response to letters from Human Rights Watch, Migration and Asylum Minister Notis Mitarachi stated in a November 19 letter that the camp had “no lead contamination,” but provided no evidence for the basis of that assertion. He said the government has agreed to conduct soil testing with the European Commission within one month, but has not revealed the nature of the testing, the areas to be tested, or the methodology. A Hellenic army representative called Human Rights Watch on December 1, stating his intention to respond to a letter received on November 4 from Human Rights Watch, raising urgent concerns. But no response has been received. On December 6, General Secretary for Asylum Seekers’ Reception Manos Logothetis, called Human Rights Watch to dispute the risk of lead contamination at the camp. He confirmed that no soil testing for lead had taken place prior to moving people to the camp, but said that authorities are awaiting the results of soil testing conducted recently in collaboration with the Institute of Geology and Mineral Exploration (IGME).

      “No one just shows up without a plan,” Dr. Gordon Binkhorst, vice president of global programs at Pure Earth, told Human Rights Watch. “Sharing of a well-founded work plan beforehand is key to transparency and ensuring confidence in the findings.” Greek authorities should allow independent experts to comment on investigative work plans, audit the soil testing process and collect split samples for independent testing.

      “The authorities should share documentation of work completed and a comprehensive site investigation work plan based on a review of the site history, contaminants of concern, a conceptual site model of how such contaminants are released to and migrated in the environment, and a comprehensive testing plan that evaluates the degree and extent of contamination in the environment, and potential exposure routes,” Dr. Binkhorst said.

      Firing ranges are well-recognized as sites with lead contamination because of bullets, shot, and casings that contain lead and end up in the ground. Lead in the soil from bullet residue can readily become airborne, especially under dry and windy conditions, which often exist on Lesbos. Lead is a heavy metal that is highly toxic to humans when ingested or inhaled, particularly by children and during pregnancy. It degrades very slowly, so sites can remain dangerous for decades.

      The World Health Organization maintains that there is no known safe level of lead exposure. Elevated levels can impair the body’s neurological, biological, and cognitive functions, leading to learning barriers or disabilities; behavioral problems; impaired growth; anemia; brain, liver, kidney, nerve, and stomach damage; coma and convulsions; and even death. Lead also increases the risk of miscarriage and can be transmitted through both the placenta and breast milk.

      Small children and women of reproductive age are at particular risk. According to Greek authorities, on November 19, 2,552 out of 7,517 people in the camp were children, 997 of them under age 5, and 1,668 were women – 118 of whom have said they are five or more months pregnant.Camp residents shared 17 photographs of items they said they had found in the ground around their tents, including an intact 60mm mortar projectile and a tail fin assembly for another 60mm mortar projectile, cartridge casings for rifle bullets, fired 12-gauge shotgun cartridges, and live pistol, rifle, machine gun, and shotgun ammunition. Intact munitions, such as 60mm mortar projectiles and small arms ammunition, pose an immediate explosive hazard and should be removed urgently from the area.

      “We try to stop our children from going to play up the hill because we know there might be bullets and other things the army didn’t clear that could be dangerous,” one camp resident said. Munitions containing lead can be extremely dangerous when swallowed by children or contaminate the soil, a medical expert told Human Rights Watch.

      The authorities should conduct a thorough and transparent assessment of lead levels in the soil and dust, as well as other possible pathways to exposure, and make the results publicly available. Any work that might increase exposure should be paused until after the soil has been tested or until people have been removed from the camp and housed in adequate facilities, Human Rights Watch said. If lead is present in the soil, authorities should provide free blood testing and treatment for camp residents, aid workers, police, and others who might have been exposed, prioritizing young children and women of reproductive age, and immediately move exposed residents to a safe location and remediate the contaminated areas.

      “The Greek government could be putting at risk families with young children, aid workers, and its own employees because it’s determined to hold asylum seekers on the island,” Wille said. “If this is where the government is trying to force asylum seekers to live on Lesbos, then all the more reason to transfer people to the mainland.”

      Tents on a Firing Range

      The Mavrovouni site sits on a large plot of military-owned land, some of which was used as a military firing range since 1926. The Asylum and Migration Ministry said that it covered the site with “new levels of soil” before the camp was opened.

      Human Rights Watch reviewed satellite imagery from before and after construction began on the camp on September 11, 2020. Imagery from before shows a firing range on part of the site next to Mavrovouni Hill. By September 28, more than 200 tents had been set up directly on the former firing range itself, with more tents on adjacent areas.

      Satellite imagery from June, before Moria camp was destroyed by fire, shows some basic clearance of vegetation cover within a rectangular strip that included the firing range, as well as a small section at the base of Mavrovouni Hill. From the imagery, it is impossible to determine the depth of the soil removal and whether the remediation of lead impacted soil was completed in accordance with prevailing standards and guidelines, or if it was just a superficial scraping of topsoil.

      Human Rights Watch was unable to determine what soil removal activities took place between June and September, when the camp opened, or of other activities to decontaminate the ground or where soil removed was disposed of. Given the speed of camp construction, it is very unlikely that authorities could have carried out remediation of lead-impacted soil before setting up the tents. Greek authorities have indicated that new soil was placed prior to construction of the camp, with no location indicated.

      Satellite imagery analysis, combined with a review of photos and videos of the firing range that were posted online in the spring, shows that the military was shooting from the southwest toward targets in the northeast, at the foot of Mavrovouni Hill. This suggests that soil on the hillside might also be contaminated by lead.

      Imagery recorded between September 14 and 16, shows at least 300 tents just south of the hill without any prior signs of soil clearance, with another at least 170 added in the following days. Imagery from late November shows further ground preparation southeast of the hill, and the construction of four large structures.

      Medical and environmental experts interviewed said it was risky to conduct further work in the camp without first conducting soil samples. “Disturbing this area will mobilize the lead in the soil and make it more vulnerable to dispersion from periodic rainfall, flooding, and wind erosion,” said Jack Caravanos, professor of global environmental health at New York University. Dr. Caravanos has visited and assessed dozens of lead-contaminated sites throughout the world and expressed dismay over how this site was chosen without proper environmental investigation.

      A European Commission official who is involved in migration policy with Greece said that the Greek Defense Ministry claimed that “no pieces of lead were observed on the ground” during construction or other work. Because lead dust is usually not visible, this claim raises concerns about the seriousness of the Greek government’s assessment.

      A source close to the police said that the government had considered turning the firing range into a camp site as early as 2015. At the time, authorities rejected the proposal for several reasons, the source said, including because it had been a firing range. It is unclear why the government ignored these concerns in 2020. A migration ministry employee working on the camp who spoke on the condition of anonymity said that in September, before Mavrovouni was selected, the government met with a few larger nongovernmental organizations, and discussed at least two or three alternative locations.

      Lead Contamination

      In his letter to Human Rights Watch, Minister Mitarachi said that the range had only been used for “small arms (straight trajectory), commonly only bullets, and not for other types of ammunition.” This ammunition, he said, “according to the Greek Army, contains no lead.” He added that the army had searched the camp for munitions prior to opening, and again 20 days later, and “reported no findings.”In contrast to these claims, bullets used for rifles, pistols, and machine guns as well as shot used by shotguns usually contain lead, which is used in bullets for its density and penetrating ability. Research at firing ranges has found that the discharge of lead dust from shooting results in soil contamination. Research has shown that elevated blood lead levels are commonly found in users of these sites, even among those who use them for limited amounts of time for recreational purposes.

      The large amount of fired small arms casings and cartridges found at the camp indicates an equally large number of bullets and shot might be buried beneath the ground where they landed. Other areas near the firing range may have been affected, including from relocation of soil associated with the construction of the camp or historic clearing of soils and munitions from the firing range. Thus, it is likely that any soil contamination extends beyond the firing range. Greek authorities provided no documentation for their claim that all the munitions used at the firing range were lead-free. This claim is highly questionable, given that lead-free bullets are expensive and very rare, particularly prior to the 1980s. Some bullets have an external metal-alloy coating that may make them appear to be lead-free, but the coating disintegrates relatively quickly when the bullet enters the soil, and the lead core becomes exposed. In addition, the photographic evidence from camp residents does not appear to support this contention.

      Camp residents shared with Human Rights Watch five photographs, one dated September 20, and two videos of the Hellenic Army’s Land Mine Clearance Squad carrying out clearance activities without any protective equipment and disregarding distancing between them and camp residents needed for safe ammunition clearance activities.

      The migration ministry employee working in the camp who spoke on the condition of anonymity said she remembered clearance operations taking place around that date: “There were soldiers who had this machine to detect metal walking amongst us. They were so close that we had to pick up our feet from the ground so they could check right under us.” A government employee’s union made a formal complaint about general working conditions at the camp, including their concerns around these clearance activities.

      In addition to camp residents, anyone working inside the camp could also face potential lead exposure from spending time in the camp if the soil is contaminated. Residents, aid workers, and the migration ministry employee said that these include staff from the Hellenic police, Hellenic army, municipality, First Reception Service, Asylum Service, National Public Health Organization (EODY), European Commission, European Asylum Support Office (EASO), European Border and Coast Guard Agency (Frontex), Europol, IOM, UNHCR, UNICEF, World Health Organization, Red Cross, and at least eight other medical and aid groups.

      Risks of Lead Poisoning for At-risk Groups

      Symptoms of lead poisoning are often not diagnosed as such but its adverse health effects can be irreversible. The severity of symptoms increases with prolonged exposure. Globally, lead exposure is estimated to account for up to one million deaths annually, with the highest burden in low- and middle-income countries. Poor and disadvantaged populations are more vulnerable because undernourishment increases the amount of ingested lead the body absorbs.

      Children are especially at risk because they absorb four to five times as much lead as adults, and their brains and bodies are still developing. In addition, small children often put their hands in their mouths or play on the ground, which increases their likelihood of ingesting or inhaling lead in dust and dirt. Exposure during pregnancy can result in stillbirth, miscarriage, and low birth weight, and can negatively affect fetal brain development. At least 118 pregnant women and 2,552 children are at the site, according to government data.

      Mohammed Hafida, a camp resident with three young children whose wife is pregnant, said that when they first moved to the camp it was particularly dusty. “When cars drove past the tents there was dust everywhere,” he said. “That only went away once the rain set in two weeks later. But the camp is on a hill, and so when it rained for several hours, many of the tents collapsed. This isn’t a camp, it’s a hell.”

      People living in the camp said that for the first few weeks, they had been sleeping on blankets and mattresses on the dusty ground, but more recently aid workers had added flooring to the tents. Even as rainfall increased, residents reported that dust would still enter the tents including in the cooking areas. Camp residents said they have to clean dust out of their tents multiple times a day because cars are driving on adjacent gravel roads. Children often play in the dusty area by the roads. A medical expert said that small children at the camp are at very serious risk for as long as they are exposed to dust that could be contaminated.

      Camp authorities did not inform residents that there could be a risk of lead exposure at the site. Medical and environmental experts said that given the known risks of lead exposure at firing ranges, comprehensive soil testing should have been carried out before even considering it as a possible location for the camp. They warned of specific risks of lead poisoning for small children who are most at risk. “Remediation can be very difficult,” said Caravanos, the NYU professor of global environmental health. “I can’t imagine that you could make it safe without removing everyone if lead was found in the soil.”

      On November 17, Human Rights Watch was notified about significant planned construction work, which the Asylum and Migration Ministry confirmed in a letter dated November 19. On November 26, Human Rights Watch sent a letter with detailed findings to the Greek Ministries of Asylum and Migration and Defense, which it also shared with EU officials and representatives from UNHCR, the United Nations refugee agency, and the World Health Organization, saying that these actions risk further exposing residents and construction workers to any potentially lead-contaminated dust and soil. Despite these warnings, on November 30, residents of the camp informed researchers that large construction was underway, including on top of Mavrovouni hill.

      The authorities should have been aware of the amount of dust construction causes at the site. During the construction of the camp in September, the migration ministry employee said, workers had been moving around lots of soil to make room for the camp structure and “There was a lot of dust everywhere for days. I kept finding dust and even little pebbles in my ears at that time.”

      Unsatisfactory Clearance Operation

      Three people interviewed in November said that the authorities forced them to move to the camp after the fires in Moria camp by threatening that the government would stop their asylum claims if they refused. All three have found and provided Human Rights Watch with photographs of munition remnants since moving to Mavrovouni in September. They all said that after moving to the site, they saw the Greek military conduct clearance operations without protective gear, and they shared videos of those operations with Human Rights Watch.

      In the videos and photographs, the camp tents and migrants are clearly visible, confirming that some clearance activities took place after people were already living there. A Syrian man whose wife is nine-months pregnant with their first child said that, after they had moved into the camp, he saw the military find and remove at least one cartridge casing. Another camp resident said that since arriving, he has found many bullets on the ground but the “authorities haven’t told us what to do if we find them, or other kinds of munitions.”

      Access to Health Care

      Two medical staff from a team providing health care in Mavrovouni camp said on November 10 that, since arriving at the camp in October, they had not heard anything about possible lead exposure. Both said that the camp had “decent” health care services considering that it was a temporary camp, but that the laboratory inside the camp does not have the capacity to perform blood tests for lead levels. Both said that because of the nature of the symptoms of lead poisoning, which are also symptoms of other illnesses, it would be extremely difficult to diagnose potential cases without blood tests.

      Both medical staff and a doctor who had worked previously at the camp said it was very difficult for camp residents to visit the hospital due to movement restrictions related to Covid-19.

      Parallels to Kosovo Incident

      This is not the first time that people living in a camp are put at risk of lead poisoning. For more than a decade following the end of the war in Kosovo in 1999, about 600 Roma, Ashkali, and Balkan Egyptian minority members lived in camps for displaced people operated by the UN. The camps sat on land contaminated by lead from a nearby industrial mine. In 2016, a United Nations human rights advisory panel found that the UN mission in Kosovo (the United Nations Interim Administration Mission in Kosovo, UNMIK) had violated the affected people’s rights to life and health. Human Rights Watch documented that camp residents experienced lasting health impacts and are still awaiting compensation and health and educational support for themselves and their families, seven years after the last camp was closed in 2013.

      International Legal Obligations

      International law obligates states to respect, protect, and fulfill the right to the highest attainable standard of health. The United Nations Committee on Economic, Social and Cultural Rights, which monitors governments’ compliance with the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, in its General Comment 14 on the right to health, has interpreted the covenant to include:

      [T]he requirement to […] the prevention and reduction of the population’s exposure to harmful substances such as radiation and harmful chemicals or other detrimental environmental conditions that directly or indirectly impact upon human health.

      The right to health encompasses the right to healthy natural environments. The right to a healthy environment, which is also enshrined in the Greek constitution, involves the obligation to “prevent threats to health from unsafe and toxic water conditions.”

      The United Nations special rapporteur on human rights and the environment’s Framework Principles on Human Rights and the Environment, which interpret the right to a healthy environment, emphasize the need for “public access to environmental information by collecting and disseminating information and by providing affordable, effective and timely access to information to any person upon request.” The Committee on the Rights of the Child, the treaty body that monitors compliance with the Convention on the Rights of the Child to which Greece is a party, when describing the right of the child to the enjoyment of the highest attainable standard of health, calls on states to take appropriate measures “to combat disease and malnutrition … taking into consideration the dangers and risks of environmental pollution.”

      Responsibilities of the Greek Parliament and European Union

      Members of the Greek parliament should pay attention to the concerns that there may be lead contamination at Mavrovouni camp and assess the Greek government’s compliance with its obligations under national, European, and international law to realize the rights to health and healthy environment. They could hold a hearing or establish an inquiry to establish which government employees were involved in approving the site, the extent to which they knew or should have known about the risk of lead contamination, why they decided to move people to the site without first conducting comprehensive soil testing, and why, despite multiple concerns about lead contamination raised after the camp was opened, the authorities greenlighted construction work without first conducting comprehensive soil testing. They should take appropriate action to ensure accountability if merited.

      The European Commission, which financially supports Greece to manage the camp and has staff stationed there, as well as EU agencies, Frontex, and EASO, should urge Greek authorities to comprehensively test for lead and make the testing plan and results public.

      Human Rights Watch and other nongovernmental groups have long warned European leaders about the dire conditions in island camps, also known as hotspots. These have been exacerbated by Greek authorities’ containment policy, which has blocked transfers to the mainland. For years, residents were crammed into overcrowded, inadequate tents, with limited access to food, water, sanitation, and health care, including during the pandemic and despite the risk of Covid-19. The EU and Greece should fundamentally reconsider their hotspot approach on the Greek Islands and end policies that lead to the containment of thousands of migrants and asylum seekers in unsuitable, and in this case potentially hazardous, facilities.

      https://www.hrw.org/news/2020/12/08/greece-lead-poisoning-concerns-new-migrant-camp

      #pollution #contamination #plomb #Saturnisme #HRW #rapport

  • #Chine. Le sens géopolitique de l’humiliation de Jack Ma
    https://www.cetri.be/Chine-Le-sens-geopolitique-de-l

    L’attention mondiale focalisée sur les élections américaines de novembre a occulté un fait qui n’est pas mineur : l’annulation par les autorités chinoises de l’entrée en bourse attendue de la filiale d’Alibaba Group Holding, Ant Group, à Shanghai et Hong Kong. Ant Group est devenu le plus grand conglomérat financier et de commerce numérique de Chine. Si elle avait réalisé son entrée en bourse de 35 milliards de dollars prévue le 5 novembre dernier, la firme aurait fait voler en éclats l’offre record de (...) #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, Chine, #Enjeux_numériques, #Finance, #Révolution_permanente

  • Ant Group, la firme qui a uberisé la Chine, prête à faire sauter la bourse
    https://korii.slate.fr/biz/ant-group-ipo-bourse-record-jack-ma-uberise-chine-alipay-app-banque-assu

    Propriétaire de l’application Alipay, elle devrait lever 29,5 milliards d’euros lors de son arrivée sur les marchés. L’histoire commence en 2004 : Alibaba Group, le géant chinois du e-commerce, crée le système de paiement Alipay pour sa plateforme Taobao, le « eBay chinois » –à l’époque, celle-ci n’accepte que les paiements en liquide. En 2009, Alipay lance son application mobile et commence à utiliser les codes QR. Ant Financial (future Ant Group) lance ensuite Yu’e Bao, qui sera un temps le plus grand (...)

    #Alibaba #Taobao #Alipay #payement #QRcode #domination #bénéfices #finance #AntGroup #notation (...)

    ##SocialCreditSystem

  • How China got a head start in fintech, and why the West won’t catch up
    https://www.technologyreview.com/2018/12/19/138354/how-china-got-a-head-start-in-fintech-and-why-the-west-wont-catch-

    Payment apps like Alipay and WeChat transformed daily life in China. The West won’t see a similar payments revolution—and that might even be a good thing. In 2013 I moved from Paris to Beijing to study China’s financial system. I stayed for two years and became fluent enough to translate economics books from Mandarin into English and give talks on monetary policy in Mandarin. But I never really felt I fit in until I visited again and Alipay finally approved me (foreigners can have a hard (...)

    #Alibaba #Apple #Google #Tencent #WeChat #Alipay #payement #QRcode #technologisme #domination #finance (...)

    ##surveillance

  • Comment Ant Group, le bras financier d’Alibaba, a révolutionné la finance en Chine
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/27/comment-ant-group-le-bras-financier-d-alibaba-a-revolutionne-la-finance-en-c

    L’entreprise s’apprête à lever 35 milliards de dollars à Hongkong et Shanghaï, soit la plus importante introduction en Bourse de l’histoire.

    Jack Ma aime les records. Alibaba, le géant chinois de l’e-commerce qu’il a fondé, en avait établi un premier, en 2014, en levant 25 milliards de dollars (21 milliards d’euros) à Wall Street, avant d’être détrôné d’un cheveu par Aramco, la compagnie pétrolière nationale d’Arabie saoudite (25,6 milliards de dollars). Le fondateur et ex-patron, aujourd’hui à la retraite, pourrait en établir un nouveau avec le bras financier d’Alibaba, Ant Group. Ce géant du paiement en ligne, connu pour son système Alipay, se prépare à lever 35 milliards de dollars lors d’une double introduction à la Bourse de Hongkong et sur le nouveau Star Market, spécialisé dans les valeurs technologiques, à Shanghaï.

    L’entreprise, qui a géré l’équivalent de 15,2 milliards d’euros de paiements en 2019, soit plus que Visa et Mastercard réunis, pourrait atteindre la capitalisation boursière de 318 milliards de dollars, autant que la banque américaine JPMorgan. Les préventes devaient commencer lundi 26 octobre, d’après Bloomberg, pour une introduction dans les semaines à venir. Alibaba, qui détient 33 % d’Ant, a annoncé acquérir 22 % des actions mises en vente pour garder la main sur l’entreprise.

    Né comme un outil de paiement pour la plate-forme de vente en ligne d’Alibaba Taobao en 2003, Alipay est une société indépendante depuis 2011. Depuis, son portefeuille électronique s’est diversifié pour qu’il devienne un géant de la finance, proposant des placements, des prêts et assurances, effectués en direct, et des centaines d’autres services de la part de partenaires sur l’application Alipay (commande de repas, réservation de taxis, de voyages, paiement de factures…). Autant de services qui offrent à Ant des montagnes de données sur les consommateurs chinois, qui, passées à la moulinette de ses algorithmes, lui permettent d’évaluer la solvabilité de ses clients pour leur proposer des services financiers.

    En dix-sept ans d’existence, cette application a profondément changé le paysage de la finance en Chine. En 2003, Alibaba, alors une plate-forme pour professionnels, lance Taobao, destinée aux particuliers. Mais elle se heurte à la difficulté d’effectuer les paiements à travers les sites Web des banques chinoises, peu numérisées.

    « Le trésor mis de côté »

    Alipay est mis au point quelques mois après le lancement de Taobao. Mais l’adoption du service est difficile, en témoigne la première transaction effectuée : elle est annulée par un étudiant, qui craint une arnaque. Les employés de Taobao doivent l’appeler pour le convaincre de maintenir son achat.

    « Les gens n’avaient pas du tout confiance dans les sites Internet et les achats en ligne. Tout le monde avait peur de se faire arnaquer, de se faire voler son numéro de carte, que les produits ne soient pas livrés, rappelle Matthew Brennan, expert numérique en Chine. On peut dire que la plus grande contribution d’Alibaba à la Chine, c’est d’avoir été pionnier pour les transactions en ligne et d’avoir donné confiance aux consommateurs. »

    L’activité se répartit désormais dans quatre domaines : le paiement, le placement financier, le crédit et l’assurance.

    Le premier créé concerne les paiements en ligne et dans les magasins physiques, grâce à des codes-barres QR omniprésents dans les points de vente depuis 2011, avec la systématisation des smartphones.

    Viennent ensuite les produits de placements, en 2013, alors que la finance en ligne explose, avec une myriade de nouveaux acteurs plus ou moins douteux. Alipay démarre avec Yu’e Bao (« le trésor mis de côté »). Connecté à l’application, le service est simple et rapide, et permet de placer ses économies à partir de 0,1 yuan, avec la possibilité de les retirer instantanément. Présenté comme le produit d’investissement des masses, condamnées à voir leur argent végéter dans les grandes banques chinoises, le fonds dépasse les 100 milliards de yuans (12,6 milliards d’euros) dès la première année. Aujourd’hui, Yu’e Bao est devenu une porte d’accès à une trentaine de fonds monétaires, mais le produit financier a perdu une partie de son intérêt en Chine, après une série de mesures imposées par le régulateur financier pour réduire les risques.

    Une révolution

    Mais Ant ne s’est pas arrêté là : depuis 2015, l’entreprise propose un service de paiements différés, l’équivalent d’une carte de crédit en ligne, Huabei, ainsi qu’une véritable offre de crédits à la consommation, Jiebei. Là encore, le régulateur empêche Ant de jouer le rôle d’une banque, mais le géant technologique s’en accommode : grâce à l’accès aux données de ses utilisateurs, Alipay évalue la solvabilité de ses clients et vend son analyse aux acteurs traditionnels. Ant gagne beaucoup, mais gère peu de fonds, transférant les risques à d’autres.

    En 2018, il a ajouté une quatrième corde à son arc : après avoir assuré des colis pendant une quinzaine d’années, l’entreprise propose sa propre offre d’assurance. Aujourd’hui, le paiement et le crédit représentent 80 % du chiffre d’affaires d’Ant, la gestion de fortune et l’assurance apportant le reste.

    « Avant l’émergence de la finance en ligne en Chine, le marché était monopolisé par les grandes banques d’Etat, et les principaux bénéficiaires de ces fonds étaient aussi des entreprises d’Etat, explique Jiazhou Wang, professeur de finance à la City University de New York. De ce fait, on avait 80 % des demandeurs, principalement des consommateurs individuels et des PME, qui étaient en concurrence pour obtenir les 20 % de ressources restantes. Beaucoup se retrouvaient à emprunter sur le marché de la finance souterraine à un coût exorbitant : les intérêts pouvaient atteindre 30 % à 50 %, comparés à des intérêts à un chiffre dans les banques d’Etat. Ant a fourni un moyen alternatif de financer ces gens-là. Cela a une valeur énorme pour l’économie ! »

    Cependant, son développement pourrait être freiné. En Chine, il existe un risque réglementaire fort. « Nous pensons qu’Ant [l’]a bien géré par le passé, et ne sommes pas excessivement inquiets », estime Kevin Kwek, un analyste du cabinet Bernstein. De même, Alipay, qui assure 55 % des paiements mobiles du marché chinois, est confronté à la rude concurrence de son rival Tencent, qui en assure 40 %, d’après une étude de la société iResearch publiée fin juin. Enfin, à l’international, où Ant reste peu actif, les menaces de sanctions des Etats-Unis contre les entreprises chinoises qui s’aventurent hors de leurs frontières lui ferment de nombreuses perspectives.

    #Alibaba #Tencent #Alipay #payement #smartphone #technologisme #finance #domination (...)

    ##AntGroup

  • Banques : les chemins de la spéculation
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2020/10/14/banques-les-chemins-de-la-speculation_152228.html


    #capitalisme #finance #spéculation #parasitisme

    L’argent déversé par la Banque centrale européenne, en principe pour relancer l’économie, est donc loin d’être allé à des investissements productifs. Les banques et les grandes entreprises considèrent que les capacités de production sont déjà trop importantes, non pas par rapport aux besoins de la population, mais par rapport au marché solvable. Des sommes gigantesques affluent donc vers la spéculation, ce qui permet à la bourgeoisie de poursuivre son enrichissement. Le reste de la population, lui, ne fait que s’appauvrir, tandis que la société est de plus en plus menacée par une crise financière aux conséquences dévastatrices.

  • Les limites de la transparence
    https://laviedesidees.fr/Les-limites-de-la-transparence.html

    En France comme aux États-Unis, la transparence est devenue une exigence démocratique centrale et sous-tend l’essentiel des législations qui encadrent le #financement de la vie #Politique. Mais cet art de dévoiler des informations cohabite souvent avec la capacité de les dissimuler.

    #démocratie #partis_politiques #Public_Books
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201013_phelippeau.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201013_phelippeau.pdf

  • Déroulé explicatif à propos de la #dette_illégitime. « Il faut bien avoir à l’esprit que la #finance, c’est la science de l’#endettement ».

    Thread by AniceLajnef on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1312302624159526914.html

    Faut-il annuler la dette publique détenue par la banque centrale ?

    Cette question fait débat et divise les économistes. En réalité, cette question est éminemment politique comme nous allons le voir.