• Réfugiés en #Turquie : évaluation de l’utilisation des #fonds de l’#UE et de la coopération avec Ankara

    Les députés évalueront mercredi la situation des #réfugiés_syriens en Turquie et les résultats du #soutien_financier fourni par l’UE au gouvernement turc.

    Des représentants de la Commission européenne informeront les députés des commissions des libertés civiles, des affaires étrangères et du développement avant de participer à un débat. Ils se concentreront sur la facilité de l’UE en faveur des réfugiés en Turquie, mise en place en 2015 pour aider les autorités turques à venir en aide aux réfugiés sur leur territoire. Elle dispose d’un #budget total de six milliards d’euros à distribuer au plus tard en 2025.

    Sur les 5,6 millions de réfugiés syriens dans le monde, près de 3,7 millions seraient en Turquie, selon les données du HCR.

    #Accord_UE-Turquie et situation en Grèce

    Les députés de la commission des libertés civiles débattront également de la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie, l’accord conclu par les dirigeants européens avec le gouvernement turc en mars 2016 pour mettre un terme au flux de réfugiés en direction des îles grecques.

    Ils échangeront dans un premier temps avec #Michalis_Chrisochoidis, le ministre grec en charge de la protection des citoyens. Les conséquences de l’accord ainsi que la situation dans les #îles grecques feront ensuite l’objet d’une discussion avec des représentants de la Commission européenne, de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE, du Bureau européen d’appui en matière d’asile et de Médecins sans frontières.

    DATE : mercredi 6 novembre, de 9h à 12h30

    LIEU : Parlement européen, Bruxelles, bâtiment Paul-Henri Spaak, salle 3C50

    https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20191104IPR65732/refugies-en-turquie-evaluation-de-l-utilisation-des-fonds-de-l-ue
    #réfugiés #asile #migrations #EU #accord_UE-Turquie #aide_financière #financement #catastrophe_humanitaire #crise_humanitaire #externalisation #hotspot

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    Ici le lien vers la vidéo de la deuxième partie de la séance : https://www.europarl.europa.eu/ep-live/fr/committees/video?event=20191106-1000-COMMITTEE-LIBE

    Vous pouvez y voir l’intervention d’MSF sur le deal avec la Turquie et la situation en Grèce à la min 11:55.
    #suicide #santé_mentale #violences_sexuelles #santé #enfants #mineurs #enfance #surpopulation #toilettes #vulnérabilité #accès_aux_soins

    • Pour la #Cour_européenne_des_droits_de_l’Homme, tout va bien dans les hotspots grecs

      La Cour européenne des droits de l’Homme vient de rejeter pour l’essentiel la requête dont l’avaient saisie, le 16 juin 2016, 51 personnes de nationalités afghane, syrienne et palestinienne - parmi lesquelles de nombreux mineurs -, maintenues de force dans une situation de détresse extrême dans le hotspot de #Chios, en Grèce [1].

      Les 51 requérant.es, soutenu.es par nos associations*, avaient été identifié.es lors d’une mission d’observation du Gisti dans les hotspots grecs au mois de mai 2016 [2]. Privées de liberté et retenues dans l’île de Chios devenue, comme celles de #Lesbos, #Leros, #Samos et #Kos, une prison à ciel ouvert depuis la mise en œuvre de la #Déclaration_UE-Turquie du 20 mars 2016, les personnes concernées invoquaient la violation de plusieurs dispositions de la Convention européenne des droits de l’Homme [3].

      Dans leur requête étaient abondamment et précisément documentés l’insuffisance et le caractère inadapté de la nourriture, les conditions matérielles parfois très dangereuses (tentes mal fixées, serpents, chaleur, promiscuité, etc.), les grandes difficultés d’accès aux soins, l’absence de prise en charge des personnes les plus vulnérables - femmes enceintes, enfants en bas âge, mineurs isolés -, aggravées par le contexte de privation de liberté qui caractérise la situation dans les hotspots, mais aussi l’arbitraire administratif, particulièrement anxiogène du fait de la menace permanente d’un renvoi vers la Turquie.

      La seule violation retenue par la Cour concerne l’impossibilité pour les requérant.es de former des recours effectifs contre les décisions ordonnant leur expulsion ou leur maintien en détention, du fait du manque d’informations accessibles sur le droit au recours et de l’absence, dans l’île de Chios, de tribunal susceptible de recevoir un tel recours.

      Pour le reste, il aura fallu plus de trois ans à la Cour européenne des droits de l’Homme pour juger que la plainte des 51 de Chios n’est pas fondée. Son argumentation se décline en plusieurs volets :

      s’agissant du traitement des personnes mineures, elle reprend à son compte les dénégations du gouvernement grec pour conclure qu’elle n’est « pas convaincue que les autorités n’ont pas fait tout ce que l’on pouvait raisonnablement attendre d’elles pour répondre à l’obligation de prise en charge et de protection » ;

      elle reconnaît qu’il a pu y avoir des problèmes liés à l’accès aux soins médicaux, à la mauvaise qualité de la nourriture et de l’eau et au manque d’informations sur les droits et d’assistance juridique, mais les relativise en rappelant que « l’arrivée massive de migrants avait créé pour les autorités grecques des difficultés de caractère organisationnel, logistique et structurel » et relève qu’en l’absence de détails individualisés (pour chaque requérant.e), elle « ne saurait conclure que les conditions de détention des requérants [y ayant séjourné] constituaient un traitement inhumain et dégradant » ;

      s’agissant de la surpopulation et de la promiscuité, elle n’en écarte pas la réalité – tout en relevant que les requérant.es n’ont « pas indiqué le nombre de mètres carrés dans les conteneurs » – mais pondère son appréciation des risques que cette situation entraîne en précisant que la durée de détention « stricte » n’a pas dépassé trente jours, délai dans lequel « le seuil de gravité requis pour que [cette détention] soit qualifiée de traitement inhumain ou dégradant n’avait pas été atteint ».

      *

      L’appréciation faite par la Cour de la situation de privation de liberté invoquée par les requérant.es est en effet au cœur de sa décision, puisqu’elle s’en sert pour relativiser toutes les violations des droits qu’elles et ils ont subies. C’est ainsi que, sans contester les très mauvaises conditions matérielles qui prévalaient au camp de Vial, elle (se) rassure en précisant qu’il s’agit d’« une structure semi-ouverte, ce qui permettait aux occupants de quitter le centre toute la journée et d’y revenir le soir ». De même, « à supposer qu’il y eut à un moment ou à un autre un problème de surpopulation » au camp de Souda, elle estime « ce camp a toujours été une structure ouverte, fait de nature à atténuer beaucoup les nuisances éventuelles liées à la surpopulation » [4].

      Autrement dit, peu importe, pour la Cour EDH, que des personnes soient contraintes de subir les conditions de vie infrahumaines des camps insalubres du hotspot de Chios, dès lors qu’elles peuvent en sortir. Et peu importe qu’une fois hors de ces camps, elles n’aient d’autre solution que d’y revenir, puisqu’elles n’y sont pas officiellement « détenues ». Qu’importe, en effet, puisque comme dans le reste de « l’archipel des camps » de la mer Égée [5], c’est toute l’île de Chios qu’elles n’ont pas le droit de quitter et qui est donc leur prison.

      En relayant, dans sa décision, l’habillage formel donné par les autorités grecques et l’Union européenne au mécanisme des hotspots, la Cour EDH prend la responsabilité d’abandonner les victimes et conforte l’hypocrisie d’une politique inhumaine qui enferme les exilé.es quand elle devrait les accueillir.

      Contexte

      Depuis trois ans, des dizaines de milliers de personnes sont confinées dans les cinq hotspots de la mer Égée par l’Union européenne, qui finance la Grèce afin qu’elle joue le rôle de garde-frontière de l’Europe.

      Dès leur création, des associations grecques et des ONG, mais aussi des instances européennes et internationales comme, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’Homme des migrants, le Comité de prévention de la torture du Conseil de l’Europe, l’Agence de l’UE pour les droits fondamentaux, n’ont cessé d’alerter sur les nombreuses violations de droits qui sont commises dans les hotspots grecs : des conditions d’accueil marquées par la surpopulation, l’insécurité, l’insalubrité et le manque d’hygiène, des violences sexuelles, des atteintes répétées aux droits de l’enfant, le défaut de prise en compte des situations de vulnérabilité, un accès à l’information et aux droits entravé ou inexistant, le déni du droit d’asile. On ne compte plus les témoignages, rapports et enquêtes qui confirment la réalité et l’actualité des situations dramatiques engendrées par ces violations, dont la presse se fait périodiquement l’écho.

      http://www.migreurop.org/article2939.html?lang=fr
      #CEDH

  • UNHCR in Libya Part 1 : From standing #WithRefugees to standing #WithStates ?

    October 3rd is a day upon which the UNHCR “remember and commemorate all the victims of immigration and promote awareness-raising and solidarity initiatives.”

    With that very sentiment in mind, Euronews has undertaken an investigation into the UNHCR’s operation in Libya, where tens of thousands of migrants live in detainment camps, hoping to make it to Europe.

    We uncover the extent of neglect in terms of care that can be found where migrants wait to be processed. We ask why the UN’s humanitarian agency cannot have the required access in Libya when the mother organisation - The United Nations - is working with the Tripoli-based government. We ask why there is a severe lack of transparency surrounding the agency’s operation and we talk to some of the migrants involved in the process and allow them to tell their stories.


    https://www.euronews.com/2019/10/02/unhcr-in-libya-part-1-from-standing-withrefugees-to-standing-withstates
    #Libye #HCR #UNCHR #responsabilité #camps_de_réfugiés #réfugiés #asile #migrations #ONU #nations_unies #transparence #droits_humains #droits_fondamentaux #réinstallation #inefficacité #argent #financement #aide_humanitaire #indépendance

    ping @isskein @karine4 @reka

    • UNHCR in Libya Part 2 : Migrants in detention centres : ’Why does UNHCR want to keep us in prison ?’

      In this, the second part of our four-part investigation into the UNHCR’s operation in Libya, we talk to those migrants actually involved in the registration and detainment process. They tell Euronews their stories.

      Despite increased EU funding to the Libyan coastguard, and an Italian memorandum of understanding with the DCIM (the body responsible for running migrant detention centres) no effective provision has been made by the EU to implement migrants’ human rights and living conditions in Libya.

      The migrant experience in the embattled North African nation is deteriorating. Many people in that position who spoke to Euronews have reported abuses after being thrown into detention centres with the hope of being registered by UNHCR. Testimonies include instances of torture, rape and extortion at the hands of local militias and when this leads to an attempt to cross the Mediterranean sea, reports also detail how they have been intercepted by the Libyan coastguards and automatically re-incarcerated into the detention centres.

      “It has become an infinite, terrible circle from which there is no way out”, Julien Raickman, head of the MSF-France’s Libyan operation, told The Times.

      UNHCR’s main mission in Libya is to register migrants and find a solution to get them out of the country. However, as Raickman adds, “the resettlement procedure is totally blocked”.


      https://www.euronews.com/2019/10/02/unhcr-in-libya-part-2-migrants-in-detention-centres-why-does-unhcr-want-to
      #centres_de_détention #détention #Qasr_Bin_Gashir #Zintan #Az-Zāwiyah #Abu_Salim ##Az-Zawiyah

    • UNHCR in Libya Part 3: Former staffer blows whistle on favouritism and ’culture of impunity’

      Libya’s United Nations Refugee Agency has been branded “the worst in the region” by a former staff member who has alleged corruption, mismanagement and incompetence in its dealings with tens of thousands of vulnerable refugees and asylum seekers.

      The former staff member, who spoke to Euronews on condition of anonymity, painted an image of an agency overstretched and out of its depth, with asylum seekers left homeless, deprived of medical care and in legal limbo in an increasingly violent and unstable Libya.

      Migrants and refugees on the ground told Euronews that they had even bribed their way into Libya’s notorious detention centres in an effort to speed up their asylum claims. There they face exploitation at the hands of militia groups, which run the centres in all but name.

      The former staff member described a chaotic infrastructure at UNHCR, where he worked for several years, with asylum seekers registered under incorrect nationalities and others forced to wait for months to hear the status of their applications.

      Meanwhile, questions about UNHCR in Libya have stretched to procurement. An internal audit found that the agency had purchased laptop computers at inflated prices (eight laptops for just under $50,000) and used two travel agents to purchase almost $200,000 worth of flight tickets. The audit also notes that “no competitive bidding was conducted for the travel services” (sect. D of OIOS report 2019/007).
      Medical care

      Euronews has spoken to dozens of asylum seekers on the ground in Libya, including a man suffering from pulmonary tuberculosis. Asyas, 30, was discharged from the hospital by a UN medical partner, the International Medical Corps (IMC), and was now living in a private home in Tripoli.

      “I’m just waiting to die,” he told us.

      A medical source in Tripoli said that the hospitalisation of migrants and refugees - especially those cases with tuberculosis - is expensive, and some public hospitals lack the equipment to correctly diagnose the cases.

      As a result, NGOs have to find a balance between paying very high bills to private hospitals or discharging patients too early, the source concludes.

      The IMC told Euronews it cannot comment on the case.

      The feeling on the streets is one of abandonment by international institutions. Asylum seekers in urban areas believe that the UN agency will be there to help them find accommodation for example but the UNHCR are not obligated to do so.

      In one case, a group of Sudanese refugees – including expectant mothers and newborn babies - have been living for several months in an abandoned warehouse in an area of Tripoli known as al-Riyadiya.

      The group were since evicted from the warehouse and are now sleeping in front the UNHCR community day centre, waiting to be moved to safer housing.

      Commenting on the experiences Euronews uncovered, a spokesperson for the UNHCR, Charlie Yaxley, said: “Life for many refugees is extremely difficult and what we can do is at times very limited.”
      Libya in the eye of the storm

      Libya has been at the forefront of the migrant crisis and is the embarkation point for many boats that attempt to cross the Mediterranean to Italy.

      Libya’s lawlessness since the 2011 war that followed the overthrow of Colonel Gaddafi has seen the rise of numerous militia groups, all competing for a piece of the lucrative migrant trade.

      A large part of that trade is the operation of detention centres, officially run by the government but effectively controlled by militia groups. Asylum seekers detained in Libya are held at the centres, where they are often subject to abuse and violence.

      The conditions at detention centres has got so bad that the UNHCR prioritise the processing of refugees and migrants that are held in them - as they are considered among the most vulnerable. This has led to asylum seekers actually bribing their way into centres, sources say.

      In December, migrants and refugees detained in Khoms Suq al-Khamis started a hunger strike to persuade UNHCR to visit the centre and register them in the hope that this might stop them from being sold and disappeared.

      Amina, a Somali refugee now in Triq al-Sikka facility in Tripoli confirmed to Euronews that she paid money to be “accepted into detention and have a better chance to be registered and evacuated".

      The former UN staff member detailed one case where he claims a pregnant rape victim had opted to return to a detention centre in order to be considered for evacuation.

      At the Abu Salim detention centre, Eritrean refugees have been begging the detention centre manager to admit them, with the sole hope of being evacuated.

      Others are paying to get themselves in to the UNHCR’s Gathering and Departure Facility (GDF) - managed by the Libyan Ministry of Interior, UNHCR and UNHCR’s partner LibAid - in Tripoli, where refugees are normally hosted until their transfer to another state is confirmed.

      There, one refugee awaiting evacuation told Euronews: “The guards who are working at the gate, brought inside Somalian and Eritrean women; they paid 2000 dinars (around 430€) each. We told this to UNHCR, and they asked us not to tell anyone”.

      Commenting on the allegations, Yaxley said: “UNHCR takes any claims of misconduct very seriously. Any claim that is found to be valid following an investigation is followed by a zero tolerance approach. We strongly encourage any victims to directly contact our Inspector General’s Office.”.
      Lack of information

      Aside from bribery, the former employee said that the fate of individual asylum seekers and their families in Libya largely relies on luck.

      “It’s up to the office,” the source said.

      “At the beginning of 2019, the UNHCR registered a woman from Ivory Coast (which is not among the 9 nationalities that are prioritised according to Cochetel), only because there was a recommendation letter from a higher rank.

      “Sometimes you may wait months to register a case because no one will give you approval; there are cases of favouritism and a lazy attitude. All registration processes are unclear.”

      Many refugees and asylum seekers in Tripoli complained to Euronews about the lack of information available to them about their personal case. The former employee said that this is part of a strategy at the agency in order to avoid having to deal with the huge amount of admin involved.

      “It’s a general attitude not to answer refugees and keep them blind to avoid more requests. In Tripoli, refugees or asylum seekers are left without a clue. They don’t know if they are accepted or rejected.

      “They receive very little information about their file and most of the time, no proper update about the process, or in case they have to appeal if their request has been rejected.”

      The source said that since September 2017 there is no system in place to appeal against rejection on their refugee status, and asylum seekers don’t know they have the right to appeal the decision within 30 days.

      One family from Nigeria, now detained in Az-Zāwiyah detention centre, described their experience.

      “The first time we managed to meet UNHCR was secretly in Tarik Al Matar centre in July 2018. Since that time UNHCR is refusing to register us. When we try to ask about our cases they kept telling us later, next time, next time,” the father said.

      “Sometimes they avoid us totally. Once, UNHCR has even advised us to return home. My youngest girl has been born in detention and the eldest have some traumatic effects due to a whole lot of horrible stuff they’ve experienced.”

      Meanwhile the situation in Libya is only likely to get worse, with a bottleneck in some states like Niger slowing down the evacuation plan from Libya.

      There are currently 1,174 evacuees from Libya staying in Niger, including 192 evacuated unaccompanied children, according to UNHCR. With the Emergency Transit Mechanism (ETM) at full capacity, many cases are still pending a decision.

      “The Government of Niger has generously offered additional space for up to 1,500 refugees in the Emergency Transit Mechanism run by UNHCR in Niamey with financial support from the European Union,” writes Cochetel in May 2018.

      Mistakes

      To make the situation worse, according to the former employee, many mistakes have been made including nationalities wrongly assigned to individuals.

      “UNHCR was registering Chadians as Sudanese, or Ethiopians as Eritreans. The UNHCR staff in Libya was not qualified to properly understand the situation,” the source said.

      Commenting on that claim, Yaxley said: “UNHCR staff are selected through the same processes as in all other operations worldwide, following human resources rules. There are over 100 national staff working in Libya. UNHCR does not work with external contractors.”

      The aforementioned concentration on nine specified nationalities was put in place in order to keep numbers down, the former staff member said.

      Libya’s Undersecretary of the Ministry of Interior for Migration, Mohammed Al-Shibani, said that on the contrary the Libyan government is not refusing to register other nationalities. “The nationalities are determined by the UN not by us,” he said.

      Procurement

      On issues with procurement, the former staff member points Euronews at the internal UN audit of the operations in Libya, which found that UNHCR designated procurements to 12 partners worth $4.7 million and $4.0 million in 2017 and 2018 respectively.

      But the mission “did not conduct any cost-benefit analysis”, opting instead for direct procurement “despite the significant differences between official and market exchange rates.

      In 2017 and 2018, “the mission designated procurement exceeding $100,000 to three partners without them being pre-qualified by the Procurement Service at headquarters”. A lack of procurement plans resulted in ’’unnecessary and higher” costs.

      For example, the audit found a transaction for eight laptops with total expenditure of $47,067 (equivalent to a unit cost per laptop of $5,883). Moreover, flight tickets amounting to $128,000 and $66,000 during 2017 and 2018 were bought from two different travel agencies without any clear process for selection, as mentioned in the audit and confirmed by a former UN source.

      “The mission was unable to demonstrate it used its resources effectively and efficiently in providing for the essential needs of persons of concern. The lack of reporting also increased UNHCR’s reputational risk”, reads the audit.

      https://www.euronews.com/2019/10/03/unhcr-in-libya-part-3-former-staffer-blows-whistle-on-favouritism-and-cult
      #impunité

    • UNHCR in Libya Part 4: The detention centres - the map and the stories

      When NGO workers arrived at the Janzoor detention centre in Libya in October 2018 to collect 11 unaccompanied minors due to be returned to their country of origin, they were shocked to find that the young people had completely disappeared.

      The failed asylum seekers were registered and ready to go, a staff member at the International Organisation of Migration, who wished to remain anonymous, told Euronews. It took six months to find out what had happened to the group.

      “They were sold and their families were asked for ransom”, the former staff member said.

      In February 2019, the Libyan government revealed that there were 23 detention centres operating in Libya, holding over 5,000 asylum seekers. While they are officially run by the government, in reality it is Libya’s complex patchwork of militias that are in control.

      Even those ostensibly run by Libya’s Directorate for Combatting Illegal Migration (DCIM) are effectively under the control of whichever armed group controls the neighbourhood where a centre is located.
      Rule of militias

      Militias, also known as “katibas”, are de-facto in control of the gates of the centres and the management. In many cases, migrants and refugees are under arrest in locations which are not considered official detention facilities, but “holding places” for investigation.

      By correct protocol, they should be sent to proper detention facilities, but in reality procedures are seldom respected and asylum seekers are detained with no legal review or rights.

      For many migrants and refugees, the ordeal begins at sea.

      According to the Libyan coast guard, from January to August 2019, nearly 6,000 people were intercepted and brought back to Libya.

      On September 19, a man from Sudan died after being shot in the stomach hours after being returned to shore.

      The IOM, whose staff witnessed the attack, said it occurred at Abusitta disembarkation point in Tripoli, when 103 people that had been returned to shore were resisting being sent back to detention centres.

      IOM staff who were on the scene, reported that armed men began shooting in the air when several migrants tried to run away from their guards.

      “The death is a stark reminder of the grim conditions faced by migrants picked up by the Coast Guard after paying smugglers to take them to Europe, only to find themselves put into detention centres” said IOM Spokesperson Leonard Doyle.

      With conflict escalating in Tripoli and many detention centres located on the frontline, the majority of the people intercepted by Libyan coast guards are brought to al-Khoms, a coastal city 120km east of the Libyan capital.

      Tortured, sold, and released

      According to UN sources, guards at the city’s two detention facilities - al-Khoms and Souq al-Khamis - have either facilitated access to the militias or were afraid to deny them access.

      “Let me be honest with you, I don’t trust anyone in al-Khoms centre,” a former DCIM official told Euronews.

      “The detention centre has been officially closed by the DCIM but the militia there do whatever they want and they don’t respect the orders given by the Ministry of Interior.

      “People have been tortured, sold and released after paying money. The management and the militia in al-Khoms, they act independently from the government”.

      Last June, during the protection sector coordination meeting in Tripoli, UN agencies and international organisations raised the question of people disappearing on a daily basis.

      “In one week at least 100 detainees disappeared and despite the closure of the centre, the Libyan coast guard continued to bring refugees to al-Khoms detention centre” according to a note of the meeting seen by Euronews.

      The head of an international organisation present at the meeting, who asked to remain anonymous, said: “Many organisations have been turning their back on the situation, as they were not visiting the centre anymore.

      “19 people from Eritrea were at risk, including young ladies between 14 and 19 years old”.

      During a press briefing last June, the spokesman for UN High Commissioner for Human Rights, Rupert Colville, reported that women held in detention have been sold into sexual exploitation.

      David, a migrant who had been detained in Misrata detention centre was able to get out after transiting from a safe house in al-Khoms. He said that centre staff “had been extorting money from detainees for months.

      “I didn’t have a choice as the UN refused to register me because I come from Central African Republic and my nationality is not among the one recognised by UNHCR.”

      Detention centres are still open

      In August 2019, Libyan authorities in Tripoli confirmed the shutdown of three detention centres in Misrata, Khoms and Tajoura, but DCIM officers and migrants held in detention confirmed to Euronews that the centres are still open.

      While it is impossible to independently verify the current status of the facilities - as as the Ministry of Interior in Tripoli does not authorise access to them - Euronews was able to speak on the phone with detainees.

      “Just bring a letter with the authorisation from the Ministry of Interior and I will let you enter,” said one commander from Tajoura on the phone, confirming that the centre was still running.

      Another source at the DCIM in Tripoli mentioned that Tajoura was still running and the militia was mainly arresting people from street to fill the hangars again.

      The decision to close the Az-Zāwiyah detention centre - mentioned in PART 1 and 2 - was taken in April 2018 by former head of DCIM Colonel Mohamed Besher. But the centre has instead been transformed into an arrest and investigation centre.

      Located at the Az-Zāwiyah Refinery, which is secured by Al-Nasser brigade since 2011, it is close to the base of the Az-Zāwiyah coastguard

      Both the commander of the Libyan Coast Guard’s Unit and the head of Al-Nasr brigade are sanctioned by UN and the United States for alleged involvement in human trafficking and migrant smuggling.

      Mohammed Kushlaf is working in cooperation with “Osama” (➡️ SEE PART 2), who is in charge of the detention facility. His name appears 67 times in the recent investigation conducted by Italian prosecutor Luigi Patronaggio.

      ‘Inhumane conditions’

      The investigation had “confirmed the inhumane conditions” endured by many migrants and “the need to act, at an international level, to protect their most basic human rights.”

      The Government of National Accord has supported the UN sanctions and issued public statements of condemnation against the trafficking and smuggling of migrants.

      The Libyan prosecutor has also issued an order to suspend the commander of the Libyan Coast Guard and bring him into custody for investigations, although this was never implemented, confirmed a Libyan lawyer working at the Ministry of Justice.

      Sources at the DCIM mentioned that between September 2018 and April 2019 - when the Libyan National Army (LNA) troops guided by the general Khalifa Haftar seized Tripoli’s southern suburbs – many detention centres were located near the clashes.

      Salaheddin, Ain Zara, Qasr Bin Ghashir and Tariq Al Matar detention centres have been closed because of the conflict.

      As a result, large groups of refugees and migrants have been displaced or transferred to other locations. A DCIM officer in Tripoli mentioned that “The Tariq Al Matar centre was in the middle of the clashes and many refugees left to find safety in other areas after a few people were injured. A group was transferred to Ain Zara and another to Janzour detention centre, some 20 kilometres southwest of Tripoli’s centre.”

      Migrants being recruited to help militia in Libya’s civil war

      In September and several times in December and January, refugees say they were forced to move and pack weapons as fighting between rival armed groups in the capital of Tripoli flared up.

      They also engaged directly with local militia, from the Tripoli suburb of Tarhouna, that was controlling Qasr Bin Ghashir detention centre at the time.

      “No one was fighting on the front but they would ask us to open and close the gate and move and pack weapons”, said Musa, a Sudanese refugee who left Qasr Bin Ghashir in April following the attack.

      On October 2, Abdalmajed Adam, a refugee from South Sudan was also injured by a random bullet on his shoulder and was taken to a military hospital,” adds Musa.

      The militia who is controlling the area where Abu Salim detention centre is located is known as Ghaniwa and is aligned to the GNA.

      The group has been asking refugees, especially Sudanese – as they speak Arabic - to follow them to the frontline.

      “Last August they bought us to Wadi Al-Rabea in southern Tripoli, and asked us to load weapons. I was one of them. They took five of us from the centre,” said Amir, a Sudanese asylum seeker who is detained in Abu Salim.

      A former DCIM officer confirmed that in June 2018, the head of Abu Salim DCIM, Mohamed al-Mashay (aka Abu Azza), was killed by an armed group following internal disputes over power.

      The Qasr Bin Ghashir detention centre, in which 700 people were locked up, was attacked on April 23. Video and photographic evidence shows refugees and migrants trapped in detention having incurred gunshot wounds.

      Multiple reports suggested several deaths and at least 12 people injured. A former DCIM officer mentioned that behind the attack there was a dispute over the control of the territory: it is a very strategic point being the main road to enter to Tripoli.


      https://www.euronews.com/2019/10/03/unhcr-in-libya-part-4-the-detention-centres-the-map-and-the-stories

      #torture #traite_d'êtres_humains #cartographie #visualisation #localisation

  • Le #Pentagone débloque 3,6 milliards de dollars pour le mur de Trump

    Le Pentagone a annoncé mardi avoir débloqué 3,6 milliards de dollars pour financer la construction de 280 km de mur à la frontière mexicaine, à la demande du président Donald Trump.

    Pour débloquer ces fonds, le ministère américain de la #Défense a décidé de « reporter » 127 projets de construction et de modernisation des locaux militaires aux Etats-Unis et à l’étranger prévus dans son budget 2019, a indiqué à la presse un porte-parole du ministère, Jonathan Hoffman.

    Le ministre de la Défense #Mark_Esper « a décidé que ces projets de construction sont nécessaires pour soutenir l’usage des forces armées et le ministère de la Défense va donc mener 11 projets de construction militaire de barrière frontalière », a précisé M. Hoffman au cours d’un point de presse.

    « La longueur totale (...) est de 175 miles », a précisé le responsable des affaires de sécurité intérieure au Pentagone, Kenneth Rapuano. Il a précisé qu’il s’agit de renforcer des segments de barrière frontalière déjà existant mais considérés comme insuffisants, ainsi que de construire de nouveaux segments.

    Les zones considérées sont notamment situées près de #Yuma (Arizona), #El_Centro et #San_Diego (Californie), #Laredo et #El_Paso (Texas).

    Le général Andrew Poppas, directeur des opérations à l’état-major américain, a assuré que la construction de ces pans de mur frontalier permettrait de réduire le nombre des 5.000 militaires américains déployés à la frontière mexicaines à la demande de Donald Trump, qui souhaite endiguer une vague d’immigration en provenance d’Amérique latine.

    Les projets de construction militaire reportés n’ont pas été décrits à la presse, le Pentagone souhaitant informer d’abord les élus des Etats concernés par les 127 projets, mais les élus du Congrès ont très rapidement réagi à cette annonce.

    Parmi les projets affectés figure notamment un bâtiment de la prestigieuse académie militaire de West Point, a indiqué le leader des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

    « C’est une gifle pour les forces armées qui servent notre pays », a-t-il tweeté. Le président Donald Trump est « prêt à cannibaliser des fonds militaires déjà alloués pour satisfaire son ego et pour un mur qu’il a promis que le Mexique paierait », a-t-il ajouté.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/le-pentagone-debloque-36-milliards-de-dollars-pour-le-mur-de-
    #murs #financement #barrières_frontalières #frontières #USA #Etats-Unis #armée

    ping @mobileborders

    • Trump administration raids military construction projects for border wall

      The move is likely to further inflame Democrats who have accused the administration of illegally overriding Congress’ spending decisions.

      The Trump administration is carrying out plans to raid $3.6 billion in military construction projects to build the border wall, further inflaming lawmakers who have accused President Donald Trump of illegally overriding Congress’ spending decisions.

      Defense Secretary Mark Esper informed congressional leaders on Tuesday of the cash grab from a total of 127 military projects. Roughly half the money will come from funds previously dedicated to upgrading military bases abroad and the other half in the United States.

      Senate Minority Leader Chuck Schumer said Esper told him some of the money will come from the U.S. Military Academy at West Point in his home state of New York.

      “It is a slap in the face to the members of the Armed Forces who serve our country that President Trump is willing to cannibalize already allocated military funding to boost his own ego and for a wall he promised Mexico would pay to build,” Schumer said in a statement.

      Trump declared a national emergency in February in order to divert $8 billion from various federal accounts to build a physical barrier along the U.S.-Mexico border, including a Treasury Department fund and Defense Department efforts to interdict illegal drugs.

      Tuesday’s announcement comes on top of $2.5 billion the Pentagon already diverted from its budget toward the border barrier this spring over objections from leaders on the House and Senate Armed Services and Appropriations committees.

      In a letter to Senate Armed Services Chairman Jim Inhofe (R-Okla.) on Tuesday, Esper detailed 11 border projects on the U.S.-Mexico border that the diverted funds will now finance.

      The barriers, Esper contended, will allow military personnel that have been deployed to the border to beef up security to focus on areas that don’t have physical barriers.

      “In short, these barriers will allow DoD to provide support to DHS more efficiently and effectively,” Esper wrote. “In this respect, the contemplated construction projects are force multipliers.”

      In total, the military construction budget will fund 175 miles of border wall — a combination of new barricades and improvements to existing structures. The earliest construction could begin in about 100 days, Elaine McCusker, the Pentagon’s acting comptroller, told reporters.

      She added that the first projects are likely to begin on land owned by the military, including the Barry M. Goldwater Air Force Range along the border in Arizona.

      The roster of 127 projects the Pentagon is targeting to pay for the border wall has been winnowed down from a much longer list of $12.9 billion worth of projects in dozens of states, as well as several locations overseas.

      The Pentagon is expected to release a list of all impacted projects on Wednesday, after it notifies lawmakers whose districts will be affected, as well as officials in foreign countries where projects are being deferred, according to Jonathan Hoffman, the Pentagon’s chief spokesperson.

      However, the military construction projects being raided do not include family housing, military barracks and projects that have already been awarded or are expected to be awarded in fiscal 2019, Hoffman said. He also added that the $1.8 billion from domestic projects will become available only when the $1.8 billion from international projects has been used up.

      Defense officials said they also hope Congress will appropriate more money to backfill the military construction projects that get cut. “The way we’re describing it is deferred. They’re definitely not canceled," McCusker said of the military construction projects being raided.

      Nevertheless, other Democrats in Congress also swiftly rebuked the decision. Rep. Debbie Wasserman Schultz (D-Fla.), who oversees military construction funding in the House, warned that the Trump administration “is about to weaken our national security by stealing billions from our military," including training for soldiers and schools for military families.

      “I reminded his Admin today that I will not support this theft from our military," Wasserman Schultz wrote on Twitter. “Trump can pander to his nativist base, but the House will fight his every attempt to make our military families or national security suffer as a result.”

      A group of Democratic senators sent a letter to Esper on Tuesday demanding more details. “We are opposed to this decision and the damage it will cause to our military and the relationship between Congress and the Department of Defense,” the senators wrote. “We also expect a full justification of how the decision to cancel was made for each project selected and why a border wall is more important to our national security and the well-being of our service members and their families than these projects.”

      In response to the news, Rep. Don Beyer (D-Va.) also taunted Trump in a tweet, writing eight times that “Trump promised Mexico would pay” for his campaign pledge to build a border wall.

      The move is also expected to draw ire of Republicans — at least privately. Lawmakers in both parties have consistently warned the Pentagon against raiding the defense budget for a border wall — a move they fear will hurt military readiness.

      The Trump administration previously angered congressional Democrats by deploying thousands of troops to help secure the southern border.

      It’s possible some of those troops on the border could return home once the wall is erected, Army Lt. Gen. Andrew Poppas, the director of operations on the Joint Chiefs of Staff, told reporters. Having more effective barricades could reduce the need for military personnel to patrol those portions of the border, Hoffman added.

      But Congress isn’t the only interested party expected to put up a fight over Trump’s latest move.

      The American Civil Liberties Union said after the announcement that it plans to file a motion to block the transfer of the money. The ACLU is representing the Sierra Club and border advocates in a related federal lawsuit in California.

      “The fact that the government sat on these so-called ‘emergency funds’ for seven months further confirms that this is nothing but an unlawful power grab. We’ll be back in court very soon to block Trump’s latest effort to raid military funds for his xenophobic wall," Dror Ladin, staff attorney with the ACLU’s National Security Project, said in a statement.

      https://www.politico.com/story/2019/09/03/trump-administration-prepares-to-raid-military-projects-for-border-wall-14

    • Trump moving forward to divert $3.6B from military projects for border wall

      The Trump administration is moving forward with its plan to divert $3.6 billion from military construction projects, notifying congressional leaders and lawmakers whose states will be impacted by the shuffle.

      Defense Secretary Mark Esper called congressional leaders, including House Speaker Nancy Pelosi (D-Calif.) and Senate Minority Leader Charles Schumer (D-N.Y.), on Tuesday to detail the decision to reprogram the money away from military construction projects and to the border.

      Schumer, who has projects in his home state that will be impacted, panned the decision as a “slap in the face” to members of the military.


      “The president is trying to usurp Congress’s exclusive power of the purse and loot vital funds from our military. Robbing the Defense Department of much-needed funds is an affront to our service members and Congress will strongly oppose any funds for new wall construction,” he added.

      Pelosi told House Democrats on a caucuswide conference call on Tuesday that Esper also informed her of the move earlier in the day, according to a call participant.

      “Canceling military construction projects at home and abroad will undermine our national security and the quality of life and morale of our troops, making America less secure,” Pelosi said later in a public statement.

      “The House will continue to fight this unacceptable and deeply dangerous decision in the Courts, in the Congress and in the court of public opinion, and honor our oath to protect the Constitution,” she added.

      Pentagon officials on Tuesday also confirmed that Esper approved $3.6 billion in Defense Department dollars to build 175 miles of wall on the U.S.- Mexico border, with Congress being briefed on the construction projects that will be affected by the order.

      The notification to congressional leadership comes following Trump’s declaration of a national emergency earlier this year to access more money for the border wall after Congress passed a funding bill that included only $1.35 billion for the border.

      Republicans bristled over Trump’s decision to declare the national emergency to get wall funding, but Congress was unable to override Trump’s veto of a resolution to nix the declaration. Democrats have pledged to force another vote this fall.

      As part of the declaration, Trump announced that he would reshuffle $3.6 billion from military construction projects. Republicans are promising to “back fill” the money in the upcoming government funding bills, though that requires cooperation from Democrats.

      In the meantime, roughly 127 military construction projects are being put on hold, half of which are overseas and half of which are planned U.S. projects, according to the Pentagon.

      Pentagon Comptroller Elaine McCusker, who also spoke to reporters, said construction is expected to begin in about 135 days.

      Officials also said that the additional miles of wall to be built are expected to diminish the number of U.S. troops deployed to the border but could not give an estimate as to how many.

      Democrats immediately balked at the Pentagon’s decision to formally move forward with the reprogramming.

      Sen. Jack Reed (D-R.I.), the top Democrat on the Senate Armed Services Committee, knocked the administration on Tuesday, saying there was “no credible reason” for diverting the funding.

      “There should be broad, bipartisan opposition to misusing defense dollars in this manner in both Congress and the courts," he added.

      “The President is robbing the men and women of our armed services of funds meant for critical construction projects that are necessary to serve our troops, support our allies, deter our adversaries, and care for our military families — all to build a wall that will do nothing to solve the humanitarian crisis at our Southwest border or protect the American people,” Sens. Patrick Leahy (D-Vt.), Dick Durbin (D-Ill.) and Brian Schatz (D-Hawaii) said in a joint statement.

      Leahy is the top Democrat on the Senate Appropriations Committee, while Durbin is the top Democrat on the Defense subcommittee and Schatz is the top Democrat on the military construction subcommittee.

      Schatz added in a subsequent tweet that “every service member, family member, and veteran should look at the list of projects he is de-funding and know that Trump thinks a wall is more important.”

      Democrats on the Senate Appropriations Committee sent Esper a letter on Tuesday requesting more information on the impacted projects, including how they were selected.

      “We ... expect a full justification of how the decision to cancel was made for each project selected and why a border wall is more important to our national security and the wellbeing of our service members and their families than these projects,” 10 Democrats on the panel wrote in their letter.

      https://thehill.com/homenews/senate/459800-trump-plans-to-divert-money-from-military-projects-this-week-for-bor

    • Pentagon diverts $3.6bn in funds for southern border wall

      US Secretary of Defence Mark Esper has granted $3.6bn (£3bn) in Pentagon funding to be redirected to help build a US-Mexico border wall.

      The money will fund 175 miles (280km) of construction and will force 127 military projects to be put on hold, he told lawmakers in a letter on Tuesday.

      Building a border wall was a major campaign pledge of President Trump but it has faced significant opposition.

      Tough action on immigration also forms a central part of his re-election bid.

      Mr Esper’s letter did not use the term “wall” but the border barriers described are likely to be cited by Mr Trump as evidence of progress as he gears up for the vote in 2020.

      Last July, the Supreme Court handed Mr Trump a victory in a related case, saying that the national emergency he issued in February allowed him the power to use $2.5bn in defence funds for wall construction while the matter proceeds in courts.

      In a letter sent to several congressional committees, the Department of Defense identified the 127 military construction projects worldwide that stand to lose funding on behalf of the border wall.

      Democrats argue that by diverting funds to the wall, the Trump administration is attempting to circumvent Congress’ role in making budgets for government agencies.

      Democrat Senate Minority Leader Chuck Schumer said it showed Mr Trump “is willing to cannibalise already allocated military funding to boost his own ego and for a wall he promised Mexico would pay to build”.

      The American Civil Liberties Union promised to seek a court order to block “the president’s abuse of emergency powers to secure funds for a wall Congress denied”.

      Donald Trump promised to use military construction money to fund his long-promised Mexican border wall. Now that order is being recorded on paper and put into action.

      That may cause some political difficulties for the president, but it’s clear he believes the potential damage from not following through on his 2016 border-wall campaign pledge - even if the funds are coming from US taxpayers, not Mexico - is greater than the risk of disgruntled constituents and interested parties.

      It wasn’t too long ago that border walling was a non-controversial proposition, tucked into larger spending legislation. That was before Donald Trump made it the most visible embodiment of his immigration policies, however.

      Mr Trump has already tweeted aerial video of new border wall construction (technically, just replacement barriers). His goal is to have even more footage to point to - and, perhaps, stand smiling alongside - as his 2020 presidential re-election campaign picks up steam.
      What is being defunded?

      In a letter released on Wednesday evening, first reported by The Daily Beast, Mr Esper identifies 127 projects that stand to lose funding at the expense of the border wall.

      This list includes projects across 23 US states, three US territories and 20 countries. More than $1bn in mainland projects - with a wide array of purposes -will likely be shelved, including $40m to update hazardous waste storage in Virginia and $95m for an engineering centre in New York.

      Nearly $700m will be diverted from projects in US territories Puerto Rico, the Virgin Islands and Guam. Of these Puerto Rico will be hit hardest: the island stands to lose $400m worth of planned projects.

      Approximately $770m will be taken from projects across Europe, directed at helping allied countries deter a possible attack from Russia.

      Nine projects overall affect the renovation and replacement of schools for children on US military bases across the world.

      According to the Pentagon, the affected projects have not been cancelled outright but have been “deferred”.

      For the projects to be resumed, however, Congress must agree to do so in its annual defence policy bill. If Congress fails to do so, they will be stuck in legislative limbo and effectively defunded.

      https://www.bbc.com/news/world-us-canada-49574441

  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    • Tiens tiens... comme par hasard, l’#université_grenoble_alpes s’apprête à une nouvelle fusion (que nos dirigeants n’appellent pas fusion, mais quelque chose comme rapprochement, mais tant est...).

      Après avoir fusionné les 3 universités de Grenoble en 2016 :

      Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/decouvrir-l-uga/decouvrir-l-universite-grenoble-alpes-367937.kjspl-histoire-de-l-uga/l-histoire-de-l-uga-1105.kjsp

      ... l’Université Grenoble Alpes s’apprête à créer en janvier 2020 une nouvelle entité : l’#Université_intégrée :

      Vers une université intégrée

      Initiée en 2013 avec la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifique, renforcée en 2014 par la mise en oeuvre des pôles de recherche puis en 2016 par la création de l’Université Grenoble Alpes et l’obtention de l’IDEX, la dynamique « Univ. Grenoble Alpes » vise à créer un grand site universitaire de rang mondial. A l’horizon 2020, un nouvel établissement rassemblant l’Université Grenoble Alpes, la Communauté Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École Nationale supérieure d’architecture de Grenoble devrait ainsi voir le jour.

      L’organisation et la gouvernance de cette université au statut juridique particulier font actuellement l’objet d’une concertation. Les groupes de concertation sont constitués de représentants des élus dans les conseils et de représentants des établissements.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/notre-strategie-politique-et-nos-grands-projets/vers-une-universite-integree/vers-une-universite-integree-369926.kjsp

      Une nouvelle structure qu’en réalité personne ne veut (la fusion de 2016 a déjà coûté beaucoup d’énergie à tout le monde, et surtout au personnel technique et administratif), mais que le président de l’UGA mène au galop... l’enjeu ? Evidemment, pouvoir accéder aux financements IDEX...

  • D’un côté l’UE dénonce mollement les destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, et d’un autre côté...

    L’UE finance désormais le ministère de la Guerre d’Israël
    David Cronin – The Electronic Intifada – 2 août 2019
    https://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/08/05/lue-finance-desormais-le-ministere-de-la-guerre-disrael

    Le ministère de la Défense d’Israël vient justement de commencer à récupérer des fonds de l’Union européenne, pour la première fois.

    Il fait partie des bénéficiaires d’un nouveau programme de recherche de 9 millions de dollars sur l’utilisation de drones en cas de catastrophe. Connu sous le nom de Respondrone, ce programme est financé dans le cadre du programme scientifique de l’UE, Horizon 2020.

    #Europe #israel #armée #drones #complicité #financement #Horizon_2020 #Recherche #Université #BDS #boycott_universitaire

  • Campagne Macron : les vrais chiffres d’une levée de fonds hors norme
    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-04-mai-2019

    L’immense majorité des dons (environ 15 millions d’euros) ont été collectés par En Marche. Seul un million d’euros a atterri directement sur le compte du candidat sous la forme de 251 dons, quasiment tous au plafond de 4 600 euros.


    L’explication est simple : ceux qui ont donné à l’association de campagne étaient ceux qui avaient déjà donné le maximum au parti. Les fichiers de dons fournis par la Commission des comptes de campagne sont anonymisés mais suffisamment précis pour faire certains recoupements. On observe par exemple qu’un don de 4 600 euros arrive de Tirana, en Albanie, le 25 janvier 2017. Le même jour, un autre don de 7 500 euros atterrit sur le compte d’En Marche de… Tirana. Six jours plus tard, un couple de Zurich (Suisse) fait deux virements de 4 600 euros sur le compte de la campagne, au moment même où le parti reçoit un virement de 15 000 euros partis d’un compte commun de Zurich. Ce couple vient donc de donner 24 200 euros. Et il n’est pas le seul à l’avoir fait.

    Nous avons même retrouvé la trace d’un virement unique de 24 200 euros qu’En Marche a dû rembourser pour cause de dépassement du plafond. Quelques jours plus tard, son émetteur, habitant à Tahiti, faisait deux virements séparés au parti et à l’association de campagne pour le même total. Ces données sont par ailleurs confirmées par d’autres, contenues dans les Macron Leaks. Ainsi, si le candidat Macron (ou son parti) a bien reçu 1 212 dons supérieurs à 4 500 euros, entre ceux qui ont donné plusieurs fois et ceux qui ont multiplié le plafond par deux en donnant également pour leur conjoint-e, on peut estimer à environ 800 le nombre réel de grands donateurs.

    • On en avait déjà parlé ici (mais je ne retrouve plus le lien), des #Macron_Leaks révélés dès 2017, et de l’article du JDD en décembre 2018 qui détaillait les #dons avec des origines surprenantes...

      18 dons en provenance du Liban ont plus pesé que les sommes versées par les Toulousains et les Rennais.

      Royaume Uni 800 000€
      Etast-Unis 115 000 €
      Liban 105 000 €
      Suisse 95 000€

      1,2 % des dons totaux ont rapporté à eux-seuls 6,3 millions d’euros, soit 48 % du montant total des dons faits à Emmanuel Macron pendant sa campagne.

      56 % des dons viennent de la région parisienne

      #Liban #financement #campagne_électorale #Emmanuel_Macron #En_Marche

  • Comment quelques centaines de grands donateurs ont financé l’essentiel de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron

    Entre la création d’En Marche, en mars 2016, et décembre 2017, Emmanuel Macron a reçu 15 994 076 euros de dons. Et certains ont encore donné après la campagne. Jamais un candidat n’avait rassemblé autant d’argent auprès des particuliers en partant de rien.

    À première vue, cette somme réunie grâce à 99 361 dons semble accréditer l’histoire racontée par les responsables d’En Marche pendant la campagne : celle d’une mobilisation populaire autour du candidat. Pourtant, à bien y regarder, ceux que l’on a appelé les « grands donateurs » ont été déterminants. 48% de ces 16 millions d’euros ont été récoltés grâce à seulement 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques et virements ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat.

    https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/comptes-de-campagne-d-emmanuel-macron/campagne-d-emmanuel-macron-decryptage-du-systeme-d-ons_3426943.html
    #macron #financement #CaExpliqueTout

  • Comment quelques centaines de grands donateurs ont financé l’essentiel de la #campagne_présidentielle d’Emmanuel #Macron
    https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/comptes-de-campagne-d-emmanuel-macron/campagne-d-emmanuel-macron-decryptage-du-systeme-d-ons_3426943.html

    L’histoire de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron est aussi celle d’une levée de fonds sans précédent, qui s’est appuyée sur de grands donateurs dont l’importance a été minimisée.

    #financement_politique #classes_sociales

  • Financement participatif du documentaire Ford Blanquefort
    https://www.helloasso.com/associations/raffut/collectes/financement-participatif-du-documentaire-ford-blanquefort

    Merci de mettre une piécette si vous pouvez les ami⋅es, même pas grand chose, pour aider les potes de Raffut, et notamment Jamila et Nico, qui suivent les Ford depuis des années.

    Plus de douze ans que les ouvriers syndicalistes de Ford Blanquefort résistent à la fermeture de leur usine, et bientôt trois ans que nous les suivons avec nos caméras dans l’intimité de leur groupe. Aujourd’hui, l’usine devrait fermer, et c’est pour certains l’histoire professionnelle, humaine et syndicale de toute une vie qui se termine. Pour nous, il s’agit donc de mener à terme un film, d’abord comme témoignage de la lutte qu’ils ont menée, mais aussi pour comprendre avec eux ce qu’ils ont affronté : le management et la stratégie de l’une des plus grandes multinationales automobiles.

    #documentaire #film #syndicalisme #capitalisme #mondialisation #Ford #Blanquefort #crowdfunding #financement_participatif #copinage

    • source : F. Arfi (twitter) : « Dans ce premier entretien télévisé, Alexandre Djouhri s’en prend à deux reprises à Mediapart, adoube Alexandre Benalla et montre un rapport pour le moins instable avec les faits dans l’affaire des financements libyens. »

  • For six months, these Palestinian villages had running water. Israel put a stop to it
    For six months, Palestinian villagers living on West Bank land that Israel deems a closed firing range saw their dream of running water come true. Then the Civil Administration put an end to it

    Amira Hass Feb 22, 2019 3:25 PM

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-why-doesn-t-israel-want-palestinians-to-have-running-water-1.69595

    The dream that came true, in the form of a two-inch water line, was too good to be true. For about six months, 12 Palestinian West Bank villages in the South Hebron Hills enjoyed clean running water. That was until February 13, when staff from the Israeli Civil Administration, accompanied by soldiers and Border Police and a couple of bulldozers, arrived.

    The troops dug up the pipes, cut and sawed them apart and watched the jets of water that spurted out. About 350 cubic meters of water were wasted. Of a 20 kilometer long (12 mile) network, the Civil Administration confiscated remnants and sections of a total of about 6 kilometers of piping. They loaded them on four garbage trucks emblazoned with the name of the Tel Aviv suburb of Ramat Gan on them.

    The demolition work lasted six and a half hours. Construction of the water line network had taken about four months. It had been a clear act of civil rebellion in the spirit of Mahatma Gandhi and Martin Luther King against one of the most brutal bans that Israel imposes on Palestinian communities in Area C, the portion of the West Bank under full Israeli control. It bars Palestinians from hooking into existing water infrastructure.

    The residential caves in the Masafer Yatta village region south of Hebron and the ancient cisterns used for collecting rainwater confirm the local residents’ claim that their villages have existed for decades, long before the founding of the State of Israel. In the 1970s, Israel declared some 30,000 dunams (7,500 acres) in the area Firing Range 918.

    In 1999, under the auspices of the negotiations between Israel and the Palestinian Authority, the army expelled the residents of the villages and demolished their structures and water cisterns. The government claimed that the residents were trespassing on the firing range, even though these were their lands and they have lived in the area long before the West Bank was captured by Israel.

    When the matter was brought to the High Court of Justice, the court approved a partial return to the villages but did not allow construction or hookups to utility infrastructure. Mediation attempts failed, because the state was demanding that the residents leave their villages and live in the West Bank town of Yatta and come to graze their flocks and work their land only on a few specific days per year.

    But the residents continued to live in their homes, risking military raids and demolition action — including the demolition of public facilities such as schools, medical clinics and even toilets. They give up a lot to maintain their way of life as shepherds, but could not forgo water.

    “The rainy season has grown much shorter in recent years, to only about 45 days a year,” explained Nidal Younes, the chairman of the Masafer Yatta council of villages. “In the past, we didn’t immediately fill the cisterns with rainwater, allowing them to be washed and cleaned first. Since the amount of rain has decreased, people stored water right away. It turns out the dirty water harmed the sheep and the people.”

    Because the number of residents has increased, even in years with abundant rain, at a certain stage the cisterns ran dry and the shepherds would bring in water by tractor. They would haul a 4 cubic meter (140 square foot) tank along the area’s narrow, poor roads — which Israel does not permit to have widened and paved. “The water has become every family’s largest expense,” Younes said.

    In the village of Halawa, he pointed out Abu Ziyad, a man of about 60. “I always see him on a tractor, bringing in water or setting out to bring back water.”

    Sometimes the tractors overturn and drivers are injured. Tires quickly wear out and precious work days go to waste. “We are drowning in debt to pay for the transportation of water,” Abu Ziyad said.

    In 2017, the Civil Administration and the Israeli army closed and demolished the roads to the villages, which the council had earlier managed to widen and rebuild. That had been done to make it easier to haul water in particular, but also more generally to give the villages better access.

    The right-wing Regavim non-profit group “exposed” the great crime committed in upgrading the roads and pressured the Civil Administration and the army to rip them up. “The residents’ suffering increased,” Younes remarked. “We asked ourselves how to solve the water problem.”

    The not very surprising solution was installing pipes to carry the water from the main water line in the village of Al-Tuwani, through privately owned lands of the other villages. “I checked it out, looking to see if there was any ban on laying water lines on private land and couldn’t find one,” Younes said.

    Work done by volunteers

    The plumbing work was done by volunteers, mostly at night and without heavy machinery, almost with their bare hands. Ali Debabseh, 77, of the village of Khalet al-Daba, recalled the moment when he opened the spigot installed near his home and washed his face with running water. “I wanted to jump for joy. I was as happy as a groom before his wedding.”

    Umm Fadi of the village of Halawa also resorted to the word “joy” in describing the six months when she had a faucet near the small shack in which she lives. “The water was clean, not brown from rust or dust. I didn’t need to go as far as the cistern to draw water, didn’t need to measure every drop.”

    Now it’s more difficult to again get used to being dependent on water dispensed from tanks.

    The piping and connections and water meters were bought with a 100,000 euro ($113,000) European donation. Instead of paying 40 shekels ($11) per cubic meter for water brought in with water tanks, the residents paid only about 6 shekels for the same amount of running water. Suddenly they not only saved money, but also had more precious time.

    The water lines also could have saved European taxpayers money. A European project to help the residents remain in their homes had been up and running since 2011, providing annual funding of 120,000 euros to cover the cost of buying and transporting drinking water during the three summer months for the residents (but not their livestock).

    The cost was based on a calculation involving consumption of 750 liters per person a month, far below the World Health Organization’s recommended quantity. There are between 1,500 and 2,000 residents. The project made things much easier for such a poor community, which continued to pay out of its own pocket for the water for some 40,000 sheep and for the residents’ drinking water during the remainder of the year. Now that the Civil Administration has demolished the water lines, the European donor countries may be forced to once again pay for the high price of transporting water during the summer months, at seven times the cost.

    For its part, the Civil Administration issued a statement noting that the area is a closed military zone. “On February 13,” the statement said, “enforcement action was taken against water infrastructure that was connected to illegal structures in this area and that were built without the required permits.”

    Ismail Bahis should have been sorry that the pipes were laid last year. He and his brothers, residents of Yatta, own water tankers and were the main water suppliers to the Masafer Yatta villages. Through a system of coupons purchased with the European donation, they received 800 shekels for every shipment of 20 cubic meters of water. But Bahis said he was happy he had lost out on the work.

    “The roads to the villages of Masafer Yatta are rough and dangerous, particularly after the army closed them,” he said. “Every trip of a few kilometers took at least three and a half hours. Once I tipped over with the tanker. Another time the army confiscated my brother’s truck, claiming it was a closed military zone. We got the truck released three weeks later in return for 5,000 shekels. We always had other additional expenses replacing tires and other repairs for the truck.

    Nidal Younes recounted that the council signed a contract with another water carrier to meet the demand. But that supplier quit after three weeks. He wouldn’t agree to drive on the poor and dangerous roads.

    On February 13, Younes heard the large group of forces sent by the Civil Administration beginning to demolish the water lines near the village of Al-Fakhit. He rushed to the scene and began arguing with the soldiers and Civil Administration staff.

    Border Police arrests

    Border Police officers arrested him, handcuffed him and put him in a jeep. His colleague, the head of the Al-Tuwani council, Mohammed al-Raba’i, also approached those carrying out the demolition work to protest. “But they arrested me after I said two words. At least Nidal managed to say a lot,” he said with a smile that concealed sadness.

    Two teams carried out the demolition work, one proceeding toward the village of Jinbah, to the southeast, the second advanced in the direction of Al-Tuwani, to the northwest. They also demolished the access road leading to the village of Sha’ab al-Butum, so that even if Bahis wanted to transport water again, he would have had to make a large detour to do so.

    Younes was shocked to spot a man named Marco among the team carrying out the demolition. “I remembered him from when I was a child, from the 1980s when he was an inspector for the Civil Administration. In 1985, he supervised the demolition of houses in our village, Jinbah — twice, during Ramadan and Eid al-Fitr [marking the end of the Ramadan holy month],” he said.

    “They knew him very well in all the villages in the area because he attended all the demolitions. The name Marco was a synonym for an evil spirit. Our parents who saw him demolish their homes, have died. He disappeared, and suddenly he has reappeared,” Younes remarked.

    Marco is Marco Ben-Shabbat, who has lead the Civil Administration’s supervision unit for the past 10 years. Speaking to a reporter from the Israel Hayom daily who accompanied the forces carrying out the demolition work, Ben-Shabbat said: “The [water line] project was not carried out by the individual village. The Palestinian Authority definitely put a project manager here and invested a lot of money.”

    More precisely, it was European governments that did so.

    From all of the villages where the Civil Administration destroyed water lines, the Jewish outposts of Mitzpeh Yair and Avigayil can be seen on the hilltops. Although they are unauthorized and illegal even according to lenient Israeli settlement laws, the outposts were connected almost immediately to water and electricity grids and paved roads lead to them.

    “I asked why they demolished the water lines,” Nidal Younes recalled. He said one of the Border Police officers answered him, in English, telling him it was done “to replace Arabs with Jews.”

    #Financementeuropéen

    • Under Israeli Occupation, Water Is a Luxury

      Of all the methods Israel uses to expel Palestinians from their land, the deprivation of water is the most cruel. And so the Palestinians are forced to buy water that Israel stole from them
      Amira Hass
      Feb 24, 2019 9:45 PM
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-under-israeli-occupation-water-is-a-luxury-1.6962821

      Water pipes cut by the Israeli military in the village of Khalet al-Daba, February 17, 2019. Eliyahu Hershkovitz

      When I wrote my questions and asked the spokesperson’s office of the Coordinator of Government Activities in the Territories to explain the destruction of the water pipelines in the Palestinian villages southeast of Yatta, on February 13, my fingers started itching wanting to type the following question: “Tell me, aren’t you ashamed?” You may interpret it as a didactic urge, you can see it as a vestige of faith in the possibility of exerting an influence, or a crumb of hope that there’s somebody there who doesn’t automatically carry out orders and will feel a niggling doubt. But the itching in my fingers disappeared quickly.

      This is not the first time that I’m repressing my didactic urge to ask the representatives of the destroyers, and the deprivers of water, if they aren’t ashamed. After all, every day our forces carry out some brutal act of demolition or prevent construction or assist the settlers who are permeated with a sense of racial superiority, to expel shepherds and farmers from their land. The vast majority of these acts of destruction and expulsion are not reported in the Israeli media. After all, writing about them would require the hiring of another two full-time reporters.

      These acts are carried out in the name of every Israeli citizen, who also pays the taxes to fund the salaries of the officials and the army officers and the demolition contractors. When I write about one small sampling from among the many acts of destruction, I have every right as a citizen and a journalist to ask those who hand down the orders, and those who carry them out: “Tell me, can you look at yourself in the mirror?”

      But I don’t ask. Because we know the answer: They’re pleased with what they see in the mirror. Shame has disappeared from our lives. Here’s another axiom that has come down to us from Mount Sinai: The Jews have a right to water, wherever they are. Not the Palestinians. If they insist on living outside the enclaves we assigned to them in Area A, outside the crowded reservations (the city of Yatta, for example), let them bear the responsibility of becoming accustomed to living without water. It’s impossible without water? You don’t say. Then please, let the Palestinians pay for water that is carried in containers, seven times the cost of the water in the faucet.

      It’s none of our business that most of the income of these impoverished communities is spent on water. It’s none of our business that water delivery is dangerous because of the poor roads. It’s none of our business that the Israel Defense Forces and the Civil Administration dig pits in them and pile up rocks – so that it will be truly impossible to use them to transport water for about 1,500 to 2,000 people, and another 40,000 sheep and goats. What do we care that only one road remains, a long detour that makes delivery even more expensive? After all, it’s written in the Torah: What’s good for us, we’ll deny to others.

      I confess: The fact that the pyramid that carries out the policy of depriving the Palestinians of water is now headed by a Druze (Brig. Gen. Kamil Abu Rokon, the Coordinator of Government Activities in the Territories) made the itching in my fingers last longer. Maybe because when Abu Rokon approaches the faucet, he thinks the word “thirsty” in the same language used by the elderly Ali Dababseh from the village of Khalet al-Daba to describe life with a dry spigot and waiting for the tractor that will bring water in a container. Or because Abu Rokon first learned from his mother how to say in Arabic that he wants to drink.

      Water towers used by villages due to lack of running water in their homes. Eliyahu Hershkovitz

      But that longer itching is irrational, at least based on the test of reality. The Civil Administration and COGAT are filled with Druze soldiers and officers whose mother tongue is Arabic. They carry out the orders to implement Israel’s settler colonial policy, to expel Palestinians and to take over as much land as possible for Jews, with the same unhesitant efficiency as their colleagues whose mother tongue is Hebrew, Russian or Spanish.

      Of all the Israeli methods of removing Palestinians from their land in order to allocate it to Jews from Israel and the Diaspora, the policy of water deprivation is the cruelest. And these are the main points of this policy: Israel does not recognize the right of all the human beings living under its control to equal access to water and to quantities of water. On the contrary. It believes in the right of the Jews as lords and masters to far greater quantities of water than the Palestinians. It controls the water sources everywhere in the country, including in the West Bank. It carries out drilling in the West Bank and draws water in the occupied territory, and transfers most of it to Israel and the settlements.

      The Palestinians have wells from the Jordanian period, some of which have already dried up, and several new ones from the past 20 years, not as deep as the Israeli ones, and together they don’t yield sufficient quantities of water. The Palestinians are therefore forced to buy from Israel water that Israel is stealing from them.

      Because Israel has full administrative control over 60 percent of the area of the West Bank (among other things it decides on the master plans and approves construction permits), it also forbids the Palestinians who live there to link up to the water infrastructure. The reason for the prohibition: They have no master plan. Or that’s a firing zone. And of course firing zones were declared on Mount Sinai, and an absence of a master plan for the Palestinian is not a deliberate human omission but the act of God.

    • Pendant six mois, ces villages palestiniens ont eu de l’eau courante. Israël y a mis fin
      25 février | Amira Hass pour Haaretz |Traduction SF pour l’AURDIP
      https://www.aurdip.org/pendant-six-mois-ces-villages.html

      Pendant six mois, des villageois palestiniens vivant en Cisjordanie sur une terre qu’Israël considère comme une zone de feu fermée, ont vu leur rêve d’eau courante devenir réalité. Puis l’administration civile y a mis fin.

  • Startups et licornes : le blitzscaling en ses limites
    http://www.internetactu.net/2019/02/20/startups-et-licornes-le-blitzscaling-en-ses-limites

    Les licornes, ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars, sont des entités rares et recherchées. Pourtant, le modèle de leur fabrication pourrait bien être brisé, estime la journaliste Erin Griffith (@eringriffith) pour le New York Times. À l’heure où Uber et AIrbnb s’apprêtent à entrer en bourse, la (...)

    #Articles #Enjeux #Economie_et_marchés #financement #innovation

  • Vocabulaire politique : #Culte reconnu - Comment la Belgique finance et organise les cultes ?
    http://www.radiopanik.org/emissions/lactualite-en-3d/comment-la-belgique-finance-et-organise-les-cultes-

    Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, on aborde un thème relativement méconnu du grand public et pourtant diablement intéressant : la reconnaissance et le #financement des cultes en Belgique. En effet, ni laïque, ni doté d’une #religion d’État, notre pays se distingue par un régime tout à fait singulier de reconnaissance des religions et de financement de partie de leurs infrastructures et activités. Aussi, dans notre Belgique fédérale, rien n’est jamais simple et la régulation publique du fait religieux repose bien entendu sur une subtile répartition des compétences parmi les entités fédérale, régionales ou communautaires… Comment se fait-il que l’enseignement public prévoit des cours de religion ou qu’il existe des écoles confessionnelles en Belgique ? Pourquoi les ministres du culte sont-ils rétribués (...)

    #laïcité #religion,laïcité,Culte,financement
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/lactualite-en-3d/comment-la-belgique-finance-et-organise-les-cultes-_06126__0.mp3

  • Ceux qui tiennent la laisse Gilles Balbastre vous fait visiter l’Elysée ... Enfin presque !

    https://www.youtube.com/watch?v=zp83t8M2aWk

    Ce 21 janvier 2019, voilà ce que dit un rapport de l’ONG Oxfam :
    En France, 8 milliardaires possèdent à eux seuls autant que les 30% les plus pauvres, soit 20 millions d’individus. À l’échelle de la planète, ils sont 26 milliardaires à détenir autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 3,8 milliards d’êtres humains. Et, en plus depuis l’année dernière, les pauvres sont plus pauvres et les riches le sont plus encore !

    Mais qui est étonné par une telle nouvelle, si ce n’est des médias possédés dans leur grande majorité justement par une partie de ces 8 milliardaires français ? _ C’est ce que du reste nous montrions avec notre précédent documentaire Les nouveaux chiens de garde.

    Alors, nous pouvons affirmer : notre nouveau film en préparation, Ceux qui tiennent la laisse, tombe à pic. Il s’intéresse à cette poignée de milliardaires qui contrôlent tous les rouages de notre démocratie pour justement s’enrichir un peu plus chaque jour. Car cette richesse n’est pas le fruit de leur sueur, ni du hasard. La malfaisance des riches, on connaît. Cela fait des années que notre travail consiste à enquêter sur les immenses inégalités, et violences, que génère un tel système économique soutenu depuis trente ans par tous les pouvoirs politiques à la tête du pays. Nous allons montrer tout au long de ce film comment cette oligarchie, cette nouvelle noblesse, s’est organisée pour piller en leur faveur la richesse que nous produisons et que la démocratie symbolisée par le palais de l’Élysée est devenue un leurre.

    Pour que ce film puisse sortir dans les salles de cinéma, il va falloir dans un premier temps le soutenir financièrement. Un tel projet a très peu de chance de rencontrer des soutiens officiels (CNC, aides d’état, avances sur recette).

    C’est la raison pour laquelle nous lançons un financement participatif. https://www.zeste.coop/fr/Ceuxquitiennent

    Comparé à Bernard Arnault, 1ère fortune française et 4ème mondiale, nous ne sommes pas riches. Mais nous sommes beaucoup plus nombreux, et donc plus puissants si nous décidons de nous unir. 


    Aidez-nous à transmettre à vos réseaux ce message comme une traînée de poudre. *

    #gilles_balbastre #documentaire #médias #émancipation #lutte #financement_participatif #nouveaux_chiens_de_garde

  • Depuis 2007, les #facs à la peine

    L’augmentation du nombre d’étudiants et la loi LRU minent les #budgets des établissements.
    #Lille n’est pas la seule université dans la panade financière. De nombreux établissements ne parviennent pas à boucler leurs budgets.

    Combien de facs ont des #difficultés_financières ?

    Situation « très dégradée », avec un « risque d’#insoutenabilité à court ou moyen terme ». Voilà ce qu’écrivait en mai dernier la #Cour_des_comptes au sujet des universités de #Grenoble_Alpes, #Limoges, #Orléans, #Pau, #Toulouse-III, l’université de technologie de #Troyes et l’Ecole centrale de Nantes (ingénieurs). Outre ces six établissements, elle observait aussi des problèmes, bien que moins prononcés pour Paris-I et Rennes-II. « Cette situation n’est plus exceptionnelle, précise Khaled Bouabdallah, vice-président de la Conférence des présidents d’université (CPU). Depuis dix ans, entre 7 et 10 universités se retrouvent confrontées chaque année à de graves #problèmes_financiers. »

    Pourquoi ?

    « La raison est très simple, répond Khaled Bouabdallah. Les universités voient s’accumuler une série de #dépenses obligatoires, de l’ordre de 150 millions d’euros, que l’Etat ne compense pas intégralement. Donc au bout d’un moment, ça coince. » Un exemple : l’évolution de carrière. « Plus les enseignants-chercheurs ont des années d’#ancienneté, plus leur salaire augmente. Mais ce surplus, qui représente 50 millions d’euros par an, n’est pas automatiquement pris en charge par l’Etat. » Mi-décembre, en plein vote des budgets prévisionnels, les présidents d’université ont eu une frayeur. Le ministère de l’Enseignement supérieur leur a adressé un courrier « tellement abscons qu’aucun de nous n’a compris sur quelle somme, en définitive, on pouvait compter. On a voté des budgets à l’aveugle ». La #dotation_de_l’Etat représente entre 80 % et 85 % du #financement des universités.

    L’Etat verse-t-il moins d’argent qu’avant ?

    Le budget de l’Enseignement supérieur n’a jamais été aussi élevé, assure le ministère. « Vrai dans l’absolu, concède Pierre Chantelot, du Snesup-FSU, le principal syndicat des enseignants-chercheurs. Mais le budget par étudiant, lui, il baisse. » La CPU dit la même chose : « La courbe a une pente négative, vu que le nombre d’étudiants ne cesse de progresser. Ils sont 30 000 de plus cette année. » Pour Pierre Chantelot, le baby-boom des années 2000 n’est pas la seule explication. « Le point de rupture, ça a été la loi sur l’autonomie des universités [LRU de 2007, ndlr]. Depuis, les dotations de l’Etat ne sont plus corrélées au nombre d’étudiants. C’est dérégulé. En gros, chaque président d’université négocie sa dotation et donc ça dépend du rapport de force. Les universités parisiennes prestigieuses négocient directement avec la ministre par exemple. Les petites universités n’ont aucune prise. »

    Quelles sont les conséquences ?

    Une fois dans le rouge, les universités sont soumises à un régime drastique… Avec la menace qui plane au-dessus de leur tête de se retrouver sous la tutelle du rectorat. Les plans d’#austérité se ressemblent : « On réduit la #masse_salariale, qui représente environ 80 % du budget d’une université », poursuit la CPU. Comment ? D’abord, en ne mettant pas au concours des emplois laissés vacants par les départs à la retraite. « On a fait les calculs et cela peut paraître difficile à croire mais, vu les effectifs, il devrait y avoir dans les universités françaises quasi deux fois plus d’enseignants-chercheurs ! » assure le Snesup. Conséquences, dénonce le syndicat : des cours de travaux dirigés bondés, des labos de recherche aux budgets insuffisants pour bien tourner… Et un retour massif aux #contractuels. Bouabdallah de la CPU résume : « Un emploi de contractuel coûte en moyenne 30 % moins cher qu’un titulaire. »

    https://www.liberation.fr/france/2019/01/08/depuis-2007-les-facs-a-la-peine_1701734
    #université #crise #histoire #LRU #précarisation

  • Contest models highlight inherent inefficiencies of scientific funding competitions

    Scientific research funding is allocated largely through a system of soliciting and #ranking competitive grant proposals. In these competitions, the proposals themselves are not the deliverables that the funder seeks, but instead are used by the funder to screen for the most promising research ideas. Consequently, some of the funding program’s impact on science is squandered because applying researchers must spend time writing proposals instead of doing science. To what extent does the community’s aggregate investment in proposal preparation negate the scientific impact of the funding program? Are there alternative mechanisms for awarding funds that advance science more efficiently? We use the economic theory of contests to analyze how efficiently grant proposal competitions advance science, and compare them with recently proposed, partially randomized alternatives such as lotteries. We find that the effort researchers waste in writing proposals may be comparable to the total scientific value of the research that the funding supports, especially when only a few proposals can be funded. Moreover, when professional pressures motivate investigators to seek funding for reasons that extend beyond the value of the proposed science (e.g., promotion, prestige), the entire program can actually hamper scientific progress when the number of awards is small. We suggest that lost efficiency may be restored either by partial lotteries for funding or by funding researchers based on past scientific success instead of proposals for future work.

    https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3000065#sec002
    #compétition #compétitivité #inefficacité #université #science #université_néolibérale #néolibéralisme #recherche_scientifique #financements #projets_de_recherche #classement #excellence #prestige

  • Comment un parti domicilié à Matzenheim a financé des identitaires européens
    https://www.rue89strasbourg.com/comment-un-parti-domicilie-a-matzenheim-a-finance-des-identitaires-

    Entre 2012 et 2017, l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN) et sa fondation affiliée ont perçu plus de 2,5 millions d’euros du Parlement européen. Domicilié à Matzenheim puis à Strasbourg, ce rassemblement d’ultranationalistes a surtout servi pendant 5 ans à redistribuer de l’argent aux mouvements identitaires européens. Études bidon, commandes à des entreprises proches d’un parti ultranationaliste hongrois, soutien financier à une figure du « nationalisme révolutionnaire », Gabriele Adinofli… Enquête. (lire l’article complet : Comment un parti domicilié à Matzenheim a financé des identitaires européens)

  • Comment financer le #revenu_universel ?

    Cet automne dans nos pages, Clément Cadoret taxait d’irréalisme les propositions de revenu universel. Économiste et président de l’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence, #Marc_de_Basquiat lui répond en détaillant la logique et les paramètres du #LIBER, variante du revenu de base pour laquelle il plaide.

    https://laviedesidees.fr/Comment-financer-le-revenu-universel.html
    #revenu_de_base #financement #rdb

    ping @albertocampiphoto

  • [LeMonde] Comment Linux est devenu un enjeu stratégique majeur pour la Silicon Valley
    https://www.laquadrature.net/2018/12/03/lemonde-comment-linux-est-devenu-un-enjeu-strategique-majeur-pour-la-s

    L’emblématique système d’exploitation libre est devenu un outil-clé de tous les grands groupes du Web, comme l’illustre le rachat de Red Hat. […] Au-delà des considérations stratégiques, le rachat de Red Hat « montre la viabilité du…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #financement_mutualisé #Revue_de_presse #revue_de_presse

  • Impôts et dons à #Framasoft : le prélèvement à la source en 2019
    https://framablog.org/2018/11/22/impots-et-dons-a-framasoft-le-prelevement-a-la-source-en-2019

    De nombreux donateurs s’inquiètent de savoir comment cela va se passer l’année prochaine pour les dons effectués à Framasoft en 2018 et le prélèvement à la source à partir de 2019. Pour une fois les choses sont très simples : rien … Lire la suite­­

    #Association #Communaute #don #Economie #Financement

  • #Carrefour a financé la campagne du président d’#extrême_droite brésilien

    En effet, l’un des actionnaires des plus célèbres supermarchés de France, Carrefour, est l’un des généreux bienfaiteurs du parti de #Bolsonaro, le PSL.


    http://www.wikistrike.com/2018/10/carrefour-a-finance-la-campagne-du-president-d-extreme-droite-bresilien.
    #Brésil #France #financement

    • Mouais, c’est un peu ampoulé comme titre. Ce mec gagne de l’argent entre autre grace à Carrefour (mais pas que), et ensuite il utilise SON argent pour financer l’autre facho. Mais ce n’est pas Carrefour, son conseil d’admin, etc, qui a financé quoi que ce soit de sa campagne, c’est un mec précis avec son argent. Bref, titre un peu putaclic.

  • Crainte et vanité ? La soumission des universitaires à la gestion néolibérale

    En 2014, Yves Dupont, socioanthropologue spécialiste du monde rural, a publié un essai qui mérite à nos yeux d’être présenté sous forme de tribune. Son questionnement essentiel est le suivant : comment se fait-il que les universitaires, disposant pourtant des outils intellectuels et de la protection statutaire pour résister aux sirènes néolibérales, acceptent presque silencieusement de se soumettre au processus de #gestionnarisation de l’Université française, c’est-à-dire à une logique basée sur la #productivité et la #rentabilité contrôlées par des procédures normées et des indicateurs chiffrés de #performance.

    Autrement dit, comment se fait-il que les chercheurs consacrent de moins en moins de temps à des questions proprement scientifiques et de plus en plus à la rédaction de « #projets » dont beaucoup n’aboutissent jamais ? Comment se fait-il que les assemblées générales de laboratoire s’éternisent souvent en brainstormings d’agence de communication à la recherche de la meilleure rhétorique pour s’inscrire dans des réseaux, des structures, des axes, des appels ? Comment se fait-il que ceux qui hier étaient voués à critiquer, au sens noble, les innovations rutilantes de la modernité se présentent aujourd’hui comme de simples accompagnateurs du changement social ?

    On l’aura compris, L’Université en miettes est un essai qui prend pour point de départ le constat négatif de la #libéralisation et de la gestionnarisation du modèle universitaire français : diminution des fonds fixes et développement du #financement_par_projets, multiplication des instances de décision et d’#évaluation, dissociation et opposition de l’enseignement et de la recherche, soumission à des impératifs chiffrables d’inscription pour les uns et de publications pour les autres… Ces restructurations sont en effet peu compatibles avec la poursuite des manières d’enseigner et de « faire de la science » telles qu’elles pouvaient exister jusqu’ici. Le recul critique ou les temporalités longues nécessaires à l’#éducation ou à la #recherche fondamentale sont, par exemple, directement opposés aux impératifs de rentabilité et d’#utilité immédiates.

    Si tout ceci est bien connu et documenté, l’originalité de l’ouvrage d’Yves Dupont repose plus particulièrement sur le parallèle entre ce processus de disparition d’une « #université_humaniste » au profit d’une « #université_néolibérale » et la destruction de la paysannerie par le modèle productiviste et l’économie capitaliste.

    De cette comparaison que nous allons développer émerge une réflexion qui ne serait qu’une boutade si elle n’avait pas, dans le quotidien de l’université, une puissance explicative troublante : c’est la peur de la mort qui pousse les universitaires à une #servitude volontaire face à l’idéologie néolibérale. Nous parlons bien sûr ici d’une peur de la #mort_symbolique, d’une #insécurité névrotique qui se transforme en pulsion de puissance : désir de reconnaissance, désir de jouissance, narcissisme, admiration immature de figures mythiques (grandes revues, pontes, et aujourd’hui critères d’évaluation des publications ou labels d’excellence), et tous les avatars de l’hubris, cette ambition démesurée par laquelle les humains cherchent vainement à s’éloigner de leur propre finitude.

    https://sms.hypotheses.org/8471
    #université #fac #néolibéralisme #gestion_néolibérale #restructuration #science

    • Sciences humaines : les jeunes chercheurs à l’épreuve du néolibéralisme académique

      La recherche en #sciences_sociales n’échappe pas à la logique de marché, où la compétition accroît les #inégalités et encourage le #conformisme. Un danger pour les doctorants, de plus en plus précaires, et pour l’université elle-même, en tant qu’institution.

      Les sciences humaines et sociales sont essentielles à une société. Elles permettent de trouver des réponses aux questions qui surviennent sans cesse, de régénérer les savoirs, d’assurer leur transmission, d’en garder la mémoire. Cependant, nous assistons à une dévalorisation progressive de ce champ du savoir, avec des conséquences néfastes à long terme. L’effectif des #doctorants est en baisse continue depuis dix ans, avec -21% de doctorants en sciences de la société et -13% en sciences humaines et humanités. Il se trouve que ce sont également les disciplines les moins financées. Une majorité écrasante de doctorants (70%) ne bénéficie pas d’un contrat doctoral les reliant à l’institution à laquelle ils appartiennent.

      Ces jeunes chercheurs doivent acheter le temps consacré à leurs thèses par le biais d’un autre travail. Ils ne travaillent plus pour s’assurer une existence, mais pour pouvoir travailler. Ils sont, en dehors des laboratoires, des amphithéâtres et des colloques, serveurs, surveillants de lycée, bibliothécaires, baby-sitters, enseignants à domicile, guides touristiques. Plus tragique encore, 10% des doctorants, toute disciplines confondues, n’ont aucune activité rémunérée. Il s’agit de presque 7 500 jeunes chercheurs en France.

      Les doctorants et le #travail_gratuit

      Ce que les statistiques ignorent c’est l’immensité de chaque monde individuel. Ce type de travail « à côté » empêche toute projection vers le futur, car il est sans lien avec la recherche. Les études sociologiques lui opposent le #travail_d’anticipation. Mais les jeunes chercheurs s’inscrivant dans cette dernière catégorie n’ont pas un meilleur sort. A titre d’exemple, ceux qui assurent une charge de cours à l’université en tant que #vacataires sont payés à l’heure, pour un salaire annuel qui équivaut, dans le meilleur des cas, à deux ou trois mois de smic. Même dans ce dernier cas, il arrive trop souvent qu’on ne leur fasse pas signer de contrat. Ils se voient ainsi dans l’impossibilité de fournir une preuve formelle quant à la réalité de leur travail. Ils ne peuvent enseigner qu’à titre secondaire et sont obligés d’avoir un emploi « principal ». Ils cumulent ainsi trois activités professionnelles : le travail de recherche (gratuit), l’enseignement (deux ou trois mois de smic par an) et un emploi principal (précaire).

      Cette situation est permise par le flou dans les textes de loi concernant le #doctorat. D’un côté, les jeunes chercheurs sont considérés comme des étudiants, de l’autre le doctorat est reconnu comme étant une expérience professionnelle. C’est le détail qui ouvre la voie royale vers la précarité. Ce qui est particulier à la situation des doctorants c’est que l’écart entre l’âge social et l’âge biologique est très important. Non seulement ils ne bénéficient plus d’aucun avantage « jeune » (bourses sur critères sociaux, logements, réductions), mais ce statut les exclut également de la plupart des #droits_sociaux. Si les #contractuels sont considérés comme des salariés, par rapport à un même type de travail de recherche les non-contractuels sont des étudiants. Autrement dit, leur travail est gratuit et bénévole.

      Le travail d’un doctorant n’est pas uniquement un investissement de forces et ressources personnelles dans une activité par le biais de laquelle il ou elle se réalise individuellement, il est également une réalisation collective. C’est l’université elle-même, en tant qu’institution, qui se réalise à travers son travail. Un exemple concret concerne ce que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation appelle la « #production_scientifique ». Quand on évalue la #performance d’une université, on regarde le nombre de #publications. Combien d’articles ont été écrits par des jeunes chercheurs-étudiants et combien le seront encore ?

      La reproduction des inégalités

      La recherche est aujourd’hui évaluée en termes de production et de #performance. Dans cette logique de #capitalisme_académique, le doctorant doit terminer sa thèse le plus rapidement possible et être productif. Plus il s’attarde sur son doctorat, moins il publie, plus il se dirige vers les marges du système. Mais sa production et sa performance sont conditionnées par les ressources disponibles, ce qui trace un premier cercle vicieux. Indifféremment du contenu de la thèse, des arguments défendus dans le travail de recherche ou de la qualité de ce travail, dans ce type de système il n’y a « pas de vérité sans argent », comme le notait déjà Lyotard dans la Condition postmoderne. Ceux qui ont eu des ressources auront raison de leur vérité car elle pèsera plus sur le marché du travail et sur le marché des biens symboliques, tandis que le précariat verra ses vérités diminuées par ce même marché.

      De nombreuses études indiquent que l’accès aux ressources dépend des éléments comme l’origine sociale, la nationalité ou le sexe. En France, presque la moitié des doctorants (41%) est de nationalité étrangère. Une diversité qui pourrait entraîner une immense effervescence intellectuelle. Mais ils sont encore plus touchés par la précarité et ont bien moins de chances de se voir attribuer un contrat. Les raisons sont multiples : absence de capital social, manque de familiarité au régime des concours, rareté des ressources. En ce qui concerne la parité dans la recherche, en 2015, les femmes représentaient 27% des chercheurs. Quand les ressources sont rares, on favorise les acteurs qui savent se plier au mieux au savoir et à l’ordre dominant. Dans une logique de marché, la compétition accroît les inégalités et encourage le conformisme. L’université, au lieu de se régénérer en permanence en permettant l’invention, le renouveau et les divergences critiques, se pétrifie.

      Les sciences humaines et sociales ont un rôle primordial dans une société démocratique. Elles pensent le progrès et empêchent les dérives. Elles sont les garants d’un équilibre sain entre des forces critiques contraires. Elles sont l’expression même de la démocratie et le révélateur de l’état de santé d’une société. La précarité dans les sciences humaines et sociales atteint gravement à cet équilibre présent et futur. La contractualisation à terme de tous les jeunes chercheurs est l’unique mesure capable de diminuer les inégalités causées et perpétuées par le sous-financement dans ces disciplines. Quand l’université repose sur un travail gratuit, invisible, aliéné, ce sont ses propres forces qu’elle s’aliène.

      https://www.liberation.fr/debats/2018/11/02/sciences-humaines-les-jeunes-chercheurs-a-l-epreuve-du-neoliberalisme-aca

      #précarité #précarisation