• En Chine, un marché noir des données de reconnaissance faciale
    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/securite-numerique-en-chine-un-marche-noir-des-donnees-de-rec

    Ces dernières années, les systèmes fondés sur la reconnaissance faciale ont été promus par le pouvoir chinois comme garantie de la sécurité publique et se sont répandus à grande vitesse. Mais des enquêtes sur la vente illégale de ces données en révèlent les dangers. Cinquante centimes de yuans, soit 0,06 euro, c’est le prix à l’unité d’une image faciale vendue sur Internet en Chine. Un vendeur a ainsi proposé “un total de 20 000 images, prix non négociable”, sur le réseau social WeChat, aux journalistes de (...)

    #WeChat #Alipay #Alibaba #biométrie #données #facial #fraude #reconnaissance #payement

  • Le marché noir des avis fallacieux sur Amazon
    https://korii.slate.fr/biz/business-faux-avis-amazon-remboursement-echange-commentaire-cinq-etoiles

    Un journaliste raconte comment il a été abreuvé de produits gratuits en échange de commentaires cinq étoiles postés sur la plateforme du géant de la vente en ligne. Bienvenue dans le monde d’un crime bien organisé : celui des faux commentaires sur le site marchand Amazon. Voici l’histoire d’Eli Reiter, un journaliste indépendant américain qui confesse dans OneZero comment il a obtenu des produits gratuits pendant neuf mois, en échange de la publication d’avis sur Amazon. Contacté sur Facebook par un (...)

    #Amazon #algorithme #manipulation #fraude #notation #FTC

  • My Bizarre Stint As an Amazon Reviewer for Hire
    https://onezero.medium.com/my-bizarre-stint-as-an-amazon-reviewer-for-hire-260bd6f7a8fa

    In exchange for positive Amazon reviews, the mysterious Facebook accounts who recruited me promised me free stuff. They delivered. I didn’t intend to become a liar for hire, a purveyor of fake news on that terrible site, Amazon. But I knew I went too far when I woke up shrouded by my untruths. My blanket, pillows, and even my duvet were a lie. The pajamas, my night light, the Christmas lights that I hung on the wall : all falsehoods. For the last nine months, I’d been writing positive (...)

    #Amazon #algorithme #manipulation #fraude #notation #FTC

  • Victoire d’Apple qui ne doit pas rembourser 13 milliards d’avantages fiscaux à l’Irlande
    _ Apple n’a finalement dû payer que 1% d’impôts irlandais sur ses bénéfices européens en 2003. Et en 2014, ce taux a encore diminué jusqu’à 0,005%
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_ue-contre-apple-la-justice-se-prononce-sur-les-13-milliards-d-avantages-

    C’est une victoire importante pour le géant du numérique Apple et pour le gouvernement irlandais. La justice européenne a annulé la décision de la Commission exigeant le remboursement à l’Irlande de 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux.

    Selon le Tribunal de la Cour de justice de l’Union européenne, la Commission n’est pas parvenue à démontrer « l’existence d’un avantage économique sélectif » _ accordé par l’Etat irlandais à Apple. Cette décision constitue un cuisant revers pour la Commission européenne et sa vice-présidente Margrethe Vestager dans sa volonté de combattre la concurrence fiscale entre Etats qui profite aux multinationales. La Commission peut encore introduire un appel.

    L’Irlande et Apple se réjouissent
    Le gouvernement irlandais et Apple se sont immédiatement félicités de la décision des juges de Luxembourg. « Nous saluons le jugement de la Cour européenne » , a souligné le ministère irlandais des Finances dans un communiqué. Il répète qu’il « n’y a jamais eu de traitement spécial » pour Apple, taxé selon les règles en vigueur dans le pays.
    Selon Apple, « cette affaire ne portait pas sur le montant des impôts que nous payons, mais sur l’endroit où nous devons les payer. Nous sommes fiers d’être le plus grand contribuable au monde, car nous connaissons le rôle important que joue le versement d’impôts dans la société » , a déclaré le groupe à la pomme.

    Un taux de 0,005% sur les bénéfices
    L’affaire remonte au 30 août 2016 : alors Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager décide de frapper un grand coup. Selon l’enquête de la Commission, Apple a rapatrié en Irlande entre 2003 et 2014 l’ensemble des revenus engrangés en Europe (ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde) car l’entreprise y bénéficiait d’un traitement fiscal favorable, grâce à un accord passé avec les autorités de Dublin. Le groupe a ainsi échappé à la quasi-totalité des impôts dont il aurait dû s’acquitter sur cette période, soit environ 13 milliards d’euros, selon les calculs de la Commission.

    Margrethe Vestager dénonçait alors sans ménagement https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_16_2923 ces arrangements douteux entre le gouvernement irlandais et le géant technologique : « L’enquête de la Commission a conclu que l’Irlande avait accordé des avantages fiscaux illégaux à Apple, ce qui a permis à cette dernière de payer nettement moins d’impôts que les autres sociétés pendant de nombreuses années.  » La Commission a établi qu’Apple n’a finalement dû payer que 1% d’impôts irlandais sur ses bénéfices européens en 2003. Et en 2014, ce taux a encore diminué jusqu’à 0,005%, autrement dit, Apple ne paie pratiquement plus d’impôts sur ses bénéfices en Europe.

    Pour arriver à ce résultat, l’Irlande a détourné la possibilité de conclure des rulings, des arrangements fiscaux avec une société. La Commission relevait que " pratiquement tous les bénéfices de vente enregistrés par les deux sociétés étaient affectés en interne à un « siège ». L’appréciation de la Commission a montré que ces « sièges » n’existaient que sur le papier et n’auraient pas pu générer de tels bénéfices.  " Ce traitement fiscal préférentiel créé un avantage accordé à Apple envers ses concurrents. Cet avantage constitue une « aide d’Etat » illégale, puisqu’elle se fait aux dépens d’autres entreprises soumises à des conditions moins favorables.

    L’Irlande : eldorado des multinationales
    Pour Dublin néanmoins, il n’y avait rien d’illégal. Connue pour ses positions « pro-business », l’Irlande a attiré sur l’île de nombreuses multinationales, pourvoyeuses d’emplois, grâce à une fiscalité avantageuse. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Irlande, comme Apple, a fait appel de la décision. « La Commission a outrepassé ses pouvoirs et violé la souveraineté » irlandaise concernant l’impôt sur les sociétés, avait affirmé Dublin. Quant au patron d’Apple, Tim Cook, il avait qualifié l’affaire de « foutaise politique ».

    L’arrêt pris aujourd’hui est susceptible d’appel. La vice-présidente de la Commission a déclaré qu’elle allait « étudier avec attention le jugement et réfléchir aux prochaines étapes » , sans toutefois dire si la Commission allait faire appel de cet arrêt. Généralement, lorsque les affaires font l’objet d’un pourvoi devant la Cour, la décision définitive intervient environ 16 mois après. Donc dans le cas d’Apple, au cours de l’année 2021. « La Commission européenne maintient son objectif de voir toutes les entreprises payer leur juste part d’impôts » , a ajouté Mme Vestager.

    Pour la Danoise Margrethe Vestager, bête noire des Gafa et surnommée la « tax lady » par le président américain Donald Trump, précisément à cause du cas d’Apple, cette décision vient cependant affaiblir sa politique menée contre une série de multinationales ayant bénéficié d’un traitement fiscal jugé trop favorable.

    La taxe sur le numérique toujours en suspend
    Dans deux affaires similaires, les juges européens avaient tranché dans des sens différents. Ils avaient déjà réfuté les arguments de la Commission européenne concernant la chaîne américaine de cafés Starbucks, sommée de rembourser jusqu’à 30 millions d’euros d’arriérés d’impôts aux Pays-Bas. En revanche, dans le cas de Fiat, ils avaient donné raison à Bruxelles, qui exigeait du groupe italien le versement au Luxembourg d’une somme identique pour avantages fiscaux indus.

    #apple en #Irlande , #paradis_fiscal légal vis à vis de l’#UE #union_européenne Margrethe_Vestager #impôts #fraude_fiscal #multinationnales #gafa

    • Coronavirus : l’inquiétude monte chez les fabricants asiatiques de produits de mode
      https://fr.fashionnetwork.com/news/Coronavirus-l-inquietude-monte-chez-les-fabricants-asiatiques-de-

      Les moyens de subsistance de millions de travailleurs asiatiques de l’habillement sont actuellement menacés par les annulations de commandes des grandes marques de mode , ce qui inquiète à la fois les syndicats, les chercheurs et les militants locaux, qui craignent que la pandémie n’ait des effets délétères sur ce secteur régulièrement pointé du doigt pour ses violations du droit du travail.

      Magasins fermés, chute des ventes : de nombreuses enseignes occidentales annulent leurs commandes ou demandent des remises à leurs fournisseurs asiatiques, notamment au Cambodge ou au Bangladesh. Résultat, de nombreux employés du secteur ont été licenciés, ou ont dû accepter de travailler sans salaire. 

      Selon plusieurs observateurs de l’industrie de la mode, 60 millions de travailleurs pourraient avoir du mal à surmonter la crise, à moins que davantage de marques ne prennent leurs responsabilités. Des poids lourds comme Adidas, H&M et le propriétaire de Zara, Inditex ont promis de payer intégralement toutes leurs commandes, qu’elles soient livrées ou encore en production, selon le Consortium pour les droits des travailleurs (WRC), qui a mené une étude sur 27 des plus importants détaillants de mode mondiaux.

Toutefois, le groupe de surveillance américain a constaté qu’environ la moitié d’entre eux n’avaient pris aucun engagement de ce type pour honorer leurs contrats. Plusieurs détaillants, dont Asos, C&A, Edinburgh Woollen Mill, Gap et Primark, ont déclaré à la Thomson Reuters Foundation qu’ils avaient été contraints de suspendre ou d’annuler certaines commandes, tout en assurant maintenir le contact avec leurs fournisseurs afin d’atténuer l’impact économique de ces annulations.

      Côté fabricants, autre son de cloche. À les entendre, ceux-ci ne font pas le poids face à leurs interlocuteurs occidentaux, ce qui pourrait entraîner des pertes d’emplois. « On n’a jamais pu vraiment négocier avec les acheteurs », indique ainsi un important fournisseur de vêtements du sud de l’Inde, qui préfère garder l’anonymat pour protéger son entreprise.


      Face au tollé général provoqué par ces annulations, plusieurs marques ont accepté de rétablir certaines commandes — pas toutes —, tandis que d’autres ont exigé des remises, des délais de paiement ou se sont contentées de laisser leurs fournisseurs dans l’incertitude, rapporte Penelope Kyritsis, directrice adjointe au WRC. « Ne pas s’engager à honorer l’intégralité de ses commandes, c’est adopter une conduite irresponsable envers ses fournisseurs », tranche-t-elle.



      Il y a quelque temps, le WRC estimait que les annulations de commandes représentaient un manque à gagner de plus de 24 milliards de dollars (près de 22 milliards d’euros) pour les fournisseurs ; ce chiffre est probablement redescendu après les revirements de certaines marques. Mais selon la Fédération internationale de l’industrie textile, les commandes ont baissé de près d’un tiers dans le secteur de l’habillement. « La pandémie de Covid-19, à l’instar de la catastrophe du Rana Plaza, révèle comment les chaînes d’approvisionnement profitent aux entreprises au détriment des fournisseurs et, par conséquent, des travailleurs », conclut Penelope Kyritsis.

La catastrophe du Rana Plaza, du nom de cet immeuble au Bangladesh dont l’effondrement avait tué 1135 travailleurs de l’habillement en 2013, avait déclenché plusieurs initiatives pour améliorer les conditions et les droits du travail à l’échelle mondiale — les experts sont cependant divisés sur le rythme et la portée de ces réformes. Certains observateurs de l’industrie estiment que l’attention suscitée par la crise sanitaire pourrait donner un nouveau souffle à la mobilisation, quand d’autres craignent que la pandémie n’érode les avancées récentes sur le terrain.

      Des réputations en danger
      Les revenus du secteur de l’habillement, qui s’élèvent à 2500 milliards de dollars, pourraient chuter de 30 % en 2020, selon un récent rapport du cabinet de conseil en gestion McKinsey, qui prévient que les entreprises de mode pourraient être les plus touchées par la crise qui s’annonce.

Les marques de vêtements, les syndicats et les organisations patronales ont annoncé la semaine dernière la création d’un groupe de travail, convoqué par les Nations Unies, afin d’aider les fabricants à payer leurs salariés et à survivre à la crise, tout en garantissant l’accès des travailleurs aux soins de santé et à la protection sociale. Toutefois, selon le WRC, certains des détaillants qui soutiennent l’initiative n’ont pas atteint son objectif — garantir que toutes les commandes, livrées ou en cours de production, soient payées dans les temps.

"Visiblement, certaines marques préfèrent soigner leur image publique plutôt que d’honorer leurs contrats", ironise Fiona Gooch, conseillère politique principale au sein du groupe de défense Traidcraft Exchange. « Les détaillants se servent du Covid-19 pour mettre en danger leurs fournisseurs et exiger des remises... certains se comportent comme des voyous », tranche-t-elle, à quelques jours de la Fête du Travail. « Ces mauvais comportements pourraient nuire à leur réputation, après la crise ».

En revanche, les entreprises qui font preuve d’équité et de transparence sur les droits des travailleurs pendant cette période troublée pourraient attirer de nouveaux investisseurs, prédisent plusieurs experts en placement de fonds. Ce mois-ci, un groupe de 286 investisseurs pesant plus de 8200 milliards de dollars d’actifs a exhorté les entreprises à protéger autant que possible leurs relations avec leurs fournisseurs, et à garantir les droits des travailleurs dans leurs chaînes d’approvisionnement.


      Des remises et des annulations 
Selon deux fournisseurs bangladais, qui s’expriment sous couvert d’anonymat, certains détaillants — notamment la société britannique Edinburgh Woollen Mill (EWM) — ont exigé des rabais allant jusqu’à 70 %, un chiffre qui ferait perdre de l’argent aux fabricants sur ces commandes.

Selon un propriétaire d’usine indien, EWM aurait exigé une remise de 50 %, en précisant que le paiement restant ne serait versé qu’après la vente de 70 % des marchandises en question. « EWM adopte un comportement opportuniste, abusif et contraire à l’éthique », déplore-t-il, ajoutant que la plupart de ses autres acheteurs occidentaux ont « agi raisonnablement » dans le cadre des négociations engagées autour de leurs commandes.

Un porte-parole du groupe EWM — qui contrôle également des marques comme Jane Norman et Peacocks — assure que des négociations sont en cours avec ses fournisseurs pour trouver une solution « qui leur convienne ». « Ce n’est pas ce que nous souhaiterions faire en temps normal, mais les circonstances actuelles sont telles que cela devient nécessaire », plaide-t-il.

De nombreuses marques ont fait valoir des clauses de force majeure dans leurs contrats, invoquant des circonstances extraordinaires et imprévues pour annuler leurs commandes. Mais selon plusieurs experts juridiques, il faut encore déterminer si la pandémie peut justifier le recours à cette clause, déclenchée habituellement par les guerres ou les catastrophes naturelles.

Pour l’Organisation internationale des employeurs (OIE), le plus grand réseau de défense du secteur privé au monde, de manière générale, les marques ont agi de manière responsable dans le cadre des négociations avec leurs fournisseurs. « Toutes les marques et tous les acheteurs sont sous pression... des arrangements flexibles ont été mis en place et fonctionnent déjà, dans une certaine mesure au moins », assure le secrétaire général de l’OIE, Roberto Suárez Santos. « La situation est difficile pour tout le monde ».


      Vers un recul des droits des travailleurs ?
      Selon un rapport publié cette semaine par le cabinet de conseil en gestion des risques Verisk Maplecroft, les travailleurs du secteur de l’habillement récemment licenciés pourraient se tourner vers des emplois précaires, où ils risqueraient d’être victimes de travail forcé, voire d’imposer le même traitement à leurs enfants pour remédier à la perte de leurs revenus.

Dans des pays comme la Birmanie, certaines usines ont licencié des ouvriers syndiqués en invoquant une baisse des commandes, tout en conservant des employés non syndiqués, selon des militants qui craignent que la pandémie ne provoque également une érosion des droits, qui pourrait passer inaperçue dans la tourmente actuelle. « Nous devons veiller à ce que les droits et les conditions de travail des ouvriers ne soient pas remis en cause par la crise », martèle Aruna Kashyap, avocate principale de la division consacrée aux droits des femmes de Human Rights Watch, qui exige également que la santé des travailleurs soit prise en compte.

Alors que la plupart des usines fonctionnent toujours au Cambodge et que des centaines d’entre elles ont rouvert au Bangladesh cette semaine, plusieurs défenseurs des droits des travailleurs se disent inquiets face à la faible application des mesures de distanciation physique et d’hygiène. Au Cambodge, par exemple, des petites mains s’inquiètent pour leur santé au travail, mais rappellent qu’elles ont des familles à nourrir. Au Bangladesh, une source du ministère du Travail reconnaît que les quelque 500 usines qui ont repris leurs activités ne sont pas en mesure de faire respecter les mesures de distanciation physique par leurs salariés.

Garantir la sécurité des employés sur leur lieu de travail, c’est justement l’un des objectifs du groupe de travail soutenu par l’ONU, qui exhorte par ailleurs les donateurs, les institutions financières et les gouvernements à accélérer l’accès au crédit, aux allocations de chômage et aux compléments de revenus. Pour ces militants, il est nécessaire que les régimes d’aide et de sécurité sociale des pays producteurs de vêtements soient en partie financés par les marques elles-mêmes, et que la réglementation des pays occidentaux contraigne les entreprises à éradiquer les pratiques commerciales déloyales, l’exploitation et l’esclavage moderne.

Mais pour Jenny Holdcroft, du syndicat IndustriALL qui regroupe 50 millions de membres dans le monde entier, la lumière jetée sur les difficultés des travailleurs du secteur et la réaction inégale des marques face à la crise pourrait s’avérer insuffisante pour transformer en profondeur les chaînes d’approvisionnement. « Si l’on examine toute l’histoire de l’industrie de l’habillement, il est peu probable qu’un véritable changement arrive suite à la crise », prophétise ainsi la secrétaire générale adjointe de l’organisation.

"Les dynamiques et les rapports de pouvoir à l’oeuvre dans le secteur permettent aux marques de s’en tirer malgré leurs comportements autocentrés. Il faut que nous placions la barre plus haut pour l’ensemble de l’industrie de l’habillement... tout en empêchant les entreprises les moins éthiques de continuer leurs activités".



      La Thomson Reuters Foundation entretient un partenariat avec la Laudes Foundation, elle-même affiliée à l’enseigne C&A.

      #mode #esclavage #travail #économie #Inde #Birmanie #Cambodge #Banglades

    • La richissime famille Benetton cède les autoroutes italiennes
      https://fr.businessam.be/la-richissime-famille-benetton-cede-les-autoroutes-italiennes

      Le groupe Atlantia, contrôlé par la dynastie commerciale Benetton, transfère la gestion des autoroutes italiennes à l’État. Cet accord fait suite à la tragédie de l’effondrement du pont Morandi, à Gênes, il y a deux ans.
      La société d’autoroutes Aspi (Autostrade per l’Italia) est transférée à un véhicule d’investissement du gouvernement italien, la Cassa Depositi e Prestiti (CDP).
      Aspi exploitait jusqu’ici plus de 3.000 kilomètres d’autoroutes en tant que société de péage. Elle était également le gestionnaire du pont de Gênes, qui s’est effondré en août 2018. Une catastrophe qui a coûté la vie à 43 personnes. Les Benetton ont pointé du doigt à de multiples reprises. Les enquêtes préliminaires ont en effet révélé de graves lacunes en matière de maintenance. Des critiques envers sa famille qui n’ont pas été au goût du patriarche, Luciano Benetton.
      . . . . . . .
      #Benetton #Italie #pont_morandi #gênes #ponte_morandi #catastrophe d’une #privatisation #pont #infrastructures #effondrement #autostrade #autoroutes #benetton

  • Opinion | I Have Cancer. Now My Facebook Feed Is Full of ‘Alternative Care’ Ads.
    https://www.nytimes.com/2020/07/10/opinion/facebook-cancer-ads.html

    Being targeted by those who traffic in false promises feels like a “slap in the face” to patients like me. Last week, I posted about my breast cancer diagnosis on Facebook. Since then, my Facebook feed has featured ads for “alternative cancer care.” The ads, which were new to my timeline, promote everything from cumin seeds to colloidal silver as cancer treatments. Some ads promise luxury clinics — or even “nontoxic cancer therapies” on a beach in Mexico. There’s a reason I’ll never fall for (...)

    #Facebook #algorithme #manipulation #fraude #microtargeting #santé

    ##santé

  • Hey researchers ! Have you been ‘left on read’ by platforms ? Share your stories !
    https://algorithmwatch.org/en/researchers-left-on-read/#share-your-story

    In our discussions with researchers from civil society and academia, we learned about the tremendous barriers many of you face when conducting public interest research using platform data. You told us about inaccurate or incomplete ad archives, arbitrary or unpredictable request/authorization processes, and the effects that the concentration and privatization of data have on independent research. While these stories are all-too familiar for those who work in the field, they don’t typically (...)

    #données #fraude #biais #AlgorithmWatch

  • Ces petites mains du numérique qui trompent les GAFAM
    https://korii.slate.fr/tech/travailleurs-clic-astuce-tromper-gafam-ia-intelligence-artificielle-loca

    Dans des pays pauvres, des travailleurs du clic ont trouvé comment gagner un peu plus d’argent. Pour fonctionner, certains algorithmes ne peuvent se contenter d’apprendre par eux-mêmes ; ils ont besoin d’une aide humaine. Ainsi, pour qu’une IA puisse répondre à la question « Les biscuits chinois sont-ils chinois ? », des entreprises spécialisées ont d’abord sollicité des travailleurs du clic partout dans le monde afin de parvenir à une réponse qui satisfasse la majorité de l’humanité. Car si les (...)

    #algorithme #géolocalisation #fraude #bénéfices #GigEconomy #travail #télétravail

  • There’s a massive scam hiding behind Google’s search results
    https://www.wired.co.uk/article/gaming-google-crowdwork

    People around the world are populating search engine results for a few dollars an hour. But some have found a way to make a tidy profit Are fortune cookies Chinese food ? Google’s artificial intelligence system is hungry to find out. The machine learning algorithms that power online search rely on vast amounts of organised data to operate effectively. But the answer might depend on where you live : fortune cookies, ubiquitous in North American restaurants, were actually invented in (...)

    #Amazon #AmazonMechanicalTurk #algorithme #géolocalisation #fraude #modération #recrutement #bénéfices #GAFAM #GigEconomy #télétravail (...)

    ##travail

  • Facial Recognition Is The New Polygraph Test For Insurers
    https://sociable.co/technology/facial-recognition-is-the-new-polygraph-test-for-insurers

    Insurance companies in Asia are beginning to use facial recognition to record client interviews, so they can spot when customers are lying. Beyond the obvious positive consequence of a reduction in fraud, who will actually benefit and is there potential for over-reach ? Chinese insurer, Ping An Insurance, is increasingly using facial recognition technology to record the faces of customers and their own staff in order to verify their identities. Furthermore, the technology is being used (...)

    #Amazon #AmazonWebServices-AWS #algorithme #CCTV #Rekognition #émotions #facial #fraude #reconnaissance #finance #vidéo-surveillance #SocialCreditSystem (...)

    ##surveillance

  • En détournant l’app Happn, un hacker peut tracer votre chemin en temps réel
    https://cyberguerre.numerama.com/5827-en-detournant-lapp-happn-un-hacker-peut-tracer-votre-chem

    Un chercheur français a mis au point un outil pour suivre ponctuellement les déplacements des utilisatrices et utilisateurs de l’app de rencontre Happn. Ce traçage est approximatif grâce aux protections de l’app, mais suffirait à perpétrer certains actes malveillants. Vous acceptez peut-être de fournir vos coordonnées GPS à l’app de rencontres française Happn dans l’espoir de trouver l’amour ou une aventure d’un soir. Mais savez-vous vraiment ce que ces données permettent de faire ? Happn revendique 70 (...)

    #Happn #Tinder #GPS #géolocalisation #fraude #biais #SocialNetwork

    //c1.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/content/uploads/sites/2/2020/06/Hack-Happn.jpg

  • IBM (not) ending facial recognition - our quick thoughts
    https://www.privacyinternational.org/news-analysis/3898/ibm-not-ending-facial-recognition-our-quick-thoughts

    On June 9th, in light of the global debate against racial injustices, the company IBM announced they would stop selling facial recognition. Here are 4 quick-fire thoughts we have on this. Key points This latest announcement is a PR stunt to distract from the reality : IBM has been profitting from the sale of technology to the police and it is at the heart of their business model. IBM is also harming the very communities it is pretending to protect by selling states technology aiming at (...)

    #Facewatch #IBM #Huawei #Amazon #algorithme #CCTV #SmartCity #biométrie #police #facial #fraude #reconnaissance #extrême-droite #pauvreté #urbanisme (...)

    ##pauvreté ##PrivacyInternational

  • « On est traités comme des animaux » : à Beaucaire, les saisonniers étrangers, entre conditions de vie difficiles et crainte du coronavirus, Sofia Fischer
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/13/a-beaucaire-les-saisonniers-etrangers-entre-conditions-de-vie-difficiles-et-


    Photos, ARNOLD JEROCKI / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

    Début juin, des clusters de Covid-19 ont été découverts parmi les ouvriers agricoles, venus majoritairement d’Amérique du Sud, qui circulent entre Gard, Vaucluse et Bouches-du-Rhône. Le dépistage révèle les pratiques douteuses de la filière.

    Dans la longue file d’attente qui s’étend devant le gymnase de Beaucaire (Gard) transformé en centre de dépistage, les accents de Colombie et de l’Equateur se mêlent à ceux, plus hachés, des membres de la Croix-Rouge. Un homme s’inquiète auprès de son voisin, en espagnol : « Est-ce qu’il faut une carte Vitale ? Parce que je n’en ai pas. »

    Sur ces terres fertiles, limitrophes des Bouches-du-Rhône et proches du Vaucluse, beaucoup d’ouvriers agricoles, provenant majoritairement d’Amérique du Sud et transitant par l’Espagne, arrivent tous les ans par bus entiers au printemps. Très dépendants de cette main-d’œuvre, d’autant plus en période de crise sanitaire, les agriculteurs membres de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône avaient manifesté le 20 mai à Arles et Aix pour s’assurer de leur venue. Alors, à la réouverture des frontières, ils sont arrivés. Avec, a priori, plusieurs cas de Covid-19 à bord.

    A quelques kilomètres de Beaucaire, de l’autre côté du Rhône, plusieurs foyers du virus sont apparus début juin. Une trentaine de cas ont été découverts dans un camping de travailleurs installé au milieu des champs à Noves et chez un producteur de fraises à Maillane, au nord des Bouches-du-Rhône. Une opération de dépistage a depuis été lancée. Les derniers bilans attestent 158 cas dans le département, 53 autres dans le Gard et 39 autres dans le Vaucluse. Des chiffres qui devraient augmenter au début de la semaine du 16 juin.


    Dépistage de travailleurs étrangers, le 10 juin à Beaucaire (Gard).

    Dans le complexe sportif, jeudi 11 juin, on s’active. Des entraîneurs de football, des professeurs et même une boulangère se sont proposés pour faire office de traducteurs, rassurer les parents inquiets et répondre aux questions. Pour faire venir au gymnase les saisonniers étrangers, qui sont parfois en situation irrégulière et ne parlent pour la plupart pas le français, l’agence régionale de santé (ARS) a dû innover. En utilisant, par exemple, les réseaux paroissiaux : David Flores, le prêtre équatorien de la ville, a fait circuler le message quotidiennement à ses fidèles par la messagerie WhatsApp.

    « Bouche-à-oreille »

    Les communiqués annonçant les dépistages gratuits pendant trois jours ont été traduits en espagnol et placardés sur les épiceries latinos du centre-ville. « On compte beaucoup sur le bouche-à-oreille pour rassurer les gens qui auraient peur de venir », explique Claude Rols, délégué de l’ARS dans le Gard.

    Pour l’ARS, qui, face à ce genre de situation, met en place un dispositif de traçage des contacts permettant d’enquêter sur les déplacements et les échanges entre individus, la tâche s’annonce ardue. Car ces ouvriers agricoles, souvent accueillis dans des chambres ou des mobile-homes collectifs, travaillent sur plusieurs lieux à la fois. Les risques de contamination deviennent donc importants au gré des déplacements, souvent effectués dans des véhicules collectifs. « Sans compter que tous les magasins latinos sont à Beaucaire » , explique Angel (certains prénoms ont été modifiés), 48 ans. L’Equatorien, qui ramasse les abricots en ce moment, l’assure : « Tout le monde se retrouve là-bas le week-end. »


    Un dispositif de traçage de contacts mis en place par l’agence régionale de santé pour enquêter sur les déplacements et les échanges entre individus.

    A la sortie du centre, Pablo, 22 ans, et Nathaly, 21 ans, font un signe de croix. « J’ai un bébé en Espagne, explique le jeune Colombien. Si je suis positif, je ne sais pas ce que je vais faire. Je suis venu ici pour travailler. » Nathaly, elle, a tenté de convaincre celle qui partage sa chambre sur l’exploitation de concombres où elle travaille de venir elle aussi se faire dépister. « Impossible : elle a beaucoup trop peur. Soit de la police de l’air et des frontières, soit d’être renvoyée en Espagne sans son salaire », explique-t-elle.

    Depuis les Bouches-du-Rhône voisines, où les campagnes de dépistage ont démarré début juin, beaucoup de saisonniers disent avoir appris leurs résultats par l’entreprise d’intérim qui les emploie et non par un médecin. Ils attendent toujours un document médical. Une vidéo montrant des chambres surpeuplées dans un domaine près d’Arles où plusieurs cas de Covid-19 ont été détectés circule sur les réseaux sociaux. Un Equatorien sur place raconte que des vigiles mèneraient la garde à l’entrée de la ferme.

    Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin, sept employées saisonnières qui auraient testé positives au Covid-19, dispersées dans plusieurs fermes autour d’Arles (Bouches-du-Rhône), ont été transportées dans un centre d’isolement à Miramas. Elles disent avoir appris qu’elles étaient porteuses du virus par leur employeur début juin et n’avoir reçu aucun document médical. Elles refusaient de bouger sans de plus amples informations.

    « Esclaves du XXIe siècle »

    « C’est le chauffeur de la boîte d’intérim pour laquelle je travaille qui m’a dit que j’étais positive, explique Liliana qui, affolée, a contacté Le Monde pendant l’opération, tout en tentant de s’isoler tant bien que mal dans le domaine où elle se trouvait. Je n’ai jamais reçu de SMS, de mail, ou de courrier officiel. Et là, on nous embarque, je ne sais même pas où. Ils menacent d’appeler la police. » La préfecture des Bouches-du-Rhône, contactée samedi, parle de départs « volontaires », pour une mise à l’isolement plus « confortable ». « Il y a eu un moment de panique ou d’incompréhension, admet-elle, mais des informations devraient remonter très vite sur ce qui s’est passé. »

    Le fonctionnement opaque des entreprises, très lucratives, dont dépendent les saisonniers est souvent en cause. La plus connue d’entre elles, Terra Fecundis, devait être jugée pour près de 112 millions d’euros de fraude sociale début mai à Marseille. Mais l’audience de la plus grosse affaire de dumping social en France a été reportée pour cause de crise sanitaire. Les syndicats dénoncent depuis des années leurs conditions de travail, n’hésitant pas à parler « d’esclaves du XXIe siècle ».

    Parmi les ouvriers, beaucoup témoignent d’heures supplémentaires non payées, de retenues sur salaire non justifiées, de malaises, et parfois mêmes de violences. Javier, carrure large et voix chancelante, raconte « qu’on lui jette des pommes » sur la tête régulièrement. « On est traités comme des animaux. La cheffe de file a déjà fait pleurer plusieurs ouvriers. » Un autre dit avoir été renvoyé pour avoir publié une vidéo des conditions déplorables dans lesquelles il était confiné dans une ferme des Bouches-du-Rhône.

    Alberto, 36 ans, aujourd’hui sédentarisé en France, raconte ses débuts « avec des sociétés espagnoles » : des saisons « terribles », où il n’était payé « qu’un tiers des heures vraiment faites ». « Si votre tête de leur revenait pas, où qu’ils estimaient que vous ne travailliez pas assez vite, ils vous demandaient de ne pas revenir l’après-midi, explique-t-il. Parfois, si on avait déjà fait une semaine, ils ne la payaient pas. » Alors, selon ce père de famille, « c’est évident que si j’étais encore avec eux, je ne voudrais pas me faire tester ».


    Des travailleurs saisonniers, le 11 juin à Beaucaire (Gard).

    « On va devoir tirer les conclusions de ce qui s’est passé », admet Patrick Lévêque, patron de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône. S’il se serait bien passé de l’annonce des multiples clusters dans le monde agricole, il assure n’être pas surpris : « Nous avons continué de bosser pour nourrir la France pendant tout le confinement. C’était un risque, évidemment. »

    « On ne nous dit rien »

    A quelques encablures du centre de dépistage, on retrouve l’épicentre de cette immigration : l’intérieur des remparts de la ville musée de Beaucaire. Le maire Rassemblement national (ex-Front national), Julien Sanchez, a été réélu dès le premier tour le 15 mars. Dans les épiceries latinos, entre les bananes plantain et les bonbons au dulce de leche, des agriculteurs ont épinglé des annonces traduites en espagnol. « Cherche bras pour travailler dans la vigne. Cotisations en Espagne. »

    Une femme demande si elle peut être renvoyée si jamais le résultat était positif. Une autre s’inquiète pour un ami confiné chez son employeur, dans un dortoir avec plusieurs cas de Covid-19. Un couple à qui on a imposé une quarantaine après avoir covoituré avec un collègue testé positif s’inquiète : seront-ils payés quand même à la fin du mois ? « On ne nous dit rien », confie le mari.

    Dans les rues de Beaucaire, la nuit tombe. Les terrasses se remplissent doucement. Sur les tables, les « unes » des journaux locaux avec le nombre de cas qui grimpe dangereusement. Les riverains s’inquiètent. « Avec les conditions dans lesquelles ils vivent, ce n’est pas étonnant qu’il y ait autant de Covid chez les Latinos » , estime Alain, bière à la main.« Avec cette histoire, raconte Alberto, les gens nous regardent un peu bizarrement. Il y en a qui changent carrément de trottoir. »


    Les épiceries latinos du centre-ville ont été des relais dans la campagne de dépistage gratuit.

    #saisonniers #sans_papiers #ouvriers_agricoles #intérim #agriculture #clusters #Terra_Fecundis #fraude_sociale #Covid-19

  • The use of social media monitoring by local authorities – who is a target ?
    https://privacyinternational.org/explainer/3587/use-social-media-monitoring-local-authorities-who-target

    In the UK, Local Authorities (Councils) are looking at people’s social media accounts, such as Facebook, as part of their intelligence gathering and investigation tactics in areas such as council tax payments, children’s services, benefits and monitoring protests and demonstrations. This has particular consequences and a disproportionate negative impact on certain individuals and communities. Social media platforms are a vast trove of information about individuals, including their personal (...)

    #Facebook #Twitter #activisme #migration #consentement #fiscalité #fraude #BigData #discrimination #enfants #pauvreté #SocialNetwork #surveillance (...)

    ##fiscalité ##pauvreté ##PrivacyInternational

  • Application StopCovid : Anticor saisit le parquet national financier.
    https://www.anticor.org/2020/06/12/application-stopcovid-anticor-saisit-le-parquet-national-financier

    Anticor a déposé un signalement auprès du Procureur de la République, mercredi 10 juin, ayant pour objet l’attribution du contrat de maintenance de l’application StopCovid, qui n’aurait été soumis à aucune procédure de passation de marché public. L’application StopCovid a été développée dans le cadre de la crise sanitaire, avec pour objectif de lutter plus efficacement contre la propagation de l’épidémie, via un système de traçage numérique. Elle est disponible gratuitement, depuis le 2 juin, sur les (...)

    #algorithme #smartphone #contactTracing #technologisme #fraude #BigData #COVID-19 #santé #Dassault (...)

    ##santé ##Anticor

  • Que penser des mesures de traçage du coronavirus proposées en Belgique ?
    https://www.amnesty.be/infos/blogs/blog-philippe-hensmans/article/penser-mesures-tracage-coronavirus-proposees-belgique

    À l’heure d’écrire ce document, deux propositions de loi sont en discussion au Parlement belge : l’un concerne l’encadrement nécessaire pour le lancement d’une application destinée aux smartphones, l’autre vise à créer une base de données nécessaire (? [1]) à la mise en place de centres de contacts permettant d’avertir les personnes ayant rencontré des personnes porteuses du virus des risques qu’elles courent, et de leur donner des conseils à suivre. SI ces centres n’arrivent pas à contacter par téléphone (...)

    #AutoritédeProtectiondesDonnées-Belgique #LDH-Belgique #Amnesty #fraude #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #santé #BigData #consentement #technologisme (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##santé ##contactTracing ##consommation ##anonymat ##smartphone ##algorithme

  • La productivité des entreprises a augmenté de 16% pendant le confinement (Les #managers étaient loin de celles et ceux qui travaillaient)
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-en-suisse-la-productivite-des-entreprises-a-augmente-de-16-p

    L’économie suisse a augmenté sa productivité de manière significative durant la crise du coronavirus. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Union suisse des arts et métiers (usam) citée dans la NZZ am Sonntag.

    Selon l’analyse de l’organisation patronale, la productivité des entreprises a augmenté jusqu’à 16%. En temps normal, cette hausse n’est que de 1% en moyenne.

    La cause de ce bond s’explique par une baisse plus grande du volume de travail par rapport à la performance économique, indique l’économiste en chef de l’usam Henrique Schneider au journal dominical.

    Changements de méthode de travail
    Avec bien moins de travail, l’économie n’a que peu produit en moins, d’où la hausse de sa productivité. Henrique Schneider estime que l’augmentation est due au fait que les employés se sont concentrés sur l’essentiel et ont amélioré leurs procédures de travail tant dans le télétravail que dans le domaine digital.

    « L’économie est plus flexible que prévu et elle peut augmenter sa productivité de manière importante, du moins sur une courte période » , dit-il. En raison des données en matière de chômage partiel et de chômage, Henrique Schneider estime que le nombre d’heures travaillées va baisser d’au moins 10% au premier trimestre et de 15% au deuxième. Mais le produit intérieur brut ne s’est réduit que de 2,6% durant le premier trimestre.

    En route vers le télétravail ?
    L’usam entend tirer les leçons de cette augmentation de productivité durant le semi-confinement et a élaboré un papier en faveur de la revitalisation du marché intérieur. Elle demande notamment au Parlement d’ assouplir la loi sur le travail et de faciliter le télétravail par des règles plus souples. Ainsi un employé devrait à l’occasion pouvoir travailler 50 voire 67 heures par semaine , s’il peut le compenser plus tard, selon l’usam.

    #coronavirus #covid-19 #Suisse #productivité En route vers l’#esclavage , objectif les 67 heures par semaine. #management inutile #télétravail

  • Chloroquine : #Surgisphere, cette entreprise fantôme au cœur du scandale du Lancet
    https://www.lefigaro.fr/sciences/chloroquine-surgisphere-cette-entreprise-fantome-au-coeur-du-scandale-du-la

    ... les trois études suspectes ont toutes trois auteurs en commun. Deux d’entre eux, le Pr Mandeep Mehra et le Dr Amit Patel, [...] ont demandé jeudi la rétractation de l’article publié dans le Lancet, mettant en cause le troisième auteur, le Dr Sapan Desai, fondateur et PDG de Surgisphere. C’est sur ce dernier, et sa mystérieuse petite entreprise, que se concentrent désormais tous les soupçons.

    [...] Il faut se rendre à l’évidence, Surgisphere est en fait une coquille vide. Les données sont incohérentes et matériellement impossibles à collecter dans autant d’établissements sans qu’aucun partenariat ne soit mentionné. La seule explication qui tienne, c’est que les données sont inventées de toutes pièces. Le Lancet n’a clairement pas fait le travail de vérification nécessaire avant publication, mais pour sa défense, cette #fraude est tellement énorme qu’elle était en fait #inimaginable.

  • PubPeer - Comparative Morphology of Rodent Vestibular Periphery. II. C...
    https://pubpeer.com/publications/4A0E7C755FBF30F082FB2121369C58#

    Les photos de cette publication seraient trafiquées; par qui ?

    Elisabeth #StayingAtHome #StayingAlive Bik sur Twitter : “Now why is this relevant? Hold on to your jaw. The first author of this paper also happens to be the #Surgisphere author who was an author on the two Lancet and NEJM papers that were retracted today.” / Twitter
    https://mobile.twitter.com/microbiomdigest/status/1269155114964545536

    #fraudes #science

  • Automated Systems Trapping Citizens in Bureaucratic Limbo
    https://time.com/5840609/algorithm-unemployment

    Lindsay Perry was 30 weeks pregnant and on bedrest when her husband Justin was accused of unemployment fraud and fined $10,000 after losing his job as a chef in 2014. The couple, who disputed the charges, tried calling the state unemployment agency, sending messages online, and even repeatedly showing up in person, but nothing worked. “There was the panic of, ‘oh my gosh, the government’s coming after us, what did we do wrong ?’” says Lindsay Perry, now 39. It didn’t take long for the couple’s (...)

    #algorithme #fraude #discrimination #pauvreté #surveillance #bug

    ##pauvreté

  • Italian magistrates target Uber Italia over alleged rider exploitation : sources
    https://www.reuters.com/article/us-uber-italy-probe/italian-magistrates-target-uber-italia-over-alleged-rider-exploitation-sour

    MILAN (Reuters) - Italian magistrates have placed an Italian unit of Uber Technologies under special administration as part of an investigation into alleged exploitation of food delivery riders, three people familiar with the case said on Friday. Uber Italia said it had made its Uber Eats platform available to restaurants and couriers in full respect of the law and it condemned any form of illegal intermediation. “We participate actively in the debate around regulation which we believe (...)

    #Uber #UberEATS #migration #fraude #FoodTech #GigEconomy #travail

    https://s2.reutersmedia.net/resources/r

  • An algorithm was taken to court – and it lost (which is great news for the welfare state)
    https://thecorrespondent.com/276/an-algorithm-was-taken-to-court-and-it-lost-which-is-great-news-for-the-welfare-state/332703675876-c4efec81

    As governments and big tech team up to target poorer citizens, we risk stumbling zombie-like into an AI welfare dystopia. But a landmark case ruled that using people’s personal data without consent violates their human rights. An algorithm was taken to court in the Netherlands last week. The System Risk Indication (SyRI) has been legal since 2014 and is intended to detect any social security fraud – benefits, taxes, you name it. SyRI combines all kinds of data sources and dumps them into (...)

    #algorithme #SyRI #fraude #pauvreté #santé

    ##pauvreté ##santé

  • The (non)sense of online advertising : when the numbers don’t add up
    https://thecorrespondent.com/125/the-non-sense-of-online-advertising-when-the-numbers-dont-add-up/16548650250-36592906

    The digital advertising industry, worth hundreds of billions of dollars annually, is often plagued by widespread fraud, dubious metrics, and adblockers. Turns out that in a world of maths and numbers, measuring anything accurately is almost impossible. On 29 January 2017, the American online advertising world congregated at the upmarket Diplomat Beach Resort in Hollywood Beach, Florida. The Interactive Advertising Bureau (IAB) had invited 1,000 industry leaders to discuss the future of (...)

    #Adobe #GlaxoSmithKline #Google #InteractiveAdvertisingBureau-IAB #Microsoft #Motorola #Procter&Gamble #Verizon #Amazon #Facebook #YouTube #AdBlock #bot #consommation #consentement #fraude #bénéfices #publicité (...)

    ##Procter&Gamble ##publicité ##AT&T

  • La #fraude patronale au chômage partiel pendant la crise sanitaire s’élève au moins à 6 milliards d’euros, voilà l’information - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/la-fraude-patronale-au-chomage-partiel-pendant-la-crise-sanitair

    Selon l’enquête en ligne Lutte Virale, 31 % des personnes en #chômage partiel ou en arrêt maladie pour garde d’enfant ont dû continuer à travailler dont 10 % déclarent l’avoir fait souvent ou tout le temps. Une autre enquête, menée par le cabinet d’expertise Technologia, a plus récemment aboutit à des résultats encore plus alarmants : plus de la moitié des élus du personnel interrogés lors de cette étude estime qu’il y a eu des abus. Le chômage partiel a donc été utilisé par nombre d’employeurs comme une façon de faire des économies sur le dos de la crise sanitaire.

  • Hydroxychloroquine : nouveau rebondissement, l’étude Lancet largement critiquée RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_hydroxychloroquine-nouveau-rebondissement-l-etude-lancet-largement-criti


    La suspension par l’OMS des essais sur l’hydroxychloroquine aurait pu signer la fin de ce possible traitement contre le Covid-19. Mais l’étude responsable de cette décision est désormais attaquée de toutes parts, relançant le débat sur la molécule controversée.

    L’étude en cause, publiée le 22 mai dans la revue scientifique The Lancet, se fonde sur environ 96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 #hôpitaux, et compare l’état de ceux qui ont reçu le traitement à celui des patients qui ne l’ont pas eu.

    Le Dr #Mandeep_Mehra et ses collègues concluent que le traitement ne semble pas être bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et pourrait même être néfaste. Des résultats qu’ils maintiennent : « nous sommes fiers de contribuer aux travaux sur le Covid-19 » en cette période d’"incertitude", a déclaré à l’AFP vendredi l’un des auteurs, Sapan Desai.

    Ces résultats, qui vont dans le même sens que plusieurs autres études à plus petite échelle, ont eu un retentissement considérable et des conséquences spectaculaires.

    Trois jours plus tard, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé la suspension par précaution des essais cliniques qu’elle menait sur cette molécule avec ses partenaires dans plusieurs pays.

    Plusieurs autres essais cliniques ont été suspendus et certains pays dont la France ont banni l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19, au grand dam de ses promoteurs.

    Le premier d’entre eux, le désormais célèbre Pr #Didier_Raoult, a d’ailleurs immédiatement jugé l’étude du #Lancet « foireuse » . Ses propres travaux qui concluent à l’efficacité de l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’#azithromycine, ont été décriés, d’autres scientifiques pointant du doigt de nombreux biais méthodologiques.

    Mais même des chercheurs sceptiques sur l’intérêt de la molécule contre le Covid-19 ont exprimé leurs doutes sur l’étude du Lancet.

    Dans une lettre ouverte publiée jeudi soir, des dizaines de scientifiques du monde entier, de Harvard à l’Imperial College de Londres, soulignent ainsi que l’examen minutieux de l’étude du Lancet soulève « à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l’intégrité des données ».

    Ils dressent une longue liste des points problématiques, d’incohérences dans les doses administrées dans certains pays à des questions éthiques sur la collecte des informations sur les patients, en passant par le refus des auteurs de donner accès aux données brutes.

    « Briser la confiance »
    Ces données émanent de #Surgisphere, qui se présente comme une société d’analyse de données de santé, basée aux Etats-Unis.

    L’entreprise dirigée par Sapan Desai a assuré que les accords avec les hôpitaux partenaires lui interdisent de partager les données, dont elle a défendu l’intégrité.

    Mais vendredi, le #Lancet a publié une correction sur des morts attribuées à un hôpital australien qui auraient dû être comptées en Asie.

    Cela « souligne le besoin de vérification des erreurs dans l’ensemble de la base de données », insistent les scientifiques signataires de la lettre ouverte, réclamant la mise en place par exemple par l’OMS d’un groupe chargé de mener une analyse indépendante des conclusions de l’étude.

    Le Dr Mehra a assuré vendredi à l’AFP qu’une « analyse académique indépendante des données » était lancée.

    Suspension « temporaire » du médicament
    Mais « les résultats, conclusions et interprétations de l’étude restent inchangés », a-t-il assuré, notant toutefois le caractère « intermédiaire » de cette étude observationnelle en attendant les résultats d’#essais_cliniques « nécessaires pour parvenir à une conclusion » sur l’#hydroxychloroquine.

    Interrogée vendredi sur cette affaire, l’OMS a noté que la suspension des essais impliquant l’hydroxychloroquine était « temporaire » et que ses experts rendraient leur « opinion finale » après l’examen d’autres éléments (notamment les analyses provisoires de l’#essai_Solidarity), probablement d’ici à la mi-juin.

    Des données devraient aussi venir de l’#essai britannique #Recovery, dont la partie hydroxychloroquine se poursuit. Se basant sur leurs propres données de mortalité, ses responsables estiment qu’il n’existe « pas de raison convaincante de suspendre le recrutement pour des raisons de sécurité ».

    La lettre ouverte, signée notamment par le Pr #Philippe_Parola, collaborateur du Pr Raoult, a immédiatement été relayée par ce dernier, citant Winston Churchill.

    « ’Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais c’est peut-être la fin du commencement’… De la guerre contre la chloroquine » , a-t-il twitté.

    J’ai hâte que cette histoire se termine

    Mais tous les signataires de la lettre ouverte sont loin d’être des défenseurs de l’hydroxychloroquine.
    * « J’ai des doutes sérieux sur les bénéfices d’un traitement à la #chloroquine /#hydroxychloroquine contre le #Covid-19 et j’ai hâte que cette histoire se termine, mais je crois que l’intégrité de la #recherche ne peut pas être invoquée uniquement quand un article ne va pas dans le sens de nos préconceptions », a commenté sur Twitter le Pr #François_Balloux, de l’University College de Londres.
    Aussi, « c’est avec le coeur lourd que j’ai ajouté mon nom à la lettre ouverte ».

    Signataires ou non, de nombreux scientifiques ont relayé leurs inquiétudes de l’impact de cette affaire sur la science, parfois avec les hashtags #Lancetgate ("scandale Lancet") ou #whats_with_hcq_lancet_paper ("que se passe-t-il avec l’étude du Lancet").

    « Si l’article du Lancet est une #fraude cela va briser la confiance dans les scientifiques de façon durable », a ainsi commenté vendredi le Pr #Gilbert_Deray, de la #Pitié-Salpêtrière à Paris. « J’attends avec inquiétude les résultats de l’#enquête ».

    #Santé #médicaments #big_pharma #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #anti_viral #coronavirus augmenter les ventes de #Remdesivir ( #Gilead ) #édition_scientifique

  • Des données chinoises trafiquées ?
    Marie-Claude Bourdon, Actualités UQAM, le 19 Mai 2020
    https://www.actualites.uqam.ca/2020/covid-19-donnees-chinoises-trafiquees

    Plus intéressant qu’il n’y parait :

    Prenez n’importe quelle série de nombres, par exemple le prix des produits dans votre épicerie, le nombre d’habitants des villes canadiennes, le nombre de votes obtenus par différents candidats dans différentes circonscriptions, et regardez les premiers chiffres de ces nombres (1 pour 18, 2 pour 26 000, 3 pour 3372, etc.). Il y a de fortes chances que le chiffre 1 soit le plus fréquent, suivi du 2, et ainsi de suite. Il s’agit d’un phénomène contre-intuitif puisque l’on s’attendrait à observer autant de 1 que de 9, par exemple. Ce phénomène, bien connu des statisticiens, peut être expliqué par la loi de Benford. Cette loi mathématique de probabilité permet d’examiner des séries de nombres pour déceler des anomalies et ainsi détecter de possibles fraudes et autres falsifications. Le professeur du Département de mathématiques Jean-François Cœurjolly l’a testée avec les données sur la pandémie de COVID-19 fournies par la Chine, le Canada, les États-Unis et la France.

    Dans un article publié en 1972, l’économiste Hal Varian a été le premier à proposer l’idée d’utiliser la loi de Benford pour détecter une fraude fiscale. Il a montré que dans les données falsifiées, les premiers chiffres significatifs 5 et 6 prédominaient : 40% pour le 5 (au lieu de 7.9%) et plus de 20% pour le 6 (au lieu de 6,7%).

    En 1993, un employé du Trésor de l’Arizona a été reconnu coupable d’une tentative de fraude de deux millions de dollars. Une série de chèques qu’il avait émis ne suivait pas la loi de Benford !

    « La loi de Benford a été utilisée dans de nombreuses autres circonstances, indique Jean-François Cœurjolly : pour détecter des fraudes électorales, pour illustrer des abus sur les prix lorsque la monnaie française est passée à l’euro en 2000, pour détecter des fraudes dans les publications scientifiques, etc. »

    les données chinoises ne s’écartent pas davantage du modèle que celles des trois autres pays considérés.

    #coronavirus #Chine #mathématiques #fraude #falsification #Loi_de_Benford #Simon_Newcomb #Frank_Benford

    • résumé du papier original
      le pdf est disponible

      [2005.05009] Digit analysis for Covid-19 reported data
      https://arxiv.org/abs/2005.05009v1

      The coronavirus which appeared in December 2019 in Wuhan has spread out worldwide and caused the death of more than 280,000 people (as of May, 11 2020). Since February 2020, doubts were raised about the numbers of confirmed cases and deaths reported by the Chinese government. In this paper, we examine data available from China at the city and provincial levels and we compare them with Canadian provincial data, US state data and French regional data. We consider cumulative and daily numbers of confirmed cases and deaths and examine these numbers through the lens of their first two digits and in particular we measure departures of these first two digits to the Newcomb-Benford distribution, often used to detect frauds. Our finding is that there is no evidence that cumulative and daily numbers of confirmed cases and deaths for all these countries have different first or second digit distributions. We also show that the Newcomb-Benford distribution cannot be rejected for these data.

      les données, le code R et le fichier markdown pour réaliser les graphiques sont disponibles sur le site de l’auteur (avec des données mises à jour au 18 mai…)
      https://sites.google.com/site/homepagejfc/publications