• L’Algérie récupère les crânes de ses combattants gardés au Musée de l’homme
    Alger a solennellement accueilli les restes de ses « martyrs », qui s’étaient opposés à la conquête française.
    Par Adam Arroudj | 3 juillet 2020
    https://www.lefigaro.fr/international/l-algerie-recupere-les-cranes-de-ses-combattants-gardes-au-musee-de-l-homme

    Les honneurs militaires ont été rendus vendredi à l’aéroport d’Alger aux cercueils de 24 résistants algériens à la conquête coloniale française, en présence du chef de l’État Abdel­madjid Tebboune. -/AFP

    Au Musée de l’homme à Paris, où son crâne était gardé dans une armoire métallique fermée, à l’abri des visiteurs et de la polémique, il était un simple numéro : le 5940. En Algérie, Chérif Boubaghla a un statut de héros. En août 1851, il lança « la révolte de Kabylie » contre les forces françaises avant d’être tué par décapitation, trois ans plus tard. Moins connu que l’émir Abdelkader, il avait toutefois été immortalisé sur son cheval, aux côtés d’une autre icône de la résistance à la colonisation, Lalla Fatma N’Soumer, par le peintre français Henri Félix Emmanuel Philippoteaux.

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    • Crânes de combattants au Musée de l’Homme : l’Algérie demande la restitution
      Sophie Granel -Rédaction Culture - France Télévisions
      Mis à jour le 11/01/2018
      https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/cranes-de-combattants-au-musee-de-l-homme-l-algerie-demande-la-restitut

      Fin décembre, l’Etat algérien a officiellement déposé une requête auprès de la France pour la restitution des crânes de combattants tués lors des guerres coloniales au 19e siècle actuellement détenus par le Musée de l’Homme à Paris. Lors de sa visite en Algérie le mois dernier, Emmanuel Macron s’est dit favorable à cette restitution, mais la procédure est loin d’être simple.

      C’est en 2011 que l’affaire débute. L’archéologue et historien algérien Ali Farid Belkadi effectue des recherches dans les collections du Musée de l’Homme place du Trocadéro à Paris. Dans les réserves du musée, 18 000 crânes sont conservés à des fins historiques et scientifiques. Certains sont célèbres comme celui de Descartes ou de l’homme de Cro Magnon. Mais d’autres, stockés dans les coffres-forts de l’établissement, ont une histoire bien plus sombre. C’est le cas de ces crânes de résistants algériens à la colonisation française.

      C’est en épluchant les documents qui accompagnaient les têtes lors de leur envoi, que le chercheur parvient à en reconstituer l’histoire. Au milieu du 19e siècle, la France se lance à la conquête de l’Algérie. La résistance, farouche, durera 30 à 40 ans. Parmi les batailles les plus célèbres, celle de Zaatcha reste dans le annales. Pendant plus de 4 mois, le cheikh Bouziane et ses combattants retranchés dans l’oasis de Zaatcha (au Sud de Constantine) tiennent tête aux troupes françaises. La place forte tombe le 29 novembre 1849. 800 Algériens auraient été tués ce jour-là. Parmi eux, le cheikh Bouziane, son fils de 15 ans et son principal lieutenant dont les têtes décapitées furent exposées avant d’être envoyées en France par un médecin militaire. (...)

  • Les viols durant la répression de la guerre d’indépendance algérienne. publié le 22 juin 2020 - Histoire coloniale et postcoloniale
    https://histoirecoloniale.net/Les-viols-durant-la-repression-de-la-guerre-d-independance-algeri

    Nous publions ici le texte et la vidéo de l’intervention de la journaliste et essayiste Florence Beaugé lors de la journée d’études du 20 septembre 2019, « Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises. Vérité et justice ? », qui s’est tenue à l’Assemblée Nationale. Elle y montre que les viols constituent l’exaction la plus cachée et la plus tue de la guerre d’Algérie, autant par les victimes que par les auteurs. Ils n’ont pas été de simples « dépassements » de la part de l’armée française en Algérie mais, au même titre que la torture et les disparitions forcées, ont eu un caractère massif entre 1954 et 1962. Sur ce point, conclut-elle, le silence officiel perdure, du côté algérien comme du côté français. (...)

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