• L’#Europe ferme son ciel à #Starlink et #Amazon : les deux tiers des #fréquences #satellite réservés aux Européens
    https://www.lesnumeriques.com/astronomie-conquete-spatiale/l-europe-ferme-son-ciel-a-starlink-et-amazon-les-deux-tiers-des-frequ

    #Elon_Musk ne va pas apprécier. La #Commission_européenne s’apprête à réserver les deux tiers de ses fréquences satellite aux opérateurs européens, repoussant Starlink et Amazon aux marges du marché continental. La décision, attendue ce mercredi, intervient une semaine avant la présentation du paquet « #souveraineté technologique » de #Bruxelles. #Washington a déjà prévenu : il y aura des conséquences.

  • #TGV complets, billets hors de #prix : pourquoi prendre le train est devenu une galère

    Pourquoi prendre le TGV est-il devenu un casse-tête ? Manque de places, saturation du réseau, stratégie de la #SNCF... Reporterre a enquêté. Autant d’obstacles qui pourraient freiner l’engouement pour ce mode de transport doux.

    Des #tarifs dissuasifs aux heures les plus recherchées, des TGV complets plusieurs semaines avant le départ… Prendre un train entre de grandes villes devient un #casse-tête — ou un #privilège — même pour les as de l’anticipation.

    Cette situation est le revers d’une excellente nouvelle pour l’écologie : ces trois dernières années, le transport ferroviaire a battu trois fois son record de #fréquentation, avec une hausse totale de 14 % entre 2019 et 2024. Mais après avoir augmenté la #fréquence des circulations, la SNCF et ses nouveaux concurrents ne sont pas capables de suivre et d’amplifier cette nouvelle ruée vers le fer. C’est la #pénurie.

    « On a la chance d’être dans un moment incroyable pour le ferroviaire mais il y a un problème assez majeur qui ne va faire qu’empirer, c’est la #crise_capacitaire », alertait le 30 septembre Rachel Picard, cofondatrice de la compagnie #Velvet, lors du colloque de l’Association française du #rail, lobby français des entreprises ferroviaires. Selon les chiffres de ce futur concurrent de la SNCF, 5 % des voyageurs potentiels des lignes reliant Paris à Nantes, Bordeaux et Angers n’arrivent pas à trouver de billet.

    Risques de #saturation vers #Nantes

    L’alerte n’est pas désintéressée, venant d’une future « challengeuse » de la SNCF, qui compte justement faire circuler douze nouveaux TGV sur l’axe atlantique en 2028, mais elle met le doigt sur une difficulté grandissante de gestion du réseau ferré.

    En avril, #SNCF_Réseau a identifié 25 tronçons de lignes menacés de saturation. Sur six tronçons également, la saturation a été constatée en octobre 2024, ce qui signifie que le gestionnaire des rails n’a pas pu répondre favorablement à toutes les demandes de circulation pour l’année 2025.

    « Il y a encore globalement de la place, mais pas partout. On voit bien qu’il y a des risques de saturation vers Nantes, où on a un gros trafic TGV et TER », répondait le 30 septembre le PDG de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel, au cours du même colloque.

    Pour le moment, seules les heures de pointe sont congestionnées. « Les cas avérés des saturations que nous avons connus en 2020 et en 2025 ont été résolus », minimise également SNCF Réseau, dans ses réponses écrites à Reporterre. Mais ces signaux sont pris très au sérieux, car ils hypothèquent la trajectoire ambitieuse que s’est fixée la France dans sa stratégie de #décarbonation (+50 % du trafic voyageurs ferroviaire à horizon 2040). Le copieux chantier de « #désaturation » du réseau est donc crucial.

    La France fait rouler peu de trains

    La situation est paradoxale, car la France a un des réseaux les moins « circulés » d’Europe. « Elle fait rouler quasiment deux fois moins de trains que l’Allemagne pour un réseau comparable — 43 trains quotidiens par ligne en moyenne en France, contre 82 en Allemagne —, notamment à cause de la faiblesse du trafic de marchandises », dit Vincent Doumayrou, membre de l’association de chercheurs Ferinter et rédacteur d’un blog sur le rail. Le réseau français a donc la capacité d’accueillir bien plus de trains qu’aujourd’hui.

    C’est dans les nœuds ferroviaires que cela coince. À Paris, Lyon, Lille, Nantes ou Marseille, le réseau ferré tissé en étoile exerce une pression sur quelques grandes gares, conçues pour la plupart il y a plus d’un siècle. Il devient difficile de faire cohabiter différents types de trains, de différentes compagnies, avec des vitesses, des durées d’accélération et des fréquences d’arrêts différentes.

    Travaux de réaménagement

    Plusieurs projets, petits ou gros, sont à l’étude pour y remédier, mais nécessiteront un engagement financier important de l’État. Cela va de petits aménagements de surélévation de voie d’accès aux gares, pour éviter les croisements qui bloquent les circulations, à la construction de lignes de contournement, comme à l’est de Lyon pour éviter que les marchandises transitent par la gare Part-Dieu. La gare de Bordeaux doit également être réorganisée et des lignes souterraines doivent être creusées sous le sol de Lille. Il existe également un projet de tunnel ferroviaire sous la gare Saint-Charles, à Marseille, pour que les TGV n’aient plus à changer de sens pour poursuivre leur route.

    Des sommes énormes sont également investies dans la #modernisation du système de #signalisation, afin de réduire le délai d’attente entre deux trains. Sur le Paris-Lyon, ce système dit #ERTMS permettra de passer de 13 à 16 trains par heure en 2030, moyennant 820 millions d’euros d’investissement.

    Une centaine de rames en moins

    Tous ces enjeux de long terme se télescopent aujourd’hui avec un autre problème, accentuant l’envolée des prix des billets de TGV : le manque de trains. De 482 #rames TGV en circulation en 2012, le parc de la SNCF a été réduit à 363 rames aujourd’hui. Elle l’a fait pour tenter l’aventure de la #concurrence à l’étranger. Elle mobilise en effet 14 rames duplex pour tenter de conquérir le marché espagnol (et compte faire de même sur le marché italien avec 15 rames livrées pour l’occasion).

    Elle a aussi mis au rebut des rames vieillissantes, entre 2016 et 2018, pour améliorer virtuellement son bilan comptable. Le matériel « immobilisé » est en effet converti en euros dans la colonne « passif » de ses comptes, ce qui détériore le bilan de l’entreprise. « C’est une opération purement comptable absurde qui a mis au rebut une soixantaine de rames qui auraient pu rendre service encore jusqu’en 2029. C’est d’ailleurs le cas des 28 survivantes de la série qui circulent toujours », dit Pierre Zembri, géographe à l’université Gustave Eiffel.

    « Il faut se souvenir que pendant la décennie 2010, le trafic a stagné et personne ne pensait qu’il réaugmenterait un jour. Le train passait pour ringard dans les milieux dirigeants. Nous payons encore aujourd’hui le prix du manque d’anticipation et du #sous-investissement de l’époque », rappelle Vincent Doumayrou.

    Stratégie de #rentabilité de la SNCF

    La rareté est-elle entretenue par la SNCF pour faire grimper les prix des billets et accroître sa rentabilité ? Indirectement, oui, confirme Fabien Viledieu, syndicaliste cheminot chez Sud Rail : « La SNCF a réduit son parc TGV pour blinder les trains et optimiser son outil industriel, mais il faut avoir à l’esprit que c’est l’État qui l’oblige à le faire, en imposant des #péages très élevés à chaque train et en faisant remonter des milliards d’euros pour financer l’entretien du réseau. Il est urgent de desserrer cet étau financier. »

    Entre 2015 et 2023, le nombre de TGV en circulation a baissé de 20 % et le nombre de dessertes en gare par la SNCF s’est contracté de 12 %. La hausse de capacité de trains — grâce aux TGV à deux étages, une exclusivité française en Europe — a permis, dans le même temps, de faire stagner le nombre de sièges rapportés aux kilomètres parcourus (-2 %). Et le chiffre d’affaires de la branche voyageurs progresse d’année en année (+ 5,8 % en 2024).

    La filière industrielle dans le flou

    La pénurie actuelle s’explique enfin par d’importants retards dans les livraisons des nouvelles rames, observés dans les TGV comme les trains régionaux. Pénurie de matériaux et de processeurs, inflation, problèmes techniques qui s’amoncellent… L’industrie a collectionné les imprévus ces dernières années. « Il faut dix à quinze ans pour concevoir, produire, tester et faire homologuer un nouveau train. C’est toute une chaîne qu’il faut coordonner, avec des gros constructeurs et des dizaines de petites entreprises », dit Igor Bilimoff, délégué général de la Fédération des industries ferroviaires, à Reporterre.

    L’ouverture du ferroviaire à la concurrence rajoute une couche de complexité. Elle se matérialise dans chaque région, tronçon #TER par tronçon TER, par des appels d’offres passés pour mettre en concurrence les différentes compagnies. Impossible, dans ce contexte, de commander le matériel suffisamment en avance. « À l’époque du #monopole_public, la SNCF gérait toutes les commandes. La vision à long terme qui est nécessaire pour le ferroviaire n’existe plus. Et chaque région y va de sa demande particulière, avec des petits aménagements qui modifient la ligne de production et finissent par tout bloquer », dit Bérenger Cernon, député Insoumis et ex-cheminot, auteur d’un récent rapport sur le ferroviaire.

    Décarboner les mobilités est impossible sans engagement fort de l’État

    Les constructeurs #Alstom et #CAF préviennent que sans commandes fermes, en particulier sur les trains régionaux ou d’équilibre du territoire [ex « Corails »], ils devront arrêter des lignes de production. « On perdrait le savoir-faire et la main-d’œuvre », s’inquiète Igor Bilimoff, qui milite notamment pour une « simplification des réglementations » et la création de centrales d’achats capables de centraliser les commandes.

    Qu’ils soient pour ou contre la #libéralisation, tous les acteurs du ferroviaire s’accordent sur un refrain malheureusement bien connu depuis des années : le « choc d’offre » tant espéré pour décarboner les mobilités restera lettre morte sans un engagement fort et durable de l’État. Une « loi cadre » comprenant une programmation des #investissements sur cinq ans est promise pour le mois de décembre par le ministre des Transports… s’il parvient à naviguer en dépit du contexte politique extrêmement mouvant.

    https://reporterre.net/TGV-complets-billets-hors-de-prix-pourquoi-prendre-le-train-est-devenu-u

    #France #transport_ferroviaire

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    voir aussi :
    POURQUOI LE TRAIN EST DEVENU SI CHER

    https://seenthis.net/messages/1042277

  • À la fin, qui prendra en charge le #coût des #assurances ?

    Tempêtes qui se répètent, #primes qui s’envolent, retraits d’assureurs : à l’heure du #dérèglement_climatique, une question se pose : qui règlera, in fine, la note ?

    Des mutuelles ouvrières du XIXe siècle, créées pour amortir les coups durs du développement industriel, aux logiques actionnariales des multinationales contemporaines, l’assurance a toujours reflété les grands #risques de son époque.

    Désormais sous la pression d’événements climatiques à la fréquence et à la sévérité inédites, le secteur affronte une équation nouvelle : comment rester solvable et socialement légitime lorsque la #sinistralité (montants payés par une compagnie d’assurance pour des #sinistres) croît plus vite que les primes (encaissées) ? Entre flambée des tarifs, exclusions de garanties et menace d’#inassurabilité de territoires entiers, comment la #solidarité_assurantielle doit-elle se réinventer ?

    Chacun pour tous, et tous pour chacun

    Avant d’être une industrie financière pesant des milliards d’euros, l’assurance est née comme un simple pot commun : des membres cotisent, les sinistrés piochent, et le surplus (s’il existe) revient aux sociétaires. Des organismes de solidarité et d’#assurance_mutuelle créés dans le cadre de la #Hanse (la #Ligue_hanséatique, réseau de villes marchandes d’Europe du Nord entre le XIIIᵉ et le XVIIᵉ siècle) jusqu’aux #guildes médiévales, ces associations de personnes exerçant le même métier ou la même activité, la logique est déjà celle d’un #risk-pooling, un #partage_de_risque, à somme nulle. Chacun paie pour tous, et tous pour chacun.

    Dans les guildes du Moyen Âge, en Europe, chaque maître artisan versait un droit annuel qui finançait la reconstruction de l’atelier détruit par l’incendie ou le soutien de la veuve en cas de décès. Pour l’historien de l’économie Patrick Wallis, c’est la première caisse de secours structurée. Les chartes danoises de 1256, qui imposent une « aide feu » (ou #brandstød) obligatoire après sinistre, en offrent un parfait exemple, comme le montre le chercheur en politique sociale Bernard Harris.

    Le principe traverse les siècles. Au XIXe, les sociétés de #secours_mutuel instaurent la #ristourne, quand la sinistralité s’avère plus clémente que prévu. Aujourd’hui encore, près d’un assuré sur deux en incendies, accidents et risques divers (#IARD) adhère à une #mutuelle dont il est copropriétaire statutaire.

    L’équation financière reste fragile : lorsque le #climat transforme l’#aléa en quasi-certitude, la prime n’est plus un simple « partage de gâteau » mais une avance de plus en plus volumineuse sur des dépenses futures. Le groupe #Swiss_Re a calculé que, depuis 1990, les #pertes assurées liées aux #catastrophes_naturelles croissent de 5 % à 7 % par an – 137 milliards de dollars états-uniens en 2024, la tendance est à 145 milliards de dollars en 2025 (respectivement 118 milliards et 125 milliards d’euros).

    Le #modèle_mutualiste, fondé sur la rareté relative du sinistre et la diversification géographique, se voit contraint de réinventer sa solidarité si la #fréquence double et la #gravité explose… sous peine de basculer vers une segmentation aussi fine que celle des assureurs capitalistiques.

    Tarification solidaire et optimisation actionnariale

    À partir des années 1990, la #financiarisation injecte un nouvel impératif : la prime doit couvrir les sinistres, financer le marketing, rémunérer les fonds propres et, à l’occasion, servir de variable d’ajustement pour les objectifs trimestriels. L’#optimisation_tarifaire, popularisée sous le vocable de #price_optimisation, décortique des milliers de variables de comportements (nombre de clics avant signature, inertie bancaire, horaires de connexion) afin d’estimer le prix de réserve individuel, soit le prix minimum qu’un vendeur est prêt à accepter, ou qu’un acheteur est prêt à payer, lors d’une transaction.

    Autrement dit, on estime non plus seulement la prime la plus « juste » actuariellement (l’actuaire étant l’expert en gestion des risques), au sens que lui donnait Kenneth Arrow en 1963, mais aussi la prime la plus élevée que l’assuré est prêt à payer. La prime juste étant le coût moyen attendu des sinistres, le montant que l’assureur pense payer l’an prochain pour des risques similaires.

    L’Institut des actuaires australiens dénonce, dans son rapport The Price of Loyalty, une pénalisation systématique des clients fidèles, assimilée à un impôt sur la confiance. Au Royaume-Uni, le régulateur Financial Conduct Authorities (FCA) a frappé fort. Depuis le 1er janvier 2022, la cotation à la reconduction doit être identique à celle d’un nouveau client à risque égal ; l’autorité évalue à 4,2 milliards de livres l’économie réalisée pour les ménages sur dix ans.

    Cette bataille réglementaire va bien au-delà du prix. En reléguant la logique de mutualisation au second plan, l’optimisation comportementale renforce les indicateurs socioéconomiques indirects – comme l’âge, la fracture numérique ou la stabilité résidentielle –, qui finissent par peser davantage que le risque technique pur dans la détermination du tarif.

    Désormais l’assureur a accès à des #data_lakes (données brutes) privés, où l’assuré ignore ce qui rend sa prime plus chère. Par nature, les contrats restent rétifs à toute comparaison simplifiée. L’un affiche une #franchise de 2 000 euros, l’autre un plafond d’#indemnisation plus bas ou des #exclusions reléguées dans de minuscules clauses, de sorte qu’il faut un examen quasi juridique pour aligner réellement les offres, comme le soulignait un rapport de la Commission européenne.

    #Refus d’un dossier sur deux

    La montée des #événements_extrêmes illustre brutalement ces dérives. En Australie, trois phénomènes climatiques dans la première moitié de l’année 2025, dont le cyclone Alfred, ont généré 1,8 milliard de dollars australiens (AUD), soit 1 milliard d’euros, de demandes d’indemnisation. L’Insurance Council prévient que les primes habitation verront des augmentations à deux chiffres et certains contrats pourraient atteindre 30 000 dollars autraliens par an (ou 16 600 euros par an) dans les zones les plus exposées.

    Aux États-Unis, la Californie cumule #résiliations et refus de prise en charge. Un rapport mentionné par le Los Angeles Times montre que trois grands assureurs ont décliné près d’un dossier sur deux en 2023. Une action collective accuse de collusion 25 compagnies d’assurance dans le but de pousser les sinistrés vers le FAIR Plan, pool d’assureurs de dernier ressort aux garanties réduites.

    Vers l’« inassurabilité » systémique

    Le phénomène n’est pas marginal. Les assureurs réduisent leur exposition. Les assureurs états-uniens State Farm et Allstate ont cessé d’émettre de nouvelles polices en Californie, dès 2023. En Floride, parce qu’il intervient lorsque aucun assureur privé n’accepte de couvrir un logement à un prix raisonnable, l’assureur public de dernier ressort Citizens a vu son portefeuille grossir jusqu’à environ 1,4 million de polices au pic de la crise, puis repasser sous le million, fin 2024, grâce aux transferts (takeouts) vers des acteurs privés – un progrès réel, qui révèle toutefois un marché encore fragile. Au niveau mondial, Swiss Re compte 181 milliards de dollars états-uniens de pertes 2024 restées à la charge des victimes ou des États, soit 57 % du total.

    https://www.youtube.com/watch?v=ghkT9aLhqNU

    Face à ces écarts de protection croissants, les assureurs réduisent leur exposition. Cette contraction de l’offre rejaillit sur la finance immobilière : l’économiste Bill Green rappelle dans une lettre au Financial Times que la moindre défaillance d’assurance provoque, en quelques semaines, l’annulation des #prêts_hypothécaires censée sécuriser la classe moyenne états-unienne. Lorsque les assureurs se retirent ou lorsque la prime devient inabordable, c’est la #valeur_foncière qui s’effondre et, avec elle, la stabilité de tout un pan du système bancaire local.

    Refonder le #contrat_social_du_risque

    Des pistes se dessinent néanmoins. Le Center for American Progress propose la création de #fonds_de_résilience cofinancés par les primes et par l’État fédéral, afin de financer digues, toitures renforcées et relocalisations dans les zones à très haut risque.

    En Europe, la France conserve un régime #CatNat fondé sur une surprime obligatoire uniforme – 20 % en 2025 – pour un risque réassuré par la #Caisse_centrale_de_réassurance (#CCR). Ce mécanisme garantit une #indemnisation illimitée tout en mutualisant les catastrophes sur l’ensemble du territoire national. Combinés à une tarification incitative (franchise modulée selon les mesures de prévention), ces dispositifs peuvent préserver l’#assurabilité sans faire exploser les primes individuelles.

    Reste à traiter l’amont : limiter l’exposition en gelant les permis dans les zones inconstructibles, conditionner le financement bancaire à la compatibilité climat et pérenniser, à l’échelle nationale, une surtaxe de prévention climatique progressive qui financerait les adaptations structurelles tout en lissant les chocs tarifaires.

    À ce prix, l’assurance redeviendrait un #bien_commun : ni pur produit financier ni simple pot commun, mais une infrastructure essentielle où la société, et non plus le seul assureur, choisit sciemment la part de la facture climatique qu’elle accepte de supporter.

    https://theconversation.com/a-la-fin-qui-prendra-en-charge-le-cout-des-assurances-261610
    #coûts #changement_climatique #climat
    via et de @freakonometrics
    et aussi signalé par @sombre : https://seenthis.net/messages/1131842

  • #Résistance par les ondes : le retour des #radios_pirates

    Nées dans les années 1970, les radios pirates ont porté les cris des usines, des immigrés et des luttes écologistes et féministes. Aujourd’hui, la #résistance_sonore ressurgit sous une forme nouvelle, des radios éphémères de #lutte aux studios de podcasts indépendants.

    10 avril 2022, 20 heures. Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle sont attendus avec impatience. Dans les XIXe et XXe arrondissements parisiens, des centaines de foyers sont branchés sur France Inter pour suivre les annonces en direct. Mais, contre toute attente, le son diffusé ne provient pas de la Maison ronde1. «  Pendant presque deux heures, un émetteur de l’Est parisien a piraté la bande FM pour diffuser une fiction antisystème à base d’archives sonores. J’ai vécu ma première expérience d’auditeur de radio pirate  », se souvient avec émotion Antoine Chao, réalisateur, de 2001 à 2007, de l’émission «  Là-bas si j’y suis  », diffusée sur France Inter.

    Pour ce passionné de la radio, cofondateur de #Radio_Debout – la radio éphémère du mouvement social Nuit debout en 2016 –, cet épisode signe le retour de la «  résistance des ondes  » dans le paysage militant français.

    Près d’un an plus tard, à l’occasion de la mobilisation contre les mégabassines à Sainte-Soline en mars 2023, le lancement de #Mega_Radio lui donnera raison. Radio éphémère de lutte créée par les Soulèvements de la Terre, elle prévoit à ses débuts d’émettre illégalement sur la bande #FM pour couvrir la manifestation, initiative rapidement démantelée par la police2. «  Alors on s’est installés dans le grenier du centre socio-culturel de Melle avec toute la base arrière de Sainte-Soline pour créer une webradio3. Les radios associatives locales nous ont prêté tables de mixage et micros  », raconte Agrippine4, membre d’un comité local des Soulèvements de la Terre, qui avait pour mission de rapporter des informations du terrain.

    «  C’était plutôt facile  : j’enregistrais des “vocaux” sur mon téléphone que j’envoyais sur Signal à l’équipe sur place. Au début, je capturais les applaudissements et les slogans. Puis quand je me suis retrouvée près de Serge [Serge Duteuil-Graziani, militant placé dans le coma après le tir d’une grenade policière, NDLR]5, j’ai expliqué ce qui se passait comme je pouvais  »6.

    Contourner la répression policière

    Si l’usage du son occupe une place centrale dans les luttes passées et présentes, c’est qu’il permet d’immerger sensoriellement l’auditeur dans un événement auquel il ne participe pas. «  Tant pour rendre compte de la pluie de grenades qui s’est abattue sur nous que pour retranscrire la joie des militants qui chantaient en direction des cortèges, le son a été particulièrement important à Sainte-Soline  », soutient Agrippine.

    À l’heure où les militants écologistes sont particulièrement réprimés7, la #webradio est aussi un moyen de déjouer les barrières et intimidations policières et préfectorales. «  Au Village de l’eau8, en juillet 2024, on s’est surtout servis de Méga Radio pour diffuser des infos sur les fouilles et barrages policiers et les contournements à prendre pour arriver jusqu’au lieu de rassemblement  », précise la jeune femme.

    Partout dans le monde, les ondes représentent un moyen de résistance de taille. Depuis quelques mois, la journaliste gazaouie du média palestinien Filastiniyat Wafa Abdel Rahman essaie de mettre en place une radio qui émettra depuis Hébron, en Cisjordanie, pour diffuser uniquement vers Gaza. «  Rien de politique  », assure-t-elle auprès de Mediapart9, mais seulement des informations d’ordre pratique  : où se procurer des vaccins, du lait, de la farine, du pain  ; mais aussi les mises à jour sur le cessez-le-feu, «  s’il y en a un  », et des nouvelles des prisonniers libérés au jour le jour. L’équipe de journalistes espère commencer à émettre en mai.

    Depuis un studio radio aménagé dans un bus posé dans un champ, les militants contre le projet d’aéroport ont, des années durant, piraté les ondes de la fréquence de Radio Vinci Autoroutes, 107.7.

    Associée dans l’imaginaire collectif à «  une épopée consistant à monter sur les toits pour placer des antennes  », selon Antoine Chao, l’histoire de la #radio_libre en France est intrinsèquement liée aux luttes sociales et écologistes. Au printemps 1977, Antoine Lefébure lance Radio Verte, la première radio à défier le monopole français sur les ondes. Elle commence à émettre clandestinement aux quatre coins de Paris, pour diffuser des émissions sur les mouvements écologistes, particulièrement les luttes antinucléaires, à une époque où le sujet est marginalisé voire absent du champ médiatique. «  Qu’il y ait, à Paris, une radio en basque, une radio anarchiste, une radio catholique… Ça nous a paru dès le début quelque chose de formidable  », se souvient l’essayiste et historien, au micro de France Info10.

    La source d’inspiration majeure  : les radios pirates britanniques des années 1960 parmi lesquelles #Radio_Caroline 11 et #Radio_North_Sea_International qui émettent illégalement – principalement du rock – depuis des cargos au beau milieu des eaux internationales, où la juridiction est suffisamment floue pour ne pas être inquiété de la répression. Il s’en suivra une période où des pirates radiophoniques investissent toits d’immeubles, cafés, hangars désaffectés, appartements de particuliers et même clochers d’église pour éviter la saisie de matériel par les forces de l’ordre.

    En février 1980, dans le Finistère, des militants antinucléaires fondent #Radio_Plogoff, installée sur la pointe du Raz, pour protester contre le projet d’une centrale nucléaire. Du début de l’enquête publique à l’abandon du projet en 1981, la radio donne en continu la parole aux acteurs et habitants locaux en breton et en français. Dans le même esprit, #Radio_Larzac_libre commence à émettre à l’été 1977 pour rendre compte, chaque jour, de la mobilisation contre l’agrandissement du camp militaire, très contesté localement.

    Au-delà de la liberté de ton contestataire, la radio offre surtout un #espace_de_parole inédit à ceux qui ont longtemps été tenus à l’écart des médias traditionnels. Quand, en 1979, la CGT crée sa station de radio pirate dans les locaux de la mairie de Longwy, en plaçant son émetteur sur le clocher de l’église du village avec l’accord du curé, ce sont les auditeurs qui prennent en permanence la parole par téléphone ou sur place. C’est ainsi que la célèbre #radio_Lorraine_Cœur_d’Acier devient l’une des seules stations où des ouvriers et des immigrés s’expriment librement et animent des émissions. Plus tard, ce sera au tour de la communauté LGBT sur #Fréquence_Gaie, des anarchistes et des libertaires sur #Radio_Mouvance ou #Radio_Libertaire, ou encore des indépendantistes sur les radios libres régionales…

    Le #podcast, héritier des radios pirates  ?

    Si les radios pirates ont disparu en même temps que la fin du monopole d’État sur la radiodiffusion en 1981, progressivement remplacées par des radios dites «  libres  » et des webradios, leur esprit est réapparu ponctuellement avec #Radio_Klaxon, la radio pirate de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Depuis un studio radio aménagé dans un bus posé dans un champ, les militants contre le projet d’aéroport ont, des années durant, piraté les ondes de la fréquence de Radio Vinci Autoroutes, 107.7. L’objectif  : parler du quotidien de la ZAD, débattre de l’inutilité du projet et de ses conséquences environnementales.

    Indispensable pendant les expulsions pour indiquer où se trouvait la police, Radio Klaxon, qui a cumulé parfois plusieurs milliers d’auditeurs en temps réel, a aussi permis d’ancrer localement le combat écologiste. «  Une radio pirate, ça émet dans un petit périmètre. De fait, ça rend la lutte concrète et concernante pour les auditeurs  », assure Antoine Chao. En utilisant des #transistors impossibles à borner, la radio est «  un outil de résistance en soi  » pour porter une parole marginale ou radicale, tout cela avec une relative facilité technique. «  Émettre légalement ou illégalement nécessite seulement un émetteur et une antenne qui coûtent 20 % d’un Smic  », défend Léo, salarié de la radio associative marseillaise #Radio_Galère et auteur de l’ouvrage Radio It Yourself. Manuel technique d’#autonomie_radiophonique, accessible gratuitement en ligne12.

    À ses yeux, les plateformes de podcasts indépendants (parmi lesquels #Spectre, #Radio_Parleur) s’affirment aujourd’hui comme les successeurs naturels des radios pirates de l’époque, car elles représentent un espace d’expression libre, échappant en partie aux logiques de contrôle, notamment de l’#Arcom 13. Un avis partagé par Violette Voldoire, cofondatrice de Radio Parleur, studio de podcast indépendant spécialisé dans la couverture des luttes sociales et écologiques. «  Depuis 2016, on a longuement recueilli la parole de militants qui aurait pu être jugée trop radicale pour les médias mainstream, ce qui, par ailleurs, permet de sortir du cliché du syndicaliste râleur ou de la féministe “hystérique”, façonnant une vision rétrograde des mouvements sociaux.  »

    Elle se souvient notamment d’une assemblée de Gilets jaunes à Saint-Nazaire, où les médias traditionnels n’avaient pas été autorisés à entrer contrairement aux micros de Radio Parleur, suscitant moins de défiance. «  Un père de famille s’était longuement confié sur l’origine de sa colère, quand d’autres racontaient le quotidien et les désaccords sur les ronds-points  », raconte Violette Voldoire, persuadée que le son, contrairement à un témoignage écrit, impulse une vraie rencontre, où l’Autre prend soudainement les contours d’une voix, d’une émotion, d’une histoire. «  Lire Marx et Gramsci, c’est bien, mais faire du son ensemble, écouter la revendication ou la détresse dans la #voix de l’autre, ça représente une #puissance_collective immense  », ajoute celle qui a aussi fait partie de l’aventure #Radio_Debout, place de la République à Paris. 

    1. Elise Racque, «  France Inter piraté le soir du premier tour  : un petit goût de radio libre  », Telerama, 20 avril 2022.

    2. Depuis la loi du 29 juillet 1982, les radios libres sont autorisées, mais elles doivent obtenir une autorisation d’émettre délivrée par l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique). Émettre sans cette autorisation constitue une infraction.

    3. Aucune autorisation de l’Arcom n’est nécessaire si votre radio est uniquement diffusée sur Internet et n’utilise pas de fréquences hertziennes.

    4. Nom militant.

    5. Clarisse Feletin et Maïlys Khyder, «  Serge, tombé dans le coma à Sainte-Soline  : “La police a reçu carte blanche”  », Reporterre, 25 mars 2024.

    6. L’émission est à retrouver ici  : www.zoom-ecologie.net/ ?Megaradio-contre-les-megabassines

    7. Victoire Radenne, «  Répression  : les militants écologistes interdits de territoire  », Socialter, 24 juin 2024.

    8. «  19-20 juillet 2024 – Stop mégabassines – Prochaine mobilisation internationale  », bassinesnonmerci.fr

    9. Gwenaelle Lenoir, «  “Les journalistes de Gaza sont des héroïnes”  », Mediapart, 16 avril 2025.

    10. «  Radio Verte, l’État défié par une radio pirate  », Ina, 9 novembre 2021.

    11. Voir le film Good Morning England, Richard Curtis, 2009

    12. radioityourself.fr

    13. L’Arcom ne contrôle pas directement le contenu des podcasts natifs (ceux qui ne sont pas diffusés à la radio traditionnelle).

    https://www.socialter.fr/article/le-retour-des-radios-pirates-podcasts-resistance-liberte-expression
    #radio #radios
    ping @karine4 @reka

  • Des fachos pas si fâchés : regarder en face les électeurs RN, La Suite dans les idées
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-suite-dans-les-idees/des-fachos-pas-si-faches-regarder-en-face-les-electeurs-rn-2803588

    On aurait tort de ne pas prendre au sérieux les raisons des électeurs RN. Et pour cela c’est leur imaginaire qu’il convient de mettre à jour, ce à quoi s’emploient le philosophe Michel Feher, comme le graphiste Alexandre Dimos et la photographe Stéphanie Lacombe.

    Avec
    #Michel_Feher Philosophe, co-fondateur de la maison d’édition new-yorkaise "Zone Books".
    Alexandre Dimos Designer graphique et éditeur
    Stéphanie Lacombe Photographe
    Bastien Gallet

    La colère. Voilà la raison souvent, si ce n’est toujours, mise en avant, à droite comme à gauche, pour expliquer, si ce n’est justifier, le vote en faveur du Rassemblement National. Et si c’était un peu court, comme raison, et un peu faux aussi, ainsi que le documentent les quelques enquêtes approfondies de sciences sociales sur le sujet ? Et si, plutôt que d’être des « fâchés pas fachos » pour reprendre l’expression de Jean-Luc Mélenchon, il s’agissait plutôt de « fachos pas si fâchés » ? C’est la thèse du philosophe Michel Feher dans « Producteurs et parasites », un essai important sur « l’imaginaire si désirable des électeurs #RN ». Il est cette semaine l’invité de La Suite dans les Idées

    #livre

    • Producteurs et parasites
      L’imaginaire si désirable du Rassemblement national
      Michel Feher
      https://www.editionsladecouverte.fr/producteurs_et_parasites-9782348084881

      Le RN est rarement crédité d’un vote d’adhésion. Jugeant l’hypothèse trop décourageante, ses détracteurs préfèrent évoquer le désaveu qui frappe ses rivaux, la toxicité de l’espace médiatique ou le délitement des solidarités ouvrières. Producteurs et parasites entreprend au contraire d’examiner la popularité de l’extrême droite à la lumière des satisfactions que sa vision du monde procure à ses électeurs.

      Le parti lepéniste divise la société française en deux classes moralement antinomiques : les producteurs qui n’aspirent qu’à vivre du produit de leurs efforts et les parasites réfractaires à la « valeur travail » mais rompus à l’accaparement des richesses créées par autrui. Les premiers contribuent à la prospérité nationale par leur labeur, leurs investissements et leurs impôts, tandis que les seconds sont tantôt des spéculateurs impliqués dans la circulation transnationale du capital, financier ou culturel, et tantôt des bénéficiaires illégitimes de la redistribution des revenus.

      Ancrée dans la critique des privilèges et des rentes, l’assimilation de la question sociale à un antagonisme entre producteurs et parasites n’a pas toujours été la chasse gardée de l’extrême droite. Sa longue histoire révèle toutefois que le désir d’épuration auquel elle donne naissance passe toujours par une racialisation des catégories réputées parasitaires. Pour résister au RN, il est donc aussi nécessaire de dénoncer son imaginaire que de reconnaître l’attrait qu’il exerce.

      Une vingtaine de pages et la table
      https://www.calameo.com/read/000215022ceb0d2dbdb6a

      l’enquête philosophique de Feher parait compléter utilement les investigations sociologiques de Faury et Coquard

    • Fondée sur la « valeur travail » - lointain rejeton de la théorie classique qui fait du travail le fondement de la valeur - la division de la société en contributeurs méritants et en prédateurs oisifs s’accompagne d’un imaginaire où le progrès social prend la forme de l’épuration.

      [...] la révolution nationale qu’une formation telle que le RN appelle de ses voeux vise (...) à restaurer une communauté saine et productive grâce à l’expulsion des éléments parasitaires infiltrés en son sein.

      [...] Les électeurs lepénistes, relatent les chercheurs qui prennent le temps de les écouter, rapportent volontiers leur choix à la défense d’un droit à disposer des fruits de son travail ; doit auquel les Français seraient majoritairement attachés mais dont les agissements de certaines minorités entraveraient l’exercice. (...)

      Sans doute les personnes interrogés reconnaissent-elles que la superpositions des souches et du mérite n’est pas parfaite - notamment parce que des « Gaulois » se retrouvent aussi bien parmi les assistés qui vivent aux frais de la collectivité que chez les nantis qui « se gavent » aux dépends des autres contribuables. Reste que selon elles, ces exceptions ne sont la que pour confirmer la règle ou, mieux encore, pour attester dune contamination de masse.

      #travail #valeur_travail #parasites #assistés #cassos #division #imaginaire #épuration #producerism #populisme_de_droite

    • Merci pour le lien.
      J’ai écouté il y a quelques jours. Je retrouve bien ce discours chez les « fachos pas si fâchés » de par chez moi. J’habite en centre-ville d’un bled de 2500 habitants à la louche en PACA, et quand tu fais le marché, immanquablement tu tombes sur ce discours, ou plutôt, il y a quelque chose sur lequel je n’arrivais pas à mettre le doigt et qui s’éclaire ici : la f*cking « valeur travail » (travail étant compris dans un sens assez étroit d’ailleurs : le travail intellectuel ah ça non, vade retro !).
      Par ailleurs l’aspect historique développé dans l’émission est aussi édifiant, et là encore met le doigt sur quelques impensés quand à l’utilisation de boucs émissaires dans des champs politiques où on ne les attendait pas mais où on sentait vaguement qu’il y avait quelques trucs qui grattent aux entournures mais sans vraiment creuser (l’exemple de Proudhon se pose là, je ne veux pas dire par là que je suis surpris, juste qu’un cadre sacrément éclairant est posé).
      Bref, depuis vendredi dernier où j’ai écouté l’émission je passe mon temps à envoyer le lien à droite à gauche en mode « mangez-en, c’est bon ! ».

    • Interview sur FPP :

      Cette semaine, on va discuter en plateau avec le philosophe Michel Feher qui vient de publier « Producteurs et parasites, L’imaginaire si désirable du Rassemblement National » où il cherche à comprendre les ressorts de l’attractivité du discours du RN. Il décrypte l’imaginaire puissant et gratifiant pour celles et ceux qui y croient, et explique comment ces idées puisent dans une représentation néolibérale et racisée du monde. Pour résister au RN, il est donc aussi nécessaire de dénoncer son imaginaire que de reconnaître l’attrait qu’il exerce.

      https://spectremedia.org/podcast/producteurs-et-parasites-limaginaire-du-rn-avec-michel-feher/?playing=1959

      #audio #radio #interview #France_Culture #Fréquence_Paris_Plurielle #Les_oreilles_loin_du_front

    • Clément Homs n’aime pas Michel Feher (mais aime le concept de producerism qui vient au départ d’élèves de Moishe Postone)

      Michel Feher, ou la misère (à tendance antisémite) de la pseudo-critique de l’idéologie, par Clément Homs
      https://www.palim-psao.fr/2026/03/michel-feher-ou-la-misere-a-tendance-antisemite-de-la-pseudo-critique-de-

      En attribuant presque exclusivement cette idéologie à l’extrême droite, Feher réduit ainsi un phénomène idéologique structurel à un simple adversaire politique. Le concept de producérisme, au lieu de servir d’outil critique pour analyser une forme générale de conscience sociale produite par le capitalisme, devient alors un instrument de parti. Pour cette raison, Feher m’apparaît moins comme un véritable théoricien de cette question que comme le faux nez d’une critique : un usage partiel, idéologique et finalement dévoyé d’un concept pourtant solide.

  • Combien de personnes portent le même nom de famille que vous ?

    Il existe plus d’un demi-million de noms de famille différents dans notre pays. Grâce à notre outil, découvrez dans quelles régions le vôtre est le plus répandu.

    Le nom de famille le plus fréquent en Suisse est Müller. Pas moins de 53’170 personnes s’appellent ainsi. Mais les Müller ne représentent que 0,61% de la population suisse, tant la diversité des noms est grande.

    Les Müller sont dispersés dans toute la Suisse, avec un pic dans le canton d’Argovie. Dans la commune de Wiliberg, par exemple, plus de 10% des habitants et habitantes s’appellent comme ça. En termes absolus, la plupart des personnes portant ce nom de famille vivent dans les villes de Zurich, Bâle et Winterthour (ZH).

    C’est aussi dans ces régions que vivent beaucoup de Meier et de Schmid, dont le nombre dépasse les 30’000. La plus grande proportion de Meier se trouve dans les communes du nord-est de la Suisse.

    En ce qui concerne le nom Schmid, la commune valaisanne d’Ausserberg se distingue avec plus d’une personne sur quatre qui s’appelle ainsi. À l’échelle nationale, il n’y a que dix communes dans lesquelles un nom de famille domine encore davantage.

    C’est à Rebévelier, dans le Jura bernois, que la situation est la plus marquée : 32 des 40 habitants et habitantes – soit 80% – s’appellent Amstutz. Selon la chaîne d’information locale Canal Alpha, les agriculteurs de la famille Amstutz ont peu à peu racheté, à la fin du XIXe siècle, les fermes de la famille Juillerat, qui souhaitait se rapprocher des centres urbains. Aujourd’hui encore, Juillerat est le nom de famille le plus répandu dans le Jura, tandis que les Amstutz sont davantage répartis dans toute la Suisse.

    https://www.tdg.ch/combien-de-personnes-portent-le-meme-nom-de-famille-que-vous-158719888672

    Petit test personnel :

    Le nom de famille Del Biaggio existe 40 fois en Suisse. Cela correspond à moins de 0,01% de la population totale. Il arrive en 23’869e position du tableau national.

    #cartographie #noms_de_famille #Suisse #visualisation #fréquence #statistiques #chiffres

  • #Pre-frontier_information_picture

    Je découvre dans un billet de blog que j’ai lu ce matin, cette info :

    From the information gathered, Frontex produces, in addition to various dossiers, an annual situation report, which the agency calls an “Pre-frontier information picture.”

    https://digit.site36.net/2023/08/27/what-is-frontex-doing-in-senegal-secret-services-also-participate-in-t
    https://seenthis.net/messages/997841#message1014789

    ... et du coup, ce terme de « pre-frontier information picture ».

    ça me rappelle, évidemment, la carte de @reka de la #triple_frontière européenne (où une « pré-frontière » est dessinée au milieu du désert du Sahara) :


    https://visionscarto.net/mourir-aux-portes-de-l-europe

    Je découvre ainsi, en faisant un peu de recherches, qu’il y a un #projet_de_recherche financé par #Horizon_2020 dédié à cette #pré-frontière, #NESTOR :

    aN Enhanced pre-frontier intelligence picture to Safeguard The EurOpean boRders

    Un système intégré de #surveillance des #frontières de l’UE

    Les frontières de l’Europe sont soumises à une pression considérable en raison des flux migratoires, des conflits armés dans les territoires avoisinants, du trafic de biens et de personnes, et de la criminalité transnationale. Toutefois, certains obstacles géographiques, tels que les forêts denses, les hautes montagnes, les terrains accidentés ou les zones maritimes et fluviales entravent la surveillance des itinéraires empruntés par les réseaux criminels. Le projet NESTOR, financé par l’UE, fera la démonstration d’un #système_global_de_surveillance des frontières de nouvelle génération, entièrement fonctionnel et proposant des #informations sur la situation #en_amont des frontières et au-delà des frontières maritimes et terrestres. Ce système repose sur le concept de la gestion européenne intégrée des frontières et recourt à des #technologies d’analyse d’#images_optiques et du spectre de fréquences radio alimentées par un réseau de #capteurs_interopérables.

    Objectif

    For the past few years, Europe has experienced some major changes at its surrounding territories and in adjacent countries which provoked serious issues at different levels. The European Community faces a number of challenges both at a political and at a tactical level. Irregular migration flows exerting significant pressure to the relevant authorities and agencies that operate at border territories. Armed conflicts, climate pressure and unpredictable factors occurring at the EU external borders, have increased the number of the reported transnational crimes. Smuggling activity is a major concern for Eastern EU Borders particularly, as monitoring the routes used by smugglers is being hindered by mountainous, densely forested areas and rough lands aside with sea or river areas. Due to the severity and the abrupt emergence of events, the relevant authorities operate for a long-time interval, under harsh conditions, 24 hours a day. NESTOR aims to demonstrate a fully functional next generation holistic border surveillance system providing pre-frontier situational awareness beyond maritime and land border areas following the concept of the European Integrated Border Management. NESTOR long-range and wide area surveillance capabilities for detection, recognition classification and tracking of moving targets (e.g. persons, vessels, vehicles, drones etc.) is based on optical, thermal imaging and Radio Frequency (RF) spectrum analysis technologies fed by an interoperable sensors network including stationary installations and mobile manned or unmanned vehicles (aerial, ground, water, underwater) capable of functioning both as standalone, tethered and in swarms. NESTOR BC3i system will fuse in real-time border surveillance data combined with web and social media information, creating and sharing a pre-frontier intelligent picture to local, regional and national command centers in AR environment being interoperable with CISE and EUROSUR.

    https://cordis.europa.eu/project/id/101021851/fr

    Projet de 6 mio. d’euro et coordonné par la #police_grecque (#Grèce) :

    Les participants (#complexe_militaro-industriel) au projet :


    #business

    #données #technologie #interopérabilité #frontières #migrations #asile #réfugiés #surveillance_des_frontières #_Integrated_Border_Management #fréquence_radio #NESTOR_BC3i_system #CISE #EUROSUR

  • Quelles sont ces nouvelles technologies qui se cachent derrière la 5G ? (Et demain, la 6G) La Tribune, Serge Abiteboul et Gérard Berry
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/quelles-sont-ces-nouvelles-technologies-qui-se-cachent-derriere-la-5g-8949

    La 5G est en cours de déploiement, revenons sur ce qui la différencie des générations de télécommunications précédentes.

    On peut transmettre des messages en utilisant des ondes électromagnétiques. Par exemple, un téléphone cellulaire échange des messages avec une station radio le plus souvent située en haut d’un pylône ou sur un toit. On utilise pour cela des ondes de différentes fréquences ; les plus basses se propagent plus loin, les plus hautes exigent de plus petites antennes ; les encore plus hautes sont très peu utilisées pour l’instant.

    Les premiers réseaux cellulaires étaient analogiques. Ils sont devenus numériques avec la 2G, qui a aussi introduit les SMS. Avec le nouveau millénaire, la 3G a fait entrer la téléphonie mobile dans le monde d’Internet. Avec des débits bien plus grands joints à l’explosion des smartphones, la 4G a apporté la vidéo en bonne définition.

    Tous les 10 ans environ, un nouveau standard et une nouvelle génération de téléphones cellulaires arrivent qui transforment les usages ; récemment, c’était la 5G.

    On assiste depuis l’arrivée de la 2G a une progression exponentielle des données transportées par le réseau, et une augmentation massive du nombre d’objets connectés (téléphone, télévision, télésurveillance, voitures connectées, etc). C’est permis par les avancées scientifiques et technologiques qui ont amélioré les « tuyaux » où circulent les données. De fait, les usages absorbent tout ce que la technologie propose. Il faut noter que la partie essentielle de cette connectivité vient de la fibre optique, dont nous ne parlerons pas.

    Les technologies de la téléphonie cellulaire ont apporté des solutions efficaces et abordables pour une couverture de service de communications globale, reliant des lieux éloignés, les zones rurales, les voies de transports routiers ou ferroviaires. En cela, elles participent à la réduction de la fracture numérique territoriale.

    La 5G amène une vraie disruption. On aimerait pointer une avancée scientifique à sa base, mais en fait elle repose sur toute une gamme d’innovations. Le monde du téléphone cellulaire est un monde de normes : il fonctionne parce que les opérateurs se mettent d’accord, dans un cadre qui s’appelle le 3GPP, sur des normes qui vont permettre, par exemple, à un paquet de bits de passer de votre téléphone au cœur de la Lozère, à l’ordinateur d’une amie dans son bureau à Rio. Ceci demande de regrouper tout un paquet d’avancées scientifiques et techniques avant de lancer une nouvelle norme. La 5G est donc plutôt comme un couteau multi-lames, où chaque lame est soit une techno venant de la 4G, mais améliorée, soit une nouvelle techno sortie des labos dans les dix dernières années.

    Les fonctionnalités de la 5G
    La 5G va permettre des améliorations techniques principalement dans quatre directions : le débit, la latence, la densité et la virtualisation.

    Un aspect très visible dans les communications cellulaires est la quantité d’information échangée dans une unité de temps : le débit. Si le débit est trop faible, je ne peux pas visionner un film, ou je ne le fais qu’avec une qualité très médiocre. Avec la 5G, on peut s’attendre à ce que « le débit de pic » soit jusqu’à 10 fois supérieur à celui de la 4G, quasiment celui d’une fibre optique ordinaire. En fait, les débits vont surtout augmenter grâce à de nouvelles fréquences que la téléphonie mobile va coloniser avec la 5G, qui sont des fréquences hautes entre 1GHz et 6 GHz et des fréquences encore plus hautes dites « millimétriques » au-dessus de 6 GHz.

    Mais ne rêvons pas : dans le cellulaire, on partage les fréquences entre les différents opérateurs, et pour chaque opérateur avec les gens autour de nous : le voisin qui regarde un match de rugby, la voisine qui passe sa soirée sur un jeu vidéo en réseau, etc. Donc que vont observer les utilisateurs que nous sommes ? Nous allons voir la situation s’améliorer dans les zones très denses où les réseaux cellulaires sont déjà saturés ou le seraient à court terme sans la 5G. Nous ne verrons pas vraiment de changement dans les zones peu denses déjà couvertes par la 4G, peut-être des téléchargements plus rapides de vidéos. Et si nous voyons une belle amélioration dans une zone blanche où il n’y avait quasiment rien, ce sera plus sûrement du fait de l’arrivée de réseaux 4G.

    La deuxième direction d’amélioration est la latence, c’est-à-dire le temps pour un aller-retour entre le téléphone et le serveur d’applications, qui se compte aujourd’hui en dizaines de millisecondes. Avec la 5G, on va mesurer la latence en millisecondes. Pour visionner un film, peu importe. Mais pour un jeu vidéo, pour de la réalité augmentée, pour réaliser à distance une opération chirurgicale, ça peut faire la différence entre possible ou impossible. Le but est que l’ensemble du système offre une réactivité beaucoup plus importante jointe à une garantie forte de transmission du message.

    La troisième dimension est la densité. On parle de communications de machines à machines et de services nécessitant un nombre massif d’objets à faible consommation énergétique et faibles débits (l’Internet des objets). Un des objectifs est de pouvoir gérer un million d’objets au kilomètre carré. Dans cette dimension, la 5G est en compétition avec des techniques dites 0G comme Sigfox et Lora. Traditionnellement, pour la communication des objets, on distinguait des objets bon marché, bas de gamme, qui utilisaient le 0G, et des objets plus exigeants en 4G. La 5G a la prétention de pouvoir couvrir toute la gamme avec un même standard.

    Attention, tout cela ne se fera pas en un jour. La 5G arrive par étapes, parce qu’il faut installer partout de nouveaux composants radio, mais aussi parce que, pour qu’elle fonctionne au mieux, il va falloir transformer les logiciels des "cœurs de réseaux".

    L’efficacité énergétique a été prise comme objectif depuis les débuts de la conception de la 5G. Une rupture avec les générations précédentes est annoncée. On vise une division par au moins dix du coût énergétique du gigaoctet transporté. Comme nous le verrons, cela n’empêche pas d’avoir des craintes légitimes sur l’effet de cette technologie sur l’environnement.

    Pour la sécurité informatique, le sujet est contrasté : elle est plus prise en compte que pour la 4G ce qui améliore les choses. Par contre, la surface des attaques possibles explose comme nous le verrons, en particulier à cause de l’extension des aspects logiciels des réseaux, ouvrant la porte à d’autres possibilités d’attaque. De fait, le contrôle de la sécurité se déplace du matériel au logiciel. De plus, cela conduit à réaliser une surveillance en temps réel pour détecter les attaques et être prêt à y remédier. L’utilisation de plus en plus massive de l’intelligence artificielle complique la tâche : d’une part, parce que les logiciels des réseaux s’appuyant sur cette technologie auront des comportements plus difficiles à prévoir, et d’autre part, parce que les attaquants eux-mêmes pourront s’appuyer sur l’IA. A contrario, les systèmes de détection d’attaque pourront eux aussi inclure de l’IA.

    Pour ce qui est des innovations scientifiques et techniques sur lesquelles se fonde la 5G, elles peuvent se regrouper en deux classes : radios et logicielles.

    Les innovations techniques logicielles
    La virtualisation
    Traditionnellement, les réseaux des télécoms s’appuient sur des machines dédiées : différents niveaux de routeurs, firewalls, etc. L’idée est de transporter cela sur des architectures logicielles comme celles des plates-formes du web. On parle donc de convergence entre systèmes informatiques et systèmes de communication. Mis à part les éléments purement électroniques de radio, dès qu’on passe en numérique, on se place sur un réseau de machines génériques (de calcul, de stockage, de connexion) capables de réaliser toutes les différentes fonctions de façon logicielle. Par exemple, plutôt que d’installer un routeur physique qui gère l’acheminement des messages pour un réseau virtuel, on déploiera un routeur virtuel sur un ordinateur générique du réseau, que l’on pourra configurer suivant les besoins. Pour ce qui est de la virtualisation des fonctionnalités véritablement radio, cette convergence est à relativiser, car, pour des questions de performances, on doit souvent utiliser des accélérations matérielles.

    Edge Computing
    Les services sont implantés aujourd’hui dans des data centers parfois très loin de leurs utilisateurs. Ce cloud computing induit des coûts de transport pour les messages et introduit une latence incompressible même si les communications sont hyper-rapides. L’idée est d’installer de petits data centers dans le réseau plus près des utilisations. Pour des applications, par exemple, de contrôle de machines ou de réalité augmentée, cela permet de gagner un temps précieux pour la détection d’événement et le contrôle.

    Network slicing
    Une limite actuelle de la technologie cellulaire est l’impossibilité de garantir la qualité du service. Le network slicing permet de réserver virtuellement une tranche de fréquences pour un service particulier, ou plus précisément d’offrir une certaine garantie de service. Dans certaines configurations ou pour certains usages ayant des exigences spécifiques, le service est en position de monopole et n’a donc pas à partager avec d’autres services. Quand on contrôle à distance une machine-outil de précision, on veut, par exemple, garantir un délai maximum de quelques millisecondes entre la commande exercée par le pilote et sa réception par la machine. Pour ce faire, on ne peut pas être en compétition avec d’autres services. En ondes millimétriques, le réseau concerné peut être de faible surface, par exemple, limité à un site industriel.

    Les innovations techniques radios
    Avec le « massive MIMO » (multiple input, multiple output), chaque antenne consiste en un grand nombre de petites antennes. Chaque petite antenne de la station focalise les ondes vers un utilisateur qu’elle suit. Plus précisément, des ondes émises par différents éléments de l’antenne se combinent intelligemment pour réaliser le rayon qui cible un utilisateur particulier. Cela évite l’arrosage très large de l’environnement que font les antennes classiques. C’est une techno plus complexe, mais qui permettra des économies d’énergie une fois bien maitrisée. Et on peut utiliser plusieurs antennes distantes pour une même communication, améliorant encore la focalisation.

    L’utilisation de fréquences plus élevées, les bandes millimétriques comme la 26 GHz envisagée en France. Cela permet d’augmenter les fréquences utilisables pour les communications et surtout d’arriver dans des bandes où les disponibilités de fréquences sont importantes. L’utilisation simultanée de différentes technologies et fréquences. Vous pouvez par exemple déjà téléphoner depuis chez vous en cellulaire ou en wifi (voix sur wifi). Votre téléphone doit choisir et le passage de l’un à l’autre est compliqué, et de nos jours très lent. Les futures générations de téléphones faciliteront de telles utilisations simultanées de plusieurs technos et fréquences afin d’améliorer les services, par exemple en évitant de tomber dans un "trou" lors du passage de l’une à l’autre.

    Le mode TDD (Time Division Duplexing)
    On partage de mêmes fréquences avec une répartition dans le temps des phases montantes (du téléphone vers la station) et descendantes (de la station au téléphone). Cela permet de ne pas choisir a priori un partage des fréquences entre le trafic montant et descendant. La meilleure utilisation des fréquences est un élément clé de l’utilisation des réseaux cellulaires, car c’est une ressource rare à partager entre tous les utilisateurs.

    Les « petites cellules » (small cells)
    La techno permet d’utiliser les bandes très hautes (par exemple, 26 GHz) qui sont disponibles en très grandes quantités. Mais les messages s’y propagent beaucoup moins loin, quelques centaines de mètres au plus. On va donc utiliser de toutes petites antennes (les cellules) sur des lampadaires, des abribus, etc. C’est une technologie pour centre-ville et lieux très fréquentés comme des stades ou des festivals.

    Les communications de terminal à terminal
    Cela permet à des terminaux de communiquer directement entre eux sans passer par le système de l’opérateur. On peut continuer à communiquer même quand le réseau est saturé ou quand il dysfonctionne, par exemple en cas de catastrophe naturelle ou d’attaque informatique.

    La radio cognitive
    L’idée est de pouvoir mieux utiliser les fréquences, en se glissant temporairement quand c’est possible dans des fréquences non-utilisées.
    Pour ce qui est de la radio cognitive et des communications de terminal à terminal, si ces deux aspects participent bien de la vision de la 5G, ils ne semblent pas encore vraiment mures à ce stade.

    Et demain, la 6G
    S’il n’est déjà pas simple de dire ce que sera la 5G en cours de déploiement, il devient carrément surréaliste de décrire une technologie encore dans les laboratoires de recherche, la 6G : nous ne sommes pas futurologues ! Nous nous contenterons donc d’en présenter les grands traits. Techniquement, tout en visant encore plus de débit, la 6G vise le "plus fin" : de plus petites antennes (small cells), et de plus petits data centers (edge). Nous serons en permanence connectés au réseau cellulaire et dans de mêmes standards, même quand ce sera par satellite. Le réseau doit se mettre à notre service, nous "humains", probablement de plus en plus immergés dans un monde de robots (ce qu’individuellement nous ne souhaitons pas forcément, mais c’est un autre sujet) ; on parle de réalité virtuelle et augmentée (qui démarrent), d’holographie pour des réunions à distance. Et la 6G doit permettre aussi de bien suivre les objets se déplaçant à haute vitesse ou en environnement compliqué.

    En fait, la 6G permettra l’aboutissement des promesses de la 5G en rendant possible les communications entre un nombre massif de machines de tout genre peut-être des millions au km2). Si la 5G a déjà été conçue avec la sobriété énergétique comme objectif, la 6G ira encore plus loin dans cette direction.

    Bien sûr, l’intelligence artificielle sera hyperprésente, ce serait-ce que parce que les systèmes de communication et leur sécurité seront devenus trop complexes pour les simples humains que nous sommes.

    La 6G règlera tous les problèmes des réseaux cellulaires, elle sera capable de tout, pourquoi pas de faire le café... Vous ne voyez pas bien où ça nous mène. Eh bien, nous non plus. C’est bien pour cela qu’il est indispensable de suivre tout cela de près, parce que nous aurons des choix sociétaux peut-être essentiels à faire sur des sujets comme le niveau de robotisation de nos vies, la sécurité ou l’environnement.

    Par Serge Abiteboul https://theconversation.com/profiles/serge-abiteboul-212213 , Directeur de recherche à Inria, membre de l’Académie des Sciences, Inria et Gérard Berry https://theconversation.com/profiles/gerard-berry-1281347 , Professeur émérite en informatique, Collège de France

    Pour aller plus loin : « La 5G et les réseaux de communications mobiles » https://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/5g-reseaux-communications-mobiles.html , rapport du groupe de travail de l’Académie des sciences sur les réseaux du futur, 12 juillet 2021

    #5g #technologisme #internet_des_objets #objets_connectés #domotique #écologie #santé #surveillance #technologie #smartphone #domination #critique_techno #algorithme #nécrotechnologies #données #sciences #actualités_scientifiques

  • L’homme préhistorique est aussi une femme | Les Oreilles loin du Front
    http://www.loldf.org/spip.php?article873

    Et si « l’homme des cavernes » n’avait pas été cette brute viriliste avec un gourdin dans une main et les cheveux de sa femme dans l’autre ? Et si d’ailleurs il n’avait pas vécu sous le régime familial européen du 19ème siècle ? Et si face à nos quelques milliers d’années de patriarcat, il avait des centaines de milliers d’années où les sociétés humaines s’étaient organisées autrement ? Ce soir, on plonge dans une préhistoire qui reste à écrire avec Marylène Patou-Mathis à l’occasion de la sortie de son livre : L’homme préhistorique est aussi une femme aux éditions Allary. Durée : 1h11. Source : Fréquence Paris (...)

    http://www.loldf.org/archives/20.12.09.homme.prehistorique.est.aussi.une.femme.mp3

  • « L’Arabe pour tous Pourquoi ma langue est taboue en France » | Les Oreilles loin du Front
    http://www.loldf.org/spip.php?article864

    Cette semaine, on a discuté avec le journaliste Nabil Wakim de son livre « L’Arabe pour tous - Pourquoi ma langue est taboue en France » publié aux éditions du Seuil. Nabil Wakim dans son enquête personnelle raconte comment ila (plus ou moins) perdu l’usage de sa langue maternelle, la langue arabe, c’est aussi une enquête sur les raisons de ce désamour. Alors que l’arabe est la deuxième langue la plus parlée du pays, elle n’est enseignée que dans 3 % des collèges et des lycées à environ 14 000 élèves. Soit deux fois moins qu’il y a trente ans ! Durée : 1h21. Source : Fréquence Paris Plurielle

    http://www.loldf.org/archives/20.11.18.arabe.pour.tous.nabil.wakim.mp3

  • La 5G augmentera l’empreinte écologique du numérique
    https://www.arte.tv/fr/videos/094279-137-A/la-5g-augmentera-l-empreinte-ecologique-du-numerique

    Les fréquences destinées au déploiement de la 5G en France ont été acquises par les opérateurs français, qui ne devraient pas tarder à annoncer leurs offres commerciales. Si cette technologie est synonyme de progrès pour ses promoteurs, elle inquiète les écologistes. Selon eux, la 5G augmentera significativement nos usages numériques et par conséquent la consommation d’énergie et de ressources.

    Hugues Ferreboeuf a été directeur de plusieurs entreprises du secteur téléphonique, notamment au sein d’Orange. (...)

    #Orange #5G #écologie #technologisme

    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/094279-137-A/940x530

  • Konstroy sur fréquence paris plurielle
    http://konstroy.radio.dawapunk.net/download.php?rep=sons&year=2020&file=20200426redifKonstroyS
    http://konstroy.net/index.html


    F. P. P. - 106,3 MHz est une #radio_associative, libre. Avec près de 100 émissions et plus de deux cent bénévoles qui chaque jour, chaque semaine prennent l’antenne pour faire entendre d’autres voix, d’autres points de vue. On y entend des chômeurs, des prisonniers, des antifa, des écolos énervés, des sans-papiers, des migrants, des féministes, des malgaches, des banlieusards, des punk-extra-terrestres et des passionnés de Science fiction...
    #Konstroy #fréquence_paris_plurielle #musique

  • Les algériennes ont de la voix ! - Fréquence Paris Plurielle
    http://www.rfpp.net/spip.php?rubrique215
    Un documentaire en 5 épisodes de Nadège Néchadi.

    Depuis le 16 février 2019, des manifestations d’une grande ampleur ont lieu un peu partout en #Algérie pour protester contre le pouvoir corrompu. Chaque dimanche, c’est sur la place de la république à Paris que se réunit la diaspora algérienne pour soutenir la « Révolution du sourire » du nom que s’est donné ce vaste mouvement de contestation pacifique et populaire. C’est dans ce cadre que j’ai souhaité donner la parole aux femmes algériennes. Des jeunes et des moins jeunes s’expriment tour à tour sur la situation actuelle et la place des femmes dans l’Algérie de demain. On parle également de la présence des femmes dans les luttes algériennes, du code de la famille, du poids des traditions, des enjeux de la mixité et de la jeunesse.

    #Fréquence_Paris_Plurielle

  • The Adicts au Hellfest
    https://www.arte.tv/fr/videos/089122-030-A/the-adicts-au-hellfest
    j’ai aperçu le début du concert, hier soir sur arte et le voici sur #arte_concert
    Disponible du 23/06/2019 au 21/12/2019 61 min

    Quand le punk émergeait en Angleterre dans les années 70, The Adicts enflammaient la sphère #punk, grâce leurs titres simples, énergiques et efficaces. Peut-être moins connus que les légendaires Ramones, les Clash ou les Sex Pistols, ces gars du Suffolk restent néanmoins une référence pour les connaisseurs du genre. On retient de leur carrière l’entêtant Songs of Praise (1981), recueil d’hymnes fiévreux et sautillants bien représentatif du mouvement punk anglais.

    https://www.discogs.com/The-Adicts-Songs-Of-Praise/master/53873
    https://theadicts.net
    @sinehebdo leur tournée passe par le canada au mois d’août.

  • 22 juin 1994 : le génocide contre les Tutsis du Rwanda est en cours depuis deux mois et demi lorsque les autorités françaises déclenchent l’opération Turquoise, avec l’objectif officiel de mettre fin aux massacres. Le Front Patriotique Rwandais (FPR), la rébellion majoritairement tutsi, est alors en passe d’infliger une défaite militaire aux forces gouvernementales, largement impliquées dans les tueries.
    http://www.lacolonie.paris/agenda/2019/juin/bisesero

    https://survie.org/publications/4-pages/article/la-france-complice-du-genocide-des-tutsi-au-rwanda
    https://survie.org/l-association/mob/article/rwanda-bisesero-un-scandale-francais

    Alors que la justice française entend clore par un non-lieu son instruction sur Bisesero, l’un des épisodes les plus controversés de l’opération Turquoise au Rwanda en 1994, les parties civiles dénoncent le « naufrage judiciaire » que représenterait un enterrement de cette affaire dans laquelle des militaires français sont soupçonnés de complicité de génocide.

    https://www.jeuneafrique.com/dossiers/genocide-des-tutsi-au-rwanda-bisesero-le-massacre-qui-embarrasse-larme
    #Rwanda #France

  • Démantèlement de Superphénix : Déjà 20 ans de travaux et probablement autant à venir.
    Comment évoquer Superphénix sans que reviennent à la mémoire la mort de Vital Michalon en 1977, les fuites de sodium du barillet ou encore le toit du bâtiment turbine effondré sous la neige ?... Avec le nucléaire, le temps long est de rigueur ! Débuté en 1998, le démantèlement du surgénérateur, le plus puissant construit à ce jour dans le monde, est encore loin de son terme.
    La CLI du 30 octobre dernier, à laquelle la CRIIRAD a participé, nous permet de faire le point. L’année 2018 a été consacrée à la préparation de l’ouverture de la cuve du réacteur qui a été vidée, en 2017, après 12 ans de travaux, de l’inflammable et explosif sodium liquide. Ce dernier, transformé en soude, est maintenant stocké sur le site en 38129 m3 de béton, qualifié de TFA (Très Faiblement Radioactif). Habitués à mesurer les TFA en becquerels par gramme (Bq/g), les membres de la CLI restent cois quand on les informe que les déchets TFA peuvent atteindre 100 000 Bq par kilo !
    Les dimensions exceptionnelles de la cuve (20 m de hauteur et 24 m de diamètre), ainsi que les 3 bouchons qui la ferment donnent la mesure des travaux à venir. Le couvercle coeur pèse en effet 188 tonnes pour 11 mètres de hauteur. Il est enchâssé dans 2 autres bouchons tournants : le petit (212 t et 7 m de diamètre) et le grand (540 t et 14 m). Si le petit devrait être retiré en janvier 2019, le grand sera découpé en 3 morceaux pour que le pont roulant puisse le retirer fin 2019. Après cela, il faudra démanteler l’intérieur de la cuve avec ses très nombreux composants internes puis la cuve elle-même, très radioactive. Un robot devra s’en charger. Suivra le démantèlement des 4 générateurs de vapeur…
    Le site conserve par ailleurs, en piscine, le combustible qui a été retiré de la cuve. Il s’agit de 2 coeurs chargés en plutonium. Leur spécificité ne leur permet pas d’être évacués mais on nous garantit que tout sera terminé d’ici 2035. Superphénix demeure un chantier titanesque : on en sortira 80 000 tonnes de #déchets_radioactifs alors qu’on en prévoit 9000 pour les 2 tranches de Fessenheim !
    Source : Criirad
    #nucléaire

    • Des atomes et des keufs - mémoires de la lutte contre la centrale nucléaire Superphénix dans les années 70
      http://www.zoom-ecologie.net/IMG/mp3/zoomecologie_20201210_desatomesetdeskeufs.mp3
      source : https://seenthis.net/messages/891815

      Les 2e jeudis du mois accueillent une nouvelle équipe de Zoom #écologie !
      Pour cette première émission, nous avons voulu faire entendre les voix de quelques un.e.s des participant.e.s à la lutte contre la centrale nucléaire #Superphénix à Creys-Malville, entrecoupées de créations musicales originales.
      On écoute d’abord Yves François, un agriculteur qui était môme quand les travaux de construction de du #surgénérateur_nucléaire ont commencé et qui a participé à la lutte avec ses parents.
      Il raconte le mouvement #antinucléaire de la fin des années 70, la violence de la police et la solidarité des manifestant.e.s. Il parle de la manifestation géante de l’été 77 et de la mort de #Vital_Michalon, suite aux blessures causées par une grenade offensive.
      Ensuite, on écoute Georges David, militant antinucléaire qui habite juste à côté de Superphénix, et sa compagne Danièle. Lui raconte ses souvenirs de militant, elle raconte son expérience de la lutte à elle, les relations pas toujours évidentes avec un monde militant très masculin, les conséquences sur sa vie et celle de ses enfants, et les manières de poursuivre le combat.

      #radio #fréquence_paris_plurielle

  • « #Expulsion »

    Le terme « expulsion » provient du latin expulsio qui signifie « action de chasser », sous-entendu chasser une personne ou un animal d’un lieu. Son usage a beaucoup évolué depuis l’Antiquité. Il intègre le vocabulaire médical dès le XVIe siècle, puis le lexique administratif et juridique au XIXe siècle. Le terme conserve alors une forte polysémie puisqu’il est utilisé pour désigner tant l’évacuation de différentes substances du corps humain, les expulsions locatives qui se multiplient sous le Second Empire dans le cadre de l’haussmannisation, et l’expulsion administrative d’étrangers qui nous intéresse plus particulièrement ici.

    Jusqu’à la Révolution française, le mot expulsion n’est guère employé pour désigner le renvoi d’individus hors des frontières d’un État. Il semble être utilisé progressivement par l’administration après la loi du 28 Vendémiaire An VI(19 octobre 1797) relative aux passeports. Ce texte fixe le contenu de ce qui deviendra la procédure d’expulsion mais ne mentionne pas le terme. L’article 7 précise ainsi que « Tous étrangers voyageant dans l’intérieur de la République, ou y résidant […] sont mis sous la surveillance spéciale du Directoire exécutif […]qui pourra leur enjoindre de sortir du territoire français, s’il juge leur présence susceptible de troubler l’ordre et la tranquillité publique. ».

    L’expulsion n’est donc pas une peine judiciaire décidée par un tribunal mais une mesure de haute police, décision discrétionnaire pour laquelle l’autorité décisionnaire (ministre de l’Intérieur ou préfets) n’est pas tenue de préciser de motif. L’expulsion diffère ainsi des nombreuses mesures d’éloignement de nationaux et d’étrangers existant au XIXe siècle (bannissement, déportation, transportation ou encore extradition).


    https://asileurope.huma-num.fr/le-vocabulaire-de-lexil/expulsion
    #mots #terminologie #presse #histoire #fréquence #asile #migrations #réfugiés #France #médias #journalisme

  • « Ca ne valait pas la peine, mais ça valait le coup » Hafed Benotman dans L’Envolée, un livre et un CD à paraître en mars 2017 | L’envolée
    http://lenvolee.net/ca-ne-valait-pas-la-peine-mais-ca-valait-le-coup-hafed-benotman-dans-lenvo

    « En 2001, Hafed Benotman et quelques complices ont créé l’émission de #radio_anticarcérale L’Envolée et le journal du même nom. À sa mort en 2015, l’équipe du journal décide de lui rendre hommage dans un numéro qui réunit la plupart des courriers et articles publiés au fil des ans dans L’Envolée. Une façon de continuer à se marrer, gamberger et se bagarrer avec lui contre toutes les #prisons.

    À ces lettres, écrites pour la plupart en prison, nous avons joint dans ce livre : des extraits de certaines de ses interventions radiophoniques sur #Fréquence_Paris_Plurielle ; des extraits de romans parus chez Rivages (Les Forcenés, Marche de nuit sans lune, Un jardin à la cour) ; de longs passages d’entretiens qu’il a donnés au journal Article 11 en 2008, à la revue Mouvements en 2010 et à la 51e Rencontre Cinéma de Pézenas en 2013. Enfin, nous publions deux nouvelles, « La Grappe » tirée de Fraternité à perpète (L’Insomniaque, 2006) et « Une pile au coeur », inédite. En clin d’oeil à son amour des machines à écrire, nous avons regroupé ces textes et extraits en 26 thèmes. Et parce que nous aimons sa gouaille et son sens de la repartie, nous avons choisi quelques-unes de ses envolées pour en faire un disque.

    À la tienne Hafed ! Et merci.


    #Abdel-Hafed_Benotman
    https://www.mixcloud.com/Envol%C3%A9eradio/ca-ne-valait-pas-la-peine-mais-%C3%A7a-valait-le-coup

    http://www.article11.info/spip.php?page=recherche&recherche=Hafed+Benotman

  • « Qu’est-ce que l’acte de création ? » par Gilles Deleuze
    http://www.rfpp.net/spip.php?article544

    La conférence de Gilles Deleuze intitulée « Qu’est-ce que l’acte de création ? » s’est tenue le 17 mai 1987 à la Fondation Femis. Elle a été retransmise plus tard dans une émission (non datée) des Périphériques vous parlent et Génération Chaos.
    L’archive numérisée et re-montée a été diffusée sur les ondes de FPP le 14 janvier 2016 de 16h à 17h.
    http://www.rfpp.net/IMG/mp3/archives_periph_deleuze_1h.mp3
    #archives #deleuze #cinéma #philosophie #copinage #frequence_paris_plurielle

  • Le fructueux trafic des fréquences audiovisuelles | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010815/le-fructueux-trafic-des-frequences-audiovisuelles?onglet=full

    Et puis, il y a le débat de plus long terme sur l’indispensable réforme de la loi audiovisuelle. Faut-il que les fréquences restent gratuites, au risque que ces scandaleuses spéculations se poursuivent, ou faut-il les rendre payantes, au risque d’avantager les mastodontes du secteur, et d’interdire les nouveaux entrants ? Faut-il allonger bien au-delà des deux ans et demi actuels la durée avant laquelle aucune revente de fréquence n’est possible, ou bien faut-il carrément interdire une revente ?

    Les dirigeants socialistes sont de longue date pétrifiés à l’idée d’engager des débats aussi sensibles et pourtant aussi cruciaux. Très révérencieux à l’égard des puissances financières du secteur, qu’il s’agisse de Martin Bouygues ou de Vincent Bolloré, ils jouent de longue date le statu quo.

    #audiovisuel_public #csa #fréquences