• Élections municipales : l’intense campagne de lobbying d’Airbnb auprès des maires
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/090326/elections-municipales-l-intense-campagne-de-lobbying-d-airbnb-aupres-des-m

    À quelques jours des élections #municipales, #Airbnb boit du petit-lait. Lundi 2 mars, la matinale de France Inter a offert dans sa chronique « Un monde nouveau » un nouvel écho aux chiffres de l’enquête Terram, réalisée par le sondeur chouchou des médias #Jérôme_Fourquet. Une étude publiée en novembre, qui montre le rôle trop sous-estimé de la plateforme américaine dans la « revitalisation des campagnes ».

    Ainsi, au-delà des images désormais bien connues de villes envahies par les valises à roulettes où les habitant·es ne parviennent plus à se loger, « on observe des évolutions en profondeur et pas seulement pour le pire », note la journaliste Mathilde Serrell sur France Inter. Airbnb, c’est aussi « une offre touristique dormante qui s’est réveillée : montagne, tourisme vert ou patrimonial, tourisme de festival et d’événements ». Dans ces zones rurales, « cela a permis de créer de l’attractivité et parfois de garder la boulangerie et de garder les commerces de proximité ouverts ».

    À aucun moment il ne sera précisé sur #France_Inter – où Jérôme Fourquet a eu les honneurs de la matinale en novembre sur cette enquête – ou dans Le Figaro qui y a consacré une double page, que le think tank Terram n’est pas tout à fait « indépendant ». Créé en 2024, Terram a pour partenaire-mécène Airbnb, et l’une des lobbyistes les plus influentes de l’entreprise, Myassa Djebara, ex-conseillère du porte-parole du gouvernement, est également membre de son conseil d’administration (lire encadré).
    Les élections municipales sont une échéance décisive – et redoutée – pour la plateforme américaine. Depuis l’adoption de la loi Echaniz-Le Meur l’an dernier, sur laquelle elle a tenté de peser de tout son poids, les #maires disposent en effet d’une batterie d’outils pour endiguer le développement de ces #locations_touristiques : limitation à quatre-vingt-dix jours maximum du nombre de nuitées autorisées dans la résidence principale, quota de locations dans certains quartiers, obligation de compenser chaque bien mis sur Airbnb par un #logement dans la location classique, etc.
    Accusée d’être responsable de la crise du logement dans les métropoles et les zones touristiques, la firme américaine vit désormais sous la menace de réglementations potentiellement très restrictives.

    Image terroir
    Convaincu d’avoir atteint un plafond dans de nombreuses villes ou communes victimes du surtourisme, Airbnb a misé sur son développement dans des villes moyennes, voire dans les communes rurales, autour de l’engouement pour un « tourisme vert » ou plus « authentique ».
    L’enjeu est bien sûr économique puisque la firme espère y trouver des relais de croissance si le marché des grandes villes venait à se refermer. Il relève aussi de la communication : en cultivant son image « terroir », Airbnb veut dissiper l’image d’une firme emblématique d’un capitalisme urbain prédateur. Et faire oublier, au passage, son statut d’exilé fiscal, elle qui s’est domiciliée en Irlande pour que les bénéfices de son activité en France – une activité estimée à 25 milliards d’euros pour l’ensemble des plateformes où Airbnb domine largement – échappent à l’impôt. 

    Pour parler de la France des territoires oubliés, celle que voudrait désormais incarner la plateforme née en Californie, Jérôme Fourquet est la personnalité idéale. L’homme des best-sellers sur l’archipellisation de la France est prisé des médias pour ses cartes décalées, présentées avec la mine grave et accompagnées de flopées de chiffres. Qu’importe si le monde académique s’étrangle de ses raccourcis et de ses orientations idéologiques pas toujours assumées.

    https://justpaste.it/nclyz

    #fondation_du_patrimoine #mécénat #lobbying

    • [...]

      Pour pénétrer ces territoires, Airbnb a arrosé tout un tas de structures, avec les édiles, notamment ruraux, en ligne de mire. Elle a versé depuis 2022 près de 7 millions d’euros dans son partenariat avec la Fondation du patrimoine pour aider au financement de « 200 projets qui contribuent au développement touristique dans les territoires, en particulier ruraux, et à la revitalisation des villages de France ». Restauration d’une église, d’un vieux château, d’un lavoir… C’est récemment le maire de Plouzané (Finistère) qui a reçu, sous les caméras, un chèque de 400 000 euros grâce à ce partenariat pour restaurer le phare du Petit Minou. Un site retenu par la Mission patrimoine de Stéphane Bern. Une obole à nos territoires pour la firme qui n’a jamais payé ses impôts - ou une infime partie - en France, laquelle représente pourtant son deuxième marché juste après les États-Unis.

      Airbnb finance aussi le fonds « Montagnes durables » de l’association Essentiem, dirigée par le responsable des partenariats stratégiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Là aussi, elle distribue des chèques par projet et annonce offrir, par exemple, 25 000 euros pour des projets de « rénovation énergétique de structures touristiques d’intérêt général ».

      Airbnb est aussi devenu partenaire du Tour de France pour « encourager la découverte des richesses de nos régions ». « De nombreux membres de la communauté Airbnb proposeront également des Expériences Airbnb authentiques mettant en avant les spécificités et spécialités régionales », assure la firme dans un communiqué.

      Cela tombe bien, Airbnb a commandé avant l’été un sondage à l’Ifop – l’institut de Jérôme Fourquet – qui montre que « la gastronomie des terroirs » est un des facteurs de choix des destinations pour les Français. Dernière démonstration de solidarité à l’égard des maires, après la tempête Nils et les inondations qui ont ravagé la Gironde, Airbnb a signé un partenariat avec les sapeurs-pompiers de France et délivré aux sinistrés des coupons de logement gratuit dans une trentaine de communes.

      Au-delà de ces campagnes marketing et de ces petits cadeaux saupoudrés sur les petites communes, Airbnb a mené auprès des maires (dont la majorité sont généralement réélus quand ils et elles se représentent) un patient travail de conviction. Une équipe est spécialement consacrée à ce lobbying discret mais déterminé, comme a pu le constater Mediapart auprès de différentes équipes municipales.
      Pour approcher les maires, Airbnb dispose d’un appât de taille : des millions de données qu’elle est la seule à posséder sur ses « hôtes », le détail des biens mis en location, leur localisation fine, le nombre précis de nuitées…

      « Nous rencontrons les maires pour les aider à faire du sur-mesure », nous confiait récemment un des responsables « affaires publiques » d’Airbnb en ouvrant son ordinateur sur le système « Panda », pour Portail d’accès national aux données Airbnb.

      L’élu peut visualiser, rue par rue, les offres dans sa ville avec des détails très précis sur le nombre de nuits réservées, les prix pratiqués, le profil des hôtes, etc. De quoi l’aider à comprendre l’ampleur du phénomène et le coût politique de sa réglementation. La manne de la taxe de séjour collectée par la plateforme et reversée aux communes fait partie des arguments qui pèsent.

      Dans les métropoles gagnées par le #surtourisme, Airbnb a opté pour un lobbying plus fin allant jusqu’à accompagner les maires désireux de réglementer. Ainsi « Airbnb retire les annonces de logements entiers qui ne comportent pas de numéro d’enregistrement », avance l’entreprise quand on l’interroge sur la manière dont elle accepte de participer à la régulation. « Les offres sont souvent très concentrées dans les villes. On leur montre aussi les zones où il n’est pas nécessaire de mettre des quotas », souligne un de leurs lobbyistes, quand la loi permet désormais aux maires de mettre en place dans certains quartiers un nombre maximal d’offres de location à ne pas dépasser.

      Pour les communes rurales, Airbnb passe par leurs relais institutionnels habituels. L’entreprise a ainsi lancé différents partenariats avec l’Association des #maires_ruraux de France (AMRF, concerne les communes de moins de 3 500 habitant·es), et verse 100 euros à l’association pour toute nouvelle annonce dans leurs communes. L’entreprise a aussi encouragé une offre locative tournée vers le télétravail dans des petites communes rurales. « Nombreuses sont les communes rurales qui sont désormais équipées de la fibre et ont investi dans des infrastructures de qualité, comme des espaces de coworking, pour accueillir famille et jeunes actifs sur des périodes plus longues. Il faut les faire connaître ! », se réjouissait récemment Cédric Szabo, président de l’AMRF (mis en congé depuis le 8 février) dans un communiqué.

      L’équipe « affaires publiques », qui compte une dizaine de personnes, s’est renforcée à l’approche des élections municipales et s’est réparti le territoire en quelques grandes zones. « Chaque membre de cette équipe est responsable de territoires spécifiques, ce qui lui permet d’acquérir une connaissance approfondie des réalités locales, notamment des dynamiques touristiques et des enjeux propres à chaque territoire », nous confirme la firme états-unienne.

      Ces lobbyistes d’Airbnb issus de la macronie

      Mathieu di Christo
      Cet ancien du cabinet d’Éric Dupond-Moretti, où il était en charge des programmes immobiliers – les prisons en l’occurrence –, fait partie des équipes qui sillonnent le territoire pour rencontrer les maires et les convaincre de ne pas adopter des règlementations trop restrictives.

      Myassa Djebara
      De juillet 2022 à octobre 2023, elle était conseillère du porte-parole du gouvernement Olivier Véran. C’est aussi une figure clé du parti En marche (devenu Renaissance) depuis sa création.

      Auxence Moulin
      Lui aussi membre de l’équipe affaires publiques, il était en charge des relations avec les #élu·es au sein d’En marche, un carnet d’adresses qui compte à l’approche des élections municipales.

      Les élus clés ont aussi été identifiés. Quand Christian Estrosi, à Nice (Alpes-Maritimes), où Airbnb est la plus présente après Paris, lance l’idée d’un encadrement plus strict de la plateforme dans sa ville où la crise du logement fait rage, les équipes d’Airbnb le rencontrent pour le convaincre, datas à l’appui, de faire du « sur-mesure » et de ne limiter la plateforme que dans quelques quartiers. À Paris et Marseille, où les municipalités ont des réglementations très strictes, les équipes d’Airbnb ne perdent plus trop leur temps. « J’avais des échanges réguliers avec eux. Quand ils ont compris qu’on allait réduire à quatre-vingt-dix jours l’autorisation de louer dans les résidences principales, je n’ai plus eu de nouvelles », sourit l’adjoint au logement de Marseille Patrick Amico.

      À l’inverse, le maire d’Enghien-les-Bains (Val-d’Oise) a été lui particulièrement choyé et a pu bénéficier des données du système Panda pour mieux comprendre les besoins touristiques dans sa ville. Il faut dire que Philippe Sueur est aussi le président de l’Association nationale des #élus_des_territoires_touristiques (Anett).
      En novembre 2025, l’Anett a publié un baromètre – largement diffusé dans les médias – montrant que 82 % des maires des communes concernées jugent que les meublés du type Airbnb ont « un impact positif sur l’économie locale ». Deux tiers d’entre eux constatent par ailleurs que réguler à outrance la location de meublés touristiques a peu d’effet sur la création de logements permanents. Une présentation des chiffres ultra favorable à la firme qui omettait de mettre en avant que 60 % des maires de ces communes ne veulent pas plus de touristes. L’enquête a été réalisée par le cabinet Protourisme et l’UNPLV… dont Airbnb est un des principaux membres. Ce qui, là encore, n’est jamais mentionné dans les reprises de la presse.

      Une communication parfaitement maîtrisée pour Airbnb, qui a toujours refusé de communiquer ses données aux chercheurs indépendants. Parce qu’après tout, on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

    • Jérôme Fourquet : faux sociologue mais vrai réactionnaire
      https://www.acrimed.org/Jerome-Fourquet-faux-sociologue-mais-vrai

      Que la question porte sur les débats budgétaires, l’insécurité, les goûts culinaires des Français ou la musique country, les médias aiment s’entourer de sondeurs qui leur permettent, prétendent-ils, d’objectiver « ce que pensent les Français ». Portrait de l’un des plus éminents d’entre eux, le sondologue de l’Ifop Jérôme Fourquet.

  • Hanouna déteint sur Duhamel

    Les linguistes atterrées
    https://bsky.app/profile/tract-linguistes.org/post/3m5g6atdrwc2k

    Sur @franceinter.fr ce matin Éric Neuhoff, fraichement élu à l’Académie française, réagit à la tribune que notre collègue Julie Neveux lui a consacrée dans @liberation.fr
     :
    « je crois qu’on n’a pas besoin de petites instits bornées à l’AF » (3’25"). Sans la moindre réaction de B. Duhamel.

    Laélia Véron
    https://bsky.app/profile/laeliaveron.bsky.social/post/3m5g6gxlyps2l

    La légitimité et l’argumentation scientifiques balayées par des insultes sexistes et classistes : il ne faudra pas s’étonner si les scientifiques ne veulent plus essayer de diffuser la recherche. Les journalistes ne doivent pas laisser passer de tels propos. Ecrivez à la médiatrice !

    On précisera que la linguiste Julie Neveux est normalienne, agrégée, maitresse de conférences et qu’Eric Neuhoff est critique de cinéma. Mais c’est lui qui pourra débiter des inepties sur la langue sans contradicteur.

    #bollorisation #france_inter

    • Estimant que leur radio « perd son âme », les salariés de France Inter écrivent à Adèle Van Reeth et à Sibyle Veil
      https://www.liberation.fr/economie/medias/estimant-que-leur-radio-perd-son-ame-les-salaries-de-france-inter-ecriven

      Les différentes instances représentantes des salariés de la radio ont envoyé ce mercredi matin une lettre à Adèle Van Reeth et à Sibyle Veil, respectivement directrice de France Inter et PDG de Radio France, pour se plaindre « d’un mal-être profond » au sein des équipes de la première radio de France.

      Sur trois pages, dont Libération a pu prendre connaissance, la société des journalistes, celle des producteurs, des réalisateurs, le collectif des programmateurs et des attachés de production et les techniciens du son s’alarment de divers « événements graves [qui] ont secoué la station et suscité l’indignation des salariés ».

      Des signataires « stupéfaits de l’absence de soutien » à Thomas Legrand

      Le premier élément précisément évoqué concerne Thomas Legrand, par ailleurs journaliste à Libération, écarté de l’antenne à la rentrée après ce qui est devenu, sous l’impulsion des médias de Vincent Bolloré (JDD, CNews, Europe 1), l’affaire Legrand-Cohen. Les représentants des salariés d’Inter se disent « stupéfaits de l’absence de soutien de la direction », lui demandent de s’exprimer publiquement sur le statut de l’éditorialiste et lui intiment de préciser « quand il pourra retrouver sa place ».

      « En ne prenant pas position clairement, la direction envoie un message inquiétant : celui d’une radio publique qui hésite à défendre ses journalistes face aux campagnes d’intimidation orchestrées par certains médias ou groupes d’influence, déplorent les signataires de la lettre. Ce recul nourrit l’idée que le service public peut céder à la pression, au lieu de protéger la liberté de ton et la probité de ceux qui le servent. »

    • Les auditeurs dénoncent unanimement le caractère sexiste et condescendant de cette expression, qui rabaisse une chercheuse reconnue et habilitée à diriger des recherches à Sorbonne Université.

      https://mediateur.radiofrance.com/chaines/france-inter/petite-instit-bornee-les-propos-deric-neuhoff-dans-la-matinal

      Ah, « rabaisser » une agrégée au rang d’instit, forcément petite et bornée, c’est l’insulte ultime.
      En 1985, Viviane Isambert-Jamati dans la Revue française de pédagogie :
      Les primaires, ces « incapables prétentieux »
      https://www.persee.fr/doc/rfp_0556-7807_1985_num_73_1_1526

      Ainsi, lorsqu’il s’agit des « primaires » les professeurs possédant une haute certification académique ont fabriqué, pour la plupart sans en être pleinement conscients, un véritable stéréotype, objet schématisé de leur mépris, qui joue un rôle privilégié dans la polémique. C’est plus souvent en fonction d’un jugement a priori qu’en fonction d’une connaissance directe qu’ils leur attribuent telles ou telles caractéristiques.

      [...]

      Cette même idée du danger d’ignorance, et de l’incapacité intellectuelle des primaires apparaît bien des fois dans les dépositions de 1899 : « Primariser l’enseignement secondaire, ce serait se résigner à ne plus former que des manoeuvres » déclarait Bernes, représentant de l’Association des professeurs de l’enseignement secondaire. Et beaucoup plus tard, sous la plume du #SNES voulant stigmatiser l’emploi d’anciens instituteurs dans les classes de 6e et 5° : « Ce sont des enseignants sans qualification » (1959).

      Si tous les propos ne vont pas jusqu’à l’accusation pure et simple d’ignorance, nombreux sont ceux qui suggèrent la médiocrité, le petit esprit des primaires.

      [...] Mais le vice profond des primaires est finalement ce qu’il a toujours été : tels la grenouille de La Fontaine, ils s’enflent et voudraient ressembler aux secondaires. Nos professeurs d’élite redoutent l’amalgame. Que resterait-il de leur dignité si les instituteurs pouvaient être confondus avec eux ? Sans doute même voudraient-ils augmenter la distance entre le corps des secondaires et le corps des
      primaires, aujourd’hui où ils estiment être si peu reconnus, par rapport aux cadres des entreprises ou aux professions libérales. Déjà l’agrégation ne caractérise plus qu’une petite minorité au sein des secondaires et la confusion avec les certifiés, voire avec les maîtres auxiliaires, est toujours un risque. Mais avec les instituteurs ! Le terme même d’enseignant « qui couvre toutes les catégories » est une imposture : « agrégé ou certifié, écrit Milner, le professeur de lycée ne se pense pas comme un enseignant, terme indifférencié cher à la corporation et aux chrétiens, mais comme mathématicien, historien, etc. ».

      L’existence des collèges, où co-existent les deux
      genres de personnels reste au fond un scandale aux yeux des plus titrés, vingt ans après leur création. Ils incarnent l’amalgame de deux corps qui devraient rester totalement disjoints.

  • #FondaMental - sans filtre ni analyse sur #France_Inter ? | Le Club
    Le mercredi 24 septembre 2025, la station France Inter axera sa programmation sur la #santé #mentale, lors d’une journée spéciale intitulée « Santé mentale : des solutions existent » se faisant relais des approches #techno-scientifiques promues par cette fondation, faisant l’apologie d’une véritable révolution qui se ferait sans l’#humain - qu’il soit #soigné ou #soignant.

    Les mécènes de la Fondation FondaMental : #Bouygues, #Capgemini, #Clinéa, #Klésia, #Doctissimo, #Institut #Montaigne, #Fondations #Dassaut, #Bettencourt, #Pinaut, et les laboratoires pharmaceutiques #AstraZeneca, #Jansen, #Lilly, #Roche, #Lundbeck, #Otsuka, #Sanofi, #Servier, …

    https://blogs.mediapart.fr/printemps-de-la-psychiatrie/blog/230925/fondamental-sans-filtre-ni-analyse-sur-france-inter

  • Merdification : quand les plateformes se dégradent | France Inter
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/zoom-zoom-zen/zoom-zoom-zen-du-vendredi-16-mai-2025-7947014

    Est-ce que nos plateformes préférées sont condamnées à se dégrader ? C’est en tout cas le concept théorisé par Cory Doctorow, blogueur canado-britannique, que nous allons décrypter aujourd’hui avec la chercheuse post-doctorante Mathilde Abel.
    Avec

    Mathilde Abel, économiste française

    Enshittification : un joli mot anglais qu’on a donc traduit par merdification. Un néologisme que l’on doit à Cory Doctorow.
    Qui est-il ? Wikipédia dit que c’est un blogueur, mais il est en fait beaucoup plus que ça. Il fait partie de ceux qu’on appelle des “Internet evangelist”, les pionniers d’Internet, ceux qui ont défriché le terrain pour nous.
    Doctorow s’intéresse principalement à deux sujets : la science-fiction (d’ailleurs, il écrit des romans là-dessus) et le numérique.
    Plus spécifiquement, comment le secteur s’est démocratisé, comment il a été cannibalisé par des géants et comment faire en sorte qu’Internet puisse rester libre. Pas simple. Son dernier livre en date, “Le rapt d’Internet. Manuel de déconstruction des Big Tech ou comment récupérer les moyens de production numérique”. Un livre publié sous une licence Creative Commonqui permet à des auteurs de partager leurs œuvres librement.
    Manière d’être en adéquation avec ses idées.
    Et donc c’est à lui qu’on doit cette notion de merdification ?

    Oui, il y a deux ans, il publie une note de blog intitulée : “TikTok’s Enshittification”. Une notion qu’on peut expliquer comme ça : une détérioration généralisée de la qualité d’utilisation d’une plateforme. Un nivellement par le bas, sous l’effet cumulé de la standardisation, de la recherche du profit et de la perte de sens. Et voici comment Cory Doctorow définit le cycle de cette merdification : d’abord, les plateformes sont utiles pour leurs utilisateurs, puis elles abusent d’eux pour satisfaire leurs clients, c’est-à-dire ceux qui payent pour y faire de la pub. Ensuite, elles abusent de ces mêmes clients pour s’accaparer toute la valeur générée, et ensuite, attention, c’est dramatique : ces plateformes meurent.
    À en croire Doctorow, c’est le destin tout tracé de toutes les plateformes internet, victimes inéluctables d’une stratégie qui les mène à leur perte.
    Alors sommes-nous condamnés à subir cette merdification ? Comment les plateformes peuvent-elles y échapper ? Qu’est-ce que ça raconte de nos usages sur Internet ? Qu’est-ce que ça s’applique à d’autres secteurs que le numérique ? Est-ce que c’était mieux avant ?

    #Cory_Doctorow #Emmerdification #France_Inter

  • Entretien avec Antoine Chao

    Après vingt-trois ans à officier sur France Inter, d’abord comme réalisateur puis comme #reporter, il a appris au printemps dernier que son émission C’est bientôt demain ne serait pas reconduite en cette rentrée 2024. Comme une fin logique à la progressive disparition du reportage de terrain sur l’antenne de la première #radio de France. L’occasion pour nous d’inviter Antoine Chao à faire le bilan de ces deux décennies d’activisme sonore, au sein de l’institution maison ronde, mais aussi aux manettes de radios d’intervention, mises au service de publics fragiles ou de luttes sociales et environnementales. Avec toujours l’envie intacte de « défaire la radio », d’y instiller l’esprit #pirate et #punk hérité de la #scène_alternative des années 80.

    https://audioblog.arteradio.com/article/237213/entretien-avec-antoine-chao

    #mano_negra
    #los_carayos
    #daniel_mermet

  • Madagascar, 1947
    http://anarlivres.free.fr/pages/archives_nouv/pages_nouv/Nouv_juin24.html#madagascar

    Pacification à la française – entre 11 000 et 100 000 morts, victimes directes ou indirectes – avec des troupes coloniales aux ordres d’un gouvernement composé de socialistes, de communistes et de centristes... Pour en savoir plus, écoutez l’émission « Affaire sensible » de France Inter...

  • Laura Sibony, IA pas de problèmes
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/jusqu-ici-tout-va-bien/jusqu-ici-tout-va-bien-du-lundi-27-mai-2024-8041391

    -> Le fil que l’on tire : passion open data

    Et parce qu’elles sont le moteur de l’intelligence artificielle, nous tirons aujourd’hui le fil des données pour faire rencontrer à Laure Sibony quelqu’un qui les veut toujours plus ouvertes et accessibles.

    Samuel Goëta est enseignant-chercheur à Sciences-Po Aix et co-fondateur de l’association Open Knowledge France qui est à l’origine de madada.fr, une plateforme associative qui simplifie la consultation de documents administratifs, à laquelle tous les citoyens ont droit. Son grand truc, c’est l’open data.

    Avoir accès à tous ces documents ça n’a pas l’air très excitant, on se dit "pourquoi moi j’irais consulter des documents administratifs", mais c’est par exemple ce qui a permis au média Libération, grâce à l’un des collaborateurs de Samuel Goëta, Xavier Berne, d’obtenir la fiche de paie du président Macron, auquel tout citoyen peut en théorie avoir accès.

    Samuel Goëta explique dans son livre publié chez C&F éditions “Les données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs” à quel point l’open data est un enjeu démocratique fondamental. Du principe de la Déclaration du Droit de l’Homme et du Citoyen de 1789 selon lequel “La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration” aux progrès spectaculaires de l’IA générative, il nous aide à nous repérer dans le paysage de l’open data !

    Pour en savoir plus, écoutez l’émission...

    #Samuel_Goëta #Open_data #France_Inter

  • La ballade de Brigitte Fontaine
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-ballade/la-ballade-du-samedi-28-octobre-2023-3167387

    Vincent Josse a rencontré Brigitte Fontaine en 2013 dans sa "tanière", puis en studio, au moment où elle enregistrait son album « J’ai l’honneur d’être ». La ballade vous propose une nouvelle diffusion de cette rencontre exceptionnelle.

    #musique #chanson #Brigitte_Fontaine #écriture #poésie #radio #audio #France_Inter

  • Élections 202(2) sur Twitter : « 🔴⚡️
    3 janv. 2023
    https://t.co/ZdWP6GlvQA » / Twitter
    https://twitter.com/2022Elections/status/1617609775222779904

    🔴⚡️ #Retraites : 10 éditorialistes « influents » dont Nathalie Saint-Cricq, son fils Benjamin Duhamel ou encore Dominique Seux, ont été reçus secrètement par Emmanuel Macron à l’Élysée, avec un objectif : influencer discrètement l’opinion.

    Guillaume Tabard Figaro), Dominique Seux (France-Inter, Les Échos), Françoise Fressoz (Le Monde) , Nathalie Saint-Cricq (France-Télévision), Benjamin Duhamel (BFM TV) , Yaël Goosz (france-Inter)
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1617581005484720140/pu/vid/1280x720/Hv1tEjYjibl-Px_V.mp4?tag=12


    #carpettes

    • Avec une telle brochette d’influenceurs, sa réforme sent vraiment le roussi.
      les dessins de Mat Colloghan sur une précédente réforme des retraites. Médiacritiques 2020.
      https://www.acrimed.org/Dessine-moi-les-medias-reforme-des-retraites

      Les gardiens de l’ordre social : le Médiacritiques n°45 sortira de l’imprimerie le 30 janvier. la veille du second round !
      https://www.acrimed.org/Sortie-de-Mediacritiques-no45-Les-gardiens-de-l

    • Le 17 janvier, le service communication de l’Élysée avait invité dix journalistes vedettes à déjeuner avec Macron. Il s’agissait de leur distiller la bonne parole présidentielle sur les retraites, et la façon de la répercuter : les fameux « éléments de langage ».

      Les invités – dont #Guillaume_Tabard du Figaro, #Françoise_Fressoz du Monde, Nathalie Saint-Cricq de #France-Télévision, #Dominique_Seux des Échos et de #France_Inter, #Benjamin_Duhamel de #BFM-TV… – avaient promis de ne pas dire avoir rencontré Macron.

      Bien avant que la chose s’ébruite, #Macron avait vite pu vérifier que les grands médias faisaient passer le message. Ainsi, le soir même, un éditorialiste de France Inter titrait sa chronique : « Macron ne croit pas à une victoire de l’irresponsabilité », une formule reprise ensuite mot pour mot par Le Monde, BFM-TV, etc.

      Cela ne surprend pas. Car, s’il n’existe plus de #ministère_de_l’Information comme sous de Gaulle, le pouvoir politique a bien des moyens de se faire entendre dans les salles de rédaction. Mais il y a une cause autrement plus fondamentale à la #servilité_des_médias, et elle est sociale.

      La solidarité de classe des médias, de leurs propriétaires et de ceux qui mettent leur plume à leur service s’affirme sans état d’âme. Et cette solidarité s’exprime non pas tant avec le gouvernement, dont la couleur peut changer du fait des élections, qu’avec la bourgeoisie en tant que telle, dont le pouvoir n’est pas soumis aux aléas électoraux.

      Mille liens personnels, familiaux, professionnels, de mode de vie, de façon de penser et de considérer la société unissent de façon concrète à la classe possédante celles et ceux « qui font l’opinion », surtout ceux que ce système a promus au premier rang.

      Quand ils « travaillent » l’opinion jour après jour pour faire accepter aux travailleurs la réforme pro-patronale des retraites portée par Macron, ce sont les intérêts de la bourgeoisie que servent les médias. Il en va de même quand ils veulent persuader la population que l’impérialisme secourt la démocratie en Afrique ou en Ukraine, alors qu’il ne fait qu’y défendre les intérêts des grands groupes capitalistes.

      https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/01/25/macron-et-ceux-qui-font-lopinion_475545.html

      #chiens_de_garde #faire_l’opinion #propagande #réforme_des_retraites

    • Polémiques autour du déjeuner présidentiel : l’impossible autocritique - Acrimed | Action Critique Médias
      https://www.acrimed.org/Polemiques-autour-du-dejeuner-presidentiel-l


      La brochette en SAV du président [Françoise Fressoz (Le Monde), Guillaume Tabard (Le Figaro), Dominique Seux et Cécile Cornudet (Les Échos), David Revault d’Allones (Le Journal du dimanche), Stéphane Vernay (Ouest France), Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions), Benjamin Duhamel (BFM-TV), Yaël Goosz (France Inter) et Alba Ventura (RTL).] sur le grill d’Acrimed par M.Friot & P.Perrenot.

    • Les médias contre la gauche de Pauline Perrenot, parution 17/03/2023 éditions #Agone collection Contre-feux
      https://agone.org/livres/les-medias-contre-la-gauche

      Cet essai est le procès d’une absence, celle de la gauche, reléguée au second plan de l’information médiatique. L’autrice analyse la façon dont le débat public a été verrouillé par les médias dominants, qui ont reboublé d’efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d’Emmauel Macron, de Marine Le Pen et de leurs thématiques sécuritaires et économiques.

      Basé sur une documentation précise, l’ouvrage retrace l’effondrement intellectuel du « journalisme politique », qui a perdu tant en substance qu’en consistance, laissant le #storytelling remplacer l’information. L’autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement...

      S’appuyant sur l’émergence de la com’ comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot (#Acrimed) dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l’imbrication de la profession avec le monde patronal.

      Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l’extrême droite, des emballements réactionnaires qui ponctuent les séquences des chaînes d’information... drôle d’état que celui de la #presse dans l’Hexagone. Pauline Perrenot s’appuie sur le traitement des thèmes qui ont « fait » l’actualité : maintien de l’ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergence de Zemmour.

  • L’actualité à hauteur d’enfant
    https://www.franceinter.fr/emissions/barbatruc/barbatruc-du-samedi-02-octobre-2021

    Comment parler de sujets d’actualité avec les enfants ? De quelle manière leur expliquer les évènements graves, et comment rester attentif à ce qui les intéresse, eux ? Barbatruc explore le sujet avec un journaliste et une professeure en sciences de l’information et de la communication.

    Le procès des attentats du 13 novembre fait ressurgir une question difficile : comment parler des événements graves avec les enfants ? Que faire de notre émotion d’adulte et de notre peur de les effrayer ? A quelle distance se placer ?

    Actualité politique, internationale, culturelle, sanitaire… est-ce le rôle des parents que d’expliquer l’actualité aux enfants et aux ados ? Comment les aider à s’informer ? Mais aussi, comment s’intéresser à la façon dont ils s’informent ?

    Et si on évitait de se placer dans une position de surplomb ? Et si on s’interrogeait avec eux sur l’actualité ?
    Nos invité.e.s

    Julien Moch, journaliste et fondateur du studio indépendant de podcast jeunesse “Billy the cast”, consacré à l’animation et au développement de contenus jeunesse. Il produit “Qui a inventé”, podcast d’Images doc à destination des 8-12 ans

    Anne Cordier, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorraine, chercheuse au centre de recherche sur les Médiations et autrice de Grandir connectés : les enfants et la recherche d’information, éditions C&F

    Au téléphone, Antoine Devos, pédopsychiatre au centre hospitalier de Bayeux et membre du conseil scientifique de la fédération nationale de l’école des parents et des éducateurs.

    #Anne_Cordier #Podcast #France_Inter #Barbatruc

  • Ils ont choisi la défaite 2022. Par Bibi
    http://www.pensezbibi.com/categories/pensees-politiques/ils-ont-choisi-la-defaite-2022-22140

    ils ? Qui ça, « ils » ? Pas de tergiversations : il s’agit du Bon Bourgeois du Bloc Bourgeois, (B.B.B.B) de ce « socialiste moderne » comme l’écrit ironiquement Frédéric Lordon, dans son dernier billet. https://blog.mondediplo.net/france-inter-comme-les-autres

    Comment reconnaître un B.B.B.B.?
    « Depuis quarante ans, on lui a répété, envers et contre toute évidence, que le parti socialiste était « de gauche ». C’est en ce point qu’on mesure la difficulté de défaire les investissements imaginaires dans une identité politique. Une fois qu’on s’est dit de gauche à la manière PS, et qu’on y a été confirmé répétitivement par France Inter, ni les traités européens successifs, ni les privatisations, ni le CICE, ni les démolitions du code du travail, ni finalement aucun des alignements sur les desiderata du capital ne peuvent conduire à quelque reprise de soi politique : on est de gauche, c’est évident ».  Frédéric Lordon.

    Il est des nôtres ? Repérages.
    Ce Bourgeois, nous le connaissons tous, mais trop souvent, nous faisons comme s’il n’avait guère d’importance et de responsabilité dans le désastre présent. Nous haussons les épaules, nous laissons courir, nous le laissons discourir. Il est une de nos bonnes connaissances, un type bien qui est régulièrement présent aux réunions des Parents d’élèves, un type honorable qui dit que Blanquer est insupportable mais qu’il verrait bien Luc Ferry à sa place « à tout prendre, hein ? », il fait ses courses à la supérette, sa femme est au Club de Marche, ils ont la soixantaine approchante. Lui, il avoue que Michel Onfray a dit de jolies choses dont « la Gauche devrait s’inspirer », il dit encore qu’au réveillon du Jour de l’An, il espère manger au restaurant car l’histoire du Covid (« tous vaccinés, on y arrivera ») sera bientôt du passé. (« Tous comptes faits, Macron a bien mené son affaire »)

    Quand on lui demande si le confinement a eu des effets négatifs. « Non financièrement nos fins de mois ont été assurées. C’est surprenant mais rien de changé. Pour nous, c’est comme avant ».

    Ne pas effacer l’historique (de son habitus politique).

    En 1981, notre B.B.B.B sautait dans la fontaine des Cordeliers à Lyon pour fêter l’ère Mitterrand. Il a conservé la Une du Libération tout rose d’alors. Qu’en 1983, Mitterrand ait finalement mis à jour ce qu’il avait caché en manoeuvrant habilement. « Je clame Vive le Programme Commun » mais je fonce dans le libéralisme-façon-Bernard-Tapie » ne lui a jamais posé problème. Nous étions en pleine fascination des Nineties. Les entreprises étaient au Top, le miel de l’argent coulait à flots, le CAC 40 montait, les petites économies placées en bourse lui avaient fait gagner 2%. Même Chirac et ses pommes, Bernadette et ses pièces jaunes, c’était sympa. Sa conscience politique aiguë lui disait que la Cohabitation (on ne disait pas « Collaboration ») c’était finalement une bascule nécessaire dans « L’Epoque Moderne ». Il était toujours de Gauche bien sûr car cette dernière s’était modernisée, il continuait à soutenir le combat avec les Valls, Elkhomry, le futur Macron, Montebourg, Batho et Taubira. Plus de danger avec les Communistes car le Parti de Robert Hue et de Pierre Laurent s’était modernisé, lui aussi, dans le bon sens. C’est sûr : on allait rester la 5ème puissance mondiale comme tous les économistes l’écrivaient. Là-dessus, aucun doute puisque Terra Nova lui envoyait régulièrement ses analyses impeccables. Et il rajoutait : « A l’Institut Montaigne aussi, les études sont vraiment très sérieuses« .

    Et puis, reste le souvenir d’avril 2002.
    Un Jospin à la dérive et un Le Pen au second tour. « Hein ? Quoi ? Catastrophe ! Les gueux sont entrés dans la Ville. Dieu du Ciel, des français manipulés, inconscients, enfoirés sont venus foutre la merde ! Ah l’esprit français, parlez moi z-en ! On a le pire de l’Esprit français, jamais content, rouspéteur. L’esprit de 1940. Populo avachi ». La forme contestataire – via les taux d’abstention majoritaire qui vont suivre – sont ignorés. Et le Non au Référendum 2005 sera, lui aussi, vite dénié, vite refoulé, vite contourné politiquement.


    Va t-il « se défaire de ses investissements imaginaires ? » (Lordon)

    Si l’on était en cours avec Bourdieu, on dirait : « habitus incorporé ». Si l’on a souvenance de certains écrits d’Althusser, on retiendra ceci :

    « Pour passer sur les positions de classe prolétarienne, l’instinct de classe a seulement besoin d’être éduqué. En revanche, l’instinct de classe des petits bourgeois et donc des intellectuels doit être révolutionné ». Pas pour demain cette Révolution.

    Pour notre B.B.B.B et les Droites, le Mal, c’est le même.

    Les déclassés, les antivax, les dans-la-rue-chaque-semaine, les islamo-gauchistes, les gilets-jaunes-trop-jaunes, voilà le Mal. Oh, le B.B.B.B garde encore un restant d’humanisme (« Il faut les aider et rester quand-même bienveillant. C’est qu’on est quand-même en République ») mais c’est pour rajouter « Mais hélas, il faut bien le dire, ils sont « bêtes », « abrutis », « irrécupérables » ou encore « Oui, il faut travailler plus, que voulez-vous, c’est la mondialisation. Le monde a changé ». Pire encore : « Filous et profiteurs, oui quand-même, c’est un peu vrai et, avouons-le, ils sont quelque peu antisémites. J’ai vu une pancarte à la télé (il hausse le ton) « c’est in-to-lé-ra-ble »).

    Chaque matin, le B.B.B.B écoute « France Inter ».
    Mais pas uniquement. Il sait d’avance qu’il partage les opinions inamovibles de L’Obs, de Liberation (qu’il achète assez régulièrement), du Monde (A son travail, le boss laisse traîner des numéros), de Marianne le Mag (« Super leurs Unes ! »). Madame, elle, s’est réabonnée à Télérama. Hier elle s’est ralliée à l’avis de Fabienne Pascaud, l’éditorialiste qui garde de l’espoir pour la Culture avec la nomination de Roselyne Bachelot.

    Le B.B.B.B est un inconditionnel de France Inter. Certes, il n’était pas toujours d’accord avec Bernard Guetta mais « Thomas Legrand et Dominique Seux qui l’ont remplacé disent de belles choses ». Il ignore évidemment ce qu’avait relevé Fakir dans un ancien numéro…


    Liberation et Politiquemedia.

    Et, hier, il est tombé sur cet article de Liberation qui a commandé et approuvé le travail de cet Officine (PolitiqueMedia probablement très influente) sur lequel il faut s’arrêter. Un article qui dit tout du Choix de la Défaite sous des dehors neutres, objectifs.
    Un de mes tweets a suffi à repérer l’esbrouffe, c’est-à-dire les catégorisations acceptées et imposées par le quotidien favori de « gauche » de notre B.B.B.B. Des catégorisations d’évidence of course.


    Notre Bourgeois gentilhomme se dit toujours de gauche.

    Il est persuadé que sa version Droite-Gauche existe toujours. « En 2017, c’est vrai, il fallait bien s’y résoudre : entre le totalitarisme et Macron, y avait pas à hésiter ». Et notre B.B.B.B n’a pas hésité. D’ailleurs, il n’hésite jamais. Il n’hésite pas car – contrairement aux gens de l’Ultra-Extrême-Gauche (un concept trouvé à Liberation et psalmodié par les Fabienne Sintès, Demorand, Salame, Duvic, Dely, Achilli and Co) – ,lui il a réfléchi, il a pris en compte les bouleversements mondiaux, les Chinois, les pays émergents, les Talibans, Bachar, Bolsonaro, Poutine et ses pipe-lines mais aussi les scandaleux paradis fiscaux et les méfaits du « Grand Capital » (il rit en disant ces deux mots façon Georges Marchais). Et donc, y a pas à hésiter. Il sait que la Droite (LR, RN) continue à être très vilaine. Ses opinions se fondent exclusivement dans son horreur du populisme. Horreur de la droite dure. De l’extrême-droite, de tous ces abrutis qu’on manipule. Mais, point nodal tout aussi incontournable : pour lui, Macron, ce n’est ni la Droite, ni des relents d’extrême-droite. « Faudrait pas exagérer, hein ? »

    Parfois – mais il évacue vite – il se dit que certains, à droite, n’ont pas tout à fait tort. Il y trouve des gens intelligents qui disent des choses sensées sur l’islamo-gauchisme, sur le migrant, sur les frontières insuffisamment protégées, sur l’Europe (qui s’affaiblit à cause des râleurs), sur les banlieues (« Ah oui, les banlieues ») et les jeunes qui traînent dans les rues à point d’heure. Mais de la violence symbolique et réelle de la police castanerienne et darminesque, il ne voit rien. Il anônne toujours « je suis de gauche ». Des preuves ? Il est révulsé par les millions que va gagner Messi, par les viols, par Darmanin et les femmes (« Je verrais bien un retour de Cazeneuve, il était bien »), il maudit le Texas qui a interdit d’avorter, il se désole du Climat et de la dégradation de notre environnement (« Perso, j’ai appris à fermer les robinets »). Il est plus-que-jamais pour la solidarité (« j’amène mes vieux habits à Emmaüs »).

    L’Esprit de Communauté comme pilier.

    Mais ces positions-là (acceptons-les) ne le feraient pas tenir debout longtemps si elles n’étaient que personnelles. Si son for intérieur reste indestructible et inébranlable dans ses fondations imaginaires, c’est qu’il peut compter à tout moment sur l’Esprit de Communauté. Une Communauté qui existe car elle écoute – comme lui – France Inter et France Info, elle lit Le Monde, L’Obs, Marianne etc. Il s’offusquerait si on lui disait que sa Communauté n’est Une et n’existe que parce qu’elle pointe les boucs emissaires, qu’elle ne tient debout que grace à ces rejets, qu’elle applaudit fièrement Lallement etc. Un Esprit de Communauté dont les piliers inavoués, refoulés, non-dits sont : la Peur animale de Vivre tous ensemble, l’horreur du Conflit, la Haine de Ceux-Qui-Résistent. Et ceux qui résistent et dont notre B.B.B.B ne veut pas appartiennent à l’extrême. Enfin à « l’extrême-gauche » catégorisé ainsi par Liberation.

    Cette Propagande-Médias rassure notre BBBB. Elle lui dit : « En bon Français qui votera en mai 2022, la bonne Communauté nationale que tu souhaites ne peut pas se soumettre à un extrême, être dirigé par lui, hein ? » Comment s’étonner dès lors que notre B.B.B.B reste indécrottablement accroché à sa propre vision du Monde : « Oui, oui, oui : je suis toujours à gauche ».

    Ils ont choisi la défaite 2022.

    De cette gauche présente à 4% dans les micros des radios publiques, nos BBBB n’en veulent pas. Mélenchon est leur homme à abattre. Je les vois tous fiers de l’avoir écarté en mai prochain. Ce qui change chez nos B.B.B.B, pour aujourd’hui et pour demain, c’est qu’ils disent désormais ouvertement vers qui, vers quoi, prioritairement, ils écument de rage.

    Et pendant tout ce temps, l’ouragan version MEDEF continuera de tout détruire. Et foin de « défaite », nos B.B.B.B se consoleront avec une promotion ministérielle post-2022 (un Enthoven, un Finkielkraut, un Ferry, une Pécresse, un Barnier augmentés de quelques crétins de la Société Civile). Soupçon de culpabilité vite réprimé, j’entends déjà le B.B.B.B d’â côté me dire : « Bah ! Il fallait bien en passer par là ». Et puis, dans une accolade : « Dis-moi, tu as écouté la Matinale de France Inter sans Léa Salame ? Quand-même bien… non ? »

    #bourgeois #bloc_bourgeois #ps #gauches #bachelot #roselyne_bachelot #fabienne_pascaud #Fakir #france_info #france_inter #institut_montaigne #léa_salame #liberation, #lordon #mélenchon #politiquemedia #telerama #blanquer #luc_ferry #michel_onfray #terra_nova #bernard_guetta #thomas_legrand #dominique_seux #Jean_Luc_Mélenchon #enthoven #finkielkraut #luc_ferry #valérie_pécresse #covid #covid_19 #macron #pandémie

    • Très bien dit :

      Et c’est parmi eux qu’on trouve le concentrat de tous ceux qui ont droit à la parole à grande échelle : entrepreneurs complaisamment interviewés, experts, journalistes, qui bourrent les crânes à longueur de journée — avec le bon fourrage.

      À propos des bourgeois du bloc, des bourgeois intellectuels et héréditaires.

      Ne serait-ce pas dans ce livre de Pierre Rimbert dont il est question dans ce blog, qu’est démontré que les personnes qui s’opposent beaucoup, donne des leçons d’écologie, se permettent de faire des leçons sur la nourriture ou les lois injustes etc. sont en grande partie (tous ?) des bourgeois héréditaires ?

      Finalement que ceux qui critique aussi les mouvements anti quelque-chose ou pour quelque-chose, qui prennent tant de temps à écrire dessus, sont en réalité des bourgeois intellectuels héréditaires ?

  • Podcast : “Les Aventures rocambolesques d’Édouard Baer et Jack Souvant”, voyage en Absurdie
    https://www.telerama.fr/radio/podcast-les-aventures-rocambolesques-dedouard-baer-et-jack-souvant-voyage-e

    Épaulé par son ami reporter, l’acteur se met au podcast avec cette réjouissante série de fictions produite pour France Inter. Premier épisode, direction le Sénégal, à la recherche de Benoît Poelvoorde, disparu à la veille d’un tournage…

    https://www.franceinter.fr/emissions/les-aventures-rocambolesques-d-edouard-baer-et-de-jacques-souvant/la-disparition-de-benoit-poelvoorde

    Dans ce premier épisode, Edouard, à la demande d’un producteur de cinéma qui connaît leur lien, entraîne Jack, son ami reporter baroudeur, à la recherche du comédien belge qui vient de s’enfuir d’un tournage parisien et qu’on a signalé dans les rues de Dakar. Pourquoi cette disparition ? Edouard, ami du Belge, saura-t-il le retrouver et le convaincre de revenir ? Edouard Baer et Jack Souvant sautent dans un avion. L’enquête démarre… Sur la route du hasard.

    https://rf.proxycast.org/cb62d1af-2777-4317-a888-e4704f1cd953/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0001.mp3

    Episode 2 : La piste de Dakar - Une spécialiste informe Edouard Baer et Jack Souvant du passage obligé de tous les Belges à Dakar : le restaurant « Chez Lulu ». Investis de leur mission, nos deux acolytes reprennent espoir, décidés à enquêter dans le milieu du théâtre et du cinéma à Dakar. Ces pistes vont-elles les mener jusqu’à l’ami belge ? Celui qu’on appelle le « Griot blanc » ? Sauront-ils percer le secret de Benoît Poelvoorde ?

    https://rf.proxycast.org/d1c7cd46-6b1f-4f77-9876-b6e9fe65e739/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0002.mp3

    Episode 3 : Une Rencontre inattendue - En route vers le Sud dans la mystique ville de Joal-Fadiouth, où un mystérieux personnage assure savoir où se trouve Benoît Poelvoorde. Un nom de ville ? Suivre un inconnu ? Edouard Baer et Jack Souvant n’ont plus rien à perdre ! Enfin une piste crédible qui dans les 24 heures leur permettra de résoudre le problème Poelvoorde. A moins que le pays ne leur réserve de nouvelles surprises.

    https://rf.proxycast.org/bc7ea9f4-b340-467b-b72d-47918cfe8ae6/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0003.mp3

    Episode 4 : On the road again - Alors que la lassitude et l’ennui gagnent nos voyageurs ;, une piste bien intrigante oriente leur recherche. En voiture ! Dans quelle zone secrète se terre Benoît Poelvoorde ?

    https://rf.proxycast.org/c15178b9-bba5-4b04-b637-faa0c58106e0/22026-22.03.2021-ITEMA_22611103-2021F43552E0004.mp3

    Episode 5 : Les dessous de la Françafrique - Edouard Baer et Jack Souvant mettront-ils à jour les accointances entre les réseaux de la Françafrique et ceux du show business ? Ils mènent l’enquête de surprise en surprise, de découverte en découverte. Mais comment appâter un Belge en fuite au Sénégal ? Plus ils s’approchent de Benoît Poelvoorde plus celui-ci se dérobe. Est-ce une disparition ou un complot ? Fini le temps des hasards : il faut agir avec doigté et diplomatie.

    https://rf.proxycast.org/bbccd225-a65b-4fa5-82cb-36b92c4b541e/22026-31.03.2021-ITEMA_22621132-2021F43552E0005.mp3

    Episode 6 : Lawrence d’Arabie ou Apocalpyse now ? - Les deux aventuriers ont enfin retrouvé Benoît Poelvoorde. Mais que cache-t-il ? En voiture, en pirogue, ou à pied, Edouard Baer, et Jack Souvant s’enfoncent dans le brouillard moite de contrées escarpées où le danger rôde. Ils suivent Benoît quoi qu’il en coûte, à la découverte d’un très mystérieux projet : « le Projet Benoît Poelvoorde ».

    https://rf.proxycast.org/60e36426-2d1c-46b3-b5c0-2a72341463a5/22026-02.04.2021-ITEMA_22623662-2021F43552E0006.mp3

    #podcast #Édouard_Baer #Jack_Souvant #Benoit_Poelvoorde #fiction_sonore #audio #radio #France_inter

  • #Waly_Dia - Je suis Corinne

    Waly revient notamment sur #Corinne_Masiero qu’il salue à sa manière car ça a vraiment permis, d’après lui, de remettre le sujet de la précarité des métiers de la culture, la question du féminisme et de la représentation des corps sur la table.

    https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-waly-dia/la-chronique-de-waly-dia-19-mars-2021

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15275-19.03.2021-ITEMA_22608542-2021F41849S0078.mp3

    https://www.youtube.com/watch?v=viKp3jgic6I

    #radio #podcast #chronique #france_inter

    • Limoges : les occupants du Théâtre de l’Union se mettent à nu pour soutenir l’actrice Corinne Masiero
      https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/limoges-les-occupants-du-theatre-de-l-union-se-mettent-a-nu-pour-soutenir

      Les occupants du Théâtre de l’Union, à Limoges, viennent de publier un tribune, photos dénudées l’appui, pour soutenir la comédienne Corinne Masiero qui s’était déshabillée sur scène lors de la cérémonie des César. Dix parlementaires avaient dénoncé des « scènes d’exhibition » auprès de la justice.

    • Corinne Masiero : « Faut arrêter de se foutre des artistes. Et de tout le monde »
      17 mars 2021 Par La rédaction de Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/170321/corinne-masiero-faut-arreter-de-se-foutre-des-artistes-et-de-tout-le-monde

      Dans « À l’air libre » mercredi, reportage dans le théâtre Sébastopol occupé à Lille, avec la comédienne Corinne Masiero. Également au sommaire : le magistrat Youssef Badr, co-auteur de Rendre la justice.

    • Corinne Masiero, non conforme

      En l’espace de quelques jours, l’actualité nous a fourni une leçon emblématique sur le rôle attribué au corps des femmes dans l’espace patriarcal. Pour comprendre la violence des réactions suscitées par l’exposition du corps nu de Corinne Masiero aux Césars 2021, il suffisait de lire le sous-texte des agressions sexuelles publiques de Pierre Ménès, reproduites à l’occasion de la diffusion du documentaire de Marie Portolano.

      Si l’intolérable brutalité des embrassades forcées de l’animateur de Canal+, saluées par les applaudissements et les rires d’un public complice, soulève désormais la réprobation publique, d’autres éléments de comportement paraissent plus anodins. Ainsi de l’injonction au port d’un décolleté, qui fait l’objet d’un échange entre Pierre Ménès et Marie Portolano : « Dire à une fille qu’elle est jolie avec son décolleté, moi je trouve ça plutôt gentil. […] Je remarque qu’au niveau décolleté, tu m’as pas gâté aujourd’hui ».

      Cette dernière remarque résume exemplairement le pouvoir du regard masculin, qui impose aux femmes la normalité d’une présentation sexualisée de soi. Dans l’espace patriarcal, la convention qui règle la présentation du corps féminin est celle de la disponibilité et de la conformité aux normes de visibilité du regard voyeur. Si elle ne constitue pas une autorisation formelle d’agression, cette disponibilité visuelle peut servir d’excuse, et permet de rejeter la responsabilité du passage à l’acte sur la victime.

      Quoique mis à nu et exposé aux regards, le corps de Corinne Masiero n’était pourtant ni conforme, ni disponible. Rompant avec les normes de jeunesse et de fragilité du féminin scopophile, ce corps ensanglanté présenté comme un affront, tatoué de slogans, poing levé, sans sourire, était autant l’affichage d’un dénuement qu’un acte de combat contre les codes du patriarcat. Le déluge injurieux qui a suivi l’exhibition de ce corps résistant a confirmé que l’espace public reste profondément déterminé par les lois de la soumission et de la sexualisation voyeuriste.

      http://imagesociale.fr/9620

  • L’Afrique sur France Inter : l’illusoire diversité, par David Garcia (Le Monde diplomatique, août 2020)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/08/GARCIA/62065

    « En juin 2016, Laurence Bloch me convoque pour me dire :“Soro, vous devez parler uniquement de musique, et non de faits de société comme dans L’Afrique enchantée” »

    #france_inter #laurence_bloch #musique_et_politique

    • Comme le 12 décembre 2014, avec cette « Afrique enchantée » spéciale Thomas Sankara. « Sankara a raison. Son discours reste absolument d’actualité trente ans après », glissait Soro Solo en hommage au président burkinabé assassiné en 1987 et figure de proue du panafricanisme.

      Avec ça, c’est sûr : Laurence Bloch pourra accuser Soro Solo d’être porteur d’une « rage passéiste ». Un passé pourtant diablement d’actualité en Afrique (mais pas que).

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • Clair, précis, cinglant

    La fake news de Madame Salamé
    http://www.regards.fr/economie/article/la-fake-news-de-madame-salame

    Ce qui est terrible quand on profère un mensonge en direct à la radio, c’est qu’il révèle aussi votre méthode de travail : cliquer sur le premier lien Google et lire la première phrase. Bernard Marx rétablit les faits.

    [...]

    En clair, le taux de pauvreté officiel aux États-Unis n’est pas calculé de la même manière qu’en France. Il est évalué là-bas sur la base d’un montant absolu de revenus, alors qu’en France il est évalué sur la base d’un pourcentage du revenu médian. 50 ou 60%.

    [...]

    si l’on veut comparer les taux de pauvreté aux États-Unis et en France, il faut les calculer de la même manière. Il n’y a pas à chercher très loin. Il suffit de taper « #taux_de_pauvreté par pays ». Le premier lien qui s’affiche est celui de l’OCDE. On tombe sur une page qui donne le taux de pauvreté calculé avec un seuil de 50% du revenu médian. Pour la ligne France cela donne 8,3% (en 2016) et pour la ligne États-Unis 17,8% (en 2017).

    [...]

    Si l’on prend le seuil de 60% du revenu médian, le taux de pauvreté aux USA est de près d’un quart (24,2%), soit 10 points de plus qu’en France selon l’Observatoire des Inégalités.

    #France_Inter #Économie #Comparaisons_Internationales #Inégalités #Journalisme #Fakenews #Léa_Salamé #Arrogance

  • Sexisme et misogynie : plongée dans le « Masque et la Plume », l’émission phare de France Inter - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020220/sexisme-et-misogynie-plongee-dans-le-masque-et-la-plume-l-emission-phare-d

    Ces derniers mois, les critiques d’auditeurs se sont multipliées à l’égard du « Masque et la Plume », émission phare du service public consacrée au cinéma, au théâtre et à la littérature. Mediapart a écouté 96 émissions et recensé un flot de propos sexistes et, dans une moindre mesure, des stéréotypes racistes ou homophobes.

    #misogynie #homophobie #racisme #radio

  • Mona Chollet et les sortilèges

    https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-31-octobre-2019

    Mona rules.

    En quelques années, elle est devenue l’une des grandes voix de la pensée du féminin. L’année dernière, elle publiait « Sorcières, la puissance invaincue des femmes », et se penchait sur l’histoire niée et méconnue de persécutions qui n’ont pas fini de nous hanter. Mona Chollet est l’invitée d’Augustin Trapenard.

    #grande_voix #mona_chollet #on_est_fier_de_mona

  • « Comme un bruit qui court » devrait disparaître de l’antenne de France Inter

    Les mutins de la Pangée réagissent :

    https://www.facebook.com/LesMutinsDePangee

    Les anciens de Là-bas si j’y suis qui faisaient Comme un bruit qui court, la dernière émission de reportage digne de ce nom sur France Inter, sont éliminés de l’antenne 5 ans après Daniel Mermet et cela malgré une audience exceptionnelle à cette tranche horaire (la plus difficile de la semaine, c’est bien connu). La direction d’Inter, qui n’a jamais trouvé « trop militant » les animateurs du 7/9 pas plus que Bernard Guetta, désormais candidat aux Européennes sur la liste LREM, doit sans doute avoir une bonne raison à évoquer pour supprimer cette émission.

    Nous avons écrit à laurence.bloch@radiofrance.com pour avoir plus d’explications. Vous pouvez en faire de même.

  • Arbres et champignons. Détail people amusant, Francis Martin est un ancien bon copain de classe de mon père quand ils faisaient leurs études de bio, qu’il a redécouvert le mois dernier justement en l’entendant à la radio, puis en allant le voir à une rencontre sur son livre. :D

    Sous la forêt, de Francis Martin
    https://www.franceinter.fr/emissions/les-savanturiers/les-savanturiers-09-fevrier-2019

    Les alliances entre les arbres et les champignons
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-17-janvier-2019
    http://rf.proxycast.org/1526373672191795200/10212-17.01.2019-ITEMA_21953954-2.mp3

    Sous la forêt : pour survivre il faut des alliés
    https://www.mollat.com/livres/2282007/francis-martin-sous-la-foret-pour-survivre-il-faut-des-allies

    #arbres #forêt #champignons #biologie #microbiologie #sol #agronomie #INRA #radio #France_Inter #audio
    @odilon

  • Non, Gérard, tu n’es pas tout seul !

    Lundi 24 décembre sur #France_Inter à 19 heures, l’émission Le téléphone sonne a pour thème « Le réveillon de #Noël est-il un sport de combat ? ». Il s’agit, selon une présentation qui se veut légère et amusante, d’inviter les auditeurs à se prémunir contre les risques que le traditionnel « repas de famille » occasionne des disputes. L’animatrice Fabienne Sintes est flanquée de deux experts, l’anthropologue Abdu Gnaba et le philosophe Stéphane Floccari. Au téléphone se succèdent deux végétariennes isolées dans une famille qui ne l’est pas, ou encore un témoin de violentes querelles opposant partisans et adversaires de l’énergie nucléaire entre la bûche et le digestif. Fabienne Sintes et les deux experts s’appliquent à expliquer qu’il faut être tolérant et éviter les sujets qui fâchent. Vient, enfin, le tour de Gérard.

    https://www.acrimed.org/Le-Noel-plein-de-compassion-du-Telephone-sonne
    #Acrimed #en_même_temps