• The Millions Who Left

    Since German reunification, millions of people have left the East, triggering a demographic crisis. Data now shows exactly what happened – and why there’s cause for hope.

    –-> les cartes et le graphique montrent comment il y a eu à partir de la chute du mur et pendant quelques années une forte #émigration de l’Allemagne de l’Est à l’Ouest, les flux ont diminué petit à petit à partir de la fin des années 90. Et en 2017, changement : il y a eu plus de personnes qui ont immigré en Allemagne de l’Est depuis l’Allemagne de l’Ouest que de personnes qui ont fait l’inverse.

    https://www.zeit.de/politik/deutschland/2019-05/east-west-exodus-migration-east-germany-demography

    #Allemagne #migrations #évolution #histoire #flux_migratoires #visualisation #cartographie #flux_inversés #réunification #chute_du_mur #Allemagne_de_l'Est #Allemagne_de_l'Est #préjugés #invasion #ouverture_des_frontières #frontières_ouvertes

    ping @reka @fil @simplicissimus

  • Cartographier les migrations #1 : Un monde de cartes

    Verbatim

    Cela fait longtemps que l’Humanité produit différents types de cartes. Cartes polynésiennes, table de #Peutinger, portulans, etc., nombre d’entre elles étaient notamment conçues pour le repérage et l’organisation des déplacements humains sur terre ou en mer.

    L’histoire de la cartographie est aussi l’histoire de la représentation du Monde. Si la première carte du monde connu date de l’époque babylonienne (vers 600 avant notre ère), ce sont les grecs qui ont posé les fondements de la cartographie scientifique : mesure de la rotondité de la terre (Ératosthène), systèmes de projection, découpages en zones, etc.

    Les premières représentations de données sous la forme de graphiques sont également très anciennes : elles datent du XIVe siècle et sont signées Nicolas Oresme, un intellectuel né en Allemagne, ancien évêque de Lisieux à qui sont attribués les premiers histogrammes de l’Histoire.

    En 1826, une conjonction graphique qui mêle ces histoires de la mise en graphique et de la cartographie s’ouvre avec les travaux du français #Charles_Dupin. Nait alors la première carte (#choroplèthe) représentant des données statistiques localisées invisibles à l’œil nu, une carte de l’instruction populaire en France. Comme l’indique #Gilles_Palsky, on a effectivement d’abord appris à représenter le temps sous la forme de diagramme, puis l’espace sous la forme de carte.

    Et puis, il y a #Charles_Joseph_Minard, ingénieur civil français qui entreprend, à l’heure de la retraite, un travail considérable de cartographie statistique fondé sur « un calcul par l’œil ». Sa carte figurative sur la Campagne de Russie de 1812-1813 est d’ailleurs considérée aujourd’hui comme le « Gold Standard » de la dataviz.

    Minard produira nombre de cartes et graphiques descriptifs de mouvements de transports, avant d’étudier également ceux de populations humaines. Sa mise au point de plusieurs variables visuelles posera les fondements d’une école française de la sémiologie cartographique.

    La publication illustrée des Lois de la migration à la fin du XIXe siècle par #Ernst_Georg_Ravenstein, cartographe allemand installé à Londres, ouvre la voie vers un changement de paradigme théorique : les approches monographiques, purement descriptives, sont progressivement complétées par une vision idiographique qui donnera lieu à un renouvellement progressif des méthodes et des cartographies correspondantes.

    Le tournant spatial de la fin des années 1960 entraînera dans son sillage un renouvellement de la figure de la carte statistique liée à un double mouvement. D’une part, les principes de sémiologie acquis au cours du temps sont formalisés par Jacques Bertin, dans le registre de la cartographie générale ; ils incluent à la marge des considérations liées aux déplacements. D’autre part, le développement d’une algorithmie spécifique au traitement et à l’analyse de données localisées va devenir une pratique courante avec les travaux de #Waldo_Rudolf_Tobler, géographe américain qui publiera, notamment, les premiers scripts autorisant le dessin automatique sur une carte, décrivant en particulier des interactions territoriales par des flux ; plus généralement l’émergence de nouveaux outils, les Systèmes d’information géographique.

    La production cartographique actuelle sur les déplacements, forte des acquis théoriques et méthodologiques du passé, est soutenue ces dernières années par le développement de l’informatique graphique et un engouement général pour la cartographie. Sa fabrique connaît en effet un renouvellement profond dans le contexte de la cartographie 2.0, une évolution en même temps qu’une ouverture des outils et des pratiques qui s’inscrit dans un contexte de permanence de questionnements anciens (figurer des routes, des directions majeures, montrer des zones d’accumulation, …).

    https://neocarto.hypotheses.org/5807

    #vidéo #migrations #cartographie #visualisation #Nicolas_Lambert et #Françoise_Bahoken (@fbahoken) #mobilité #flux #histoire_de_la_cartographie #histoire

    https://www.youtube.com/watch?v=j-QeXDiK1Iw

    #ressources_pédagogiques
    ping @karine4

    • Cartographier les migrations #2 : enjeux théoriques et méthodologiques

      Verbatim

      Les images cartographiques produites au cours du temps sur des mouvements et déplacements apparaissent diverses dans leur forme, dans leur fond et dans leur mise en œuvre. Dans la mesure où elles peuvent être (perçues comme) complexes, il devient intéressant de les examiner de plus près.

      Pour cela, il convient d’adopter une posture critique dé-constructive de ces images pour essayer d’identifier les éléments qui les composent, leur structure élémentaire et plus loin leur fondement théorique. Quel est le processus mis en œuvre pour réaliser cette carte de migrations ? Dans quel cadre théorique (approche réseau, approche gravitaire, approche visuelle) s’inscrit-elle ? Quel phénomène y est symbolisé ? A l’aide de quels procédés ?

      Cette seconde partie du séminaire met en œuvre une approche compréhensive à visée pédagogique, pour présenter les enjeux théoriques et méthodologiques d’une cartographie de migrations. Le rappel des notions mobilisées concernant la mesure de l’information est mis en perspective avec la symbolisation cartographique qui peut être réalisée en lien avec une difficulté spécifique qui se pose d’emblée pour les migrations.

      L’usage de la #flèche génère une erreur qui conduit généralement à interpréter son dessin sur une carte comme une généralisation de comportements individuels, alors qu’elle symbolise plutôt le comportement d’un agrégat – et non celui d’un groupe ou d’un individu. Son examen conduit à arbitrer sur le choix du niveau de chacune des composantes (sociale, spatiale, temporelle …) mobilisée dans l’analyse cartographique des déplacements, en général.

      La prise en compte de ces choix théoriques dans la symbolisation graphique des migrations n’est donc pas sans conséquences sur le type d’images réalisée, sur leur signification. On montre enfin qu’il existe en réalité trois modalités cartographiques de ces déplacements qui diffèrent fondamentalement sur les plan graphique et théorique.

      https://www.youtube.com/watch?v=Xy5M-Irpom0


      https://neocarto.hypotheses.org/5809
      #flèches

    • Cartographier les migrations #3 : enjeux rhétoriques
      Verbatim

      La carte est l’instrument fondamental du géographe. Elle permet de faire émerger des hypothèses, de tester une intuition, de valider un raisonnement, de spatialiser le regard. En sciences, la carte peut d’ailleurs valoir de preuve. L’élaboration d’une carte à la fin d’un processus de recherche permet aussi d’expliquer par l’image le résultat d’un raisonnement donnant toujours lieu à une #représentation donnée du Monde, située. Le fait qu’il y ait 1000 et 1 manières de mettre le Monde en cartes suggère autant de discours envisageables. La carte illustre en réalité, par l’intermédiaire d’un langage graphique plus ou moins formel, un ensemble d’arguments dont la présentation n’est pas dénuée de techniques de rhétorique.

      Certaines cartes de l’agence #Frontex en sont l’exemple frappant. En représentant des migrations sud-nord par de grosses flèches rouges pointant de façon menaçante vers les pays de l’Union européenne, leurs cartes font plus que mettre, simplement, des chiffres en images. Elles racontent un phénomène inscrit dans un espace géographique, de son point de vue : celui d’une autorité qui considère qu’il faut « protéger » les frontières européennes de l’arrivée de migrants jugés trop nombreux. Le mode de représentation traduit un parti pris cartographique indéniable pour soutenir leur position. Et pourtant, d’autres choix étaient possibles : en jouant sur l’#échelle du rendu ou sur les #figurés graphiques eux-mêmes, ou sur les questionnements sous-jacents. Qu’y a-t-il derrière ces grosses flèches rouges ? Quid des histoires individuelles de ces hommes, de ces femmes et enfants en migration ?

      Faire une carte, ce n’est pas mettre en image le réel, c’est en représenter une facette. C’est porter un regard sur le Monde, donner une représentation nécessairement tronquée et simplifiée de la réalité. La réalisation d’une carte résultant de choix pris dans un éventail de possibles, elle n’est ni totalement objective, ni complètement neutre ; elle se doit donc d’être conçue avec honnêteté.

      Les cartes servent aussi à dénoncer, à alerter. C’est l’objectif de celles qui sont réalisées depuis 2003 sur les morts et portés disparus aux frontières de l’Europe. En montrant les logiques spatiales et leurs évolutions à travers le temps, ces cartes permettent de mettre directement en cause les politiques de durcissement des frontières extérieures de l’Union européenne et leurs conséquences. Chaque fois qu’un point de passage est fermé (détroit de Gibraltar, Iles Canaries, Lampedusa,  etc.), les #flux_migratoires sont déviés mais non stoppés. En d’autres termes, chaque fermeture conduit à des morts… La carte réalisée dans ce contexte joue alors un rôle de contestation qui n’est pas sans rappeler la démarche du géographe américain #Wiliam_Bunge.

      Enfin, l’exemple de la cartographie des migrants syriens permet de montrer à quel point les images cartographiques peuvent être sujettes à caution. En changeant les mots, les couleurs, la taille des symboles, l’emprise de la vue, il est possible de faire tout dire à une carte, et son contraire ! À travers cet exercice de #déconstruction, l’esprit critique est de mise. Cette mise en garde permet de démontrer qu’aucune carte n’est innocente ; que derrière chacune d’elles se cachent des choix et des intentions qu’il faut savoir débusquer pour bien comprendre son message.

      https://neocarto.hypotheses.org/5811
      #rouge #préjugés #invasion #afflux

  • L’#aide_au_développement peut-elle réguler l’immigration ?

    Moins de pays, davantage de financements privés et un accent plus fort mis sur la migration : le débat politique sur la réorientation de l’aide suisse au #développement commence en mai. #Fritz_Brugger, maître de conférences et conseiller en matière d’aide au développement, évoque les risques et les opportunités.

    swissinfo.ch : Le Conseil fédéral souhaite obtenir le soutien le plus large possible à l’orientation de l’aide suisse au développement au cours des quatre prochaines années. Pour la première fois, les politiciens et les groupes d’intérêt pourront s’exprimer à l’avance. L’aide au développement va-t-elle à l’avenir moins fâcher les esprits ?

    Fritz Brugger : Je crains que non... Jusqu’à présent, la discussion s’est principalement concentrée sur la question du niveau d’engagement de la Suisse, c’est-à-dire combien d’argent devrait aller à la coopération au développement. Cette situation est en train de changer avec la consultation prévue, qui se concentrera davantage sur des questions de contenu et d’instruments, qui étaient auparavant laissées aux experts.

    swissinfo.ch : Cela semble plutôt positif…

    F.B. : Un débat public sur le mandat actuel de la coopération suisse au développement est souhaitable, oui. Mais il y a un risque que des questions techniques soient politisées. En pleine année électorale, ce risque pourrait se confirmer. La coopération au développement est un effet un thème sur lequel les politiciens aiment bien s’écharper.

    swissinfo.ch : La coopération suisse au développement se concentre désormais sur quatre régions. Les intérêts de l’économie suisse devraient également être davantage pris en compte et l’aide au développement plus étroitement liée aux migrations. Ces mesures ont-elles un dénominateur commun ?

    F.B. : On peut constater que la coopération au développement se concentre davantage sur les intérêts à #court_terme de la Suisse. Jusqu’à présent, tout le monde reconnaissait qu’il était dans l’intérêt à long terme de la Suisse de lutter contre la #pauvreté. L’intérêt à court terme de la Suisse est désormais de limiter l’immigration. L’aide au développement doit ainsi être transformée en un instrument de gestion des migrations.

    swissinfo.ch : Qu’y a-t-il de mal à cela ?

    F.B. : Les recherches montrent que la coopération au développement ne réduit pas la migration à court terme. On ne peut pas se contenter de regarder les Syriens et les Érythréens qui viennent en ce moment en Suisse et orienter toute l’aide au développement en conséquence. Les raisons qui influencent la migration sont multiples.

    Cette approche, qui est axée sur l’intérêt personnel à court terme, comporte également le risque de passer d’une approche de long terme et fiable de la réduction de la pauvreté à des interventions à court terme. Selon le nombre de réfugiés et de migrants qui arrivent dans notre pays, la Suisse pourrait ainsi décider d’abandonner ou de poursuivre sa coopération au développement dans la région d’origine.

    swissinfo.ch : Quelles en seraient les conséquences ?

    F.B. : Le risque est de créer une contradiction interne, car l’argent investi pourrait ne pas avoir d’effet à long terme. En termes d’#efficacité, l’argent ne serait donc pas dépensé de manière optimale, ce qui donnerait lieu à des critiques justifiées. Les mesures de coopération au développement devraient surtout être examinées en fonction de leur impact.

    Le choix des acteurs et des instruments devrait également être fondé sur l’impact. Prenons l’appel en faveur d’un rôle accru pour le secteur privé : le secteur privé doit jouer un rôle dans tous les cas. L’ampleur de ce rôle devrait toutefois dépendre de comment et avec quel acteur il est possible d’obtenir l’impact le plus important.

    swissinfo.ch : Estimez-vous que la réduction de la pauvreté est l’objectif le plus menacé ?

    F.B. : Il y a un risque que certains instruments ou certaines questions dominent, sans tenir compte des tendances et des défis à long terme.

    Par exemple, on ne peut fondamentalement pas reprocher à la Suisse de vouloir réduire le nombre de pays qu’elle aide pour rassembler les forces. Cependant, il est important de garder à l’esprit que la géographie de la pauvreté – qui comprend non seulement le manque d’argent, mais qui se mesure aussi en termes de santé, de nutrition, d’accès à l’eau ou à l’éducation – a changé. Il y a de moins en moins de « pays pauvres », mais de nombreux pays dans lesquels des groupes de population de certaines régions vivent dans la pauvreté ou dans lesquelles la pauvreté est aggravée par une urbanisation rapide. De telles #inégalités présentent également un grand potentiel de tensions sociales.

    swissinfo.ch : La Suisse est-elle le seul pays à réorganiser sa coopération au développement et à se concentrer sur ses propres intérêts à court terme ?

    F.B. : Actuellement, les États servent de plus en plus leurs propres intérêts. Et la question des migrations domine le débat politique interne dans de nombreux pays. De ce point de vue, la discussion en Suisse s’inscrit dans une tendance générale.

    Au sein de l’Union Européenne (#UE), par exemple, il y a une pression considérable pour gérer la migration avec les fonds de la coopération au développement. Et en #Angleterre, le discours sur les intérêts de la politique nationale et étrangère comme celui du rôle de l’industrie dans la coopération au développement se poursuit également depuis plusieurs années.

    swissinfo.ch : L’aide suisse au développement est appréciée pour sa neutralité et sa fiabilité. Voyez-vous cette réputation menacée par la réorientation ?

    F.B. : La réputation de partenaire sincère que s’est forgé la Suisse n’est pas menacée. Le pays est trop petit pour apparaître comme un acteur politique de pouvoir. En ce qui concerne la fiabilité, je suis moins optimiste. Les pays partenaires de la Suisse apprécient notre pays parce qu’il tient ses promesses sur le long terme. Si l’allocation des fonds de coopération au développement dépend à l’avenir des mouvements migratoires actuels, nous compromettrons cette réputation. La fiabilité est indispensable dans les questions de développement si nous voulons avoir un impact. Elle ferait ainsi défaut.

    swissinfo.ch : Par rapport aux Etats-Unis ou à l’UE, par exemple, la Suisse n’est de toute façon qu’un acteur insignifiant de l’aide au développement…

    F. B. : Bien que la Suisse soit financièrement un petit acteur, elle sait se positionner. Jusqu’à présent, elle a réussi à trouver des niches dans lesquelles elle peut avoir un impact important par rapport à l’argent investi. Il ne serait pas prudent de mettre en péril ce rôle d’acteur de niche avec une orientation à plus long terme basée sur un prétendu intérêt personnel à court terme.

    https://www.swissinfo.ch/fre/politique/politique-de-d%C3%A9veloppement_l-aide-au-d%C3%A9veloppement-peut-elle-r%C3%A9guler-l-immigration--/44866002
    #migrations #asile #réfugiés #coopération_au_développement #Suisse #flux_migratoires #gestion_des_flux_migratoires #Europe #EU #UK

    Le changement de cap pour Brugger :

    Jusqu’à présent, tout le monde reconnaissait qu’il était dans l’intérêt à long terme de la Suisse de lutter contre la #pauvreté. L’intérêt à court terme de la Suisse est désormais de limiter l’immigration. L’aide au développement doit ainsi être transformée en un instrument de #gestion_des_migrations.

    voir métaliste :
    https://seenthis.net/messages/733358

    • Il nuovo aiuto allo sviluppo fa litigare Berna

      La consultazione facoltativa fa emergere tutti i punti controversi, dal ritiro dal Sudamerica al budget ’insufficiente’

      Legami tra aiuto allo sviluppo e migrazione, ammontare dei fondi investiti, ritiro dall’America latina: sono alcuni dei punti che hanno fatto maggiormente discutere nel corso della procedura di consultazione sull’orientamento da dare all’aiuto allo sviluppo elvetico nei prossimi anni.

      È la prima volta che le grandi linee della cooperazione internazionale vengono sottoposte a procedura di consultazione facoltativa. Il progetto prevede che gli aiuti tengano maggiormente conto degli interessi della Svizzera, in particolare in materia di politica migratoria.

      Per il PLR, è positivo che venga dato maggior peso alla migrazione. Il partito si aspetta ora che queste intenzioni si concretizzino. Oltre a rafforzare il dialogo e i partenariati in materia, occorre adoperarsi per concludere nuovi accordi di riammissione, ha sottolineato.

      PS e Caritas apprezzano dal canto loro il fatto che il legame tra aiuti e migrazione non sia soggetto a condizioni rigorose. I socialisti deplorano però che collegando questi due aspetti venga ridotta l’interazione complessa tra cooperazione e migrazione con il solo scopo di ridurre gli arrivi.

      Analogo il punto di vista della Croce Rossa Svizzera, per la quale la Confederazione deve utilizzare l’aiuto umanitario e i meccanismi di cooperazione allo sviluppo per ridurre la povertà, non per promuovere la politica migratoria.

      Per il periodo dal 2021 al 2024, il progetto prevede un budget di 11,37 miliardi, una somma ritenuta «insufficiente» dalle organizzazioni attive nell’aiuto allo sviluppo e dal PS. Ciò corrisponde allo 0,45% del reddito nazionale lordo (RNL) della Svizzera. Il Parlamento ha fissato quale obiettivo di dedicare lo 0,5% del RNL e il Consiglio federale si è impegnato ad aumentare questa quota allo 0,7%, come previsto dall’Agenda 2030, ricorda in particolare Swissaid.

      Il PLR indica dal canto suo che si pronuncerà ulteriormente sulla percentuale da destinare all’aiuto allo sviluppo, quando il messaggio sarà definitivo. Il partito del consigliere federale Ignazio Cassis sottolinea tuttavia che, oltre a un rigido obiettivo, è determinante l’efficacia con la quale i mezzi sono utilizzati.

      Diversi attori consultati ritengono che gli obiettivi siano formulati in modo troppo vago. La creazione della crescita economica sul posto deve essere la principale priorità, rileva il PLR.

      Per Unione sindacale svizzera, Alliance Sud, Swissaid, PS, Croce Rossa Svizzera e Accademia svizzera delle scienze naturali, gli obiettivi della cooperazione elvetica dovrebbero allinearsi a quelli dell’Agenda 2030 delle Nazioni Unite, ciò che implica in primis la riduzione della povertà.

      Per raggiungere tali scopi, non basta limitarsi alla cooperazione internazionale. La politica svizzera deve migliorare la sua coerenza in ogni dipartimento, in particolare nei settori della politica commerciale, fiscale e finanziaria. Tale esigenza deve essere esplicitamente menzionata, chiedono Alliance Sud, PS e USS.

      Il progetto prevede un riorientamento dell’aiuto internazionale elvetico su quattro regioni e 34 Paesi prioritari anziché su sei e 46 come avviene attualmente. Di conseguenza, la Svizzera si disimpegnerà progressivamente dall’America latina entro il 2024.

      Secondo il DFAE, tale concentrazione è necessaria. La politica in materia di sviluppo deve essere realistica e, affinché abbia un effetto tangibile, i fondi devono essere utilizzati in maniera mirata, scrive il PLR.

      Swissaid ritiene invece che viste le difficoltà politiche in questa regione, una partenza pura e semplice dell’aiuto svizzero «avrebbe conseguenze disastrose per le popolazioni locali».

      Caritas si mostra dal canto suo preoccupata per le sorti di Haiti. Tale Paese «dovrebbe essere considerato come un caso particolare».

      https://www.laregione.ch/svizzera/svizzera/1387562/il-nuovo-aiuto-allo-sviluppo-fa-litigare-berna

    • Une coopération au développement recentrée sur la Suisse

      En Suisse, le Conseil fédéral définit tous les quatre ans sa stratégie de coopération internationale. Pour la période 2021–2024, il souhaite fixer de nouvelles priorités. Ainsi, outre la lutte contre la pauvreté, les intérêts de l’économie et ceux liés à la politique migratoire et sécuritaire de la Suisse devront être davantage pris en considération lors du choix des pays et des programmes. « En vertu de son économie ouverte et très mondialisée, la Suisse dépend d’un ordre international stable », explique le ministre des Affaires étrangères, #Ignazio_Cassis (PLR), à la « Revue Suisse ». La Confédération a intérêt à ce que les principes de l’état de droit se renforcent dans les pays en voie de développement, d’une part pour la population locale, « d’autre part parce que ces pays constituent de futurs marchés ». Le conseiller fédéral poursuit en disant que la Suisse a intérêt « à s’attaquer aux causes de la migration irrégulière et forcée ».

      Concernant la politique migratoire, le Conseil fédéral veut cependant renoncer à faire dépendre l’aide au développement de la coopération d’un pays – par exemple pour le retour de refugiés renvoyés – comme l’exige l’UDC. L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) ainsi que les œuvres d’entraide ont pris position contre cette conditionnalité. Au printemps 2019, le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE a insisté sur le fait que l’aide suisse au développement devait se focaliser sur les besoins des pays partenaires, et non se mettre au service de la lutte contre la migration irrégulière.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/01/detail/news/detail/News/une-cooperation-au-developpement-recentree-sur-la-suisse-1

      #root_causes

  • Opening the floodgates ? European migration under restrictive and liberal border regimes 1950-2010

    The effect of ‘open borders’ on migration has been the subject of substantial controversy. Political rhetoric and media images help stoke fear of uncontrolled mass migration that in turn fuels arguments in favour of tighter immigration regulations and border controls to ‘bring migration back under control’. In public debates, removing migration barriers is frequently portrayed as tantamount to ‘opening the floodgates’. However, immigration liberalisation may increase also circulation and return, rendering the effect on net migration theoretically ambiguous. Drawing on bilateral flow data over the 1959-2010 period contained in the DEMIG C2C database, this paper uses European Union (EU) enlargement as a case study to assess how liberalising border regimes affected migration flows. The analysis suggests that, with some exceptions, liberalisation boosted circulation rather than led to a structural increase in intra-EU migration. While removing migration barriers can lead to migration surges—particularly when economic gaps between origin and destination countries are large—these tend to be temporary, after which migration becomes more circular and tends to consolidate at lower levels. And while intra-regional circulation in the EU has grown, closing external EU borders has increasingly pushed non-EU migrants into permanent settlement along with significant family migration. These factors help to explain the structural rise in non-EU immigration, defying policy expectations that opening internal borders would decrease non-EU immigration.

    https://www.imi-n.org/publications/opening-the-floodgates-european-migration-under-restrictive-and-liberal-borde
    #flux_migratoires #ouverture_des_frontières #histoire #statistiques #migration_circulaire #chiffres #préjugés

    merci @isskein
    Le texte apporte probablement des éléments, notamment statistiques, intéressants, mais, en le parcourant rapidement, c’est quand même un peu indigeste...
    c’est ce type de graphiques qui est proposé :


    Je me dis qu’il serait super important d’en tirer des visualisations plus facilement compréhensibles...
    Un travail qui pourrait être confié à l’équipe @visionscarto, si seulement elle avait le temps (et un peu d’argent, hein ?) pour le faire...
    @reka @simplicissimus @fil

  • Paolo Gentiloni : « L’esercito italiano sarà impegnato in Sahel contro il terrorismo »

    «Partiremo con un’operazione bilaterale con il Niger che naturalmente ha un interesse specifico anche per quanto riguarda i flussi migratori dalla Libia»

    http://www.huffingtonpost.it/2017/12/13/paolo-gentiloni-lesercito-italiano-sara-impegnato-in-sahel-contro-il-
    #armée #sahel #migrations #asile #réfugiés #Niger #Italie #accords_bilatéraux #accord #terrorisme #anti-terrorisme #Sahel #Sahara #opération_militaire

    Je traduis cela, le chapeau :

    «Partiremo con un’operazione bilaterale con il Niger che naturalmente ha un interesse specifico anche per quanto riguarda i flussi migratori dalla Libia»

    –-> « on partira avec une opération bilatérale avec le Niger qui naturellement a un intérêt spécifique aussi concernant les flux migratoires de la Libye. »
    Le titre disait : « L’armée italienne sera active dans le Sahel contre le terrorisme »
    Et voilà qu’en quelques mots l’#amalgame est faite entre terrorisme, migrations et #criminalité. Un chef d’oeuvre de la propagation des #préjugés
    #criminalisation

    cc @reka

    • Il governo manderà soldati italiani in Niger

      Saranno inviati 470 uomini e 150 veicoli per addestrare le truppe nigerine e per combattere il traffico di migranti

      http://www.ilpost.it/2017/12/14/missione-italia-niger

      –-> 470 soldats italiens envoyés au Niger pour « former les troupes nigérianes et combattre le trafic de migrants »
      –-> et voilà que c’est dit : pour arrêter les flux migratoires (ici ils parlent de trafic de migrants, mais bon... l’autre article parlait bien de flux migratoires)... on envoie l’armée... comme si on était en #guerre contre les migrants.

      #it_has_begun, et c’est très très triste

    • J’ai vu ce matin que la presse française se félicitait de la création d’une Europe militaire :
      https://www.lecho.be/economie-politique/europe-general/L-Europe-lance-sa-cooperation-militaire-permanente/9963067?ckc=1&ts=1513324016

      info qu’on trouve surtout sur la presse économique, boursière, pour la press généraliste on fait dans le story telling dans le monde ils disent que c’est pour remonter le morale des européen après le brexit et pour répondre à une demande de trump...
      C’est le soir.be on raconte des belles histoires avant de nous envoyer nous coucher :
      « Ceci n’est pas une armée européeenne » affirme lesoir.be
      http://plus.lesoir.be/129354/article/2017-12-14/ceci-nest-pas-une-armee-europeenne
      c’est très très dégulasse
      #fascisme #racisme

    • Campagna italiana d’Africa nel Sahel sulle strade dei migranti

      Campagna d’Africa a fare cosa? Paolo Gentiloni: “L’esercito italiano sarà impegnato in Sahel contro il terrorismo”. Ma la frase che spiega veramente viene dopo,”Partiremo con un’operazione bilaterale con il Niger che naturalmente ha un interesse specifico anche per quanto riguarda i flussi migratori dalla Libia”.

      https://www.remocontro.it/2017/12/14/campagna-italiana-dafrica-nel-sahel-sulla-strada-dei-migranti
      #G5_Sahel

    • Niger: la missione militare italiana, un nuovo corso

      Al margine del vertice del G5 Sahel di Celle-Saint-Cloud, vicino a Parigi, Paolo Gentiloni ha annunciato l’invio di una missione militare in Niger con compiti di addestramento delle forze anti-terrorismo congiunte G5 Sahel. L’Italia sta approfittando dell’arretramento del sedicente Stato islamico, l’Isis, per alleggerire il suo impegno in Iraq e mandare circa 470 uomini nel terreno africano.

      http://www.affarinternazionali.it/2017/12/niger-missione-italiana-corso/?platform=hootsuite

    • Commentaire de Sara Prestianni sur FB :

      Qualche riflessione sull’intervento militare nostrano in Niger, fermo restando che si tratta di una operazione di contrasto all’immigrazione che cela interessi economici e geostrategici:

      1) che nozione di urgenza si applica per questa missione al punto da spingere Gentiloni a volerla far passare solo in commissione difesa senza discussione nelle Camere e alcuni rappresentanti PD a chiedere che venga rinviato lo scioglimento delle Camere a questo fine ?

      2) perché, se ancora non è chiaro se e come questa missione verrà approvata, un primo nucleo di parà è stato già inviato a Niamey

      3) Si definiscano le competenze della Folgore per una missione di controllo delle frontiere

      Queste le domande che si dovrebbero porre oggi a Gentiloni che su Ius Soli rimanda e su Niger accelera ....

    • Gentiloni in Niger come Cavour in Crimea?

      A metà dicembre, nel suo blog su HuffPost, Sara Prestianni scriveva che «la relazione tra militarizzazione, lotta ai migranti e al terrorismo - già emersa con il finanziamento della missione #EuCapSahel finalizzato alla formazione dei poliziotti di frontiera per il controllo dei migranti nella regione di Agadez – diventa strutturale. Il Niger diviene il nuovo avamposto militare dell’Occidente. Alle basi con i droni americani con licenza di uccidere si aggiungono oggi i mezzi europei. Nel mezzo migliaia di uomini, donne e bambini ostaggio della guerra ai migranti».

      http://www.huffingtonpost.it/marco-perduca/gentiloni-in-niger-come-cavour-in-crimea_a_23317882

    • Lettera aperta. L’Italia in armi sulle vie del Niger: una storia scritta sulla sabbia

      «La svolta africana. Soldati italiani in Niger non solo per addestrare (…). Con 470 uomini e 150 veicoli le nostre truppe svolgeranno anche «attività di sorveglianza e di controllo del territorio». All’inizio coi francesi, tra miliziani, contrabbandieri e migranti». Così Gianluca di Feo su «Repubblica» del 14 dicembre del 2017 ha anticipato ciò che il Ministero della Difesa ha sostanzialmente confermato il giorno seguente e che il presidente del Consiglio Paolo Gentiloni ha ribadito nei giorni di Natale. Nel Niger, dove mi trovo da quasi sette anni, il 18 dicembre si è celebrata la proclamazione della Repubblica, avvenuta 59 anni or sono. Mi vengono in mente una Repubblica di carta e l’altra di sabbia.

      https://www.avvenire.it/opinioni/pagine/italia-in-armi-sulle-vie-del-niger-armanino

    • Commentaire de Francesco Floris sur FB (29.12.2017) :

      Sulla questione Niger bisogna leggere i siti dei militari, dei veterani militari, degli amici dei militari, di quelli con le entrature militari, dei wanna be militari e derivati vari.
      Non per sposare le tesi ma per comprendere che cosa bolle in pentola.
      Dicono tutti le stesse cose.
      1. Non serve a niente a fermare i migranti perché «La missione in Niger rischia infatti di rivelarsi utile a ridurre l’impegno e i costi di Parigi nell’operazione Barkhane senza però scalfirne la leadership di Parigi nel Sahel mentre circa il contrasto ai flussi migratori illegali non va dimenticato che i trafficanti potrebbero optare per rotte alternative, aggirando il dispositivo militare italiano grazie alle le piste desertiche che attraversano il confine algerino per poi sconfinare in Libia a sud di Ghat, area in cui da alcuni mesi è stata registrata la presenza di miliziani dello Stato Islamico.» Oppure perché «Mi sembra velleitario pretendere di fermare i flussi migratori provenienti dall’Africa sub-sahariana sorvegliando solo il confine Niger-Libia perché i migranti muovono in piccoli gruppi diradati seguendo dei passatori (quindi per antonomasia profondi conoscitori del territorio in cui muovono) i quali possono contare sulla complicità di tutta una popolazione che lucra su tale fenomeno; non ci vuole nulla a by-passare quella regione». [http://www.analisidifesa.it/2017/12/luci-e-ombre-sulla-missione-italiana-in-niger/]

      2. Si domandano che senso abbia andare in zone altamente instabili senza poter premere il grilletto (loro scrivono «missione combat» ma tradotto significa «adoro l’odore del napalm al mattino»).

      3. Giungono tutti alle stesse conclusioni. E qui li lascio parlare: «In fin dei conti per bloccare i flussi migratori illegali l’arma più efficace (e la meno costosa) in mano all’Italia è rappresentata dai respingimenti sulle coste libiche dei migranti soccorsi in mare in cooperazione con la Guardia costiera di Tripoli». E ancora: «il metodo più adeguato alla bisogna, l’unico in grado di dare garanzie di riuscita é il blocco navale». [http://www.congedatifolgore.com/it/missione-in-niger-meglio-un-blocco-navale-che-svegliare-i-gruppi-jihadisti-dormienti-nel-sahel/]

      Purtroppo purtroppissimo le loro facili soluzioni (blocco navale e respingimenti collettivi) sono illegali oltre che disumane anche se avrebbero l’indubbio merito di gettare finalmente la maschera che copre i volti dei nostri governanti.
      E poi sarebbe brutto attuare un blocco navale e due mesi dopo presentare ad Oslo la candidatura di Lampedusa al Nobel per la Pace. Davvero brutto. Anche se in fin dei conti uno come Gentiloni potrebbe sempre rispondere che era pacifista negli anni ’80 ma che oggi, all’alba del 2018, «fra la vostra fede e la mia Glock, scelgo la Glock» (per citare un altro noto pacifista di Hollywood).
      Gentiloni: da pacifista militante a finanziatore di dittatori e guerre
      Speciale per Africa ExPress Antonio Mazzeo Catania, 11 dicembre 2016 Paolo Gentiloni l’ha spuntata: il ministro degli affari esteri e della cooperazione…
      africa-express.info

    • Il ministro Alfano in missione in Niger

      “Questa visita a Niamey giunge al culmine di un anno intenso di incontri ai massimi livelli fra Italia e Niger, che hanno portato i due Paesi ad avere rapporti sempre più stretti. Il Niger è oramai divenuto un alleato strategico nel quadro della nostra politica estera in Africa. L’Italia ha aperto l’Ambasciata a Niamey che ho inaugurato personalmente nel corso della missione odierna. Presto rafforzeremo i rapporti di cooperazione in materia di sicurezza con particolare attenzione alla formazione e supporto delle forze nigerine per il controllo del territorio ed il contrasto dei traffici illeciti, ad iniziare da quello di essere umani. Nel 2017, l’Italia ha destinato al Niger il 40% delle risorse a valere sul Fondo Africa, contribuendo ad affrontare le cause profonde del fenomeno migratorio. I dati dell’OIM evidenziano, infatti, una netta riduzione del numero di migranti che dal Niger entrano in Libia e un aumento dei rimpatri volontari di migranti dal Niger verso i Paesi di origine”.


      http://www.esteri.it/mae/it/sala_stampa/archivionotizie/approfondimenti/il-ministro-alfano-in-missione_17.html

    • Quali interessi sul Niger? Una intervista a Giacomo Zandonini

      «A mio avviso si utilizza la “questione migranti” per interessi geopolitici molto più ampi. Il Niger è diventato un paese importante, una base logistica e un paese sicuro per garantire gli interessi occidentali. L’Italia, alla fine del febbraio scorso ha aperto una propria ambasciata provvisoria a Niamey (la capitale Ndr) ma l’ambasciatore era già stato nominato nel dicembre 2016. Ora l’ambasciata è stata trasferita in altri locali e inaugurata alla presenza del ministro degli esteri Angelino Alfano ma, a quanto mi risulta il personale è ancora limitato. Non ci sono ancora funzionari addetti a occuparsi delle relazioni economiche e non c’è un ufficio consolare. Ma insieme a questo aspetto di forte visibilità si è mosso anche altro. Un percorso iniziato già nel 2010 col ministro dell’interno Roberto Maroni e con i primi interventi dell’Oim che si è accelerato negli ultimi due anni. L’Italia è il principale donatore del fondo fiduciario d’emergenza per l’Africa dell’UE, di cui il Niger è uno dei primi destinatari. Il nostro governo ha concesso 50 milioni di euro come supporto al budget dello Stato del Niger, un contributo in fase di erogazione, in più tranches, che serve anche per accreditarsi come partner. Non ci sono veri e propri obblighi rispetto all’uso che verrà fatto di questi soldi ma unicamente vincoli. In primis il fatto che questi soldi dovranno essere destinati ai ministeri della Giustizia e degli Interni. Perché si continui a versare le diverse tranche è necessario il soddisfacimento di alcuni indicatori molto ampi che vanno dalla riduzione del numero di migranti che passeranno dal Niger all’aumento di guardie di controllo alle frontiere. Di fatto però il contenuto dei contratti fra UE e Niger e fra Italia e UE non é stato reso pubblico. L’unico documento che ho potuto visionare è il decreto che stanzia il cobtributo, parte del “Fondo Africa” della Farnesina. Fra gli indicatori specifici che rientrano nell’accordo fra UE e Niger c’è l’allargamento e la ristrutturazione di una pista di atterraggio a Dirkou, un avamposto commerciale e militare nel nord del paese. Dirkou è un punto chiave della rotta verso la Libia, la pista di atterraggio attualmente è usata per voli militari e rari voli umanitari ma le ragioni del suo ampliamento vengono spacciate dai funzionari italiani come “umanitarie”. Dovrebbe servire a facilitare l’evacuazione di migranti dalla Libia e a garantire un supporto ai soccorsi nel deserto, realizzati dall’Organizzazione Internazionale per le Migrazioni con la Protezione Civile del Niger. A Dirkou si prevede anche di realizzare un nuovo “centro di transito” per migranti. Un altro requisito, per la prosecuzione del finanziamento italiano, è che il Niger adotti una Strategia nazionale per la sicurezza e una Strategia nazionale contro le migrazioni irregolari, documenti effettivamente redatti negli ultimi mesi».

      https://www.a-dif.org/2018/01/10/quali-interessi-sul-niger-una-intervista-a-giacomo-zandonini

    • Il Niger e i veri motivi del prossimo intervento militare italiano

      Cosa succede in Niger? Perché l’Italia sta portando un proprio contingente militare? Il motivo è il controllo dei flussi migratori oppure c’è altro? Vita.it raccoglie la testimonianza del giornalista e ricercatore #Giacomo_Zandonini, che ha passato due degli ultimi sei mesi nel Paese africano oggi al centro dell’attenzione europea. Zandonini è stato soprattutto nella regione di Agadez e nei villaggi sparsi nella zona predesertica sia per reportage (a questo link un suo contributo per Openmigration) che per il rapporto sul Fondo fiduciario della Ue per l’Africa promosso dalla rete di ong Concord Europe e per un lavoro di documentazione per l’Oim, Organizzazione internazionale delle migrazioni.

      http://www.vita.it/it/article/2018/01/17/il-niger-e-i-veri-motivi-del-prossimo-intervento-militare-italiano/145643

    • La camera approva la missione militare italiana in Niger

      La camera dei deputati ha approvato il decreto missioni con una larga maggioranza. Hanno votato contro Liberi e uguali e il Movimento 5 stelle. Si è astenuta la Lega nord, mentre il Partito democratico e Forza Italia hanno votato a favore del decreto, che prevede il ridimensionamento della presenza militare italiana in Afghanistan e in Iraq e l’intervento militare in Niger, nell’ambito della missione del G5 (Mali, Ciad, Burkina Faso, Niger, Mauritania) nel Sahel, in cui l’Italia ha chiesto di essere membro osservatore. Nel complesso nel 2008 l’Italia spenderà 1,5 miliardi di euro in 31 missioni e in 21 paesi, ma solo una parte di questi fondi è stata approvata dal parlamento.

      In Iraq sarà ridotta la presenza italiana: i militari passeranno da 1.500 a 750, mentre in Afghanistan si passerà da 900 a 700 soldati. I contingenti italiani saranno spostati in Africa, in particolare in Libia e in Niger. In Libia si passerà da 370 a 400 soldati, mentre in Niger saranno mandati 470 soldati, centoventi nel primo semestre del 2018.

      https://www.internazionale.it/bloc-notes/annalisa-camilli/2018/01/17/camera-missione-niger

    • L’Italie veut envoyer des soldats au Niger, refus de Niamey

      L’Italie avait annoncé, fin 2017, son intention d’envoyer des militaires au Niger afin de lutter contre l’insécurité. Paolo Gentiloni, le Premier ministre italien, avait précisé que cette décision faisait suite à une demande venue du gouvernement nigérien. Un premier contingent de 120 hommes devait partir pour le Niger en ce début d’année. Mais le gouvernement nigérien nie avoir été consulté à ce sujet.

      http://www.rfi.fr/afrique/20180125-italie-envoyer-soldats-niger-niamey

    • Niger: mistero sulla missione italiana?

      Il 30 gennaio scorso, però, è arrivata una doccia fredda da parte del Governo nigerino: secondo l’emittente francese ‘Radio France International‘ (RFI), le Autorità di Niamey avrebbero negato di aver richiesto l’intervento di Roma e persino di essere state informate della missione dal Governo italiano. Inoltre, il Governo della Repubblica del Niger si sarebbe detto contrario alla missione italiana sul suo territorio e avrebbe dichiarato di essere già supportato da esperti statunitensi e francesi.

      http://www.lindro.it/niger-mistero-sulla-missione-italiana

    • Ministro Interni del Niger: nessun accordo con l’Italia per una missione militare

      Il ministro degli Interni nigerino Mohamed Bazoum definisce «inconcepibile» la missione militare italiana approvata a fine gennaio dal parlamento. Ai microfoni dell’inviato di Rainews24 Ilario Piagnerelli, Bazoum spiega come non ci siano mai stati contatti in merito tra Roma e Niamey e racconta di aver appreso la notizia dai media. Resta aperto lo spiraglio per una «missione di esperti», ma non con ruoli operativi e non «nell’ordine dei quattrocento». Questo, dice il ministro, "non è concepibile, semplicemente”

      http://www.rainews.it/dl/rainews/media/Niger-Ministro-Interni-nessun-accordo-con-Italia-per-missione-militare-b4e83

  • Jeux de frontières à Chypre : quels impacts sur les flux migratoires en Méditerranée orientale ? — Géoconfluences
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/typespace/frontier/FrontScient8.htm

    La frontière, discontinuités et dynamiques
    Jeux de frontières à Chypre : quels impacts sur les flux migratoires en Méditerranée orientale ?

    #chypre

  • I nuovi accordi tra Ue e Africa per gestire le migrazioni. Cinque cose da sapere | AfricaEuropa

    http://africaeuropa.it/2016/06/17/i-nuovi-accordi-tra-ue-e-africa-sui-migranti-ecco-cosa-cambia

    Est-ce que cette carte est dangereuse ? (et surtout est-elle vraissemblable ?). SIgnalé par @isskein sur FB. #flèches #migrations #asile #réfugiés

    Nei giorni scorsi – precisamente il 7 giugno 2016 – la Commissione europea ha presentato a Strasburgo il nuovo schema di accordi bilaterali (i cosiddetti compacts) che verranno sottoscritti con sette Paesi di Africa (Nigeria, Mali, Niger, Senegal ed Etiopia) e Medio Oriente (Giordania e Libano) nel tentativo di coinvolgerli nella gestione dei flussi migratori. Ho provato a leggere i vari documenti ufficiali di quella che è stata ribattezzata una “New Migration Partnership Framework” e questo è quello che ho capito riguardo all’Africa.

  • Cartography of migration flows

    It has been acknowledged today that geography and cartography are not neutral or objective scientific practices but are ultimately about relationship between power, space and place. Yet, it was only at the end of 80s /early 90s, with development of critical cartography, that traditional definition of maps as scientific artifacts was challenged. It was argued at the time that maps construct knowledge and therefore need to be analyzed in their socio-historical context; they are social documents. Maps are also recognized as a weapon that may be used for both – exercising power and/or resisting it and promoting a social change.


    http://mastersofmedia.hum.uva.nl/2010/04/27/cartography-of-migration-flows
    #cartographie #visualisation #flux #migrations #flux_migratoires
    cc @reka @fil

    • @fil : je ne suis pas d’accord avec toi sur l’usage de la flèche qui ne montrerait qu’un flux unidirectionnel.

      La flèche montre justement le déplacement orienté d’une quantité, généralement la plus grosse entre deux lieux. Le fait qu’il n’y ait pas le flux retour n’est pas lié à l’usage de la flèche, mais à l’intention de l’auteur de ne pas le représenter (parce qu’il est plus petit, trop faible, ...) pour plusieurs raisons qui tiennent avant tout au message à véhiculer. A priori, la donnée existe mais elle a été filtrée.

      Le problème ne vient donc pas de l’usage de la flèche, avec un autre figuré, ce serait pareil, mais du parti pris dans la représentation, du message à véhiculer.

      De la même façon que d’autres cartes ne représente que les flux migratoires dirigés vers l’Europe, en particulier ceux des Africains, comme si l’Europe était la seule zone ou la première destinataire des flux mondiaux, ce n’est pas le cas. C’est bien un parti pris.

      Pour la carte de Minard, il n’utilise pas la flèche mais une autre variable visuelle pour signifier l’orientation des flux : la couleur spécifique au mouvement partant depuis une même zone d’origine vers plusieurs zones de destination - en mode unidirectionnel.

  • #Move_or_die

    Too often in Italy the arrival of migrants and refugees is perceived as “the” invasion “of a blurred crowd. Statements such as “let’s help them in their country” or its more xenophobic variant “They have to remain in their homeland” or even “we welcome refugees but illegal immigrants must be rejected” are often the legacy of politicians and stereotypes. This report, based on the stories and testimonies of hundreds of forced migrants from West Africa and the Horn of Africa, is an effort to provide data and information to foster better understanding this complex phenomenon, beyond dangerous and misleading simplifications.

    Move or die. Migratory Routes from Sub-Saharan Countries to Europe summarises the information and testimonies collected by Medici per i Diritti Umani (Doctors for Human Rights) – #MEDU during the first 6 months of activities of the project “ON TO: Stopping the torture of refugees from Sub-Saharan countries along the migratory route to Northern Africa” in the Special Reception Centres for asylum seekers in Ragusa Province and in the Reception Centre for Asylum Seekers of Mineo, in Catania Province. Moreover, it reports the data and evidence gathered in 11 months of activities in informal settlements in Rome: squats, shanty towns, railway stations.

    This report focuses in particular on the knowledge gained about migration routes, smuggling and trafficking on the way to Northern Africa and on the kind of violence and tortures migrants suffer during this long journey. The testimonies collected inside the reception centres in Sicily confirm that the business of migration across the Sahara Desert, Libya and the Mediterranean Sea appears to be increasingly a multiform network run by a combination of highly organized smugglers and non professional individuals or groups acting alone. The report also provides an overview of the psychological and physical consequences of the #trauma experienced by migrants in their country of origin or en-route.

    According to the testimonies collected in Sicily and in Rome, the most common forms of torture and cruel and inhuman treatment were: beatings and other forms of blunt trauma; deprivation of water and food; beatings of the feet (Falaka); suspension and stress positions (handcuffing, standing up for long periods etc); threats of harm and death to migrants or their families; sexual or religious offences and other forms of degrading treatment; deprivation of medical treatment when needed; bearing witness to torture and cruel treatment. The violence occurred particularly in Libya.

    From the analysis of individual stories it’s clear that the traditional dichotomy between refugees and economic migrants proves to be more an abstract concept than a tool able to adequately understand such a complex reality. It’s undeniable for example that asylum seekers from West Africa may migrate in search of a better life but at the same time a large part of them –the same as many Eritreans who are escaping a brutal dictatorship – are escaping from a multitude of unbearable circumstances which pose a threat to their lives. Regardless of country of origin, many of them must therefore undoubtedly be considered as forced migrants.

    The reception systems in Italy and Europe need to take into account the many vulnerabilities of asylum seekers who experienced this journey, as these factors remain upon their arrival.


    http://www.mediciperidirittiumani.org/en/move-or-die
    #itinéraires_migratoires #parcours_migratoires #flux_migratoires #Afrique #cartographie #visualisation #smugglers #passeurs #migrations #asile #réfugiés #torture #violence #migrations_économiques #migrants_économiques #Libye #vulnérabilité
    cc @reka

    Lien vers le rapport :
    http://www.mediciperidirittiumani.org/pdf/MOVE_OR_DIE_summary.pdf

  • Les #politiques_de_domination à l’origine des migrations

    En déstabilisant des régions entières par des #interventions_militaires, un soutien à des despotes locaux, ou tout simplement en coupant dans les subsides au développement, les dirigeants européens contribuent 
à nourrir les flux de migrants.


    http://www.humanite.fr/les-politiques-de-domination-lorigine-des-migrations-581075
    #migrations_Sud-Sud #visualisation #flux_migratoires #cartographie #responsabilité
    cc @reka

  • [Data Visualization] What does the global map of refugees (really) looks like?

    Based on a recent United Nations High Commissioner for Refugees report, the New York Times published a visualization of a very high graphic quality, mapping the 14 million refugees who fled their country in 2014. Beyond its undeniable qualities, this map is the perfect example of the need for datajournalists not be lulled by aesthetic. It’s a “blind” data visualization, suffering from two major readability problems:

    – 1 The flows are not weighted: if there are 6,000 Mexican refugees in Canada, their edge will appear of the same thickness that a million Syrian refugees in Lebanon!
    – 2 Giving more thickness to the edges at their arrival point, to show the direction of flow, is a nice graphical effect. But the consequence is clear: Europe and North America, with a high concentration of “endings”, are becoming very colorful while Africa and the Middle East are empty even though they host many more refugees (a smaller concentration of “endings”).

    http://www.martingrandjean.ch/data-visualization-map-refugees
    #réfugiés #asile #migration #flux_migratoires #visualisation #cartographie
    cc @reka

    v. aussi cette carte signalée par #Martin_Grandjean:


    https://twitter.com/Boro__M/status/614718380990402560

    Et celle-ci aussi signalée par Martin Grandjean:
    http://jflowmap-js.herokuapp.com

  • Reçu via la newsletter Migreurop :

    Des articles commencent à paraître dans la presse croate, au sujet du risque d’augmentation du nombre de migrants dans ce pays, si la
    #Hongrie bâtit son mur de séparation avec la #Serbie (1).

    Selon la présidente croate, il n’est pas question de construire un mur
    sur la frontière (259 km) entre la Serbie et la #Croatie (2).

    On se demande si la Hongrie construira un mur à sa frontière (329 km) avec la Croatie (3).

    Cordialement,

    Dragan Grcic

    (1) http://www.slobodnadalmacija.hr/Svijet/tabid/67/articleType/ArticleView/articleId/289714/Default.aspx

    (2) http://dnevnik.hr/vijesti/svijet/grabar-kitarovic-hrvatska-nece-graditi-zidove-prema-srbiji-kao-madjarska---3

    (3) http://www.jutarnji.hr/europska-komisija-nema-ovlasti-sprijeciti-gradnju-panonskog-zida-uz-srbiju/1369013

    #mur #barrières_frontalières #asile #migration #Forteresse_Europe #réfugiés #Balkans #Croatie #flux_migratoires

  • « Plus on ferme les frontières, plus les migrants restent »

    L’étude a commencé en décembre 2013. Le résultat intermédiaire indique qu’il n’y aurait pas d’explosion des #flux_migratoires parce que, dans un contexte de circulation facile, les individus ont tendance à ne pas s’installer durablement. Ils se fixent dans un pays pour quelques années. À l’inverse, plus on rend difficile l’accès à un territoire, plus ils s’installent durablement. C’est une évidence très difficile à faire passer auprès des populations européennes : plus on ferme les frontières, plus les migrants ont tendance à rester. Quand on a payé le prix fort pour migrer (économiquement et humainement), on rentabilise. C’est une règle de base des migrations.

    http://le1hebdo.fr/numero/56/plus-on-ferme-les-frontires-plus-les-migrants-restent-938.html
    #libre_circulation #no_borders #ouverture_des_frontières #migration

  • Importer des femmes pour exporter des fraises ? : Flexibilité du travail, canalisation des #flux_migratoires et échappatoires dans une #monoculture intensive globalisée : le cas des saisonnières marocaines en #Andalousie

    A partir du cas des saisonnières marocaines travaillant sous contrat dans la #fraisiculture intensive, cette #thèse explore la manière dont le recrutement se fonde sur leur place dans les rapports de sexe (mères avec enfants en bas âge) et la réduction de leur séjour au travail à des fins de contrôle de la #mobilité des étrangers (assignation à circuler). On s’intéresse à la manière dont l’utilitarisme migratoire s’appuie sur des rapports matériels de sexe et des représentations de #genre, les effets que cela produit en matière d’#invisibilisation et de mise à l’écart de ce groupe de travailleuses ainsi qu’en matière de #flexibilité dans l’organisation du travail. Enfin, on aborde, dans ce contexte particulier, la manière dont la vie des saisonnières s’articule autour d’une conciliation, parfois impossible à trouver, entre rôle domestique ou familial et salariat saisonnier.

    https://ethnobotanic.wordpress.com/2015/03/19/importer-des-femmes-pour-exporter-des-fraises-flexibilite-du
    #agriculture #migration #fraises #migration #femmes #Espagne #Maroc #travail #saisonnier #Emmanuelle_Hellio

    La thèse est disponible en pdf :
    https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01127172/document
    cc @odilon

  • Gentiloni, flussi migranti verso Italia in crescita

    (ANSAmed) - ROMA, 5 MAR - Quasi 9mila in poco più di due mesi, un aumento di quasi il 160% rispetto allo stesso periodo del 2014. Continuano a crescere i flussi di migranti giunti sulle coste italiane dal Mediterraneo, spesso dalla Libia, ma in realtà provenienti dal Corno d’Africa o dalla Siria. Ma, nonostante i flussi in aumento, nulla indica che si tratti della via sfruttata da potenziali terroristi islamici, non di rado cresciuti invece a casa nostra come hanno dimostrato gli attacchi di Parigi e Copenaghen. Intervenendo oggi a Roma al comitato parlamentare di controllo sullo spazio Schengen e in materia di immigrazione, il ministro degli esteri Paolo Gentiloni ha confermato che si va verso un rafforzamento delle frontiere esterne dello spazio Schengen, ovviamente senza rinunciare alla libera circolazione tra i paesi europei che aderiscono alla convenzione. L’Italia - ha detto il ministro - è favorevole «al rafforzamento delle frontiere esterne dello spazio Schengen con controlli sistematici negli aeroporti e alle frontiere terrestri, anche dei cittadini Ue, se possibile a legislazione costante», quindi senza far ricorso alle clausole di salvaguardia. Controlli più sistematici alle frontiere esterne dello spazio Schengen, ma la libera circolazione tra i paesi che aderiscono alla Convenzione europea non si tocca, ha spiegato il titolare della Farnesina, in quanto si tratta «di uno dei fondamenti del nostro spazio comune di libertà, sicurezza e giustizia». Rinunciarvi significherebbe «una vittoria dei nemici della libertà». Le cifre illustrate da Gentiloni sono molto precise ed aggiornate a queste ultime ore.

    Dal primo gennaio al 4 marzo 2015, - ha detto al comitato parlamentare - 8.918 migranti sono sbarcati in Italia, nello stesso periodo dell’anno scorso erano stati 5.611, ricordando che nel 2014 in 170mila sono sbarcati in Italia su un totale Ue di 278mila. Complessivamente ci sono state 70mila richieste di asilo, con l’Italia al terzo posto dopo Germania e Svezia. Un aumento del 140% rispetto all’anno precedente. Triton, il programma europeo che Gentiloni ha salutato positivamente, ha permesso di salvare 23mila migranti tra ottobre e gennaio, ma «può fare di più». Secondo il ministro, proprio sulla questione dell’immigrazione, «l’Italia ha il dovere di chiedere di più, l’Europa ha il dovere di impegnarsi di più sul fronte dell’emergenza del Mediterraneo, che non può stare sulle spalle di un solo paese». Dialogare con i dittatori infine, come auspica la Commissione europea per le questioni legate all’immigrazione dal Mediterraneo «chiaramente riflette il fatto che si tratta di costruire equilibri multipolari che scontino anche regimi diversi,... dittatori». (ANSA). RL/ S0A QBXB

    http://www.ansamed.info/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2015/03/05/gentiloni-flussi-migranti-verso-italia-in-crescita_1f459a57-6508-454f-bbca
    #Italie #flux_migratoires #chiffres #statistiques

  • Muri e frontiere

    Dalla Grande muraglia cinese a quella di Adriano, dalla Linea Maginot al muro di Berlino, la storia ha conosciuto molte barriere “difensive”. Ma non sono mai state così numerose come negli ultimi tempi.

    Oggi se ne trovano soprattutto di due tipi: quelle presentate come scudo contro il terrorismo e quelle contro l’immigrazione irregolare. Ma hanno anche altri obiettivi. Il muro costruito da Israele in Cisgiordania a partire dal 2002 ha permesso a Tel Aviv di annettere il 10 per cento del territorio palestinese, senza contare, a est, la valle del Giordano. Per Israele, è la frontiera che dovrebbe delimitare un eventuale stato palestinese.

    Un esempio emblematico di barriera contro l’immigrazione è il muro che gli Stati Uniti decidono di ampliare nel 2002 lungo una parte del loro confine con il Messico. Secondo Washington, il muro avrebbe già permesso di ridurre di un quarto gli ingressi irregolari sul territorio statunitense. In realtà, il risultato principale è il controllo della mobilità dei lavoratori. In dieci anni, sono stati costruiti nel mondo circa diecimila chilometri di barriere.

    Mappe di #Riccardo_Pravettoni

    http://www.internazionale.it/atlante/muri-e-frontiere

    #murs #frontières #barrières_frontalières #carte #visualisation #cartographie #USA #migration #flux_migratoires #Cisjordanie #Israël #Palestine

  • Sur les épaules de Darwin
    http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_11549.xml
    Je viens d’écouter cette émission très intéressante sur l’#alimentation et son évolution avec l’apparition de l’#agriculture, la digestion ou pas du #lait frais
    http://95.81.147.19/1UwVVZAEJMYitL3lAtqfETRa9ykzFq1_pBuA=/podcast09/11549-15.02.2014-ITEMA_20589216-0.mp3

    je vais écouter les deux précédentes
    Aux origines de l’agriculture
    http://95.81.146.19/1UwVVnwEJYkjSU8haSyorfUggKI82TN1suRI=/podcast09/11549-01.02.2014-ITEMA_20583030-0.mp3

    Aux origines de l’agriculture (2)
    http://95.81.147.19/1UwVVvwEJEXEAkQqcmz7uzn6xIjMdkbfK8Lg=/podcast09/11549-08.02.2014-ITEMA_20586113-0.mp3

  • « Pour vraiment contrôler les frontières, il faudrait un policier tous les 100 mètres »

    Les dernières semaines ont été marquées par deux drames qui ont bouleversé l’Europe : le naufrage de Lampedusa qui a fait plus de 360 morts et le décès de près de 100 migrants, au Niger. Directrice de recherche au CNRS, affectée au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) à Paris, et spécialiste des questions migratoires, #Catherine_Wihtol_de_Wenden décrypte la mécanique des #flux_migratoires en #Afrique.

    Pourquoi les pays européens et africains n’arrivent-ils pas à mettre un terme à des tragédies commes celles de Lampedusa ou du Niger ?

    On croit qu’en contrôlant les frontières cela va résoudre les choses. Mais si on veut vraiment contrôler, il faut mettre un policier tous les 100 mètres. Or on oublie que la majorité des migrants n’arrivent pas illégalement en Europe et encore moins par la mer. La plupart viennent avec des documents en règle, comme étudiants, travailleurs saisonniers ou touristes et restent ensuite en situation irrégulière.

    Que faudrait-il faire ?

    Il faudrait d’abord plus de volonté politique. Aujourd’hui, on ne parle migrations ni au G8 ni au G20. La gestion ne se fait plus que par l’opinion, à coups de sondages. Or il faut ouvrir les frontières à plus de catégories de gens, car nous sommes dépendants démographiquement et économiquement de l’#immigration. Il faut permettre de voyager tant aux très qualifiés qu’aux peu qualifiés. Les pays ne disent jamais qu’ils ont besoin de ces derniers. Il faut aussi développer la #mobilité_pendulaire. Beaucoup de gens du Maghreb aspirent à ce genre de vie. Mais pour cela, il faut ouvrir l’accès aux titres de séjour de longue durée et à la double nationalité.

    Pourquoi y a-t-il toujours en Afrique cette envie d’émigrer ?

    Les gens qui partent sont issus de pays où l’âge médian est de 25 ans et où la population est de plus en plus scolarisée et urbaine. Mais elle n’a pas de #travail. Du coup, elle est branchée toute la journée sur la télévision, les téléphones portables, et n’a pas de sentiment d’avenir, y compris dans les Etats qui ne sont pas si pauvres.

    Il y a aussi un sentiment de « risque » permanent, environnemental, sanitaire ou politique. Au Maroc, plus de 50 % des jeunes veulent partir à l’étranger. Contrairement aux idées reçues, le développement n’est pas un facteur de stabilisation. Ce ne sont jamais les plus pauvres qui partent, sauf en cas de catastrophe.

    Comment une personne prend-elle la décision de partir ?

    Souvent, il s’agit d’un jeune qui habite la campagne. Il va d’abord à la ville. Il voit que ses amis ont accès à la monétarisation de l’économie. Cela lui crée des #besoins qu’il ne peut assouvir facilement : montre, ordinateur, téléphone, etc. Et très vite, il y a une dépendance à la #migration.

    Dans certaines régions, on sait que la migration crée la migration. Sur les 400 milliards de dollars (296 milliards d’euros) envoyés chaque année par les migrants dans leur pays d’origine, environ 15 % sont pour l’Afrique. Les familles sont très favorables au départ. Elles réunissent de l’argent, mettent en contact avec les passeurs. Depuis les années 1990, les gouvernements ont par ailleurs compris qu’ils avaient intérêt à laisser sortir les gens. Il est donc très facile d’aller chercher un passeport.

    La traversée de la #Méditerranée ne fait-elle toujours pas peur ?

    Non, il n’y a pas d’hésitations. En général, les #passeurs logent les migrants dans des baraquements en attendant que la mer soit bonne. La plupart des gens ont droit à trois tentatives. Il suffit qu’un seul réussisse pour que tous les autres pensent qu’ils ont leur chance. Beaucoup se disent : « Si je ne meurs pas en mer, je suis de toute façon mort chez moi. »

    Comment les #réseaux_de_passeurs se sont-ils construits ?

    On trouve parmi eux beaucoup de « ratés » du passage. Des gens qui ont échoué plusieurs fois. Ils ont pu être reconduits dans leur pays d’origine ou dans un pays par lequel ils avaient transité. Là ils sont devenus des spécialistes du voyage. Les passeurs peuvent aussi être en uniforme. Beaucoup de douaniers sont corrompus. Mais on trouve aussi beaucoup de #pêcheurs qui ont perdu leur travail et ont vu là une opportunité lucrative.

    Combien coûte une traversée de la Méditerranée ?

    Entre 3 000 et 4 000 euros. Cela peut être les réserves d’une famille entière. Cela coûte moins cher quand le passeur n’emmène pas la personne jusqu’en Europe et qu’elle s’arrête en route, pour travailler et gagner de l’argent. C’est ainsi que des pays comme la Tunisie, la Turquie ou la Mauritanie sont devenus malgré eux des pays d’immigration « sas », avec toute une population qui ne sait plus très bien si elle veut rester ou continuer la route. C’est dans ce contexte que le #Maroc a annoncé, il y a peu, une grande opération de régularisation.

    Quelles sont les principales routes migratoires du continent ?

    Pour l’Afrique de l’Ouest, il y a deux voies. La première passe par #Nouadhibou, en #Mauritanie. Ceux qui l’empruntent espèrent aller jusqu’au Maroc pour franchir la frontière de l’enclave espagnole de #Ceuta et #Melilla. L’autre voie passe plus à l’est, par le #Niger (#Agadez). De là, les migrants entrent en #Libye. Certains tentent de rejoindre l’île italienne de #Lampedusa, tandis que d’autres préfèrent faire le tour par la #Grèce.

    Pour l’Afrique de l’Est, les Somaliens, les Erythréens passent surtout par le #Soudan, qui est aussi un pays d’émigration, avant de gagner la Libye ou l’#Egypte. Enfin, il y a ceux qui se dirigent directement vers le #Yémen ou les #pays_du_Golfe.

    Ces routes ont-elles évolué récemment ?

    Oui, car elles sont de plus en plus contrôlées. Jusqu’au début des années 2000, l’un des principaux points de passage était le détroit de Gibraltar. Mais depuis l’arrivée de #Frontex et de #SIVE , cet endroit est devenu très verrouillé. Les gens ont donc rallongé leurs trajets. Les #Sénégalais, qui migraient avant vers l’#Espagne en passant par la #Mauritanie puis le Maroc, font désormais des milliers de kilomètres pour passer par les #îles_Canaries. L’autre voie de contournement est la #Turquie. Beaucoup de gens se concentrent désormais à #Istanbul avant de tenter leur chance. Cela fait de très longs voyages, de quelques mois à plusieurs années.

    Ce #verrouillage des frontières a-t-il modifié les migrations intra-africaines ?

    Non, pas particulièrement. L’Afrique a ses propres pôles migratoires où le facteur d’attractivité qui prévaut est le dynamisme économique. C’est le cas de l’Afrique du Sud, du Nigeria, du Maroc, et, plus récemment, de l’Angola. Ce sont des pays qui demandent beaucoup de main-d’oeuvre, notamment dans le tourisme, la construction ou l’agriculture. La seule chose qui a évolué, c’est que le Golfe est devenu la troisième zone de migration au monde. Beaucoup d’Africains s’y rendent. Il est relativement facile d’y accéder. Mais les droits y sont très peu protégés et il n’y a pas de possibilité de regroupement familial.

    Quel a été l’impact des « #printemps_arabes » ?

    Cela a engendré un pic, car des points de passage traditionnels comme #Zarzis, sur la côte tunisienne, n’étaient plus contrôlés comme du temps de Ben Ali. Pour autant, ceux qui sont partis avaient, pour la plupart, déjà le projet de migrer. Les « printemps arabes » n’ont pas donné envie de migrer à toute la population, au contraire. Ce qui a changé, en revanche, c’est la façon dont sont appliqués les #accords_bilatéraux que l’#Italie avait signés avec la Tunisie et la Libye. Il y a moins de zèle de la part des nouveaux régimes car ces accords sont mal vus par leurs opinions.

    Y a-t-il une évolution des profils des migrants ?

    Oui et non. Certains pays comme le Cameroun fournissent traditionnellement plutôt des élites. Le Sénégal et l’Egypte envoient, eux, plutôt des flux mixtes, tandis que le Mali et la Mauritanie laissent partir une main-d’oeuvre moins qualifiée. Mais il y a aussi de plus en plus de pays du Sahel ou de la Corne de l’Afrique qui sont des viviers de migrants. C’est en partie lié à l’évolution des transports, à la multiplication des réseaux de passeurs et aux conflits. L’autre nouveauté, c’est la #féminisation_des_flux et l’arrivée de #mineurs.

    Les vieux schémas migratoires de l’Afrique vers l’ancienne puissance coloniale sont-ils en train de changer ?

    En partie. Les flux traditionnels vers l’Europe continuent, mais les schémas migratoires se sont diversifiés pour aller, par exemple, vers des pays qui se découvrent riches, comme l’Angola. La carte des conflits a aussi beaucoup changé. Plus de 15 millions d’Africains se sont installés dans un autre pays du continent, en 2010, et un Africain sur deux migre aujourd’hui vers un pays qui n’est pas en Europe.

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/27/pour-vraiment-controler-les-frontieres-il-faudrait-un-policier-tous-les-100-

    #migration #frontière #politique_migratoire #pêcheurs_tunisiens

  • Il grande mercato mediterraneo degli uomini
    –-> le grand marché méditerranéen des êtres humains

    Cos"è l"immigrazione nel Mediterraneo? Sbarchi di «disperati»? Frontiere chiuse? Nord e Sud del mondo contrapposti? Non solo. La gestione dei migranti è anche una gigantesca partita tra Europa e stati africani. Un mercato di uomini e risorse, uno scambio dove gli esseri umani sono una delle tante variabili. «Gli stati giocano a palla. E la palla siamo noi», disse un migrante. Autostrade e appalti contro quote di immigrazione regolare. Frontiere aperte o chiuse come strumento di ricatto. Azioni neocoloniali e regimi dittatoriali

    http://www.terrelibere.org/inchieste/trattati

    #migration #Méditerranée #enquêtes #frontière #flux_migratoires

    5 enquêtes :
    Il crimine di Alfano. In un mese 89 profughi egiziani rispediti all’inferno
    –-> le crime d’Alfano. En un mois, 89 réfugiés égyptiens renvoyés à l’enfer (#refoulement #push-back)
    http://www.terrelibere.org/4690-il-crimine-di-alfano-in-un-mese-89-profughi-egiziani-rispediti-all

    Il testo integrale dell`accordo Italia - Egitto che permette i respingimenti
    –-> le texte intégral de l’#accord_Italie-Libye qui permet les refoulements (#Libye)
    http://www.terrelibere.org/4691-il-testo-integrale-dell-accordo-italia-egitto-che-permette-i-respi

    Cooperazione militare Italia-Libia, contro i migranti programmi sovrapposti
    –-> #coopération_militaire Italie-Libye, contre les migrants des programmes superposés
    http://www.terrelibere.org/4709-cooperazione-militare-italia-libia-contro-i-migranti-programmi-sov

    Frontex, mezzo miliardo per il muro europeo nel Mediterraneo
    –-> #Frontex, un demi-millard pour le #mur européen dans la Méditerranée
    http://www.terrelibere.org/4707-frontex-mezzo-miliardo-per-il-muro-europeo-nel-mediterraneo

    Europa Fortezza. Quanto costano i progetti sovrapposti
    –-> Forteresse Europe. Combien coûtent les projets superposés ? (#coûts)
    http://www.terrelibere.org/4710-europa-fortezza-quanto-costano-i-progetti-sovrapposti

  • La Libye lutte pour endiguer les flux de migrants clandestins

    Des centaines d’#immigrants clandestins ont perdu la vie, le mois dernier, lors du naufrage de leur embarcation au large de l’île de Lampedusa, alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe. Leur bateau de fortune avait pris la mer depuis la Libye, qui s’efforce de gérer au mieux la présence de milliers de migrants.

    Magharebia s’est rendu à #Sabathra, à 80 km à l’ouest de Tripoli, pour visiter un #refuge accueillant des #immigrants_clandestins. Le centre, qui peut accueillir actuellement 130 personnes, est en cours de rénovation et d’agrandissement.

    Le refuge était désert le jour de notre visite, malgré les groupes de migrants qui continuent d’affluer depuis #Zuwara, #Zawiya, #Ajaylat, #Nalut et d’autres régions occidentales.

    Quelques minutes avant notre arrivée, 116 immigrants clandestins avaient été transférés à #Barak_al-Shatie, à 650km au sud, pour être rapatriés vers leur pays natal, selon le capitaine Bassim Bashir al-Ghrabli, chef du bureau local en charge des migrants clandestins.

    Magharebia s’est entretenu avec le capitaine pour évoquer la réponse donnée par la Libye à cette crise humanitaire.

    http://magharebia.com/fr/articles/awi/features/2013/11/07/feature-03

    #Libye #flux_migratoires #migration #gestion_des_flux_migratoires #frontière #entretien #rapatriement #renvoi #interview