• China und die Fifa-WM : Große Begeisterung, zweitgrößter Geldgeber
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1201211.fussball-wm-china-und-die-fifa-wm-grosse-begeisterung-zweitgroess

    In Shanghai hat Lionel Messi sein eigenes Fan-Haus. Foto : imago/VCG

    Pendant les heures de cours les écoliers chinois regardent la coupe du monde de football. Nous, à Berlin-Ouest c’était les visites des présidents états-uniens et l’enterrement du général de Gaulle. C’est plus marrant la Chine.

    Ronny Blaschke - Rekord-Einschaltquoten im chinesischen Fernsehen: Während für Superstars gejubelt wird, soll Millionen-Sponsoring den politischen Einfluss stärken.

    Wenn am Sonntagabend das große Finale der Fußball-WM angpfiffen wird, sitzen auch wieder Millionen Fans in China vor den Bildschirmen. Weil ihr Land sportlich keine Rolle spielt, suchen sie sich ihre Helden im Ausland: Besonders beliebt sind Lionel Messi, Cristiano Ronaldo und neuerdings Erling Haaland. Der norwegische Stürmer wirbt für ein chinesisches Getränkeunternehmen und spricht dabei auch Sätze auf Mandarin. Kurz vor der WM hat sich Haaland zudem einen Account bei Douyin zugelegt, dem in China verfügbaren Pendant zu Tiktok. »Einige Wochen später hatte er dort sechs Millionen Follower«, sagt der Ostasien-Experte Fabian Kretschmer. »Sogar die Verkäufe von norwegischem Lachs sind in China hochgegangen.«

    Diese WM sorgt in China für Begeisterung und Rekord-Einschaltquoten, obwohl viele Spiele wegen der Zeitverschiebung mitten in der Nacht oder am Morgen stattgefunden haben. In den Metropolen wie Peking und Shanghai fanden in Sportbars, Kinos und Einkaufszentren Public-Viewings statt.
    Medien und Wetten

    Beim jüngeren Publikum ist der Fußballkonsum dagegen eng mit sozialen Medien verknüpft. Videos, Memes, Reels und Analysen wurden vor allem auf Weibo geteilt, einem Pendant zu X, oder auf Xiaohongshu, einem Pendant zu Instagram. »Besonders wichtig für die Fußballindustrie sind Wetten«, erzählt Kretschmer. »Es gibt eine Sportlotterie, über die man reguliert und legal wetten kann. Da sind sehr viele Chinesen aktiv.«

    Darüber hinaus sind auch Zehntausende Chinesen selbst nach Nordamerika gereist, um WM-Spiele in den Stadien verfolgen. Dort unterstützten sie vor allem große Fußballnationen wie Argentinien, Brasilien und Deutschland. Im Fokus stand aber auch Ma Ning. Der Lehrer aus der nordöstlichen Provinz Liaoning war erst der zweite chinesische Schiedsrichter, der bei einer WM pfiff. Ma Ning leitete in der Vorrunde das Spiel zwischen Ecuador und Curaçao. »Früher haben viele chinesische Fans Ma Ning abgelehnt, weil er auf dem Rasen viele Karten verteilt hat«, sagt der Sportwissenschaftler Kaixiao Jiang, der in Liverpool forscht. »Aber inzwischen unterstützen sie ihn, denn er vertritt China auf der internationalen Bühne. Das hat ihm auch viele Werbeanfragen eingebracht.«

    Isolation und Öffnung

    Das große Interesse an Weltmeisterschaften ist im Fußball-Entwicklungsland China ein junges Phänomen, auch aus historischen Gründen. Nach dem Chinesischen Bürgerkrieg war die Volksrepublik in den 1950er und 60er Jahren politisch und sportlich isoliert. Das änderte sich nach dem Tod von Mao Zedong. Dessen Nachfolger, Deng Xiaoping, wollte China öffnen und äußere Einflüsse zulassen. 1978 ordnete er das chinesische Staatsfernsehen an, die Satellitensignale aus Hongkong einzuspeisen, das damals noch unter britischer Kontrolle stand. So konnten chinesische Fans von der WM in Argentinien erstmals Spiele verfolgen. »Damals besaßen wenige Familien in China einen Fernseher« erinnert der Forscher Kaixiao Jiang: »Sie versammelten sich in großen Gruppen und schauten die Spiele gemeinsam. Für die Chinesen war das die erste Möglichkeit, um nach draußen zu blicken. Sie wollten wissen, wie die Welt außerhalb Chinas aussieht.«

    Mit dem wirtschaftlichen Aufstieg der Volksrepublik wuchs auch die Fußball- und Unterhaltungsindustrie. Der vorläufige Höhepunkt: Die WM 2002 in Japan und Südkorea, an der die chinesische Nationalmannschaft teilnahm – zum bislang einzigen Mal in der Geschichte. »Alle Schulen ermutigten ihre Schüler, die WM im Fernsehen zu verfolgen«, berichtet Kaixiao Jiang. »Und wenn die Spiele während des Unterrichts stattfanden, dann schauten sie gemeinsam im Klassenraum.«

    Sport und Sponsoring

    Den sportlichen Durchbruch hat der chinesische Fußball bislang nicht geschafft. Auf ökonomischer Ebene sieht das anders aus. Bei dieser WM steuern chinesische Konzerne insgesamt 500 Millionen Dollar zum Rekordumsatz der Fifa bei, der mit rund elf Milliarden Dollar kalkuliert wird. Damit liegt China im Sponsorenvolumen auf Platz zwei hinter den USA. Die Motivation dahinter? »Es gibt ökonomische Interessen. Die chinesischen Unternehmen wollen mehr Computer, Fernseher und Smartphones verkaufen. International, aber auch in China«, sagt der britische Sportökonom Simon Chadwick. »Durch ihre Werbung bei der WM wollen sie zeigen, dass sie mit westlichen Marken mithalten können. Dadurch wächst aber auch der politische Einfluss von China.«

    Und wann wird China selbst eine WM austragen? Realistisch ist das erst ab 2040. Bis 2050 soll China eine führende Fußballnation sein, so hatte es einst Staatspräsident Xi Jinping formuliert. Die Entwicklung einer konkurrenzfähigen Nationalmannschaft dürfte wohl noch ein Jahrzehnt in Anspruch nehmen.

    #football #médias #publicité #propagande #France #Chine #Berlin

  • « Ni juste, ni équitable » : le sélectionneur de l’Égypte déplore l’arbitrage face à l’Argentine
    Publié le : 07/07/2026 - 22:03. Par :FRANCE 24

    https://www.france24.com/fr/sports/20260707-mondial-2026-s%C3%A9lectionneur-%C3%A9gypte-arbitrage-argentine

    « Ni juste, ni équitable. » Hossam Hassan était amer en s’exprimant, mardi 7 juillet, après la défaite de l’Égypte face à l’Argentine en 8es de finale du Mondial 2026. Une rencontre où l’Albiceleste a renversé les Pharaons en moins de 15 minutes, alors que les Égyptiens avaient encore le match en main à la 79e minute de jeu.

    « Nous avons été les meilleurs. Ce qui s’est passé n’était ni juste ni équitable », a déclaré le sélectionneur de l’Égypte à BeIN Sports. « Un de nos buts a été annulé et nous ne savons pas pourquoi. Nous étions tout près de mener 3-1, et il y a eu une faute sur Hamdy Fathy », a-t-il ajouté en référence à une action litigieuse, selon lui, dans la surface argentine. (...)

    #Football

  • « On peut se débarrasser de son stress ici » : à Oakland, loin de la Coupe du monde, le « pouvoir du football » au service des réfugiés
    https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/07/08/on-peut-se-debarrasser-de-son-stress-ici-a-oakland-loin-de-la-coupe-du-monde

    « On peut se débarrasser de son stress ici » : à Oakland, loin de la Coupe du monde, le « pouvoir du football » au service des réfugiés
    L’organisation Soccer Without Borders est installée au sein d’un lycée de la ville californienne qui n’accueille que des migrants ou des réfugiés.
    Par Eric Collier (Oakland [Californie], envoyé spécial)
    Deux mondes jouent au football sans se côtoyer dans la baie de San Francisco. Pendant que le grand monde – les « FIFA people » comme on les appelle parfois aux Etats-Unis – dispute le Mondial 2026, quatre petites équipes de l’agglomération californienne jouent un tout autre match, où il est question de leur intégration dans un pays qui ne les attendait pas. Leur siège est basé au croisement de deux rues d’un quartier sans charme d’Oakland, tout près de la célèbre université de Californie à Berkeley et très loin de l’opulence de la Silicon Valley, de l’autre côté de la baie. Ici, au 4521 Webster Street, une brève colonnade ocre précède l’entrée de l’International High School d’Oakland, un lycée où les élèves sont tous « des migrants ou des réfugiés », précise Felipe (il préfère ne pas donner son nom de famille), l’un des instructeurs-entraîneurs de l’école.
    « Quand vous arrivez à Oakland et que vous ne parlez pas anglais, on vous dirige vers cette école », précise celui qui occupe une double fonction : gestionnaire de cas et entraîneur de football. Le lycée qui l’emploie accueille en effet une association tournée vers un football charitable et généreux, Soccer Without Borders (« football sans frontières »), établie dans trois pays et dont le siège est à Baltimore (Maryland). Lui-même dirige l’une des quatre équipes présentes dans l’établissement, qu’il a baptisée Internationals Football Club. Les élèves sont répartis en fonction de leur âge dans trois autres formations, Lotus FC-U17 (moins de 17 ans), Belugas FC-U19 (moins de 19 ans) et Copa Unidos FC. Toutes ont disputé cette année une Ligue des champions locale.
    Soccer Without Borders a vu le jour il y a vingt ans, afin de « créer des lieux où des jeunes défavorisés peuvent apprendre, grandir et trouver un sentiment d’appartenance grâce au pouvoir du football, de l’éducation et de la communauté », résume sa plaquette de présentation. Benjamin Gucciardi, son fondateur, voulait utiliser le football « comme un véhicule capable de rapprocher les gens ». Le diplômé en sciences de l’éducation voulait également démontrer que « l’amour du foot peut apporter à ces enfants des notions éducatives qui leur manquent souvent ».« Moi aussi je suis un immigré, j’attends d’avoir mes papiers, je suis discret », explique Felipe. Résident permanent, marié à une femme d’Oakland, il a postulé en 2025 pour obtenir la nationalité américaine de plein droit. Ce statut inconfortable le rapproche de ses élèves, dit-il. Trentenaire au physique ramassé, regard bleu et barbe blonde, Felipe – « tout le monde m’appelle Pipe », précise-t-il – a quitté Puerto Montt, au Chili, quand il avait 19 ans.
    Numéro 10 sur le terrain, fan du Brésilien Ronaldinho et du Croate Luka Modric, il rêvait d’une carrière de footballeur professionnel, parce que le ballon rond est sa « passion », mais aussi « pour tirer [sa] famille de la pauvreté ». « Je suis très compétiteur », prévient-il. Mais ses « sacrifices », son engagement constant n’ont pas suffi. Sa carrière n’a jamais décollé et, après avoir végété dans des championnats d’un niveau modeste, il a choisi l’exil. Direction le Missouri, à la faveur d’une bourse.
    Felipe travaille pour le compte de Soccer Without Borders depuis 2022. En cet après-midi de fin juin, il reçoit Le Monde chaussé d’une paire de chaussures à crampons grises, délacées. C’est l’été, l’école tourne au ralenti, une soixantaine d’élèves sont inscrits à la summer school (« école d’été »), au lieu des quelque 200 présents le restant de l’année. Un air de jazz traverse la cour quand il fait visiter les lieux.Ici une bibliothèque, là une salle où des dizaines de drapeaux pendent du plafond : pas les couleurs des équipes de la Coupe du monde de la FIFA, mais celles des différentes nationalités représentées au sein de l’institution scolaire. Une trentaine, selon Felipe. A côté de la cafétéria, une porte donne sur la pièce qui héberge les trophées maison : pas de coupes, mais des signes de reconnaissances, tel ce Prix de la diversité remis par la FIFA en 2017.
    Plus loin enfin, un réduit sans fenêtre sert de dressing et d’armoire à chaussures. Shorts, maillots et crampons, rien ne manque. « Comme ça, dit en souriant Felipe, personne ne peut se cacher derrière l’excuse “mince, j’ai oublié mes crampons”. » Tout est mis à disposition gratuitement, « c’est rare dans ce pays », note Felipe.
    Les premières années, Soccer Without Borders ne disposait pas de terrain de jeu. Seulement d’un espace bitumé coincé entre la 46e Rue et l’ovale de base-ball d’une autre école – rarement occupé selon Felipe. Grâce à quelques partenaires, l’association a pu s’offrir une pelouse synthétique où les élèves – filles et garçons – de l’International High School d’Oakland viennent perfectionner leurs talents de footballeur. Sur un grillage, un panneau bleu rappelle les valeurs locales : « Respecte. Pratique l’anglais. Essaye tout. Amuse-toi. »
    Ce 30 juin, à l’heure où la France rencontre la Suède en seizièmes de finale de la Coupe du monde, deux équipes s’affrontent, les uns en chasuble vert fluo, les autres vêtus d’une multitude de maillots de clubs : Manchester City, Manchester United, Real Madrid… mais pas de trace de celui de l’équipe des Etats-Unis, si populaire en ce moment. Pendant qu’une enceinte diffuse de la musique latino, Felipe énumère les pays d’origine de ses apprentis footballeurs : « Guatemala, Honduras, Nicaragua… Beaucoup viennent de pays d’Amérique centrale, mais aussi d’Afghanistan, de Jordanie, du Yémen… »Certains, assure « Coach Pipe », ont échappé à la guerre, aux gangs : « Ce sont des héros. » Il désigne un Colombien qui, lui, a connu la rue. « Il vit sa meilleure vie, il ressent un sentiment d’appartenance, décrit-il. On peut se débarrasser de son stress ici, c’est une thérapie. » Puis il attire notre attention en direction d’un grand jeune homme longiligne, qui porte la tenue de Manchester City : « A la rentrée, il ira à l’université. » Sa grande fierté.
    « Golazo ! »
    Un autre entraîneur a pris place sous un barnum posé au bord du terrain. Benji, 27 ans, « grand fan » de l’Argentin Lionel Messi, lunettes de soleil et casquette renversée, a quitté le Guatemala avec son père à l’âge de 10 ans. En Californie, il a évolué pendant trois ans au sein des équipes de Soccer Without Borders (comme arrière droit) et il joue désormais avec le San Leandro United, club de quatrième division d’un championnat local, l’US Premier League.
    Tandis qu’il raconte son parcours, quelqu’un crie « Golazo ! » Pas pour célébrer le troisième but de l’équipe de France – on a branché un téléphone sur le match pour faire plaisir au journaliste de passage –, mais celui d’un jeune espoir du cru. « Gardez un œil sur lui. » Il s’appelle Joel, c’est le seul prénom d’élève qui nous sera communiqué. Benji aimerait que ses joueurs « apprennent à bien se nourrir ».« Certains de ces jeunes connaissent des problèmes de nutrition », souligne-t-il. Parfois à cause d’une alimentation mal équilibrée, parfois faute d’alimentation tout court. Pour essayer de régler ce problème, Soccer Without Borders a signé un partenariat avec une entreprise d’agroalimentaire – l’organisation est financée à environ 60 % par des fonds publics, le reste par des dons d’entreprises ou par des contributions individuelles, selon M. Gucciardi.
    A l’occasion de la Coupe du monde, l’accord a permis aux deux coachs d’accompagner quelques-uns de leurs pensionnaires au stade de la baie de San Francisco. Des enfants de 11 et 12 ans ont tenu la main des grands professionnels au moment de leur entrée sur le terrain. Une forme de reconnaissance pour eux. De soulagement aussi, sans doute. Lors de l’hiver, certains avaient peur de se rendre à l’école de la rue Webster, quand les agents de la police de l’immigration américaine menaient une « chasse aux migrants ». « On a enregistré des absences pendant quelques semaines, mais cela s’est calmé », assure Benji. Durablement ou non, difficile à prévoir.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#asile#football#immigration#sante

  • Pauses hydratation au Mondial 2026 : mesure sanitaire ou publicité déguisée ?
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4953

    Pauses hydratation au Mondial : la FIFA soigne les joueurs ou les revenus publicitaires ? Surprise pour ce qui ne savaient pas. Trois minutes d’arrêt, deux fois par match, quelle que soit la météo — même sous un toit climatisé. Derrière l’argument sanitaire, des centaines de millions de dollars de publicité en jeu. Enquête sur la mesure qui divise joueurs, supporters et diffuseurs. 1 - Balle au pieds, LE FOOT et tous les stades.

    / #edito, #USA,_Maison_Blanche,_CIA, #Football, #Sport_et_compétitions_sportives

    #1_-_Balle_au_pieds,_LE_FOOT_et_tous_les_stades.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/pauses_hydratation_au_mondial_2026_mesure_sanitaire_ou_publicite_deguisee

  • Mondial 2026 : les images des joueurs fouillés et des visas refusés aux Etats-Unis qui entachent le début de la compétition
    https://www.lemonde.fr/sport/video/2026/06/10/mondial-2026-les-images-des-joueurs-fouilles-et-des-visas-refuses-aux-etats-

    Mondial 2026 : les images des joueurs fouillés et des visas refusés aux Etats-Unis qui entachent le début de la compétition
    vidéo A la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2026, les procédures de sécurité draconiennes imposées à certaines équipes par Washington suscitent une vague d’indignation.
    Omar Abdulkadir Artan a été placé dans un avion retour pour Istanbul après avoir subi onze heures d’interrogatoire avant d’être détenu plusieurs heures dans une cellule. Le Somalien, élu meilleur arbitre africain 2025 par la Confédération africaine de football et sélectionné pour la compétition, s’est vu refuser l’accès au territoire américain le 8 juin, malgré un visa en règle. Les autorités américaines ont justifié ce refoulement en invoquant de présumées « relations avec des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes ».
    Il n’est pourtant pas un cas isolé : l’attaquant vedette irakien Aymen Hussein a été retenu près de sept heures à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe de sa sélection a été purement et simplement éconduit. La sélection d’Iran, en raison des vives tensions diplomatiques et militaires actuelles avec Washington, a dû établir son centre d’entraînement à Tijuana, au Mexique – les autorités américaines ne l’autorisant à franchir la frontière que la veille de ses matchs.
    Parallèlement à ces refoulements, le traitement réservé à certaines délégations sur le sol américain a enflammé les réseaux sociaux. De nombreux internautes dénoncent des contrôles discriminatoires et disproportionnés. Les images de l’équipe du Sénégal, soumise à des détecteurs de métaux à même le tarmac de l’aéroport de Raleigh, en Caroline du Nord, ont provoqué une vive polémique. La fédération sénégalaise de football a tenté de temporiser en expliquant qu’il s’agissait d’une procédure visant à « optimiser le temps de déplacement ». A New York, la sélection de l’Ouzbékistan a également subi des fouilles poussées pour accéder à son terrain d’entraînement.
    Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré le 10 juin lors d’une conférence de presse à Genève que ces méthodes sécuritaires intrusives affectaient directement « les droits humains et la dignité humaine ».

    #covid-19#migration#migrant#etatsunis#football#FIFA#politiquemigratoire#visas#refoulement#ouzbekistan#senegal#irak#somalie#droit#sante#discrimination

  • « Le monde du football paie sa lâcheté » : quand un arbitre somalien qui devait participer au Mondial est refoulé des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/09/le-monde-du-football-paie-sa-lachete-quand-un-arbitre-somalien-est-refoule-d

    « Le monde du football paie sa lâcheté » : quand un arbitre somalien qui devait participer au Mondial est refoulé des Etats-Unis
    Désigné meilleur arbitre de l’année 2025 par la Confédération africaine de football, Omar Abdulkadir Artan s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain, samedi 6 juin. Il disposait pourtant d’un visa valide.
    Par Mustapha Kessous
    Il n’y aura finalement pas de rêve américain pour Omar Abdulkadir Artan. L’arbitre international somalien de 34 ans a été refoulé à son arrivée à l’aéroport de Miami (Floride), samedi 6 juin, alors qu’il devait participer à la Coupe du monde 2026, qui démarre jeudi aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Malgré un visa valide, la police aux frontières américaine a expliqué à l’Agence France-Presse que, « au cours des formalités, le voyageur a été soumis à une inspection supplémentaire, une étape de routine ». A l’issue du contrôle, « le voyageur a été jugé inadmissible en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents », a-t-elle ajouté, sans donner davantage de précisions.
    Omar Abdulkadir Artan a expliqué, dans un article publié mardi par le New York Times, avoir subi onze heures d’interrogatoire avant d’être détenu plusieurs heures dans une cellule, puis placé sur un vol à destination d’Istanbul, en Turquie. « Je suis très, très déçu », a-t-il poursuivi. Il devrait rejoindre Mogadiscio mercredi. Omar Abdulkadir Artan devait être le premier Somalien à arbitrer en Coupe du monde.
    Dans un communiqué, le ministère des sports somalien « déplore profondément les circonstances qui ont conduit au refus d’entrée de l’arbitre international » et précise avoir mené avec le ministère des affaires étrangères et la présidence de la République « des démarches diplomatiques et des négociations approfondies avec le gouvernement américain et la FIFA [Fédération internationale de football association] afin de trouver une solution immédiate ». Sans succès.
    La FIFA a quant à elle indiqué qu’Omar Abdulkadir Artan ne pourra pas officier comme arbitre durant le tournoi et que, plus généralement, elle n’intervenait pas dans les « procédures d’immigration du pays hôte ». L’instance organisatrice du Mondial n’a pas condamné ce refoulement, contraire aux usages selon lesquels un pays hôte d’une compétition internationale facilite l’entrée sur son territoire des arbitres, des joueurs, des équipes techniques et de tous les officiels de la FIFA. La Confédération africaine de football (CAF) est, elle aussi, restée silencieuse sur le sort d’Omar Abdulkadir Artan, qu’elle avait pourtant élu meilleur arbitre en 2025. Un maître du jeu respecté, qui avait officié à la Coupe du monde des moins de 20 ans au Chili, en 2025.
    Il y a quelques semaines encore, la CAF saluait la présence des 19 arbitres du continent retenus pour la Coupe du monde, « reflet d’une progression désormais bien installée ». « Les pays ont leurs propres règles en matière d’immigration. Tant qu’on n’a pas les détails de l’affaire, on ne peut pas se prononcer », souligne au Monde un président de fédération et membre du comité exécutif de la CAF, qui souhaite rester anonyme.
    L’Amérique de Donald Trump n’est décidément pas un pays hôte comme les autres. Sur les réseaux sociaux, fans, athlètes et politiques ont dénoncé cette décision. « Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays », a souligné Omar Abdulkadir Artan au New York Times. La Somalie figure parmi les cibles privilégiées de Donald Trump, qui n’a cessé de multiplier les attaques contre cette nation, tour à tour qualifiée de « pays de merde », de « pire pays du monde », de pays « qui pue » et d’où ne viendraient que des « déchets ».
    « C’est une compromission. Le monde du football paie sa lâcheté », estime Joseph-Antoine Bell, ancien gardien des Lions indomptables du Cameroun (1976-1994). Le footballeur, devenu consultant pour les médias, regrette que les Africains aient manqué de lucidité en votant l’attribution du Mondial aux Etats-Unis en 2018, alors que le pays était déjà dirigé par Donald Trump et que « celui-ci était en train de dresser un mur entre son pays et le Mexique », insiste-t-il. « J’étais présent lors du vote et j’étais enragé de voir ça. Aujourd’hui, nous assistons aux conséquences [du scrutin], souligne Joseph-Antoine Bell. Où est la famille du football ? Pourquoi les autres arbitres ne disent pas : “Si vous n’acceptez pas l’un d’entre nous, nous ne venons pas” ? »

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#football#FIFA#droit#politiquemigratoire#visas#somalie

  • Avant la Coupe du monde de football, l’ONU appelle Washington à revoir « en profondeur » l’application de sa politique migratoire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/10/avant-le-mondial-de-football-l-onu-appelle-washington-a-revoir-en-profondeur

    Avant la Coupe du monde de football, l’ONU appelle Washington à revoir « en profondeur » l’application de sa politique migratoire
    Le Monde avec AFP
    Le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a appelé Washington à revoir « en profondeur » l’application de sa politique migratoire dans le cadre de la Coupe du monde de football, mercredi 10 juin.« J’espère vraiment qu’il y aura une remise en question en profondeur de la manière dont l’application des politiques migratoires affecte les droits humains et la dignité humaine, et que, notamment dans le cadre de la Coupe du monde, on repensera les politiques qui, malheureusement, semblent prévaloir actuellement, en particulier aux Etats-Unis », a dit Volker Türk lors d’une conférence de presse à Genève.
    Alors que la compétition doit débuter jeudi 11 juin, les tensions se sont récemment multipliées autour de la stricte politique migratoire américaine, embarrassant la Fédération internationale de football association (FIFA). Celle-ci, qui ne peut que constater les dégâts, explique dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP) qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ».
    Le couac le plus retentissant concerne l’arbitre somalien Omar Artan, refoulé par la police des frontières américaine samedi à son arrivée à Miami, en Floride. Ecarté par la FIFA, il a déploré auprès du New York Times que « le plus grand rêve de [s]a vie » ait volé en éclats. La Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux Etats-Unis par l’administration Trump, a défendu « l’intégrité » de son arbitre, assurant que celui-ci disposait d’un visa en règle. Le département d’Etat s’est contenté de répondre que l’arbitre était « lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes ».D’autres pays ont connu des problèmes administratifs à leur arrivée aux Etats-Unis. C’est le cas, selon le quotidien britannique The Guardian, de l’Irak, dont l’attaquant vedette Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago. Le photographe officiel de la sélection irakienne, Talal Salah, s’est par ailleurs vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide. En ce qui concerne l’attaquant suisse Breel Embolo, privé la semaine dernière d’autorisation administrative pour entrer aux Etats-Unis en raison d’une condamnation judiciaire, il a finalement obtenu un visa et rejoindra ses coéquipiers vendredi.
    De même, après une période d’incertitude quant à leur participation, les joueurs et l’encadrement iraniens ont bien reçu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois premiers matchs. Mais plusieurs accompagnateurs ont vu leur demande refusée, parmi lesquels le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj. Ils se rendront bien à Los Angeles le 14 juin, par vol charter, la veille de leur entrée en lice contre la Nouvelle-Zélande, a annoncé mardi le porte-parole de la fédération. Cette dernière a cependant accusé les Etats-Unis de lui avoir retiré le quota de tickets réservés à ses supporteurs.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#football#politiquemigratoire#visas#droit

  • Football social à l’irlandaise - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    https://www.cqfd-journal.org/Football-social-a-l-irlandaise

    Face à la décadence du sport professionnel soumis aux règles capitalistes, des Irlandais·es luttent à contre-courant pour bâtir un autre modèle. À Dublin, le Bohemian Football Club, détenu entièrement par ses fans, se mobilise pour redéfinir l’utilité sociale du sport en soutenant diverses causes, dont celle des Gazaoui·es.

    Les adeptes du groupe de rap nord-irlandais Kneecap ou du groupe de rock irlandais Fontaines D.C. – tous deux connus pour leur soutien à la Palestine et leurs engagements sociaux – n’ont pas pu passer à côté. Qu’il soit noir et rouge, bleu ou blanc, le maillot de l’équipe de foot des Bohemians de Dublin était dans tous les festivals cet été. Même l’activiste suédoise Greta Thunberg le portait sur la flottille humanitaire qui se dirigeait vers Gaza en juin dernier. Et pour cause, le club, qui brille rarement au-delà des terrains de l’île d’Émeraude, s’est associé à Fontaines D.C. en décembre 2024 pour réaliser le 3è maillot (le bleu) de l’équipe. Objectif : reverser 30 % des profits sur les ventes à l’organisation humanitaire Medical Aid for Palestinians. « Défendre les Palestiniens face au génocide perpétré par Israël est d’une grande importance pour les membres et supporters des Bohemians » déclarait le club dans un communiqué.

    #foot #football #solidarité

  • Tuerie à New York : qu’est-ce que l’ETC, la maladie des footballeurs américains dont affirmait être atteint le tireur ?
    https://www.lefigaro.fr/demain/sante/tuerie-a-new-york-qu-est-ce-l-etc-la-maladie-des-footballeurs-americains-do

    FOCUS - Dans une lettre qu’il portait sur lui, Shane Tamura, principal suspect de la tuerie qui a fait quatre morts à Manhattan, a demandé que son cerveau soit « étudié » post-mortem.

    Ce pourrait être une nouvelle manifestation d’un fléau qui touche le football américain depuis plus de 20 ans. Lundi 28 juillet dans la soirée, un homme s’est introduit dans un gratte-ciel du centre de New York abritant notamment les locaux de Blackstone, KPMG et de la Ligue professionnelle de football américain (NFL), et y a ouvert le feu. Trois hommes, dont un policier ainsi qu’une femme, ont été tués, tandis qu’un autre individu se trouve dans un état critique, ont précisé des responsables. L’auteur présumé, Shane Tamura, 27 ans, s’est donné la mort sur les lieux, a annoncé la commissaire du service de police de New York (NYPD) Jessica Tisch lors d’une conférence de presse.

    Si aucun mobile n’est évoqué à ce stade, le suspect avait « une lettre dans sa poche arrière », selon des informations de CNN. Dans cette dernière, Shane Tamura, qui a joué au football américain lorsqu’il était au lycée, affirme souffrir d’une encéphalopathie traumatique chronique (ETC) et demande que son cerveau soit « étudié » après son suicide.

    Cette maladie, qui peut engendrer une série de symptômes comportementaux, parmi lesquels l’agressivité, l’impulsivité, la dépression, l’anxiété, la paranoïa, les tendances suicidaires, ainsi que des symptômes cognitifs progressifs tels que la perte de mémoire, est invisible à l’IRM, et ne peut être détectée qu’à la faveur d’une autopsie, après la mort de la personne atteinte donc. Et depuis sa découverte il y a 23 ans par Bennet Omalu, neurologue nigérien travaillant comme légiste aux États-Unis (incarné par Will Smith dans le film Concussion, Seul contre tous en français, sorti en 2016), elle est devenue la véritable bête noire de la franchise américaine NFL.
    99% des joueurs de NFL décédés concernés

    Tout a commencé en 2002, à la mort de la star américaine de football Mike Webster, décédé à l’âge de 50 ans de ce que les médecins ont qualifié dans un premier temps de simple crise cardiaque. Mais la descente aux enfers du joueur, qui souffrait d’amnésie, de démence, de dépression et qui avait fini par vivre dans sa voiture au cours des onze années qui avaient séparé sa retraite sportive en 1991 de sa mort, avait interpellé Bennet Omalu. À la faveur d’une autopsie très poussée du cerveau de l’ancien joueur, en dépit des pressions exercées par la NFL, il avait dressé un constat qui avait fait l’effet d’une bombe aux États-Unis : à force de chocs crâniens, un excès de protéines dû au stress cellulaire s’était déversé dans le cerveau de Mike Webster, perturbant et dégradant son système nerveux cérébral. Dans un papier fondateur, publié en 2005 dans Neurosurgery, le médecin avait nommé ce mal : une encéphalopathie traumatique chronique, ou ETC.

    Dans la foulée, une myriade de joueurs s’étaient joints à une procédure contre la franchise de football américain, accusée d’avoir minimisé les risques engendrés par la pratique du sport, extrêmement populaire dans les universités américaines et érigée en religion aux États-Unis. L’entreprise avait mis un terme à la procédure en passant un accord financier à 900 millions de dollars avec 5000 joueurs.

    Si les instances américaines de football ont depuis reconnu le lien entre le sport et maladie, et mis en place des protocoles plus stricts sur les commotions cérébrales, les cas continuent de se déclarer. En 2017, une étude publiée dans la revue médicale JAMA a identifié l’ETC dans 99% des cerveaux de joueurs décédés de la NFL qui ont été donnés à la recherche scientifique – 110 sur 111 anciens joueurs de la NFL (même si l’étude concède que les proches de ces joueurs ont pu avoir accepté de soumettre leur cerveau en raison de symptômes cliniques qu’ils ont remarqués durant leur vie).
    Lésions graves et suicides à répétition

    Ces dernières années, les tragédies concernant des anciens joueurs, souffrant de démence ayant fini par les pousser au suicide, n’ont cessé de se suivre et de se ressembler. Le 17 février 2011, l’ancien joueur des Bears de Chicago Dave Duerson, 50 ans, s’est ôté la vie d’une balle dans la poitrine, plutôt que dans la tête afin que son cerveau puisse être examiné pour y trouver une trace d’ETC, pathologie qui sera effectivement décelée à l’autopsie. Même chose pour Ray Easterling, 62 ans, ancien joueur des Falcons d’Atlanta, suicidé en 2012 après avoir poursuivi la NFL dans un recours collectif pour des blessures liées à une commotion cérébrale déposé en août 2011. Son cerveau présentait également des signes d’ETC.

    En avril 2025, un ancien joueur de football de 32 ans, Philip Adams, avait abattu six personnes avant de se donner la mort. Un examen post-mortem de son cerveau avait révélé des lésions graves, symptomatiques de l’ETC. « Phillip Adams présentait une quantité extraordinaire de pathologies associées au lobe frontal, la zone du cerveau située derrière le front », avait expliqué Ann McKee, directrice du Centre ETC de l’établissement. Un cas selon elle similaire à celui d’un autre ancien joueur, Aaron Hernandez (New England Patriots), condamné pour meurtre en 2015, avant de mettre fin à ses jours en prison deux ans plus tard. Si aucun lien n’avait pu être établi entre la maladie et la violence du joueur, une autopsie avait révélé une encéphalopathie traumatique chronique de niveau trois sur quatre.

  • Mouin Rabbani on What Really Happened in Amsterdam Between Israeli Soccer Fans & Local Residents
    https://www.democracynow.org/2024/11/11/netherlands_riots

    https://democracynow.cachefly.net/democracynow/360/dn2024-1111.mp4?start=2972.0

    Les peuples du monde n’aiment pas les génocidaires, d’accord. Mais pourquoi s’en prendre aux Israeliens, ces malheureux apprentis sorciers ? Le titre du plus grand génocidaire du monde se disputent l’Allemagne, le Japon et les États Unis. La Chine aussi a sa place dans la compétition, mais sa contribution est une histoire vielle d’environ 2300 ans. L’Indonésie, la Turqie et tous les fanatiques religieux réunis occupent des places loin devant l’état hébreux. Qu’ils aillent s’habiller les hooligans , qu’ils arrêtent de vouloir jouer dans la cour des grands.

    Suivant le membre du parlement européen Martin Sonneborn même le Hitler de pacotille du Bosphore ne nous arrive pas à la cheville avec ses histoires kurdes. Croyez-moi. Parole de barbare. Ce n’est pas une histoire drôle.

    11.11.2024 This is a rush transcript. Copy may not be in its final form.

    AMY GOODMAN: I wanted to ask you about where you are right now. You’re at The Hague, Mouin Rabbani. But I want to ask you about the latest news nearby, in Amsterdam, where police beat and arrested more than a hundred pro-Palestinian protesters on Sunday after they defied a ban on demonstrations following street clashes between visiting Israeli soccer fans, many of them violent, and Dutch youth.

    Unrest in the city began on Wednesday, when fans of the Maccabi Tel Aviv football team were seen chanting such slogans — and I want to get those slogans right, but I’ll be careful in what I say — “Let the IDF win, and F— the Arabs,” but of course they say “F—,” referring to the Israeli army’s offensive in Gaza. Another video captured a fans screaming “F— you, terrorists! Sinwar, die! Everybody, die!” in reference to the Hamas leader who was assassinated last month.

    Amsterdam’s mayor blamed, quote, “antisemitic hit-and-run squads,” but many observers in Amsterdam said the Israeli fans were responsible for instigating the violence, the Israeli soccer fans known as hooligans. The violence grew into an international story as Israel sent planes to evacuate the Israeli fans.

    On Sunday, the Israeli journalist Gideon Levy wrote a piece for the newspaper Haaretz in Israel headlined “The Amsterdam Attack Shows Israelis’ Denial of the Reality They Created.” In it, Gideon Levy writes, quote, “Why do they hate us so much? No, it’s not because we are Jews. Not that there isn’t antisemitism: Of course there is, and it must be fought, but the attempt to pin everything on it is ridiculous and mendacious. … The North African immigrants, the Arabs and the Dutch people who rioted saw the horrors in Gaza over the past year. They are not willing to remain silent about them. … This is another cost of the war in Gaza that should have been considered: The world will hate us for it. Every Israeli abroad will be a target for hatred and violence from now on. That’s what happens when you kill almost 20,000 children, carry out ethnic cleansing and destroy the Gaza Strip. It’s a little quirk of the world; it doesn’t like those who commit these sorts of crimes.” Again, those are the words of the Israeli journalist Gideon Levy in a piece for Haaretz.

    Mouin Rabbani, can you talk about what happened?

    MOUIN RABBANI: Yes. Well, just to pick up where you left off, in fact, their favorite slogans were “Death to the Arabs! May your village burn!” and “There is no school in Gaza because all the children are dead.” But it wasn’t just about racist and genocidal slogans. These Israeli soccer hooligans, thugs, if you will, also engaged in property destruction, assaulting people of Arab appearance, assaulting taxis and totaling one of them.

    And more importantly, they were allowed to do all this under police protection. If you compare it to British football, for example, when British teams play abroad, the British government sends police details with them, not to protect the hooligans, but to restrain them and ensure that they’re unable to do any damage. And so, what we’re talking about here in Amsterdam is not a clash between the hooligans of two opposing sides, but rather these Israeli thugs attacking people who, in principle, had nothing to do with the game, and then afterwards being confronted by their victims, also with some violence included.

    And then you had kind of a power struggle within the Dutch elites. Geert Wilders, the far-right, effectively, the ruler of the Netherlands, seeking to undermine the government and prime minister he appointed in order to increase his power over them, that government seeking to retain its fiefdom, if you will, his coalition partners seeking to maintain their power. So they all began kind of outbidding each other in demonizing their own citizens and calling these clashes an antisemitic Jew hunt, which would only make sense if one could demonstrate that the victims of these clashes were not just supporters of the Israeli team or Israelis more generally, but also Dutch Jews and Dutch Jewish institutions and Dutch Jewish properties. And there’s no evidence that such attacks took place or even that the Dutch Jewish community, which of course would have been understandably fearful, given all these reports they were receiving about Jew hunt and antisemitic pogrom and so on — there’s no evidence that they even asked for police protection on the night in question. And so, you know, the government, Wilders, the mayor of Amsterdam have all been going to increasing extremes of trying to compare what happened to the Nazi occupation, the German occupation of the Netherlands during the 1940s. The result —

    AMY GOODMAN: Let me play, Mouin, for you what the Israeli Prime Minister Netanyahu said. He’s spoken with U.S. President-elect Donald Trump three times in the past few days, also commenting on what happened in Amsterdam on Thursday night.

    PRIME MINISTER BENJAMIN NETANYAHU: [translated] Yesterday we marked the Kristallnacht that happened 86 years ago on European soil. It was a brutal and violent attack against Jews just because they were Jews. Unfortunately, in the last few days, we saw pictures that recall that night. In the streets of Amsterdam, antisemitic rioters attacked Jews, Israeli citizens, just because they were Jews. But there’s one big difference between that night and our time: Today we have a state.

    AMY GOODMAN: Your response to the Israeli prime minister, Mouin Rabbani?

    MOUIN RABBANI: Well, the key difference, of course, between Kristallnacht in November 1938 and what we saw in Amsterdam on the 7th of November is that the properties that were marked for assault and attack were targeted because they were, for example, displaying Palestinian flags, not menorahs. So, that’s kind of a key difference.

    And, you know, all this talk about that these people were singled out because they were Jews, rather than because they were football supporters or presumed to be supporters of this racist, genocidal gang of soccer hooligans, is really just, you know, trying once again to make the point that the real victims here are not the children who are being slaughtered in the Gaza Strip, the real victims are those who are engaging in the slaughter and those who are perpetrating the genocide.

    And what has happened now is that the Dutch government, the municipality of Amsterdam, the Amsterdam police have put in emergency measures banning all demonstrations in opposition to the genocide and, as you mentioned, have now started arresting dozens of people who have violated that ban to assemble peacefully to protest what is happening in Gaza.

    There’s a larger background here, of course, which is the failure, the refusal of the international soccer authorities, known as FIFA and UEFA, to take any measures against Israel, the Israeli Football Association, Israeli football clubs, in sharp contrast to their immediate imposition of comprehensive measures against the Russian Federation and Russian teams literally within days of the Russian invasion of Ukraine.

    AMY GOODMAN: We only have 30 seconds, but can you, finally, comment on what’s happening in Lebanon, the thousands of people killed, the attacks continuing particularly in southern Lebanon, despite Israel claiming ceasefire talks are progressing?

    MOUIN RABBANI: Yes, well, Israel is failing militarily — it’s still stuck on the border zone — and is therefore taking out its anger, its aggression on the Lebanese civilian population and hoping to use that as a form of pressure on the government and on Hezbollah to achieve something.

    AMY GOODMAN: I want to thank you so much, Mouin, for joining us. Mouin Rabbani —

    MOUIN RABBANI: Thank you.

    AMY GOODMAN: — Dutch Palestinian Middle East analyst, host of the Connections podcast, former senior analyst for the International Crisis Group, contributor to the book Deluge: Gaza and Israel from Crisis to Cataclysm.

    Democracy Now! is currently accepting applications for our video news production and digital fellowships. Go to democracynow.org. I’m Amy Goodman. Thanks so much for joining us for another edition of Democracy Now!

    #football #génocide #wtf

  • khaled mahmoued
    @khaledmahmoued1
    11:26 AM · 19 sept. 2024
    https://x.com/khaledmahmoued1/status/1836698442816524290
    Long Live Scotland 🙏 and Long Live Celtic🙏
    “Celtic fans raise a banner during their Champions League match, reading: ’They can persecute you, they can arrest you, but they will not break your spirit. Gaza, Jenin, Tulkarm, Nablus... You will not walk alone.’”
    #Celtics #Scotland #Solidarity #Football

  • Symbole de mécontentement des supporters, d’où vient le “Tennis ball protest” ? – Dialectik Football
    http://dialectik-football.info/symbole-de-mecontentement-des-supporters-dou-vient-le-tennis-ba

    Le mode de protestation à base de jets de balles de tennis n’est pas nouveau. La première manifestation du genre remontent à la fin du 20e siècle. Ses inventeurs seraient les supporters de Hull City, furieux des agissements et de la gestion hasardeuse du propriétaire de l’époque, David Lloyd. Ce modeste tennisman retraité (128e mondial à son prime) qui a fait fortune dans le business des salles de sport, possédait également les Sharks, équipe locale de rugby à XIII et avait notamment le projet de déménager l’équipe de football de son stade de Boothferry Park.

    Lors d’un déplacement à Bolton, le 15 septembre 1998 pour un match de League Cup, ils manifestent leur colère. La balle de tennis est l’instrument tout trouvé pour renvoyer l’ancien capitaine de la Grande-Bretagne en Coupe Davis à son sport de prédilection. La mobilisation aura raison de Lloyd qui cèdera le club deux mois plus tard. Hull est une des villes les plus ouvrières d’Angleterre et, même si elle n’est pas théorisée ni exprimée de façon limpide, c’est aussi l’opposition entre le caractère populaire et collectif du football et la tradition du tennis, sport individuel et bourgeois.

    Dès lors, la pratique va régulièrement refaire surface. Ce qu’on appelle le “Tennis Ball Protest” exprime ainsi une résistance pacifique des fans face aux manœuvres de propriétaires richissimes et déconnectés des aspirations de la base sociale des clubs, souvent endettés.

    #football #résistance

  • Ilyes Ramdani (Médiapart) résume ce que signifie « pas de racisme dans le sport » selon Macron… J’ai repris son touit et j’ai ajouté des sources, parce que je n’avais pas du tout suivi cette histoire.
    https://x.com/Ilyesramdani1/status/1816769051072348499

    4/07 👉 La sélection argentine crie un chant raciste sur l’équipe de France et @KMbappe
    https://www.liberation.fr/checknews/lequipe-de-football-argentine-entonne-une-chanson-raciste-contre-les-bleu

    La version complète comporte les propos suivants : « Ecoutez, faites circuler. Ils jouent en France mais ils viennent tous d’Angola. C’est bien qu’ils courent, ils sont comme des travelos, comme la salope de Mbappé. Sa vieille est nigériane, son vieux camerounais, mais sur ses papiers, il est de nationalité française. »

    17/07 👉 Le ministre des sports demande aux joueurs de s’excuser
    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Le-secretaire-adjoint-aux-sports-argentin-a-demande-des-excuses-pour-les-chants-racistes-contre-la-france/1483306

    Julio Garro, le secrétaire adjoint aux Sports argentin, a déclaré sans les nommer, dans une interview pour le média Clarin, que le capitaine de l’Albiceleste (Lionel Messi), et le président de l’AFA (Claudio Tapia), devaient s’excuser pour les chants racistes contre l’équipe de France. Ces chants ont été proférés par un groupe de joueurs après la victoire à la Copa America et enregistrés dans une vidéo en direct qu’Enzo Fernandez a diffusée sur ses réseaux sociaux.

    18/07 👉 Milei vire son ministre et soutient une chanson qui "dit la vérité"
    https://www.20minutes.fr/sport/football/4101940-20240718-argentine-membre-gouvernement-demande-messi-excuser-apres

    Un son de cloche pas vraiment audible pour un grand nombre de ses compatriotes, dont le président Javier Milei. Garro a donc pris la porte manu militari. « Aucun gouvernement ne peut dire quoi commenter, quoi penser ou quoi faire à l’équipe nationale argentine, championne du monde et double championne d’Amérique du Sud, ou à tout autre citoyen. Pour cette raison, Julio Garro cesse d’être sous-secrétaire aux Sports de la Nation », a annoncé le bureau de la présidence sur X.

    26/07 👉 @EmmanuelMacron le reçoit avec un câlin
    https://video.twimg.com/amplify_video/1816764871783895040/vid/avc1/720x1280/cNSBzaf6fLz4cJ2g.mp4

  • Rechtsruck durch Fußball-Sommermärchen 2006? Das war nicht die ganze These
    https://www.telepolis.de/features/Rechtsruck-durch-Fussball-Sommermaerchen-2006-Das-war-nicht-die-ganze-Thes


    Klassenübergreifende Zusammengehörigkeit von Gewinnern und Verlierern des Spätkapitalismus. Symbolbild: Pixabay Licence

    Les championnats de foot internationaux sont des amplificateurs efficaces de pulsions nationalistes. Peter Nowak fait l’inventaire des outils du nationalisme à l’exemple de la coupe d’Europe 2024..

    6.7.2024 Peter Nowak - Bundeszentrale zitiert Politikwissenschaftler verkürzt. Auf Druck rechter Medien wird das Video gelöscht. Warum ohne Diskussion? Ein Kommentar.

    Jetzt hat die Fußball-EM doch noch eine Nationalismus-Debatte ausgelöst. Aber natürlich geht es nicht um Deutschland, sondern um die Türkei. Nachdem ein Spieler den nationalistischen Wolfsgruß als Jubelgeste genutzt hatte, bekam die Diskussion auch gleich eine außenpolitische Komponente. Nun wollte der türkische Präsident persönlich zum Spiel nach Deutschland reisen – und türkische Nationalisten rufen dazu auf, den Wolfsgruß massenhaft zu zeigen.

    Nun ist es sicher positiv, dass die Symbolik türkischer Ultranationalisten auf viel Ablehnung stößt. Es wäre aber wünschenswert, die Aufregung wäre genauso groß, wenn diese türkischen Nationalisten - wie Ende März 2024 an der deutsch-belgischen Grenze geschehen, auf ihre Gegner einprügeln. Ein Appell der betroffenen kurdischen Gemeinde, den nationalistischen Terror zu stoppen, fand hierzulande kaum Aufmerksamkeit.

    Stattdessen werden viele Gegnerinnen und Gegner der türkischen Nationalisten auch hierzulande kriminalisiert. In diesen Tagen jährt sich der Tod von Halim Dener, eines kurdischen Jugendlichen, der 1994 in Hannover beim Kleben politischer Plakate von der Polizei erschossen wurde. Für diesen Samstag hat ein Bündnis zu einer Gedenkdemonstration in Hannover aufgerufen.

    Nationalisten-Gruß: Es geht auch um Strukturen

    Dort wird auch darauf hingewiesen, dass die Grauen Wölfe und ihre faschistische Mutterpartei MHP über viele Jahre in der BRD auch von konservativen Politikern wie Franz Josef Strauß (CSU) gefördert wurden. Sie hatten das gleiche Feindbild: Linke, darunter aktive Gewerkschafter, die auch in Deutschland von den türkischen Nationalisten immer wieder angegriffen wurden.

    Darüber wird aber bei der aufgeregten Debatte um türkische nationalistische Symbole kaum gesprochen. Wenn Innenministerin Nancy Faser (SPD) erklärt, diese Symbole hätten in Deutschland nichts zu suchen, warum kommt die Gegenfrage: Und wo bleibt der entschiedene Kampf gegen jeden Nationalismus und seine unterschiedlichen Spielarten?

    Wie viel Nationalismus steckte im deutschen Sommermärchen?

    Dann müsste auch diskutiert werden, ob der deutsche Fußballpatriotismus 2006 zur Rechtsentwicklung in diesen Land mit beigetragen hat. Der Politikwissenschaftler und langjährige Antisemitismusforscher Clemens Heni beantwortete 2019 in einem Interview mit der Frankfurter Rundschau die Frage so:

    Meine These ist: Ohne 2006 wäre es nicht in diesem Ausmaß zu Pegida gekommen, und ohne Pegida gäbe es keine AfD in dieser Form. Die Deutschland-Fahne bei der WM hat eine unglaubliche Bedeutung für das Zusammenschweißen von atomisierten Einzelnen, die sich zu großen Teilen gar nicht für Fußball interessiert haben. Insofern war das Thema nicht Sport, sondern nationale Identität.

    Clemens Heni 2019 im Gespräch mit der Frankfurter Rundschau
    Warum sorgt diese Interview-Passage heute noch für Aufregung? - Zu beachten ist dabei, dass Heni keineswegs nur den Fußballnationalismus für die Pegida-Aufmärsche ab 2014 verantwortlich gemacht hat. Vielmehr sah er darin einen Faktor, ohne den es „nicht in diesem Ausmaß“ zu den rechten Aufmärschen gekommen wäre.

    Doch warum sorgt diese Passage aus einen längeren FR-Interview, in dem es auch um den neuen und alten Antisemitismus geht, jetzt wieder für Aufregung bei konservativen Blättern wie der Welr sowie dem ultrarechten Ex-Bild-Chef Julian Reichelt bei Nius?

    Auf Druck von Rechts: Video nach wenigen Stunden gelöscht

    „Eine Produktionsfirma, die für die Bundeszentrale für politische Bildung arbeitet, kam vor Monaten auf mich zu und wollte wissen, ob sie ein Bild von mir und ein Zitat aus dem FR-Interview für ein Video benutzen dürfen, was ich natürlich bejahte“, so Clemens Heni gegenüber Telepolis.

    Doch das knapp zweiminütige Video war diese Woche nur wenige Stunden auf der Homepage der Bundeszentrale für Politische Bildung zu sehen, dann setze die rechte Kampagne ein. Die Welt-Kommentatorin beendete ihren Kampagnentext gegen das Video mit der Erfolgsmeldung: „Es wurde inzwischen gelöscht“. Das wurde vom Pressesprecher der Bundeszentrale für politische Bildung (BPB), Daniel Kraft, gegenüber Telepolis bestätigt.

    Wir haben das hier jüngst veröffentlichte Reel „2006 – ein Sommermärchen für den Nationalismus“ gelöscht. Die Veröffentlichung war ein Fehler. Das Video entspricht inhaltlich und in der Umsetzung nicht den Qualitätsansprüchen der Bundeszentrale für politische Bildung. Wir haben die übrigen Videos der Serie „Politik raus aus den Stadien“ ebenfalls aus dem Netz genommen und werden diese einer kritischen Qualitätsprüfung unterziehen.
    Daniel Kraft, Bundeszentrale für Politische Bildung

    Nun muss man sich einerseits fragen, warum ein Shitstorm von konservativen und extrem rechten Kreisen ausreicht, damit die BPB einknickt. Diese Frage stellt sich auch Clemens Heni, der aber zugleich betont, dass er keinen monokausalen Zusammenhang zwischen dem „Sommermärchen“ von 2006 und dem Rechtsruck von 2014 bis heute herstellen wollte.

    „Ich finde es skandalös und ein Zeichen des allgemeinen Rechtsrucks seit Jahren, dass die Bundeszentrale für politische Bildung ihre eigenen Videos zu diesem Thema Fußball und Politik nun allesamt löschte“, so Heni. Das hat mit einer demokratischen Diskussionskultur nichts zu tun. Es ist ein Ausdruck von Zensur und autoritärem antidemokratischem Agieren aufgrund des Drucks nationalistischer Kreise."

    Auch Treiber des Rechtsrucks: Krieg und Agenda 2010

    Im Gespräch mit Telepolis stellt er seinen Befund über Fußball-Patriotismus und Rechtsruck aber auch in einen größeren gesellschaftlichen Kontext.

    Eine Mitverantwortung sieht er auch bei Spitzenpolitikern der „rot-grünen“ Koalition und dem damaligen Bundeskanzler Gerhard Schröder von 1998 bis 2005. Die Enttabuisierung des Militärischen und die Agitation gegen Schwächere im Zuge der „Arbeitsmarkt- und Sozialreformen“ der Agenda 2010 sind hier wichtige Stichworte.

    Bis 2006 waren Fußball Großereignisse nicht dermaßen nationalistisch aufgeladen wie bei der Heim-WM 2006. Die fand ohnehin in einem Land mit klarer nationalistischer Ausrichtung statt, deren Grundlagen Joschka Fischer und Gerhard Schröder gelegt hatten, erst mit dem Krieg gegen Jugoslawien 1999, dem ersten deutschen Angriffskrieg seit 1945, dann mit der Agenda 2010 und dem sozialen Kahlschlag oder auch mit der Einladung des Schriftstellers Martin Walser ins Bundeskanzleramt, obwohl oder eher weil Walser wegen seinem erinnerungsabwehrenden Antisemitismus seit seiner Paulskirchenrede und auch wegen antijüdischen Romanen in der Kritik stand.

    Man könnte sogar noch weiter zurückgehen – bis in den Herbst 1989. Linke DDR-Oppositionelle mussten damals feststellen, dass die Großdemonstrationen mit schwarz-rot-goldenen Winkelementen aus der BRD immer mehr zu einer nationalistischen Masse wurden und schon bald auch Linke, die nichts mit dem autoritärem DDR-Sozialismus zu tun hatten, ausgegrenzt wurden.

    Bald begannen in Ost- und Westdeutschland organisierte Angriffe auf Migranten und deren Wohnungen. Auch damals stellte sich eine Partei, die sich mit „AfD“ abkürzen lässt, zur Wahl, die sich aber Allianz für Deutschland nannte und der neben CDU, CSU und dem „Demokratischen Aufbruch“ auch die Rechtsaußenpartei DSU angehörte, deren Protagonisten heute zum Teil AfD-Mitglieder sind.

    Nach 2006 war Kritik am deutschen Patriotismus out

    Bis in linksliberale Kreise war nach diesen Erfahrungen in den 1990er-Jahren Konsens, dass das Schwenken von „Schwarz-Rot-Gold“ den gesellschaftlichen Nationalismus fördert und dass es keine klare Trennlinie zwischen angeblich akzeptablen Patriotismus und Nationalismus gibt.

    Erst mit dem WM-Sommermärchen 2006 konnten sich plötzlich auch Kreise mit Schwarz-Rot-Gold anfreunden, die bis dato damit gefremdelt hatten. Das war eigentlich das Neue an 2006. Wer auch danach noch Kritik an deutschen Fahnen übte, galt auf einmal als chronischer Nörgler, der die eigene Fahne verachtet, wie ein RTL-Kommentator Heni vorwirft.

    Vor 2006 hätte es eine größere Minderheit in Deutschland gegeben, die das nicht als Beleidigung, sondern als Auszeichnung empfunden hätte.

    Ganz entspannt in Schwarz-Rot-Gold?
    Es ist bezeichnend, dass alle, die sich jetzt über die kurze Passage von Heni aufregen, keinerlei Argumente anbringen, warum sie anderer Meinung sind. Dabei gibt es auch wissenschschaftliche Forschung, die Henis Position stützt. Erinnert sei an das Buch „Ganz entspannt in Schwarz-Rot-Gold“, in dem sich die Soziologin Dagmar Schediwy aus sozialpsychologischer Perspektive dem Fußball-Patriotismus widmete. Dabei stellt sie sich auch die Frage, warum oft einkommensarme Menschen besonders häufig zur Fahne greifen.

    „Die Abhängigkeit von ökonomischen Zwängen, denen sich die Mehrheit der Arbeitenden aus Gründen des wirtschaftlichen Überlebens anpassen muss, lässt sie zum Ausgleich für ihre gekränkte Selbstachtung zum Opium des Kollektivstolzes greifen“, so ihr Befund.

    Nationalgefühl: Zugehörigkeit auch ohne Job und Geld

    Schließlich habe die Nation in Krisenzeiten den psychologischen Vorteil, dass Zugehörigkeit nicht verloren gehen kann, so die Autorin. „Während eine Stelle gekündigt und ein Vermögen verschwinden kann, bleibt die Zugehörigkeit zur Nation für die bereits Zugehörigen bestehen“, so Schediwy.

    Wenn die befragten Fußballfans ganz selbstverständlich erklären, „Wir werden Weltmeister“, dann wird deutlich, wie die Mechanismen funktionieren. Mit dem „Wir“ ist dann nicht nur die Fußball-Elf gemeint, sondern Deutschland. Daher beteuern die fahnenschwenkenden Fans auch immer, zu Deutschland zu stehen.

    Schediwys Thesen zum Zusammenhang von Krisenbewusstsein und Fußballnationalismus sind durch Befragungen unterfüttert. Nur kommen sie in der aktuellen Diskussion um eine Interviewpassage von Heni gar nicht mehr vor.

    Der Mythos vom toleranten Fußball-Patriotismus
    Auch der Bielefelder Soziologe Wilhelm Heitmeyer hat die Erzählung vom toleranten Fußball-Patriotismus schon 2006 als „gefährlichen Unsinn“ bezeichnet. 2006 beschäftigten sich Heitmeyer und sein Forscherteam in zwei Aufsätzen in Teil 5 der im Suhrkamp-Verlag erscheinenden Langzeitstudie „Deutsche Zustände“ mit dem Fußballtaumel und den Instrumentalisierungsversuchen der Politiker.

    Im ersten Beitrag weisen drei junge Wissenschaftler anhand der Langzeitdaten nach, dass Nationalstolz zu ,,Fremdgruppenabwertung’’ führt. Anhand einer zusätzlichen Umfrage im August 2006 zeigen sie, dass nach der Fußball-Weltmeisterschaft befragte Personen „nationalistischer eingestellt“ waren als früher Befragte.

    Und weiter: „Die Vermutung, dass es sich dabei um eine neue, offene und tolerantere Form der Identifikation mit dem eigenen Land handelt, lässt sich allerdings nicht bestätigen.“ Denn den Zusammenhang zwischen Nationalismus und Fremdenfeindlichkeit hatte der „Party-Patriotismus“ nicht aufgebrochen.

    Die „Du bist Deutschland-Kampagne“
    Aber offenbar, schreibt Heitmeyer selbst, seien die „Schwarz-Rot-Geil-Stimmung“ oder Kampagnen wie „Du bist Deutschland“ der Versuch eines „surrogathaften Ankers auf schwankendem sozialen Boden“.

    Ein ethnisches Kollektiv soll künftig bieten, was die soziale Marktwirtschaft nicht mehr zu leisten vermag: „Über die Betonung der ’Schicksalsgemeinschaft’ mit raunendem Tiefgang sollen jene Angehörige der Mehrheitsgesellschaft emotional wieder integriert werden, die andererseits sozial desintegriert worden sind.“

    Die Ergebnisse der Studie wurden breit rezipiert. 18 Jahre später scheinen sie vergessen. Nur Thorsten Mense erinnert in einen Text in der Wochenzeitung Jungle World daran.

    Fußball-Patriotismus kann tödlich sein
    Erwähnt wird auch nicht, dass Fußball-Patriotismus töten kann. Bei der WM 2010 schoss ein deutscher Fußball-Fan auf zwei Italienern in Hannover, einer starb sofort, der andere im Krankenhaus. Das Hamburger Abendblatt beschrieb die Vorgeschichte nach dem Gerichtsurteil so:

    Es war in einem Lokal im Rotlichtviertel der Landeshauptstadt am 5. Juli 2010 während der Fußball-WM um die Frage gegangen, wer häufiger Weltmeister geworden war - Deutschland oder Italien. Der Streit war eigentlich geschlichtet, da fuhr der Frührentner nach Hause, holte eine Pistole, kehrte in die Bierbar Columbus zurück, sagte zu dem ersten Opfer: „Hier hast du deine vier Sterne“ - vier, weil Italien viermal Weltmeister war und Deutschland nur dreimal. Dann tötete er das eine Opfer durch einen Schuss ins Gesicht und den zweiten Mann mit aufgesetzten Schüssen in den Nacken und Rücken.

    Hamburger Abendblatt, 2011
    Die Italiener hatten Recht, 2010 war Italien viermal und Deutschland dreimal Weltmeister. Das ist eben das Kennzeichen jedes Nationalismus, dass Fakten keine Rolle spielen, aber gekränkte nationalistische Gefühle. Und die Tat soll so gar nichts mit dem Fußball-Patriotismus zu tun haben? Das erinnert doch an die, die nach jedem islamistischen Anschlag beteuern, dass dies gar nichts mit dem Islam zu tun habe.

    Hier gäbe es also viele Themen, über die sich zu diskutieren lohnt – und das kurze Video, in dem zwei Sätze von Heni herausgegriffen werden, um den deutschen Fußball-Patriotismus zu kritisieren, hätte dazu ein Anstoß sein können.

    Dass es von Rechten ohne Argumente mit Hetze überzogen wurde, war zu erwarten. Dass die Bundeszentrale für politische Bildung sofort einknickt und das Video entfernt, ist aber wohl nur ein weiteres Zeichen für den vielzitierten Rechtsruck in Deutschland.

    #sport #football #nationalisme

  • Vereint im Herzen Europas ?
    https://taz.de/Politische-Konflikte-in-EM-Stadien/!6017724


    Ces jeunes albanaises aiment les footballeurs fascistes.

    26.6.2024 - Die Vorrunde hat auch gezeigt, wie viel Europa gerade trennt. Kroatische, serbische, albanische Fans trugen die politischen Spannungen ins Stadion.

    Einen Moment lang waren ganz große Geschütze aufgefahren: Serbien drohte, sich aus der EM zurückzuziehen. Auslöser waren kroatische und albanische Fans, die sich in gemeinsamen Mordfantasien ergingen: „Ubi, ubi, ubi Srbina“ – „Töte den Serben“.

    Auf diese Ekelhaftigkeit forderte der serbische Verband harte Uefa-Strafen und stellte in Aussicht, andernfalls abzureisen. An den meisten Schlandisten, die von der völkerverbindenden Kraft der Euro schwärmten, ging die Episode wohl vorbei. Kurz darauf hatten sich die Gemüter wieder etwas beruhigt. Der Generalsekretär des serbischen Verbandes antwortete auf die Frage, ob ein Ausstieg eine echte Option sei, mit dem etwas schrägen Dementi: „Genau genommen nein“.

    Es war der Höhepunkt in einem Karussell nationalistischer, rassistischer und kriegsverherrlichender Hassparolen, mit denen kroatische, serbische und albanische Fans – und nur gelegentlich die als Streber belächelten Slowenen – die wachsenden Spannungen in Südosteuropa auch ins Stadion trugen.

    „Vereint im Herzen Europas“, lautet ein Slogan dieser Euro. Doch neben herzigen Tänzen und der neu entdeckten deutschen Schottlandsehnsucht zeigte die Vorrunde vor allem, wie viel dieses Europa gerade erneut trennt. Hitlergrüße auf Fanfesten, martialischer Ostfront-Hass („Putin chuilo“, übersetzt etwa: „Putin ist ein Arschloch!“, und „Russland Hure“-Rufe etwa von polnischen und georgischen Fans sowie „Putin, Putin“- und „Fuck Nato“-Rufe der Serben), rechtsextreme Wolfsgrüße bei türkischen Fans und ein Plakat der Identitären Bewegung beim Österreich-Spiel.
    Postjugoslawien im Vordergrund

    Vielleicht nicht ganz überraschend angesichts des Teilnehmerfeldes – Russland ausgeschlossen, Israel nicht qualifiziert – blieb es um die beiden Invasionen, die Europa spalten, dennoch verhältnismäßig ruhig. In den Vordergrund spielte sich das fragile Postjugoslawien.

    Eine Liste ohne Anspruch auf Vollständigkeit, unter anderem dank einer Fleißarbeit des Publizisten Ruben Gerczikow: Serbische Fans hissten „Keine Kapitulation“ und zeigten Kosovo als Teil Serbiens (Uefa-Strafe: 10.000 Euro), posierten mit einer Fahne der Tschetnik-Miliz, die Massaker an Bosniaken und Kroaten beging, huldigten dem Kriegsverbrecher Ratko Mladić und sangen gemeinsam mit Slowenen: „Kosovo ist das Herz Serbiens.“

    Kroatische Fans huldigten Kriegsverbrecher Slobodan Praljak, trugen das Wappen der HOS-Miliz und sangen „Töte den Serben!“. Der kosovarische Journalist Arlind Saku provozierte serbische Fans mit einem Doppeladler (Akkreditierungsentzug). Albanische Fans zeigten die Fahne eines Großalbanien (Uefa-Strafe: 10.000 Euro) und Symbole der albanischen UÇK-Paramilitärs, denen viele Kriegsverbrechen vorgeworfen werden.

    Sie riefen in mehreren Partien „Töte den Serben!“ (Uefa-Strafe bisher: 10.000 Euro) und hissten „Kosova is Albania“ und „FCK SRB“. Der albanische Kicker Mirlind Daku animierte die Fans zum Gesang „Fick Mazedonien“ (zwei Spiele Sperre).
    Politiker und Verbände tragen auch Verantwortung

    Fast alle gegen alle also. Maßgebliche Mitverantwortung daran tragen sowohl die Po­li­ti­ke­r:in­nen der Region, die nationalistischen Hass immer wieder für Stimmenfang aufwärmen, als auch die südosteuropäischen Fußballverbände, deren Geschäft der Nationalrausch ist und die sich kaum von eigenen Fans distanzieren.

    Was das alles nun heißt? Mancher Experte fand die Zahl der Vorfälle nicht ungewöhnlich angesichts einer EM, die erstmals seit 2016 wieder an einem Ort stattfindet und an der mehrere jugoslawischen Nachfolgestaaten teilnehmen und es zudem große migrantische Communitys gibt. Andere sahen durchaus eine neue Qualität, einen Ausdruck der erneut aufflammenden Spannungen und des Rechtsrucks in Europa.

    Sportlich erfolgreich jedenfalls war der Hass nicht: Albanien, Serbien und Kroatien sind allesamt ausgeschieden.

    #Balkan #sport #football #UCK #fascistes #wtf

  • Displaced by Football - Verdrängung obdachloser Menschen vor der Fußball-EM - GANGWAY e.V.
    https://gangway.de/displaced-by-football-verdraengung-obdachloser-menschen-vor-der-fussball-em/#:~:text=Displaced%20by%20Football%20%E2%80%93%20Verdr%C3%A4ngung%20obdachlo.

    Les sans-abris de Berlin souffrent sous les mesures sanitaires et de sécurité dans le contexte de la coupe de football europeenne.

    6.6.2024 von Annabelle Brumm - In der aktuell laufenden Kalenderwoche 23 soll es zu zwölf Räumungen von Aufenthaltsorten obdachloser Menschen im Bezirk Mitte zwischen Jannowitzbrücke, Alexanderplatz und Hackeschem Markt kommen. Gleichzeitig werden durch die „Reinigungs-Streife“ der BVG in Neuköllner Stationen der U8 obdachlose und suchtkranke Menschen aus den U-Bahnhöfen entfernt. Der Schluss liegt nahe, dass kurz vor der EM Anziehungsorte für Touristen „obdachlosenfrei“ gemacht werden sollen.

    In wenigen Tagen startet die Fußball-Europameisterschaft, die in Deutschland und mit mehreren Spielen auch in Berlin ausgetragen wird. In diesem Kontext sehen wir seit mehreren Wochen eine Häufung von Verdrängungsprozessen obdachloser und suchtkranker Menschen aus dem Stadtbild: So waren in diesem Jahr bereits mehrfach Aufenthaltsorte obdachloser Menschen im Bezirk Mitte zwischen Jannowitzbrücke, Alexanderplatz und Hackeschem Markt von Räumungen betroffen. Allein in der aktuell laufenden 23. Kalenderwoche sollen 12 sogenannte Platten geräumt werden. Eine Bitte um Stellungnahme an die Verkehrsstadträtin sowie die Leitungsebene des Ordnungsamtes in Mitte blieb unbeantwortet.

    Zugleich läuft seit Februar das BVG-Projekt „Reinigungs-Streife“: Teams aus Reinigungs- und Sicherheitskräften patrouillieren auf Stationen der Linie U8, um diese zu säubern. Dabei werden jedoch nicht nur Müll und Dreck entfernt, sondern ebenfalls obdachlose und suchtkranke Menschen, die sich in den U-Bahnhöfen aufhalten. Entgegen der öffentlichen Darstellung der BVG erhalten die Menschen nur selten Informationen zu Hilfsangeboten, sondern bekommen bisweilen eher demütigende Ansagen oder rassistische Aussagen zu hören. Die Verdrängung aus den U-Bahnhöfen sorgt zudem dafür, dass sich diese Menschen nun vermehrt in den umliegenden Kiezen aufhalten, was wiederum zu Konflikten mit Anwohnenden führt. Der BVG-Vorstandsvorsitzende Henrik Falk sagt in diesem Statement auf der BVG-Seite, die Reinigungsstreife sei ein Projekt für Menschen und das, was die Menschen hier wahrnehmen und erleben, sei der wichtigste Maßstab. Scheinbar gilt das jedoch nicht für alle Menschen gleich.

    Da dies alles in unmittelbarer zeitlicher Nähe zur Fußball-Europameisterschaft Euro 2024 stattfindet, liegt für uns die Vermutung nahe, dass an diesen touristischen Anziehungsorten das Stadtbild von Obdachlosigkeit befreit werden soll. (Ähnliches wird aktuell in Paris beklagt, wo vor den diesjährigen Olympischen Spielen vermehrt besetzte Häuser und Geflüchtetencamps geräumt wurden.)

    All dies geht zulasten der obdachlosen und suchtkranken Menschen selbst – Verdrängung und insbesondere Räumungen sind für sie mit großem Stress verbunden: Nicht selten gehen wichtige Personalien verloren, Termine werden verpasst, die psychische Situation verschlechtert sich. Gleichzeitig verlagert Verdrängung Problematiken und verschärft Missstände auch für Anwohnende. Kein Problem wurde jemals nachhaltig durch Verdrängung gelöst.

    Sinnvoller wären Investitionen in soziale Maßnahmen wie mehr Konsumräume mit längeren Öffnungszeiten, nachhaltig gesicherte Suchthilfe- und Beratungsprojekte, mehr Tagestreffs für obdachlose Menschen sowie ausreichend Wohn- und Therapieplätze für diese Zielgruppe. Auch von Betroffenen selbstorganisierte Safe Places wären eine Möglichkeit, Räume für obdachlose Menschen zu schaffen und somit sowohl Obdachlose als auch Anwohnende und Passant*innen zu entlasten.

    Letztlich kann Obdachlosigkeit nur durch eine ausreichende Versorgung mit bezahlbarem Wohnraum dauerhaft vermieden werden.

    #Berlin #sans-abris #football

  • Franz Beckenbauer ist tot
    https://www.berliner-zeitung.de/news/franz-beckenbauer-ist-tot-li.2174831

    Der letzte deutsche Kaiser ist gegangen. Die Lichtgestalt starb am Sonntag im Alter von 78 Jahren im Kreise seiner Familie.

    Est-ce que vous connaissez la définition allemande de football ? 22 types courent apres la balle et la Bavière gagne. Ce sport n’est pas intéressant.

    #footballl #corrruption #wtf

  • [Émissions spéciales] Le foot, un monde de #femmes ?
    https://www.radiopanik.org/emissions/emissions-speciales/le-foot-un-monde-de-femmes

    Un débat radio proposé par l’Agence Alter en collaboration avec Bruxelles Nous Appartient.

    Depuis quelques années, le nombre de joueuses affiliées à un club de #football est en forte augmentation en Belgique. Les différentes fédérations s’y mettent également, en multipliant les programmes destinés à encourager la pratique du football par les filles et les femmes, que ce soit au niveau mondial, Européen et Belge. On voit aussi certains clubs s’investir dans ce développement et on sent grandit l’intérêt médiatique pour les compétitions internationales de Foot au #féminin. Est-ce un signe que le monde du ballon rond est enfin en état de marche pour s’ouvrir à la moitié de l’humanité (...)

    #féminisme #agence_alter #bna-bbot #féminisme,football,femmes,agence_alter,bna-bbot,féminin
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/emissions-speciales/le-foot-un-monde-de-femmes_17009__1.mp3

  • Pourquoi il faut suivre le Clapton Community Football Club – Dialectik Football
    https://dialectik-football.info/pourquoi-il-faut-suivre-le-clapton-community-football-club

    Au pays de la surpuissante Premier League, il reste des supporters qui résistent à la fuite en avant capitaliste du football anglais. Depuis 2018, le Clapton Comunity Football Club petit club amateur de l’East London appartenant à 100% aux supporters continue de grandir à mille lieues des délires du foot business.

    La saison passée l’équipe masculine a survolé sa poule, gagnant le droit d’évoluer en “Eastern Counties League Division One South”, nom à rallonge d’un championnat local situé au 10e échelon du football anglais. Loin, bien loin des joutes lucratives des ligues professionnelles. Mais pour rien au monde, les membres du Clapton CFC n’échangeraient leur place. Au contraire, c’est avec fierté que le club défend ce modèle qui les différencie tant du football dominant.

    Pour le dire simplement, à l’heure à la bourgeoisie du football martèle hypocritement qu’il doit “rester apolitique”, le Clapton CFC est un club qui assume d’être du côté des opprimés. Lorsqu’il s’agit d’organiser des tournois ou des événements en solidarité avec des grévistes ou encore d’appuyer la campagne “BDS” en soutien au peuple palestinien dans sa lutte contre l’apartheid israélien. « Nous sommes fiers d’agir, de donner un coup de pied à Puma et un carton rouge à Israël. »

    #football #coupe_du_monde #autogestion #sport #foot

  • Les hijabeuses empêchées de jouer au sein de la FFF : une nouvelle décision islamophobe du Conseil d’État
    https://www.revolutionpermanente.fr/Les-hijabeuses-empechees-de-jouer-au-sein-de-la-FFF-une-nouvell

    Les hijabeuses ont contesté devant le Conseil d’État l’article 1 des statuts de la FFF qui interdit le port de « signes ou tenues manifestant ostensiblement un appartenance religieuse » au cours des matchs. La juridiction a validé car cette interdiction permettrait « de prévenir tout affrontement ou confrontation ». Une décision dans la droite lignée des arrêts anti-burkini et témoignant du caractère réactionnaire de cette institution.

    https://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L880xH495/30d451c06bbd93bd85747eedf54d7a-ee1fe.jpg?1688419818

    #football #discriminations #islamophobie #foulard

  • Albert Speer Jr fils de l’architecte d’Hitler a conçu les plans de la Coupe du monde au Qatar Claudine Douillet

    Comment le fils de "l’architecte d’Hitler" a aidé à amener la Coupe du monde au Qatar.
    Albert Speer Jr. a tenté de fuir l’héritage de son père, mais malgré son style ostensiblement humanitaire et respectueux de l’environnement, il a souvent travaillé pour des régimes autoritaires.

    Il est peut-être normal que l’homme qui a aidé à organiser la Coupe du monde au Qatar - l’un des événements sportifs les plus controversés depuis les Jeux olympiques de Berlin en 1936 - soit le fils de "l’architecte préféré d’Hitler".
    Ce n’est cependant pas une comparaison qu’Albert Speer Jr., aujourd’hui décédé, aurait appréciée.


    Des membres du groupe d’inspection de la FIFA se tenant à côté d’officiels de l’équipe de la candidature de Qatar 2022 alors qu’ils visitent une maquette de stade pendant la visite d’inspection de la FIFA pour la candidature de Qatar 2022 à la Coupe du monde à Doha, Qatar, le 14 septembre 2010. (Crédit : AP Osama Faisal)

    Speer, l’un des urbanistes et architectes d’après-guerre les plus prospères d’Allemagne, a passé une grande partie de sa vie à tenter d’échapper à l’ombre sombre du rôle de son père à la cour d’Hitler et à la machine de guerre du Troisième Reich.

    "J’ai essayé toute ma vie de me séparer de mon père, de prendre mes distances", a-t- il déclaré à Süddeutsche Zeitung en 2010. "Je n’y peux rien", a-t- il déclaré à une autre occasion lorsqu’on l’a interrogé sur son nom notoire et sa famille. "C’est comme ça."

    Mais il y avait un paradoxe particulier au cœur de la vie de Speer.
Son architecture respectueuse de l’environnement - qui, selon lui, doit avoir une "dimension humaine" - a consciemment rejeté le monumentalisme mégalomane et autoritaire de l’œuvre de son père nazi. Speer Jr. mais, s’est néanmoins fréquemment mis au service de régimes brutaux et autocratiques, dont le #Qatar , l’ #Arabie_saoudite et la #Chine .

    Comme le magazine The New Yorker l’a dit avec amertume dans une exploration détaillée de son « architecture compliquée » il y a cinq ans : « Son sens de la rectitude morale ne l’a pas empêché de travailler avec des gouvernements autoritaires ».

    Speer, décédé en 2017 à l’âge de 83 ans, ne peut ignorer ce paradoxe.  Après avoir conçu le « plan directeur » avec lequel les Qataris ont convaincu la FIFA de lui permettre d’organiser la Coupe du monde, il s’est ensuite retenu d’être associé au bilan humain croissant de sa grande conception du désert et a cessé de parler à la presse.
    Au total, on soupçonne que des centaines de travailleurs migrants sont morts en travaillant sur un projet qui a également été entravé par des inquiétudes concernant le bilan catastrophique du Qatar en matière de droits de l’homme, des allégations de corruption endémique et le coût environnemental stupéfiant de l’organisation d’un tournoi de football dans "un sweltering petrostate » avec les émissions de carbone par habitant les plus élevées au monde.

    Né avec un sombre héritage
    Au moment de la naissance de Speer Jr. fin juillet 1934, son père, qui avait rejoint le parti nazi trois ans auparavant, était déjà une étoile montante. Grâce à son travail sur le rassemblement de Nuremberg de 1933 et la reconstruction de la chancellerie du Reich, Speer père avait attiré l’attention d’Hitler et, en janvier 1934, avait été nommé architecte en chef du parti.

    Les deux hommes sont devenus de plus en plus proches, comme Speer Sr. l’a concédé lors de son procès à Nuremberg en 1946. "S’il avait été capable [d’amitié], j’aurais sans aucun doute été l’un de ses amis les plus proches", a-t-il déclaré.

    En réalité, la relation était beaucoup plus complexe.

    "Je l’admirais sans réserve, je ne pouvais voir aucune faute en lui et honnêtement, je pouvais à peine croire à ma chance", a déclaré plus tard Speer à l’historienne Gita Sereny, qui l’a interviewé à plusieurs reprises sur une période de trois ans pour son livre de 1995 "Albert Speer : Sa bataille avec Vérité."

    En effet, l’historienne décrit un « amour tacite » entre Hitler et son architecte en chef. « Pour Hitler, Speer était le fils qu’il n’avait jamais eu ; pour Speer, au moins au début, Hitler était le père qu’il aurait souhaité avoir »

    Certes, la foi d’Hitler dans les capacités de Speer l’a vu s’élever rapidement, amassant une richesse et un pouvoir énormes en cours de route.

    En 1937, Hitler nomma Speer inspecteur en chef des bâtiments de Berlin avec des pouvoirs étendus et un mandat pour repenser la capitale du Reich.
    Leur vision commune pour "Germania", n’a finalement pas été réalisée, mais les efforts de Speer ont coûté très cher. Des milliers de Juifs ont été chassés de force de leurs maisons alors que les Berlinois étaient chassés des quartiers de la ville qui devaient être démolis.

    D’innombrables autres ont péri dans les camps alors qu’ils travaillaient pour fournir les briques et extraire la pierre nécessaire à la reconstruction de la ville.
    Au cœur du plan se trouvait une grande avenue nord-sud de sept kilomètres (4,3 milles) avec une salle du peuple, qui pourrait contenir 180 000 personnes et dont le dôme s’élèverait plus de deux fois plus haut que Saint-Pierre à Rome. Également sur la grande avenue se trouverait une grande arche trois fois plus grande que l’Arc de Triomphe de Paris, commémorant le triomphe de l’Allemagne sur ses ennemis et ses glorieux morts à la guerre.


    Les visiteurs inspectent un modèle d’un stade olympique prévu pour Nuremberg, en Allemagne, conçu par Albert Speer, à Berlin, en septembre 1937. Le stade, qui devait mesurer 1 700 pieds sur 1 400 pieds de large, aurait accueilli 405 000 personnes, mais comme de nombreux nazis similaires projets, n’a jamais été achevé. (AP Photo)

    "Bien que l’échelle soit encore difficile à imaginer, ce qui est clair, c’est que Berlin aurait remplacé un espace de vie attrayant pour ses citoyens par une étendue théâtrale intimidante, dont le but principal aurait été de permettre à l’État de montrer sa puissance », précise Kate Connolly dans The Guardian .

    " Les architectes et urbanistes qui ont analysé la ville ces dernières années affirment qu’elle aurait probablement été cauchemardesque à vivre : hostile aux piétons, qui auraient été régulièrement envoyés sous terre pour traverser les rues, et avec une voirie chaotique… Les citoyens auraient été fait pour se sentir diversement impressionné et inhibé par les structures imposantes qui les entourent."

    Une "enfance normale" avec l’oncle Hitler
    Le déclenchement de la guerre a ralenti puis stoppé les plans de Speer pour la « Germania », mais il a rapidement acquis d’énormes nouvelles responsabilités. En 1942, Hitler nomma Speer ministre de l’armement et chef de l’énorme géant de la construction nazi, l’Organisation Todt. L’empire grandissant de Speer l’a vu superviser l’utilisation du travail des esclaves et travailler à l’expansion des camps nazis.

    « Quelle chance d’avoir Speer ; nous travaillons magnifiquement ensemble – enfin un esprit similaire », se réjouit le ministre de la propagande Josef Goebbels dans son journal.

    En 1943, Speer était devenu, selon les termes du successeur de courte durée d’Hitler, l’amiral Karl Donitz, « le dictateur économique de l’Europe », car il assumait le contrôle d’une grande partie du ministère de l’Économie. Plus tard cette année-là, Hitler le nomma ministre du Reich chargé de l’armement et de la production de guerre.

    Sans surprise, le jeune Albert Jr. a passé une grande partie de son enfance à Berchtesgaden, près de la retraite alpine d’Hitler. Alors que Speer a affirmé plus tard qu’il s’agissait d’une "enfance totalement normale", en réalité, c’était tout sauf ça. Son père était un bourreau de travail, distant et souvent absent.
    "Ce n’était pas le genre de père qui revoyait vos devoirs", a déclaré Speer au magazine Architecture en 2000.

    Sa sœur, Hilde, a rappelé que leur père venait « rarement au domicile familial de Berchtesgaden. Pas plus d’une fois par mois. Je suppose que c’était seulement quand Hitler était là-bas. La mère de Speer, Margret, a également déclaré que "les enfants le connaissaient à peine... À toutes fins utiles, les enfants n’avaient pas de père". En effet, lorsqu’il partait en ski ou prenait de rares vacances Speer Sr. partait avec son « équipe » et des amis comme Eva Braun et Magda Goebbels, pas sa famille.

    Pendant de nombreuses années, Speer a patiemment répondu à contrecœur aux questions des journalistes sur ses souvenirs d’Hitler.

    "J’avais 9 ou 10 ans, et de ce point de vue, je l’imaginais comme un oncle. Pour un enfant, c’était un homme comme tout le monde », a-t-il affirmé plus tard . Le Führer passait occasionnellement chez eux pour une tasse de cacao, tandis que Speer et ses frères portaient des lederhosen lorsqu’ils visitaient l’Obersalzberg pour célébrer l’anniversaire d’Hitler avec Eva Braun. « Être appelé à rendre visite à Hitler était presque une occasion heureuse. J’avais le droit de jouer avec les chiens. j’avais des bonbons », a-t- il déclaré à Süddeutsche Zeitung.

    Cette « enfance normale » a commencé à se défaire alors que la marée de la guerre se retournait contre le Troisième Reich et que la défaite approchait. Contrairement à la plupart de ses collègues seniors, Speer Sr. a échappé au nœud coulant du bourreau à Nuremberg, après avoir offert des remords et accepté la responsabilité des crimes des nazis, tout en affirmant soigneusement qu’il ne savait rien de l’Holocauste tel qu’il s’est produit.

    Les historiens ont plus tard contesté ces affirmations, mais les juges les ont crues et il a été condamné à 20 ans de prison à Spandau. Comme l’a écrit Roger Moore, auteur de « L’alliance des diables : le pacte d’Hitler avec Staline » , "Speer a séduit les juges de Nuremberg avec sa démonstration douteuse de contrition et sa civilité bourgeoise mesurée ".

    À sa libération de Spandau en 1966, il "s’est alors mis à courtiser une génération de journalistes et d’historiens, se présentant comme" le bon nazi ", un témoin oculaire urbain des événements qui ont changé le monde".
    ’Avec un tel nom, vous faites vraiment de votre mieux’

    L’aîné de six enfants, Speer Jr., 10 ans, a été naturellement profondément affecté par la défaite de l’Allemagne nazie et l’arrestation de son père et a commencé à développer un bégaiement sévère. "Je ne pouvais pas enchaîner une phrase", se souvient -il . "La raison était probablement mon enfance. Le bégaiement est la raison pour laquelle j’ai quitté l’école. J’ai fait un apprentissage de menuisier, si vous construisez, vous n’avez pas besoin de beaucoup parler."

    Les visites en prison étaient rares – Speer n’a pas vu son père entre 11 et 19 ans – et leur relation était distante. « L’homme à qui je rendais visite une fois par an à Spandau et qui en ait ressorti m’était aussi étranger qu’un de mes professeurs. Pas de lien émotionnel . », a-t- il raconté dans une interview au magazine Architecture.

    Malgré l’échec de ses examens et le début d’un apprentissage, l’architecture était dans le sang de Speer. Son père, son grand-père et son arrière-grand-père étaient tous architectes. Il était cependant déterminé à dissiper toute idée que son père aurait pu jouer un rôle dans son choix de carrière.
    "Je pouvais bien dessiner, je pouvais bien m’exprimer, j’avais des idées", a-t- il déclaré à la chaîne de télévision allemande ZDF en 2005. "Mon père n’a joué presque aucun rôle."

    Speer est allé à l’école du soir et a commencé un cours d’architecture à l’université technique de Munich en 1955. Il a également lutté contre son bégaiement , prendre la parole en public et un voyage en bus aux États-Unis en 1964 l’ont aidé à le surmonter.
    Speer a affirmé plus tard qu’il n’avait jamais envisagé de changer de nom. "Je suis le fils aîné de ce père et je ne vois aucune raison de prendre un autre nom", a-t- il déclaré à Reuters . "Mais le nom ne m’a certainement pas aidé."

    En effet, il se souviendra plus tard du choc du jury lorsqu’il a remporté un prix d’architecture au début de sa carrière. "Quand ils ont ouvert l’enveloppe, tout le monde était déconcerté. ’Quoi ?’ dit l’un des membres du jury. « Albert Speer ? Je pensais qu’il était en prison ! C’est comme ça que j’ai commencé ma carrière.

    Après sa première grande commission pour concevoir un plan directeur pour les villes de l’ouest de la Libye, la carrière de Speer a décollé. Dans les années 1970, il façonnait l’apparence de Francfort, la ville à partir de laquelle son cabinet en plein essor opérait. En tant que conseiller du gouvernement de la ville, il a conçu les plans de la Skytower de la Banque centrale européenne, ainsi que du nouveau quartier Europaviertel.

    Seule Berlin – « pour des raisons évidentes », a-t- il soutenu – lui a largement échappé. "J’ai entendu parler de cas où nous étions aussi forts que d’autres en compétition, mais ensuite on s’est dit : ’Est-ce que ça doit être Speer ? Nous préférerions prendre un autre », a-t-il déclaré au magazine Architecture.

    Mais Speer a tout à fait consciemment tenté de différencier son travail de celui de son père.
    "Avec un tel nom, vous faites vraiment de votre mieux", a-t-il déclaré dans une interview à Reuters. "C’est peut-être pour cette raison que ce bureau s’est développé en mettant l’accent sur l’#écologie, la #durabilité et l’architecture compatible, plutôt que sur des structures architecturales préconçues."


    Sheikh Mohammed bin Hamad Al Thani, prince héritier du Qatar et président de la candidature du Qatar à la Coupe du monde 2022, deuxième à partir de la droite, parle aux journalistes des systèmes de refroidissement des stades dans les climats chauds lors de la convention Sportaccord à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 28 avril 2010. (Crédit : AP Photo/Kamran Jebreili)

    « Peut-être se sent-on particulièrement obligé de produire une architecture et un urbanisme humains quand on a eu un tel père. Mon ambition de faire quelque chose pour les autres est quelque chose à voir avec le nom », a déclaré Speer.
    En effet, dans une réplique implicite à l’œuvre de son père, Speer a déclaré en 2010 : "Je considère les dimensions au-delà de 400 mètres [1 300 pieds] de hauteur comme une folie absolue - de tels bâtiments sont inefficaces et superflus."

    Comme l’a noté le magazine The New Yorker : « Si le travail de Speer, Sr. était le reflet des valeurs du Troisième Reich, celui de Speer, Jr. est une manifestation de l’identité allemande d’après-guerre : un pays qui a tenté d’expier son passé en devenir un défenseur international des droits de l’homme et de la durabilité environnementale, un pays qui tente de rattraper ses erreurs en devenant plus réfléchi et humain (tout en faisant souvent avancer ses propres intérêts financiers).

    Faire du bon travail pour les méchants
    Que ce soit pour l’argent ou la gloire, tout au long de sa carrière, Speer a accepté des commandes de régimes aux bilans épouvantables en matière de droits de l’homme. Au Nigeria, alors sous régime militaire, sa firme conçoit les plans de la nouvelle capitale d’Abuja.

    En Arabie saoudite, il a travaillé sur les plans de la capitale d’été de Ta’if et d’un quartier diplomatique à Riyad. Plus tard, Speer est allé au-delà des louanges du "développement à usage mixte" et du "système de gestion de l’eau sans précédent dans le monde arabe.

    Et en Chine, il a remporté une commande pour concevoir la « ville allemande » de Shanghai, ouvrant un bureau dans la ville en 1999. Il a décrit son travail en Chine comme un « transfert de connaissances » tout en admettant que le nom de son père aurait pu l’aider dans ses nombreuses incursions dans le monde arabe.

    Bizarrement, lorsqu’on lui a demandé s’il avait des hésitations sur le fait de travailler dans des pays aux régimes autocratiques ?

    "Je n’y ai jamais pensé. En tout cas, nous n’avons jamais travaillé pour une dictature." a-t-il répondu

    Plus tard, il a développé des justifications plus créatives. "D’une manière générale, les Allemands devraient pouvoir travailler dans des pays avec une ambassade d’Allemagne", a-t-il déclaré à Der Spiegel en 2012. "Nous faisons quelque chose pour les gens lorsque nous élaborons un plan directeur pour 4 à 6 millions d’habitants à Alexandrie" , a-t-il déclaré. a continué. "Cela n’a pas grand-chose à voir avec la politique."


    Albert Speer Jr., fils aîné d’Albert Speer, l’ancien architecte de Hitler et ancien ministre des armements du Reich, le 11 mai 1987. (Crédit : AP Photo/Kurt Strumpf/Dossier)

    L’élasticité morale de Speer n’était cependant pas infinie. "Nous n’aurions pas travaillé pour Kadhafi", a-t-il ajouté.
    Les comparaisons avec le travail de son père étaient peut-être parfois injustes. Son travail sur l’Expo 2000 de Hanovre était, par exemple, comparé à celui de Speer Sr. sur le pavillon allemand de l’Exposition universelle de 1937 à Paris.

    De même, ses plans pour la candidature olympique infructueuse de Leipzig en 2012 et ceux de son père pour les terrains de parade à Nuremberg ont été comparés. "Dans les deux cas, les liens étaient largement superficiels et pourraient être considérés comme une propension apparente de la famille Speer à la conception d’espaces d’exposition mondiaux", a déclaré une nécrologie de Speer dans le Washington Post.

    Mais, à d’autres occasions, les critiques étaient plus justifiées. La controverse et une grande attention médiatique, par exemple, ont entouré le travail de Speer sur les Jeux olympiques de Pékin en 2008, où ses plans pour un grand boulevard reliant la Cité interdite et le stade avaient des échos inconfortables de Germania.

    "Son axe de Pékin réveille de vieux souvenirs", affirmait un article de Die Welt lors de la soumission des plans en 2003. "N’y avait-il pas un axe nord-sud légendaire prévu par le père Speer pour le nouveau Berlin d’Hitler, qui devait s’appeler ’capitale mondiale Germania ?’ Son fils essaie-t-il de le copier, ou plutôt de le surpasser ?

    Le fait que des centaines de milliers d’habitants de Pékin allaient perdre leurs maisons à cause d’un plan commandé par un régime auto-agrandissant n’a fait qu’approfondir la ressemblance étrange avec le plan directeur de Berlin de son père.

    Speer, cependant, a surmonté les critiques. Ses projets étaient « plus grands, beaucoup plus grands » que ceux de son père pour Berlin. "Les comparaisons avec mon père sont malheureusement inévitables", a-t- il déclaré . « Ce que j’essaie de faire à Pékin, c’est de transporter une ville vieille de 2 000 ans dans le futur. Berlin dans les années 1930, ce n’était que de la mégalomanie."

    Les tentatives de Speer pour se justifier ont été violemment interrompues par Nina Khrushcheva de la New School University de New York à la veille de la cérémonie d’ouverture des jeux.

    "Il n’est pas surprenant que les jeux de Pékin ressemblent aux jeux orgueilleux qui ont séduit Hitler et captivé les masses allemandes en 1936. Comme les jeux de Pékin, les Jeux olympiques de Berlin ont été conçus comme une fête de sortie", a-t- elle écrit .

    « Comme son père, Speer Jr.… a cherché à créer une métropole mondiale futuriste. Bien sûr, le langage qu’il a utilisé pour vendre son plan aux Chinois était très différent des mots que son père a utilisés pour présenter ses plans à Hitler. Au lieu de mettre l’accent sur la pomposité de son design, le fils Speer a insisté sur son respect de l’environnement.

    Elle a poursuivi : « Bien sûr, les péchés du père ne doivent jamais être infligés au fils. Mais, dans ce cas, lorsque le fils emprunte des éléments essentiels des principes architecturaux de son père et sert un régime qui cherche à utiliser les jeux pour les mêmes raisons qui animaient Hitler, ne reflète-t-il pas volontairement ces péchés ?

    Gagner une candidature pour la Coupe du monde
    Malgré la controverse, il ne semble pas que Speer ait pensé à rejeter les supplications des Qataris lorsqu’ils sont venus appeler juste un an plus tard avec une longue discussion sur l’organisation de la Coupe du monde 2022.

    "Le défi consistait à répondre à toutes les exigences de la FIFA et offrir les meilleurs cahiers d’applications que les gens de la FIFA aient jamais eu entre les mains", se vantait Speer en 2012 . "Et c’est ce que nous avons fait."

    Comme il l’a expliqué à Der Spiegel , le plan directeur de Speer a travaillé dur sur l’aspect de durabilité - une faiblesse cruciale pour les Qataris auxquels il a proposé des solutions apparentes. Les stades "éléphants blancs" qui pourraient accueillir la moitié de la population du pays, par exemple, devaient être modulables et démontés après le tournoi pour fournir des sites sportifs aux "pays les plus pauvres".

    Et un stade modèle a été construit pour prouver à la délégation de la FIFA qu’un système de refroidissement solaire neutre en carbone pouvait être déployé contre les températures féroces du désert.

    Pendant un certain temps après la décision choc de la FIFA d’aller avec le Qatar, Speer a semblé se délecter du projet. "J’aime les Arabes", a-t- il déclaré , tout en révélant qu’après l’annonce, le frère de l’émir et moteur de la candidature, le cheikh Mohammed, "m’a appelé et m’a dit : "J’aime mes Allemands".

    Les accusations selon lesquelles l’énergie serait gaspillée étaient "sectaires", a-t- il dit , notant (à tort) que les sièges des stades allemands étaient chauffés en hiver. "Il faut la même quantité d’énergie pour refroidir les sièges que pour les chauffer."

    Speer a présenté la taille du Qatar comme « pratiquement idéale » ; contrairement à l’époque où l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du monde, les supporters n’auraient pas besoin de prendre l’avion, ils utiliseraient le métro. "C’est écologique et beaucoup moins cher." Et il a accusé les journalistes d’être injustes dans leur traitement du Qatar : "Ce qui me dérange", a-t-il déclaré au Spiegel en 2015, "c’est que les normes ne sont pas appliquées tout le temps et partout, et pourtant c’est le Qatar que l’on attaque".

    Plus tard, alors que les controverses entourant le manque de démocratie et de syndicats au Qatar et la mort de travailleurs migrants augmentaient,

    Speer a affirmé qu’il était « fantastique » que « les gens regardent de si près. Citant ses « bonnes relations commerciales » avec les Saoudiens, il a déclaré : « Il y a de la confiance là-bas, et les gens là-bas nous écoutent aussi. Nous avons vraiment le sentiment que nous faisons quelque chose de positif pour le pays. C’est notre référence. Pour le Qatar aussi."


    Capture d’écran d’une vidéo de l’architecte Albert Speer Jr. (Crédit : YouTube/ wissenschaftsjahr)

    Mais sous les justifications et les excuses reposait un sentiment plus sombre, et plus pessimiste quant à la valeur et à l’importance de la liberté et de la
    démocratie.
    "Notre tradition démocratique a 100 ans", a-t- il déclaré à Der Spiegel . "Nous ne pouvons pas le traiter comme la seule chose qui compte pour rendre les gens heureux partout."
    Sources : https://www1.alliancefr.com/tag/albert-speer-jr-fils-de-larchitecte-dhitler-a-concu-les-plans-de-la
    & https://fr.timesofisrael.com/comment-le-fils-de-larchitecte-dhitler-a-contribue-a-la-coupe-du-m

    #Football #Quatar #coupe_du_monde #architecture #architecte #albert_speer #fifa

  • Coupe du monde de football, un moment palestinien - Akram Belkaid
    https://orientxxi.info/magazine/coupe-du-monde-de-football-un-moment-palestinien,6076
    Akram Belkaid > 8 décembre 2022

    C’est le drapeau palestinien que l’équipe marocaine a brandi sur la pelouse et dans les vestiaires après sa victoire historique sur l’Espagne et sa qualification historique pour les quarts de finale. L’omniprésence de la solidarité avec le peuple palestinien est l’une des leçons du Mondial du Qatar.

    #Football

  • « L’homo footballisticus, nouvelle déclinaison de l’homo economicus » #CoupeDuMondeFIFA

    Marchandisation, soft power, exploitation : Maxence Klein livre une critique mordante de l’industrie du #football
    https://qg.media/2022/12/04/lhomo-footballisticus-nouvelle-declinaison-de-lhomo-economicus

    « Le football, il a changé », comme dirait Kylian Mbappé. De quoi l’orgie de pognon que ce sport génère est-elle le symptôme ? Aujourd’hui, le jeu préféré de centaines de millions d’enfants est devenu le moyen de les enrôler dans le grand bain d’une économie autodestructrice, et l’amour du beau geste ou de l’instant heureux du dribble qui mène au but, a été déformé par une idéologie qui illustre de manière hyperbolique un fait central de notre époque : chacun est désormais contraint de se rapporter à lui-même comme valeur. Sur QG, Maxence Klein livre une réflexion sur la Coupe du monde 2022 qui bat son plein au Qatar, et sera peut-être un jour considérée comme l’un des derniers grands rites sacrificiels de l’histoire de la planète.

    • « La vie idyllique de Killian Mbappe repose in fine sur les rêves brisés de toute une génération mondiale de jeunes prolétaires déqualifiés »

      Il y a d’ailleurs tout un continuum entre le football contemporain et le logiciel discursif des RH. Il y a les « compétences-clés », le personal branding, les hard skills et les soft skills, la e-réputation, mais aussi la « guerre des talents », ce terme inventé par McKinsey en 1997 pour décrire les difficultés rencontrées par les entreprises à recruter des profils aux compétences rares, mais néanmoins dociles. Tout amateur de football doit aujourd’hui connaître les statistiques folles des Messi, Neymar, Ronaldo, Benzema ou Mbappe, mais peu nombreux sont capables d’établir le lien qu’elles entretiennent avec le fait que nous sommes en permanence scrutés et évalués sur notre lieu de travail, que nous sommes victimes de toutes sortes d’opérations qui visent à gérer et à optimiser ce cheptel humain au rang duquel nous avons été réduit.

      L’envers de ce décor de la réussite individuelle, c’est évidemment le lien qui unit les blessures des footballeurs professionnels aux épidémies contemporaine de troubles musculosquelettiques, de burn-out, de dépression et d’anxiété. C’est aussi le fait que seulement une infime minorité d’entre nous arrive à naviguer dans les eaux troubles du capitalisme et réussit encore à s’en sortir alors que d’autres se noient. Dans le football, combien sont-ils d’ailleurs, chaque année, à quitter les centres de formation professionnelle des grands clubs pour revenir végéter à la cité ? Quel est donc ce lien pas si secret que ça qui unit les terrains de football de la banlieue parisienne aux entrepôts Amazon ou Geodis, aux plateformes VTC, à Deliveroo, à Uber et à tous ces boulots qui ne payent pas ?

  • Au Mondial, les drapeaux palestiniens flottent et les Israéliens se font discrets
    Par AFP – DOHA, Qatar | Mardi 29 novembre 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/qatar2022-israel-palestine-mondial-football-drapeaux-palestiniens-isr

    Les supporteurs arabes brandissent fièrement le drapeau palestinien à Doha pendant la première Coupe du monde organisée au Moyen-Orient, une « résistance pacifique » à l’occupation israélienne, tandis qu’Israël a appelé ses ressortissants à la discrétion.

    Si certains pays arabes ont normalisé leurs relations avec Israël, la population reste majoritairement acquise à la cause palestinienne. De nombreux fans, pour la plupart arabes, refusent de s’exprimer devant les caméras israéliennes, tandis que d’autres scandent « Vive la Palestine ! » durant les retransmissions en direct. 

    Dans une vidéo filmée par l’AFP et visionnée plus de 5,2 millions de fois sur Twitter, un supporteur saoudien tance le journaliste Moav Vardi, de la chaîne Kan : « Il n’y a que la Palestine, il n’y a pas d’Israël… vous n’êtes pas le bienvenu ici. » 

    WATCH : #BNNQatar Reports.
    https://twitter.com/gchahal/status/1597464618045411331
    A Saudi Arabian supporter was filmed telling Israeli reporter Moav Vardi that he was "not welcome" in the Gulf state, in the latest incident of Arab football fans snubbing Israeli reporters covering the 2022 #FIFAWorldCup in Qatar.#Qatar #Israel pic.twitter.com/mV0QVc8vCE
    — Gurbaksh Singh Chahal (@gchahal) November 29, 2022

    Traduction : « Un supporteur saoudien a été filmé en train de dire au journaliste israélien Moav Vardi qu’il n’était ‘’pas le bienvenu’’ dans l’État du Golfe, lors du dernier incident de supporteurs arabes snobant des journalistes israéliens couvrant la #FIFAWorldCup 2022 au Qatar. »

    « Il est très difficile de travailler ici », affirme à l’AFP Moav Vardi, disant toutefois comprendre la colère dans le monde arabe, échaudé par des décennies de colonisation et d’occupation par Israël des territoires palestiniens, considérée comme illégale par la communauté internationale.

    De nombreux Qataris, dont le pays n’entretient pas de relations officielles avec Israël, ont accroché des drapeaux palestiniens aux vitres de leurs voitures. (...)

    #Football

  • Week envisions Qatar World Cup Memorial to migrant worker deaths
    https://www.dezeen.com/2022/11/22/qatar-world-cup-memorial-tower-worker-deaths-week

    Week envisions Qatar World Cup migrant worker memorial to “reflect the scale of the humanitarian disaster”

    France- and Chile-based studio Week designed the octagonal structure to draw attention to the well-documented human rights abuses that have occurred in Qatar ahead of the tournament.

    Named the Qatar World Cup Memorial, the tower would be constructed from stacked concrete blocks, with each block representing one of the migrant workers reported to have died in Qatar since the country won the right to host the World Cup in 2010.

    Week based the final height of the tower on the number of migrant worker deaths reported by the Guardian in 2021. The paper calculated that at least 6,500 migrant workers from India, Pakistan, Nepal, Bangladesh and Sri Lanka had died in the Qatar between 2010 and 2020.

    La hauteur prévisionnelle serait de 4,4 km !

    #Quatar #mémorial #accidents_du_travail

    • @odilon : la seule chose que j’imagine, c’est qu’il s’agit juste de publier un truc symbolique pour dire que, si on construisait une telle tour, elle mesurerait 4,4 kilomètres de haut, sans trop réfléchir à grand chose d’autre : ce sont les joies de la communication humanitaire instagrammable.

      Parce qu’on pourrait aussi arguer qu’il faudrait encore tuer beaucoup de travailleurs migrants pour construire une tour de 4,4 kilomètres de haut. (Ou juste qu’en posant les blocs dans l’autre sens, on obtiendrait une tour de 20 kilomètres de haut et que ça ne voudrait pas dire grand chose de plus.)

    • Il n’est pas question de construire, mais d’en parler et d’en faire parler. C’est minime mais déjà pas mal, faute de mieux. Les architectes jouent sur l’échelle démesurée du projet pour dénoncer la démesure du désastre humain. En l’imaginant à une échelle plus réduite, c’est malgré tout un beau projet de mémorial (et ce sujet m’intéresse particulièrement).

    • Je trouve que le projet manque cruellement d’humanité (un comble pour un mémorial censé rendre hommage à des victimes humaines) : le minimum serait que chaque bloc mentionne le nom d’une personne morte et non pas un numéro. Au final on donne de la visibilité au concepteur du projet mais les victimes elles restent invisibilisées.

    • Obtenir des noms ne doit pas être facile vu le peu d’entrain du Quatar à reconnaitre le statut de victime aux travailleurs étrangers.
      En ce qui concerne la numérotation, je suis d’accord avec toi, c’est un peu raide, pour le moins.

    • Revealed: 6,500 migrant workers have died in Qatar since World Cup awarded | Workers’ rights | The Guardian
      https://www.theguardian.com/global-development/2021/feb/23/revealed-migrant-worker-deaths-qatar-fifa-world-cup-2022

      More than 6,500 migrant workers from India, Pakistan, Nepal, Bangladesh and Sri Lanka have died in Qatar since it won the right to host the World Cup 10 years ago, the Guardian can reveal.

      The findings, compiled from government sources, mean an average of 12 migrant workers from these five south Asian nations have died each week since the night in December 2010 when the streets of Doha were filled with ecstatic crowds celebrating Qatar’s victory.

      Data from India, Bangladesh, Nepal and Sri Lanka revealed there were 5,927 deaths of migrant workers in the period 2011–2020. Separately, data from Pakistan’s embassy in Qatar reported a further 824 deaths of Pakistani workers, between 2010 and 2020.

      #football #Fifacho #qatar