• #Fraude à la Sécu : des chiffres réévalués à la baisse | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/fraude-a-la-secu-des-chiffres-reevalues-a-la-baisse-145534

    A partir « d’un échantillon de 2 000 dossiers représentatif des quelque 17,2 millions de personnes vivantes nées à l’étranger disposant d’un numéro de #sécurité_sociale », la direction centrale de la police aux frontières (DCPAF) et des agents du service administratif national d’immatriculation des assurés (Sandia), ont pu travailler.

    Il en est ressorti, comme le précise le communiqué de la commission des Affaires sociales, que 47 dossiers comportaient une « anomalie critique ». Sur ces 47 dossiers, 14 « n’ont pu être régularisés ». « Les intéressés ont perçu un total de prestations de 13 546 euros en 2018. En rapportant cette somme à l’ensemble des dossiers de personnes vivantes immatriculées nées à l’étranger, on aboutit à un préjudice financier de 117 millions d’euros associés aux « fausses » immatriculations. Et en appliquant le même taux d’anomalie aux dossiers « indéterminés », ce montant passe à 138,6 millions d’euros ».

  • Ces étudiants américains qui sous-traitent leurs devoirs à l’étranger Venantia Petillault - 13 Septembre 2019 - le figaro étudiant (qui vous pique automatiquement vos données).

    Certaines entreprises, basées en Inde, en Ukraine ou au Kenya, rédigent des dissertations à la place des étudiants anglo-saxons. Un phénomène qui inquiète dans les universités américaines.

    Jeter un œil sur la copie de son voisin, souffler une réponse ou encore faire des antisèches… Des pratiques de triche vieilles comme le monde. Mais aujourd’hui, Internet permet une tricherie à grande échelle. Des étudiants américains, australiens ou britanniques peuvent sous-traiter leurs travaux scolaires à des travailleurs diplômés venus du Kenya, d’Ukraine ou d’Inde, plutôt que de s’échiner à les écrire. Depuis une dizaine d’années, une véritable industrie de la triche a émergé sur la Toile, rapporte le New York Times https://www.nytimes.com/2019/09/07/us/college-cheating-papers.html .

    Tricherie contractuelle
    « Gagnez plus de temps pour vous », « Vous pouvez vous détendre en sachant que nos rédacteurs fiables et expérimentés vous produiront un texte de qualité supérieure et 100% sans plagiat, écrit juste pour vous (…) », peut-on lire sur ces sites web. Ace-MyHomework (Réussir mes devoirs) ou EssayShark (Génie des disserts) proposent une véritable tricherie contractuelle. Un vaste système de fraude à l’international qui associe des étudiants nantis et des travailleurs précaires.

    Ces entreprises promettent même des « hotlines » pour assurer une totale réactivité ainsi qu’une garantie « satisfait ou remboursé ». Depuis leur création, les productions sous-traitées se sont perfectionnées et les bénéfices ont gonflé. À raison de 15$ le feuillet en moyenne pour un essai de première année d’université et de 42$ le feuillet pour un essai à finir en trois heures, ces entreprises comptent des millions de dissertations commandées chaque année. Le quotidien new-yorkais indique même que certains « auteurs » gagnent assez d’argent pour que cette supercherie devienne un travail à temps plein.

    Mais le monde anglo-saxon n’a pas l’exclusivité de la pratique. Expertmemoire.com, Redaxio.fr, MyStudies.com… Des sites web français se sont lancés, avec le même but mais en proposant des prix plus élevés. En 2017, Bonnenote.fr devenu MyStudies.com, « le partenaire idéal pour vos études », a fini par faire son mea culpa face à la gronde des enseignants. Désormais, « les documents commandés sur MyStudies.com sont des modèles qui doivent être utilisés en référence appropriée et qui ne peuvent donc pas être rendus en l’état à un établissement scolaire ou universitaire », prévient le site web en question.

    Détecter les dissertations fantômes
    Officiellement, ces entreprises indiquent donc que ces dissertations ne sont disponibles qu’à la consultation ou à titre d’exemple, comme MyStudies.com. Cependant, aucune législation ne punit ce marché frauduleux. Outre la problématique grandissante pour les universités de devenir des « usines à diplômes », la grande difficulté consiste à mettre un terme à ces essais fantômes. Si le plagiat a pu être repéré, il est plus difficile de détecter ces écrits, qui sont malgré tout, le plus souvent des « œuvres » originales.

    Mais, face à la montée en puissance de cette pratique, la société américaine Turnitin, spécialisée en détection du plagiat sur internet, vient de créer un logiciel nommé Authorship Investigate. Conçu pour analyser le style des phrases, le vocabulaire ou encore la ponctuation de la dissertation, il pourrait déterminer l’auteur réel d’un texte et ainsi mettre un terme à cette sous-traitance scolaire.

    Source : https://etudiant.lefigaro.fr/article/ces-etudiants-americains-qui-sous-traitent-leurs-devoirs-a-l-etran

    #université #éducation #universités #recherche #science #fraude

  • Plusieurs centaines de tonnes d’escalopes de poulet gorgées d’eau distribuées aux associations caritatives
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/09/plusieurs-centaines-de-tonnes-d-escalopes-de-poulet-gorgees-d-eau-distribuee

    Trois mois après la découverte de steaks frauduleux destinés à des #associations_caritatives, près de 360 tonnes d’escalopes de poulet gorgées d’eau ont été distribuées principalement aux banques des Restos du cœur, de la Croix-Rouge et du Secours populaire, ont rapporté RTL et FranceInfo, lundi 9 septembre.

    Ces escalopes surgelées, qui ne présentent aucun danger pour la santé, sont distribuées depuis le milieu de l’année 2018 dans le cadre du Fonds européen d’aide aux plus démunis (#Fead) et présentent une teneur en eau supérieure à la norme européenne autorisée.

    Les services de l’Etat ont ouvert une enquête afin de déterminer s’il s’agit d’un ajout d’eau volontaire de la part du fournisseur, une entreprise danoise qui a remporté ce marché public, pour vendre de l’eau au prix du #poulet et se faire plus de marges. L’enquête a été transmise aux autorités danoises.

    #fraude #alimentation #pauvreté

  • Vidéo - Non, la #fraude sociale ne coûte pas entre 13 et 45 milliards d’euros par an - Le Point
    https://www.lepoint.fr/video/non-la-fraude-sociale-ne-coute-pas-entre-13-et-45-milliards-d-euros-par-an-0

    Dans un rapport présenté mercredi, la députée Carole Grandjean (LREM) et la sénatrice Nathalie Goulet (UDI) tiraient la sonnette d’alarme. Des chiffres immédiatement remis en cause par l’Insee et deux caisses de sécurité sociale.

  • Inside the Twisted, Worldwide Hunt for a $7 Million Stolen Car
    https://www.esquire.com/lifestyle/cars/a28519630/joe-ford-talbot-lago-7-million-dollar-car


    Quand on n’a pas de soucis on peut toujours s’en créer en courant après l’exclusivité.

    Joe Ford, car detective, searches the world for stolen rare automobiles on the black market. The case he’s on now could set him up for life—if he’s not outsmarted by a skilled network of criminals and cheats.

    #voitures #collectionneurs #fraude #wtf #nantis

  • #Belgique #HSBC : quand une banque s’achète un casier judiciaire vierge Jonathan Lefèvre - 7 Aout 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/hsbc-quand-une-banque-s-achete-un-casier-judiciaire-vierge

    La banque HSBC, connue pour diverses magouilles (blanchiment d’argent, recours aux paradis fiscaux, etc.), vient de payer près de 300 millions d’euros à l’État belge pour échapper à un procès. Bonne nouvelle pour la justice ou nouvel exemple d’amnistie pour les plus puissants ?

    Imaginez. Vous commettez un délit et vous êtes pris la main dans le sac. Mais plutôt que de vous trainer devant un tribunal, la justice vous propose de verser une somme d’argent, minime par rapport au préjudice causé, pour effacer tout ça. Surréaliste ? C’est pourtant légal en Belgique avec la transaction pénale. HSBC vient encore de le rappeler…

    La banque HSBC était poursuivie pour « fraude fiscale grave et organisée, faux et usage de faux, blanchiment et exercice illégal d’intermédiaire financier ». Rien que ça… Le parquet de Bruxelles expliquait hier, lors de l’annonce de la transaction, que « la banque suisse est suspectée d’avoir sciemment favorisé et même encouragé la fraude fiscale en mettant à disposition de certains de ses clients privilégiés des sociétés offshore n’ayant aucune activité économique et n’ayant comme seul but que de dissimuler les avoirs des clients ».1 

    Malgré la sévérité des charges, le parquet de Bruxelles a décidé de conclure une transaction pénale pour un montant de 294,4 millions d’euros à l’État belge. Il y a deux ans, la France avait passé le même genre d’accord avec la banque suisse, pour un montant semblable (300 millions d’euros)…

    Montant total de 6,26 milliards de dollars
    Certains se réjouissent de cette transaction. Cela fait près de 300 millions d’euros dans les caisses de l’État. Mais quid de l’ampleur de la fraude ? Combien l’État (donc, nous) aurait-il récupéré si les poursuites avaient été menées jusqu’au procès ? Et que penser du mécanisme même, qui revient à payer pour s’acheter un casier judiciaire vierge ?

    L’enquête, débutée en 2013, a révélé que le dossier concernait 3 003 Belges détenant 4 616 comptes à la HSBC à Genève, pour un montant total de 6,26 milliards de dollars, annonçait l’Echo d’hier. 300 millions d’euros, c’est énorme, mais très peu au regard des milliards que brasse HSBC.

    Une avocate spécialisée en droit fiscal, Sabrina Scarna, qui défend le principe de la transaction pénale, explique pourquoi HSBC a préféré conclure un arrangement avec le parquet : « Puisqu’il y a une transaction, les poursuites vont être éteintes et il n’y aura donc pas de condamnation, pas de casier. Par exemple, si vous êtes un dirigeant d’entreprise et que vous avez une transaction pénale, ça veut dire que vous n’aurez pas une condamnation pénale à la clé qui pourrait vous interdire de continuer à exercer votre métier. C’est vraiment un élément à prendre en compte par rapport au fait qu’on éteint les poursuites, c’est un élément très essentiel. »2 

    C’est surtout un élément « très essentiel » d’une justice de classe. Marco Van Hees, spécialiste fiscalité du PTB et député fédéral : « Si une banque organisant plus de 1 000 dossiers de fraude poursuivis par le fisc peut échapper à un procès en payant une transaction, on se demande quel criminel en col blanc pourrait encore se retrouver au tribunal. »

    Justice de classe
    L’avocat et professeur de droit fiscal Michel Maus se demande s’il ne faut tout simplement pas retirer sa licence bancaire (soit le « permis » de faire des opérations de banque) à HSBC : « Cela donne l’impression que la fraude à grande échelle est traitée différemment. Je me demande si HSBC doit conserver sa licence bancaire. L’éthique ne doit pas être ignorée. Si la justice manque de moyens pour les gros dossiers, ce n’est pas pour autant qu’elle doit s’en prendre davantage aux petits fraudeurs. »3

    Alors que des gens qui volent de quoi manger dans un supermarché se retrouvent avec des condamnations à de la prison ferme, les très riches peuvent payer pour éviter un procès. Marco Van Hees rappelle la position du PTB : « Nous exigeons la suppression de ce système de transaction pénale. Au contraire, nous voulons renforcer les sanctions pour les auteurs de fraude fiscale grave, comme c’est le cas ici. Ceux-ci ne doivent pas pouvoir avoir pour seule sanction un simple risque de pénalité financière, sous-proportionné et peu dissuasif. Ils doivent être soumis aux risques d’un procès public, de sanctions pénales allant jusqu’à l’emprisonnement et à l’expropriation de leur établissement. Y compris pour les banques livrant assistance à la fraude. »

    Marco Van Hees rappelle les conditions dans lesquelles la loi qui permet ce genre d’arrangement entre amis a vu le jour : « La loi sur la transaction pénale a été votée de manière très douteuse par le parlement en 2011, dans un contexte où à la fois les diamantaires et l’axe Pathok Chodiev/Nicolas Sarkozy/Armand De Decker https://archive.ptb.be/articles/et-si-l-affaire-chodiev-de-decker-etait-en-fait-l-affaire-chodiev-reynde faisaient pression pour l’obtenir. Koen Geens est le fondateur du cabinet d’avocat Eubelius dont est membre Raf Verstraeten, avocat des diamantaires (notamment Omega Diamonds) et promoteur de la transaction pénale : on a appris qu’il avait été payé par l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC, lobby diamantaire) pour venir comme éminent juriste au Sénat donner son avis – positif – sur la loi de transaction pénale. Plus tard, la Cour constitutionnelle a invalidé la transaction pénale et c’est Koen Geens, ministre de la Justice, qui a fait voter une loi réparatrice en 2018 pour que le parquet puisse reprendre les transactions pénales. »

    Le député de gauche a introduit une question parlementaire pour interpeller Koen Geens dès la rentrée.

    A l’heure où l’État tente de liquider nos services publics pour cause de « manque d’argent », il se tire une balle dans le pied en refusant d’aller chercher l’argent là où il se trouve. Pire, il s’arrange avec les grands fraudeurs pour les laisser tranquilles…

    1 . Le Soir, 7 août • 2. La Première, 7 août • 3. Belga, 6 août 2019

    #hsbc #swissleaks #Swiss_leaks #finance #banques #évasion_fiscale #suisse #banque #corruption #économie #paradis_fiscaux #blanchiment #fraude_fiscale #banksters #fisc #fraude #impôts

  • Le numéro 0 de la revue #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...


    Sommaire :

    La revue est disponible en ligne :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2016/09/nunatakzero.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

    –-----

    des info plus détaillées sur le numéro 1 déjà sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/784730

    #revue #montagne #Alpes #montagnes

  • Fraude : la Sécu veut former ses agents à repérer les assurés menteurs
    http://www.lefigaro.fr/social/fraude-la-secu-veut-former-ses-agents-a-reperer-les-assures-menteurs-201907

    Dans un appel d’offre repéré par Le Parisien, le centre de formation de la Sécurité sociale indique vouloir apprendre à ses agents à repérer les assurés menteurs pour mieux lutter contre la fraude.

    C’est un appel d’offre original qu’ont repéré nos confrères du Parisien ce dimanche. Dans celui-ci, l’Institut 4.10, qui forme depuis 2016 le personnel de la protection sociale lance un appel d’offre pour la « conception et l’animation de formations » pour des « techniques d’audition et/ou de détection de mensonge ». En d’autres termes, apprendre à déterminer quand un interlocuteur ment. D’une valeur estimée à « un maximum de 749.999 euros HT sur l’ensemble de sa durée, éventuelles reconductions comprises », le marché doit permettre de former les agents de la sécu, pour qu’ils soient capables de déterminer quand un assuré leur ment durant un entretien.

    Les outils apportés par les formations doivent permettre aux agents de mener « des entretiens et des auditions permettant de caractériser la fraude et l’intentionnalité des faits constatés ». Autrement dit, « déceler le mensonge dans les dires verbaux, les écrits et de savoir décrypter le langage non-verbal ». Tout un programme. Les formateurs, de leur côté, « devront avoir une bonne connaissance de la lutte contre la fraude et contre le travail dissimulé ainsi que des métiers de contrôle et d’Officier de Police Judiciaire », afin que les leçons soient les plus « efficaces » possibles.

    Toujours selon Le Parisien, l’objectif est de former les personnels de l’Assurance maladie, des caisses d’allocation familiale, de la caisse de retraite et de la branche accidents du travail et maladies professionnelles. Les formations doivent avoir lieu par groupe de huit à douze personnes, sur des sessions de deux ou trois jours. Elles visent notamment à aider les agents à interpréter le langage corporel, à identifier les émotions et à détecter des signes de mensonge dans les voix des assurés.
    Des sommes importantes en jeu

    Les montants mis sur la table pour améliorer le contrôle et la recherche des fraudeurs prouvent que le sujet est pris au sérieux par la Sécu. Les sommes en jeu sont importantes : un rapport de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude souligne que la fraude aux prestations sociales a coûté 586,9 millions d’euros en 2017. En avril, la Caf révélait de son côté avoir identifié 44.897 cas de fraude aux prestations sociales en 2018, pour un impact financier de 304,6 millions d’euros.

    Les cas emblématiques se sont multipliés ces dernières années : en octobre dernier, les forces de l’ordre ont interpellé les responsables d’un vaste réseau d’escroquerie aux allocations sociales, qui étaient soupçonnés d’avoir établi près de 1200 dossiers d’indemnisation auprès de la caisse d’allocation familiale et du régime social des indépendants. Bilan : 1,7 million d’euros d’allocations sociales détournées vers la Roumanie.

    Les fraudes réelles, quant à elles, restent difficilement chiffrables. Le magistrat Charles Prat estimait en décembre dernier que la fraude aux faux numéros de Sécu pouvait coûter jusqu’à 14 milliards d’euros, un chiffre bien au-dessus des estimations du Sénat, qui parle lui plutôt de 200 à 802 millions d’euros.

    #guerre_au_pauvres #fraude #fumisterie #racisme

  • #Football_leaks : Doyen Sports poursuivi pour fraude fiscale en Espagne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180719/football-leaks-doyen-sports-poursuivi-pour-fraude-fiscale-en-espagne

    Trois ans après nos révélations issues des « Football Leaks », le fonds d’investissement Doyen Sports et son ex-patron Nelio Lucas sont poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment en Espagne. Paradoxe : le lanceur d’alerte Rui Pinto, à l’origine des révélations, est en prison à cause d’une plainte de Doyen. Ce dont Eva Joly s’offusque.

    #Fraude_fiscale,_football_leaks,_Doyen_Sports,_blanchiment,_Nelio_Lucas,_Espagne

  • Condamnés à de la prison ferme, Dieudonné et Soral pourraient être incarcérés
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080719/condamnes-de-la-prison-ferme-dieudonne-et-soral-pourraient-etre-incarceres

    Déjà multi-condamnés pour antisémitisme, Dieudonné et Alain Soral pourraient passer par la case prison. Le premier vient d’être condamné à deux ans de prison ferme pour fraude fiscale. Deux ans ferme sont requis contre le second pour une publication sur son site, lui qui a déjà été condamné à un an ferme pour négationnisme en avril.

    #EXTRÊME_DROITE #Fraude_fiscale,_Alain_Soral,_Dieudonné,_Antisémitisme,_Prison

  • La justice française enquête sur un compte bancaire caché de Raymond Barre en Suisse
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/03/la-justice-enquete-sur-un-compte-en-suisse-de-raymond-barre_5484733_3224.htm

    L’ancien premier ministre, mort en 2007, aurait placé 6,7 millions d’euros. Ses fils ont payé près d’un million d’euros pour régulariser leur situation fiscale.

    Une information judiciaire est ouverte depuis le 29 avril 2016 concernant des soupçons de blanchiment de fraude fiscale visant de l’argent caché en Suisse par l’ancien premier ministre Raymond Barre, dont auraient hérité ses enfants, a-t-on appris, mardi 2 juillet, de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné.

    Ces investigations ont démarré à la suite d’un signalement de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), a précisé cette source. Selon Le Canard enchaîné, c’est l’ancien patron de la DGFIP, Bruno Bézard, qui a saisi le Parquet national financier (PNF).
    L’hebdomadaire précise que l’affaire a débuté avec l’envoi au fisc, par un informateur en 2013, d’une copie d’écran du réseau interne de la banque Crédit suisse. Y figurent notamment le nom de Raymond Barre et deux mentions manuscrites : un numéro de compte et un montant de onze millions de francs suisses (6,7 millions d’euros en 2007, au moment de la mort de l’ancien premier ministre), « confirmé depuis par les enquêteurs », souligne le journal.

    Le Canard enchaîné affirme que les fils de l’ex-maire de Lyon, et troisième homme de l’élection présidentielle de 1988, ont depuis payé près d’un million d’euros pour régulariser leur situation fiscale.

  • Procès Balkany : le parquet demande de la prison ferme
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130619/proces-balkany-le-parquet-demande-de-la-prison-ferme

    Le maire (LR) de Levallois-Perret risque d’aller directement en prison si les réquisitions du parquet national financier sont suivies par le tribunal correctionnel de Paris.

    #Reportage #Fraude_fiscale,_Prison,_Corruption,_blanchiment,_LR,_Hauts-de-Seine,_Balkany,_Levallois-Perret,_Justice,_procès,_Patrick_Balkany

  • Fausse viande : Un grossiste français, un appel d’offre de l’état, la fraude était signalée depuis Mars ! . . . . _ actu.fr 8 Juin 2019
    https://actu.fr/bretagne/loudeac_22136/la-societe-voldis-loudeac-coeur-scandale-faux-steacks-haches_24892880.html

    La société Voldis à Loudéac (Côtes-d’Armor), appartenant à Valéry Le Helloco, est impliquée dans le scandale des faux steaks hachés fournis aux associations caritatives.

    La société de production agroalimentaire Voldis, basée rue de Pontivy à Loudéac, se trouve impliquée dans l’affaire des 780 tonnes de faux steack hachés à base de graisse et de soja livrés à des associations caritatives.

    Une pseudo-viande offerte par l’Union européenne, qui a été distribuée d’office pendant des mois à la Banque alimentaire, à la Croix Rouge, aux Restos du Coeur et au Secours populaire. Autant de bénévoles « scandalisés », « écoeurés » pour leurs bénéficiaires…

    Un marché public de 5,2 millions d’euros
    Voldis SA a remporté en 2018 (ainsi qu’en 2015 et 2016) le marché du Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) : trois lots de steaks hachés pour un montant total de plus de 5,2 millions d’euros, selon l’AFP.

    Voldis se fournissait auprès d’un industriel polonais qui livrait lui-même les associations, selon France info.

    S’ils ne sont pas dangereux pour la santé, ces steaks sans viande n’en sont pas moins manifestement frauduleux. Tandis que la DGCCRF poursuit son enquête, l’interprofession Elevage et viande a porté plainte contre X .

    Le président d‘Interbev, Dominique Langlois, a déclaré :
    Nous demandons une sévérité exemplaire afin que de tels actes frauduleux ne puissent plus se reproduire en France. Il est de notre devoir de garantir à tous nos concitoyens une viande irréprochable en termes de qualité. Ainsi, INTERBEV, en collaboration avec INAPORC, travaille depuis plusieurs mois à la mise en place d’une association qui favorisera les dons de viande française aux plus démunis.

    Une société détenue par Valéry Le Helloco
    Voldis est dirigée par Géraldine Barthélémy mais appartient à l’homme d’affaires loudéacien Valéry Le Helloco à travers sa société financière VLH, basée… au Luxembourg. Lui-même est domicilié tantôt en Bretagne, tantôt à Jersey, tantôt au Togo. Notre confrère « Libération » a mené son enquête sur le sujet. https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/07/qui-est-l-entreprise-francaise-qui-a-fourni-de-faux-steaks-haches-aux-ass
    Voldis détient aussi l’abattoir Le Clézio (dinde), à Saint-Caradec. Toutes ces sociétés ainsi que l’agence d’intérim Flèche et des sociétés immobilières sont domiciliées au 42 rue de Pontivy, à Loudéac ; une maison particulière.

    Foodwatch dénonce l’inaction des pouvoirs publics
    Ingrid Kragl, directrice de l’information à Foodwatch, une association de défense des consommateurs sur le plan alimentaire, dénonce l’inaction des pouvoirs public :
    Comment se fait-il qu’ils aient pu passer entre les mailles du filet pendant des mois sans que les autorités ne mettent la main dessus ? Car ce sont les associations qui ont alerté la répression des fraudes.
    Et ce, dès le mois de mars dernier. Scandale après scandale (celui-ci rappelle beaucoup l‘affaire des lasagnes à la viande de cheval, une fraude d’ampleur européenne également), le scénario se répète avec toujours les mêmes ingrédients :
    Une traçabilité défaillante et beaucoup d’opacité ; il est très difficile pour le consommateur d’accéder à l’information.

    Il est aussi très difficile de remonter les filières jusqu’aux industriels concernés. 

    Le manque de moyens des autorités de contrôle, c’est un tapis rouge pour ceux qui voudraient frauder parce qu’ils se disent qu’ils ne vont pas se faire avoir. (…) Cela ne touche pas seulement la viande mais aussi les légumes ou le lait contaminé…

    #nutrition #pauvres #pauvreté #industrie #alimentation #fraude #contrôle #pologne #france #ue #union_européenne #agroalimentaire #santé #malbouffe #beurk #cantines #super_marché #grande_distribution #super_marché #promo #traçabilité

  • France : 780 tonnes de faux steaks hachés livrées aux associations d’aides aux plus démunis - RTBF - 7 Mai 2019
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_france-780-tonnes-de-faux-steaks-haches-livrees-aux-associations-d-aides

    La Croix Rouge Française, Les Restos du Cœur, le Secours Populaire Français, et la Fédération française des banques alimentaires, des associations venant en aide aux plus démunis ont eu la très mauvaise surprise de découvrir qu’elles avaient été victimes d’une très importante fraude. Une entreprise française, a fait fabriquer en Pologne des faux steaks hachés pour augmenter ses bénéfices.

    Plus de 780 tonnes de faux steaks hachés ont été livrées aux associations par un fournisseur de viande pour collectivité. Comme le racontent nos confrères en mars dernier les associations se sont inquiétés du goût, de la texture et de la couleur de la viande livrée.

    « Après avoir suspendu la distribution, elles ont fait analyser ces steaks par les services de la répression des fraudes. Et le verdict est sans appel : ces steaks ne contenaient pas de la viande mais du gras, pas du muscle mais de la peau. Le tout mixé avec du soja et de l’amidon, des produits non-autorisés dans des steaks hachés, avec un réemploi aussi de viande transformée » .

    Les fraudeurs encourent deux ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende pour tromperie et fraude en bande organisée.

    #nutrition #pauvres #pauvreté #industrie #alimentation #fraude #contrôle #pologne #france #ue #union_européenne #agroalimentaire #santé #malbouffe #beurk

  • #Fraude aux #prestations_sociales : un rapport du Sénat tord le cou aux #idées_reçues | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/fraude-aux-prestations-sociales-un-rapport-du-senat-tord-le-cou-aux-idee

    La fraude documentaire aux prestations sociales entraînerait chaque année pour l’État un préjudice de 200 à 300 millions d’euros. C’est ce qui ressort d’un rapport du Sénat remis ce mercredi. L’année dernière, un magistrat spécialisé, l’évaluait pourtant à 14 milliards par an. « Une extrapolation un peu abusive » selon le sénateur MoDem, Jean-Marie Vanlerenberghe.

    #sécurité_sociale #immatriculation #étrangers

  • Pourquoi je ne vote pas et autres inédits, Raoul Vaneigem, éditions Le cactus Inébranlable.

    « L’important désormais c’est de s’en prendre à un système aberrant et destructeur, et non à des hommes. »
     
    Il ne déplaît pas aux médias affairistes que le puritanisme écologique soit mis dans le même sac que l’éloge de la pollution et de la liberté du commerce.

    De l’extrême gauche à l’extrême droite,ce qui prime,c’est la recherche d’une clientèle, c’est le pouvoir,le mensonge, l’imposture et la frime.

    C’est le mépris du pauvre con qui pisse sa confiance dans l’urne sans penser à la vérole du désenchantement qui, le rendant hargneux et pris d’une rage aveugle,le prédisposera à la barbarie du chacun pour soi et du tous contre tous.

    Les éditions « Le cactus Inébranlable » LE LIEN  : http://cactusinebranlableeditions.e-monsite.com/pages/acheter-nos-livres/catalogue/pourquoi-je-ne-vote-pas.html

    Avec Raoul Vaneigem (Pourquoi je ne vote pas et autres inédits), la forme courte qui alterne avec des textes plus copieux prend davantage la forme de brulots en totale harmonie avec le discours du situationniste non-aligné, bien connu pour sa ferveur libertaire, pourfendeur de l’aliénation au travail, chantre de l’hédonisme, du « rire de la vie » qui est « passer outre à tout ce qui nous fait payer matériellement et mentalement, à tout ce qui nous pourrit l’existence », un rire qui fatalement « n’est pas le bienvenu quand le ridicule est partout ». Mais qui sous-tend de son indéfectible espérance en un monde plus joyeux la vaillance des propos polémiques et vigoureux répandus dans ce livret. Qu’il s’agisse de ces textes réunis sous la bannière de « Rien ne résiste au rire de la vie » et de « Pourquoi je ne vote pas » (où l’auteur voit dans la pratique électorale « le mépris du pauvre con qui pisse dans l’urne sans penser à la vérole du désenchantement qui, le rendant hargneux et pris d’une rage aveugle, le prédisposera à la barbarie du chacun pour soi et du tous contre tous ». Textes suivis de « Conversation avec Jacques Rétif » où, face au Boussutois, Vaneigem explicite ses théories politico-philosophiques sur le (mauvais) état du monde en concluant qu’il faut « affirmer partout la prééminence absolue du droit de vivre sur les droits du commerce et de la finance ». Quant aux dessinateurs Serge Poliart et Joseph Ghin, ils illustrent le recueil avec une gouaille, un humour, une fantaisie débridée et un foisonnement graphique en parfaite adéquation avec un certain rire de la vie.

    Ghislain Cotton (Le Carnet et les Instants)

    #Raoul_Vaneigem #élections #démocratie

  • « #Dieselgate » : l’expertise qui met en cause #Renault
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/13/dieselgate-l-expertise-qui-met-en-cause-renault_5461406_3244.html

    En octobre 2017, les magistrats instructeurs ont ordonné à l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT) de procéder à une batterie de tests complémentaires afin de confirmer l’hypothèse de la présence de dispositifs frauduleux. Une campagne d’essais a été réalisée sur deux modèles de la marque : Captur et Clio IV. Les conclusions de l’ISAT sont sans équivoque sur « l’existence d’une modification des dispositifs de dépollution permettant l’adaptation à la procédure d’homologation de façon différente de conditions d’utilisation réelles ».

    #paywall mais compris que ça ne marche pas sous certaines conditions : quand il fait chaud ou froid et à moins de 50 km/heure, c’est-à-dire en ville.
    #fraude #pollueur #pollution

    • Suite

      « Aucune purge » en dessous de 50 km/h

      Pour aller plus loin, les experts de l’ISAT, institut rattaché à l’université de Bourgogne, ont étudié les mécanismes de cette modification. Ils observent que les deux systèmes de dépollution retenus par Renault, la vanne dite « EGR » et le piège à NOx, ne fonctionnent pas dans certaines conditions. La vanne EGR « cesse d’être opérante » à des températures en dessous d’un seuil pouvant être rencontré l’hiver ou supérieur à un seuil qui peut fréquemment être dépassé en conditions normales, non hivernales.

      Quant au piège à NOx, il fonctionne « avec une fréquence faible sur une large plage de vitesses pratiquées couramment » et ne réalise « aucune purge » en dessous de 50 km/h. Autant dire que ces systèmes de dépollution sont largement inopérants en ville où les populations sont particulièrement exposées aux rejets de NOx. Un risque considérable en termes de santé publique puisqu’on estime que les oxydes d’azote et les particules fines sont à l’origine de 48 000 décès prématurés en France chaque année.

      Augmentation des émissions d’oxydes d’azote
      « Nous parvenons aux mêmes conclusions sur l’augmentation des émissions d’oxydes d’azote résultant de cette manipulation pour les véhicules roulant normalement et pensons que, si le fonctionnement de la vanne EGR et du piège à NOx était conforme à celui mis en place pour l’homologation, ces véhicules produiraient, notamment en circulation urbaine, nettement moins d’oxydes d’azote », poursuit l’ISAT. « De l’ordre de la moitié », estiment les experts.

      Le rapport bat en brèche les arguments de défense du constructeur. Contacté par Le Monde, le groupe explique ne « pas pouvoir commenter un document auquel il n’a pas eu accès ». Depuis le début de l’affaire, il répète qu’« aucun de ses services n’a enfreint les règles, européennes ou nationales, relatives à l’homologation des véhicules » et maintient que « les véhicules Renault ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution ».

      Les conseils du constructeur estiment que l’enquête de la justice française « pose, entre les autorités européennes et les Etats membres, des questions d’interprétation des normes régissant les conditions d’homologation des véhicules ». Afin de verrouiller leur instruction, les juges du pôle santé chargés du dossier du « dieselgate » ont justement saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette « demande de décision préjudicielle » a été enregistrée en mars. Les juges sollicitent la CJUE pour qu’elle précise l’interprétation du droit de l’Union, afin de l’appliquer correctement dans le cadre du dossier du « dieselgate ».

      Au centre des interrogations des magistrats français, un règlement européen datant du 20 juin 2007 et « relatif à la réception des véhicules à moteur au regard des émissions des véhicules particuliers et utilitaires légers (Euro 5 et Euro 6) et aux informations sur la réparation et à l’entretien des véhicules ». C’est ce règlement n° 715/2007 qui définit les procédures d’homologation et impose aux constructeurs les exigences techniques susceptibles de limiter les rejets de gaz polluant, et notamment des fameux oxydes d’azote, dans le but d’améliorer la qualité de l’air. Il s’applique aux véhicules concernés par le « dieselgate », mis en circulation avant 2015 et répondant donc aux normes Euro 5 et Euro 6.

      « Dispositif d’invalidation »
      Au total, les juges parisiens ont adressé dix questions préjudicielles à la CJUE. Elles tournent essentiellement autour de la notion de « dispositif d’invalidation » défini dans le règlement en question. Ce dernier le décrit, dans son article 3-10, comme « tout élément de conception qui détecte la température, la vitesse du véhicule, le régime du moteur en tours/minute, la transmission, une dépression ou tout autre paramètre aux fins d’activer, de moduler, de retarder ou de désactiver le fonctionnement de tout ou partie du système de contrôle des émissions dans des conditions dont on peut raisonnablement attendre qu’elles se produisent lors du fonctionnement et de l’utilisation normaux des véhicules ».
      Un tel dispositif utilisé aux fins d’activer ou de moduler le système de contrôle des émissions pour obtenir l’homologation du véhicule peut-il être rangé dans cette catégorie ? Si oui, ce dispositif tombe-t-il sous le coup de l’article 5-2 du même règlement, qui prévoit que « l’utilisation de dispositifs d’invalidation qui réduisent l’efficacité des systèmes de contrôle des émissions est interdite » ?
      L’argument de la sécurité et de la protection du moteur
      Le même article prévoit cependant des exemptions, notamment lorsque « le besoin du dispositif se justifie en termes de protection du moteur contre des dégâts ou un accident et pour le fonctionnement en toute sécurité du véhicule ». C’est cet argument de sécurité et de protection du moteur qui est avancé par les ingénieurs de Renault et les autres constructeurs impliqués dans le « dieselgate » (hormis Volkswagen qui a reconnu la fraude aux Etats-Unis) pour en justifier l’emploi.

      C’est également pourquoi les magistrats instructeurs parisiens font cette ultime requête très technique auprès de la CJUE : « le ralentissement du vieillissement ou de l’encrassement du moteur fait-il partie des impératifs de “protection du moteur contre les dégâts ou un accident” ou du “fonctionnement en toute sécurité du véhicule” qui peuvent justifier la présence d’un dispositif d’invalidation au sens de l’article 5-2 ? ».
      La Cour de justice de l’Union européenne n’a pas encore répondu aux juges français. Le rapport d’expertise de l’ISAT, en tout cas, ne fait aucune mention d’une quelconque nécessité de « sécurité » ou de « protection du moteur » pour justifier la désactivation des systèmes de dépollution.

      Stéphane Mandard

      #bagnole #particules_fines

  • Près de 50% des dossiers de #RSA comportent un #trop_perçu
    https://www.banquedesterritoires.fr/pres-de-50-des-dossiers-de-rsa-comportent-un-trop-percu

    Comme chaque année, la Caisse nationale d’#allocations_familiales (#Cnaf) publie son bilan de la lutte contre la #fraude et de la récupération des indus. Portant sur l’année 2018, le dossier de présentation est intitulé « Le contrôle et le ’#droit_à_l'erreur' dans les CAF ». Si cet intitulé entend montrer que les indus ne doivent pas être confondus avec la fraude intentionnelle, l’usage systématique des guillemets pour le « droit à l’#erreur » peut laisser penser que la branche Famille a encore du mal avec cette notion, pourtant désormais reconnue par la loi du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance (loi Essoc) dans le secteur public ou parapublic.

    […] Ce volet de prévention n’exclut évidemment pas la mise en œuvre de contrôles et d’actions de lutte contre la fraude. Les #CAF ont ainsi réalisé l’an dernier 35,8 millions de contrôles : 30,7 millions de contrôles automatisés (86%), 4,8 millions de contrôles sur pièces (13%) et 170.000 contrôles sur place (1%). Ils ont permis de détecter 44.897 cas de fraude, un chiffre stable par rapport à 2017 (45.100). Leur montant cumulé est toutefois légèrement plus élevé : 305 millions contre 291 millions un an plus tôt, soit une moyenne de 6.785 euros par fraude détectée. Le montant des fraudes détectées a ainsi doublé en cinq ans, en particulier grâce à la plus grande efficacité des contrôles. La Cnaf prend toutefois soin de rappeler que "rapportés aux 12,7 millions d’allocataires, les cas de fraudes concernent environ 0,35% d’entre eux" .

  • #Nasa : Victime d’une #fraude, l’agence spatiale a acheté des pièces défectueuses pour ses fusées pendant des années
    https://www.20minutes.fr/monde/2509431-20190502-nasa-victime-fraude-agence-spatiale-achete-pieces-defectu

    La Nasa aurait trouvé le responsable de l’échec de deux missions effectuées en 2009 et 2011. L’entreprise américaine Sapa Profiles Inc lui aurait vendu frauduleusement des pièces en #aluminium défectueuses.

    Pendant 19 ans, des responsables de cette société, qui s’appelle aujourd’hui Hydro Extrusion Portland Inc., auraient « falsifié des milliers de documents de certification de pièces en aluminium destinées à des centaines de clients », a affirmé ce mardi la Nasa dans un communiqué.

  • 10% Le “geste” de François Pinault ou le rêve fiscal des grands bourgeois Frustration - 16 Avril 2019
    https://www.frustrationlarevue.fr/le-geste-de-francois-pinault-ou-le-reve-fiscal-des-grands-bourgeo

    Le milliardaire français n’a pas attendu que les braises soient refroidies pour faire son annonce https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/breton-francois-pinault-va-donner-100-millions-notre-da . Sur le cadavre encore chaud de Notre-Dame-de-Paris, il a annoncé le déblocage de 100 millions d’euros pour contribuer aux réparations, et le tout a été repris en boucle par l’ensemble de nos journalistes, dont on sait que le sens de l’éthique et du recul est suspendu dès qu’un truc brûle quelque part. Tels des invités affamés piaffant d’impatience devant le barbecue, toute la meute de récupérateurs a pu ainsi bénéficier de l’exposition médiatique usuelle.

    Comme c’est la concorde nationale (chose que nombres de journalistes interprètent comme “on peut relayer tout et n’importe quoi”), il n’y a eu personne pour nous dire que 100 millions de la fortune de François Pinault s’élevant à 34 milliards d’euros http://www.leparisien.fr/economie/le-groupe-kering-de-francois-henri-pinault-aurait-soustrait-2-5-milliards , c’est un geste similaire à celui d’un Français touchant le salaire médian qui donnerait un peu moins de 10€ de son salaire mensuel. Ce que beaucoup feront certainement, tant l’attachement à ce monument historique est important, et il est fort à parier que tous n’auront pas le droit à leur petite couverture médiatique. “Pierrette Dupuis a fait un don de 40€ alors qu’elle touche moins de 1000€ de pension de retraite, un geste bien supérieur à celui de François Pinault !” titrera BFM TV ? Non évidement.

    Pas plus que les articles dithyrambiques sur les largesses du brave homme n’ont mentionné le fait qu’aux dernières estimations ce monsieur et sa famille avaient soustrait 2.4 milliards d’euros http://www.leparisien.fr/economie/le-groupe-kering-de-francois-henri-pinault-aurait-soustrait-2-5-milliards au fisc. Des milliards qui auraient pu contribuer aux salaires des pompiers héroïques de cette nuit ou… à l’entretien ou aux normes de sécurité du monument. Autant dire que le vrai titre aurait du être “le breton François Pinault doit plusieurs milliards à Notre-Dame-de-Paris : la tradition de la fraude fiscale”.

    C’est un fait avéré, Pinault et ses semblables ne veulent pas payer d’impôts : c’est moche, c’est sale, ça pue le hall d’accueil d’un centre des finances publiques éclairé au néon. ça c’est bon pour le peuple, dont tout le monde s’accorde à dire qu’en son sein, “tout le monde devrait payer l’impôt sur le revenu” histoire de bien montrer son adhésion à la République (la TVA et les impôts locaux ne suffisant apparemment pas). Les riches c’est différent, ils veulent bien donner de l’argent, mais ils aiment choisir à quoi ils contribuent. A contribution prestigieuse, destination de prestige : chaque société du CAC 40 et PDG français rivalise d’audace pour ouvrir musées, fondations, couvrir les rénovations du château de Versailles, maintenant de Notre-Dame… Payer le salaire de n’importe quel pompier anonyme ne les intéresse guère.

    Non seulement ils veulent pouvoir choisir, mais en plus ils veulent pouvoir communiquer sur leur noble choix. Quelle tristesse de recevoir son avis d’imposition tout gris et moche, même pas instagramable, alors qu’on peut se faire prendre en photo devant un palais en travaux, des enfants africains tout sourire ou Notre-Dame-de-Paris en pleine reconstruction ? Pour gérer l’aspect publicitaire de l’affaire, ils peuvent compter sur des médias qui, même lorsqu’ils ne les ont pas rachetés (après tout c’est bien de France 3 que nous tirons ce visuel), se gardent toujours de mentionner les réductions fiscales dont bénéficie tel ou tel “généreux donateur” pour sa contribution : pourtant, dès ce matin, Jean-Jacques Aillagon, présenté sobrement comme “ancien ministre de la culture” mais en fait conseiller depuis 2011 de François Pinault (c’est la concorde nationale, nos journalistes ne veulent pas nous embarrasser de détails), déclarait sur Twitter : https://twitter.com/aillagon/status/1117854441590251521 “J’invite le parlement à voter en urgence une disposition spéciale ouvrant une réduction d’impôt de 90% sur les dons qui seront faits en faveur du grand chantier de restauration de Notre-Dame”. Pas fous les mecs ! Vous savez ce que ça représente 100 millions quand on possède un jet privé, une île et des tas de résidences secondaires ?! J’aimerais bien vous y voir Pierrette !

    On se gardera bien de nous donner des éléments sur la réalité des chiffres à plein de zéro qu’ils affichent. C’est sûr de 100 millions ça impressionne, ce n’est pas Pierrette qui pourrait sortir une telle somme, mais les 40 balles de Pierrette ou les 10 balles de Paul représentent un sacrifice bien plus grand que les millions de François. Et en plus, en plus, ni Pierrette ni Paul n’ont accumulé leur petit pécule mensuel (leur salaire ou leur pension quoi), sur le dos de leurs concitoyens. Contrairement à François Pinault qui, comme tout capitaliste – c’est triste mais c’est ainsi – s’est enrichi sur la part de travail qu’il ne rémunère pas pour rémunérer ses dividendes, et sur les milliards dus au fisc et non acquittés.

    Le petit plan com’ de Pinault, ce n’est que la concrétisation du rêve fiscal de tout grand bourgeois : ne plus payer d’impôt (par la fraude ou la fin de l’ISF, merci Macron), redonner beaucoup moins en dons pour des causes qu’il choisit (le pompier, l’infirmière ou la prof attendront) et récolter au passage toute une gloire qu’il ne mérite pas.

    #fiscalité #fraude_fiscale #impôts #gloire #foutage_de_gueule

  • Le Défenseur des droits s’alarme de « dérives » dans la traque des fraudeurs aux prestations sociales
    https://www.bfmtv.com/economie/le-defenseur-des-droits-s-alarme-de-derives-dans-la-traque-de-la-fraude-aux-p

    Les administrations ont des progrès à faire pour éviter que la lutte contre la #fraude aux prestations sociales n’entraîne des « dérives » préjudiciables aux usagers, affirme un rapport du le Défenseur des droits. Il demande aussi que soit bien maintenu un « #reste_à_vivre » minimal pour les fraudeurs qui doivent rembourser des aides indûment perçues.

    Le Défenseur des droits s’alarme de certaines conséquences de la chasse à la fraude aux prestations sociales. Une loi adoptée en juillet dernier a certes consacré un « droit à l’erreur » pour les administrés - qui ne peuvent désormais plus être sanctionnés pour des erreurs déclaratives s’ils se sont trompés « de bonne foi » - s’est félicité le défenseur, Jacques Toubon. Mais il est trop tôt pour évaluer les effets réels de cette loi, et surtout cette évolution législative ne répond qu’en partie aux inquiétudes que le Défenseur des droits avait déjà formulées sur ce sujet en septembre 2017, précise-t-il dans ce nouveau rapport.

    Jacques Toubon regrette la persistance d’"atteintes aux droits" des usagers, notamment parce que les administrations n’ont guère changé leurs pratiques pour mieux informer le grand public de ses obligations déclaratives. Les bénéficiaires de certaines #allocations peuvent ainsi se voir injustement pénalisés si l’administration les soupçonne de vivre en concubinage, alors qu’ils ont déclaré vivre seuls.

    "Nous recevons toutes les semaines des réclamations à ce sujet. Les gens sont privés de leurs allocations et se retrouvent dans des situations catastrophiques parce qu’ils sont considérés comme vivant en concubinage alors qu’ils hébergent quelqu’un de leur entourage, ou qu’ils sont en colocation" , a précisé Vanessa Leconte, cheffe du pôle protection sociale et solidarité du Défenseur des droits.

    Le Défenseur des droits favorable à un « reste à vivre »

    En cas de doute, il incombe pourtant à l’administration d’"établir la nature des relations entre le bénéficiaire et son éventuel(le) concubin(e)", rappelle le rapport, qui plaide pour que le ministère des Solidarités publie une circulaire en ce sens. A ce jour, seule la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) a diffusé une instruction sur ce sujet.
      
    En outre, le Défenseur des droits rappelle que même s’ils ont commis une fraude aux prestations sociales, les bénéficiaires d’aides doivent pouvoir conserver un « reste à vivre » minimal lorsqu’ils remboursent les sommes indûment perçues. Ce principe n’est pas toujours respecté, ce qui semble refléter « la primauté des impératifs budgétaires sur le respect du principe de dignité de la personne humaine ».
      
    Le Défenseur des droits raconte ainsi avoir dû intervenir en faveur d’une mère célibataire de quatre enfants menacée d’expulsion car la CAF voulait lui appliquer « un plan de remboursement irréaliste au regard de sa situation » : privée d’allocations pour rembourser sa dette, elle ne disposait plus que de 670 euros par mois, alors qu’elle devait s’acquitter de 750 euros de loyer.

    C’est souvent relevé mais qui aurait imaginé que, du LDB au RSA, Jacques Toubon puisse un jour passer pour un modèle de républicanisme éclairé ?

    #fraudeurs #soupçon_de_concubinage #droits_sociaux #chasse_aux_pauvres

  • Le maire de Tremblay refuse d’accueillir Amazon sur sa commune Angélique Vallez-d’Erceville - 15 Mars 2019 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/societes/2019/03/15/20005-20190315ARTFIG00226-le-maire-de-tremblay-refuse-d-accueillir-amazon-s

    Après s’être fait refouler de New York, où elle souhaitait implanter son nouveau siège, Amazon subit le courroux du maire de Tremblay-en-France. Ce dernier indique que l’entreprise n’est « pas la bienvenue » sur ses terres, en île de France. Il attaque Amazon sur les terrains social et fiscal, évoquant des « conditions de travail indignes » et de « l’optimisation fiscale ». « En Europe, Amazon a payé jusqu’à quatre fois moins d’impôts que n’importe quelle entreprise, car près de trois quarts des bénéfices de la société n’étaient pas imposés grâce à un montage fiscal via le Luxembourg. Ces pratiques déloyales sont intolérables. L’optimisation et l’évasion fiscale représentent en France chaque année 60 à 80 milliards d’euros », a indiqué François Asensi, le maire de la commune.

    Emplacement stratégique
    Situé à proximité de l’aéroport Charles de Gaulle, le site de la commune aurait pu représenter un emplacement stratégique pour un entrepôt ou centre de tri. Amazon qui cherche constamment à accroître ses installations reconnaît qu’un rendez-vous de prospection a eu lieu fin 2018, mais le géant du e-commerce indique à ce jour : « Nous n’avons pas de projet d’implantation à Tremblay en France ».

    Amazon emploie 7500 salariés en France, qui « gagnent 26% de plus que le salaire minimum après 24 mois et bénéficient d’avantages sociaux tels qu’un treizième mois, l’attribution d’actions gratuites et une participation », selon la filiale du groupe. Souvent attaquée sur ce thème, l’entreprise a lancé des « visit tours » de ses entrepôts : pour explorer le modèle Amazon de l’intérieur, il suffit de s’inscrire.

    #amazon #fraude_fiscale #esclavage #Tremblay #François_Asensi

    • les lecteurs du figaro n’apprécient pas. Lire leurs commentaires acerbes est un plaisir.

      Les commentaires sur les articles du figaro doivent être validées par ce journal.
      Inutile d’en poster un favorable à ce maire, ils ont la censure facile pour celles ou ceux qui ne sont pas dans la ligne.