• Avec la canicule, les établissements scolaires face à des températures intenables en classe : « Dans ces conditions, ça ne s’appelle plus faire cours »
    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/29/avec-la-canicule-les-etablissements-scolaires-face-a-des-temperatures-intena

    Combien sont-ils, ces établissements transformés en bouilloires thermiques par le soleil et la #chaleur ? L’éducation nationale l’ignore. La France compte 45 000 #écoles, 5 300 #collèges et 2 300 #lycées publics dont les bâtiments sont à la charge respectivement de 21 600 communes, 101 départements et 15 régions. La gestion des 9 200 établissements scolaires privés est indépendante. L’Etat, qui n’a aucune compétence sur les locaux, est aveugle sur l’état du #bâti_scolaire qui accueille chaque jour près de 12 millions d’élèves et 1 million de membres du personnel. Cet angle mort a beau être connu et déploré depuis plusieurs années, il n’existe toujours aucun panorama national.

    Une chose est sûre et désormais documentée par plusieurs rapports parus ces dernières années : l’immense majorité des bâtiments scolaires ne sont pas adaptés pour faire face à la chaleur.

    Le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, a mené un sondage auprès de 623 collèges et lycées sur les trois derniers jours (mardi, mercredi et jeudi) afin de donner un aperçu de l’ampleur du problème. Près de 78 % des établissements interrogés ont relevé plus de 30 °C en classe. Dans un établissement sur cinq, le mercure excède même les 33 °C, dans des pièces où sont réunis en moyenne 26 élèves en collège, et plus de 30 en lycée, où 20 % des classes comptent plus de 35 élèves. « On peut affirmer sans trop se tromper que la majorité des collèges et lycées sont soumis à de très fortes températures dans les salles », conclut Sophie Vénétitay, à la tête du syndicat.

    [...]

    Sept ans après la #canicule de juin 2019, qui avait conduit à la décision sans précédent de reporter le brevet des collèges, ce nouvel épisode suscite des questions sur l’action des pouvoirs publics alors que les vagues de chaleur en période scolaire deviennent annuelles.

    C’est aux collectivités que revient la charge de la rénovation des bâtiments et de leur protection contre la chaleur. Or, si de nombreuses actions ont été menées ou sont en cours, des milliers d’établissements restent encore dépourvus d’équipements élémentaires comme les volets aux fenêtres – qu’il n’est, par ailleurs, pas toujours possible d’ouvrir – ou les brasseurs d’air. Quant à la rénovation énergétique globale, le chantier est titanesque, et son coût est estimé entre 40 milliards et 50 milliards d’euros.

    [...] [Le ministère] précise que la fermeture d’établissements scolaires est une décision locale qui doit rester « exceptionnelle et proportionnée, pour préserver la continuité du service et la continuité pédagogique ». La loi ne fixe aucun seuil maximal – ou minimal – de température pour les salles de classe.

  • « Le #carburant des avions est mieux remboursé que nos médicaments »

    L’#Union_européenne va subventionner les #compagnies_aériennes qui utilisent des « #carburants_d’aviation_durables ». 1,6 milliard d’euros de cadeaux supplémentaires pour le secteur, dénonce l’UFCNA dans cette tribune.

    Le lobby aérien s’active et presse les élus pour obtenir aides, subventions et #exonérations, pour adoucir l’impact financier d’une nouvelle réglementation qui s’imposera à partir de 2026 : l’obligation d’acheter des #quotas d’émission de gaz à effet de serre.

    Pour lui répondre, la Commission européenne a adopté le 6 février un généreux programme de soutien à l’achat de « carburants d’aviation durables » (#Sustainable_Aviation_Fuels, #SAF, en anglais), des #hydrocarbures liquides qui peuvent être utilisés par les avions à la place du #kérosène dérivé du #pétrole. L’appellation regroupe les #biocarburants produits à partir de #biomasse et les #carburants_synthétiques (#e-carburants) produits à partir de sources non biologiques (principalement l’#hydrogène). Si les premiers empiètent sur les ressources naturelles (terres agricoles et déforestations), et menacent l’environnement et la biodiversité, la production des seconds nécessite des quantités considérables d’#énergie.

    La Commission européenne impose pour l’aviation un taux d’utilisation progressif de 2 % de SAF en 2025, et jusqu’à 70 % en 2050. Mais depuis vingt ans, l’#industrie_aéronautique n’a cessé de décaler ou modifier à la hausse ses engagements [1]. Résultat, en 2024, les #carburants_durables n’ont représenté que 0,53 % de la consommation mondiale. Et les émissions liées au #transport_aérien explosent de 33 % depuis 2013. Dès lors, de nombreuses voix s’élèvent pour alerter que la croissance du #trafic_aérien est incompatible avec ces objectifs, et fera peser un poids insupportable sur les #ressources_naturelles d’intérêt général.

    « Il faut maintenant subventionner le carburant des avions ! »

    Dans son projet présenté en février, la Commission européenne propose de financer elle-même la croissance des carburants synthétiques, en offrant aux compagnies aériennes une #compensation_financière qui amortira la différence de prix avec le kérosène classique. Cette aide leur sera versée sous la forme de nouveaux #droits_à_polluer : 20 millions de tonnes de quotas carbone seront offertes. Au prix de 80 euros la tonne de carbone, cela représente 1,6 milliard d’euros de cadeaux supplémentaires pour les compagnies aériennes, et 2 à 3 fois plus en coûts collatéraux pour la société.

    Alors que l’absence de #taxe sur le kérosène représente un manque à gagner de presque 27 milliards d’euros pour les pays de l’UE et 4,7 milliards par an pour la France, il faut maintenant subventionner le carburant des avions !

    Et ensuite ? Les contribuables devront-ils aussi compenser les surcoûts des 20 % de SAF en 2035 et faire monter la facture à plusieurs dizaines de milliards d’euros, alors que la majorité ne prend jamais l’avion ou rarement ?

    Le contribuable paie deux fois

    Ce n’est pas tout, car ce cadeau ne porte « que » sur les vols intra-européens. Une poignée de députés et sénateurs de droite n’ont donc pas trouvé d’autre priorité que d’étendre cette niche fiscale aux vols internationaux au départ de #France.

    #Vincent_Capo-Canellas et sept parlementaires [2] ont fait adopter un amendement au projet de loi de finances 2025, prévoyant que l’État rembourse 50 % de la différence entre le prix d’achat des carburants d’aviation « durables » et celui du kérosène, pour les vols hors UE. Nos élus ont ainsi, selon leur propre estimation, alourdi les dépenses de l’État de 150 à 200 millions d’euros en 2025.

    Les économies liées à l’enterrement du #plan_vélo vont donc servir à payer une année de carburant pour les #avions. Les coupes sur le #Fonds_vert, adoptées juste avant la censure du gouvernement, entérinent une baisse de 400 millions d’euros de dotations. La baisse de 5 % des remboursements de la Sécu sur les consultations médicales et les médicaments en 2025 devait permettre d’économiser 900 millions d’euros… Toutes économies qui seront vite balayées par ces nouvelles subventions offertes aux carburants des avions !

    « Ne plus céder aux intérêts corporatistes et aux lobbies »

    Car nul n’ignore qu’une fois une niche installée, il devient impossible de revenir en arrière puisque l’effet d’aubaine fait se développer une activité économique dépendante. Et c’est bien déjà le problème pour l’aviation qui ne peut proposer des billets low cost à des tarifs ridicules que grâce aux multiples subventions, exonérations et aides publiques.

    L’Association du transport aérien international (#Iata) se vante dans son dernier rapport que les compagnies aériennes devraient réaliser 36,6 milliards de dollars de bénéfices à l’échelle mondiale. Plus de 10 milliards d’euros de dividendes ont été versés entre 2010 et 2020 par les groupes aéronautiques français à leurs actionnaires.

    Quelle aubaine de bénéficier d’un carburant mieux remboursé par l’État que de nombreux médicaments, pour maintenir des prix artificiellement hauts et engranger de somptueux bénéfices. Ce sont des milliards d’euros d’argent public perdus au seul service d’une corporation championne du #greenwashing, et qui continuent d’en demander encore et toujours plus.

    Ainsi le contribuable paie deux fois : la première pour subventionner des intérêts industriels corporatistes, puis pour réparer les dégâts environnementaux qu’ils ont générés. L’explosion du coût pour la société des catastrophes climatiques, des coûts sociaux et de santé causés par les pollutions aériennes va dépasser de très loin les bénéfices privés.

    Nous appelons les élus de la République à ne plus céder aux intérêts corporatistes et aux lobbies, à mettre fin aux niches fiscales et exonérations qui grèvent les finances publiques et à œuvrer pour une meilleure protection des populations face aux pollutions aériennes.

    ▻https://reporterre.net/Le-carburant-des-avions-est-mieux-rembourse-que-nos-medicaments
    #France #subventions #aviation #green-washing

  • Cash Investigation - Superprofits : les multinationales s’habillent en vert en streaming - Replay France 2 | France tv
    ▻https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/4498144-superprofits-les-multinationales-s-habillent-en-vert.html

    Ces derniers mois, certaines #multinationales ont engrangé de #superprofits. #Total, par exemple, gagne actuellement 73 millions d’euros par jour. Des bénéfices qui financeraient notamment la #transition_énergétique et la lutte contre le #réchauffement_climatique. Mais qu’en est-il de ces belles promesses vertes ? Elise Lucet et l’équipe de Cash Investigation ont enquêté sur le méga projet de la compagnie pétrolière française en #Ouganda et en #Tanzanie. Pour développer sa production d’#hydrocarbures, la multinationale peut compter sur le soutien financier d’un autre fleuron français : la #BNP-Paribas qui a réalisé en 2021 un bénéfice record de 9,5 milliards d’euros. La banque promet à ses clients d’investir dans des solutions d’épargne responsable. Les journalistes de Cash Investigation ont passé au crible les #fonds_verts de la banque.
    publié le 26/01/23 à 23h00 disponible jusqu’au 25/11/23

  • La Polynésie sauve son « Fonds vert »
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/091117/la-polynesie-sauve-son-fonds-vert

    Afin de faire des économies, le gouvernement veut supprimer une enveloppe destinée à financer des projets luttant contre les effets du changement climatique dans les îles du Pacifique. Cet « équivalent #Fonds_vert », engagement de la #France lors de la Cop 21, a été rétabli ce jeudi 9 novembre dans la #loi_de_finances par les députés d’outre-mer, au terme d’une bataille parlementaire ardue.

    #budget #Cop21 #COP23

  • Climate funds for coal highlight lack of UN rules
    ▻http://bigstory.ap.org/article/07b1724c91604b0d8a3d272424912580/climate-funds-coal-highlight-lack-un-rules

    About $1 billion in loans under a U.N. initiative for poor countries to tackle global warming is going toward the construction of power plants fired by coal, the biggest human source of carbon pollution.

    Japan gave the money to help its companies build three such plants in Indonesia and listed it with the United Nations as climate finance, The Associated Press has found. Japan says these plants burn coal more efficiently and are therefore cleaner than old coal plants.

    [...] Japan’s coal projects highlight the lack of rules to steer the flow of climate finance from rich to poor countries — a critical part of U.N. talks on global warming, which resume Monday in Lima, Peru. There is no watchdog agency that ensures the money is spent in the most effective way, and no definition of what climate finance is.

    [...] Even the newly launched Green Climate Fund, a key channel for climate finance in the future, still only has vague guidelines on how to spend the money. Board member Jan Cedergren said he didn’t believe the fund would support fossil fuels but acknowledged no decision has so far been made.

    #climat #ONU #charbon #fonds_vert_pour_le_climat

  • Le Fonds vert pour le climat récolte 9,3 milliards de dollars
    ▻http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/20/le-fonds-vert-pour-le-climat-recolte-9-3-milliards-de-dollars_4526723_3244.h

    Après quatre années de gestation, le #Fonds_vert_pour_le_climat, promis par les pays industrialisés lors de la conférence de Copenhague en 2009 afin d’aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement climatique, va enfin être doté de moyens. Vingt et un pays se sont engagés à verser 9,3 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros) lors de la première réunion de capitalisation du fonds, jeudi 20 novembre, à Berlin.

    [...] Les 10 milliards visés pour cette première capitalisation à laquelle étaient appelés en priorité les pays riches sont presque atteints.

    [...] Ces montants seront accordés sous forme de dons ou de prêts sur une période de quatre ans (2015-2018). Le Canada et l’Australie ont en revanche décidé de ne pas ouvrir leur porte-monnaie.

    [...] Si l’étape berlinoise permet de commencer à donner forme aux promesses faites à Copenhague, il reste du chemin à parcourir pour atteindre les 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 annoncés en 2009.

    #climat

    • US and Japan miss deadline on cash for UN green climate fund
      ▻http://www.reuters.com/article/2015/04/30/climatechange-finance-un-idUSL8N0XP50D20150430

      The Green Climate Fund (GCF), which wants to decide on a first set of projects to aid developing nations before a Paris U.N. climate summit in December, said donors had signed deals of almost $4 billion, 42 percent of a total promised in late 2014.

      The signed deals, which lay out a firm timetable for when promised money will be paid, are below the minimum level set by donors, of 50 percent of the total by April 30, to start full operations by the GCF.

      [...]

      Top donors the United States, which promised $3 billion, and Japan, on $1.5 billion, were not among nations that have signed deals, according to a GCF overview. Cheikhrouhou said no new deals were expected later on Thursday.

      [...]

      [The Fund] has not ruled out funding fossil fuels, if they help towards cleaner energy use.

      The Fund raised $9.35 billion at a pledging conference in November but new cash promised since then, including by Australia, has raised the pledged total to $10.2 billion.

      [...]

      The GCF is meant as one of the main avenues of a 2009 deal to mobilise $100 billion a year in aid to developing nations, from public and private sources, to help combat climate change.

      Bref, c’est bien parti.