• Maintien de l’ordre et violences policières : ce que l’histoire nous apprend
    http://theconversation.com/maintien-de-lordre-et-violences-policieres-ce-que-lhistoire-nous-ap

    Les manifestations des gilets jaunes de ces dernières semaines ont soulevé à nouveau la question des violences policières et d’un usage accru de la violence par les forces de l’ordre, une question déjà posée en 2016 à l’occasion du mouvement contre la « loi travail ». On voudrait apporter un éclairage historique sur ce phénomène supposé de « retour » de la violence. Il ne s’agit pas de relativiser les agissements policiers, mais d’inscrire les événements dans l’évolution du maintien de l’ordre en France.
    Calmer le « citoyen momentanément en colère »

    Le maintien de l’ordre repose en France depuis longtemps sur des unités spécialisées : les gendarmes mobiles, apparus en 1921, complétés par les CRS, à partir de 1944, avec le recours à certaines périodes à des unités non permanentes comme les compagnies d’intervention de la Préfecture de Police à Paris dans les années 1950-1960.

    A l’origine de ces forces se trouve la préoccupation de ne plus recourir à l’armée, de ne plus traiter le manifestant comme un « ennemi » mais un « citoyen momentanément en colère ».

    La montée de ces forces est aussi liée au développement de la manifestation canonique dans les formes légitimes d’expression politique depuis la fin du XIXème siècle. Les moyens mortels (armes à feu) sont évacués, remplacés après-guerre par des instruments en principe non létaux dont la matraque est l’emblème, puis les gaz à partir de 1947 et enfin les grenades assourdissantes.
    Les grévistes forcent le barrage de police le 20 mars 1906. Wikimedia
    Un matériel plus sophistiqué

    Depuis Mai 68 (qui avait pris la police au dépourvu), la sophistication du matériel s’est accentuée avec le développement des protections individuelles et des véhicules, le perfectionnement de l’armement. Le maintien de l’ordre s’est aussi technicisé, puisqu’après de longues décennies d’apprentissage « sur le tas » au sein des unités, il fait l’objet d’un enseignement spécifique, comme au centre de Saint-Astier, créé par la gendarmerie au lendemain de Mai 68 puis devenu permanent, où les unités s’entraînent régulièrement dans le décor d’une ville fictive. Les agents s’aguerrissent aux manoeuvres et aussi à la maîtrise de soi nécessaire au métier. Un répertoire s’est alors fixé, fondé sur son caractère défensif, la planification, le contrôle à distance des manifestants, le retardement de l’usage de la force, et le dialogue, voire la cogestion avec les organisateurs des manifestations pour faciliter leur encadrement policier. Depuis quarante ans, les effectifs de ces forces sont restés stables, autour de 30 000 hommes (17 000 gendarmes mobiles, 13 000 CRS). Elles peuvent recevoir le renfort d’autres forces de police, dont le maintien de l’ordre n’est cependant pas le « métier ». Ces interventions ont été à l’origine de violences policières (comme la mort de Malik Oussekine à Paris le 6 décembre 1986).
    CRS et manifestants pendant la lutte contre l’extension du camp militaire, Larzac, France, années 1970. Community of the Ark of Lanza del Vasto/Wikimedia, CC BY-ND
    Quel critère pour définir la violence policière ?

    La question du niveau de violence policière et de son évolution est éminemment complexe. Quel critère retenir en effet ?

    Le seul nombre de morts, souvent retenu, montrerait cependant que le maintien de l’ordre devient plus meurtrier en France à partir de 1879, en particulier pendant la période de l’après-guerre, marquée par la guerre froide et la guerre d’Algérie.

    En témoignent les épisodes sanglants du 17 octobre 1961 et du 8 février 1962, qui ont fait respectivement au moins cent morts et 8 morts à Paris.

    Cette seule courbe contredit l’existence d’un processus séculaire graduel de « réduction de la violence » et de pacification du maintien de l’ordre. En dehors de rares grands événements très meurtriers, il est difficile pour certains spécialistes de juger du niveau de violence policière le critère du nombre de morts dissimule d’autres formes de violence (charges, interpellations et intensité de la répression) et le « niveau de violence » renverrait avant tout aux perceptions de la manifestation.

    Si on s’en tient à ce seul critère mesurable, depuis un siècle, des phases d’apaisement relatif alternent avec des cycles de violence : celui qui oppose les organisations communistes à la police et culmine avec les manifestations contre le général Ridgway en mai 1952, puis la police aux Algériens en 1960-1962. Ces épisodes montrent que la violence policière fait toujours partie du répertoire d’action de l’État et a pu être un recours dans certaines circonstances.
    Contact plus fréquent

    La question du « retour » des violences policières doit être lue à la lumière des transformations du maintien de l’ordre depuis les années 2000. Celui-ci a été modifié par la lutte contre les « violences urbaines », autrement dit les émeutes des quartiers populaires (2005 et 2007). Les unités sont devenues plus mobiles et plus offensives, tant grâce à un armement plus agressif qu’en projetant des forces destinées à interpeller les émeutiers en vue d’une répression judiciaire.

    Il s’ensuit une transformation notable des formes de maintien de l’ordre, où le contact est plus fréquent, avec toutes les occasions de violence que peuvent provoquer de telles situations. Aux dispositifs adoptés lors des manifestations parisiennes des gilets jaunes, on peut appliquer des constats dressés à l’occasion du mouvement contre la loi travail en 2016 .
    Manif du 11 novembre 2018 contre l’invitation de Donald Trump pour les commémorations du 11 novembre 1918 par M. Macron. Jeanne Menjoulet/Flickr, CC BY-SA

    On note ainsi une dimension offensive marquée, avec des tirs de lanceur de balle de défense (LBD) (communément appelé Flashball), le déploiement massif d’unités dédiées à l’interpellation de manifestants par un pouvoir politique désireux d’afficher le soir même « la restauration de l’ordre », en utilisant des agents venus des BAC et de la BRI, et non des professionnels du maintien de l’ordre.

    Tout cela tend à brouiller les frontières entre encadrement des manifestations et police des « violences urbaines ». De telles interventions, perçues comme un usage indiscriminé de la force, ne manquent pas de générer des phénomènes de solidarisation des manifestants et de nouvelles violences.
    Des pratiques françaises pointées du doigt

    A cet égard, les spécialistes pointent des pratiques françaises à rebours des stratégies de « désescalade » menées dans d’autres pays européens, qui passent par le dialogue continu avec les organisateurs et les manifestants : depuis la présence d’officiers de liaison médiateurs, comme les Peace Units aux Pays-Bas, les « officiers de dialogue » en Suède, jusqu’à des panneaux lumineux donnant les instructions de la police à ceux qui défilent.
    Intervention de ‘Peace Units’ néerlandais lors d’une manifestation sportive.

    La sophistication de l’arsenal n’est pas non plus synonyme de pacification : le LBD et les grenades de désencerclement sont des armes susceptibles d’entraîner de graves blessures. Les forces de l’ordre conservent aussi des instruments archaïques, comme les grenades offensives (responsables de la mort de Rémi Fraisse à Sivens en 2014).

    Si l’on peut évoquer un apaisement tendanciel ou relatif de la violence du maintien de l’ordre depuis 1968, la situation reste ouverte : l’usage de la violence dépend in fine du degré de légitimité des protestataires aux yeux de l’autorité politique et des forces de l’ordre.

    #maintien_de_l'ordre


  • France : un défenseur des droits des migrants condamné pour un tweet

    #Loan_Torondel, un militant des droits des réfugiés, vient d’être déclaré coupable de diffamation pour avoir publié un tweet. La #liberté_d'expression et la défense des droits humains est en danger en France.

    Cette affaire met en lumière le #harcèlement dont souffrent les bénévoles venant en aide aux migrants et aux demandeurs d’asile qui se retrouvent sans-abri dans le nord de la France après le démantèlement en 2016 de la "jungle" de Calais.

    Cette condamnation pour #diffamation en raison de la publication de ce tweet établit un précédent dangereux pour quiconque filme ou photographie les méthodes disproportionnées qui sont employées par la police française à Calais et dans le reste du pays. Alors même qu’il est légal de photographier les interventions de police.


    Le tweet a été publié en janvier 2018 par Loan Torondel, un défenseur des droits humains qui suivait alors la situation humanitaire des migrants à Calais dans le cadre de son travail pour l’association L’Auberge des Migrants.

    Il faisait de manière ironique référence aux propos président de la République qui avait déclaré la veille : « Nous sommes la nation française », en faisant le parallèle entre la solidarité invoquée par celui-ci et les conditions inhumaines vécues par les migrants.

    La photographie jointe au tweet montre des agents de police français se tenant au-dessus d’un homme qui semble être un migrant assis sur un sac de couchage. La légende suggère que les agents de police sont sur le point de prendre la couverture de cet homme, et ce, en plein hiver.

    La condamnation en diffamation pour la simple publication d’un tweet peut avoir un effet paralysant et dissuader les bénévoles de faire état sur le terrain de potentiels comportements abusifs. De plus, cette décision laissera les migrants et les réfugiés dans une situation encore plus précaire.

    Nous suivons de près et sommes au fait du harcèlement, par le biais du système judiciaire, à l’encontre des défenseurs des droits des migrants dans la région de Calais, et nous mobiliserons pour les dénoncer.

    Nous continuerons de soutenir Loan Torondel qui a fait appel de la décision.

    https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/un-militant-condamne-pour-un-tweet
    #condamnation #délit_de_solidarité #réseaux_sociaux #migrations #réfugiés #tweet #twitter #asile #Calais #forces_de_l'ordre #police #violences_policières #it_has_begun


  • #métaliste, mais pour l’instant tout à fait incomplète, de #témoignages de #forces_de_l'ordre, #CRS, #gardes-frontière, qui témoignent de leur métier. Pour dénoncer ce qu’ils/elles font et ces collègues font, ou pas.

    Un garde-frontière à la frontières USA-Mexique :
    https://seenthis.net/messages/723485
    #frontière
    signalé par @etraces

    Une émission radio à la RTS (suisse). Témoignage d’#agents_d'escorte en charge des #renvois de déboutés de l’asile :
    https://seenthis.net/messages/699316

    Témoignage d’un #CRS à #Calais, paru dans L’Hebdo, journal désormais disparu :
    https://seenthis.net/messages/661527

    Témoignage en lien avec les manifestations des #gilets_jaunes :
    https://seenthis.net/messages/742570

    Magouilles, nazisme et violence : un policier repenti se livre
    https://seenthis.net/messages/746068

    Si vous vous rappelez d’autres témoignages de la part de celleux qui exercent le #pouvoir, et non pas de celleux qui le subissent... ils sont bienvenus en commentaire de cette liste...

    cc @isskein


  • Filmer les interventions des #forces_de_l'ordre : pourquoi l’idée se défend
    http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/filmer-les-interventions-des-forces-del-ordre-pourquoi-l-idee-se-defend

    Mathieu Zagrodzki est chercheur en sciences politiques, spécialiste des questions de sécurité publique. Il comprend l’engouement des policiers pour la caméra-piéton. « Le problème pour la police, c’est qu’elle ne contrôle pas les images. La caméra-piéton lui permet d’avoir des éléments pour répondre à celles des internautes », commente-t-il auprès de franceinfo.

    Sur le Huffington Post, il a rappelé les résultats une « étude rigoureuse » menée à Rialto, en Californie, qui a été pionnière dans l’utilisation de la #caméra-piéton. L’enquête a « démontré qu’en douze mois, l’usage de la force par la #police avait baissé de 59% et les #plaintes contre la police de 87% ».


  • Les terroristes sont des internautes comme les autres
    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2016/07/30/les-terroristes-sont-des-internautes-comme-les-autres/#xtor=RSS-32280322

    Les terroristes djihadistes qui ont frappé en France ont acheté des armes dé- puis re-militarisées, des couteaux, mais aussi des pizzas, de l’essence, des billets d’avion… Ils ont aussi loué des voitures, un camion, des chambres d’hôtel, reçu et envoyé … Continuer la lecture →

    #Droits_de_l'homme #Forces_de_l'ordre #FUD #Internet #Interview #Libertés #Politique #Pratique #Renseignement #Surveillance #Technologies #Terrorisme #Vie_privée
    https://archive.org/download/160729JMMFInfo/160729JMMFInfo.mp3



  • La #police française a des moyens mais elle est plus sollicitée
    http://fr.myeurop.info/2016/10/25/la-police-fran-aise-a-des-moyens-mais-elle-est-plus-sollicit-e-14809

    Daniel Vigneron

    Exaspérés au point de manifester, les #policiers français dénoncent le manque d’effectifs, l’insuffisance des moyens et le laxisme judiciaire. Par rapport à leurs homologues européens, ils ne sont pourtant pas défavorisés. Mais ils doivent faire face à une violence particulièrement élevée.

    Les policiers n’en peuvent plus. lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Autriche #Espagne #France #Italie #Royaume-Uni #agressions_de_policiers #budget_de_la_police #effectifs #forces_de_l'ordre #RFI #Sécurité


  • #Etats-Unis : #manifestation_anti-police à #Milwaukee après le décès d’un suspect
    Des manifestations ont éclaté samedi 13 août dans la soirée à Milwaukee, dans le Wisconsin, après la mort d’un suspect armé, tué par la police. Un policier en uniforme a abattu un homme de 23 ans lors d’une poursuite à pied, rapporte la police de Milwaukee.
    L’homme avait été arrêté à un feu de circulation dans l’après-midi par les autorités et s’était enfui. Le suspect, qui était connu des services de police, était armé d’un pistolet volé. Les autorités ne précisent pas s’il a utilisé son arme face aux policiers.
    Une centaine de personnes, selon les médias, se sont réunies à Milwaukee quelques heures après. Des manifestants ont incendié une voiture de police, ainsi qu’une station essence et une banque. Les manifestants ont tiré des coups de feu et lancé des projectiles sur la police. Un policier a notamment été atteint à la tête par une brique lancée sur sa voiture. Au moins trois personnes ont été arrêtées.
    De nombreuses manifestations ont éclaté récemment dans plusieurs villes américaines, Baton Rouge, Dallas, Ferguson, New York ou Oakland, contre les #violences_policières.

    source : le monde 14/08/16


    http://www.cheribibi.net

    • La ville de Milwaukee (nord) a connu dans la nuit de dimanche à lundi une deuxième nuit de violences au cours de laquelle sept policiers ont été blessés et 11 personnes arrêtées, deux jours après que les forces de l’ordre eurent tué un suspect noir armé.
      La nuit a été marquée par des jets de pierres et des coups de feu après que des policiers, en tenue antiémeute, ont investi le quartier du Sherman vers 23H00 locales (04H00 GMT) pour disperser une foule de manifestants en colère.
      Sept policiers ont été blessés et 11 personnes ont été arrêtées, a déclaré lundi le chef de la police Edwards Flynn. Celui-ci a précisé qu’une trentaine de coups de feu avaient été entendus dans la nuit.
      Ces tirs et jets de pierre ont visé des véhicules de police. Un agent a essuyé le tir d’un « projectile » non identifié, mais s’en est tiré sans trop de dommages grâce à son casque, a précisé la police.
      M. Flynn a tenu à souligner que la police s’est gardée d’ouvrir le feu, dans un souci d’apaisement.
      Malgré ces incidents, le chef de la police a considéré que ses hommes avaient davantage maîtrisé la situation que la nuit précédente.
      Tout a commencé samedi après-midi lorsque deux policiers ont arrêté deux suspects en voiture qui se sont ensuite enfuis à pied. « Lors de cette course poursuite, l’un des policiers a tiré sur un suspect armé d’un pistolet semi-automatique » qui est mort sur place, selon la police de Milwaukee.
      Le suspect de 23 ans, Sylville Smith, avait un casier judiciaire fourni et son arme avait été volée lors d’un cambriolage en mars, avait-elle précisé.
      Une photo de la scène « montre sans aucune hésitation qu’il avait une arme en main, les gens doivent savoir cela », a souligné le maire de Milwaukee, Tom Barrett.
      L’agent de police qui a tué Sylville Smith, lui-même noir, a été placé en congés administratifs, comme il est d’usage dans ce type d’affaire, et il loge chez des proches en dehors de la ville par crainte pour sa sécurité, a encore dit M. Flynn.
      Les événements ont dégénéré dans la soirée de samedi quand la police a tenté de disperser au moins 200 manifestants exaspérés, certains jetant des pierres et des briques vers les forces de l’ordre. Une adolescente de 16 ans avait été blessée et hospitalisée, ses jours n’étant toutefois pas en danger.
      – Véhicule blindé -
      Quatre policiers avaient été conduits à l’hôpital et 17 personnes avaient été arrêtées au cours de cette première nuit de violences.
      Au moins six commerces avaient été incendiés, dont une station-service, selon la police. Parmi ces commerces figuraient également une banque, une boutique de produits de beauté et un magasin de pièces automobiles, selon le journal local, le Milwaukee Journal Sentinel.
      Des policiers ont été pris pour cibles dans plusieurs endroits des Etats-Unis ces dernières semaines, notamment à Dallas (Texas) et Baton Rouge (Louisiane), où plusieurs ont été abattus par des tireurs, dans un contexte de manifestations très tendues après la mort de plusieurs Noirs victimes de violences policières.
      « Nous n’avions plus été défiées de cette manière depuis des années », a repris Tom Barrett.
      Dans la nuit, le pare-brise d’un véhicule blindé a été touché de plusieurs projectiles, envoyant des bouts de verre dans les yeux de deux policiers. Les #forces_de_l'ordre ont aussi eu recours à un véhicule blindé pour porter secours à une victime blessée par balle qui a été conduite à l’hôpital.
      Environ 125 membres de la garde nationale avaient été réquisitionnés et étaient prêts à intervenir, même s’ils n’ont finalement pas été mis à contribution.
      Appelant à l’apaisement, le gouverneur Scott Walker avait rappelé dimanche que le Wisconsin « possède une loi requérant une enquête indépendante à chaque fois qu’il y a des tirs mortels effectués par un officier des forces de l’ordre ».

      http://info.arte.tv/fr/afp/actualites/etats-unis-7-policiers-blesses-11-arrestations-apres-une-2e-nuit-de-violen


  • Quand la CGT police accuse l’Etat de protéger les « casseurs » et Manuel Valls... et appelle a rejoindre les manifestant-e-s !

    La CGT-Police constate qu’une fois de plus les forces de l’ordre ont servi à protéger les intérêts particuliers de certains.
    En effet, les policiers n’ont pas été autorisés (et on ne leur a pas donné les moyens) à intervenir pour protéger les manifestants pacifiques, les commerçants, les collègues, des biens, un commissariat... Par contre, pour protéger le domicile du premier ministre, là, tout à été fait.

    /.../

    Les conséquences d’avoir laissé le champ libre aux casseurs :
    – Décrédibiliser les manifestations contre le projet de Loi EL KHOMRI et le mouvement « Nuit Debout » ;
    – Décrédibiliser les forces de police et creuser encore plus le fossé entre police/population ;
    – Faciliter des cas de « violences policières », en choisissant de rétablir l’ordre par la force, plutôt que d’écarter au plus vite les éléments perturbateurs ;
    – Laisser les personnes user de violences en toute impunité,
    La tactique semble claire « diviser pour mieux régner » et éviter le débat de fond sur les choix de société, en mettant en avant des « faits divers ».
    La police avec nous ! Plus qu’un slogan, une possibilité

    /.../ (pardon, à chaque fois je manque de m’étouffer sur ce passage !)

    Le gouvernement a peut-être peur que l’on suive l’exemple des policiers italiens, qui ont retiré leur casque antiémeute, lundi 9 décembre 2015 à Turin, en signe de solidarité avec les
    « forconi » (« fourches »), ces manifestants venus de tous les horizons pour dénoncer la politique d’austérité.
    Nos collègues italiens ont été acclamés par la population, un exemple à suivre par nous, homologues du pays des Droits de l’Homme.

    ... ça doit être l’effet « bisou » de Renaud !

    http://www.police.cgt.fr/IMG/pdf_13-04-2016_le_gouvernement_complice_des_casseurs.pdf

    • La #cgt n’est pas majoritaire dans la #police et delà à ce que les #forces_de_l'ordre rejoignent les manifestant.e.s, il y aura encore des coups de tonfa qui vont pleuvoir !
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/05/elections-professionnelles-dans-la-police-les-nouveaux-rapports-de-force_453

      #UNSA police, un syndicalisme de combat au service des collègues de terrain !

      Les collègues ?? même ceux.celles qui ne sont pas en panoplie de #robocop ? Circulez ! y’a rien à voir !
      http://unsa-police.fr UNSAPolice, 25 rue des tanneries 75013 Paris


      La percée des syndicats de police proches de l’extrême droite, redoutée par des organisations représentatives et la place Beauvau, n’a finalement pas eu lieu. Avec 3,3 % des voix au comité technique ministériel (la CTM, l’instance de négociation au ministère de l’intérieur) aux élections professionnelles qui se déroulaient du 1er au 4 décembre, la Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), animée par un ancien du FN-Police, réalise un score similaire à celui de 2010. Quant à France Police, dirigé par le conseiller sécurité de Marine Le Pen lors de la dernière élection présidentielle, il ne passe pas la barre des 1 % .
      Le monde 05.12.2014

      La syndicalisation pourquoi ! pour qui ?

      Notre profession subie depuis trop longtemps le manque d’effectif, de reconnaissance, de formation. Tout ça aggravé par l’augmentation des tâches, aux rythmes de travail infernaux et de peu ou pas de revalorisations statutaires et indemnitaires.
      Le #syndicalisme est la seule Force permettant d’unir toutes les #forces_vives refusant la fatalité et l’abandon de notre profession par une #politique de #laxisme et d’irresponsabilité. Notre Ministère de tutelle souffre depuis trop longtemps de la nomination de #ministres en totale déconnexion avec ce qu’est réellement la #Justice et plus particulièrement l’#Administration_Pénitentiaire.
      Le Syndicat National Pénitentiaire #Force_Ouvrière Personnels de #Surveillance, s’est toujours affiché comme la seule organisation capable de défendre au mieux l’intérêt général de tous les personnels en tenue. Montrant par son efficacité et son intransigeance, qu’il obtient les réformes nécessaires à l’évolution et la reconnaissance de notre métier, mais aussi qu’il refuse la compromission en refusant de signer le protocole 2013, véritable insulte à notre profession et à votre dévouement.
      Depuis sa Création le 19 décembre 1947 FORCE OUVRIÈRE n’a eu comme seul objectif et intérêt que celui des salariés, et Le Syndicat National Pénitentiaire Force Ouvrière Personnels de Surveillance n’a eu de cesse de défendre et promouvoir ses valeurs dont la principale est l’indépendance vis-à-vis de tout parti politique. Cette indépendance Syndicale a toujours fait la force de notre #organisation.

      Reconnaissance du #travail_accompli, (oui chef ! ) Évolution de carrière, Formation appropriée, ( ne jamais attaquer seul et tirer dans le dos de préférence ) Meilleures conditions de travail, ( éviter les accidents ? ) Augmentation du pouvoir d’achat !!! (et des outils de travail)

      REJOIGNEZ FORCE OUVRIÈRE VOTRE SEULE FORCE POUR DIRE NON AU FATALISME
      C’est beau comme l’odeur des #lacrymogènes au crépuscule.
      Une organisation, syndicale de surcroît, qui défend les forces répressives de l’Etat, considérées comme des ennemies des travailleurs, ne peut pas se mettre du côté de ceux-ci sans l’abolition de l’Etat lui même ! Cette force étant le bras armé de l’autorité étatique.

    • Merci @vanderling pour la mise en perspective.
      J’ajoute l’article de Politis sur le sujet :

      La CGT-police critique la gestion du maintien de l’ordre
      http://www.politis.fr/articles/2016/04/la-cgt-police-critique-la-gestion-du-maintien-de-lordre-34545

      Solidaire du mouvement social, la fédération cégétiste accuse les autorités policières d’avoir « laissé le champ libre aux casseurs » lors de la manifestation parisienne du 9 avril.

      Et j’en déduit donc que Politis, comme la CGT police, estime que le saccage des instruments et symboles des systèmes oppressifs ne font donc pas partie d’un mouvement social...

    • La cgt brandissant l’article XII de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui rappelle que « la garantie des droits nécessite une force publique (…) instituée pour l’avantage de tous » . ça sa date de + de 200 ans et depuis le début des manifs contre la #loi_travail, je ne vois pas en quoi la force publique garantie des droits pour l’avantage de tous. Pour l’avantage de certains plutôt ou alors j’ai raté des épisodes ! Auparavant j’ai déjà entendu les exploits du S.O de la cgt mais ici ce n’est pas de ses gros bras dont il est question mais de la #CGT-Police ! La CGTPolice ils ont quoi ? un brassard rouge avec une faucille et un marteau pour les distingués de leurs collègues qui ont police tout court ?
      Que #Politis reprenne les doléances de CGT-Police a bien sa place dans cet hebdo (qui n’est pas le plus tocard de tous), s’indigner c’est bien le moins mais je pense que tu es d’accord que ça n’est plus suffisant. De là à tout casser, peut être pas ! comme certains cogne-dure ou autre bourrique décident de se faire du manifestant.e, d’autres choisissent de ce taper du bignolons par dépit, vengeance, rage, représailles, le gout de la baston ou tout simplement en légitime défense.
      A la fin de leur papier, pour présenter leur base de revendications communes à tous les salariés, la CGT Police dit :

      « Le mouvement social ne se gagnera pas pour nous policiers, en faisant des manifestations à quelques centaines dans notre coin. Non, il se fera avec les mouvement sociaux en cours. »

      Je ne suis pas salarié donc cette revendication ne me concerne pas, quand bien même je serai salarié. Exit les chômeurs.es, marginaux, clandestins etc...
      La dernière fois qu’un mouvement social a fait "corps" avec les roussins c’était début 2015 et moi comme d’autres nous n’étions pas en empathie avec les bleus.
      Avec tout le respect que j’ai pour la CGT, j’espère que ses sections syndicales police restent des groupuscules de cette organisation. Le dernier qui m’a vu embrasser un perdreaux est mort et le prochain est pas né.
      @val_k


  • Entre #Police et manifestants, l’escalade de la tension
    https://www.mediapart.fr/journal/france/310316/entre-police-et-manifestants-lescalade-de-la-tension

    Dans toute la #France, la journée de mobilisation a laissé entrevoir une crispation de plus en plus grande entre manifestants et #forces_de_l'ordre, ne concernant pas seulement les “inorganisés” et “autonomes”, mais aussi les simples manifestants, jeunes ou moins jeunes.

    #loi_sur_le_travail #manifestations


  • Les policiers prenaient l’adjointe pour un jouet
    http://www.liberation.fr/societe/2007/01/19/les-policiers-prenaient-l-adjointe-pour-un-jouet_82384

    TW : Harcèlement sexuel

    « Il ne s’agissait que d’une plaisanterie de mauvais goût pour décompresser dans un commissariat où on rigolait beaucoup sur le sexe. Il y avait même des livres pornos qui traînaient. Le processus de plaisanterie a dérapé car l’adjointe de sécurité stressée, fragile, n’a pas compris la profonde amitié que lui vouaient ses collègues »

    Oh ben oui, c’est sa faute à elle, parce qu’elle est trop fragile. Quel genre de profond ami continue de « faire des blagues » en voyant que la destinataire y réagi par des tentatives de suicide puis la virent ?(Permalink)

    #feminisme

    • « En 2000, dès son arrivée au commissariat de Joué-lès-Tours, M. hérite d’un nouveau prénom : « Raoul, parce que la police est un métier d’homme. »

      On dirait le meme commissariat qui a "perdu" les vidéos du meurtre de Bertrand « Bilal » Nzohabonayo.

      Le reste du personnel assiste à ces humiliations en spectateurs, « le sourire au coin des lèvres ».

      Il semble y avoir pas mal de restes nauséabond dans ce commissariat.

    • les douches qu’on lui impose tout habillée, les fessées sur le bureau du commissariat, baptisé « table d’ouvrage ». Le reste du personnel assiste à ces humiliations en spectateurs, « le sourire au coin des lèvres ». Un dimanche matin de septembre 2003, elle se retrouve seule avec ses trois persécuteurs. Limouzin et Petit lui arrachent le pantalon, la hissent jusqu’à la photocopieuse, font une reproduction de ses fesses et de son sexe. Sa chef, Hélène Tafforin, la maintient sur la machine et lui ordonne de se « laisser faire ». Ils lui imposent ensuite des attouchements et menacent d’exhiber les photocopies devant toute la brigade. Trois jours plus tard, elle tente une première fois de mettre fin à ses jours. Hospitalisée, elle bénéficie d’un arrêt de travail. Et elle se trouve licenciée. « On n’a pas cherché à comprendre », dira-t-elle plus tard.

      #culture_du_viol #barbarie #déshumanisation

    • « profonde amitié » ah ah ah, la bonne blague !

      C’est la deuxième fois que je râle au boulot pour des comportements sexistes à répétition. Avec deux effets, l’un positif, puisque ces comportements cessent, au bénéfice de tout·e·s, l’autre négatif, puisque je suis désormais identifiée comme particulièrement « sensible ».


  • Les #policiers belges, arroseurs arrosés
    http://fr.myeurop.info/2013/10/24/les-policiers-belges-arroseurs-arros-s-12464

    Ludovic Clerima

    Les policiers belges ne se sentent plus en sécurité. Les forces de l’ordre ont défilé dans les rues de Bruxelles pour faire réagir le gouvernement. Mais les fonctionnaires de police n’ont-ils pas leur part de responsabilité dans cette affaire ?

    Mais que fait la police ? Hier, 4000 agents des forces de (...)

    #REVUE_DU_WEB #Société #Belgique #forces_de_l'ordre #manifestation #victimes #violence