• What’s new in the #Ubuntu_26.10 flavours?
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/10/ubuntu-2610-flavours-overview

    Alongside the main edition, Ubuntu 26.10 brought new releases of community flavours, including Kubuntu, #xubuntu and a welcome return of Ubuntu MATE. All of Ubuntu’s official flavours share the same foundations as the main release, with the Linux 7.3 kernel, Mesa 26.2 graphics drivers, updated tooling and support for installing snap packages from the Snap Store. Read on for an overview of the key changes in some of the most popular Ubuntu flavours, and downloads links to grab an ISO if you feel like sampling one them first-hand. Ubuntu 26.10 Flavour Recap Xubuntu 26.10 Xubuntu 26.10 ships with Xfce 4.20, […] You’re reading What’s new in the Ubuntu 26.10 flavours?, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Flavors

  • Je suis Léa

    « Je suis Léa » (►https://jesuislea.fr) est bien plus qu’un collectif de précaires de l’université et de la recherche. C’est un mouvement qui est en train de naitre. En quelques semaines un mur numérique s’est recouvert de 160 #témoignages, souvent bouleversants, de jeunes chercheuses et chercheurs qui font le récit des terribles conditions professionnelles auxquelles un système les asservit.

    La précarité est devenue un véritable fléau dans l’Enseignement supérieur et la recherche. Au début du mois de septembre je faisais une communication intitulée « Réduire la précarité tout en défendant l’emploi statutaire » dans le cadre du colloque d’ouverture des Assises pour l’Enseignement supérieur et pour la Recherche ( voir ici à la page 101 des Actes du colloque ainsi que la communication de Neli Dobreva pour le collectif Vacataires.org, p. 99). C’est à la suite de ce colloque que j’ai rencontré des membres du collectif de chercheurs et de chercheuses qui venaient de se constituer sous l’appellation « Je suis Léa ».

    « Je suis Léa » se singularise par la force d’un mur de témoignages (▻https://jesuislea.fr/#temoignages) et des #revendications précises qui sont adressées aux parlementaires et aux candidat·es à la présidentielle. Ce mouvement me semble exemplaire, au sens où il se donne tous les moyens pour faire avancer la cause qu’il défend. Ses principales caractéristiques sont les suivantes :

    - Garantir la transparence et l’indépendance du mouvement ;
    - Constituer un espace d’écoute, de rencontre et de partage ;
    - Garantir l’anonymat des témoignages ;
    - Travailler avec les syndicats et les autres collectifs ;
    - Soutenir des revendications qui s’appuient sur une expertise juridique et financière ;
    – Exiger une commission d’enquête parlementaire sur la précarité dans l’ESR ;
    – Soutenir les lycéen·nes et demander la suppression de #Parcoursup.

    Mais la plus grande force de « Je suis Léa » est de briser le mur du silence sur la condition des précaires dans l’ESR. Derrière ce mur nous découvrons #vexation, #humiliation, #racisme, #exploitation éhontée, #pression au travail, #burn_out, #harcèlement moral et sexuel, #impunité des harceleurs, #homophobie, #précarité_financière, financement de la recherche sur ses propres deniers, #bénévolat forcé, refus de #rémunération pour les tâches accomplies, #discriminations à la #grossesse …

    Les témoignages mettent à nu toute la #violence du contraste entre l’excellence d’un niveau scientifique acquis au prix de nombreux #sacrifices et la #précarité_professionnelle subie. Nous voyons aussi devant nous le mur sur lequel se fracassent tant de scientifiques brillants : celui de la #sélection, de la #concurrence impitoyable et de la reproduction des élites. Nous mesurons alors le désarroi des post-doctorant·es qui mettent des années avant d’obtenir un emploi à l’université ou d’abandonner définitivement la recherche. Et nous prenons conscience que cette violence est celle d’un système et d’une politique.

    Je donne la parole à l’équipe de « Je suis Léa », qui se présente à vous. Il faut l’écouter, diffuser ce message, libérer la parole, témoigner, inventer de nouvelles solidarités :

    **

    Bonjour à toutes et tous,

    Nous vous présentons « Je suis Léa », un collectif indépendant qui adapte à l’ESR français le mouvement allemand #IchBinHanna.

    Léa n’a pas un seul visage : c’est la docteure sans poste qui enchaîne les vacations, le vacataire payé six mois en retard, la postdoctorante qui déménage tous les deux ans, l’ingénieur·e en CDD à répétition. Nous la croisons toutes et tous, et beaucoup d’entre nous sont Léa. C’est pour cela que le collectif porte ce nom.

    La précarité de l’ESR est documentée depuis des années. Mais tant qu’elle se limite à des chiffres et à des cas isolés, elle n’émeut personne. Derrière les sigles : du travail gratuit, des vies suspendues, des renoncements, des silences imposés.

    Le cœur de notre campagne, c’est un mur de témoignages : des dizaines de récits, côte à côte, qui font apparaître un système. Nous voulons rendre cette précarité impossible à regarder sans réagir.

    « Tout cela existe déjà », nous dira-t-on. C’est vrai, et nous ne prétendons ni remplacer les syndicats et collectifs qui mènent ce combat, ni refaire leur travail. Mais la précarité n’est plus méconnue : elle est connue et tolérée. Ce qui manque, ce n’est pas un rapport de plus — c’est un visage. Notre rôle : incarner, rassembler tous les statuts sur un même mur, et porter ces voix jusqu’au grand public et aux candidat·es de 2027.

    Nous recueillons les témoignages de toutes les personnes précaires de l’ESR — docteur·es sans poste, vacataires, postdocs, ATER, contractuel·les, ingénieur·es, personnels d’appui, sans oublier les doctorant·es. Signés ou anonymes, ils sont relus et anonymisés si besoin : rien ne paraît sans votre autorisation, et tout témoignage peut être corrigé ou retiré sur simple demande.

    Deux manières d’agir, dès aujourd’hui :

    -- Témoigner : quelques lignes suffisent. Votre récit peut être celui qui fait réagir un·e lecteur·rice de plus.

    -- Écrire à votre député·e pour lui demander des comptes : ce qu’elle ou il compte faire pour obtenir une commission d’enquête parlementaire sur la précarité dans l’ESR, et pour mettre en œuvre nos revendications (jesuislea.fr/#revendications). Puis nous transmettre sa réponse à contact@jesuislea.fr : nous rendrons publiques les positions de chacun·e.

    Pour témoigner, rejoindre le lancement ou échanger : contact@jesuislea.fr

    Site :

    Je suis Léa : ►http://jesuislea.fr

    Bluesky : @

    #JesuisLéa(@jesuisleabsky.bsky.social) : ▻http://jesuisleabsky.bsky.social

    LinkedIn : Je suis Léa

    Enfin, à l’approche de la présidentielle de 2027, nous échangeons avec d’autres collectifs pour poser aux candidat·es quelques questions communes, simples et vérifiables : précarité, emploi stable, travail gratuit, abus de pouvoir. Nous comptons bien obtenir des réponses. Les collectifs, associations et syndicats qui souhaitent collaborer ou faire cause commune sont les bienvenus : écrivez-nous à contact@jesuislea.fr.

    Solidairement,

    L’équipe « Je suis Léa »

    ▻https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/131026/je-suis-lea
    #précarité #JeSuisLéa #IchBinHanna #université #fac #ESR #recherche #travail #précarisation #conditions_de_travail #Enseignement_supérieur_et_la_recherche #fléau #mouvement #résistance

  • Pakistan: Marsch auf Islamabad
    ▻https://www.jungewelt.de/artikel/531020.pakistan-marsch-auf-islamabad.html

    Trotz drei Jahren Haft können Khans Unterstützer immer noch Massen mobilisieren (Lakki Marwat, 4.10.2026)

    6.10.2026 von Thomas Berger - Gespräche zwischen Regierung und Opposition in Pakistan um inhaftierten Expremier scheitern. PTI-Partei erhöht Druck mit Großdemonstrationen

    Seit August 2023 sitzt der ehemalige Premier Pakistans, Imran Khan, im Gefängnis. Gegen ihn laufen mehr als 100 Verfahren, darunter zu Korruptionsvorwürfen und Anklagen wegen Anstiftung zur Gewalt, die er und seine Partei, die Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), als politische Verfolgung einstufen. Derzeit befindet er sich im Adiala-Gefängnis in Rawalpindi. Da der 73jährige in Isolation gehalten wird und er auf seinem rechten Auge zu erblinden droht, versucht die PTI mit einem Protestmarsch in die Hauptstadt Islamabad den Druck auf die seit Khans seinem Sturz im April 2022 regierende Pakistanische Muslim-League-Nawaz (PML-N) von Premier Shehbaz Sharif zu erhöhen. Kahns Ehefrau Bushra Bibi sitzt wie er eine langjährige Haftstrafe ab. Anfang der vergangenen Woche wurden auch drei Schwestern Khans als »Unruhestifterinnen« verhaftet – und teilen dieses Los mit Hunderten PTI-Mitgliedern und mehreren namhaften Parteikadern.

    Kurzzeitig sah es so aus, als könnten die beiden großen politischen Lager zu einer Einigung kommen. Regierungschef Sharif hatte in der vergangenen Woche die Einladung zu einem Gespräch mit Mahmood Khan Achakzai, dem Oppositionsführer im Unterhaus des Parlaments, ausgesprochen. Und tatsächlich fanden kurz darauf – für das südasiatische Land ein seltener Umstand – zwei Treffen zwischen Delegationen der Regierung um die PML-N und der mit ihr verbündeten Pakistanischen Volkspartei von Staatspräsident Asif Ali Zardari sowie der breiten Oppositionsallianz rund um die PTI statt. Gab es nach dem ersten Gespräch noch Hoffnung auf ein tragfähiges Ergebnis, so brachte Runde zwei dann die totale Ernüchterung. Im Anschluss gaben sich beide Seiten gegenseitig die Schuld am Scheitern. Ranghohe Vertreter der Regierungsseite unterstellten der PTI, gar nicht ernsthaft an einer Einigung interessiert gewesen zu sein. Von der Spitze der führenden Oppositionspartei hieß es, eine schon in anderen Punkten erzielte Vereinbarung sei deshalb geplatzt, weil es zur Kernforderung der PTI – gesicherter Zugang zum inhaftierten Expremier Khan – keinerlei Entgegenkommen gegeben habe.

    Ohnehin trieb die Opposition parallel zu den Gesprächen die Vorbereitungen für die Großdemonstration, dem »Langen Marsch«, voran. Dessen Start war eigentlich schon für den 27. September geplant. Die PTI-Spitze hatte ihn dann kurzfristig auf den 4. Oktober verschoben aufgrund bereits verschärfter Sicherheitsmaßnahmen der Regierung. Sie hatte bereits 35.000 zusätzliche Polizisten und paramilitärische Truppen zusammengezogen und wichtige Zufahrtsstraßen mit Schiffscontainern verbarrikadieren lassen. Ein der Führung genehmes Gerichtsurteil des Islamabad High Court von Mitte September untersagt in der Tat die Nutzung der Straßen für solche Protestaktionen. Ungeachtet dessen machten sich am Sonntag nachmittag Tausende Anhänger Khans aus Khyber-Pakhtunkhwa auf den Weg Richtung Hauptstadt. Die Provinz im Nordwesten des Landes ist die wichtigste Bastion der PTI, sie stellt dort die Regionalregierung.

    Anzeige

    Der Chefminister der Provinz, Sohail Afridi, gab für die Hauptdemonstration in Lakki Marwat das Startsignal, sein Vorgänger Ali Amin Gandapur für eine zweite Gruppe in Dera Ismail Khan. Diese und weitere vereinen sich in den nächsten Tagen mit dem Hauptkonvoi, der am 8. Oktober in Swabi, knapp 100 Kilometer vor Islamabad, die erste Etappe abschließen soll. Der Hardliner Rana Sanaullah, Berater des Premiers in politischen Fragen, Innenminister Mohsin Naqvi und andere haben die PTI davor gewarnt, die Grenzen der Hauptstadt zu überschreiten. Gedroht wird ebenso, die Region Khyber-Pakhtunkhwa unter Zentralverwaltung zu stellen und die Regionalregierung abzusetzen.

    Die Opposition lässt sich davon nicht einschüchtern. Zwar erging von Afridi und Gandapur die strikte Order, den Marsch unter allen Umständen friedlich zu halten. Am 9. Mai 2023, als Imran Khan erstmals aus seiner Residenz in Lahore verhaftet wurde, hatten dessen aufgebrachte Anhänger mehrere staatliche Stellen, darunter auch das Hauptquartier der Armee in der Garnisonstadt Rawalpindi, attackiert. Militärs, die in der pakistanischen Geschichte viele Jahre diktatorisch herrschten, werden noch immer als wichtige Strippenzieher hinter der aktuellen Regierung gesehen.

    #Pakistan #politique

  • Épidémie de cancers : « On ne veut pas tomber malades pour sauver une filière agricole »

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/011026/epidemie-de-cancers-ne-veut-pas-tomber-malades-pour-sauver-une-filiere-agr

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=Qyg4yWmkklU

    Octobre rose individualise un problème collectif et éminemment politique. Notre eau, notre sol, notre nourriture, notre atmosphère sont pollués. Les liens entre les cancers et les pesticides sont avérés. Pourtant, les lois censées les encadrer s’assouplissent.

    Après la loi Duplomb en France, place à la directive européenne omnibus, une loi Duplomb XXL bientôt en discussion. Et les malades sont toujours plus nombreuses et nombreux. Plus de 430 000 nouveaux cas détectés chaque année en France. Leur colère gronde, celle des médecins aussi, des agriculteurs et agricultrices, des citoyen·nes.

    Une émission présentée par Samia Dechir, préparée avec Raphaël Gribe Marquis et Mathieu Mialaret.

    Avec :

    Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère et autrice de Cancer Colère (Seuil, 2026) ;

    Éléonore Bridge, autrice d’Octobre Rage (Leduc, 2026) ;

    Amélie Cadier-Loriaud, médecin radiologue, spécialisée en imagerie de la femme, philosophe et autrice de Nos corps politiques (Seuil, 2026) ;

    Pierre Sujobert, médecin, professeur d’hématologie, spécialiste des cancers du sang (voir sa déclaration d’intérêts).

  • L’EPR de Flamanville a 350 jours pour se refaire une santé
    ▻https://www.sortirdunucleaire.org/L-EPR-de-Flamanville-a-350-jours-pour-se-refaire

    À peine démarré, l’#EPR de #Flamanville doit être arrêté 350 jours pour une maintenance qui marquera l’occasion de changer le couvercle de la cuve du #réacteur qui n’est pas conforme. L’EPR n’est pas connu pour son efficacité. Entre dérive de coûts et de calendrier, anomalies, falsifications et incidents à répétition, les premières années de vie de l’EPR de Flamanville ont été mouvementées. Cet arrêt prolongé sonnera-t-il la fin du cauchemar pour l’EPR ?

    #nucléaire

  • Dans la #Bosnie-Herzégovine morcelée, « la #rivière #Una unit les gens »

    Le #cours_d’eau rassemble ceux que la politique et les #divisions_ethniques séparent. Sur les rives de la Una, scientifiques, pêcheurs et militants se mobilisent pour préserver un #écosystème exceptionnel.

    L’eau est d’un vert presque irréel, toujours translucide. Au premier abord, son cours paraît d’une tranquillité infinie et invite à la contemplation. Mais ici ou là, la Una creuse des barrières de tuf, s’engouffre sous des îlots boisés et rejaillit en d’innombrables cascades, parfois hautes de 20 mètres. Debout dans le courant, canne à mouche à la main, Edib Djaferbegovic entretient un lien organique avec cette rivière majestueuse. « Mes premiers pas, mon jardin d’enfant, c’était ici, sur les bords de la Una, raconte ce pêcheur passionné d’une cinquantaine d’années au sourire juvénile. Ma famille m’a offert une canne à pêche, et j’allais pêcher devant la maison. Aujourd’hui, j’essaie de transmettre tout cela aux générations futures avec mon école de pêche, j’apprends aux enfants à respecter la rivière et les poissons qui y vivent. »

    De sa source, un œil bleu qui surgit au milieu des roches karstiques en Croatie voisine, jusqu’à sa confluence, à 212 kilomètres de là, avec la Sava qui se jette ensuite dans le Danube en Serbie, la Una longe les « frontières » de l’ex-Yougoslavie. Et en premier lieu, celles que la guerre a imposées à la Bosnie multiculturelle. Edib Džaferbegović, est le vice-président de l’association des pêcheurs de la Republika Srpska (RS), le territoire à majorité serbe de ce pays de 3,2 millions d’habitants. « Malheureusement, la guerre des années 90 a engendré des divisions qui ne nous ont rien apporté de bon, souffle-t-il le regard triste. Mais la Una, comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, unit les gens. Preuve en est : mon nom et mon prénom [sont bosniaques], alors que l’association est en Republika Srpska. Quelle que soit votre nationalité, là où on se soutient et là où on passe du temps ensemble, c’est au bord des rivières. »

    Peu à l’aise à l’évocation des divisions ethniques et des discours qui enferment son pays dans un éternel après-guerre, Edib préfère encenser l’incroyable #beauté et la richesse de sa rivière. Ce prodige de la pêche à la mouche a parcouru les cours d’eau les plus réputés de la planète. Mais même au cœur de la Nouvelle-Zélande sauvage, il n’a pas trouvé d’équivalent à la Una. « Là-bas, il y a de belles rivières, mais il y a très peu d’espèces de poissons. Ici, on trouve 37 espèces de #poissons par kilomètre de rivière ! C’est extrêmement rare et c’est un trésor qu’il faut préserver. » Et Edib de rappeler l’origine du nom légué par les Romains, subjugués par le charme de cette rivière aux eaux émeraude : Una, l’unique.

    Un huchon flegmatique

    Sous les chaleurs estivales, les pêcheurs de la vallée ne sont pas les seuls à remonter le cours d’eau. Sur les berges ou au sommet des cascades, des chercheurs venus des quatre coins de Bosnie-Herzégovine et de toute l’Europe centrale ont déployé leurs filets et leurs instruments de mesure. Certains tentent de dénicher le « tigre du Danube », ou, selon les goûts, le « lion du Danube ». « L’espèce de poisson que nous venons de capturer est le #huchon, aussi appelé saumon du Danube, explique, en brandissant un échantillon contenant un alevin, Kurt Pinter, biologiste à l’université Boku de Vienne. C’est un superprédateur qui a quasiment disparu de la majeure partie du bassin du Danube. La Una est l’un des derniers systèmes fluviaux où l’on trouve encore une population en bon état. » Plus tard dans la soirée, un collègue bosnien sortira quelques instants des eaux l’un de ces flegmatiques huchons, qui peut atteindre 1,30 mètre. Un saumon menacé, notamment par les barrages qui l’empêchent de remonter jusqu’aux eaux fraîches des affluents où il se reproduit.

    Pendant une semaine, plus de 70 scientifiques et étudiants inventorient ainsi la #faune et la #flore, et cartographient l’ensemble du bassin versant : la Una, mais aussi la Sana et la Sanica. Au total, 660 kilomètres de rivières, de méandres et de prairies entourées des denses forêts bosniennes. Avec pour objectif de mieux documenter la #biodiversité exceptionnelle de cet #écosystème encore relativement préservé, afin de convaincre les autorités de le proclamer « Parc national de la rivière sauvage ».

    « En Autriche, où je vis et travaille, les rivières ont été transformées en machines au service des humains, résume Kurt Pinter, de l’eau jusqu’aux genoux et entouré de papillons. Cette rivière ici, ce n’est pas une machine, c’est la #nature. On le voit bien à la quantité d’insectes qui volent partout, et de tout ce qui bouge au fond du lit de la rivière. Nous devons conserver cette merveille pour les générations futures. » Au fil des inventaires, les chercheurs redécouvrent entre autres des #écrevisses dont la présence n’avait plus été documentée depuis des décennies.

    Projet d’enfouissement de #déchets_nucléaires

    Malgré son excellent état de #conservation, la Una n’échappe pas à la pression des activités humaines. #Urbanisation des berges, projets hydroélectriques, #pollutions liées au #sur-tourisme, et surtout un projet d’enfouissement de déchets nucléaires sur la rive croate : autant d’inquiétudes pour les scientifiques et les associations environnementales. « Ce projet porté par le gouvernement croate est peut-être le plus grand danger pour tous les habitants de cette partie de la Bosnie-Herzégovine, alerte Jelena Ivanic du Centre pour l’environnement, l’une des ONG organisatrices de l’expédition, basée à Banja Luka. L’usine de traitement des eaux qui alimente toute la municipalité de Novigrad se trouve à seulement quelques centaines de mètres du site où pourraient être enfouis ces déchets nucléaires. » Au campement sous les saules, le projet anime les discussions du soir. Certains évoquent même un « #racisme_écologique » du puissant voisin croate, membre de l’UE. Le site pourrait contaminer les eaux de la Una, puis celles de la Sava et du Danube.

    Pour Jelena Ivanic, ces travaux scientifiques sont une occasion de renforcer les liens entre les habitants de Bosnie-Herzégovine et de dépasser les querelles communautaires imposées par le mille-feuille institutionnel créé par les accords de paix de Dayton de 1995. L’occasion aussi de se ressourcer, pour celle qui a appris à nager dans la Una, près de sa ville natale de Novi Grad. « Même quand on travaille dans la préservation de l’environnement, on est constamment confrontés à des histoires d’attaques contre quelqu’un de l’autre nationalité, car ce sont les discours qu’essaient d’imposer nos dirigeants politiques, se désole la militante écologiste de 38 ans. Ces expéditions sont une occasion unique pour les gens ordinaires de s’unir autour d’un objectif d’intérêt commun et de travailler aux côtés des scientifiques. Et dans le cas de la Una, cette rivière relie véritablement les habitants, ils y sont profondément attachés. »
    Forêts alluviales

    Comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, les berges boisées de la Una subissent les assauts d’une urbanisation galopante. En quelques années, les #maisons_secondaires, souvent massives et dotées de #piscines, se sont multipliées sur ses rives, entraînant une #destruction des fragiles écosystèmes et de nouvelles pollutions, alors que le traitement des eaux est sous-développé.

    Dans la région, le maire de la ville de Bihac, Elvedin Sedić, fait partie des rares élus à avoir ordonné la démolition d’une quinzaine de ces vikendica (« maisons de week-end »). « Ici, tout le monde se connaît, ce qui rend compliqué de faire respecter les lois, analyse l’édile, qui dit soutenir l’idée d’un parc national sur l’ensemble de la Una. Les gens ont souvent des contacts à tel ou tel échelon administratif : canton, entité, Etat fédéral… Les sanctions sont également bien trop légères. Les gens intègrent souvent les amendes, qui vont de 250 à 500 euros seulement, dans leur budget de construction. Il faut renforcer la législation pour protéger réellement les berges de la Una. »

    Si les milieux naturels de Bosnie-Herzégovine souffrent d’une législation parcellaire et rarement appliquée, l’#attachement respectueux de ses habitants à la rivière distingue la Una des cours d’eau voisins, souvent transformés en décharge à ciel ouvert. A mille lieues des mers de déchets plastiques qui étouffent régulièrement la Drina, dans l’est du pays, ou la Morava, en Serbie voisine, la Una reste largement immaculée. Une tradition héritée de l’#Unski_Smaragdi, une association précurseure des mouvements écologistes locaux, active depuis les années 80 et qui a permis à la Una de conserver son aspect naturel, avec ses cascades et ses forêts alluviales. Pour l’écologue de Sarajevo, Sabina Trakic, ce succès à long terme est une source d’inspiration pour les enjeux environnementaux actuels.

    « Le lien très fort des gens avec leurs rivières, quelles que soient leurs nationalités, a engendré une cohésion des personnes qui est le pilier de notre système fluvial, estime la biologiste, tombée sous le charme des chutes d’eau cristallines de la Una il y a plus de vingt ans. Quand on étudie les écosystèmes, il est impossible d’affirmer : ici commence un écosystème, là se termine un autre. Les rivières illustrent parfaitement cette continuité. »

    ▻https://www.liberation.fr/international/europe/dans-la-bosnie-herzegovine-morcelee-la-riviere-una-unit-les-gens-20260926
    #union #division #conservation #résistance #mobilisation

  • #Brésil : le « bolsonarisme » peut-il survivre à Jair #Bolsonaro ?
    ▻https://lvsl.fr/bresil-le-bolsonarisme-peut-il-survivre-a-jair-bolsonaro

    Castration chimique pour les violeurs, méga-prisons à la salvadorienne, grâce promise à un père putschiste : le programme de Flávio Bolsonaro ne laisse guère de doute sur ses intentions. Un an à peine après la condamnation retentissante de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’État, son fils aîné talonne #Lula dans les sondages, à quelques jours du premier tour. Le vieux clivage entre le Nordeste pauvre (fief historique de la gauche) et la ceinture du soja et du bœuf qui s’étend du Rio Grande do Sul à l’Amazonie, continue de structurer la vie politique brésilienne - cette seconde région, désormais acquise à l’extrême droite, pourrait faire basculer l’élection. Pendant ce temps, Washington observe : entre #Terres_rares, pétrole et bras de fer avec Pékin, le sort du Brésil pourrait bien (…)

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Flavio_Bolsonaro #impérialisme

  • Destroy Any Website is a browser game that does what it says
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/09/destroy-any-website-browser-game

    Destroy Any Website is a browser-based run-and-gun that lets you run amok on any public-facing website – with an array of destructive weapons. You take command of a character and run, jump and jetpack around website site elements using traditional WASD controls, taking aim with your mouse to score points by blasting your chosen online target to literal tiny pieces. There’s even a competitive multiplayer mode that you pick a website, share a code with a pal and then race against each other to reach a target destruction score, replete with scoreboard to keep tabs on. It’s made by Hugo […] You’re reading Destroy Any Website is a browser game that does what it says, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #browser_games #fluff

  • Saint-Ouen : la police commet une tentative d’homicide sur un lycéen
    ▻https://contre-attaque.net/2026/09/28/saint-ouen-la-police-commet-une-tentative-dhomicide-sur-un-lyceen

    Alors que des milliers de #lycéens et lycéennes sont en lutte pour un meilleur système éducatif et une vie digne depuis plusieurs jours dans toute la France, le gouvernement déchaîne une fois de plus une violence débridée contre les nouvelles générations.

    À Saint-Ouen l’Aumône, c’est une scène d’une rare barbarie qui a eu lieu ce 28 septembre au matin. Devant le lycée Château d’Epluches, où un mouvement lycéen était en cours, des policiers armés sont lâchement intervenus, comme dans de nombreux autres établissements.

    Cette scène se démarque toutefois par sa violence décomplexée : lors d’une altercation avec un adolescent seul, un groupe de policier a donné des coups de matraques, pendant que l’un d’entre eux dégainait un lanceur de grenades. Puis il pressait sur la détente, envoyant en tir tendu une grenade en plein dans le visage du jeune homme.

    #violences_policières #police #tir_à_bout_portant

    • Le blocus des lycées prend de l’ampleur (...)
      ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/28/le-blocus-des-lycees-prend-de-l-ampleur-et-oppose-la-france-insoumise-et-le-

      Le mouvement est né le 21 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, où plusieurs postes d’enseignants n’étaient pas assurés. Il s’est ensuite étendu en Ile-de-France, où environ 12 % des 468 lycées publics ont fait l’objet de tentative de blocage, et une dizaine ont été bloqués. Lundi 28 septembre, la mobilisation « s’intensifie », selon les rectorats de Créteil et Versailles. Des actions ont également été recensées à Marseille, Lille, dans la région lyonnaise ou dans le Var et les Alpes-Maritimes. Lundi, 180 établissements ont été perturbés, selon le ministère de l’intérieur.

      ▻https://justpaste.it/gu95h

    • Nonobstant la spectacularisation à la Contre attaque (....) de ce geste effectivement criminel, il y a un constat : depuis 68, on ne craint rien tant que les soulèvements de scolarisés, trop insouciants des us politiques et de la représentativité. Depuis les années 80, on s’inquiète même de ce qu’ils pourraient (ré)apprendre de puissance à des parents annihilés (la soumission volontaire est un apprentissage). Et, depuis 2016, une police militarisée leur est systématiquement opposée.

      Pour l’instant (?), la mobilisation n’est pas massive, l’aspect plus militaire de la police reste en réserve, on se contente de terroriser, pour ainsi dire « à la main » (mais eux ne sortent pas sans armes), sans même la BRAV

      l’État déchaine sa violence contre la jeunesse
      ▻https://contre-attaque.net/2026/09/29/mouvement-lyceen-letat-dechaine-sa-violence-contre-la-jeunesse

    • Blocus des lycées : en banlieue parisienne, les élèves veulent se faire entendre sur leur quotidien et « contre l’injustice »

      ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/29/blocus-des-lycees-en-banlieue-parisienne-les-eleves-veulent-se-faire-entendr

      (...) à Montreuil comme à Aubervilliers, les adolescents rejettent le procès en récupération politique. « C’est n’importe quoi, rétorque vivement Lina, en première au lycée Le Corbusier. Nous sommes simplement en train de nous plaindre contre l’injustice. »

      Même réaction à Montreuil : politisés, oui pour certains, mais pas instrumentalisés, répondent les adolescents. « J’exprime mes opinions politiques car elles correspondent à ce que je pense, pas parce que quelqu’un me l’aurait demandé », balaye aussi Mariam, 16 ans, en classe de première générale à Jean-Jaurès, que l’accusation agace. « A chaque fois qu’on essaye de parler ou de manifester, on nous infantilise, mais quand il s’agit de nous envoyer les flics, ils nous prennent pour des adultes », dénonce-t-elle.

      Des classes à 35 élèves

      Au côté de ses amies, Samira, 17 ans, et Nerlhyne, 15 ans, Mariam raconte surtout les journées de cours à rallonge, le temps passé dans les transports, les pauses déjeuner minutées et phagocytées par les files d’attente sans fin dans cet établissement de 1 200 élèves. Toutes trois décrivent les classes à 35 élèves, au point que les tables et chaises manquent parfois dans les salles.

      Au moment d’évoquer Parcoursup, Nerlhyne cache son visage dans les mains : « Je suis sur Pronote toute la journée à vérifier mes notes, à me répéter que ça compte pour Parcoursup, c’est beaucoup trop de pression », déplore l’adolescente.

      Le sentiment de relégation irrigue également les discours de nombreux lycéens de ces établissements de banlieue parisienne, qui s’estiment lésés. « On proteste contre les inégalités entre notre situation et celle des lycéens parisiens », résume Farah, en terminale au lycée Le Corbusier. A 10 kilomètres, sans le savoir, Mariam lui fait écho : « On mérite d’avoir les mêmes chances et la même considération que les élèves de Paris. On passe le même bac, on n’est pas plus bêtes qu’eux sous prétexte qu’on est noir ou arabe. » C’est sur ces revendications que ces lycéens aimeraient être entendus des responsables politiques et du gouvernement.

      #93

    • Tours : la police éborgne un lycéen
      ▻https://contre-attaque.net/2026/09/30/tours-la-police-eborgne-un-lyceen

      Ce mercredi, de nouvelles images effroyables arrivent de toute la France, celle d’une jeunesse écrasée par une #police armée et sans limite. À Tours, les deux grands #lycées de la ville, Balzac et Paul-Louis Courier, étaient mobilisés ce matin dans le cadre d’un mouvement social pour réclamer des conditions d’enseignement correctes et un avenir qui vaut la peine d’être vécu. C’est dans ce cadre qu’un jeune homme a été touché à l’œil par un tir de #LBD.

      Un de ses amis témoigne dans L’Humanité, la voix encore nouée : « Ils nous ont chargé de loin. On lançait rien, on était dans notre droit. Il y avait un ami à moi qui était posé, il faisait pas de mal, il était sur son téléphone. Un policier lui a tiré un Flash-Ball droit dessus. C’était vraiment tout droit. Il l’a pris en plein dans l’œil. Il s’est écroulé par terre en saignant, en se tenant l’œil. On a fait un regroupement autour de lui et les policiers ont continué à nous tirer dessus ».

      Les syndicats La Force lycéenne et Solidaires de Tours viennent de publier un communiqué, pour dénoncer la « violence extrême envers des enfants qui protestaient pour des conditions dignes. L’un d’entre eux a visé la tête des enfants dont un qui a perdu son œil, d’autres ont foncé en voiture droit sur des lycéens qui tentaient de fuir ».

      Le texte rappelle que la police de Tours est coutumière de #violences_d’État contre la jeunesse : il y a moins de deux semaines, une voiture de police fonçait volontairement sur un jeune à moto en banlieue de la ville. Le 10 septembre 2025, dans le cadre du mouvement « Bloquons tout », la police avait « roulé sur la jambe d’un manifestant, gazé et tabassé des lycéens ».

      #flash-ball

    • Blocage des lycées : le ministre de l’intérieur constate une « extension du mouvement » et annonce 625 interpellations
      ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/30/blocage-des-lycees-625-interpellations-mercredi-annonce-le-ministre-de-l-int

      après 440 interpellations mardi


      Devant l’entrée du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 30 septembre 2026. ABDUL SABOOR/REUTERS

      Les orgas (de rien du tout) bureaucratiques tentent de chapeauter le mouvement (demande d’entrevues avec le ministre, tentative de pacification).

  • Un « mélange accidentel » impliquant de l’acide sulfurique a provoqué l’évacuation du site #Imerys de #Glomel ce jeudi matin
    ▻https://splann.org/imerys-glomel-acide-sulfurique

    Un #accident impliquant des #Produits_chimiques s’est produit ce jeudi 17 septembre, vers 9 h, sur le site Imerys de Glomel (22). L’usine a été évacuée par précaution et d’importants moyens de secours ont été engagés. Deux personnes ont été prises en charge, sans être blessées. L’incident a eu lieu au niveau de l’atelier de #flottation, où avaient été déversés illégalement plus de 3.000 litres de produits chimiques en 2021. L’article Un « mélange accidentel » impliquant de l’acide sulfurique a provoqué l’évacuation du site Imerys de Glomel ce jeudi matin est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #acide_sulfurique #Andalousite #Côtes_d'Armor #extraction #extractivisme #industrie #industrie_minière #mine #multinationale #pollution #usine

  • Le piante delle vette alpine stanno scomparendo

    Uno studio condotto su 62 montagne europee mostra un cambiamento nella flora d’alta quota legato al riscaldamento globale: mentre alcune specie guadagnano quota, altre periscono.

    Da anni gli scienziati osservano un fenomeno ormai ben documentato: con l’aumento delle temperature, molte specie vegetali stanno spostando il proprio areale verso quote più elevate. Condizioni che un tempo erano proibitive - per il freddo, il rischio di gelo e una stagione vegetativa molto breve - stanno diventando progressivamente più favorevoli.

    Oggi sulle vette europee crescono quindi in realtà più specie vegetali rispetto al passato. Quella che a prima vista potrebbe sembrare una buona notizia, nasconde però un fenomeno di segno opposto: questa risalita sta infatti provocando la scomparsa delle piante specializzate nella vita in alta montagna, e il ritmo di queste perdite sta accelerando.

    A mostrarlo è un nuovo studio pubblicato sulla rivista Science (►https://www.science.org/doi/10.1126/science.aed2974). Un gruppo internazionale di ricercatori ha analizzato la vegetazione di 62 vette europee, monitorate quattro volte tra il 2001 e il 2022 nell’ambito della rete GLORIA, il programma internazionale dedicato allo studio degli effetti dei cambiamenti climatici sulla flora di montagna. Quattro delle cime analizzate si trovano in Vallese.

    Le specie alpine minacciate

    “Con il riscaldamento globale tutto si sposta: gli alberi salgono più in alto, i cespugli crescono più in alto”, ha spiegato ai colleghi di CQFD (RTS) Pascal Vittoz, ricercatore alla Facoltà di geoscienze e ambiente dell’Università di Losanna e coautore dello studio. Per le piccole specie alpine questo significa anche confrontarsi con concorrenti di dimensioni maggiori che in passato non riuscivano a raggiungere quelle altitudini.

    In Svizzera, a essere minacciate sono in particolare le specie appena al di sopra del limite del bosco, situato attorno ai 2’000-2’300 metri. Tra gli esempi, Vittoz cita lo sparviere alpino (Hieracium alpinum), una piccola specie d’alta quota. “Lo sparviere sviluppa le foglie quasi a livello del terreno: se accanto cresce una specie più alta, le farà ombra e quella non riuscirà più a svilupparsi correttamente”, spiega.

    Inoltre, un clima più caldo significa anche meno neve e uno scioglimento più precoce del manto nevoso. Si allunga così la stagione durante la quale le piante possono crescere, compresa tra la scomparsa della neve e il ritorno del freddo autunnale. Per molte specie di media montagna si apre quindi la possibilità di colonizzare territori che fino a pochi decenni fa erano troppo ostili.
    Una lenta scomparsa

    Perché questo fenomeno diventa evidente soltanto oggi? Una possibile spiegazione secondo i ricercatori risiede nelle caratteristiche stesse delle piante alpine. Molte sono estremamente resistenti e longeve. Possono continuare a sopravvivere per anni, o persino decenni, anche quando il clima nel quale vivono non è più quello ideale.

    Prima della scomparsa definitiva può quindi esserci una lunga fase di declino. Ed è proprio ciò che osserva lo studio: le estinzioni locali sono spesso precedute da una diminuzione dell’abbondanza della specie.

    Al contempo, decretare con certezza la scomparsa di una specie, non è un’impresa semplice: “Non si può mai essere sicuri, bisogna cercare davvero ovunque e le vette non sono ambienti facili”, precisa l’esperto. Per individuare una tendenza servono quindi osservazioni ripetute nel tempo.

    Meno acqua ad alta quota

    A mettere sotto pressione la flora alpina non è soltanto l’aumento delle temperature. Anche la siccità sta raggiungendo quote un tempo considerate al riparo dallo stress idrico. “In teoria, più si sale, più piove”, spiega Pascal Vittoz. Le piante alpine sono infatti adattate a condizioni generalmente fresche e umide. Negli ultimi anni, però, durante le campagne sul terreno i ricercatori hanno osservato qualcosa di diverso: “Si vedeva che le piante avevano sete”.

    A confermare tutto ciò è il bilancio idrico, cioè la differenza tra le precipitazioni e l’acqua che evapora. “Prima del 2000 il bilancio era sempre positivo”, sottolinea Vittoz. Da allora sono invece aumentate le estati in cui anche a 2’600 metri l’evaporazione supera le precipitazioni. Una situazione particolarmente critica per la vegetazione d’alta quota: “Le piante alpine non sono in grado di resistere a queste condizioni”.

    ▻https://www.rsi.ch/info/ambiente/Le-piante-delle-vette-alpine-stanno-scomparendo--4065950.html
    #botanique #changement_climatique #plantes #montagne #altitude #flore #températures #sécheresse #eau

  • Flock : quel niveau de #surveillance êtes-vous prêts à tolérer ?
    ▻https://danslesalgorithmes.net/2026/09/08/flock-quel-niveau-de-surveillance-etes-vous-prets-a-tolerer

    Le développement de systèmes de détecteurs automatiques des numéros de plaques d’immatriculation en réseau permet d’atteindre une surveillance de masse inédite. Retour sur la contestation de Flock aux Etats-Unis, ces caméras que la police adore et que les citoyens détestent. 

    #Dans_les_calculs

  • RADIO BIZARRE@0
    ▻https://radioblackout.org/podcast/radio-bizarre-2

    Nella trasmissione di oggi, oltre ai consueti viaggi musicali, abbiamo fatto una chiaccherata con un attivista che si trova a #Ceuta e ci ha dato una testimonianza diretta sulla drammatica situazione attuale dei #migranti arrivati lo scorso 30 di luglio. Qui trovate l’audio della trasmissione completa: Qui trovate l’audio della diretta da Ceuta:

    #flotilla_neonazi #zoccoli_duri_e_nuove_ondate
    ▻https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/08/radiobizarre29ago2026.mp3

  • Chrome moves a step closer to an official #flatpak
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/08/chromium-adds-flatpak-packaging-support

    If you’ve installed #chromium or #Google Chrome as a Flatpak, you’ve installed an unofficial, community-maintained package done independently of the search giant – that could be about to change. Chromium’s build system is now able to generate Flatpak packages of the browser itself, though its developers caution that the change does not mean official Flatpak support is coming. A commit made by Google’s Tom Anderson this week adds the necessary packaging scripts and a build flag (enable_flatpak) to produce a .flatpak package rather than a .deb or .rpm, but that flag is off by default (for now). If enabled, Google’s […] You’re reading Chrome moves a step closer to an official Flatpak, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Google_Chrome

  • Sécheresse : « Des risques de rupture d’eau potable à l’échelle d’un département, je n’avais jamais vu ça » - Basta !
    ▻https://basta.media/Secheresse-la-plus-intense-risque-rupture-eau-potable-etat-des-lieux-entret

    On a notamment des assecs (pas d’eau visible) en rivière sur les têtes de bassins. On soupçonne que beaucoup de ces assecs sont aggravés par des prélèvements en nappe [pompage de l’eau souterraine via un forage par exemple pour répondre à divers besoins comme l’irrigation] ou des aménagements [comme les plans d’eau qui favorisent les pertes par évaporation]. Or, ces petites rivières qui sont moins polluées et plus fraiches sont riches en biodiversité aquatique.

    • Ces précipitations orageuses ne vont donc pas arrêter la sécheresse. Pour cela, il faudrait des volumes de pluie qui soient relativement conséquents. On considère que la sécheresse va s’arrêter quand les débits vont reprendre. Cela implique que les sols soient déjà un peu humides, ce qui nécessitera déjà pas mal de pluie.

      C’est donc inquiétant : les sols sont tellement secs qu’il va falloir beaucoup de pluie pour arriver à les humidifier. C’est seulement une fois qu’ils seront bien humides que les nappes phréatiques (en sous-sol) commenceront à se recharger. Là, on s’attend à avoir une recharge très tardive, à moins qu’il tombe vraiment des volumes de pluies incroyables, mais ce n’est pas vraiment ce qui est prévu pour l’instant.

      Or, il y a déjà des régions en France où la recharge des nappes a été très faible cette année. Si l’on ajoute à cette sécheresse une recharge faible, car tardive, cela ne va pas améliorer les choses et on commencera l’année 2027 dans une configuration défavorable.

      #eau_potable #eau_douce #sécheresse #sécheresse_climatique #sécheresse_anthropique #hydroclimatologie #Florence_Habets

    • Pour Lane Brown, c’est en fait tout le #système d’information auquel nous sommes confrontés en permanence qui finit par affaiblir nos capacités cognitives. “Aujourd’hui, ces mêmes cerveaux hérités du paléolithique sont bombardés chaque heure par les pensées de centaines d’inconnus. Sous toutes ses formes, la #communication moderne nous met en relation avec bien plus d’esprits que ceux que notre cerveau est conçu pour gérer. Et le nôtre semble commencer à ployer sous cette surcharge.”

      Fait aggravant pour l’auteur, ce n’est plus seulement la multiplication des informations qui nous submerge mais aussi leur compression. Et en cela, l’intelligence artificielle risque de ne rien arranger. “Imaginez une bibliothèque dont tous les ouvrages auraient été remplacés par des fiches de lecture rédigées par des lycéens, avant que celles-ci ne soient elles-mêmes remplacées, le lendemain, par des résumés de ces résumés écrits par des ratons laveurs. Peu à peu, les modèles perdaient le contact avec la logique des données sur lesquelles ils avaient été initialement entraînés, chacun héritant des erreurs du précédent tout en les amplifiant.”

      Le dossier est sous #paywall

    • A Theory of Dumb: Why Are IQ Scores Suddenly Falling?
      Lane Brown - New York Magazine - Nov. 17, 2025

      ▻https://nymag.com/intelligencer/article/american-adult-lower-iq-scores-cognitive-decline-technology-flynn-effect.html

      Experts were sure that the 20th century would make us stupid. Never before had culture and technology reshaped daily life so quickly, and every new invention brought with it a panic over the damage it was surely causing to our fragile, defenseless brains. Lightbulbs, radio, comic books, movies, TV, rock and roll, video games, calculators, pornography on demand, dial-up internet, the Joel Schumacher Batmans — all of these things, we were plausibly warned, would turn us into drooling idiots.

      The test results told a different story. In the 1930s, in the U.S. and across much of the developed world, IQ scores started creeping upward — and they kept on going, rising on average by roughly three points per decade. These gains accumulated such that even an unexceptional bozo from the turn of the millennium would, on paper, look like a genius compared to his Depression-era ancestors. This phenomenon came to be known as the Flynn effect, after the late James Flynn, the social scientist who noticed it in the 1980s.

      ▻https://justpaste.it/gmjc7

  • Évolution récente et projection future de la ressource mondiale en eau souterraine, Maya Costantini ; Bertrand Decharme ; Jeanne Colin - La Météorologie, 129, 39-45, 2025 (publication : May 01, 2025)
    ▻https://lameteorologie.fr/issues/2025/129/meteo_2025_129_39

    Résumé
    Cet article analyse l’évolution des ressources en eau souterraine à l’échelle mondiale, en se basant sur des simulations de modèles climatiques. Une méthode simple est proposée pour estimer les prélèvements non renouvelables d’eau souterraine utilisée pour l’irrigation. Les résultats montrent que dans des régions clés comme l’Inde, la Chine et les États-Unis, une grande partie de l’eau utilisée est non renouvelable, aggravant la dette hydrique mondiale. Cette étude souligne que la combinaison de la diminution de la recharge sous l’effet du changement climatique et de l’augmentation des prélèvements anthropiques menace la durabilité de la ressource en eau souterraine dans les aquifères de plusieurs régions du monde.

    [...]

    L’eau, source de vie, est omniprésente sur notre planète et recouvre environ 71 % de sa surface. Toutefois, cette ressource précieuse est loin d’être équitablement répartie : 97 % de l’eau terrestre est concentrée dans les océans et seulement 3 % sous forme d’eau douce sur les continents. L’eau douce continentale est donc rare sur Terre. La plus grosse partie de cette eau douce continentale, environ 70 %, n’est pas exploitable directement, car elle est stockée sous forme de glace dans les glaciers continentaux et les calottes polaires groenlandaises et antarctiques. Près de 29 % sont difficilement accessibles car localisés en profondeur dans les aquifères. Finalement, seule une infime partie de l’eau douce continentale, environ 1 %, est facilement accessible : elle se trouve dans les lacs naturels ou artificiels, les rivières, les marais et les couches superficielles du sol, tous ces réservoirs constituant les eaux de surface.

    (...) On estime que 70 % de l’eau douce prélevée est dédiée à l’agriculture, majoritairement pour l’irrigation, ensuite pour l’élevage. L’industrie utilise 20 % de cette eau et les 10 % restants servent à notre usage domestique.

    [...]

    Depuis le début du XXIe siècle, la demande en eau par secteur (agriculture, industrie, usage domestique) augmente dans toutes les régions du monde, si bien que la consommation d’eau présente une croissance 1,7 fois plus forte que la croissance démographique. Une grosse partie de cette augmentation est due au secteur agricole avec l’irrigation des cultures.

    #eau #eau_douce #climat #changement_climatique #eaux_souterraines #nappes_phréatiques #nappes_fossiles #réservoirs_continentaux #agriculture #irrigation #élevage #stress_hydrique #hydrologie #écologie

    • « L’usage des grands réservoirs artificiels témoigne d’une méconnaissance des cycles de l’eau et des causes de leur dégradation », Samuel Bonvoisin (Ingénieur agronome), Charlène Descollonges (Ingénieure hydrologue) et Simon Ricard (Ingénieur hydrologue)
      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/19/l-usage-des-grands-reservoirs-artificiels-temoigne-d-une-meconnaissance-des-

      Face aux sécheresses intensifiées par le changement climatique, trois spécialistes de l’eau appellent, dans une tribune au « Monde », à renforcer la résilience hydrique en développant des pratiques agroécologiques et en stockant l’eau de pluie dans les nappes phréatiques et la végétation.

      L ’année 2026 est marquée par des extrêmes hydriques, #crues majeures survenues en hiver et sécheresse de l’été, qui dépasse désormais le record de 2022. En passant d’un extrême à un autre en seulement quelques mois, la situation pose la question du #stockage_de_l’eau pour l’agriculture : pourquoi ne pas prélever et stocker une partie des excédents de l’hiver afin d’irriguer quand elle vient à manquer l’été ? Si l’idée semble relever du bon sens, des confusions subsistent et peuvent conduire, de manière contre-intuitive, à une aggravation des pénuries.

      En quête d’exemple transposable à la France, le monde agricole se tourne vers le modèle espagnol. Depuis 1950, l’Espagne a abondamment investi dans la construction de #réservoirs_artificiels, réutilisant les eaux usées traitées et dessalant l’eau de mer. En dépit de ces lourds investissements, la sécheresse historique ayant touché la péninsule Ibérique entre 2021 et 2024 a provoqué une chute du niveau d’eau dans ces réservoirs artificiels. Face à un taux de remplissage critique (inférieur à 16 %), les autorités ont dû prendre des mesures de restrictions drastiques, entraînant des pertes agricoles considérables. Mais cette « catastrophe naturelle » et les impacts économiques qui lui sont associés sont-ils uniquement imputables au manque de pluie ?

      D’après une étude parue en mai dans Nature, l’Espagne figure parmi les régions du monde où le stockage artificiel destiné à l’irrigation ne protège pas nécessairement d’une pénurie d’eau – il peut même l’aggraver. Les scientifiques appellent cela l’« effet réservoir » ou le « paradoxe du développement sûr », lorsque « le renforcement des mesures de sécurité entraîne, paradoxalement, une aggravation des dégâts en cas de pénurie ».

      Cette étude révèle que les grands réservoirs destinés à l’irrigation sont les plus à risque parce que les sécheresses compromettent leur alimentation et que, en confortant l’« offre », ils soutiennent une forte demande en eau. Avec des sécheresses qui s’intensifient sous l’effet du changement climatique et une demande croissante pour l’irrigation, les scientifiques soulèvent une question cruciale : ces réservoirs resteront-ils viables s’ils deviennent de plus en plus vulnérables ?

      Une solution de « bon sens » en apparence s’avère moins évidente que prévu et requiert une analyse critique. Outre les enjeux écologiques, l’usage de ces grands réservoirs artificiels témoigne d’une méconnaissance des cycles de l’eau et des causes de leur dégradation. Nous peinons à faire les liens entre les catastrophes dites « naturelles » que sont les inondations, les coulées de boue, les incendies, les sécheresses, et leurs causes structurelles d’origine anthropique que sont l’appauvrissement des sols agricoles, l’assèchement des milieux humides, l’exploitation intensive des forêts, l’artificialisation des sols et des hydrosystèmes.
      En clair, nous héritons de systèmes rendus vulnérables aux extrêmes hydriques tandis que ces aléas sont amenés à s’intensifier avec le dérèglement climatique. Plutôt que de poursuivre un investissement sans limite dans des réservoirs dont la viabilité n’est plus assurée, peut-être devrions-nous nous orienter vers des voies plus robustes.

      Des territoires pionniers

      En s’attaquant aux causes profondes de l’assèchement, l’hydrologie régénérative vise la résilience hydrique des territoires. Dans la pratique, elle fédère un ensemble de techniques suivant des principes d’aménagement : ralentir, infiltrer, stocker l’eau de pluie en priorité dans les paysages, c’est-à-dire dans les sols et les nappes, mais aussi dans la végétation (forêts et zones humides) plus dense et diversifiée.
      Ces principes s’articulent autour d’un triptyque sol-arbre-eau, qui se décline dans les milieux aquatiques, agricoles, forestiers et urbains. En contexte agricole par exemple, ces approches combinent des pratiques agroécologiques (sol), de l’agroforesterie (arbre) et des micro-ouvrages hydrauliques (eau) afin de répartir et d’infiltrer l’eau dans les parcelles, ce qui permettrait de réduire – dans une certaine mesure – la dépendance à l’irrigation. Adaptées aux contextes locaux, ces pratiques contribuent non seulement à régénérer la fertilité des sols, mais aussi à renforcer la résilience des cultures face aux vagues de chaleur, aux manques comme aux excès d’eau.

      Dans l’Ain, la Drôme et l’Ardèche, des territoires pionniers ont fait le choix de soutenir des dizaines d’agricultrices et d’agriculteurs pour implémenter et tester des pratiques d’hydrologie régénérative dans leurs parcelles. Forts des premiers retours d’expérience, ces territoires souhaitent aller plus loin, en soutenant d’autres exploitants et en élargissant le périmètre d’action aux forêts, aux rivières et aux espaces urbains. Par ailleurs, l’association Pour une hydrologie régénérative souhaite poursuivre ces démarches pilotes dans toute la France.

      La nécessité de stocker plus d’eau pour l’agriculture offre aussi l’occasion de fédérer un ensemble d’acteurs autour de projets locaux dans une recherche des bénéfices mutuels, tant pour les activités humaines que pour les milieux naturels. Ces projets pilotes ont montré qu’il était possible de dépasser les clivages autour du stockage en choisissant des alternatives aux grandes réserves de substitution. Loin d’être antinomique avec l’irrigation, l’hydrologie régénérative s’inscrit dans une vision plus large de résilience hydrique des territoires dont font partie les agrosystèmes.

      Si le stockage artificiel doit être envisagé, il est pensé comme un complément à la régénération des capacités de rétention naturelle des paysages tout en composant avec les limites des hydrosystèmes et la réalité économique des exploitations agricoles. Cette nouvelle perspective intéresse aussi bien les chambres d’agriculture que les exploitants en vue de sortir de l’impasse implacable que représente la sécheresse historique que nous vivons.

      Plus globalement, l’hydrologie régénérative nous exhorte à changer nos représentations, nos organisations et nos postures pour développer des modèles plus robustes dans un monde fluctuant. Puissent ces événements tragiques nous conduire, au-delà des seules logiques d’adaptation, vers la régénération hydrique des territoires afin de mieux les préparer aux prochaines fluctuations.

      #cycles_de_l’eau #hydrologie_régénérative #agroforesterie #agroécologie

    • « un milliard de mètres cubes d’eau disparaît par #évapotranspiration chaque année avec les retenues françaises, soit l’équivalent de 20% de la consommation d’eau du pays [ ! ?]. La loi d’urgence agricole prévoit le doublement de ce type de stockage à l’horizon 2035

      ►https://www.ouest-france.fr/environnement/eau/mega-bassine/sainte-soline-ou-est-passee-leau-de-la-megabassine-d8034a6c-9b07-11f1-b

      C’est sous paywall, et je trouve pas le rapport de France stratégie qui citerait cette proportion himalayenne, seulement
      L’eau en 2050 : graves tensions sur les écosystèmes et les usages
      ►https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-06-25%20-%20NA%20156%20-%20L%27eau%20en%202050/HCSP-2025-NA156-Eau-25juin.pdf
      qui n’évoque l’évapotranspiration qu’en note.

      edit trouvé l’article de O-F :
      ►https://justpaste.it/g87g2

      #loi_d’urgence_agricole #LUA #Florence_Habets

    • dans le résumé de la Note d’analyse, n°134, d’avril 2024 de France Stratégie
      Prélèvements et consommations d’eau : quels enjeux et usages ? | Haut-commissariat à la stratégie et au plan
      ▻https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/prelevements-consommations-deau-enjeux-usages

      Passer des prélèvements aux consommations nécessite de faire des hypothèses sur les « facteurs de consommation », réexaminés ici. En 2020, les consommations sont estimées à plus de 4,4 milliards de m3, l’irrigation agricole en représentant près des deux tiers (irrigation des cultures destinées à l’alimentation humaine et animale notamment, principalement concentrée dans le sud et l’ouest de la France). Les stockages d’eau artificiels – hydroélectricité, retenues agricoles, plans d’eau d’agrément, etc. – ne sont aujourd’hui pas considérés comme consommateurs. Une première estimation du phénomène d’évaporation montre que ces stockages pourraient engendrer des consommations de l’ordre d’un milliard de m3 par an, élevant donc la consommation annuelle à 5,4 milliards de m3.

      note :

      Les opinions exprimées engagent leurs auteurs et n’ont pas vocation à refléter la position du gouvernement.

      (la lecture du document lui-même est dense…)

    • « Notre principal défi est d’abord de renoncer à l’illusion de l’abondance de l’eau », Sara Fernandez, géographe
      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/26/secheresse-notre-principal-defi-est-d-abord-de-renoncer-a-l-illusion-de-l-ab

      Nous sommes confrontés à un changement de régime hydroclimatique, face auquel nos systèmes de régulation des usages et de répartition de l’eau ne sont plus adaptés. Nos instruments de planification et de financement, comme nos infrastructures, sont fondés sur une stabilité hydrologique historique qui ne se vérifie plus. Les normes de qualité des cours d’eau et d’encadrement des rejets s’appuient sur des débits passés que l’on observe plus difficilement aujourd’hui.

      [...]

      En moyenne, un agriculteur en zone vulnérable aux nitrates agricoles est contrôlé tous les quatre-vingts ans. Une station d’épuration l’est tous les dix ans.

      [...]
      [La LUA qui va] Accélérer le développement de ces nouveaux usages [irrigation, nucléaire, data centers] et des infrastructures associées ne peut être une réponse à un #cycle_de_l’eau qui s’accélère, avec des étés de plus en plus chauds et des niveaux qui baissent de plus en plus. De telles politiques de l’offre, fondées sur le mythe d’une eau abondante que l’on pourrait diriger et apporter où l’on veut, sont une impasse.

      Notre principal défi est d’abord de renoncer à l’illusion de l’abondance pour être plus attentifs aux limites environnementales. Non pas seulement en se focalisant sur les indicateurs de débit des rivières, mais aussi en questionnant l’utilité des usages et leur capacité à aggraver les phénomènes extrêmes – par leurs émissions de gaz à effet de serre, les pollutions ou l’artificialisation des sols – ou à les atténuer, par exemple par la façon dont ils ralentissent le cycle de l’eau ou limitent les pollutions diffuses. Contenir le réchauffement climatique et les événements extrêmes qui vont avec passe d’abord par une politique d’atténuation.

    • Sécheresse : les limites des retenues d’eau défendues par la ministre de l’Agriculture
      ▻https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/debout-la-terre/debout-la-terre-du-jeudi-27-aout-2026-3557028
      ▻https://www.radiofrance.fr/pikapi/images/70a62267-8edc-42d0-9810-dc55d6a90e5a/1200x680

      Ont-elles fait leurs preuves alors ces retenues d’eau face à la #sécheresse ? Beaucoup sont déjà à sec ou pas loin, comme dans les Pays de Loire, berceau des bassines. Si je prends la plus ancienne, Mauzé sur le Mignon, écoutez bien : elle était à 240.000m3 d’eau en mars, à la sortie de l’hiver, après pompage dans les #nappes_phréatiques. Et la voilà aujourd’hui à 1000m3. Donc en gros tout a été utilisé, et la saison n’est évidemment pas terminée. Pour la plus récente cette fois, Priaires, c’est pire : on part de 160.000m3 en mars et on est à ZERO depuis.... le 7 aout !!! Tout est parti avant même la fin de l’été.

      La seule qui a encore un stock digne de ce nom aujourd’hui c’est Sainte Gemme La Plaine, avec il faut le dire un bon gros 870.000m3 à la sortie de l’hiver, mais on a dix fois moins aujourd’hui, 89.000, et là encore, saison pas terminée.

      D’ailleurs la filière #maïs (pour laquelle cette eau est très utilisée) désespère : 35% de production en baisse attendus cette année.

      Quant à la célèbre retenue de Sainte-Soline, elle a été jugée illégale en décembre 2024. Donc à part les 400.000m3 qui étaient déjà dedans et que les douze agriculteurs raccordés ont eu le droit d’utiliser dans la foulée (donc en gros l’an dernier), interdiction de la remplir ou de l’utiliser. Mais devinez quoi ? Les niveaux indiquaient 56.000m3 d’eau à la fin de l’hiver. L’eau de pluie, tombée à l’intérieur car elle n’a toujours pas été démontée. Et le 21 juillet : Nada. Plus rien, zéro, bassine à sec.

      Revoir les systèmes agricoles et les priorités d’usages de l’eau

      Des opposants avancent l’#évaporation. Phénomène documenté, un milliard de mètres cube d’eau s’évaporent chaque année des retenues françaises (l’équivalent de 20 % de la consommation d’eau du pays, c’est beaucoup).

      Mais les gestionnaires de Sainte Soline assurent que là, si la bassine est vide, c’est que l’eau a été utilisée par deux agriculteurs, avec autorisation de la préfecture début mai. Sauf que la préfecture m’écrivait hier soir par mail :

      « La préfecture des Deux-Sèvres n’a pas délivré d’autorisation de prélèvement. »

      Quoi qu’il en soit, ces retenues d’eau sont « un pari risqué sur l’avenir et une fuite en avant » comme le dit au Nouvel Obs l’hydrologue Yves Tremblay de l’Institut de recherche et développement.

      Peut-être que la question de vie ou de mort serait plutôt de revoir les systèmes agricoles, et les priorités des usages de l’eau.

      #bassines #mégabassines

  • Pour la rupture écologique : écorégions, le projet radical de Mélenchon | Claire Lejeune, Julien Théry
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/pour-la-rupture-ecologique-ecoregions-le-projet-radical-de-melenchon-clair

    Pour rompre avec la logique suicidaire du productivisme, LFI propose un nouveau découpage régional conditionné par l’objectif de la transition écologique. Les éco-régions seront définies en relation avec les équilibres environnementaux

    #Écologie #Politique

    • à 21’

      On n’a pas encore tranché le sujet de la cartographie à ce stade. Et donc la carte qui a été présentée par Jean-Luc Mélenchon, c’est une des hypothèses possibles. Mais il pourrait aussi y avoir une cartographie qui suive les bassins versants de rivières, et donc ça correspondrait davantage à 23-24 écorégions qu’à 13...

      Claire Lejeune est en charge du dossier à LFI

    • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et LFI proposent de « restructurer les régions françaises autour des fleuves » – franceinfo
      ▻https://www.franceinfo.fr/environnement/actions-ecologiques/jean-luc-melenchon-et-lfi-veulent-restructurer-les-regions-autour-des-fle

      Dans le projet imaginé par le binôme, les limites des nouvelles collectivités seraient calquées sur celles des 24 sous-bassins qui structurent la métropole. « Les fleuves, les rivières et les affluents déterminent des formes de paysage et des géologies spécifiques. Mais aussi différents types d’organisation de l’activité et de l’installation humaine, justifie Claire Lejeune. Ça donne donc une cohérence en termes de protection des rivières et des fleuves tout le long de leurs tracés. »

    • Hello ! ah non, je n’ai pas suivi ni étudié leur projet, mais il faudrait que je le fasse et que je confronte leurs idées avec mon petit background de géographie régionale. J’ai passé les 5 années de mes études de géo avec des géographes qui discutaient de la taille pertinent et des paramètres qui faisait une région la plus gouvernable. Et on a fait plu d’une analyse multifactorielle :-) sur cette question, en fait complètement fascinante et qui me donne une idée pour un billet visionscarto d’ailleurs.

      Merci pour l’inspiration !

    • J’essaie de mettre ci-dessous quelques idées, un peu en vrac (veuillez en excuser) et rapidement...

      L’origine de cette idée est intéressante. Le concept de #biorégion (pensé comme #bassin_versant) est né aux Etats-Unis à la fin des années 1970 sous la plume de #Peter_Berg et #Raymond_Dasmann. C’est le texte fondateur du #biorégionalisme (aujourd’hui très à la mode en Italie, par ailleurs, voir notamment #Alberto_Magnaghi) :
      ▻https://cascadiaunderground.org/reinhabiting-california

      Le mouvement biorégionaliste se rattache à la #deep_ecology, qui a connu des dérives racistes... en effet, on tombe vite dans « tout ce qui est de la biorégion est bon, tout ce qui vient de l’extérieur est mauvais », pour la faune et la flore, mais aussi pour les êtres humains.

      Personnellement, je ne pense pas que la solution est dans les « bonnes frontières », je ne pense pas que les « bonnes frontières » existent, les découpages sont toujours arbitraires, toujours « artificiels », la question est politique, et ce qui doit guider c’est le projet commun à l’intérieur du découpage choisi et en lien (de manière non coloniale, non violente, non extractiviste, etc.) avec les autres territoires.

      Des chercheureuses ont fait des analyses critiques intéressantes du concept.

      Meredith fait une critique en 6 points du biorégionalisme, dont le danger des dérives fascistes :

      The micro-regional focus of bioregionalism is a small unit of physical space, typically a watershed region. In bioregional discourse, natural systems become metaphors for cultural coherence. However, when we look for laws embedded in the natural world, those that are found do not then reveal themselves as principles which apply to systems of culture. Further, within most individuals, the sense of regional identity spans several scales because our past narratives and present affiliations span several localities. Humans are not immersed in singular niches, nor is the bioregionalist an existential, primordial localist, for his or her choice has been crafted.

      ▻https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13668790500115755

      Olsen en a également fait une critique dans un autre article scientifique :
      The Perils of Rootedness : On Bioregionalism and Right Wing Ecology in Germany

      ▻https://www.jstor.org/stable/43324334

      Sur les #frontières_artificielles (en Afrique) l’édifiante analyse de #Camille_Lefebvre :
      ►https://seenthis.net/messages/868129#message868130

      Et aussi cet autre article édifiant de Gonon et Lasserre :
      Une critique de la notion de frontières artificielles à travers le cas de l’Asie centrale

      Depuis la disparition de l’URSS, en 1991, l’Asie centrale est partagée entre cinq États. Complexes, ses frontières sont passées brutalement du statut de frontières intérieures à celui de frontières internationales. Certains auteurs n’hésitent pas à recourir à la catégorie de « frontière artificielle » pour les décrire. Pourtant, ce concept est fort réducteur et contestable, tout autant que celui de « frontière naturelle » : tous les deux renvoient à des représentations très idéologiques des frontières étudiées. Par ailleurs, l’histoire des tracés témoigne des préoccupations qui ont présidé au découpage de l’Asie centrale à l’époque soviétique : elle révèle des critères de gestion qui ne font pas des frontières de l’Asie centrale des tracés ontologiquement différents des autres frontières du monde. Les États nouvellement indépendants d’Asie centrale ont, certes, hérité de frontières complexes, mais la question de leur gestion pacifique relève beaucoup plus des volontés politiques des gouvernements que d’une prétendue nature artificielle des tracés.

      ▻https://www.erudit.org/fr/revues/cgq/2003-v47-n132-cgq720/008090ar

      >> En gros, je pense que c’est une illusion et une idée simpliste celle de croire qu’on peut résoudre les problèmes écologiques (mais également sociaux et politiques) juste en déplaçant les frontières.

      #écorégions

    • Une réponse plus structurée de #Frédéric_Giraut :

      Le géographe Frédéric Giraut réagit aux « écorégions » promues par Jean-Luc Mélenchon : « Le biorégionalisme ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs »

      La proposition du candidat « insoumis » à l’élection présidentielle de redessiner la carte de France autour de 13 nouvelles zones s’inscrit dans une tradition de pensée qui fait primer les données naturelles et de supposés héritages culturels sur les réalités sociales et économiques, estime le géographe dans une tribune au « Monde ».

      La proposition de revoir le gabarit et la taille moyenne des régions françaises n’apparaît pas comme exaltante pour une campagne électorale présidentielle, sauf à la lier à une philosophie du rapport à l’#environnement. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon en s’inscrivant dans un courant idéologique états-unien, celui du biorégionalisme.
      En effet, c’est dans le contexte américain, c’est-à-dire d’une société de pionniers, qu’a été formalisé dans les années 1970 ce courant de réforme radicale et utopiste, antimoderne et anti-urbain. Il propose de substituer au découpage en Etats fédérés, largement fondé sur des blocs géométriques constitués au fur et à mesure de la conquête, un découpage naturel censé être également plus proche des cadres de peuplement amérindiens.
      Il s’agit, autrement dit, de retrouver une logique territoriale organique pour effacer le cadre abstrait imposé par la colonisation, et fonder une société régionale solidaire, en harmonie avec les cadres de vie à préserver. La figure la plus fameuse d’une telle écorégion est la #Cascadia, qui réunirait des espaces de la côte Pacifique jusqu’au cœur des Rocheuses à cheval sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. C’est donc aussi le cadre national qui est remis en cause dans une sorte de panaméricanisme de petites éco-nations.

      Ce courant de pensée utopiste, jamais repris par les grands partis, postule l’#autarcie comme idéal social et environnemental. Il a certainement le mérite de pousser à prendre en compte les #bassins_versants [ensembles naturels drainés par un fleuve ou une rivière avec les crêtes ou les lignes de partage des eaux comme frontières] et les massifs comme des entités incontournables pour une gestion environnementale, au-delà du seul aménagement des fleuves par les grands travaux, et de mettre en débat les logiques productivistes, extractivistes et fonctionnalistes. Mais il ne peut penser la question urbaine et migratoire autrement qu’en termes négatifs. C’est bien là sa limite fondamentale, y compris pour les projets politiques transformateurs, décoloniaux et écologistes.

      En Europe, la #régionalisation, ou division des territoires en régions, a combiné références historiques héritées et aires de polarisation des grandes villes, ceci aussi bien dans les systèmes fédéraux, régionalistes que centralisés. Le biorégionalisme reste cantonné aux questions de gestion des ressources naturelles, avec notamment les agences de l’eau françaises (ex-agences de bassins) qui constituent un modèle et se déclinent au niveau local en périmètres de contrats de rivière ou de milieu.

      Mais vouloir faire du bassin versant l’alpha et l’oméga de l’#organisation_territoriale régionale promeut cette figure « naturelle » hors de sa fonction actuelle. Elle devient alors une alternative radicale à l’organisation territoriale fondée sur des solidarités historiques et culturelles et sur des réalités fonctionnelles (emplois, transports, échanges économiques, fournitures de grands équipements) autour de #métropoles étendues et polarisantes. Ce deuxième point était au centre de la définition initiale des périmètres de régions françaises.
      Les « #métropoles_d’équilibre », dotées de grands équipements aux grandes heures de l’#aménagement_du_territoire, trônaient alors au cœur de régions polarisées, dont les dénominations ne s’interdisaient plus des références aux provinces historiques. L’agrandissement-fusion des régions en 2016 a éloigné le lien systématique à la métropole chef-lieu, mais le cadre de référence reste celui des solidarités historiques qui ont pu construire des bassins économiques couplé aux logiques métropolitaines.

      Dès lors, quel serait l’enjeu de refonder un découpage régional sur le principe biorégional ? Changer d’échelle pour concevoir la #transition_écologique impérative ? Mais cela est plus une question de changement institutionnel que de découpage, et nécessiterait plutôt d’instaurer des sortes de puissantes régions-Länder sur le modèle allemand ou régions-generalidades sur le modèle espagnol. Ceci en supprimant les départements et en instaurant une tutelle sur les municipalités. Ce n’est pas dans le projet mélenchonien.

      La #coopération_métropolitaine dans le viseur

      S’agit-il de mettre les logiques environnementales au cœur des politiques publiques ? Mais la question centrale est la question énergétique et, sauf à croire que l’on reviendra à l’âge des grands travaux hydrauliques et nucléaires de la source à l’embouchure des fleuves comme priorité d’aménagement, les enjeux sont avant tout métropolitains, qu’il s’agisse du logement et des systèmes de mobilités décarbonées.

      Or, dans le découpage esquissé en écorégions, les cadres départementaux subsistent et des espaces métropolitains sont éclatés entre plusieurs régions, comme la métropole lyonnaise et la partie française de l’aire genevoise notamment, ou restent coupés de leur arrière-pays comme Nantes, ou encore sont dissous dans un gigantesque ensemble comme la région parisienne rattachée aux confins normands bien éloignés de la Seine.

      Outre ces aspects liés au découpage, une telle réforme attaquerait avant tout l’idée de gouvernement métropolitain, qui a déjà tant de mal à exister en France. La proposition mélenchonienne rejoint, par cet aspect, la vision territoriale de la droite et de l’extrême droite, qui ont également la coopération métropolitaine dans le viseur. Ceci pour des raisons très différentes : promotion de clubs de communes nanties, refus des solidarités dans l’allocation des ressources et de la localisation des équipements, et plus fondamentalement croyance dans l’idéologie de la fragmentation concurrentielle des aires urbaines par « communautés d’intérêts » avec recours massif aux services privés à la carte.

      A d’autres échelles, on sait la pensée de Jean-Luc Mélenchon adepte de concepts « réalistes », qui expliquent les logiques géopolitiques par les seuls rapports de force et les supposées légitimités culturelles de grandes puissances. Particulièrement celui de « zone tampon légitime » pour certains impérialismes, à condition qu’ils s’appuient sur l’argument de la proximité culturelle et historique.

      Ainsi, le Donbass et une bonne partie des pays baltes pour la Russie ou Taïwan pour la Chine, et leurs millions de citoyens, pourraient légitimement basculer dans les pires dictatures en exercice à l’issue de « conférences des frontières ». Celles-ci étant forcément dominées par ces mêmes concepts réalistes censés fonder les principes de légitimité indépendamment du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On pense alors aux funestes expériences qui constituent les modèles : Berlin (1885), Yalta (1945) ou récemment Dayton pour la Bosnie-Herzégovine (1995) et ses déplacements de population.

      La campagne sera territoriale à toutes les échelles, et certaines convergences paradoxales sont à noter. A la social-démocratie maintenant de décliner son projet territorial et environnemental loin des facilités simplificatrices qui pourraient dissoudre les rares cadres métropolitains de redistribution et de planification de la transition, et loin du fantasme mortifère des zones tampons impérialistes légitimes.

      ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/22/le-geographe-frederic-giraut-reagit-aux-ecoregions-promues-par-jean-luc-mele

    • Je ne suis pas sur qu’une fois au pouvoir, ils veuillent le faire.

      Et si j’ai bien compris, c’est pas un découpage uniquement selon les bassins versants (t’as vu la gueule des formes que ca fait), ca prend en compte plus de critères (comme les bonnes vieilles distances aux sous préfectures, mais de nos jours, on s’en fout. Et puis on accepte que les gens fassent 200km pour un hôpital, alors ... (troll) ).
      C’est plus dans le cadre d’une grande décentralisation. Si des régions doivent s’auto gérer, alors autant de pas leurs donner de contraintes trop artificielles.
      Déjà, ils veulent garder les départements (pas vu d’avis contraire). Or les départements de Napoléon ont souvent leurs limites sur les courts d’eau, donc ca contredit la création de zone par bassin versant.

      Je suis surpris que ca prenne une tournure fasciste directement. A croire que tout peut devenir fasciste quand c’est utilisé par des fascistes. Limite vs frontière...

      Mais je pense qu’ils vont dérouler tout le programme de la FI au fil des mois avant les elections, surtout pour montrer qu’ils ont bossé.
      Et ils commencent par les sujets sûrement les moins névralgiques. Y’en a au moins 40... on a le temps.
      ▻https://melenchon2027.fr/livrets-2022

    • Pour moi l’objectif 1 de ce projet, c’est de faire rallier EELV rapidement pour enfoncer le clou de « la gauche c’est nous et c’est nous qu’on a une dynamique de rassemblement », pour le vote utile y compris législatives. Objectif électoral à court terme.

      L’objectif 2, c’est de faire sauter les baronnies LR et PS et que LFI (+ verts) gagnent une poignée de régions. C’est un projet qui va pousser encore plus le PS à s’allier avec LR pour les achever. Une telle refonte entraînerait au passage le rebrassage de gouvernance des agences de l’eau, ARS, CA d’hôpitaux, chambres consulaires, PNR, ONF, etc... Sans compter que la redéfinition des compétences régionales entraîne un redispatching de compétences sur les autres échelons (départements : lycées, formation et développement économique par ex...). Objectif électoral à moyen et long terme.

      Le reste c’est les objectifs tertiaires, mais de façade (résilience et régénération, air, santé...) Objectifs politiques. Mise en œuvre et efficacité pas garantie, c’est un euphémisme.

      M’enfin dans le contexte de verrouillage socio technique et politico économique dans lequel nous baignons et qui nous mène à l’extinction, je trouve ça sympa des gens qui veulent faire (un peu) bouger les lignes du business as usual. Pas de quoi sauter au plafond, mais sympa.

    • Écorégions : pourquoi Mélenchon veut redécouper la France

      ▻https://reporterre.net/Ecoregions-pourquoi-Melenchon-veut-redecouper-la-France

      Le principe posé, à quoi ressembleraient exactement ces écorégions ? S’il est encore trop tôt pour le savoir précisément, le député LFI Gabriel Amard, copilote du projet, donne quelques précisions : « Il y en aurait 22, 24, peut-être plus, le découpage n’est pas encore arrêté, c’est en réflexion. En attendant, il ne faut pas se figer sur la cartographie. »

      Pour ça, c’est raté. Lors de la conférence de presse consacrée aux écorégions début juillet, une carte faisant apparaître treize régions [1] structurées selon les grands bassins hydrographiques a été affichée. Présentée comme une simple illustration et non comme une version définitive, elle a laissé penser qu’un premier tracé était déjà esquissé.

  • « La #puissance ne repose plus seulement sur les territoires, les ressources ou l’armée : elle dépend de la capacité à contrôler les #flux »

    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/01/la-puissance-ne-repose-plus-seulement-sur-les-territoires-les-ressources-ou-

    Selon l’historien Xavier Carpentier-Tanguy, spécialiste des mondes marins, le bras de fer autour du détroit d’Ormuz révèle l’émergence d’une « #rhéocratie », un nouvel ordre géopolitique où la puissance ne dépend plus seulement de la maîtrise des territoires mais aussi de la capacité à contrôler, sécuriser ou perturber les flux physiques et immatériels mondiaux.

  • #Incendies : “Il n’y a pas de #conscience #écologique qui se réveille au cœur des #flammes”
    ▻https://www.nouvelobs.com/ecologie/20260725.OBS116943/incendies-il-n-y-a-pas-de-conscience-ecologique-qui-se-reveille-au-c-ur-d

    Entretien L’anthropologue Elise Boutié a passé sept mois en #Californie, à enquêter sur la mémoire d’une communauté touchée par « #Camp_Fire », l’un des plus meurtriers feux de forêt américains. Dans sa thèse, elle montre avec finesse que l’incendie ne remet pas en cause les modes de vie qui réchauffent la planète. Au contraire, il les accentue.

    • le titre de la thèse d’Élise Boutié
      La maison brûle : cultiver le déni du changement climatique après un mégafeu en Californie du nord
      ▻https://theses.fr/2024EHES0039
      fournirait un bon titre au Figaro Magazine :-D

      Résumé
      Basée sur une ethnographie de sept mois, cette thèse d’anthropologie politique de l’environnement s’intéresse aux récits, perceptions et manières d’habiter la forêt et la maison après que l’incendie le plus destructeur de l’histoire de Californie ait détruit plus de 19 000 structures humaines, 62 000 hectares de forêt et tué 85 personnes, bouleversant la vie matérielle et symbolique de sept villes et villages d’un haut plateau boisé situé dans les contreforts de la Sierra Nevada. Si l’incendie est débord vécu comme un événement historique de grande ampleur qui a non seulement surpris les habitant.es et les autorités, mais surtout qui mis leur monde sens dessus dessous, dès novembre 2019 date qui marque le premier anniversaire, un certain nombre de dispositifs sont mis en place pour orchestrer l’oubli du 8 novembre 2018 et ainsi relativiser son impact. À partir de cette tension qui oscille entre volonté d’orienter l’écriture de l’histoire et reconnaissance du caractère exceptionnel et de l’urgence à réagir face au phénomène des méga-feux, la thèse se demande comment se fait-il que les habitant.es cultivent le déni de la réalité des changements climatiques et de la réalité de la menace de disparition qu’ils font planer sur leurs lieux de vie alors même qu’iels expriment un profond attachement à ce territoire en particulier et à la forêt en général ? La thèse répond à cette question en trois temps et en suivant trois fils d’analyse : la maison, la forêt et l’église évangélique car ces trois figures constituent selon nous la colonne vertébrale du modèle socio-politique états-unien, modèle dont l’hégémonie et la promotion sont en partie responsables du nouvel ordre climatique qui est le nôtre. D’une part, nous pensons que le désir d’appartenir ou d’être perçu.e comme appartenant à la classe moyenne est plus fort que le principe de réalité qui met en danger et en jeu les conditions d’habitabilité du territoire. D’autre part, les valeurs présentées et perçues comme fondamentales au sein de la société états-unienne, notamment celle de puissance de l’individu auto-construit (« self made man »), font écran aux relations d’interpénétration et d’interdépendance qui lient positivement les humains à leurs environnements, anéantissant toute possibilité d’en prendre soin et d’être transformé.e par eux. Enfin, la puissance des schémas narratifs portés et véhiculés par la religion évangélique, dont le pouvoir sur le ridge est indéniable, prolonge et perpétue la pensée selon laquelle l’humain qui croit et qui entretient son lien avec Dieu serait un être protégé des cataclysmes terrestres, reléguant ces derniers à de pures anecdotes sans conséquence pour et dans la vie terrestre. Construite en quatre parties (« Habiter », « Incendier », « Effacer », « The New Normal ? ») et neuf chapitres, la thèse traite la catastrophe comme un événement autant révélateur que catalyseur d’enjeux socio-politiques tels que la violence sociale, l’alliance de classes au-delà de l’alliance politique, l’attachement à l’image de la classe moyenne, la mémoire encadrée, le traumatisme climatique, la relation naturaliste à la forêt et la migration d’agrément.

  • Protecting our #FLOSS commons from LLMs — Codeberg News
    ▻https://blog.codeberg.org/protecting-our-floss-commons-from-llms.html

    In Brief:

    – Two motions regarding “#artificial_intelligence” and Large Language Models (#LLMs) were voted on among Codeberg e. V. members and passed.
    – We are promising to not use any of your data to train #LLM and explain what the planned Terms of Use change mean for ’#vibe-coded' projects.
    – We believe that LLMs endanger the free/libre software #ecosystem as a whole.

    The #Codeberg e. V. annual assembly is the meeting that puts power into the hand of our active members. Proposals are discussed live, and later voted on asynchronously.

    Since Large Language Models (LLMs) are an emerging but controversial technology, it is not surprising that two of the votes were concerned with Codeberg’s position about this technology. The 14-day voting period ended yesterday and both proposals were accepted.