• BRGM | Visualisation des zones exposées à l’élévation du niveau de la mer à marée haute
    https://sealevelrise.brgm.fr/slr/#lng=-3.51288;lat=48.82779;zoom=13;level=1.0;layer=0

    Sur l’échelle à gauche tu peux choisir l’augmentation du niveau de la mer de 0 à 4 mètres .

    Méthodologie

    Ce site s’appuie sur une analyse pré-calculée de la topographie pour identifier, à très haute résolution, les zones qui pourraient être soumises à la submersion marine sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer.
    Principe de l’analyse

    Le site permet de visualiser l’identification pré-calculée des zones exposées à la submersion marine pour un niveau marin donné.

    Niveau marin considéré

    Par rapport à la plus haute mer astronomique (PHMA) :
    Les calculs ont été réalisés en considérant par défaut la plus haute mer astronomique (PHMA, pleine mer de coefficient de marée 120), elle-même déterminée par une interpolation entre les ports où les caractéristiques de la marée sont connues (Références Altimétriques Maritimes du SHOM, édition 2016).
    A ce niveau de marée peut alors être ajouté par l’utilisateur une élévation du niveau de la mer sous l’effet du changement climatique + surcote (pouvant aller jusqu’à 4 m). Il convient de noter qu’à grande échelle, la valeur de surcote choisie par l’utilisateur peut ne pas avoir de réalité physique (effets locaux pouvant générer une importante hétérogénéité spatiale de la surcote dans la réalité).

    Topographie considérée

    La topographie utilisée par le site correspond aux données à très haute résolution acquises par LiDAR (laser aéroporté) sur les zones basses et côtières (RGE-ALTI ©IGN). Ces données, qui correspondent à la partie terrestre du programme Litto3D (réalisé conjointement par le SHOM et l’IGN) n’intègrent donc pas la bathymétrie, qui n’est à ce jour pas disponible pour l’ensemble du littoral. Ceci n’a cependant pas de conséquences car le site n’effectue pas de simulations hydrodynamiques.

    La réalisation de simulations hydrodynamiques, telles qu’elles sont réalisées par exemple pour la réalisation de PPRL, pour des études de caractérisation de l’aléa Submersion marine ou pour l’étude de la propagation des vagues, nécessiterait par contre la prise en compte de la bathymétrie et des effets hydrauliques induits.
    Principe du calcul

    A partir du niveau marin défini par l’utilisateur (pleine-mer de coefficient de marée 120 + élévation du niveau de la mer + surcote), le site effectue une simple projection statique du niveau marin sur la topographie. La méthode est donc similaire à celle utilisée pour établir les cartes informatives basées sur la méthode de superposition topographie/niveau marin de référence dans le cadre des PPR Submersion marine.

    Dans l’analyse réalisée par le site, les protections côtières (naturelles et artificielles) sont considérées comme transparentes à l’écoulement : ces zones, situées sous le niveau marin considéré, ne peuvent en effet pas être considérées comme à l’abri des submersions marines, suivant les processus considérés (franchissements par paquets de mer, défaillance des protections…).

    PHMA

  • [Fontenay-le-Comte] – Contre les fascismes et contre tous les racismes, sous toutes leurs formes
    https://nantes.indymedia.org/events/142073/fontenay-le-comte-contre-les-fascismes-et-contre-tous-les-racismes

    Nous avons la volonté commune de mener le combat essentiel pour l’égalité des droits pour toutes et tous, pour la justice sociale contre le fascisme, l’autoritarisme, l’antisémitisme et contre le racisme sous toutes ses formes. À Nantes, le racisme, c’est aussi : – les contrôles massifs « au faciès »…

    #Antiracisme #Fontenay-le-Comte #Vendée

    • #Orchestre_du_nouveau_monde

      Né il y a quelques années d’un besoin unanime de donner du sens à la pratique musicale, l’Orchestre du Nouveau Monde est le premier orchestre engagé pour la justice sociale et climatique en France. Constitué en association depuis Janvier 2022, l’orchestre rassemble une centaine de jeunes en fin d’études de Conservatoires Régionaux ou Nationaux.

      Notre mission : sensibiliser un large public grâce à la musique.

      L’Orchestre du Nouveau Monde propose ainsi une nouvelle forme de discours militant où l’art est la caisse de résonance d’un message engagé. À travers diverses performances (concerts, interventions en milieu scolaire, conférences, vidéos de sensibilisation, action militante etc.), l’orchestre souhaite déclencher des réflexions, inciter à passer à l’action et participer à la constitution d’un mouvement commun d’espoir et d’ambition.

      https://orchestredunouveaumonde.fr

      ping @reka

    • Cet orchestre joue au pied des glaciers qui disparaissent

      Pour dénoncer les entreprises écocidaires et leurs effets sur le climat, l’Orchestre du nouveau monde joue... sous leurs fenêtres ou au pied des glaciers menacés. De quoi allier art et militantisme pour ces 75 jeunes musiciens.

      Dans la salle des fêtes de l’Académie du climat, à Paris, l’Orchestre du nouveau monde (ONM) s’apprête à jouer sa création, Fracas. La moitié des chaises de l’orchestre est vide. Le Printemps de Vivaldi résonne gaiement. Le public est confortablement installé quand soudain, des cris de détresse se font entendre à l’extérieur. Un vent de panique souffle sur la salle, plusieurs spectateurs se lèvent apeurés. « Tout va bien », les rassure Maé, membre de l’orchestre. Dans le couloir, les musiciens jouant des vents, encore invisibles aux yeux du public, tapent sur des casseroles. C’est la révolte. Ils se mettent à frapper sur les portes en rythme, couvrant la musique. Les portes cèdent : les flûtistes, trombonistes, clarinettistes, trompettistes, cornistes rentrent sous le regard mi-enjoué mi-angoissé du public. Un air martial et belliqueux retentit, Mars, Les Belliqueux, de Gustav Holst.

      Pari réussi pour ces jeunes musiciens qui voulaient transmettre au public leur angoisse face au monde actuel. L’ONM n’est pas un orchestre comme les autres. Ses soixante-quinze musiciens habitués des conservatoires ont décidé de sortir de l’ombre feutrée des grandes salles pour faire de la musique classique un « objet de lutte », explique leur manifeste.

      Une fois le décor planté, l’angoisse passée, les musiciens enchaînent avec la Symphonie du nouveau monde, d’Antonín Dvořák. Ce morceau flamboyant réconforte les spectateurs. « J’ai d’abord ressenti quelque chose de très actuel, très dérangeant et très noir, dit Sophie, 39 ans, venue les écouter pour la cinquième fois. Après, c’était apaisant, comme un voyage. » « On a voulu vous procurer un sentiment de réalité, puis amener des avenirs différents de ceux qu’il y a devant nous », explique Étienne Jarrier, le chef d’orchestre de 23 ans, à la fin du concert.

      En mélangeant des œuvres, en chantant, en mettant en scène l’arrivée des vents, l’orchestre bouscule les règles de la musique classique. Les morceaux de musique ont soigneusement été choisis pour raconter l’histoire « d’un monde qui ne tourne plus », dit Étienne Cognet, joueur de tuba, en pointant du doigt « le système capitaliste qui accroît les inégalités sociales et climatiques ». Vivaldi pour incarner une bourgeoisie déconnectée de la réalité et l’entrée des vents pour représenter la révolte du peuple qui gronde.

      Âgés de 16 à 27 ans, ces musiciens professionnels et amateurs ont envie, à travers leur art, d’inventer un nouveau monde, plus durable. « La musique classique a souvent été du côté des puissants, affirme le chef d’orchestre, on veut montrer une autre voie, on pousse à gauche. »

      Dénoncer le RN, Total et la fonte des glaciers

      Créé en 2022, l’ONM est avant tout « une bande de copains », résume Étienne Jarrier. La dite bande s’est rencontrée à l’Orchestre des Petites mains symphoniques. « On aimait jouer ensemble, on était content de se retrouver, poursuit Étienne, qui était clarinettiste avant d’apprendre sur le tas à diriger l’orchestre. Mais ça ne nous parlait pas de faire de la musique pour faire de la musique. » La quinzaine de musiciens rêvait d’un orchestre militant qui se « décloisonne », et sort les violons dans la rue.

      Une ambition qui a très vite été soutenue par des figures de la lutte contre le réchauffement climatique. En partenariat avec l’activiste Camille Étienne et l’orchestre Curieux, ils ont joué au pied d’un glacier en train de fondre en 2022 pour alerter sur l’urgence climatique. « C’est le premier projet qui nous a fait croire en nous », dit Étienne Jarrier.

      Progressivement, le groupe s’est élargi, attirant des militants et des musiciens moins engagés. Pour Laure Sichel, violoniste, étudiante au conservatoire de Boulogne, l’ONM a été « une porte vers l’engagement ». Loin du militantisme, la jeune femme de 22 ans a manifesté en musique lors des dernières élections législatives. De son côté, Étienne Cognet, militant Les Écologistes et syndicaliste, a rejoint l’orchestre après l’avoir vu au Climat Libé Tour, afin d’allier sa vie militante et sa passion pour la musique.

      « Bien sûr, on ne fera pas baisser les degrés avec des violons », reconnaît Étienne qui a appris le tuba au sein d’une harmonie municipale, mais l’orchestre veut apporter sa pierre à l’édifice. Face aux associations militantes parfois anxiogènes, la musique « est un message plus doux, plus joyeux, plus accessible », selon Laure, pour qui, ainsi, « on touche un public plus large ».

      L’orchestre multiplie les actions surprenantes et les spectacles. En juin 2022, ils ont interrompu la conférence du directeur numérique de TotalEnergies lors du salon Vivatech en interprétant Dies iræ, du Requiem de Mozart, pour dénoncer son projet climaticide Eacop. Ils ont donné plusieurs concerts pour le climat dans des châteaux de la Loire avant de participer au Climat Libé Tour en 2023.

      Le 3 juillet dernier, pendant l’entre-deux-tours des législatives, les musiciens se sont rejoints, dans le plus grand secret, à la porte de Saint-Cloud. L’opération était millimétrée. Chemise blanche et costume, instrument en main prêt à jouer, ils ont pris un bus. Celui-ci s’arrêta en face du siège du Rassemblement national (RN) et repartit, découvrant les soixante musiciens en rang d’oignon sur le trottoir. Sur la chaussée, Étienne a donné le top départ. L’ONM a entonné l’hymne pétainiste réécrit pour l’occasion, appelant à faire barrage à l’extrême droite : « Maréchal les voilà ! »

      Furieux, Louis Aliot, maire RN de Perpignan, s’est précipité hors du siège du parti, en brandissant sous le nez des musiciens une image de François Mitterrand décoré par le maréchal Pétain. « C’est quand même fou de voir les émotions qu’on a suscitées juste en jouant », rigole Sébastien, tromboniste, casquette blanche sur la tête, en montrant la photo sur son téléphone.
      Des actions votées démocratiquement

      Depuis septembre 2023, l’ONM est en résidence à l’Académie du climat, à Paris. Un endroit qui leur permet de côtoyer et de monter des projets avec d’autres artistes engagés comme le collectif de danse Minuit 12. Les musiciens s’y retrouvent un dimanche sur deux pour répéter dans une atmosphère très conviviale. « Soyez en mode “kiffance” », s’écrie Étienne, qui dirige les musiciens avec de grands gestes souples.

      L’ONM veut déconstruire « les rapports de force structurant la société qui font mal aux humains et aux écosystèmes », dit Étienne Jarrier. Et cette déconstruction passe aussi par un fonctionnement d’orchestre singulier. « L’ONM n’est pas un orchestre, c’est un lieu d’expérimentation où chacun peut s’émanciper », affirme le jeune maestro. Dans un esprit démocratique, les musiciens votent les actions à mener ensemble.

      En plus des soixante-quinze musiciens, l’ONM, c’est aussi une quinzaine de personnes qui s’occupent de la logistique, de la communication de ses actions sur les réseaux sociaux et de l’organisation des projets. Dans la rue, déployés autour des musiciens, ils veillent à ce que tout se passe sans accroc.

      Scrupuleux sur ses sources de financement, l’orchestre enquête sur la provenance de l’argent qui lui est alloué. Ils ont déjà été aidés par le Crous et seront subventionnés en 2025 par le fonds de dotation de l’Université de la Terre. « C’est très dur dans la musique classique d’avoir des financements quand on se bat contre Rolex ou LVMH », observe le chef d’orchestre, invitant le public à acheter des affiches à la fin de leur concert.

      L’Orchestre du nouveau monde jouera de nouveau son Fracas, le 15 mars à l’Unesco, pour clôturer l’Université de la Terre. « Un autre monde est possible, dit Étienne Jarrier, nous voulons donner des points d’accroche pour le construire. »

      https://reporterre.net/Cet-orchestre-joue-au-pied-des-glaciers-qui-disparaissent

  • Meltwater from Greenland and the Arctic is weakening ocean circulation, speeding up warming down south

    A vast network of ocean currents nicknamed the “great global ocean conveyor belt” is slowing down. That’s a problem because this vital system redistributes heat around the world, influencing both temperatures and rainfall.

    The Atlantic Meridional Overturning Circulation funnels heat northwards through the Atlantic Ocean and is crucial for controlling climate and marine ecosystems. It’s weaker now than at any other time in the past 1,000 years, and global warming could be to blame. But climate models have struggled to replicate the changes observed to date – until now.

    Our modelling suggests the recent weakening of the oceanic circulation can potentially be explained if meltwater from the Greenland ice sheet and Canadian glaciers is taken into account.

    Our results show the Atlantic overturning circulation is likely to become a third weaker than it was 70 years ago at 2°C of global warming. This would bring big changes to the climate and ecosystems, including faster warming in the southern hemisphere, harsher winters in Europe, and weakening of the northern hemisphere’s tropical monsoons. Our simulations also show such changes are likely to occur much sooner than others had suspected.

    https://www.youtube.com/watch?v=KTnhtQ2YtGo

    Changes in the Atlantic Meridional Overturning Circulation

    The Atlantic ocean circulation has been monitored continuously since 2004. But a longer-term view is necessary to assess potential changes and their causes.

    There are various ways to work out what was going before these measurements began. One technique is based on sediment analyses. These estimates suggest the Atlantic meridional circulation is the weakest it has been for the past millennium, and about 20% weaker since the middle of the 20th century.

    Evidence suggests the Earth has already warmed 1.5ºC since the industrial revolution.

    The rate of warming has been nearly four times faster over the Arctic in recent decades.
    Meltwater weakens oceanic circulation patterns

    High temperatures are melting Arctic sea ice, glaciers and the Greenland ice sheet.

    Since 2002, Greenland lost 5,900 billion tonnes (gigatonnes) of ice. To put that into perspective, imagine if the whole state of New South Wales was covered in ice 8 metres thick.

    This fresh meltwater flowing into the subarctic ocean is lighter than salty seawater. So less water descends to the ocean depths. This reduces the southward flow of deep and cold waters from the Atlantic. It also weakens the Gulf Stream, which is the main pathway of the northward return flow of warm waters at the surface.

    The Gulf Stream is what gives Britain mild winters compared to other places at the same distance from the north pole such as Saint-Pierre and Miquelon in Canada.

    Our new research shows meltwater from the Greenland ice sheet and Arctic glaciers in Canada is the missing piece in the climate puzzle.

    When we factor this into simulations, using an Earth system model and a high-resolution ocean model, slowing of the oceanic circulation reflects reality.

    Our research confirms the Atlantic overturning circulation has been slowing down since the middle of the 20th century. It also offers a glimpse of the future.

    Connectivity in the Atlantic Ocean

    Our new research also shows the North and South Atlantic oceans are more connected than previously thought.

    The weakening of the overturning circulation over the past few decades has obscured the warming effect in the North Atlantic, leading to what’s been termed a “warming hole”.

    When oceanic circulation is strong, there is a large transfer of heat to the North Atlantic. But weakening of the oceanic circulation means the surface of the ocean south of Greenland has warmed much less than the rest.

    Reduced heat and salt transfer to the North Atlantic has meant more heat and salt accumulated in the South Atlantic. As a result, the temperature and salinity in the South Atlantic increased faster.

    Our simulations show changes in the far North Atlantic are felt in the South Atlantic Ocean in less than two decades. This provides new observational evidence of the past century slow-down of the Atlantic overturning circulation.

    What does the future hold?

    The latest climate projections suggest the Atlantic overturning circulation will weaken by about 30% by 2060. But these estimates do not take into account the meltwater that runs into the subarctic ocean.

    The Greenland ice sheet will continue melting over the coming century, possibly raising global sea level by about 10 cm. If this additional meltwater is included in climate projections, the overturning circulation will weaken faster. It could be 30% weaker by 2040. That’s 20 years earlier than initially projected.

    Such a rapid decrease in the overturning circulation over coming decades will disrupt climate and ecosystems. Expect harsher winters in Europe, and drier conditions in the northern tropics. The southern hemisphere, including Australia and southern South America, may face warmer and wetter summers.

    Our climate has changed dramatically over the past 20 years. More rapid melting of the ice sheets will accelerate further disruption of the climate system.

    This means we have even less time to stabilise the climate. So it is imperative that humanity acts to reduce emissions as fast as possible.

    https://theconversation.com/meltwater-from-greenland-and-the-arctic-is-weakening-ocean-circulat

    #océan #Circulation_thermohaline #circulation_océanique_profonde #Circulation_méridienne_de_retournement_Atlantique (#AMOC) #Atlantique #climat #changement_climatique #glace #fonte_des_glaces #Gulf_Stream

  • Melting glaciers force Switzerland and Italy to redraw part of Alpine border

    Two countries agree to modifications beneath Matterhorn peak, one of Europe’s highest summits

    Switzerland and Italy have redrawn a border that traverses an Alpine peak as melting glaciers shift the historically defined frontier.

    The two countries agreed to the modifications beneath the Matterhorn, one of the highest mountains in Europe, which straddles Switzerland’s Zermatt region and Italy’s Aosta valley.

    Glaciers in Europe, the world’s fastest-warming continent, are retreating at an accelerated pace because of human-caused climate breakdown.

    “Significant sections of the border are defined by the watershed or ridge lines of glaciers, firn or perpetual snow,” the Swiss government said in a statement cited by Bloomberg. “These formations are changing due to the melting of glaciers.”

    The famed Zermatt ski resort is affected by the change, with the two countries agreeing to modify the border around the landmarks of Testa Grigia, Plateau Rosa, Rifugio Carrel and Gobba di Rollin based on their economic interests, Bloomberg reported.

    A joint Italian-Swiss commission agreed to the changes in May 2023. Switzerland officially approved the treaty on Friday, but Italy still needs to sign.

    The changes come after a disagreement between the two countries over the peak’s territory that lasted for years.

    Swiss glaciers lost 4% of their volume in 2023, the second-biggest annual decline on record, according to the Swiss Academy of Sciences. The largest decline was 6% in 2022.

    Experts have stopped measuring the ice on some Swiss glaciers because there is none left.

    The remains of a German mountain climber who disappeared while crossing a glacier near the Matterhorn nearly 40 years ago were discovered in melting ice in July last year.

    Experts in Italy said this month that the Marmolada glacier, which is the largest and most symbolic of the Dolomites, could melt completely by 2040 as a result of rising average temperatures.

    The collapse of part of the Marmolada killed 11 people in 2022.

    The glacier has been measured every year since 1902 and is considered a “natural thermometer” of climate change.

    https://www.theguardian.com/environment/2024/sep/29/melting-glaciers-switzerland-italy-alpine-border-matterhorn
    #frontières #frontière_mobile #Suisse #Italie #Alpes #Matterhorn #Cervin #visualisation #fonte_des_glaciers #glaciers #Zermatt #traité

    ping @reka

    • Switzerland and Italy redraw border due to melting glaciers

      Switzerland and Italy have redrawn part of their border in the Alps due to melting glaciers, caused by climate change.

      Part of the area affected will be beneath the Matterhorn, one of Europe’s tallest mountains, and close to a number of popular ski resorts.

      Large sections of the Swiss-Italian border are determined by glacier ridgelines or areas of perpetual snow, but melting glaciers have caused these natural boundaries to shift, leading to both countries seeking to rectify the border.

      Switzerland officially approved the agreement on the change on Friday, but Italy is yet to do the same. This follows a draft agreement by a joint Swiss-Italian commission back in May 2023.

      Statistics published last September showed that Switzerland’s glaciers lost 4% of their volume in 2023, the second biggest loss ever after 2022’s record melt of 6%.

      An annual report is issued each year by the Swiss Glacier Monitoring Network (Glamos), which attributed the record losses to consecutive very warm summers, and 2022 winter’s very low snowfall. Researchers say that if these weather patterns continue, the thaw will only accelerate.

      On Friday, Switzerland said that the redefined borders had been drawn up in accordance with the economic interests of both parties.

      It is thought that clarifying the borders will help both countries determine which is responsible for the upkeep of specific natural areas.

      Swiss-Italian boundaries will be changed in the region of Plateau Rosa, the Carrel refuge and Gobba di Rollin - all are near the Matterhorn and popular ski resorts including Zermatt.

      The exact border changes will be implemented and the agreement published once both countries have signed it.

      Switzerland says that the approval process for signing the agreement is under way in Italy.

      Last year, Glamos warned that some Swiss glaciers are shrinking so fast that it is unlikely they can be saved, even if global temperatures are kept within the Paris climate agreement’s 1.5C target rise.

      Experts say that without a reduction in greenhouse gases linked to global warning, bigger glaciers like the Aletsch - which is not on the border - could disappear within a generation.

      A number of discoveries have been made on Swiss glaciers in recent years due to their melting and rapid shrinking.

      Last July, human remains found close to Matterhorn were confirmed to be those of a German climber missing since 1986.

      Climbers crossing the Theodul glacier above Zermatt noticed a hiking boot and crampons emerging from the ice.

      In 2022, the wreckage of a plane that crashed in 1968 emerged from the Aletsch glacier.

      And the body of missing British climber Jonathan Conville was discovered in 2014 by a helicopter pilot who spotted something unusual while delivering supplies to a mountain refuge on the Matterhorn.

      https://www.bbc.com/news/articles/cgk7r0rrdnmo

  • Inox, fonte, céramique… On a cherché une poêle sans PFAS
    https://reporterre.net/Inox-fonte-ceramique-On-a-cherche-une-poele-sans-PFAS


    Naan, de rien !

    Face au problème de l’aliment qui colle au fond de la poêle, Hervé This dédramatise : « En début de cuisson, ça va attacher, mais il faut laisser faire. L’inox n’est pas une surface lisse. Les polymères des aliments vont donc combler les trous du revêtement, puis ils vont former une couche qui va finir par se détacher au cours de la cuisson. » Dès que la couche commence à brunir, elle va en effet se décoller. C’est ce qu’on désigne souvent sous le nom de « réaction de Maillard ». Le fabricant français Cristel, qui commercialise du matériel culinaire, affirme sur son site qu’« il est bel et bien possible d’éviter que les aliments ne collent dans l’inox. Il suffit pour cela d’adopter les bonnes techniques de cuisson ».

    • Ni pour les œufs, ni pour le poisson, ni vraiment pour l’amidon des patates rôties (un peu mieux dans la céramique genre cocotte le creuset).

      C’est marrant j’ai fait exactement la même recherche pour trouver une poêle pas trop pourrie ya un ou deux mois ! J’ai déjà une belle cocotte céramique tradi et une poêle inox le creuset que j’utilise pour la viande (ou du mijotage).

      Mais j’ai rien trouvé de probant, et au final pour faire sauter ou pour les œufs, j’ai racheté une énième fois une nouvelle poelle anti-adhésive…

      Reste le culottage bien fait sur une poêle acier :

      « Plus la poêle est noire, moins elle attache », écrit De Buyer, l’un des rares fabricants français de poêles en acier, sur son site. Il assure qu’avec un bon culottage, il est possible de cuire des œufs ou même du poisson dans une poêle en tôle acier. On aura créé une couche avec des propriétés antiadhésives permettant de cuire sans beaucoup de matières grasses.

      […]

      Le revêtement en fonte possède une surface irrégulière, comme l’inox ou l’acier, qui va attacher lors de la cuisson. Un culottage s’avère donc là aussi nécessaire. C’est ce que font les crêpiers avec leur billig, la semelle en fonte sur laquelle ils font leurs crêpes. Il existe désormais des poêles avec un revêtement en fonte émaillée, à la surface plus lisse, qui réduit l’adhérence et exonère de culottage.

      Ça j’ai jamais encore essayé…

    • Pour les oeufs, j’ai jamais fait attacher une seule omelette (ou oeufs au plat) dans une poêle en inox. Le truc a respecter impérativement : poêle très chaude au moment où on verse la prépa.

      La de buyer en acier j’ai aussi. Garder le culottage en parfait état réclame de l’attention. J’ai jamais tenté les oeufs dedans. Viande et poisson par contre c’est nickel. Patates aussi. C’est plutôt fait pour les cuissons a forte température.

    • Induction. Meilleur ratio d’efficacité, si tu as assez de paliers de puissance et que des spires sont bien réparties, c’est réellement très efficace pour chauffer très fort très vite et mijoter des doucement très longtemps.

      Quand on a débarqué à l’appart, il y avait une table générique (9 niveaux) : c’était déjà mieux que le gaz en bouteille, mais la chiasse pour maintenir une ébullition sans déborder.

      Là, j’ai pu la changer avec une simple, mais de meilleure facture (15 niveaux) : c’est super reposant.

      Le gaz, c’est bien, mais j’ai tendance à ne pas faire confiance à mes voisins pour me maintenir en vie : le voisin du dessous alcoolo, il m’a bien fais transpirer. Souvent, les gens n’ont pas de coupe-circuit en cas d’extinction de la flamme (vieux matos) et avec un gus qui peut s’endormir dans son vomi, t’aimes pas l’idée.

    • Ma poêle de buyer pour cuire les beefs c’est non lorsque ma fille 27 ans mange à la maison . Le goût du fer relève celui du sang et c’est dégoût assuré. Je suis carnivore et j’éprouvais le même dégoût lorsque j’étais plus jeune. C’est passé avec le temps...Lorsque elle est réglée c’est encore pire le goût du sang. Oui je sais c’est bizarre ! Culotter la po^le de buyer c’est pas évident d’un point de vue hygiène et régulièrement je ne peux pas résister à la laver en frottant un max ... Du coup ça colle...

    • J’aime le gaz je vais devoir passer à l’induction en déménageant because règlementation. Du coup je fais des recherches sur quelle cuisinière à induction.

    • Oui, dans la famille où j’étais ado, ils avaient une énorme poêle en fer qu’ils ne lavaient jamais (juste sous l’eau chaude) et je pensais que c’était de gros sales. Ils avaient effectivement un rapport très détendu avec les détergents. Et la poêle filait souvent un « gout » à la bouffe, maintenant, j’ai compris qu’ils avaient hérité d’une poêle ancestrale super bien culottée, mais qu’il eut quand même fallu qu’ils la passent au gros sel de temps à autre.

    • Les cuisinières, c’est pas top en général. Mieux vaut les tables en séparant de la fonction four.

      En table, j’ai beaucoup cherché et j’ai pris une Sauter 3 foyers (les trucs avec zones extensibles vendus le double ou le triple sont encore pas super efficaces) avec 15 niveaux de chauffe. Il n’y a toujours pas de classe énergétique pour ces engins (la honte), mais sur les tests d’efficacité, cette marque s’en sort super bien, avec une bonne répartition de la chauffe dans les foyers, ce qui fait que la conso réelle est un peu meilleure que celle du reste du marché, sans compter que la ventilation est notablement moins bruyante que celle de tables plus chères comme Whirlpool.

    • La ventilation, c’est ce qui m’arrête avec l’induction. Ici la cuisine est la pièce de vie principale alors le bruit de ventilo permanent pendant une heure de mijotage, c’est une perspective qu’on envisage pas.

    • On est au gaz bouteille, encombrés donc par la bombonne. Mais ça nous a permis de manger chaud pendant les périodes de coupures électriques (jusqu’à 4 jours après la tempète de 1999.)
      Gazinière avec thermocouple de sécurité, sur le four uniquement.

    • Nous aussi, on mijote : ce ventilo est tout a fait supportable, contrairement au FAR qui foutait les jetons. C’est moins que la hotte ou même que la rumeur de la rue si on ouvre la fenêtre. Moins que la VMC qui est musclée chez nous, un peu plus que le frigo.

      Par contre, oui, faut que je vois pour un Coleman ou un truc dans le genre pour les coupures qui ne vont pas manquer d’arriver.

    • Perso, on est passé d’une cuisinière gaz à la vitrocéramique puis à l’induction. La vitrocéramique c’est gourmand en électricité. Par contre à cause de la bonne inertie calorifique, tu peux baisser la puissance et laisser mijoter en surveillant un minimum. L’induction, ce que je trouve pénible, c’est la chauffe intermittente quand tu tournes à basse puissance. Faut dire qu’on a peut-être lésiné sur la qualité de l’appareil. De plus, tu as intérêt à avoir des récipients de qualité+++ (prévu pour et avec une semelle bien épaisse d’acier inox pour conserver la chaleur). Alors qu’un vieux faitout alu même cabossé, ça le fait sur un feu gaz (pour cuire des confitures par exemple). Je regrette quand même le gaz.

    • Il y a le gaz de ville dans ma maison, donc je suis resté au gaz. En m’équipant avec des feux à gaz de très bonne qualité, et avec un bon réglage de ralenti c’est ce que je trouve le plus précis. Bon c’est le gaz, c’est pas idéal en terme d’émissions…

      Chez ma mère il y a des plaques à induction de très bonne qualité, et je ne constate pas ce phénomène d’intermittence à basse puissance. Par contre effectivement il faut des très bons récipients (quand mes parents étaient passé à l’induction c’est ce qui m’avait permis de récupérer tout un tas de bonnes gamelles qui ne passaient pas sur l’induction, genre un super couscoussier !).

    • Merci @vazi . J’ai légué toutes mes poêles à mon fils ainé lors de mon récent déménagement. A 70 ans les poêles deviennent trop lourdes pour les mains. Je suis très heureuse q’un des enfants sur quatre en ai voulu... Je lui ai envoyé le lien pour le conseil.

    • @colporteur le descriptif dit :
      « *La formulation de nos revêtements antiadhérents en contact avec les aliments de la gamme Incroyable est exempte de tout ajout volontaire de PFAS. »
      Ce qui est un peu ambigu à mon sens.
      De quoi est fait le revêtement en question ? Ce n’est pas explicite ...

    • Finalement sur le site de la marque il y a cette description, assez convaincante :
      « Le revêtement de la gamme L’Incroyable est une technologie suisse développée par le leader européen du secteur.
      Il est fabriqué à partir de minéraux naturels, grâce à un procédé qu’on appelle sol-gel (rien d’inquiétant, c’est juste une méthode de transformation douce entre liquide et solide, un peu comme quand une crème pâtissière prend au frais !).

      Ce revêtement est composé de deux couches :

      Une base ultra résistante pour assurer la solidité et la durabilité.
      Une couche supérieure brillante, qui donne le côté antiadhérent et facilite la cuisson. Qui est tout simplement de la vitrification de silice, comme du verre. »

    • Merci @colporteur @vazi ça fait chaud au coeur ces informations. Me séparer de mes poêles ça a été un peu un crève coeur, une page tournée sur mon ancienne vie. M’en vais regarder d’un peu plus près ce petit bijou cookut ( semi chic , c’est drôle en plus). Me suis éloignée de seenthis car je n’ai toujours pas de box la fibre est en cours d’installation.

    • Rah crotte de bique Cookut ça me paraissait prometteur mais ils font rien au-dessus de 28cm ! Alors que déjà une poêle de 30cm je trouve ça trop petit pour nous, quand on est 4 à la maison et parfois invités, moi j’ai toujours pris des 32cm (allez cuire 4 soles ou assez de patates pour 4 ou 5 dans 28cm…).

      Le seul truc que je pourrais remplacer chez eux c’est ma crêpière à priori.

    • J’ai décidé d’aller voir L’incroyable cocotte dans un magasin pour poser 2-3 questions, notamment sur la durabilité.
      La vendeuse m’a dit « c’est sans PFAS et autres produits nocifs, mais ça reste un revêtement... du coup, au bout d’un temps il partira et la poêle ne sera plus anti-adhérante ». Elle dit « après 4-5 ans, quand le revêtement ne sera plus fonctionnel, il faudra changer la poêle/cocotte ». Du coup, pour moi, c’est niet.

    • L’avantage « ultime » de l’acier c’est qu’on peut même couper dans la poele. Aucune précaution d’aucune sorte n’est nécessaire (à part proscrire le liquide vaisselle). un matériau inusable, ça c’est vraiment extra !

    • Je tourne au gaz avec des supers poêles inox que je maintiens bien propres. Sinon testé les aciers Debuyer au dessus de 26cm c’est trop lourd mais la crépière fonte plate achetée d’occase et nettoyée à fond avant de la culotter est super. Je suis d’accord avec @ericw qui écrit « pour pas que ça colle, poêle très chaude au moment où on verse la prépa ». Sinon essaye pour cuire des œufs au plat avec un fond d’eau, ça glisse dessus :)

  • Le #débit des #rivières se transforme complètement dans tous les pays de l’hémisphère Nord

    Le réchauffement climatique n’a pas seulement des conséquences sur les températures, les précipitations et la fonte des glaciers. Il modifie également le débit des rivières, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science. La différence de débit entre l’#hiver et le #printemps est de moins en moins grande, ce qui risque d’affecter tout l’écosystème.

    Une équipe d’hydrologues anglais a analysé le débit des rivières dans environ 10 000 stations réparties sur l’ensemble du monde au cours des 35 dernières années (https://www.science.org/doi/10.1126/science.adi9501). Ils ont découvert que toutes les régions de l’#hémisphère_Nord étaient concernées par un changement au #niveau_du_débit des #fleuves et rivières. Les débits affichent en effet une tendance à la baisse au printemps et une tendance à la hausse l’hiver, une situation complètement inversée par rapport au cycle naturel sur :

    - 40 % des stations d’Amérique du Nord ;
    – 32 % des stations de Sibérie du Sud ;
    – 19 % des stations du nord de l’Europe.

    Ces mesures prennent en compte les débits naturels, et ont exclu les débits modifiés par des barrages ou autres aménagements qui fausseraient les résultats. L’hémisphère Sud semble bien moins touché par ces changements de débits, à l’exception du sud-est du Brésil qui affiche des extrêmes encore plus marqués entre l’hiver et le printemps.

    En cause, la fonte précoce des neige et la croissance en avance des végétaux

    D’où vient cette évolution étonnante dans l’hémisphère Nord ? Principalement de la #fonte_des_glaces en #Arctique, précisent les chercheurs, et de la #fonte_des_neiges plus précoce en fin d’hiver, qui augmentent les débits l’hiver. Le décalage de la saison de croissance des plantes joue aussi un rôle : la hausse des #températures permet aux plantes de pousser plus tôt dans la saison et d’absorber plus de précipitations, ce qui contribue à la réduction du débit des rivières. C’est donc la variation naturelle des rivières au cours des #saisons qui est chamboulée. Les conséquences sur la biodiversité qui dépend de ces rivières n’ont pas encore été évaluées et cela fera l’objet d’études futures.

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-debit-rivieres-transforme-completement-tou
    #climat #changement_climatique #chiffres #statistiques

  • Typothèque Bye Bye Binary
    https://typotheque.genderfluid.space

    Des remplacements de glyphes automatiques avec OpenType, à partir d’une écriture plus simple à base de point médian (ami⋅e) ou deux points (ami..e).

    Avec une standardisation des nouveaux glyphes à suivre entre toutes les fontes augmentées :
    https://typotheque.genderfluid.space/quni.html

    Les fontes de cette typothèque proposent de nombreux glyphes (lettres mutantes, ligatures, éléments de symbiose) en addition au point médian et autres solutions régulièrement utilisées pour écrire et composer des textes inclusifs. Nos claviers ne contiennent pas (encore) les touches qui correspondent à ces caractères. Alors pour rendre utilisable cet arc-en-ciel de signes par touls, la collective Bye Bye Binary construit des pratiques en commun, des normes molles, rageuses et aux petits oignons, qui ensemble forment læ Queer Unicode Initiative (QUNI). Le QUNI permet de rassembler nos fontes, avec toute la diversité qu’elles contiennent, autour d’un même système d’encodage en vue de leur utilisation par un large public.

    #typographie #fontes #genre #écriture_inclusive #opentype #unicode #standardisation #quni

  • La fonte des barrières de #glace de l’#Antarctique occidental est désormais inévitable et irréversible

    La fonte qui glace. Ce processus ne peut pas être inversé et contribuera à la hausse du niveau de l’océan, même en limitant le réchauffement climatique, alerte une nouvelle étude.

    Les plateformes (ou barrières) de glace jouent un rôle stabilisateur essentiel et ralentissent la #fonte_des_glaciers dans l’#océan. Leur fonte dans l’#Antarctique_occidental va se poursuivre de manière inévitable, et ce dans tous les #scénarios de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Autrement dit, limiter le réchauffement à +1,5°C à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle, comme le prévoit l’#Accord_de_Paris, ne suffira pas à inverser la tendance. C’est à cette glaçante conclusion que sont parvenu·es les chercheur·ses du British antarctic survey (l’opérateur britannique de recherche en Antarctique) dans cette étude parue dans Nature climate change ce lundi : https://www.nature.com/articles/s41558-023-01818-x.

    « Nous constatons qu’un réchauffement rapide des #océans, environ trois fois plus rapide que le taux historique, est susceptible de se produire au cours du XXIème siècle », écrivent les scientifiques, qui ont modélisé la #mer_d’Amundsen, à l’ouest de l’Antarctique, pour mener l’analyse la plus complète du réchauffement dans la région à ce jour.

    La poursuite de la fonte des #barrières_de_glace dans l’Antarctique ouest pourrait entraîner la débâcle irréversible des #glaciers, de quoi élever le niveau de l’océan de cinq mètres, un processus aux conséquences potentiellement désastreuses pour la planète. « Notre étude n’est pas une bonne nouvelle : nous avons peut-être perdu le contrôle de la fonte de la #plateforme_glaciaire de l’Antarctique occidental au cours du XXIe siècle », a déclaré au Guardian Kaitlin Naughten, qui a dirigé les travaux.

    « Il s’agit d’un des effets du changement climatique auquel nous devrons probablement nous adapter, ce qui signifie très probablement que certaines communautés côtières devront soit construire [des défenses], soit être abandonnées », poursuit la chercheuse du British antarctic survey.

    Aujourd’hui, environ deux tiers de la population mondiale vit à moins de cent kilomètres d’une côte. De nombreuses mégalopoles mondiales, comme New York, Shanghai, Tokyo ou Bombay, sont situées sur le littoral et particulièrement vulnérables à la montée du niveau de la mer.

    https://vert.eco/articles/la-fonte-de-lantarctique-est-desormais-inevitable-et-irreversible
    #irréversibilité #inévitabilité #climat #changement_climatique

    • Unavoidable future increase in West Antarctic ice-shelf melting over the twenty-first century

      Ocean-driven melting of floating ice-shelves in the Amundsen Sea is currently the main process controlling Antarctica’s contribution to sea-level rise. Using a regional ocean model, we present a comprehensive suite of future projections of ice-shelf melting in the Amundsen Sea. We find that rapid ocean warming, at approximately triple the historical rate, is likely committed over the twenty-first century, with widespread increases in ice-shelf melting, including in regions crucial for ice-sheet stability. When internal climate variability is considered, there is no significant difference between mid-range emissions scenarios and the most ambitious targets of the Paris Agreement. These results suggest that mitigation of greenhouse gases now has limited power to prevent ocean warming that could lead to the collapse of the West Antarctic Ice Sheet.

      https://www.nature.com/articles/s41558-023-01818-x

  • La Pétroleuse : une police d’écriture vintage et inclusive inspirée d’une fonte des années 1880
    https://mastodon.art/@lokigwyn/111165199665013520

    🔥Et voilà La Pétroleuse : une police d’écriture vintage et inclusive inspirée d’une fonte des années 1880.
    Avec la Pétroleuse, on fait fondre les caractères entre eux et on fait fondre les cerveaux des réac, des mascus et de toustes celleux qui détestent l’écriture inclusive !

  • Antarctique : la surface de la banquise plus réduite que jamais en hiver
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/09/26/antarctique-la-surface-de-la-banquise-plus-reduite-que-jamais-en-hiver_61910

    La surface de la #banquise de l’Antarctique, qui est à son maximum à cette saison, est cette année la plus faible jamais enregistrée depuis le début des relevés scientifiques, a annoncé lundi 24 septembre l’observatoire américain de référence.

    La banquise de l’Antarctique fond en été et se reconstitue en hiver, lequel touche actuellement à sa fin dans l’hémisphère Sud. Le 10 septembre, « la banquise de l’Antarctique a atteint une étendue maximale annuelle de 16,96 millions de km2 », écrit le National Snow and Ice Data Center (NSIDC). « Il s’agit du maximum le plus bas pour la banquise dans les relevés allant de 1979 à 2023 ; et de loin. »

    L’étendue maximale atteinte cette année est de 1,03 million de km² inférieure à la plus faible précédemment enregistrée, soit près de deux fois la superficie de la France.

    En février, en plein été austral, la banquise antarctique avait atteint sa surface la plus faible, avec une étendue minimale de 1,79 million de km², un record de fonte, selon le NSIDC. Par la suite, elle s’est reformée à un rythme inhabituellement lent, malgré l’arrivée de l’hiver.

    Dans l’Arctique, où l’été se termine, la banquise a par ailleurs atteint son étendue la plus réduite pour l’année, avec 4,23 millions de km². Il s’agit du sixième « plus bas » depuis le début des relevés, il y a quarante-cinq ans.

    #réchauffement_climatique

  • Débacle. Observationally-constrained projections of an ice-free Arctic even under a low emission scenario | Nature Communications
    https://www.nature.com/articles/s41467-023-38511-8

    The sixth assessment report of the IPCC assessed that the Arctic is projected to be on average practically ice-free in September near mid-century under intermediate and high greenhouse gas emissions scenarios, though not under low emissions scenarios, based on simulations from the latest generation Coupled Model Intercomparison Project Phase 6 (CMIP6) models. Here we show, using an attribution analysis approach, that a dominant influence of greenhouse gas increases on Arctic sea ice area is detectable in three observational datasets in all months of the year, but is on average underestimated by CMIP6 models. By scaling models’ sea ice response to greenhouse gases to best match the observed trend in an approach validated in an imperfect model test, we project an ice-free Arctic in September under all scenarios considered. These results emphasize the profound impacts of greenhouse gas emissions on the Arctic, and demonstrate the importance of planning for and adapting to a seasonally ice-free Arctic in the near future.

    Arctique : des étés sans glace de mer probables dès 2030
    https://bonpote.com/arctique-des-etes-sans-glace-de-mer-probables-des-2030

    La glace de mer en Arctique est-elle un point de bascule ?
    Il est possible que la communication soit un peu confuse sur le terme de “point de bascule”, ou tipping point en anglais. Certaines personnes ont communiqué sur le fait que ce soit un tipping point, d’autres non, et il est important de bien définir le terme.

    Qu’est-ce qu’un point de bascule ?
    Bien que le principe soit connu depuis plusieurs décennies par les scientifiques, ce n’est que récemment que le point de bascule est explicitement utilisé. Le GIEC y fait référence dans son 4e rapport pour la première fois, puis y fait désormais référence dans chaque rapport (et rapports spéciaux). Dans son rapport spécial 1.5, voici la définition donnée au point de bascule :

    Degré de changement des propriétés d’un système au-delà duquel le système en question se réorganise, souvent de façon abrupte, et ne retrouve pas son état initial même si les facteurs du changement sont éliminés. En ce qui concerne le système climatique, le point de bascule fait référence à un seuil critique au-delà duquel le climat mondial ou un climat régional passe d’un état stable à un autre état stable.
    La deuxième notion très importante, est l‘irréversibilité : “terme qualifiant l’état perturbé d’un système dynamique à une échelle temporelle donnée, quand le temps nécessaire à la restauration du système par les processus naturels est nettement plus long que le temps nécessaire à l’atteinte de cet état perturbé”.

    Notons que ces points de bascule peuvent être soit provoqués par des fluctuations naturelles du climat, soit par un forçage externe, tel que le réchauffement climatique. Ces points de bascule, dont l’avènement est plausible dans les un à deux siècles à venir (voire avant) avec les émissions anthropiques, sont susceptibles d’entrainer une trajectoire irréversible. Il faudrait alors des siècles, voire des millénaires, pour revenir à la situation initiale.

    Quels sont les différents points de bascule ?
    Ces points de bascule sont nombreux et variés : on retrouve bien sûr la forêt amazonienne, mais aussi la fonte de la banquise arctique, la fonte partielle (Antarctique) ou totale (Groenland) des calottes glaciaires, les changements de la circulation thermohaline, la transformation de la forêt amazonienne en savane, l’affaiblissement de la mousson estivale indienne, le dégel du pergélisol (qui libèrerait des gaz à effet de serre), etc.

    En 2018, Steffen & al. publiait une carte qui résume les principaux points de bascule théoriques à partir d’un certain degré de réchauffement moyen global, où la glace de mer en été en Arctique était présente :

    Peut-on affirmer que la glace de mer en Arctique est un point de bascule ?
    Dirk Notz, co-auteur de l’étude, a déclaré que “ce sera le premier composant majeur de notre système climatique que nous perdons à cause de nos émissions de gaz à effet de serre”.

    Mais le GIEC indique dans son dernier rapport que la perte de la glace de mer en Arctique en été n’est pas un point de bascule (confiance haute, page 5 du chap 9). C’est également ce qu’avait retenu McKay & al. dans leur étude publiée en septembre 2022, où le point de bascule de la glace de mer en Arctique avait été écarté.

    C’est également ce que confirme Jean-Baptiste Sallée : avec la définition du GIEC, ce n’est pas un point de bascule puisque si nous réduisons le réchauffement, la glace revient. Sur le plan physique, c’est très clair. Si certaines personnes considèrent que c’est un point de bascule, c’est probablement parce que le réchauffement climatique n’est pas prêt de s’arrêter et que les promesses des gouvernements nous emmènent vers un monde à bien plus de +2°C de réchauffement mondial (potentiellement +4°C en France) et comme les promesses n’engagent que celles et ceux qui les croient…

    NB : il est aussi très important de comprendre que ces points de bascule sont difficiles à définir précisément, et une fois déclenchés, ils ne mènent pas forcément à un changement abrupt et immédiat du climat : le changement est bel et bien acté une fois le « seuil » passé, mais les conséquences peuvent s’étaler sur des siècles voire des millénaires, comme dans le cas de la hausse du niveau marin.

    Quelles conséquences possibles avec des étés sans glace de mer en Arctique ?
    Sans aucune hésitation, la conséquence la plus importante sera l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes que nous connaissons actuellement, tels que les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les inondations, a déclaré Seung-Ki Min, qui a dirigé l’étude. “Nous devons réduire les émissions de CO2 de manière plus ambitieuse et nous préparer à nous adapter à ce réchauffement plus rapide de l’Arctique et à ses répercussions sur la société humaine et les écosystèmes“.

    Le phénomène va également accélérer le réchauffement arctique, ce qui peut “augmenter les événements météorologiques extrêmes aux latitudes moyennes, comme les canicules et les feux de forêts. Cela peut aussi accélérer le réchauffement mondial, en faisant dégeler le permafrost, ainsi que la montée du niveau des océans en faisant fondre la calotte glaciaire du Groenland”

    Dans le Figaro, Jean-Baptiste Sallée rappelle que “la banquise réfléchit les rayons du soleil. Sa disparition accentuera le réchauffement, avec le risque d’enclencher un cercle vicieux » qui pourrait par exemple impacter la calotte glaciaire du Groenland”.

    Les conséquences vont bien au-delà de l’Arctique
    Cette calotte glaciaire contient assez de glace pour augmenter le niveau des océans de six à sept mètres, précise Heïdi Sevestre, glaciologue, pour Bon Pote. Et parmi les autres conséquences nous pourrions également citer :

    L’érosion des côtes en Arctique qui sera plus importante : la banquise protège les côtes de l’action érosive des vagues partout en Arctique.
    Plus de brouillard dans l’Arctique.
    De nouvelles routes de navigation, avec toutes les implications géopolitiques que cela implique.
    Une menace pour la biodiversité marine, avec des écosystèmes menacés, qui servent de lieu de pêche et de chasse pour les communautés inuites de la régions.
    Le déclin de la glace de mer dans les mers de Barents et de Kara pourrait à lui seul expliquer jusqu’à un tiers du réchauffement hivernal sur le plateau tibétain.
    Enfin, l’auteur principal de l’étude rappelle en outre que la banquise « est un moteur de la circulation océanique globale » : sa disparition l’espace d’un ou plusieurs mois pourrait aussi avoir des conséquences aujourd’hui difficiles à évaluer.

    Il est trop tard pour sauver la glace de mer d’été en Arctique
    “Il est trop tard pour sauver la glace de mer d’été en Arctique”. Cette déclaration fait froid dans le dos et devrait faire la une de tous les journaux. Si le catastrophisme est à combattre parce qu’il peut mener à l’inaction, cette nouvelle étude devrait être l’évènement le plus médiatisé de l’année, compte tenu des conséquences gravissimes que cela aura pour l’humanité. Notons au passage que l’Arctique n’est pas le seul à souffrir, puisque l’Antarctique est également en très mauvaise posture.

    #Arctique #fonte #réchauffement_arctique #événements_météorologiques #climat #réchauffement_climatique

    • Results indicate that the first sea ice-free September will occur as early as the 2030s–2050s irrespective of emission scenarios. Extended occurrences of an ice-free Arctic in the early summer months are projected later in the century under higher emissions scenarios.

  • Nous sommes au bord du précipice
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/03/20/le-rapport-de-synthese-du-giec-un-guide-pratique-pour-desamorcer-la-bombe-a-

    Je vous donne directement le scenario catastrophe prévu (« le très émetteur ») — ce qui arrivera donc : la température mondiale s’élèvera, lors de la période 2081-2100 de 2,5 à 4,4 °C « en cas de poursuite des politiques actuelles ».

    La poursuite des émissions entraînera des perturbations plus importantes du cycle de l’eau, une accélération de la débâcle des glaces, de l’#acidification et de la #désoxygénation des #océans, des baisses de #productions_agricoles, ainsi qu’une moindre efficacité des puits de carbone (forêts, océans, etc.), qui absorbent actuellement la moitié des #émissions_de_CO2. Avec, à la clé, encore davantage de #mortalité, de pénuries, de pauvreté, de famines ou de conflits. Ces impacts seront non seulement « de plus en plus complexes à gérer », mais ils se produiront souvent simultanément, avec parfois des conséquences « en cascade » d’une région à l’autre.

    Certains changements sont irréversibles. L’#élévation_du_niveau_des_mers va par exemple se poursuivre pendant des siècles ou des millénaires, sous l’effet de leur réchauffement et de la #fonte_des_calottes_glaciaires, qui vont également perdurer sur des échelles de temps très longues.

    Il ne reste que ça d’essentiel une fois retirées les passages utiles sur les causes et les implorations inutiles à destination des agents politiques du capitalisme mondiale, du genre (jeu : trouvez l’intrus — attention, c’est difficile) :

    Pourtant, l’humanité peut encore reculer et éviter le grand saut.

    … cependant, le Père Noël existe.

    … il reste une chance de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle.

    … on peut freiner le désastre

    La fenêtre pour éviter les pires effets de la #crise_climatique « se ferme rapidement », mais on peut encore s’y faufiler…

    … les chances de limiter le #réchauffement à 1,5 °C, à condition d’un sursaut international…

    Tous les pays doivent « appuyer immédiatement sur l’accélérateur », résume #Antonio_Guterres, qui demande aux économies développées d’avancer l’atteinte de la neutralité carbone au plus vite…

    La seule solution est entre les mains des producteurs eux-mêmes — la classe des travailleurs. Tous les discours nous enjoignant d’espérer des États aux ordres des possédants, les véritables prédateurs, ne sont sur des diversions mortifères.

    #GIEC #rapport #capitalisme #capitaloscène #réchauffement_climatique #catastrophes #désastre_climatique

  • Glacial lake floods threaten communities in Asia, South America | Reuters
    https://www.reuters.com/business/environment/glacial-lake-floods-threaten-communities-asia-south-america-2023-02-07/?taid=63e2a46a58449200011e8733
    https://www.reuters.com/resizer/vqbGkUePiVpll2V4FeLJN0LFFTM=/1200x628/smart/filters:quality(80)/cloudfront-us-east-2.images.arcpublishing.com/reuters/BKHZDOIYXJP2PELM3EDMTZG4QM.jpg

    Melting mountain glaciers pose a growing flood risk to some 15 million people around the world, researchers said in a report published on Tuesday, with communities in Asia facing the biggest danger.

    Runoff from melting glaciers often pools in shallow lakes, held back by rocks and debris. The risk comes when a lake overfills, bursting through its natural barrier and sending a torrent of water rushing down mountain valleys.

    Scientists have assessed for the first time how many people globally are at risk from these floods, finding that more than half of vulnerable populations live in India, Pakistan, China, and Peru.

    Glacial lake outburst floods threaten millions globally
    https://www.nature.com/articles/s41467-023-36033-x

    #climat #montagne #glacier #fonte #inondation

  • Major sea-level rise caused by melting of Greenland ice cap is ‘now inevitable’ | Sea level | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2022/aug/29/major-sea-level-rise-caused-by-melting-of-greenland-ice-cap-is-now-inev

    Major sea-level rise from the melting of the Greenland ice cap is now inevitable, scientists have found, even if the fossil fuel burning that is driving the climate crisis were to end overnight.

    The research shows the global heating to date will cause an absolute minimum sea-level rise of 27cm (10.6in) from Greenland alone as 110tn tonnes of ice melt. With continued carbon emissions, the melting of other ice caps and thermal expansion of the ocean, a multi-metre sea-level rise appears likely.

    #it_has_really_begun

  • Speed at which world’s glaciers are melting has doubled in 20 years | Glaciers | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2021/apr/28/speed-at-which-worlds-glaciers-are-melting-has-doubled-in-20-years

    The melting of the world’s glaciers has nearly doubled in speed over the past 20 years and contributes more to sea-level rise than either the Greenland or Antarctic ice sheets, according to the most comprehensive global study of ice rivers ever undertaken.

    Scientists say human-driven global heating is behind the accelerating loss of high-altitude and high-latitude glaciers, which will affect coastal regions across the planet and create boom-and-bust flows of meltwater for the hundreds of millions of people who live downstream of these “natural water towers”.

    #climat #fonte_des_glaciers #élévation_de_la_mer

  • Émeutes après la blessure de Villeneuve la Garenne : Les gouttes policières font déborder le vase populaire
    https://desarmons.net/2020/04/21/emeutes-apres-la-blessure-de-villeneuve-la-garenne-les-gouttes-policieres

    #Villeneuve-la-Garenne s’est enflammée depuis ce dimanche soir. La révolte a éclaté après qu’un habitant de la ville, Mouldi, a percuté la portière d’une voiture Passat banalisée de #police, arrêtée au niveau d’un feu, samedi soir vers 22 heures sur l’avenue de Verdun.

    Dans la voiture de police se trouvaient quatre agents de la #BAC des Hauts-de-Seine, qui avaient remarqué Mouldi alors qu’il circulait sans casque sur une moto-cross. Lorsque Mouldi est arrivé à hauteur du véhicule pour la dépasser par la droite en emprunter la piste cyclable, l’un des passagers, qui l’observaient pourtant dans leur rétroviseur et ne pouvaient avoir manqué son arrivée à pleine vitesse, a ouvert la portière, projetant Mouldi sur un poteau du trottoir. Précisons que la voiture n’était pas sérigraphiée, Mouldi ne pouvant pas savoir qu’il s’agissait d’un véhicule de police.

    Des témoins directs présents sur les lieux ont filmé les minutes suivantes et publié les vidéos (deux angles différents) sur Snapchat. On y voit Mouldi crier de douleur, tandis qu’un policier lui fait un bandage à un mètre du poteau sur lequel il a atterri. Sa moto est quelques mètres plus loin sur le trottoir, tandis que trois autres policiers font des allers-retours entre Mouldi et leur véhicule. L’un des témoins affirmera que l’un des policiers était alcoolisé, affirmant que la portière a été ouverte volontairement à l’arrivée de la moto. Les témoins pensent dans un premier temps que Mouldi a perdu sa jambe. Pris en charge à l’hôpital, il souffre d’une fracture ouverte de la jambe gauche, mais n’a heureusement pas été amputé.

    Le lendemain matin, une autre vidéo prise depuis la station essence qui jouxte le lieu de l’accident, montre des policiers emporter le poteau sur lequel Mouldi a été projeté la veille. Le parquet affirme qu’aucune enquête #IGPN n’a été pour l’heure diligentée, mais la presse prétend qu’une enquête a été ouverte contre Mouldi pour « rodéo urbain » et « mise en danger d’autrui ». L’enquête est menée par le SAIP local, c’est à dire les collègues directs des policiers de la BAC impliqués dans l’accident.

    On s’en fout bien de savoir si Mouldi avait un casier judiciaire. Avec cet Etat répressif, nous sommes des dizaines de milliers à avoir un casier judiciaire, pour des raisons diverses. Cela ne justifiera jamais que des policiers frappent, mutilent et tuent un-e seul-e d’entre nous.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, ce ne sont pas seulement les quartiers de Villeneuve-la-Garenne qui ont explosé de colère, mais aussi certains quartiers de #Nanterre, #Suresnes, #Aulnay-sous-Bois, #Egly, #Gennevilliers, #Epinay, #Grigny, #Fontenay, #Saint-Ouen, #Villepinte, #Neuilly-sur-Marne, #Amiens Nord, #Rueil-Malmaison, #Noisiel, #Mulhouse, #Sevran, #Evry, #Strasbourg, #La_Courneuve, #Chanteloup, #Bordeaux, #Toulouse : feux de poubelles, artifices et barricades contre gaz lacrymogènes, balles de caoutchouc et grenades. Et arrestations violentes de journalistes indépendants, pratique devenue coutume chez des policier-es qui ont très clairement quelque chose à se reprocher…

    Ces explosions de colère ne sont pas seulement le résultat de l’accident de Mouldi, mais font suite aux contrôles, humiliations et violences incessantes subies par les habitant-es des quartiers populaires, notamment depuis le début du confinement. Cette colère est politique.

    Dans la semaine précédent l’accident de #Mouldi, le 15 avril, #Malik_Zar_Mohammad, 25 ans, a été tué de trois balles dans la tête par les policiers d’une brigades cycliste dans le parc de la Courneuve. Les policiers ont été appelés en renfort par une brigade équestre durant sa ronde, après que Malik aurait refusé de quitter les lieux et se serait rué sur les chevaux avec un couteau. Repoussé à l’aide de gaz lacrymogène, les policiers affirment qu’il serait revenu à la charge avant d’être abbatu (NB : Malik était demandeur d’asile et non francophone).

    Dans la nuit du 14 au 15 avril, un homme de 60 ans est mort dans une cellule du commissariat de #Rouen, après avoir été arrêté pour conduite sous l’emprise d’alcool. Le médecin l’ayant vu au moment de son placement en cellule l’avait jugé apte à la garde-à-vue.

    Le 10 avril, la police de #Bruxelles a tué Adil, 19 ans, pour avoir enfreint le confinement, en percutant son scooter en voiture dans le quartier d’Anderlecht.

    Dans la nuit du 9 au 10 avril vers 1 heures, Boris, 28 ans, est mort noyé dans la Charente à #Angoulême, après avoir tenté d’échapper à un contrôle de la BAC. Pris en chasse par la police, il se serait trouvé bloqué à contre-sens sur le pont Saint Antoine et serait descendu de son véhicule avant d’enjamber la balustrade et de se jeter dans l’eau.

    La même nuit vers 4h30, un automobiliste de 28 ans est mort dans un accident de voiture sur la route départementale 643 à hauteur d’#Estournel, après avoir esquivé un contrôle à #Cambrai et été poursuivi par la police. Son passager, âgé de 20 ans, a été hospitalisé entre la vie et la mort et placé en coma artificiel.

    Toujours la même nuit, un homme de 49 ans est mort dans sa cellule de dégrisement à #Sorgues, après avoir été interpellé en raison d’une rixe avec son colocataire. Il est constaté mort dans sa cellule lors de la reprise de service par les gendarmes le matin.

    Le 8 avril, la police municipale de #Béziers a tué #Mohamed_Gabsi, 33 ans, lors d’une arrestation violente pour avoir enfreint le confinement (alors que Mohamed dormait à la rue).

    Le 4 avril, la police de #Chanteloup-les-Vignes a tiré au LBD dans la tête d’une fillette de 5 ans, en marge d’échauffourées faisant suite à un contrôle de scooter. 14 tirs de LBD et 9 grenades lacrymogènes ont été recensés. Elle a été plongée dans un coma artificiel à l’hôpital Necker, souffrant d’une fracture et d’un important traumatisme crânien.

    De nombreuses images de contrôles violents ont également circulé dés le début du confinement, dont l’agression de Sofiane, 21 ans, le 24 mars aux #Ullis ou celle de #Ramatoulaye, 19 ans, le 19 mars.

    Six morts entre les mains de la police française en deux semaines !!

    Nous nous associons à la colère des émeutiers, qui ne font que réagir à cette #violence systémique et raciste qui inonde notre paysage quotidien, les réseaux sociaux permettant aux témoins de diffuser instantanément les preuves en images des agissements policiers dans les quartiers populaires. Ces images ne rendront pas #justice, mais elles permettent au moins d’établir la vérité et de prendre une distance critique par rapport à la version officielle servie par les auteurs de ces actes et les procureurs qui organisent systématiquement leur impunité.

  • 16 polices historiques en licence libre, par l’ANRT Nancy

    Gotico-Antiqua, Proto-Romain, Hybride. Caractères du XVe siècle entre gothique et romain.
    http://gotico-antiqua.anrt-nancy.fr

    Le colloque sur deux jours et l’exposition Gotico-Antiqua, Proto-Romain, Hybride. Caractères du XVe siècle entre gothique et romain sont fondés sur un programme de recherche en cours à l’Atelier national de recherche typographique (ANRT) qui examine la période historique de 1459-1482. Le colloque a pour objectif de réunir des chercheurs dans le domaine de la typographie, de la paléographie et de l’histoire du livre, en mettant l’accent sur les caractères et les formes de lettres. Cette période relativement peu étudiée – après Gutenberg et avant la stabilisation du modèle de Jenson – s’étend des premières traces de tendances humanistiques aux romains ‹purs›, en passant par de nombreux cas de dessins incertains, hybridations volontaires et formes proto ou archaïques du romain. En 1459 à Mayence, Johann Fust et Peter Schöffer ont imprimé le Rationale Divinorum Officiorum de Guillaume Durand, utilisant un caractère typographique (connu aujourd’hui en tant que ‹Durandus›) qui ne ressemblait à aucun autre caractère antérieur. De là, nous pouvons suivre une grande variété de développements, en partie relative aux voyages des premiers imprimeurs de la région du Rhin vers l’Italie et la France. Par extension, nous nous intéressons également au mouvement des presses privées initié par William Morris et Emery Walker à la fin du XIXe siècle en Angleterre. Ce mouvement a redonné vie à certains de ces caractères avant qu’ils ne retombent dans l’oubli.

    À télécharger ici :
    https://github.com/anrt-type/GoticoAntiqua

    #polices #fontes #typographie #Histoire #gothique

  • Ice Age : The Meltdown - en réalité c’est bien plus impessionnant.
    https://www.youtube.com/watch?v=mQq6DutOUVo

    Les réalisateurs du film d’animation ont tout fait pour donner à l’histoire une perpective humaine. En réalité il s’agit d’événments dont l’ampleur et l’impacte dépassent notre capacité de perception.

    Les réalisateurs de la vidéo suivante on tenté de dépasser ces limites par une approche métaphorique.

    « CHASING ICE » captures largest glacier calving ever filmed
    https://www.youtube.com/watch?v=hC3VTgIPoGU&feature=youtu.be

    #climat #film #vidéo #animation #documentaire