• À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère
    https://splann.org/ferme-trofalher-guerlesquin-fermeture

    Élevage caprin et bovin certifié biologique, la ferme de #trofalher, à Guerlesquin (29), a vu son activité stoppée durant un mois à la suite d’un contrôle inhabituel et ressenti comme brutal. Une situation qui illustre la difficulté des petits producteurs à composer avec la rigueur de normes pensées pour l’agro-industrie. L’article À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agriculture_bio #agriculture_paysanne #chèvres #contrôles #élevage #finistère #fromage

  • « Aidez-nous à enquêter sur les #pesticides », #julie_lallouët-geffroy chez #guillaume_meurice sur #radio_nova
    https://splann.org/julie-lallouet-geffroy-guillaume-meurice-radio-nova

    Julie Lallouët-Geffroy était l’invitée de Guillaume Meurice et de sa bande, pour La Dernière, sur Radio Nova, le 16 juin. Lors de cette émission en direct et en public à #landerneau (29), notre journaliste a annoncé le lancement de notre campagne de dons pour enquêter sur les pesticides en Bretagne. L’article « Aidez-nous à enquêter sur les pesticides », Julie Lallouët-Geffroy chez Guillaume Meurice sur Radio Nova est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #agriculture #agroalimentaire #agroindustrie #biodiversité #élevage #environnement #finistère #journalisme #nicolas_legendre #pollution #presse #silence_dans_les_champs

  • [Info « Splann ! »] Ils avalent les #déchets de l’agro : comment les #déconditionneurs risquent de semer des #microplastiques dans nos champs
    https://splann.org/deconditionneur-microplastiques-champs

    Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs désemballent les rebus de l’industrie agro-alimentaire. Mais en voulant trier les #biodéchets, cette technologie risque de participer à la pollution des terres agricoles aux microplastiques et, par ricochet, de devenir un problème de santé publique. L’article [Info « Splann ! »] Ils avalent les déchets de l’agro : comment les déconditionneurs risquent de semer des microplastiques dans nos champs est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #ademe #agriculture #agroindustrie #alimentation #biogaz #digestat #engrais #finistère #France_nature_environnement #gaspillage #inrae #locminé #méthanisation #plabennec #plastique #quévert #Saint-Nicolas-du-Tertre

  • Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de #guillaume_meurice, à #landerneau
    https://splann.org/la-derniere-landerneau-agro-industrie

    La satire politique rencontrait l’enquête journalistique, mardi soir, à Landerneau. Guillaume Meurice et ses acolytes avaient invité #nicolas_legendre et #julie_lallouët-geffroy pour la première date de La Dernière tournée. Attirant plus de 5.000 fans d’humour corrosif, au bord de l’Elorn. L’article Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de Guillaume Meurice, à Landerneau est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agroalimentaire #agroindustrie #algues_vertes #Aymeric_Lompret #azote #biodiversité #crédit_mutuel_arkea #élevage #environnement #eureden #finistère #groupama #juliette_arnaud #nitrates #office_central_de_landerneau #pesticides #Pierre-Emmanuel_Barré #pollution #silence_dans_les_champs

  • « Stop à la traque aux pauvres dans le Finistère » : devant le tribunal de Brest, 230 personnes manifestent en soutien aux allocataires du RSA | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/finistere/brest-29200/stop-a-la-traque-aux-pauvres-dans-le-finistere-devant-le-tribunal-de-br

    Des allocataires du #RSA ont porté plainte contre le Département du #Finistère pour #harcèlement. L’audience au tribunal a lieu ce lundi. Une manifestation s’est tenue juste avant.

    https://media.letelegramme.fr/api/v1/images/view/6a30067bcf841ad37c0cdda1/web_golden_xxl/6a30067bcf841ad37c0cdda1.1
    Plus de 200 personnes ont répondu, ce lundi devant le tribunal de Brest, à l’appel à manifester contre la politique RSA du Département du Finistère. (Photo David Cormier/Le Télégramme)

    « Stop à la traque aux pauvres dans le Finistère. » Environ 230 personnes se sont rassemblées ce lundi 15 juin 2026, vers midi, devant le tribunal judiciaire de Brest. Elles répondaient à l’appel à manifester contre la politique du département du Finistère concernant les allocataires du revenu de solidarité active (RSA). Elles estiment que le Département harcèle des allocataires afin qu’ils finissent par renoncer à leurs droits.

    #guerre_aux_pauvres et #paywall

    • « Ce n’est pas à la collectivité de subvenir aux besoins de votre enfant » : au tribunal de Brest, le procès du RSA
      https://www.mediapart.fr/journal/france/160626/ce-n-est-pas-la-collectivite-de-subvenir-aux-besoins-de-votre-enfant-au-tr

      Six #allocataires du #RSA attaquaient en justice le président du département du Finistère pour harcèlement moral institutionnel en raison des #contrôles_intensifs auxquels ils sont soumis. Lundi, le procès s’est transformé en bataille de réquisitoires pour ou contre le revenu de solidarité active et ses conditions d’attribution.

      Brest (Finistère).– « En quoi estimez-vous être harcelé ? » La question formulée par le président du tribunal, Christophe Subts, avec une bonhomie presque naïve revient comme un leitmotiv. Elle revêt une importance cruciale pour les six plaignant·es et va constituer le fil rouge de l’audience qui s’est tenue le 15 juin au tribunal judiciaire de Brest jusque très tard dans la soirée.

      Ces six allocataires du RSA (revenu de solidarité active), ainsi que la CGT et la Confédération paysanne, ont formé une citation directe, une procédure accélérée à l’égard de Maël de Calan, président (divers droite) du conseil départemental, et de son ancien directeur des services chargé de l’emploi, de l’insertion et du logement, Romain Chantelot. Ils s’érigent contre les contrôles « humiliants » diligentés par le département pour les bénéficiaires du RSA dans le Finistère, qui constituent selon eux un « harcèlement moral institutionnel » de la part des deux pilotes de la politique du département en matière sociale.

      Les réponses des allocataires sont livrées la gorge serrée, la voix tremblante et les yeux embués. Tous et toutes racontent la paralysie face à la surenchère administrative de la cellule de contrôle du département. L’impression de ne jamais pouvoir répondre aux demandes, ni même de se faire entendre par leurs interlocuteurs, ces agent·es toujours anonymes, regrettent-ils.

      Procédure inédite

      L’enjeu est de taille, et inédit. C’est en effet la première fois qu’une telle procédure vise deux personnes et non pas des institutions, comme c’est le cas lorsqu’une contestation est portée au tribunal administratif. L’avocat des plaignant·es entend s’inscrire dans le prolongement de l’arrêt « France Télécom ». En janvier 2025, la Cour de cassation a consacré dans le droit le #harcèlement_moral_institutionnel en condamnant définitivement l’ancien patron de France Télécom, Didier Lombard, et son ex-numéro deux, Louis-Pierre Wenès, dans l’affaire de la vague de suicides survenue dans les années 2000 chez l’opérateur.
      De par son caractère original, la tentation de faire un procès symbolique était forte. Avant l’audience, près d’une centaine de manifestant·es se sont rassemblé·es devant le tribunal en soutien. Sur le carré d’herbe attenant, ils et elles ont dressé des barnums et installé un barbecue d’où émanaient des effluves de merguez.

      À la barre, Maël de Calan est apparu particulièrement confiant ; les remarques du président, souvent sceptique à l’endroit des plaignant·es, le confortant dans ce sens. Vêtu d’un costume bleu marine, il a pénétré dans l’enceinte du palais de justice en faisant des « V » de la victoire alors que surgissaient des huées de la part des manifestant·es.

      Franck Carpentier, avocat des plaignant·es, a insisté sur le caractère systémique de ces contrôles mis en œuvre par une cellule dédiée au sein du département. Cellule qui a visiblement rempli son office puisque, entre 2023 et 2025, le nombre d’allocataires du RSA dans le Finistère est passé de 18 000 à 13 500, soit une baisse de 25 % contre − 3,4 % au niveau national.

      « L’ordre de grandeur interpelle. Les contrôles sont massifs et exclusifs », estime l’avocat, qui dénonce une « mécanique qui se met en place ». Et de rappeler que le département « doit accompagner » les allocataires du revenu de solidarité et, « le cas échéant », les sanctionner en cas de défaut de mobilisation ; mais « ne doit pas contrôler par le menu les comptes bancaires ».

      Contrôles acharnés

      L’illustration concrète de ces propos est venue de Vianney Begos, demandeur d’emploi de 30 ans. Comme pour chacun·e des plaignant·es, il a dû prouver qu’il ne dissimulait pas de revenus complémentaires, ce que le département affirme. Ainsi, il raconte comment la cellule de contrôle s’est échinée à lui réclamer des documents inexistants, « comme des relevés bancaires sur une année pour une banque dont je n’ai été client que six mois ». Faute de pouvoir les fournir, il a été radié plusieurs mois.

      L’homme a tenté de monter une entreprise de dépannage informatique. Mais elle a périclité, car son handicap l’empêche d’occuper « un travail classique ». Son handicap n’étant pas reconnu comme tel, il ne peut toutefois pas toucher l’allocation aux adultes handicapés. Il a souffert de dépression et a été contraint de retourner vivre chez ses parents, qu’il a aidés dans leur ferme.

      « Mais ne croyez-vous pas qu’il est normal d’être contrôlé si vous touchez le RSA en ayant une entreprise ? », interroge le président. Le plaignant, facilement déstabilisé, réplique que les contrôles ont surtout consisté à vérifier la provenance de « sommes modiques », des virements de ses proches de « 35 ou 80 euros » pour son anniversaire. Et à devoir les justifier par des attestations manuscrites, accompagnées des pièces d’identité des donateurs « alors qu’il y a leur nom » sur les relevés. Rien qui semble choquer le président.

      De fait, l’audience dérive de manière insidieuse sur la légitimité ou non des plaignant·es à percevoir le RSA. Pierre Dauly témoigne à son tour de son parcours. Charpentier (« beau métier », commente [jaloux ?] le président ), il ne peut pas occuper un emploi à temps plein depuis une chute de 7 mètres sur un chantier au début de sa carrière, il y a plus de quinze ans. L’homme anime des ateliers de menuiserie. « Le BTP est un milieu dur, on y pousse à la tâche, explique-t-il. Là, j’ai trouvé une manière de travailler pour me préserver. » Il poursuit : « J’ai des raisons d’être au RSA, je ne suis pas Superman qui peut faire quarante heures par semaine. »

      Des explications qui ne convainquent guère l’avocate des prévenus, Me Stéphanie Zaks. « Vous êtes sur un des métiers les plus en tension du Finistère ! » Elle lui rappelle par ailleurs qu’il ne respecte pas les termes du contrat d’engagement qui contraint les bénéficiaires du RSA à chercher un emploi de manière active.

      Face au président, il exprime d’une voix forte et assurée son expérience face aux contrôleurs de la cellule dédiée. « Je suis tombé sur des gens serviables et d’autres agressifs, voire infects. Je suis désolé, mais certains m’ont jugé avec des valeurs morales sur mes choix de vie. » Et notamment sur le fait qu’il réside au #squat des Roches blanches, situé à Douarnenez.

      Les deux années de contrôle subies l’ont heurté au point que son médecin lui a prescrit des anxiolytiques et des antidépresseurs pour dompter ses crises d’angoisse récurrentes. « Est-ce un contrôle légitime ? », s’enquiert le président. « Je ne suis pas contre le contrôle mais la manière dont il est fait », répond Pierre Dauly. « C’est intrusif, comme peut l’être un contrôle fiscal », enchaîne le président, confirmant que les deux hommes ne parlent pas la même langue. « On n’est pas obligé de prendre les gens de haut ou d’être infantilisant. Vous ne l’avez pas vécu », rétorque le plaignant sans jamais se démonter.

      Pierre Dauly rapporte aussi que les contrôleurs, « qui se prennent pour des espions », n’hésitent pas à mener une enquête sur Internet pour trouver des éléments à charge contre les personnes dont ils gèrent le cas. « Je l’ai mal vécu, j’ai trouvé cela intrusif. » Le président rétorque : « Un trafiquant de stupéfiants, on regarde sur les réseaux s’il arbore des liasses de billets. » « C’est de l’acharnement », reprend le plaignant. Le juge persiste, faussement candide : « L’imagination des fraudeurs peut être impressionnante… »

      Deux visions de la société

      De quoi agacer l’avocat des plaignant·es. « Mes clients sont présentés comme des marginaux, qui font le choix de la paupérisation, qui vivent par l’assistanat, car ils font le choix d’entreprendre pour ne pas être sous le salariat », recadre Me Franck Carpentier.

      Car ce sont bien deux visions du monde qui se sont affrontées tout au long de l’audience qui s’est étirée de 15 heures à plus de 1 heure du matin. Celui dans lequel Maël de Calan et son numéro deux travaillent « douze à quatorze heures par jour », au service, notamment, des bénéficiaires du RSA, dixit leur avocate. Et cet autre monde où les parties civiles n’auraient pas fait les bons choix de vie. Si rien n’a été verbalisé clairement, il y a eu pléthore d’insinuations. Comme le fait que deux des plaignantes soient #diplômées du supérieur et ont choisi une voie jugée plus hasardeuse et moins rentable, celle de l’agriculture.

      Jeanne Degude, exploitante agricole – qui explique ne pas faire du RSA « un projet de vie » –, s’est vu reprocher par le président, puis par l’avocate des deux prévenus, de ne pas réclamer de pension alimentaire au père de son enfant dont elle est séparée. « Ce n’est pas à la collectivité de subvenir aux besoins de votre enfant », tranche le président. Des propos « humiliants », répond la plaignante.
      Cécile Weyer, agricultrice de 39 ans, a dû quant à elle se justifier à propos de sa séparation. L’avocate des prévenus lui a demandé si elle n’aurait pas déclaré sa rupture à tort alors que le nom de son ex figurerait encore sur sa boîte aux lettres. La jeune femme dément en bloc et explique alors que la présomption de conjugalité repose sur le fait qu’elle utilise encore leur compte joint sur lequel elle est à découvert, et qu’elle ne peut donc pas clore.
      Très marquée par la situation, elle confie avoir eu des « pensées suicidaires » face à ces contrôles. « J’ai eu envie d’en finir, je me sentais humiliée. J’ai 39 ans et je dois demander à ma sœur de m’acheter des protections hygiéniques parce que je ne peux pas le faire, détaille-t-elle, la gorge nouée. Je suis suivie par un psychiatre et sous traitement. Cela me tient en vie avec mon entourage… » Là encore, on lui demande pourquoi elle ne s’oriente pas vers un #emploi salarié.

      Le département dénonce un procès politique

      De son côté, Maël de Calan et sa défense n’ont cessé de mobiliser tout le champ lexical du mensonge, de la manipulation. Pour Me Stéphanie Zaks par exemple, ce procès relève du « coup de com’ politique ». Une manœuvre pour affaiblir la loi « pour le plein emploi » qui institue quinze heures de #travail hebdomadaire pour les allocataires du RSA.
      Avec beaucoup de solennité, le président du département assure aussi que ce procès vise à lui nuire sur le plan politique. « Cette citation n’est ni faite ni à faire. Elle a été bâclée dans le contexte des élections municipales pour faire polémique à temps », fait-il valoir. Maël de Calan ne retient pas ses coups et fustige nommément des plaignant·es qui ne sont pas pour lui des « allocataires lambda ».
      Il martèle que quatre plaignant·es seraient des militant·es « d’extrême gauche », un motif de décrédibilisation de leur démarche à ses yeux. Il en veut pour preuve le soutien de certain·es d’entre eux à des candidat·es LFI lors des élections. Il questionne aussi leur appartenance au syndicat agricole classé à gauche, la Confédération paysanne.
      Maël de Calan assure payer le fait d’avoir mis au jour « un système », à savoir la volonté de ces plaignant·es de rester travailleurs et travailleuses indépendantes pour éviter de se plier aux contraintes du salariat – seul horizon enviable selon lui, semble-t-il. Et son avocate n’a cessé d’expliquer que les plaignant·es n’ont pas déclaré d’importantes sommes d’aides familiales et qu’ils ont donc fraudé. Les prévenus évoquent aussi la trentaine de cas évoqués par la CGT en soutien à la plainte, qui, selon le département, cumuleraient « 240 000 euros non déclarés, et 40 000 euros de RSA à rembourser .

      Le tribunal s’est aussi transformé en longue tribune en faveur de la politique de solidarité, d’insertion et d’emploi. Au point que le président s’impatiente alors que les 22 heures approchent : « Il ne reste pas les merguez de la CGT ? Je commence à avoir faim. »

      Les huit témoins cités par les prévenus – dont certains travaillent pour le département – ont tous couvert de louanges la politique menée par Maël de Calan et ses résultats, dont lui-même se gargarise. L’élu se vante notamment d’avoir débloqué une enveloppe de 10 millions sur cinq ans pour sa politique d’insertion, détournant les débats de la question centrale, à savoir le caractère harcelant des contrôles.

      En fin de soirée, le procureur a indiqué s’en « remettre à la sagesse du président », comme la procédure en citation directe le lui permet. Maël de Calan a demandé que la CGT soit condamnée à 10 000 euros de dommages-intérêts pour procédure abusive. Dans la soirée, un communiqué des services de Maël de Calan a été envoyé à la presse pour donner sa vision des débats du jour. Son titre : « Le département démontre l’absence de tout harcèlement, la CGT rend des comptes »_. Le tribunal rendra sa décision le 7 septembre.

      Et la question se posera de faire appel, si on en croit ce cr.

      edit
      un extrait de Ration
      https://www.liberation.fr/economie/social/harcelement-moral-contre-proces-politique-au-tribunal-le-dialogue-de-sour

      l’avocate de la défense [des responsables départementaux] plonge dans les dossiers, en quête de failles et de mensonges. Elle leur fait aussi confirmer, quand elle en a trouvé un, leur engagement politique, associatif ou syndical.

      Face à Vianney Begos, elle détache ses mots pour dire qu’il a été trouvé des montants « très importants » sur son compte courant : 1 300 euros. Il répond : « C’est le peu de RSA que j’avais mis de côté et des sommes reçues de ma famille. »

      tête à claques veut « étendre la méthode finistérienne au plan national »


      Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère
      Procès du RSA dans le Finistère : « C’est du harcèlement, ça ? »
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/proces-du-rsa-a-brest-cest-du-harcelement-ca-7064602.php

      #l'emploi_c'est_la_loi #travailleurs_indépendants #justice #notables_de_l'insertion #loi_pour_le_plein_emploi #plein_emploi

  • [Reportage vidéo] « Je suis traitée pour #dépression et anxiété » : Cécile Weyer, maraîchère, poursuit #maël_de_calan après la perte de son #rsa
    https://splann.org/reportage-video-cecile-maraichere-rsa-finistere

    La date du 15 juin est cochée depuis plus de deux mois dans l’agenda de Cécile Weyer. La maraîchère bio de Guengat, dans le Sud-Finistère, a rendez-vous ce lundi au tribunal judiciaire de Brest. Radiée du RSA, elle s’est portée partie civile contre Maël de Calan dans la procédure pour « harcèlement moral institutionnel » engagée par la #cgt. L’article [Reportage vidéo] « Je suis traitée pour dépression et anxiété » : Cécile Weyer, maraîchère, poursuit Maël de Calan après la perte de son RSA est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #agricultrice #agriculture #agriculture_biologique #bimbamjob #burn_out #cécile_rigard #charlie_renaud #confédération_paysanne #ferme #finistère #ludovic_morin #maraîchage #minima_sociaux #nathan_martin #pauvreté #paysanne #précarité #psychologie #souffrance #travail

  • « Splann ! » sera l’invité d’honneur de #la_dernière, sur #radio Nova avec la bande de #guillaume_meurice, en direct de #landerneau le 16 juin
    https://splann.org/la-derniere-radio-nova-landerneau

    Rejoignez-nous dans les jardins de la Palud, à Landerneau, mardi 16 juin. #nicolas_legendre et Julie Lallouët-Geffroy seront les invités de La Dernière, l’émission de #radio_nova animée par Guillaume Meurice. L’article « Splann ! » sera l’invité d’honneur de La Dernière, sur Radio Nova avec la bande de Guillaume Meurice, en direct de Landerneau le 16 juin est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #Aymeric_Lompret #eureden #finistère #juliette_arnaud #leclerc #Pierre-Emmanuel_Barré #satire #silence_dans_les_champs

  • [Info « Splann »] Zones vulnérables aux #nitrates : le château d’eau du #finistère en passe de perdre une protection capitale
    https://splann.org/declassement-nitrates-monts-darree

    Les membres de l’établissement d’aménagement et de gestion du bassin-versant de l’Aulne (Epaga) s’apprêtent à voter contre le projet de révision des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole. Le déclassement de neuf communes des monts d’Arrée « met en danger la ressource au sein du château d’eau du Finistère », écrivent les auteurs d’une note destinée aux élus, que « Splann ! » a pu se procurer. L’article [Info « Splann »] Zones vulnérables aux nitrates : le château d’eau du Finistère en passe de perdre une protection capitale est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Démocratie_locale #Pollutions #agriculture #Alain_Divanac’h #algues_vertes #Arnaud_Clugery #aulne #Berrien #biodiversité #Botmeur #Brasparts #Brennilis #cours_d'eau #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #eau_potable #eaux_souterraines #élevage #epaga #épandage #épandages #fdsea_29 #Huelgoat #La_Feuillée #lac_du_drennec #lisiers #Lopérec #masse_d'eau #monts_d'arrée #normes_environnementales #Plouyé #pollution #saint-rivoal

  • Le 15 juin : #manifestation contre la réforme du RSA à Brest - Collectif Entraide RSA
    https://bourrasque-info.org/Le-15-juin-manifestation-contre-la-reforme-du-RSA-a-Brest-2884

    À l’occasion de l’audience au Tribunal Correctionnel de Brest concernant la plainte de 6 allocataires du #RSA et de la CGT contre le conseil départemental du #Finistère pour harcèlement des rsastes nous appelons à une journée de mobilisation contre les mesures étatiques et départementales attaquant les plus précaires.

    • RSA dans le Finistère : la Confédération paysanne entre dans l’action contre le « harcèlement » des allocataires, le conflit se durcit
      https://www.liberation.fr/economie/social/rsa-dans-le-finistere-la-confederation-paysanne-entre-dans-laction-contre

      Pour le troisième syndicat agricole français, il ne s’agit pas seulement de situations individuelles isolées, mais de faits susceptibles de révéler « un mode de traitement administratif affectant une catégorie déterminée de professionnels agricoles : les exploitants et exploitantes allocataires du RSA ou susceptibles d’y prétendre ». Ces pratiques, ajoute la Confédération paysanne, « sont de nature à porter atteinte à l’intérêt collectif de la profession agricole, car elles peuvent « assimiler la précarité économique agricole à une #suspicion_de_fraude », « méconnaître les spécificités des revenus agricoles et des régimes fiscaux applicables aux exploitants », « fragiliser l’accès effectif des agriculteurs au RSA » ou encore dissuader d’autres « de faire valoir leurs droits sociaux ». Dans une région où, selon une étude de l’Insee en 2020, plus de 18% des personnes appartenant à un ménage agricole vivent sous le seuil de pauvreté, contre 10% parmi l’ensemble des Bretons vivant dans un ménage actif, la Confédération paysanne considère que recourir au RSA n’est ni le « signe d’une inactivité économique ni d’un manque de savoir-faire ou d’une mauvaise gestion ».

      Les nouveaux témoins ont tous fait l’objet d’un contrôle de la part du conseil départemental, qui voulait s’assurer de « l’application du juste droit ». Ils racontent une expérience qui fait écho à celle des premiers témoignages, des semaines d’échanges avec les contrôleurs, des demandes de pièces supplémentaires parfois difficiles à satisfaire et des menaces de suspension… Chaque mouvement créditeur sur leur compte en banque, même quand il s’agit de quelques euros, doit être justifié avec une attestation et une copie de la pièce d’identité de l’émetteur afin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une ressource. Dans un courrier au département, une des témoins dénombre les pièces demandées : « En l’état, vous sollicitez notamment plusieurs centaines de pages (relevés bancaires personnels et professionnels sur dix-neuf mois, documents comptables, attestations administratives), portant le total à plus de 600 copies, sans compter les documents déjà fournis précédemment 100 copies, ceux fournis ce jour 60 copies. » Parfois, c’est l’absence de dépenses que le département questionne. Dans un autre courrier, envoyé par la collectivité à l’un des témoins, il est indiqué : « Votre compte ne fait apparaître aucune dépense de type : courses alimentaires. Aussi, merci de bien vouloir nous indiquer depuis quel(s) compte(s) sont effectuées ces dépenses et nous transmettre les relevés bancaires de ce(s) compte(s). »

      Pas de druides parmi les plaignants
      « Lorsque les demandes excèdent ce qui est nécessaire à la vérification du droit, […] le contrôle cesse d’être un simple mécanisme de vérification pour devenir un instrument de pression », est-il considéré dans la citation. Me Franck Carpentier, l’avocat des plaignants, explique : « Dans ces contrôles, nous considérons que le #département s’approprie des pouvoirs qui relèvent de la CAF et de la Mutualité sociale agricole (MSA), en s’appuyant à tort sur le code de la Sécurité sociale. » Ce sujet se retrouve dans un rapport national de la Défenseuse des droits publié en avril et consacré à « la lutte contre la fraude aux prestations sociales à l’ère de l’industrialisation ». Il indique, sans les nommer, que « certains conseils départementaux ne limitent pas leurs contrôles à la seule évaluation du train de vie, comme prévu par la réglementation » et précise : « Ce contrôle ne concerne toutefois pas les revenus des allocataires, qui relèvent des conditions générales d’éligibilité et sont vérifiés par l’organisme chargé du versement de la prestation », telles que la CAF et la MSA.

      Depuis mars, Maël de Calan assure que ces contrôles sont légitimes. Il met en avant le plan RSA qu’il a installé en 2022, l’année suivant son élection à la présidence du conseil départemental. Les statistiques publiques (Drees) mentionnées dans la citation indiquent qu’entre janvier 2021 et décembre 2025, le nombre d’allocataires au RSA a diminué de 9,48% au niveau national, et de 27,17% dans le département du Finistère. « On a plusieurs centaines de personnes qui se servent du RSA comme un complément permanent de revenu, ce qui est contraire à l’esprit de la loi », disait-il lors d’une conférence de presse le 12 mars. Le même jour, il déclarait que « la CGT devra expliquer pourquoi, alors même qu’on a identifié au RSA des druides, des exorcistes, des gens qui ont confondu le RSA et le revenu universel, pourquoi est-ce qu’il était légitime d’avoir des druides, des exorcistes… » tout en précisant qu’il n’y avait aucun druide parmi les plaignants.

      Réelle évaluation de la politique d’insertion
      Maël de Calan a aussi annoncé son intention de se tourner lui-même vers la justice afin de demander la condamnation de la CGT pour procédure abusive. Lundi, le conseil départemental a finalement fait part qu’il engageait le même jour « une action pénale pour diffamation contre Ludovic Morin, secrétaire général de la CGT, à titre personnel, pour ses propos graves et inacceptables ». Quels sont ces propos ? Son entourage indique que « le département n’a pas souhaité citer les propos visés ». Pour Ludovic Morin, il s’agit « seulement d’occuper l’espace médiatique car leur avocate sait depuis vendredi soir qu’il va y avoir d’autres parties civiles ». Dans ce même communiqué, le conseil départemental estime que « depuis de trop nombreuses semaines, le département du Finistère, ses agents et sa politique d’insertion en faveur des bénéficiaires du RSA font l’objet d’une campagne de désinformation méthodique, nourrie d’attaques personnelles, de propos mensongers et de contre-vérités agités par l’extrême gauche pour imposer son récit des faits ». La gauche, elle, demande une réelle évaluation de la politique d’insertion.

      Tous attendent la prochaine audience – qui s’intéressera au fond de l’affaire –, mais pas pour les mêmes raisons. Les plaignants regrettent que lors de la première « la représentante du ministère public, qui n’avait manifestement pas lu le dossier, s’est contentée d’indiquer qu’il s’agissait d’un procès politique qui n’avait pas sa place devant la juridiction correctionnelle », mentionnant qu’elle « s’est illustrée par le passé comme candidate malheureuse à des élections politiques sur des listes proches de l’extrême droite ». Ils rappellent : « La seule question que la #justice doit trancher est celle de savoir si les agissements que nous dénonçons caractérisent l’infraction de #harcèlement_moral_institutionnel. » Quant au conseil départemental, il mentionne aussi la prochaine échéance, « qui permettra de faire toute la transparence sur la situation professionnelle et pécuniaire des plaignants et ainsi, à chacun de mesurer qui du département ou des demandeurs respecte les règles ou les contourne ». Cette audience aura lieu à #Brest, le 15 juin.

    • « Cette politique crée de la détresse » : la Confédération paysanne du Finistère dénonce des contrôles « intrusifs et chronophages » pour les agriculteurs au RSA
      https://www.liberation.fr/economie/social/cette-politique-cree-de-la-detresse-la-confederation-paysanne-du-finister

      Les cosecrétaires locaux du syndicat, Nathan Martin et Madeg Join-Lambert, rejoignent la CGT et six actuels ou ex-allocataires du RSA comme partie civile dans le procès qui les oppose aux représentants du département sur les contrôles du minima social.

      https://justpaste.it/lysmv

      (au vu de la réalité vécue par de nombreux agriculteurs et en raison d’une procédure en cours qui les concerne au premier chef ce syndicat est obligé de s’y coller, mais qu’est-ce qu’ils peut raconter comme connerie lemmes cosecrétaire local du syndicat ... )

      #confédération_paysanne

  • #accident_du_travail mortel à #la_roche-maurice : deux ans avec sursis requis contre un maraîcher
    https://splann.org/accident-travail-mortel-la-roche-maurice-proces

    Le parquet de #brest a requis ce jeudi 28 mai deux ans de prison avec sursis contre le dirigeant d’une exploitation maraîchère de La Roche-Maurice (29), poursuivi pour homicide involontaire. Il y a trois ans, nous révélions qu’un ouvrier agricole y avait été happé en manipulant une machine artisanale. L’article Accident du travail mortel à La Roche-Maurice : deux ans avec sursis requis contre un maraîcher est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #accident_mortel #agriculture #correctionnel #finistère #justice #landerneau #le_pépin_et_la_plume #maraîchage #procès #tribunal_de_brest

  • « Ce qu’on veut, c’est aider » : des habitants achètent des terres qu’ils louent à des paysans bio

    Que faire quand l’agro-industrie accapare toutes les terres ? Se rassembler en coopérative citoyenne et acheter des hectares. Dans le #Finistère, des terres sont ainsi louées à des agriculteurs qui veulent s’installer en bio.

    Des terres agricoles achetées par des citoyens pour des agriculteurs. Pour la première fois, François foule le sol de la #parcelle_agricole qu’il est en train d’acquérir. « L’agriculture industrielle, telle qu’elle s’est développée ici en #Bretagne, est un vrai souci. J’apporte ma pierre à l’édifice comme je peux », dit le retraité, poncho de pluie sur le dos.

    Comme lui, ils sont une vingtaine à s’être donné rendez-vous en ce dimanche matin de mai — qu’importe la météo qui trempe jusqu’aux os — pour découvrir le lot de 16 hectares de #terres_agricoles qu’ils sont tous en train d’acheter, ensemble, sur la commune du Juch, située en baie de Douarnenez (Finistère). « Au total, on est presque 200 coopérateurs », se félicite Muriel.

    Pour lancer leur activité, Louise, Romain et Jules, jeunes agriculteurs dans la trentaine, ont fait appel à une structure peu courante d’aide à l’installation agricole : Kazel-Ha-Kazel, une #foncière_citoyenne et territoriale, dont le nom breton se traduit par « bras dessus, bras dessous » en français. Les trois paysans sont les premiers bénéficiaires de cette #Scic (Société #coopérative d’intérêt collectif) qui a pour mission d’acheter des terres agricoles pour aider des agriculteurs à lancer leur exploitation.

    En échange, les porteurs de projet doivent répondre à une condition : s’installer en agriculture biologique.

    Une #foncière pour réduire son #endettement

    « On n’est pas attaché à la #propriété_privée de la terre, dit Romain, agronome de formation, qui explique pourquoi ils ont adhéré à l’initiative. Le #droit_locatif est assez protecteur pour les agriculteurs, ce qui fait qu’on n’a pas peur de louer des terres. On a aussi voulu passer par une foncière pour réduire notre endettement. »

    Au total, l’exploitation de ces trois jeunes paysans va s’étendre sur 70 hectares. 10 hectares et du bâti sont en cours d’achat par les associés, 20 sont en location auprès d’agriculteurs retraités et le reste sera loué à des foncières : 24 hectares seront loués à Terre de liens et 16 hectares à #Kazel-ha-Kazel. Louise et Romain cultiveront des légumes type choux, poireaux, courges, pommes de terre, patates douces, en plein champ. Jules, lui, s’occupera des animaux, avec un cheptel de vaches élevées pour leur lait, et des boeufs, pour la viande.

    À la différence de l’association #Terre_de_liens, plus connue, le projet Kazel-ha-Kazel s’ancre dans le pays de #Douarnenez, avec une gouvernance locale et des coopérateurs locaux. 96 % des quasi 200 coopérateurs qui composent la Scic vivent en effet dans le pays de Douarnenez. « C’est aussi pour ça qu’on a voulu faire appel à Kazel-ha-Kazel car on trouve l’approche territoriale intéressante », dit Romain.

    107 200 euros déjà récoltés

    L’idée d’une foncière citoyenne a commencé à émerger en 2021, quand la communauté de communes Douarnenez Communauté a lancé un Projet alimentaire territorial, souvent surnommé « PAT » par les collectivités. Le but d’un PAT est d’établir un diagnostic sur l’agriculture et l’#alimentation, sur un #territoire donné, en fédérant les acteurs locaux. Le PAT est souvent vu comme un levier pour permettre la transition agro-écologique.

    De là, une vingtaine de citoyens se sont réunis pour réfléchir à la question du foncier agricole dans le secteur. Le constat dressé sur le territoire de Douarnenez est alors à peu près le même qu’à l’échelle nationale : ici aussi, les agriculteurs partent à la retraite et ne sont pas ou peu remplacés. Les petites exploitations disparaissent, quand d’autres, pratiquant déjà une agriculture intensive, s’agrandissent. « Entre 2010 et 2020, la population agricole sur le Pays de Douarnenez a diminué de 37 % passant de 397 à 252 personnes », précisent les statuts de la foncière.

    « Officiellement, la Scic a été créée en janvier 2025 », précise Muriel, présente depuis le début du projet. L’achat des 16 hectares dans la commune du Juch va coûter 93 000 euros. « Le prix à l’hectare est relativement cher ici », précise Jules. Cet ancien anthropologue a réalisé une thèse sur les effets des quotas laitiers en Finistère. L’accès à la terre est, selon Terre de Liens, le premier frein au renouvellement des générations.

    Entre 2025 et aujourd’hui, la Scic est passée d’une cinquantaine de coopérateurs à 200, et a réussi à réunir en tout 107 200 euros. En moyenne, chaque coopérateur a versé 500 euros dans la SCIC, la part minimum pour être coopérateur étant de 100 euros. « Et qu’importe la somme versée, un coopérateur égale une voix », indique Muriel.

    Des terres inaliénables

    Via ce projet de foncière, Kazel-ha-Kazel veut ainsi « rendre les terres inaliénables », souligne Anne, coopératrice. « Si dans vingt, trente ans, ils [les paysans locataires] veulent partir, quelqu’un d’autre pourra relouer les terres dans les mêmes conditions », ajoute cette dernière.

    La foncière citoyenne veut aussi limiter la concentration des terres agricoles et favoriser l’#agriculture_paysanne dans un territoire qui souffre déjà de la pression exercée par les porcheries industrielles. Le pays de Douarnenez, situé sur le littoral, est en effet tristement connu pour être régulièrement le théâtre d’échouages d’algues vertes. Malgré cela, en 2025, deux porcheries ont obtenu l’autorisation de s’étendre.

    Aux paysans porteurs de projets de démarcher la foncière citoyenne pour acheter des terres. « Nous on n’y connait rien, on n’est pas du métier. Ce qu’on veut, c’est aider », expliquent Muriel et Anne. La foncière citoyenne serait-elle un levier contre l’#accaparement_des_terres ? En tout cas, la démarche plaît et attire : sans vouloir trop s’étendre, Kazel-ha-Kazel laisse entendre que d’autres porteurs de projets d’installation en agriculture biologique les ont contacté. « Et vers Saint-Cadou, dans le Finistère, des particuliers sont également intéressés pour lancer le même type de projet », se réjouit Anne.

    https://reporterre.net/Ce-qu-on-veut-c-est-aider-des-habitants-achetent-des-terres-qu-ils-louen
    #soutien #aide #terres #alternative #agriculture #agriculture_biologique #location #achat #foncier #coopérative

  • « Splann ! » accompagne la tournée finistérienne du #concert-enquête « #silence_dans_les_champs » du groupe #fourches
    https://splann.org/fourches-silence-dans-les-champs-finistere

    Après « Algues vertes, l’histoire interdite », les musiciens #françois_joncour et #Arnaud_Kermarrec-Totorici adaptent une nouvelle enquête sous forme de concert avec « Silence dans les champs », de #nicolas_legendre. Splann ! est fier d’accompagner leur tournée dans le #finistère, 15 mai au 28 juin 2026. L’article « Splann ! » accompagne la tournée finistérienne du concert-enquête « Silence dans les champs » du groupe Fourches est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #agriculteurs #agriculture #Antoine_Messager_Pasqualini #brest #Châteaulin #crozon #ferme_de_trévarn #kristen_falc'hon #mac_orlan #morlaix #Paul_Le_Galle #paysans #productivisme #rock_noise #Run_ar_Puñs #saint-urbain #sew #Ty_Skol

  • Derrière les chiffres de #maël_de_calan, des allocataires finistériens du #rsa racontent un #coaching contre-productif et décourageant
    https://splann.org/rsa-finistere-coaching

    Lundi 30 mars, Maël de Calan a rendez-vous au tribunal. Cité à comparaître pour « harcèlement moral institutionnel » par la CGT et six bénéficiaires du #revenu de solidarité active (RSA). Nouveau chapitre d’une expérimentation politique controversée, jugée « positive » par le président (apparenté LR) du Département du #finistère, mais « humiliante » et « inutile » par les premiers concernés. L’article Derrière les chiffres de Maël de Calan, des allocataires finistériens du RSA racontent un coaching contre-productif et décourageant est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #bimbamjob #chômage #conseil_départemental_du_finistère #emploi #précarité #social #solidarité #speed_dating #travail

  • À #brest : après l’alliance des gauches aux #municipales, l’enjeu du contrat de sécurité avec la préfecture
    https://splann.org/brest-contrat-securite-integre

    Alors qu’un « accord technique » a été conclu entre #françois_cuillandre (PS) et Cécile Beaudouin (LFI) pour garder Brest à gauche, un autre temps fort risque de rythmer la vie politique locale, à l’issue du scrutin municipal : la signature du second contrat de sécurité intégré entre la Ville et la préfecture. La première mouture avait entériné l’installation de quinze sites de vidéoprotection dans les rues de la cité du Ponant. Alors même que le maire n’en voulait pas. L’article À Brest : après l’alliance des gauches aux municipales, l’enjeu du contrat de sécurité avec la préfecture est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Démocratie_locale #Libertés_et_droits_humains #briefcam #caméras_vidéosurveillance #contrat_de_sécurité_intégré #élections #élections_municipales #finistère #glen_dissaux #libertés_publiques #ligue_des_droits_de_l'homme #louis_le_franc #parti_socialiste #police #police_municipale #police_nationale #sécurité #surveillance #vidéosurveillance

  • [Reportage vidéo] #micheline_gambaretti, la #détective_privée qui traque les pollueurs dans le #finistère
    https://splann.org/reportage-video-micheline-gambaretti-detective-environnement

    Ancienne enquêtrice de gendarmerie, Micheline Gambaretti est devenue en 2022 détective privée spécialisée dans les atteintes à l’environnement. Une profession qu’elle pourrait être la seule à exercer en France. Nous l’avons suivie entre les #monts_d'arrée et la commune de #Plouvorn, dans le Finistère Nord. L’article [Reportage vidéo] Micheline Gambaretti, la détective privée qui traque les pollueurs dans le Finistère est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Pollutions #Santé_publique #agroindustrie #commana #eau #écologie #élevage_intensif #environnement #méthanisation #méthaniseur #penzé #pollution #porcherie #sa_kerjean

  • Dans le Finistère, des allocataires du RSA se lèvent contre des contrôles « irréalistes » et un « harcèlement moral institutionnel »
    https://www.liberation.fr/economie/social/dans-le-finistere-des-allocataires-du-rsa-se-levent-contre-des-controles-

    Après avoir subi de lourds contrôles administratifs et une suspension de leur #allocation, six personnes, ainsi que la CGT, citent à comparaître le président du département, Maël de Calan. Celui-ci annonce qu’il demandera « leur condamnation pour procédure abusive ».

    L’huissier de justice s’est présenté ce mardi 3 mars auprès du président du #conseil_départemental du #Finistère, Maël de Calan, et de Romain Chantelot, directeur emploi, insertion et logement au sein de la collectivité. Selon les informations de Libération, il leur a remis une citation à comparaître au tribunal correctionnel de Brest le lundi 30 mars à 13 h 30, où ils devront se présenter ou se faire représenter par un avocat, à l’audience.

    L’union départementale CGT et six autres plaignants les attendront. Ils ont choisi la citation directe, qui consiste à faire convoquer l’auteur suspecté des faits devant le tribunal correctionnel, et permet l’ouverture d’un procès en l’absence d’enquête approfondie. Ils veulent faire reconnaître leur qualité de victimes de harcèlement moral de la part des deux hommes, dans le cadre d’une procédure plus large pour #harcèlement_moral_institutionnel, appuyée par 18 témoignages supplémentaires. Pierre Dauly, Vianney Begos, Jeanne Degude, Cécile Weyer, Guilvic Le Cam Mesplomb et Patricia Koryga (qui avait témoigné dans Libération cet été) ont en commun d’être allocataires du revenu de solidarité active (#RSA) et d’avoir été privés de ressources après un contrôle administratif, qui les a plongés dans l’angoisse et a aggravé leur précarité.

    Pour chacun d’entre eux, tout a commencé par un courrier reçu avec le logo de leur département de résidence, « Finistère. Penn-ar-Bed ». L’objet indiquait « contrôle RSA ». Quelques paragraphes précisaient vouloir « s’assurer de l’application du juste droit ». Plusieurs semaines plus tard, le versement de leur RSA a été suspendu ou supprimé. Le versement de ce revenu vital est en effet aux mains des départements, qui sont donc aussi habilités à radier des bénéficiaires qui, selon eux, le percevraient de manière indue.

    https://justpaste.it/a9ydj

    edit

    Me Carpentier. "On voit les courriers qui se multiplient pour leur demander : ’Merci de justifier les 10 euros versés sur le compte de votre fils’",

    https://www.nextplz.fr/societe/538783-apres-avoir-verse-10e-sur-le-compte-de-son-fils-un-allocataire-du-rsa

    #contrôle #radiations

  • Le pétrole de l’Erika refait surface en #Bretagne, 26 ans après son #naufrage - ICI
    https://www.francebleu.fr/infos/environnement/le-petrole-de-l-erika-refait-surface-en-bretagne-26-ans-apres-son-naufrag

    Une quinzaine d’#oiseaux #mazoutés ont été retrouvés ces dernières semaines sur des #plages du sud-#Finistère. D’après les analyses réalisées par le #Cedre, le #pétrole proviendrait du #pétrolier #Erika, qui a fait naufrage en décembre 1999.

  • Des #algues_vertes à la #loi_duplomb, #table_ronde avec Fleur Breteau, #inès_léraud, #rosy_auffray et #amélie_mougey
    https://splann.org/table-ronde-poison-douarnenez

    Près de 300 personnes, prises en flagrant-délit de « dopage » collectif. Une connexion des corps et des valeurs, pour passer de l’état de colère à celui du rapport de force. Voilà ce qui animé non pas un, mais deux débats, avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Aufray et Amélie Mougey, le 18 août 2025, sous les halles de #douarnenez. L’article Des algues vertes à la loi Duplomb, table ronde avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Auffray et Amélie Mougey est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agro-industrie #agroindustrie #annie_genevard #baie_de_douarnenez #baie_de_saint-brieuc #cancer #cancer_colère #conférence #finistère #FNSEA #herbicides #marées_vertes #pesticides #pierre-yves_bulteau #pollution #rené_aufray #reporterre

  • #ultras, militaires et bastonneurs… qui se cache derrière « Talion #brest », une bande d’extrême droite violente
    https://splann.org/talion-brest-extreme-droite-violente

    Dans cette enquête, en partenariat avec StreetPress, nous vous révélons comment le groupuscule d’extrême droite "Talion Brest" se structure. En recrutant ses membres aussi bien parmi les #hooligans du stade qu’à la base navale de la cité du Ponant. L’article Ultras, militaires et bastonneurs… qui se cache derrière « Talion Brest », une bande d’extrême droite violente est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #cogneurs #extrême_droite #finistère #stade_brestois #Talion_Brest

  • [Info « Splann ! »] Quand le #lobby de la #viande tente une manœuvre pour discréditer l’Office français de la biodiversité
    https://splann.org/ugpvb-ofb-penze-tromorgan

    Le #lobby_de_la_viande (UGPVB) et la #FRSEA Bretagne ont adressé un courrier au directeur de l’Office français de la biodiversité pour dénoncer la prétendue partialité d’un agent ayant travaillé sur la #pollution de la rivière Penzé. #eau_et_rivières_de_bretagne y voit un moyen de déstabiliser l’administration, au moment où la justice doit se prononcer dans une autre affaire de pollution agricole. L’article [Info « Splann ! »] Quand le lobby de la viande tente une manœuvre pour discréditer l’Office français de la biodiversité est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #finistère #FNSEA #lobbying #OFB #tromorgan #ugpvb

  • Votadegoù-kêr : goulennit keleier boull ha splann
    https://splann.org/votadegou-ker-boull

    D’ur c’houlz ma vez taeroc’h-taerañ an traoù evit ar gelaouennerien, e fell da « Splann ! » furchata donoc’h en dalc’hoù politikel e Breizh.‌ L’article Votadegoù-kêr : goulennit keleier boull ha splann est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_«Splann!_» #élection #élu #financement_participatif #finistère #journalisme #maël_de_calan #municipales #politique #probité #transparence

  • Pour les #municipales, avec « Splann ! », exigez la #transparence
    https://splann.org/municipales-transparence

    Dans un climat de plus en plus hostile aux journalistes, « Splann ! » renforce sa couverture des enjeux politiques bretons. L’article Pour les municipales, avec « Splann ! », exigez la transparence est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #élection #élu #financement_participatif #finistère #journalisme #maël_de_calan #politique #probité

  • [Édito] Face aux entraves et aux invectives, « Splann ! » répond à #maël_de_calan sur les faits
    https://splann.org/edito-reponse-mael-de-calan

    Oui, c’est bien le travail de « Splann ! » qui dérange Maël de Calan. Et, par là même, la liberté des médias à enquêter sur la politique sociale du #finistère. L’article [Édito] Face aux entraves et aux invectives, « Splann ! » répond à Maël de Calan sur les faits est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #désinformation #éditorial #journalisme #liberté_de_la_presse

  • « Splann ! » a été empêché de suivre la soirée « bilan #rsa » de #maël_de_calan avec le patronat finistérien
    https://splann.org/rsa-mael-de-calan-patronat-finisterien

    Le président du conseil départemental du #finistère, Maël de Calan, a défendu son plan RSA devant 200 chefs d’entreprise et des reporters de la presse régionale, mercredi 3 décembre, à #quimper. Deux journalistes de « Splann ! » ont été refoulés manu militari de cette soirée sous des prétextes fallacieux. L’article « Splann ! » a été empêché de suivre la soirée « bilan RSA » de Maël de Calan avec le patronat finistérien est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Démocratie_locale #La_vie_de_« Splann !_ » #journalisme #liberté_de_la_presse
    https://splann.org/wp-content/uploads/2025/12/251204-Splann-Soiree-RSA-Mael-de-Calan-Medef-29-altercation-parking-Kristen-

  • Des contrôles « humiliants » : associations et syndicats attaquent l’État sur la réforme du RSA | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/221025/des-controles-humiliants-associations-et-syndicats-attaquent-l-etat-sur-la

    Le Secours catholique, ATD Quart Monde, la LDH, mais aussi les syndicats CGT, CFDT et Solidaires assignent en justice l’État pour sa politique visant les chômeurs et les allocataires du RSA. Les sanctions brandies à l’égard des bénéficiaires sont tout particulièrement visées.

    De la réforme du #RSA et son volet #sanctions, entériné par un décret entré en vigueur le 31 mai 2025, les responsables associatifs et syndicaux n’ont que du mal à en dire. Réuni le 22 octobre pour une conférence de presse, un collectif composé d’une dizaine d’associations a décidé de s’unir de manière inédite pour saisir la justice. Avec un objectif : l’abrogation du décret « sanctions » de la loi dite « plein emploi » qui conditionne l’obtention du RSA à la réalisation de quinze heures d’activité hebdomadaire.

    Quatre recours ont été déposés par la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Secours catholique, ATD Quart Monde et Emmaüs France ainsi que des syndicats comme la CGT, la CFDT, Solidaires ou la FSU contre ce texte, qui constitue à leurs yeux une « ligne rouge ». 
    Quatre #recours différents, portés par quatre avocats, ont été déposés par les associations fin juillet, ce qui n’avait pas été rendu public. Elles disposent de trois mois à compter de cette date pour défendre leur requête sur le fond. Leur argumentaire sera communiqué au #Conseil_d’État à la fin du mois d’octobre et une date d’audience devrait être communiquée d’ici à la fin d’année. 

    « On ne sort pas les personnes de la pauvreté à coups de suspensions, mais par la confiance et l’accompagnement », jugent les requérants. Depuis la parution de ce décret, toute personne inscrite à France Travail est menacée de se voir suspendre de 30 % à 100 % de son indemnité chômage ou de son RSA pendant un à plusieurs mois. Et ce, dès le premier manquement, c’est-à-dire n’avoir pas respecté le contrat d’engagement, ne pas s’actualiser correctement ou manquer un rendez-vous.

    Le texte est contesté de longue date. Les associations et des institutions comme le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ou la Commission nationale consultative des droits de l’homme ont alerté en vain sur les risques d’une telle réforme.

    Des sanctions disproportionnées

    Lors de la conférence de presse organisée pour expliciter la démarche du collectif, Didier Duriez, président du Secours catholique, dénonce le choix du gouvernement « de punir » les plus vulnérables : « La loi “plein emploi” et son décret “sanctions” marquent un tournant. Ils marquent un virage inquiétant dans cette société qui s’éloigne de plus en plus de l’impulsion qu’on avait eue juste après-guerre, celle d’un accès digne à l’emploi pour tous, et un soutien à l’ensemble des personnes. »
    Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme, complète : désormais, les allocations deviennent « une sorte de rétribution au mérite ». Il ne faut pas s’y tromper, ajoute-t-elle, ces orientations relèvent d’une « idéologie ». 
    Le collectif déplore de ne pas parvenir à obtenir l’attention du gouvernement. Pour Didier Duriez, l’écoute s’est tarie : « Les réunions avec les gouvernements sont plus rares, la prise en compte de ce qu’on leur présente est de plus en plus marginale. »

    Les requérants mobilisent plusieurs arguments. Ce décret est considéré tout d’abord comme une atteinte au droit. Réduire les allocations à titre de sanction « revient à supprimer les moyens de subsistance ». Surtout au regard de la faiblesse du montant du RSA (646 euros en 2025 pour une personne seule) qui est deux fois inférieur à celui du seuil de pauvreté (60 % du revenu médian, soit 1 216 euros en 2025). Les associations et syndicats pointent « la disproportion manifeste des sanctions ».

    Sans compter que la possibilité de se défendre est réduite. Auparavant, une sanction RSA enclenchait la réunion d’une instance durant laquelle la personne était reçue et pouvait expliquer sa situation. Aujourd’hui, dès lors que les personnes sont notifiées de la suspension de leurs allocations, elles ne disposent que de dix jours pour contester la décision, parfois sans réunion ou rencontre physique en fonction des départements. Un délai trop restreint et des conditions inadéquates pour #se_défendre, jugent les associations.

    « Le décret méconnaît par ailleurs le droit au silence [?] et le droit d’être entendu, ce qui constitue une atteinte grave aux #droits_de_la_défense », ajoutent-elles. Elles pointent aussi la confusion, une « erreur de qualification juridique » entre les allocataires du RSA et les demandeurs d’emploi indemnisés. Le collectif rappelle que le RSA n’est pas une indemnisation du chômage, mais « un revenu de survie au nom du droit à des moyens convenables d’existence, pour des personnes souvent éloignées durablement de l’emploi ».

    Des contrôles « humiliants »

    Pour sa part, Lydie Nicol de la CFDT rappelle les promesses déçues de cette loi qui vantait la mise en œuvre d’un accompagnement resserré de qualité avec une meilleure coopération entre les acteurs de l’accompagnement. « Et là, on en est très loin. Et même, c’est assez antinomique avec le décret auquel on s’oppose aujourd’hui. » Elle évoque les #contrôles de #France_Travail, multipliés par trois. En 2024, le premier ministre Gabriel Attal avait en effet annoncé un triplement en trois ans des contrôles, pour arriver à 1 500 000 en 2027.

    La responsable syndicale juge que le gouvernement considère donc l’ensemble des personnes en difficulté comme « soit des fraudeurs en puissance, soit des personnes qui ne veulent pas travailler ». « Pour nous, le chômage n’est jamais un choix. C’est une situation subie. »
    Ces sanctions aggravent le non-recours, la maltraitance institutionnelle, l’exclusion et compromettent le retour à une activité salariée stable de ces personnes. Certaines vont même accepter des emplois précaires pour éviter de perdre leur allocation.
    Isabelle Doresse, vice-présidente d’ATD Quart Monde, relaye des témoignages des premiers et premières concerné·es. Tous disent l’humiliation et l’inquiétude face à la réforme. Par exemple, Bernard se dit « fier mais usé » par ses vingt-cinq années de travail en usine comme manutentionnaire. Sans emploi, il « se sent harcelé par France Travail ». Il partage son stress et sa panique face aux menaces de sa conseillère de lui retirer « un à quatre mois de RSA pour recherche insuffisante ». Il assure tout faire pour trouver du travail, y compris suivre les formations proposées par France Travail.
    Corinne, mère isolée de quatre enfants, en invalidité, s’est vu imposer une activité hebdomadaire alors qu’elle doit honorer des rendez-vous médicaux réguliers. Elle a réussi à négocier cinq heures d’activité. Marie-Andrée Bresson, présidente de Solidarité Paysans, a évoqué le cas de cette agricultrice à qui l’on a demandé de justifier son RSA en envoyant tous ses relevés bancaires et factures d’une année. « C’est quelque chose d’humiliant et d’une violence sans nom vis-à-vis des personnes. »

    L’accompagnement en souffrance

    Élie Lambert, secrétaire national de l’union syndicale Solidaires, accuse le gouvernement de provoquer « le découragement des allocataires, pour les dissuader de solliciter ce filet de survie », alors qu’on constate un taux de non-recours déjà important pour certaines franges de la population. Marie-Andrée Bresson rappelle que chez les agriculteurs, il est estimé entre 50 et 60 %. Et il est impossible pour beaucoup de s’acquitter de l’obligation des quinze heures d’activité hebdomadaire, « alors que nombre d’agriculteurs travaillent déjà très durement pour survivre », ajoute-t-elle.
    Agnès Aoudaï, coprésidente du Mouvement des mères isolées, considère cette obligation d’activité comme « injuste et violent ». Elle ajoute : « C’est une mise à disposition de nos corps et de notre temps tout à fait inacceptable. » Dans la même veine, Denis Gravouil, secrétaire confédéral CGT, dénonce « un système violent et incompréhensible pour les 8 millions de personnes en recherche d’emploi ».

    Vincent Lalouette, secrétaire général adjoint de la FSU Emploi, rêve d’un « sursaut collectif », en particulier sur la question des contrôles, qui mettent des personnes dans la difficulté : « L’expression suicidaire chez les gens dont on s’occupe [comme agents de France Travail] est en forte augmentation ces derniers temps. C’est évidemment lié à la diminution des revenus à cause des différentes réformes de l’assurance-chômage, mais c’est aussi l’une des conséquences directes de la politique qui est menée avec la loi dite “plein emploi”. »
    Du reste, ces contrôles s’accroissent sans les personnels adéquats pour les mener. L’accompagnement se trouve ainsi dégradé et les agent·es de France Travail sont en souffrance. Car, estime encore Vincent Lalouette, aucun moyen supplémentaire n’a été débloqué pour absorber la charge de travail supplémentaire due notamment à l’obligation faite à tous les allocataires du RSA de s’inscrire à France Travail. Les velléités de résistance s’amenuisent aussi face au réel. 
    Les sanctions sont appliquées à la discrétion des conseils départementaux. Difficile d’obtenir des chiffres précis en ce domaine. Aucun outil statistique n’a été mis en place, regrette Lydie Nicol de la CFDT. Les données sur le devenir des personnes radiées des dispositifs de solidarité ne sont pas davantage disponibles. « Ces réformes marquent un durcissement sans précédent des politiques sociales dans notre pays », regrette encore le collectif.

    L’expression suicidaire au guichet (me touche pas ou je meures !) passe pour la seule forme de résistance possible actuellement.

    #revenu_minimum #droits_sociaux

    • Décret sanctions des demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA : nous attaquons l’Etat en justice
      https://oxi90.com/IPCRWSF67/DF5AF95316134AE3B9931B90021DB3CE.php

      Changer de Cap fait partie des 11 associations et 5 syndicats qui attaquent au Conseil d’État le décret sanctions de la loi Plein emploi et demandent son abrogation. Ce décret, publié le 30 mai 2025, permet de suspendre ou de supprimer les allocations des demandeurs d’emploi au moindre « manquement ». Cela concerne les chômeurs comme les bénéficiaires du RSA, puisque ceux-ci sont désormais inscrits automatiquement à France Travail.

      Pour un rendez-vous manqué ou un manquement dans le contrat d’engagement réciproque, une personne peut perdre 30 à 100 % de son RSA, pendant 1 à 4 mois, avant remobilisation ou radiation. Ce décret, publié dans le cadre de la #loi_« Plein_Emploi » qui impose 15h d’activité à toute personne au RSA comme à toute personne au #chômage, marque une étape supplémentaire dans le contrôle des plus précaires.

      Les associations et syndicats qui se sont unis dans des recours juridiques en Conseil d’État fondent leur requête sur différents arguments, parmi lesquels :

      Le droit à des moyens convenables d’existence est un droit fondamental, protégé par la constitution comme tous les droits humains. Le RSA est un minimum vital pour survivre. On ne peut donc pas le supprimer, quelle que soit la raison. Rappelons que le montant du RSA pour une personne seule, 646 €, est inférieur au seuil d’extrême pauvreté en France.

      La disproportion des #sanctions : le Conseil constitutionnel avait déclaré la loi « Plein Emploi » constitutionnelle sous réserve que les sanctions soient proportionnées. Or supprimer totalement le RSA dès le premier manquement n’est clairement pas proportionné.
      Les inégalités territoriales : les sanctions peuvent aller de 30 à 100 % du RSA sur 1 à 4 mois, elles sont donc appliquées de manières très différentes selon les départements. En effet, ce sont les #conseils_départementaux qui décident de la hauteur des sanctions en cas de « manquement », notion par ailleurs très floue.
      Pour illustrer concrètement cette rupture de l’égalité des droits, prenons l’exemple des départements de la #Creuse et de la Saône-et-Loire. Par délibération en date du 10 octobre 2025, le Conseil départemental de la Creuse a voté une suspension du RSA de 80 % pendant deux mois pour une personne seule dès le premier manquement. En Saône-et-Loire, c’est la commission permanente qui a actualisé son Règlement départemental d’aide sociale (RDAS) et décidé d’une suspension de 50 % pendant un mois, toujours pour une personne seule et toujours au premier manquement.
      La violation du droit de la défense : avant le décret, une suspension de RSA nécessitait une réunion où l’allocataire pouvait se défendre et expliquer son point de vue. Cette réunion est supprimée. De plus, le délai de recours est de seulement 10 jours, ce qui est très largement insuffisant pour préparer une contestation ou demander de l’aide à un avocat ou une association.

      NOTRE POSITION
      Le décret sanctions, une nouvelle arme budgétaire
      Ce renforcement des sanctions a de multiples conséquences, qui ont été abordées lors d’une conférence de presse organisée par les syndicats et les associations le 22 octobre. Pour #Changer_de_Cap, ce décret est aussi une nouvelle arme dans la politique de réduction des #dépenses_sociales, quel qu’en soit le coût humain. Derrière cette réforme, c’est une logique budgétaire assumée qui se dessine : faire des plus #précaires une variable d’ajustement des finances publiques.
      En 2022, 34 % des personnes éligibles au RSA n’ont pas perçu l’aide à laquelle elles avaient droit. La complexité administrative dans les conditions d’accès, leur durcissement via la loi « Plein emploi » et la multiplication des contrôles, des sanctions et des suspensions hors de tout #droit_au_contradictoire ajoutent une pièce dans la machine politique d’#institutionnalisation_du_non-recours, qu’on peut chiffrer au bas mot à 10 milliards d’euros toutes prestations confondues. Cette réalité, associée aux radiations, réduit artificiellement le coût de la protection sociale, au prix d’une #précarisation accrue.

      Dans un contexte de rigueur, ce manque à verser est devenu un pilier silencieux de l’équilibre budgétaire. L’État serait incapable de payer ces milliards d’euros si toutes les personnes demandaient effectivement leurs droits [hum hum] et les Les sommes « économisées » sur le dos des plus vulnérables sont désormais budgétisées dans les prévisions budgétaires se basent sur les demandes actuelles. L’État anticipe donc le non-recours et n’a aucun intérêt à lutter contre.

      Les plus précaires comme variable d’ajustement budgétaire : l’exemple des #Départements

      Le décret « sanctions » va renforcer une réalité déjà tangible. Avant même l’annonce d’une « année blanche » sur les prestations sociales, les Départements de France, via l’association éponyme, ont annoncé qu’ils ne respecteraient pas la revalorisation légale du RSA (1,7 %) au 1er avril 2025. Dans le #Finistère, le président Maël de Calan affiche clairement un objectif de baisse du nombre d’allocataires. Des paroles aux actes, entre 2021 et 2024, le nombre de bénéficiaires est passé de 18 000 à 14 700, permettant 8 millions d’économies sur le budget du département. Des décisions n’émanent donc plus de la situation réelle des personnes concernées ou même des textes réglementaires, mais bien des « sommes disponibles » [c-à-d de décisions politiques]. Le principe d’économies budgétaires se substitue au principe de réalité.

      Des économies sur le dos des bénéficiaires du RSA et des chômeurs

      Selon les données de la DREES, en 2022 et au niveau national, les dépenses de minima sociaux (Allocation adulte handicapé, minimum vieillesse, Revenu de solidarité active, Allocation de solidarité spécifique) ont reculé de 3,1 % (-3 % en 2021). Cette baisse portée presque exclusivement par les allocataires du RSA (939 millions sur les 963 économisés). De même, l’ASS a connu une baisse de 12,8 %. Le budget consacré à deux autres minimas sociaux, l’AAH et le minimum vieillesse, a augmenté. Ces chiffres démontrent que les coupes budgétaires visent d’abord les chômeurs et les bénéficiaires du RSA.

      Des coûts reportés sur la société entière

      Ces économies « apparentes » entraînent de graves conséquences tant personnelles (aggravation de la précarité, #isolement, dégradation de la #santé physique et mentale, #expulsions locatives, #insécurité_alimentaire…) que collectives (tensions sociales, pertes de la cohésion sociale, déport sur les collectivités locales). Toutes ces conséquences ont un prix, qui sera supporté par l’ensemble de la société.
      Affaiblissement des services publics, fragilisation des plus précaires, éloignement des citoyens de leurs droits… Avec cette logique, la précarité devient rentable — tant que ses conséquences restent invisibles dans les comptes publics.

      L’austérité sociale, un choix politique

      La contestation du décret sanction devant le Conseil d’État n’est donc pas seulement une bataille juridique : c’est une bataille symbolique sur la place du social dans les choix budgétaires de l’État.
      Alors que le discours public se durcit sur les prétendus « assistés », les politiques d’accès aux droits sont présentées comme un coût, et non comme un investissement collectif.
      Cette #austérité de gestion, justifiée au nom de la responsabilité budgétaire, fragilise le pacte social. Elle transforme le droit à la #solidarité en suspicion d’#assistanat et fait du non-recours une politique publique à part entière.
      À force de chiffrer la solidarité, on finit par dévaloriser le pacte social. Et derrière les économies immédiates, c’est la cohésion nationale qui se délite, lentement mais sûrement.

      Nous vous proposons l’écoute de l’émission de France Culture sur le recours déposé au Conseil d’État, et plus largement sur la dégradation de la protection sociale.
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/culture-de-l-info/protection-sociale-un-collectif-d-associations-attaquent-l-etat-sur-sa-r

      L’annonce du recours contre le décret sanction est concomitant avec la publication d’un rapport des Nations Unies : « Le populisme d’#extrême_droite et l’avenir de la protection sociale ». Son auteur, Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme et l’extrême pauvreté, y dénonce la #guerre_aux_pauvres, menée en France et ailleurs, et l’imputation de la responsabilité de la #pauvreté aux personnes elles-mêmes. Conséquence, parmi d’autres, une défiance à l’égard de l’État et des services sociaux, qui alimente le non-recours.

      Cette défiance et l’insécurité économique font le lit d’une extrême droite qui se nourrit des clivages et de la peur du déclassement, alors que les populistes autoritaires, lorsqu’ils sont au pouvoir, amplifient la dégradation des protections sociales. Pour Olivier de Schutter, cette protection sociale est un droit humain et en tant que tel devrait servir de rempart contre la montée des populismes. « Il est temps de changer de cap. Les dirigeants soucieux de parer au recul de la démocratie devraient en faire plus pour apaiser les craintes et assurer la sécurité économique. Et ils doivent éviter toute rhétorique présentant la protection sociale comme une œuvre charitable réservée à ceux qui la méritent. Face à la menace de l’extrême droite, il faut donner à la protection sociale tout le crédit qui lui est dû en tant que droit humain de l’individu et en tant que bien public source d’importantes externalités positives bénéficiant à l’ensemble des membres de la société ».

      Ce rapport de 21 pages est disponible en ligne, et en français. On ne peut que recommander sa lecture !
      https://docs.un.org/fr/A/80/138

      APPEL A TEMOIGNAGES
      Pour #documenter les conséquences de l’application de cette réforme et de ce décret, les associations et syndicats lancent un appel à témoignages !
      Les personnes concernées sont invitées à remplir un questionnaire en ligne : https://framaforms.org/recueil-de-temoignages-sur-la-loi-dite-pour-le-plein-emploi-et-le-decret
      Les données seront traitées pour être anonymisées et l’accord de la personne explicitement demandé quant à l’utilisation de son témoignage.

      edit tribune d’Olivier De Schutter dans Le Monde
      https://seenthis.net/messages/1142934