• Recevoir des millions pour cacher des milliards : les Pandora Papers démasquent aussi les facilitateurs du crime financier
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/recevoir-des-millions-pour-cacher-des-milliards-les-pandora-papers-demasqu

    Des « facilitateurs » grassement rémunérés, tels que des experts financiers, avocats ou comptables, aident les oligarques, les dictateurs et les criminels du monde entier à s’enrichir illégalement.

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    Ceux dont on ne parle toutefois pas autant dans la couverture médiatique des Pandora Papers, ce sont les facilitateurs, ceux qui s’emploient à aider les mieux nantis à s’enrichir encore plus et à transmettre leur patrimoine en évitant ou en fraudant le fisc. Ils permettent ainsi aux criminels et aux cleptocrates de blanchir leurs avoirs mal acquis.

    Ils ne sont peut-être pas aussi riches que leurs clients, mais ils reçoivent des millions pour cacher des billions.

    L’industrie de la défense de la richesse
    Il existe depuis longtemps une « industrie de la défense de la richesse » bien établie formée de divers professionnels - conseillers, banquiers, avocats, comptables, notaires, agents immobiliers et autres - qui se servent de sociétés-écrans, de bureaux de gestion de patrimoine, de comptes à l’étranger et de fiducies pour aider les gens les plus riches du monde à protéger leur patrimoine des percepteurs d’impôts.

    Ces « facilitateurs » hautement rémunérés aident les oligarques, les dictateurs et les criminels du monde entier.

    Les médias grand public ont déjà beaucoup parlé des crimes, des abus et des méfaits financiers d’États étrangers malveillants et de riches particuliers, mais qu’en est-il des intermédiaires du système financier qui s’occupent des détails et qui fournissent les mécanismes d’évasion aux criminels ?

    Certains membres des élites paient des professionnels et des entreprises de renom pour leur ouvrir des portes politiques, faire pression contre des sanctions, mener des batailles juridiques ou blanchir de l’argent et des réputations. Ce faisant, ces institutions et ces particuliers repoussent les limites de la loi et portent atteinte aux principes de notre démocratie.

    Selon le rapport d’enquête 2020 de Deloitte sur la préparation à la lutte contre le blanchiment d’argent, on estime que le montant total d’argent blanchi chaque année serait l’équivalent de 2 à 5 % du PIB mondial, soit entre 800 milliards et 2 billions de dollars US.

    Les dossiers FinCEN de l’ICIJ nous offrent un aperçu sans précédent d’un monde secret de banques internationales, de clients anonymes et, dans bien des cas, de criminalité financière.

    Ils montrent comment les banques font aveuglément transiter de l’argent par leurs comptes pour des personnes qu’elles ne sauraient identifier, ne signalent qu’après plusieurs années des transactions qui présentent toutes les caractéristiques du blanchiment d’argent et font même affaire avec des clients impliqués dans des fraudes financières et des scandales de corruption publique.

    Les ravages de « l’argent occulte »
    La corruption et les malversations financières sont de par leur nature secrètes et souvent très complexes. L’argent occulte, ou argent noir, (essentiellement, les sommes dépensées afin d’influencer les résultats politiques sans que soit divulguée la source de l’argent) achète l’accès aux tribunaux et aux politiciens, rendant ainsi la société moins juste et moins équitable.

    Ce qui distingue souvent les riches ordinaires des membres de l’oligarchie, c’est que les oligarques investissent dans la défense de la richesse. Ils utilisent leur pouvoir et leur richesse pour en accumuler encore plus, pour faire pression sur les politiciens et pour truquer les règles du jeu afin qu’elles leur conviennent.

    L’un des défis de la lutte contre le crime financier est la course mondiale vers le bas qui se déroule entre les paradis fiscaux, chacun tentant d’attirer des clients en offrant des incitations plus lucratives et un plus haut niveau de confidentialité pour les entreprises. Les facilitateurs de l’industrie de la défense de la richesse élaborent et commercialisent des stratégies, des structures et des systèmes qui permettent d’éviter les obligations fiscales et les contrôles réglementaires.

    Les bases de données sur la propriété effective, conçues pour lutter contre le blanchiment d’argent, sont des mesures de plus en plus populaires dans le monde entier depuis la publication des Panama Papers, qui ont attiré l’attention de la communauté internationale sur les impacts sociaux de l’anonymat des entreprises.

    Si cette tendance se poursuit, on peut espérer que le nombre toujours croissant de gouvernements qui instaurent des initiatives en matière de propriété effective et de transparence fiscale obligera les paradis extraterritoriaux restants, comme les Bermudes, les îles Caïmans et Malte, à suivre le pas pour éviter d’être exclus du système financier mondial.
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    Marc Tassé, Professor, Accounting, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

    #paradis_fiscaux #finance #évasion_fiscale #multinationales #fiscalité #capitalisme #économie #union_européenne #ue #paradis_fiscal #richesse #crime_financier #patrimoine

    • Le marché libre et non faussé, imposé par l’union européenne, c’est la spéculation, donc la hausse du prix du produit quand on en a le plus besoin.
      Ne pas s’étonner des conséquences du marché à court terme.

  • affordance.info : La liberté de financer : Estelle est nue dans le Tipeee.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2021/09/estelle-tipeee-hebergeur-financeur.html

    Free Speech : si c’est gratuit (de pouvoir s’exprimer en ligne) c’est toi le récit.
    Free Reach : si c’est gratuit (d’atteindre de telles audiences) c’est toi le produit.
    Free Funding : même quand c’est toi qui finance, ce n’est toujours pas toi le banquier.

  • German researchers draw up demands for incoming science minister

    With chancellor Angela Merkel’s exit in sight, scientists have a list of reforms and issues they want the next government to tackle

    In her 16 years as Germany’s chancellor, Angela Merkel has overhauled German science, transforming it from under-funded and suffering from brain drain, to well-resourced and attractive to both domestic and visiting academics.

    German government spending on R&D over her tenure rose by €9 billion from 2005 – 2018 and Germany is one of the few EU countries in which combined public and private investment in R&D has reached the European Commission target of 3% of gross domestic product.

    But it hasn’t all been plain sailing. With Merkel’s exit in sight, Germany’s scientists have a list of reforms and issues for incoming government to tackle.

    Easing technology transfer

    One issue that continues to rankle is Germany’s slow and complicated technology transfer system, which is widely viewed as needing a complete overhaul. Scientists with ambitions of starting a company based on their research are often discouraged by complicated rules and administration.

    After years of inaction, researchers are getting frustrated. “Our science and technology policy is too slow and too inflexible,” reads one blunt statement from the Max Planck Society. “The state should enable research, not direct or control it.”

    Stifterverband, an organisation of private companies and research institutions, recently released data showing the share of funding universities get from corporate sources is in decline, and that this is having an impact on the commercialisation of research. "While Germany is at the top in basic research, it is stagnating at German universities in terms of transfer and application,” said Mathias Winde, head of science at Stifterverband.

    Some are hoping BioNTech and Curevac, the two German biotechs that have applied injections of public funding to develop COVID-19 vaccines, have shown politicians what can be done when government administration acts fast.

    “One topic that is really high on the list now is speed,” said Rainer Lange, head of research policy at Wissenschaftsrat, an advisory body to the federal government. Alongside several other research institutes Wissenschaftsrat is calling for administrative hurdles to be removed so that new tech spinoffs can replicate the success of BioNTech and Curevac.

    “We need to analyse how this was possible, and whether or not we can retain some of this spirit in the future,” says Lange.

    It should be noted that before they shot to fame in the pandemic, both of these companies had been working for more than a decade to develop cancer vaccines. Curevac was spun out of the University of Tübingen as far back as 2000, while BioNTech’s move to apply its messenger RNA technology to infectious diseases is based not on research carried out in Germany, but on a license agreement with the University of Pennsylvania, signed in November 2018.

    Whether or not the COVID factor can be bottled, it would appear to be too late for the current government’s own tech transfer initiative, SPRIN-D, set up in 2019 to emulate the approach of the US Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) in backing disruptive research and accelerating innovation.

    The name, Bundesagentur für Sprunginnovation - the Federal Agency for Disruptive Innovation – would seem to make the remit clear, but soon after its launch in 2019, the German Federal Court of Auditors said SPRIN-D needs to follow the same public spending rules as any other semi-state institution.

    Now it’s in a quagmire; trying to fund risky research with high potential, while also justifying its spending to federal fiscal hawks.

    Sprin-D’s head, Rafael Laguna de la Vera, is campaigning for a ‘Sprin-D law’ to be passed in the next legislative period to free it of these restraints. Meanwhile, the German Green Party has proposed an entirely new agency for technology transfer, and other parties are open to the idea.

    Tech sovereignty

    There are other lessons from the COVID-19 pandemic. Developing Germany’s tracking app highlighted technology sovereignty goals for the next government, said Patrick Dieckhoff, secretary general for science policy at Fraunhofer, Europe’s largest applied research organisation.

    While Fraunhofer helped to develop the country’s COVID-19 contact tracing app, rollout ultimately relied on the two US smartphone giants Apple and Google allowing the government to track infections. This reliance caused problems for similar apps in France and the UK.

    “We saw that we don’t have the freedom to operate,” said Dieckhoff. “We depend on large companies which are not European to protect our own security.”

    Fraunhofer is pushing for the next government to develop digital technology through the EU ‘Important Projects of Common European Interest’ programme, in which cross border projects can be developed under relaxed competition rules.

    Germany’s major parties agree that Europe needs to catch up to international rivals. The manifestos of Merkel’s CDU/CSU alliance, the centre left SPD, liberal FDP, and Green party all mention European technology sovereignty, especially in artificial intelligence, digital infrastructure and quantum computing.

    “This is a European question,” said Diekhoff. “Technological sovereignty is a precursor for political sovereignty. This might be a new road for research policy. If you are not at the top of scientific developments, you will not be able to make your own decisions.”

    It’s an issue preoccupying the European Commission, which is taking steps to reduce dependence on technology from elsewhere. The Commission recently announced a €1.2 billion fund for collaborative defence R&D projects, and has said in future that it will base its rules for international scientific cooperation on the principle of ‘open strategic autonomy.’

    However, advice from the Wissenschaftsrat and other research groups cautions against the new German government following calls in Brussels to place constraints on scientists in countries that are held to undermine academic freedom and intellectual property rights.

    “There’s a certain asymmetry sometimes in international relations here,” said Lange. “We need to find a balance here and to have much more open discussions about international R&D cooperation within our system.”

    The German Academic Exchange Service (DAAD) is also wary of scientific research becoming embroiled in foreign affairs. “The coming legislative period will be about securing academic exchange in difficult contexts” in particular with countries that may suppress academic freedom like China or Turkey, DAAD says.

    Christiane Schmeken, DAAD strategy director, is concerned about foreign affairs creeping into the science ministry. “Funding organisations like ours could become instrument[s] to achieve [geopolitical] goals,” she said. “If we end up being considered as being part of the German government, that’s quite a different story.”

    Terms and Conditions

    Researchers are also asserting their rights in a recent debate highlighting the precariousness of employment contracts in Germany.

    Since mid-June scientists have taken to social media to describe their experiences of working through consecutive fixed-term contracts in multiple institutions, and even working on unemployment benefits after their contracts have finished.

    The law affects a majority of academics; approximately 67% of full time university staff had temporary contracts in 2019. If they don’t secure a permanent position after 12 years, researchers are automatically prevented from carrying out contract research work at any German universities.

    The hashtag IchBinHanna used on social media comes from a government video that explains the 2007 Science Contract Act, which set a maximum limit for temporary employment of scientific staff at universities. In it an avatar scientist named Hanna explains that the law prevents incumbents in permanent positions from ‘clogging up’ the system.

    “We have all heard this [clogging up phrase], but it’s a different thing when you hear it in an official video,” said Kristin Eichhorn, one of the organisers of the campaign, who is based at the University of Paderborn.

    German science minister Anja Karliczek has defended the law, but the SPD and the Green Party began to voice their concerns in the closing Bundestag sessions in June.

    The campaign has been picked up by Germany’s Education and Science Union (GEW), which has long lobbied for reform. “The precariousness of academic work is particularly advanced in Germany, but is also on the rise in other European countries,” said Andreas Keller, GEW vice chair and member of the GEW executive board.

    These calls are being heard at an EU level. Keller is also vice president of the European Trade Union Committee for Education, which recently passed a resolution calling for more permanent research positions.

    Researchers’ working rights featured in Portugal’s EU presidency in the first half of this year, with the European Council supporting moves to improve conditions for academic researchers. If the German campaign continues its momentum into the next federal government, it may act as a bellwether of this EU effort.

    For now, Eichorn sees the campaign as a first step on a lengthy path to reform. “I would be happy if we got into an atmosphere where some change would begin,” she said. “This is definitely an issue that will take probably a decade or so.”

    https://sciencebusiness.net/news/german-researchers-draw-demands-incoming-science-minister

    #Allemagne #universités #facs #science #recherche #financement #budget #précarité #précarisation #IchBinHanna #postes #postes_permanents

    ping @_kg_

  • En France, une #éducation inégalitaire dans ses résultats et son financement
    https://www.banquedesterritoires.fr/en-france-une-education-inegalitaire-dans-ses-resultats-et-son-

    Dans l’édition 2021 de ses « Regards sur l’éducation », l’#OCDE met en lumière les #inégalités du système éducatif français. En termes de résultats, ces inégalités se situent le plus souvent dans la moyenne. En termes de #financement, la France sous-dote l’école primaire au bénéfice du collège.

  • Les mineurs de bitcoin produisent autant de déchets électroniques que les Pays-Bas, selon une étude
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_les-mineurs-de-bitcoin-produisent-autant-de-dechets-electroniques-que-le

    L’industrie des mineurs de bitcoin, qui permet la validation des transactions et la création de la cryptomonnaie, a produit 30.700 tonnes de déchets électroniques sur un an en mai, soit autant qu’un pays comme les Pays-Bas, estime une étude.

     » Le cycle de vie des machines (utilisées par les mineurs) est de 1,3 an, c’est extrêmement court par rapport à n’importe quoi d’autre, y compris les iPhones" dont le rythme de remplacement est régulièrement critiqué, explique l’un de ses auteurs, Alex de Vries.

    Pour faire fonctionner le réseau décentralisé du bitcoin, des processeurs valident des transactions et prouvent leur participation à l’exercice en cherchant à deviner le résultat d’équations complexes.

    Ils reçoivent en échange de nouveaux bitcoins, un processus appelé "minage", qui incite les participants à utiliser des microprocesseurs ultra-spécialisés et toujours plus puissants, les machines plus anciennes devenant rapidement obsolètes.

    Utilisation intensive de l’électricité
    Et plus les prix grimpent, plus ce cycle s’accélère : "Au plus haut des prix début 2021, (les déchets émis) pourraient atteindre 64.400 tonnes, ce qui montre la dynamique en place si les prix du bitcoin montent encore", selon l’étude publiée dans le journal scientifique Elsevier, par Alex de Vries, économiste employé de la banque centrale néerlandaise, et Christian Stoll, chercheur au MIT.

    Cela ne représente toutefois qu’une fraction de la production mondiale de déchets numériques (53,6 millions de tonnes en 2020, selon le rapport annuel du moniteur mondial des "e-déchets").

    L’activité des mineurs de bitcoin avait déjà été critiquée pour son utilisation intensive d’électricité.

    Le Cambridge bitcoin electricity consumption index (CBECI) estime que la consommation annuelle du bitcoin pourrait atteindre 98 TWh (térawatt-heure), soit 0,4% de la production électrique mondiale, ou un peu plus que la consommation des Philippines.

    Les avis divergent
    Pour les amateurs de la cryptomonnaie, cette énergie dépensée assure la sécurité du réseau.

    Mais elle inquiète également certains adeptes, de plus en plus nombreux alors que le prix du bitcoin a grimpé de plus de 330% sur un an - la première cryptomonnaie s’échangeait pour 47.410,09 dollars vendredi.

     #bitcoin #blockchain #monnaie #économie #numérique #finance #cryptomonnaie #crypto-monnaie #internet #bitcoins #banque #innovation_disruptive #déchets #pollution #environnement #écologie #plastique #pollutions_ #it_has_begun #eau

  • Intérêts indexés sur la valeur de la maison : des emprunteurs britanniques attaquent leur banque
    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/interets-indexes-sur-la-valeur-de-la-maison-des-emprunteurs-britanniques-at

    Leurs intérêts bancaires, indexés sur l’appréciation du prix de leur maison dont la valeur s’est envolée, ont atteint des sommes astronomiques : des emprunteurs britanniques attaquent la Bank of Scotland, aujourd’hui filiale de Lloyds Banking Group, devant un tribunal londonien, a-t-on appris lundi auprès de leurs avocats.

    Ces prêts contractés à la fin des années 1990 « visaient particulièrement des retraités, même s’il n’y avait pas d’âge minimum », a précisé à l’AFP David Bowman, l’un des avocats du cabinet Teacher Stern, qui défend plus de 150 plaignants dans cette affaire, confirmant une information du Financial Times.

    Selon l’avocat, un couple de plaignants avait par exemple contracté en 1997 un prêt de 55.000 livres adossé à la valeur de sa propriété - 220.000 livres - avec une clause réservant à la banque 75% de la hausse éventuelle de cette estimation. Celle-ci étant aujourd’hui évaluée à 1,2 million de livres, les emprunteurs doivent désormais rembourser « non seulement les 55.000 livres empruntées, mais aussi 792.000 livres » d’intérêts, a dénoncé Me Bowman.

    « Après seulement quelques années, la plupart de ces gens ne pouvaient plus se permettre de sortir de ces produits » à moins de « vendre leur maison, mais sans pouvoir ensuite en acheter une nouvelle, les prix ayant monté partout », a poursuivi l’avocat. Ce sont des intérêts « grossièrement excessifs », avec « des emprunteurs piégés dans leur maison jusqu’à leur mort », notamment en « l’absence de plafond », dénoncent les plaignants dans des conclusions remises à la justice britannique, un document public. Contacté par l’AFP, Lloyds Banking Group a indiqué ne pas souhaiter commenter une affaire en cours.

    Mais dans ses propres conclusions, la banque juge que « les emprunteurs ont obtenu des avantages substantiels », notamment parce que ces prêts, qualifiés d’hypothèques d’appréciation partagée, étaient consentis « sans intérêts ou à un taux d’intérêt inférieur aux taux généralement disponibles à l’époque sur le marché hypothécaire ».

    Une première audience aura lieu en octobre devant la Haute Cour de Londres, destinée à l’organisation du procès, qui devrait se dérouler seulement à la fin de l’année prochaine, selon les avocats des plaignants, qui espèrent une exonération ou a minima une modération des intérêts. Des contentieux similaires avec une autre institution britannique, Barclays, se sont réglés directement entre la banque et les clients du cabinet Teacher Stern, a indiqué l’avocat David Bowman, en précisant ne pouvoir révéler les termes de l’accord. « Nous pensons que 12.000 personnes ont contracté ce type de produit bancaire en 1997-1998 », selon l’avocat.

     #finance #banque #banques #économie #en_vedette #capitalisme #dette #crise #monnaie #hypothèques #banques #économie #dette #hypothèque #multinationales

    • Benoît Poelvoorde saisit la justice pour usage illégal de son nom et de son image
      https://www.lalibre.be/lifestyle/people/2021/09/06/benoit-poelvoorde-saisit-la-justice-pour-usage-illegal-de-son-nom-et-de-son-
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      L’acteur belge a déposé une plainte pénale contre « X » avec constitution de partie civile, ont-ils précisé. Des personnes non identifiées diffusent depuis quelques semaines sur différentes plateformes, sites, réseaux sociaux ou directement par courriel des messages où il est question de prétendus conseils d’investissements que Benoît Poelvoorde aurait donnés en direct dans l’émission de télévision française Quotidien. Cette « information » est totalement fausse, précisent ses avocats, alors que ces messages renvoient vers de prétendues plateformes de trading en ligne de crypto-monnaies destinées aux citoyens belges.

      L’acteur fait savoir via ses avocats qu’il n’a jamais donné une telle interview et qu’il n’a jamais donné le moindre conseil pour investir sur des plateformes en ligne. Il n’a pas non plus donné l’autorisation aux auteurs de ces faux messages d’utiliser son nom et son image.

      Les sites connus relayant ce message ont déjà été signalés au SPF Économie.

      #escroquerie #croyance

  • « Complément d’enquête ». Fake news, la machine à fric - France 2 - 2 septembre 2021
    https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-fake-news-la-machine-a-fric_4736283.html

    Un docu de Aude Fabre de la chaine Aude WTFake et Sylvain Louvet, sur le financement des sites de fake news :
    – par les dons sur les plateformes, notamment Ulule et Tipeee en France
    – et surtout par les publicités (des millions chaque années)

    Pour les dons, les patrons de Tipeee (dont Michael Goldman, fils de JJ) ont un argumentaire exactement Lacambrien : ils sont hébergeurs d’un service, et ils défendront quiconque l’utilise tant que c’est pas illégal selon la loi, et il le dit noir sur blanc : il assume tout, « du plus antisémite au moins antisémite, du plus complotiste au moins complotiste ». C’est beau de défendre abstraitement la liberté, mais ces gens gagnent concrètement des milliers d’euros de commission grace à ces versements, donc c’est pas pour la beauté du geste. Le patron d’Ulule lui, a au final reversé l’intégralité du pourcentage de CA généré par Hold Up (7000€ pour Ulule) a une asso anti désinformation.

    Pour la publicité, c’est Google 99% du temps, et techniquement il est parfaitement possible de bloquer l’envoi des pubs sur tel ou tel site, aussi bien par Google que par les annonceurs. Il s’agit de la principale source de financement de tous ces sites. Certains gagnent des centaines de milliers chaque mois, juste avec ça. Si on coupe cette source, il est à peu près certain qu’il y en aurait beaucoup moins.

    #fake_news #désinformation #financement #dons #publicité #crowdfunding #financement_participatif #Google #AudeWTFake

  • La valeur du jour à Paris Lagardère : Bernard Arnault fragilise Arnaud Lagardère - Boursorama
    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/la-valeur-du-jour-a-paris-lagardere-bernard-arnault-fragilise-arnaud-lag

    (AOF) - Façon Corleone, cette semaine, la famille Arnault règle ses comptes. Après avoir soldé son investissement chez Carrefour, l’homme d’affaires s’attaque à Lagardère. Sa holding familiale Financière Agache va céder sa participation dans Lagardère Capital, la holding personnelle d’Arnaud Lagardère, en contrepartie d’actions du groupe Lagardère. Le titre de ce dernier cède 0,09% à 21,66 euros. Cette décision semble fragiliser un peu plus la position de l’héritier qui a déjà été contraint d’abandonner au printemps le statut protecteur de commandite par action sous la pression de Vivendi et Amber.

    Au printemps 2020, Bernard Arnault avait porté secours à Arnaud Lagardère, en mémoire de son père. Il avait acquis 27% de sa commandite, Lagardère Capital, qui détenait 7,3% de Lagardère SA, pour le protéger des assauts de Vincent Bolloré et du fonds activiste Amber.

    Mais, l’union entre Arnaud Lagardère et le milliardaire du luxe a fait long feu. Ce dernier n’aurait pas apprécié que son "débiteur" ait, quelques semaines plus tard, pactisé avec Vincent Bolloré en acceptant la fin de commandite.

    Surtout, Bernard Arnault aurait mal pris le refus d’Arnaud Lagardère de lui céder le JDD et Paris Match pour 80 millions d’euros. Ce serait d’ailleurs pour éviter que les deux journaux, considérés comme des vecteurs d’opinion, tombent dans l’escarcelle du patron des Echos et du Parisien, que Vincent Bolloré se serait mis à négocier avec Arnaud Lagardère. En échange de la fin de la commandite, il a hérité du poste de PDG de la société qui porte son nom.

    La décision de Bernard Arnault a pour conséquence de réduire le poids d’Arnaud Lagardère au capital du groupe.

    Actuellement, le premier actionnaire de Lagardère SA, Vivendi, détient 27%, Amber, 18%, et Lagardère Capital, 14%, le Qatar, 12% et Financière Agache, 7,2%

    A l’issue de l’opération, bouclée au plus tard début octobre, Bernard Arnault détiendra 3,9 millions d’actions Lagardère SA, soit 9,97% du capital et 7,90% des droits de vote. Le patron de LVMH sera alors libre de les vendre selon son bon vouloir.

    En revanche, Lagardère Capital, soit Arnaud Lagardère, voit mécaniquement sa participation dans Lagardère SA passer de 14% à un peu plus de 11%.

    AOF - EN SAVOIR PLUS

    La presse magazine en effervescence

    En deux ans cette presse a considérablement évolué en France. Les trois groupes leaders (Lagardère, Bertelsmann et Mondadori) se sont quasiment désengagés pour laisser la place à de nouveaux acteurs. Le groupe Lagardère ne conserve aujourd’hui que « Paris Match » et le « JDD ». Les titres « Elle », « Version Femina », « Télé 7 Jours », « France Dimanche », « Ici Paris » ont été cédés à un nouvel entrant, Czech Media Invest (CMI), contrôlé par le tchèque Daniel Kretinsky.

    Pascal Chevalier, issu de la Net économie, s’est, lui, emparé de Mondadori France (« Grazia », « Biba », « Closer », « Science & Vie ») l’an passé, après avoir repris « Marie France » en 2013. Son groupe dispute désormais la position de leader avec Prisma Media qui pourrait tomber dans le giron de Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré. Prisma Media détient notamment les titres « Femme Actuelle », « Geo », « Gala », « Voici », « Télé-Loisirs » et « Capital ».

    #medias #finance

    • Comment la justice s’est retournée contre Lagardère
      https://www.bfmtv.com/economie/comment-la-justice-s-est-retournee-contre-lagardere_AN-202109030005.html

      Le Parquet national financier confirme à BFM Business avoir ouvert une enquête sur le groupe Lagardère. A l’origine, c’est pourtant son patron Arnaud Lagardère qui avait porté plainte contre le fonds Amber en 2018.

      Arnaud Lagardère fait la cruelle expérience de « l’arroseur arrosé ». Le PDG du groupe Lagardère mène depuis trois ans une bataille acharnée contre le fonds activiste Amber Capital, qui détient aujourd’hui 18% du capital. En 2018, il a lancé une offensive judiciaire qui se retourne aujourd’hui contre lui.

      Le Parquet national financier (PNF) a confirmé à BFM Business avoir ouvert une information judiciaire pour « d’abus de pouvoir, de présentation de comptes inexacts, de diffusion d’informations fausses ou trompeuses, d’abus de biens sociaux et d’achat de votes ». L’enquête est passée au stade supérieur avec la nomination d’un juge d’instruction et se concentre sur le groupe Lagardère et les sociétés personnelles d’Arnaud Lagardère. Le groupe conteste ces accusations, toute infraction ou irrégularité. Amber n’a pas souhaité commenter.

      En octobre 2018, Arnaud Lagardère porte plainte contre le fonds Amber pour délit d’initiés. Au cœur du sujet, le vote du Qatar, lui aussi actionnaire du groupe, lors de l’assemblée générale de mai 2018. Quelques jours avant, l’émirat vote en faveur des propositions d’Amber qui souhaite entrer au conseil d’administration de Lagardère.

      Mais quelques jours plus tard, il se rétracte et change son vote. Lagardère estime qu’Amber a utilisé cette information privilégiée pour racheter, entre temps, des actions.
      Les flux financiers entre les sociétés d’Arnaud Lagardère

      Suite à cette plainte, le PNF a ouvert, en mai 2019, une information judiciaire et a confié l’enquête à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ses investigations ont duré un an et le fonds Amber leur a livré une série de documents qui a conduit le gendarme des marchés à ne pas poursuivre le fonds activiste.

      En revanche, selon nos informations, plusieurs éléments apportés par la défense, ont poussé les enquêteurs de l’AMF à regarder dans une autre direction : celle du plaignant Lagardère. Les comptes de la société d’Arnaud Lagardère, Lagardère Capital Management (LCM) et des courriels sont au cœur de son rapport. Les flux financiers entre LCM, société à but professionnel d’Arnaud Lagardère, et sa société personnelle Lagardère SAS semblent avoir attiré l’attention de la justice pour, notamment, les motifs d’"abus de bien social" et « comptes inexacts », nous décrypte une source.

      L’enquête de l’AMF a été envoyée au PNF qui, au printemps dernier, a donc décidé de saisir un juge d’instruction pour poursuivre les investigations. « La justice s’est complètement retournée contre Arnaud Lagardère », résume une source proche de Lagardère.
      Son poste de PDG déjà ciblé

      Depuis, au mois de mai, les deux belligérants ont signé un accord qui met fin à leurs poursuites mutuelles. Mais l’instruction du PNF était déjà lancée. La menace judiciaire est réelle même si l’enquête devrait durer de longs mois. Elle n’est pas passée inaperçue du côté des adversaires d’Arnaud Lagardère, Vivendi et Amber en tête.

      « S’il venait à être mis en examen, il ne pourra pas garder son poste de PDG très longtemps », souligne une autre source.

      Et pour cause, en 2018, Vincent Bolloré avait précipitamment quitté la présidence de Vivendi, laissée à son fils Yannick, quelques jours avant sa mise en examen pour corruption dans le cadre des affaires de son groupe familial en Afrique. Une « jurisprudence » qu’il aura à cœur d’imposer à Arnaud Lagardère.

  • Fraude aux cryptomonnaies : le gendarme boursier américain poursuit BitConnect
    https://www.letemps.ch/economie/fraude-aux-cryptomonnaies-gendarme-boursier-americain-poursuit-bitconnect

    Le gendarme de la Bourse américaine, la SEC, a engagé des poursuites contre une société de prêts en ligne en cryptomonnaies, et ses dirigeants, accusés d’avoir escroqué 2 milliards de dollars (1,69 milliards d’euros) d’investissements.

    La plateforme BitConnect et son fondateur Satish Kumbhani proposaient d’investir des titres dans un programme de prêts qui devait rapporter gros, selon la plateforme. BitConnect était supposé utiliser son « logiciel-robot propriétaire de courtage volatil » pour faire fructifier ces fonds déposés, explique un communiqué de la SEC mercredi.

    Cependant, la SEC affirme qu’au lieu d’utiliser les fonds dans ces investissements et ces échanges, BitConnect et ses dirigeants les ont « siphonnés » pour leur propre bénéfice en les transférant en cryptomonnaies sur des portefeuilles numériques à leur nom et celui du promoteur de leur opération, Glenn Arcaro. Celui-ci était en charge d’attirer les clients sur son site web créé pour l’occasion, Future Money.

    Des accords à l’amiable signés
    La SEC les accuse d’avoir « volé des milliards de dollars à des particuliers du monde entier en exploitant leur intérêt dans les cryptomonnaies », a indiqué Lara Shalov Mehraban, directrice régionale de la SEC à New York.

    La plainte de la SEC accuse les défendeurs d’avoir violé les dispositions antifraude et d’enregistrement des valeurs mobilières imposées par la loi fédérale. Elle vise à obtenir la restitution des fonds confiés, des intérêts et des sanctions civiles.

    La SEC a déjà signé deux accords à l’amiable avec cinq des prévenus. Dans une action parallèle, le département de la Justice a indiqué que Glenn Arcaro avait plaidé coupable dans cette affaire.

    #cryptomonnaie #bitcoin #blockchain #libra #cryptomonnaies #monnaie #économie #crypto-monnaie #bigdata #finance #numérique #escroquerie #évaporation #BitConnect #dette

  • Juteux business des tests PCR : Londres inflige 82 cartons rouges et radie 57 prestataires
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/juteux-business-des-tests-pcr-londres-inflige-82-cartons-rouges-et-radie-5

    Face aux multiples irrégularités constatées sur le marché dérégulé des tests PCR outre-Manche, le ministère de la Santé britannique suivi par le gendarme de la concurrence se sont décidés à agir, alors que l’association de défense des consommateurs Which tire le signal d’alarme depuis six mois. Les compagnies aériennes, notamment low cost, critiquent cette libéralisation du marché des tests PCR dont la cherté est pour certains vacanciers, notamment les familles, un frein pour se rendre au Royaume-Uni.


    Le gouvernement a créé un marché où chaque prestataire fait ses prix comme il l’entend. Mais, malgré la grande liberté de commerce dont jouissent les acteurs présents, de nombreuses sociétés sont tentées de tricher. Sur les prix d’abord, mais aussi sur les prestations : certaines ne sont tout simplement pas capables d’assurer jusqu’au bout la transaction dûment payée, et de nombreuses plaintes montrent une incapacité sinon une mauvaise volonté à rembourser les clients lésés. (Crédits : GONZALO FUENTES)

    Contrairement à la France où les tests pour entrer et sortir du territoire sont « gratuits » pour les résidents dans le pays, c’est-à-dire payés par la collectivité et donc totalement encadrés par l’action de service public et d’urgence sanitaire, le gouvernement britannique a choisi de laisser la logistique des tests Covid-19 presque entièrement aux mains du secteur privé.

    Certes, il existe des tests gratuits : ceux pratiqués à l’hôpital public et réservés aux patients symptomatiques. Tous les autres tests sont payants - ceux qui permettent d’obtenir un certificat sanitaire pour entrer ou sortir du Royaume-Uni pour raisons professionnelles ou touristiques.

    La possibilité de commercialiser ce service en pratiquant des prix sans contraintes a abouti à une offre difficile à lire pour les consommateurs mais aussi à contrôler par les autorités : en effet, les prix peuvent varier de 20 livres (*) à... 359 livres (23 euros à 420 euros), et ces différences sont en quelque sorte justifiées par les autorités elles-mêmes, https://www.find-travel-test-provider.service.gov.uk/test-type/amber#list-of-test-providers qui exposent sans inhibition l’argument du « niveau de prestation » offert :

    « Les prix peuvent différer d’un fournisseur à l’autre pour un certain nombre de raisons, par exemple pour refléter différents niveaux de support client. Contactez les fournisseurs pour obtenir des informations détaillées sur les produits et les prix. Certains fournisseurs peuvent proposer une gamme de forfaits à des prix différents avec des compléments supplémentaires, tels que la livraison premium », indique le gouvernement sur son site Gov.uk

    Parmi les centaines de sociétés qui se sont engouffrées sur ce nouveau marché et qui ont été accréditées par les autorités, on compte bien sûr les établissements physiques classiques comme des cliniques (aux prix élevés) mais aussi de nouveaux entrants comme des fournisseurs via internet. Ces prestataires en ligne proposent de fournir des kits de tests à domicile, d’assurer la logistique des prélèvements, la vérification médicale en laboratoire, et enfin la délivrance de résultats officiels permettant à tous les demandeurs testés négatifs de pouvoir présenter un certificat ad hoc pour pouvoir se rendre à l’étranger ou être autorisé à résider au Royaume-Uni.

    Le gouvernement a donc créé un marché où chaque prestataire fait ses prix comme il l’entend. Mais, malgré la grande liberté de commerce dont jouissent les acteurs présents, de nombreuses sociétés sont tentées de tricher. Sur les prix d’abord, mais aussi sur les prestations : certaines ne sont tout simplement pas capables d’assurer jusqu’au bout la transaction dûment payée, et de . . . . . . .

    #test_pcr #pcr #tests #bénéfices #finance #gros_sous #covid-19 #coronavirus #sars-cov-2 #pandémie #covid #santé #cas_contact #travail #contacttracing #covid19 #Angleterre

  • A Grant to Tackle Diversity in Video Games French Schools | French Culture
    https://frenchculture.org/film-tv-and-new-media/13653-grant-diversity-video-games

    The French video game industry is popularand is constantly looking for more and more employees. In 2020, the French video game market achieved its best performance and showed a growth of + 11.3%. However, the studies leading to this sector are expensive, creating a barrier for many people who would like to move towards such studies. It’s A socially unfair barrier that also penalizes the creativity of the sector.

    This observation of social equity and need for creative diversity led several industry professionals to create the Bourse Jeux Video, a grant for video games students. This grant was launched during Spring 2020. This initiative, supervised by the Loisirs Numériques association, addressed the lack of social diversity among professionals’ profiles.

    Une bourse pour les étudiants exclus, du fait notamment de contraintes économiques, des études de jeux vidéo doit les aider à poursuivre dans cette voie.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #loisirs_numériques #études #financement #bourse #bourse_jeux_vidéo #diversité #snjv #syndicat_national_du_jeu_vidéo #éducation

  • Covid : 7 hôpitaux israéliens dépassés par le nombre de patients Par Times of Israel Staff
    https://fr.timesofisrael.com/covid-7-hopitaux-israeliens-depasses-par-le-nombre-de-patients

    Ces établissements avertissent qu’ils ne pourront plus accepter les patients atteints de la COVID-19

    Les directeurs de sept hôpitaux publics ont affirmé dimanche que leur unité Corona avait atteint leur limite. Ils menacent de ne plus être en mesure d’accepter de nouveaux patients atteints de la COVID-19 dès demain.

    Lors d’une conférence de presse, les dirigeants des hôpitaux ont invoqué la négligence du gouvernement et ont relancé une campagne de protestation publique contre ce qu’ils considèrent être un manque de financement permanent et une incapacité à prendre des mesures adéquates pour soutenir le système de santé après 16 mois de crise.

    « Nous avons été abandonnés au plus fort de la crise du coronavirus », affirment-ils. « Nous avons atteint la crise la plus dramatique de notre histoire. »

    « Dans la situation actuelle, nous ne pouvons pas continuer les traitements. Nous n’avons pas d’équipement ni de moyens, mais des salaires à payer. Notre conscience nous oblige à arrêter de traiter les patients atteints de coronavirus à partir de demain, » a déclaré le Dr Ofer Marin, directeur de l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem.


    Le personnel du centre médical Shaare Zedek portant des vêtements de protection déplace des patients vers la nouvelle salle de coronavirus de l’hôpital à Jérusalem, le 7 janvier 2021. (Olivier Fitoussi / Flash90)

    Israël a par ailleurs lancé dimanche une campagne de tests sérologiques anticoronavirus pour les enfants de trois ans et plus afin d’étudier les anticorps développés par les jeunes non vaccinés à la veille de la rentrée scolaire.

    Le mois dernier, le directeur général du ministère de l’Education, Yigal Slovik, avait affirmé que les fermetures d’écoles l’année dernière avaient causé « des dommages sociaux et émotionnels » aux élèves, avec « une augmentation de 44 % des risques de suicide ».

    Au total, plus de 970 000 contaminations ont officiellement été recensées en Israël, dont plus de 6 700 décès. Plus de 5,4 millions de personnes ont reçu deux doses de vaccin, soit 58 % de la population, et quelque 1,2 million une troisième.

    Le pays avait été l’un des premiers à lancer, dès la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination ayant permis de faire chuter drastiquement les infections.

    Les contaminations sont toutefois reparties à la hausse ces dernières semaines avec la propagation du variant Delta chez des adultes non vaccinés mais aussi chez des personnes ayant reçu leurs doses il y a plus de six mois.

    #vaccination #crise_sanitaire #médecin #médecins #covid-19 #coronavirus #santé #covid #sars-cov-2 #pandémie #finance #Fric (Il n’y en plus pour la #santé en #Israel )

  • Un cambriolage record de cryptomonnaies chez Poly Network par des pirates informatiques
    Le vol, évalué à 600 millions de dollars par des experts, est le plus important jamais observé par le secteur. La société Poly Network a invité les hackers à « (leur) parler pour trouver une solution »

    #Poly_Network, une société spécialisée dans les transferts de #cryptomonnaies, a rapporté mardi un vol record, le plus gros jamais observé par le secteur, évalué à 600 millions de dollars (512 millions d’euros) par des experts.

    « Cher hacker (...) nous voulons entrer en communication avec vous et vous exhorter à rendre les actifs que vous avez piratés », a écrit l’entreprise Poly Network dans une lettre adressée aux pirates informatiques et publiée sur Twitter. « La somme d’argent que vous avez piratée est la plus grosse dans l’histoire de la finance décentralisée. Cet argent vient de dizaines de milliers de membres de la communauté crypto. »

    https://twitter.com/PolyNetwork2/status/1425123153009803267/photo/1

    En tout, le vol de #jetons d’#Ethereum, #BinanceChain et #OxPolygon représente quelque 600 millions de dollars, selon des calculs d’utilisateurs comme le chercheur en #cybersécurité et spécialiste de l’Ethereum #Mudit_Gupta.

    Sur Twitter, l’entreprise a publié les adresses utilisées par les hackers, et appelé les détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies à les « blacklister ».

    Les piratages, une tendance « alarmante »

    Les transferts de #bitcoins et autres #crypto-actifs reposent sur la technologie de la #blockchain, qui permet a priori de se passer d’intermédiaires comme les banques, les transactions se faisant directement d’utilisateur à utilisateur.

    « Les autorités de n’importe quel pays vont considérer vos méfaits comme un crime économique majeur et vous serez poursuivis. (...) Vous devriez nous parler pour trouver une solution », insiste Poly Network dans sa lettre.

    Fin avril, les vols de cryptomonnaies, piratages et fraudes avaient atteint 432 millions de dollars (368,7 millions d’euros) en tout, selon #CipherTrace. « Ce chiffre peut sembler petit comparé aux années passées, mais si on regarde plus en détail, on observe une tendance alarmante : les piratages dans la #finance_décentralisée représentent désormais plus de 60% du volume total des #piratages et #vols », constate le cabinet spécialisé.
    #monaie #argent

  • #Suisse : Une nouvelle banque en ligne conçue spécifiquement pour les femmes sb/iar/gma
    https://www.rts.ch/info/economie/12404983-une-nouvelle-banque-en-ligne-concue-specifiquement-pour-les-femmes.html

    Fea Money, une nouvelle banque sur smartphone qui devrait démarrer ses activités l’automne prochain, propose une offre financière spécialement élaborée pour les femmes. Elle souhaite se démarquer des autres banques en ligne qui émergent pour offrir des services ciblés sur un marché de niche.

    En Suisse, plusieurs banques sur smartphone sont déjà actives et offrent des services meilleur marché que les banques traditionnelles. Fea Money, basée à Zurich, propose des produits destinés spécialement aux femmes, notamment un compte pour les mères de famille.

    L’application s’accompagne également d’une plateforme d’échange et de coaching qui propose un suivi personnalisé. Celui-ci pourrait permettre de « pousser les femmes à prendre leurs finances en main », selon Sarah Genequand, autrice du livre « Ce que valent les femmes », ouvrage de finance pour les femmes.

    Ces banques en ligne représentent toutefois encore des produits de niche, plus attrayants pour les jeunes que pour les générations antérieures, qui sont souvent réticentes aux services dématérialisés.

    Fea is the first FinTech mobile App which aims to provide banking services to the millions of women who want to take control of their money and the way they use it pic.twitter.com/lWSnDAJwJ3
    -- Fea Money (@FeaMoney) September 26, 2020

    D’autres produits spécifiques destinés aux femmes
    En Suisse, d’autres projets destinés aux femmes ont déjà été lancés. En 2002, Vontobel a lancé sa plateforme « Women and Finance ».

    « Elle a été créée dans le but de fournir aux femmes une possibilité d’élargir leurs connaissances au niveau financier et économique. L’objectif était d’avoir une plateforme éducationnelle et à la fois de réseautage. Aujourd’hui nous sommes en réflexion pour faire évoluer cette plateforme avec les nouvelles technologies », explique Corinne Mory, conseillère à la clientèle pour Vontobel et créatrice de la plateforme.

    Selon elle, la finance a longtemps été un bastion masculin, mais la situation a évolué. « Aujourd’hui les femmes ont des professions indépendantes et elles souhaitent gérer leurs avoirs. Il y a aussi le fait qu’elles se retrouvent peut-être seules avec des enfants. Les femmes ont plus une responsabilité financière par rapport à leur famille », indique Corinne Mory.

    Matinale : Des services bancaires spécifiquement pour les femmes ? Interview de Corinne Mory (vidéo) / La Matinale / 5 min. / aujourd’hui à 07:19
    https://www.rts.ch/play/tv/la-matinale/video/des-services-bancaires-specifiquement-pour-les-femmes-interview-de-corinne-mory-

    #finance #banque #banques #genre #bourse #spéculation #économie #capitalisme #femmes égalité du droit à se faire plumer #escroquerie

  • Un navire poubelle se fait la malle à Sète 26 juil. 2021 - robindesbois.org
    https://robindesbois.org/un-navire-poubelle-se-fait-la-malle-a-sete

    L’Odeep One, 190 m de long, immobilisé dans le port de Sète depuis novembre 2019, a quitté le port comme un voleur après avoir acquis le pavillon sous normes de Saint-Kitts-et-Nevis.

    Le centre de sécurité des navires de Sète n’a pas été informé de ce départ. Il avait pourtant prévenu le consignataire et l’armateur qu’une inspection à bord était obligatoire avant tout mouvement du navire ciblé par le Mémorandum de Paris sur le contrôle des navires par l’Etat du Port. L’Odeep One est à cette heure au sud de la Sardaigne, il se dirige vers Malte à petite vitesse. Sa destination finale est sans doute la casse en Turquie. La dernière inspection de l’Odeep One date d’octobre 2019 à Nowy Port en Pologne. Il venait de sortir pour réparation d’un chantier de Gdansk. L’histoire de l’Odeep One est résumée dans le n°61 de « A la Casse » publié en novembre 2020 sous le titre « Le cimetière maritime de Sète » qui englobe les cas du Rio Tagus et de l’Odeep One ( https://robindesbois.org/wp-content/uploads/Odeep-One_Sete_A-la-casse-no-61_robin-des-bois.pdf ).


    Le port de Sète a mobilisé un pilote et des remorqueurs pour faciliter la fuite du navire. L’Odeep One a été responsable au moment de son départ d’un dégazage qui a obligé la ville de Sète à fermer momentanément par précaution les plages des criques de la Vigie et de l’Anau. Le départ de l’Odeep One n’était évidemment pas signalé sur le site internet spécialisé du port de Sète. L’Odeep One appartient aujourd’hui à un financier hollandais.

    Sète-Colombo : la folle cavale de l’Odeep One 30 juil. 2021 - robindesbois.org
    https://robindesbois.org/sete-colombo-la-folle-cavale-de-lodeep-one

    Le navire vétuste ciblé par le Mémorandum de Paris sur le contrôle des navires par l’Etat du Port s’est échappé de Sète le vendredi 23 juillet avec la complicité du port. L’Odeep One a provoqué dans sa fuite 2 pollutions par hydrocarbures dans les bassins du port et à la sortie du chenal. Le Centre de Sécurité des Navires (CSN) basé à Sète n’a pas été informé de ce départ. Hier 29 juillet, l’Odeep One a souté dans les eaux territoriales de Malte et se dirige maintenant sur Colombo (Sri Lanka). Le suivi attentif de la trajectoire de l’Odeep One entre Sète et Malte par Robin des Bois et d’autres spécialistes a démontré qu’il se heurte à des problèmes mécaniques. Sa vitesse moyenne est de 5 à 6 nœuds avec des phases à un ou 2 nœuds.

    L’Odeep One, ex-Petersburg, ex-Mukran, construit en 1986, était un train-ferry d’une capacité de 150 passagers, 200 véhicules routiers et 49 wagons. En avril 2018, il a subi des réparations dans un chantier naval de Tallinn (Estonie) et 2 mois plus tard, il a été saisi par des créanciers. Il a alors été racheté par l’armateur français OFW (Ocean Fresh Water) qui prétendait se lancer dans le pompage d’eau de mer en profondeur et la fabrication d’eau de boisson après traitement dans une unité embarquée de dessalement et d’embouteillage. Le visionnaire qui a toujours bénéficié de la bienveillance du port héraultais et de la presse locale s’est heurté à des difficultés techniques et financières. Cependant, jamais à court d’idées humanitaires et commerciales, il a reçu au printemps 2020 de la part de l’administration française l’autorisation de fabriquer et d’embouteiller à bord des gels hydro-alcooliques. Cette autorisation lui a été retirée quelques semaines ou mois après pour des non-conformités. Les doutes subsistent sur la présence à l’heure actuelle de lots de gels hydro-alcooliques à bord de l’Odeep One.

    Hier en fin d’après-midi, à la suite d’échanges entre Robin des Bois et le CSN, nous avons reçu le message suivant :
    « Je vous informe qu’un message concernant l’escale de l’ODEEP ONE a été adressé cet après-midi aux autorités du contrôle par l’état du port de Malte via l’application européenne THETIS.
Ce message est également attaché aux données du navire et pourra être consulté par les autorités des éventuels ports d’escales dans la zone du Mémorandum de Paris. »

    Robin des Bois estime que l’Odeep One est un fuyard et qu’il expose son équipage à des risques de naufrage ou d’avarie grave comme une explosion dans le compartiment machines. Après avoir quitté le chantier de Gdansk où il a subi de nouveaux travaux après son rachat par OFW, il a fait l’objet d’une inspection dans le cadre du Mémorandum de Paris en octobre 2019. Vingt déficiences ont été constatées par les inspecteurs polonais à Nowy Port. Certaines d’entre elles concernaient des non-conformités à la convention MARPOL pour la prévention des pollutions des navires. L’Odeep One a alors été détenu pendant 16 jours et c’est dans cet état de précarité qu’il est arrivé à Sète en novembre 2019. Sète, enthousiasmé par les projets fumeux ou fumistes d’OFW, lui a réservé le meilleur accueil et une place de choix au môle Masselin. Cependant au fil du temps, l’Odeep One est devenu un poids mort et financier ne s’acquittant pas de ses droits de quai et le port de Sète déjà encombré par le Rio Tagus cherchait depuis plusieurs mois le moyen de s’en débarrasser tout en sachant que le départ de l’Odeep One serait assujetti à une inspection obligatoire de l’Etat du Port, c’est-à-dire la France.

    Aujourd’hui même, Robin des Bois porte plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, à savoir les membres de l’équipage de l’Odeep One, et pour pollutions par substances toxiques auprès du tribunal judiciaire de Marseille.

    La route de l’Odeep One telle qu’elle est annoncée par son AIS (Automatic Identification System) prévoit un retour vers le détroit de Gibraltar et le contournement de l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Cette option pourrait éventuellement permettre l’arraisonnement de l’Odeep One par des forces navales européennes et son déroutement vers un port européen. L’autre option serait le franchissement du canal de Suez qui paraît toutefois peu probable pour des raisons financières et de sécurité.

    Robin des Bois suit heure par heure le parcours chaotique de l’Odeep One. La destination Colombo, même si elle peut être considérée comme une étape vers la démolition au Pakistan, au Bangladesh ou en Inde, est bien à l’image du cynisme des nouveaux propriétaires de l’Odeep One basés à Singapour. Toute la côte est du Sri Lanka et notamment les eaux autour de Colombo sont sous le coup de l’incendie et du naufrage du X-Press Pearl survenu fin mai-début juin 2021.

    Odeep One – Communiqué n°3 30 juil. 2021 - robindesbois.org
    https://robindesbois.org/odeep-one-communique-n3

    Il s’avère que les autorités maltaises ont elles aussi laissé filer l’Odeep One et qu’il fait route vers la Méditerranée orientale avec la perspective de traverser le canal de Suez pour rejoindre l’Océan Indien. Robin des Bois vient d’envoyer un message à l’autorité du Canal de Suez en lui recommandant d’interdire l’accès au canal de l’Odeep One. La trajectoire du fuyard sera régulièrement mise à jour sur la page Facebook de Robin des Bois.

    #navire #poubelle #dégazage #Sète #pollution par #hydrocarbures #Malte #Saint-Kitts-et-Nevis #finances #Pays_bas

  • Robinhood Promises Free Trades. Did Alex Kearns Pay With His Life? – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/politics/2021/04/robinhood-gamestop-free-trades-alex-kearns

    aiju Bhatt and Vlad Tenev came up with the idea for Robinhood in 2012, after witnessing Occupy Wall Street. The protests, they’ve said, represented a boiling over of grievances among their generation, directed at the big banks that set off the 2008 financial crisis. Tenev and Bhatt, then in their mid-20s, friends going back to meeting as physics majors at Stanford, wanted to build something that might give their fellow millennials access to the wealth-growing power of the market. At the time brokerages charged $7 to $10 per trade. The idea for a $0 fee trading app, named after a wealth-redistributing outlaw, was born.

    While the app was in development, Robinhood built up its antiestablishment identity and courted millennials with teaser videos that razzed traders on the stock exchange floor, and with a lineup of celebrity investors—eventually growing to just about everyone from Ashton Kutcher to Jay-Z—who’d all come of age in the same Y2K moment as their target audience. Online, they created a minimalist launch page where interested people could drop their email address for access to beta versions of the app—and gamified it by allowing people to move up the line by referring friends.

    “The fact that we’re a brokerage leads people to think that a service like Robinhood should exist to make money,” Tenev said at the conference. “But that’s really not the case. The purpose of Robinhood is to make buying and selling stocks as frictionless as possible. If we make money as a side effect of that, that’s great.”

    But Robinhood’s profitability wasn’t a side effect of being frictionless. It was very much the point. From founding, its business model was dependent on customers trading frequently, allowing the company the chance to earn a different kind of commission—known as PFOF, or “payment for order flow”—from every transaction. The payments are essentially a finder’s fee given to Robinhood by so-called market makers, the Wall Street firms who make money executing individual investors’ trades. Since launch, Robinhood has enthusiastically embraced PFOF, arranging favorable rates that eclipsed other brokerages’, making it the company’s single largest source of revenue. The money flows evoke a key lesson of the digital age: If something is free, then you’re not the customer—you’re the product being sold.

    “Robinhood and the high frequency trading firms have the same incentives, which is to cause there to be as much trading as humanly possible, to create as much flow as humanly possible, which maximizes profits for the executing dealers and Robinhood,” says Dennis Kelleher, the president of Better Markets, a Wall Street reform nonprofit.

    As Sen. Elizabeth Warren pointed out in a February letter to Citadel’s CEO, the practice means the “more shares they see, the more bread crumbs they take.” It can also encourage brokers to seek market makers that will give them the best PFOF, rather than the best prices for their customers—despite an Securities and Exchange Commission (SEC) mandate known as the “best execution” rule that requires brokers to always seek the best deal for customers

    From its founding days, the app’s interface was overseen by Bhatt, who pushed an inviting feel in contrast to the intimidating or alienating vibe of other brokerages’ interfaces, full of analyst ratings and finance-speak. “We make use of simple colors to remove as much information as possible,” a company designer told a trade publication.

    “Baiju is someone who really cares about minimalism and clean design,” an early Robinhood design staffer told me. “It was important to him to build a trading platform in the most minimal way possible.”

    Robinhood also pioneered the selling of fractional shares, which Natasha Dow Schüll, an anthropology professor at NYU who wrote a book about addictive gambling design, compares to penny slots—small stakes bets that make users feel less risk and thus invite them to trade more. The app’s default settings flood users with emoji-laden push notifications that can coax customer trades. For new joiners, the notices direct them to lists of the app’s most popular stocks, or of “Daily Movers”: the 20 stocks with the biggest daily percent change in price—regardless of if the price went up or down. As Vicki Bogan, a professor and behavioral finance expert at Cornell’s business school, told a recent congressional hearing, such “cues, pushes, and rewards” work to “exploit natural human tendencies for achievement and competition…to motivate individuals to make more trades.”

    Parts of the app remind Schüll of Las Vegas casinos, where carpet is installed so it never presents a right angle, a stopping point that forces walkers to make a decision. “The last thing you want to do when you’re engaging a gambler—or in this case, a trader—is to put them in a position of a rational decision maker,” she says. “You want to have the carpet smoothly and seamlessly turn into the gaming area, so that the easiest thing for the person to do is to continue moving forward. You see that absolutely in the design of this app. It’s about instantaneity, immediacy, ease of access—you just kind of flow right into it.” This March, the House Financial Services Committee echoed concerns that platforms like Robinhood “encourage behavior similar to a gambling addiction.”

    #Robinhood #Gamestop #Marchés_financiers #Manipulation_mentale #Addiction #Jeu #Finance #Fintech

  • Plus de 56 milliards de bénéfices : Apple, Google et Microsoft avalent le monde Anouch Seydtaghia

    Les résultats publiés dans la nuit de mardi à mercredi par les géants de la tech confirme l’extension de leur empire. Apple, Google et Microsoft bénéficient tant de la pandémie que de son atténuation. Rien ne semble en mesure de les freiner.

    Les chiffres étaient attendus en hausse. En réalité, ils ont atteint des sommets. Chacun dans son domaine, Apple, Google et Microsoft ont battu des records lors du dernier trimestre. Publiés dans la nuit de mardi à mercredi, leurs résultats montrent que les tendances esquissées ces derniers mois se confirment. Ces géants de la tech ont été les grands vainqueurs de la pandémie. Et la fin de la crise sanitaire qui se dessine leur profitera davantage encore. Et rien, de la pénurie de puces informatiques aux tentatives de régulation, ne semble sérieusement capable de contrecarrer l’expansion de ces multinationales à moyen terme.

    Bien sûr, Google, Apple et Microsoft ont chacun leurs spécificités et sont actifs dans des marchés parallèles. Mais des traits communs les réunissent. Le fait que des milliards de Terriens aient passé, ces derniers mois, un temps accru devant leurs écrans – téléphones ou ordinateurs – leur a directement bénéficié. La demande pour les services en ligne a explosé. Et aujourd’hui, les géants du numérique profitent de la reprise, de l’accroissement de la consommation et des voyages rendus à nouveau possible. C’est ainsi que Apple (21,7 milliards de dollars), Google (18,5 milliards) et Microsoft (16,5 milliards) ont cumulé plus de 56 milliards de bénéfices en trois mois. Ces sociétés, dont la valeur totale excède les 6000 milliards de dollars en bourse, ont chacune battu un record. . . . . .

    La suite payante : https://www.letemps.ch/economie/plus-56-milliards-benefices-apple-google-microsoft-avalent-monde

    #bénéfices #économie #publicité #fiscalité #capitalisme #finance #actionnaires #dividendes #multinationales #gafam #Apple #Google #Microsoft

  • Inside Activision Blizzard’s Botched Warcraft III: Reforged Game - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-07-22/inside-activision-blizzard-s-botched-warcraft-iii-reforged-game

    Blizzard Entertainment’s disastrous remake of the classic video game Warcraft III last year was the result of mismanagement and financial pressures, according to newly revealed documents and people with knowledge of the failed launch. The release also reflected Blizzard’s significant cultural changes in recent years, as corporate owner Activision Blizzard Inc. has pushed the developer to cut costs and prioritize its biggest titles.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #blizzard #blizzard_entertainment #activision_blizzard #warcraft_iii_reforged #jeu_vidéo_warcraft_iii_reforged #business #emploi #santé #finance #ressources_humaines #licenciements #culture #j._allen_brack #échec #déception #remake #remaster #précommande #jeu_vidéo_starcraft #starcraft

  • L’UE suspend son projet de taxe numérique sous la pression de Washington

    Bruxelles a annoncé lundi, sous la pression de Washington, le gel de son projet de taxe numérique pendant les négociations à l’OCDE sur une réforme de la fiscalité des multinationales qui doivent s’achever en octobre.
    « La réussite de ce processus nécessitera une dernière impulsion de la part de toutes les parties, et la Commission s’est engagée à se concentrer sur cet effort. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en pause notre travail sur une proposition de taxe numérique », a déclaré un porte-parole de la Commission.

    Le projet de taxe numérique de l’UE était une des nouvelles ressources prévues pour financer son plan de relance de 750 milliards d’euros. Bien qu’il n’ait pas encore été rendu public, la Commission européenne avait souligné à plusieurs reprises que son projet de taxe numérique serait conforme aux accords de l’OCDE et qu’il toucherait des milliers d’entreprises, y compris européennes.

    Critiques américaines
    Mais il a suscité des critiques américaines. Washington juge ce projet discriminatoire pour les champions américains des technologies comme Amazon, Google ou Facebook. La secrétaire au Trésor Janet Yellen, présente lundi à Bruxelles pour une rencontre avec les ministres des Finances européens (Eurogroupe), avait appelé dimanche l’UE à le reconsidérer.
    . . . . . . . .
    La suite gratuite : https://www.rts.ch/info/monde/12341398-lue-suspend-son-projet-de-taxe-numerique-sous-la-pression-de-washington

    #ue #union_européenne #multinationales #europe #capitalisme #finance #politique #amériques #paradis_fiscaux #impôts #taxes #taxe_numérique #OCDE #commission_européenne

  • #israel : La face cachée de Payoneer, la compagnie qui va enrichir Naftali Bennett Simona Weinglass
    https://fr.timesofisrael.com/la-face-cachee-de-payoneer-la-compagnie-qui-va-enrichir-naftali-be

    Des documents du Trésor US révèlent que la firme, entrée en bourse et dans laquelle le Premier ministre avait investi à ses débuts, a travaillé avec les bas-fonds d’internet.


    Le Premier ministre israélien Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 20 juin 2021. (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL)
    Pour Naftali Bennett, 2021 n’est pas seulement l’année qui lui aura permis de réaliser son rêve de devenir le Premier ministre de l’État d’Israël. C’est une année où il va également empocher les bénéfices généreux issus de son investissement, il y a maintenant plus d’une décennie, dans une firme de services financiers – une société qui a, entre autres, aidé des entreprises travaillant dans une sphère peu reluisante d’internet à gagner de l’argent.

    La compagnie concernée, Payoneer, a été introduite au NASDAQ cette semaine par le biais d’une fusion avec une SPAC – une entreprise sans activité dont le but est de lever de l’argent lors d’une entrée en bourse – avec une valeur de 3,3 milliards de dollars.

    Selon l’édition israélienne de Forbes, Bennett devrait empocher environ cinq millions de dollars lors de cette opération après avoir investi plusieurs centaines de milliers de shekels dans Payoneer, il y a environ treize ans. Le porte-parole de Bennett a confirmé au Times of Israel que le nouveau Premier ministre israélien avait bien investi dans la firme, mais il a refusé de préciser la somme que pourrait toucher Bennett suite à l’opération boursière, affirmant simplement que le montant s’élèverait à « quelques millions de dollars ».

    Payoneer est une entreprise qui a été fondée en Israël en 2005 par Yuval Tal et Yaniv Chechik. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des plus importantes plateformes de transfert de fonds en ligne dans le monde, permettant aux entreprises et à toute l’économie du freelance, dans différents pays, d’effectuer des transactions sur la Toile. Parmi ses partenaires, Amazon, Airbnb et Fiverr, et c’est Payoneer qui est chargé du transfert des paiements entre acquéreurs et vendeurs sur ces plateformes.

    Mais des documents du Trésor américain qui ont récemment fuité révèlent qu’en plus de ses clients réguliers, Payoneer a aussi offert ses services à des firmes offshore opaques qui seraient impliquées dans la pornographie, à des sites de rencontre arnaquant leurs clients, à une compagnie de Forex qui fait actuellement l’objet d’une enquête judiciaire en France ainsi qu’à des entreprises impliquées dans l’industrie frauduleuse des options binaires.

    Un porte-parole de Payoneer a reconnu devant le Times of Israel avoir pris en charge les paiements de telles compagnies, soulignant avec force que ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    « En 2016, Payoneer a pris la décision commerciale de ne plus s’occuper des paiements des entreprises à haut-risque », a-t-il affirmé.

    « Nous ne traitons plus les transactions de ce type d’entreprise et nous ne le faisons plus, d’ailleurs, depuis des années. Le programme de mise en conformité de Payoneer respecte les normes les plus strictes de l’industrie, notamment en ce qui concerne la déclaration des Rapports d’activité suspecte (SAR) et par le biais d’audits réguliers qui sont réalisés par les plus grandes firmes d’audit dans le monde et par le biais de régulateurs financiers issus de juridictions multiples. Jamais Payoneer n’a été mis en cause pour avoir violé ses obligations AML par la FinCEN, ou par un régulateur ou une autorité quelconque dans le monde. Et aujourd’hui, Payoneer se targue de bénéficier de la confiance d’un grand nombre des plus grandes firmes numériques du globe, notamment Amazon, Airbnb, Google et Upwork, ainsi que de la confiance de millions de PME dans le monde entier. »


    Une diapositive extraite d’une présentation aux investisseurs du mois de mai 2021. (Crédit : Etoro)
    La fuite des documents de la FinCEN
    Au mois de septembre 2020, BuzzFeed News, aux côtés du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et de plus de 100 organisations du secteur de l’information dans le monde, avait publié une série de reportages d’investigation sur la base des contenus de 2 500 documents qui avaient fuité de la FinCEN, l’autorité chargée des crimes financiers et de la lutte antiblanchiment au sein du département du Trésor américain.

    La plus grande partie de ces documents étaient des « rapports d’activité suspecte » – ou SARs – soumis par 90 banques et autres institutions financières à la FinCEN entre 2011 et 2017.

    Les banques américaines et les autres institutions financières sont tenues, par la loi, de soumettre un SAR lorsqu’ils soupçonnent qu’une transaction – ou une série de transactions – pourrait donner lieu à des activités de blanchiment d’argent. Les 2 500 documents qui ont fuité ne représentent qu’une toute petite partie des 12 millions de rapports d’activité suspecte soumis entre 2011 et 2017 – mais ils ont offert un rare aperçu du côté sombre du système financier global.

    Les documents qui ont fuité et que l’ICIJ a partagé avec le Times of Israel révèlent que de nombreux clients et partenaires commerciaux de Payoneer, ainsi que l’entreprise Payoneer elle-même, ont fait l’objet de SAR déposés par les banques à la FinCEN entre 2011 et 2016. Inscrite sous le statut d’Entreprise de service monétaire aux États-Unis, Payoneeer est dans l’obligation de se doter d’un programme anti-blanchiment rigoureux et elle est même sommée de soumettre ses propres rapports d’activité suspecte.

    « Le fait est que les entreprises qui proposent ce type de service financier ont la responsabilité de devoir écarter elles-mêmes toute possibilité de participation délibérée ou involontaire à des activités de blanchiment d’argent », commente Kieran Beer, analyste de l’ACAMS, l’association des spécialistes certifiés Lutte Anti-Blanchiment d’argent, une organisation qui rassemble des spécialistes de la lutte contre le crime financier dans le monde, auprès du Times of Israel.

    « Il y a une norme globale face à laquelle les entreprises doivent être à la hauteur. Cela implique d’avoir un responsable compétent et habilité en ce qui concerne le blanchiment d’argent. Cela implique qu’il faut qu’il y ait des moyens mis en place pour que ce responsable puisse se faire entendre. Et cela implique de la formation », continue-t-il.

    Le degré d’implication de Bennett dans les opérations de Payoneer reste indéterminé. Si c’est lui qui aurait présenté la directrice-générale de la branche israélienne de l’entreprise, Keren Levy, au fondateur de la firme, Yuval Tal, il est difficile de déterminer clairement le degré de contribution qu’un actionnaire de son niveau a pu réellement et concrètement apporter à la compagnie. Le porte-parole de Payoneer a refusé, de son côté, de répondre à cette question publiquement – comme cela a aussi été le cas du porte-parole de Bennett, que le Times of Israel a interrogé sur le rôle tenu par le nouveau Premier ministre dans les opérations de la firme.

    Entrepreneur hi-tech avant de lancer sa carrière politique, Bennett a gagné des millions lorsque les compagnies dont il était propriétaire ou actionnaire ont été absorbées par des firmes plus importantes – ce qui est connu en Israël sous le nom « d’exit ».

    En 1999, il avait été cofondateur d’une entreprise travaillant dans le secteur de la sécurité de l’information, Cyota, qui avait été revendue à RSA Security en 2005 pour un montant de 145 millions de dollars. Il est également l’ancien directeur-général de Soluto, une entreprise achetée en 2013 par Asurion moyennant cent millions de dollars. Bennett aurait empoché plusieurs millions de dollars dans chacune de ces exits.

    L’information de la SPAC de Payoneer a été rendue publique au mois de février. En mars, d’autres informations sont apparues portant sur la possibilité que Bennett empoche des millions de dollars lors d’une exit qui n’avait pas été précisée. Interrogé à ce sujet par le Times of Israel, il avait refusé de donner le nom de l’entreprise et le lien entre Bennett et Payoneer devait rester secret jusqu’à sa révélation par Forbes, début juin.

    Bennett n’a pas répondu à une demande de réaction de la part du Times of Israel, se contentant de reconnaître qu’il avait bien investi, par le passé, dans Payoneer.

    Le fait qu’un rapport d’activité suspecte ait été soumis ne signifie pas nécessairement qu’il y ait eu des activités illicites – mais simplement qu’un modèle de transaction financière a pu éveiller les soupçons d’une banque lorsqu’elle a examiné sa conformité. La plus grande partie des SAR n’entraînent aucune poursuite judiciaire, en partie en raison de leur volume et du sous-financement des services chargés de faire appliquer la loi, explique Beer.

    Toutefois, les documents qui ont fuité montrent que Payoneer a envoyé et reçu des paiements pour une longue liste d’entreprises qui évoluent dans la sphère la plus douteuse de la Toile.

    Interrogé par le Times of Israel, Payoneer a reconnu avoir, par le passé, pris en charge les transactions des entreprises citées ci-dessous, ajoutant depuis avoir mis un terme aux contrats qui la liaient à chacune d’entre elles, il y a déjà plusieurs années.

    De la chambre à coucher à la banque
    Le 2 août 2016, la branche new-yorkaise de la Barclays Bank PLC avait soumis un rapport d’activité suspecte au sujet d’Alcuda Limited, compagnie chypriote qui exploitait les sites internet, entre autres, Shagaholic.com, Saucysingles.com, Freesexmatch.com, Getanaffair.com et Hornyasia.com.


    Le site internet Getanaffair.com tel qu’il apparaissant au mois de mars 2016. (Capture d’écran)
    Alcuda n’était pas une compagnie directement cliente de la Barclays, mais celle-ci gérait un compte bancaire appartenant à Earthport PLC, fournisseur de services de paiements, tandis qu’Earthport, de son côté, détenait un compte bancaire de Payoneer Inc, qui était utilisé par Alcuda Limited pour déplacer des fonds, avait fait savoir la Barclays.

    « En tant que cliente de Payoneer, la firme Alcuda Limited a été signalée pour examen dans le cadre du programme de surveillance de la Barclays à New York », disait le SAR.

    Selon le rapport d’activité suspecte, Alcuda avait envoyé 29 transferts électroniques, pour une somme totale de 678 810 dollars, depuis ses comptes bancaires suisse et chypriote vers le compte bancaire de Payoneer.

    Barclays Bank avait soumis le SAR, avait souligné la banque, suite à des rumeurs qui avaient laissé entendre que les sites internet de l’entreprise étaient des escroqueries, et parce que l’hébergeur de ses plateformes, sur internet, avait été dénoncé pour avoir toléré des sites pédopornographiques.

    Alcuda Limited a été accusé sur de multiples sites qui recueillent des plaintes de clients d’avoir prélevé de l’argent sur des cartes de crédit sans autorisation.

    Selon un reportage d’investigation réalisé en 2020 par le site internet Snopes.com, les sites exploités par Alcuda Limited faisaient partie d’un réseau d’environ 200 sites de rencontre spécialisés – un grand nombre d’entre eux à l’apparence presque identique – qui permettaient aux utilisateurs de s’inscrire gratuitement en demandant ensuite une adhésion quasiment impossible à annuler. Les journalistes de Snopes.com avaient ouvert un compte gratuit sur l’un d’eux et avaient rapidement été contactés par une utilisatrice répondant au nom de « anatasia_mikov » dont, avaient-ils découvert, la photo de profil était un cliché volé à une mannequin professionnelle.

    « Quand ‘anatasia_mikov’ nous a envoyé un message (en Finlandais, Snopes examinant l’apparence du site dans d’autres pays à ce moment-là), elle nous a demandé si on voulait discuter avec elle. Et pour pouvoir envoyer un message à ‘anatasia’, il a fallu donner un numéro de carte de crédit », avait fait savoir Snopes.com.

    À l’époque du rapport d’activité suspecte, Alcuda Limited appartenait à l’homme d’affaires ukrainien Maxim Polyakov.

    Alors que la pornographie n’est pas illégale en général, plusieurs SAR qui ont fuité ont suggéré que Payoneer avait fait des transactions avec une compagnie qui – dans au moins un exemple – aurait employé des femmes victimes de trafic d’êtres humains.

    Un SAR transmis par la branche, à New York, de la Société générale avait rapporté des activités suspectes pour une somme de 7 196 694 dollars concernant trois entreprises : Alcuda Ltd. ; Payoneer Payment Solutions Ltd., une filiale de Payoneer Inc. basée à Belize ; et une entreprise enregistrée en Andorre nommée I.M.L. SLU, entre le 9 novembre 2011 et le 25 février 2014.

    Selon le rapport, le 10 avril et le 6 juin 2012, I.M.L. SLU, firme cliente de Payoneer, avait reçu deux transferts de fonds de 77 712,88 dollars et de 57 825,45 dollars respectivement de la part d’Alcuda Limited.


    Une diapositive d’une présentation de Payoneer aux investisseurs au mois de mai 2021. (Capture d’écran)
    I.M.L. SLU était une plateforme qui accueillait des sites variés de streaming vidéo pour adultes sur internet, dont Imlive.com. Ce site appartient à une compagnie parente de l’entreprise israélienne CoolVision, propriété de Muly Litvak, l’un des fournisseurs de pornographie les plus riches et les plus connus au sein de l’État juif.

    En 2006, le Manila Times avait fait savoir que des femmes et des fillettes originaires des Philippines, qui offraient des performances sexuelles en direct sur Imlive, avaient été les victimes d’un trafic d’êtres humains et qu’elles étaient détenues comme esclaves cyber-sexuelles dans des appartements de la ville de Manille.

    Un responsable philippin avait dit au journal que « l’entreprise garderait actuellement au moins 40 femmes et fillettes dans plusieurs appartements et dans des copropriétés de la métropole de Manille, en particulier à Quezon City ».

    En 2014, l’émission de télévision israélienne « Uvda » avait interviewé des femmes philippines se produisant sur Imlive. Elles avaient déclaré travailler douze heures par jour, être dans l’impossibilité de quitter leur lieu de travail et de sortir – sinon une journée par mois – et n’avoir que peu à manger.

    La même année, Payoneer Payment Solutions avait travaillé pour une autre entreprise offshore, Sellinge Management S.A., enregistrée dans les îles Vierges britanniques. Selon un rapport d’activité suspecte, Sellinge Management était propriétaire du site Anastasiadate.com qui, selon un reportage paru dans le Guardian en 2014, était une plateforme de rencontre en ligne mettant en contact des femmes ukrainiennes et des hommes occidentaux.

    Si certains hommes seraient finalement parvenus à trouver l’amour par le biais d’Anastasiadate.com, ils ont payé pour cela le prix fort. Les hommes devaient payer chaque minute passée à discuter avec les femmes et chaque message envoyé par chat.

    « L’industrie de la romance ukrainienne sur internet est florissante », avait indiqué The Guardian en évoquant Anastasiadate.com. « Mais après avoir discuté en ligne, avoir fait le voyage à Odessa et avoir tenté de séduire les femmes au cours de rencontres flash, la majorité des hommes reviennent seuls – et les poches vides. Sont-ils réellement malchanceux en amour ou ont-ils été purement et simplement escroqués ? »


    Capture d’écran de la page d’accueil du Anastasiadate telle qu’elle apparaissait au mois de mars 2012.
    Le Guardian avait conclu que si certaines femmes fréquentaient de bonne foi le site internet, un grand nombre d’autres arnaquaient les hommes de manière sophistiquée pour les dépouiller de leur argent. Et que même si le site n’était pas en lui-même impliqué dans ces escroqueries, il en tirait des bénéfices.

    « Anastasia International – sans être complice direct des manœuvres frauduleuses – a mis au point un modèle commercial hautement profitable qui permet aux escrocs de prospérer », avait conclu le journal.

    Ni Polyakov, ni Coolvision, ni Anastasia International n’ont répondu aux demandes de commentaire du Times of Israel.

    Forex et options binaires
    Selon les rapports d’activité suspecte qui ont fuité de la FinCEN, Payoneer a aussi fait des transactions avec des compagnies israéliennes impliquées dans les industries du Forex et des options binaires qui auraient dépouillé des millions de personnes dans le monde en leur vendant de faux placements d’investissement.

    Au mois d’avril 2014, selon un SAR, Payoneer avait envoyé un paiement à Reliantco Investments, une entreprise enregistrée à Chypre et responsable du site UFX.com, parent du site de vente d’options binaires Ubinary.com.


    Une mise en garde aux investisseurs accusant Reliantco d’avoir offert des options binaires aux résidents de Nova Scotia. (Capture d’écran)

    La branche de la Barclays à New York avait déposé un SAR au mois de janvier 2016 concernant ReliantCo et les entreprises qui lui étaient affiliées. La banque avait expliqué avoir émis un rapport d’activité suspecte en raison de la mauvaise réputation des deux firmes : « Premier point, elles sont situées et elles mènent des opérations bancaires dans des lieux à haut-risque concernant le blanchiment d’argent ; deuxième point : elles ont collectivement reçu des mises en garde des services financiers d’au moins vingt (20) différents pays pour leurs opérations menées en tant que firmes de trading de devises étrangères non-autorisées et non régulées et, troisième point, elles ont fait l’objet de nombreuses plaintes non-vérifiées dans le domaine public prétendant que leur modèle commercial est une escroquerie », selon le SAR déposé par la Barclays.

    L’industrie des options binaires a prospéré en Israël pendant une décennie avant d’être interdite par la Knesset en octobre 2017, en grande partie grâce à un travail d’investigation du Times of Israel qui a commencé avec un article de mars 2016 intitulé « Les loups de Tel Aviv ». Un grand nombre des firmes israéliennes ont depuis relocalisé leurs activités, toujours frauduleuses, à l’étranger. À leur paroxysme, des centaines d’entreprises en Israël employaient des milliers d’Israéliens qui auraient volé des milliards de dollars à des victimes du monde entier. Les sociétés frauduleuses faisaient croire aux victimes qu’elles investissaient et gagnaient de l’argent, les encourageant à déposer de plus en plus de capitaux sur leurs comptes, jusqu’à ce que la société finisse par couper le contact avec les investisseurs et disparaisse avec tout leur argent ou presque.

    Les firmes du Forex – foreign exchange companies – offrent aux investisseurs le moyen de gagner de l’argent à partir des fluctuations qui surviennent sur le marché des devises internationales et un grand nombre d’entre elles seraient aussi frauduleuses. L’industrie reste légale au sein de l’État juif et ses fraudeurs n’ont jamais été poursuivis devant les tribunaux.

    En 2014, Payoneer aurait reçu au moins deux transferts électroniques de la compagnie Aston Invest Ltd du secteur du Forex, selon un rapport d’activité suspecte soumis par la Barclays Bank.

    Aston Invest menait ses activités depuis un centre d’appels de Ramat Gan appelé Union Inter Ltd., selon des documents judiciaires israéliens. Ce centre d’appel appartenait à un Français qui s’était récemment installé en Israël, Samuel Shamal, dont le frère, Jimmy Shamal, travaillait aussi là-bas. Les deux hommes, avaient fait savoir les médias français, étaient soupçonnés d’avoir pris par à la fraude à la TVA sur les quotas de carbone – une fraude qui avait rapporté 1,6 milliards d’euros – connue sous le nom de « crime du siècle » en France.


    Capture d’écran du site Astonforex.com tel qu’il apparaissait en 2014. Le site appartenait à Aston Invest, qui a traité avec Payoneer
    En 2016, Aston Invest avait fait l’objet d’une enquête menée par un magistrat français pour fraude au Forex et l’un des procureurs en charge du dossier avait fait le voyage en Israël. Jimmy Shamal avait été finalement jugé et emprisonné en France, avaient noté les médias français qui n’avaient toutefois pas précisé pour quel crime il devait purger sa peine.

    Un porte-parole de Payoneer a fait savoir au Times of Israel que la compagnie ne traitait pas les paiements des compagnies liées au Forex ou aux options binaires et que le seul lien, à cette époque, était la fourniture de services à des réseaux qui leur étaient affiliés.

    Il a ajouté que si Payoneer avait pris en charge les transactions de distributeurs affiliés au site de Forex et d’options binaires, cela ne représentait qu’une petite partie des activités commerciales de l’entreprise.

    « Même en 2016, lorsque nous avons pris la décision de cesser de nous occuper des paiements issus des industries à haut-risque, ces dernières ne représentaient qu’une petite partie de nos activités », a précisé le porte-parole.

    Des clients et des bénéficiaires « inconnus »
    Parmi d’autres SAR de la FinCEN : un document à l’origine du rapport d’activité suspecte révélant que Payoneer avait transféré des paiements à un fournisseur de service financier dont les bénéficiaires finaux étaient inconnus à la banque.

    En 2016, Le groupe Bank of New York Mellon avait soumis un SAR établissant qu’entre le 11 février et le 17 mai 2016, elle avait constaté 768 transferts électroniques suspects pour un total de 14 218 008,19 dollars au bénéfice de Moneynetint Ltd. Parmi les entités qui avaient transféré l’argent à Moneynetint, Borderless Commerce Limited, une filiale de Payoneer Inc. Le 25 avril 2016, la compagnie avait effectué un transfert d’un montant de 1 000 000 de dollars au profit ultime de Moneynetint ltd. Dans la mesure où Moneynetint est elle-même une entreprise de paiement, il est probable que les fonds étaient destinés à un ou plusieurs de ces paiements.

    L’une des raisons ayant motivé l’émission du SAR par le groupe Bank of New York Mellon, avait fait savoir ce dernier, c’est qu’il n’était pas parvenu à déterminer qui était le destinataire des fonds.

    « Ces transferts sont suspects parce qu’un grand nombre d’entre eux ne dévoilent pas l’identité du vrai bénéficiaire/du client donneur d’ordre et/ou parce que certaines contreparties de Moneynetint sont des sociétés écrans, des coquilles vides ou des vendeurs de Forex/d’options binaires », avait indiqué le SAR.

    Moneynetint était en fait un processeur de paiement majeur pour l’industrie frauduleuse des options binaires, selon des documents bancaires consultés par le Times of Israel.

    D’autres documents de la FinCEN indiquent que Moneynetint avait effectué des transactions avec d’autres firmes qui auraient été des escroqueries.

    Parmi elles, Avilan Marketing LLC, une entreprise vendant des compléments favorisant les performances sexuelles masculines et des produits contrefaits. En 2008, Cartier avait remporté près d’un million de dollars en dommages et intérêt après avoir traduit la compagnie devant la justice parce qu’elle vendait des montres contrefaites se réclamant de la célèbre marque de luxe. Un reportage paru en 2018 dans le magazine économique Capital, en Allemagne, avait accusé les membres de la famille Ben-Menachem, propriétaire de l’entreprise, de publicité frauduleuse sur Facebook. Un autre client de Moneynetint était Clicksure Payments, une firme de marketing affiliée à l’industrie des options binaires.


    Capture d’écran du mois de juin 2015 du site Kingreplica.com qui était exploité par Avilan Marketing LLC et qui vendait des contrefaçons de montres. (Capture d’écran)

    Aviv Ben Menachem d’Avilan Marketing n’a pas répondu à une demande de commentaire du Times of Israel.

    Moneynetint, pour sa part, a fait parvenir au journal la réponse suivante : « Moneytint veille à toujours préserver la confidentialité de l’identité de nos clients. Comme toutes les autres institutions financières majeures et dignes de confiance, Moneynetint fournit des services à des industries et à des clients influents des technologies financières. Nous sommes fiers de notre implication croissante et de notre statut de leader dans l’arène financière. Concernant nos ‘anciens clients’, notre implication et les faits qui sont décrits sont incorrects. Moneytint tire une grande fierté de toujours préserver la confidentialité et la sécurité de nos vrais clients. »

    Si Payoneer a reconnu avoir utilisé Moneynetint dans le cadre de ses infrastructures afin de procéder à des paiements locaux sur les comptes bancaires de ses clients, la firme a affirmé ne jamais avoir reçu de fonds de la part de la compagnie.

    Les technologies financières et leurs mauvais acteurs
    Des sources de l’industrie des paiements qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat auprès du Times of Israel ont indiqué que les firmes issues des technologies financières en général faisaient souvent des transactions avec d’autres fournisseurs de paiement, de manière à ce que les départements chargés de la conformité des opérations ne puissent pas toujours avoir connaissance de l’identité du client ou du bénéficiaire final.

    Selon ces sources, les arnaques sont si banales dans le monde du e-commerce que même une entreprise de fintech dotée des meilleures intentions peut avoir du mal à mettre un terme à sa relation avec un marchand qui s’avère être un escroc.

    Malgré la difficulté qu’il y a à déraciner les mauvais acteurs de l’industrie, il revient aux entreprises offrant des services financiers de tenter de le faire, note Beer, l’analyste anti-blanchiment d’argent.

    Le nom de Payoneer revient dans 24 des 2 500 documents de la FinCEN ayant fuité. Dans certains, le nom de la compagnie apparaît à des dizaines d’occasions.

    « Est-ce compromettant ? », s’interroge Beer. « Non, pas nécessairement – mais cela soulève toutefois des questions sur la solidité du programme financier anti-blanchiment d’argent et anti-terrorisme mis en place par l’entreprise. Payoneer a-t-il déposé des SAR auprès de la FinCEN sur les transactions qui sont par ailleurs mentionnées par les autres institutions bancaires ? »

    Payoneer n’a pas fait savoir si des Rapports d’activité suspecte avaient été émis sur ces clients spécifiquement, ajoutant en déposer auprès de la FinCEN de manière régulière. Son porte-parole a déclaré au Times of Israel que « le programme de conformité de Payoneer est à la hauteur des normes les plus exigeantes de l’industrie, notamment en ce qui concerne l’émission des SAR et l’entreprise fait l’objet d’audits réguliers réalisés par des firmes majeures de ce secteur et par des régulateurs financiers de juridictions multiples ».

    La fraude en tant qu’industrie de croissance
    Les 2 500 documents qui ont fuité de la FinCEN sont parvenus initialement à BuzzFeed News par l’intermédiaire de Natalie Mayflower Sours Edwards, une ancienne employée de la FinCEN. Le 3 juin, Edwards a écopé d’une peine de six mois de prison pour avoir laissé fuiter les documents de manière illégale.

    Dans une note transmise au moment de sa condamnation, Edwards a expliqué avoir laissé fuiter ces documents parce qu’elle soupçonnait des faits de corruption au sein du département du Trésor – et que, plus précisément, elle soupçonnait une autre unité de rassembler illégalement des informations sur les registres financiers américains et que les responsables du département du Trésor échouaient, selon elle, à coopérer avec l’enquête lancée au Congrès concernant l’interventionnisme russe lors des élections présidentielles de 2016.

    BuzzFeed avait utilisé les documents pour écrire une série d’articles, en 2017 et 2018, consacrés au président Donald Trump, à ses proches et à leurs liens avec les personnalités politiques et les hommes d’affaires russes.


    Natalie Mayflower Sours Edwards, au centre, quitte le tribunal après avoir été condamnée à six mois de prison pour avoir laissé fuiter des rapports financiers auprès de journalistes de Buzzfeed à New York, le 3 juin 2021. (Crédit : AP Photo/Larry Neumeister)
    Des individus et des entreprises israéliennes apparaissent dans au moins 450 des 2 500 documents rendus publics illégalement (ce qui constitue une toute petite fraction des plus de 12 millions de SAR qui ont été déposés entre 2011 et 2017). Un grand nombre d’Israéliens cités dans ces documents ont été soupçonnés d’être impliqués dans les industries de la pornographie, du jeu, du Forex ou des options binaires, ainsi qu’à des entreprises travaillant pour ces industries – processeurs de paiement ou services de commercialisation affiliée. D’autres Israéliens et entreprises israéliennes cités dans les documents sont liés à l’industrie des ventes d’armes et à l’industrie du diamant israéliennes, ainsi qu’à des individus originaires de l’ex-Union soviétique et qui résident aujourd’hui au sein de l’État juif ou qui ont la citoyenneté israélienne.

    Mikhail Reider-Gordon, experte anti-blanchiment d’argent au sein de l’organisation Affiliated Monitors qui est aussi professeure à l’Académie internationale anti-corruption, en Autriche, dit avoir découvert cette constellation d’arnaques liées à la pornographie, au jeu, au Forex, aux options binaires – une liste non-exhaustive – lorsqu’elle a enquêté sur #Wirecard, l’entreprise allemande de Fintech qui fait aujourd’hui l’objet d’investigations de la part de procureurs de différents pays pour blanchiment d’argent.

    « Le secteur de la pornographie, le secteur des options binaires, le secteur du casino offshore – un grand nombre de ces entreprises entretiennent des liens avec le crime organisé et avec des acteurs parfois proches de l’État qui se trouvent dans l’obligation de blanchir de l’argent de toutes les manières possibles, un argent qui a été obtenu à partir d’activités illicites comme le trafic d’êtres humains, le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et le trafic d’animaux sauvages illégal », explique-t-elle.

    Selon Reider-Gordon, un grand nombre de ces secteurs illicites de l’économie – en ligne mais pas seulement – s’entremêlent les uns aux autres.

    « Si vous avez besoin de blanchir de l’argent russe, d’échapper aux sanctions contre la Corée du Nord ou contre l’Iran, vous allez faire passer cet argent par le biais de ces entités », poursuit-elle.

    L’État d’Israël est largement considéré comme étant la « start-up nation ». Le pays compte le plus grand nombre de start-ups par habitant dans le monde et il se classe sixième dans la liste établie par Bloomberg en 2020 des économies les plus innovantes. Le pays est aussi premier dans le monde en termes de capital-risque par tête.

    Mais comme le Times of Israel l’a montré et documenté, il y a une facette plus sombre qui accompagne cette économie de la start-up. Une minorité substantielle d’entre elles s’engagent dans des activités frauduleuses ou non-éthiques.


    Capture d’écran d’un rapport réalisé par l’incubateur de start-up TheTimes, financé par le gouvernement israélien, en collaboration avec le quotidien économique The Marker.
    En 2012, un incubateur de start-ups financé par le gouvernement israélien, TheTime, a publié un rapport sur l’industrie de l’internet grand public au sein de l’État juif, où il s’est penché sur les entreprises totalisant un revenu de presque dix millions de dollars par an ou plus. Parmi ces dernières, Payoneer, le fournisseur de sites pornographique CoolVision, ainsi que plusieurs firmes de jeu en ligne et un grand nombre de compagnies de Forex et d’options binaires qui étaient de toute évidence frauduleuses.

    Parmi ces dernières, 4XPlace, dont le directeur-général Yossi Herzog a été mis en examen en 2019 par un grand jury aux États-Unis pour fraude présumée, Tradologic, qui fait l’objet d’une enquête en Autriche ou SpotOption, une firme récemment accusée de fraude massive par la SEC (Securities and Exchange Commission) américaine. Et non seulement jamais aucune poursuite judiciaire n’a été lancée au sein de l’État juif contre ces entités mais un incubateur de start-ups financé par le gouvernement israélien les a citées en 2012 pour illustrer les success stories à l’israélienne.

    Spotoption a, par ailleurs, bénéficié en coulisses de l’argent du contribuable pour élargir ses opérations à l’étranger.

    Le rapport de 2012 s’était penché sur le fait qu’un grand nombre de ces firmes à haut-revenu affichaient aussi un certain niveau d’opacité – les désignant comme des « compagnies de l’ombre ». Un rapport émis deux ans plus tard, en 2014, avait pour sa part prédit – avec optimisme – que l’industrie saurait se débarrasser de ses mauvais aspects au gré de son évolution naturelle.

    Payoneer affirme avoir servi des clients quelques peu sombres mais avoir depuis avoir nettoyé les souillures qui en avaient résulté. Toutefois, les documents de la FinCEN suggèrent que, concernant une grande partie de l’industrie israélienne de l’internet, cela n’est pas tout à fait vrai.

     #finance #argent_sale #blanchiment #start_up #pornographie #pédo_pornographie #fraude #opacité #start-up_nation #mafia #drogue #esclavage #services_financiers #technologies_financières #e_commerce

  • MIGRANTI : “AUMENTANO DI NUOVO I FONDI ITALIANI ALLA GUARDIA COSTIERA LIBICA”

    Crescono di mezzo milione di euro i finanziamenti destinati al blocco dei flussi migratori: passati da 10 milioni nel 2020 a 10,5 nel 2021. In totale 32,6 milioni destinati alla Guardia Costiera libica dal 2017.
    Impennata delle risorse destinate alle missioni navali che non prevedono il salvataggio dei migranti in mare. Dall’inizio dell’anno, oltre 720 vittime lungo la rotta del Mediterraneo centrale, almeno 7.135 dalla firma dell’accordo tra Italia e Libia. Oltre 13 mila i migranti riportati in Libia.

    Continuano ad aumentare gli stanziamenti italiani alla Guardia Costiera libica. Il Governo ha infatti deciso di destinare 500 mila euro in più nel 2021 per sostenerne le attività, per un totale di 32,6 milioni di euro spesi dal 2017, anno dell’accordo Italia-Libia. Sale anche a 960 milioni il costo sostenuto dai contribuenti italiani per le missioni navali nel Mediterraneo, (nessuna delle quali ha compiti di ricerca e soccorso in mare) e nel paese nord africano, con un aumento di 17 milioni rispetto al 2020 per la missione Mare Sicuro e 15 milioni per Irini.

    Tutto ciò, nonostante si continui a morire lungo la rotta del Mediterraneo centrale – con oltre 720 vittime dall’inizio dell’anno – e siano oramai ben note le modalità di intervento della cosiddetta Guardia Costiera libica, come testimoniato dal video diffuso in questi giorni da Sea-Watch.

    È l’allarme lanciato da Oxfam, alla vigilia del dibattito parlamentare sul rinnovo delle missioni militari italiane. In un anno che vede il record di persone intercettate e riportate in Libia: più di 13.000. Dato che non ha suggerito evidentemente al Governo, né una profonda riflessione sul destino dei migranti, tra cui donne e bambini, che una volta rientrati nel paese nord-africano sono destinati ad essere vittime di abusi e torture sistematiche dalle quali stavano scappando, finendo nei centri di detenzione ufficiali e in altri luoghi di prigionia clandestini. Né tantomeno si è attuata una revisione dello stesso accordo con le autorità libiche, nonostante numerose inchieste e testimonianze abbiano confermato il coinvolgimento della Guardia Costiera libica nel traffico di esseri umani.

    “Mentre lungo la rotta del Mediterraneo centrale si continua a morire, come dimostrano i continui naufragi di queste settimane, con l’ennesima tragedia avvenuta a Lampedusa pochi giorni fa, – sottolinea Paolo Pezzati, policy advisor per le emergenze umanitarie di Oxfam Italia – il Governo Draghi sta agendo in perfetta continuità con gli esecutivi precedenti sulle politiche migratorie, come dimostrano anche le recenti richieste al Consiglio europeo per un maggior coinvolgimento dell’Unione nel rafforzamento degli accordi con le autorità libiche. In sostanza si va avanti nella stessa direzione, in un paese dove “l’industria del contrabbando e tratta” è stata in parte convertita in “industria della detenzione” con abusi e violenze oramai note a tutti, anche grazie a questo considerevole flusso di denaro”.

    L’appello all’Italia

    “A pochi giorni dalla discussione parlamentare sul rinnovo delle missioni militari italiane all’estero, – conclude Pezzati – chiediamo perciò ai partiti di maggioranza di interrompere immediatamente gli stanziamenti per il 2021 diretti alla Guardia Costiera libica, che solo quest’anno ha intercettato e riportato in un paese non sicuro il triplo dei migranti, rispetto allo stesso periodo dello scorso anno. Assieme è necessaria una revisione delle missioni che contengono iniziative legate alla sua formazione e al suo supporto. Quello che serve è un cambio deciso di approccio, una gestione diretta dei flussi e non la mera chiusura delle frontiere delegata a paesi come la Libia o la Turchia”.

    https://www.oxfamitalia.org/aumentano-i-fondi-italiani-alla-guardia-costiera-libica

    #gardes-côtes_libyens #Libye #Italie #financement #complexe_militaro-industriel #business #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #budget #2021 #2020

  • Coronavirus: Hong Kong officials investigating quarantine hotel over cleaner’s variant infection as city logs 11 cases | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3139554/coronavirus-hong-kong-officials-launch-probe

    Coronavirus: Hong Kong officials investigating quarantine hotel over cleaner’s variant infection as city logs 11 cases. Investigators scrambling to avoid a feared community spread of a more infectious Covid-19 strain. Ten imported cases recorded, the most in a single day since April 29, with eight involving arrivals from BritainOfficials are focusing their efforts on Bridal Tea House Hotel in Yau Ma Tei as part of their investigations into a cleaner’s variant infection.
    Officials are focusing their efforts on Bridal Tea House Hotel in Yau Ma Tei as part of their investigations into a cleaner’s variant infection. Photo: Google Map. Hong Kong health officials visited a quarantine hotel on Friday to investigate whether the case of a cleaner who tested positive for a Covid-19 variant involved environmental contamination or screening errors.
    The probe into the case involving a more infectious variant emerged as a medical expert urged all employees of designated quarantine hotels to get vaccinated against the coronavirus. The cleaner was classified as a local untraceable case and was among 11 new infections announced by health authorities. The remaining 10 were all imported, the most in a single day since April 29. Eight of the infections involved arrivals from Britain, one from Indonesia and another from RussiaThe city’s tally of confirmed cases stands at 11,938, with 211 related deaths.
    Authorities said the 41-year-old woman – who worked part time as a cleaner at Bridal Tea House Hotel in Yau Ma Tei – earlier tested negative for both the coronavirus and antibodies against the virus at hospital, raising the possibility she had not been infected.Dr Chuang Shuk-kwan, head of the communicable disease branch at the Centre for Health Protection, said the worker on Wednesday cleaned the room of someone also found with the L452R mutant strain. Later that day she was swabbed under regular testing in place for hotel employees.Chuang said that investigation at the Yau Ma Tei hotel involved the centre and government pandemic adviser Professor Yuen Kwok-yung.The patient, who tested preliminary-positive for the coronavirus on Thursday, has no recent travel history.
    The woman also worked part time as a cleaner at Bluejay Residences in Ap Lei Chau and at House 2, 12A South Bay Road in Repulse Bay.
    Hung, co-convenor of the Expert Committee on Clinical Events Assessment Following Covid-19 Immunisation, said tracing the source of the infection was important but also expressed his faith in the anti-epidemic measures in hotels designated for quarantine.“But the most important thing is hotel staff should all get vaccinated as soon as possible because they can only get very good protection through the injection, particularly when we talk about the variants,” he told a radio show.
    A 47-year-old foreign domestic helper who arrived from Indonesia and underwent her quarantine in the Bridal Tea House Hotel was among the Covid-19 cases confirmed on Monday.The woman from Indonesia developed symptoms on June 26 and was found with the same L452R mutant strain.The latest development has complicated the city’s plans to relaunch quarantine-free travel with Macau, as the health authority in the casino city said on Thursday the border with Hong Kong could only reopen if the international finance hub had not recorded any local coronavirus infections or import-linked cases for 14 days. The last time Hong Kong recorded a community case was on June 7.The new criteria represents a change from last month when Macau authorities said Hong Kong visitors could be exempted from quarantine if the city achieved 28 straight days of zero local infections, which means a complete absence of untraceable community cases.Andy Wu Keng-kuong, president of the Travel Industry Council of Macau, said the new case, if confirmed, might introduce uncertainty to the planned reopening of the border, but added it would depend on how experts later classified the case.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#macau#sante#casimporte#variant#vaccination#quarantaine#hotel#financehub#tourisme

  • RR Crypto, ce mystérieux fonds de cryptomonnaies qui a disparu avec des millions d’euros

    Une association française baptisée RR Crypto proposait des services de gestion de cryptomonnaies depuis 2019. Son fondateur a annoncé que l’argent a disparu.

    https://www.bfmtv.com/tech/rr-crypto-ce-mysterieux-fonds-de-cryptomonnaies-qui-a-disparu-avec-des-millio

    #finance #argent #escroquerie #vol #plainte #association #crypto #cryptomonnaies #spéculation #rr_crypto

  • Coronavirus: antibody testing triggers industry calls for Hong Kong to expand quarantine exemptions to more business sectors | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/hong-kong-economy/article/3138363/coronavirus-antibody-testing-triggers-industry

    Coronavirus: antibody testing triggers industry calls for Hong Kong to expand quarantine exemptions to more business sectors. Industry leaders say antibody screening supports the expansion of quarantine exemptions and relaunch of business travel. Authorities confirm the tests will be a further requirement for finance bosses seeking quarantine-free entry to Hong Kong. Industry leaders have urged Hong Kong officials to relaunch cross-border business activities in the city by expanding the Covid-19
    quarantine exemptions for financial executives to cover more sectors, arguing that antibody testing allows for a widening of the system.
    The calls to reopen Hong Kong to business travel were made on the back of a new antibody screening requirement being imposed on senior bankers and other top finance professionals seeking quarantine-free entry
    , while the government is also under pressure to extend the privileges to executives who are medically unfit for vaccination. Here’s how Hong Kong’s quarantine exemption works for financial executives
    “With this additional [antibody] test, the government should also expand its quarantine exemptions to other business sectors and allow exempted businesspeople to freely go about the city,” said Chan Kin-por, the city’s insurance sector lawmaker. “There should be a certain level of trust between the government and the exempted persons. There is no need to confine their activities.”
    Fully vaccinated senior executives in the finance industry can apply for an exemption to the quarantine arrangements required for arrivals to Hong Kong, subject to a series of conditions which has been expanded to include testing positive for coronavirus antibodies. The requirement was confirmed on Tuesday after city leader Carrie Lam Cheng Yuet-ngor announced a day earlier the halving of mandatory quarantine to seven days for all fully vaccinated arrivals from lower-risk destinations who passed antibody tests, taking effect as early as June 30.
    A spokesman for the Financial Services and the Treasury Bureau said the antibody testing requirement was in force with immediate effect for finance executives seeking quarantine exemptions. “The relevant test must be conducted by an accredited local medical laboratory, and a positive result is valid for three months,” he said. The spokesman said a positive result would reduce the self-isolation period for an exempted person from 14 to seven days

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#finance#economie#quarantaine#mesuredexception#restrictionsanitaire#circulation#frontiere