• Loi de programmation de la recherche : nuit noire sur le Sénat
    https://academia.hypotheses.org/27401

    Les six premiers articles de la loi de programmation de la recherche ont été adoptés hier par le Sénat. En une soirée – une seule soirée ! –, les sénateurs et les sénatrices auront délibéré sur l’ensemble de la programmation budgétaire (articles 1 et 2), les chaires de professeurs junior (article 3), les contrats doctoraux de droit privé (article 4), les contrats post-doctoraux (article 5) et les CDI de mission (article 6). Les débats se poursuivront ce matin à partir de 10h30 ; mais, sans attendre, nous pouvons dresser un bilan d’étape, car ce qui se passe est bien au-delà de nos pires craintes. Il suffit de parcourir la version de la loi faisant apparaître les modifications du Sénat pour s’en convaincre : non seulement le Sénat n’a pas corrigé tel ou tel point de la loi de programmation de la recherche (...)

  • “Même des animaux, ils peuvent pas vivre là” : #vidéo et #témoignage de l’#enfermement dans le CRA de #Vincennes

    Dans le CRA de Vincennes comme dans toutes les autres prisons pour sans-papiers, les conditions de retention sont pourries et les humiliations et les violences sont quotidiennes. Si tous les témoignages des prisonniers-ères racontent ça, il est rare de voir des images de l’intérieur : les portables avec caméras sont interdits, pour isoler encore plus les retenu.e.s, et pour cacher toute la merde qui se passe dans ces taules.

    Malgré ça, des prisonniers sont arrivés à faire sortir une vidéo, qu’on publie ici : https://www.youtube.com/watch?v=RUwWvAwMbAU&feature=emb_logo

    Après la vidéo, on publie le témoignage d’un autre prisonnier du meme CRA, qui raconte son histoire : comment il s’est retrouvé sans-papiers après des années passées en France, l’enfermement et les violences quotidiennes des keufs.

    A Vincennes, à Mesnil et dans tous les CRA, les prisonniers et les prisonnières sont poussé.e.s au bout, mais comme le dit D., « les gens vont essayer tout pour leur liberté ».

    Ne laissons pas les retenu.e.s isolé.e.s, soutenons leur luttes !

    –---

    « Je m’appelle D., je suis là depuis 2000. J’ai fait demande d’asile et tout ça, ils m’ont rien donné, j’ai attendu jusqu’à avoir des preuves de dix ans (de séjour), j’ai déposé mon dossier en 2014, mais par contre ils m’ont donné la carte de séjour en 2016 comme ça. Du coup je travaille depuis 2017, jusqu’à 2020. c’est la que mon patron m’a dit : la carte est périmée, arrête de travailler, je ne veux pas prendre de risques… c’est ça qui m’a empeché de renouveler, les grèves SNCF, les grèves, c’est ça qui m’a empeché. Tous les jours je regarde sur internet pour prendre rendez-vous, mais j’y arrive pas, c’est bloqué. Là ils m’ont bloqué, ils m’ont empeché mes droits, ils m’ont jugé comme une personne qui vient d’arriver.

    Mais le fait est qu’on est là. On est traités pas bien, on est traités comme des animaux. T’as pas droit de parler, tu dois avoir peur d’eux. Moi une fois, ils m’ont tabassé, OK ? Pourquoi ils m’ont tapé ? Parce que j’ai crié. Ils m’ont mis dans l’isolement et j’ai crié : je suis rentré là-bas et ils ont essayé de me menotter avec la force, je me suis refusé, ils ont forcé forcé, après ils m’ont menotté et c’est passé. Le lendemain, on doit déménager (D. est transféré d’un bâtiment à l’autre du CRA), ils ont pas annoncé, ils ont dit ça à la fin de la cantine, Allez les gars, déménagez-vous. Moi j’ai dit ‘Attends, on a beaucoup d’affaires. Ils ont pas donné le temps. Là aussi, ils ont poussé, ils m’ont donné un coup de pied. J’ai rien dit. Ça c’est la deuxième fois qu’ils me tapent. La troisième fois c’était aujourd’hui.

    Aujourd’hui, on était en train de ranger, (le flic) il m’a étranglé devant tout le monde. Il a mis toute sa force, il pèse 80 kilos, il m’a ramené entre la vie et la mort ! Là je te parle et j’ai mal au cou, à la gorge. Ils ont même pas soigné, ils s’en foutent. Tu vois tout ça ? Ça fait mail.

    Après, il y a un monsieur, ça fait quelques moments qu’il était là. Après, il est sorti (du CRA), ils lui ont donné un adresse pour qu’il ramène son passeport là-bas, il va là-bas tous les jours tous les jours, (pour pointer) à la Préfecture. Hier, il vient avec son passeport, ils l’ont pris avec son passeport et ils le ramènent ici. J’ai discuté avec le monsieur, il était perdu. Aujourd’hui il s’est suicidé […] Les pompiers sont arrivés pour le réanimer (le prisonnier a survécu à la tentative de suicide : après être parti à l’hôpital, il est actuellement retourné à Vincennes).

    Il y plein de gens qui se sont suicidés ici, plein de gens qui se coupent, ils se coupent et ils se coupent encore, ça finit pas. Les gens vont essayer tout pour leur liberté. Ils ont rien fait du tout, c’est juste qu’ils ont pas les papiers. Il y en a qui ont pas les papiers, il y en a qui ont les papiers, soit Espagne soit… on doit pas être enfermés comme ça, c’est des prisonniers. En plus la bouffe, je ne sais pas, on est combien dans le salon ? On est plus de vingt trente personnes par table, et ils disent coronavirus. Tous les jours il y a un nouveau, ils vont ramener dix minimum…

    Parce que là ils ont rempli le bâtiment non ?

    Ouai oaui, ils ont rempli, tous les jours il y en a un nouveau. Là, on est mal barré, très très mal barré. On sait même pas quoi faire. […] L’infirmier, il travaille avec eux. L’Assfam, elle travaille avec eux. C’est tous pareil. Imagine, ma plainte, ça fait six jours, il y a pas de réponse.

    T’as déposé plainte à l’Assfam pour les violences ?

    Il y a six jours ! jusqu’à aujourd’hui, il y a pas de réponse, la Préfecture répond jamais. C’est quoit ce délire ? c’est pas normal !

    Et les médecins aussi c’est pareil ?

    Voilà. Tout le monde dit que c’est la préfecture, mais la préfecture n’a rien à voir avec tout ça, ça c’est leur camp, leur camp fermé qui entraîne toutes conneries là, ils traitent les gens comme des esclaves. Ce qu’ils font, c’est pas bien. Il en a qui sont prêts à mourir plutôt que rentrer au pays. Moi non, mais il y en a qui sont prêts.”

    https://abaslescra.noblogs.org/meme-des-animaux-ils-peuvent-pas-vivre-la-video-et-temoignage-de

    #CRA #rétention #détention_administrative #asile #migrations #réfugiés #France

  • À Samuel Paty : pour la défense de la liberté d’expression

    Un communiqué d’Acrimed.

    Lorsque notre association Acrimed fut créée en 1996, nos combats étaient précurseurs. Critiquer les dérives médiatiques. Combattre l’appropriation des médias par les capitalistes. Dénoncer les mensonges d’État relayés par la presse inféodée aux gouvernements et aux intérêts militaires. S’attaquer à la « circulation circulaire de la désinformation ». Défendre la réappropriation démocratique des médias. Soutenir les journalistes face aux directions autoritaires. Proposer des outils pour reconstruire la presse. Et s’élever contre toutes les formes de censure.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/30/a-samuel-paty-pour-la-defense-de-la-liberte-dexpression

    #politique #france

  • Dessins et desseins de la France coloniale
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/dessins-et-desseins-de-la-france-coloniale,4246


    https://orientxxi.info/IMG/arton4246.jpg?1603986748

    Dessins et desseins de la France coloniale

    À l’heure où les « caricatures de Mahomet » refont surface, incarnant pour certains contempteurs de l’islam la quintessence de la liberté d’expression et de l’esprit critique à la française ; où réapparait un Pascal Bruckner offensif, auteur en 1983 du Sanglot de l’homme blanc, Alain Ruscio et Marcel Dorigny (dans son introduction) nous livrent avec Quand les civilisateurs croquaient les indigènes un véritable abrégé d’histoire coloniale illustrée.

    #colonialisme #colonies

  • La #preuve dans les demandes d’#asile en raison de l’#orientation_sexuelle


    https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/atoms/files/rapport_cersa.pdf

    Terrain effectué par #Manuela_Salcedo_Robledo :

    Recherches en cours :
    « Droit d’asile pour les minorités sexuelles : comment construire la preuve de l’intime ? » financé par le Défenseur des droits et le CNRS, dirigé par Daniel Borrillo (Paris 10- LEGS).
    « Les interprètes-médiateurs en contexte migratoire » au sein du projet UPL, « Genre, Sexualité en migration ».

    https://legs.cnrs.fr/lequipe/membres/manuela-salcedo-robledo

    #migrations #réfugiés #LGBT #homosexualité #France #procédure_d'asile #persécution #rapport

  • Aujourd’hui Loic Damilaville fait le point sur les noms de domaine en .re pour l’île de La Réunion et analyse ses dynamiques sur quelques années. Radioscopie du .re https://www.afnic.fr/fr/ressources/blog/radioscopie-du-re.html #Afnic #LaRéunion #France #Internet #Réunion

    Today Loic Damilaville focuses on .re domain names for Reunion Island and analyses its dynamics over the past few years. Analysis of the .RE https://www.afnic.fr/en/resources/blog/analysis-of-the-re.html #Afnic #ccTLDs #Domains #DotRE #Internet

  • « La #pénurie de #soignants, un problème de fond qui n’a pas été réglé »
    https://www.mediscoop.net/algologie/index.php?pageID=17fe834819ac26e0b104d24cea1f6b52&id_newsletter=13949&lis

    Cécile Thibert note dans Le Figaro : « Des masques, des blouses, des médicaments… et des #soignants. Voilà qui a manqué lors de la première vague épidémique. Plus de 6 mois plus tard, les hôpitaux ont-ils massivement recruté ? « Nous avons formé 7000 infirmiers et médecins » pour ouvrir des lits de réanimation supplémentaires, a affirmé #Emmanuel_Macron mercredi soir, sans préciser ce que recouvrait ce chiffre ».

    « Concernant les embauches, la Direction générale de la santé (#DGS) indiquait […] n’avoir aucune idée du nombre de personnels hospitaliers recrutés depuis la première vague. « Le ministère ne dispose pas encore de remontées sur les embauches dans les établissements », répondait la DGS, en précisant qu’un objectif de 15.000 recrutements à l’#hôpital était d’ores et déjà fixé, sans échéance précise », observe la journaliste.
    Elle constate que « si les directions hospitalières assurent faire le maximum, sur le terrain les professionnels sont amers ».
    Christian Lemaire, secrétaire du syndicat SUD-santé au CHU d’Angers, remarque ainsi : « Nous abordons cette deuxième vague avec moins de personnel que lors de la première . Aujourd’hui, nous avons des effectifs minimums d’#infirmiers et d’#aides-soignants, ce qui ne permet aucune souplesse ».

    Le Dr Renaud Chouquer, réanimateur au centre hospitalier d’Annecy, indique quant à lui que « des gens sont partis, des postes ne sont pas pourvus, l’absentéisme n’est pas remplacé. Les problèmes habituels, quoi. Hier après-midi, il manquait deux infirmiers dans le service pour le soir. Les cadres ont travaillé toute la journée pour essayer d’en trouver ».
    Cécile Thibert relève ainsi que « la plupart des hôpitaux veulent du renfort, en témoignent les annonces de contrats courts qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Mais les infirmiers ayant une expérience en réanimation ne sont pas légion . […]

    En outre, les ratios infirmiers/malades sont plus importants en service Covid : un infirmier pour 6 patients (contre un pour 10 à 12 en temps normal) et 2 pour 4 en réanimation (2 pour 5 en temps normal) ».

    Amélie Roux, responsable du pôle ressources humaines à la Fédération hospitalière de France, déclare que « les établissements sont en grande majorité en train d’essayer de renforcer leurs effectifs [infirmiers] et ils sont en difficulté pour le faire. Ces difficultés ne sont pas nouvelles, mais elles sont accentuées par la crise sanitaire parce que les besoins sont accrus ».

    Cécile Thibert rappelle qu’« en temps normal, entre 2% et 3% des postes infirmiers ne seraient pas pourvus », et s’interroge : « La faute à un désenchantement de l’hôpital ? ».

    Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des infirmiers, observe qu’« il y a 26.000 infirmiers formés chaque année, et 180.000 infirmiers qui pourraient travailler mais ont cessé d’exercer. Si on rendait l’hôpital attractif avec de bonnes conditions de travail et des salaires corrects, on pourrait rapidement pourvoir les postes ».

    La journaliste relève ainsi que « l’augmentation de salaire de 183 euros dans le cadre du « Ségur de la santé » semble #dérisoire… ». Le Dr Chouquer déclare que « le problème de l’hôpital est préexistant à l’épidémie. Depuis des années, il y a une volonté délibérée de réduction des coûts , ce qui passe en premier lieu par une réduction des ressources humaines ».

    Cécile Thibert continue : « Lors de la première vague, 16.200soignants étaient venus aider les services submergés. Cette fois, ils ne viendront pas en nombre. […] Reste une solution : les faire venir d’autres services de l’hôpital, ce qui suppose de diminuer les prises en charge des autres malades, en particulier de reporter les opérations chirurgicales ».

    Le Pr Jean-Michel Constantin, réanimateur à la Pitié-Salpêtrière (Paris), souligne qu’« il n’y a pas de marge , l’hôpital fonctionne en flux tendu. Nous sommes inquiets de ce qu’il va se passer dans les semaines à venir ».

    Dans Le Monde, François Béguin note quant à lui que « dans les hôpitaux débordés par l’afflux de patients Covid-19, « il n’y a pas de réserve » ».

    Le journaliste observe qu’« un peu partout sur le territoire, les hôpitaux ont commencé à encaisser le choc ou se préparent à le faire. Mercredi, le « plan blanc » a été activé dans tous les hôpitaux de Bretagne, deux jours après ceux du Grand-Est. Mardi, Pierre Ricordeau, le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) #Occitanie, avait jugé la situation « extrêmement grave » dans sa région, se disant « très étonné par la rapidité et le caractère général de la poussée que nous connaissons depuis le début du mois d’octobre », avec près de 440 hospitalisations supplémentaires en une semaine ».

    François Béguin note qu’« avant la prise de parole du chef de l’Etat, plusieurs responsables hospitaliers avaient appelé à des mesures fortes pour éviter la catastrophe. [...] « On n’est pas du tout large, il n’y a pas de réserve », avait reconnu en début de semaine Aurélien Rousseau, le directeur de l’ARS Ile-de-France après avoir appelé à une déprogrammation massive des opérations dans la région ».

    Le journaliste observe que « le chef de l’Etat a expliqué que les hôpitaux ne pourraient pas compter sur des transferts massifs d’une région à l’autre comme au printemps, « parce que le virus est partout ». Pour parvenir à presque doubler le nombre de lits de réanimation, il a assuré mercredi soir que « près de 7000 infirmiers et médecins » avaient été formés ces derniers mois « pour pouvoir travailler en réanimation » ».
    « Des formations jugées insuffisantes par les professionnels travaillant dans ces services », remarque François Béguin. Bérengère Araujo, porte-parole de la Fédération nationale des infirmiers en réanimation (FNIR), déclare ainsi que « ces infirmiers ont seulement reçu 14 heures de formation théorique, c’est-à-dire une initiation. Ils vont permettre de pallier l’urgence d’une situation catastrophique mais vont rester démunis face à la complexité des prises en charge de ces patients extrêmement fragiles ».

    #covid-19 #france #catastrophe

  • Corona-profiteurs du ruissellement d’argent public vers le CAC40

    ’épidémie de Covid a justifié des aides massives aux entreprises, dont les grands groupes ont très largement profité.

    Toutes les firmes du CAC40 ont bénéficié de plusieurs formes d’aides au moins indirectes dans le cadre de la crise sanitaire. En plus du chômage partiel, des prêts garantis par l’État et des reports de charges, il y a aussi eu les plans de sauvetage et de relance sectoriels, les achats d’obligations par la Banque centrale européenne, les apports en capitaux pour protéger des entreprises « stratégiques », et la baisse de 20 milliards d’euros d’impôts de production.

    Note sur : Allo Bercy ?
    Aides publiques : les corona-profiteurs du CAC 40
    Observatoire des multinationales

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/29/corona-profiteurs-du-ruissellement-dargent-public-vers-

    #france

  • Reconfinement : la #France est en colère et le gros risque pour Macron est que le peuple se soulève contre le pouvoir - Le courrier du soir
    https://lecourrier-du-soir.com/reconfinement-national-la-france-est-nerveuse-et-le-gros-risque-

    La France s’apprête à passer à un reconfinement national. D’après plusieurs sources crédibles, c’est l’hypothèse privilégiée par l’Etat. Mais, d’ici …

    #Emmanuel_Macron

  • Les femmes biélorusses, fer de lance de la contestation anti-Loukachenko en #France

    « Je croyais être la seule Biélorusse en France. » L’ironie revient à chaque entretien réalisé avec les manifestantes biélorusses à Paris, Lyon et Grenoble… La diaspora biélorusse en France, qui compte environ 4 500 personnes, a pris conscience de son existence avec la répression des manifestations en Biélorussie, réclamant la tenue d’élections démocratiques, transparentes et régulières. Particulièrement les femmes biélorusses, aux premières loges de la contestation anti-Loukachenko.

    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/les-femmes-bielorusses-fer-de-lance-de-la-contestation-anti-loukachenko-en

    #portfolio d’@albertocampiphoto (@wereport)

    #Biélorussie #diaspora #résistance #portraits #photographie

  • Covid-19 : à Roubaix et Tourcoing, la précarité amplifie la contamination
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/28/a-roubaix-et-tourcoing-la-precarite-amplifie-la-contamination_6057599_3244.h

    La situation est particulièrement inquiétante dans les secteurs de Roubaix et Tourcoing, où les difficultés socio-économiques côtoient déjà habituellement les tristes records sanitaires. Dans une infographie réalisée à partir des données de l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF) datées du 18 octobre, Franceinfo classe les vingt communes françaises de plus de 10 000 habitants où le taux d’incidence est le plus élevé. Roubaix arrive en deuxième position (derrière Le Chambon-Feugerolles dans la Loire) avec un taux de 1 124, puis en quatrième place Wattrelos (1 046), en cinquième Tourcoing (950), etc., soit au total neuf villes du versant nord-est de la métropole lilloise dans ce palmarès inquiétant.
    « On a des hypothèses mais pas d’explications exactes pour justifier la circulation très active du virus dans ces villes, prévient Bakhao Ndiaye, docteur en épidémiologie pour SpF. La précarité peut être un facteur favorisant, tout comme la composition des familles, souvent nombreuses. Quand vous vivez à dix dans un appartement, c’est pas comme d’être à deux. » D’origine sénégalaise, le médecin veille à ce que les populations précaires ne soient pas stigmatisées : « Il y a peu d’études à ce sujet mais la promiscuité joue un rôle important, dit-il. Médecins sans frontières a réalisé une étude diffusée le 6 octobre qui montre une surcontamination dans des lieux de regroupement de personnes en grande précarité en Ile-de-France. » Au-delà de la pauvreté (un foyer roubaisien sur deux vit avec moins de 1 015 euros par mois), l’épidémiologiste pointe également la jeunesse de la population (49,2 % des Roubaisiens ont moins de 30 ans) qui parfois « ne croit pas à la dangerosité du virus », souligne-t-il.
    A Tourcoing, la nouvelle maire Doriane Bécue a annoncé la formation d’ambassadeurs pour aller à la rencontre de la population. A Roubaix, une trentaine d’habitants bénévoles, ambassadeurs de la santé animés par le Centre communal d’action sociale (CCAS), dirigeants de centres sociaux et professionnels de la prévention santé, sillonnent déjà les rues pour mieux diffuser au plus près des Roubaisiens les messages de prévention afin d’enrayer l’épidémie. « Une partie du public n’adhère pas, insiste le préfet à l’égalité des chances, Daniel Barnier. Il faut aller vers ces gens et pour cela il faut s’appuyer sur les acteurs locaux. » Mais gare à ne pas pointer du doigt les plus précaires dans cette augmentation exponentielle des cas de Covid-19. Le triangle d’or BMW de la métropole lilloise, composé des villes cossues de Bondues, Mouvaux et Wasquehal, n’est pas épargné. Le 21 octobre, le taux d’incidence était de plus de 1 000 dans le très chic quartier du Bois d’Achelles à Bondues, ville voisine de Tourcoing, rappelant que le virus n’a pas de frontières.

    #Covid-19#migrant#migration#france#precarite#logement#economie#sante

  • « Introductions » : Le Rond-Point de Saint-Avold. Nous, gilets jaunes, nos 600 premiers jours

    Syllepse nous a demandé d’expliquer comment notre livre est né. Difficile de démêler l’écheveau des multiples tentatives, envies, hésitations, enthousiasmes qui ont égrené le parcours. L’idée a germé à l’été 2019 : pourquoi ne pas profiter de la « pause » estivale dans la mobilisation pour mener des activités qui demandent plus de temps et de réflexion ?

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/28/introductions-le-rond-point-de-saint-avold-nous-gilets-

    #france #politique #lutte

  • Un récidiviste à Mayotte, jusqu’où ira le préfet de Mayotte ? [Actions collectives] ⋅ GISTI
    https://www.gisti.org/spip.php?article6495

    Un récidiviste à Mayotte, jusqu’où ira le préfet de Mayotte ?

    Rien ne semble arrêter le représentant de l’État à Mayotte, M. Jean-François Colombet.

    Dans une interview donnée à Mayotte 1ère le 13 octobre 2020, le préfet de Mayotte réitérait ses propos incendiaires liant l’arrêt des reconduites des personnes étrangères aux violences qui secouent l‘île. Le préfet de Mayotte n’en n’est pas à sa première sortie puisqu’il avait déjà tenu des propos similaires le 31 août dernier sur les mêmes ondes.

    Le 10 septembre 2020 déjà, au cours d’un point presse, ce dernier affirmait désormais vouloir “suspendre ou supprimer les titres de séjour de ceux qui n’auront pas rempli leurs devoirs à l’égard de leurs enfants”, et pour ce faire, envisageait de réunir à Mayotte… la Commission des titres de séjour.

    Visiblement très peu au fait de la législation en vigueur, le représentant de l’État semble ignorer que par dérogation (prévue à l’article L312-1 du CESEDA), aucune commission des titres de séjour n’existe à Mayotte et surtout qu’aucune disposition légale ne permet le retrait d’un titre de séjour à un représentant légal pour des agissements commis par son enfant mineur. Seuls certains faits commis par l’étranger lui-même peuvent conduire au retrait de son titre de séjour. Un paradoxe car le préfet souhaite retirer les titres de séjour aux parents d’enfants dits délinquants et assure en même temps que les troubles de Mayotte sont dus aux personnes en situation irrégulière !

    Indignes d’un représentant de l’État, ces contre-vérités ne font que renforcer le discours désormais habituel à #Mayotte, où l’État assimile l’insécurité gangrenant le 101ème département français aux personnes étrangères à l’origine, selon lui de tous les maux de l’île.

    En rendant ainsi responsables des violences les personnes étrangères en situation irrégulière et en attribuant aux seuls parents étrangers la responsabilité de ces violences, le Préfet s’enfonce ainsi - et le 101ème département avec lui - dans une logique de répression et d’effet d’annonce choc pour l’opinion publique infondés juridiquement et profondément stigmatisants.

    Au lieu de chercher à restaurer le contrat social, le préfet de Mayotte, par ce type d’annonce, fragilise l’État de droit fustige, une fois de plus, les personnes étrangères.

    #GISTI #France

  • Flambée de l’épidémie de Covid-19 en Polynésie française
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/27/flambee-de-l-epidemie-de-covid-19-en-polynesie-francaise_6057517_3244.html

    Dans cette collectivité d’outre-mer aux compétences partagées entre la France et le gouvernement local, le président, Edouard Fritch, et le haut-commissaire, Dominique Sorain, ne veulent pas d’un nouveau confinement. La Polynésie a déjà été confinée pendant plusieurs mois, et même placée sous couvre-feu, au début de l’épidémie. La restauration et surtout le tourisme sont en grande difficulté.Même au marché de Papeete, pourtant fréquenté par la clientèle locale, les commerçants souffrent de la baisse d’activité. « Les gens n’ont plus de travail et plus d’argent, alors certains jours, je ne vends rien, pas un bouquet, alors que je suis là seize heures par jour, mais je viens quand même, on ne sait jamais », se désespère Léa Haerea, une vendeuse qui n’a jamais vu une telle crise en cinq décennies. Une crise amplifiée par l’absence de caisse de chômage en Polynésie.
    A ses côtés, une autre fleuriste, Mareva Teuira, dénonce la gestion de l’épidémie : « Il ne fallait pas ouvrir les frontières aux touristes et aux remplaçants des fonctionnaires et des gendarmes, on aurait pu garder les mêmes, et c’est eux qui ont amené le virus. » La Polynésie a rouvert ses frontières le 15 juillet pour sauver son tourisme, et l’épidémie a commencé à se répandre deux semaines plus tard. Ce choix a accentué la défiance envers les élus, qui concentrent les reproches de cette commerçante : « Le premier cas de Covid à Tahiti, c’est une députée, et il y a quinze jours, c’est le président Fritch qui a ramené le virus de France, sans compter tous les élus venus voter à Papeete pour les sénatoriales, qui ont dispersé le virus dans les îles : pour moi, les politiques sont les premiers responsables. »
    Quelques jours après les sénatoriales organisées à Tahiti, plusieurs élus municipaux ont en effet été testés positifs au virus dans de petites îles jusqu’ici épargnées. Les îles et atolls isolés des cinq archipels polynésiens sont la principale crainte du ministère de la santé local. Beaucoup ne disposent que d’un infirmier pour tout professionnel de santé. Les cas sérieux doivent être évacués par avion vers Tahiti, l’île la plus habitée, la seule équipée d’un hôpital moderne. L’autre inquiétude porte sur les comorbidités : l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité sont des facteurs de risque très répandus parmi les Polynésiens.

    #Covid-19#migration#migrant#france#polynésie#sante#archipel#systemesante#frontiere#tourisme#economie#politique

  • #Mobilizon. Vos #événements. Vos groupes. Vos données.
    https://framablog.org/2020/10/27/mobilizon-vos-evenements-vos-groupes-vos-donnees

    Mobilizon, c’est notre outil libre et fédéré pour libérer nos événements et nos groupes des griffes de #Facebook. Après deux ans de travail, nous publions aujourd’hui la première version de ce logiciel, accompagnée de toute une série d’outils pour que … Lire la suite­­

    #Contributopia #ActivityPub #Communaute #contributopia #Degooglisons #Event #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #RezoTIC

  • #Mobilizon. Your events. Your groups. Your data.
    https://framablog.org/2020/10/27/mobilizon-your-events-your-groups-your-data

    Mobilizon is our free-libre and federated tool to free events and groups from the clutches of #Facebook. After two years of work, today we are releasing the first version of this software, along with a whole series of tools so … Lire la suite­­

    #Contributopia #ActivityPub #Communaute #contributopia #Degooglisons #English #événements #Event #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #RezoTIC

  • [Roman Photo] Visite guidée de #Mobilizon
    https://framablog.org/2020/10/27/roman-photo-visite-guidee-de-mobilizon

    « Concrètement, c’est quoi Mobilizon ? Comment cet outil libre et fédéré peut-il m’aider à progressivement me passer de #Facebook pour mes groupes, pages et #événements ? Et où je vais pour m’y retrouver, pour m’inscrire ? » Répondons à ces questions avec beaucoup d’images, … Lire la suite­­

    #Contributopia #ActivityPub #Communaute #contributopia #Degooglisons #Event #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #RezoTIC

  • [Photo Novel] Guided tour of #Mobilizon
    https://framablog.org/2020/10/27/photo-novel-guided-tour-of-mobilizon

    « OK, so, what is Mobilizon ? How can this free and federated tool help me to progressively do without #Facebook for my groups, pages and events ? And where do I go to get started, where do I sign up ? » Let’s answer … Lire la suite­­

    #Contributopia #ActivityPub #Communaute #contributopia #Degooglisons #English #événements #Event #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #RezoTIC

  • #Maria_Uva
    Je découvre Maria Uva en lisant le #livre « #Sangue_giusto » de #Francesca_Melandri (en italien) :

    https://bur.rizzolilibri.it/libri/sangue-giusto-2

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    Era nota col nomignolo di «l’#animatrice_di_Said». Maria era nata in Francia a Villeneuve, presso Lourdes, nella famiglia De Luca, d’origine piemontese. Suo marito, Pasquale Uva, era nato invece in Egitto da genitori pugliesi.

    Avendo intrapreso corsi da soprano, Maria Uva accompagnava le navi dei coloni italiani che passavano nel Canale di Suez per la guerra d’Etiopia del 1935-36 con inni patriottici.

    Ben presto la sua divenne una vera e propria organizzazione con la collaborazione del marito e del resto della comunità italiana in Egitto. La Uva e i «suoi» fornirono ai soldati italiani ogni genere di conforto sia economico che morale.

    Per questo la donna ebbe molto spesso problemi con la comunità inglese presente sul suolo e fu costretta a trasferirsi in Italia nel 1937.

    Finita la guerra, Maria Uva si trovò in una profonda crisi finanziaria che però ebbe termine grazie all’aiuto di un diplomatico francese che aiutò il marito a trovare un nuovo lavoro.

    Umberto II dall’esilio conferì a Maria Uva l’onorificenza di «Dama della Corona d’Italia».

    Maria Uva è morta all’età di 97 anni.

    https://it.m.wikipedia.org/wiki/Maria_Uva

    #musique #chansons #musique_et_politique #fascisme #colonialisme #histoire #patriotisme #guerre_d'Ethiopie #Italie #musique_et_fascisme #Canal_de_Suez #Port_Said #colonialisme_italien

    ping @sinehebdo

  • A l’approche de la trêve hivernale, les expulsions de bidonvilles s’accélèrent
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/26/a-l-approche-de-la-treve-hivernale-les-expulsions-de-bidonvilles-s-acceleren

    Ce que l’on voit d’abord, c’est la boue. Une boue terne et visqueuse dans laquelle les pieds s’enfoncent et que des morceaux épars de carton ou de moquette épongent vainement, le long du chemin qui marque l’entrée du bidonville.Ici, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dissimulées sur un terrain vague entre le vélodrome municipal et le bâtiment des Archives nationales de Pierrefite, environ quatre cents personnes, Roms de Roumanie, vivotaient depuis deux ans jusqu’à leur expulsion, jeudi 22 octobre. Quelque quatre-vingts baraquements avaient été construits avec des matériaux de récupération, souvent des lattes de palettes et des planches de bois aggloméré, clouées entre elles. Au fil du temps, une décharge à ciel ouvert s’était constituée en limite de terrain où, parfois contre rétribution financière, des artisans déversaient leurs gravats et autres encombrants.
    Quelques jours avant l’opération d’évacuation, menée par la préfecture, les familles faisaient part de leur inquiétude. « Où je vais aller avec mes enfants ? On va faire comment avec la pandémie et le froid ? Ici, j’ai ma caravane », expliquait Ana (le prénom a été modifié), une Roumaine de 36 ans, arrivée en France il y a dix ans. « Si on se retrouve à la rue, les gens vont croire qu’on propage le Covid », ajoutait son mari, en France depuis vingt ans.
    Le couple a cinq enfants, tous nés sur le territoire. Lorsque nous les rencontrons, à l’occasion d’une maraude sanitaire de Médecins du monde (MDM), ils font état de difficultés à scolariser les plus jeunes qui, entre les changements de lieu de vie au gré des expulsions et le confinement, n’ont pas mis un pied à l’école depuis près d’un an. Ana a eu beau se présenter aux services de la ville avec une lettre de MDM attestant qu’elle vit dans la commune, celle-ci aurait refusé de scolariser ses enfants, en violation manifeste de la loi. Dans une autre baraque, un peu plus loin, une dame fait état des mêmes difficultés.
    « Avec le démantèlement, les familles devront tout recommencer, la domiciliation, la scolarisation, le suivi médical… », regrette Adeline Grippon, « coordinatrice banlieues » pour MDM. Alertée de l’imminence d’une expulsion, la majorité des habitants du bidonville avaient déguerpi jeudi matin, partis vraisemblablement vers d’autres lieux de squat. « Il restait une trentaine de personnes à qui la préfecture a dit qu’elle enverrait des SMS s’il y a de la place au 115 », rapporte Manon Fillonneau, déléguée générale du Collectif national Droits de l’homme (CNDH) Romeurope. Depuis plusieurs semaines, les démantèlements de bidonvilles connaissent une accélération importante, alors que le confinement, puis la prolongation, jusqu’au 10 juillet, de la trêve hivernale leur avaient porté un coup d’arrêt. « Avant la prochaine trêve hivernale [qui entre en vigueur le 1er novembre], les mairies et les préfectures veulent faire le ménage », remarque Mme Grippon.
    D’après les données compilées par l’observatoire interassociatif des expulsions collectives des lieux de vie informels – et sans comptabiliser celles des campements de migrants du littoral du Pas-de-Calais et du Nord –, il y a eu vingt et une expulsions en juillet, dix-sept en août, onze en septembre et dix-neuf depuis le début du mois d’octobre. Pour cette dernière période, cela représente plus de 2 400 personnes délogées, des Moldaves, des Roumains, des Bulgares, des Albanais, des Soudanais, des Guinéens, des Ukrainiens, des Tchadiens… Une politique qui suscite d’autant plus la critique qu’elle intervient en pleine crise sanitaire. « Pendant le confinement, il y a eu des mesures spécifiques avec le prolongement de la trêve hivernale ou l’installation de points d’eau dans les bidonvilles, rappelle Mme Grippon. Là, on a l’impression qu’on est revenu aux pratiques d’avant le Covid, alors que le Covid est bien là. » « Dans le contexte sanitaire actuel, c’est totalement irresponsable de mener des expulsions sans solution d’hébergement stable », renchérit Mme Fillonneau.

    #Covid-19#migrant#migration#france#expulsion#camp#bidonville#sante#vulnerabilite#confinement#logement#mesuresanitaire

  • Covid-19 : jugeant la situation « critique », le conseil scientifique recommande de durcir les restrictions
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/10/26/jugeant-la-situation-critique-le-conseil-scientifique-recommande-de-durcir-l

    On avait prévu qu’il y aurait cette deuxième vague, mais nous sommes nous-mêmes surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis dix jours », a déclaré le professeur Delfraissy sur RTL. « La deuxième vague va probablement être plus forte que la première », a-t-il craint, en relevant que « beaucoup de nos concitoyens n’ont pas encore pris conscience de ce qui nous attend ». Il a estimé que le chiffre réel des cas devait être « autour de 100 000 par jour », alors que les cas confirmés ont atteint ces derniers jours des chiffres inédits, dépassant dimanche la barre des 50 000 en vingt-quatre heures pour la première fois depuis le début des tests à grande échelle.
    Selon lui, il y a « deux hypothèses » pour tenter de juguler cette deuxième vague. La première est d’« aller vers un couvre-feu plus massif, à la fois dans ses horaires, dans son étendue au niveau du territoire national, et qui puisse également être mis en place le week-end ». Après « dix à quinze jours (…), on pourrait regarder la courbe des nouvelles contaminations (…), et si on n’est pas dans la bonne direction aller vers le confinement ». La deuxième hypothèse est d’« aller directement vers un confinement, moins dur que celui du mois de mars, qui permette à la fois le travail, qui évidemment s’accentuerait en termes de télétravail, qui permettrait probablement de conserver une activité scolaire et qui permettrait aussi de conserver un certain nombre d’activités économiques, qui pourrait être de plus courte de durée et qui serait suivi de conditions de déconfinement très particulières, puisqu’on déconfinerait en passant par un couvre-feu ».
    « Plus on prendra des mesures rapidement, plus [elles] auront une certaine forme d’efficacité », a-t-il insisté, tout en soulignant que le conseil scientifique, chargé d’éclairer les choix de l’exécutif, « ne préconise rien ». « Nous mettons sur la table les deux grandes stratégies qui sont possibles », a-t-il relevé, ajoutant qu’il s’agit de « décisions éminemment politiques ».
    « Cette vague, elle est en train d’envahir l’Europe (…), elle va durer plusieurs semaines, voire un ou deux mois », a-t-il poursuivi, tout en refusant de se prononcer sur la situation lors des fêtes de fin d’année : « On verra pour les vacances de Noël. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#confinement#deuxiemevague#sante#retsrictionsanitaire

    • « On n’a plus le choix »

      « Le virus est tellement présent parmi nous que, là, je pense qu’aujourd’hui on n’a plus le choix, il faudrait reconfiner » , a également déclaré Eric Caumes, chef du service infectiologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, sur Franceinfo.

      « On a perdu le contrôle de l’épidémie il y a quelques semaines déjà , affirme le médecin. Le premier ministre l’a reconnu, le ministre de la santé aussi » . Si la situation continue de s’aggraver pendant quelques jours, « c’est tenable. S’ils estiment qu’elle va s’aggraver pendant deux semaines, ce n’est pas entendable, pas tenable et, dans ce cas, il faudra en tirer les conséquences le plus vite possible » . Lui voit dans le couvre-feu « un pari risqué » . « Sur le plan épidémiologique, ce n’est pas une méthode dont on connaît l’efficacité. » Il faudra attendre encore dix à quinze jours pour savoir, selon lui.

      « Le temps n’est plus aux demi-mesures. » Dans un communiqué publié ce vendredi, l’Union régionale des professionnels de santé libéraux (UPRS) d’Auvergne-Rhône-Alpes estime de son côté que les « demi-mesures du couvre-feu actuel font penser à la drôle de guerre de 1939-1940 » . Elle appelle, dans les heures qui viennent, à imposer le couvre-feu dès 19 heures et à instaurer un confinement le week-end, dernier rempart avant un confinement généralisé de la population. « On est dans une situation de guerre » , argumente auprès de France Inter le docteur Pierre-Jean Ternamian, médecin radiologue à Lyon et président de l’URPS. « Avec plus de 40 000 nouveaux cas par jour, si on prend un taux de mortalité à 0,5 %, cela veut dire qu’au bout de trois semaines on aura 200 morts par jour. »

      La crainte d’un « écroulement de l’économie »

      Alors que les demandes de la part de médecins et d’élus pour reconfiner se multiplient, le président du #Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé qu’un reconfinement total ne provoquerait pas seulement une « récession de 10 % » en 2020 mais « un écroulement de l’économie française »
      .
      Interrogé par la radio RMC, il a expliqué que l’économie se portait bien en mars lors du premier confinement, donc « les entreprises ont résisté au choc » . « Mais là les organismes sont affaiblis » , a-t-il estimé. « Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l’économie française, on risque de ne pas s’en remettre » , a-t-il insisté, avant de nuancer : « Les marchés ont une capacité de rebond incroyable, mais on va aller dans quelque chose de très très dur. »

      Dominique Costagliola, épidémiologiste, le 27 octobre 2020 :

      #crise_sanitaire #couvre-feu #entreprises #économie

    • Alors autant on prépare visiblement l’opinion à ce second confinement, autant je trouve qu’on entretient l’illusion d’un confinement « light », de courte durée, partiel… La « deuxième hypothèse » du conseil scientifique, on est tout de même dans le rêve :

      La deuxième hypothèse est d’« aller directement vers un confinement, moins dur que celui du mois de mars, qui permette à la fois le travail, qui évidemment s’accentuerait en termes de télétravail, qui permettrait probablement de conserver une activité scolaire et qui permettrait aussi de conserver un certain nombre d’activités économiques, qui pourrait être de plus courte de durée et qui serait suivi de conditions de déconfinement très particulières, puisqu’on déconfinerait en passant par un couvre-feu ».

      Genre un « confinement » de deux semaines, mais on pourrait aller travailler et aller à l’école, conserver des activités économiques… dont j’ai vraiment du mal à percevoir en quoi ce serait différent du couvre-feu « étendu » de la première hypothèse.

      Sauf que… le gars de l’ARS Paris annonce déjà qu’on arrivera à 100% des réas occupées à la rentrée après la toussaint (c’est-à-dire que c’est plus trop négociable : catastrophe sanitaire et fin de partie immédiate), que la première vague à montré qu’on ne percevait les effets du confinement qu’après 3 bonnes semaines, et que la redescente à des niveaux acceptables est elle-même très lente (en fait : la pente de la remontée depuis le milieu des vacances, c’est la pente symétrique de la lente descente depuis la quatrième semaine du confinement).

      Je vois vraiment ça partout depuis ce week-end : laisser entendre qu’on va vers des « micro »-confinements, courts, localisés, moins violents que le premier…

      Alors que la grosse question qui commence à se poser, c’est déjà : comment sauver les dépenses de Noël… de dans deux mois.

  • La santé mentale éprouvée par l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/10/24/la-sante-mentale-eprouvee-par-l-epidemie-de-covid-19_6057201_4355770.html

    Les chercheurs de SpF précisent, dans un bulletin épidémiologique publié le 7 mai, qu’un risque plus élevé d’anxiété était associé : Au fait d’être une femme, un parent d’enfant(s) de 16 ans ou moins, et de déclarer une situation financière difficile. Aux conditions de vie liées à la situation épidémique : télétravailler en période de confinement et avoir un proche malade ou ayant eu des symptômes du Covid-19.Aux connaissances, perceptions et comportements face au Covid-19 : le percevoir comme une maladie grave et se sentir vulnérable face à lui. A l’inverse, avoir une bonne connaissance des modes de transmission de la maladie, respecter le confinement, se sentir capable d’adopter les mesures de protection et avoir confiance dans l’action des pouvoirs publics diminuaient le risque d’anxiété.
    Les données de ce suivi ont aussi montré que les personnes de plus de 50 ans ont été moins sujettes à l’anxiété. Des résultats cohérents avec une étude chinoise publiée en mars 2020 dans le BMJ, qui a montré que les individus de 18 à 30 ans étaient ceux parmi lesquels les scores de détresse psychologique étaient les plus importants. « D’après les auteurs, l’angoisse des jeunes adultes pouvait s’expliquer par leur tendance à chercher activement des informations sur la maladie via les réseaux sociaux. Une autre hypothèse peut être également celle d’un biais d’échantillonnage », écrivent ainsi les chercheurs français.
    La prévalence des états anxieux a diminué de façon significative dès la seconde semaine du confinement, en chutant de cinq points. Mais, contrairement aux apparences, elle n’a pas diminué pour tout le monde, ce qui traduit une aggravation des inégalités sociales et économiques devant l’épidémie. « C’est le cas des personnes déclarant une situation financière difficile, de celles appartenant aux catégories socioprofessionnelles les moins favorisées ou encore de celles vivant en promiscuité dans leur foyer », observent les auteurs.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#santementale#confinement#vulnerabilité#inegalite#promiscuite#precarité