• Urvoas rejoint Balladur et Léotard à la #CJR
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170118/urvoas-rejoint-balladur-et-leotard-la-cjr

    La commission d’instruction de la Cour de #Justice de la République est saisie du cas de l’ex-ministre (PS) #Jean-Jacques_Urvoas pour une violation du secret professionnel. Mais que deviendront cette enquête et celle sur Karachi si la CJR est supprimée cet été ?

    #France #Edouard_Balladur #François_Léotard #immunité_pénale #réforme_constitutionnelle

  • L’audiovisuel public dans le miroir de l’affaire Gallet
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160118/l-audiovisuel-public-dans-le-miroir-de-l-affaire-gallet

    Dans un souci d’« exemplarité », la ministre de la culture invite #Mathieu_Gallet, condamné pour favoritisme, à abandonner son poste de PDG de Radio #France. Mais le pouvoir gagnerait en crédibilité s’il n’avait toléré, avec le CSA, que l’audiovisuel public se transforme en pétaudière, avec des PDG nommés dans des conditions opaques, garantissant une tutelle permanente et oppressante de l’Élysée.

    #Delphine_Ernotte #France_Télévisions #Françoise_Nyssen #Radio_France

  • Francophonie, langue française : lettre ouverte à Emmanuel Macron
    https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180115.OBS0631/francophonie-langue-francaise-lettre-ouverte-a-emmanuel-macron.h


    Le président de la République a proposé à Alain Mabanckou de contribuer aux « travaux de réflexion » qu’il souhaite « engager autour de la langue française et de la Francophonie ». L’auteur de « Verre cassé » lui répond.

    Il est certes louable de faire un discours à Ouagadougou à la jeunesse africaine, mais il serait utile, Monsieur le Président, que vous prouviez à ces jeunes gens que vous êtes d’une autre génération, que vous avez tourné la page et qu’ils ont droit, ici et maintenant, à ce que la langue française couve de plus beau, de plus noble et d’inaliénable : la liberté.
    Par conséquent, et en raison de ces tares que charrie la Francophonie actuelle – en particulier les accointances avec les dirigeants des républiques bananières qui décapitent les rêves de la jeunesse africaine –, j’ai le regret, tout en vous priant d’agréer l’expression de ma haute considération, de vous signifier, Monsieur le Président, que je ne participerai pas à ce projet.

    #francophonie #macronisme #françafrique

  • Ces années 80 en chansons engagées, par Usul
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150118/ces-annees-80-en-chansons-engagees-par-usul

    Avec la disparition de #France Gall, c’est toute une génération qui perd une figure pleine de fougue. Cette génération s’est engagée pour la paix, la solidarité, contre le racisme ou pour faire progresser un certain idéal de métissage et de tolérance qu’on retrouvait dans les chansons populaires de l’époque. Tout cela paraît bien lointain à présent… © Mediapart

    #années_1980 #artistes #Daniel_Balavoine #France_Gall #François_Mitterrand #Johnny_Hallyday #Renaud

  • Usul. Les #Bobos : tentative d’autocritique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080118/usul-les-bobos-tentative-d-autocritique

    Peut-on encore sauver les bobos ? Nos spécialistes en bobologie Usul et Cotentin relèvent le défi, en se confrontant à de nombreuses questions. Qui sont-ils ? Qui les détestent et pourquoi ? Qu’ont-ils donc fait de travers pour devenir la cible de tant de critiques ?

    #France #bourgeois #classes_populaires #François_Ruffin #gauche #La_France_insoumise #Marine_Le_Pen #Nicolas_Sarkozy #parti_socialiste #social-démocratie

  • La détention d’un prince saoudien milliardaire préoccupe l’Elysée
    https://www.mediapart.fr/journal/international/301217/la-detention-d-un-prince-saoudien-milliardaire-preoccupe-l-elysee

    La visite du prince Al-Walid à l’Élysée, début septembre. © DR Accusé de corruption, le richissime prince saoudien #Al-Walid_Ben_Talal, propriétaire de l’hôtel George-V à Paris, est toujours détenu à Riyad. Associé à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dans un fonds d’investissement saoudien, il avait été reçu discrètement début septembre par #Emmanuel_Macron à l’Élysée. L’un des conseillers du prince avait soutenu la campagne présidentielle d’En Marche !.

    #International #Arabie_Saoudite #François_Hollande #Mohammed_ben_Salmane

  • Prévisions pour 2018 LGS - Théophraste R. - 25 Décembre 2017
    https://www.legrandsoir.info/previsions-pour-2018.html

    En 2018, il fera chaud en août. En septembre, le poids des cartables fera l’objet d’une émission « le téléphone sonne » à #France-Inter et de débats sur #BFM-TV.

    #Emmanuel-Macron lâchera que les étudiants sont des « branleurs » (sic), #Brigitte-Macron sera admise à l’hôpital américain de Neuilly pour un décoincement des zygomatiques, le chien #Nemo aura des tiques, mais une équipe de vétérinaires venu des Nouvelle-Calédonie (via Tokyo) l’en débarrassera. Il fera pipi sur le tapis rouge à l’arrivée d’#Angela-Merkel.


    Mort de la reine d’Angleterre (92 ans) : #Giscard, #Sarkozy, #Hollande, Macron seront aux obsèques (mais pas dans le même avion) ainsi que tous les ministres et #Stéphane-Bern (méconnaissable sous sa voilette noire) et aussi #Alain-Finkielkrault (« Elle a structuré ma pensée »).

    La #SNCF déplorera des ruptures de caténaires toutes les semaines, #Jean-Claude-Mailly prendra sa retraite de #FO et le pouvoir lui proposera un fromage discret de la marque « Sinécure ». Neuf #députés #LREM démissionneront pour redevenir patrons.

    #Aurore-Bergé et #Nadine-Morano rentreront en France après leur fuite à Noël pour échapper au sort fait aux dindes. #Gérard-Collomb sera victime d’un AVC mais ça ne changera rien quand il parle. Dix députés LREM seront surpris faisant la queue au Restaurant du cœur.

    Des journalistes attachés au mot juste remplaceront « migrant » par « réfugié », #Ruffin prendra la parole dans l’Hémicycle en slip de bain et tuba pour protester contre le délabrement de la piscine d’Amiens. La vidéo fera le tour du monde et sera vue 500 millions de fois.

    Près de 270 millions de locuteurs de la langue française lanceront une pétition internationale contre l’écriture dite inclusive ; les bobos-gauchos-démagos-hexagonaux qui avaient inventé le concept se remettront à écrire comme avant, en attendant d’apprendre les règles de grammaire et notamment celle sur l’accord du participe passé conjugué avec « avoir ». De colère, ils choisiront (enfin !) de se battre pour l’égalité homme/femme dans les entreprises (« A travail égal, salaire égal !).

    #Léa-Salamé pulvérisera le record mondial de durée de confession (20 heures ininterrompues) à Notre-Dame de Paris ; elle regrettera en sortant de ne pas avoir eu le temps de tout dire sur sa gestion de « L’émission politique ». Son confesseur mourra d’épuisement le lendemain.

    #BHL avouera que #Botul n’a pas existé.

    En décembre, il neigera sur l’autoroute du soleil et on assistera à des embouteillages monstres.

    #Valls deviendra roi de la Catalogne sous le nom de Manouel 49-3. #Julie-Gayet dira à #François-Hollande « Arrête de grossir ou je te quitte » . #Carla-Bruni commencera à reprocher à #Nicolas-Sarkozy de ne pas se « faire du gros argent », comme il avait promis.

    #Anne-Saint-Cricq se transformera sorcière, mais sans que ça se voit.

    #Eric-Zemmour deviendra chauve. #Naulleau se fera recoller les oreilles. #Christine-Angot mourra empoisonnée par morsure de langue, #Yann-Moix explosera comme une grenouille dans l’émission de #Laurent-Ruquier .

    #Caroline-Fourest se fera siliconer les lèvres et on la prendra pour #Emmanuelle-Béart en la voyant et pour Pinocchio en l’écoutant.
    Grâce à ses lecteurs qui redécouvriront le sens du mot « étrennes » et l’utilité de la chose, le site Le Grand Soir enverra deux reporters à l’étranger pour produire un film et un livre qui nous rendront tous meilleurs (1).

    Théophraste R.
    Note (1) Ceci est un projet déjà en cours, pas une prévision abracadabrantesque.

    #Humour #Voeux #2018 #France

  • A Abbeville, l’union sacrée pour sauver « le #train des oubliés de la République »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221217/abbeville-lunion-sacree-pour-sauver-le-train-des-oublies-de-la-republique

    Les députés #François_Ruffin et Sébatsien Jumel (à droite) prennent la parole avec d’autres élus pour défendre la ligne Abbeville-Le Tréport, le 21 décembre 2017. © MJ Sous la houlette du député communiste #Sébastien_Jumel, des élus de tous bords ont participé à un rassemblement pour sauver la ligne de chemin de fer qui relie Abbeville à la station balnéaire du Tréport. Un enjeu de cohésion territoriale et sociale.

    #France #SNCF

  • Kaoutar Harchi : Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne | Forum Recherche du CEFRES
    http://cefres.hypotheses.org/978

    Harchi envisage ensuite la perception de ces écrivains au sein du champ littéraire et distingue différentes situations. Ainsi Kateb Yacine fut-il considéré pendant son séjour en France comme « jeune poète musulman » ; « pas de nationalité », dit-il, « mais identifié par une religion » (p. 97). Assia Djebar, la première femme de lettres d’origine nord-africaine élue à l’Académie française en 2005, fut perçue par Pierre Assouline au prisme des problématiques postcoloniales comme l’écrivaine qui réussissait à « vilipender un pays tout en louant le génie de sa langue » (p. 136). Peut-être l’affaire la plus intéressante ici évoquée est-elle la plus récente : le retentissement du roman de Boualem Sansal, 2084, la fin du monde, paru en 2015, c’est-à-dire huit mois après Soumission de Michel Houellebecq. Harchi cite un entretien avec Michel Houellebecq qui rend hommage au livre de Boualem Sansal en ces termes : « 2084, c’est bien pire que mon livre[6] ! » (p. 264) Harchi montre, qu’interrogé plusieurs fois au sujet de cette affirmation, Sansal s’appliqua par la suite à se déprendre du cadre de réception de son livre imposé par Houellebecq – qui avait non seulement dominé la rentrée littéraire, mais avait aussi initié le succès du livre de Sansal. Ce dernier devenait, plus qu’auparavant, l’écrivain « à suivre », et 2084, La fin du monde, le livre « à lire ». (p. 268) Plus tard, le livre figurera sur la liste des nominés au Prix Goncourt 2015. Sansal n’eut de cesse de se justifier, à contre-courant de son succès, et de refuser l’étiquette d’islamophobe : « Le fait que Houellebecq, souvent classé islamophobe, me considère plus radical, c’est assez terrible. »

    Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne n’est pas un ouvrage d’histoire mais de sociologie de la littérature. De ce point de vue, l’analyse y est accomplie. Elle donne en outre des clefs de compréhension pour aborder un terrain plus vaste, en premier lieu les oeuvres d’éminents écrivains nord-africains, comme le Marocain Mohamed Choukri, l’Égyptien Albert Cossery, ou Jean-Joseph Rabearivelo.

    #francophonie #maghreb

  • Quand Paris était le « hub » des ventes d’armes au régime sud-africain d’apartheid
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171217/quand-paris-etait-le-hub-des-ventes-d-armes-au-regime-sud-africain-d-apart

    Dans un livre d’enquête fondé sur des archives sud-africaines, #Hennie_Van_Vuuren remet en cause plusieurs lieux communs sur l’isolement de l’Afrique du Sud sous l’apartheid, mais il dévoile aussi le rôle considérable joué par la France dans le trafic d’armes avec Pretoria, pendant que Giscard, Mitterrand et Chirac fermaient les yeux.

    #International #Culture-Idées #Afrique_du_Sud #apartheid #armement #armes #boycott #embargo #François_Mitterrand #Jacques_chirac #trafic_d'armes

  • Les 7 millionnaires du #gouvernement et... les véhicules polluants de M. Hulot
    https://www.mediapart.fr/journal/france/161217/les-7-millionnaires-du-gouvernement-et-les-vehicules-polluants-de-m-hulot

    La #Haute_autorité_pour_la_transparence_de_la_vie_publique vient de publier les déclarations de #patrimoine des membres du gouvernement. On dénombre plusieurs millionnaires issus de la société civile. Plus inattendus, les véhicules du ministre de la transition écologique #Nicolas_Hulot font mauvais genre. Nicolas Hulot sortant d’une voiture en mai 2017 © Reuters/Benoît Tessier

    #France #Edouard_Philippe #Emmanuel_Macron #Françoise_Nyssen #Gérard_Darmanin #Muriel_Pénicaud

  • Les 7 millionnaires du #gouvernement et... les 9 véhicules polluants de M. Hulot
    https://www.mediapart.fr/journal/france/161217/les-7-millionnaires-du-gouvernement-et-les-9-vehicules-polluants-de-m-hulo

    La #Haute_autorité_pour_la_transparence_de_la_vie_publique vient de publier les déclarations de #patrimoine des membres du gouvernement. On dénombre plusieurs millionnaires issus de la société civile. Plus inattendus, les véhicules du ministre de la transition écologique #Nicolas_Hulot font mauvais genre. Nicolas Hulot sortant d’une voiture en mai 2017 © Reuters/Benoît Tessier

    #France #Edouard_Philippe #Emmanuel_Macron #Françoise_Nyssen #Gérard_Darmanin #Muriel_Pénicaud

  • Les folles #rémunérations des chefs d’orchestre
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/141217/les-folles-remunerations-des-chefs-d-orchestre

    En France, les salaires des chefs sont financés en grande partie par l’argent public et se rapprochent de ceux des grands patrons, avoisinant parfois le million d’euros annuel. Un système qui fonctionne avec des contrats opaques et une bonne dose d’« optimisation » fiscale. Une enquête du numéro 8 de la Revue du Crieur, disponible en librairies et Relay.

    #Culture-Idées #chefs_d'orchestre #Christoph_Eschenbach #Daniel_Barenboim #David_Grimal #Douglas_Boyd #Françoise_Nyssen #Herbert_von_Karajan #Herreweghe #Jean-Claude_Casadesus #musique #Riccardo_Muti

  • Les racines de Laurent Wauquiez
    Catégorie : Célébrités, Nord | le 11 Décembre 2017 par Jean-Louis Beaucarnot
    https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/celebrites/les-racines-de-laurent-wauquiez

    Bien que né à Lyon et élu auvergnat, on peut dire que le nouveau président des Républicains est à 100 % du Nord, avec ses racines essentiellement concentrées dans le département du Nord, moyennant quelques branches partant vers le Pas-de-Calais et quelques autres vers la Belgique (Van Ham, Wyckhuyse…).


    Tant par son père, Philippe Wauquiez, que par sa mère, Éliane Motte, il est surtout un pur produit des vieilles familles patronales du Nord, cousinant notamment avec toutes celles de la vieille bourgeoise de la région lilloise, qui depuis des siècles, ne cessent de s’allier et de se serrer les coudes. Cela lui vaut pas mal de parentés, tant au sein du monde des affaires que du monde politique, avec autant de ministres, que de cardinaux et d’archevêques.

    Les Wauquiez, eux-mêmes, sont de bourgeoisie moins ancienne, avec leurs ancêtres laboureurs puis « censiers » (= gros fermiers) dans le village de Fretin, au sud-est de Lille, où l’on peut remonter jusqu’à un Guillebert Wauquier, né vers 1560. Des ancêtres qui viendront sous l’Empire à Roubaix, où ils seront voituriers, autrement dit transporteurs, avant de devenir filateurs de coton à Tourcoing et de créer une tannerie.

    C’est davantage dans la lignée maternelle, les Motte, que les parentés se multiplient, avec derrière les Motte, les Grimonprez, Delvoye, Mathon, Descamps, Flipo, Toutlemonde, Prouvost et bien d’autres encore…, à commencer par les Mulliez, qui le font cousiner avec les fondateurs de Phildar, de Saint-Maclou et d’Auchan, dont Gérard Mulliez, 2e fortune de France.

    Des parentés en tous sens, faisant notamment de Laurent Wauquiez un descendant, par une bâtarde des anciens comtes de Flandres, du roi Philippe V le long et donc ainsi un lointain cousin de François Hollande ... Faisant encore de lui par les Delepoulle le cousin de Bruno Le Maire et par les Desurmont celui de Frédéric Mitterrand, de Jean-Frédéric Poisson et de Fabrice Delloye, l’ex-mari d’Ingrid Betancourt, comme par les Waignon, il cousine avec Frédéric Nihous. Sans oublier une parenté par les Van Hallwin (d’Halluin), de Quesnoy-sur-Deule, avec Charles de Gaulle.

    On pourra voir son arbre disponible pour partie en ligne sur Geneastar. : https://gw.geneanet.org/gntstarwauquiezl?lang=fr&pz=laurent+thimotee+marie&nz=wauquiez&ocz=0&m=

    #Laurent-Wauquiez #généalogie #Républicain #familles-patronales-du-Nord #Fretin #Lille #Motte #Grimonprez #Delvoye #Mathon #Descamps #Flipo #Toutlemonde #Prouvost #Mulliez #François-Hollande #Bruno-Le-Maire #FrédéricMitterrand #Jean-Frédéric-Poisson #Fabrice-Delloye #Frédéric-Nihous #Charles-de-Gaulle #famille

    • Ascendants de « Laurent Thimotée Marie » WAUQUIEZ
      Jusqu’à la 18e génération. geneanet.org

      Génération 1
      1 - « Laurent Thimotée Marie » WAUQUIEZ 1975
      Génération 2
      2 - Philippe WAUQUIEZ
      3 - Éliane WAUQUIEZ-MOTTE 1938
      Génération 3
      4 - « Henri » WAUQUIEZ 1907-1996
      5 - « Marie Louise » LE MAN 1910-1997
      6 - Louis MOTTE 1915
      7 - Françoise DUMONT 1916-2014
      Génération 4
      8 - « Henri » WAUQUIEZ
      9 - « Henriette » WILLEM
      12 - Louis Edouard François Marie Joseph MOTTE 1888-1957
      13 - Marguerite Marie Louise VANDENBERGHE 1889-1975
      Génération 5
      16 - « Henri » WAUQUIEZ 1841-1914
      17 - « Flore » TURBELIN 1854-1927
      24 - « Louis » MOTTE 1860-1924
      25 - Irma Henriette Adolphine VAN HAM 1868-1945
      26 - « Paul Julien » van DEN BERGHE 1863-1934
      27 - « Marie Isabelle » LEPOUTRE 1867-1926
      Génération 6
      32 - « Casimir Joseph » WAUQUIEZ 1795-1865
      33 - « Fidéline » MALFAIT
      48 - « François » MOTTE 1836-1879
      49 - « Ludivine » DUVILLIERS 1836-1865
      50 - « Edouard » VAN HAM 1818-1889
      51 - « Henriette » CARLIER 1835-1904
      52 - « Polydore Victor Constant » VANDENBERGHE 1828-1898
      53 - « Juliette Louise » DESURMONT 1829-1920
      54 - « Auguste Louis » LEPOUTRE 1825-1903
      55 - « Euphrosine Marie Louise » BARBILLON 1835-1903
      Génération 7
      64 - « Louis François » WAUQUIEZ 1760-1809
      65 - « Augustine Françoise Joseph » WATTEL 1762-1811
      96 - "Jacques « Philippe » Pierre Joseph" MOTTE 1796-1879
      97 - « Stéphanie Julie Augustine » ROUSSEL 1800-1884
      100 - « Jacques Joseph » VAN HAM 1785-1873
      101 - « Françoise » DARQUENNE 1791-1876
      104 - « Philippe Albert » VANDENBERGHE 1797-1843
      105 - « Marie Julienne » BAUWENS 1802-1877
      106 - « Jean Baptiste Joseph » DESURMONT 1800-1855
      107 - « Angélique Louise Joseph » LEFEBVRE 1802-1835
      108 - « Augustin Joseph » LEPOUTRE 1791-1845
      109 - « Éléonore Flavie Joseph » LESAGE 1801-1886
      110 - « François Joseph » BARBILLON 1798-1872
      111 - « Victoire Hyacinthe » GARBE 1812-1895
      Génération 8
      128 - « Pierre François » WAUQUIEZ 1716-1788
      . . . . . . . . . . . . . . .
      https://gw.geneanet.org/gntstarwauquiezl?lang=fr&pz=laurent+thimotee+marie&nz=wauquiez&ocz=0&m=

  • #kako_phonie : Un cadre de la Francophonie suspendu après une tribune anti-CFA publiée sur « Le Monde Afrique »
    http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/08/un-cadre-de-la-francophonie-suspendu-apres-une-tribune-anti-cfa-publ

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/05/en-direct-franc-cfa-les-raisons-de-la-colere_5181166_3212.html

    #francophonie
    "Le départ de l’#économiste, qui fut aussi ministre de la prospective du Togo et perdit son poste pour les mêmes raisons en 2015, intervient dans un contexte qui a évolué : le débat sur le CFA a gagné en visibilité depuis quelques mois. Des manifestations d’ampleurs variables ont été organisées en France et sur le continent. « Il est surprenant qu’à un moment où le président Macron invite à avoir ce débat sans tabou l’institution dans laquelle il pourrait légitimement avoir lieu, cherche à l’étouffer », fait remarquer M. #kako_Nubukpo.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/08/un-cadre-de-la-francophonie-suspendu-apres-une-tribune-anti-cfa-publiee-sur-"

    macron au BF, la suite

  • Wauquiez : l’histoire d’un sacre verrouillé
    https://www.mediapart.fr/journal/france/091217/wauquiez-l-histoire-d-un-sacre-verrouille

    Si la victoire de #Laurent_Wauquiez à l’élection pour la présidence de LR ce dimanche fait peu de doute, c’est qu’il a hérité d’un parti totalement verrouillé par #Nicolas_Sarkozy et qu’il a su, tout au long de cette non-campagne, imposer ses règles.

    #France #Florence_Portelli #François_Fillon #Les_Républicains #Maël_de_Calan

  • Wauquiez : l’histoire d’un sacre verrouillé
    https://www.mediapart.fr/journal/france/091217/wauquiez-lhistoire-dun-sacre-verrouille

    Si la victoire de #Laurent_Wauquiez à l’élection pour la présidence de LR ce dimanche fait peu de doute, c’est qu’il a hérité d’un parti totalement verrouillé par #Nicolas_Sarkozy et qu’il a su, tout au long de cette non-campagne, imposer ses règles.

    #France #Florence_Portelli #François_Fillon #Les_Républicains #Maël_de_Calan

  • Europe Écologie : le fantôme que tout le monde s’arrache
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041217/europe-ecologie-le-fantome-que-tout-le-monde-s-arrache

    Hulot en couverture de L’Obs, le retour de #Cécile_Duflot à la convention du mouvement de Benoît Hamon, la présence centrale de l’écologie dans le discours de Jean-Luc Mélenchon, et pour finir Barack Obama qui a parlé du changement climatique ce samedi à Paris. Les écolos n’existent plus, mais ils existent encore.

    #France #EELV #Europe_écologie #François_de_Rugy #Les_Verts #Nicolas_Hulot #Yannick_Jadot

  • Le pire n’est jamais certain : Ramadan, Mediapart, Charlie, Valls et les autres : le fond de l’air est sale
    http://resisteralairdutemps.blogspot.com/2017/12/ramadan-mediapart-charlie-valls-et-les.html

    S’il faut certes reconnaître que nous venons de traverser – et traversons encore – ce qu’il est convenu de nommer une crise, il n’en demeure pas moins que cette dernière a agi, à l’instar de toutes les crises, comme un révélateur – au sens photographique du terme – et un amplificateur de phénomènes qui étaient déjà-là. Elle n’est pas, dès lors, exceptionnelle, mais monstrueusement normale. Un de ces épisodes d’emballement politico-médiatique au cours desquels la violence parfois inhabituelle de certains propos ne doit pas nous faire oublier que, dans le champ idéologique comme ailleurs, « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ».

    /.../

    Lorsque la droite radicale vole au secours d’une prétendue « gauche laïque », et que cette dernière refuse de se démarquer explicitement de ces soutiens, endossant avec une naïveté feinte le rôle de visage présentable de la réaction, le rôle des progressistes n’est pas de se réfugier dans le silence ou de se positionner au-dessus de la mêlée, à équidistance des sorcières et de ceux qui les chassent. La nécessité de l’unité la plus large face au rouleau compresseur néolibéral ne peut servir de prétexte à un aveuglement devant l’ampleur de la menace identitaire et au degré de pénétration de ses thématiques au sein même de la gauche, qui finiront, faute de riposte organisée, par touTes nous emporter.

    #islamo-gauchisme #islamophobie #confusionnisme #metoo

  • 10 reasons why borders should be opened | #François_Gemenne | TEDxLiège
    https://www.youtube.com/embed/RRcZUzZwZIw
    #frontières #ouverture_des_frontières #migrations #asile #réfugiés #libre_circulation

    Les raisons :
    1. raisons humanitaires
    2. raison pragmatique pour combattre les passeurs et les trafiquants
    3. car les fermer, c’est inutile et inefficace
    4. raison économique
    5. pour contrer la migration illégale
    6. raison sociale : moins de travailleurs travaillant en dessous du minimum salarial
    7. raison financière : les frontières fermées sont un gaspillage d’argent
    8. raison #éthique : déclaration universellle des droits de l’homme (art. 13) —>jamais implementé à cause des frontières fermées... c’est quoi le point de quitter un pays si on ne peut pas entrer dans un autre ? En ouvrant les frontières, on reconnaîtrait que la migration est un droit humain —> c’est un projet de #liberté
    9. raison éthique : #injustice dans le fait que le destin d’une personne est déterminée par l’endroit où elle est née —> ouverture des frontières = projet d’#égalité
    10. raison éthique : nous sommes coincés par un « paradigme d’immobilité » (migration est un phénomène structurel et fondamental dans un monde globalisé). On continue à penser aux frontières comme à un manière de séparer « nous » de « eux » comme si ils n’étaient pas une humanité, mais seulement une addition de « nous » et « eux » #cosmopolitisme #fraternité

    • zibarre cte article !

      Exemple : moins de travailleurs travaillant en dessous du minimum salarial  ? ? ? ? ? ?
      L’exemple des travailleurs détachés, travaillant en dessous du minimum salarial, en France c’est bien la conséquence de l’ouverture des frontières ! Non ?

      L’importation d’#esclaves étrangers n’était pas suffisante pour l’#union_européenne.

      Je suppose que pour #François_Gemenne la fraude fiscale internationale est une bonne chose. L’importation des #OGM, des médicaments frelatés, et autres #glyphosates, aussi.

    • Ouvrir les frontières aux humains, une évidence. Comparer ça aux effets de la directive Bolkestein est scandaleux et amoral. #seenthis permet l’effacement des messages, n’hésitez pas.

    • Sur cette question d’ouverture de frontières, il y a aussi un livre d’éthique que je recommande :


      http://www.ppur.org/produit/810/9782889151769

      Dont voici un extrait en lien avec la discussion ci-dessus :

      « La discussion sur les bienfaits économiques de l’immigration est souvent tronquée par le piège du gâteau. Si vous invitez plus de gens à votre anniversaire, la part moyenne du gâteau va rétrécir. De même, on a tendance à penser que si plus de participants accèdent au marché du travail, il en découlera forcément une baisse des salaires et une réduction du nombre d’emplois disponible.
      Cette vision repose sur une erreur fondamentale quant au type de gâteau que représente l’économie, puisque, loin d’être de taille fixe, celui-ci augmente en fonction du nombre de participants. Les immigrants trouvant un travail ne osnt en effet pas seulement des travailleurs, ils sont également des consommateurs. Ils doivent se loger, manger, consommer et, à ce titre, leur présence stimule la croissance et crée de nouvelles opportunités économiques. Dans le même temps, cette prospérité économique provoque de nouvelles demandes en termes de logement, mobilité et infrastructure.
      L’immigration n’est donc pas comparable à une fête d’anniversaire où la part de gâteau diminuerait sans cesse. La bonne image serait plutôt celle d’un repas canadien : chacun apporte sa contribution personnelle, avant de se lancer à la découverte de divers plats et d’échanger avec les autres convives. Assis à cette table, nous sommes à la fois contributeurs et consommateurs.
      Cette analogie du repas canadien nous permet d’expliquer pourquoi un petit pays comme la Suisse n’a pas sombré dans la pauvreté la plus totale suite à l’arrivée de milliers d’Européens. Ces immigrants n’ont pas fait diminuer la taille du gâteau, ils ont contribué à la prospérité et au festin commun. L’augmentation du nombre de personnes actives sur le marché du travail a ainsi conduit à une forte augmentation du nombre d’emplois à disposition, tout en conservant des salaires élevés et un taux de chômage faible.
      Collectivement, la Suisse ressort clairement gagnante de cette mobilité internationale. Ce bénéfice collectif ’national’ ne doit cependant pas faire oublier les situations difficiles. Les changements induits par l’immigration profitent en effet à certains, tandis que d’autres se retrouvent sous pression. C’est notamment le cas des travailleurs résidents dont l’activité ou les compétences sont directement en compétition avec les nouveaux immigrés. Cela concerne tout aussi bien des secteurs peu qualifiés (par exemple les anciens migrants actifs dans l’hôtellerie) que dans les domaines hautement qualifiés (comme le management ou la recherche).
      Sur le plan éthique, ce constat est essentiel car il fait clairement apparaître deux questions distinctes. D’une part, si l’immigration profite au pays en général, l’exigence d’une répartition équitable des effets positifs et négatifs de cette immigration se pose de manière aiguë. Au final, la question ne relève plus de la politique migratoire, mais de la redistribution des richesses produites. Le douanier imaginaire ne peut donc se justifier sous couvert d’une ’protection’ générale de l’économie.
      D’autre part, si l’immigration met sous pression certains travailleurs résidents, la question de leur éventuelle protection doit être posée. Dans le débat public, cette question est souvent présentée comme un choix entre la défense de ’nos pauvres’ ou de ’nos chômeurs’ face aux ’immigrés’. Même si l’immigration est positive pour la collectivité, certains estiment que la protection de certains résidents justifierait la mise en œuvre de politiques migratoires restrictives. »

    • « Bart De Wever a raison : il faut discuter de l’ouverture des frontières », pour François Gemenne

      La tribune publiée ce mercredi dans De Morgen par le président de la N-VA est intéressante – stimulante, oserais-je dire – à plus d’un titre. En premier lieu parce qu’elle fait de l’ouverture des frontières une option politique crédible. Jusqu’ici, cette option était gentiment remisée au rayon des utopies libérales, des droits de l’Homme laissés en jachère. En l’opposant brutalement et frontalement à la préservation de la sécurité sociale, Bart De Wever donne une crédibilité nouvelle à l’ouverture des frontières comme projet politique. Surtout, elle place la question de la politique migratoire sur le terrain idéologique, celui d’un projet de société articulé autour de la frontière.

      La tribune publiée ce mercredi dans De Morgen par le président de la N-VA est intéressante – stimulante, oserais-je dire – à plus d’un titre. En premier lieu parce qu’elle fait de l’ouverture des frontières une option politique crédible. Jusqu’ici, cette option était gentiment remisée au rayon des utopies libérales, des droits de l’Homme laissés en jachère. En l’opposant brutalement et frontalement à la préservation de la sécurité sociale, Bart De Wever donne une crédibilité nouvelle à l’ouverture des frontières comme projet politique. Surtout, elle place la question de la politique migratoire sur le terrain idéologique, celui d’un projet de société articulé autour de la frontière.
      L’ouverture des frontières menace-t-elle la sécurité sociale ?

      Bart De Wever n’a pas choisi De Morgen, un quotidien de gauche, par hasard : pour une partie de la gauche, les migrations restent perçues comme des chevaux de Troie de la mondialisation, qui annonceraient le démantèlement des droits et acquis sociaux. Et l’ouverture des frontières est dès lors vue comme un projet néo-libéral, au seul bénéfice d’un patronat cupide à la recherche de main-d’œuvre bon marché. En cela, Bart De Wever, au fond, ne dit pas autre chose que Michel Rocard, qui affirmait, le 3 décembre 1989 dans l’émission Sept sur Sept, que « nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde » (1). Ce raisonnement, qui semble a priori frappé du sceau du bon sens, s’appuie en réalité sur deux erreurs, qui le rendent profondément caduc.

      Tout d’abord, les migrants ne représentent pas une charge pour la sécurité sociale. Dans une étude de 2013 (2) qui fait référence, l’OCDE estimait ainsi que chaque ménage immigré rapportait 5560 euros par an au budget de l’Etat. Dans la plupart des pays de l’OCDE, les migrants rapportent plus qu’ils ne coûtent : en Belgique, leur apport net représente 0.76 % du PIB. Et il pourrait être encore bien supérieur si leur taux d’emploi se rapprochait de celui des travailleurs nationaux : le PIB belge bondirait alors de 0.9 %, selon l’OCDE. Si l’immigration rapporte davantage qu’elle ne coûte, c’est avant tout parce que les migrants sont généralement beaucoup plus jeunes que la population qui les accueille. Il ne s’agit pas de nier ici le coût immédiat qu’a pu représenter, ces dernières années, l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile, qui constituent une catégorie de particulière de migrants. Mais ce coût doit être vu comme un investissement : à terme, une vraie menace pour la sécurité sociale, ce serait une baisse drastique de l’immigration.
      Lien entre migration et frontière

      La deuxième erreur du raisonnement de Bart De Wever est hélas plus répandue : il postule que les frontières sont un instrument efficace de contrôle des migrations, et que l’ouverture des frontières amènerait donc un afflux massif de migrants. Le problème, c’est que les migrations ne dépendent pas du tout du degré d’ouverture ou de fermeture des frontières : croire cela, c’est méconnaître profondément les ressorts de la migration. Jamais une frontière fermée n’empêchera la migration, et jamais une frontière ouverte ne la déclenchera. Mais le fantasme politique est tenace, et beaucoup continuent à voir dans la frontière l’instrument qui permet de réguler les migrations internationales. C’est un leurre absolu, qui a été démonté par de nombreux travaux de recherche, à la fois sociologiques, historiques et prospectifs (3). L’Europe en a sous les yeux la démonstration éclatante : jamais ses frontières extérieures n’ont été aussi fermées, et cela n’a pas empêché l’afflux de migrants qu’elle a connu ces dernières années. Et à l’inverse, quand les accords de Schengen ont ouvert ses frontières intérieures, elle n’a pas connu un afflux massif de migrants du Sud vers le Nord, ni de l’Est vers l’Ouest, malgré des différences économiques considérables. L’ouverture des frontières n’amènerait pas un afflux massif de migrations, ni un chaos généralisé. Et à l’inverse, la fermeture des frontières n’empêche pas les migrations : elle les rend plus coûteuses, plus dangereuses et plus meurtrières. L’an dernier, ils ont été 3 116 à périr en Méditerranée, aux portes de l’Europe. Ceux qui sont arrivés en vie étaient 184 170 : cela veut dire que presque 2 migrants sur 100 ne sont jamais arrivés à destination.
      La frontière comme projet

      Ce qui est à la fois plus inquiétant et plus intéressant dans le propos de Bart De Wever, c’est lorsqu’il définit la frontière comme une « communauté de responsabilité », le socle de solidarité dans une société. En cela, il rejoint plusieurs figures de la gauche, comme Hubert Védrine ou Régis Debray, qui fut le compagnon de route de Che Guevara.

      Nous ne sommes plus ici dans la logique managériale « entre humanité et fermeté » qui a longtemps prévalu en matière de gestion des migrations, et dont le seul horizon était la fermeture des frontières. Ici, c’est la frontière elle-même qui définit le contour du projet de société.

      En cela, le propos de Bart De Wever épouse une fracture fondamentale qui traverse nos sociétés, qui divise ceux pour qui les frontières représentent les scories d’un monde passé, et ceux pour qui elles constituent une ultime protection face à une menace extérieure. Cette fracture, c’est la fracture entre souverainisme et cosmopolitisme, qu’a parfaitement incarnée la dernière élection présidentielle française, et dont la frontière est devenue le totem. Ce clivage entre souverainisme et cosmopolitisme dépasse le clivage traditionnel entre gauche et droite, et doit aujourd’hui constituer, à l’évidence, un axe de lecture complémentaire des idéologies politiques.

      La question des migrations est un marqueur idéologique fondamental, parce qu’elle interroge notre rapport à l’autre : celui qui se trouve de l’autre côté de la frontière est-il un étranger, ou est-il l’un des nôtres ?

      La vision du monde proposée par le leader nationaliste flamand est celle d’un monde où les frontières sépareraient les nations, et où les migrations seraient une anomalie politique et un danger identitaire. Cette vision est le moteur du nationalisme, où les frontières des territoires correspondraient à celles des nations.

      En face, il reste un cosmopolitisme à inventer. Cela nécessitera d’entendre les peurs et les angoisses que nourrit une partie de la population à l’égard des migrations, et de ne pas y opposer simplement des chiffres et des faits, mais un projet de société. Un projet de société qui reconnaisse le caractère structurel des migrations dans un 21ème siècle globalisé, et qui reconnaisse l’universalisme comme valeur qui puisse rassembler la gauche et la droite, de Louis Michel à Alexis Deswaef.

      Et on revient ici à l’ouverture des frontières, qui constitue à mon sens l’horizon possible d’un tel projet. Loin d’être une utopie naïve, c’est le moyen le plus pragmatique et rationnel de répondre aux défis des migrations contemporaines, de les organiser au bénéfice de tous, et de mettre un terme à la fois aux tragédies de la Méditerranée et au commerce sordide des passeurs.

      Mais aussi, et surtout, c’est un projet de liberté, qui matérialise un droit fondamental, la liberté de circulation. C’est aussi un projet d’égalité, qui permet de réduire (un peu) l’injustice fondamentale du lieu de naissance. Et c’est enfin un projet de fraternité, qui reconnaît l’autre comme une partie intégrante de nous-mêmes.

      (1) La citation n’est pas apocryphe : la suite de la phrase a été ajoutée bien plus tard. (2) « The fiscal impact of immigration in OECD countries », International Migration Outlook 2013, OCDE.

      (3) Voir notamment le projet de recherche MOBGLOB : http://www.sciencespo.fr/mobglob

      http://plus.lesoir.be/136106/article/2018-01-25/bart-de-wever-raison-il-faut-discuter-de-louverture-des-frontieres-pour-
      #sécurité_sociale #frontières

    • "Fermer les frontières ne sert à rien"

      Est-il possible de fermer les frontières ? Dans certains discours politiques, ce serait la seule solution pour mettre à l’immigration illégale. Mais dans les faits, est-ce réellement envisageable, et surtout, efficace ? Soir Première a posé la question à François Gemenne, chercheur et enseignant à l’ULG et à Science Po Paris, ainsi qu’à Pierre d’Argent, professeur de droit international à l’UCL.

      Pour François Gemenne, fermer les frontières serait un leurre, et ne servirait à rien : « Sauf à tirer sur les gens à la frontière, dit-il, ce n’est pas ça qui ralentirait les migrations. Les gens ne vont pas renoncer à leur projet de migration parce qu’une frontière est fermée. On en a l’illustration sous nos yeux. Il y a des centaines de personnes à Calais qui attendent de passer vers l’Angleterre alors que la frontière est fermée. L’effet de la fermeture des frontières, ça rend seulement les migrations plus coûteuses, plus dangereuses, plus meurtrières. Et ça crée le chaos et la crise politique qu’on connait actuellement ».

      Pour lui, c’est au contraire l’inverse qu’il faudrait envisager, c’est-à-dire les ouvrir. « C’est une question qu’on n’ose même plus aborder dans nos démocraties sous peine de passer pour un illuminé, et pourtant il faut la poser ! L’ouverture des frontières permettrait à beaucoup de personnes qui sont en situation administrative irrégulière, c’est-à-dire les sans-papiers, de rentrer chez eux. Ca permettrait beaucoup plus d’aller-retour, mais aussi, paradoxalement, de beaucoup mieux contrôler qui entre et qui sort sur le territoire ». Il explique également que cela neutraliserait le business des passeurs : « C’est parce que les gens sont prêts à tout pour franchir les frontières que le business des passeurs prospère. Donc, il y a une grande hypocrisie quand on dit qu’on veut lutter contre les passeurs, et qu’en même temps on veut fermer les frontières ».
      Des frontières pour rassurer ceux qui vivent à l’intérieur de celles-ci

      Pierre d’Argent rejoint François Gemenne dans son analyse. Mais sur la notion de frontière, il insiste un point : « Les frontières servent aussi, qu’on le veuille ou non, à rassurer des identités collectives au niveau interne. La frontière définit un corps collectif qui s’auto-détermine politiquement, et dire cela, ce n’est pas nécessairement rechercher une identité raciale ou autre. Dès lors, la suppression des frontières permettrait d’éliminer certains problèmes, mais en créerait peut-être d’autres. Reconnaissons que la vie en société n’est pas une chose évidente. Nous sommes dans des sociétés post-modernes qui sont très fragmentés. Il y a des sous-identités, et on ne peut manquer de voir que ces soucis qu’on appelle identitaires, et qui sont exprimés malheureusement dans les urnes, sont assez naturels à l’être humain. La manière dont on vit ensemble en société dépend des personnes avec qui on vit. Et si, dans une société démocratique comme la nôtre, il y a une forme d’auto-détermination collective, il faut pouvoir poser ces questions ».
      Ouvrir les frontières : quel impact sur les migrations ?

      François Gemenne en est persuadé : si l’on ouvrait les frontières, il n’y aurait pas forcément un flux migratoire énorme : « Toutes les études, qu’elles soient historiques, sociologiques ou prospectives, montrent que le degré d’ouverture d’une frontière ne joue pas un rôle dans le degré de la migration. Par exemple, quand on a établi l’espace Schengen, on n’a pas observé de migration massive de la population espagnole ou d’autres pays du sud de l’Europe vers le nord de l’Europe ».

      Pour Pierre d’Argent, il est cependant difficile de comparer l’ouverture de frontières en Europe avec l’ouverture des frontières entre l’Afrique et l’Europe, par exemple. Pour lui, il est très difficile de savoir ce qui pourrait arriver.

      https://www.rtbf.be/info/dossier/la-prem1ere-soir-prem1ere/detail_fermer-les-frontieres-ne-sert-a-rien?id=9951419

    • Migrants : l’#irrationnel au pouvoir ?

      Très loin du renouveau proclamé depuis l’élection du président Macron, la politique migratoire du gouvernement Philippe se place dans une triste #continuité avec celles qui l’ont précédée tout en franchissant de nouvelles lignes rouges qui auraient relevé de l’inimaginable il y a encore quelques années. Si, en 1996, la France s’émouvait de l’irruption de policiers dans une église pour déloger les grévistes migrant.e.s, que de pas franchis depuis : accès à l’#eau et distributions de #nourriture empêchés, tentes tailladées, familles traquées jusque dans les centres d’hébergement d’urgence en violation du principe fondamental de l’#inconditionnalité_du_secours.

      La #loi_sur_l’immigration que le gouvernement prépare marque l’emballement de ce processus répressif en proposant d’allonger les délais de #rétention administrative, de généraliser les #assignations_à_résidence, d’augmenter les #expulsions et de durcir l’application du règlement de #Dublin, de restreindre les conditions d’accès à certains titres de séjour, ou de supprimer la garantie d’un recours suspensif pour certain.e.s demandeur.e.s d’asile. Au-delà de leur apparente diversité, ces mesures reposent sur une seule et même idée de la migration comme « #problème ».

      Cela fait pourtant plusieurs décennies que les chercheurs spécialisés sur les migrations, toutes disciplines scientifiques confondues, montrent que cette vision est largement erronée. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas eu d’augmentation drastique des migrations durant les dernières décennies. Les flux en valeur absolue ont augmenté mais le nombre relatif de migrant.e.s par rapport à la population mondiale stagne à 3 % et est le même qu’au début du XXe siècle. Dans l’Union européenne, après le pic de 2015, qui n’a par ailleurs pas concerné la France, le nombre des arrivées à déjà chuté. Sans compter les « sorties » jamais intégrées aux analyses statistiques et pourtant loin d’être négligeables. Et si la demande d’asile a connu, en France, une augmentation récente, elle est loin d’être démesurée au regard d’autres périodes historiques. Au final, la mal nommée « #crise_migratoire » européenne est bien plus une crise institutionnelle, une crise de la solidarité et de l’hospitalité, qu’une crise des flux. Car ce qui est inédit dans la période actuelle c’est bien plus l’accentuation des dispositifs répressifs que l’augmentation de la proportion des arrivées.

      La menace que représenteraient les migrant.e.s pour le #marché_du_travail est tout autant exagérée. Une abondance de travaux montre depuis longtemps que la migration constitue un apport à la fois économique et démographique dans le contexte des sociétés européennes vieillissantes, où de nombreux emplois sont délaissés par les nationaux. Les économistes répètent qu’il n’y a pas de corrélation avérée entre #immigration et #chômage car le marché du travail n’est pas un gâteau à taille fixe et indépendante du nombre de convives. En Europe, les migrant.e.s ne coûtent pas plus qu’ils/elles ne contribuent aux finances publiques, auxquelles ils/elles participent davantage que les nationaux, du fait de la structure par âge de leur population.

      Imaginons un instant une France sans migrant.e.s. L’image est vertigineuse tant leur place est importante dans nos existences et les secteurs vitaux de nos économies : auprès de nos familles, dans les domaines de la santé, de la recherche, de l’industrie, de la construction, des services aux personnes, etc. Et parce qu’en fait, les migrant.e.s, c’est nous : un.e Français.e sur quatre a au moins un.e parent.e ou un.e grand-parent immigré.e.

      En tant que chercheur.e.s, nous sommes stupéfait.e.s de voir les responsables politiques successifs asséner des contre-vérités, puis jeter de l’huile sur le feu. Car loin de résoudre des problèmes fantasmés, les mesures, que chaque nouvelle majorité s’est empressée de prendre, n’ont cessé d’en fabriquer de plus aigus. Les situations d’irrégularité et de #précarité qui feraient des migrant.e.s des « fardeaux » sont précisément produites par nos politiques migratoires : la quasi-absence de canaux légaux de migration (pourtant préconisés par les organismes internationaux les plus consensuels) oblige les migrant.e.s à dépenser des sommes considérables pour emprunter des voies illégales. La #vulnérabilité financière mais aussi physique et psychique produite par notre choix de verrouiller les frontières est ensuite redoublée par d’autres pièces de nos réglementations : en obligeant les migrant.e.s à demeurer dans le premier pays d’entrée de l’UE, le règlement de Dublin les prive de leurs réseaux familiaux et communautaires, souvent situés dans d’autres pays européens et si précieux à leur insertion. A l’arrivée, nos lois sur l’accès au séjour et au travail les maintiennent, ou les font basculer, dans des situations de clandestinité et de dépendance. Enfin, ces lois contribuent paradoxalement à rendre les migrations irréversibles : la précarité administrative des migrant.e.s les pousse souvent à renoncer à leurs projets de retour au pays par peur qu’ils ne soient définitifs. Les enquêtes montrent que c’est l’absence de « papiers » qui empêche ces retours. Nos politiques migratoires fabriquent bien ce contre quoi elles prétendent lutter.

      Les migrant.e.s ne sont pas « la misère du monde ». Comme ses prédécesseurs, le gouvernement signe aujourd’hui les conditions d’un échec programmé, autant en termes de pertes sociales, économiques et humaines, que d’inefficacité au regard de ses propres objectifs.

      Imaginons une autre politique migratoire. Une politique migratoire enfin réaliste. Elle est possible, même sans les millions utilisés pour la rétention et l’expulsion des migrant.e.s, le verrouillage hautement technologique des frontières, le financement de patrouilles de police et de CRS, les sommes versées aux régimes autoritaires de tous bords pour qu’ils retiennent, reprennent ou enferment leurs migrant.e.s. Une politique d’#accueil digne de ce nom, fondée sur l’enrichissement mutuel et le respect de la #dignité de l’autre, coûterait certainement moins cher que la politique restrictive et destructrice que le gouvernement a choisi de renforcer encore un peu plus aujourd’hui. Quelle est donc sa rationalité : ignorance ou électoralisme ?

      http://www.liberation.fr/debats/2018/01/18/migrants-l-irrationnel-au-pouvoir_1623475
      #Karen_Akoka #Camille_Schmoll #France #répression #asile #migrations #réfugiés #détention_administrative #renvois #Règlement_Dublin #3_pourcent #crise_Des_réfugiés #invasion #afflux #économie #travail #fermeture_des_frontières #migrations_circulaires #réalisme #rationalité

    • Karine et Camille reviennent sur l’idée de l’économie qui ne serait pas un gâteau...
      #Johan_Rochel a très bien expliqué cela dans son livre
      Repenser l’immigration. Une boussole éthique
      http://www.ppur.org/produit/810/9782889151769

      Il a appelé cela le #piège_du_gâteau (#gâteau -vs- #repas_canadien) :

      « La discussion sur les bienfaits économiques de l’immigration est souvent tronquée par le piège du gâteau. Si vous invitez plus de gens à votre anniversaire, la part moyenne du gâteau va rétrécir. De même, on a tendance à penser que si plus de participants accèdent au marché du travail, il en découlera forcément une baisse des salaires et une réduction du nombre d’emplois disponible.
      Cette vision repose sur une erreur fondamentale quant au type de gâteau que représente l’économie, puisque, loin d’être de taille fixe, celui-ci augmente en fonction du nombre de participants. Les immigrants trouvant un travail ne osnt en effet pas seulement des travailleurs, ils sont également des consommateurs. Ils doivent se loger, manger, consommer et, à ce titre, leur présence stimule la croissance et crée de nouvelles opportunités économiques. Dans le même temps, cette prospérité économique provoque de nouvelles demandes en termes de logement, mobilité et infrastructure.
      L’immigration n’est donc pas comparable à une fête d’anniversaire où la part de gâteau diminuerait sans cesse. La bonne image serait plutôt celle d’un repas canadien : chacun apporte sa contribution personnelle, avant de se lancer à la découverte de divers plats et d’échanger avec les autres convives. Assis à cette table, nous sommes à la fois contributeurs et consommateurs.
      Cette analogie du repas canadien nous permet d’expliquer pourquoi un petit pays comme la Suisse n’a pas sombré dans la pauvreté la plus totale suite à l’arrivée de milliers d’Européens. Ces immigrants n’ont pas fait diminuer la taille du gâteau, ils ont contribué à la prospérité et au festin commun. L’augmentation du nombre de personnes actives sur le marché du travail a ainsi conduit à une forte augmentation du nombre d’emplois à disposition, tout en conservant des salaires élevés et un taux de chômage faible.
      Collectivement, la Suisse ressort clairement gagnante de cette mobilité internationale. Ce bénéfice collectif ’national’ ne doit cependant pas faire oublier les situations difficiles. Les changements induits par l’immigration profitent en effet à certains, tandis que d’autres se retrouvent sous pression. C’est notamment le cas des travailleurs résidents dont l’activité ou les compétences sont directement en compétition avec les nouveaux immigrés. Cela concerne tout aussi bien des secteurs peu qualifiés (par exemple les anciens migrants actifs dans l’hôtellerie) que dans les domaines hautement qualifiés (comme le management ou la recherche).
      Sur le plan éthique, ce constat est essentiel car il fait clairement apparaître deux questions distinctes. D’une part, si l’immigration profite au pays en général, l’exigence d’une répartition équitable des effets positifs et négatifs de cette immigration se pose de manière aiguë. Au final, la question ne relève plus de la politique migratoire, mais de la redistribution des richesses produites. Le douanier imaginaire ne peut donc se justifier sous couvert d’une ’protection’ générale de l’économie.
      D’autre part, si l’immigration met sous pression certains travailleurs résidents, la question de leur éventuelle protection doit être posée. Dans le débat public, cette question est souvent présentée comme un choix entre la défense de ’nos pauvres’ ou de ’nos chômeurs’ face aux ’immigrés’. Même si l’immigration est positive pour la collectivité, certains estiment que la protection de certains résidents justifierait la mise en œuvre de politiques migratoires restrictives » (Rochel 2016 : 31-33)

    • Migrants : « Ouvrir les frontières accroît à la fois la liberté et la sécurité »

      Alors que s’est achevé vendredi 29 juin au matin un sommet européen sur la question des migrations, le chercheur François Gemenne revient sur quelques idées reçues. Plutôt que de « résister » en fermant les frontières, mieux vaut « accompagner » les migrants par plus d’ouverture et de coopération.

      Le nombre de migrations va-t-il augmenter du fait des changements climatiques ?

      Non seulement elles vont augmenter, mais elles vont changer de nature, notamment devenir de plus en plus contraintes. De plus en plus de gens vont être forcés de migrer. Et de plus en plus de gens, les populations rurales les plus vulnérables, vont être incapables de migrer, parce que l’émigration demande beaucoup de ressources.

      Les gens vont se déplacer davantage, car les facteurs qui les poussent à migrer s’aggravent sous l’effet du changement climatique. Les inégalités sont le moteur premier des migrations, qu’elles soient réelles ou perçues, politiques, économiques ou environnementales.

      On est face à un phénomène structurel, mais on refuse de le considérer comme tel. On préfère parler de crise, où la migration est vue comme un problème à résoudre.

      Pourquoi les inégalités sont-elles le moteur des migrations ?

      Les gens migrent parce qu’ils sont confrontés chez eux à des inégalités politiques, économiques, environnementales. Ils vont quitter un endroit où ils sont en position de faiblesse vers un endroit qu’ils considèrent, ou qu’ils espèrent meilleur.

      Une réduction des inégalités de niveau de vie entre les pays du Nord et les pays du Sud serait-elle de nature à réduire l’immigration ?

      À long terme, oui. Pas à court terme. La propension à migrer diminue à partir du moment où le revenu moyen des personnes au départ atteint environ 15.000 $ annuels.

      Dans un premier temps, plus le niveau de la personne qui est en bas de l’échelle sociale augmente, plus la personne va avoir de ressources à consacrer à la migration. Et, tant qu’il demeure une inégalité, les gens vont vouloir migrer. Si on augmente massivement l’aide au développement des pays du Sud, et donc le niveau de revenus des gens, cela va les conduire à migrer davantage. Du moins, jusqu’à ce qu’on arrive au point d’égalité.

      L’essentiel des migrations aujourd’hui proviennent de pays un peu plus « développés ». Les migrants arrivent peu de Centrafrique ou de la Sierra Leone, les pays les plus pauvres d’Afrique. Ceux qui peuvent embarquer et payer des passeurs sont des gens qui ont économisé pendant plusieurs années.

      D’un point de vue cynique, pour éviter les migrations, il faut donc soit que les gens restent très pauvres, soit qu’ils parviennent à un niveau de richesse proche du nôtre.

      Non seulement à un niveau de richesse, mais à un niveau de droit, de sécurité, de protection environnementale proches du nôtre. Ce qui est encore très loin d’arriver, même si cela peut constituer un horizon lointain. Il faut donc accepter que, le temps qu’on y arrive, il y ait de façon structurelle davantage de migrations. On entre dans un siècle de migrations.

      Mais plutôt que de se dire « essayons de faire face à cette réalité, de l’accompagner et de l’organiser au mieux », on reste dans une logique de repli. Alors que vouloir « résister » à ce phénomène, à travers des camps au bord de l’Europe, au bord de nos villes, est une bataille perdue d’avance.

      Quand j’étais lycéen, au milieu des années 1990, nos professeurs tenaient le même discours vis-à-vis d’Internet. On organisait des grands débats au lycée — « Est-ce qu’Internet est une bonne ou une mauvaise chose ? Internet une opportunité ou un danger ? » Ce sont exactement les mêmes débats que ceux qui nous animent aujourd’hui sur les migrations !

      Et Internet s’est imposé, sans qu’on puisse l’empêcher.

      Nous avons tous accepté qu’Internet transforme tous les aspects de notre vie et de l’organisation de la société. Personne ou presque n’aurait l’idée de brider Internet. On tente d’en maximiser les opportunités et d’en limiter les dangers. Mais pour les migrations, on n’est pas encore dans cet état d’esprit.

      À très long terme, il faut donc équilibrer les niveaux de vie. À court terme que peut-on faire ?

      Il faut essayer d’organiser les choses, pour que cela se passe le mieux possible dans l’intérêt des migrants, dans l’intérêt des sociétés de destination et dans celui des sociétés d’origine.

      Parce qu’aujourd’hui, notre posture de résistance et de fermeture des frontières crée le chaos, crée cette impression de crise, crée ces tensions dans nos sociétés, du racisme, du rejet et potentiellement des violences.

      Il faut permettre des voies d’accès sûres et légales vers l’Europe, y compris pour les migrants économiques, pour mettre fin aux naufrages des bateaux et aux réseaux des passeurs. Il faut également mutualiser les moyens et l’organisation : la compétence de l’immigration doit être transférée à un niveau supranational, par exemple à une agence européenne de l’asile et de l’immigration. Et il faut davantage de coopération au niveau international, qui ne soit pas de la sous-traitance avec des pays de transit ou d’origine, comme on le conçoit volontiers dans les instances européennes.

      Paradoxalement, cette question qui, par essence, demande une coopération internationale est celle sur laquelle il y en a le moins. Les États sont convaincus qu’ils gèreront mieux la question dans le strict cadre de leurs frontières.

      À plus long terme, la plus rationnelle et la plus pragmatique des solutions, c’est simplement d’ouvrir les frontières. On en est loin. Les gouvernements et une grande partie des médias véhiculent l’idée que la frontière est l’instrument du contrôle des migrations. Si vous fermez une frontière, les gens s’arrêteraient de venir. Et si vous ouvrez la frontière, tout le monde viendrait.

      Or, toutes les recherches montrent que le degré d’ouverture ou de fermeture d’une frontière joue un rôle marginal dans la décision de migrer. Les gens ne vont pas se décider à abandonner leur famille et leur pays juste parce qu’une frontière, là-bas, en Allemagne, est ouverte. Et, des gens qui sont persécutés par les bombes qui leur tombent dessus en Syrie ne vont pas y rester parce que la frontière est fermée. À Calais, même si la frontière est complètement fermée avec le Royaume-Uni, les migrants tenteront cent fois, mille fois de la franchir.

      Par contre, le degré d’ouverture de la frontière va déterminer les conditions de la migration, son coût, son danger. Ouvrir les frontières ne veut pas dire les faire disparaître. Les États restent là. On ne supprime pas les passeports, on supprime simplement les visas. Cela permet aussi de mieux contrôler les entrées et les sorties, car les États savent exactement qui entre sur le territoire et qui en sort. Cette solution accroit à la fois la liberté et la sécurité.

      Est-ce qu’il y a des régions où cela se passe bien ?

      Il y a plein d’endroits en France où cela se passe très bien, au niveau local. Les fers de lance de l’accueil des migrants sont souvent les maires : Juppé à Bordeaux, Piolle à Grenoble, Hidalgo à Paris, Carême à Grande-Synthe.

      Au niveau d’un pays, la Nouvelle-Zélande développe une politique d’accueil relativement ouverte, qui fonctionne bien. Il y a des pays paradoxaux, comme l’Inde, qui a une frontière complètement ouverte avec le Népal, bouddhiste, et une frontière complètement fermée avec le Bangladesh, musulman. Ce cas illustre le caractère raciste de nos politiques migratoires. Ce qui nous dérange en Europe, ce ne sont pas les Belges comme moi qui émigrent. La plupart des gens sont convaincus que les Africains partent directement de leur pays pour traverser la Méditerranée et pour arriver en Europe. Or, 55 % des migrations internationales depuis l’Afrique de l’Ouest vont vers l’Afrique de l’Ouest.

      Les migrants qui arrivent de Libye vers l’Europe sont généralement classés comme des migrants économiques parce qu’ils sont noirs. Or, ils migrent avant tout parce qu’ils sont persécutés en Libye, violentés et vendus en esclaves sur les marchés. Par contre, les Syriens sont classés comme des réfugiés politiques parce que nous voyons les images de la guerre en Syrie, mais pour la plupart, ils migrent avant tout pour des raisons économiques. Ils n’étaient pas persécutés en Turquie, au Liban ou en Jordanie, mais ils vivaient dans des conditions de vie misérables. Ils migrent en Europe pour reprendre leur carrière ou pour leurs études.

      Quel rôle joue le facteur démographique dans les migrations ? Car la transition démographique ne se fait pas en Afrique, le continent va passer de 1 milliard d’habitants à 3 milliards d’ici 2050.

      Le meilleur moyen de contrôler la natalité d’Afrique serait de faire venir toute l’Afrique en Europe (rires) ! Toutes les études montrent que, dès la deuxième génération, le taux de natalité des Africaines s’aligne strictement sur celui de la population du pays d’accueil.

      Ces taux de natalité créent une peur chez nous, on craint le péril démographique en Afrique, qui va se déplacer vers l’Europe. Les gens restent dans une identité relativement figée, où l’on conçoit l’Europe comme blanche. La réalité est que nous sommes un pays métissé.

      La France black, blanche, beur, c’était il y a vingt ans ! Maintenant, le Rassemblement national et aussi la droite mettent en avant les racines et la tradition chrétienne de la France.

      Ils veulent rester catholiques, blancs. Le problème est qu’aucun autre parti n’assume la position inverse.

      Parce que cela semble inassumable politiquement, ainsi que les solutions que vous proposez. Pour le moment, l’inverse se produit : des gouvernements de plus en plus réactionnaires, de plus en plus xénophobes. Cela fait un peu peur pour l’avenir.

      C’est encore très optimiste d’avoir peur. J’ai acté que l’Europe serait bientôt gouvernée par l’extrême droite. Je suis déjà à l’étape d’après, où s’organisent des petites poches de résistance qui accueillent clandestinement des migrants.

      En Belgique, malgré un gouvernement d’extrême droite, dans un parc au nord de Bruxelles, il y a un grand mouvement de solidarité et d’accueil des migrants pour éviter qu’ils passent la nuit dehors. Près de 45.000 personnes sont organisées avec un compte Facebook pour se relayer. Ce mouvement de solidarité devient de plus en plus un mouvement politique de résistance face à un régime autoritaire.

      Les démocraties, celles pour qui la question des droits humains compte encore un peu, sont en train de devenir minoritaires en Europe ! Il nous faut organiser d’autres formes de résistance. C’est une vision de l’avenir assez pessimiste. J’espère me tromper, et que l’attitude du gouvernement espagnol va ouvrir une nouvelle voie en Europe, que les électeurs vont sanctionner positivement cette attitude d’accueil des migrants.

      https://reporterre.net/Migrants-Ouvrir-les-frontieres-accroit-a-la-fois-la-liberte-et-la-securi

    • There’s Nothing Wrong With Open Borders

      Why a brave Democrat should make the case for vastly expanding immigration.

      The internet expands the bounds of acceptable discourse, so ideas considered out of bounds not long ago now rocket toward widespread acceptability. See: cannabis legalization, government-run health care, white nationalism and, of course, the flat-earthers.

      Yet there’s one political shore that remains stubbornly beyond the horizon. It’s an idea almost nobody in mainstream politics will address, other than to hurl the label as a bloody cudgel.

      I’m talking about opening up America’s borders to everyone who wants to move here.

      Imagine not just opposing President Trump’s wall but also opposing the nation’s cruel and expensive immigration and border-security apparatus in its entirety. Imagine radically shifting our stance toward outsiders from one of suspicion to one of warm embrace. Imagine that if you passed a minimal background check, you’d be free to live, work, pay taxes and die in the United States. Imagine moving from Nigeria to Nebraska as freely as one might move from Massachusetts to Maine.

      https://www.nytimes.com/2019/01/16/opinion/open-borders-immigration.html?smid=tw-nytopinion&smtyp=cur

  • Le combat judiciaire sans fin d’un ex-inspecteur de l’Urssaf
    https://www.mediapart.fr/journal/france/241117/le-combat-judiciaire-sans-fin-d-un-ex-inspecteur-de-l-urssaf

    Philippe Pascal était un inspecteur de l’Urssaf très apprécié, jusqu’au jour où il a contrôlé #François_Mariani, président de la chambre de commerce et d’industrie d’Avignon. Sept ans après, François Mariani le poursuit encore pour avoir transmis au parquet un enregistrement le mettant en cause.

    #France #Avignon #Justice #Philippe_Pascal #Urssaf