• #Finlande : #Google, accusé d’avoir fait raser 300 hectares de #forêt, sommé de suspendre la construction de data centers

    Les autorités exigent l’arrêt des travaux dans deux localités du pays d’ici au 23 octobre, dans l’attente d’une évaluation environnementale. Le géant américain a reconnu ne pas avoir été « à la hauteur ».

    Une agence gouvernementale finlandaise a sommé, mardi 6 octobre, Google de suspendre la construction des nouveaux centres de données dans deux municipalités du pays au plus tard le 23 octobre 2026 dans l’attente d’une évaluation de leur #impact_environnemental.

    Ces projets, à #Muhos et à #Kajaani, dans le nord-ouest du pays, font partie d’un #investissement annoncé de 13 milliards d’euros en Finlande, le plus gros investissement unique du groupe américain en Europe, dans le domaine de l’Intelligence artificielle. Lors d’une visite de l’Agence France-Presse (AFP) la semaine dernière à Muhos, une journaliste a pu observer les va-et-vient des pelleteuses autour du chantier.

    Devant la ferme d’un des habitants rencontrés, la forêt qui se trouvait sur un terrain acquis par Google avait déjà disparu. Mais l’agence finlandaise de surveillance entend mettre fin, au moins provisoirement, à ce chantier. Elle a exigé que soient suspendues « toutes les mesures préparatoires susceptibles de modifier de manière significative l’environnement dans le cadre des projets de centres de données prévus à Muhos et à Kajaani ».

    L’agence a ouvert une enquête soupçonnant la société #Tuike_Finland, représentant Google, d’avoir défriché plus de 300 hectares de forêt à Muhos sans procéder à l’évaluation d’impact environnemental, une étape préalable obligatoire. Si Tuike Finland ne se conforme pas à cette demande, l’autorité « envisage d’engager une procédure coercitive ».

    « Nous comprenons les préoccupations exprimées et reconnaissons que, dans ce cas précis, nous n’avons pas été à la hauteur de nos propres normes, élevées », a concédé Sondre Ronander, porte-parole de Google, dans un message à l’AFP. « Nous allons étudier les conclusions de l’agence et suivre ses recommandations. »

    Les GAFAM mettent le cap sur la Finlande

    Le géant américain prévoit de développer ce type d’infrastructures dans deux autres municipalités, à #Vaala et #Hamina, où l’entreprise exploite déjà un centre de données. Grâce à un climat frais, une électricité relativement stable et bon marché, majoritairement produite grâce au nucléaire, ainsi qu’à une vaste capacité éolienne et hydraulique, la Finlande a récemment connu un boom des investissements dans les centres de données.

    Si des dizaines de ces centres énergivores sont actuellement en construction et beaucoup d’autres dans les tuyaux, notamment par #Microsoft et #TikTok, les incertitudes concernant les prix de l’énergie, la capacité du réseau et les effets sur l’environnement ont déclenché un vif débat public dans le pays.

    Une pétition citoyenne qui réclame une réglementation plus stricte de l’usage de l’énergie des centres ainsi que de leurs conséquences sur l’environnement a recueilli près de 84 000 signatures. Elle doit désormais être discutée au Parlement.

    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/10/06/finlande-google-accuse-d-avoir-fait-raser-300-hectares-de-foret-somme-de-sus
    #data_centers #centres_de_données #infrastructure #IA #AI #intelligence_artificielle #suspension #déforestation #arrêt

  • Sommet européen sur l’Arctique : l’UE cherche à s’imposer pour protéger la région des menaces extérieures
    ▻https://www.taurillon.org/sommet-europeen-sur-l-arctique-l-ue-cherche-a-s-imposer-pour-proteger-la

    Les pays européens réagissent aux menaces de #Donald_Trump sur le #Groenland et cherchent à s’allier pour protéger l’Arctique du populiste états-unien, sécuriser les ressources en matières premières et limiter les présences militaires de la Russie et de la Chine dans la région. Suite à la fonte des glaciers laissant place à de nouvelles routes maritimes, il est primordial pour l’Union européenne de contrer les puissances environnantes qui menacent la zone. #Politique_européenne

    / #Finlande, #France, #Danemark, #Union_européenne, Groenland, Donald Trump

  • La #Finlande inaugure une #clôture de 200km à la frontière avec la #Russie pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires

    La Finlande a inauguré, lundi, une clôture de 200 kilomètres, érigée par tronçons le long de sa #frontière avec la Russie, afin de dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les migrants pour la déstabiliser.

    La Finlande et la Russie partagent une frontière longue de 1 340 kilomètres. Pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires pour la déstabiliser, Helsinki a inauguré un nouveau tronçon de clôture de 200km le long de cette frontière.

    Ce pays nordique a fermé sa frontière de 1 340 kilomètres avec la Russie en décembre 2023, après l’arrivée de plus de 1 300 migrants dépourvus de visa. En avril 2025, Helsinki a indiqué que cette frontière resterait fermée jusqu’à nouvel ordre. « En prolongeant la validité de la loi sur la sécurité des #frontières, nous veillerons à ce que les autorités frontalières disposent de pouvoirs suffisants pour agir de manière préventive et efficace dans les cas les plus graves de migration instrumentalisée », avait détaillé la ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen.

    La situation à cette frontière est calme depuis lors, avec seulement quelques cas isolés de franchissement illégal.

    Dans son rapport de l’année 2025 coréalisé avec le European Migration Network (EMN) et publié en juin dernier, le service finlandais de l’immigration soulignait que les chiffres de demandes de protection internationales étaient restés bas dans le pays.

    « Le nombre de demandeurs d’asile arrivant en Finlande a continué de baisser en 2025. L’année dernière, 2 549 demandes d’asile au total ont été déposées (contre 2 948 en 2024) », peut-on y lire.

    « Aujourd’hui, la situation est calme mais tendue et nous ne savons vraiment pas ce que demain nous réserve », a déclaré à l’AFP Mari Rantanen. Elle s’exprimait dans le sud-est de la Finlande, près du poste-frontière de Nuijamaa, dont les activités ont cessé il y a près de trois ans.

    Toutefois, « les choses peuvent changer très rapidement, c’est pourquoi nous devons être parfaitement préparés », a-t-elle ajouté. La ministre était à côté d’un tronçon de la clôture en #fil_barbelé, haute de 4,5 mètres, installée dans des zones stratégiques et équipée de caméras ainsi que de capteurs.

    « #Guerre_hybride »

    En 2023, la Finlande avait accusé la Russie de lui livrer une « guerre hybride » en orchestrant l’arrivée de ressortissants de pays tiers à sa frontière, des allégations que le Kremlin a rejetées.

    Ces événements étaient survenus quelques mois seulement après que la Finlande avait mis fin à des décennies de non-alignement militaire en rejoignant en avril 2023 l’Otan.

    « Il s’agit d’un élément de notre dispositif de #sécurité_frontalière et cela nous aide pour la #surveillance mais permet aussi, si nécessaire, d’empêcher les gens de pénétrer sur le territoire finlandais », a expliqué Mari Rantanen.

    Ce « projet d’infrastructures d’une ampleur exceptionnelle » a impliqué environ mille propriétaires terriens et des centaines d’entreprises, selon les gardes-frontières finlandais.

    « La meilleure solution pour la gestion des foules »

    Des clôtures similaires ont été érigées en #Lettonie, en #Lituanie et en #Pologne, le long de leurs frontières avec la #Biélorussie, ainsi qu’en #Estonie, à sa frontière avec la Russie, afin de freiner le passage des migrants.

    Ces travaux ont coûté à la Finlande 356 millions d’euros et le montant annuel nécessaire à la maintenance est évalué à entre deux et trois millions d’euros, selon Erkki Matilainen, un responsable des gardes-frontières.

    Bien que la #technologie des #drones ait fait des progrès considérables, une clôture frontalière reste « considérée comme la meilleure solution pour la gestion des foules », a-t-il jugé.

    La semaine dernière, le gouvernement finlandais a proposé de prolonger d’un an, jusqu’au 31 décembre 2028, la #loi_sur_la_sécurité_aux_frontières, une mesure provisoire permettant aux gardes-frontières de refouler les demandeurs d’asile dans certaines circonstances.

    Cette disposition peut être appliquée par périodes d’un mois dans des zones délimitées si la souveraineté et la sécurité nationale de la Finlande sont considérées comme menacées.

    Des experts estiment que cette loi contrevient aux engagements internationaux de la Finlande en matière de #droits_humains ainsi qu’à sa Constitution. Un fait assumé par l’exécutif.

    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/73532/la-finlande-inaugure-une-cloture-de-200km-a-la-frontiere-avec-la-russi
    #murs #barrières_frontalières #migrations #réfugiés #asile #refoulements #coût #prix

  • La Finlande inaugure une clôture de 200km à la frontière avec la Russie pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires - InfoMigrants
    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/73532/la-finlande-inaugure-une-cloture-de-200km-a-la-frontiere-avec-la-russi

    La Finlande inaugure une clôture de 200km à la frontière avec la Russie pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires
    Par La rédaction Publié le : 08/09/2026
    La Finlande a inauguré, lundi, une clôture de 200 kilomètres, érigée par tronçons le long de sa frontière avec la Russie, afin de dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les migrants pour la déstabiliser.
    La Finlande et la Russie partagent une frontière longue de 1 340 kilomètres. Pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires pour la déstabiliser, Helsinki a inauguré un nouveau tronçon de clôture de 200km le long de cette frontière.Ce pays nordique a fermé sa frontière de 1 340 kilomètres avec la Russie en décembre 2023, après l’arrivée de plus de 1 300 migrants dépourvus de visa. En avril 2025, Helsinki a indiqué que cette frontière resterait fermée jusqu’à nouvel ordre. « En prolongeant la validité de la loi sur la sécurité des frontières, nous veillerons à ce que les autorités frontalières disposent de pouvoirs suffisants pour agir de manière préventive et efficace dans les cas les plus graves de migration instrumentalisée », avait détaillé la ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen.La situation à cette frontière est calme depuis lors, avec seulement quelques cas isolés de franchissement illégal.
    Dans son rapport de l’année 2025 coréalisé avec le European Migration Network (EMN) et publié en juin dernier, le service finlandais de l’immigration soulignait que les chiffres de demandes de protection internationales étaient restés bas dans le pays.
    « Le nombre de demandeurs d’asile arrivant en Finlande a continué de baisser en 2025. L’année dernière, 2 549 demandes d’asile au total ont été déposées (contre 2 948 en 2024) », peut-on y lire.
    « Aujourd’hui, la situation est calme mais tendue et nous ne savons vraiment pas ce que demain nous réserve », a déclaré à l’AFP Mari Rantanen. Elle s’exprimait dans le sud-est de la Finlande, près du poste-frontière de Nuijamaa, dont les activités ont cessé il y a près de trois ans. Toutefois, « les choses peuvent changer très rapidement, c’est pourquoi nous devons être parfaitement préparés », a-t-elle ajouté. La ministre était à côté d’un tronçon de la clôture en fil barbelé, haute de 4,5 mètres, installée dans des zones stratégiques et équipée de caméras ainsi que de capteurs.
    En 2023, la Finlande avait accusé la Russie de lui livrer une « guerre hybride » en orchestrant l’arrivée de ressortissants de pays tiers à sa frontière, des allégations que le Kremlin a rejetées. Ces événements étaient survenus quelques mois seulement après que la Finlande avait mis fin à des décennies de non-alignement militaire en rejoignant en avril 2023 l’Otan. « Il s’agit d’un élément de notre dispositif de sécurité frontalière et cela nous aide pour la surveillance mais permet aussi, si nécessaire, d’empêcher les gens de pénétrer sur le territoire finlandais », a expliqué Mari Rantanen.
    Ce « projet d’infrastructures d’une ampleur exceptionnelle » a impliqué environ mille propriétaires terriens et des centaines d’entreprises, selon les gardes-frontières finlandais. Des clôtures similaires ont été érigées en Lettonie, en Lituanie et en Pologne, le long de leurs frontières avec la Biélorussie, ainsi qu’en Estonie, à sa frontière avec la Russie, afin de freiner le passage des migrants. Ces travaux ont coûté à la Finlande 356 millions d’euros et le montant annuel nécessaire à la maintenance est évalué à entre deux et trois millions d’euros, selon Erkki Matilainen, un responsable des gardes-frontières. Bien que la technologie des drones ait fait des progrès considérables, une clôture frontalière reste « considérée comme la meilleure solution pour la gestion des foules », a-t-il jugé.La semaine dernière, le gouvernement finlandais a proposé de prolonger d’un an, jusqu’au 31 décembre 2028, la loi sur la sécurité aux frontières, une mesure provisoire permettant aux gardes-frontières de refouler les demandeurs d’asile dans certaines circonstances. Cette disposition peut être appliquée par périodes d’un mois dans des zones délimitées si la souveraineté et la sécurité nationale de la Finlande sont considérées comme menacées. Des experts estiment que cette loi contrevient aux engagements internationaux de la Finlande en matière de droits humains ainsi qu’à sa Constitution. Un fait assumé par l’exécutif.

    #Covid-19#migration#migrant#finlande#russie#frontiere#crisemigratoire#lettonie#lituanie#pologne#bielorussie#estonie#sante#droit

  • #Pax_Silica : l’#Europe s’aligne-t-elle sur #Washington contre #Pékin ?
    ▻https://legrandcontinent.eu/fr/2026/06/29/pax-silica-leurope-saligne-t-elle-sur-washington-dans-la-guerre-tec

    En fin de semaine dernière, l’Union a rejoint aux côtés de 9 pays – dont 3 États membres : l’#Allemagne, les #Pays-Bas et la #Grèce – la Pax Silica, une initiative lancée par l’administration #Trump en décembre qui vise à renforcer la coopération dans les chaînes d’approvisionnement de l’#IA et des technologies de pointe.

    Dans sa forme, la Pax Silica vise à appliquer aux pays membres les principes fixés par Washington en matière de déploiement de l’IA.

    – En rejoignant l’initiative, les pays intègrent l’#écosystème #américain de l’IA et acceptent de développer une #interdépendance #technologique avec les #États-Unis.
    – L’alliance compte désormais 24 membres, dont sept pays européens et cinq États membres de l’Union (Grèce, Allemagne, Pays-Bas, #Finlande et #Suède).

    - #Paris avait dénoncé une tentative de « #colonisation de l’Europe » et une #incompatibilité avec le programme de #souveraineté technologique de l’Union, qui vise à réduire la #dépendance #stratégique du bloc, notamment vis-à-vis des États-Unis

    – Dans le cadre de l’accord commercial signé avec Washington à Turnberry en juillet 2025, la Commission s’était notamment engagée à « acheter pour 40 milliards d’euros de puces IA essentielles au maintien de l’avance technologique de l’Union ».

  • Enfants en exil : près d’un demandeur d’asile sur quatre en Europe est mineur - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/71181/enfants-en-exil--pres-dun-demandeur-dasile-sur-quatre-en-europe-est-mi

    Enfants en exil : près d’un demandeur d’asile sur quatre en Europe est mineur
    Par Maïa Courtois Publié le : 01/05/2026
    Plus de 150 000 premières demandes d’asile enregistrées dans des pays de l’UE concernaient des mineurs, soit près de 24% du total des dossiers. En Autriche, les moins de 18 ans représentent même plus d’un primo-demandeur sur deux. En 2025, 158 400 primo-demandeurs d’asile enregistrés dans les pays de l’UE étaient mineurs (personnes de moins de 18 ans). Cela représente 23,7% du nombre total de premières demandes d’asile, soit près d’un demandeur d’asile sur quatre, d’après les données publiées par Eurostat le 29 avril. Leur nombre est en baisse depuis trois ans. Après 254 000 demandes en 2023 - ce qui constituait alors un record depuis le pic d’arrivées 2015-2016 -, les demandes ont diminué à 224 000 en 2024, puis ont donc baissé encore plus fortement l’an dernier.
    Les filles représentent 45% de ces enfants, une proportion non négligeable qui reste à peu près stable depuis plusieurs années : entre 2015 et 2025, la moyenne est en effet de 42%. L’Autriche arrive en tête des destinations clés pour ces mineurs. La part des moins de 18 ans dans les premières demandes d’asile atteint, dans ce pays, plus d’un dossier sur deux : 57,3%. Ils représentent ensuite près de 45% des dossiers en Allemagne et 30% en Finlande. Les dossiers examinés en 2025 de mineurs arrivés au courant de l’année ou dans les années précédentes ont abouti à près de 113 000 protections en première instance, contre 20 000 rejets. Un peu plus de 6 000 enfants ont obtenu protection après un recours. In fine, « le pourcentage de décisions positives a été plus élevé pour les mineurs que pour les adultes sur la période 2014-2025 », souligne Eurostat.
    En 2025, Eurostat comptabilise près de 21 000 demandes d’asile déposées par des mineurs non accompagnés (MNA). La tendance est, là aussi, à la baisse : en 2022, Eurostat enregistrait près de 40 000 mineurs non accompagnés ayant déposé une demande de protection internationale dans les différents États membres de l’Union européenne (UE). La proportion de MNA parmi les moins de 18 ans déposant une première demande d’asile atteint 13,3%, détaille Eurostat. Cette population particulièrement vulnérable, car isolée, correspond à près de 4% du nombre total de primo-demandeurs d’asile. La part de ces mineurs non accompagnés dans le nombre total de dossiers déposés pour la première fois par des jeunes âgés de moins de 18 ans est la plus élevée en Slovénie, à hauteur de 78%, puis en Lettonie (73%). Ils représentent ensuite près d’un mineur demandeur d’asile sur deux en Bulgarie, aux Pays-Bas et en Lituanie.
    Les trois nationalités les plus représentées parmi les mineurs demandeurs d’asile sont les Afghans (16,9%), les Syriens (13%) et les Vénézueliens (10,7%). De la même façon, les Afghans sont la nationalité la plus représentée parmi les mineurs non accompagnés. Ils représentent 12% de ceux qui déposent une demande d’asile, suivis de près par les MNA érythréens et syriens.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#autriche#allemagne#finlande#MNA#mineur#droit#sante#UE#protection

  • Nucléaire : le projet de deux réacteurs EPR 2 à Bugey avance
    ▻https://www.enviscope.com/nucleaire-le-projet-de-deux-reacteurs-epr-2-a-bugey-avance

    Le projet de construction de deux #réacteurs #EPR2 à #Bugey correspond au troisième projet du programme industriel de nouveaux réacteurs #nucléaires d’#EDF, mis en place à la demande de l’État. La mise en service des réacteurs EPR2 de Bugey est visée entre 2040 et 2045.

    (...)

    L’EPR 2 de Bugey est le premier projet d’EPR 2 en bordure de #fleuve, les eaux du #Rhône devant permettre le #refroidissement du processus. Les deux autres projets sont situés en bord de mer, pour des raisons de refroidissement : le premier se situe à #Penly , en bordure de la #Manche, en #Normandie, le deuxième à #Gravelines, près de la Mer du Nord en Haut de France. Pour les EPR de Bugey, une partie du refroidissement sera assurée par des #aéroréfrigérants, un aéroréfrigérant supplémentaires ayant été intégré dans le projets pour mieux prendre en compte les capacités de refroidissement par le fleuve, dans un contexte de #réchauffement #climatique.

    La technologie EPR2, est une optimisation du réacteur EPR, dont quatre exemplaires fonctionnent dans le monde ; #Flamanville en France mis en service après un retard et des surcoûts considérables, 2 en #Chine, 1 en #Finlande.* (...)

  • La #Finlande renforce sa frontière pour enrayer la déstabilisation migratoire menée par la Russie

    La Finlande vient d’achever un nouveau tronçon de #clôture à sa frontière avec la #Russie, qu’elle accuse de déstabilisation migratoire. En décembre 2023, Vladimir Poutine aurait en effet fait passer près de 1 000 migrants clandestinement via cette frontière, longue en tout de 1 340 kilomètres. Reportage au cœur des pays nordiques, dans la petite ville frontalière de #Salla, en #Laponie finlandaise, où se trouve cette toute nouvelle clôture.

    Une immense clôture haute de cinq mètres, dont au moins un mètre de barbelés, se dresse le long de la frontière. Cette barrière est à l’image du paysage environnant, entièrement prise dans la glace. Ce jour-là, il fait -20°C.

    « Au-delà de cette clôture, ce sont des terres totalement sauvages »

    « On a installé des mâts avec des caméras vidéo, des détecteurs de mouvement ainsi que des caméras infrarouges. Il y a aussi des éclairages, comme vous pouvez le voir, et des haut-parleurs permettant de donner des ordres à distance. Par exemple, ’’arrêtez-vous’’ ou ’’restez où vous êtes’’. On sera ainsi informé en temps réel de ce qui se passe à la frontière. Le but est de renforcer notre surveillance des frontières, notamment dans les zones où nous constatons que la probabilité de migration illégale instrumentalisée est la plus élevée », explique Mikko Kauppila, commandant adjoint des gardes-frontières de Laponie, qui pointe du doigt l’arsenal de cette clôture. Elle a coûté 56,8 millions d’euros et ne fait que huit kilomètres.

    Mais le major Jani Brännare indique qu’elle a été construite sur un point de passage stratégique. « Au-delà de cette clôture, ce sont des terres totalement sauvages. Donc la nature et les températures négatives nous aident aussi à empêcher l’immigration clandestine. Si on rouvre les frontières, on sait que cette immigration clandestine reprendra. »

    « Il se pourrait que de nouvelles clôtures émergent »

    Les gardes-frontières finlandais confient qu’ils ne coopèrent quasiment plus avec leurs homologues russes. Des deux côtés, on se surveille clairement en chiens de faïence. Alors, même si les yeux sont tournés vers la frontière, on garde, ici, la tête froide. « Nous vivons dans l’inconnue la plus totale. Mais le personnel ici est formé et équipé comme jamais auparavant. La Finlande est bien préparée », confie un premier garde-frontière. « On n’est pas inquiet et on dort sur nos deux oreilles la nuit », renchérit un second.

    Selon Helsinki, ces « migrants hybrides », comme ils ont été surnommés, ont été escortés par la Russie pour passer la frontière vers l’Union européenne en 2015 et 2023. Une frontière qu’il est interdit de franchir à pied. Seppo Selkälä, l’adjoint au maire de Salla, s’en rappelle très bien. Il raconte que beaucoup de Russes avaient l’habitude de venir en vacances ici. En 2013, la frontière a été franchie pas moins de 250 000 fois. « À l’heure actuelle, il n’est pas prévu que la frontière rouvre, et il se pourrait même que de nouvelles clôtures émergent à la lisière russe », assure Seppo Selkälä.

    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/68597/la-finlande-renforce-sa-frontiere-pour-enrayer-la-destabilisation-migr
    #migrations #frontières #fermeture_des_frontières #murs #barrières_frontalières

  • Union européenne : 30 000 demandeurs d’asile à répartir depuis l’#Italie, l’#Espagne, la #Grèce et #Chypre

    La Commission européenne a annoncé mardi la liste des quatre États membres bénéficiaires du mécanisme dit de solidarité, prévu par le nouveau #Pacte_asile_et_migration. L’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre pourront transférer 30 000 demandeurs d’asile vers les autres pays de l’UE. Des #amendes sont prévues pour les réfractaires, tandis que six pays considérés sous pression sont exemptés de cette contribution.

    La Commission européenne a annoncé mardi 11 novembre que l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre vont recevoir de l’aide pour répartir ailleurs dans l’Union européenne (UE) au moins 30 000 demandeurs d’asile se trouvant actuellement sur leurs sols.

    La Grèce et Chypre « subissent une forte pression migratoire du fait du niveau disproportionné des arrivées au cours de l’année écoulée », a déclaré mardi la Commission dans un communiqué. Quant à l’Espagne et l’Italie, ces deux pays « subissent également une forte pression migratoire du fait d’un nombre disproportionné d’arrivées à la suite d’opérations de sauvetage et de recherche en mer durant la même période », avance encore la Commission.

    Suite à cette annonce vont s’ouvrir des négociations entre les 27 États membres de l’UE, dont nombre d’entre eux se montrent réticents à l’idée d’accueillir ces exilés. Les décisions de répartition devront néanmoins être prises d’ici fin décembre, précise l’AFP.

    20 000 euros d’amende par personne en cas de refus de la répartition

    Pour rappel, ce #mécanisme_de_solidarité est prévu par le nouveau Pacte asile et migration, adopté en 2024 et qui doit entrer en vigueur d’ici la mi-juin 2026. Celui-ci vise à répartir plus équitablement la prise en charge des demandeurs d’asile sur le sol européen afin d’éviter que les pays en première ligne, considérés par Bruxelles comme étant sous « pression migratoire », ne supportent plus à eux seuls la gestion des demandes.

    Le Pacte a fixé un seuil minimal de 30 000 relocalisations chaque année. Mathématiquement, cela revient à un peu plus de 1 000 migrants par pays. « D’un point de vue logistique, c’est assez facile de prendre 1 000 personnes à un autre pays : tu envoies des bus, des avions », soutenait un diplomate européen à l’AFP fin septembre. Mais « c’est politiquement que c’est très compliqué »

    Si un État refuse de jouer le jeu, l’UE prévoit qu’il paie une amende de 20 000 euros pour chaque migrant « non relocalisé ». Certains pays ont déjà assuré qu’ils n’accueilleraient personne dans le cadre de ce dispositif et qu’ils se limiteraient à verser de l’argent, comme la Hongrie du conservateur Viktor Orban, précise l’AFP.

    Autre option : en cas de refus de #relocalisation, les pays peuvent participer à des mesures de solidarité : déploiement de personnel, aide logistique et financière à d’autres pays… Les États ont donc le choix entre ces trois options. Mais une fois que le Conseil a donné son accord, ces engagements deviennent contraignants.

    Des pays exemptés de répartition, d’autres voués à une aide spécifique dont la France

    L’annonce a été retardée d’un mois, souligne l’AFP, en raison des tractations en amont. Depuis plusieurs mois en effet, des États membres bataillaient pour être inscrits sur la liste des pays « sous #pression_migratoire » dévoilée mardi par le commissaire européen chargé des Affaires intérieures et de la migration, Magnus Brunner.

    La Commission avait en effet pour tâche de classifier les États membres en fonction du degré de « pression migratoire » subi, ouvrant à une participation différenciée au mécanisme de solidarité. Cette classification se fait à partir d’une série de critères dont le nombre d’arrivées irrégulières, la taille du pays...

    Ainsi, au-delà des quatre États bénéficiaires du mécanisme annoncés par Magnus Brunner mardi, six pays pourront, pour leur part, être exemptés de leur devoir de solidarité ou demander une baisse de leur contribution « en raison des pressions cumulées des cinq dernières années ». Ces six pays désignés dans cette liste de pays dits « à #situation_migratoire_significative » sont la #Bulgarie, la #République_tchèque, l’#Estonie, la #Croatie, l’#Autriche et la #Pologne.

    Une troisième catégorie a été définie : les nations « à #risque_migratoire ». Cette liste comprend la #France, l’#Allemagne, la #Belgique, la #Finlande, l’#Irlande, la #Lettonie, la #Lituanie et les #Pays-Bas. « Ces pays sont exposés à une pression migratoire, soit en raison du nombre élevé d’arrivées au cours de l’année précédente, soit en raison des tensions persistantes sur leurs systèmes d’accueil, soit en raison de la menace d’une utilisation de la migration comme arme qui pourrait créer des obligations disproportionnées au cours de l’année à venir », précise la Commission. À ce titre, ils bénéficieront d’un accès prioritaire à l’aide opérationnelle et financière, mais ne seront pas exemptés de contribution.

    En plus de débattre de la façon de gérer les arrivées, les États membres travaillent à l’amélioration des #renvois des #déboutés d’asile via la réforme de la « #directive_retour », actuellement en négociation.

    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/68080/union-europeenne--30-000-demandeurs-dasile-a-repartir-depuis-litalie-l
    #migrations #réfugiés #asile #Europe #UE #Union_européenne #répartition #transferts #classification

    ping @karine4

  • L’industrie “verte” s’accapare les terres des #Samis, dernier peuple autochtone d’Europe

    « Une mine dans cette zone causerait des dommages environnementaux graves et irréversibles, avec des conséquences considérables pour la faune, les communautés locales et, en particulier, pour l’#élevage traditionnel de #rennes »

    Installé depuis près de 10 000 ans en #Laponie, les Samis sont considérés comme le dernier peuple autochtone d’Europe. Mais leur activité traditionnelle, l’élevage de rennes, est menacée par des projets industriels présentés comme essentiels à la croissance verte.

    La #colonisation des territoires Samis

    Pendant près de 10 000 ans, les Samis et leurs ancêtres ont vécu sur un territoire appelé #Sápmi, à cheval entre la #Norvège, la #Suède, la #Finlande et la #péninsule_de_Kola (#Russie). Nomades vivants en petits groupes familiaux, les Samis étaient animistes et vivaient de cueillette, de pêche et de chasse aux rennes sauvages.

    Ils occupaient une zone difficile à contrôler par des États, relativement à l’écart des dynamiques de #sédentarisation, de construction étatique et de #christianisation du reste de l’Europe.

    Mais à partir du XVIIe siècle, les royaumes scandinaves s’étendent vers le nord et cherchent à intégrer le Sápmi à leurs frontières. Les Samis, appelés péjorativement Lapons – d’où le terme Laponie -, subissent alors la soumission à l’impôt, la christianisation forcée et sont chassés de leurs terres.

    L’intensification des interactions entre les Samis et les Scandinaves, décuple aussi la pression sur les #écosystèmes. Pour faire face à la baisse du nombre de proies sauvages et à l’intégration progressive dans un système marchand, les chasseurs de rennes se convertissent à l’élevage.

    Au XIXe siècle, des #mines, des #lignes_ferroviaires et des #villes se développent pour exploiter le riche #sous-sol du Sápmi. La région perd sa difficulté d’accès et se peuple de Scandinaves. En parallèle, les Samis subissent la politique de « #norvégianisation ».

    « Ils ont été méprisés, cette politique les obligeait à parler uniquement norvégien et visait à éradiquer leur #culture », explique Marie Roué, éco-anthropologue, directrice de recherche émérite au CNRS et au Muséum National d’Histoire Naturelle, pour La Relève et La Peste.

    Au XXe siècle, l’exploitation du Grand Nord devient l’un des principaux moteurs de croissance des États scandinaves. Les Samis sont chassés de leurs terres pour l’#exploitation_minière, les #barrages_hydrauliques engloutissent des #pâturages, l’#exploitation_forestière s’industrialise.

    Le 11 octobre 2021, la Cour suprême de Norvège conclut que deux #parcs_éoliens violent les droits du peuple Sami. Deux ans plus tard, en octobre 2023, une centaine de militants samis, habillés en tenue traditionnelle, bloquent à plusieurs reprises l’entrée de ministères pour réclamer le démantèlement des éoliennes toujours en activité.

    La militante suédoise Greta Thunberg, qui a rejoint la lutte, dénonce alors une « colonisation systématique », ajoutant que « la violation des #droits_humains et l’#oppression demeurent une réalité pour les Samis aujourd’hui ».

    Entre adaptation et conservation d’un mode de vie

    Face à ces bouleversements les Samis ont dû s’adapter tout en essayant de conserver leurs modes de vie. Certains, vivant près des côtes, ont dû se spécialiser dans la pêche, d’autres dans l’élevage de rennes.

    Aujourd’hui moins de 10 % des 80 000 à 100 000 samis, vivent encore de cette activité. Les éleveurs restants ont dû augmenter la taille de leurs troupeaux : notamment pour investir dans les voitures et motoneiges aujourd’hui essentielles à l’élevage. Beaucoup ont également une activité annexe, souvent liées au #tourisme.

    « Ils maintiennent souvent une multi activité pour ne pas être dépendants ni d’une ressource, ni d’un marché. Ils ont donc une très forte résilience, explique Marie Roué. Aujourd’hui, c’est une économie mixte. C’est une continuation d’une #tradition et en même temps une adaptation à l’époque moderne. Les éleveurs continuent à manger leurs rennes et à utiliser la peau, mais la vendent aussi comme viande de boucherie. »

    « Je mange de la viande de renne, et ma femme fait des chaussures avec la peau » témoigne Per Olof Kuhmunen, éleveur de rennes dans le nord de la Suède, pour la Relève et La Peste.

    Avec son épouse, ils passent l’été près des #montagnes du parc national de #Sarek où paissent les rennes. Ils vivent dans des mobil-homes modernes, à côté des anciennes #goahti, des huttes à armatures de bois, recouvertes de mousses, de tourbe ou de terre.

    Tandis que Per Olof part durant plusieurs jours pour marquer les jeunes rennes dans la montagne, sa compagne pêche dans le grand lac à côté du campement. L’hiver, ils habitent dans la ville de Jokkmokk, peuplée par de nombreux éleveurs de rennes Samis.

    Si une petite minorité de Samis sont encore éleveurs de rennes, ces cervidés continuent d’occuper une place centrale dans leur culture. La perte de pâturage au profit d’autres activités économiques – minières, forestières ou production d’électricité – est ainsi mise en avant pour illustrer les menaces qui pèsent sur l’ensemble des Samis.

    L’étau du #colonialisme_vert et le réchauffement climatique

    La pratique du pastoralisme semi-nomade rend les Samis dépendants des conditions de pâturage et de circulation des troupeaux sur de vastes territoires. Ainsi, dans le nord de la Suède, les rennes pâturent l’été dans les montagnes et descendent passer l’hiver dans les forêts.

    Ils subissent donc l’industrialisation de la gestion forestière qui détruit les lichens dont se nourrissent les rennes. Ils sont aussi impactés par les conséquences de l’exploitation minière qui empiète sur leurs territoires, coupant les voies de migration des rennes.

    Ces mines sont aujourd’hui présentées comme essentielles à la transition énergétique et comme neutres en carbone. La société Beowulf Mining, qui prévoit d’exploiter la mine de fer de Gállok, près de Jokkmokk, promet ainsi une « exploitation minière durable alimentée par de l’électricité renouvelable. »

    « Une mine dans cette zone causerait des dommages environnementaux graves et irréversibles, avec des conséquences considérables pour la faune, les communautés locales et, en particulier, pour l’élevage traditionnel de rennes » réplique le groupe Jåhkågaska tjiellde, la communauté sami locale.

    La justification de l’exploitation des territoires samis par le développement durable est également très utilisée dans le pays voisin.

    « En Norvège, le principal problème réside dans les éoliennes, mais aussi dans l’exploitation minière. Nous luttons contre le « colonialisme vert » », affirme Petter, Sami habitant le comté de Troms, dans le nord de la Norvège.

    Deux parcs éoliens ont par exemple été construits par le groupe énergétique public Statkraft sur des zones d’élevage de rennes de la péninsule de Fosen, à l’ouest du pays. La construction de ces 151 éoliennes a été déclarée illégale en 2021 par la Cour suprême de Norvège, les juges estimant que « les parcs éoliens portaient atteinte au droit des éleveurs de rennes à jouir de leur propre culture ».

    « En juillet 2025, près de quatre ans après la décision, les éoliennes fonctionnent toujours », constate pourtant Petter. « Le gouvernement ne respecte pas la décision de la Cour suprême » ajoute ce militant, qui lutte aussi contre un projet de mine de cuivre, matériau très prisé pour la transition énergétique.

    En effet, si l’économie norvégienne repose en grande partie sur l’exportation de pétrole et de gaz naturel, le pays se présente désormais comme un champion de la décarbonation. Près de la moitié du mix énergétique intérieur repose sur l’électricité, dont environ 90 % provient de l’hydroélectrique.

    « La Norvège et la Suède ont construit toute leur richesse de l’extractivisme dans les territoires samis, explique Marie Roué. Le pétrole a rendu les Norvégiens riches et ils le savent. Aujourd’hui il y a une volonté d’exploiter les ressources jusqu’au bout pour conserver leur niveau de vie. »

    Pour la chercheuse, l’exploitation des territoires samis pour des projets éoliens, miniers et hydroélectriques se place dans la continuité de l’histoire coloniale du Sápmi.

    « La Norvège prétend imposer un verdissement de sa politique, dénonce-t-elle. Mais comme par hasard, ça veut dire 150 éoliennes sur un territoire d’élevage de renne sami. En réalité, c’est un colonialisme vert. »

    En parallèle, les éleveurs de rennes samis subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique, la région Arctique se réchauffant deux fois plus vite que le reste du globe.

    Les redoux et les pluies hivernales provoquent des épisodes de fonte des neiges puis de regel, créant une couche de glace empêchant aux rennes d’accéder au lichen dont ils se nourrissent, ce qui obligent les éleveurs à acheter des aliments pour leurs animaux.

    Dans leur ouvrage Future in Sápmi (AgroParisTech, 2025), Marie Roué et ses quatre coéditeurs mentionnent l’inquiétude des samis face à cette double menace climatique et coloniale. Mais les chercheurs soulignent aussi les résistances : car les Samis tentent de s’organiser collectivement pour obtenir le droit à la terre.

    « Ces projets d’exploitation alimentent aussi les revendications à plus d’autonomie et les luttes pour affirmer les droits autochtones au sein de sociétés dominantes » affirment-ils.

    ▻https://lareleveetlapeste.fr/lindustrie-verte-saccapare-les-terres-des-samis-dernier-peuple-aut
    #peuples_autochtones #barrages_hydroélectriques #exploitation #extractivisme #Scandinavie #énergie #énergie_verte #green-washing #menaces #industrialisation #forêt #exploitation_minière #transition_énergétique #Beowulf_Mining #Jokkmokk #Gállok #énergie_éolienne #éoliennes #résistance #Statkraft #Fosen #cuivre #décarbonation #électricité #pétrole #climat #changement_climatique #droits #autonomie

    ping @reka

  • Dernières nouvelles de la guerre « hybride ».
    La frontière Russie-Finlande, futur point chaud après la guerre en Ukraine ?
    ▻https://www.france24.com/fr/europe/20250520-la-fronti%C3%A8re-russie-finlande-futur-point-chaud-apr%C3%A8s-la

    Selon des analystes finlandais, les Russes ont renforcé leur présence militaire ces derniers mois à proximité de la frontière avec la Finlande, un des deux derniers pays – avec la Suède – à avoir rejoint l’Otan. De son côté, Helsinki prépare sa défense.

    #guerre_permanente #Russie #Finlande #OTAN

  • En #Finlande, un détricotage systématique des #droits_sociaux

    Facilitation des #licenciements, possibilité de faire grève restreinte, assurance #chômage moins accessible… La coalition en place, du centre à l’extrême droite, sape les droits des travailleurs.

    L’#extrême_droite s’est glissée au pouvoir en Finlande il y a un peu plus d’un an, et depuis, au sein de la coalition gouvernementale, elle grignote à marche forcée les #acquis_sociaux. Le 2 avril 2023, le Parti des Finlandais (extrême droite) gagne sept nouveaux sièges au Parlement et devient la deuxième force politique dans le pays. Il aura fallu deux mois d’âpres négociations pour que se forme une coalition des quatre partis, à savoir le Parti de la coalition nationale (conservateur, 20,8 %) du Premier ministre, le Parti des Finlandais (20 %), le Parti populaire suédois de Finlande (centre droit, 4,3 %) et les Chrétiens-démocrates (4,2 %).

    L’objectif du nouveau Premier ministre conservateur, Petteri Orpo, est de créer 100 000 emplois, de réduire la dette du pays et durcir la politique migratoire. Pour y parvenir, il prévoit de lourdes #réformes_sociales pour marquer un tournant de la rigueur dans ce pays de plus de 5,5 millions d’habitants.

    « On ferme les yeux sur le racisme, l’homophobie… »

    Pour donner le ton, la vice-Première ministre d’extrême droite et ministre des Finances, Riikka Purra, pose fièrement avec des ciseaux pour illustrer les mesures d’austérité du gouvernement. « Quand je vois cette image, cela me fait penser à une provocation à la façon de Javier Milei [le président argentin, ndlr] et sa tronçonneuse », s’agace Teivo Teivainen, professeur à l’université d’Helsinki. Restriction du #droit_de_grève, changement du système des accords collectifs, indemnité chômage, arrêt maladie, aide au logement… Le rouleau compresseur est lancé à toute vitesse. A tel point qu’en une année, la Confédération syndicale internationale a déclassé d’un rang la Finlande du peloton de tête des nations les plus respectueuses des #droits_des_travailleurs.

    Un an après les élections, il ne reste plus rien du discours social des « Vrais Finlandais » (ancien nom du parti) dont les revendications lors des campagnes législatives prônaient la protection des Finlandais de la classe moyenne et des travailleurs pauvres. « Le Parti des Finlandais a cette étiquette non officielle de parti des travailleurs non socialiste. Ils se sont très vite rangés derrière le programme économique de la droite des affaires », détaille Teivo Teivainen. Pour le spécialiste de la politique du pays, c’est un élément clé de l’acceptation du Parti des Finlandais comme un partenaire de coalition : « L’adoption d’une #politique_économique libérale leur a permis d’être acceptés parmi les partis de la droite traditionnelle. On ferme les yeux sur le #racisme, l’#homophobie… Au moins, ce sont des néolibéraux », résume-t-il.

    La liste des lois et réformes prévues est longue : introduction d’une journée de #carence pour les #arrêts_maladie, possibilité de #licenciement pour des « motifs pertinents », doublement de la durée d’emploi pour bénéficier de l’assurance chômage, changement des modalités des accords collectifs en entreprise. Elin Blomqvist-Valtonen, porte-parole du syndicat PAM, qui représente les employés de l’industrie du service, tire la sonnette d’alarme : « Les salariés que nous représentons sont particulièrement sensibles à ces réformes. Nos membres ne sont pas précaires par choix, mais parce qu’ils n’ont pas la possibilité de trouver un emploi stable. En réduisant leurs protections sociales, nous ne faisons que les mettre plus en danger. »

    Mobilisation sociale historique

    Pour s’y opposer, les organisations syndicales ont entrepris une #mobilisation_sociale historique à travers le pays. Le 1er février, au moins 300 000 salariés se sont mis en grève, soit un actif sur dix. Quatre mois plus tard, les députés du parlement finlandais ont voté un texte restreignant la durée du droit de grève politique à vingt-quatre heures. Celles initiées dans le cadre des négociations des accords collectifs sont passées à deux semaines. « Les grèves sont rares et ne sont utilisées qu’en dernier recours en Finlande. En limitant la durée des grèves politiques, le gouvernement vient confirmer une nouvelle fois son refus de dialoguer avec les #syndicats », déplore Pekka Ristelä, porte-parole de la centrale syndicale SAK.

    Le train de #réformes semble pourtant mal passer auprès des électeurs du parti d’extrême droite, qui a divisé par deux son score lors des dernières élections européennes par rapport à celles de 2019. Alors que l’alliance de gauche, qui était arrivée sixième en 2019, s’est hissée contre toute attente à la deuxième position lors du scrutin européen.

    ▻https://www.liberation.fr/international/europe/en-finlande-un-detricotage-systematique-des-droits-sociaux-20240621_EH7Z7
    #travail #néolibéralisme

  • Finlande : le Parlement rend légal le refoulement des demandeurs d’asile se présentant à la frontière - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/58440/finlande--le-parlement-rend-legal-le-refoulement-des-demandeurs-dasile

    Finlande : le Parlement rend légal le refoulement des demandeurs d’asile se présentant à la frontière
    Par La rédaction Publié le : 15/07/2024
    Le Parlement finlandais a adopté vendredi une loi permettant aux policiers de refouler les migrants à la frontière orientale du pays, sans laisser la possibilité aux exilés de demander l’asile. Une mesure pourtant contraire à la constitution et aux engagements internationaux de la Finlande en matière de droits humains.
    Nouvelle mesure pour tenter de freiner les arrivées de migrants en Finlande. Le Parlement a adopté vendredi 12 juillet un projet de loi controversé. Le texte autorise les garde-frontières à refouler les migrants entrés de manière irrégulière dans le pays, sans leur laisser la possibilité de déposer l’asile.
    La loi sur les « mesures temporaires de lutte contre l’immigration instrumentalisée » a été adoptée par 167 voix pour, tandis que 31 parlementaires ont voté contre. Cette mesure intervient après un afflux l’année dernière de demandeurs d’asile arrivant à la frontière avec la Russie, qui, selon Helsinki, a été orchestré par Moscou. Le Kremlin a toujours démenti ces accusations. Le texte va entrer en vigueur pour un an et autorise le gouvernement à limiter le dépôt d’une demande de protection internationale à des périodes réduites et à des portions limitées de sa frontière.
    Cette loi, destinée à contrer les « attaques russes hybrides » selon les termes des autorités finlandaises, peut être activée pour un mois dans des zones délimitées du pays, si sa souveraineté et sa sécurité jugées menacées. Seuls les demandeurs d’asile en situation de vulnérabilité, tels que les enfants et les personnes handicapées, pourront alors demander une protection internationale. Leur éligibilité dépendra de l’évaluation de leur cas par les gardes-frontières, et aucun appel ne sera possible.
    Le gouvernement de droite plaidait pour la création de nouveaux outils juridiques après l’arrivée, l’automne dernier, de près de 1 000 migrants sans visa à sa frontière avec la Russie, longue de 1 340 km. « C’est un message fort adressé à la Russie et à nos alliés. La Finlande veillera à sa propre sécurité et à la sécurité des frontières de l’UE », a déclaré le Premier ministre finlandais Petteri Orpo lors d’une conférence de presse organisée juste après le vote du Parlement.Cette loi a été vivement critiquée par l’opposition, des associations locales et des instances internationales. Des experts et le gouvernement lui-même ont admis que la loi contrevenait aux engagements internationaux de la Finlande en matière de droits humains, ainsi qu’à sa constitution.
    « C’est un triste jour pour l’État de droit et les droits humains en Finlande », a estimé la dirigeante de l’Alliance de gauche, Li Andersson, dans un message sur X après le vote au Parlement. « Je n’ai jamais vécu un jour aussi sombre depuis 34 ans que je suis au service d’Amnesty en Finlande », a déploré sur le même réseau social Frank Johansson, directeur de l’ONG dans le pays. Mi-juin, le commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe avait exhorté la Finlande à ne pas signer le texte. « La Finlande devrait rejeter le projet de loi sur l’instrumentalisation de la migration, protéger l’accès à l’asile et empêcher les expulsions sommaires », avait déclaré Michael O’Flaherty dans une lettre adressée notamment au président du Parlement finlandais, Jussi Halla-aho.
    Helsinki devrait « continuer à rechercher des solutions alternatives conformes à (ses) obligations en matière de droits de l’Homme », avait encore estimé Michael O’Flaherty. Il s’inquiétait « également du fait que le projet de loi, s’il était adopté, créerait un précédent inquiétant pour d’autres pays et pour le système d’asile mondial ».
    Ces dernières semaines, la Finlande multiplie les mesures pour dissuader les exilés de venir dans le pays. Des barbelés ont été érigés sur certaines portions de la frontière avec la Russie, les patrouilles ont été renforcées, des drones et des détecteurs de mouvements ont été massivement déployés dans la zone.
    Fin juin, les députés ont décidé de réduire l’aide financière accordée aux demandeurs d’asile et aux bénéficiaires de la protection internationale. Le Parlement a aussi rendu plus difficile l’accès à un titre de séjour pour les demandeurs d’asile déboutés : désormais, ils ne pourront plus déposer une demande de régularisation par le travail ou les études.

    #Covid-19#migrant#migration#finlande#russie#droit#asile#refoulement#sante#protection

  • Video: Finland to vote on turning back migrants coming from Russia

    Finland’s parliament is set to vote on a bill granting border guards the power to turn back asylum seekers coming from Russia. The government says it is vital to stop arrivals, despite being at odds with Finland’s international human rights commitments.

    ▻https://www.infomigrants.net/en/post/58399/video-finland-to-vote-on-turning-back-migrants-coming-from-russia
    #Finlande #Russie #réfugiés #migrations #frontières #push-backs #refoulements #asile #fermeture_des_frontières

    • Finland to vote on turning back migrants crossing from Russia

      Finland’s parliament is set to vote on a bill on Friday (12 July) granting border guards the power to turn back asylum seekers crossing from Russia, after more than 1,300 people arrived in the country forcing Helsinki to close its border.

      Finland has accused neighbouring Russia of weaponising migration by encouraging scores of migrants from countries such as Syria and Somalia to cross the border, an assertion the Kremlin denies.

      Helsinki believes Moscow is promoting the crossings in retaliation for Finland joining NATO, which backs Ukraine against Russia’s invasion. The rightwing government of Prime Minister Petteri Orpo has said the bill is vital to stop future arrivals, despite the law being at odds with its international human rights commitments. There have been no new arrivals by asylum seekers since March. Finland shut its land borders with Russia late last year.

      The bill is expected to pass as a majority of lawmakers in the main opposition party, the Social Democrats, will back it, according to party officials.

      Still, some Social Democrats could break with their party line, so a majority will be tight.

      For the bill to pass, parliament must first agree, with a five-sixths majority, that the legislation is needed urgently. In a second vote the proposal needs to be approved with a two-thirds majority.

      Supporters of the bill said it was needed so authorities could stop Finland being put under pressure by waves of migrants.

      “Should Russia want to, it has the ability to mobilise and push hundreds, thousands of so-called asylum seekers to our borders in a matter of days or weeks,” said Ben Zyskowicz, a lawmaker for the ruling, conservative National Coalition Party.

      By contrast, opposition Green Party leader Sofia Virta said lawmakers should “hold on to the rule of law” and “respect Finland’s international commitments”.

      “There is no guarantee this will be an effective way to neutralise Russia’s hostile influence,” she added.

      ▻https://www.euractiv.com/section/global-europe/news/finland-to-vote-on-turning-back-migrants-crossing-from-russia

    • EU defends Finland’s ’deportation law’ on security grounds

      The European Commission defended Finland’s border security amid questions on the legality of a national law that temporarily allows border guards to force prospective asylum seekers back into Russia.
      “We are not in a business as usual type of procedure,” Eric Mamer, the European Commission’s chief spokesperson, told reporters in Brussels on Monday (15 July).
      “National laws have to be applied and these have to be compatible with EU law,” he also said, noting that the commission would therefore analyse the new law.
      He would not give a deadline for such an analysis, but the statements follow the adoption of a Finnish deportation law last week that critics say runs foul of EU law because it codifies unlawful pushbacks.
      And when pressed on which law a Finnish border guard should apply when faced with a person demanding asylum, the EU Commission said it was too early to draw any conclusions.
      “Member states have a duty to protect their borders. There are conditions to how they should do that, and that’s why we are going to analyse the law,” said Mamer.
      Amnesty International said the Finnish law serves as a green light for violence and pushbacks at the border.
      It warned that relying on border guards to make exceptions for vulnerable people is far-fetched because each person requires a careful and individual analysis by trained personnel.
      The law was passed as a response to so-called ’instrumentalisation’, a term used to describe a hostile state like Belarus or Russia that forces migrants across shared land borders in order to stoke up tensions.
      Instrumentalisation has since been embedded into EU law and is part of the new pact on migration and asylum, but Amnesty says the Finnish version goes beyond what is allowed under the latest EU norms and risks stoking even more violence.
      The show of support for Finland by EU Commission president Ursula von der Leyen is likely to dampen any hard criticism.
      Earlier this year, she toured Finland’s eastern land border with prime minister Petteri Orpo.
      “It’s not a question of asylum. It’s [a] question of our security,” said Orpo, at the time, and along side von der Leyen.
      “This is a new phenomenon. It is a hybrid threat. And it has to be dealt with as a hybrid threat to national security,” also said von der Leyen.
      By then, alarms had already been raised when Finland closed its land border crossing points with Russia.
      The Finnish Refugee Council said the move likely violated both international and EU asylum laws.
      The closures came after some 900 people arrived over the span of a month, a figure that Finland’s asylum system could have easily absorbed, said the Finnish Refugee Council.
      The BBC reported some people trying to cross were apprehended by Russian authorities and forced to fight in Ukraine in a scenario that appears to run counter to instrumentalisation claims.
      According to Finnish official data, only two people have crossed the border to seek asylum between February and mid-May.
      The Finnish crackdown follows similar controversial laws in Latvia, Lithuania, and Poland.
      But when challenged on their legality, the European commission came to their defence.
      “We are here at the Nato border also. And that’s why [this] legislation have been put in place,” a senior European Commission official told MEPs last September.

      ▻https://euobserver.com/migration/ar8b67660d

    • Finlandia, approvata una legge per aumentare i respingimenti alle frontiere

      Il Paese rischia di violare il principio di non-refoulement.

      Il 12 luglio, il Parlamento finlandese ha adottato una legge controversa, proposta dal Governo il 21 maggio, la cosiddetta “Legge sulle misure temporanee per combattere la migrazione strumentalizzata”. Questa legge consente alle guardie di frontiera di respingere coloro che cercano di attraversare il confine con la Russia, impedendo loro di presentare domanda di asilo, anche utilizzando la forza e, in alcuni casi, senza considerare le condizioni individuali delle persone, contravvenendo il principio inviolabile di non-refoulement.

      La normativa concede alle guardie di frontiera finlandesi l’autorità di fare eccezioni per persone ritenute in situazioni vulnerabili o a rischio di gravi violazioni se rimandate nel paese di provenienza. Tuttavia, valutare correttamente le situazioni e le vulnerabilità delle persone richiede personale specializzato e tempo sufficiente, ed è difficile che questo avvenga durante brevi interazioni con i funzionari di frontiera.

      Come riporta il Consiglio europeo per i rifugiati e gli esiliati – ECRE, dopo l’approvazione della legge con 167 voti favorevoli e 31 contrari, il Primo Ministro finlandese Petteri Orpo ha dichiarato: «Dalla fine dello scorso anno, abbiamo visto la Russia usare deliberatamente i migranti come strumento di influenza ibrida: contro la nostra sicurezza, contro i nostri confini». Ha poi descritto la legge come «un messaggio forte alla Russia e un messaggio forte ai nostri alleati [che] la Finlandia si prenderà cura della propria sicurezza e della sicurezza dei confini dell’UE», cercando poi di dissipare le preoccupazioni di chi critica questa legge circa le sue potenziali implicazioni sullo stato di diritto in Finlandia: «Nessuno deve temere che la Finlandia non sia uno Stato che rispetta lo Stato di diritto in futuro e dopo questo voto».

      Nonostante queste “rassicurazioni”, si sono sollevate critiche riguardo al rispetto degli obblighi in materia di diritti umani. L’ONG finlandese Pakolaisneuvonta ha scritto su X: «Oggi è un giorno buio per lo Stato di diritto, poiché il Parlamento ha votato per includere i respingimenti illegali nella legge». Ha poi aggiunto: «La legge impedisce alle persone in cerca di asilo di accedere a un processo di asilo equo e consente loro di essere rimpatriate in aree dove sono a rischio di tortura o altri trattamenti inumani. Questa legge viola i diritti dei richiedenti asilo e gli obblighi internazionali della Finlandia». Ha concluso con: «La Finlandia non può affermare di essere un Paese che rispetta lo Stato di diritto. I respingimenti non possono essere resi legali nemmeno con un’eccezione».

      Anche Amnesty International ha espresso preoccupazione. La Direttrice dell’Ufficio Istituzioni europee, Eve Geddie, ha dichiarato: «Questa legge mina gravemente l’accesso all’asilo e la protezione dal respingimento in Finlandia. Rischia di essere il lasciapassare per la violenza e i respingimenti alla frontiera». Ha sottolineato l’importanza del principio di non respingimento, aggiungendo che «le denunce di gravi violazioni dei diritti umani al momento del rimpatrio richiedono un esame rigoroso, indipendentemente dal modo in cui le persone hanno raggiunto il territorio». Infine, ha fatto un appello: «La Finlandia dovrebbe respingere questo attacco ai suoi valori costituzionali fondamentali e allo stato di diritto, e ripristinare urgentemente le condizioni per gestire le frontiere in modo umano e nel rispetto dei suoi obblighi internazionali».

      Anche un gruppo di professori universitari, scrittori e artisti, nonché la rappresentante dell’UNHCR nei paesi nordici e baltici, Annika Sandlund, hanno espresso la loro opposizione alla nuova legge 1.

      Come riportato da InfoMigrants, la nuova legge si inserisce in un quadro di aumento significativo del numero di richiedenti asilo provenienti da Paesi come la Somalia e la Siria, arrivati in Finlandia attraverso il confine con la Russia nell’ultimo anno. Helsinki sostiene che Mosca ha orchestrato questo afflusso, accusandola di “usare l’arma della migrazione” come parte di “attacchi ibridi” in rappresaglia all’adesione della Finlandia alla NATO. Il Cremlino nega queste accuse. Intanto la Finlandia a fine novembre aveva chiuso le frontiere con la Russia, riaprendo poi due valichi successivamente.

      Questa legge inoltre «segue le pericolose orme di Lettonia, Lituania e Polonia, dove dal 2021 sono state introdotte numerose politiche e pratiche in violazione della legge sui diritti umani in nome della lotta ai cosiddetti tentativi di “strumentalizzazione”» 2.

      Dall’Unione Europea, il portavoce della Commissione, Eric Mamer, ha riconosciuto la natura eccezionale della nuova legge, affermando: «Non siamo in una procedura di tipo ordinario». Ha poi aggiunto che la Commissione Europea analizzerà la nuova legge per verificarne la compatibilità con il diritto dell’UE; «Gli Stati membri hanno il dovere di proteggere i loro confini. Ci sono condizioni su come devono farlo, ed è per questo che analizzeremo la legge».

      Il dibattito su questa legge rimane accesso, con le autorità finlandesi che sostengono la necessità di proteggere la “sicurezza nazionale” e combattere la strumentalizzazione della migrazione, mentre le numerose critiche denunciano la violazione dei diritti umani fondamentali. Mentre l’Unione Europea esamina la compatibilità di questa nuova legge con il diritto comunitario, è fondamentale monitorare la sua implementazione e impatto sui richiedenti asilo. La Finlandia deve garantire il diritto di chiedere asilo e il rispetto degli obblighi internazionali, senza violare il principio di non-refoulement.

      ▻https://www.meltingpot.org/2024/08/finlandia-approvata-una-legge-per-aumentare-i-respingimenti-alle-frontie

    • La Finlande prolonge jusqu’à nouvel ordre la fermeture de sa frontière avec la Russie

      La Finlande a annoncé, mercredi, la prolongation de la fermeture de sa frontière avec la Russie. Selon le gouvernement, « le risque que la migration instrumentalisée reprenne et s’étende, comme cela a été le cas précédemment, reste probable ».

      La frontière entre la Finlande et la Russie restera fermée jusqu’à nouvel ordre, a annoncé mercredi 16 avril le gouvernement finlandais. Longue de 1 340 km, la séparation entre les deux pays est fermée depuis décembre 2023 suite à l’arrivée d’un millier de migrants sans visa en novembre de la même année. Helsinki avait affirmé que cet afflux de migrants avait été orchestré par la Russie, ce que le Kremlin avait démenti.

      Une loi avait ensuite été votée en avril 2024 pour entériner cette fermeture. C’est cette dernière qui vient d’être prolongée car, selon le gouvernement, « le risque que la migration instrumentalisée reprenne et s’étende, comme cela a été le cas précédemment, reste probable ». « Si le phénomène devait se poursuivre, il constituerait une menace sérieuse pour la sécurité nationale et l’ordre public de la Finlande », a-t-il ajouté pour justifier sa décision.

      « La menace d’une migration instrumentalisée à la frontière orientale de la Finlande reste élevée et difficile à prévoir. La situation à la frontière est tendue mais stable. Toutefois, nous devons nous préparer à l’éventualité d’un changement rapide et grave de la situation », a déclaré la ministre de l’Intérieur, Mari Rantanen. Et d’ajouter : « En prolongeant la validité de la loi sur la sécurité des frontières, nous veillerons à ce que les autorités frontalières disposent de pouvoirs suffisants pour agir de manière préventive et efficace dans les cas les plus graves de migration instrumentalisée ».
      Vers un prolongement d’autres lois ?

      Fin mars 2025, le gouvernement finlandais a également proposé de prolonger la loi temporaire sur l’asile. Adopté en juillet 2024, le texte autorise les gardes-frontières à refouler les migrants entrés de manière irrégulière dans le pays, sans leur laisser la possibilité de déposer l’asile.

      Une loi vivement critiquée. Experts et ONG estiment qu’elle est contraire aux engagements internationaux de la Finlande en matière de droits de l’homme et à sa Constitution, ce que le gouvernement a admis. « C’est un triste jour pour l’État de droit et les droits humains en Finlande », avait estimé la dirigeante de l’alliance de gauche, Li Andersson, dans un message sur X après le vote au Parlement. « Je n’ai jamais vécu un jour aussi sombre depuis 34 ans que je suis au service d’Amnesty en Finlande », avait déploré sur le même réseau social Frank Johansson, directeur de l’ONG dans le pays.

      Le gouvernement, lui, s’était félicité de cette loi. « C’est un message fort adressé à la Russie et à nos alliés. La Finlande veillera à sa propre sécurité et à la sécurité des frontières de l’UE », avait déclaré le Premier ministre finlandais Petteri Orpo lors d’une conférence de presse organisée juste après le vote du Parlement.

      Le nombre de nouvelles demandes d’asile est en nette baisse dans le pays. En 2023, on comptait 5 372 premières demandes. Et en 2024, ce chiffre est tombé à 2 948. Les autorités s’attendent à ce que les chiffres de cette année soient situés entre 2 000 et 3 000.

      ►https://www.infomigrants.net/fr/post/64061/la-finlande-prolonge-jusqua-nouvel-ordre-la-fermeture-de-sa-frontiere-

  • Finland: Concern over right to seek asylum and need for human rights safeguards after full closure of Eastern land border

    In a letter addressed to the Minister of Interior of Finland, #Mari_Rantanen, published today, the Council of Europe Commissioner for Human Rights, Dunja Mijatović, raises concerns about the rights of refugees, asylum seekers and migrants following the temporary closure of Finland’s Eastern land border.

    While acknowledging concerns about the potential instrumentalisation by the Russian Federation of the movement of asylum seekers and migrants, “it is crucial that Council of Europe member states, even when dealing with challenging situations at their borders, react in a manner that fully aligns with their human rights obligations”, writes the Commissioner.

    The Commissioner expresses her concern that decisions to restrict and subsequently close access to the border may impact notably on the right to seek asylum, as well as the principle of non-refoulement and prohibition of collective expulsion. She asks for several clarifications on safeguards implemented and measures taken to ensure human rights protection, and to prevent a humanitarian crisis from unfolding in the context of worsening weather conditions at the border.

    The letter follows up on previous dialogue regarding legislative amendments allowing the Finnish government to restrict access to the border and concentrate applications for international protection at one or more crossing points.

    Read the Commissioner’s letter addressed to the Minister of Interior of Finland: ▻https://rm.coe.int/letter-to-the-minister-of-interior-of-finland-concerning-the-human-rig/1680adab75

    ▻https://www.coe.int/en/web/commissioner/-/finland-concern-over-right-to-seek-asylum-and-need-for-human-rights-safeguards-

    #Finlande #frontières #migrations #asile #réfugiés #fermeture_des_frontières #lettre #Russie

    • Il confine tra Russia e Finlandia è «un inferno fatto di ghiaccio».

      Il governo finlandese chiude i valichi di frontiera fino al 14 gennaio.

      Il 14 dicembre 2023, in una sessione straordinaria, il governo finlandese ha deciso la chiusura dell’intero confine orientale della Finlandia con la Russia. I valichi di frontiera di #Imatra, #Kuusamo, #Niirala, #Nuijamaa, #Raja-Jooseppi, #Salla, #Vaalimaa e #Vartius sono stati chiusi e lo saranno fino al 14 gennaio 2024. «Di conseguenza, le domande di protezione internazionale alle frontiere esterne della Finlandia saranno ricevute solo dai valichi di frontiera degli aeroporti e dei porti marittimi» ha comunicato il governo guidato da Petteri Orpo, entrato in carica il 20 giugno scorso.

      La decisione, motivata dalla difesa della sicurezza nazionale e l’ordine pubblico in Finlandia, è avvenuta nello stesso giorno in cui si erano riaperti due valichi di frontiera, dopo una prima chiusura di tutto il confine iniziata il 18 novembre 2023.

      Il governo di Helsinki accusa il governo russo di aver orchestrato l’arrivo dei richiedenti asilo ai valichi di frontiera come ritorsione per l’adesione del Paese nordico all’alleanza militare della NATO, formalizzata il 4 aprile scorso.

      «Questo è un segno che le autorità russe stanno continuando la loro operazione ibrida contro la Finlandia. È una cosa che non tollereremo», ha dichiarato la ministra dell’Interno Mari Rantanen.

      Intanto anche la Lettonia e la Lituania 2 stanno prendendo in considerazione l’idea di chiudere le loro frontiere.

      Per far fronte alla situazione sul confine orientale la guardia di frontiera ha chiesto supporto a Frontex (Agenzia europea della guardia di frontiera e costiera), che aveva già inviato personale alla fine di novembre in Carelia settentrionale (una regione storica, la parte più orientale della Finlandia).

      Oltre alla sorveglianza del territorio, l’adesione della Finlandia alla Nato porterà alla costruzione di una recinzione sul confine con la Russia che è lungo 1.340 chilometri. L’opera richiede circa 380 milioni di euro e dai tre ai quattro anni di tempo per essere completata. Rappresenterà la struttura fisica di “protezione” più lunga tra il blocco dell’alleanza atlantica e la Federazione russa.

      I lavori di costruzione della barriera, che sarà situata sul confine sud-orientale per una lunghezza complessiva di circa 200 km, sono partiti con una prima recinzione pilota di circa 3 chilometri che è stata costruita a Pelkola.

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=8d_qVqN3yUo&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fwww.meltingpot.org%

      Ora è iniziata l’implementazione della fase successiva, che prevede la costruzione di circa 70 chilometri di barriera ai valichi di frontiera e nell’area circostante nel periodo 2024-2025. La barriera, secondo quanto riporta la guardia di frontiera, è una combinazione di una recinzione, una strada adiacente, un’apertura libera da alberi e un sistema di sorveglianza tecnica. Quest’ultimo è definito come uno strumento importante per il controllo delle frontiere.

      In occasione della prima chiusura dei valichi di frontiera, avvenuta nel mese di novembre, diverse istituzioni e ONG hanno criticato questa scelta che compromette il diritto a chiedere asilo. Da Amnesty international all’UNHCR fino al Commissario per l’uguaglianza finlandese.

      Fra le prese di posizione anche quella della Commissaria per i diritti umani del Consiglio d’Europa, Dunja Mijatović, che in una lettera alla Ministra degli Interni finlandese, Mari Rantanen, ha ricordato che «è fondamentale che gli Stati membri del Consiglio d’Europa, anche in situazioni difficili alle loro frontiere, reagiscono in modo pienamente conforme ai loro obblighi in materia di diritti umani». Ha, inoltre, chiesto chiarimenti sulle salvaguardie attuate e sulle misure adottate per garantire la tutela dei diritti umani e per evitare che si verifichi una crisi umanitaria a causa del peggioramento delle condizioni meteorologiche.

      In un comunicato del mese di dicembre, Amnesty International 3 ha affermato che «chiedere asilo è un diritto umano. Il Ministro degli Interni Rantanen sta ignorando i richiedenti asilo e la loro situazione in modo disumano. Nel mondo ci sono più persone che sono state costrette a lasciare le loro case che mai, e limitare il diritto di chiedere asilo non è la risposta».

      L’organizzazione per i diritti umani ha sottolineato che dalle loro precedenti ricerche si è dimostrato che la chiusura delle frontiere ha aumentato la violenza e spinto le persone in cerca di asilo su rotte ancora più pericolose.

      «Nel profondo sono davvero disperato e spero solo che arrivino giorni migliori, il prima possibile. Mi sento come se vivessi in un inferno fatto di ghiaccio, dove la mia vita è arrivata a un punto in cui non c’è via d’uscita, la fine del mio lungo cammino da quando ho lasciato il mio Paese, la Siria». E’ la testimonianza di Nasser, siriano di 43 anni, raccolta da InfoMigrants 4.

      Secondo le informazioni diffuse dal governo finlandese la chiusura dei valichi di frontiera è prevista fino al 14 gennaio. Sarà da capire se questa decisione verrà prorogata e cosa ne è del diritto di asilo in Finlandia.

      1. Studentessa di lettere moderne a Padova. Proseguirò i miei studi con una magistrale in relazioni internazionali in quanto sono molto interessata alla politica, internazionale e al sociale
      2. Border Closure Raises Fears Among Latvia, Lithuania and Estonia, Ecre (15 dicembre 2023)
      3. Il comunicato stampa (finlandese)
      4. Stuck at the Russian-Finnish border: ‘I feel that I will die here, in the cold’, Michaël Da Costa – InfoMigrants (4 dicembre 2023)

      ►https://www.meltingpot.org/2024/01/il-confine-tra-russia-e-finlandia-e-un-inferno-fatto-di-ghiaccio

      #sécurité_nationale #ordre_public #Frontex #murs #barrières_frontalières #Pelkola #technologie #asile #droit_d'asile

    • Entre 2 000 et 3 000 migrants massés à la frontière russo-finlandaise, toujours fermée

      Entre 2 000 et 3 000 exilés sont actuellement bloqués à la frontière russo-finlandaise, fermée totalement depuis décembre 2023 et jusqu’en février prochain. Helsinki accuse Moscou d’avoir orchestré cet afflux de migrants pour déstabiliser la Finlande, après son adhésion à l’OTAN en avril dernier. Les relations diplomatiques entre les deux pays n’ont cessé de se dégrader depuis l’offensive russe en Ukraine en 2022.

      La pression migratoire s’accroît à la frontière russo-finlandaise. Entre 2 000 et 3 000 migrants sont actuellement bloqués dans la zone frontalière, depuis la fermeture totale de la frontière finlandaise orientale en décembre 2023.

      Le pays scandinave reproche à la Russie de laisser passer délibérément un flux de migrants sur le sol finlandais, à des fins politiques, pour ébranler l’Union européenne (UE). De son côté, le Kremlin nie et rejette ces accusations.

      Selon Le Monde, la plupart des migrants sont entrés légalement en Russie avant de bénéficier de la complicité d’agents de police russes pour les déposer à la frontière finlandaise qu’ils franchissent en vélo, le franchissement à pied étant interdit.

      D’après Euronews, les exilés payent jusqu’à 6 000 euros les passeurs pour atteindre la frontière finlandaise. Dans un témoignage aux Observateurs de France 24, un passeur a également expliqué soudoyer des garde-frontières finlandais pour laisser passer les migrants : « On donne 500 dollars [457 euros, ndlr] aux garde-frontières par migrant ». Depuis la fermeture de la frontière, les passages réussis sont cependant plus rares - voire impossibles. La semaine dernière, quatre migrants ont été interpellés par les garde-frontières finlandais à Parikkala, en Carélie du Sud, alors qu’ils tentaient de franchir la frontière.
      Volume inhabituel de demandeurs d’asile

      Depuis début août 2023, les autorités finlandaises assure que près de 1 000 demandeurs d’asile sans-papiers, originaires de Somalie, du Yémen ou encore d’Irak, se sont présentés aux postes-frontières séparant les deux pays, pour entrer en Finlande. Un volume inhabituel pour le petit pays nordique de 5,5 millions d’habitants, qui comptabilise d’ordinaire plutôt une dizaine de demandeurs d’asile chaque mois à cette frontière.

      En réponse à ces mouvements de population, la Finlande a renforcé ses patrouilles le long de sa frontière. Elle a fait état sur X (ex-Twitter) de « plus de patrouilles que d’habitude, un contrôle technique plus étendu et un équipement plus polyvalent que d’habitude pour les patrouilles ». L’agence des garde-côtes européenne Frontex a également déployé 55 agents à la frontière finlandaise début décembre.

      ▻https://twitter.com/rajavartijat/status/1747196574554349673

      La Finlande a, par ailleurs, entamé en février 2023 la construction d’une clôture de trois mètres de hauteur sur 200 km à sa frontière avec la Russie, longue de 1 340 km, pour anticiper les futurs mouvements de populations.
      Détérioration des relations entre la Finlande et la Russie

      Helsinki accuse aussi le Kremlin de lui faire payer le prix de sa coopération militaire avec les États-Unis. Le 18 décembre dernier, Washington a signé un accord lui permettant d’accéder à 15 bases militaires en Finlande, et d’y prépositionner du matériel.

      Pendant des années, la Finlande a refusé de rejoindre l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) pour éviter de contrarier son voisin russe. Mais les relations entre les deux pays se sont progressivement dégradées depuis l’invasion russe en l’Ukraine, en février 2022. En avril 2023, la Finlande a finalement rejoint l’OTAN, craignant que l’offensive russe ne s’étende à d’autres pays limitrophes. De son côté, Vladimir Poutine a accusé les Occidentaux d’avoir « entraîné la Finlande dans l’Otan » et affirmé que cette adhésion allait créer des « problèmes » là où il n’y « en avait pas ».


      ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/54531/entre-2-000-et-3-000-migrants-masses-a-la-frontiere-russofinlandaise-t

    • Finland extended the closure of crossing points at the border with Russia until at least mid-April yesterday.

      This also means that no asylum applications can be submitted there.

      🇫🇮 first started closing the border in November, after the arrival of hundreds of asylum seekers.

      ▻https://twitter.com/InfoMigrants/status/1755974773224378457

    • Face à la menace russe, le virage vers l’ouest de la Finlande

      Helsinki accuse Moscou d’envoyer des migrants à la frontière entre les deux pays, une « #attaque_hybride » en réponse à son adhésion à l’Otan. La fin des échanges, amorcée dès l’épidémie de Covid, transforme la vie locale, mais le pays reste décidé à regarder vers l’Ouest.

      Le capitaine Jyrki Karhunen marche seul au milieu d’une nationale enneigée du sud-est de la Finlande. Celle-ci mène au poste-frontière d’Imatra, désert, dans la région de Carélie du Sud. La Russie n’est qu’à quelques kilomètres, cachée derrière les vastes forêts de pins, de sapins et de bouleaux.

      « Aujourd’hui, il ne se passe plus rien ici, c’est paisible », explique Jyrki Karhunen. Ce matin de février, seul un SUV de touristes s’introduit dans le paysage figé. « Il est impossible de passer côté russe », indique le capitaine à ces Finlandais en doudoune et lunettes de soleil miroirs. Pour cela, il faut maintenant transiter par l’Estonie ou la Turquie, à plus de 2 000 kilomètres.

      En novembre, le gouvernement d’Helsinki a en effet fermé la totalité de sa frontière orientale avec la Russie, longue de 1 340 kilomètres. Ses points de passage resteront fermés au moins jusqu’au 14 avril, à l’exception d’une entrée ouverte au fret. La Finlande, voisine de la Norvège et de la Suède au nord, ouverte sur la mer Baltique à l’ouest et au sud, se coupe ainsi totalement de la Russie, son unique voisine à l’est.

      Avant la pandémie de Covid et l’invasion de l’Ukraine par Moscou en 2022, 9 millions de personnes franchissaient chaque année cette longue frontière peu habitée où règne la taïga. Les commerciaux y transportaient le bois des riches forêts et ses produits dérivés. Les 90 000 Russes de Finlande retournaient voir leurs proches. Les touristes russes affluaient sur les rives du grand lac Saimaa, dépensant chaque jour 1 million d’euros dans la région de Carélie du Sud.

      Mais l’attaque russe en Ukraine a progressivement affecté ces passages. La Finlande a cessé d’octroyer des visas touristiques aux Russes. Les entreprises locales et russes ont cessé leurs collaborations.
      Un pays neutre jusqu’en 2022

      La fermeture totale de la frontière est finalement tombée fin 2023, en raison d’une « attaque hybride » de Moscou, selon les termes du gouvernement finlandais. La Russie envoie volontairement des migrants à la frontière, accuse Helsinki. L’opération « hybride » serait une réponse de Moscou à l’entrée de la Finlande dans l’Otan, en avril 2023.

      La Finlande, officiellement neutre militairement jusqu’en 2022, était une zone stratégique manquante sur le flanc oriental de l’Alliance atlantique. L’adhésion du pays le plus septentrional de l’UE bouscule la donne militaire de la Baltique à l’Arctique. Le Kremlin avait vite annoncé qu’il prendrait des « contre-mesures ».

      Marko Saareks, adjoint à la direction opérationnelle des gardes-frontières, ne « croi[t] pas à une intervention armée russe à la frontière dans l’immédiat ». Mais « la déstabilisation migratoire » est la principale pression, dit-il.

      Entre août et novembre 2023, environ 1 300 exilés irakiens, syriens, afghans, yéménites ou d’autres pays d’Asie ou d’Afrique sont arrivés via la Russie, des hommes pour la plupart et quelques familles. Ils ont été « aidés et escortés ou transportés jusqu’à la frontière par les gardes-frontières russes », affirme le premier ministre, Petteri Orpo.

      Les arrivées « restent faibles », concèdent les autorités finlandaises, proportionnellement à celles d’autres pays aux frontières externes de l’UE, comme la Grèce. Mais elles sont « inhabituelles » dans ce pays nordique de 5,5 millions d’habitant·es, loin d’être situé sur une route migratoire fréquentée.
      La crainte de l’espionnage

      « Des migrants attendent de l’autre côté. Ils viendront très probablement dès que nous ouvrirons la frontière. Notre crainte est qu’il y ait des espions parmi eux, précise Marko Saareks. Des migrants sont surveillés par Moscou. Les services de renseignement des consulats russes ont quitté la Finlande. Nous soupçonnons Moscou de vouloir renvoyer des agents. »

      Pour être sûre de « contrôler les flux migratoires », poursuit-il, la Finlande construit également une barrière antimigrants de 200 kilomètres de long. Dissimulés derrière les hauts arbres près du poste-frontière d’Imatra, des poteaux d’acier hauts de 3 mètres sortent de la terre gelée. Le chantier, à l’arrêt pendant l’hiver, où le mercure descend jusqu’à − 25 °C, ne doit s’achever qu’en 2026.

      Aujourd’hui, rares sont les exilés qui franchissent la frontière fermée. Un seul y est parvenu, frigorifié, mi-février. Il a été envoyé dans l’un des centres de rétention ou d’accueil du pays. Celui de Joutseno, une ancienne prison rénovée perdue entre les bouleaux, à une quinzaine de kilomètres de la frontière, héberge une centaine de réfugié·es.

      « Nous ne sommes pas utilisés comme armes par Moscou, personne ne m’a poussé vers la Finlande, c’est mon choix, se défend Moayad Salami, un Syrien venu en novembre, qui parle ouvertement à la presse. C’était pour moi le chemin le plus accessible pour rejoindre l’UE. » Pour cet avocat, « depuis que cette frontière est fermée, les réfugiés tentent leur chance ailleurs ». Mais lui raconte une traversée « facile ».

      Il a d’abord acheté un visa russe 2 700 euros à des passeurs pour rejoindre la Russie. Il envisageait de tenter un passage en Pologne via le Bélarus, « mais c’était trop dangereux » au Bélarus, dit-il. Moayad a alors payé des passeurs pour rejoindre la frontière finlandaise en taxi depuis Saint-Pétersbourg, à 160 kilomètres d’ici.

      Avant 2022, un filtrage aux postes-frontières était censé être opéré selon un accord tacite entre la Russie et la Finlande. « Les gardes-frontières russes m’ont laissé partir sans problème, relate Moayad. Mais ils m’ont forcé à leur acheter un vélo à 270 euros pour traverser. » Il ajoute : « Des gardes-frontières russes m’ont ensuite suivi en voiture à distance, pour être sûrs, j’imagine, que je partais bien du pays. »

      Comme lui, plusieurs exilés interrogés assurent avoir été contraints d’acheter à un prix trop élevé des vélos « de mauvaise qualité, qui ne valaient même pas 15-20 euros », à des gardes-frontières ou à leurs « complices ».

      D’autres réfugiés expliquent être restés quelque temps en Russie avant de rejoindre la Finlande. Viku*, un ressortissant pakistanais qui ne souhaite pas donner son nom, a ainsi vécu deux ans à Saint-Pétersbourg. « J’ai étudié les technologies de l’information, je ne trouvais pas d’emploi dans mon secteur et je me sentais harcelé par les autorités. Alors je suis venu en Finlande pour travailler. On dit que c’est le pays où l’on est le plus heureux au monde ! », sourit-il.

      Samir*, un Afghan de 23 ans, en doute, tant le temps s’écoule lentement dans le centre isolé. Étudiant en Russie, il a fui après l’expiration de son visa, « de peur d’être renvoyé en Afghanistan sous la coupe des talibans ». Comme la majorité des réfugiés ici, il attend un entretien qui ne vient pas pour sa demande d’asile.

      « Ces personnes viennent de pays en tension, ou en guerre, comme le Yémen et la Syrie, et sont pour la plupart éligibles à l’asile. Il est absurde de les considérer soudain comme les armes d’une opération hybride, déplore Pia Lindfors, directrice du Centre finlandais de conseil pour les réfugiés, à Helsinki. S’ils étaient des espions, comme l’ont suggéré certaines autorités et hommes politiques, ils ne seraient pas arrivés en tant que demandeurs d’asile. Ils ne seraient pas isolés dans des camps comme ils le sont actuellement. »

      Pia Lindfors déplore la fermeture de cette frontière, contraire au droit d’asile. Tout comme le discours radicalement antimigrants, porté par le Parti des Finlandais, qui gagne du terrain. Cette force politique d’extrême droite a placé ses membres à des postes clés du gouvernement de Petteri Orpo, formé en juin 2023. Celui-ci comprend des membres de quatre partis : la Coalition nationale, présidée par Petteri Orpo, le Parti populaire suédois de Finlande, les chrétiens-démocrates et le Parti des Finlandais. Ce dernier parti extrémiste affiche de longue date son hostilité à l’immigration, qu’il juge « préjudiciable aux finances et à la sécurité ».

      La politique de défense se mélange aujourd’hui à la politique migratoire, au nom de la « sécurité nationale ». La tendance se retrouve dans d’autres pays de l’UE. La Pologne, à titre d’exemple, est accusée de bafouer les droits des demandeurs et demandeuses d’asile à sa frontière avec le Bélarus, qu’elle accuse aussi de « guerre hybride ». Mais ces dérogations d’accès à l’asile pourraient devenir légales à l’échelle européenne, alertent des ONG : la Commission européenne discute de mesures exceptionnelles à mettre en place en cas de « situations d’instrumentalisation de l’immigration ».
      Une logique de « dissuasion »

      La pression migratoire est-elle la seule « menace russe » qui pousse à la fermeture totale de la frontière ? La Baltique, qui borde la Finlande, est un point de tension. Le sabotage des gazoducs Nord Stream, en 2022, n’a toujours pas été élucidé. La Russie a lancé en août des manœuvres navales et aériennes dans cette vaste mer, baptisées « Bouclier océanique 2023 ». Enfin, en décembre, Vladimir Poutine a déclaré : « Il n’y avait aucun problème [à la frontière finlandaise], mais il y en aura maintenant, car nous allons créer le district militaire de Léningrad et y concentrer un certain nombre d’unités. »

      « En Finlande, nous n’avons pas peur de Poutine, mais nous surveillons de près ses actions, déclare avec assurance Pekka Toveri, un député du parti de la Coalition nationale. Comme lui, six anciens militaires siègent aujourd’hui dans l’hémicycle de 200 député·es, un nombre inédit.

      Pekka Toveri étale les atouts militaires d’une Finlande « qui est prête » en cas d’attaque. « Nous avons une bonne armée, 12 000 soldats et quelque 870 000 réservistes, nos entreprises sont prêtes à contribuer à l’effort de guerre », expose l’ancien officier qui veut maintenant « participer au défi d’adhésion à l’Otan ». Environ 60 à 65 % de la population y était réticente avant le conflit ukrainien, « mais la grande majorité y est favorable depuis la guerre en Ukraine », plaide-t-il.

      Partisan d’un engagement sans limite dans l’Alliance atlantique, le président élu en février et investi le 1er mars, Alexander Stubb, est maintenant prêt à autoriser le stockage et le transport d’armes nucléaires sur le territoire. Parallèlement, Helsinki a renforcé sa coopération militaire avec les États-Unis, autorisant l’armée américaine à accéder à quinze installations et zones finlandaises.

      Le virage vers l’ouest est indispensable, considère Pekka Toveri. « Nous connaissons bien les Russes, nous savons que la technique du bâton est celle qui fonctionne le mieux. Il faut rester ferme, la plainte ne fonctionne pas », détaille-t-il, basant son analyse sur un siècle de relations avec le voisin russe.

      La Finlande a fait partie de l’empire russe jusqu’en 1917, avant d’être indépendante. Elle n’a jamais appartenu à l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Mais l’attaque de la Finlande par les Soviétiques en 1939, dite guerre d’hiver, a marqué les esprits. « Nous savions que Moscou était capable de nous menacer. Notre principe de neutralité [revendiqué depuis la fin des années 1940 – ndlr] était comme une politique du Yin et du Yang, estime Pekka Toveri. Nous avions une politique de bon voisinage mais nous étions prudents et avions une bonne défense. Nous avons par exemple construit des bunkers capables d’abriter 900 000 personnes depuis le début de la guerre froide. »

      Pour Heikki Patomaki, professeur de relations internationales à l’université d’Helsinki, une mentalité basée sur une « croyance presque exclusive dans la dissuasion et à travers la militarisation rapide de la société » s’intensifie depuis 2022.

      À la chute de l’URSS, surtout, les liens des deux pays s’étaient réchauffés : « Le non-alignement militaire persistant et les nombreuses formes de commerce et de coopération avec la Russie ont facilité de bonnes relations, au moins jusqu’à l’invasion de la Crimée en 2014 et, d’une certaine manière, jusqu’en 2021-2022, note-t-il. Rompre tout dialogue et continuer dans cette logique pourrait être dangereux. Nous avons une longue histoire avec la Russie et ne pouvons pas appliquer cette solution simple à une relation complexe. La Russie ne va pas disparaître et nous avons également un futur avec elle. »

      Signe que la situation est incertaine, les officiels l’accordent : la fermeture de la frontière ne peut être définitive. « Ce n’est pas notre but. Nous avons des échanges commerciaux et une diaspora russe, souligne l’adjoint à la direction opérationnelle des gardes-frontières, Marko Saareks. Mais nous cherchons encore les solutions pour l’ouvrir sans risques. »

      ▻https://www.mediapart.fr/journal/international/010324/face-la-menace-russe-le-virage-vers-l-ouest-de-la-finlande

      #Joutseno #Imatra

    • Finland decides to close border with Russia indefinitely

      The Finnish government has decided to keep the border with Russia closed “until further notice,” Finland’s Interior Ministry reported on April 4.

      Finland closed its border with Russia in late November 2023 after Russia orchestrated an influx of migrants as a way to pressure Helsinki.

      In November alone, around 900 asylum seekers from countries like Kenya, Morocco, Pakistan, Somalia, and Yemen entered Finland from Russia.

      Finland decided in February to keep the border closed until April 14, but the latest decision means that the border crossing will remain shut until the risk of “instrumentalized migration” falls, the Interior Ministry said.

      “The threat assessment is the same and also the assessment that if the border stations were to be opened, it would probably have led to the same situation as before, when they were opened,” Prime Minister Petteri Orpo said in parliament, according to Finnish newspaper Helsingin Sanomat.

      Finland’s government also decided to close several crossing points for maritime traffic to leisure boating due to concerns that Russia may encourage migrants to reach Finland by sea or over lakes.

      “This would be dangerous for people trying to land and would put a burden on sea rescue,” the Interior Ministry said.

      Russia’s strategy of sending asylum seekers to Finland’s eastern border was similar to the situation at the border between Belarus and Poland in 2021, when Minsk encouraged thousands of asylum seekers from the Middle East and Africa to try to reach the EU via the Polish border.

      Most of the migrants were violently pushed back by Polish border guards who set up a no-access zone at the border for nine months.

      ▻https://kyivindependent.com/finland-decides-to-close-border-with-russia-indefinitely

    • Finland closes border crossings with Russia indefinitely

      The Finnish government has announced the country’s border with Russia will remain closed indefinitely. The decision comes on the heels of several closures and reopenings over the past five months.

      On Thursday (April 4), the Finnish Ministry of the Interior said the country’s border crossings with neighboring Russia will remain closed.

      The move comes after the government in February ordered the closure of the border until April 14. As of April 4, this measure has now been extended until further notice.

      In addition, the sea crossings on the island of Haapasaari, in the port of Nuijamaa and on the island of Santio will be closed to “leisure boating” from April 15. Finland wants to prevent the threat of targeted migration from Russia in the spring by closing the harbors to maritime traffic.

      In the press release, the government said that irregular migration into Finland from Russia “could expand to maritime traffic” during spring. “This would be dangerous to people seeking to enter Finland and would burden maritime search and rescue,” the government claims.

      The indefinite closure means that migrants will still not be able to apply for asylum at the border crossings — with the exception of “other border crossing points for maritime traffic and at border crossing points for air traffic,” a corresponding press release (▻https://intermin.fi/en/-/finland-s-eastern-border-to-remain-closed-until-further-notice) reads.

      ’Instrumentalized migration’ expected to increase

      According to the press release, the Finnish government expects the “instrumentalized migration” from Russia to continue and increase. This would pose a “serious threat to Finland’s national security and public order,” the press release reads.

      “Finnish authorities see this as a long-term situation. We have not seen anything this spring that would lead us to conclude that the situation has changed meaningfully,” Finland’s Minister of the Interior Mari Rantanen is quoted in the press release. “In addition, spring will provide opportunities to put more pressure on Finland. There are hundreds and possibly thousands of people close to Finland’s border on the Russian side that could be instrumentalized against Finland.”

      Finland, which shares a more than 1,300-kilometer-long border with Russia, began gradually closing (▻https://www.infomigrants.net/en/post/53925/finland-to-close-entire-border-with-russia-again) the frontier crossings in November.

      Despite both being external borders for the EU and NATO following Finland’s inclusion in the military alliance a year ago, the Finnish-Russian border runs mostly through taiga forests and does not follow any rivers.

      Rights groups including the Council of Europe have been raising concerns over the rights of refugees, asylum seekers and migrants amid the border closures with Russia.

      The Finnish authorities, meanwhile, accuse Moscow of deliberately bringing undocumented asylum seekers to the posts in order to cause problems for the EU and NATO country. The Kremlin denies this.

      There were no immediate reactions to Finland’s move by the Kremlin in Moscow.

      ▻https://www.infomigrants.net/en/post/56264/finland-closes-border-crossings-with-russia-indefinitely

  • Biden says Ukraine has already won. He’s right. - The inklings of a new narrative ?
    ▻https://responsiblestatecraft.org/zelensky-biden-washington

    Une comparaison historique de la guerre en Ukraine avec la guerre d’hiver entre le 30 novembre 1939 et le 13 mars 1940 ouvre de nouvelles perspectives de paix.

    L’analogie historique va plus loin que son esquisse dans l’article : La Finlande anticommuniste fut la création des militaires allemands les plus réactionnaires comme l’Ukraine militariste est l’oeuvre des faucons antirusses de Washington.

    13.12.2023 by Anatol Lieven - In his press conference with President Zelensky on Tuesday evening, President Biden made one statement that was both entirely true, and is the potential basis for a new U.S. approach to the conflict in Ukraine. He said that Ukraine has already won a great victory in the war — by defeating the initial Russian plan to subjugate the whole of Ukraine.

    If the Biden administration and Washington establishment could recognize the implications of this, they could craft a new narrative that would allow them, and the Ukrainian government, to present a compromise peace as a Ukrainian victory (albeit a qualified one) and a Russian defeat — though not a complete one.

    In fact, the Ukrainian victory in 2022 was even greater than that. As things stand today, by preserving the independence and Western orientation of 80 percent of former Soviet Ukraine, the Ukrainian forces, with Western help, have reversed more than 300 years of history during which, in one way or another, Ukraine has been ruled from Russia.

    As the distinguished Ukrainian historian Serhii Plokhy told the Quincy Institute on Tuesday, this achievement echoes that of the Finns during the Second World War, when their heroic resistance convinced Stalin that conquering the whole of Finland and turning it into a Communist state would be more trouble than it was worth. Finland was therefore the only part of the former Russian empire that was not incorporated into the Soviet Union or turned into a Communist client state.

    Given the strength and unity of Ukrainian nationalism that this war has demonstrated, it is impossible to imagine that the whole of Ukraine could ever again be ruled for long by Moscow. However, Finnish survival as a democratic state did come at a price. Finland had to surrender a portion of its territory (including the historic city of Vyborg) and sign a treaty of neutrality. It should be obvious though that this was a vastly preferable alternative to sharing the fate of Poland, let alone the Baltic States.

    In his own remarks to the press conference, President Zelensky categorically ruled out any cession of territory to Russia. Indeed it is very hard to imagine any Ukrainian government formally and legally agreeing to Russian annexation. On the other hand, bowing to military reality and the advice of his military commanders, President Zelensky has now ordered the Ukrainian army to go on the defensive and fortify its existing positions.

    If this remains Ukrainian strategy, then by default the territory now held by Russia will remain under de facto Russian control; and given the disproportion of forces and resources between Ukraine and Russia, it is very difficult to see how a future Ukrainian offensive would succeed any more than this year’s has done.

    Even if the Biden administration does persuade the Republicans in Congress to agree to another massive aid package for Ukraine, can anyone seriously think that future administrations will be able to procure such US aid next year, and the year after that, indefinitely? Yet that is what will be required if Ukraine is to sustain its fight. And when the aid stops, Ukraine will be defeated.

    The Biden administration and its NATO allies have declared that their goal in the war is to help Ukraine achieve a better position at the negotiating table. But the truth is that Ukraine is unlikely ever to be in a better position than it is today. It could be much worse.

    Finally, Biden said something that was probably just evasive phrasing, but could be spun into a new diplomatic approach. Asked about NATO membership for Ukraine, he said that “NATO will be part of Ukraine’s future.” NATO, for better or worse, will be part of all our futures. That does not mean that we will all become members of NATO.

    #histoire #guerre #Ukraine #Finlande #Russie #URSS

  • Arctic Report Card : Update for 2023

    More frequent extreme weather and climate events are transforming the Arctic, yet resiliency and opportunity lie within diverse partnerships.

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=paZzR_Mpe_w&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Farctic.noaa.gov%2F&


    Arctic Essays

    More frequent extreme weather and climate events are transforming the Arctic, yet resiliency and opportunity lie within diverse partnerships

    The Arctic is increasingly warmer, less frozen, and wetter, with regional extremes in weather, climate patterns, and ecosystem responses. Centering locally and internationally-focused partnerships, long-term observations, and equitable climate solutions provides Arctic communities and nations as well as society-at-large with information and mechanisms to cope with a rapidly changing Arctic.

    In the air

    - Average surface air temperatures for the Arctic in the past year were the sixth warmest since 1900.
    - Summer surface air temperatures were the warmest on record.
    - Summer high-pressure systems brought warm temperatures, widespread melting, and exceptional rainfall volumes across the Greenland Ice Sheet.

    In the ocean

    – Sea ice extent continues to decline, with the last 17 September extents (2007-23) as the lowest on record. Sea ice extent was 6th lowest in the satellite record, since 1979.
    - August mean sea surface temperatures show continued warming trends for 1982-2023 in almost all Arctic Ocean regions that are ice-free in August. Mean sea surface temperature over regions between 65° N and 80° N is increasing at a rate of ~0.9°F (~0.5°C) per decade.
    - Arctic regions, except for the Chukchi Sea, Beaufort Sea, and Canadian Archipelago, continue to show increased ocean phytoplankton blooms, or ocean primary productivity, with the largest percent change in the Eurasian Arctic and Barents Sea.
    - Since the end of the Last Glacial Maximum, rising sea levels have inundated terrestrial permafrost surrounding the Arctic Ocean, resulting in nearly 1 million square miles (~2.5 million square km) of subsea permafrost that is at risk of thawing. International research collaboration is needed to address critical questions regarding the extent and current state of subsea permafrost and to estimate the potential release of greenhouse gasses (carbon dioxide and methane) as it thaws.

    On the land

    - North American snow cover extent set a record low in May 2023, while snow accumulation during the 2022/23 winter was above average across both North America and Eurasia.
    - Heavy precipitation events broke existing records at various locations across the Arctic and the Pan-Arctic precipitation for 2022-23 was the sixth highest on record.
    - On 26 June 2023, Summit Station, Greenland reached 32.7°F (0.4°C) and experienced melt for only the fifth time in its 34-year observational history.
    – The Greenland Ice Sheet lost roughly 350 trillion pounds (156 ± 22 Gt) of mass from 1 September 2022 to 31 August 2023 because discharge and melting exceeded accumulation.
    - The 2023 circumpolar average peak tundra greenness, which is the overall vegetation, including plants, shrubs, and trees taking over grassland and tundra, as measured by satellite, was the third highest in the 24-year record.
    – In Finland, peatland restoration and rewilding demonstrate a globally relevant climate solution of carbon sinks and point to a need for replication across impacted sites. Rewilding requires partnership, recognition of Indigenous and community rights, and the use of Indigenous knowledge alongside science to succeed and avoid replication of past inequities.

    Nunaaqqit Savaqatigivlugich: Working with communities to observe the Arctic

    - The Alaska Arctic Observatory and Knowledge Hub (AAOKH) works with a network of coastal Indigenous observers to document long-term and holistic observations of environmental change and impacts in northern Alaska.
    - Recently, Indigenous observers have noted sea ice loss, warmer air and ocean temperatures, changing wind patterns, and increased intensity and frequency of coastal storms that contribute to flooding and erosion.
    - Indigenous observers also document local-scale impacts of environmental changes to community and cultural infrastructure, traditional harvests and activities, and travel safety across the land and sea.
    - Applying and centering Indigenous perspectives and observations of Arctic change in decision-making can lead to more inclusive, equitable, and community-led responses.

    Divergent responses of western Alaska salmon to a changing climate

    - Western Alaska salmon abundance reached historic extremes during 2021-22, with record lows for Chinook and chum salmon (81% and 92% below the 30-year mean, respectively) and record highs for sockeye salmon (98% above the 30-year mean).
    - Salmon are maturing at smaller sizes. Since the 1970s, Yukon River Chinook salmon have decreased an estimated 6% in mean adult body length and 15% in fecundity, or ability to produce offspring, likely exacerbating population declines.
    – Salmon population declines have led to fishery closures, worsened user conflicts, and had profound cultural and food security impacts in Indigenous communities that have been tied to salmon for millennia.
    – Changes in salmon abundance and size are associated with climatic changes in freshwater and marine ecosystems and competition in the ocean. Changes in predators, food supply, and disease are also likely important drivers.

    ▻https://arctic.noaa.gov/report-card/report-card-2023
    #arctique #2023 #rapport #glace #peuples_autochtones #climat #changement_climatique #saumons #Alaska #Finlande #Groenlande

  • Study: Air purifier use at daycare centres cut kids’ sick days by a third

    The results of the study at two Helsinki daycare centres are still preliminary but promising, a researcher says.

    Use of air purifiers at two daycare centres in Helsinki led to a reduction in illnesses and absences among children and staff, according to preliminary findings of a new study led by E3 Pandemic Response.

    Air purifiers of various sizes and types were placed in two of the city’s daycare centres during cold and flu seasons.

    The initial results from the first year of research are promising, according to researcher #Enni_Sanmark, from HUS Helsinki University Hospital.

    “Children were clearly less sick in daycare centres where air purification devices were used — down by around 30 percent,” Sanmark explained.

    The air purifiers were changed at two daycare centres serving as a control in the experiment, in order to rule out the effect that possible epidemic fluctuations could have on the results. The study’s next phase will continue until April.

    “We will be able to analyse whether there were only decreases in flu-type illnesses or whether the use of air purification could also help reduce stomach ailments,” Sanmark said.

    On average, daycare centre-aged children suffer 10-13 infectious illnesses every year, with each illness lasting from one to three weeks, according to the research.
    Enni Sanmark Topeliuksen leikkipuistossa.

    Meanwhile, kids between the ages of 1-3 come down with flu-like symptoms between five to eight times a year — and children also often suffer stomach bugs, on top of that. Kids are particularly prone to catching colds after returning to daycare after their summer break.

    Those illnesses are often shared by the kids’ parents and daycare staff, prompting absences from work.

    Sanmark said that employers face costs of around 370 euros for one day of an employee’s sick leave.

    “It would be a big savings if we could get rid of 30 percent of sick days spread by children, as well as the illnesses that go home to parents,” Sanmark said.

    The research aims to help build an air purification scheme that could be used at other daycare centres — namely how to get the air cleaner at such facilities in ways that aren’t too noisy, expensive or take up too much space.

    The final results of the study are expected next spring.

    “At the moment, we are cautiously positive. Daycares and schools [here] have not done this before, but of course results from around the world show that air purification can reduce pathogens in the air, so our results are in line with these findings. We’re excited and will continue our research,” Sanmark said.

    Prompted by the Covid-19 crisis, the E3 Pandemic Response project is a private and public effort that aims to “harness modern science and technology to create effective countermeasures to prevent the spreading of novel infectious diseases”.

    ▻https://yle.fi/a/74-20062381
    #air #purificateurs #purification #Finlande #santé #maladie #transmission #enfants #école

  • Pré-guerre : 2 240 milliards de dollars (soit 2,2 % du PIB mondial) de dépenses militaires en 2022
    ▻https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/24/des-depenses-militaires-toujours-plus-elevees-dans-le-monde_6170734_3234.htm

    L’année 2022 représente la huitième année consécutive de hausse pour les investissements dans les armées, estimés à 2 240 milliards de dollars. Selon le rapport du #Sipri, les dépenses en Europe ont dépassé leur niveau de la fin de la guerre froide.

    […] Les #dépenses_militaires en Europe ont atteint 480 milliards de dollars en 2022 − une année marquée par l’invasion russe de l’Ukraine −, soit, après déduction de l’inflation, une augmentation de 13 %, selon le rapport. C’est à la fois la plus forte croissance enregistrée depuis plus de trente ans et le retour − en dollars constants − au niveau des dépenses de 1989, année de la chute du mur de Berlin. « C’est du jamais vu depuis la fin de la guerre froide », souligne M. Tian.

    […] À eux seuls, les #Etats-Unis ont représenté 39 % des dépenses mondiales en 2022. Avec la Chine, numéro deux (13 %), ils représentent plus de la moitié des investissements militaires du globe. Les suivants, Russie (3,9 %), Inde (3,6 %) et Arabie saoudite (3,3 %) arrivent loin derrière.

    « La #Chine investit massivement dans ses forces navales, pour accroître sa portée vers #Taïwan évidemment et, au-delà, vers la mer de Chine méridionale », souligne M. Tian. En face, le Japon, mais aussi l’Indonésie, la Malaisie, le Vietnam et plus loin l’Australie tentent de suivre la cadence.

    […] En Europe, des pays comme la #Pologne, les #Pays-Bas ou la #Suède font partie de ceux qui ont le plus augmenté leurs investissements militaires au cours de la décennie écoulée. Des #armements modernes mais très onéreux, comme l’avion de combat américain F-35, expliquent aussi certains bonds de dépense, comme pour la #Finlande, qui a acquis l’an dernier 64 appareils.

    #militarisation #dépense_militaire

  • Europe’s new wall: Finland is building a 124-mile-long border fence to protect itself from Russia

    The barrier, which will cover 15% of the border between the two countries, symbolizes the distrust NATO’s most recent member state feels towards Moscow

    A 30-mile-long stretch along a remote road in northeastern Finland reflects — almost like no other symbol — the deterioration of relations between Russia and the Nordic country. It also vividly illustrates the transformation of the European security framework over the past year, which was shaken following the Russian invasion of Ukraine.

    The track that leads through the infinite forest to the Raja-Jooseppi border crossing is covered in snow. In light of the tension with Moscow, nearly all the vehicles that circulate in this area belong to the security forces. The road has been abandoned by the snowplows, while the border facilities — which once received several million euros in subsidies to favor transit with Russia — only receive about 10 people each day.

    The cranes will return soon, but this time they won’t be erecting buildings. Instead, they will be building a security fence along what constitutes a new border between NATO and Russia, after Finland joined the Atlantic Alliance last week.

    The Raja-Jooseppi border crossing is located in the least populated area — and one of the coldest — in the entire European Union. Located in the heart of a national park, immense pine and fir forests stretch out around it. Thousands of square miles in which no one resides, where bears and wolves roam freely and snow lasts from October to May.

    Opened in 1967, its annual records reflect constant increase in traffic until 2014, when Russia annexed the Ukrainian peninsula of Crimea. Traffic decreased even further during the pandemic, before finally hitting an all-time low when Ukraine was invaded in February 2022.

    The absence of vehicles and the accumulated snow give the brand new border facilities a feeling of semi-abandonment. Three months before the invasion of Ukraine, the four lanes with covered roofs were inaugurated, with the intention of making inspections faster and more comfortable in temperatures that can plummet to 50ºF below zero. Yet, more than a year later, they have never been used simultaneously. There aren’t even enough staff to examine more than one vehicle at a time.

    Mikael and Tapio — two young border guards who prefer not to disclose their last names — wait in the booth for the clock to strike 3:00 p.m. It has been a “very quiet” day and it does not seem likely that anyone will show up in the 35 minutes remaining before the border post closes up until 9 a.m. the following day.

    “It’s more comfortable here than out there in the cold,” says Mikael, who provokes a shy laugh from his partner, a few years his junior.

    The 60 members of the border guard team stationed in Raja-Jooseppi — whose base is about four miles from Russian territory — patrol the entire area closest to the border with snowmobiles. The strip of land is off-limits to the public, unless one requests a special permit.

    In 2013, some 400 people crossed this post daily. Today, the average doesn’t even reach 10. On some days, no one passes through at all.

    “Some are Russian, on the way out… and Finns, on the way back,” Mikael grunts, referring to citizens with dual nationality, which has been allowed since 2003. There are about 30,000 dual citizens in Finland, who can still travel from one country to the other with hardly any restrictions.

    With the consensus of all the parliamentary groups — and at the proposal of the Finnish Border Guard — the construction of the fence on the eastern border was approved last October. Sanna Marin, the prime minister, who just resigned after losing the 2023 elections, argued that it was necessary in view of “the new security situation” generated by the war in Ukraine.

    The Social Democrat stressed that the main purpose of the wall would be prevention against “hybrid threats” from Russia, especially “the exploitation of mass migration.” A few months ago, Finland made a historic turn by abandoning its neutrality and beginning the process of joining the Atlantic Alliance — a process that ended successfully a week ago.

    In February, the construction of two miles of fence began in the south, near the city of Imatra. The pilot project is scheduled to end in June, but the final work — which will cover 15% of the 832 mile-long border between Finland and its gigantic neighbor — will not be completed until 2026.

    Most of the obstacles will be erected in the southernmost strip, but fences will be built around the eight border posts (the length between each section is confidential information), including those at Salla and Raja-Jooseppi, north of the Arctic Circle.

    “[In 2015 and 2016], Russia used migrants as a weapon in that area of Lapland,” says Pekka Virkki, an analyst with the military magazine Suomen Sotilas, who spoke to EL PAÍS by phone. “The risk that Moscow will resort to mass migration again has always been latent,” the expert adds. He considers the fence to be “a symbol” of the new relationship with the Eurasian country.

    At the end of 2015, when hundreds of thousands of migrants crowded the southwestern borders of the E.U., a few hundred sought refuge at the Storskog border post — the only one between Russia and Norway — inaugurating the so-called Arctic route.

    Eventually, Oslo modified legislation to make access to asylum in the north of the country more difficult but only after accumulating 5,600 applications. The images of exhausted migrants, riding cheap bikes on snowy roads (Russia prohibits crossings on foot) began to be seen in Salla and Raja-Jooseppi. More than 1,600 refugees entered Finland that winter through the two northernmost crossings.

    The arrival of Syrians, Afghans and Iraqis in Finnish Lapland was cut short in March of 2016, after an agreement was signed in Moscow between Finnish President Sauli Niinistö and Vladimir Putin, whereby the Raja-Jooseppi and Salla crossings could only be used for the following six months by Russian and Finnish citizens.

    Niinistö was in office for a decade. He was one of the European leaders who had warm relations with the Russian president. But shortly after his visit, Putin declared that, when he looked at the border, he saw “Finns” on the other side… but that if Finland ever entered NATO, he would see “enemies.”

    The future wall — which will add up to a total of 124 miles — will cost approximately $400 million. It will be a robust 10-foot-high fence, topped with barbed wire and equipped with night vision cameras, loudspeakers, spotlights and a parallel road. The work is in line with the walls that Poland and the Baltic countries have built (or are currently building) on their borders with Russia and Belarus. Since 2020, the Belarusian regime has encouraged and facilitated the arrival of tens of thousands of migrants at the E.U.’s external borders, in response to various sanctions imposed by Brussels.

    The Finnish border authorities maintain that the wall is “necessary” to prevent “the instrumentalization of massive arrivals” and that no alternative is “more economical or more effective.” In July, reforms to the Border Guard Law were approved, which allow the government — in a crisis situation — to centralize the reception of asylum applications at a single border post. Official documents mention that the wall will reinforce “regional security and prevent possible territorial annexations.” However, Virkki and other analysts consulted consider that its usefulness at the military level will be “practically nil.”

    Finland took longer than Poland and the Baltic countries to approve the construction of its border fence. It will take almost four years of work to limit the impact of the infrastructure project on water channels and animal crossings. Meanwhile, the instability of the terrain and the harsh, dark and long Finnish winters — in addition to the compulsory purchase procedures and the open competition for the awarding of the building contracts — will also delay its construction.

    The wall will reflect the definitive cooling of ties that have been fostered and strengthened since the mid-1990s. “Relationships are frozen, but luckily, they aren’t dead; we can still maintain personal contact with our relatives, colleagues and friends in Russia,” says Olga Davydova-Minguet, a professor at the University of Eastern Finland.

    The researcher — who has dedicated more than 20 years to studying the cross-border relationship between the two countries — notes that the consequences of the restrictions derived from the war have affected many different economic sectors, as well as the academic field and the personal ties between tens of thousands of citizens.

    Davydova-Minguet — who emigrated to Finland in 1991 from the Russian city of Petrozavodsk, about 120 miles from the border — highlights the impact that restrictions on cross-border crossings have had on the almost 90,000 Russophones residing in Finland, most of them with relatives in Russia. The changes are more evident in the south, in cities such as Lappeenranta or Joensuu, where a significant portion of the population speaks Russian as their mother tongue, or in small towns very close to the border, where most businesses have shuttered due to the absence of tourists.

    Jussi P. Laine, a professor of Human Geography and Davydova’s colleague at the University of Eastern Finland, flatly rejects the construction of the border fence. “Multiple studies show that the costs of building walls are greater than their benefits,” says the researcher, who specializes in mobility and cross-border security.

    “The fence creates a false sense of security, distracting people from the real reasons for insecurity,” Laine points out, adding that, should Finland face episodes of mass migration, the obstacles will only cause migrants to reorganize into smaller groups that are less visible and more difficult to monitor.

    “In most cases, the walls haven’t reduced the number of irregular crossings, they have only made them more dangerous and lethal,” he adds.

    With Finland’s entry into NATO, the Alliance has incorporated a country with the greatest military capability of all new members over the last two decades and has more than doubled its border with Russia. A dividing line that stretches from the Arctic to Kaliningrad — the ends of which are very close to the Russian bases of the Northern Fleet and the Baltic Fleet. More than 1,200 miles of border, in which walls — reminiscent of the Iron Curtain — proliferate, indicating that there is little hope of normalizing relations with Russia in the short or medium-term. It is a border that has been transformed in recent decades and that is closed to Russian tourists, except through the Storskog border crossing, the only one that, since 1949, has separated NATO from its main reason for existing.

    ▻https://english.elpais.com/international/2023-04-10/europes-new-wall-finland-is-building-a-124-mile-long-border-fence-to

    #Finlande #murs #barrières_frontalières #Russie #frontières #migrations #asile #réfugiés

    voir aussi ce fil de discussion, commencé en octobre 2022:
    Finland PM : Wide Political Support for Russia Border Fence
    ▻https://seenthis.net/messages/976736

  • Lanttulaatikko (gratin de rutabaga)
    ▻https://www.cuisine-libre.org/lanttulaatikko-gratin-de-rutabaga

    Purée gratinée de #Rutabaga au #Gingembre, typique de Noël en Finlande. Nettoyer, peler, couper et cuire le rutabaga à l’eau salée jusqu’à ce qu’il soit tendre. Égoutter en gardant un peu de jus de cuisson. Pendant ce temps, laisser gonfler la chapelure dans la crème avec les épices. Écraser le rutabaga avec un presse-purée ou un moulin à légumes. Ajouter la crème épicée, les œufs et la mélasse. Mélanger jusqu’à ce que la pâte devienne uniformément molle, en ajoutant du liquide de cuisson si besoin. Saler et… Gingembre, Rutabaga, #Purées_gratinées, #Suède, #Finlande / #Végétarien, #Sans viande, #Four

  • Porkkanalaatikko (gratin de carottes)
    ▻https://www.cuisine-libre.org/porkkanalaatikko-gratin-de-carottes

    Purée gratinée de carottes au riz, typique de Noël en Finlande. Dans une casserole, cuire le riz au lait en remuant constamment pendant 15 min. Couper le feu, couvrir et laisser étuver environ 20 min jusqu’à ce que le riz ait tout absorbé. Pendant ce temps, éplucher les carottes. Les râper éventuellement. Les cuire env. 15 min. Réduire en purée. Battre les œufs avec le sucre et les épices. Mélanger à la purée de carotte. Ajouter le riz, bien mélanger. Verser dans un plat à gratin beurré d’au moins 2 litres de… #Purées_gratinées, #Riz_rond, #Carotte_de garde, #Finlande / #Sans gluten, #Sans viande, #Végétarien, #Four

  • Chutney de baies de sorbier et d’abricots
    ▻https://www.cuisine-libre.org/chutney-de-baies-de-sorbier-et-d-abricots

    Rincez soigneusement les baies de sorbier. Couper les abricots en lanières et hacher le piment. Pelez et hachez également l’oignon et l’ail. Mettez tous les ingrédients dans une casserole et faites cuire le mélange lentement jusqu’à ce qu’il épaississe, au moins une demi-heure. Pendant qu’il est encore chaud, versez le chutney dans des bocaux propres. #Chutneys, #Abricot_sec, #Finlande, #Vinaigre_de cidre, #Sorbe / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, Végétalien (vegan), #Sans gluten, #Bouilli

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