• Les cadeaux d’Anne Hidalgo aux milliardaires Bernard Arnault, François Pinault et Xavier Niel
    https://linsoumission.fr/2021/09/07/les-cadeaux-danne-hidalgo-aux-milliardaires-bernard-arnault-francois-p

    La maire de Paris socialiste se prépare à annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. Le précédent Président socialiste, François Hollande, s’était fait élire en annonçant que son véritable ennemi serait la finance, pour in fine bien la servir. Le résultat fut l’élection de son pur produit et serviteur, Emmanuel Macron, grâce à qui les intérêts des puissants oligarques milliardaires n’auront jamais été aussi bien défendus dans toute l’histoire de la République. Y a-t-il autre chose à attendre de la probable future candidate Anne Hidalgo ? Cette note vise, à partir de quelques exemples parisiens, d’évaluer à cet égard le bilan de l’action municipale de la maire socialiste vis-à-vis de certains de ces oligarques milliardaires. Et si les amis d’Hidalgo étaient précisément les financiers ? 

    Anne Hidalgo et Bernard Arnault, un vieil idylle
    Commençons par #Bernard_Arnault, l’homme le plus riche de France et la deuxième fortune mondiale. C’est un grand adepte des #paradis_fiscaux, de l’optimisation et de l’évasion fiscale. Si l’homme d’affaire est amateur d’art et collectionneur, son engagement dans le mécénat suit surtout une stratégie visant à améliorer l’image du groupe LVMH et accroître son rayonnement à l’international. 

    Pour le milliardaire, comme pour nombre d’oligarques, il est essentiel de tisser des liens avec le politique, de droite comme de gauche. Et côté #PS, dans l’équipe de #Bertrand_Delanoë - #Anne_Hidalgo, ça tombe bien, c’était un de leurs objectifs. #Christophe_Girard, l’ancien adjoint à la culture et maire du 4e, est en partie à l’époque choisi pour cela. Celui qui fut à #EELV avant de rejoindre le PS a occupé des fonctions de premier plan au sein de la maison #Yves_Saint_Laurent et du groupe #LVMH jusqu’en 2016.

    #Un immense terrain à prix cassé pour la Fondation Vuitton à Paris
    Bernard Arnault avait déjà obtenu pour le groupe LVMH de la Mairie de Paris l’exploitation du jardin d’acclimatation dans le bois de Boulogne par le biais d’une délégation de service public. En 2006, le Conseil de Paris va lui permettre de construire sa “ #Fondation_Vuitton ” qui sera inaugurée en 2014. Une convention de 55 ans au profit de LVMH est établie sur un terrain appartenant à la Ville et jouxtant le jardin d’acclimatation, contre une redevance de 100.000€ par an. Au vu de la superficie de 11.100m2, c’est pas cher payé, soit une redevance de 9€/m2/an.

    À titre de comparaison, la redevance versée par la FFT pour la convention d’occupation de #Roland_Garros est d’environ 60€/m2. La largesse est de taille ! Mais surtout, Bernard Arnault va pouvoir profiter du cadre fiscal du mécénat induit par la loi Aillagon. La Cour des comptes en novembre 2018 a révélé que la construction du bâtiment qui devait initialement coûter 100 millions d’euros va voir sa facture exploser à près de 800 millions d’euros au total. Du fait de l’avantage fiscal permettant de défiscaliser 60% de l’argent investi, il en coûtera 518M€ à l’Etat.

    Le musée des Arts et traditions populaires offert sur un plateau à LVMH
    Celui qui a détruit tant d’emplois, tant de vies et tout le savoir-faire français de l’industrie du textile par sa politique de délocalisation va reprendre, tout un symbole, le musée des Arts et traditions populaires pour en faire sa maison LVMH- Arts-talents-patrimoine… Le bâtiment de l’ancien Musée national des Arts et Traditions populaires qui était installé dans le Bois de Boulogne, lui aussi attenant au jardin d’acclimatation, appartenait à la Ville et avait été concédé à l’État en 1954, par une convention arrivant à échéance en décembre 2014. Ce musée avait été fermé par l’Etat, et ses collections avaient été transférées au MUCEM à Marseille en 2011. Le bâtiment, depuis cette date, avait été laissé sans utilisation, muré en juin 2013 et laissé à l’abandon.

    L’État va finalement verser une indemnité de 10 millions d’euros (un montant visant à permettre de réaliser les travaux de réhabilitation du bâtiment) à la Ville de Paris, pour la reprise du bâtiment. Mais plutôt que de recréer un établissement culturel municipal, certains parlaient d’un musée sur l’esclavage, la ville va le céder à LVMH, sans aucune mise en concurrence pourtant imposée à la moindre association culturelle. Et le “projet culturel”, normalement exigé, sera des plus sommaires. La ville va lui offrir les 10 millions d’euros perçus par L’État et établir une convention d’une durée de 50 ans pour une redevance en retour très faible de nouveau pour le groupe LVMH. Il s’agit de 150.000 euros par an, pour plusieurs milliers mètres carrés de surface, soit environ de nouveau 9€ le m2 par an, plus un faible pourcentage du chiffre d’affaires, alors qu’une partie des activités pratiquées dans le lieu (évènementielles et de restauration) sera très lucrative et bien rentable. A titre de comparaison, le prix des loyers commerciaux le plus faible dans le 16ème arrondissement est au minimum de 270€ le m2 par an… 

    Quand Anne Hidalgo prend la défense de Bernard Arnault contre ATTAC
    Les investissements ont été estimés à 158 millions d’euros, bénéficiant là encore de la règle de la déduction fiscale de 60%, donc largement financés par l’Etat. Bernard Arnault peut donc s’offrir ainsi, grâce aux largesses de la ville et de l’Etat, une “Maison LVMH / Arts – Talents – Patrimoine”, mixant résidence d’artiste, salles d’exposition et de concerts, centre de documentation sur les métiers d’art et un restaurant de 1.000 m2, qui lui permettra, sous prétexte de culture, de valoriser son image. Le domaine LVMH dans le bois de Boulogne est dorénavant une vitrine plus que conséquente, nationale et internationale pour l’empire du luxe du milliardaire. 

    Le 3 juillet, lors de l’inauguration de la réouverture après travaux des magasins emblématiques de #La_Samaritaine, l’association Attac a mené une action non violente, un tag à la gouache et des banderoles pour dénoncer le gang des profiteurs. Pendant la crise sanitaire, alors que la pauvreté explose, ces milliardaires ont en effet augmenté de 68% leur fortune ! Bernard Arnault, lui, a vu ses avoirs personnels augmenter de 62 milliards d’euros, tout en poursuivant des licenciements et ses placements dans les paradis fiscaux ! Mais, Anne Hidalgo, côte à côte avec Emmanuel Macron pour flatter l’indécent milliardaire, fut parmi les premières personnalités politiques à dénoncer le vandalisme de l’association https://linsoumission.fr/2021/07/06/hidalgo-defend-arnault-la-gauche-soutient-attac … En cohérence, elle a choisi son camp, celui des milliardaires fraudeurs du fisc, la gôche anti gouache pro LVMH… https://linsoumission.fr/2021/07/06/hidalgo-defend-arnault-la-gauche-soutient-attac

    Les cadeaux d’Anne Hidalgo à #François_Pinault
    Juste après Bernard Arnault, impossible de ne pas mentionner François Pinault, autre milliardaire. François Pinault a lui aussi utilisé des sociétés écrans situées dans les paradis fiscaux des Antilles néerlandaises pour cacher un quart de sa fortune pendant une vingtaine d’années, évitant ainsi d’être assujetti à l’impôt sur le revenu jusqu’en 1997, sans compter les stratégies d’optimisation fiscale réalisées depuis. 3ème fortune française et 59ème au niveau mondiale en 2012, avec une fortune personnelle estimée à 8,5 milliards de dollars et une fortune professionnelle de 8,1 milliards d’euros, rien que ça. Pour François Pinault, impensable de ne pas accéder lui-aussi à sa propre fondation dans la capitale. Et ce que les milliardaires rêvent à Paris, Anne Hidalgo l’exauce. La maire de Paris lui a ainsi permis de réaliser la #Fondation_Pinault au sein de la Bourse du Commerce. 

    Cette magnifique rotonde datant du XVIIIe siècle avait été cédée par la Ville de Paris à la chambre de commerce et de l’industrie de Paris-Ile-de-France (CCI) en 1949, pour 1 franc symbolique, sous réserve qu’elle y accueille des activités liées à ses missions. Fin de l’été 2015, la municipalité a demandé à la CCI de lui céder cet espace de 13.000 mètres carrés, afin d’y installer une activité emblématique, de visibilité internationale, à côté des Halles : la fondation Pinault. En janvier 2016, alors que la CCI se retrouve financièrement au plus mal, à prévoir plus de 300 licenciements, la Ville de Paris a fait une proposition de rachat jugée satisfaisante par la chambre, laquelle se verrait céder en pleine propriété un bâtiment de 14.000 mètres carrés près de République, dont elle est concessionnaire depuis 1914. L’opération va coûter 86 millions d’euros à la ville de Paris et un dédommagement de 21 millions d’euros pour la CCI ! 

    La ville, là encore, établit pour le milliardaire collectionneur, un bail emphytéotique pour 50 ans, pour un loyer annuel de 15 millions d’euros les deux premières années. Mais ce montant pouvant sembler être impressionnant revient à 1150€/m2/an, soit un loyer bien inférieur aux fourchettes hautes dans le quartier des loyers commerciaux qui sont plus autour de 2589€/m2/an. Et d’emblée, la ville a promis des loyers beaucoup moins élevés pour les années suivantes afin de tenir compte des travaux engagés. Les coûts d’entretien et d’investissement de ce site seraient très élevés (12,3 millions d’euros entre 2009 et 2015, 4 millions nécessaires pour une mise aux normes d’urbanisme et d’accueil du public). Mais François Pinault, en bon mécène désintéressé comme Bernard Arnault, sait user lui aussi de la loi Aillagon de défiscalisation de l’argent investi dans la fondation. Ces milliardaires savent défendre leurs intérêts au point de réussir à les faire passer pour de l’intérêt général ! 

    Les liens d’Anne Hidalgo avec Unibail-Rodamco-Westfield, le premier groupe coté de l’immobilier commercial au monde
    Sans chercher à être exhaustif, on ne peut traiter du rapport d’Anne Hidalgo avec les milliardaires et les grandes entreprises au top dans la financiarisation capitaliste sans traiter d’ #Unibail-Rodamco-Westfield , le premier groupe coté de l’immobilier commercial au monde. 

    Avant d’être Maire de Paris, Madame Hidalgo a été 1ère adjointe de Bertrand Delanoë de 2001 à 2014. Un des gros dossiers d’urbanisme de l’équipe municipale fut celui des Halles. Si les débats à l’époque ont surtout porté sur les aspects esthétiques et la Canopée, l’opération de rénovation des #Halles prévoyait surtout une immense braderie, puisque ce bâtiment emblématique de Paris, porte d’entrée dans la capitale via les immenses stations de métro et RER qu’il abrite, au profit de l’entreprise Unibail.

    Cette cession du centre commercial, qui a eu lieu en 2010-2011, a profité de manière aberrante à l’entreprise, aux dépens de la collectivité : la Ville a ainsi réalisé 1 milliard de travaux dans le bâtiment avant de le céder (sans contribution d’Unibail, alors que l’entreprise devait initialement contribuer pour 238M€ aux travaux, mais ce concours a été annulé). Elle cède pour 142 millions un centre commercial qui doit en valoir dans les 700 millions selon l’évaluation de la CRC en 2018, qui estime que “le réaménagement des Halles a profité de manière déséquilibrée à Unibail-Rodamco(-Westfield) potentiellement au détriment 1) des finances de la Mairie et 2) de l’intérêt public considéré plus généralement.”)

    De plus, la surface commerciale a été étendue, ce qui accroît la marchandisation aux dépens de l’intérêt général et notamment à l’encontre des revendications des riverains.

    Les liens de Mme Hidalgo et de son équipe avec cette entreprise ne s’arrêtent pas là : en effet, elle a décidé en 2014 de permettre à #Unibail de construire au coeur du Parc des expositions qui était déjà délégué en délégation de service public à Viparis, filiale d’Unibail, la gigantesque Tour Triangle, bâtiment anti-écologique, contesté par les riverains, des élu.es (comme #Alexis_Corbière et moi-même à l’époque et les élu.es écologistes) et spéculatif. D’après un rapport de la CRC, publié en juin 2020, on a appris de plus que la Ville avait dans le cadre de ce projet offert un cadeau de 263 millions d’euros, sans raison, à l’entreprise Unibail !

    En effet, en 2014, la Ville a résilié de manière anticipée le contrat de délégation du Parc des expositions qui la liait à Unibail, afin de signer un nouveau contrat intégrant la présence de la future Tour Triangle. La résiliation a été l’occasion d’une indemnisation d’Unibail à hauteur de 263 millions d’euros, pour le dédommager de cette résiliation anticipée… C’est pourtant l’entreprise Unibail le premier bénéficiaire, puisqu’elle a obtenu le nouveau bail du Parc des expositions et de la Tour triangle, pour une durée de 50 ans ! Après la braderie des Halles à Unibail en 2011, c’est un nouveau cadeau injustifié fait par la Ville à cette multinationale, qui va déjà profiter de larges bénéfices du fait du projet de Tour triangle (si le projet voit le jour car il est tellement à contre temps !) et qui a, selon les termes de la CRC, “durablement renforcé sa situation sur son secteur d’activité”.

    Pour rendre concret ce montant, avec 263 millions d’euros on pourrait très très largement héberger et garantir un accompagnement social à l’ensemble des sans-abris parisiens et mal logés pendant 5 ans !

    De plus, avec un loyer de 2 millions d’euros par an pour une durée de 80 ans (et 8 millions versés à la livraison du bâtiment), la convention est assez généreuse : rien que les 77.000m2 de bureaux prévus peuvent permettre à Unibail d’engranger environ 80 millions d’euros par an, montant qui n’inclut pas les bénéfices liés à l’espace de conférences, à l’hôtel de luxe, aux locaux commerciaux en pied d’immeuble.

    Anne Hidalgo et Xavier Niel
    Dernier exemple pour la route dans cette note, parlons des largesses de la ville avec #Xavier_Niels et sa station F. Non content de faire de la capitale la vitrine des milliardaires, du luxe, de la transformer en centre commercial géant, l’équipe municipale d’Anne Hidalgo entend en faire une vitrine de l’innovation, la capitale des #start-up, de quoi faire rougir de plaisir Emmanuel Macron qui s’auto présente comme le Président de la start-up Nation. 

    L’équipe se tourne naturellement vers un autre milliardaire, Xavier Niel. Il est le fondateur et actionnaire principal d’ #Iliad, groupe de télécommunications français, maison mère du fournisseur d’accès à internet #Free et de l’opérateur de téléphonie mobile #Free_mobile. C’est aussi un parisien qui vit par ailleurs dans un somptueux palais dans le 16e arrondissement. 

    Pour monter la station F, plus grand incubateur numérique à start-up d’Europe, la SNCF va céder la #Halle_Freyssinet à la Ville de Paris qui la cède ensuite au groupe Free en 2016 pour 70 millions d’euros, soit pour 1800€ le m2 dans une zone où au même moment le prix du m2 avoisinait les 8000 €. 

    Pur hasard ? #Jean-Louis_Missika, l’adjoint d’Anne Hidalgo à l’urbanisme durant la précédente mandature, celui qui pilota en grande partie sa campagne municipale “Paris en commun”, très actif sur ce dossier, avait auparavant travaillé comme lobbyiste auprès de Free et de Xavier Niel…C’est vrai qu’il avait été en grande partie choisi pour avoir siégé dans une cinquantaine de conseil d’administration de grande entreprises et notamment chez free. Son soutien lors de la présidentielle à Emmanuel Macron n’avait en aucun cas entaché leur collaboration politique.

    Si la station F peine à fidéliser les 1000 start-up promises du fait de nombreuses difficultés pour garantir l’efficacité des services promis et de bonnes conditions matérielles (même le wifi dysfonctionne, quel comble pour le patron de Free !), la gare de la start-up nation-capitale accueille de beaux voyageurs, comme le fondateur d’ #Airbnb, la numéro 2 de #Facebook, le PDG de #Microsoft… Le jour de l’inauguration du lieu, le 29 juin 2017, en présence d’Emmanuel Macron, fut précisément le même jour où celui-ci avait déclaré “Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien.”

    Par Danielle Simonnet.

    #paris #Saccage2024 #anne_hidalgo #ps #enMarche #paris #jo du #fric

  • HYPERTROPHIE DU GROTESQUE : Mr AILLAGON COMMENTE TROIS ŒUVRES DE LA COLLECTION PINAULT par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)
    https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2021/08/29/hypertrophie-du-grotesque-mr-aillagon-commente-trois

    Mr Aillagon (Directeur de la collection Pinault, ex-ministre de la culture, ex- directeur du Château de Versailles et du Centre Pompidou) est assurément la figure la plus emblématique de cette hystérisation du vide , de cette fellation compulsive du rien, de l’intellectualisation de la niaiserie crasse, de la surqualification de l’incompétence, propres au monde de l’art dit « contemporain » et de sa critique flagorneuse tétanisée par tant d’imbécilité. …. « La conjuration des imbéciles » disait Jean Baudrillard, de l’AC…

    1 -« Cette grande œuvre de Jeff Koons, représente l’artiste lui-même avec son épouse de l’époque, la star porno italienne Ilona Staller, dite « la Cicciolina ». Il se représente ainsi le jour de leur mariage, en train de s’embrasser. C’est une illustration de la joie nuptiale hypertrophiée, exagérée  » , , explique Jean-Jacques Aillagon…

    2 – « L’artiste Cattelan représente ici des corps drapés, qui à l’observation s’avèrent anatomiquement absurdes, tant la position de leurs membres est peu conventionnelle »  , explique le même Aillagon…

    3 – Au sujet de Bear and Rabbit On a Rock,  oeuvre de papy pervers chocolat plug anal giga-merde Paul McCarthy (clou de l’expo Pinaullt) figurant l’étreinte sexuelle de deux grandes peluches anthropomorphes d’une lapine blanche et d’un ours brun. Le re-même Aillagon s’est encore une fois surpassé aux bords de l’épectase, en déclarant tout de go que la bouche béante de la lapine lui rappellerait l’Extase de sainte Thérèse  du Bernin…Oui, il l’a dit…

    #fumisterie avec l’ #argent_public #flagornerie #niaiserie #incompétence #perversité #EnMarche #france #en_vedette #art_contemporain #art_contemporien #vide_intellectuel #élites_intellectuelles #Aillagon #Jean-Jacques_Aillagon #escroquerie #hystérisation #incompétence #fellation_du_vide #pinault
     #françois_pinault #Paul_McCarthy #élites

  • Comment, au printemps et malgré les restrictions de déplacements, de grands patrons ont voyagé en jets privés
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/14/comment-au-printemps-et-malgre-les-restrictions-de-deplacements-de-grands-pa

    ....Ils se partagent l’usage de cet hélicoptère à l’année avec une autre grande dynastie du CAC 40, les Pinault – François, le père et fondateur du groupe de luxe Kering, et François-Henri, le fils et actuel PDG du groupe –, afin de parcourir en une petite heure et loin des regards indiscrets la distance entre Paris et Dinard ou Saint-Malo. Les deux clans y possèdent des villas. Celle des Pinault, classée monument historique en 2019, surplombe depuis quatre-vingts ans la pointe de la Malouine à Dinard. (...)
    La demeure, flanquée d’une piscine d’une centaine de mètres carrés et de quatre pavillons pour chacun des enfants du patriarche, fait face à la plage du Havre de Rothéneuf, un site préservé où mouillent des bateaux de plaisance à l’abri du vent. Une échappée à l’air de l’océan pour Martin Bouygues, trois jours après sa reconduction à la tête du groupe familial ? Interrogé sur ces déplacements, ce dernier fait savoir, par l’intermédiaire de son directeur de la communication, que lui et son épouse – qui est présidente du Château Montrose, un domaine viticole du Médoc, à 390 kilomètres de là – « étaient à cette période dans la région de Dinard pour un motif d’ordre professionnel ». Le couple ne s’est-il pas rendu dans sa maison de vacances, demande Le Monde, conformément à ce que ses sources lui ont relaté ? Silence radio du côté de Bouygues.
    L’arrivée du couple à Dinard, malgré les restrictions, n’a en tout cas pas étonné les personnels de l’aéroport que nous avons interrogés. Car, si pour les voyageurs anonymes, la plupart des aéroports avaient fermé leurs portes – celui de Dinard ayant arrêté tout vol commercial du 24 mars au 3 juillet –, leurs pistes sont restées ouvertes aux évacuations sanitaires, au transport de matériel médical, au rapatriement de concitoyens bloqués à l’étranger… et aux vols privés. Un ballet de jets qui n’a été que peu entravé par l’obligation légale de justifier son voyage par un motif impérieux, fût-il professionnel ou personnel. Selon Eurocontrol, l’organisation chargée de la sécurité de l’espace aérien européen, l’aviation d’affaires française a bien moins souffert de la pandémie que le reste du secteur. Là où presque tous les vols commerciaux traditionnels et les vols low cost ont été annulés jusqu’en juin, opérant seulement entre 1 % et 9 % du trafic habituel à cette période, les vols privés ont rapidement retrouvé leur clientèle, opérant un quart de leurs vols habituels au 15 avril, en plein confinement, puis la moitié au 15 mai, alors que les restrictions de déplacement n’ont été levées que deux semaines plus tard.
    Dans le cadre d’un projet visant à documenter l’usage des jets privés, soutenu par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), Le Monde a eu accès aux données de vol de quelque 800 aéronefs ayant transité par 50 des principaux aéroports français d’affaires et une quinzaine d’équivalents étrangers entre le début du confinement, le 17 mars, et la fin des restrictions de déplacement, le 1er juin. Parmi ces vols, le caractère impérieux de certains déplacements interroge : y aurait-il eu un trou d’air dans le dispositif de contrôle des déplacements aériens ? A l’image de nombreux Français qui ont contourné les restrictions de déplacement au volant de leur voiture pour s’accorder quelques jours loin de leur lieu de résidence, de grands dirigeants ont fait de même pour rejoindre la côte. A ceci près que ces chefs d’entreprise ont fait usage des moyens qui sont les leurs – l’aviation privée, sa discrétion proverbiale et sa très grande flexibilité à l’égard des besoins du client. Liste de passagers tronquée, attestations professionnelles de complaisance…
    Jusqu’à la levée des restrictions, la vérification du motif des déplacements en jet privé était assurée par la gendarmerie des transports aériens (GTA), en lien avec les gendarmeries départementales, la police de l’air et des frontières et les douanes, selon les aéroports et la nationalité des passagers. « Si des vols peuvent passer sous les radars en temps normal, la période de confinement a facilité les contrôles et la surveillance au regard du désert ambiant », explique le général Jean-Pierre Gesnot (GTA), faisant référence à la chute drastique des vols commerciaux. Et de préciser : « Les contrôles ont été aussi systématiques que possible. Nous étions prévenus des mouvements grâce aux plans de vol déposés par les personnes souhaitant voler. Si les intéressés partaient d’un aéroport où nous étions implantés, nous effectuions le contrôle des motifs au départ. Sinon, comme dans le cas d’un vol parti de l’étranger, c’était fait à l’arrivée. »
    Des propos confirmés par des agents de terrain, qui nuancent cependant : « On fait surtout une vérification documentaire, c’est-à-dire que l’attestation de déplacement dérogatoire a bien été remplie et que les passagers ont un justificatif de leur employeur, s’il s’agit d’un déplacement professionnel, ou un certificat médical, s’il s’agit d’un déplacement personnel, explique un agent basé au Bourget qui a requis l’anonymat, craignant des sanctions. Mais on n’avait aucun moyen de vérifier que le déplacement était vraiment nécessaire, surtout s’il s’agit de patrons qui font faire des attestations par leur propre entreprise. »
    De fait, s’il y a bien eu quelques avions refoulés, « c’était des gens qui n’avaient fait aucun effort » pour dissimuler le caractère récréationnel de leur voyage, poursuit-il. Le 4 avril, les passagers d’un avion privé – sept hommes d’affaires originaires d’Europe de l’Est et du Sud, la quarantaine ou la cinquantaine, accompagnés de trois jeunes femmes – en ont fait l’amère expérience à leur arrivée à Marseille. Ils avaient prévu de passer le confinement dans une luxueuse villa cannoise, expliquant à certains interlocuteurs qu’il s’agissait d’un voyage d’affaires et à d’autres qu’il s’agissait d’un voyage en famille, avec nounou, cuisinier et agent de sécurité. Ces justifications ont peiné à convaincre les gendarmes et la police aux frontières sur place, qui ont estimé qu’il s’agissait d’escort-girls et de leurs riches clients. Quatre heures après leur atterrissage dans la cité phocéenne, c’est donc retour à la case départ – Londres – pour les passagers, sans toutefois avoir été verbalisés. Ils n’ont pas, d’un point de vue juridique, posé les pieds sur le sol français.
    Une source de la gendarmerie cite également une dizaine de cas en Corse, tous impliquant des étrangers. Parmi eux, une famille monégasque, vivant à Londres, et voulant « se mettre au chaud dans leur villa corse », mais aussi des Allemands venus d’Afrique pour rejoindre Porto-Vecchio, ses plages et sa marina appréciée des propriétaires de yachts. Eux ont été ravitaillés avant d’être refoulés, là où une Allemande venue d’Angleterre a pu rester à force de supplications, malgré les « sérieux doutes des douaniers sur place », relate un gendarme affecté sur l’île de Beauté. Certains patrons français, eux, ont pu aller vivre leur confinement sur la côte, avec la bénédiction de leur entreprise, qui a mis à leur disposition un jet pour retourner au bureau en cas de besoin. Un cadre dirigeant de LVMH, parti avec sa famille dans sa maison secondaire du Sud-Ouest, a ainsi effectué les 24, 26, 31 mars et 2 avril des allers-retours entre Biarritz et Paris à bord du jet du groupe de luxe. Interrogée par Le Monde, la compagnie confirme ces trajets « entre son lieu de confinement et le siège du groupe pour des raisons professionnelles impérieuses ». Le cadre a-t-il bénéficié de « contrôles très légers », lui permettant un « accès direct aux avions », ainsi qu’une source au Bourget nous l’a relaté ? A cette question, le groupe de luxe ne répond pas. Certains ont trouvé une astuce simple pour limiter les contrôles : figurer comme membre d’équipage de son jet, et non comme passager. Ancien industriel de la limonade Lorina, désormais président du Trot, l’association organisant les courses et la filière d’élevage équine, Jean-Pierre Barjon s’est rendu à Cannes le 20 mai depuis Paris. Sur les documents officiels, il figure comme pilote et son Embraer Legacy 450 voyage officiellement « à vide ». Au retour, trois jours plus tard, seule sa mère figure au manifeste passager. « Généralement, on considère que les vols sans passager sont des vols techniques, à la suite d’une maintenance, ou alors que ce sont des vols “taxi” destinés à aller chercher quelqu’un au point d’arrivée, donc on ne les contrôle pas en priorité », explique un agent des forces de l’ordre ayant dans son périmètre la cité du festival.
    L’homme d’affaires amateur de nautisme reviendra à Cannes le vendredi 29 mai. « Cette fois, c’était une vraie petite colonie de vacances, poursuit l’agent, évoquant la demi-douzaine de passagers ayant débarqué de l’avion de M. Barjon. Mais à quoi bon s’attirer des problèmes à quelques jours de la fin des restrictions… » Le 1er juin, la limite de déplacement des 100 kilomètres autour du domicile sans justification impérieuse allait être levée dans l’Hexagone. Jean-Pierre Barjon, lui, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Outre l’attestation professionnelle dûment remplie, des forces de l’ordre ont décrit au Monde d’autres méthodes employées pour limiter les risques de contrôles en pleine pandémie : utiliser de petits aérodromes, là où les agents ne sont pas toujours présents, faire parvenir tardivement les plans de vol, ou en envoyer de multiples, vers diverses destinations pour brouiller les pistes… Une stratégie du leurre employée par un chef d’entreprise parisien mi-mai. A bord de son avion privé, immatriculé par le biais d’une structure opaque dans un paradis fiscal bien connu aux Etats-Unis – le Delaware –, cet amateur de tours de passe-passe a d’abord voyagé vers une destination compatible avec un motif professionnel – Perpignan –, avant de faire repartir une heure plus tard son avion, officiellement vide, vers une seconde plus riante : Ibiza

    #Covid-19#migration#migrant#france#sante#deplacement#economie#elite#jetprive#paradisfiscal

  • François Pinault (et Le Point), rendez l’argent ! - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Francois-Pinault-et-Le-Point-rendez-l-argent

    Chaque année, Le Point dépouille l’État de plusieurs centaines de milliers d’euros en aides à la presse [1]. Les chiffres sont éloquents : en 2016, Le Point et son site Internet (lepoint.fr) ont touché 855 302 euros d’aides publiques (292 951 € en 2017, soit plus d’un million en deux ans), alors que ce journal est sous perfusion publicitaire et surtout appartient à quelqu’un dont la fortune s’élève à 29 milliards d’euros !

    Faisons le calcul : 29 milliards moins 855 302, ça fait toujours 29 milliards…

    Alors que #François_Pinault, Etienne Gernelle – le directeur du Point – et Sébastien le Fol – le directeur de la rédaction, rendent l’argent que la République Française leur a octroyé.
    Merci.
    Mathias Reymond

    #acrimed

  • Notre-Dame-des-Landes - Paris
    Jean-Pierre, cette victoire est aussi la tienne…

    https://lavoiedujaguar.net/Notre-Dame-des-Landes-Paris-Jean-Pierre-cette-victoire-est-aussi-la-

    Retour sur la victoire enthousiasmante du mouvement contre l’aéroport vue par un ancien membre du collectif Notre-Dame-des-Landes - Paris. L’occasion d’un brin de nostalgie et de joie à propos de cette formidable aventure.

    Un éclair dans une période pourrie

    Lorsque Hollande arrive au pouvoir, on sent que ça va être long. Les luttes sont au point mort depuis déjà deux ans et sont pas prêtes de reprendre tant une grande partie du mouvement social croit encore aux promesses de « la gauche gouvernementale ». La rentrée sociale n’en est pas une et chacun essaie de combler le vide par un militantisme du quotidien qui n’a pas trop de sens et qui peine à faire le lien avec des gens… On avait bien entendu parler de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à ce moment-là. (...)

    #Notre-Dame-des-Landes-Paris #solidarité #CICP #squat #cabane #François_Pinault #Salma_Hayek #Jean-Pierre_Petit

  • La directrice adjointe du « Point » est licenciée pour « motif inavouable »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190217/la-directrice-adjointe-du-point-est-licenciee-pour-motif-inavouable

    Directrice adjointe de la rédaction du Point, #Olivia_Recasens a fait l’objet d’un licenciement pour faute grave, sans indemnités ni préavis. Selon son avocat, la procédure légale n’a pas été respectée parce que le motif du limogeage est « inavouable ». Mediapart a mené l’enquête sur cette mystérieuse affaire où resurgit l’ombre de Vincent Bolloré.

    #France #Etienne_Gernelle #François_Pinault #Le_Point #médias

  • L’autre jour j’ai reçu un coup de téléphone de #Jane_D.Hartley, ambassadrice des États-Unis en France (c’est la bourge avec qui je pose là au-dessus) : elle m’a appris que votre pays de ploucs avait subi des attentats de la part des sarrasins. Je me suis dit, « mais qu’est-ce que j’en ai à foutre qu’ils ne sachent pas gérer leurs esclaves, franchement ? » Je trouvais ça bizarre que Jane me contacte pour ça, mais c’est une sacré filou, donc j’aurais dû me douter qu’elle avait un truc intéressant à me proposer (par intéressant, je veux dire qui va me rapporter un max).

    Elle m’a dit : « Jeff, listen to me, j’ai réussi à embobiner cette cruche d’Anne Hidalgo, y’a un gros billet à se faire en leur faisant croire que l’Amérique va faire un geste envers le peuple de France. Trouve un truc, n’importe quoi, un smiley géant, un nounours, un gode, un étron, des fleurs à la con, ils vont gober, ne t’inquiète pas. »
    Des fleurs à la con ? lui répondis-je, ça me paraît une bonne idée ! Et je ne m’inquiète pas sur le fait qu’ils n’y verront que du feu, regarde comme je suis populaire dans leur pays ! Je vais faire passer la pilule en leur disant que c’est « un symbole de souvenir, d’optimisme et de rétablissement, afin de surmonter les terribles événements qui ont eu lieu à Paris il y a un an « .
    Ah et je sais, on va faire des tulipes, ça ressemble un peu à l’anus multicolore d’Arielle Dombasle, ça va les faire kiffer ! Un acte d’amour quoi. Pas vrai le blond ? Hahahahahaha !!!!!


    #anne_Hidalgo #Jeff_Koons #François_Pinault #France #USA
    source : http://moncul.org

    • Les 8 personnes les plus riches au monde possèdent 426 milliards de dollars, soit autant que les 3.6 milliards de personnes les plus pauvres, soit la moitié de la planète.

      Alors que près d’un milliard de personnes survivent avec moins de 2 dollars par jour, ces 8 personnes les plus riches peuvent vivre plus d’un siècle en dépensant 1 million de dollars par jour sans être ruinées :

      1. Bill Gates : américain, fondateur de Microsoft (patrimoine de 75 milliards de dollars)
      2. Amancio Ortega : espagnol, fondateur d’Inditex qui détient la chaîne de prêt-à-porter Zara (patrimoine de 67 milliards de dollars)
      3. Warren Buffet : américain, PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway (patrimoine de 60,8 milliards de dollars)
      4. Carlos Slim Helu : mexicain, propriétaire de Grupo Carso (patrimoine de 50 milliards de dollars)
      5. Jeff Bezos : américain, fondateur, président et directeur général d’Amazon (patrimoine de 45,2 milliards de dollars)
      6. Mark Zuckerberg : américain, président, directeur général et cofondateur de Facebook (patrimoine de 44,6 milliards de dollars)
      7. Larry Ellison : américain, cofondateur et PDG d’Oracle (patrimoine de 43,6 milliards)
      8. Michael Bloomberg : américain, fondateur, propriétaire et PDG de Bloomberg LP (patrimoine de 40 milliards de dollars)

      #oxfam #riches #pauvres #richesse #pauvreté

      en anglais :
      https://seenthis.net/messages/560881

    • Les 21 #milliardaires_français les plus riches sont, en ordre décroissant de leur patrimoine net :

      #Liliane_Bettencourt : héritière de la marque de cosmétiques l’Oréal ; #Bernard_Arnault : propriétaire du groupe de luxe LVMH ; #Serge_Dassault : président du groupe aéronautique Dassault ; #Francois_Pinault : fondateur de Kering un des leaders mondiaux de l’habillement et des accessoires ; #Alain_Wertheimer et #Gerard_Wertheimer : propriétaires de Chanel et des cosmétiques Bourjois ; #Xavier_Niel : fondateur du fournisseur d’accès internet et opérateur mobile Free ; #Emmanuel_Besnier : PDG de Lactalis ;
      #Jean-Claude_Decaux : fondateur de la société JCDecaux ; #Patrick_Drahi : président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice, principal actionnaire du groupe SFR, de Virgin Mobile ; #Vincent_Bolloré : PDG du groupe Bolloré et à la tête des conseils de surveillance de Vivendi et du groupe Canal+ ; #Pierre_Bellon : fondateur et président d’honneur de Sodexo ; #Carrie_Perrodo, propriétaire et co-fondatrice du groupe pétrolier Perenco,
      #Martin&Olivier_Bouygues : respectivement PDG et Directeur général délégué du groupe Bouygues ; #Michel_Leclercq : fondateur de Decathlon ; #Alain_Merieux : fondateur de bioMérieux, leader mondial de la microbiologie ;
      #Bernard_Fraisse, fondateur de Fareva, important sous-traitant pharmaceutique ; #Marie_Besnier_Beauvalot, une des héritières du groupe Lactalis ; #Jean-Michel_Besnier : un des héritiers du groupe Lactalis ; #Jean_Pierre_Cayard : directeur de la Martiniquaise, spécialisée dans la fabrication et la distribution de vins et spiritueux ; #Louis_Le_Duff : fondateur du Groupe Le Duff, qui regroupe des enseignes de restauration et d’alimentation telles que Brioche Dorée, Del Arte, Bridor, etc.

    • Il n’y a pas les Mulliez dans la liste ?
      Curieux, un euro sur 10 dans le commerce, c’est pour leurs magasins.
      C’est une fortune professionnelle, au statut étrange.

      Pas mal de bonnes informations sur http://richessem.eklablog.com/challenges-classement-des-grandes-fortunes-2016-a126333158
      Exemples :
      – Article 241 - Les faux calculs de Challenges sur les grandes fortunes - le cas Klaba
      http://richessem.eklablog.com/article-241-les-faux-calculs-de-challenges-sur-les-grandes-fortu
      ❝a126662760
      Article 239 - Les faux calculs de Challenges sur les grandes fortunes - le cas Dassault
      Par Benoit Boussemart le 20 Juillet 2016 à 10:31

      Bonjour
      Après 4 pages (entre les pages 68 et 73) consacrées à l’épopée Dassault, Challenges nous livre son évaluation de la fortune familiale à 20 milliards d’euros. Bel arrondi. Nous sommes restés dans Capital à 14,06 milliards ; soit une « petite » différence de plus de 40%. Avec une explication limpide de Challenges sur la hausse de la fortune : de 2,5 Mds (évaluation de Challenges l’année dernière à 17,5 Mds), suite à « sa montée au capital de Dassault Aviation ».

      On croit rêver ! La fortune de Dassault est évaluée à partir de son holding familial : GIMD (Groupe Industriel Marcel Dassault). Et entre l’année dernière et cette année, le nombre de titres des sociétés détenues a évolué comme suit :
      – Dassault Systèmes : de 105 386 646 titres (41,11% du capital) à 105 716 646 (41,18% du capital) ;
      – Dassault Aviation : de 5 118 240 titres (50,55% du capital) à 5 118 240 titres (56,11% du capital). Le nombre de titres est inchangé ; c’est le % de détention qui grimpe, suite à une annulation de titres rachetés par Dassault Aviation, et non par GIMD ; et le récent rachat de titres Dassault Aviation (suite au désengagement d’Airbus) a également été effectué par Dassault Aviation. Les titres ont été vendus à 950 € l’action.
      – Immobilière Dassault : de 3 596 259 titres (59,47% du capital) ) à 3 666 132 titres (59,57% du capital) ;
      – Veolia Environnement : de 32 088 732 titres (5,71% du capital) à 26 788 732 titres (4,76% du capital) ;
      – Bio Mérieux : de 2 013 470 titres (5,1% du capital) à 2 013 470 (5,1% du capital).

      Toutes ces sociétés sont cotées : « Challenges » est donc dans l’obligation de valoriser ces titres à la valeur boursière. Ou alors, c’est du grand n’importe quoi. La moyenne des cours de bourse que nous avons retenue pour ces sociétés était respectivement de 70,13 €uros, 1 045,83 €, 36,4 €, 21,43 € et 112 € ; ce qui valorise ces sociétés cotées à 13 700 M€ (chacun pourra vérifier le calcul en multipliant de nombre de titres par la valeur des titres) ; il faut ajouter à ces sociétés les valorisations de Dassault Média (313 M€), d’Artcurial (12 M€) et de Château Dassault (35 M€). Le groupe est donc valorisé pour cette année à 14 060 M€.

      Si nous prenons la valeur actuelle des titres (vendredi dernier, clôture de bourse), nous avons respectivement 70,41 €, 962 €, 40,75 €, 19,35 € et 120 € ; ce qui valorise les sociétés cotées à 13 277 M€. En ajoutant les mêmes valeurs pour Dassault Media, Artcurial, et Château Dassault, ainsi que la dernière valorisation de trésorerie nette de GIMD (qui vient d’être publiée) à 165 M€, nous obtenons une valeur totale pour la famille Dassault de 13 802 M€.

      Challenges, à nouveau, est dans les « choux ». Il faut se demander pourquoi :
      – tout d’abord, il confond une hausse relative de la participation de GIMD dans Dassault Aviation (de 50,55% à 56,11%) avec le nombre de titres réellement détenu, qui lui ne bouge pas : Messieurs de Challenges, le nombre de titres de Dassault Aviation est passé de 10 125 897 titres l’année dernière, à 9 122 538 titres (suite à une annulation de titres rachetés par Dassault Aviation, et non par GIMD) ;
      – ensuite, il confond la valeur des actifs et passifs de Dassault Aviation, qui reprend ces achats de titres auto-détenus et leur impact sur le passif, avec la valorisation boursière. GIMD possède des titres Dassault Aviation, à la valeur boursière. Cette valeur tient compte de toutes les opérations faites par Dassault Aviation (bonnes comme mauvaises nouvelles - ventes de Rafales, ou rachat de titres ...) ; et seule cette valeur boursière compte ;
      – enfin, et comme à l’habitude, Challenges ne prend pas en considération les aspects financiers internes à GIMD. Ce qui valorise en plus le groupe cette année pour 165 M€.
      Lorsque tout cela est pris en compte, le Groupe Industriel Marcel Dassault vaut environ 14 Mds, et absolument pas 20 Mds. Nous maintenons notre évaluation, qui est incontestable. Messieurs les bouliers de Challenges, mettez comme nous vos chiffres sur la table ! Et nous verrons enfin qui se moque de qui ...
      B. Boussemart

      http://richessem.eklablog.com/article-239-les-faux-calculs-de-challenges-sur-les-grandes-fortu

    • En effet @tout_va_tres les #Mulliez sont absent de cette liste, peut être sont ils les 22ème j’ai posté cette liste qui provient du site d’oxfam france pour compléter celle de @sinehebdo . Beaucoup d’info sur la nébuleuse Mulliez sur tes liens précédent : « La richesse des Mulliez et les grandes fortunes » http://richessem.eklablog.com/bon-de-commande-les-grandes-fortunes-les-banquiers-et-les-politi

      A toutes (tous) les « ignares » à qui l’on dit qu’ils ne peuvent pas comprendre l’économie et les #magouilles_financières de toutes sortes. A celles et ceux qui sont victimes du jargon des économistes, de la langue de bois des hommes politiques et des discours des chefs d’entreprises assimilant leurs profits et le bien-être des populations, victimes qui sont priées de croire religieusement au salut par le libéralisme mondial. Vous avez dans cet ouvrage des idées, des notions qui peuvent paraître difficiles à comprendre ; ce n’est qu’une apparence. Le « dire d’expert », notamment en économie, est l’arbre fictif qui cache la forêt de l’exploitation des salariés.
      Les mécanismes de l’économie sont en fait très simples.
      Ce que le patron ne paie pas en salaires, il le met dans sa poche.
      Ce que la grande distribution prélève dans le commerce international en exploitant le travailleur chinois, elle le met dans sa poche. Ce n’est pas plus difficile que cela.
      Quand un « trader » spécule dans une banque, y compris en prenant des « assurances », personne n’ignore – supérieurs hiérarchiques compris – que les valeurs des titres ou des options sur lesquelles il spécule sont les mêmes valeurs acquises par les compagnies d’assurances, afin d’assurer les banques ! Il oublie surtout que ces valeurs n’existent que par référence aux richesses produites par le dur travail des hommes.
      Comme par le passé, le système financier international se mord la queue … et occulte les mécanismes démentiels qu’il crée, en faisant croire qu’il est possible de gagner de l’argent sans lever le pouce.
      Alors que les progrès de l’humanité permettraient de diminuer le temps de travail de ceux qui se lèvent tôt, et qui travaillent dans le réel, au prix de leur sueur et de leurs larmes ; quand il ne s’agit pas de leur sang et de leur vie.
      D’où l’intérêt de mettre en évidence le contenu financier et les discours de la première fortune professionnelle de France, notamment lorsqu’elle nous donne des leçons sur le partage du « savoir, de l’avoir, et du pouvoir ». Cet ouvrage est destiné à la démystification du « capitalisme familial » en général, et du groupe Mulliez en particulier. Ce « bon » capitalisme exploite comme l’ensemble du patronat ; il est familial par idéologie et intérêt. Et il mène l’ensemble de la planète droit dans le mur « économique ».

      Benoît BOUSSEMART, docteur d’Etat ès sciences économiques, est Maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre.
      http://larichessedesmulliez.com

    • Je me suis fait une réflexion : ces chiffres sont frappant et, par la même, intéressant, mais ils peuvent nous faire faire fausse route.

      En effet, si on ne regarde que les plus gros patrimoines, ils ne permettent pas de résoudre le problème. Prenons #Bill_Gates, 75 milliards de dollars : il pourrait dépenser 1 million de dollars par jour pendant plus de 200 ans, et pourtant, s’il donnait 2 dollars par jours au milliard d’individus les plus pauvres, il ne tiendrait pas deux mois.

      Ce ne sont donc pas les plus gros #patrimoines qu’il faut regarder, mais les plus gros #revenus (tout en sachant bien entendu que ces gros patrimoines continuent de gagner de l’#argent), et ce sont ces revenus qu’il faut #redistribuer...

    • @Vanderling
      Comme l’explique Benoit Bousemart dans ses articles, et BCE_106 sur ce site et dans ses émissions de radio, les Mulliez sont difficilement classables, car en réalité, c’est une structure de 650 personnes, l’AFM L’Association Familiale Mulliez, non cotée en bourse et dont les membres ne peuvent leurs parts de société qu’à d’autres membres.
      Parmi eux, Gérard Mulliez, Patrick Mulliez . . . . .
      Oxfam a du mal à les classer, normal.
      (Oxfam fait un travail formidable en ce moment).
      Pour justifier le rang de la première fortune professionnelle de France, quelques unes de leurs sociétés connues par le public :

      AG Quick
      Alcampo,
      Alinéa
      Allied Carpets
      Amarine
      Aptonia
      Assiette_au_bœuf
      Atac
      Auchan
      Auchan_Drive
      Auto5
      B’Dom
      b’Twin
      Banque_Accord
      Boulanger
      Brice
      Carré_des_halles
      Chronodrive
      Cityper
      Colmark
      Cosily
      Cultura
      Decathlon
      Domyos
      Elea
      Electro_Dépôt
      Éric_Derville
      Essers
      Festein_d’Alsace
      Flunch
      Geologic
      Geonaut
      Grain_de_Malice
      Happychic
      Home_Market
      HTM8
      Il_ristorante
      Iménager
      Immochan
      Inesis
      Jules
      Kalico
      Kiabi
      Kiloutou
      Kipsta
      Koodza
      La_Rinascente
      La_Vignery
      Le_Bistrot_du_Boucher
      Le_Petit_Cuisinier
      Les_3_Brasseurs
      Les_halles_d’Auchan
      lokeo
      Maxauto
      Maximarché
      Midas
      Milonga
      Mobivia
      Nabaiji
      Norauto
      O’Sush
      Orao
      Oxylane
      Phildar
      Picwic
      Pilkie
      Pizza_Paï
      Prixbas
      Quechua
      Rik_et_Rok
      RougeGorge_lingerie
      RT_Mart
      Sabeco
      Saint_Maclou
      Salad_&_Co
      Saturn
      Simply_Market
      Supermercados
      Surcouf
      Teppichfreund
      Top Office
      Tribord
      Pimkie
      WebDistrib
      Youg’s
      Oney

    • @Dror@sinehebdo, c’est vrais, mais ne leur demandons pas de dépenser ou de faire des dons.
      Qu’ils payent, et que leurs sociétés payent leurs impôts comme tout le monde, cela résoudrait le problème.

      Bill Gates, ne se ficherait il pas de nous en ayant transféré son immense fortune à une fondation qu’il dirige ?
      Qu’il dirige en payant un minimum d’impôts, bien sur et en nous faisant la faveur de payer à sa place.

  • Ce que lisent les #patrons : enquête sur la culture du #CAC_40
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/080616/ce-que-lisent-les-patrons-enquete-sur-la-culture-du-cac-40

    Ce qui distingue aujourd’hui les élites est désormais moins un répertoire classique que la capacité à tout assimiler, aussi bien la culture populaire que la culture savante, en naviguant de l’une à l’autre. Le hip-hop et l’opéra. Le rock et le baroque. Les séries TV et les sérigraphies. Quels rapports les patrons du CAC 40 entretiennent-ils avec la culture ? Une enquête de la Revue du Crieur dont le 4ème numéro sort le jeudi 9 juin.

    #Culture-Idées #Bernard_Arnault #culture_classique #Denis_Kessler #Distinction #François_Pinault #Jean-Baptiste_Rudelle #Jean-Louis_Beffa #lecture #Mathieu_Pigasse #opéra #patronat #Pierre_Bourdieu #Xavier_Niel

  • La croisière de luxe de la famille Pinault tourne au cauchemar
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040216/la-croisiere-de-luxe-de-la-famille-pinault-tourne-au-cauchemar

    Via sa holding Artémis, #François_Pinault vient de racheter #Ponant, un croisiériste de luxe, dont l’un des yachts a pris feu peu après aux larges des îles Malouines et a évacué en catastrophe ses richissimes vacanciers. Propriété du milliardaire, Le Point a détaillé avec enthousiasme la première information mais a omis de faire état de la seconde.

    #France #Boréal