• La #géopolitique de la #cour d’#école

    Une inégale répartition de l’espace

    « Le problème c’est qu’ils ont beaucoup de terrain et des fois ils vont en dehors du terrain et du coup on a encore moins de place. » C’est ainsi qu’une petite fille présente le souci de la répartition de l’espace dans la cour de son école. Le problème est simple : les garçons ne veulent pas laisser les filles jouer au foot avec eux. En soi, cela ne la dérange pas tant que ça, puisque, comme elle le dit elle même, elle n’a pas toujours envie de jouer au foot. Mais les terrains de sport occupent une bonne partie de la cour ; terrains entièrement monopolisés par les garçons et leurs jeux de ballon. Reléguant ainsi les filles aux bordures, aux espaces annexes, bien moindre que le leur. Cette criante injustice et cette inégale répartition, même une enfant est capable de la voir. Néanmoins, rien ne bouge, rien ne semble être mis en place pour améliorer la situation.

    Dans ce court-métrage d’Eléonor Gilbert, une petite fille se tient, durant 15 minutes, face à la caméra. Elle développe son rapport à l’espace qui lui est laissé dans la cour de son école. Armée d’un crayon et d’une feuille blanche, elle dessine. Elle représente l’école, la cantine et, bien évidemment, la cour, occupée aux trois quarts par trois terrains de sport. À mesure de son explication, elle colorie de son crayon les zones où elles ne peuvent pas jouer. Les toilettes, puis le préau parce que les grands ne veulent pas des petits.

    « Bon, bien sûr, les filles, parce que les garçons ont le droit de jouer au foot donc… » ajoute-t-elle. Puis elle hachure les zones où elles peuvent jouer. Un petit espace entre les buissons et le terrain de foot, en bordure de la cour (mais ce n’est pas très pratique quand même à cause des buissons).

    « Bon là on peut et encore. Souvent ils dépassent », dit-elle, une pointe d’exaspération et de résignation dans la voix.

    Finalement, entre les terrains de sport et leurs abords sur lesquels les garçons sont susceptibles de déborder, il ne reste aux filles que deux petits espaces sur lesquels jouer. Tandis que presque l’entièreté de la cour est occupée par leurs collègues masculins. Elle utilisera même le terme de « coloniser » pour décrire le phénomène.

    Les garçons colonisent les terrains de sport et donc la cour.


    https://laviecacheedelageographie.com/2019/10/07/la-geopolitique-de-la-cour-decole-1

    #cour_d'école #géographie #espace #inégalités

    • Des #stéréotypes de #genre qui imprègnent les #jeux et mènent à des rapports inégaux.

      Mais pourquoi donc ces #terrains posent-ils autant problème ? Il n’est pas écrit « réservé à la gent masculine » pourtant !

      À mesure qu’elle parle, la jeune #enfant pose le doigt sur le fond du problème, qui ne tient pas tant aux terrains en eux-mêmes mais plutôt à l’utilisation que nous en faisons, laquelle est conduite par des stéréotypes de genre bien ancrés.

      Une fille faire du #foot ? Mais quelle idée !

      C’est déjà ce qu’elle décrit au début lorsqu’elle évoque le fait que les garçons leur interdisent de jouer avec eux. Au-delà de la #non-mixité, assez courante à cet âge, c’est surtout l’association garçons-foot qu’elle met en lumière (car on aurait très bien pu imaginer l’inverse, des #filles investissant le terrain et interdisant aux garçons de se mêler à leurs parties de sport).

      Plus loin, elle donne un autre exemple : les animateur-rices posent un sac rempli de jouets. Parfois, certaines filles font chasse gardée, autorisant les garçons à prendre les ballons ou bien les raquettes mais pas les cordes à sauter. Car, évidemment, ce jeu n’est pas pour les garçons !

      Le problème n’est donc peut-être pas tant découper l’espace en terrains de sport mais plutôt la valeur qui leur est attribuée et les stéréotypes qui les accompagnent : les #activités_sportives, c’est pour les garçons. Les filles font des activités plus calme, nécessitant moins d’espace ; il apparaît donc normal qu’elles occupent moins la cour.

      Néanmoins, les stéréotypes sont tout sauf le reflet d’une réalité diversifiée. Si certaines filles préfèrent des activités calmes, ce n’est pas le cas de toutes. De même que tous les garçons ne jouent pas au foot.

      La jeune élève le fait très justement remarquer, lorsqu’elle dit qu’elle aimerait bien jouer au foot et qu’elle n’est sans doute pas la seule à le vouloir.

      À mesure qu’on avance dans le #court-métrage, on sent sa #rage lorsqu’elle explique qu’elle a besoin de plus d’espace, qu’elle en a marre de devoir se contenter de ce si peu. Mais comment faire lorsque personne ne nous écoute ? Car ce n’est pas faute de ne pas avoir essayé. Elle raconte en effet comment elle a expliqué à un de ses amis qu’elle aimerait qu’ils ne débordent pas du terrain pour qu’elle puisse avoir son espace. Il la comprend ; mais ce sont les autres qui ne l’écoutent pas. Alors comment faire lorsque la majorité fait la sourde oreille et ferme les yeux ? Lorsque les autres ne veulent pas voir parce que ce n’est soit disant pas leur problème.

      « Mais le problème, c’est à cause d’eux » fait-elle si justement remarquer.

      La feuille de papier se couvre peu à peu de nouveaux traits rageurs. La cour est à tout le monde. « Les garçons prennent tout ça, et nous on doit prendre ça. Ce n’est pas parce qu’on est des filles qu’on n’a pas l’droit ! ». Un grand rectangle contenant un petit rectangle vient illustrer son propos et résument, en un seul dessin, la #terrible inégale répartition de l’espace.

      https://laviecacheedelageographie.com/2019/10/18/la-geopolitique-de-la-cour-decole-2

    • "Espace", d’#Eléonor_Gilbert

      Croquis à l’appui, une petite fille explique la répartition des espaces de jeu entre filles et garçons dans la cour de son école, qui lui semble problématique.

      Confinée dans un cadre fixe, la petite fille qui s’exprime ici démontre les puissances et les limites de la parole. Les mots lui permettent d’analyser l’occupation majoritairement masculine de l’espace, de décrypter les raisons pour lesquelles les filles peinent à s’en emparer. Mais les traits de crayon par lesquels elle schématise cette géographie saturent bientôt sa feuille de papier, et cèdent la place à des gribouillis rageurs. L’inégalité de fait entre les genres se présente ici comme une évidence connue dès le plus jeune âge. La seule question qui subsiste alors est : comment se faire entendre ?

      http://upopi.ciclic.fr/voir/les-courts-du-moment/espace-d-eleonor-gilbert

    • A mettre en lien avec ce billet sur @visionscarto :
      L’école, lieu(x) de vie : une exploration cartographique du quotidien scolaire

      Comment représenter l’intensité du lien que nous tissons chaque jour avec les espaces que nous traversons ? Comment exprimer le bien-être et le mal-être à l’école ? Telles sont les questions qui ont été au centre d’un projet cartographique d’exploration du quotidien scolaire, qui a réunit trois enseignantes d’arts visuels et la géographe Muriel Monnard dans les « lieux de l’école ».

      https://visionscarto.net/ecole-lieux-de-vie

  • ‘Everybody hates us’: on Sofia’s streets, Roma face racism every day

    After racism marred the football, Romany people tell of the abuse they suffer and of anti-Gypsy campaigns at the highest levels

    A wry smile crept across Steffan Stefanov’s face as he scanned the internet, digesting news of England’s now notorious football match against Bulgaria. It wasn’t that he was belittling the racist abuse that was directed against the black English players, but rather the use of two words littering media reports about it.

    “Bulgaria and racism,” he proclaimed. “The two go hand-in-hand. It’s our reality, we live it every day. I’m sorry for the England players who were targeted but, in truth, this was pretty minor for us.”

    Twenty four hours after the England team and their fans departed Sofia, it felt disturbing to stroll around the Bulgarian capital in bright autumnal sunshine speaking with Stefanov and other members of the Roma community. There was unanimous agreement among them that the racial abuse on display in the stadium last Monday night was just a snapshot of the vilification they face every day, which blights their lives. Such is their fear that none of them wanted to be photographed.

    A taxi driver by profession, Stefanov, 43, pinches his cheek to indicate his dark complexion as he explains what it is like navigating the streets of the city in which he was born in his bright yellow cab looking for customers.

    “They don’t like this,” he said, pinching my cheek, this time to indicate our shared skin colour. “People stop me, look inside and then shout tsiganin [a pejorative term for Gypsy which is also a synonym for lazy or criminal] or blackie. Go away, we don’t want to get inside your stinking cab. I’ve been attacked, spat at and abused,” he said. “This behaviour against the Roma has become part of our society.”

    Stefanov’s friend, Miroslav Angelo, lived in Plumstead, south-east London, for five years, where he worked in construction. “Being in London was like heaven for me,” he said. “So many people of different races and nobody was bothered about me being Roma.

    “I felt as if a weight had been lifted off me but Bulgaria feels like prison. We’re blamed for everything because everybody hates us.”

    Angelo, 37, revealed that he returned to Bulgaria to look after his elderly parents but dreams of returning to London where he wants to raise his seven-year-old son. Uncertainty over whether he will be able to do this post-Brexit means that his plans are in the balance.

    “There is no future for the Roma in Bulgaria and things are only going to get worse,” he said. “The England players are lucky because they were able to leave. I want to join them because I don’t want my son to be treated like a third-class citizen.”

    The perpetrators of the abuse directed against England players have been identified as members of a group calling itself the Lauta Army, a neo-Nazi hooligan gang that follows Lokomotiv Plovdiv, a team from the country’s second-biggest city. It plays in Bulgaria’s top division in a stadium called Lauta Park. Dressed in black hoodies, the gang gave Nazi salutes and made monkey noises, which prompted Monday’s game to be halted twice, with England players threatening to walk off the pitch at the Vasil Levski Stadium.

    The hooligan gang is well organised and has its own website and runs boxing classes and a gymnasium. It also enjoys connections with other neo-Nazis within European football. Two years ago, it celebrated its 25th anniversary by taking over a Black Sea resort for three days with far-right groups from Italian club Napoli, Spartak Moscow and Bulgarian club Levski Sofia.

    The Lauta Army is just one of many neo-Nazi groups within Bulgarian football who have emerged as the ugly, public face of what the Roma community maintains is visceral intolerance and racism in a country underpinned by elected extreme rightwing politicians.

    While racist abuse of players inside stadiums attracts attention outside Bulgaria, within the country it is the Roma who are the principal targets of thugs in black and men in suits. The Roma community makes up just under 5% of the country’s population of almost 7 million and is its biggest minority group.

    The government of prime minister Boyko Borissov is propped up by a grouping of three small rightwing populist parties known collectively as the “United Patriots”. They are made up of the National Front for the Salvation of Bulgaria (NFSB), the Bulgarian National Movement and the Attack party.

    Krasimir Karakachanov, head of the Bulgarian National Movement, holds three portfolios – deputy prime minister, minister for defence and minister for public order and security. His “Roma integration strategy,” or “concept for the integration of the unsocialised Gypsy (Roma) ethnicity” to give it its formal name, is due to be presented to the Bulgarian parliament and could soon become law.

    It defines Roma as “asocial Gypsies,” a term used by the Nazis, and calls for limits on the number of children some Roma women can have; the introduction of compulsory “labour education schools” for Roma children and forced work programmes for sections of the community. It also depicts the Roma as “non-native Europeans” left over from the Ottoman empire.

    His party’s manifesto also calls for the creation of “reservations” for Roma based on the model used for Native Americans or Indigenous Australians, claiming that they could become “tourist attractions”.

    Earlier this year, following violence between Bulgarian Roma and non-Roma, Karakachanov declared: “The truth is that we need to undertake a complete programme for a solution to the Gypsy problem.”

    His predecessor as deputy prime minister Valeri Simeonov described the Roma as “arrogant, presumptuous and ferocious humanoids”. He was also chair of Bulgaria’s National Council for Cooperation on Ethnic and Integration Issues at the time.

    Following elections in 2017, which saw the trio of far-right parties emerge as key players in Bulgaria’s government, campaigners claim that hate crimes and rhetoric against the Roma have intensified.

    Incidents include anti-Roma riots; demolition of Roma homes deemed “illegal”; police raids and deaths in custody; and members of the community in rural areas killed while out collecting firewood.

    Zvezdomir Andronov, leader of the Bulgarian National Union, an ultra-right party which is not represented in parliament, was recently a guest on one of the country’s most popular political talk shows, where he said: “Gypsies, Turks, Armenians and Jews are guests in Bulgaria and if they are good guests, they can live peacefully here.”

    Jonathan Lee, spokesman for the European Roma Rights Centre, said: “Unfortunately, racist chanting and offensive gestures from the terraces is not even close to as bad as it gets in Bulgaria. Last Monday night, Europe was confronted with what for most Roma in the country is the everyday. Rising anti-Gypsyism, decline of the rule of law, and increasingly fascist political rhetoric is nothing new – it just rarely gets such a public stage.”

    Lee added: “This is an EU member state where violent race mobs are the norm, police violence is sudden and unpredictable, punitive demolitions of people’s homes are the appropriate government response, random murders of Romany citizens only a fleeting headline, and the rights and dignity of Romany citizens are routinely denied on a daily basis.”

    The events of Monday night have also exposed the deep fault lines within Bulgarian society, with some of its white citizens viewing things very differently from their Roma counterparts. One local journalist shouted “exaggerated, exaggerated,” as the chairman of England’s Football Association revealed details of the racist abuse during a post-match press conference.

    Another blamed England manager Gareth Southgate for initially raising fears about racism, which he insisted, incited some Bulgarians to respond.

    Sitting in a cafe in Sofia, football fan Robert Cvetanov added: “You cannot say the whole of Bulgaria is racist just because of what a small group of people did in the stadium. There is good and bad in every country.” When asked about the situation of the Roma he replied: “That’s not a race problem, it’s a law and order one.”

    The repercussions of Bulgaria’s encounter with England continue to be felt. Police have so far identified 16 suspects and made 12 arrests for their part in the racial abuse that took place. Uefa, European football’s governing body, has initiated an inquiry and charged Bulgaria with racist behaviour by its fans.

    But for the Roma community there is a far bigger game at play that requires more than just the attention of footballing and legal authorities if they are to take their rightful place within Bulgarian society. “The eyes of the world have been opened,” said Stefanov. “It’s just that most of Bulgaria does not see it and until that happens, nothing will change for the Roma.”

    https://www.theguardian.com/world/2019/oct/20/bulgaria-sofia-racism-roma-everybody-hates-us-anti-gypsy-abuse
    #Bulgarie #football #racisme #xénophobie #Roms #Sofia #néo-nazis #extrême_droite

    • Nouvelles révélations dans l’octroi de la Coupe du Monde 2022 au Qatar RTS - 18 Octobre 2019
      https://www.rts.ch/info/suisse/10795349-nouvelles-revelations-dans-l-octroi-de-la-coupe-du-monde-2022-au-qatar.

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      Au sein de la FIFA, la Commission des finances s’est réunie le 3 octobre 2013. Le procès-verbal de cette discussion se trouve dans les Football Leaks, documents partagés par le Spiegel avec le réseau EIC. Le Camerounais Issa Hayatou, président de la Fédération africaine de football, veut savoir si le Qatar est prêt à compenser d’éventuelles pertes de revenus de la FIFA en la reportant à l’hiver. Jérôme Valcke, secrétaire général, lui répond qu’il a récemment évoquer le problème avec des « représentants du Qatar », qui lui ont indiqué que la FIFA pourrait recevoir des fonds supplémentaires d’entreprises qataries pour compenser d’éventuelles pertes. Le Français rassure ses collègues, précisant que les Qataris lui ont promis de « coopérer positivement ».

      Un jour avant la tenue de cette commission, Jérôme Valcke écrit dans un courriel privé qu’il achetait une maison en Sardaigne. Il n’a pas besoin d’un prêt pour une villa de 438 mètres carrés, 13 chambres avec piscine donnant sur l’une des criques les plus enviées de la Sardaigne : « Je finalise l’acquisition le 8 novembre d’une maison à Porto Cervo avec un financement propre sans crédits en raison d’une rentrée financière exceptionnelle, qui couvre le coût d’acquisition, à savoir 5 millions d’euros ».

      D’où viennent ces fonds extraordinaires ? Jérôme Valcke est payé quelques millions de dollars entre 2007 à 2016 et reçoit de généreuses primes spéciales. Pour la seule Coupe du Monde 2010, il recevra une prime de neuf millions de francs suisses. En juillet 2013, les Panama Papers ont révélé que Jérôme Valcke ouvre une société offshore, domiciliée dans les îles Vierges britanniques. Cette structure sert pour l’acquisition d’un yacht de 32 mètres, principalement « pour conserver le pavillon des Iles Vierges Britanniques que possédait déjà le bateau », ajoute Me Hunzicker, avocat de Jérôme Valcke. Coûts : 2,8 millions de dollars. L’année suivante, Jérôme Valcke emmènera le bateau dans un chantier naval de Pise pour le rénover, pour un coût de 15 millions d’euros selon le quotidien italien Il Tirreno.

      Le 30 octobre 2013, le Français rédige et imprime un document à l’attention de Nasser Al-Khelaïfi, qu’il « semble avoir remis » au patron du PSG, écrit le MPC dans une note de synthèse. « Au début de la semaine prochaine, un virement d’un montant de 5’070’000 euros doit être effectué sur le compte du notaire », ainsi que 200’000 euros pour l’agence immobilière et 70’000 euros pour le notaire. Dans le projet pour le contrat de vente, son ex-femme est spécifiée comme acheteur.
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      #Football_Leaks, #football #Fifa #quatar #corruption

  • Coupe du monde 2022 : des « esclaves » népalais morts au Qatar sur les chantiers

    D’après l’ambassadeur du Népal à Doha, le Qatar est une « prison à ciel ouvert ». Une trentaine d’ouvriers ont trouvé refuge dans la représentation diplomatique.

    Publié le 26 septembre 2013 à 11h09 - Mis à jour le 03 octobre 2013 à 12h34

    Dans un rapport publié jeudi, Amnesty international accuse le pays de ne pas mener les réformes qui pourraient améliorer la situation.

    D’après des documents confiés par l’ambassade du Népal à Doha au journal britannique The Guardian, au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la #Coupe_du_monde 2022 au #Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août. Jeunes pour la plupart, ils ont été victimes d’attaques et insuffisances cardiaques ainsi que d’#accidents sur leur lieu de travail. Tous exerçaient dans des conditions d’exploitation qui s’apparentent à de l’#esclavage moderne.

    L’émirat affiche la part de travailleurs #migrants rapportée à sa population la plus importante au monde. Plus de 90 % de la main-d’œuvre est composée d’immigrés et, d’après The Guardian, « 1,5 million d’ouvriers supplémentaires doivent être recrutés pour construire les stades, les routes, les ports et les hôtels nécessaires au bon déroulement du tournoi » de #football. Les Népalais comptent pour 40 % d’entre eux, et plus de 100 000 se sont rendus au Qatar l’an passé. Ils constituent la main-d’œuvre principalement employée pour l’organisation du #Mondial.

    Au rythme actuel des décès sur les chantiers au Qatar, au moins 4 000 ouvriers pourraient mourir dans l’Emirat avant même le coup d’envoi du Mondial 2022, a accusé la Confédération internationale des syndicats dans les colonnes du Guardian jeudi

    UNE « PRISON À CIEL OUVERT »

    L’enquête du Guardian évoque des éléments qui démontrent une vaste exploitation des ouvriers étrangers, du #travail_forcé – parfois par 50 °C –, un refus d’accès à l’eau potable – pourtant gratuite – et des violations multiples des normes internationales en matière de droit des travailleurs. Dans des conditions sanitaires alarmantes, certains de ces ouvriers étrangers dorment à douze dans une chambre d’hôtel insalubre, en proie aux maladies.

    Le voyage depuis le plateau himalayen jusqu’aux déserts de la péninsule arabique coûte une fortune aux migrants, obligés de s’endetter pour payer les agences qui prennent en charge leur transfert. Les taux d’intérêt de leurs emprunts sont exorbitants – le journal parle de 36 %. Sur place, ils sont souvent payés avec plusieurs mois de retard, et leurs salaires retenus pour les empêcher de fuir. Certains ont vu leurs passeport ou pièces d’identité confisqués. 

    Un jeune ouvrier de 27 ans, Ram Kumar Mahara, raconte au quotidien britannique qu’il a gardé le ventre vide pendant vingt-quatre heures, après douze heures de travail et une nuit entière : « Quand je me suis plaint, mon chef m’a chassé du camp de travail. J’ai dû mendier la nourriture des autres travailleurs parce qu’il refusait de me payer. »

    Le corps d’un garçon de 16 ans a été renvoyé à sa famille seulement six semaines après que le jeune homme fut arrivé dans l’émirat pour travailler. D’après l’ambassadeur népalais à Doha, le Qatar est une « prison à ciel ouvert ». Une trentaine d’ouvriers ont trouvé refuge dans la représentation diplomatique.

    Selon Aidan McQuaid, directeur de « Anti-Slavery International », les documents publiés par The Guardian jeudi « laissent indiquer du travail forcé, et ça a même l’air d’aller au-delà ». « Ce n’est pas vraiment un secret, mais il n’y a pas d’effort concerté de la part des autorités qatariennes pour y mettre fin », a expliqué M. McQuaid à l’AFP.

    « AUCUNE EXCUSE »

    Le Comité suprême Qatar 2022, structure chargée de préparer la Coupe du monde, s’est dit « profondément préoccupé par ces allégations visant certains prestataires et sous-traitants du site de construction de Lusail City et considère la question avec le plus grand sérieux ».

    « Comme tous ceux qui ont vu les photos et lu l’article (du Guardian), nous sommes choqués », a ajouté le Comité organisateur de la compétition. « Il n’y a aucune excuse pour que les ouvriers soient traités ainsi au Qatar ou ailleurs... La santé, la sécurité et le bien-être de tous ceux qui travaillent à la préparation de la Coupe du monde 2022 sont de la plus haute importance pour le Comité d’organisation. Le tournoi doit aider à l’amélioration de la vie des travailleurs au Qatar ».

    Selon un des ses porte-parole, la FIFA va « entrer en contact avec les autorités du Qatar, et la question sera également discutée lors de la réunion du comité exécutif sur le point Coupe du monde 2022 au Qatar les 3 et 4 octobre 2013 à Zurich. » Les autorités, assure-t-on, ont lancé une enquête.

    #qatargate #fifa

    https://www.lemonde.fr/sport/article/2013/09/26/des-esclaves-nepalais-morts-au-qatar-sur-les-chantiers-de-la-coupe-du-monde_

  • https://www.mediapart.fr/journal/france/280919/selon-un-rapport-policier-la-repression-contre-les-supporters-est-ineffica
    Depuis plusieurs années, tout un arsenal répressif frappe les supporters de football, pour un résultat médiocre, selon un rapport de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), qui dépend de la police nationale.

    « La gestion des rencontres de football abordée uniquement sous l’angle de l’ordre public montre ses limites. D’autres pistes (approche intégrée de la sécurité, développement de la prévention et du dialogue, “contractualisation” des relations avec les supporters) doivent être explorées afin de limiter les incidents et les violences tout en préservant les libertés publiques. »

    #football #supporters #securité #répression

  • Travailleurs exploités : à #Doha, le faux départ des mondiaux d’athlétisme
    https://lemediapresse.fr/international/travailleurs-exploites-a-doha-le-faux-depart-des-mondiaux-dathletisme

    Le #Qatar, qui accueille du 27 septembre au 6 octobre ses premiers championnats du monde d’athlétisme, mise sur la réception d’événements sportifs majeurs pour asseoir sa stature internationale et rompre avec son isolement diplomatique. Une stratégie aux nombreuses zones d’ombre, sur laquelle plane le spectre de milliers de prolétaires exploités pour servir les ambitions de la diplomatie sportive qatarie.

    #International #Sport #Athlétisme #Coupe_du_Monde #Football #Migrants #Travail

  • #Football_leaks : coup de massue judiciaire contre le lanceur d’alerte Rui Pinto
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220919/football-leaks-coup-de-massue-judiciaire-contre-le-lanceur-d-alerte-rui-pi

    Le parquet de Lisbonne a inculpé le Portugais à l’origine des "Football Leaks" de piratage informatique massif, l’accusant d’avoir commis 147 délits. Les avocats de Pinto dénoncent une tentative de « bâillonner et de détruire » mais aussi de l’empêcher de coopérer avec d’autres pays.

    #Francisco_Teixeira_da_Mota,_Justice,_Portugal,_William_Bourdon,_Rui_Pinto,_football_leaks,_parquet_national_financier

  • Inscrire sa fille au foot : en 2019, toujours un choix d’avant-garde ?
    http://theconversation.com/inscrire-sa-fille-au-foot-en-2019-toujours-un-choix-davant-garde-12

    Le rôle du sport est donc de renforcer les modèles de masculinité. Les femmes en sont exclues, car le sport est perçu comme incompatible avec leur rôle : être mère, épouse et gardienne du foyer. À cette incompatibilité sociale s’ajoute une incompatibilité médicale : à la fin du XIXe siècle, le corps des femmes est envisagé comme naturellement faible.

    La plus grande part de leur énergie serait mobilisée pour le fonctionnement du système reproductif, ce qui justifierait d’éviter tout effort violent (Vertinsky, 1994). De plus, l’utérus étant perçu comme un organe fragile, toute activité potentiellement dangereuse pour celui-ci est systématiquement critiquée voire interdite (Boigey, 1925).

    Les choses ont évolué depuis, les fédérations sportives s’étant pour la plupart ouvertes aux femmes. Pourtant, la féminisation du sport s’opère lentement. Il faut par exemple attendre 1984 pour que les femmes courent le marathon olympique.

  • Le nouveau dribble fiscal du clan Messi
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190919/le-nouveau-dribble-fiscal-du-clan-messi

    Les documents « Football Leaks » révèlent une nouvelle manœuvre d’évitement fiscal du clan Messi, repérée par le fisc espagnol. Le père et agent du prodige argentin a touché 6,7 millions d’euros du FC Barcelone sur le compte luxembourgeois d’une société-écran basée à Londres.

    #Football_leaks #paradis_fiscaux,_Royaume-Uni,_londres,_évasion_fiscale,_Jorge_Messi,_FC_Barcelone,_Luxembourg,_Lionel_Messi,_football_agents,_A_la_Une

  • Football : à Rome, vie et mort d’un chef « ultra » de la Lazio

    Fasciste convaincu et lié à des figures légendaires du crime organisé, Fabrizio Piscitelli régnait sur le peuple des « #ultras » de la Lazio Rome. Il a été assassiné au début d’août.

    Par Jérôme Gautheret

    Dimanche 1er septembre, c’était jour de derby au stade olympique de #Rome. Comme à chaque fois, pendant deux heures, la ville a retenu son souffle. Un affrontement entre l’AS Rome et la #Lazio, quel que soit le contexte, et même à un moment de l’année où beaucoup de Romains n’ont pas encore regagné la capitale, ce n’est jamais anodin. Cette fois-là, les forces de l’ordre avaient encore renforcé leur dispositif, pour canaliser la foule aux abords du stade, et surtout contrôler les agissements des groupes de supporteurs.
    En cette première journée de championnat, l’enjeu sportif entre ces deux équipes habituées à lutter pour les places d’honneur en Série A était négligeable. Les regards des observateurs étaient surtout tournés vers la Curva Nord, fief des ultras de la Lazio, qui avaient annoncé qu’ils allaient réaliser un tifo bien particulier, en l’honneur de leur chef charismatique, le sulfureux Fabrizio Piscitelli, tué par balles le 7 août, à l’âge de 53 ans.

    La préfecture et la direction du club, qui n’avaient aucun moyen d’empêcher l’hommage à « Diabolik » (le pseudonyme que s’était choisi Piscitelli, en hommage au héros – particulièrement violent – d’une bande dessinée culte italienne), ont opté pour le moindre mal : laisser faire, et éviter les débordements. Dans les environs du stade il y a bien eu quelques saluts fascistes, des chants antisémites et des jets de pierre contre les forces de l’ordre, mais dans le stade, rien de tel.

    Messages de condoléances

    Quelques minutes avant le coup d’envoi, les occupants du virage ont déployé un portrait géant de leur ancien chef, ainsi qu’une une banderole à sa gloire. Le camp adverse, par respect pour Diabolik, avait accepté de ne pas chercher à rivaliser, et même envoyé – le cas est rarissime – quelques messages de condoléances. Dans ce contexte parfaitement inhabituel, la partie s’est déroulée sans encombre, et les deux équipes se sont séparées sur un score nul (1-1) qui n’embarrasse personne. L’affaire Diabolik, en revanche, est loin d’être close, et ses moindres rebondissements sont suivis avec passion, tant ils convoquent les mythes et les fantômes du milieu romain.

    Mercredi 7 août, Fabrizio Piscitelli était tranquillement assis sur un banc, dans le Parco degli Acquedotti, non loin de son domicile, au milieu des sportifs et des promeneurs. Un peu avant 19 heures, un homme en tenue de jogging s’est glissé derrière lui, et lui a tiré une balle de 7.65 dans la nuque, avant de rejoindre un complice puis de s’évanouir dans la ville. Nul besoin de grandes connaissances en criminologie pour comprendre qu’il n’a pas été tué au hasard, par un rôdeur.

    Le lendemain soir, une poignée de supporteurs parviennent, malgré la surveillance, à déployer en son honneur une gigantesque banderole « il diablo vive » (« le diable est vivant ») sur le Ponte degli Annibaldi, face au Colisée. Diabolik était leur empereur, il ne pouvait pas quitter la scène sans apothéose.

    Nom cité dans de nombreuses affaires

    Enfant du peuple « laziale » et de la périphérie sud de Rome, Diabolik est vite devenu une figure importante dans le monde des ultras de la Lazio. A partir de la fin des années 1980, il s’impose comme le chef des « Irriductiblili », un groupe très lié aux mouvements néofascistes qui, au fil du temps, absorbera tous les autres collectifs d’ultras de la tribune. Son influence est telle qu’il essaie, au cours des années 2000, de prendre le contrôle du club, sans succès.

    Homme d’affaires avisé, Diabolik s’appuie sur son aura pour développer un fructueux commerce de produits dérivés. Las, il ne s’arrête pas aux seuls produits autorisés, ce qui lui vaudra de passer quatre années et demie au total en prison. Dans les années 1990, il est lié au clan Abate, un rameau de la #Camorra implanté en périphérie de Naples, sur les pentes du Vésuve, mais également très présent dans la capitale. Plus tard, son nom est cité dans de nombreuses affaires, et il apparaît surtout, en 2014, dans le scandale #Mafia capitale, qui a mis au jour les liens existant entre l’administration de la ville de Rome et le crime organisé.

    Au centre des ramifications de cette tentaculaire affaire, il y a un homme, Massimo Carminati, qui passe pour avoir été un des amis les plus proches de Diabolik. Véritable légende du milieu romain, surnommé « le dernier roi de Rome » par la presse locale, Carminati, qui purge actuellement une peine de vingt ans de prison, soumis au très rigoureux « 41bis », le régime de détention des chefs mafieux, est un ancien proche de la bande de la #Magliana, qui a régné sur Rome des années 1970 au début des années 1990. Mais il est surtout un ancien des #NAR (#Noyaux_armés_révolutionnaires), un groupe néofasciste très actif durant les années de plomb. Dans les divers interrogatoires qu’il a subis, #Carminati s’est toujours décrit comme « fasciste » avant tout. Diabolik se présentait de la même manière.

    « Fascistes, pas mafieux »

    Dans les stades italiens, la liste des provocations dont se sont rendus coupables les Irriductibili sous sa direction est impressionnante, depuis la banderole à la gloire du criminel de guerre serbe Arkan, en 2000 à Bari, à la diffusion dans les travées de l’Olimpico, en 2017, de très douteux photomontages représentant Anne Frank vêtue du maillot du club rival, l’AS Roma.

    Pour toutes ces raisons, les autorités tenaient à ce que les funérailles de Diabolik ne tournent pas à la manifestation fasciste spontanée. Aussi, après avoir tenté d’imposer des obsèques strictement privées, la police a-t-elle convenu avec la famille d’une cérémonie devant une centaine de personnes, le 21 août, dans l’enceinte du sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, en périphérie de la ville. Les fumigènes et les banderoles sont restés au dehors, mais cela n’a pas empêché plusieurs journalistes d’être pris à partie par des proches du défunt.

    Pendant que les hommages au chef ultra se poursuivent, la recherche du tueur et surtout du ou des commanditaires suit son cours. Celle-ci a connu un spectaculaire rebondissement le 2 septembre lorsqu’est apparue sur YouTube une vidéo dans laquelle une autre figure du milieu romain, Fabio Gaudenzi, un proche de Carminati et Diabolik déclare, le visage cagoulé, son intention de se rendre à la police, pour leur révéler l’identité des commanditaires du crime et sauver sa peau.

    Dans ce court message, prononcé à la hâte, avant l’arrivée de la police, l’homme révèle que Carminari, Diabolik et lui appartenaient à un petit cercle néofasciste « élitiste ». Puis il lance à la caméra : « Nous sommes des fascistes, pas des mafieux. »

    Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

    #ITALIE #football #Néofascisme #années_de_plomb

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/09/a-rome-vie-et-mort-d-un-chef-ultra-de-la-lazio_5508024_3210.html

  • Le Portugal s’acharne contre le lanceur d’alerte des #Football_leaks
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060919/le-portugal-s-acharne-contre-le-lanceur-d-alerte-des-football-leaks

    Alors que de nouvelles révélations et enquêtes judiciaires viennent d’être rendues possibles par ses documents, Rui Pinto, le lanceur d’alerte des « Football Leaks », est visé par de nouvelles accusations du procureur portugais, qui a tenté de prolonger sa détention provisoire.

    #Rui_Pinto,_William_Bourdon,_parquet_national_financier,_Justice,_Portugal,_football_leaks,_Hongrie,_Eurojust

  • Le scandale ukrainien qui ridiculise l’UEFA
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060919/le-scandale-ukrainien-qui-ridiculise-l-uefa

    La Fédération européenne de foot a versé 380 millions d’euros, destinés à la Fédération ukrainienne, à une société immatriculée aux îles Vierges britanniques et contrôlée par l’oligarque Igor Surkis, frère d’un vice-président de l’UEFA et propriétaire du Dynamo de Kiev. Lequel utilisait cette même société « offshore » pour financer son club en secret.

    #Football_leaks #paradis_fiscaux,_football,_Aleksander_Ceferin,_Grigori_Surkis,_Igor_Surkis,_Michel_Platini,_Guerre_en_Ukraine,_Îles_vierges_britanniques,_Chypre,_Andriy_Pavelko,_UEFA,_Corruption,_Dynamo_Kiev,_A_la_Une

    • à 1h environ il est question du foot par les femmes. Il explique les inégalités sont causées par les hommes dirigants (c’est toujours des autres hommes qui sont sexistes) et que les sportifs seraient d’accord pour partager le fric. Mais les sportifs peuvent déjà partager leur fric. Ils peuvent deja quitter le chateau dans lequel on les installent en dégageant l’équipe féminine. Ils peuvent exiger des équipes paritaires à 50% dans tous les matchs et tous les clubs.

      Pour l’écologie de droite, je recommande la video ci jointe
      https://seenthis.net/messages/798754
      Tzitzimitl propose de cartographier les idées politiques par 3 axes -Liberté/Ordre - Egalité/Elitisme - Productivisme/anti-productivisme L’écologie est positionner plutot sur l’anti-productivisme, mais elle peut etre anti-productiviste et basé sur l’ordre et l’élitisme avec par exemple un fasciste vert comme les Colibris de Pierre Rabhi.

  • #Macron, #Neymar : Carton Rouge
    https://lemediapresse.fr/politique/macron-neymar-carton-rouge

    « Le foot, comme la #Politique, c’est d’abord de la com’. Et tous ceux qui gravitent autour et en tirent bénéfices ont pour ennemis communs les journalistes. Macron, Neymar, même enfumage ». De l’Elysée au Parc des Princes, Denis Robert tente le grand pont.

    #Social #Sport #ADP #BFM #chômage #démocratie #Etat #Football #Gilets_Jaunes #Hong_Kong #Journalisme #Presse #Reworld #sport

  • Un héros américain. L’histoire de #Colin_Kaepernick

    Le combat de Colin Kaepernick, star du football américain, devenu un porte-drapeau de la communauté noire, afin de dénoncer les violences policières aux États-Unis. Un engagement politique qui signe la fin de sa carrière sportive.

    Le 1er septembre 2016, alors que les joueurs et les spectateurs du stade de San Diego se lèvent pendant l’hymne national, la star du football américain Colin Kaepernick pose un #genou_à_terre. Ce geste de protestation contre les violences policières et les injustices à l’encontre des #Afro-Américains suffit pour le propulser sur le devant de la scène médiatique. Le pays bascule dans un débat sur les #discriminations_raciales, ne laissant personne indifférent, pas même Donald Trump, qui critique vertement le sportif lors de ses discours de campagne. Paria pour les uns, Colin Kaepernick devient un #héros pour les autres. Mais cet engagement politique signe la fin de la carrière sportive du #quarterback des 49ers de San Francisco, exclu de la ligue professionnelle de football américain. Il continuera à propager son appel à l’égalité en devenant le visage de Nike en septembre 2018. Cette histoire rappelle celle de #Tommie_Smith et de #John_Carlos, médaillés d’or et de bronze aux Jeux olympiques de Mexico en 1968 et exclus de toutes les compétitions pour avoir levé le poing, en signe de protestation contre la ségrégation. Grâce à de nombreuses interviews, notamment celle de Lilian Thuram, ce film retrace le combat mené par un sportif prêt à sacrifier sa #carrière pour ses idéaux.


    https://www.arte.tv/fr/videos/086146-000-A/un-heros-americain
    #Kaepernick #violences_policières #USA #Etats-Unis #sport #racisme #football_américain #protestation #hymne_national #nationalisme #film #documentaire #Nike

  • Mondial 2022 : Gianni Infantino a fermé les yeux sur le contrat entre BeIN et la Fifa
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160819/mondial-2022-gianni-infantino-ferme-les-yeux-sur-le-contrat-entre-bein-et-

    Le président de la Fifa a été informé dès janvier 2018 du contrat controversé d’achat des droits télé par BeIN Sports pour 400 millions de dollars, signé par l’actuel patron du PSG Nasser al-Khelaïfi juste avant l’attribution du Mondial 2022 au Qatar. Gianni Infantino semble pourtant avoir choisi d’enterrer l’affaire.

    #Football_leaks #Jérôme_Valcke,_Qatar,_Gianni_Infantino,_Corruption,_Nasser_Al-Khelaifi,_mondial_2022,_BeIn_Sports,_FIFA,_A_la_Une

  • #Football_leaks : Doyen Sports poursuivi pour fraude fiscale en Espagne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180719/football-leaks-doyen-sports-poursuivi-pour-fraude-fiscale-en-espagne

    Trois ans après nos révélations issues des « Football Leaks », le fonds d’investissement Doyen Sports et son ex-patron Nelio Lucas sont poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment en Espagne. Paradoxe : le lanceur d’alerte Rui Pinto, à l’origine des révélations, est en prison à cause d’une plainte de Doyen. Ce dont Eva Joly s’offusque.

    #Fraude_fiscale,_football_leaks,_Doyen_Sports,_blanchiment,_Nelio_Lucas,_Espagne

  • Mère de famille fauchée à #Montpellier : « La catastrophe est arrivée ! » https://www.midilibre.fr/2019/07/15/mere-de-famille-fauchee-a-montpellier-la-catastrophe-est-arrivee,8312922.p

    « Cette route est dangereuse, accidentogène », explique Ali, voisin de la victime, le premier à prendre la parole hier. « Il faut mettre des ronds-points, des ralentisseurs… Il faut la couper. Cette route, c’est la seule comme ça sur Montpellier, à cause du stade... », dira-t-il plus tard, lui, le patron d’une auto-école. Et d’enchaîner : « Il faut que les voitures arrêtent de passer à 140 km/h. Il y a une éducation à faire, la vitesse concerne tout le monde. La police aussi doit faire son travail. Il faut être dur. Chaque fois, il y a des accidents. Un jour, ce sera nous. »

    Abderrahmane En-Nour, l’oncle des enfants blessés, ira dans le même sens : « La catastrophe est arrivée ! J’envoie un message. Il faut de la sécurité dans tout le quartier. »

    En s’attardant depuis deux jours, les langues se délient. La tension est palpable. Bien au-delà de l’avenue de Heidelberg. Rodéo nocturne, vitesse excessive, gymkhana, freins à main, drift, moto-cross, quad, roue arrière avec ou sans casque... David et Astrik habitent non loin du stade. « Depuis trois ans ici, j’ai vu de tout. Cela devait arriver.

    Ils débarquent comme des balles, à fond la caisse. Et la nuit, trois ou quatre fois par semaine, il y a des rodéos de voitures ou des deux-roues qui tournent en boucle. On travaille et, la nuit, on ne dort pas. Il y a deux ans, il y en a un qui a pris ma chienne, Didi. Ma fille est à l’école là, en face. J’ai peur à chaque fois qu’elle traverse la route. Notre rue, vous savez comment on l’appelle ? La rue des assurances ! Les gens viennent là et brûlent leur voiture. Regardez les marques au sol. La police, on l’appelle mais elle ne vient pas ! »

    Le soir des délires du foot, une maman a été tuée, et son bébé blessé, par un jeune chauffard de Montpellier. Le type prétend qu’il n’était pas en train de faire la fête après le match, des éléments de l’enquête sembleraient indiquer le contraire (mais bon, c’est de la rumeur autour d’une enquête). Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il y a eu cette manifestation des habitants de la Paillade, qui dénoncent non pas les abrutis du foot, mais la configuration de l’avenue et l’absence de systèmes permettant d’éviter que les types déboulent à 140 km/h.

    • Berlin : Warum die Ku’damm-Raser wegen Mordes schuldig gesprochen wurden - SPIEGEL ONLINE
      https://www.spiegel.de/panorama/justiz/berlin-warum-die-ku-damm-raser-wegen-mordes-schuldig-gesprochen-wurden-a-125


      Après plusieurs morts suite aux courses automobiles en ville le justice condisère des accidents avec des morts comme des meurtres. La loi permet aujourd’hui à la police de saisir des véhicules quand les chauffeurs dépasssent la limitation de vitesse ou se conduisent d’une manière agressive.

      Große Strafkammer des Landgerichts Berlin verurteilt die beiden Männer wegen gemeinschaftlichen Mordes zu einer lebenslangen Freiheitsstrafe.
      ...
      Hamdi H. und Marvin N. trafen sich um kurz nach halb eins zufällig in ihren Autos am Adenauerplatz, ganz im Westen des Kurfürstendamms. Sie kurbelten die Scheiben runter und seien sich einig gewesen, ein Rennen von einer roten Ampel zur nächsten zu fahren. Zweimal ging das so, beide Male gewann Marvin N. Sein Mercedes, 381 PS, war deutlich leistungsstärker als der Audi von Hamdi H., 225 PS.

      „Selbstverliebt und rücksichtslos“

      „Hamdi H. erträgt es nicht, zweimal geschlagen worden zu sein“, sagt Richter Schertz. „Er rast weiter, jetzt auch über rote Ampeln.“ Marvin N. habe kurz gezögert, dann jagte er Hamdi H. hinterher. Zweieinhalb Kilometer den Ku’damm und die Tauentzienstraße entlang, mit Spitzengeschwindigkeiten von bis zu 170 km/h.

      „Wir ficken die Straße“ - so sagte es Marvin N. in einem Video, das auf seinem Handy gespeichert war. Der Richter wiederholt die Worte. Mit dieser Haltung seien die beiden in jener Nacht über den Ku’damm gerast, „selbstverliebt und rücksichtslos“.

    • Mère de famille mortellement fauchée à la Mosson : déjà 22 morts dans l’Hérault en agglomération
      https://www.midilibre.fr/2019/07/17/mere-de-famille-mortellement-fauchee-a-la-mosson-deja-22-morts-dans-lherau

      Depuis le début de l’année, les chiffres de la mortalité routière sont inquiétants dans l’Hérault. […]

      Mais pour faire passer un message : "On voit un relâchement des comportements sur nos routes et tout particulièrement en agglomération. Depuis le début de l’année, 22 personnes sont tuées en ville. C’est plus que sur l’ensemble de l’année passée.

  • L’autre réalité de la vie de #footballeuse « professionnelle »
    https://www.lemonde.fr/sport/article/2019/07/06/l-autre-realite-de-la-vie-de-footballeuse-professionnelle_5486116_3242.html

    L’image reluisante, renvoyée par celles qui figurent parmi les clubs de l’élite (Lyon, PSG, Montpellier), masque une autre réalité. Les autres joueuses de D1, y compris certaines internationales, ne sont pas payées ou à peine défrayées et peinent à obtenir un smic à la fin du mois. Elles doivent faire l’impasse sur les loisirs, les sorties, mais aussi sur un logement salubre et une alimentation digne d’une sportive de haut niveau.

  • Carole Gomez : « Ce Mondial montre que les femmes ont toute leur place dans le football »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060719/carole-gomez-ce-mondial-montre-que-les-femmes-ont-toute-leur-place-dans-le

    Alors que se termine la Coupe du monde et notre série sur l’histoire de l’émancipation féminine dans le football, Mediapart fait le bilan des perspectives désormais ouvertes, avec Carole Gomez, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), et coautrice du récent rapport « Quand le football s’accorde au féminin » (IRIS-Unesco-Positive Football).

    #Notre_série._La_longue_marche_féministe_du_football #football,_Carole_Gomez,_féminisme,_Iris,_football_féminin

  • #Mondial féminin : une anthropologue #Argentine sur les routes de France
    https://lemediapresse.fr/international/mondial-feminin-une-anthropologue-argentine-sur-les-routes-de-france

    Féministe et Argentine, l’anthropologue #Nemesia Hijos a passé l’essentiel du mois de juin en France pour couvrir le méga-événement sportif. Et raconter les transformations du #Football féminin en cours dans son pays. 

    #International #Sport #Anthropologie #Boca_Juniors #Coupe_du_Monde #Egalite #Féminisme #Genre #NiUnaMenos

  • « 160 000 »
    Les footballeuses à l’assaut du stade
    https://pantherepremiere.org/texte/160-000

    par#MickaëlCorreia

    #foot #footféminin #sexisme

    160 000. C’est le nombre de footballeuses adhérentes à la Fédération française de football (FFF). Une goutte d’eau dans un océan mâle de deux millions de licenciés. Contrairement à l’Amérique du Nord où la moitié des huit millions de footballeurs sont des footballeuses, la vieille Europe, et encore plus la France, relègue le foot féminin sur le banc de touche. Le sexisme et le conservatisme d’une institution sportive dirigée en très grande majorité par des hommes, le fait que le foot incarne depuis ses origines un bastion de la masculinité ainsi que les enjeux de pouvoir autour du sport roi sont les raisons habituellement avancées pour expliquer cette disqualification. Mais le statut marginal du foot féminin se comprend également au regard de l’histoire de sa pratique dans l’Hexagone.