• Panique médiatique face aux gilets jaunes
    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot) - jeudi 6 décembre 2018 - ACRIMED
    https://www.acrimed.org/Panique-mediatique-face-aux-gilets-jaunes

    C’est peu dire que la tonalité médiatique générale vis-à-vis des gilets jaunes, et celle des éditorialistes en particulier, a changé depuis la journée de mobilisation du samedi 24 novembre, et, plus encore, depuis celle de samedi 1er décembre. Dans un premier temps, les grands éditorialistes se sont interrogés avec condescendance, en donnant parfois l’impression d’observer les gilets jaunes comme de petites bêtes curieuses. Certains se sont mis en scène, en s’engageant ouvertement en faveur d’un mouvement qu’ils pensaient pouvoir résumer à la seule remise en cause d’une taxe sur le carburant [1]. Mais le discours médiatique dominant est désormais tout autre. Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, à la diversité et à l’ampleur de ses revendications, à sa popularité, face aux violences protéiformes de certaines manifestations et à la situation de crise politique dans laquelle elle est en train de plonger le gouvernement, les grands pontes du système médiatique resserrent les rangs. Depuis la manifestation du samedi 1er décembre, l’heure est au rappel à l’ordre.

    Une chose est sûre : la journée de mobilisation du 1er décembre a fasciné les chaînes d’information en continu qui ont commenté de manière ininterrompue les « scènes de chaos dans Paris »… et beaucoup effrayé les éditorialistes [2]. Devant les menaces que représente le mouvement des gilets jaunes, les gardiens médiatiques de l’ordre social se mobilisent pour prescrire des mesures de « sortie de crise ». Un « journalisme de solutions » qui témoigne de la profonde panique qui gagne les médias dominants – et leurs porte-parole auto-proclamés…

    Des journalistes en conseillers médiatiques du prince
    À commencer par la presse écrite. Dans son éditorial du Figaro, #Alexis_Brézet voudrait se faire calife à la place du calife (03/12). Il fixe pour le gouvernement la « priorité des priorités », à savoir le « rétablissement de l’ordre républicain » après le « désastre national » en employant « y compris la proclamation de l’état d’urgence […] afin que cesse l’intolérable ». Puis il se fait prescripteur de mesures pour « apaiser cette révolte qui fait courir de graves risques à l’équilibre politique et social du pays » : « renouer - tout de suite - le dialogue, et, pour renouer le dialogue, il faudra bien, par quelque bout que l’on prenne la chose, concéder aux "gilets jaunes" un trophée symbolique. »

    L’éditorialiste poursuit en révélant les deux inquiétudes majeures qui l’animent, et à travers lui, l’ensemble de la noblesse médiatique. La première, le blocage des futures réformes : « Plus le temps passe, plus le prix à payer pour rétablir le calme sera élevé. Et plus la capacité du gouvernement à mener demain la moindre (vraie) réforme sera entamée. » La seconde, la crainte que se matérialise dans les esprits une conscience de classe un peu trop appuyée : « [Dans] nos démocraties mijotent tous les ingrédients d’une nouvelle lutte des classes qui met à rude épreuve la cohésion des nations. […] C’est sans doute que le vieux clivage droite-gauche, à côté de tant de défauts, avait aussi quelques qualités : en récusant la froide logique des intérêts, il permettait au pays de s’affranchir en partie des affrontements de classe. » Une crainte qui explique la violence de ses confrères, dont #Gaëtan_de_Capèle qui signait le 1er décembre un éditorial digne d’une production de chien de garde aguerri :

    Combien de temps encore la France pourra-t-elle supporter le psychodrame des « gilets jaunes » ? Tout a été dit sur les ressorts de cette jacquerie numérique. Aussi compréhensif soit-on pour ce qu’ils incarnent, les « gilets jaunes » sont engagés dans une surenchère qui conduit tout droit dans une impasse. Exactions inexcusables, revendications abracadabrantesques, mépris des institutions… tout cela déconsidère leur combat.

    Tout comme les défigurent les éditoriaux du Figaro…

    #Le_Monde n’est pas en reste : #Jérôme_Fenoglio pointe « une impuissance de dix ans à réellement répondre aux conséquences de la crise de 2008 » et une « faillite des gouvernements successifs, [qui] a laissé prospérer la colère sur le plus puissant des ferments, le sentiment d’injustice, à la fois territorial, fiscal et social. » Un constat qui ne le conduit évidemment pas à remettre en cause ni la légitimité ni le fond des politiques libérales menées depuis (plus de) dix ans – et pour cause, le quotidien de référence s’en étant systématiquement fait le relais – mais à d’abord accuser « l’instabilité » des gilets jaunes qu’il peine à cerner, avant d’en appeler à… une réforme, pour poursuivre les réformes !

    [Il y a une] instabilité permanente chez les protestataires, où les revendications s’accumulent et finissent par s’annihiler à force d’être contradictoires, où les porte-parole sont délégitimés à la seconde où ils apparaissent, où la discussion permanente ne permet ni de s’entendre entre soi ni d’écouter ce que pourraient proposer les gouvernants. C’est encore plus compliqué face à un pouvoir exécutif qui n’arrive pas à se libérer des multiples disruptions qu’il avait théorisées pour construire son nouveau monde. […] La page blanche sur laquelle devaient s’écrire les réformes est devenue une scène désertée que le parti présidentiel ne parvient pas à occuper. […] Le courage réformateur mis en avant se heurte à l’image de « président des riches » accolée en raison des premières décisions fiscales, notamment sur l’ISF. Il sera difficile d’en sortir sans amender en profondeur un mode de gouvernance […]. Cette réforme-là est la plus exigeante de toutes : elle commence par soi-même pour parvenir enfin à convaincre les autres.

    Au #Parisien, #Stéphane_Albouy en appelle quant à lui à Emmanuel Macron pour « trouver les mots et les réponses concrètes de nature à apaiser le pays. » (03/12). En bon conseiller en communication gouvernementale, il analyse ensuite cette démarche : « Il ne s’agirait pas ici d’un recul mais d’un geste indispensable pour que le reste du quinquennat ne soit pas hypothéqué et que des réformes aussi nécessaires que celles de l’assurance chômage ou des retraites puissent être un jour engagées par ce gouvernement. » Dès le lendemain, visiblement inquiet de l’inaction du gouvernement, un second éditorialiste, #Nicolas_Charbonneau, cherche d’autres interlocuteurs pour parvenir à ce que le quotidien appelle de ses vœux, « l’union nationale » (04/12) : « La sortie de crise viendra probablement d’hommes et de femmes responsables, de ceux qui écoutent, prennent des décisions et les assument. De ceux qui proposent et construisent, pas de ceux qui commentent. » Et à en croire sa une du 4 décembre, Le Parisien a une solution toute trouvée :


    
Choisir comme « réponses » à cette crise les « propositions » du patron du Medef, il fallait le faire ! Si nous n’osons penser que la rédaction du Parisien ignore les enjeux de classe qui se jouent dans le mouvement des gilets jaunes, on peut dire avec certitude qu’elle a, dans ce jeu-là… choisi son camp !

    Il en va de même à #France_Info, où #Olivier_de_Lagarde cherche une sortie de crise en parlementant avec… #Pierre_Gattaz :

    Pierre Gattaz, comment expliquer finalement ce désespoir ? Quand on se met à casser, certes on est en colère mais on n’est pas seulement en colère contre l’augmentation de 6 centimes du gasoil ! […] La question, c’est de savoir tout de même si à partir d’aujourd’hui, les réformes vont être possibles ou est-ce que finalement le gouvernement va être complètement bloqué ? (« Les informés », 1er décembre)

    Sur #BFM-TV (03/12), le jeu est le même, et si #Bruno_Jeudy prône une « inflexion sociale », elle n’est encore une fois qu’instrumentale : « Faire une inflexion, mettre un genou à terre, accepter de reculer, l’expliquer et peut-être de relancer un quinquennat qui aujourd’hui effectivement est en train de… de… de se jouer dans les heures qui viennent. » Une position qui fait écho aux propos que le même #Laurent_Neumann tenait quelques jours plus tôt : « Le problème, c’est que si Emmanuel Macron cède aujourd’hui, il n’y a plus de réforme d’assurance-chômage, il n’y a plus de réforme de la fonction publique, il n’y a plus de réforme des retraites ! » [3].

    La même ligne est prescrite en continu sur BFM-TV par #Ruth Elkrief, communicante de la première heure du gouvernement macroniste, qui n’hésite pas à reprendre sévèrement le moindre faux pas d’une consœur qui paraîtrait desservir un peu trop le gouvernement :

    - #Anna_Cabana : Alors moi ce que je retiens de la journée, c’est cette phrase d’un ami d’Emmanuel Macron qui dit : « Au fond les gilets jaunes, c’est irrationnel, mais il faut enfourcher la fureur des temps ». […]
- #Ruth_Elkrief : Pardonnez-moi Anna, non mais c’est exactement qu’Emmanuel Macron a un problème de communication avec les gilets jaunes. […] Si je peux traduire, ce que devrait dire le premier ministre demain [pour] se sortir d’une telle crise en ayant quand même… sans perdre trop la face, c’est : « il faut lâcher parce que comme ça on pourra continuer à réformer le pays, sinon on pourra pas continuer ». Donc c’est une façon de dire qu’en fait, on ne renonce pas à continuer à réformer le pays mais que, on ne pourrait pas si on ne lâchait pas, et donc ça sera la façon à partir de demain d’expliquer. […] Ça aurait pu être une crise beaucoup plus contenue et beaucoup plus minime si ça avait été négocié et géré tout de suite.

    Le gouvernement remercie pour la traduction.

    En quête désespérée de paix sociale depuis dimanche, les éditorialistes incarnent ainsi à l’extrême un de leurs rôles médiatiques traditionnels : celui de gardien de l’ordre social. Désormais prescripteur des mesures de « sortie de crise », ce « journalisme de solutions » est le signe d’une profonde panique : celle de voir remis en cause un ordre social, économique et politique que les médias dominants ont contribué à légitimer depuis des décennies, en soutenant quasi unanimement les vagues de réformes structurelles menées par les gouvernements successifs depuis les années 1980 [4] ; et celle de voir vilipendé le candidat incarnant cette fièvre « réformatrice » auquel ils auront fait beaucoup de publicité lors de la campagne présidentielle et dont ils relaient assidûment la communication et la « pédagogie » depuis [5]. Une telle déstabilisation douche ainsi une grande partie des espoirs médiatiquement soutenus, nés avec Emmanuel Macron, et provoque le désarroi : quid de la « faisabilité » des prochaines réformes dans un tel contexte de crise ? Quelle « personnalité » à sa place pour « maintenir le cap » dans un tel contexte de défiance vis-à-vis de la classe politique et après que les grands médias ont affiché des mois durant la promesse du « nouveau monde » ?

    C’est à la lumière de ces différents éléments que l’on peut comprendre les réactions des éditorialistes des médias dominants, relativement homogènes, allant de l’indignation à la panique, en passant par des conseils et des méthodes pour « sortir de la crise ». L’heure est chez eux au calcul politicien et au mépris de classe : si certains d’entre eux réclament des « gestes forts » ou des mesures en faveur des gilets jaunes, ce n’est évidemment pas au nom d’une quelconque justice sociale, mais uniquement par charité symbolique qui, selon eux, fera taire la colère.

    Des journalistes arbitres de la légitimité des revendications
    Face à la menace du mouvement des gilets jaunes, les éditorialistes ne se contentent pas de se faire conseillers du prince et prescripteurs de solutions de sortie de crise ; ils s’attachent également à distinguer les revendications légitimes du mouvement… des autres, qu’il convient de démonter en règle.

    Sur le plateau du JT de France 2 (01/12) aux côtés de #Nathalie_Saint-Cricq, #Justine_Weyl, journaliste au service économique de la rédaction, passe au crible la revendication de hausse du SMIC formulée par les gilets jaunes :

    Sur l’augmentation du SMIC à 1300€ net par exemple, ça parait assez improbable [parce qu’] une telle augmentation de 10% coûterait des millions aux entreprises mais aussi à l’État […] Peu de chance donc que ce vœu soit exaucé. […] En revanche d’autres revendications sont plausibles et rejoignent même des objectifs du gouvernement.

    #Alexandra_Bensaïd, également présente comme « experte » en économie, corrobore :

    Qu’est-ce qui est réaliste, est-ce que augmenter le SMIC c’est réaliste ? C’est certain que pour les économistes ça améliore le pouvoir d’achat ; mais d’un autre côté augmenter le SMIC c’est un chiffon rouge pour les employeurs ; les plus éloignés de l’emploi auraient encore plus de risque de ne pas être recrutés ; or faire baisser le chômage, c’est à la fois une revendication des gilets jaunes et c’est aussi un but du gouvernement. […] L’impossibilité ce soir, c’est bien de répondre à l’ensemble des protestataires.

    La journaliste donne ainsi son verdict d’impossibilité des hausses de salaire… en reprenant mot pour mot les arguments du patronat.

    Même posture chez #Jean-Claude_Dassier, qui rivalise d’arrogance sur #CNews (03/12) : « Tout n’est pas possible. C’est pas le pays des mille et une nuits ! Il n’y a pas d’argent dans ce pays autant que le souhaiteraient… on le souhaite tous d’avoir des augmentations ! »

    Des propos si émouvants que nous proposons de lancer une campagne : une augmentation pour Jean-Claude Dassier https://boutique.acrimed.org/don-soutien !

    Sur #BFM-TV (03/12), #Nathalie_Lévy tente quant à elle de raisonner Jean-François Barnaba, gilet jaune, présent en plateau :

    - Nathalie Lévy : Vous savez bien que la liste elle est trop longue pour que tout soit validé ! […] Alors… les trois [mesures] plus urgentes alors, dites-nous !
- Jean-Francois Barnaba : La baisse des taxes, la baisse [il insiste], […] l’augmentation des salaires et des pensions, la restauration des services publics, la démocratisation des institutions et […] la restauration de l’ISF. […]
- C’est pas de même nature, et tout ne sera pas possible. […] Tout sera pas possible en même temps, là, en l’espace d’une semaine, on pourra pas avoir la baisse des taxes, on pourra pas avoir l’augmentation des salaires, tout sera pas jouable, tout sera pas acceptable pour le gouvernement !

    Enfin, sur le plateau de #Pascal_Praud sur CNews (03/12), les ténors du système médiatique qui discutent chaque jour entre amis prescrivent à leur tour ce qui est faisable… ou non :

    - Pascal Praud : Par exemple, les APL. C’est vrai, Gérard Leclerc, quand on a dit « baisse de cinq euros », ça ne nous a pas paru, cinq euros, une somme à ce point énorme que les Français aillent dans la rue ! Mais au-delà des cinq euros, il y avait quelque chose de symbolique manifestement, c’est un fait personne ici n’est monté au créneau pour les cinq euros de manière aussi importante…
    
- Gérard Leclerc : […] C’est-à-dire… il faut mettre les choses à plat sur la fiscalité. Mais faut bien voir qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, tout et son contraire. Vous ne pouvez pas dire d’un côté « on baisse les impôts », les impôts et les taxes, et d’un autre côté « on maintient voire on développe un certain nombre… par exemple les dépenses euh les investissements publics, les dépenses publiques, les aides sociales etc. »

    Ajoutons également le propos de #Nicolas_Doze sur BFM-TV le 5 décembre, qui se résume en une phrase :



    Avec, à la clé, un argument sans faille :

    Des #journalistes organisateurs du « dialogue social »
    Autre préoccupation des #éditocrates : trouver des interlocuteurs pour leurs débats médiatiques, mais également pour le gouvernement. Car les grands #médias, qui peinent à comprendre le mouvement des gilets jaunes, ont également des difficultés à identifier, sélectionner ou légitimer des porte-parole susceptibles de devenir de bons clients médiatiques [6]. Cela tient à plusieurs raisons : la pluralité des interlocuteurs qui jamais – ou rarement – ne se revendiquent comme « porte-parole » sur les plateaux ; ou encore la multiplication et la diversité des revendications mises en avant selon les gilets jaunes invités.

    Tant est si bien qu’on assiste à une situation surprenante : certains éditorialistes en arrivent à regretter les « corps intermédiaires », en particulier les syndicats, qu’ils malmènent pourtant le reste du temps en période de mobilisations sociales !

    La remise en cause des corps intermédiaires, systématiquement contournés depuis le début du quinquennat, est un handicap majeur, alors qu’ils seraient si cruciaux pour canaliser un conflit social de ce type. (#Le_Monde, 4/12) [7]

    Et c’est bien là un problème majeur auquel sont confrontés les éditorialistes : le bouleversement des règles du fameux « #dialogue_social » institutionnalisé, dont le commentaire (interview à l’issue des réunions, description des rebondissements et des positions syndicales et gouvernementales, etc.) résumait traditionnellement la couverture qu’ils font des mobilisations sociales en tant que spectateurs et arbitres des négociations.



    Désormais, les éditorialistes semblent se vivre non seulement plus comme arbitres, mais également acteurs du « dialogue social », remplaçant au pied levé les « #partenaires_sociaux » défaillants. Avec des propos qui témoignent, ces derniers jours, d’une véritable violence de classe qui se décuple.

    Ainsi de #Christophe_Barbier sur BFM-TV (03/12) :

    La première solution politique, c’est de dialoguer avec tout le monde et d’annoncer des choses concrètes. […] S’ils obtiennent quelque chose de concret, notamment symbolique, c’est-à-dire la suppression de la hausse des taxes prévue en janvier sur le carburant, eh bien ils annoncent le renoncement à une manifestation à Paris, samedi, pour éviter les violences. Qu’ils retournent dans les petites villes, dans les villages, sur les ronds-points, dans la proximité avec les gens comme le 17 novembre, et qu’ils arrêtent de fantasmer sur la prise de la Bastille, même si c’est l’Arc de triomphe.

    Face à l’absence de négociation, Nathalie Saint-Cricq perd également patience sur le plateau du #JT de #France 2 (02/12) :

    Édouard Philippe doit négocier avec des gens qui ne sont pas organisés. On l’a dit, toute cette semaine, ce soir, ils sont en train de téléphoner – je les ai eus tout à l’heure – aux huit gilets jaunes. On leur répond : « non, je peux pas venir ce jour là parce que je travaille, parce que j’ai les enfants jusqu’à 18h… » Donc négocier avec des gens qui n’ont pas envie de négocier c’est quelque chose d’assez compliqué [8].

    #Jean-Michel_Aphatie n’est pas en reste dans la matinale d’#Europe_1 (04/12) :

    Nous n’avons aucun interlocuteur crédible pour représenter un mouvement qui génère une violence immense et qui menace la nation. [...] C’est une forme d’irresponsabilité́ politique que nous n’avons jamais connue.

    Dans l’émission #Punchline (03/12), #Jean-Claude_Dassier sermonne les gilets jaunes :

    Les gilets jaunes refusent même d’aller énoncer leurs revendications et négocier ou discuter ! […] Je pense qu’il est plus que temps pour ce mouvement, qui a sa légitimité, qui a ses raisons, de se structurer, y a pas de mouvement qui ait un avenir politique et social s’il ne se structure pas ! […] Je souhaite surtout que […] le contact ait lieu évidemment et que surtout il soit positif, qu’on enchaîne vite. Parce qu’il y a déjà eu beaucoup de temps de perdu, maintenant il faut accélérer. Encore une fois, la France peut pas supporter un week-end prochain comme celui que nous avons vécu.

    Et on peut dire que l’éditorialiste ne perd pas de temps. En direct du plateau, il amorce lui-même une séance de négociation avec José Espinoza, pour le moins surréaliste, qui synthétise ce mépris de classe :
    - José Espinoza : Donnez de l’argent sonnant et trébuchant et vous verrez que le mouvement… [Coupé]
- Jean-Claude Dassier : 200 euros et c’est fini ?!
- J.E : 200 euros pour le SMIC.
- J-C. D : Et c’est terminé ? Bon, on a là une négociation. 200 euros pour le SMIC, on va téléphoner à Matignon, on a la clé. On va bien trouver 200 euros…
- J.E : Il a bien trouvé 40 milliards pour le CICE.
- J-C. D : D’accord ! Pour combien de personnes à votre avis, à vue de nez ? 200 euros pour combien de personnes ?
- J. E : Oh eh bien pour l’ensemble des smicards, ils sont nombreux. Et il y a 40 milliards à récupérer du CICE […] alors qu’on le donne aux patrons sans contrepartie !

    Si certains n’hésitent donc pas à conseiller le gouvernement voire à négocier pour lui, l’errance du Premier ministre et du président tend à faire paniquer les relais les plus dociles de la #macronie ! Ainsi de Nathalie Saint-Cricq, qui semblait particulièrement perdue, comme un député qui n’aurait pas reçu ses éléments de langage, au lendemain de la journée de mobilisation de samedi 1er décembre :

    [Emmanuel Macron] n’a pas pris la parole ce soir, probablement parce que… qu’est-ce que vous voulez qu’il dise ! Ils ont l’impression que […] même si c’était la baisse ou le moratoire sur la taxe du carburant, on lui dirait « ok c’est bien mais ça suffit pas, il faut l’ISF », et après on lui dirait « mais ça suffit pas, faut encore autre chose », donc il a effectivement compris que le fait de reculer, on insisterait surtout sur le recul et non pas sur les choses sur lesquelles il a reculé, donc c’est relativement complexe. […] Qu’est-ce qu’il peut faire ? […] Comme manifestement toute la dramaturgie est en train de se faire entre Macron versus le reste du monde, ou plus exactement le reste de la France, il a intérêt à remettre du corps intermédiaire.

    Rassurons nos lecteurs : cette absence n’était probablement que passagère. La veille, la cheffe du service politique de #France_2 était plus revendicative :

    Non, il ne peut pas donner l’impression de plier […], il ne peut pas donner l’impression que les gilets jaunes ont obtenu gain de cause. […] Le problème pour Emmanuel Macron, c’est que s’il recule, il se dit que les prochaines réformes ce sera à chaque fois la même chose donc c’est ni dans son tempérament de reculer, et en plus il y a une deuxième crainte, c’est qu’il se dit que à chaque nouvelle réforme […] il y ait une nouvelle structure gilets jaunes qui, à chaque fois qu’il essaie de bouger, le fasse reculer ; soit il considère qu’au bout d’un an et demi de quinquennat il faut qu’il fonce avec les risques de casse, soit il recule ; on va voir assez rapidement s’il ne trouve pas une solution intermédiaire. (JT France 2, 1er décembre)

    Et pour la trouver, il pourra s’inspirer des conseils de Nathalie Saint-Cricq.

    *
La journée de mobilisation du 1er décembre a, semble-t-il, contribué à une #panique médiatique croissante face au mouvement des gilets jaunes. Si les premières inquiétudes ont porté sur les conséquences des blocages sur l’économie, ce sont désormais les revendications (irréalistes) du mouvement et les scènes de violences (condamnables) lors des manifestations qui sont désormais dans le viseur médiatique. Et les éditorialistes se mobilisent : en prescrivant conseils et méthodes pour que le gouvernement « sorte de la crise » ; en faisant le tri entre bons et mauvais gilets jaunes selon que leurs revendications sont jugées « légitimes » ou « surréalistes », et leurs comportements, « pacifique » ou « extrémiste » ; ou encore en faisant mine d’organiser le « dialogue social » avec les gilets jaunes, pour mieux permettre de canaliser la colère populaire. À cet égard, ce journalisme d’élite parfaitement ignorant des préoccupations quotidiennes des gilets jaunes, joue parfaitement son rôle de gardien de l’ordre social.


    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot)

    #Giletsjaunes


  • Plastique : la grande intox
    https://www.youtube.com/watch?v=wZT3drAYIzo

    Dans le monde, dix tonnes de plastique sont produites chaque seconde. Un dixième finit dans les océans, laissant présager qu’en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer. Face à ces chiffres effarants, Elise Lucet et son équipe partent explorer ce « continent plastique » qui ne cesse de grandir. Les responsables ? Les grands marques qui s’acharnent à développer une addiction à cette matière. Pour éviter d’endosser la responsabilité de la pollution, certains industriels ont trouvé la parade : la mettre sur les épaules des consommateurs. Enquête sur les stratégies secrètes de l’un des géants mondiaux des sodas et les promesses de recyclage des emballages. Source : Cash (...)


  • « Sans les États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme continuera de fonctionner » - #France_24
    http://www.france24.com/fr/20180620-etats-unis-conseil-droits-homme-retrait-trump-haley-israel-enfant

    Quel rôle les Américains ont-ils joué au sein du Conseil des droits de l’Homme jusque-là ? L’approche des États-Unis a-t-elle changé avec le mandat de Donald Trump ?

    Les États-Unis faisaient partie des acteurs les plus engagés sur la question des libertés, notamment en Amérique latine. Les défenseurs des droits de l’Homme vont être déçus. Les États-Unis ont souvent pris la parole pour dénoncer nommément des situations d’atteinte aux droits de l’Homme, s’attirant les foudres d’autres pays. Je les ai entendus nommer le Venezuela, Cuba, le Vietnam, le Cambodge ou des pays d’Afrique francophone comme la République démocratique du Congo… Ils ont été « vocaux » et assez audacieux. Cela va manquer.

    #sans_vergogne


  • « Neige » d’après Maxence Fermine

    Voici quelques nouvelles du front. La présentation du Livre et la représentation de « Laurenzaccio » au Théâtre Blanche de Castille, début mai, se sont très bien passées. Quentin Herlemont, qui faisait le Making Off sur « Phil » est venu filmer... https://www.philippepillavoine.com/leblog/2018/05/13/neige-dapres-maxence-fermine

    #philippe_pillavoine #pillavoine #blog #news #artiste_mime #laurenzaccio #spectacle #neige #festival #charlot #nogent #l_art_du_crime #france_2 #poissy #Quentin_Herlemont #Adeline_de_Preissac #mario_Gonzalez #Maxence_Fermine #Fermine


  • À Beaumont-sur-Oise, l’après-midi en soutien à la famille Traoré encadré par des militaires

    L’absence des soutiens des mouvements sociaux parisiens n’est pas la seule à se faire remarquer : il y a aussi la présence des voitures des forces de l’ordre en patrouille, ce samedi après-midi, rue de Boyenval. Trente minutes après le début de l’événement, ce sont deux jeeps militaires de l’opération Sentinelle – Vigipirate – suivie par une kangoo de la gendarmerie qui débarquent. Sept militaires, en tenue, descendent sur le terrain, tous armés. Cinq restent aux extrémités et deux s’approchent. Ils resteront environ quinze minutes avant de repartir.

    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/a-beaumont-sur-oise-lapres-midi-animations-en-soutien-a-la-famille-traore-

    Voilà, voilà... #France_2018



  • Macron communique : interview debout, journalisme couché
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181217/macron-communique-interview-debout-journalisme-couche

    Tout ce qui est rare n’est pas précieux. La preuve, l’interview d’Emmanuel Macron accordée dimanche soir à #France 2. C’était son deuxième entretien télé en sept mois. On attendait de la densité, on eut des amabilités, et deux marcheurs qui marchaient pour enfoncer quelques portes ouvertes mais ornées de dorures. Michel Droit-de Gaulle, c’était en noir et blanc ; #laurent_Delahousse-Macron, c’est en couleurs. Mais le naufrage du journalisme est le même.

    #Emmanuel_Macron #France_2


  • #Emmanuel_Macron sur #France 2, retour vers le futur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181217/emmanuel-macron-sur-france-2-retour-vers-le-futur

    Tout ce qui est rare n’est pas précieux. La preuve, l’interview d’Emmanuel Macron accordée dimanche soir à #France_2. C’était son deuxième entretien télé en sept mois. On attendait de la densité, on eut des amabilités, et deux marcheurs qui marchaient.

    #laurent_Delahousse


  • http://www.bondyblog.fr/201712131124/messieurs-finkielkraut-bussereau-joffrin-vous-savez-ce-quelle-vous-dit-la-

    Messieurs Finkielkraut, Bussereau, Joffrin, vous savez ce qu’elle vous dit la Seine-Saint-Denis ?
    mercredi 13 décembre 2017

    Plusieurs maires, députés, conseillers municipaux, départementaux et régionaux de #Seine-Saint-Denis et de région parisienne prennent la plume pour dénoncer les propos tenus par trois personnalités publiques sur la prétendue absence des habitants du département à l’hommage rendu à Johnny Hallyday. Des propos que ces élu.e.s jugent “gravissimes“

    #Alain_Finkielkraut s’est plaint de l’absence de “#non-souchiens” à l’hommage rendu à Johnny Hallyday. “Le petit peuple blanc est descendu dans la rue pour dire adieu à #Johnny. Il était nombreux et seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence“, avait-il affirmé dimanche 10 décembre sur l’antenne de la radio #RCJ. Des propos qui n’ont pas été condamnés par la puissance publique et les autorités.

    Doit-on rappeler que Monsieur Finkielkraut est coutumier du fait ? Qu’il anime une émission sur une radio du service public, #France_Culture, qu’il est donc payé grâce à notre redevance audiovisuelle et qu’il est de surcroît membre de l’#Académie_française ?

    Sa formule a été reprise le 11 décembre sur l’antenne de #Sud_Radio par un ancien ministre, ancien député, ancien secrétaire d’Etat et actuel président #Les_Républicains de l’Assemblée des Départements de France, #Dominique_Bussereau, : “Je n’ai pas vu en effet le peuple de Seine-Saint-Denis mais peut-être qu’il était là partiellement. C’était une certaine #France qui était là.”

    Enfin, #Laurent_Joffrin, directeur du journal #Libération y est également allé de sa sortie dans un reportage sur la chaîne publique #France_2. “C’est vrai que les #banlieues n’y étaient pas, j’imagine que ce n’est pas leur goût, chacun a ses goûts”.

    Ces propos sont gravissimes, car ils essentialisent la population de tout un département. Ces trois personnalités publiques sous-entendent qu’ils n’ont vu aucune personne #noire ou #arabe lors de l’hommage national rendu à #Johnny Hallyday.

    Dominique Bussereau était-il présent tout le long de cet hommage ? Partout ? Et ce, depuis l’annonce de la mort du chanteur ? Etait-il présent dans chaque foyer de ce prétendu “peuple de Seine-Saint-Denis” pour vérifier si les familles n’étaient pas, elles aussi, touchées par cette disparition ?

    Était-il muni d’un détecteur de souche ? Est-il enfin habilité à décerner un diplôme de bon français “de #souche” donc à certaines catégories de la population ? Si oui, sur quels critères ?

    Que signifie cette injonction à témoigner sa tristesse exclusivement en se déplaçant en famille à #Paris ? Sur les #Champs-Elysées ?

    Monsieur Bussereau serait bien inspiré de s’intéresser au quotidien de ce “peuple de Seine-Saint-Denis” qui dans sa très grande majorité n’a jamais connu les arcanes du pouvoir ou les ors de la #République.

    Une population populaire, qui vit de son travail, qui se bat au quotidien pour que ses enfants aient les mêmes droits, pour une égalité pleine et entière. Une population diverse, assumée avec fierté, tout ce que Monsieur Bussereau semble regretter et rejeter. Nous le répéterons en effet jamais assez mais la Seine-Saint-Denis est forte et fière de toutes ses identités, qui sont autant de richesses.

    En tant que Président de l’Assemblée des Départements de France, on aurait préféré voir Monsieur Bussereau s’exprimer sur les difficultés sociales rencontrées dans certaines villes, le manque de services
    publics, les discriminations, le désengagement de l’Etat…. Mais il a préféré l’anathème et l’insulte.

    Messieurs #Bussereau, #Finkielkraut et #Joffrin, nous ne souhaitons plus être les prétextes de vos frustrations identitaires, ce “peuple de Seine-Saint-Denis” est la France, il faudrait songer à vous y faire.

    Signataires :

    El Madani Ardjoune, 1er adjoint au maire de Tremblay-en-France

    Bally Bagayoko, adjoint au maire de Saint-Denis

    Elsa Bardeaux, adjointe au maire de Villeneuve-Saint-Georges

    Mounia Benail, conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge

    Brahim Benramdan, conseiller municipal de Bagnolet

    Habiba Bigdade, adjointe au maire de Nanterre

    Salah Bourdi, adjoint au maire d’Epinay-sur-Seine

    Mehdi Bouteghmes, conseiller municipal de La Courneuve

    Silvia Capanema, vice-présidente du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis

    Fethi Chouder, adjoint au maire d’Aubervilliers

    Amel Jaouani, adjointe au maire de Tremblay-en-France

    Ramej Kassamaly, adjoint au maire d’Epinay-sur-Seine

    Samia Kasmi, conseillère régionale Ile-de-France

    Fatiha Kernissi, conseillère municipale déléguée d’Epinay-sur-Seine

    Rajaa Krata, adjointe au Maire de Parempuyre (33)

    Madjid Messaoudene, conseiller municipal délégué de Saint-Denis

    Abdelfattah Messoussi, conseiller municipal délégué de Stains

    Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis

    Laurent Russier, maire de Saint-Denis

    Abdel Sadi, vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis

    Samia Saidj, conseillère municipale de Nanterre

    Fouad Sari, conseiller municipal de Vigneux-sur-Seine

    Aissata Seck, adjointe au maire de Bondy

    Azzédine Taibi, maire de Stains, conseiller départemental délégué de Seine-Saint-Denis

    Marie Christine Vergiat, députée européenne

    Mélissa Youssouf, conseillère régionale d’Ile-de-France

    Ali Zahi, adjoint au maire de Bondy

    Wahiba Zedouti-Rhouzli, adjointe au maire de Saint-Ouen

    • On va de surprise en surprise dans ce pays : pour être un bon citoyen, si je résume, faut manger de la charcuterie, aimer la bibine et vibrer aux chansons de Johnny Hallyday. Ça risque de laisser pas mal de gens de côté cette affaire là. Mais on a bien compris qui est visé, faut pas vous donner tant de mal les adeptes de la théorie du grand remplacement !



  • Au tribunal, l’Azerbaïdjan réclame à la #France un brevet démocratique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060917/au-tribunal-lazerbaidjan-reclame-la-france-un-brevet-democratique

    En n’hésitant pas à demander à la #Justice française de condamner la journaliste Élise Lucet pour #Diffamation, l’État d’Azerbaïdjan s’est exposé à un salutaire retour de bâton, ce mardi au tribunal de grande instance de Nanterre. Reportage.

    #Aliyev #Azerbaidjan #Cash_investigation #démocratie #dictature #Droits_de_l'homme #elise_lucet #France_2 #Journalisme #Liberté_de_la_presse #torture


  • Reportage « Stages : C’est quoi un homme ? » diffusé dans le journal de 20 heures : intervention auprès de France 2

    Le #CSA a été saisi par Mme Catherine Coutelle, députée, ainsi que par un particulier, au sujet du reportage intitulé « Stages : c’est quoi un homme ? » diffusé lors du Journal de 20 heures de France 2, le 29 mars 2017.

    Mme Coutelle considérait que ce reportage « libère la parole sexiste sans apporter aucune contradiction ». L’autre saisine dénonçait les propos tenus par le présentateur en introduction à la diffusion du sujet - notamment lorsque ce dernier évoquait « la fin du patriarcat » - et s’est dit profondément choqué par le fait que l’idéologie « viriliste » soit exposée à une heure de grande écoute sur une chaîne du service public, sans aucune mise en contexte ni commentaire critique.

    En vertu de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986, le Conseil assure « le respect des droits des femmes dans le domaine de la communication audiovisuelle. À cette fin, il veille, d’une part, à une juste représentation des femmes et des hommes dans les programmes des services de communication audiovisuelle et, d’autre part, à l’image des femmes qui apparaît dans ces programmes, notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples. [. ..] »

    Le CSA a estimé qu’en proposant ce sujet sans davantage le contextualiser et sans commentaire critique explicite, que ce soit dans le cadre du reportage ou lors de son lancement, la chaîne avait diffusé une séquence présentant une conception rétrograde et machiste de la place des femmes par rapport aux hommes.

    Le Conseil a donc attiré l’attention des responsables de la chaîne sur le nécessaire respect des dispositions précitées.

    http://www.csa.fr/Espace-juridique/Decisions-du-CSA/Reportage-Stages-C-est-quoi-un-homme-diffuse-dans-le-journal-de-20-heures-interv

    #sexisme #France_2 #condamnation #télévision


  • Croquis. Et soudain un douzième homme…
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210417/croquis-et-soudain-un-douzieme-homme

    Sur #France 2, les candidats se succédaient quand la nouvelle de l’attentat des Champs-Élysées est tombée, glaçante. C’est comme si un douzième candidat s’était emparé du débat présidentiel, non par les mots, mais par le meurtre, aussitôt récupéré par deux des concurrents.

    #Benoît_Hamon #élection_présidentielle_2017 #Emmanuel_Macron #France_2 #François_Fillon #Jean-Luc_Mélenchon #Marine_Le_Pen



  • « Soirées nazies » : le témoignage qui accuse
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150317/soirees-nazies-le-temoignage-qui-accuse

    Dans une enquête diffusée jeudi par « #envoyé_spécial » sur #France 2, en partenariat avec Mediapart, Marianne et Flammarion, un ancien membre de la « #GUD connection » qui entoure la présidente du #FN témoigne des soirées ponctuées de « saluts nazis » et d’une obsession vis-à-vis des juifs.

    #Axel_Loustau #France_2 #Frédéric_Chatillon #Front_national #Marine_Le_Pen



  • Le Journaliste (David Pujadas)
    https://www.youtube.com/watch?v=OWCqcRI7qCs

    Printemps 2016, la France est à nouveau secouée, elle tremble sur sa base, certains discours ne passent plus, certaines voix ne portent plus quand d’autres peinent encore à se faire entendre et plus encore à se faire comprendre. Au milieu, pour rendre compte de ce dialogue de sourds se trouvent les médias, qui dominent et arbitrent. Au milieu ? Vraiment ? Source : Usul - vidéo


    • Je me demande si c’est pertinent d’accorder de l’attention à ces imposteurs.

      Finkielkraut, Minc, BHL, Fourest, Zemour, Glucksmann et assimilés : Pour l’instant ils sont un peu visibles parce que beaucoup repris par leurs copains dans les médias, mais ce qu’on appelle leur « pensée » est tellement pas valable dans le contexte humaniste qu’un fois disparus, on les retrouvera surtout dans les poubelles de l’histoire, voire ils disparaîtront complètement sans laisser aucune empreinte. Diderot est mort en 1784, Voltaire et Rousseau en 1778, ils restent furieusement contemporains et on ne parle que d’eux. Deleuze mort en 1995, est quotidiennement cité. Glucksmann mort en 2015 a totalement disparu des écrans radars et de la mémoire collective.


  • Deux soirées de télévision : Varoufakis, Badiou, Gattaz et toujours Léa Salamé
    http://www.larevuedesressources.org/deux-soirees-de-television-varoufakis-badiou-gattaz-et-toujour

    Ce n’est pas un désintérêt pour #Nuit_Debout qui me retint à la maison, mais la grippe. A ce jour je n’ai visité l’assemblée de la république qu’une seule fois. Ordinairement je ne regarde plus la télévision. Les réseaux sociaux remplacent avantageusement la télévision (addiction comprise). Même si je ne regardai pas l’interview télévisée du Président en débat, le 14 avril, je sus en temps à peine différé de l’émission que Léa Salamé l’avait bousculé, interrompant ses fictions françaises et européennes, en lui (...)

    #Agora

    / #Alain_Badiou, #Louise_Desrenards, #France_2, #Yanis_Varoufakis, #Pierre_Gattaz, Léa Salamé, Nuit Debout, On n’est pas couché, Ce soir ou (...)

    #Léa_Salamé #On_n'est_pas_couché #Ce_soir_ou_jamais


  • Nuit debout : France 2 annule un direct place de la République
    http://www.acrimed.org/Nuit-debout-France-2-annule-un-direct-place-de-la

    Pourquoi donc un direct de France 2 (9 avril 2016) prévu depuis la place de la République a été annulé ?

    https://www.youtube.com/watch?v=zROxXVHRc3M


    Au delà de leur problème d’avoir des affiches en arrière plan, tandis qu’un lointain interlocuteur leur demande d’éviter les affiches/panneaux (ce qui semble bien difficile), on dirait que finalement, l’équipe de France 2 a peur, alors qu’on ne voit aucune agressivité dans la vidéo.

    • En un peu plus de 8 mn cette vidéo montre l’envers du décor ou comment #France_2 échoue dans sa présentation d’un énième cliché sur la réalité de la place de la république.
      Dès l’ouverture l’homme à l’#oreillette annonce la couleur :

      « c’est vraiment le bordel !.. j’arrête pas de les engueuler ... mais c’est pas possible ! pas possible ! »

      On comprend que celui qui lui cause dans l’oreillette n’est pas sur le terrain, pas dans la place et pas à sa place ! il quitte le décor d’un air condescendant et professoral, avec son #staff, sous les quolibets. Non, cette fois-ci, ça n’a pas été possible ! et c’est tant mieux. Bravo à l’auteur de cette vidéo, à J.Ferrer-Bartomeu/acrimed et à celleux qui ont bouté ce bouffon dans les cordes.
      http://barthelemybs.wordpress.com/2009/05/08/ou-en-est-on-avec-le-mensonge-moderne-de-masse%E2%80%89/#more-542

    • Ci-dessous un mail écrit par un auditeur de France Culture adressé à la rédaction :

      ---------------------------- Message original ----------------------------
      Objet : réaction au traitement des incidents à Paris du 14 avril dans
      votre journal de midi 30.
      Date : Ven 15 avril 2016 15:30
      À : redactionculture@radiofrance.com
      –-------------------------------------------------------------------------

      Madame, monsieur,
      j’écoute très régulièrement vos journaux depuis de nombreuses années et
      j’en mesure la qualité globale si je les compare à la moyenne de ce qui
      est dit et montré dans la presse en général. Cependant, vous en
      conviendrez cette qualité ne pourra être maintenue et accentuée qu’à
      condition que ses artisans et auditeurs demeurent exigeants quant à sa
      forme et à son contenu.

      Ainsi, lors de l’édition du journal de midi trente du 15 avril 2016, vous
      vous faites le pur et simple écho du discours du ministère de l’intérieur
      sur « ceux qui sont dépourvus d’idéal, et qui sont animés par le seul
      instinct de la violence ». Or, pour peu qu’on s’y arrête quelques
      secondes, cette rhétorique policière ne peut tromper personne. Et, c’est
      justement votre premier rôle de vous arrêter sur l’information et non de
      nous la transmettre telle quelle, c’est-à-dire telle que ceux qui
      possèdent les moyens de la fabriquer et de la diffuser le désireraient.
      Et dans cette mission, vous avez failli.

      Premier point : tout d’abord, ce ne sont certainement pas les gouvernants
      successifs et la classe politique qui pourront donner des leçons
      d’idéalisme...
      J’ajoute qu’un tout peu de réflexion vous aurait conduit à vous
      interroger sur la fausse évidence qui consiste à associer ces personnes
      qui brisent les vitrines de quelques banques à des personnes dépourvues
      d’idéal. Sans faire l’éloge indiscriminé du vandalisme, on est amené à
      penser que ces personnes sont au contraire animés des plus grands idéaux
      moraux, car qui peut croire que des gens risquent des mois de prison et
      des blessures irréversibles dans le cadre d’un mouvement politique et
      social sans être animés d’idéaux ?

      Au delà de ces considérations, il apparaît évident que la terminologie du
      1er flic de France consiste à rejeter ces personnes du côté de
      l’animalité sauvage, voire de la folie criminelle si les nécessités de
      l’ordre public s’en faisaient sentir : un être dénué d’idéal est un être
      sans doute inhumain. Partant, toute opération de police, quelque soit son
      coût en termes de libertés publiques déjà très sérieusement réduites ou
      de dégâts corporels semble dès lors pouvoir se justifier par avance pour
      y mettre un terme.

      J’en arrive à mon second point, celui non de l’idéal mais de la
      violence : vous indiquez dans les titres de midi que le nombre de
      policiers blessés depuis le début des manifestations s’élèvent à 151.
      Ce qui appelle au moins quelques remarques : d’abord, vous ne mentionnez
      absolument pas le nombre de personnes blessées parmi les manifestants que
      ce soit dans les titres ou dans l’édition du journal, ce qui est contraire
      à l’équité journalistique la plus élémentaire !
      Vous balancez ce chiffre sans vous intéresser à ce qu’il recouvre : un
      policier « blessé » est un policier qui a obtenu au moins un jour d’ITT.
      Combien parmi ces 151 l’ont obtenu à partir d’un hématome ou d’une foulure
      à une phalange ? Vous êtes-vous intéressés au nombre de manifestants
      blessés et à la gravité de certaines blessures occasionnées par les forces
      de l’ordre qui font usage de manière quasi ininterrompue du tonfa, du
      LBD40 et de grenades dites de « désencerclement » ? Combien de fractures au
      visage des suites de tirs de « balle de défense » ? Combien de fractures
      aux membres supérieurs et inférieurs ou de traumatismes crâniens des
      suites du « savoir-faire français en matière de sécurité », que ce soit à
      Paris, Rennes, Montpellier ou Nantes ?
      Des « casseurs » dites-vous ? Est-on revenu au temps du bon Raymond
      Marcellin pour employer ce genre de sobriquet ? N’avez-vous pas vu qu’il
      s’agit tout aussi bien de salariés syndiqués ou non, de chômeurs, de
      lycéens ou d’étudiants qui font l’objet d’une intense répression ?

      Je vous rappelle cette réflexion pertinente pour notre sujet d’un auteur
      assez fréquemment mentionné sur votre antenne : « On parle toujours de la
      violence du fleuve, jamais des rives qui l’enserrent. »

      Si vous n’avez pas ces éléments factuels, vous vous devez de les
      rechercher ou alors de ne pas mentionner les seuls chiffres de la
      police : cela respecterait un minimum d’éthique journalistique, vous en
      conviendrez, j’en suis sûr.

      Un élément qui saute aux yeux pour qui fréquente quelque peu les actions
      et manifestations du mouvement actuel et que j’offre à votre sagacité : la
      gestion policière de cette séquence de contestation est particulièrement
      différenciée en fonction des circonstances, des lieux et des types de
      manifestants, indépendamment ou presque du caractère offensif de ces
      manifestations : cela mérite certainement d’être interrogé sur un double
      plan : la perspective d’une récupération du mouvement et sa mise à profit
      pour affaiblir rivaux et adversaires de l’actuel tenancier en chef.

      Vous noterez sans doute avec moi que la question de l’usage de la violence
      est une question délicate, tant du point de vue de l’État que de celui des
      mouvements de contestation.
      Elle mérite donc un traitement autrement plus attentif.

      Avec ma considération,
      Gaëtan de Pantin


  • "Terrorisme : les médias francophones publics unissent leurs forces"
    http://www.telerama.fr/radio/terrorisme-quand-les-medias-francophones-publics-s-unissent,140295.php

    Onze radios et télés publiques francophones, dont Radio France, la RTBF ou Radio-Canada, vont mettre en commun leurs ressources, contacts et documents sur les questions liées au terrorisme. Une première journalistique.

    Comment travailler sur des réseaux tentaculaires qui se jouent des frontières ? Afin de faire tomber des barrières – qui n’ont pas lieu d’exister – sur les questions de terrorisme international, onze médias publics canadiens, belges, suisses et français (les chaînes de #Radio-Canada, de la #RTBF, de la #RTS, ainsi que #Radio_France, #France_Télévisions, #RFI et #France_24) vont mettre en commun leurs ressources.

    Chapeauté par Matthieu Aron, directeur du pôle « enquête et investigation » de Radio France, le réseau de onze journalistes – dont Wassim Nasr pour France 24, David Thomson pour RFI, Nathalie Hernandez pour France Inter, Sophie Parmentier pour France Info et Audrey Goutard pour France Télévisions – a pour objectif de travailler ensemble, faciliter le travail de ses confrères mais surtout d’être plus fiable, loin de la course au scoop.

    A lire en parallèle de « On donne à Daech une importance médiatique démesurée »
    http://www.inaglobal.fr/presse/article/donne-daech-une-importance-mediatique-demesuree-8895

    La grande question, c’est le positionnement de nos médias. À chaque nouvelle vidéo de menaces, les médias en font état et s’y attardent, alors que l’analyse de leur stratégie est très peu faite et surtout, on se laisse envahir par leurs images. Or, si l’on regarde les dernières images de nos voisins du sud de la Méditerranée, elles donnent à voir soit les réfugiés, soit Daech et rien d’autre. On ne voit rien de la culture arabe, des jeunes Arabes qui résistent, des activistes démocrates qui existent encore en Tunisie et en Égypte. On ne voit que la terreur et les réfugiés. Cela créé des polarisations et des clivages énormes. On n’aperçoit même plus nos voisins du Sud comme des êtres humains, on ne partage plus rien avec eux. On est complètement dominés par ces représentations qui peuvent, à terme, avoir des conséquences horribles.

    #journalisme #médias #terrorisme


  • Après Kunduz, Homs, Haydan, Taiz : Sadeh
    Yemen : Another MSF supported hospital bombed | Médecins Sans Frontières (MSF) International
    http://www.msf.org/article/yemen-another-msf-supported-hospital-bombed

    Sana’a – An MSF supported hospital has been hit by a projectile in Northern Yemen causing at least four dead and 10 injured and the collapse of several buildings of the medical facility. Three of the injured are MSF staff, two in critical condition.

    (...) “All warring parties, including the Saudi led coalition (SLC), are regularly informed of the GPS coordinates of the medical sites where MSF works and we are in constant dialogue with them to ensure that they understand the severity of the humanitarian consequences of the conflict and the need to respect the provision of medical services”, says Raquel Ayora Director of Operations. “There is no way that anyone with the capacity to carry out an airstrike or launch a rocket would not have known that the Shiara Hospital was a functioning health facility providing critical services and supported by MSF”.

    #arabie_saoudite #yémen #MSF


  • #Médias dominants et #quartiers_populaires : un procès sinon rien ?
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5394

    Le 17 décembre prochain, la chaîne M6 et deux sociétés de production seront jugées devant le tribunal de Bobigny suite à la plainte déposée par des habitants et militants de […]

    #Analyses #Essais #Racisme_-_immigration #banlieues #france_2 #mobilisation_des_habitants #Racisme #stigmatisation


  • Le documentaire qui rend justice à #la_villeneuve… malgré les pressions
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5325

    Le film « La Villeneuve, l’utopie malgré tout » (à voir sur Public Sénat jusqu’au 30 octobre[1] puis sur le site de latelelibre.fr) permet enfin d’entendre sur une chaîne de #télévision nationale, […]

    #Analyses #Racisme_-_immigration #envoyé_spécial #france_2 #Grenoble #journalistes #JT #Médias #quartiers #Racisme #stigmatisation


  • Lebanon detains hardline Islamist cleric
    http://www.reuters.com/article/2015/08/15/us-lebanon-security-idUSKCN0QK09920150815

    Lebanese authorities detained a hardline Sunni Islamist cleric wanted for attacks on the Lebanese army as he tried to flee the country on Saturday, security officials said.

    Sheikh Ahmed al-Assir, a Lebanese citizen, was arrested at Beirut airport as he tried to depart using a forged passport, the officials said. The National News Agency said he wanted to travel to Egypt.

    Assir rose to prominence with the onset of the civil war in neighboring Syria that has triggered instability in Lebanon by exacerbating sectarian tensions between its Sunni and Shi’ite communities.

    Charges against him include forming a terrorist organization and inciting violence against the army.

    In 2013, 12 Lebanese soldiers were killed when they stormed a mosque complex belonging to Assir in the southern city of Sidon.

    • Le cheikh salafiste Ahmad el-Assir arrêté
      http://www.lorientlejour.com/article/939329/le-cheikh-salafiste-ahmad-el-assir-arrete.html

      La Sûreté générale (SG) a arrêté le cheikh salafiste Ahmad el-Assir à l’aéroport international de Beyrouth alors qu’il tentait de prendre la fuite, rapporte samedi l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).

      Une source sécuritaire a indiqué à l’AFP qu’el-Assir a été arrêté samedi matin. Le cheikh, muni d’un faux passeport libanais avec pour nom « Rami Abdel Rahmane Taleb », voulait se rendre en Égypte, précise l’Ani. Il avait changé son apparence physique et était accompagné d’une personne détentrice d’un passeport portant le nom de « Khaled Sidani ».

      L’Ani indique également que c’est à bord d’une Mercedes de couleur blanche que le cheikh est arrivé à l’aéroport. Le chauffeur du véhicule a été arrêté.

    • Liban : un cheikh radical sunnite en fuite arrêté à l’aéroport de Beyrouth
      Le Monde.fr avec AFP | 15.08.2015
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/08/15/liban-un-cheikh-radical-sunnite-en-fuite-arrete-a-l-aeroport-de-beyrouth_472

      Parfait inconnu avant le début de la révolte en Syrie, en 2011, ce cheikh radical natif de Saïda, dans le sud du Liban, doit sa notoriété à ses diatribes, d’abord contre le régime de Damas et le Hezbollah , puis contre l’armée libanaise, dont il était devenu l’ennemi numéro un. Il accusait notamment les militaires de ne pas réagir face à l’implication du mouvement chiite en Syrie.

      ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
      Le cheikh anti-Hezbollah Ahmad al-Assir arrêté au Liban
      http://www.france24.com/fr/20150815-cheikh-ahmad-al-assir-capture-liban-hezbollah-syrie

      Inconnu avant 2011 et le début de la révolte en Syrie, Le cheikh, imam salafiste, s’est imposé progressivement comme l’un des principaux opposants au Hezbollah. Il s’est fait connaître par ses violentes diatribes contre le régime de Damas et l’organisation terroriste , ainsi que contre l’armée libanaise qu’il accuse de ne pas réagir face à l’implication du mouvement chiite en Syrie.

    • Note pour les journalistes : toujours présenter Ahmad Assir comme légitime et réellement représentatif de « la rue sunnite » (« dans un pays profondément polarisé blah blah blah »). Ne jamais mentionner que cet #escroc_salafiste s’est surtout rendu célèbre en agitant une mitraillette-jouet en plastique en prétendant qu’elle appelait les chtits enfants chiites à « frapper Aïcha » (c’est un vieux gag salafiste bien documenté par ailleurs, le jouet dit en anglais « Pull over, pull over, save the hostages »), et qu’il avait promis d’empêcher Nasrallah et Berri de dormir à ce sujet. Bouffon et escroc, donc.

      https://www.youtube.com/watch?v=KKyb8rx1PgU

      Et surtout, ne jamais se demander pourquoi ce bouffon a reçu une si soudaine couverture médiatique le légitimant. Ici en 2012, par exemple, le Daily Star (qui n’est pourtant pas très salafiste comme journal) le présente en prenant au sérieux ses « accusations » :
      http://www.dailystar.com.lb/News/Politics/2012/Jun-22/177802-lebanon-sheikh-warns-of-toy-gun-that-insults-prophets-wife.ashx