• La #fable et le #mythe. L’#IA et la fin des #collectifs.

    On notera que les modèles les plus puissants d’IA à ce jour – ceux-là que l’on présente comme l’armageddon cyber et le terminator langagier (capable entre autres de lipogrammer en E avec la facilité d’un Mr Jourdain) – s’appellent « Fable » et « Mythe ». Et l’on en déduira ce que l’on voudra mais on se souviendra que le nom de l’IA est avant tout « #récit ».

    On notera aussi que ces modèles d’IA sont déployés au coeur d’une société baptisée « #Anthropic », dont on ne sait plus si le nom est :

    - programmatique (tous ces modèles sont anthropiques, c’est à dire faits et conçus par des humains),
    – antiphrastique (ils ont vocation à dépasser l’humanité, c’est en tout cas leur « récit »)
    - ou paronymique (on lit « anthropic » et l’on entend aussi « entropie » qui dit que quelque chose se transforme, et qui dit aussi l’imprédictibilité de cette transformation).

    Derrière ces récits je veux vous conter celui qui affleure si peu et me semble pourtant si déterminant. Le récit de la manière dont l’IA signe la fin des collectifs, de la manière dont elle engage cette fin et des moyens colossaux qu’elle y consacre.

    Des travaux de sociologues ont, longtemps après les premiers scandales de la Silicon Valley, permis de documenter pourquoi il n’était pas très étonnant que des #biais racistes et sexistes soient présents un peu partout dans les #algorithmes des plateformes dès lors que les gens qui les développaient (ces algorithmes et ces plateformes) étaient très majoritairement des hommes jeunes, blancs et issus de milieux aisés ; et comment l’#automatisation des #inégalités constituait (et constitue toujours) un cadre de référence (lire notamment Safiya Umoja Noble, Kate Crawford, Virginia Eubanks, Olivier Alexandre, Jen Schradie et quelques autres …)

    D’autres sociologues, d’autres chercheurs, ont montré que derrière ces technologies, se trouvait un #travail_invisible, celui des modérateurs et modératrices, asservis dans des formes renouvelées et exacerbées d’un capitalisme tissé de #néo-colonialités (cf les travaux d’Antonio Casilli et de Paola Tubaro et ceux de Sarah T. Roberts).

    Depuis longtemps enfin on connaît les dynamiques du capitalisme linguistique, puis globalement sémiotique, et de ce qu’il fait à la langue et donc au monde.

    Dans l’effervescence analytique et critique de « l’IA » et de ses structures de pouvoir (cf l’une des conclusions de Kate Crawford que je vous remets en toute fin d’article), et en plus de la stratégie Ender qu’elle installe dans notre rapport à la technologie, il est une dimension assez peu souvent évoquée : la capacité structurelle de l’IA à défaire et à effondrer des collectifs. Une dimension qui s’ajoute à une autre de ses modalités fondamentales qui est celle d’un principe d’épuisement : épuisement du langage, des signes, des images, du sens. On ne parle plus ici de capacité de calcul, mais de disponibilité de calcul. Et avec cette disponibilité vient le biais et l’heuristique du même nom. Tout ce qui peut être calculé le sera, la bibliothèque de Babel imaginée par Borges existe de fait non plus comme imaginaire mais comme potentialité activable. Cette potentialité (qui est celle des IA génératives) n’est pas une nouvelle capacitation – hors quelques contextes très précis – mais un effondrement de notre détermination : notre puissance (de calcul d’abord mais aussi et surtout de création et d’imagination) se confronte à des artefacts qui n’ont pas simplement vocation à la démultiplier ou à la dépasser mais, ce faisant, à nous renvoyer l’impression d’une dépossession en nous plaçant dans une boucle de rétroaction insincère dans laquelle nous finissons collectivement par apprendre bien plus à ces artefacts qu’ils ne sont en capacité de nous le rendre individuellement.

    Les travaux critiques autour de l’IA mettent le plus souvent en discussion à la fois les enjeux environnementaux de ces technologies et de leurs infrastructures, et les enjeux d’expertise métier (risque de désapprendre ou de perdre de compétences ou qualifications). Bien plus que les impacts de l’IA sur les individus y compris lorsqu’ils sont abordés sous l’angle d’une entité globalisante (« les étudiants », « les professeurs », « les médecins », « les avocats », etc.), un point nodal peu exploré me semble être celui de la manière dont les IA remplacent l’ensemble des formes documentées de coordination sociale, c’est à dire aussi bien ce qui relève de logiques délibératives ou décisionnelles mais aussi l’ensemble des instances d’apprentissage mutuel quels qu’en soient les modalités (conflit, solidarité, etc.).

    De manière plus fine, l’IA inaugure des formes de désintermédiation fortes, brutales et « robustes » dans tout le spectre des interactions sociales qui constituaient jusqu’ici le coeur du travail collectif qu’elles qu’en soient les formes et les modalités. L’IA ou plus exactement le biais de disponibilité du recours à l’IA et l’efficience de ce biais, vient éparpiller façon puzzle toutes les formes de coordination reposant jusqu’ici principalement sur la stratification d’interactions sociales : coordination par la hiérarchie ou l’autorité, coordination par les règles, les procédures ou les routines, coordination par l’ajustement mutuel ou la participation périphérique, coordination par la délibération, la négociation, la confiance … les technologies d’IA (assistants conversationnels notamment mais pas uniquement) relèguent en arrière-plan ces dynamiques de premier recours, et ce jusqu’à leur effacement parfois complet. Ces coordinations tournent en « tâche de fond » alors qu’elles sont et devraient continuer d’être … le fond de la tâche. Les travaux d’Antoinette Rouvroy (entre autres) l’ont bien montré, la gouvernementalité algorithmique tend à remplacer les publics politiques par des agrégats calculés, par des clusters comportementaux (d’autres travaux parlent de « publics fantômes »). Clusters sur lesquels, et c’est cette fois Eva Illouz qui le documente et le démontre dans « Le futur des émotions« , « la question est moins celle de l’intelligence artificielle que de la relation artificielle » et de l’ensemble du spectre émotionnel qui n’est plus qu’une ingénierie des affects, un Fordisme des sentiments. Eva Illouz qui explique encore dans le magazine Usbek & Rica : « Le problème est que ces entités inertes nous répondent désormais. Les chatbots, pour ne citer qu’eux, nous parlent, interagissent avec nous et nourrissent ainsi une fiction extrêmement puissante de relationnalité. » Or là encore, cette relation artificielle s’exprime presqu’exclusivement dans le cadre de relations duales qui sont ainsi « optimisées » pour gommer d’abord des altérités, puis presque « logiquement » des collectifs dans lesquels elles s’expriment et se donnent à voir.

    Par parenthèse, il faudrait aussi évoquer et rappeler sans cesse que dès lors que ces « relations artificielles » duales basculent dans le domaine de la médecine et de la santé mentale, ces artefacts échouent et constituent même un danger dans leur prise en charge de problématiques comme les pulsions suicidaires.

    Bien sûr tout cela n’est pas entièrement nouveau et a été en quelque sorte « préparé » par de précédentes désintermédiations liées au déploiement de plateformes et d’infrastructures qui déjà opéraient un glissement majeur dans l’initiative des coordinations et dans la responsabilité des négociations, affichant ces plateformes en dirigeants et leurs algorithmes en autant de contremaitres (« Uberisation » notamment). Et c’est notamment pour tout cela que la question de l’effacement ou du remplacement du lien social est, comme Hannah Arendt l’a montré, la première condition d’un déploiement de régimes fascistes que l’on éprouve déjà et qui sont à l’oeuvre dans la systématisation – par exemple – de contrôle et de surveillance des individus autant que des populations.

    Un exemple tout particulièrement intéressant est celui de l’encyclopédie collaborative Wikipédia qui jusqu’ici parvenait essentiellement à se coordonner par des échanges et des interactions collectives qui, si elles étaient toujours traversées de tensions, s’organisaient toujours autour de la reconnaissance d’une identité commune qui demeurait celle de « la » communauté. Le grignotage et les attaques des contenus de Wikipédia par l’entrisme de contenus et de « bots » autant générés qu’instrumentalisés par l’IA met fortement en tension et en difficulté la capacité de maintenir cet horizon commun au-dessus de logiques plus singulières qui, si elles se figent et s’installent, peuvent à moyen terme faire chanceler l’ensemble du projet. De la même manière, il sera intéressant de regarder la manière dont le monde du logiciel libre et son fonctionnement communautaire peuvent être impactés par les technologies d’IA autour (notamment) des pratiques de Vibe Coding.

    Dans la grande ligne de temps du numérique, des enthousiasmes naïfs aux promesses natives du web jusqu’à son pourrissement et son « emmerdification », les premiers agrégats communautaires ont presque tous fini par se dissoudre dans des plateformes de promiscuité plus que de proximité ; l’individualisation, sous le double coup, d’une part de la publicitarisation où chaque individu est enjoint à se penser d’abord en tant que marque, et d’autre part du prétexte de la personnalisation de chaque fonctionnalité, de chaque recherche et de chaque usage, l’individualisation est devenue la norme.

    Et les collectifs ? Soit ils se sont soit lentement désagrégés ; soit ils ne subsistent que sous les formes délétères d’antichambres de contestation instrumentales (voir par exemple les révolutions et printemps arabes ou les gilets jaunes ou le Brexit au prisme de l’instrumentalisation opérée par les plateformes, Facebook en tête) ; soit ils sont les nouveaux avatars des néo-colonialités d’un capitalisme extractiviste et prédateur (Digital Labor, Uberisation), c’est à dire des collectifs de populations exploitées, isolées, assignées à résidence autant qu’à surveillance.

    Si l’IA est redoutablement efficace pour dissoudre ces collectifs, c’est pour au moins quatre grandes raisons.

    D’abord parce qu’elle installe un marché attentionnel qui est au premier plan « dual » (celui des agents conversationnels avec qui nous sommes en face à face permanent), j’en ai parlé plus haut.

    Ensuite parce qu’elle parvient à invisibiliser encore davantage les infrastructures de travail des collectifs exploités.

    C’est aussi parce qu’elle renverse la dynamique qui jusqu’ici nous voyait forts collectivement face à des technologies efficaces singulièrement, en une perspective où nos singularités s’affrontent a des artefacts différents des précédents seuls « algorithmes » ; les algorithmes facilitaient et accéléraient les calculs de prévisibilité (comportementale par exemple), mais si l’on peut le dire ainsi, nous savions à l’avance ce qu’ils étaient en capacité de prédire ; les IA nous proposent un autre horizon dans lequel c’est moins la prédiction d’une tendance collective qui se travaille (et peut donc être contestée ou renversée par un ou des collectifs organisés s’y opposant) que l’instanciation simultanée d’un ensemble de potentialités face auxquelles il est bien plus complexe de réagir et de s’organiser de manière uniforme.

    Et c’est enfin parce que certains bots peuvent augmenter la coopération tandis que d’autres la diminuent. Ce qui démontre que le braconnage (au sens de De Certeau) peut aussi passer du côté des machines dès lors qu’il est programmé pour ce faire. Ce que montrent en creux Lei Shi et al. dans leur article, c’est que la cohésion d’un collectif devient un paramètre que l’on peut faire varier par l’introduction d’agents artificiels ;

    Les technologies d’IA, pour l’instant en tout cas, contraignent et cantonnent les réponses collectives à des espaces périphériques difficilement mobilisateurs. Par ailleurs et de manière plus triviale mais extrêmement efficace, les discours sur l’IA font un même « texte » de trames sémantiques aussi diverses que celle des IA généralistes, génératives, sectorielles, agentiques, générales, etc. Et en les présentant toujours comme inextricables et nécessairement en relations causales, il est compliqué de parvenir à positionner un discours critique qui ne soit pas résumé ou astreint à la seule dimension des infrastructures (discours presqu’impossible à politiser face au contre-argumentaire robuste et médiatiquement vérouillé d’un accélérationnisme maquillé en progressisme), ou à l’éternel débat (et donc démonétisé attentionnellement) qui est celui de l’angoisse d’un grand remplacement ou d’une grande incapacitation (par des algorithmes, par des robots, par des IA …).

    D’autant que comme Antoinette Rouvroy l’écrivait il y a peu (je souligne) : « Contrairement à l’idée naïve d’une substitution de l’information à la matière, l’économie numérique fait proliférer de nouvelles infrastructures dont l’ampleur reconfigure durablement les milieux de vie. Le débat public intervient – lorsqu’il intervient – lorsque les investissements sont déjà réalisés et que le retour en arrière apparaît économiquement ou politiquement impensable. La transformation du territoire précède et court-circuite la délibération collective. »

    Pour le dire peut-être plus rapidement, « l’IA » dans le débat public est à la fois un concept écran (qui masque les enjeux qu’il porte) et un concept bouclier (qui se protège lui-même avec la ruse du flou incapacitant de sa dénomination).

    S’il faut prendre un exemple très récent, on pourra s’appuyer sur l’émergence de cette nouvelle doxa consistant à affirmer le recours à des assistants IA dans le cadre des parcours pédagogiques d’accompagnement et de formation, et ce de la maternelle (ou presque) à l’université (ou à ce qu’il en restera dans deux ans). Le « tutorat par l’IA » devient la modalité première (et exclusive) mise en avant dans certains groupes prédateurs se prétendant « écoles » aux USA ainsi que dans quelques établissements privés à Londres. En France également, tant dans les discours de Gabriel Attal ou d’Edouard Philippe très récemment, on entend aussi cette nouvelle antienne ad nauseam, et même si ce tutorat par l’IA est présenté comme complémentaire d’autres dispositifs (par exemple de faire bosser des retraités gratuitement …) il s’agit bien là encore de dissoudre des collectifs d’enseignants et d’accompagnants. Le 14 Juillet on apprenait via un communiqué d’Anthropic la sortie de « Claude For Teachers » qui offre aux enseignants certifiés du primaire et du secondaire aux États-Unis un accès gratuit aux fonctionnalités premium de Claude ; un entrisme façon « pied dans la porte » somme toute assez classique et qu’à peu près tous les acteurs du numérique ont déjà activé à leur échelle mais dont l’impact raisonne ici avec les risques évoqués ci-dessus. « Il y aura toujours des profs« , disent-ils, monsieur le commissaire. Oui il y en aura toujours, peut-être. Mais la certitude et le projet, c’est qu’il n’y ait plus aucun collectif enseignant. L’IA offre un prétexte parfait en termes d’alignement avec l’agenda libéral dont tant d’entreprises se sont déjà saisies pour masquer des licenciements derrière le putatif progès technique d’un basculement vers l’IA.

    Même chose du côté des élèves et des étudiants, dont l’un des apprentissages fondamentaux de la citoyenneté collective passait aussi par les échanges (physiques ou numériquement médiés) autour de l’école, des devoirs et plus globalement des études. Tout cela se dissout. L’IA est n’est alors tout au plus que l’Instanciation d’un Abandon.

    Dans une interview récente, Eva Illouz parle de cette « idée que les émotions peuvent être converties, mesurées et rendues calculables » et la qualifie de « croyance épistémologique« . Je crois qu’elle se trompe en cela que cette conversion et cette calculabilité sont non seulement possibles mais avérées. La question n’est pas tant de savoir si on peut qualifier cela de « croyance » mais, à partir du moment où cette croyance s’affirme et s’installe comme un premier régime de vérité, de comprendre l’enjeu et les finalités de ces conversions dans le cadre d’une gouvernance par les nombres et d’une gouvernementalité algorithmique qui ont fini par s’imposer comme le cadre principal de(s) politique(s) publique(s).

    Je vous parlais enfin d’une citation de Kate Crawford dans son « Atlas de l’Intelligence Artificielle » qui demeure incontournable, la voici en guise de conclusion :

    « L’IA n’est ni intelligente ni artificielle. Elle n’est qu’une industrie du calcul intensive et extractive qui sert les intérêts dominants. Une technologie de pouvoir qui à la fois reflète et produit les relations sociales et la compréhension du monde. (…) Les modèles permettant de comprendre et de tenir les systèmes responsables ont longtemps reposé sur des idéaux de transparence… (…) Dans le cas de l’IA, il n’y a pas de boîte noire unique à ouvrir, pas de secret à révéler, mais une multitude de systèmes de pouvoir entrelacés. La transparence totale est donc un objectif impossible à atteindre. Nous parviendrons à mieux comprendre le rôle de l’IA dans le monde en nous intéressant à ses architectures matérielles, à ses environnements contextuels et aux politiques qui la façonnent, et en retraçant la manière dont ils sont reliés. »

    ►https://affordance.framasoft.org/2026/09/la-fable-et-le-mythe-lia-et-la-fin-des-collectifs
    #IA #AI #intelligence_artificielle #néo-colonialisme #racisme #sexisme #épuisement #dépossession #infrastructures #expertise_métier #coordination_sociale #apprentissage_mutuel #désintermédiation #travail_collectif #gouvernementalité_algorithmique #chatbots #relationnalité #fordisme_des_sentiments #responsabilité #abandon

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    signalé aussi par @biggrizzly :
    ▻https://seenthis.net/messages/1183279

    • Merci
      Sur le nazisme qui n’a jamais cessé, se poursuit sur le contrôle constant de nos imaginaires de joie et de paix et notre capacité cognitive à relier des idées divergentes.
      Les voleurs d’œuvres d’Art.

      Soulèvement haut les cœurs tant qu’ils sont collectifs et résistants par les réalisateurices de Naza qui montrent -aussi- le rôle de l’IA dans le génocide palestinien.
      La machine tue, sauf les sacs à merde kakis qui se cachent derrière.
      Ne croyez pas que le consentement soit aussi petit que le pixel qui l’exige, notre management par les IA s’infiltre aussi à cet endroit.

  • Dieter Hallervordens Theater in Berlin: 2,3 Millionen Euro Corona-Hilfen
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/dieter-hallervordens-theater-in-berlin-23-millionen-euro-corona-hil

    Dass Didi nicht wegen seiner Schauspielerei ziur Insel gekommen ist war klar. Wie der knallharte Gedschäftsmann genau rechnet und verhandelt, wüssten wir auch gern. Weshalb fragen nur die Neidhammel von der AfD nach so etwas?

    4.9.2026 von Anna Schütz - Millionen an Fördergeldern und mietfreie landeseigene Räume: Die AfD fordert Aufklärung über die öffentliche Unterstützung der Halliwood Filmgesellschaft.

    Die Halliwood Filmgesellschaft von Dieter Hallervorden, die unter anderem das Schlosspark Theater in Steglitz betreibt, wird seit Jahren vom Land Berlin finanziell unterstützt. Auch während der Corona-Pandemie erhielt das Unternehmen staatliche Hilfen in Millionenhöhe. Hinzu kommen öffentliche Leistungen wie die zeitweise mietfreie Nutzung von Räumen des Landes.

    Um mehr Klarheit über Umfang und Bedingungen dieser Unterstützung zu schaffen, hat Robert Eschricht, fachpolitischer Sprecher der AfD für Kultur, einen Antrag auf Offenlegung der Fördermittel gestellt. „Angesichts von fast zehn Millionen Euro staatlicher Förderung in den letzten fünf Jahren für sein Schlossparktheater ist es gleich viel weniger verwunderlich, dass Dieter Hallervorden sich zum Zeitgeist-Aktivisten gegen die beliebteste Oppositionskraft im Land gewandelt hat. Schade um einen einstmals unkonventionellen Künstler, denn es bewahrheitet sich mal wieder: je mehr für die Kultur geschieht, desto schlechter für Ihre Selbstachtung“, kritisiert er.
    Millionen für den Theaterbetrieb

    Das Schlosspark Theater wird seit 2012 mit öffentlichen Mitteln unterstützt. Allein 2025 erhielt die Halliwood Filmgesellschaft vom Land Berlin rund 1,26 Millionen Euro für den Betrieb des Theaters. Hinzu kamen etwa 73.000 Euro zur Auszahlung von Gehältern sowie für ein Projekt zur digitalen Infrastruktur. Insgesamt flossen damit im vergangenen Jahr rund 1,33 Millionen Euro an regulären Fördermitteln an Halliwood.

    Solche Förderungen sind grundsätzlich kein ungewöhnlicher Vorgang: Das Land Berlin unterstützt zahlreiche Kulturinstitutionen, weil Theater und andere Kultureinrichtungen ihre Kosten nicht allein über Eintrittsgelder und eigene Einnahmen decken können. Die entscheidende Frage ist daher nicht allein, dass Halliwood Geld erhält, sondern in welcher Höhe, für welchen Zweck und unter welchen Bedingungen.

    2,3 Millionen Euro Corona-Hilfen

    Besonders umfangreich waren die staatlichen Hilfen während der Corona-Pandemie. Für das von der Halliwood Filmgesellschaft betriebene Schlosspark Theater und das ebenfalls von dem Unternehmen betriebene Kabaretttheater Die Wühlmäuse wurden insgesamt rund 2,3 Millionen Euro an Corona-Hilfen bewilligt. Die Hilfen sollten Kulturunternehmen dabei unterstützen, die wirtschaftlichen Folgen der Pandemie und der damit verbundenen Einschränkungen zu überstehen.

    Eine Besonderheit: Die Summe muss von Halliwood nach dem derzeitigen Stand nicht zurückgezahlt werden, obwohl die Investitionsbank Berlin (IBB), die für die Prüfung der Corona-Hilfen zuständig ist, zunächst eine Rückforderung ausgesprochen hatte. Gegenüber dieser Zeitung erklärt die IBB: „Der Antragsteller bzw. der beauftragte prüfende Dritte (pD) hatte auf unsere mehrfachen Nachfragen bei der Schlussprüfung nicht reagiert. Daraufhin wurde folglich wegen „mangelnder Mitwirkung“ das Geld zurückgefordert. Als der Antragsteller bzw. der pD dagegen fristgerecht Einspruch eingelegt hatte und die geforderten Unterlagen ordnungsgemäß eingereicht hatte, konnte der Fall geprüft und abgeschlossen werden. Dadurch entfiel die Rückforderung.“

    Nicht nur Fördergeld: Auch die Mietkosten spielen eine Rolle

    Neben direkten Zuschüssen gibt es einen weiteren finanziellen Vorteil: Das Schlosspark Theater nutzt Räume in einer Immobilie des Landes Berlin. Bis 2026 musste Halliwood dafür keine reguläre Miete zahlen. Auch einen erheblichen Teil der Betriebs- und Nebenkosten übernahm das Land. Für das Jahr 2025 ergibt sich daraus nach Angaben des Senats ein finanzieller Vorteil von rund 288.000 Euro bei den Mietkosten und weiteren rund 100.000 Euro bei Betriebs- und Nebenkosten.

    Seit 2026 hat sich das Modell geändert. Nach Angaben der Senatsverwaltung wurden die Mietverträge an das im Land Berlin übliche Mieter-Vermieter-Modell angepasst. Halliwood trägt seitdem die Miet- und Betriebskosten selbst. Gleichzeitig wurde aber die reguläre Zuwendung an die Filmgesellschaft entsprechend erhöht: Im Doppelhaushalt 2026/2027 sind dafür zusätzlich 288.260 Euro für die Miete und 62.620 Euro für die Betriebskosten vorgesehen.
    Wie viel öffentliche Unterstützung kommt insgesamt zusammen?

    Genau hier setzt die politische Forderung nach Transparenz an. Betrachtet man nur die direkten Fördermittel, sind bereits Millionenbeträge über mehrere Jahre dokumentiert. Hinzu kommen die Corona-Hilfen sowie der finanzielle Wert der zeitweise mietfreien Nutzung der Landesimmobilie.

    Dabei sollten die verschiedenen Leistungen allerdings nicht einfach addiert und als „Subventionen“ bezeichnet werden. Eine reguläre Kulturförderung verfolgt einen anderen Zweck als eine Corona-Nothilfe. Auch der Verzicht auf Miete ist keine Auszahlung auf das Konto des Unternehmens, stellt für den Nutzer der Immobilie aber dennoch einen wirtschaftlichen Vorteil dar.

    Die entscheidende Frage lautet deshalb: Wie hoch ist der gesamte wirtschaftliche Vorteil, den Halliwood aus öffentlichen Mitteln und Leistungen erhält und welchen konkreten Gegenleistungen stehen diese Unterstützungen gegenüber?

    Der Antrag der AfD zielt darauf, genau diese Fragen genauer zu beantworten. Dabei geht es nicht automatisch um den Vorwurf, dass Halliwood Fördermittel zu Unrecht erhalten habe. Dafür gibt es nach den vorliegenden Informationen keinen Beleg.

    Es geht vielmehr um die Transparenz staatlicher Kulturförderung: Wenn ein privat betriebenes Theater über Jahre erhebliche öffentliche Unterstützung erhält, sollte nachvollziehbar sein, wie hoch diese Unterstützung tatsächlich ist, wofür sie verwendet wird und warum sie in dieser Höhe gerechtfertigt ist.
    600 Millionen Euro für die Berliner Kultur

    Die Halliwood Filmgesellschaft ist dabei nur ein Fall unter vielen. Berlin investiert jedes Jahr rund 600 Millionen Euro in die Kulturförderung. Vor diesem Hintergrund ist die Debatte über die Unterstützung des Schlosspark Theaters mehr als eine Auseinandersetzung über einzelne Millionenbeträge: Sie berührt die grundsätzliche Frage, wie der Staat sein Kulturbudget verteilt, nach welchen Kriterien gefördert wird und wie transparent diese Entscheidungen für die Öffentlichkeit sind.

    #Berlin #Kultur #Politik #Fördergelder #Transparenz #Theater #Subventionen

  • found here:

    ▻https://x.com/mashabani/status/1936629470540034218

    via ▻https://diasp.eu/p/17704985


    Mohammad Ali Shabani @mashabani Editor @Amwajmedia (#Iran #Iraq #Peninsula). I’m here to learn.

    BIG: High-ranking Iranian source tells @amwajmedia that Trump team gave advance notice of bombings of nuclear sites and insisted they’re intended as “one-off”. Signs of Trump seeking repeat of Jan 2020 (Soleimani killing=>symbolic Iranian retaliation).

    (...)

    • (...)

      Exclusive: #Iran given advance notice as US insisted attack on nuclear sites is ‘one-off’

      ▻https://amwaj.media/en/media-monitor/exclusive-iran-given-advance-notice-as-us-insisted-attack-on-nuclear-sites-

      Amwaj.media - 2025-06-22

      The story: US President Donald #Trump says three key nuclear facilities in Iran have been “obliterated,” while threatening more strikes “if peace does not come quickly.” This comes as Amwaj.media has learned that Washington notified #Tehran of the strikes. Speaking on condition of anonymity, a high-ranking Iranian political source confirmed that the Trump administration on June 21 conveyed that it did not seek an all-out confrontation, and only intended to strike the Fordow, Isfahan and Natanz nuclear sites. Importantly, the senior source also confirmed that the targeted sites were evacuated, with “most” of Iran’s stockpile of enriched uranium kept in secure locations.

      The details: The US bombings do not appear to have been conducted from any American military base in the region.

      - Reports indicate that at least three B-2 bombers flying from the US dropped six 13.6 ton (30,000 lbs) Massive Ordnance Penetrator (MOP) bombs on the Fordow underground uranium enrichment site. Experts speculate that two bombs were dropped on each of Fordow’s two main entrances along with two MOPs on the ventilation shaft.

      - A #submarine is believed to have fired 30 #Tomahawk #missiles at the Natanz uranium enrichment facility as well as the nuclear complex in Isfahan. Notably, both of the sites have been bombed by Israel in recent days.

      - Citing a “well-placed source,” CBS has reported that “#Isfahan and its underground facility was probably a harder target than #Fordow.”

      The damage: In his June 21 statement, Trump said the targeted Iranian facilities were “completely and totally obliterated,” warning that any potential future attacks would be “far greater and a lot easier.”

      - The executive director of the #Washington -based Foundation for Defense of Democracies (FDD) quoted an “impeccable Israeli contact” as saying, “The strike appears to have ended the Iranian nuclear program. Confirmation to come in the next 24 hours. The last step is to remove the nuclear material from the nuclear sites.”

      - However, initial data that allows a damage assessment is still lacking. Prior to the bombings, some studies suggested that multiple MOPs would need to be dropped in the same craters given that Fordow is believed to be about 80-90 meters (262-295 feet) deep.

      The reactions: Iranian authorities have confirmed that nuclear sites in Fordow, Isfahan and Natanz have been hit. However, no other details have been publicized.

      - In a brief statement issued in the early hours of June 22 local time, the Atomic Energy Organization of Iran (#AEOI) slammed the US bombings as “a brutal act that contradicts international laws, especially the Treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons (#NPT).”

      - Taking aim at the International Atomic Energy Agency (#IAEA), the AEOI said the US attack was “unfortunately carried out in the shadow of indifference and even the support” of the UN nuclear watchdog.

      - The AEOI stated that it “assures the great Iranian nation that despite the evil conspiracies of its enemies, with the efforts of thousands of its revolutionary and motivated scientists and experts, it will not allow the development of this national [nuclear] industry…to be stopped.” It added that it has “put the necessary measures, including legal proceedings, on its agenda.”

      The future: Already under severe attack by #Israel, Iran has little interest in a simultaneous all-out war with the US. Prior to the June 21 bombings, Tehran declared that it was open to resuming nuclear negotiations with the Trump administration—but only if Israel ceases its attacks.

      - “They should make peace immediately. They should stop immediately. Otherwise they’ll get hit again,” Trump said in a brief phone interview ahead of his prepared remarks late on June 21 EDT. In his official statement, Trump elaborated, “There are many targets left. Tonights’ was the most difficult of them all, by far…but if peace does not come quickly, we will go after those other targets with precision, speed and skill.”

      - Given that Iran is said to have received prior notice along with a private communication from the US that it does not seek a broader conflict, it could be that Trump seeks a repeat of the events of Jan. 2020. The latter entailed a largely symbolic Iranian ballistic missile attack on American bases in Iraq over Trump’s authorization of the assassination of then-Quds Force commander Qasem Soleimani.

      - Non-symbolical options at the disposal of Iran include measures such as exiting the NPT, expelling foreign inspectors, striking Israel’s Dimona nuclear facility and interrupting maritime transit in the Strait of #Hormuz—possibility in coordination with #Yemen ’s Ansarullah movement resuming operations in the Red Sea. Each of these options carry costs and benefits, with an expulsion of foreign inspectors the most probable option. In terms of a kinetic response, the likelihood that no US military bases in the region were used makes it more difficult for Iran to attack such facilities in at least Gulf Arab states. This leaves American bases in Iraq, which are already largely evacuated, the most probable targets for immediate retaliation.

      - As Amwaj.media previously reported, Israel’s focus on the necessity for Trump to strike Fordow appears to have been designed to convince him to enter a war with Iran. Indeed, Iranian authorities have already indicated that nuclear materials were removed from Fordow. Moreover, sites known to the IAEA are unlikely to be used for a weaponization effort should Tehran decide on such a course of action. Against this backdrop, the likely near-term outcome of Trump’s attack on Iran appears to be lessened monitoring of nuclear activities in Iran as opposed to the end of the Iranian nuclear program.

  • Hommage à Michel Aglietta : trois choses que nous lui devons | Benjamin Coriat
    ▻https://blogs.mediapart.fr/benjamin-coriat/blog/020525/hommage-michel-aglietta-trois-choses-que-nous-lui-devons

    La première, la plus connue et la plus incontestable est celle que constitue la publication de son ouvrage de 1976 “Crises et Régulation du Capitalisme” (Calmann Levy). En reformulant les thèses déjà énoncées dans sa thèse de doctorat (soutenue en 1974) autour de la « corporation » (la grande entreprise cotée), pour élaborer le concept macroéconomique de fordisme, en l’associant aux principes du collective bargaining (la négociation collective syndicats/patrons) qui, après la deuxième guerre mondiale ont accompagné sa diffusion, enfin et plus généralement en montrant comment le keynésianisme a été du côté de l’État, tout à la fois l’accoucheur et le prolongement de ce régime d’accumulation nouveau, Michel Aglietta a jeté les bases de ce qui deviendra avec la théorie de la régulation, une théorie nouvelle du capitalisme.

    [La deuxième rupture.] L’opérateur de la mutation n’est pas à rechercher d’abord du côté du travail et de sa réorganisation mais plutôt du côté de ce nouvel acteur majeur qu’est le fonds de pension. Gonflé qu’il est de pouvoirs et de ressources grâce à la mutation intervenue aux États-Unis qui a transformé les retraites basées sur des fonds « à prestations définies » vers des fonds « à cotisations définies », le fonds de pension, libéré dans son mouvement par la déréglementation financière portée par le néolibéralisme triomphant, a changé la nature même du capitalisme. Exit le fordisme. Naissance d’un ensemble de régimes d’accumulation tirés par la finance.

    [Le troisième basculement.] Aglietta là encore fut l’un des tout premiers (et l’un de rares) parmi les théoriciens de la régulation à saisir l’importance et la portée du changement d’ère que signifiait l’entrée dans l’anthropocène. (...) Non seulement l’anthropocène est placée au centre de l’attention mais aussi d’emblée, prenant position sur un long débat sur ce sujet, les auteurs choisissent de désigner l’ère nouvelle sous son vrai nom. L’anthropocène est un capitalocène, est-il soutenu, en ce qu’il est le produit de rapports sociaux et de production qui se sont constitués autour de la relation capital/travail et qui ont donné naissance à ce mode de production historique bien particulier qui se nomme capitalisme.

    #capitalisme #fordisme #capitalisme_patrimonial #capitalocène

  • Internationalisme et anti-impérialisme aujourd’hui

    ▻http://www.palim-psao.fr/2023/10/internationalisme-et-anti-imperialisme-aujourd-hui-par-moishe-postone-ine

    [...] je propose de comprendre la propagation de l’antisémitisme et des formes antisémites apparentées de l’islamisme, à l’image de celles présentes chez les Frères musulmans égyptiens et leur branche palestinienne, le Hamas, comme la diffusion d’une idéologie anticapitaliste fétichisée, qui prétend donner un sens à un monde perçu comme menaçant. Même si cette idéologie a été attisée et aggravée par Israël ou la politique israélienne, sa caisse de résonance réside dans le déclin relatif du monde arabe sur fond d’une transition structurelle profonde du fordisme au capitalisme mondial néolibéral. Le résultat est un mouvement populiste anti-hégémonique profondément réactionnaire et dangereux, notamment pour tout espoir de politique progressiste au Moyen-Orient. Cependant, au lieu d’analyser cette forme de résistance réactionnaire dans le but de soutenir des formes de résistance plus progressistes, la gauche occidentale l’a soit ignorée, soit rationalisée comme une réaction regrettable mais compréhensible à la politique israélienne et aux États-Unis. Cette manifestation d’un refus de voir s’apparente à la tendance à concevoir l’abstrait (la domination du capital) dans les termes du concret (l’hégémonie américaine). J’affirme que cette tendance constitue l’expression d’une impuissance profonde et fondamentale, tant conceptuelle que politique.

    • L’une des ironies de la situation actuelle est qu’en adoptant une position anti-impérialiste fétichisée, l’opposition aux États-Unis ne s’adossant plus à un soutien à un changement progressiste, les libéraux et les progressistes ont permis à la droite néoconservatrice américaine de s’approprier, voire de monopoliser, ce qui a traditionnellement été le langage de la gauche : le langage de la démocratie et de la libération.

      […]

      Alors que pour la génération précédente, s’opposer à la politique américaine impliquait encore de soutenir explicitement des luttes de libération considérées comme progressistes, aujourd’hui, s’opposer à la politique américaine est en soi considéré comme anti-hégémonique. Il s’agit là paradoxalement d’un héritage malheureux de la Guerre froide et de la vision dualiste du monde qui l’accompagne. La catégorie spatiale du « camp » a remplacé les catégories temporelles des possibilités historiques et de l’émancipation en tant que négation historique déterminée du capitalisme. Cela n’a pas seulement conduit à un rejet de l’idée du socialisme comme dépassement historique du capitalisme, mais aussi à un déséquilibrage de la compréhension des évolutions internationales.

      […]

      La Guerre froide semble avoir effacé de la mémoire le fait que l’opposition à une puissance impériale n’était pas nécessairement progressiste et qu’il existait aussi des anti-impérialismes fascistes. Cette distinction s’est estompée pendant la Guerre froide, notamment parce que l’Union soviétique a conclu des alliances avec des régimes autoritaires, en particulier au Moyen-Orient, comme les régimes du Baas en Syrie et en Irak, qui n’avaient pas grand-chose en commun avec les mouvements socialistes et communistes. Au contraire, l’un de leurs objectifs était de liquider la gauche dans leurs propres pays. Par la suite, l’anti-américanisme est devenu un code progressiste en soi, bien qu’il y ait toujours eu des formes profondément réactionnaires d’anti-américanisme à côté des formes progressistes.

      #campisme #anti-impérialisme

    • Il est significatif qu’une telle attaque n’ait pas été menée il y a deux ou trois décennies par des groupes qui avaient toutes les raisons d’être en colère contre les États-Unis, comme les communistes vietnamiens ou la gauche chilienne. Il est important de comprendre l’absence d’une telle attaque, non pas comme un hasard, mais comme l’expression d’un principe politique. Pour ces groupes, une attaque visant en premier lieu des civils demeurait hors de leur horizon politique.

      […]

      Il existe une différence fondamentale entre les mouvements qui ne choisissent pas comme cible une population civile au hasard (comme le Viêt-Minh, le Viêt-Cong et l’ANC) et ceux qui le font (comme l’IRA, Al-Qaïda ou le Hamas). Cette différence n’est pas simplement tactique, elle est hautement politique, car la forme de la violence et la forme de la politique sont en relation l’une avec l’autre. Cela signifie que la nature de la société et de la politique futures sera différente selon que les mouvements sociaux militants feront ou non une distinction entre les objectifs civils et militaires dans leur pratique politique. S’ils ne le font pas, ils ont tendance à mettre l’accent sur l’identité. Cela les rend radicalement nationalistes dans le sens le plus large du terme, car ils travaillent avec une distinction ami/ennemi qui essentialise une population civile en tant qu’ennemie et rend ainsi impossible la possibilité d’une coexistence future. C’est pourquoi les programmes de ces mouvements ne proposent guère d’analyses socio-économiques visant à transformer les structures sociales (à ne pas confondre avec les institutions sociales que ces mouvements mettent en partie à disposition). Dans ces cas, la dialectique de la guerre et de la révolution du xxe siècle se transforme en une subordination de la « révolution » à la guerre. Ce qui m’intéresse ici, cependant, a moins à voir avec de tels mouvements qu’avec les mouvements d’opposition actuels dans les métropoles et leurs difficultés évidentes à faire la distinction entre ces deux formes différentes de « résistance ».

      Joseph Andras disait cela aussi dans ces dernières interviews ou textes

      #morale #terrorisme #civils

  • Temps de travail, salaires et lutte des classes

    ►https://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky/article/temps-de-travail-salaires-et-lutte

    (#archiveLO, 10 avril 2015)

    ▻https://videos.lutte-ouvriere.org/download/video/20150410_CLT_Temps_travail_part1.mp4

    ▻https://videos.lutte-ouvriere.org/download/video/20150410_CLT_Temps_travail_part2.mp4

    Sommaire :

    Avec les sociétés de classes, l’exploitation du travail humain
    ➖ De la #préhistoire de l’humanité...
    ➖ ...aux sociétés de classes
    ➖ Le développement de la société capitaliste et le #travail_aliéné
    ➖ L’#exploitation de la force de travail sous le capitalisme
    ➖ L’accumulation de #plus-value, moteur du capitalisme

    La lutte pour la #réduction_du_temps_de_travail
    ➖ Le long combat pour les huit heures
    ➖ L’histoire du dimanche, comme jour de #repos_hebdomadaire
    ➖ Les #40h et la #semaine_de_cinq_jours
    ➖ Les #35_heures, accordées dans un contexte bien différent

    Du 20e siècle au 21e et d’un continent à l’autre, la même exploitation
    ➖ Du taylorisme au #fordisme, rationnaliser le travail pour augmenter la productivité
    ➖ Le toyotisme et le « lean management », flexibiliser le travail
    ➖ Le travail, encore et toujours aliéné
    ➖ Les luttes de la classe ouvrière dans le monde

    La dégradation avec la crise actuelle
    ➖ Le #chômage de masse
    ➖ Les #salaires toujours plus tirés vers le bas
    ➖ La #dérèglementation actuelle du travail, un retour en arrière
    ➖ Les attaques redoublées contre la durée du temps de travail et les salaires

    En conclusion

    #capitalisme #exploitation #Temps_de_travail #flexibilité #travail #lutte_de_classe #taylorisme #toyotisme #droit_des_travailleurs

  • Das rote Tuch (Nr. 162, Februar 2023)
    ►http://www.bund-revolutionaerer-arbeiter.org

    pdf : ▻http://www.bund-revolutionaerer-arbeiter.org/IMG/pdf/-140.pdf

    Leitartikel
    – Erdbeben in der Türkei und Syrien: Eine fürchterliche Katastrophe dramatisch verschlimmert durch Profitgier und Krieg

    Ihre Gesellschaft
    – Für die Ukrainer: Wohnungen und Kitas statt Panzer!
    – #Streiks: Wer die Preise erhöht, muss auch die Löhne erhöhen!
    – #Ford -Köln: Kein zweites Opel!
    – Wo sind unsere Renten?
    – #Vonovia: Erpressern das Handwerk legen
    – Zwei Seiten einer Medaille
    – #RWE: Fehlbuchung
    – Meister der guten Ideen?

    Internationales
    – EU-Gipfel: Bald eine Berliner Mauer um ganz Europa?
    – #Großbritannien: Ohne Worte
    – #Cholera: Krankheit des Hungers und des Elends
    – Die Antwort auf Armutsrenten
    – #Dänemark: Mehr arbeiten, um die Armee zu finanzieren?

  • Les psychopathes préfèrent rouler en voitures allemandes, selon une étude ETX Daily Up
    ▻https://www.midilibre.fr/2021/11/22/les-psychopathes-preferent-rouler-en-voitures-allemandes-selon-une-etude-9

    Une étonnante étude britannique révèle que les personnes ayant des caractéristiques proches de celles d’un psychopathe aiment rouler en BMW ou en Audi, alors que ceux davantage sains d’esprit préfèrent les Kia ou les Skoda.


    Une étonnante étude britannique révèle que les personnes ayant des caractéristiques proches de celles d’un psychopathe aiment rouler en BMW ou en Audi, alors que ceux davantage sains d’esprit préfèrent les #Kia ou les #Skoda .

    La prochaine fois que vous croiserez une BMW marron ou une Audi verte, méfiez-vous de son conducteur. Une étude publiée par le comparateur de prix Scrap Car Comparison montre en effet que les possesseurs de voitures allemandes sont les plus susceptibles de présenter des signes de troubles du comportement.

    Cette étude a été réalisée auprès de conducteurs britanniques ayant accepté de passer un petit test de psychologie. Un score (noté sur 36) leur a chacun été attribué, puis une moyenne a été réalisée à partir de la marque de leur voiture. Il en ressort que ce sont les propriétaires de BMW qui présentent en moyenne les signes les plus avant-coureurs de psychopathie, juste devant ceux possédant une Audi. Suivent les propriétaires de Fiat et de Mazda. A noter que ceux qui roulent dans une voiture français ne seraient a priori pas trop inquiétants ! En queue de peloton, les conducteurs de #Seat, de #Kia ou de #Skoda ont l’air bien sages.

    Top 10 des marques dont les conducteurs présentent des signes de psychopathie (/36)
    1. #BMW (12,1)

    2. #Audi (11,7)
    
3. #Fiat (7,0)
    
4. #Mazda (6,4)
    
5. #Honda (6,3)
    
6. #Ford (6,1)

    7. #Mercedes-Benz (5,9)

    8. #Citroën (5,8)
    
9. #Volkswagen (5,4)

    10. #Hyundai (5,3)

    

L’étude va même encore plus loin puisqu’elle établit également un classement en fonction de la couleur de la carrosserie. Ainsi, les conducteurs d’une voiture couleur or (12,7) ou marron (12,2) seraient les plus inquiétants. D’autre part, ceux qui conduisent un #véhicule_électrique obtiennent en moyenne un score bien plus important (16) que ceux qui ont choisi de rouler en #hybride (9,8), au #Diesel (7) ou à l’ #essence (5,2).

    L’étude précise tout de même « qu’aucun de nos conducteurs interrogés n’ait obtenu un score suffisamment élevé pour suggérer qu’ils possèdent des traits clairs généralement exposés par un psychopathe ».

    Cette étude a été réalisée en novembre 2021 par 3Gem auprès de 2000 conducteurs britanniques.

    #Voiture #Angleterre #psychopathe #psychopathie

    • Financer une étude scientifique sur un fait que tous les automobilistes connaissent.
      Il y en a qui s’ennuient et qui ont du pognon à gaspiller.

      Ils auraient pu étudier le type de voiture.
      Les conductrices.eurs de coupés mercedes battent tous les records, dans mon coin.

  • la pénurie de puces, bel enfumage

    – Des ventes de voitures qui font -15%
    – Les parkings des concessionnaires sont pleins de véhicules à vendre, comme vous pouvez le voir tous les jours.
    – Les acheteurs sont troublés par les annonces d’interdiction des véhicules à moteur thermique. Les véhicules haut de gamme, plus chers ont du mal à trouver des acheteurs, ceux ci achètent des véhicules électriques.
    – Crier à la pénurie permet de favoriser la vente du haut de gamme, au détriment du bas de gamme moins cher, il y a un délai ma pauv. dame, mon pauv. monsieur, mais pas pour la version grand luxe. Je vais vous expliquer les modalités de notre nouvelle formule de prèt.


    – Les constructeurs ont effectivement besoin de puces électroniques, puisque 40% d’un véhicule dépend de ces puces. (Lire le Monde Diplomatique de ce mois d’Aout). Ils ne font rien pour diminuer ce taux, alors qu’ils savent pertinemment qu’il y aura problème.
    Il n’y a pas eut de progrès notable dans les automobiles depuis le GPS. Ma vielle caisse qui va avoir 10 ans consomme 5 litres au 100 km.
    – La meilleure : Le chômage technique est aux frais de la collectivité (Unédic et Etat) ▻https://www.legalstart.fr/fiches-pratiques/relations-employeur-salaries/chomage-partiel

    Pourquoi se gêner ?

    Et pendant ce temps, les brillants journalistes qui nous informent si bien sont content d’avoir trouvé un sujet anxiogène supplémentaire, d’autres font avant tout des copier/coller de la version officielle.

    #journalisme #médias #merdias #presse #_journaliste #propagandistes #propagande #journullistes #médiacrates #mass_merdias #enfumage #coronavirus #pandémie #enfumage #Renault #Peugeot #Citroen #Ford #Toyota #Tesla #imposture

  • La Malédiction du #pétrole

    Le pétrole est devenu indispensable à l’économie mondiale, c’est sa plus grande richesse, mais aussi sa plus grande malédiction. Retraçant l’histoire de ce paradoxe les auteurs se penchent avec acuité sur le sujet.
    Depuis près d’un siècle et demi, l’or noir a été le moteur de la croissance et la source des plus grands malheurs. Combien de temps cet état va-t-il durer alors que même la catastrophe écologique du réchauffement climatique ne semble pas peser dans la décision de s’en passer ? Mais à quand remonte cette course à l’abîme ? C’est ce que les auteurs entreprennent de raconter.

    ▻https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-la-malediction-du-petrole/album-malediction-du-petrole

    #BD #bande_dessinée #livre

    #Caucase #Russie #Frères_Nobel #raffinerie #Branobel #Bakou #pipeline #steam-tanker #marée_noire #Rotschild #puits_de_pétrole #mer_Noire #Batoumi #Bnito #puits_de_Bibi-Heybat #histoire #compagnie_pétrolière #Mer_Caspienne #industrie_pétrolière #Pennsylvanie #Edwin_Drake #potion_Drake #Oil_Creek #Pithole #Devil_Bill #John_Davison_Rockfeller #Rockfeller #Standard_Oil_Company #7_soeurs #John_Rockfeller #Cleveland #raffinage #Massacre_de_Cleveland #Sumatra #Staline #Koba #grèves #Royal_Dutch_Shell #industrie_automobile #OPEP #moteur_à_explosion #Jamais_contente #Henry_Ford #Ford #Ford_Motor_Company #moteur_électrique #General_Motors #Ford_T #Detroit #USA #Etats-Unis #Indonésie #colonialisme #essence #énergie #progrès #Esso #Stocony #Socal #Gulf_oil #Texaco #Anglo-persian_oil #William_Knox_d'Arey #Perse #Plaine_du_Naphte #guerre #comité_des_vaisseaux_terrestres #tank #Irak #Compagnie_française_des_pétroles (#CFP) #Total #accords_Sykes-Picot #Moyen-Orient #simple_ligne_de_sable #désert_arabique #Rub_al-khali #Standard_oil_of_California #Ras_Tanura #Harry_St_John_Bridger_Philby #Sheikh_Abdullah #Quart_vide #Kim_Philby #Philby #Arabie_Saoudite #Saoud #WWI #WWII #première_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #Canal_de_Suez #Red_Bell_Express #Pacte_de_Quincy #Algérie #Sahara_algérien #extractivisme #CIA #Saddam_Hussein #Arabian_American_oil_company (#ARAMCO) #Ghawar #combine_en_or #Venezuela #optimisation_fiscale #Iran #ENI #Libye #Italie #Pier_Paolo_Pasolini #Enrico_Mattei #guerre_du_Kippour #choc_pétrolier #Conférence_de_Bagdad (1960) #Juan_Pablo_Pérez_Alfonzo #Abdullah_al-Tariki #King_Hubbert #Trente_Glorieuses #premier_choc_pétrolier #Exxon_Mobile #BP-Amoco #pétrole_de_schiste #plateformes_offshore #groupe_Carlyle #Carlyle #schiste #fisc

    #pétrole #BD #malédiction

  • The power of private philanthropy in international development

    In 1959, the Ford and Rockefeller Foundations pledged seven million US$ to establish the International Rice Research Institute (IRRI) at Los Baños in the Philippines. They planted technologies originating in the US into the Philippines landscape, along with new institutions, infrastructures, and attitudes. Yet this intervention was far from unique, nor was it spectacular relative to other philanthropic ‘missions’ from the 20th century.

    How did philanthropic foundations come to wield such influence over how we think about and do development, despite being so far removed from the poor and their poverty in the Global South?

    In a recent paper published in the journal Economy and Society, we suggest that metaphors – bridge, leapfrog, platform, satellite, interdigitate – are useful for thinking about the machinations of philanthropic foundations. In the Philippines, for example, the Ford and Rockefeller foundations were trying to bridge what they saw as a developmental lag. In endowing new scientific institutions such as IRRI that juxtaposed spaces of modernity and underdevelopment, they saw themselves bringing so-called third world countries into present–day modernity from elsewhere by leapfrogging historical time. In so doing, they purposively bypassed actors that might otherwise have been central: such as post–colonial governments, trade unions, and peasantry, along with their respective interests and demands, while providing platforms for other – preferred – ideas, institutions, and interests to dominate.

    We offer examples, below, from three developmental epochs.

    Scientific development (1940s – 70s)

    From the 1920s, the ‘big three’ US foundations (Ford, Rockefeller, Carnegie) moved away from traditional notions of charity towards a more systematic approach to grant-making that involved diagnosing and attacking the ‘root causes’ of poverty. These foundations went on to prescribe the transfer of models of science and development that had evolved within a US context – but were nevertheless considered universally applicable – to solve problems in diverse and distant lands. In public health, for example, ‘success against hookworm in the United States helped inspire the belief that such programs could be replicated in other parts of the world, and were indeed expanded to include malaria and yellow fever, among others’. Similarly, the Tennessee Valley Authority’s model of river–basin integrated regional development was replicated in India, Laos, Vietnam, Egypt, Lebanon, Tanzania, and Brazil.

    The chosen strategy of institutional replication can be understood as the development of satellites––as new scientific institutions invested with a distinct local/regional identity remained, nonetheless, within the orbit of the ‘metropolis’. US foundations’ preference for satellite creation was exemplified by the ‘Green Revolution’—an ambitious programme of agricultural modernization in South and Southeast Asia spearheaded by the Rockefeller and Ford Foundations and implemented through international institutions for whom IRRI was the template.

    Such large-scale funding was justified as essential in the fight against communism.

    The Green Revolution offered a technocratic solution to the problem of food shortage in South and Southeast Asia—the frontier of the Cold War. Meanwhile, for developmentalist regimes that, in the Philippines as elsewhere, had superseded post-independence socialist governments, these programmes provided a welcome diversion from redistributive politics. In this context, institutions like IRRI and their ‘miracle seeds’ were showcased as investments in and symbols of modernity and development. Meanwhile, an increasingly transnational agribusiness sector expanded into new markets for seeds, agrichemicals, machinery, and, ultimately, land.

    The turn to partnerships (1970s – 2000s)

    By the 1970s, the era of large–scale investment in technical assistance to developing country governments and public bureaucracies was coming to an end. The Ford Foundation led the way in pioneering a new approach through its population programmes in South Asia. This new ‘partnership’ mode of intervention was a more arms-length form of satellite creation which emphasised the value of local experience. Rather than obstacles to progress, local communities were reimagined as ‘potential reservoirs of entrepreneurship’ that could be mobilized for economic development.

    In Bangladesh, for example, the Ford Foundation partnered with NGOs such as the Bangladesh Rural Advancement Committee (BRAC) and Concerned Women for Family Planning (CWFP) to mainstream ‘economic empowerment’ programmes that co-opted local NGOs into service provision to citizens-as-consumers. This approach was epitomised by the rise of microfinance, which merged women’s empowerment with hard-headed pragmatism that saw women as reliable borrowers and opened up new areas of social life to marketization.

    By the late-1990s private sector actors had begun to overshadow civil society organizations in the constitution of development partnerships, where state intervention was necessary to support the market if it was to deliver desirable outcomes. Foundations’ efforts were redirected towards brokering increasingly complex public-private partnerships (PPPs). This mode of philanthropy was exemplified by the Rockefeller Foundation’s role in establishing product development partnerships as the institutional blueprint for global vaccine development. Through a combination of interdigitating (embedding itself in the partnership) and platforming (ensuring its preferred model became the global standard), it enabled the Foundation to continue to wield ‘influence in the health sphere, despite its relative decline in assets’.

    Philanthrocapitalism (2000s – present)

    In the lead up to the 2015 UN Conference at which the Sustainable Development Goals (SDGs) were agreed, a consensus formed that private development financing was both desirable and necessary if the ‘trillions’ needed to close the ‘financing gap’ were to be found. For DAC donor countries, the privatization of aid was a way to maintain commitments while implementing economic austerity at home in the wake of the global finance crisis. Philanthrocapitalism emerged to transform philanthropic giving into a ‘profit–oriented investment process’, as grant-making gave way to impact investing.

    The idea of impact investing was hardly new, however. The term had been coined as far back as 2007 at a meeting hosted by the Rockefeller Foundation at its Bellagio Centre. Since then, the mainstreaming of impact investing has occurred in stages, beginning with the aforementioned normalisation of PPPs along with their close relative, blended finance. These strategies served as transit platforms for the formation of networks shaped by financial logics. The final step came with the shift from blended finance as a strategy to impact investing ‘as an asset class’.

    A foundation that embodies the 21st c. transition to philanthrocapitalism is the Omidyar Network, created by eBay founder Pierre Omidyar in 2004. The Network is structured both as a non–profit organization and for–profit venture that ‘invests in entities with a broad social mission’. It has successfully interdigitated with ODA agencies to further align development financing with the financial sector. In 2013, for example, the United States Agency for International Development (USAID) and UK’s Department for International Development (DFID) launched Global Development Innovation Ventures (GDIV), ‘a global investment platform, with Omidyar Network as a founding member’.

    Conclusion

    US foundations have achieved their power by forging development technoscapes centred in purportedly scale–neutral technologies and techniques – from vaccines to ‘miracle seeds’ to management’s ‘one best way’. They have become increasingly sophisticated in their development of ideational and institutional platforms from which to influence, not only how their assets are deployed, but how, when and where public funds are channelled and towards what ends. This is accompanied by strategies for creating dense, interdigitate connections between key actors and imaginaries of the respective epoch. In the process, foundations have been able to influence debates about development financing itself; presenting its own ‘success stories’ as evidence for preferred financing mechanisms, allocating respective roles of public and private sector actors, and representing the most cost–effective way to resource development.

    Whether US foundations maintain their hegemony or are eclipsed by models of elite philanthropy in East Asia and Latin America, remains to be seen. Indications are that emerging philanthropists in these regions may be well placed to leapfrog over transitioning philanthropic sectors in Western countries by ‘aligning their philanthropic giving with the new financialized paradigm’ from the outset.

    Using ‘simple’ metaphors, we have explored their potential and power to map, analyse, theorize, and interpret philanthropic organizations’ disproportionate influence in development. These provide us with a conceptual language that connects with earlier and emergent critiques of philanthropy working both within and somehow above the ‘field’ of development. Use of metaphors in this way is revealing not just of developmental inclusions but also its exclusions: ideascast aside, routes not pursued, and actors excluded.

    ▻https://developingeconomics.org/2021/05/10/the-power-of-private-philanthropy-in-international-development

    #philanthropie #philanthrocapitalisme #développement #coopération_au_développement #aide_au_développement #privatisation #influence #Ford #Rockefeller #Carnegie #soft_power #charité #root_causes #causes_profondes #pauvreté #science #tranfert #technologie #ressources_pédagogiques #réplique #modernisation #fondations #guerre_froide #green_revolution #révolution_verte #développementalisme #modernité #industrie_agro-alimentaire #partnerships #micro-finance #entrepreneuriat #entreprenariat #partenariat_public-privé (#PPP) #privatisation_de_l'aide #histoire #Omidyar_Network #Pierre_Omidyar

  • Histoire du sucre, histoire du monde

    Suivre le sucre pour éclairer l’histoire du monde : tel est le stupéfiant voyage auquel nous invite #James_Walvin. Tout commence avec la #colonisation des #Caraïbes, de l’Amérique et l’essor des #plantations. C’est la naissance d’un nouvel ordre, fondé sur la #déportation de millions d’Africains réduits en #esclavage. Après avoir exterminé les populations indigènes, détruit les #paysages et les forêts tropicales, on implante les premières usines polluantes pour fabriquer sucre et #rhum. Sans compter une organisation du travail implacable qui, plus tard, inspirera #Henry_Ford.
    Mais il fallait aussi que ce sucre, quasiment inconnu jusqu’au XVIIe siècle, soit consommé. D’abord produit de #luxe réservé à la table des #élites, il devient, avec la #révolution_industrielle, l’aliment de base des #classes_ouvrières, pendant que le rhum, l’un de ses produits dérivés, fait des ravages parmi les plus démunis. Cette consommation massive de sucre, qui bouleverse les habitudes alimentaires, est désastreuse : #caries, #obésité et #diabète se répandent sur tous les continents. Une course folle s’engage ; la consommation de boissons et de céréales sucrées gagne du terrain, et continue de s’étendre aujourd’hui encore.
    De Bordeaux à Bristol, des fortunes colossales se sont bâties sur le sucre et l’esclavage, marquant les débuts du #capitalisme. Plus tard, des entreprises sans scrupule, dont #Coca-Cola reste la plus emblématique, développeront leurs pouvoirs de ravager le monde en même temps que leur surface financière. Et finiront parfois par dicter la politique des grands États.

    ▻https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Histoire_du_sucre__histoire_du_monde-9782348046216.html
    #livre #histoire #sucre #géohistoire #géo-histoire #ressources_pédagogiques #fordisme #alimentation

  • Big Tech Earnings Surge as Economy Slumps
    ▻https://www.nytimes.com/live/2020/07/30/business/stock-market-today-coronavirus?campaign_id=158&emc=edit_ot_20200731&instanc

    Here’s what you need to know : Amazon’s earnings double as sales surge. Alphabet’s revenue drops, but beats Wall Street expectations. Ford made $1.1 billion profit in the second quarter even as sales tumbled. Apple blows past expectations with surging sales and profits. The U.S. economy’s contraction in the second quarter was the worst on record. Facebook nearly doubles its profit, but warns of fallout from ad boycotts. Mark Zuckerberg, the chief executive of Facebook, displayed the social (...)

    #Alphabet #Apple #Ford #GeneralMotors-GM #Google #Amazon #Facebook #algorithme #iPhone #smartphone #consommation #domination #élections #bénéfices #COVID-19 #licenciement #pauvreté #profiling #publicité (...)

    ##pauvreté ##publicité ##santé

  • « Jusqu’au bout, Mark Zuckerberg a résisté à la tentation de policer le contenu de son réseau »
    ▻https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/07/01/jusqu-au-bout-mark-zuckerberg-a-resiste-a-la-tentation-de-policer-le-contenu

    Sous la pression médiatique et politique, Facebook a annoncé la fermeture de comptes et groupes du réseau d’extrême droite Boogaloo. Une première qui indique un tournant dans l’histoire de la firme, observe Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ». Le mouvement Boogaloo n’a de sympathique que le nom. Ses partisans s’échangent sur Facebook de précieux conseils sur l’usage des armes de guerre, la meilleure manière d’attaquer un commissariat ou de semer le désordre dans une foule. Leur (...)

    #Coca-Cola #Ford #Unilever #Facebook #Instagram #manipulation #modération #extrême-droite #publicité (...)

    ##publicité ##censure

  • Robots aren’t taking our jobs — they’re becoming our bosses - The Verge
    ▻https://www.theverge.com/2020/2/27/21155254/automation-robots-unemployment-jobs-vs-human-google-amazon

    In warehouses, call centers, and other sectors, intelligent machines are managing humans, and they’re making work more stressful, grueling, and dangerous On conference stages and at campaign rallies, tech executives and politicians warn of a looming automation crisis — one where workers are gradually, then all at once, replaced by intelligent machines. But their warnings mask the fact that an automation crisis has already arrived. The robots are here, they’re working in management, and (...)

    # #travail #santé #recrutement #notation #GigEconomy #enseignement #domination #géolocalisation #robotique #algorithme #Uber #Amazon (...)

    ##_ ##santé ##Ford

  • Demain, la dernière start-up ? | InternetActu.net
    ▻http://www.internetactu.net/2020/02/26/demain-la-derniere-start-up

    Le philosophe Alexandre Monnin (@aamonnz) et l’économiste Diego Landivar (@landivar_diego) enseignent à l’École supérieure de commerce de Clermont et sont à l’origine de Origens Media Lab (OML), un collectif entre laboratoire de recherche et tiers lieu interdisciplinaire, qui s’interroge sur ce qui se joue derrière la crise écologique. A l’occasion du colloque Écologies Mobiles, qui interrogeait la dimension ambivalente de la culture mobile dans ses aspects les plus sombres, ils ont déroulé une (...)

    #écologie #Ford #AXA #obsolescence #technologisme #5G

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  • Opinion | You Are Now Remotely Controlled - The New York Times
    ▻https://www.nytimes.com/2020/01/24/opinion/surveillance-capitalism.html

    Surveillance capitalists control the science and the scientists, the secrets and the truth. The debate on privacy and law at the Federal Trade CommissionClose X was unusually heated that day. Tech industry executives “argued that they were capable of regulating themselves and that government intervention would be costly and counterproductive.” Civil libertarians warned that the companies’ data capabilities posed “an unprecedented threat to individual freedom.” One observed, “We have to decide (...)

    #Ford #Google #Microsoft #USDepartmentofDefense-DoD #Amazon #Facebook #GoogleSearch #algorithme #biométrie #manipulation #domination #émotions #facial #prédiction #reconnaissance #BigData #comportement #data #datamining #Islam #marketing #profiling (...)

    ##publicité ##santé ##surveillance ##_ ##FTC

  • U.S. Lobbyists Prepare to Seize “Historic Opportunity” in Tory-Led Brexit to Shred Consumer Safeguards, Raise Drug Prices
    ▻https://theintercept.com/2019/12/09/brexit-american-trade-deal-boris-johnson

    Boris Johnson’s election on December 12 hinges on the British prime minister’s promise to leave the European Union. Johnson has remade the Conservative Party, pushing out longtime party members wary of a firm break from the EU, to cast the election as a chance to build a parliamentary majority focused on finalizing Brexit. The original Brexit referendum that passed in June 2016 pitted populists against the establishment, with banks funneling huge amounts of money to oppose the referendum, (...)

    #MPAA #Ford #Salesforce.com #élections #législation #bénéfices #BigData #BigPharma #consommation #data #lobbying #santé (...)

    ##santé ##BiotechnologyInnovationOrganization-BIO

  • Les voitures connectées, des « machines à tuer » potentielles ?
    ▻https://www.lalibre.be/belgique/mobilite/les-voitures-connectees-des-machines-a-tuer-potentielles-5d43c296f20d5a58a8a

    Un groupe américain de défense des consommateurs a averti que les nouveaux véhicules étaient de plus en plus exposés aux risques de piratage, ce qui pourrait entraîner la mort de milliers de personnes en cas de cyber-attaque de grande ampleur. Dans un rapport intitulé « Bouton d’arrêt : pourquoi les voitures connectées peuvent être des machines à tuer et comment les désactiver », le Consumer Watchdog, basé à Los Angeles, tire la sonnette d’alarme. Selon cet organisme, les véhicules connectés à internet, (...)

    #GM #Ford #Toyota #voiture #hacking #ConsumerWatchdog

  • Quand #ford, Hitler et #renault voulaient sauver le peuple de la ville
    ▻http://carfree.fr/index.php/2019/07/08/quand-ford-hitler-et-renault-voulaient-sauver-le-peuple-de-la-ville

    « Produire la voiture populaire et sauver le peuple de la ville. Les desseins du populisme automobile chez Ford, Hitler et Renault » est un article de 2009 de Pierre Lannoy, professeur Lire la suite...

    #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #allemagne #Belgique #bruxelles #dictature #france #histoire #recherche #usa

  • An der Düsseldorfer Uni beginnen Wissenschaftler jetzt mit einem de...
    ▻https://diasp.eu/p/9133883

    An der Düsseldorfer Uni beginnen Wissenschaftler jetzt mit einem deutschlandweit einmaligen Forschungs-Projekt: Dabei geht es um bessere Kartoffelsorten für die Zukunft. Wissenschaftler der HHU Düsseldorf wollen Kartoffel-Züchtung verbessern #HHU #HeinrichHeineUniversitätDüsseldorf #KartoffelForschung #FörderungBund #Millionen # #NRW

  • Financement participatif du documentaire Ford Blanquefort
    ►https://www.helloasso.com/associations/raffut/collectes/financement-participatif-du-documentaire-ford-blanquefort

    Merci de mettre une piécette si vous pouvez les ami⋅es, même pas grand chose, pour aider les potes de Raffut, et notamment Jamila et Nico, qui suivent les Ford depuis des années.

    Plus de douze ans que les ouvriers syndicalistes de Ford Blanquefort résistent à la fermeture de leur usine, et bientôt trois ans que nous les suivons avec nos caméras dans l’intimité de leur groupe. Aujourd’hui, l’usine devrait fermer, et c’est pour certains l’histoire professionnelle, humaine et syndicale de toute une vie qui se termine. Pour nous, il s’agit donc de mener à terme un film, d’abord comme témoignage de la lutte qu’ils ont menée, mais aussi pour comprendre avec eux ce qu’ils ont affronté : le management et la stratégie de l’une des plus grandes multinationales automobiles.

    #documentaire #film #syndicalisme #capitalisme #mondialisation #Ford #Blanquefort #crowdfunding #financement_participatif #copinage