• Rire avec l’extrême droite : une prouesse signée France TV
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/plateau-tele/rire-avec-lextreme-droite-une-prouesse-signee-france-tv

    Knafo et Chenu, invités de l’émission « Vous allez être servis ! » sur France 3

    N’avoir aucune conscience politique et aimer les calembours à deux balles n’excusent pas tout. Pour la première fois à la télévision, qui plus est sur le service public, deux responsables politiques d’extrême droite, Sarah Knafo et Sébastien Chenu, ont participé à une émission d’humour. Dans « Vous allez être servis », diffusée sur France 3 Hauts-de-France et sur France.tv, Tanguy Pastureau et ses chroniqueurs reçoivent des politiques pour « une émission pleine d’énergie et de bonne humeur ». De la bonne humeur avec des élus du RN et de Reconquête ? Mais quelle bonne idée pour bien préparer 2027…

    « Vous permettez que je vous appelle Sébastien ? Ça me fait tellement plaisir, puis en plus, ça crée tout de suite un contact et une proximité qui me vont merveilleusement bien ». Le Sébastien en question, c’est Sébastien Chenu. Un type au « look impeccable », « soigné », « magnifique », portant une « chemise bleue pour avoir un teint impeccable » avec une « jolie cravate ». Même ses « chaussettes sont coordonnées ». Bref, il est « au top » le Seb. Accessoirement, c’est le vice-président de l’Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement National.

    #france_télévisions #médias_dits_de_service_public #tremplin_pour_l_extrême_droite

    •  Allons bon Pastureau qui fait des heures sup après la Bande[pas]Originale de Nagui[lux] sur france-inter. Le voilà avec le vice-président de l’assemblée nationale française. Rien que ça, ça devrait relever de la blague. Mais non puisque après la dissolution du président de la république, le RN croyait vraiment mettre Bardella à la place de Barnier ou du Richard Gere de Pau, je ne sais plus. Il lui manque plus que sa collègue Sophia Aram dans sa cuisine à Pastureau. Pour Knafo ce doit être sur youtube aussi mais là présentement je préfère écouter « la dernière » sur Nova,

      https://www.youtube.com/watch?v=b1Fx34ejveE

  • #Audiovisuel_public : une commission aux méthodes d’#extrême_droite

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/28/audiovisuel-public-une-commission-aux-methodes-d-extreme-droite_6683895_3232

    M. #Alloncle s’est ainsi souvent servi du travail sérieux de la Cour des comptes sur France Télévisions pour propager des fausses informations. Il a beaucoup parlé du million d’euros de « frais de cocktails et de réception » dépensé par le groupe public en 2020, sans jamais expliquer qu’il s’agissait en réalité de frais de repas destinés aux salariés qui travaillaient alors que les cantines et les restaurants étaient fermés durant la crise liée au Covid-19. Il a aussi décrit un audiovisuel public en « quasi-faillite », des mots que la Cour des comptes n’avait jamais écrits. Il a offert une tribune à des personnes qui ont pu s’épancher, sans filtre, ou lancer des accusations calomnieuses, sans apporter de preuves. Un spectacle affligeant et dangereux dans une époque où le désarroi et la défiance des électeurs sont instrumentalisés par des forces politiques.


    Un exemplaire du magazine « JDNews », dans un kiosque, à Paris, le 27 avril 2026. ABDUL SABOOR / REUTERS

    Dès le début de son travail, cette commission d’enquête s’est en fait révélée être un nouveau front ouvert par l’extrême droite, obnubilée par sa bataille culturelle avant l’échéance politique de 2027. Relayé par une communauté d’internautes bien organisés, le #rapporteur a mené ses offensives autant sur les réseaux sociaux qu’au Palais-Bourbon. Les médias du milliardaire Vincent Bolloré ont abondamment soutenu ses idées et celles des députés du RN, qui souhaitent une privatisation de #France_Télévisions et de #Radio_France.

    Certains députés de la commission ont été alimentés par des questions directement préparées par la direction des affaires institutionnelles du groupe #Lagardère, contrôlé par M. #Bolloré. Au fur et à mesure des #auditions, la commission n’a cessé de s’égarer, ignorant les questions qui devraient être posées aux administrateurs de l’#audiovisuel_public, pour se transformer en un #cheval_de_Troie des obsessions de l’extrême droite et de ses soutiens. C’est un avertissement sur l’état du débat public en France et un avant-goût des risques de la campagne présidentielle de 2027.

    #rapport
    #commission_d'enquête
    #mon_député !
    #putain_de_decoupage_des_circos par #degaulle
    #RN
    #fachos_a_l'affut
    #bolloré

  • Chiens de garde, nouvel épisode
    https://contre-attaque.net/2026/04/13/chiens-de-garde-nouvel-episode

    La voix suave qui s’adresse avec douceur au ministre de l’économie Roland Lescure est celle de la « journaliste » Agathe Lambret. Nous sommes le 9 avril, à la fin de l’interview politique de 8h30 sur France Info, et l’intervieweuse demande au ministre si ses questions lui ont convenu. Si elles ont été suffisamment serviles. Elle pense que son micro est éteint. Ce bout d’émission a rapidement été supprimé du site de France Info, mais il a été conservé par un internaute malicieux qui l’a mis en ligne.

  • France Télévisions : la dépolitisation expliquée par les « dépolitisateurs » - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/France-Televisions-la-depolitisation-expliquee

    Manifestement interpellée par des téléspectateurs, #France_Télévisions a envoyé au charbon son directeur délégué de l’information, Pascal Doucet-Bon, qui s’est fendu d’une tribune sur le site de France Info : « Pourquoi la rédaction de France Télévisions décrit-elle Quentin Deranque comme un "militant nationaliste proche du collectif identitaire Némésis" ou un "militant identitaire" ? » (21/02). Ce qui nécessite en effet des explications – un peu de pédagogie. On ne sera pas déçu du voyage.

    #Acrimed

  • Grève et motion de rejet contre la réforme de l’audiovisuel public - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Greve-et-motion-de-rejet-contre-la-reforme-de-l

    Réforme de l’audiovisuel public : le texte adopté au Sénat après le « vote bloqué » imposé par Rachida Dati
    https://video.lefigaro.fr/figaro/video/reforme-de-laudiovisuel-public-le-texte-adopte-au-senat-apres-le-vote

    La ministre de la Culture a décidé à la surprise générale, de dégainer l’article 44.3 de la Constitution, dit du « vote bloqué » ce vendredi 11 juillet 2025 au Sénat. Elle a ainsi demandé aux sénateurs de se prononcer par un vote unique sur l’ensemble du texte de la proposition de loi controversée sur la réforme de l’audiovisuel public, finalement adopté par la chambre haute.

    #Rachida_Dati #audiovisuel_public #Radio_France #France_Télévisions #INA

    • Ambiance : Les menaces de Bayrou et ses proches sur la rapporteuse de la commission d’enquête Bétharram
      https://www.mediapart.fr/journal/politique/190625/les-menaces-de-bayrou-et-ses-proches-sur-la-rapporteuse-de-la-commission-d

      Le premier ministre et le président du groupe MoDem (Marc Fesneau) à l’Assemblée ont tous les deux menacé de ne pas soutenir la candidature aux municipales à Lille de la députée Violette Spillebout. La raison : celle-ci se serait montrée trop offensive dans le dossier #Bétharram.

      non seulement #bayrou est un incompétent mais il est aussi rancunier ce cumulard. R. Dati s’appuie sur Médiapart pour ce farcir l’éditocrate Patrick Cohen. Bébête Lemoine qui vient à son secours est renvoyée dans les cordes. Voilà, c’était le 1/4 d’heure people.

      https://static.piaille.fr/media_attachments/files/114/709/532/027/516/078/original/1dc697ad63b01e64.mp4


      elle a l’air à moitié défoncée la sinistre

    • Elle a appris par cœur auprès de Sarkozy que la meilleure défense c’est l’attaque. Mais bon, Sarkozy comme conseiller, il a un peu perdu du crédit ces derniers temps.

    • C vrai que cette séquence n’a rien de people @colporteur mais ce dîner débat est souvent ronflant à part l’ABC. J’aime pas trop faire ça mais je vais le faire quand même voici le Scrountch d’hier de R. Carrigos & I. Roberts de @lesjours avec les liens qui vont bien avec dans le texte mais là faut vous abonnez à leur site.

      C’est exceptionnel, rarissime et, à la réflexion, même unique : Pascal Praud nous a appris un truc. Ne nous jugez pas, nous regardons CNews pour des raisons professionnelles, hein. Et voici que, ce mercredi, allumant la #télévision vers 20 heures, nous tombons sur un Pascal Praud frétillant. Rose de plaisir, content comme un canard et l’œil qui frise. « Restez avec nous, entame-t-il son Heure des pros 2, parce que ce n’est pas si fréquent qu’il se passe à la télévision quelque chose d’extraordinairement tendu… » Israël vient-il de rayer l’Iran de la carte en direct sur la chaîne pro-Netanyahou pour que Praud exulte de la sorte ? Une personne sous OQTF aurait-elle été reconduite à la frontière sous l’œil d’une caméra de CNews ? Rima Hassan aurait-elle été filmée en train de manger un enfant ? « Vous verrez dans quelques instants un échange entre Rachida Dati et Patrick Cohen. » Ah. « Puisque #Rachida_Dati a… comment dire ? remis en place #Patrick_Cohen d’une manière qui réjouira ceux qui ont été eux-même remis en place par Patrick Cohen. » Oh. Rachida Dati, « la queen », se trémousse Praud, ouvrant son comptoir sur le sujet 36 minutes seulement après les faits, « et c’est vrai que c’est assez jubilatoire, donc restez avec nous parce que vous allez passer un bon moment, quelquefois, il se passe quelque chose de puissant, d’électrique ».

      On vous passe les #ouinouineries de Louis de Raguenel, chef du service politique d’Europe 1, racontant comment Patrick Cohen a été trop trop méchant avec lui quand #Vincent_Bolloré l’a parachuté sur la radio depuis Valeurs actuelles – heu Loulou, c’était toute la rédaction en fait, et c’est toute la rédaction qui a été virée. On vous passe les hululements d’amour de Praud : « Elle est cash », « Elle est formidable », « J’aime bien Rachida Dati parce qu’elle dit les choses » – note pour toute la vie : toujours se méfier des gens qui utilisent l’expression « dire les choses ». On vous passe Gilles-William Goldnadel et ses rances envolées : « Cette scène, elle est jouissive, ça mouche l’esprit de supériorité morale des journalistes du service public. » On vous passe la trentaine de minutes de ce paluchage général pour retenir ceci : Pascal Praud nous a appris un truc et ce truc, c’est que la ministre de tutelle du service public a sauté à la gorge d’un journaliste du service public sur le service public.

      Car en vrai, c’était pire. Venue chez C à vous défendre sa réforme de l’audiovisuel public, la ministre de la Culture a démontré en cinq minutes la véritable nature de son projet : poser une laisse à l’audiovisuel public, et une courte, pour le garder à portée de main, à portée de réprimande, à portée de claque. Elle veut, dit-elle, « un audiovisuel public fort », ce qui, à l’en croire, ne peut que passer par la création d’une holding regroupant #France_Télévisions, Radio France et l’INA. Léger souci d’indépendance en vue pour les trois sociétés, léger souci sur leurs moyens, puisque la loi prévoit aussi un plafonnement de la pub (ah tiens, Rachida Dati faisait partie du gouvernement Fillon qui, en 2008, a sucré la pub après 20 heures sur France Télévisions, un cadeau en or massif au privé, avec les mêmes arguments de « c’est pour leur bien »). Alors que, séparément, ces boîtes-là vont plutôt bien, à l’image de France Inter, première radio du pays à un niveau d’audience jamais atteint, ou de Radio France, en tête et de loin sur les podcasts. C’est, en gros, le propos de Patrick Cohen mercredi dans C à vous, qu’il avait développé le matin même sur France Inter où il chronique.

      Mais c’est vrai que tant qu’à avoir un #emploi_fictif de ministre de la Culture en attendant les municipales à Paris, autant que ça serve. Que ça serve à atomiser le service public qui fait des méchantes enquêtes et ne fait rien qu’à dire du mal, tout en faisant plaisir à ses amis des médias Bolloré. À Complément d’enquête qui a révélé récemment que Rachida Dati, alors députée européenne, a touché 299 000 euros de GDF-Suez, elle n’a pas répondu, alors Anne-Élisabeth Lemoine y va, et Patrick Cohen suit. Normal. Et c’était parti pour cinq minutes de cassage de gueule du journaliste par la ministre. Elle brandit une enquête de Mediapart témoignant d’« une gestion humaine agressive » pratiquée par Cohen, du temps où il dirigeait la matinale de France Inter, entre 2010 et 2017 : « Monsieur Cohen, avez-vous harcelé vos collaborateurs ? Est-ce que c’est vrai, monsieur Cohen ? », « Vous pourriez aussi tomber sous le coup de ce délit. Il suffirait que je fasse un article 40 pour dénoncer suite à ce papier de Mediapart. Je peux saisir le tribunal. » L’animatrice de C à vous Anne-Élisabeth Lemoine se prend une balle perdue, collée au même mur par Rachida Dati : « De la même manière, on a dit qu’à C à vous, l’ambiance est épouvantable, que vous pleurez toute la journée. » Les cinq minutes se sont terminées par ces mots de Patrick Cohen : « Ce n’est pas très reluisant ce que vous faites, madame Dati, c’est déshonorant. » Après l’échauffourée, la présidence de France Télévisions y est allée de son communiqué de « soutien aux équipes de C à vous », suivie de celle de Radio France dénonçant « des attaques personnelles », mais sans jamais, ni l’une, ni l’autre, mentionner le nom de Rachida Dati.

      « Déshonorant », voilà qui est poliment dit, il est sympa avec Rachida Dati en fait, Patrick Cohen. On pourrait préférer inédit, violent, scandaleux, dégueulasse, liberticide, rachidadatiesque. On se contentera d’un sobre : contre-productif. Parce que si voulez notre avis (et même si vous ne le voulez pas, vous allez l’avoir), à quelques jour de l’examen de la loi qui commence le 30 juin, aller prouver par l’exemple que, oui, cette réforme est une mise sous tutelle et que, oui, elle fout en l’air l’indépendance du service public, et ce, sur les antennes mêmes qu’on prétend protéger, c’est pas malin-malin : c’est même complètement con, Madame la ministre.

      #balles_perdues

    • 4.90€/mois pour les trimards comme moi. C’est le seul abonnement que j’ai en ligne en dehors des dons ponctuel à Basta, Splann, OrientXXI... et CQFD papier mais pour le journal marseillais je lui ai promis ma fidélité tant qu’il pourra mettre sous presse.

    • En pleine promotion pour la sortie de son nouveau film France, le metteur en scène plusieurs fois récompensé à Cannes a exprimé son profond mépris pour le groupe télévisuel public au micro d’Europe 1.

      « Ils sont aseptisés, bien-pensants, bienséants. Je ne supporte pas cette espèce de ton, cette espèce de représentation des choses très puritaine, très morale. » Bruno Dumont n’a pas mâché ces mots au sujet de #France_Télévisions dans l’émission de radio, « Culture médias ».

    • Bruno Dumont, réalisateur de « France » : « J’ai appuyé fort pour y voir plus clair »

      Le cinéaste, dont le film cruel contre l’information-spectacle et le journalisme était en compétition au Festival de Cannes, réagit aux critiques parfois sévères qu’il a suscitées.

      France est le onzième long-métrage de Bruno Dumont. Présentée en compétition en juillet au Festival de Cannes, cette charge cruelle, contre l’information-spectacle et le journalisme, a divisé la critique. Le cinéaste dit qu’il comprend que son film, qui mélange mélo et tragique, romanesque et comédie, l’amour et la mort, ait pu désarçonner.

      Vous clouez au pilori dans ce film l’obscénité d’une époque dominée et abêtie par le système de l’information-spectacle et la culture du clash. Concevez-vous votre film comme une satire ?

      France est une franche satire de l’information-spectacle où, sous ce ridicule, bien appuyé en surface, perce une quête tragique et romantique de nous-mêmes dans ce monde numérique hypertrophié dans lequel beaucoup perdent naturellement les pédales. Le film y mélange tout à tour de bras le mélo, le tragique, le romanesque, la comédie, le sentimentalisme outré, le film français, le grotesque, la mort, l’amour, pour représenter ce que nous sommes devenus : des déséquilibrés ! J’ai appuyé fort, pour y voir plus clair !

      C’est donc un film enlevé qui – à ce régime artistique forcené – fait autant froid dans le dos que rire à s’en tenir les côtes et pleurer. Notre époque est abêtie par le filtre d’écrans où sévit une nouvelle pensée quasi démente, par sa simplification, sa disproportion et sa moralisation de tout. Les héros de France sont comme ça, aplatis !

      Le genre du film n’est pourtant pas si facile à définir…

      Il relève à la fois du mélodrame, genre « roman-photo » à l’eau de rose, et de la tragédie grecque. France se débat dans un monde aliéné dont elle est la vedette et, pourtant, regimbe comme une vraie héroïne de cinéma, mais cette fois-ci très humaine, petite, pleine de ses vicissitudes, de sa grâce et de ses turpitudes.

      Et comme c’est bête, France, ça tourne en rond et c’est pareil à une danse, un boléro : ça tourne, ça se développe, mais ça se répète, ça ressasse, ça énerve ! Ravel disait lui-même du thème de son Boléro : « Je sais bien que c’est nul, mais il fallait le trouver quand même ! » Ici, c’est à peu près pareil. C’est nul, mais à répéter avec insistance, ça commence à prendre tournure, non ?

      Les premières réactions de la presse au festival de Cannes ont témoigné d’un rejet du film. Un de vos précédents films, « Ma Loute », qui fut plus apprécié, ne parlait pourtant pas d’autre chose : l’aveuglement des élites devant l’injustice et la souffrance dont elles sont la cause. Comment expliquez-vous cette différence d’accueil ?

      Ma Loute se passait loin, au début du XXe siècle, dans la villégiature bourgeoise de l’élite industrielle provinciale. C’était poétique. C’était tranquille. On allait facilement dans le métaphorique. C’était bête aussi, mais on était tenu à distance. Avec France, on est tout près, on a le nez dans le contemporain.

      Dans du stuc pourtant, mais dans du naturel aussi, alors on ne sait plus très bien où on est, on s’y croirait même parfois, alors difficile de faire le malin. Parce que la presse, cette fois-ci, c’est elle qui a les honneurs de la satire ! Alors, oui, le film aurait été hué à la projection de presse. Il faut dire que beaucoup de journalistes en prennent pour leur grade. C’est parfois à la louche ! Mais la satire réclame son dû.

      Le film montre d’entrée la manière dont la presse peut arranger le réel comme bon lui semble. La fiction rôde dans l’information-spectacle, parce que les images et les sons font naturellement d’abord ce qu’ils savent faire : du cinéma – de la fiction – et c’est déjà le monde à l’envers. D’où la haine résiduelle des gens, leur haine du journaliste pour la fiction qu’il renvoie du réel ! Une journaliste d’une TV allemande, lors des inondations de juillet, ne s’est-elle pas mis de la boue sur elle pour faire genre, comme si elle avait aidé les sinistrés, et nous raconter des salades et tout bidonner ? Du France toute crue, non ?

      Le journalisme ne se résume pourtant pas à ces travers…

      C’est pourquoi il ne se borne pas à la seule satire d’une profession de spectacle en perdition, et creuse dans l’âme humaine. Ces héros de l’information sont, au fond, tragiques. Nombre d’entre eux lâchent prise et s’anéantissent. D’autres pas.

      A bien y regarder, le film ne désespère pas d’une profession décriée, fort diverse au demeurant, bien capable de se relever de ses travers et dont France va être paradoxalement l’héroïne. Alors, dans son bouillon, la satire se poétise, elle s’évapore, elle se romance ! J’ai toujours cherché à glorifier humainement mes héros. Si petits soient-ils, je filme leurs sursauts, toujours !

      Pourquoi ce nom, « France » ? N’avez-vous pas eu peur de charger un peu la barque ?

      La Vie de Jésus, déjà, ne fut-elle pas, à cette bascule, la vie d’un homme bien ordinaire ? France, c’est aussi la France, mais dans le rayonnement ! Quand on entend dire à la journaliste en visite « Madame France, on est tellement content de vous voir, chez nous » : ça fait quelque chose, non ? Au fond, selon moi, ce n’est même plus une femme, France. Ni même une journaliste. C’est un ectoplasme cinématographique qui sonde le temps présent où nous sommes.

      Léa Seydoux n’a jamais été aussi magnifiquement filmée. Vous la transformez, entre le kitsch et la rédemption, en une icône de notre temps. Quels ont été vos partis pris formels pour y parvenir ?

      C’est le tour de force que le film devait réussir à représenter sous un régime si théâtral : la transformation continuelle d’une anti-héroïne en héroïne. Si Léa Seydoux est pitoyable et bouleversante, c’est réussi ! Tout l’enjeu du film était là. Cette ligature si humaine et dont Hugo avait fait de Jean Valjean Monsieur Madeleine.

      France, c’est un boléro, et c’est Madeleine. Il fallait que Léa Seydoux soit éblouissante pour sortir France de là où elle était et, surtout, pour en être, de ce barnum de l’information-fiction. Et c’est toute notre vie qui est dans ce dilemme : d’être ou pas, et toujours de tout ! Le cinéma, à transfigurer, nous aide tant à voir clair dans ce magma.

      Comment avez-vous obtenu, sur la foi d’un tel scénario, l’ouverture des portes de l’Elysée et de CNews ?

      On a demandé. Ils ont accepté. Plus facile de tourner à l’Elysée que près de chez moi dans les dunes de la Slack. J’imagine qu’ils doivent avoir le sens de l’humour, à l’Elysée. C’est tellement un signe d’intelligence l’humour, l’ironie surtout. A l’Elysée je me suis senti direct chez moi. On a fait nos plans prévus sans encombre. CNews pareil. On fait du cinéma, vous savez, que du faux, on est des rigolos.

      Ne craignez-vous pas que la violence de votre peinture des élites corrobore un populisme d’autant plus simplificateur et irrationnel qu’il est instrumentalisé par des mouvements totalitaires ?

      Ces mouvements totalitaires n’attendent pas après moi pour avoir de l’eau à leur moulin ; ils viennent mécaniquement des peintures insipides et autres croûtes qu’on a faites des gens eux-mêmes, au cinéma et à la télévision, avec la presse qui va avec, depuis des décennies, et qui, à force, en aura bien décérébré des millions. Les « gilets jaunes » étaient rendus à moitié déments à force de visionner des images dégénérées.

      C’est l’asepsie générale de cette pensée numérique que diffuse l’information-spectacle des élites qui engendre et pond la pensée rance des vindicatifs. C’était au cinéma digne de ce nom d’instrumentaliser la pensée totalitaire pour la garder dans son théâtre et l’y transfigurer à l’éther de sa fiction. Sinon, tout file dans la rue. A tout divertir, tout le temps, on aura rendu les gens moins humains. Voilà tout.

      https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/08/25/bruno-dumont-j-ai-appuye-fort-pour-y-voir-plus-clair_6092272_3246.html

      #blabla

  • #Médias et #quartiers : #Grenoble, la réplique

    Ce vendredi, quatrième épisode de la série documentaire « Médias : les quartiers vous regardent ». Des habitants de la #Villeneuve à Grenoble reviennent sur un reportage d’#Envoyé_spécial de 2013 qu’ils ont jugé stigmatisant. Procédure judiciaire, création d’un média local, comment ont-ils répliqué ?

    À la rentrée 2013, France 2 diffuse un reportage dans son émission Envoyé spécial intitulé « Villeneuve, le rêve brisé ». La Villeneuve, quartier populaire de Grenoble, y est décrit comme une « #cité » et un « #ghetto » où règnent essentiellement « #chômage, #pauvreté, #délinquance et #violence ». Le #reportage, très critiqué, provoque une #mobilisation sans précédent. Dans cet épisode de notre série « Médias : les quartiers vous regardent », retour à la Villeneuve, pour raconter comment les habitants ont perçu ce reportage et comment ils se sont emparés de leur droit de réponse et ont intenté une action en #justice contre #France_Télévisions.

    
S’ils ont échoué à faire condamner le groupe audiovisuel public, les habitant·e·s de la Villeneuve ont gagné leur revanche médiatique : le #CSA a reconnu que France Télévisions avait bien « manqué aux #obligations_déontologiques » avec un reportage qui n’était « pas suffisamment équilibré ». Que dit la riposte des habitant·e·s de la Villeneuve des rapports entre médias et quartiers ? Des habitant·e·s mobilisé·e·s pendant la procédure judiciaire racontent ce qu’ils ont découvert et comment ils ont réagi.

    https://www.mediapart.fr/studio/documentaires/france/medias-et-quartiers-grenoble-la-replique

    #stigmatisation #quartiers_populaires #déontologie #colère #plainte #image #stéréotypes

    signalé par @albertocampiphoto

  • Crise à Radio France : un rapport dément les chiffres de la direction
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160619/crise-radio-france-un-rapport-dement-les-chiffres-de-la-direction

    Après la fin programmée de France 4 et de France Ô, puis le projet de suppression de « Soir 3 », c’est Radio France qui est menacée par un plan d’austérité de 60 millions d’euros. Mediapart révèle qu’un rapport d’expertise, réalisé pour le Comité social et économique (CSE) central du groupe, établit que la PDG de Radio France, Sibyle Veil, a présenté des simulations financières insincères.

    #Parti_pris #France_Télévisions,_Franck_Riester,_Radio_France,_Sybile_Veil,_audiovisuel_public,_Emmanuel_Macron,_A_la_Une

  • Radio #France est dans l’attente du bon vouloir de l’Elysée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/310318/radio-france-est-dans-l-attente-du-bon-vouloir-de-l-elysee

    Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’apprête à départager les candidats au poste de PDG de #Radio_France. Mais la procédure ressemble déjà à une mascarade. Les dés semblent jetés. L’Élysée joue en sous-main en faveur de #Sibyle_Veil, ancienne condisciple d’Emmanuel Macron à l’ENA, et prépare une reprise en main inquiétante de tout l’audiovisuel public.

    #audiovisuel_public #France_Télévisions

  • #France Télévisions : la justice relance le scandale Ernotte
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070218/france-televisions-la-justice-relance-le-scandale-ernotte

    Après l’éviction de #Mathieu_Gallet de son poste de PDG de Radio France, l’audiovisuel public connaît de nouvelles turbulences : la police judiciaire enquête sur les irrégularités, révélées par Mediapart, auxquelles avait donné lieu la désignation de #Delphine_Ernotte au poste de PDG de #France_Télévisions.

    #Conseil_supérieur_de_l'audiovisuel #Didier_Quillot #Olivier_Schrameck #télévision

  • Pour une véritable refondation de l’audiovisuel !
    https://www.mediapart.fr/journal/france/310118/pour-une-veritable-refondation-de-l-audiovisuel

    Emmanuel Macron veut préparer une grande réforme de l’audiovisuel. Décidée par le CSA, la révocation du PDG de Radio #France #Mathieu_Gallet confirme que c’est une urgence, mais à la condition de mettre en échec les arrière-pensées de l’Élysée et d’engager une véritable régulation démocratique, encadrant tout autant l’audiovisuel privé.

    #Conseil_supérieur_de_l'audiovisuel #Delphine_Ernotte #Emmanuel_Macron #France_Télévisions #Olivier_Schrameck #Radio_France

  • L’audiovisuel public dans le miroir de l’affaire Gallet
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160118/l-audiovisuel-public-dans-le-miroir-de-l-affaire-gallet

    Dans un souci d’« exemplarité », la ministre de la culture invite #Mathieu_Gallet, condamné pour favoritisme, à abandonner son poste de PDG de Radio #France. Mais le pouvoir gagnerait en crédibilité s’il n’avait toléré, avec le CSA, que l’audiovisuel public se transforme en pétaudière, avec des PDG nommés dans des conditions opaques, garantissant une tutelle permanente et oppressante de l’Élysée.

    #Delphine_Ernotte #France_Télévisions #Françoise_Nyssen #Radio_France

  • L’audiovisuel public est en grave danger
    https://www.mediapart.fr/journal/france/271217/l-audiovisuel-public-est-en-grave-danger

    Emmanuel Macron veut donner le coup d’envoi d’une réforme de l’audiovisuel public. Le projet pourrait donner lieu à la création d’une holding rassemblant toutes les entreprises, ce qui renforcerait la mainmise du pouvoir. Le chef de l’État multiplie les signes de défiance à l’égard des journalistes et va jusqu’à s’afficher avec Cyril Hanouna, sanctionné pour homophobie et sexisme.

    #France #audiovisuel_public #Conseil_supérieur_de_l'audiovisuel #Delphine_Ernotte #Emmanuel_Macron #France_Télévisions #Mathieu_Gallet #Radio_France

  • Une petite phrase de Macron annonce la grande réforme de l’audiovisuel public
    https://www.mediapart.fr/journal/france/061217/une-petite-phrase-de-macron-annonce-la-grande-reforme-de-l-audiovisuel-pub

    L’audiovisuel public, qu’il soit la « honte de la République » ou une « honte pour nos concitoyens », ne satisfait pas le président. Quels qu’en aient été les termes exacts, le discours qu’il a adressé à ses députés lundi soir prépare le terrain d’une large réforme. © Eric Feferberg / Reuters

    #France #audiovisuel #Emmanuel_Macron #France_Télévisions #Radio_France

  • La petite phrase de Macron annonce la grande réforme de l’audiovisuel
    https://www.mediapart.fr/journal/france/061217/la-petite-phrase-de-macron-annonce-la-grande-reforme-de-l-audiovisuel

    L’audiovisuel public, qu’il soit la « honte de la République » ou une « honte pour nos concitoyens », ne satisfait pas le président. Quels qu’en aient été les termes exacts, le discours qu’il a adressé à ses députés lundi soir prépare le terrain d’une large réforme. © Eric Feferberg / Reuters

    #France #audiovisuel #Emmanuel_Macron #France_Télévisions #Radio_France

  • La tension monte autour de France Télévisions
    http://abonnes.lemonde.fr/actualite-medias/article/2017/10/26/la-tension-monte-autour-de-france-televisions_5206205_3236.html

    La pression sur #France_Télévisions augmente : mercredi 25 octobre, devant la commission des affaires culturelles du Sénat, la ministre de la #culture Françoise Nyssen a plaidé pour une « réforme de fond » de l’audiovisuel public, proposant trois « axes de transformation » : le périmètre des entreprises #publiques du secteur, leur financement et leur gouvernance.

    Cette volonté générale était connue, mais la ministre a davantage poussé les feux du changement. France Télévisions doit s’adapter à ce nouvel horizon, alors qu’elle est encore en train de déterminer quels postes elle va réduire pour réaliser les 50 millions d’euros d’#économies exigées par le gouvernement par rapport à son budget 2018.

    Le 17 octobre, alors que les syndicats de France Télévisions étaient en #grève, a eu lieu la première réunion du comité stratégique, l’instance du conseil d’administration de France Télévisions désignée pour réviser le budget. Selon nos informations, la direction a esquissé des pistes d’économies chiffrées : les charges hors salaires (renégociation des achats, des abonnements à la mesure d’audience Médiamétrie, des frais de diffusion…) pour environ 10 millions d’euros ; les émissions et les sports (renégociations de magazines ou jeux, réexamen des droits du tournoi de tennis de Roland Garros, de la coupe de la Ligue de football ou des Jeux olympiques…) pour 20 millions d’euros environ ; le cinéma pour environ 8 millions d’euros environ ; la création audiovisuelle (séries, téléfilms, dessins animés et documentaires) pour 12 millions d’euros environ, sachant que ce budget avait été augmenté de 20 millions d’euros pour atteindre 420 millions en 2018…
    Toutefois, les membres du comité stratégique ont estimé ne pas pouvoir valider à ce stade ces pistes. « Il y a un risque de cercle vicieux, avec une baisse de la qualité de nos antennes, une donc baisse des audiences, puis des ressources… », commente Marc Chauvelot, élu de la CGT, syndicat représenté au comité stratégique.
    Mme Nyssen veut préserver la création et le sport

    Pour la direction, la voie est très étroite : après avoir rappelé que le budget 2018 de France Télévisions restait supérieur à son budget 2016, la ministre de la culture a explicitement dit mercredi que l’entreprise devait « préserver » la création mais aussi les événements sportifs. Elle a suggéré des coupes dans « les frais de structure : technique, diffusion, frais généraux ».

    A ce bras de fer feutré s’ajoute la perspective de bouleversements à moyen terme. L’un d’eux est vu d’un bon œil par France Télévisions – la ministre veut engager en 2018 la réflexion sur la réforme de la redevance qui finance l’audiovisuel public. Les autres sont plus incertains : Mme Nyssen a choisi de « ne pas écarter » la piste de la fusion entre France Télévisions et #Radio_France, ardemment défendue par les sénateurs Jean-Pierre Leleux et André Gattolin. Jusqu’ici, le ministère avait pourtant laissé entendre qu’une « #BBC à la française » n’était pas à l’ordre du jour, préférant des synergies « par projets ».

    « Le gouvernement a demandé une intensification des coopérations sur l’offre culturelle, les réseaux locaux et les systèmes d’information, a expliqué la ministre mercredi. Il faudra ensuite dire s’il faut aller plus loin. Nous ne privilégions aucune issue. » Autre nouveauté : la ministre a suggéré d’« aligner » les dates des contrats d’objectifs et de moyens signés avec l’Etat, afin que celui de France Télévisions et celui de Radio France ne soient pas décalés, voire coïncident avec les dates des élections présidentielles. Elle a rappelé que le gouvernement voulait retirer au Conseil supérieur de l’audiovisuel la nomination des présidents d’audiovisuel public, pour la confier aux conseils d’administration des entreprises concernées. De quoi soulever quelques questions sur la fin des mandats de Delphine Ernotte et Matthieu Gallet, prévues en 2019 et 2020…
    « Un mammouth à dégraisser »

    Les réseaux régionaux de France 3 et France Bleu pourraient aussi proposer ensemble des « services en ligne » ou des « programmes communs multicanaux », a suggéré Mme Nyssen, en rappelant « qu’il y a déjà des échanges », dans l’immobilier par exemple. France Télévisions ou Radio France sont officiellement ouverts à ce type de synergies, qui rappelle leur offre d’information commune France Info. Mais en interne, on souligne que de tels projets ne dégagent pas d’économies à court terme. Une fusion supposerait par exemple d’aligner la convention des salariés de France Bleu sur celle de France 3.

    « Les contrats d’objectifs et de moyens ne devraient pas être alignés sur les alternances politiques », a lancé à la ministre le sénateur socialiste David Assouline, rappelant que le budget quinquennal signé avec l’Etat fin 2016 par France Télévisions prévoyait déjà des efforts, dont le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux (180 postes en 2018). « Avec l’équipe Macron, on sent une rupture de politique, regrette un membre de la majorité précédente. Certains sont imprégnés de la vieille culture qui voit dans l’audiovisuel public un mammouth à dégraisser. »

    L’idée d’une #privatisation de France 2 a même resurgi ces dernières semaines. Si cette idée n’est a priori pas retenue par le gouvernement, elle a ravivé en interne les craintes d’une fermeture de chaîne. Cette « rumeur » sert « allumer des contre-feux » en pleine discussion budgétaire, a dénoncé FO dans un communiqué. La ministre attend, elle, des propositions de la part des entreprises d’audiovisuel public à partir de « mi-novembre » et la réflexion sur l’avenir du secteur se poursuivra jusqu’à « début 2018 ».

  • Pourquoi les médias parisiens déménagent vers l’ouest
    http://immobilier.lefigaro.fr/article/pourquoi-les-medias-parisiens-demenagent-vers-l-ouest_963a1b9c-5

    Fief de #France_Télévisions, le 15e arrondissement de #Paris semble avoir supplanté le 9e comme destination la plus prisée par les médias. Les Hauts-de-Seine, aussi, ont plusieurs fans.La saison des déménagements se poursuit. Cette fois-ci, il n’est pas question de particuliers mais de médias, #parisiens en l’occurrence. La plupart des mouvements sont prévus pour cette année - cet été ou d’ici la fin de l’année - et d’autres, l’année prochaine. Si l’on regarde de plus près, les (nouvelles) adresses des principaux médias parisiens, une tendance se dégage : le 15e arrondissement semble être la nouvelle destination la plus prisée par les #médias.

  • David Pujadas : la face cachée du 20 h
    Syndicat national des journalistes - France Télévision
    http://snj-francetv.fr/david-pujadas-la-face-cachee-du-20-h

    Sur son piédestal du 20 h de #France2, David Pujadas se croyait intouchable, protégé par de bons chiffres d’audience. Le présentateur vedette vient pourtant d’être écarté. Une décision de #Delphine_Ernotte, Présidente de France Télévisions, qui peut paraître brutale.

    Le SNJ #France_Télévisions ne peut se réjouir des soubresauts que traverse le Service Public depuis cette annonce. Car M. #Pujadas a été la figure de proue de l’Information de France 2 pendant 16 ans. Il est donc normal que son départ suscite des interrogations.

    Cependant, le SNJ rappelle qu’il n’avait cessé d’alerter la direction de l’Information sur les dérives de l’édition phare de la chaîne, sous le règne de #David_Pujadas et d’ #Agnès_Vahramian, sa rédactrice-en-chef.

    Non, l’audience ne justifie pas tout, et le côté obscur du 20h se traduisait par une violence du #management, un taylorisme érigé en système, et de la #discrimination professionnelle. Alain De Chalvron, ancien correspondant de France 2 en Chine, n’avait-il pas lui-même été « exclu » du 20h pour avoir écrit un rapport sur l’état de la rédaction, pourtant demandé par la Présidente de FTV.

    Le 20 h était tenu par une caste, celle d’un petit groupe de journalistes. L’étage supérieur de la fusée qui décide de tout : le #taylorisme journalistique a été imposé comme l’ultime étape d’un système visant à contourner toute #contradiction. Autrement dit, les journalistes qui mettent en forme l’information ne sont pas ceux qui la recueillent. Ceux qui fournissent des « bouts de sujets » sont cantonnés à des rôles d’exécutants.

    Sur la planète #20h, tout le monde est perdant. Alors que des #journalistes peu expérimentés érigés en « nouvelles stars » de l’antenne sont en surchauffe, de grands reporters sont réduits à des missions dégradantes : multiplier les éléments.

    De nombreuses dérives de cette édition ont été pointées par le médiateur de FTV. Les sujets « incarnés » ont suscité l’opprobre de bon nombre de téléspectateurs. Quel est l’intérêt journalistique de mettre en scène les journalistes au risque de donner à voir une réalité aseptisée, pour ne pas dire déformée ? Et que dire des micros-trottoirs dans laquelle on laisse parfois des électeurs d’extrême-droite tenir des propos discriminatoires, sans apporter la moindre contradiction ? La diffusion d’un dossier sur des stages destinés à redorer la masculinité des participants, sans apporter de contrepoint ni dénoncer le caractère sexiste, et lancé sur la « fin du patriarcat » a également suscité beaucoup de réactions.

    Autre hasard du calendrier, dans une tribune écrite dans Libération, le directeur de l’Information, #Michel_Field, qui semble découvrir opportunément le contenu des journaux, s’interroge sur les reportages « incarnés » tout comme sur les « effets de montage, musique et commentaires dramatisants ».

    Le même directeur de l’information qui paraissait peu enclin à défendre l’ #investigation ces dernières semaines, et qui semble souvent bien loin de s’intéresser à ses équipes de reporters, sauf à les remercier par mail après certaines opérations spéciales.

    Le #SNJ n’a pas à se féliciter ou à se plaindre d’un choix qui n’est pas de notre ressort. C’est une prérogative, de la présidente sans aucun doute.

    Le choix du calendrier est néanmoins catastrophique puisqu’il jette sur le service public un nouveau doute quant au lien politique entre des décisions et le changement d’actionnaire.

    Notre seule vigilance s’opère sur les contenus, et les principes qui régissent notre profession. Le choix des équipes quelles qu’elles soient doit se faire dans le respect des uns et des autres, et permettre de repartir sur des bases saines qu’elles soient journalistiques ou sociales.

    Les révolutions de palais ne changent rien pour celles et ceux qui dans l’ombre tentent de faire leur métier du mieux possible.

    Paris, le 17 mai 2017

  • #France Télévisions : #Pascal_Josèphe interpelle le CSA
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250417/france-televisions-pascal-josephe-interpelle-le-csa

    Dans une lettre au président du #Conseil_supérieur_de_l'audiovisuel, Pascal Josèphe, qui est un spécialiste reconnu de l’audiovisuel et qui avait briguait voici deux ans le poste de PDG de #France_Télévisions, dresse un bilan très sombre du groupe public, et de sa PDG, Delphine Ernotte.

    #Fil_d'actualités #Olivier_Schrameck

  • #France Télévisions à l’heure des copains et des coquins
    https://www.mediapart.fr/journal/france/071016/france-televisions-l-heure-des-copains-et-des-coquins

    La PDG de #France_Télévisions, #Delphine_Ernotte, vient d’appeler #Xavier_Couture à ses côtés comme numéro deux du groupe public. Le promu, qui est un ancien de TF1, l’avait aidé, d’une manière tortueuse, lors de la procédure de nomination sous l’égide du CSA, qui avait été entachée de nombreuses irrégularités.

    #Conseil_supérieur_de_l'audiovisuel #Didier_Quillot #Sylvie_Pierre-Brossolette #télévision

  • Un présentateur de « C dans l’air » travaille aussi pour #Total
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120416/un-presentateur-de-c-dans-l-air-travaille-aussi-pour-total

    Thierry Guerrier, sur la plateau de C dans l’air #Thierry_Guerrier remplace Yves Calvi à C dans l’air, sur le service public, quelques semaines par an. Parallèlement, il vit de ses activités auprès de diverses entreprises et touche même un salaire mensuel en travaillant pour Total, ce qui ne fait pas sauter au plafond les médias pour qui il travaille.

    #France #conflits_d'intérêts #France_5 #France_Télévisions #Jérôme_Bellay #Journalisme #Maximal_Productions #ménages #Michel_Field

  • Janvier 2016, France Télévisions : 200 salariés fichés clandestinement attaquent
    http://www.ojim.fr/france-televisions-200-salaries-fiches-clandestinement-attaquent

    Réclamant le droit d’avoir accès à leur fiche d’évaluation réalisée clandestinement par la direction de France Télévisions, plus de 200 salariés du groupe public ont saisi le conseil des prud’hommes.

    Lancées en avril 2014, les grilles d’évaluation des salariés, considérées comme un fichage illégal, avaient été révélées en septembre 2015 par Le Canard Enchaîné et Médiapart. Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, avait alors reconnu une « erreur » (bien que celle-ci fût établie sous le mandat de son prédécesseur) et avait promis de détruire ces fiches et d’abandonner la démarche d’évaluation.

    La justice a cependant interdit au groupe public de détruire ces documents. Ainsi, les salariés ont tenté d’obtenir leur fiche individuelle, ce qui a été refusé le 13 janvier dernier. Face à ce refus, 200 d’entre eux, soutenus par la CFDT, le SNJ, la CGC et SUD, ont décidé de poursuivre l’affaire en justice.

    #France_Télévisions #oubliés #fichage #surveillance

  • Au tribunal, #France Télévisions se défend (mal) d’avoir fiché ses salariés
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220316/au-tribunal-france-televisions-se-defend-mal-davoir-fiche-ses-salaries

    Cet été, Mediapart publiait des fiches secrètes et désobligeantes réalisées au sujet de salariés de #France_Télévisions. Le projet de revue d’effectif devait porter sur l’ensemble du groupe. Face au scandale, la direction renonça mais refusa de communiquer les documents aux salariés concernés. 206 d’entre eux ont donc saisi les prud’hommes en référé. L’audience se tenait lundi.

    #fichage_des_salariés #Justice

  • La nouvelle chaîne de #France Télé va-t-elle dévorer #France_Info ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120316/la-nouvelle-chaine-de-france-tele-va-t-elle-devorer-france-info

    La chaîne publique d’information de #France_Télévisions démarrera le 1er septembre sur le Web, et le lendemain sur la TNT. Elle pourrait s’appeler France Info, en empruntant son nom à la radio publique. À Radio France, cette aventure, qualifiée de « fuite en avant » par les syndicats, provoque une sourde inquiétude.

    #Chaîne_publique_d'information #Delphine_Ernotte #Mathieu_Gallet