• France Travail déploie un outil de profilage algorithmique à des fins de contrôle
    https://www.laquadrature.net/2026/07/20/france-travail-deploie-un-outil-de-profilage-algorithmique-a-des-fins-

    France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle, comme le prouve un document que nous publions aujourd’hui en partenariat avec la cellule investigation de Radio France. Cet algorithme, encore…

    #Surveillance

    • France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle, comme le prouve un document que nous publions aujourd’hui en partenariat avec la cellule investigation de Radio France. Cet algorithme, encore en phase de test, manifeste la volonté de France Travail de massifier les contrôles via l’utilisation d’outils numériques. Nous appelons à la mobilisation contre cet algorithme illégal et à son abandon par la direction de France Travail.

      Le 10 décembre dernier, un nouvel outil numérique était présenté au comité d’éthique IA de France Travail. Intitulé « Ciblage du Contrôle de la Recherche d’Emploi », son objectif est de « recourir à l’IA » afin d’« identifier les dossiers nécessitant un examen approfondi » et d’« alimenter automatiquement l’outil de contrôle de la recherche d’emploi ». Lors de sa présentation, cet outil était en phase active de test, étape préalable à un déploiement plus large.

      En d’autres termes, l’ancien Pôle Emploi cherche à se doter d’un outil similaire à ceux que nous dénonçons à la CNAF ou à l’Assurance maladie, visant à automatiser la sélection des personnes devant faire l’objet d’un contrôle.
      6 millions de personnes concernées

      Cet algorithme vise à « prédire » quel·les chômeur·euses manqueraient à leurs obligations de recherche d’emploi. Concrètement, il repose sur la construction de profils « suspects/non suspects » fondée sur l’analyse de dizaines de milliers de contrôles passés1. Chaque personne inscrite est ensuite assignée à l’un de ces profils sur la base des données personnelles que détient France Travail. Celles et ceux classifié·es comme « suspect·es » sont placé·es sur une liste de personnes prioritaires à contrôler.

      Si cet algorithme est aujourd’hui testé sur les profils de personnes en situation de rupture conventionnelle2, France Travail souhaite « étendre l’utilisation du modèle à d’autres publics » afin d’« alimenter automatiquement l’outil de contrôle et transmettre chaque mois des listes de contrôle ciblés »3. En prenant en compte l’ensemble des personnes au RSA, dont l’inscription à France Travail est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, ce sont plus de 6 millions de personnes qui pourraient se voir profiler chaque mois par l’algorithme4.

      (...)

    • Vous allez pas me croire mais ça fait douze années que je pointe tous les mois pour obtenir ma maigre indemnisation. J’ai toujours pensé et je le pense encore aujourd’hui qu’il fallait une âme de serf servile pour travailler. Mes douze années de pointage c’est un peu comme si j’allais pointer tous les mois à la gendarmerie. Comme dit Léo Dagan, le roi de Carmélides : "le contrôle et la surveillance, y’a que ça qui compte".
      Dans l’œil de l’IA
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/revelations/dans-l-oeil-de-l-ia-8093741
      Le contrôle de la recherche d’emploi en 2024
      https://statistiques.francetravail.org/stmt/defmpub/226255

      Au cours de l’année 2024, 610 800 contrôles de la recherche d’emploi ont été démarrés, en hausse de 16,7% par rapport à 2023.
      62% des contrôles ont été déclenchés par des requêtes ciblées, et plus particulièrement 46% par des requêtes ciblées sur les demandeurs d’emploi qui recherchent un poste dans un métier en tension. 20% des contrôles sont faits sur une base aléatoire et 15% proviennent de signalements du conseiller référent.
      83% des demandeurs d’emploi sont en recherche active ou sont redynamisés. 17% sont jugés en insuffisance de recherche et ont fait l’objet d’une sanction.

      « Répression sociale », « violence administrative » : France Travail teste une intelligence artificielle, les inquiétudes de défenseurs des libertés fondamentales sur le numérique
      https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/repression-sociale-violence-administrative-france-travail
      #profilage #répression_sociale #chasse_aux_pauvres #france_travail #société_policière #flicage

  • Présomption de légalité des tirs policiers : ce que dit la loi préccipitée à l’assemblée
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4964

    « Permis de tuer » ou protection légitime ? L’Assemblée adopte la présomption de légalité des tirs policiers Le 7 juillet, les députés ont inversé la charge de la preuve en cas de tir mortel des forces de l’ordre. Origines FN, texte de loi, chiffres et affaires marquantes : notre décryptage avant l’examen au Sénat. Adoptée le 7 juillet, une présomption de légalité pour les tirs policiers est plus que controversée dans le contexte de la France actuelle. Genèse, texte, historique FN et réactions : notre décryptage. #nationale,_fait_politique,_une_et_première_page,_médias,_actualité,_pays,_france,_afrique,_maghreb

    / #Immigration_-_émigrants_-_réfugiés_-_déplacés, #UE_-_Union_Européenne, #Data_-_Données, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , France justice politique (…)

    #fait_divers,société,_fléau,_délinquance,_religion #France_justice_politique_scandale_PS_PCF #beurs,_discrimination,_racisme,_intégration

  • Scandale Epstein en France : la justice traque la banque Rothschild là où le Parlement ferme les yeux
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4962

    Des millions de dollars, un ancien diplomate sous influence et une omerta politique. Comment la justice française, au nom de la séparation des pouvoirs, a décidé de s’attaquer seule aux ramifications financières de l’affaire Epstein impliquant la prestigieuse banque suisse Edmond de Rothschild. #nationale,_fait_politique,_une_et_première_page,_médias,_actualité,_pays,_france,_afrique,_maghreb

    / #UE_-_Union_Européenne, #edito, #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias, #Israël,_Proche-Orient,_droits_de_l’homme,_ONU, #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, Netanyahou, Israël

    #Netanyahou,Israël

  • Questions de #droits. #Allocations : « On m’a réclamé un trop-perçu alors que j’étais dans mes droits »
    https://www.ouest-france.fr/partenaires/defenseur-droits/questions-de-droits-allocations-on-ma-reclame-un-trop-percu-alors-que-j

    « À la suite d’un accident vasculaire et depuis plusieurs années, je bénéficie d’un cumul d’allocations : l’allocation aux adultes handicapés (#AAH) et l’allocation spécifique de solidarité (#ASS), raconte Amélie. Il y a quelques mois, mon droit à l’AAH arrivait à échéance. J’ai donc entrepris les démarches nécessaires pour la renouveler auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Peu de temps après, je reçois un courrier de #France_Travail m’informant que j’ai perçu à tort plus de 9 000 € au titre de l’ASS. Selon l’administration, cette allocation est non cumulable avec l’AAH depuis 2017. »

    En se renseignant, Amélie constate que des personnes percevant ces deux allocations avant 2017, ce qui est bien son cas, conservent le droit de les cumuler pour une durée maximale de dix ans. Malgré les explications fournies à l’administration, sa situation n’a pas été rétablie.

    « Face à ces difficultés, je saisis le Défenseur des droits. L’institution est intervenue auprès de France Travail, qui lui a indiqué que mes droits à l’ASS avaient été annulés du fait que la décision MDPH mentionnait une ouverture de droits à l’AAH et non un renouvellement, poursuit Amélie. À la suite de l’intervention du Défenseur des droits, France Travail a procédé au réexamen de ma situation. Il a été reconnu que je percevais effectivement les deux allocations de façon continue depuis une date antérieure à 2017. Le trop-perçu d’ASS a été annulé et le versement de l’allocation rétabli : quel soulagement ! »

    #cumul_AAH #se_défendre #Défenseur_des_droits

  • [Info « Splann ! »] Ils avalent les #déchets de l’agro : comment les #déconditionneurs risquent de semer des #microplastiques dans nos champs
    https://splann.org/deconditionneur-microplastiques-champs

    Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs désemballent les rebus de l’industrie agro-alimentaire. Mais en voulant trier les #biodéchets, cette technologie risque de participer à la pollution des terres agricoles aux microplastiques et, par ricochet, de devenir un problème de santé publique. L’article [Info « Splann ! »] Ils avalent les déchets de l’agro : comment les déconditionneurs risquent de semer des microplastiques dans nos champs est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #ademe #agriculture #agroindustrie #alimentation #biogaz #digestat #engrais #finistère #France_nature_environnement #gaspillage #inrae #locminé #méthanisation #plabennec #plastique #quévert #Saint-Nicolas-du-Tertre

  • Hackers Claim French Employment Leak Exposes Over 1M Records, Health Data
    https://www.techrepublic.com/article/news-akaolife-data-claim-emea-france

    Hackers claim 1M+ records tied to French employment apps were exposed, including HR files, health data, worker details, and plaintext passwords.

    WRITTEN BY LIZ TICONG
    JUN 26, 2026

    A data leak claim tied to French employment services could reach into some of the most personal parts of a worker’s file.

    Hackers using the aliases misere and ChimeraZ claim they obtained more than 1 million records from employment-related applications connected to the #France_Travail ecosystem, including files tied to HR, mobility, and workplace health processes.

    The exposed information could give criminals enough workplace context to make scam emails, calls, or messages sound credible.

    Worker files, health records, and passwords appear in the leak
    FrenchBreaches identified the applications as tied to AKAOLIFE and FILDIRECT-RH. Data listed in the claim spans 14.4 million lines, nearly 60GB of database backups from 39 databases, and more than 10,000 source files. The largest named sets include:
    • 966,816 HR files
    • 1,003,047 professional mobility files
    • 38,138 workplace health monitoring files
    • 3,747 disability-related files
    • 26,684 accounts with passwords allegedly stored in plain text

    The leak also lists application code, website security keys, Windows login data, and configuration files, raising the risk that the exposed systems could face further abuse.

    Sensitive details sit inside the employment records
    A worker file can expose a person’s life inside an organization, not just their contact details.

    FuitesInfos said the records appear to include:
    • Names, birth dates, addresses, emails, and phone numbers
    • French social security numbers, employee IDs, and professional identifiers
    • Job history, grades, assignments, and seniority
    • Internal applications, mobility requests, and recruiter comments

    The aliases behind the claim have appeared in other breach reports this month. ChimeraZ was recently linked to an alleged leak involving Krys, a local optical retailer, while misere was tied to France’s Tchap breach, which reportedly exposed 650,000 messages and 73,000 accounts.

    Scam risks for affected French workers
    For affected workers in France, the main risk is impersonation. An attacker could pose as an HR team or a recruiter. Another route would be a fake message from a public-service contact or workplace health office.

    A convincing message could refer to a real job history or a mobility request. From there, a scammer could send a fake login page. They could also ask for identity documents.

    Plaintext passwords add a separate risk. Anyone who reused a work password elsewhere should change it and turn on multi-factor authentication.

    Unexpected requests about employment records, medical visits, or disability paperwork should be checked through an official channel before sending documents or login details.

  • #Colonialité toxique : dans les paysages radioactifs du #Sahara

    De 1960 à 1966, avant et après l’indépendance de l’#Algérie, l’État français a expérimenté au Sahara dit algérien dix-sept bombes atomiques et autres essais chimiques. Ce sujet a longtemps été #tabou en France, dans la presse, dans les discours politiques aussi bien que dans le cadre académique où enquêtes, témoignages, littérature et recherches sur ce thème ont été invisibilisés. Seul le réseau associatif et militant a soutenu les travaux abordant ce domaine – comme par exemple le livre de Raphaël Granvaud, Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français3. Brisant frontalement la confidentialité de ces faits – presque trois décennies après l’ouvrage de Gabriele Hecht sur l’histoire nucléaire de la France, Le rayonnement de la France4, plusieurs publications récentes issues du monde anglo-saxon abordent la violence coloniale française illustrée dans ses modalités extrêmes par les expérimentations atomiques.

    C’est le cas du nouveau livre de Samia Henni, Toxicité coloniale. Documenter le paysage radioactif dans le Sahara. Paru d’abord en anglais5, il est associé à une exposition6 qui réverbère d’une autre manière les éléments de preuve de l’usage violent d’un territoire colonisé. L’autrice, architecte, historienne et théoricienne de l’architecture, enseigne actuellement à l’Université McGill de Montréal. Elle donne à penser la colonisation et ses effets dévastateurs sur le très long terme. Son point de départ est l’espace et sa gestion en période de guerre, sa réorganisation ou ce que le langage colonial a souvent appelé sa « mise en valeur ». Sensible aux narrations « cosmétiques » qui masquent les réalités de la domination coloniale, Samia Henni évoque en ce sens les euphémismes utilisés pour dire les faits qui ne sont pas seulement des « essais » nucléaires ou de la « radioactivité », mais bien des bombes atomiques à part entière et une toxicité sans limite produite par la colonisation.

    « Saharanisme »

    Faisant écho à cette question, Brahim El Guabli, professeur de pensée et littérature comparées à l’Université Johns Hopkins (USA), explore dans son dernier ouvrage, Desert Imaginations, la représentation des « déserts » à travers une variété de sources littéraires et historiques plurilingues (amazigh, arabe, français, anglais)7. Il montre que dans les productions culturelles majoritaires, les déserts apparaissent comme terra nullius, inhabitée, improductive, inutile et menaçante. La fiction mondialisée d’un désert vide et sans vie a permis de légitimer des projets d’exploitation brutaux et destructifs8. Brahim El Guabli propose d’appeler « saharanisme » ou encore « désertisme » cet imaginaire dominant dont il retrace les origines lointaines et la construction, en particulier dans les écrits politiques et littéraires français du XIXe siècle à aujourd’hui. Il fait de ces notions un outil conceptuel permettant d’approcher à plusieurs niveaux les usages et mésusages du désert, quelles que soient les parties du monde concernées. L’auteur distingue divers secteurs – spirituel, extractif, instrumental, sexuel – où s’exerce le saharanisme. En contrepoint de cette idéologie inhérente aux intérêts coloniaux, Brahim El Guabli montre le rapport intime que des écrivains et artistes autochtones manifestent dans leurs œuvres envers leur environnement, tangible et intangible, humain et non humain, une posture écologique sensible qu’il appelle ecocare ou encore éthique autochtone de la conscience environnementale. Cette attitude m’évoque une maxime touarègue Amaḍal amadal, « la terre est ce qui protège », mise en relation au Sahara avec la nécessité d’être nomade pour ne pas « peser sur le dos de la terre ». Comment une terre confisquée pour être mutilée, blessée, amputée, pourrait-elle continuer à protéger ses enfants ? Telle est la question que se posaient les Touaregs après les interventions violentes menées sur leur sol telles que les explosions atomiques, le creusement des puits de pétrole et des mines d’uranium, ou le réaménagement étrange de l’Afrique saharo-sahélienne en petits territoires enclos sur eux-mêmes, bardés de fils de fer barbelés9.
    La notion de saharanisme parait très utile pour approcher au présent divers types de faits, des plus anodins aux plus dommageables, tous fondés sur une hiérarchisation implicite des savoirs. Par exemple, l’obsession – a priori bienveillante – des organismes de développement ou d’aide qui interviennent en pays nomade pour creuser des puits, comme si le problème en zone aride était l’eau et non la gestion de l’eau. Pourtant, le piétinement animal intense autour des points d’eau, comme le disent bien les intéressés, détruit tous les pâturages alentour. Avec la multiplication des puits, aucune des stratégies nomades pour régénérer la flore ou conserver les plantes fourragères résistant au vent et permettant d’étager la consommation des pâturages ne peut plus s’exercer. Mais rien n’arrête ces politiques sédentaires du territoire couplées à la restriction de la mobilité qui ont finalement conduit à l’incapacité croissante de faire face aux sécheresses – pire, elles les ont aggravées.

    Au sujet des essais nucléaires français au Sahara, les approches des deux ouvrages cités se croisent et se complètent. Comment sortir du secret ? Comment rendre compte de la nuisance impalpable et occultée de ces explosions ? Comment documenter ce programme secret et ses lourdes conséquences, alors que la majorité des archives les concernant sont jusqu’à présent classées « secret-défense » ? Comment rendre audibles les voix des habitants sur la violence mortifère infligée à leurs vies et à leur terre par les gouvernements français et algérien qui ne les ont ni consultés ni avertis ?

    Trouver des voies et des voix pour répondre à ces interrogations fait partie des objectifs clairement énoncés par Samia Henni. Contestant « l’obsession coloniale et néolibérale de la “nouveauté”, la volonté d’être “le premier” à dire ou faire quelque-chose » (p. 37), l’autrice met à la disposition de ses lecteurs et lectrices les informations et les sources dont elle dispose, c’est-à-dire une centaine de documents d’archives (photos, textes) et la reproduction des témoignages de victimes (travailleurs et population d’Algérie, vétérans français) pour servir de socle à de futures recherches.

    Ce livre généreux et militant est fondé sur le partage des documents assemblés en étroite collaboration avec l’Observatoire des armements à Lyon. Il est destiné à « donner corps au silence des archives institutionnelles » et appelle à continuer le travail de mémoire et d’investigation permettant une autre narration des faits et un examen des responsabilités pour, à terme, exiger la décontamination des sites, l’ouverture totale des archives et la perspective de réparations.

    Car ces déflagrations nucléaires, décidées depuis Paris et prolongées en 1962 par les Accords d’Evian avec le gouvernement provisoire d’Algérie, ont eu de multiples répercussions sur les corps, sur l’environnement, sur le bâti, sur les paysages, sur les sols. Le matériel contaminé a été enseveli dans l’urgence au départ du personnel français en 1967, puis déterré par les puissants vents sahariens.

    Temps et espace du désastre atomique

    À partir de documents visuels et d’archives arrachées au secret, Samia Henni retrace les caractéristiques techniques et humaines des deux sites où les explosions ont été menées : d’un côté, Reggane, où furent lancées quatre bombes atmosphériques et de l’autre, In Ekker, émetteur de treize bombes souterraines, certaines échappant au confinement, et cinq expériences supplémentaires de dispersion atmosphérique de plutonium. Elle propose ensuite un corpus visuel composé d’extraits de documentaires et de reportages télévisés, et la reproduction de témoignages des victimes françaises.

    Dans le procédé éditorial choisi, les images impactent efficacement le regard en anticipant le texte. Ainsi, au début de l’introduction, onze photos aux tons jaune-sépia nous plongent dans la matérialité du secret, avec en première page un panneau d’interdiction de prise de vue et de menaces de sanctions contre tout contrevenant, planté sur l’un des sites d’expérimentation. Les images suivantes élargissent la focale, de la localisation des sites à l’emplacement des zones de tirs, du croquis topographique des infrastructures à une manifestation à Accra au Ghana contre ces expériences. Jusqu’à la photo de la « gerboisite », un terme qui conceptualise la matière radioactive anthropogénique produite par les explosions atmosphériques baptisées Gerboises par le pouvoir colonial. Enfin, une image satellite captant les mouvements intercontinentaux de la poussière radioactive du Sahara met immédiatement en évidence la nécessité d’un changement d’échelle pour l’analyse de ces faits.

    L’ouvrage restitue la situation géographique précise des deux sites d’expérimentation : Reggane dans la plaine de la Tanezrouft et In Ekker sur le mont Taourirt tan Afalla (littéralement en langue locale « Colline du haut » ou du « nord ») et aussi Taourirt tan Ataram (« Colline de l’ouest ») dans le massif de l’Ahaggar (nom utilisé dans l’ouvrage sous sa forme arabisée, Hoggar). Remarquons que les toponymes mentionnés sont tous amazighs. Ce qui donne une résonance particulière au choix de ces lieux situés à plus de 1000 km d’Alger et révèle une autre invisibilité qui n’est pas manifeste dans l’ouvrage, celle des habitants ancestraux de ces terres, les Imuhagh10, appelés « Touaregs » par les étrangers. L’invention de l’Algérie comme État colonial puis postcolonial les fera dénommer ensuite « Algériens » (comme dans la légende du 3e cahier photo où ils sont appelés « habitants algériens ») ou encore, selon les recensements sur leurs terres d’ancrage à la saison sèche, les assignera à d’autres identités nationales et territoriales : « Libyens », « Maliens », « Nigériens », « Burkinabè ». Les pouvoirs coloniaux ont en effet redessiné la carte de l’Afrique selon leurs intérêts, divisant le pays touareg par cinq frontières et transformant en peuple sans terre les nomades dont les parcours réguliers ont rendu le désert nourricier en préservant ses ressources végétales et hydriques.

    Samia Henni situe son propos dans le cadre national de l’Algérie. Elle montre cependant que le temps et l’espace de la toxicité nucléaire ne sont pas à l’échelle de la géopolitique humaine. Des témoins évoquent la violence monstrueuse des explosions ressentie non seulement à proximité, à Tamanrasset, mais aussi à 600 km à l’est à Djanet et à plus de 1 000 kilomètres au sud-ouest à Gao (p. 42), ou encore au sud-est dans l’Aïr11, englobant l’espace de référence de la mobilité nomade des Touaregs. Et bien au-delà encore.

    La toxicité invisible, impérissable, inquantifiable, irréversible, circule et s’infiltre partout où la diffusent les vents du globe. Elle contamine non seulement les lieux décrétés vides et sans importance par les autorités coloniales puis postcoloniales – notamment les territoires nomades –, mais également les pays et les continents des décideurs de la mise à feu des bombes atomiques. Elle s’étend à la terre entière et restitue, au-delà de l’approche spatialement fragmentée des événements, la perception géographique nomade qui au Sahara relie directement l’Ahaggar (actuelle Algérie), l’Ajjer (entre l’Algérie et la Libye), l’Aïr (actuel Niger), la Tademekkat (entre le Mali et le Burkina Faso) et la Tagaraygarayt (actuel Niger).

    Je rajouterai une information donnée par les Touaregs qui circulent entre l’Ahaggar et l’Aïr. Selon eux, l’abandon en 1967 des sites nucléaires français du côté algérien aurait été suivi par le transfert entre l’Ahaggar et l’Aïr d’une partie des anciens engins de chantier ainsi que du personnel pour mener des opérations de prospection à Madawela dans la vallée de Tin Marsoy. Cette partie du territoire touareg se trouvait rattachée depuis 1960 à l’État du Niger. Les nomades se souviennent des déplacements incessants et extrêmement dérangeants de camions énormes équipés de sondes qui sillonnaient les terres pastorales et creusaient le sol, faisant parfois jaillir de l’eau sans reboucher leurs forages en quittant les lieux.

    Ces travaux de prospection terrestres mais aussi aériens ont abouti à la mise en œuvre de l’exploitation d’un immense gisement d’uranium à Arlit, à environ 15 kilomètres de Madawela, ce dernier site étant laissé inactif, mais gardé par l’armée nigérienne. Comme ce fut le cas du côté algérien dans les années 1950 en pleine période coloniale, deux décennies plus tard, dans un État indépendant, les autorités françaises s’accaparèrent brutalement des terres touarègues de l’Aïr pour créer les infrastructures géantes d’une première mine à ciel ouvert (Arlit), puis d’une mine souterraine (Akokan), et d’une ville qui compte à présent plus de 100 000 habitants, détruisant toutes les ressources pastorales locales et interdisant aux nomades de poursuivre leur vie sur leurs propres terres. C’est à cette période que les contrôles et les détentions arbitraires de civils touaregs s’intensifièrent au nord du Niger, au point de transformer le seul fait d’être enturbanné en délit menant automatiquement à l’arrestation et à la confiscation des marchandises pour les caravaniers.

    Des vies qui ne comptent pas ?

    Comme l’écrit Samia Henni, après les explosions nucléaires des années 1960, les nomades, les oasiens et les citadins de la région de Reggane et de la vallée du Touat ont été directement affectés. Entre 1960 et 2008, la démographie chuta de moitié, passant de 40 000 à quelque 20 000 habitants (p. 93). La description détaillée des chantiers menés pour les opérations nucléaires et l’accueil du personnel à Reggane, Hamoudia et au point zéro des expérimentations – 82 000 m2 de bâtiments, 7000 m2 d’ouvrages souterrains, 100 km de routes, 3 centrales électriques, etc. (p. 96) – donne une idée du gigantisme de ces infrastructures (laboratoires, appareils de mesures, base avancée, ville nouvelle), au prix d’un labeur humain démesuré, diurne autant que nocturne. La recension des constructions techniques du second site dégage la même impression de démesure et de captation sans merci des terres (170 570 hectares) et des ressources locales. Non seulement l’eau et l’air de l’oued Amguel, mais la main d’œuvre autochtone, à laquelle s’ajoutaient sur le site la main d’œuvre importée d’autres régions de l’Ouest africain, ainsi que les militaires, appelés, techniciens et ingénieurs français, soit environ 9000 personnes sur le site au moment des explosions.

    Dans les années 1960, les procédés de décontamination des corps humains et des engins au jet d’eau (p. 114) paraissent dérisoires, irresponsables et même cyniques dans la mesure où l’eau n’a vraisemblablement pas échappé à la pollution. Pas plus les multiples échecs du confinement des bombes dans les galeries souterraines que l’indépendance de l’Algérie en 1962 n’ont empêché la continuation des essais par la France qui a également poursuivi de 1964 à 1966 ses expériences de dispersion du plutonium (nom de code Pollen) en bafouant le Traité d’interdiction des essais nucléaires atmosphériques signé en 1963. Pire, les expériences biologiques conduites lors de la bombe Gerboise blanche auraient concerné non seulement des animaux (dont des cages et cadavres ont été retrouvés abandonnés sur le site), mais aussi des corps humains, morts ou vivants, ou des « cobayes humains » comme le formule Bruno Barillot dans son ouvrage, Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné12, cité par Samia Henni (pp. 107-108).

    Un travailleur local, interrogé trois décennies plus tard, rapporte qu’après les déflagrations, « la plupart des gens qui sont tombés malades sont ceux des campements qui habitent la montagne » (p. 156), autrement dit les habitants invisibilisés d’un désert décrété « vide » par les autorités françaises et algériennes. Le photographe et sociologue Bruno Hadjih a documenté le ravage sanitaire et létal (17 décès survenus immédiatement) des habitants du village de Mertoutek et la destruction durable de leur environnement après la bombe non maîtrisée de Béryl en 1962.

    Le gouvernement français est resté inactif sans mener d’étude de suivi après l’explosion, pas plus qu’il n’a proposé de réparation. Par ailleurs, il n’a fourni aucun descriptif technique des décharges toxiques qu’il a laissées au Sahara et qui continuent d’affecter la santé des êtres vivants. Comme si finalement, tout cela n’avait jamais existé et n’avait eu aucune conséquence pour personne. Jusqu’à quand ?

    ’avance à travers les entrailles de la fournaise
    Je les entends
    sécheresse de leur cœur
    Et ils me roulent dans le nuage
    champignon nuée
    brouhaha atomique
    Et ils aboient
    Toi, tu n’existes pas,
    tu n’as jamais existé

    Hawad, Irradiés13

    L’investigation sans fin

    Au final, on comprend à quel point le projet nécessaire de « documenter le paysage radioactif dans le Sahara » comme le propose Samia Henni est un programme collaboratif à long terme. La constitution de « contre-archives » dans ce domaine est une tâche ardue et ouverte qui appelle à d’autres enquêtes pour sortir le désert de l’oubli. Par exemple, comment faire résonner la mémoire et le présent de ceux qui sont effacés de la carte ? Quelles constellations d’expériences et de géographies peuvent être retracées en dehors des cadres restrictifs de la cartographie coloniale ? Comment mettre en dialogue les expériences vécues par les habitants des différents territoires sacrifiés lors des mises à feu nucléaires réalisées par la France, mais aussi par les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine entre 1945 et 1980 ? Quels sont les formes de survie et de résistance qui ont émergé face à la catastrophe ? Comment faire entendre la voix des écrivains et des artistes qui mobilisent un imaginaire créatif capable de submerger le saharanisme, alors même qu’eux et leurs peuples subissent jusqu’à aujourd’hui la confiscation, la dévastation et la pollution nucléaire ou minière de leurs terres ? Le « Saharanisme expérimental » va en effet de pair avec le « Saharanisme extractif » pour reprendre les concepts de Brahim El Guabli. Quelles relations établir entre d’un côté la manne minérale concentrée au Sahara central sur les territoires nomades (pétrole et gaz en Algérie et Libye, uranium, charbon, or au Niger, or au Mali) et, de l’autre côté, la répression brutale qui touche leurs habitants, privés de leurs droits fonciers, jusqu’à nier et éradiquer leur nom, leur langue, leur mode de vie, leur société et leur histoire ? Le travail d’investigation à venir est immense, il réservera probablement des surprises, autant que l’étude des conséquences, impensées et impensables, de la radioactivité.

    https://www.terrestres.org/2026/06/08/colonialite-toxique-dans-les-paysages-radioactifs-du-sahara
    #radioactivité #colonialisme #pollution #violence_coloniale #territoire_colonialisé #colonisation #euphémismes #radioactivité #vocabulaire #mots #bombes_atomiques #désert #géographie_du_vide #vide #terra_nullius #saharanisme #désertisme #imaginaire #ecocare #conscience_environnementale #Touaregs #nomadisme #aide_au_développement #puits #développement #secret-défense #Accords_d’Evian #paysage #environnement #Reggane #In_Ekker #plutonium #images #secret #gerboisite #Gerboises #France_coloniale #mont_Taourirt_tan_Afalla #Taourirt_tan_Ataram #toponymie #invisibilisation #Imuhagh #violence #Tamanrasset #Ahaggar #Aïr #Madawela #Niger #vallée_de_Tin_Marsoy #Arlit #uranium #mines #Akokan #Arlit #pâturages #vallée_du_Touat #eau #sols #air #décontamination #montagne #destruction #Mertoutek #Béryl #réparation #santé #paysage_radioactif #mémoire #contre-archive #contre-récit #expérience_vécue #territoires_sacrifiés #Saharanisme_expérimental #Saharanisme_extractif #extractivisme

    ping @reka

    –—

    A mettre en lien avec le #film_documentaire #At(h)ome (#athome) :
    https://seenthis.net/messages/819398

    • #Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français

      L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
      Comme au Niger, fournisseur historique, pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français et des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu’elle voudrait immaculée.

      https://agone.org/livre/arevaenafrique
      #livre

    • TOXICITÉ COLONIALE. DOCUMENTER LE PAYSAGE RADIOACTIF DANS LE SAHARA

      Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.
      Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

      https://editions-b42.com/produit/toxicite-coloniale

    • Deserts Are Not Empty

      Colonial and imperial powers have often portrayed arid lands as “empty” spaces ready to be occupied, exploited, extracted, and polluted. Despite the undeniable presence of human and nonhuman lives and forces in desert territories, the “regime of emptiness” has thus inhabited, and is still inhabiting, many imaginaries. Deserts Are Not Empty challenges this colonial tendency, questions its roots and ramifications, and remaps the representations, theories, histories, and stories of arid lands—which comprise approximately one-third of the Earth’s land surface. The volume brings together poems in original languages, conversations with collectives, and essays by scholars and professionals from the fields of architecture, architectural history and theory, curatorial studies, comparative literature, film studies, landscape architecture, and photography. These different approaches and diverse voices draw on a framework of decoloniality to unsettle and unlearn the desert, opening up possibilities to see, think, imagine it otherwise.

      https://www.arch.columbia.edu/books/catalog/998-deserts-are-not-empty

  • La science francophone a besoin du français : un rapport canadien relance le débat
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4948

    Recherche scientifique : le français (la langue et voir le savant) en danger ? Cette question est cruciale dès lors que l’outil linguistique imposé dans un contexte déphasé limite le savoir et sa dispersion ! Un rapport canadien révèle comment la domination de l’anglais fragilise la science francophone — et propose des solutions concrètes pour inverser la tendance. High-tech / Sciences

    / #edito, #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, Sciences & Savoir

    #High-tech_/_Sciences #Sciences_&_Savoir

  • STEOM : le premier stérilet pour homme sera français, révolution médicale dans la lignée des grandes découvertes hexagonales
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4947

    Après le stéthoscope, les vaccins ou la radiothérapie, la France pourrait bientôt signer une nouvelle révolution médicale : le premier stérilet pour homme. Baptisé STEOM, ce dispositif né à Lille promet de bousculer les codes de la contraception.Mis au point dans la coquette ville du Nord, cet objet pourrait ouvrir une nouvelle ère pour la contraception masculine. Sans hormones, réversible et pensé comme une alternative à la vasectomie, tel un instrument qui prolonge la grande tradition des innovations médicales françaises. High-tech / Sciences

    / #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, économie , Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes

    #High-tech_/_Sciences #économie_ #Sciences_&_Savoir

  • La rupture conventionnelle, un outil au service du Medef
    https://www.off-investigation.fr/la-rupture-conventionnelle-un-outil-au-service-du-medef

    La rupture conventionnelle, un outil au service du Medef | Photographie kirill_makes_pics via Pixabay Adoptée par le Parlement français le 2 juin, la loi visant à réduire l’indemnisation du chômage après une rupture conventionnelle est une nouvelle démonstration de force du Medef qui est le premier à bénéficier de cette mesure. On commence à connaître la chanson : le Medef l’a voulu, le Medef l’a eu. Un nouveau coup de rabot sur les droits des allocataires au chômage est à prévoir. En effet, le 2 juin dernier, les parlementaires ont adopté un projet de loi visant notamment à réduire la durée d’indemnisation […]Lire la suite : La rupture conventionnelle, un outil au service du Medef

    #Économie #Société #A

    • Gabriel Attal lance “France Feignasse” pour les chômeurs de plus d’un an. | Le Gorafi
      https://www.legorafi.fr/2024/04/04/gabriel-attal-lance-france-feignasse-pour-les-chomeurs-de-plus-dun-an

      Le Premier ministre n’est jamais à court d’idées quand il s’agit d’aider les #chômeurs à retrouver de l’emploi.
      #Gabriel_Attal a encore prouvé ce matin qu’il avait une imagination débordante en matière de politique d’emploi « comme je ne peux malheureusement pas raccourcir la durée d’indemnisation, il a fallu trouver une autre solution pour motiver les glandeurs » nous glisse le jeune homme.

      C’est lors d’une nuit pascalienne que la solution lui est apparue » Je regardais Touche pas à mon Poste en replay et je me suis dit que la solution était là : l’humiliation. »
      La suite on la connaît ; le Premier ministre s’empare de son stylo-plume et rapidement il griffonne plusieurs idées ; les chômeurs longue durée pourraient par exemple être obligés de marcher sur les genoux jusqu’à #France_Travail pour recevoir leurs indemnités, ou porter un logo France Travail cousu sur leur vêtement. Mais finalement, il retient une option plus subtile, la création de » France Feignasse » pour les chômeurs inscrits depuis plus d’1 an.

       » Et en plus, ça ne coûte rien ni à eux ni au gouvernement. Certes ils continueront à toucher leurs revenus, c’est chiant, mais au moins ils se sentiront sales « témoigne le jeune Premier ministre avec son taux monocorde.

      #chomeureuse.s #poil_dans_la_main #Le_Gorafi

  • Saint-Denis, berceau d’une nouvelle révolution ? Mélenchon lance sa campagne et l’objectif de 6ᵉ République
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4908

    Jean-Luc Mélenchon lance la révolution de la 6ème République à Saint-Denis, lors du meeting du 7 juin 2026 point de départ de la campagne électorale pour la présidentielle de 2027. Le changement de paradigme par rapport au champ politique et distinctement de toute la gauche, la 6ème république recèle la sémantique d’un passage démocratique à un nouveau squelette institutionnel d’un Etat—Nation. Les faits historiques de France ont alimenté la société moderne et l’humanité de modèles qui se sont propagés, tels les prouesses scientifiques et industrielles, à travers les cinq continents et ont servi d’autres peuples. Politique, France, francophonie, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde arabe, vie politique, nation, nationale,

    / #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, Internet, Web, (…)

    #Politique,_France,_francophonie,_Algérie,_Maroc,_Tunisie,_Afrique,_monde_arabe,_vie_politique,_nation,_nationale, #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias #UE_-_Union_Européenne

  • La France détruit chaque année 630 millions d’euros de médicaments qui finissent à la poubelle sans avoir été ouverts
    https://sciencepost.fr/la-france-detruit-chaque-annee-630-millions-d-euros-de-medicaments-qui-f

    Chaque année, la Sécurité sociale rembourse des médicaments qui ne seront jamais avalés. Prescrit, délivré, remboursé, puis jeté sans avoir été ouvert. Ce circuit absurde coûte, selon la Cour des comptes, entre 561 millions et 1,7 milliard d’euros par an à l’Assurance maladie. Le chiffre de 630 millions d’euros, issu des travaux croisés de l’IGAS et de la Cour des comptes, se situe dans la fourchette basse de cette estimation. même dans le scénario le plus optimiste, c’est le budget annuel de plusieurs hôpitaux régionaux qui part à l’incinérateur.

    À retenir

    Un sur deux ? C’est la proportion de médicaments remboursés qui ne seraient jamais consommés
    36 heures de durée de vie pour un anticancéreux à plusieurs milliers d’euros la dose
    Depuis 2022, la dispensation à l’unité existe… mais représente à peine 0,08% des ventes en pharmacie

    Sommaire

    8 503 tonnes de médicaments collectés en un an
    Un système structurellement conçu pour gaspiller
    À l’hôpital, un angle mort encore plus profond
    Les pistes existent, leur application est timide

    8 503 tonnes de médicaments collectés en un an

    En 2023, 8 503 tonnes de médicaments non utilisés ont été rapportées en pharmacie et collectées par Cyclamed, l’éco-organisme agréé par l’État. Pour situer l’échelle : c’est l’équivalent du poids de 850 camions semi-remorques chargés à bloc. Ce gaspillage a pesé 124 grammes de déchets médicamenteux par Français, « soit l’équivalent de deux boîtes de médicaments par personne ». Et ce chiffre est sous-estimé, car il ne comptabilise que les médicaments rapportés en officine, pas ceux directement jetés à la poubelle domestique, ni ceux gaspillés à l’hôpital.

    Ces médicaments ne sont plus redistribués depuis 2009, mais valorisés énergétiquement : ils sont incinérés dans des installations spécialisées pour produire électricité et chaleur. Une valorisation qui a quelque chose d’ironique : on brûle des traitements remboursés par la collectivité pour produire de l’énergie. Le don de médicaments non utilisés à des associations caritatives, lui, est interdit en France depuis 2008, même quand les boîtes n’ont jamais été ouvertes. La réglementation française interdit le don des médicaments non utilisés depuis cette date, en s’appuyant sur les recommandations de l’OMS et sur le rapport IGAS de 2005.
    Un système structurellement conçu pour gaspiller

    La Cour des comptes s’attaque à un angle mort de la politique du médicament : le gaspillage de produits prescrits, délivrés, remboursés mais non utilisés. La mécanique est simple et perverse à la fois. Dans de nombreux cas, les médecins prescrivent des boîtes entières alors que le traitement ne nécessite que quelques comprimés. Résultat : les patients se retrouvent avec des restes inutilisés. Ajoutez à cela le tiers payant, qui rend le coût réel du médicament invisible pour le patient, et vous obtenez un système où personne n’a de raison immédiate de rationner.

    Le rapport de la Cour des comptes fustige un « conditionnement inadapté au strict besoin du patient ». On parle ici de comprimés qui restent dans les boîtes ou de bouteilles de sirop non terminées, malgré la fin d’un traitement dont le patient a respecté la posologie prescrite. Un flacon de 90 gélules pour un traitement de dix jours, voilà l’absurdité concrète. L’IGAS estime que près d’un médicament remboursé sur deux n’est pas consommé. Un sur deux. Le chiffre date du rapport de 2005, mais rien dans les grandes tendances de consommation ne laisse penser qu’il s’est radicalement amélioré.

    La culture du « stock au cas où » aggrave encore la situation. En France, la consommation de médicaments est élevée avec en moyenne 41 boîtes par an et par assuré. Cette tendance est portée par les innovations thérapeutiques mais aussi par des achats réalisés par habitude ou par précaution. Ce sont souvent ces médicaments gardés au cas où qui finissent oubliés ou périmés. La consommation médicamenteuse en France reste l’une des plus élevées d’Europe.
    À l’hôpital, un angle mort encore plus profond

    Du côté de l’hôpital, il est difficile d’évaluer combien de médicaments ne sont pas utilisés. La Cour recommande donc aux établissements de santé de se doter d’armoires à pharmacie informatisées « permettant un suivi précis et régulier ». Le problème est d’autant plus grave que ce sont souvent les traitements les plus coûteux qui partent à la poubelle dans les services hospitaliers. À ce jour, seuls 61 % des établissements interrogés par la Cour affirment disposer d’indicateurs sur la quantité de médicaments périmés ou altérés dans leur stock.

    La Cour cite un cas particulièrement frappant : le daratumumab, un anticancéreux qui a représenté une dépense de « près d’un milliard d’euros pour l’Assurance maladie en 2023 », dont le délai de péremption « pourrait être réévalué à 28 jours au lieu de 36 heures actuellement ». Trente-six heures de durée de vie pour un médicament à plusieurs milliers d’euros la dose : la marge de gaspillage est vertigineuse, et elle est en partie inscrite dans les spécifications industrielles du produit lui-même.
    Les pistes existent, leur application est timide

    Pour limiter ce gaspillage, la Cour des comptes propose notamment de changer le conditionnement des médicaments ou d’augmenter le délai de péremption. Les molécules sont parfois toujours actives, des années plus tard. La dispensation à l’unité, délivrer exactement le nombre de comprimés nécessaires au traitement — est régulièrement remise sur la table. Elle est autorisée depuis 2022 pour la vente d’antibiotiques, pour lutter contre le gaspillage et l’antibiorésistance. Mais les quantités délivrées ainsi à l’unité n’ont représenté, en 2024, que 0,08 % des dépenses de médicaments délivrés en ville. Quasi nul.

    Les pouvoirs publics ont mis au point, « récemment », des « moyens pour favoriser les conditionnements les plus adaptés possibles ». Dans les faits, ces moyens « sont peu utilisés », déplore la Cour des comptes. Le potentiel d’économies estimé par la Cour oscillerait entre 224 et 867 millions d’euros par an, de quoi financer des milliers de postes de soignants, à une époque où les déserts médicaux s’étendent.

    Ce qui rend ce dossier particulièrement difficile à résoudre, c’est qu’il implique simultanément les industriels (qui fixent les tailles de conditionnement), les médecins (qui prescrivent parfois au-delà du strict nécessaire), les pharmaciens (dont la rémunération reste en partie indexée au nombre de boîtes vendues) et les patients eux-mêmes. Les signalements de ruptures de stocks ou de tensions d’approvisionnement sur les médicaments en France ont doublé entre 2021 et 2023, jusqu’à atteindre environ 5 000. On détruit donc d’un côté des médicaments parfaitement utilisables, pendant que de l’autre, des patients se heurtent à des étagères vides en pharmacie. Ce paradoxe, en lui-même, dit beaucoup sur l’état de notre politique du médicament.

  • Choose France 2026 : 93 milliards d’euros d’investissements étrangers, un record porté par l’IA
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4903

    Choose France 2026 : un record à 93 milliards… et beaucoup de questions, que Populi-Scoop vous expose. À Versailles, le 1ᵉʳ juin 2026, la France a engrangé plus de 93 milliards d’euros d’investissements étrangers. Mais derrière le chiffre historique, une concentration massive sur l’IA et des promesses d’emplois à relativiser. Politique, France, francophonie, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde arabe, vie politique, nation, nationale,

    / #UE_-_Union_Européenne, #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, économie , #IA_:_Intelligence_Artificielle, Sciences & Savoir

    #Politique,_France,_francophonie,_Algérie,_Maroc,_Tunisie,_Afrique,_monde_arabe,_vie_politique,_nation,_nationale, #économie_ #Sciences_&_Savoir

  • Le Mouvement national des chômeurs et précaires sollicite un échange avec la CARSAT | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/mncp/blog/270526/le-mouvement-national-des-chomeurs-et-precaires-sollicite-un-echange

    Dans nos associations, partout sur le territoire, nous accompagnons régulièrement des personnes confrontées à des ruptures de droits, des retards de traitement, des informations contradictoires ou encore des demandes de remboursement parfois très importantes de la part de #France_Travail. Face aux nombreux dysfonctionnements, nous demandons à rencontrer la présidente de la #CNAV, Patricia Bocciarelli.

    Création d’une commission d’enquête sur l’augmentation de la pauvreté chez les seniors
    https://www.petitsfreresdespauvres.fr/sinformer/actualites/creation-commission-enquete-pauvrete-seniors

    Il y a un an à Marseille
    https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/3979090/a-la-carsat-solidarite-avec-patrice-immole-par-le-feu.html

    Marseille : à la Carsat, solidarité avec Patrice, qui s’est immolé par le feu pour sa retraite

    #pauvreté #chômage #surnuméraire #retraite #mncp

  • Rire avec l’extrême droite : une prouesse signée France TV
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/plateau-tele/rire-avec-lextreme-droite-une-prouesse-signee-france-tv

    Knafo et Chenu, invités de l’émission « Vous allez être servis ! » sur France 3

    N’avoir aucune conscience politique et aimer les calembours à deux balles n’excusent pas tout. Pour la première fois à la télévision, qui plus est sur le service public, deux responsables politiques d’extrême droite, Sarah Knafo et Sébastien Chenu, ont participé à une émission d’humour. Dans « Vous allez être servis », diffusée sur France 3 Hauts-de-France et sur France.tv, Tanguy Pastureau et ses chroniqueurs reçoivent des politiques pour « une émission pleine d’énergie et de bonne humeur ». De la bonne humeur avec des élus du RN et de Reconquête ? Mais quelle bonne idée pour bien préparer 2027…

    « Vous permettez que je vous appelle Sébastien ? Ça me fait tellement plaisir, puis en plus, ça crée tout de suite un contact et une proximité qui me vont merveilleusement bien ». Le Sébastien en question, c’est Sébastien Chenu. Un type au « look impeccable », « soigné », « magnifique », portant une « chemise bleue pour avoir un teint impeccable » avec une « jolie cravate ». Même ses « chaussettes sont coordonnées ». Bref, il est « au top » le Seb. Accessoirement, c’est le vice-président de l’Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement National.

    #france_télévisions #médias_dits_de_service_public #tremplin_pour_l_extrême_droite

    •  Allons bon Pastureau qui fait des heures sup après la Bande[pas]Originale de Nagui[lux] sur france-inter. Le voilà avec le vice-président de l’assemblée nationale française. Rien que ça, ça devrait relever de la blague. Mais non puisque après la dissolution du président de la république, le RN croyait vraiment mettre Bardella à la place de Barnier ou du Richard Gere de Pau, je ne sais plus. Il lui manque plus que sa collègue Sophia Aram dans sa cuisine à Pastureau. Pour Knafo ce doit être sur youtube aussi mais là présentement je préfère écouter « la dernière » sur Nova,

      https://www.youtube.com/watch?v=b1Fx34ejveE

  • Présidentielle 2027 en France : l’affaire BlackCore et l’alerte sur les ingérences israliennes
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4887

    Lors des municipales de mars 2026, l’officine cyber israélienne BlackCore, liée à l’entourage de Benjamin Netanyahou, a déployé une armada numérique sans précédent (1 600 faux profils, deepfakes audio) pour briser trois candidats de La France Insoumise critiques de la guerre à Gaza. L’affaire vire au scandale d’État d’après les révélations du Canard Enchaîné. Un rapport officiel, des services secrets français, documente cette ingérence a qui été délibérément caviardé en coulisses. Jean-Luc Mélenchon accuse le gouvernement d’être « complice par son silence ». Politique, France, francophonie, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde arabe, vie politique, nation, nationale,

    / #Journalisme,_presse,_médias, #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias, France justice (…)

    #Politique,France,_francophonie,_Algérie,_Maroc,_Tunisie,_Afrique,_monde_arabe,_vie_politique,_nation,_nationale, #France_justice_politique_scandale_PS_PCF #Israël,_Proche-Orient,_droits_de_l’homme,_ONU #Netanyahou,_Israël #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale

    • Ces fuites de données à répétition révèlent des vulnérabilités profondes de la société et de l’Etat en matière de sécurité numérique. Et pour cause : elles ne sont pas le fait de pirates d’élite, mais de hackeurs souvent jeunes, pas forcément très doués techniquement.
      C’est ce que soulignait la procureure Johanna Brousse après l’arrestation, le 25 avril, d’un mineur de 15 ans accusé d’avoir piraté l’ANTS. « [Cet adolescent]n’est pas un prodige. C’est un signal. La menace cyber se banalise.
      A nous, collectivement, d’élever notre niveau de cyber résilience », déclarait-elle sur le réseau social LinkedIn. Même constat du côté de la CNIL, pour laquelle les fuites obéissent souvent à un scénario identique, facile à déjouer. Ainsi, « près de 80 % des violations [de données] de grande ampleur » de 2024 ont été rendues possibles en raison de l’absence d’authentification multifacteur – un mécanisme de sécurité numérique qui oblige l’utilisateur à justifier son identité à l’aide d’au moins deux types d’authentification, par exemple en tapant un mot de passe sur ordinateur puis en entrant un code envoyé sur un téléphone.

      Tout va bien, cépalérusses ...

    • Pis surtout faut admirer l’exemple donné de celleux qui veulent faire la leçon

      déclarait-elle (la procureure Johanna Brousse) sur le réseau social LinkedIn

  • En #espagne, l’immigration fait un bien fou à l’économie | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/en-espagne-limmigration-fait-un-bien-fou-a-leconomie/00118492

    Le 14 avril, l’Espagne a entamé un processus exceptionnel de régularisation d’un demi-million d’étrangers sans-papiers. Cette décision, dont les motifs sont principalement économiques, est confortée par deux études récentes.

    -- Permalien

    #immigration

    • A contrario en france c’est la totale hypocrisie et la torture administrative lente, avant de pouvoir se présenter pour demander un titre de séjour. Il faut désormais survivre à 7 ans sans papier et sans pouvoir y prétendre mais pendant ces longues années tu dois rassembler les preuves que tu as travaillé, été logé, payé tes impôts. A la merci de la mafia, des patrons du batiment et de l’uberisation des tafs ingrats payés une misère. Croisé auj un jeune livreur à vélo qui a échappé devant moins à un accident et m’a rapidement glissé : « c’est trop dur, j’ai 30 ans et l’impression d’en avoir 60. »

      #france_de_la_honte

  • RN, nostalgie coloniale et réseaux d’extrême droite : enquête sur les racines idéologiques et financières de la réaction en France
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4881

    Comment la nostalgie coloniale continue-t-elle d’alimenter l’extrême droite française ? Enquête sur les liens entre mémoire de l’Algérie française, réseaux idéologiques internationaux, empire médiatique et affaires judiciaires qui entourent le RN. Un décryptage des forces politiques, économiques et culturelles qui participent à la normalisation de la réaction identitaire en France. Politique, France, francophonie, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde arabe, vie politique, nation, nationale,

    / #France_justice_politique_scandale_PS_PCF, #beurs,_discrimination,_racisme,_intégration, Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, société , #immigration,_High-Tech,_recrutement,_Web,_Internet

    #Politique,France,_francophonie,_Algérie,_Maroc,_Tunisie,_Afrique,_monde_arabe,_vie_politique,_nation,_nationale, #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société

  • C’est tout de même curieux : lorsque quelqu’un plaisante sur celles ou ceux qui soutiennent un état génocidaire, de belles âmes prétendent qu’il « dérape » ...

    Les propos de Pierre-Emmanuel Barré sur Gabriel Attal et Sophia Aram soulèvent un tollé
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/medias/4223122-20260512-propos-pierre-emmanuel-barre-gabriel-attal-sophia-aram-so

    https://www.youtube.com/watch?v=PuD73p5Mmvk

    #Eurovision #France_génocide

  • Un hydrologue coincé dans l’horreur à Gaza, abandonné par la France
    https://reporterre.net/Ashraf-Mushtaha-un-hydrologue-coince-dans-l-horreur-a-Gaza-abandonne-par

    Ashraf Mushtaha est un hydrogéologue palestinien. Il dirige un département du service public de gestion de l’eau potable et de ses infrastructures pour l’ensemble de la bande de Gaza. Il mène également des recherches sur l’inquiétante salinisation croissante de l’eau des Gazaouis (la baisse des nappes phréatiques entraînant une remontée souterraine d’eau de mer). Tout cela a été brutalement anéanti par la guerre génocidaire menée par Israël dans l’enclave palestinienne, en réponse aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023.

    « Cynisme glaçant » de la France

    Il y a quelques mois encore, son seul espoir de quitter l’horreur, c’était la France. La candidature du chercheur avait été retenue par le comité de direction du programme Pause. Ce dispositif permet à des scientifiques et artistes en danger dans leur pays de venir travailler en France, le financement étant assuré conjointement par l’État et par l’établissement d’accueil.

    Mais presque au même moment, le 22 janvier, le gouvernement français a décidé de « suspendre » les Gazaouis du programme. Au motif qu’il « paraît difficile, voire impossible, de procéder à ces évacuations et [qu’il] serait déplacé de donner l’espoir à ces lauréats que nous pourrons les accueillir en France quand, en réalité, le passage leur est barré », a justifié Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères.

    #France_génocide

  • Élisée Reclus (1830-1905), géographe, rebelle et libertaire | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/elisee-reclus-1830-1905-geographe-rebelle-et-libertaire-4540630

    Géographe, rebelle, libertaire, communard, voyageur... Voici Élisée Reclus, à qui l’émission « Une vie, une œuvre » est consacrée en 1997. Mais Élisée Reclus est aussi un visionnaire dont les idées sur la société et l’écologie restent pertinentes, près d’un siècle après sa mort.

    • Élisée Reclus. Un géographe anarchiste contre l’antisémitisme
      https://librairie-quilombo.org/elisee-reclus-10851

      Comment peut-on entendre sur #France_Culture, concernant Élisée Reclus et l’antisémitisme : « Mais c’est un homme du XIXe siècle, et la gauche, anarchiste ou pas anarchiste, marxiste, a toujours été un peu antisémite. » Et ce, sans aucune justification. Voici une réponse à cette assertion. Avec les contributions de Christophe Brun, Nicolas Eprendre, Federico Ferretti et Philippe Pelletier.

      https://www.academia.edu/145505782/Christophe_Brun_Nicolas_Eprendre_Federico_Ferretti_Philippe_Pelletier_2025

      La guerre sans fin qui meurtrit la terre de Palestine exacerbe la sensibilité aux atrocités qui s’y déroulent et somme chacun de choisir un camp. Toute critique trop appuyée de la politique israélienne risque de se voir apposer le sceau d’infamie de l’antisémitisme. Dans ce contexte, qualifier d’« antisémite » un auteur, même s’il est mort depuis plus d’un siècle, ne peut se faire à la légère. Tout particulièrement quand il s’agit d’Élisée Reclus (1830-1905), géographe et anarchiste qui s’est opposé sa vie durant à toute forme de haine raciale, de domination d’une population sur une autre. Un homme qui n’a pas cessé de décrire généreusement les peuples qui vivent ou ont vécu sur notre planète. Refusant d’établir la moindre hiérarchie entre les civilisations, il s’est attaché à décrire des sociétés qui évoluent avec leur milieu, notant que les plus « primitives » ne sont pas les moins riches sur cette Terre « où il serait si bon de vivre en frères ». N’est-ce pas lui qui écrit que « si l’Inquisition tortura et brûla ceux qui se permettaient de penser librement, que de paysans sincères et bons, que d’enfants de la nature restèrent en dehors de ses atteintes, gardant en la sincérité de leur âme naïve une franche indépendance » ? L’accusation d’antisémitisme est d’autant plus incongrue que des anarchistes célèbres se réfèrent explicitement à Élisée Reclus et à ses textes pour étayer le combat anarchiste contre l’antisémitisme. C’est notamment le cas de Vsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum alias Voline (1882-1945), qui, né dans une famille d’intellectuels juifs de Voronej au sud de la Moscovie, rédige l’article « Antisémitisme » pour l’Encyclopédie anarchiste (1934) pilotée par Sébastien Faure (1858-1942) .

      #Élisée_Reclus

  • Chez GRDF, Enedis et RTE, les syndicats mobilisés contre la chasse aux salariées portant un voile | StreetPress
    https://www.streetpress.com/1777563656-grdf-enedis-rte-entreprise-gaz-energie-syndicats-cgt-mobilis

    Avertissements, menace de licenciement… Depuis six mois, les entreprises de l’énergie et du gaz instaurent des clauses de neutralité. Parmi les femmes ciblées, l’élue CGT à GRDF Nadia Kabassine, figure syndicale soutenue par ses camarades.

    Le 15 janvier 2026, Nadia Kabassine se rend au siège de GRDF , à Saint-Denis (93). Elle doit rencontrer Pierre-Guy Martin, son nouveau directeur des ressources humaines ( DRH ), pour discuter des conditions de son détachement syndical. Son site du Kremlin-Bicêtre (94) vient de changer de direction pour être rattaché non plus à l’Île-de-France, mais aux fonctions centrales. Cette élue CGT , salariée du gaz depuis 15 ans, a l’habitude de ces échanges formels avec les dirigeants du groupe. Sauf que cette fois, à la fin de l’entretien, le DRH entouré de deux membres de la direction lui lance :

    « Je vois que vous avez un voile religieux, donc vous ne respectez pas le règlement intérieur. Aujourd’hui je tolère mais dorénavant, il faudra venir sans. »

    #discrimination #islamophobie #lois_séparatisme #France_racelarde

    Je ne savais plus trop si GRDF et Enedis avaient à remplir des « missions de services publics » ...

  • Une première en Bretagne : une famille expulsée de son logement social car le fils aîné est un trafiquant de drogue
    https://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes-35000/une-premiere-en-bretagne-une-famille-expulsee-de-son-logement-social-ca

    C’est une première en Bretagne. Ce mardi 5 mai, la justice a validé l’expulsion d’une mère de famille et de ses trois enfants de leur HLM de la place de Monténégro à Rennes. En cause : les activités de deal du fils aîné. Une application stricte de la « loi narcotrafic » de 2025.

    La famille, à coup sûr, va avoir une bonne raison de ne pas chercher de revenus supplémentaires pour se loger.

  • Le témoignage glaçant de Coline Berry à propos de son père, le comédien Richard Berry - 29/04/2026 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=_rY4Vl-ftY4

    « Je garde encore aujourd’hui le souvenir de l’odeur, des sensations, des images. Ce sont des traces qui restent et qui ne s’effacent pas. »

    Auditionnée par la commission d’enquête sur l’inceste, Coline Berry livre un témoignage saisissant sur les sévices subis dans son enfance. Elle accuse son père, l’acteur Richard Berry, de « vi*ls répétés » dans les années 1984-1985, alors qu’elle avait moins de 15 ans.

    Sa plainte a été classée sans suite pour cause de prescription en 2022.