• D’après nos calculs, Emily S. est restée plus de huit heures à la barre de la cour d’assises de Paris ces trois dernières semaines pour y être interrogée. Sur les faits bien sûr, mais aussi sur son passé, sa vie sexuelle, sa consommation d’alcool. Autant d’éléments qui seraient balayés d’un revers de main dans les pays anglo-saxons où les «  rape shield laws  » (littéralement les lois bouclier du viol) interdisent d’évoquer le passé sexuel de la plaignante sans rapport avec l’affaire. Initialement votées aux États-Unis au début des années 1970, ces lois existent aujourd’hui en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Namibie et font partie de la liste des recommandations du centre de l’ONU pour mettre fin à la violence contre les femmes.

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