• La voiture autonome ? Une catastrophe écologique Celia Izoard pour Reporterre
    https://reporterre.net/La-voiture-autonome-Une-catastrophe-ecologique

    L’industrie automobile prépare activement la généralisation des véhicules autonomes. Problème : leur mise en œuvre à grande échelle aurait des conséquences écologiques très néfastes.

    Dans le principe, la prouesse technologique consistant à remplacer par des machines les innombrables opérations complexes qu’effectue une personne au volant paraît difficilement compatible avec l’idée de sobriété. Un des derniers modèles, présenté en janvier au dernier Consumer’s Electronic Show de Las Vegas, le SUV Range Rover équipé par l’entreprise Valeo, comporte pas moins de quatre ou cinq caméras, huit lidars (qui permettent de mesurer les distances à partir d’un faisceau laser), plusieurs radars longue portée, un ordinateur central de grande puissance, une caméra trifocale sur le pare-brise et d’autres capteurs. La généralisation de ces véhicules impliquerait, pour abaisser les coûts de façon acceptable, le lancement d’une production de masse de tous ces objets, en supplément de l’électronique déjà présente dans les véhicules actuels. Aux États-Unis, la National Mining Association rappelle régulièrement aux décideurs que « la sophistication croissante des produits de l’industrie automobile va faire exploser la demande en métaux et la compétition pour ces ressources » [1]. En clair, impossible d’obtenir la matière première de tous ces superalliages sans provoquer une augmentation de l’activité minière, qui compte parmi les industries les plus polluantes [2].

    Deuxième problème : la croissance exponentielle des #données (le #data). La conduite automatisée repose sur de gigantesques volumes d’informations que les divers capteurs transmettent aux algorithmes de traitement d’images. Selon Brian Krzanich, PDG d’Intel, un véhicule autonome va générer et consommer, pour huit heures de conduite, environ 40 téraoctets de données, soit l’équivalent de 40 disques durs d’ordinateur. « En circulation, chacun de ces véhicules produira autant de données que 3.000 utilisateurs d’ #internet », précise-t-il [3]. Or la facture énergétique du traitement et du stockage du big data est déjà préoccupante. En France, les #datacenters consommaient déjà en 2015 plus d’électricité que la ville de Lyon. En 2017, ils ont consommé à eux seuls 3 % de l’électricité produite dans le monde, soit 40 % de plus qu’un pays comme le Royaume-Uni [4].

    « L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance » 
    Enfin, la généralisation des véhicules autonomes nécessite le déploiement de la #5G et le renouvellement des infrastructures routières. « Il est probable que l’environnement deviendra plus standardisé et proactif à mesure que sera développée une infrastructure plus communicante, résume un article de la Harvard Business Review. Il faut s’imaginer des transmetteurs radio à la place des feux rouges, des réseaux sans fil permettant aux véhicules de communiquer entre eux et avec les infrastructures, et des unités de bord de route fournissant des informations en temps réel sur la météo, le trafic, et d’autres paramètres [5]. »

    L’Union européenne finance plusieurs projets de ce type via le programme #Codecs, notamment le projet #Cooperative_ITS_Corridor, une autoroute expérimentale connectée desservant #Amsterdam, #Francfort et #Vienne. Une portion test de 8 km est déjà équipée d’une « unité de bord de route » (comprenant une antenne 5G et des ordinateurs) tous les 500 m et d’une caméra tous les 100 m. On imagine la quantité de matériel nécessaire pour équiper ne serait-ce que toutes les autoroutes d’Europe ! Le projet est loin d’être marqué par la sobriété, et moins encore si l’on imagine « des caméras avec des unités de communication (...) installées sur les feux rouges pour avertir le conducteur du passage “au vert” », comme les auteurs du Livre blanc #Mobility_Nation, le rapport du Boston Consulting Group remis au gouvernement pour accélérer l’essor du #transport_autonome [6].


    Un prototype de véhicule autonome Nissan, en 2014.

    On peut dès lors s’interroger sur la dénomination de ces véhicules : autonomes, vraiment ? André Gorz montrait déjà en 1973 à quel point l’automobile, qui dépend d’un approvisionnement en pétrole et d’une infrastructure gigantesque, reposait sur une autonomie largement fictive : « Ce véhicule allait obliger [l’automobiliste] à consommer et à utiliser une foule de services marchands et de produits industriels que seuls des tiers pouvaient lui fournir. L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance [7]. » La démonstration paraît encore plus probante pour ces véhicules qui ne pourraient « rouler tout seuls » qu’à la condition de modifier radicalement leur environnement en déployant autour d’eux un ensemble de macrosystèmes techniques.

    « Un moment de confort, dépourvu de stress, qui offre au consommateur son espace privé, des horaires flexibles, et presque aucune tâche de conduite » 
    Pour les entreprises, les véhicules dits autonomes participent pourtant de la « #mobilité_durable ». Leur argumentaire a largement été repris par le gouvernement : dans les « Neuf solutions de la nouvelle France industrielle » du président macron, les véhicules autonomes figurent en bonne place dans le volet « #mobilité_écologique ». Quels sont les arguments ? D’une part, l’interconnexion des véhicules et des infrastructures va réduire les embouteillages en permettant d’ajuster les itinéraires en temps réel. Ensuite, la conduite autonome, plus fluide, consommerait moins d’ #énergie. Surtout, le transport autonome serait porteur de la fameuse révolution de l’ #autopartage : on pourrait délaisser son véhicule personnel au profit des services de #robots-taxis en #covoiturage. Mais en analysant cette promesse, on constate qu’elle sert surtout à contrebalancer le principal problème que pose le transport autonome : le redoutable #effet_rebond, tel que les économies d’énergie procurées par une technique vont susciter l’augmentation de la consommation.

    Selon un rapport de Morgan Stanley, il paraît vraisemblable que les premiers véhicules autonomes opérationnels à grande échelle seront des #camions de transport routier. Ils seraient pilotés à distance sur des routes complexes et en conduite automatique sur autoroute ; ces camions pourraient circuler en convois, avec un seul chauffeur à la tête de plusieurs véhicules. Étant donné que la paie des chauffeurs représente environ 40 % du coût du transport, les grandes entreprises du secteur s’attendent à une baisse historique des prix, qui donnerait à la route un avantage certain par rapport au #ferroviaire [8]. Que ce soit pour du fret ou de la livraison, on aurait là une incitation à augmenter le nombre de marchandises en circulation, pour le plus grand profit des monopoles de la vente en ligne. Et comment les particuliers, les actifs surmenés par exemple, résisteraient-ils à la tentation de se faire livrer tout et n’importe quoi à domicile ?

    Selon ce même rapport, les véhicules autonomes pourraient concurrencer les transports en commun, d’une part en diminuant de deux tiers le coût d’un #taxi, d’autre part en rendant la voiture personnelle plus attractive : « Si l’automobile devient un moment de confort, dépourvu de stress, qui offre au consommateur son espace privé, des horaires flexibles, et presque aucune tâche de conduite, le consommateur pourrait échapper aux désagréments des transports publics en optant pour la “conduite” d’un véhicule autonome personnel. » La voiture autonome renforcerait ainsi le phénomène de suburbanisation, rendant acceptable de vivre plus loin de son travail en permettant à beaucoup de commencer leur journée dès l’aube dans une sorte de bureau privatif mobile. Elle permettrait à de nouveaux usagers — enfants, personnes très âgées — de se déplacer facilement, ce qui augmenterait encore, comme l’a confirmé une étude de l’université de Leeds, le nombre de véhicules sur les routes [9]. En gros, concluent les chercheurs, à partir du moment où il ne sera plus nécessaire de toucher le volant, les effets négatifs se multiplieront.


    Un prototype de voiture sans chauffeur d’Uber à San Fransisco, en novembre 2016.

    « Au plan environnemental, la voiture autonome est a priori catastrophique, puisqu’elle va faciliter le recours à l’automobile », confirme Bertrand-Olivier Ducreux, du service transport et mobilités de l’Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie (Ademe). Ce service est notamment chargé de l’appel à projets « expérimentation du véhicule routier autonome » qui subventionne les entreprises du secteur via le plan d’investissement d’avenir. « La position de l’ #Ademe, c’est de tenter d’orienter les véhicules autonomes vers une mobilité vertueuse, en faisant en sorte qu’ils soient utilisés comme un service d’autopartage. L’idéal, pour nous, c’est une navette de six, huit places sans conducteur. » Par exemple, un véhicule Uber sans chauffeur qui viendrait chercher plusieurs clients effectuant des trajets semblables.

    « Une solution efficace serait de réserver les véhicules autonomes aux systèmes de transport collectif plutôt qu’aux particuliers » 
    En admettant l’idée de confier l’avenir des transports collectifs à Uber et autres géants du net, la promotion de ces robots-taxis pourrait-elle suffire à enrayer ce qui ressemble à une étape de plus vers la #surconsommation ? Pour Thomas Le Gallic, chercheur en prospective au sein du laboratoire Ville Mobilité Transport, le pari est risqué. « Les études concluent que les véhicules autonomes pourraient aussi bien doubler que diviser par deux la consommation d’énergie associée à la mobilité des personnes. Mais l’augmentation semble plus probable, parce que les gens seront incités à faire des trajets plus longs. Pour moi, une solution efficace serait de réserver les véhicules autonomes aux systèmes de transport collectif plutôt qu’aux particuliers. Mais ce n’est pas la tendance qui se dessine. »

    Ainsi, loin de l’étiquette « mobilité écologique » sous laquelle les pouvoirs publics investissent dans les véhicules autonomes, il faudrait inverser le constat : pour que cette innovation ne soit pas catastrophique, il faudrait une politique extrêmement volontariste.

    Cela impliquerait que le gouvernement, de manière assez invraisemblable, décide de rendre la voiture personnelle prohibitive pour la remplacer par une ambitieuse politique de transports publics et de navettes. Est-ce vraiment le projet ? L’État prévoit-il de se donner les moyens de limiter drastiquement les ventes des constructeurs automobiles ? Est-ce vraiment ce qu’Emmanuel Macron avait en tête, lors de son discours de mars 2018 sur l’ #intelligence_artificielle, quand il déclarait vouloir mener la « bataille essentielle » de la voiture autonome parce que « la #France est une grande nation automobile, et nous y avons notre rôle historique » ?

    En mai 2018, l’État avait déjà dépensé près de 200 millions d’euros pour subventionner la #recherche en véhicules autonomes [10]. C’est sans commune mesure avec ce que pourrait ensuite coûter la mise en œuvre de la 5G, la refonte des infrastructures routières, les mesures de #cybersécurité, soit les investissements publics colossaux nécessaires à leur déploiement, auxquels il faut ajouter le coût social de la mise au chômage de plusieurs centaines de milliers de chauffeurs professionnels.

    Si l’objectif est de mener la « révolution de l’autopartage » et d’en finir avec la voiture personnelle, a-t-on besoin des véhicules autonomes ? Ces investissements ne pourraient-ils pas tout aussi bien servir à mener une aussi ambitieuse politique de transports collectifs avec conducteurs en finançant les trains, les bus et les navettes que réclament les habitants des campagnes et de la France périurbaine pour délaisser leur voiture personnelle ?

    Notes
    [1] « Minerals Drive the Auto Industry », American Mining Association, 10/02/14.
    [2] Cf. Revue Z, n° 12, « Trésors et conquêtes », Agone, 2018.
    [3] « Just one autonomous car will use 4000 GB of data per day », Network World, 7/12/16.
    [4] « Quand le stockage de données consommera plus d’énergie que le monde n’en produit », L’Usine nouvelle, 29/06/18.
    [5] « To Make Self-Driving Cars Safe, We Also Need Better Roads and Infrastructure », 14/08/18.
    [6] « Réinventer la mobilité urbaine et périurbaine à l’horizon 2030 », novembre 2017. Le Boston Consulting Group est une émanation du Forum économique mondial financé par 1.000 multinationales réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards d’euros.
    [7] « L’idéologie sociale de la bagnole », Le Sauvage, automne 1973.
    [8] Blue Paper on Autonomous Cars, 2013.
    [9] « Self-driving Cars : Will They Reduce Energy Use ? », University of Leeds, 2016 ; « Will Self-driving Cars Be Good or Bad for the Planet ? », geekwire.com, 25/02/16.
    [10] Développement des véhicules autonomes : orientations stratégiques pour l’action publique, mai 2018.

  • Frankfurt/Rhein-Main : Unterm Pflaster wachsen die Gewinne
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1150756.frankfurt-rhein-main-unterm-pflaster-wachsen-die-gewinne.h

    Quelques explications à propos de la qualité du marché de l’immobilier et des mesures contre l’augmentation illimitée des loyers

    16.04.2021 von Bernd Belina - In der Finanzmetropole zeigt sich besonders deutlich, warum Wohnungspolitik gegen Bodenspekulation so wenig ausrichten kann.

    Boden ist eine spezielle Ware. Anders als etwa die Gebäude, die auf ihm stehen, wird Boden nicht hergestellt. Er ist einfach da, und zwar in genau dem Umfang, den die Erdoberfläche hergibt. Zur Ware, die ge- und verkauft werden kann, wird Boden nur dadurch, dass er jemandem gehört. Zugleich ist Boden die – im Wortsinn – Grundlage für alles, was in einer Gesellschaft stattfindet, denn alles muss irgendwo sein: offensichtlich etwa Wohnraum oder Infrastrukturen, aber auch zum Beispiel die Server und Leitungen, die den vermeintlich »virtuellen Raum« des Internets ermöglichen, oder die geheimen Militäranlagen, die Regierungen am liebsten aus dem Blickfeld verschwinden lassen würden.

    Außerdem unterscheidet sich Boden im Hinblick auf die Nutzungsmöglichkeiten ebenso wie auf den Preis nach seiner Lage. Ein Hafen ergibt nur am Wasser Sinn und Büros werden dort errichtet, wo das Geschäft stattfindet. Die Lage des Bodens wird so zu einer seiner wesentlichen Eigenschaften. Diese drei Eigenschaften des Bodens – unvermehrbares Gut, notwendige Grundlage von allem und nach Lage differenziert – machen ihn zu einer speziellen Ware; und sie bestimmen seinen Preis. Je höher die zahlungsfähige Nachfrage nach Boden an einem bestimmten Ort, desto höher die dortigen Bodenpreise; und damit auch die Pacht- und Mietkosten.

    In der Konkurrenz um Boden setzt sich auf dem Markt stets der dickste Geldbeutel durch. Weil es in Städten aber auch Parks und Parkplätze, Kitas und Kunstmuseen sowie viele weitere zahlungsschwache Nutzungen an geeigneten Orten braucht, greift der Staat im Rahmen festgelegter Regeln planend ein. Die wichtigsten finden sich im Baugesetzbuch (BauGB). In ihm ist z. B. geregelt, wie die Bodennutzung festgelegt wird (grob in Flächennutzungsplänen, detailliert in Bebauungsplänen), wie und wo die Gemeinde ein Vorkaufsrecht ausüben und welche speziellen Gebiete sie ausweisen kann, um dort Sanierungs- oder Entwicklungsmaßnahmen einzuleiten, dass und wie die »Bodenrichtwerte« berechnet werden sowie schließlich auch, unter welchen Bedingungen Grundstücke im Dienste des Gemeinwohls (gegen Entschädigung) enteignet werden können.
    Insbesondere in prosperierenden Städten und Regionen lässt sich viel Geld damit verdienen, Boden zu verpachten oder ihn nur spekulativ zu kaufen, um ihn mit Profit weiterzuverkaufen. Beide Arten, Geld zu erwirtschaften, werden als »leistungslose Profite« bezeichnet, weil mit dem Handelsgut Boden nichts getan wird, außer es zu verpachten (dann heißt das Einkommen Grundrente oder Bodenrente) bzw. es zu kaufen, zu warten und zu verkaufen (dann heißt es Spekulationsgewinn).

    Die andere Seite der leistungslosen Profite ist immer und notwendig, dass irgendjemand für sie aufkommen muss. Bei Pacht oder Miete sind das Wohnungsmieter*innen, die sie aus Lohn oder Transferleistungen, ferner Unternehmen, die sie aus ihren Gewinnen, oder staatliche Einrichtungen, die sie aus Steuern und Abgaben bezahlen. Bei spekulativ hochgetriebenen Kaufpreisen sind es dieselben Geldquellen. Hinzu kommen fast immer Kredite, die mit Zins zurückzuzahlen sind, womit zusätzlich auch Banken und Finanzinstitutionen profitieren. Ein spezifischer Typus von Unternehmer*innen im Feld des Wohnens sind Vermieter*innen. Diese kaufen Boden (meist mit Gebäuden darauf) nicht für sich selber, sondern um Grundrente einzunehmen. Nicht-profitorientierte Vermieter*innen wie Genossenschaften werden die Mieten dann nur so hoch ansetzen, dass sie Instandhaltung, Rücklagen und dergleichen abdecken (Kostenmiete). Profitorientierte hingegen werden sie so weit hochtreiben, wie es angesichts zahlungsfähiger Nachfrage und staatlicher Regulierung irgend geht (wobei zur Umgehung letztgenannter regelmäßig unlautere Methoden zur Anwendung kommen).

    Allamgne #Francfort #spéculation #capitaliyme #logement #immobilier #politique #impôt #urbanisme

  • Le stazioni si stanno trasformando in fortezze contro i poveri

    Faccio e rifaccio il conto, ma non riesco a credere al risultato. Eppure è sempre lo stesso: nella mia vita, tra anni di pendolarismo e stagioni di viaggi frequenti, ho attraversato la stazione centrale di Bologna almeno diecimila volte. E non una di queste mi sono sentito in pericolo. Un forte disagio, invece, l’ho provato davanti alla campagna di stampa dell’estate 2017 che la dipingeva come un luogo da cui scappare a gambe levate, dove i viaggiatori sono vessati dalle pretese dei mendicanti e circondati da “una folla di disperati”. Cosa che, semplicemente, non è vera. I poveri che gravitano attorno alla stazione lo fanno per cercare risposta a semplici necessità, come quella di trovare un bagno per lavarsi o un riparo tranquillo per la notte. E, ancora, la stazione è un luogo dove chiedere l’elemosina o proporsi come facchini.

    https://www.internazionale.it/reportage/wolf-bukowski/2017/10/30/stazioni-poveri
    #gare #anti-pauvres #pauvreté #exclusion #Italie #sécurité #militarisation #contrôles_d'identité #surveillance #tri #migrations #asile #réfugiés #SDF #sans-abris

    signalé par @albertocampiphoto

  • Le tiers monde en Allemagne : les écoles et les routes s’effondrent L’express.live - Audrey Duperron - 18 septembre 2017
    https://fr.express.live/2017/09/18/allemagne-infrastructure-ruine

    Aucun autre grand pays de l’UE ne peut se targuer d’avoir un plus grand excédent budgétaire que l’Allemagne. Mais les Allemands ont payé un lourd tribut pour réaliser ce prodige : leurs écoles et leurs routes sont souvent dignes de celles des pays du tiers-monde.
    https://i1.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/09/gesamtschule-dabendorf-ma%CC%88rz-2017-d_web2.jpg?w=640&ssl=1
    L’Allemagne dispose d’un excédent budgétaire de 23,7 milliards d’euros, ce qui représente près de 1 % du PIB. Mais selon les experts de la KfW, la Banque allemande de développement, 126 milliards d’euros sont nécessaires pour restaurer l’infrastructure. Il faudrait débourser 33 milliards d’euros pour restaurer les écoles, et 34 autres, pour les routes.

    « Nos ponts, nos installations ferroviaires, nous écoles… Tout est cruellement obsolète et a désespérément besoin de renouvellement ou de remplacement », explique Achim Truger, de l’école berlinoise d’Economie et de Droit.

    « Le gouvernement considère le respect du “schwarze Null” [un budget équilibré sans chiffres dans le rouge] plus important que d’investir les infrastructures. L’aversion pour la dette est devenue partie intégrante du système politique allemand. C’est aussi le résultat des politiques d’austérité qui ont été menées pour corriger notre situation financière après la réunification allemande, lorsque l’on surnommait notre pays “l’homme malade de l’Europe”. »

    Pourtant, selon Truger, il existe de grandes différences entre la situation de l’État, celle des Länders, et celle des municipalités, dont certaines sont extrêmement endettées.

    N’aller aux toilettes que quand on peut pas faire autrement
    L’état déplorable de nombreuses écoles est devenu un fer de lance de la campagne législative. « Il est impossible que les toilettes de nos écoles ne fonctionnent pas, et qu’il n’y ait pas d’argent pour les réparer », a récemment déclaré Martin Schultz, la figure de proue du SPD, lors d’un meeting électoral à Hambourg.
    Une enquête officieuse de l’Organisation de la German Toilet Organization (GTO), une O.N.G. qui travaille à l’amélioration des systèmes de santé en Afrique, dresse un constat sans concession de l’état des toilettes en Allemagne. GTO a interrogé 800 étudiants dans 22 écoles de Berlin. Il en est ressorti que 53 % d’entre eux ont déclaré n’utiliser les toilettes qu’en cas d’urgence absolue. (Les photos que l’on peut voir sur cette page sont éloquentes.) Dans la ville de Berlin, un WC public sur 4 est défectueux.

    Merkel : Le problème n’est pas l’argent, mais la bureaucratie
    Schulz veut former une alliance nationale qui investirait 12 milliards d’euros dans les écoles, en obligeant le gouvernement à réinvestir une partie de l’excédent budgétaire dans l’infrastructure. Pour Angela Merkel, le problème n’est pas de trouver de l’argent, mais de développer une vision à long terme, ce qui, selon elle, est entravé par les divers niveaux de pouvoir et de bureaucratie au niveau local et au niveau des Länders.

    Selon Kai Eicker-Wolff du syndicat des enseignants GEW, c’est un problème général en Allemagne. Ceux qui voyagent en voiture de Berlin à Francfort (547 km) mettront souvent plus de 7 heures à effectuer ce trajet, bien que la vitesse ne soit pas limitée sur les autoroutes allemandes, en raison des travaux en cours sur presque tous les tronçons de la wegendek.

    Un autre exemple est fourni par le tunnel de Rastatt, qui relie l’Allemagne à l’Europe du Sud. Une partie du tunnel s’est effondrée cet été, et la circulation des trains entre les 2 pays a été suspendue en conséquence. Le transport de marchandises sur l’un des itinéraires de transport les plus importants vers l’Europe du Sud est maintenant sérieusement entravé. Des travaux routiers sont en cours sur des itinéraires alternatifs, ce qui n’a fait qu’aggraver le chaos logistique dans la région.

    #Allemagne #écoles #routes #installations_ferroviaires #WC #Berlin #Francfort #voiture #Rastatt #Angela_Merkel

  • Botrange : un nouveau pylone pour accélérer les transactions financières
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_botrange-un-nouveau-pylone-pour-accelerer-les-transactions-financieres?i

    Un nouveau pylône de 45 mètres de hauteur sera construit à Botrange pour aider les traders à gagner de l’argent plus vite. Cette tour recevra les antennes GSM de la vieille tour du Signal. Elle accueillera aussi des paraboles spéciales qui relieront les places boursières de Londres et de Francfort.

    Le Signal de Botrange n’est pas seulement le point culminant de la Belgique, il se situe aussi sur une ligne droite entre Londres et Francfort.

    Cela en fait un endroit clé pour transmettre par les ondes les ordres de bourse. Daniel Stoffels, bourgmestre de Waimes, explique que sa commune a été sollicitée par une société française pour construire une nouvelle tour à Botrange, et y installer « des paraboles pour augmenter la rapidité des transferts des informations entre la Bourse de Francfort et la Bourse de Londres. Avec ces paraboles, ils gagneraient encore quelques fractions de secondes qui leur permettraient d’augmenter la qualité des transactions. Les transferts de bourse se font en fractions de secondes et ils investissent une masse d’actions sur peu de temps et les quelques pourcents leurs suffisent » à générer du bénéfice.
    100 000 euros par an

    Le nouveau pylône sera construit à quelque centaines de mètres de l’antenne actuelle. Son installation s’intègrera dans le projet de réaménagement du site du Signal de Botrange. « En 2019, ce site aura un siècle d’âge et nous voulons en profiter pour déplacer les antennes. Et nous pourrons mettre à la disposition des très nombreux touristes un site exceptionnel » poursuit le bourgmestre.

    L’appel d’offre a été publié. La commune de Waimes concédera le droit de superficie pendant 25 ans et elle espère en tirer des redevances. Le chiffre de 100 000 euros par an est cité.

    #traders #Télécommunication #finance #bourses #transactions #Londres #Francfort #Belgique

  • Le Suisse arrêté à Francfort était un espion, confirme une parlementaire RTS - Pietro Bugnon/jzim - 3 Mai 2017
    http://www.rts.ch/info/suisse/8592628-le-suisse-arrete-a-francfort-etait-un-espion-confirme-une-parlementaire.

    La vice-présidente de la délégation des commissions de gestion Corina Eichenberger a confirmé à la RTS que le Suisse soupçonné d’espionnage en Allemagne avait été mandaté en 2012 par le Service de renseignement de la Confédération.

    C’est une affaire judiciaire digne des meilleurs films d’espionnage qui agite le monde politique suisse. Au cœur de cet imbroglio se trouve un homme de 54 ans, un certain Daniel M., citoyen suisse arrêté vendredi dernier à Francfort.

    Le parquet fédéral allemand lui reproche d’avoir mené des activités d’espionnage pour une puissance étrangère.

    Répondre à des activités d’espionnage allemandes
    L’ambassadrice de Suisse à Berlin a même été convoquée mardi en fin de journée par les autorités allemandes afin de s’expliquer, car la Suisse aurait mandaté cet homme pour des activités de contre-espionnage, selon la version de l’avocat de Daniel M. Une version confirmée à la RTS par une représentante de la délégation des commissions de gestion, chargée de la surveillance du SRC, le Service de renseignement de la Confédération.

    Sa vice-présidente, la conseillère nationale argovienne Corina Eichenberger, affirme que Daniel M. a été engagé par le SRC en 2012 pour répondre à des activités d’espionnage en provenance d’Allemagne. Son travail aurait permis de délivrer des mandats d’arrêt contre trois fonctionnaires du fisc allemand, accusés d’espionnage économique.

    Explications exigées au SRC jeudi
    Mais impossible d’affirmer que c’est pour ce mandat précis que Daniel M. a été arrêté vendredi. Corina Eichenberger est d’ailleurs très claire à ce sujet : sa commission n’a pas reçu d’informations en ce sens. Rien n’indique que l’arrestation par la justice allemande est liée à ces activités de contre-espionnage datant de 2012.

    Des explications seront donc exigées au chef du SRC, Markus Seiler, dans une séance qui se tiendra jeudi matin.

    Réactions contrastées sous la coupole
    Mais qu’il y ait un lien ou pas, la Suisse a tout de même mis sur pied des activités de contre-espionnage en 2012. Sous la Coupole, certains n’y voient aucun problème et rappellent que savoir qui est à l’origine d’activités espionnes étrangères est l’une des missions du service de renseignement.

    D’autres, à gauche notamment, se disent choqués. Selon le socialiste Carlo Sommaruga, il faut différencier les attaques qui mettraient en péril l’intégrité et la sécurité de la Suisse - dans ce cas, le pays peut répliquer - et les attaques d’une administration fiscale étrangère qui ne fait que pister ses exilés fiscaux.

    Les autorités gardent le silence pour le moment
    Le Conseil fédéral, mais aussi le SRC, se murent toujours derrière un « no comment » généralisé.

    Mais le gouvernement ne pourra pas rester muet, puisque l’affaire a pris une tournure politique. Certains élus rappellent d’ailleurs que l’Allemagne est à la veille d’une échéance électorale importante. Et cette arrestation, tout comme la convocation de l’ambassadrice de Suisse, pourrait être une manière pour les autorités en place de montrer les muscles. En particulier pour le ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, dont le parti, le SPD, brigue la chancellerie.

    #espionnage #Suisse #Allemagne #fisc #paradis_fiscaux #UE #UEF #Francfort #banques #finance

  • Francfort, le 18 mars 2015
    https://lundi.am/Francfort-le-18-mars-2015

    Un lecteur de lundimatin nous a livré ses impressions sur la manifestation de Francfort. On y trouve un un plan de bataille, qui pourrait bien être de la #cartographie_radicale .

    On a essayé de faire un truc à la @fil, avec les moyens de bord pour se ballader dans l’image : http://hugepic.io/9f34363bd/3.00/75.58/-54.67

    L’image est trop pixélisée, et ça aurait été sympa de lui faire un fond ou des marques pour se repérer un peu dans la ville. Vous connaissez des solutions pour superposer des bouts de fond de carte (si possible directement en ligne dans un navigateur) ?

  • Avertissement de la Destroïka
    https://lundi.am/Avertissement-de-la-Destroika

    AVERTISSEMENT DE LA DESTROÏKA
    aux petits maîtres de ce monde

    Inutile de vous le cacher, vous nous avez irrités. Vos manières d’avares nous ont toujours semblé détestables ; vos manœuvres pour perpétuer votre règne feutré nous ont toujours paru infâmes ; l’hypocrisie complète de votre morale économique ne nous a jamais échappé.

    Mais la semaine passée, vous êtes allés un peu trop loin. Vous avez poussé l’arrogance jusqu’à tomber les masques. En révoquant de manière unilatérale toute « facilité » de refinancement aux banques grecques, vous avez décidé de couper les vivres sans préavis à un État qui ne demandait guère qu’à jouir d’un petit peu de keynésianisme et de quelques instants d’euphorie nationale. Dans la foulée, vous avez osé déclarer en public, avec une franchise digne de Margaret Thatcher, qu’« il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens » - façon de réduire le politique au casting d’un film dont le scénario ne doit pas varier, ayant été écrit par vous. Vous avez tracé, sous les yeux écarquillés de tous, une ligne. Il y a vous, vos commissaires européens falots mais despotiques, vos grises institutions qui livrent une discrète guerre à l’échelle continentale, votre Banque Centrale qui, sous prétexte de servir l’économie, mène, souveraine, sa propre politique. Il y a surtout votre univers glacé et impeccable de l’optimisation économique, qui a ses quartiers, son langage, ses buildings et ses corps modèles. Et il y a nous, nous la plèbe planétaire qui trime, qui triche, qui tranche, et fait toujours un peu mauvais genre. Mais que croyez-vous ? Vous vous croyez seuls dans votre république phénoménale des taux d’intérêts, dans votre bulle médiatique des petites phrases sans conséquence, dans vos quartiers d’angoisse sécurisée ? Vous nous croyez sourds et aveugles, ou simplement bêtes et soumis ?

    Vous avez commis une erreur. La semaine passée, vous avez ajouté à l’humiliation muette du quotidien l’humiliation ouverte de la domination. Ce que vous avez fait « aux Grecs », vous nous l’avez déjà fait cent fois dans l’histoire, et vous le faites en permanence partout ailleurs sur la planète. Mais cela réveille en nous tous de vieilles blessures qui n’ont jamais cicatrisé.

    Vous avez commis une erreur. Vous avez cru pouvoir déclarer la guerre à un pays entier depuis Francfort, entre une soirée à l’opéra et un cocktail au Frankfurter Hof. Et cela, aucune issue heureuse des négociations sur la « dette grecque » ne pourra l’effacer.

    Vous avez commis une erreur. Vous pensez encore pouvoir inaugurer le nouveau siège à 1,2 milliard d’euros de la Banque Centrale Européenne le 18 mars prochain. Certes, vous avez prudemment réduit l’ampleur des festivités, étant donnée l’obscénité des circonstances, mais vous les avez maintenues. Erreur. Vous ne dominez pas encore le monde depuis les airs. Vous êtes quelque part sur terre. Vous êtes à Francfort les 16, 17 et 18 mars, les 16 et 17 pour discuter de « l’avenir de la branche financière » et le 18 pour manger des petits fours dans vos locaux flambant neufs. Chacun sait où vous trouver. Nous vous trouverons. Vous allez devoir payer. Nous allons vous faire la fête, avec tous nos amis, dès le lundi 16. Et croyez-nous : nous n’allons pas, nous, réduire nos festivités.

    Avec ce que vous avez fait la semaine passée, nos amis de partout en Europe qui hésitaient encore à se déplacer de si loin pour venir à Francfort vous gâcher quelques digestions se sont finalement décidés à venir. Nos amis grecs sont particulièrement furieux. Et leur rage est contagieuse. Ceci n’est pas une menace. Ceci est un constat. Vous êtes quelque part, nous sommes partout. Vous avez commis l’erreur de nous déclarer la guerre que vous nous livrez depuis toujours. Les parois de vos salons ne sont pas à l’épreuve de nos coups. Vos assiettes ne sont pas à l’épreuve de nos crachats. Vos forteresses sont vulnérables. Vous allez bientôt vous en rendre compte.

    MANE THECEL PHARES

    #18_mars #Francfort #Grèce #Eurogroupe #Daniel #Babylone

  • Réponse aux sophistes Deux sophismes, ou plutôt... - Stathis Kouvelakis
    https://www.facebook.com/stathis.kouvelakis/posts/10153046118360470?fref=nf

    Nation subalterne (ou périphérique), lutte transnationale, internationalisme...Réponse de Stathis Kouvelakis, de l’aile gauche de Syriza, aux défenseurs de la stratégie Tsipras...

    (en tous cas, Syriza a fait monter le niveau du débat politique sur FB de façon un peu vertigineuse)

    Troisième sophisme, celui d’Etienne Balibar et de Sandro Mezzadra qui, de ce qui s’est passé, et après avoir ironisé sur la « gauche de Syriza » qui parlerait de « reniement » (personne bien entendu n’a jamais utilisé ces termes dans la gauche de Syriza, mais passons...), tirent la conclusion que cela montre « qu’une politique de liberté et d’égalité ne se construira pas en Europe sur la simple affirmation de la souveraineté nationale ». L’essentiel selon eux serait d’avoir gagné du temps, au prix certes de concessions ( avec la référence obligée à Lénine pour garantir le radicalisme du propos), et de permettre d’autres victoires politiques (ils mentionnent l’Espagne) et le déploiement de mobilisations sur le terrain des mouvements sociaux, de préférence « transnationaux » (type Blockupy).
    Ici encore on nage en plein sophisme, d’une pseudo-naïveté confondante mais après tout logique de la part d’ardents défenseur du « projet européen » (certes dans une « bonne version ») tels que ces deux auteurs. Car bien sûr les rythmes des forces politiques et des mouvements sociaux auxquels ils se réfèrent ne sont pas synchrones. D’ici l’été, le gouvernement Syriza sera confronté à des échéances plus que pressantes et on ne voit pas en quoi le succès d’une manifestation à Francfort ou un possible succès de Podemos aux législatives de novembre pourrait d’ici là modifier la situation en sa faveur. Ce décalage entre rythmes temporels est l’une des modalités sous lesquelles se présente aux acteurs de la lutte politique le caractère stratégique du niveau national : il est le terrain où se condense de façon décisive le rapport de forces entre les classes.
    Ce que Balibar et Mezzadra sous-estiment gravement par ailleurs c’est l’effet de démobilisation que ne manqueront pas d’avoir, au niveau grec interne et au niveau européen, la perception (qui s’imposera terme à tous malgré le battage qu’essaient d’organiser les défenseurs à courte vue du gouvernement grec) d’une Grèce et d’un gouvernement Syriza contraints de plier l’échine devant les diktats austéritaires de l’UE. Déjà en Grèce le climat de mobilisation et confiance retrouvée des premières semaines après les élections est loin derrière. Ce sont le désarroi et une certaine confusion qui dominent actuellement. Bien sûr les mobilisations peuvent reprendre mais d’une part elles seront cette fois dirigées contre les choix gouvernementaux et, de l’autre, elles ne peuvent surgir « sur commande ».
    Conditionner un choix politique sur l’émergence de mouvements est plus qu’ hasardeux. C’est une manière de dire qu’il ne sera pas tenu, du fait de leur absence ou de leur insuffisance. En réalité, c’est en sens inverse qu’il s’agit de procéder. On assume un choix de rupture, et c’est cela qui stimule la mobilisation, laquelle possède ou acquiert sa propre autonomie. C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé en Grèce lors de la phase de « confrontation » entre le gouvernement et l’UE, entre le 5 et le 20 février, lorsque des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, de façon largement spontanée et en dehors des cadres partidaires.
    Par ailleurs, l’argument du « temps gagné » relèvent en l’occurrence de l’illusion. Pendant ces quatre mois de supposé « répit », Syriza sera en réalité obligé de se mouvoir dans le cadre actuel, donc de le consolider en mettant en oeuvre une bonne part de ce que la Troïka (relookée en « Institutions ») exige, et en « reportant » l’application des mesures-phares de son programme, celles qui lui auraient justement permis de « faire la différence » et de cimenter l’alliance sociale qui l’a porté au pouvoir. Ce « temps gagné » risque fort en effet de s’avérer comme du « temps perdu », qui déstablisera la base de Syriza tout en permettant aux adversaires (notamment à l’extrême-droite) de regrouper leurs forces et de se présenter comme les seuls partisans d’une « vraie rupture avec le système ».
    Relevons également que, malgré le dégoût qu’inspire toute référence nationale à des mordus de l’européisme comme Balibar et Mezzadra, que les succès politiques auxquelles eux-mêmes se réfèrent, ceux de Syriza ou de Podemos, sont non seulement des victoires dans le cadre national, qui ne modifient le rapport de forces que parce qu’elles permettent à des forces politiques de gauche radicale d’accéder aux leviers d’un Etat national, mais aussi que ces succès se sont pour une part déterminante construits sur la revendication de la souveraineté nationale, dans un sens démocratique, populaire, non-nationaliste, et ouvert sur autrui. Le discours « national-populaire », et les références au « patriotisme » abondent, de façon parfaitement assumée dans les discours de Tsipras et d’Igglesias, comme abondent les drapeaux nationaux (grec ou républicain dans le cas de l’Espagne, sans mentionner ceux des nationalités de l’Etat espagnol dans son ensemble) parmi les foules et les mouvements « autonomes » (pour reprendre le terme de Mezzadra et Balibar) qui remplissent les rues et les places de ces pays.
    Plus que tout autre élément, cela montre que le référent national est, tout particulièrement dans les pays dominés de la périphérie européenne, un terrain de luttes que dans des pays comme l’Espagne ou la Grèce des forces progressistes ont réussi à hégémoniser, pour un faire l’un des moteurs les plus puissants de leur succès. C’est sur cette base que peut se construire un véritable internationalisme, et non sur le discours creux, entièrement déconnecté des réalités concrètes de la lutte politique, d’un niveau censée être d’emblée et sans médiation « européen » ou « transnational ».

    #national_populaire #Gramsci #Europe #18_mars #Francfort #Syriza #eurogroupe #Grèce

  • Syriza gagne du temps et de l’espace (Tribune.... - Isabelle Saint-Saens
    https://www.facebook.com/isabelle.saintsaens/posts/10205694472026085

    Une tribune dans Libération, relayée ici sans #paywall...

    Dans un article extraordinaire que vient de publier le Guardian de Londres, le ministre Varoufakis montre qu’il en est lui-même parfaitement conscient. (2) Fondamentalement, nous dit-il, ce qu’un gouvernement peut faire aujourd’hui, c’est de chercher à « sauver le capitalisme européen de sa tendance à l’autodestruction », qui menace les peuples et ouvre la porte au fascisme. C’est de faire reculer la violence de l’austérité et de la crise, pour ouvrir des espaces de conservation et de coopération, où la vie des travailleurs soit un peu moins « solitaire, misérable, violente, et brève », pour le dire dans les vieux mots de Hobbes. Pas plus, mais pas moins.

    Interprétons à notre tour le discours de Varoufakis. Le dépassement du capitalisme est par définition hors de portée de tout gouvernement, que ce soit en Grèce ou ailleurs. Par-delà le sauvetage en urgence du capitalisme européen de sa catastrophe qui serait aussi la nôtre, une telle perspective se situe à l’horizon de luttes sociales et politiques prolongées qui ne sauraient s’enfermer dans un périmètre institutionnel. Mais il se trouve que c’est aussi sur cet autre « continent » que doit se construire matériellement dès aujourd’hui la force collective dont dépendent les avancées des prochains mois ou des prochaines années. Et le terrain que doit investir une telle force ne peut être que l’Europe elle-même, en vue d’une rupture constituante avec le cours actuel de son histoire. D’où l’importance de mobilisations comme celle que le mouvement Blockupy convoque pour l’inauguration du nouveau siège de la BCE, le 18 mars à Francfort. C’est une occasion de faire entendre la voix du peuple européen en soutenant l’action du gouvernement grec. Par-delà l’indispensable dénonciation du capital financier et du régime postdémocratique (Habermas), c’est aussi l’occasion d’éprouver l’avancement des forces alternatives, à défaut desquelles l’action même des gouvernements et partis qui se battent contre l’austérité sera condamnée à l’impuissance.

    #Grèce #Francfort #18_mars #dette #austérité

  • Dopo l’Eurogruppo. Guadagnare tempo, guadagnare spazio? - EuroNomade | EuroNomade
    http://www.euronomade.info/?p=4275

    La mobilitazione convocata dalla coalizione Blockupy a Francoforte per il 18 marzo, il giorno dell’inaugurazione della nuova sede della BCE, acquista da questo punto di vista un’importanza fondamentale. È un’occasione per intervenire direttamente nello scontro in atto a livello europeo (e dunque per sostenere l’azione del governo greco), andando oltre una generica contestazione dei simboli del capitale finanziario e della BCE. Ma è anche un momento di verifica delle forze che si muovono in quell’“oltre” senza consolidare il quale (è uno dei paradossi del nostro presente) la stessa azione di governi e partiti che si battono contro l’austerity è destinata all’impotenza.

    #Eurogroupe #Grèce #Syriza #austérité #18_mars #BCE #Francfort

  • Blockupy #Francfort 2015 contre la #BCE - Solidaires :
    http://solidaires.org/article49616.html

    En mai 2012 puis 2013, des dizaines de milliers de manifestant-es venu-es de plusieurs pays européens ont symboliquement encerclé le siège de la Banque Centrale Européenne ; en novembre 2014, un festival des résistances s’est tenu au même endroit. 2015 sera la quatrième année de mobilisation à l’initiative des mouvements #Blockupy. Ces mouvements radicaux nés dans la continuité des Occupy aux États Unis, se sont développés en Allemagne et en particulier à Francfort avec des initiatives de campement, de blocages, de manifestations européennes contre la Banque Centrale Européenne.

    Appel de la #Destroika
    http://destroika.noblogs.org/fr

    La #Troïka ne se contente pas de dicter la politique d’États entiers, voire de les administrer directement, d’imposer les budgets et les régimes qui lui complaisent ; elle détermine aussi nos conditions de vie afin de nous réduire à de simples ressources humaines. Le sentiment d’être dominé, débordé et pour finir écrasé par un « moteur de l’Europe » auto-déclaré, ne cesse de se répandre en Europe, d’y devenir plus palpable.

    #18_mars

  • #Pologne : les magasins bientôt fermés le dimanche ?
    http://fr.myeurop.info/2013/07/03/pologne-les-magasins-bientot-fermes-le-dimanche-11388

    Quentin Bisson

    Les magasins sont ouverts le dimanche en Pologne mais jusqu’à quand ? Des députés d’extrême droite ont lancé une #proposition_de_loi pour interdire cette pratique. L’initiative fait débat.

    En mai dernier, les députés polonais du parti d’extrême droite ’Droit et justice’, Prawo i (...)

    #REVUE_DU_WEB #Société #Économie #Allemagne #Francfort-sur-l'Oder #tranfrontaliers #travail_dominical #travail_le_dimanche

    • Où est la différence entre l’autoritarisme d’un Erdogan et d’un Victor Orbán ? Le dernier dirige un état autoritatif sécularisé avec beaucoup moins d’importance dans des relations globale géopolitiques. Et même en ce cas là, avec beaucoup moins des risques du contrôle politique et géostratégique, l’autoritarisme hongrois se n’est pas vu profondément critiqué longtemps par des autorités Européennes comme on l’aurait supposé et trouvé nécessaire par beaucoup des initiatives des droits démocratiques intérieur et extérieur du pays. On voit bien : l’autoritarisme postdémocratique est à la mode. Il est plutôt un modèle pour expérimenter ouvertement avec dans des pays ex-socialistes et islamiques, encore plus avec des perspectives assez précises. Ainsi il ne se trouve que critiqué en cas qu’il manque de se comporter selon les règles des jeux imposées par des global players et leurs propres intérêts, surtout leurs médias, en imitant la façade d’une constitution garantie.

      À propos #démocratie et #violence : Samedi dernier à #Francfort il y a eu une manifestation contre la politique de l’austérité avec des réactions immotivées agressives et violentes par la #police #allemande du Land de Hessen - quelques impressions : http://blockupy2013.soup.io

      #postdémocratie #autoritarisme #austerité
      #postdemocracy #authoritarianism #austerity
      #Turquie #Hongrie #Hungary

      #Autoritarismus #Postdemokratie
      #Türkei #Ungarn
      #Frankfurt #Polizei #Gewalt #Austerität #occupy

  • Un cortège de 20 000 manifestants #anti-capitalistes défile à #Francfort
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/19/un-cortege-de-20-000-manifestants-anti-capitalistes-defile-a-francfort_17042

    Près de 20 000 personnes, selon la police, et 25 000, selon les organisateurs, ont manifesté à l’appel du collectif #Blockupy, samedi 19 mai à Francfort, pour dénoncer le règne de l’austérité en Europe et exiger l’abandon d’une politique économique qui privilégie à leurs yeux le secteur financier et non le peuple.

    Le cortège, qui partait du quartier de la gare de Francfort, devait arriver devant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), partie intégrante de la Troika, et symbole des dérives économiques de l’UE. Il n’en fut rien. Les autorités locales avaient autorisé la manifestation - la seule depuis quatre jours que dure les protestations - mais n’ont pas accepté à la dernière minute l’itinéraire proposé par les organisateurs, estimant que le risque de débordements était trop important.