#fred_turner

  • AUX SOURCES DE L’UTOPIE NUMÉRIQUE : DE LA CONTRE-CULTURE À LA CYBERCULTURE - Le blog d’un épicurieux
    https://blog-epicurieux.fr/aux-sources-de-lutopie-numerique-de-la-contre-culture-a-la-cyberculture/#more-73

    Au début des années 1990, de nombreux experts ont vu dans la création du Web l’acte de naissance d’une communauté virtuelle. Les ordinateurs en réseau rendaient possible le dépassement des frontières physiques et ouvraient une ère de communion électronique. Cette utopie à portée de main trouve son origine dans la contre-culture nord-américaine. Fred Turner remontera le fil reliant le Whole Earth Catalog, journal emblématique des communautés hippies, à Wired, magazine fanion des technologies numériques.

    #Fred_Turner #Conférence #Paris_2014

  • A conversation with Fred Turner and photographer Mary Beth Meehan | USC Annenberg School for Communication and Journalism
    https://annenberg.usc.edu/events/annenberg-research-seminar/conversation-silicon-valley-culture-expert-fred-turner-and

    Annenberg Research Seminar
    A conversation with Silicon Valley culture expert Fred Turner and photographer Mary Beth Meehan
    Monday, November 8, 2021 12 p.m. – 1 p.m. PT Online

    Acclaimed photographer Mary Beth Meehan and Silicon Valley culture expert Fred Turner join forces to give us an unseen view of the heart of the tech world.

    Photo of Mary Beth Meehan Mary Beth Meehan
    It’s hard to imagine a place more central to American mythology today than Silicon Valley. To outsiders, the region glitters with the promise of extraordinary wealth and innovation. But behind this image lies another Silicon Valley, one segregated by race, class and nationality in complex and contradictory ways.

    Photo of Fred Turner Fred Turner
    With arresting photographs and intimate stories, Seeing Silicon Valley makes this hidden world visible. Join Fred Turner and Mary Beth Meehan as they discuss the making of the book, the role of photography in scholarship, activism and public life, and what it might mean for the technology industry to help us make a truly humane society.

    Speakers:

    Mary Beth Meehan is a photographer known for her large-scale, community-based portraiture centered around questions of representation, visibility, and social equity in the United States
    Fred Turner is Harry and Norman Chandler Professor of Communication at Stanford University

    #Mary_Beth_Meehan #Fred_Turner #Visages_Silicon_Valley

  • L’architecture du Whole Earth Catalog - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    https://www.nonfiction.fr/article-10998-larchitecture-du-whole-earth-catalog.htm

    En dépit de ces indices concordants, il manquait encore des clés pour comprendre le phénomène. La première clé est venue de la formidable biographie extensive que le journaliste et universitaire Fred Turner a consacrée à Stewart Brand
    . En suivant son parcours dans une société américaine en pleine mutation durant la seconde moitié du XXe siècle, le spécialiste des médias a mis au jour les liens forts existants entre des mondes intellectuels qu’on aurait pu croire séparés. Brand circule ainsi des communautés hippies à la cybernétique de Norbert Wiener et à la théorie des médias de Marshall McLuhan, des Trips Festivals à la systémique postculturaliste de Gregory Bateson, et surtout, de Drop City à la pensée architecturale globale de Richard Buckminster Fuller, et inversement – des liens qui s’avèrent inextricablement entrecroisés, comme le réseau internet et le cyberspace qu’ils annoncent.

    Ainsi, le livre de Fred Turner nous oblige à décloisonner la culture (populaire) et les sciences américaines. Il montre aussi qu’un architecte aussi atypique que Fuller a pu devenir un des grands maîtres à penser d’une génération contre-culturelle. Il nous parle des communautés sans oublier leurs architectes, mais l’architecture n’est pas au centre de son livre. Pour la trouver, et surtout, en comprendre le rôle, il nous faut une seconde clé. C’est l’enquête de Caroline Maniaque sur la conception et le contenu architectural du Whole Earth Catalog qui nous l’offre.

    #Fred_Turner #Stewart_Brand #Whole_Earth_Catalog #Architecture

  • Crise sanitaire : la nouvelle vie du QR code - Elle
    https://www.elle.fr/Societe/News/Crise-sanitaire-la-nouvelle-vie-du-QR-code-3940665

    Ce n’est pas un hiéroglyphe, mais presque. Un carré fait de carrés, illisible pour l’œil humain. Pour le démystifier, il faut une pierre de Rosette sur batterie : votre smartphone. En terrasse, les nouveaux Champollion n’en mènent parfois pas large, à l’instar de Jihane et d’Oscar, 33 et 34 ans, qui tentent de télécharger le menu d’un resto. « Ah, on peut le faire avec la fonction appareil photo ? » s’étonne la jeune femme. Si, en France, c’est la crise sanitaire qui a imposé l’utilisation du « quick response code », cette technologie est présente en Asie depuis longtemps.

    Imaginé en 1994 par un ingénieur japonais, le QR code sert d’abord à suivre la fabrication des pièces détachées chez Toyota. Il se démocratise à la fin des années 2000 avec l’arrivée des smartphones. En Occident, Snapchat devient, en 2016, la première appli grand public à proposer son lecteur QR. Désormais, il est partout, interface incontournable pour connecter le monde numérique au monde physique. C’est un augmentateur de réalité, en quelque sorte. Un outil marketing pour les marques, une nouvelle expérience culturelle. « Le code-barres représentait la circulation des marchandises et ne nous était pas directement destiné, explique Xavier de La Porte, créateur du podcast « Le Code a changé » sur France Inter. À l’inverse, le QR code permet un transfert d’informations qui nous concerne directement : c’est l’Audioguide au musée, le menu du resto, les notices d’explication… » Reste que ces nouveaux usages ne font que renforcer notre dépendance à la machine. « D’un outil d’augmentation de la réalité superfétatoire, on est passé à un outil incontournable qui ne fait que renforcer la fracture numérique. C’est extrêmement violent », pointe Xavier de La Porte.

    Vue des États-Unis, l’inquiétude française prête à sourire. « Tout le monde ou presque a un smartphone, et le QR code est une technologie sûre et bénigne », s’amuse Fred Turner, professeur de sciences de la communication à Stanford. « La pandémie a accéléré l’adoption de technologies de consommation mais le vrai danger social n’est pas là : c’est le développement du data tracking ou de la reconnaissance faciale, alerte Xavier de La Porte. Et ça, pour le coup, ça se fait sans le concours des citoyens. » La révolution n’aura malheureusement pas lieu en terrasse.

    #Xavier_de_La_Porte #Fred_Turner #QRCode

  • Great Reads in Photography: May 16, 2021 | PetaPixel
    https://petapixel.com/2021/05/16/great-reads-in-photography-may-16-2021

    Every Sunday, we bring together a collection of easy-reading articles from analytical to how-to to photo-features in no particular order that did not make our regular daily coverage. Enjoy!

    Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America — Lenscratch
    From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021
    Elisa and Family © Mary Beth Meehan, courtesy University of Chicago Press. 2021
    Mary Beth Meehan © Molly Heller

    Acclaimed photographer Mary Beth Meehan and Silicon Valley culture expert Fred Turner join forces to give us an unseen view of the heart of the tech world.

    “With arresting photography and intimate stories, Seeing Silicon Valley makes this hidden world visible,” says Aline Smithson in Lenscratch. “Instead of young entrepreneurs striving for efficiency in minimalist corporate campuses, we see portraits of struggle—families displaced by an impossible real estate market, workers striving for a living wage, and communities harmed by environmental degradation.

    “If the fate of Silicon Valley is the fate of America—as so many of its boosters claim—then this book gives us an unvarnished look into the future.”
    From “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” University of Chicago Press, 2021
    Ravi and Gouthami © Mary Beth Meehan, courtesy University of Chicago Press, 2021

    Silicon Valley glitters with the promise of extraordinary wealth and innovation. But behind the façade lies a world segregated by race, class, and nationality in complex and contradictory ways.
    Cristobal was born in Bakersfield, out in the desert. After high school, he served eight years in the Army, including one tour in the Iraq war. He now works full time as a security guard at Facebook. He starts at dawn, guiding cars on and off the campus, and making sure walkers looking down at their phones cross safely. Despite this job, he has no health benefits, and he can’t afford to have a home in Silicon Valley. He’d like to go back to Bakersfield, to be near his mother, but there’s no work there. So he keeps doing his best. Cristobal feels he works hard, and has given back to his country, but his pay forces him to live in a rented repurposed shed, in a back yard in Mountain View. He’s starting to get angry. “Silicon Valley is a shithole,” he says.
    Cristobal © Mary Beth Meehan, courtesy University of Chicago Press, 2021

    “For those who have not been fortunate enough to make billionaire lists, for midlevel engineers and food truck workers and longtime residents, the valley has become increasingly inhospitable, testing their resilience and resolve,” say photographer Meehan and Turner in The New York Times.

    #Visages_Silicon_Valley #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan

  • 12 则真实硅谷故事:不一样的硅谷,残酷的人生百态_详细解读_最新资讯_热点事件_36氪
    https://www.36kr.com/p/1220133179347336
    https://img.36krcdn.com/20210512/v2_d8cd77d36e0b4b2783b64ed25a14d3be_img_jpg

    Les journaux chinois en parlent... l’édition originale est en français
    https://cfeditions.com/visages

    则真实硅谷故事:不一样的硅谷,残酷的人生百态
    神译局
    昨天
    关注
    在硅谷看不到未来。

    编者按:作为全球科技精英的圣地,硅谷似乎永远与创新、财富、机会、奇迹、梦想和成功这些令人心潮澎湃的词汇紧密相连。但在创造巨额财富、改变世界进程的同时,硅谷也是美国贫富分化最严重的地区之一,生活成本极其高昂,从赤贫的流浪汉到年入百万的白领精英,硅谷各个阶层的居民们都背负着巨大的生活压力。一起来看硅谷最真实的另一面吧!本文编译自《纽约时报》,作者Mary Beth Meehan和Fred Turner,原标题Seeing the Real Faces of Silicon Valley,希望给您带来启发。

    La véritable histoire de la Silicon Valley : une Silicon Valley différente, une vie brutale
    Le Bureau de la traduction
    Hier
    Suivez
    L’avenir n’est pas en vue dans la Silicon Valley.

    Note de l’éditeur : en tant que Mecque de l’élite mondiale de la technologie, la Silicon Valley semble être associée pour toujours aux mots enivrants d’innovation, de richesse, d’opportunités, de miracles, de rêves et de succès. Mais si la Silicon Valley a créé d’énormes richesses et changé le cours du monde, c’est aussi l’une des régions les plus polarisées des États-Unis. Le coût de la vie y est extrêmement élevé, des sans-abri démunis à l’élite millionnaire en col blanc, les habitants de la Silicon Valley de tous horizons subissent une pression énorme pour vivre. Découvrez le vrai visage de la Silicon Valley ! Cet article a été compilé à partir du New York Times par Mary Beth Meehan et Fred Turner, sous le titre initial Seeing the Real Faces of Silicon Valley, et j’espère qu’il vous inspirera.

    #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan #Visages_Silicon_Valley

  • Providence photographer captures overlooked truths about Silicon Valley - The Boston Globe
    https://www.bostonglobe.com/2021/05/11/metro/providence-photographer-captures-overlooked-truths-about-silicon-valley
    https://bostonglobe-prod.cdn.arcpublishing.com/resizer/mqqHgBHUEptHJkF7FfCDhgzWBfI=/506x0/cloudfront-us-east-1.images.arcpublishing.com/bostonglobe/67J7OLM57BGGVAUNUEHMVARROA.jpg

    From Brockton to Providence, from small-town Georgia to Silicon Valley, photographer Mary Beth Meehan is challenging communities to see themselves in new ways, spurring discussions about race and inequality, the economy and the environment.

    “We want people to see beyond the myths of Silicon Valley’s wealth and innovation to the ways in which real people struggle in that environment,” Meehan said. “They struggle in terms of financial security but also to find connection and community.”

    In “Seeing Silicon Valley,” Meehan introduces us to Cristobal, a US Army veteran who makes $21 an hour working as a full-time security officer at Facebook but lives in a shed because he can’t afford a house in the area’s high-priced housing market.

    Meehan said a former colleague connected her to Turner, a Stanford communications professor who was born in Cambridge, Massachusetts, lived in Boston for 10 years, and graduated from Brown University. The book was designed by a Providence resident, Lucinda Hitchcock.

    Turner, who now lives two miles from Google headquarters, said Silicon Valley excels at marketing itself. “But the actual community that is here on the ground is much more diverse and much more unequal than the mythology tells us,” he said. “Very few people look or make money like Mark Zuckerberg.”

    Turner said Meehan’s large-scale portraits demonstrated her ability to capture images that tell you something about both the person and their community, and as a Brockton native, she brought to bear a working-class background.

    “I hope people can see that the seemingly magical world of technology depends on the really hard work of a whole lot of different people,” he said. “In the same way that the Industrial Revolution in Boston didn’t just depend on the people who went to Harvard, Silicon Valley is not just the Zuckerbergs and Jobs.”

    Turner said the nation’s industries need to sustain the people that build them – not just a few people at the top. “The lesson is that if you just pursue profit and innovation, you can injure your workers, pollute your landscape, and build a society you wouldn’t want to be a member of,” he said. “We can do a lot better than that.”

    As an artist-in-residence at Stanford, Meehan spent six weeks introducing herself to strangers, sitting in kitchens and living rooms, listening to their stories.

    She said she found tremendous unease among the people there, not only among the cashiers and waiters, but among the tech professionals and other high-income earners. And she found the anxieties of Silicon Valley reflect a nationwide gulf between the rich and the poor – the hollowing out of the middle class.

    “Even though the stock market is doing well, people are struggling,” Meehan said. “If people are not doing well in Silicon Valley, then what does that say about where the country is headed?”

    #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan #Visages_Silicon_Valley

  • Seeing the Real Faces of Silicon Valley - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/05/08/business/economy/seeing-the-real-faces-of-silicon-valley.html

    The workers of Silicon Valley rarely look like the men idealized in its lore. They are sometimes heavier, sometimes older, often female, often darker skinned. Many migrated from elsewhere. And most earn far less than Mark Zuckerberg or Tim Cook.

    This is a place of divides.

    As the valley’s tech companies have driven the American economy since the Great Recession, the region has remained one of the most unequal in the United States.

    During the depths of the pandemic, four in 10 families in the area with children could not be sure that they would have enough to eat on any given day, according to an analysis by the Silicon Valley Institute for Regional Studies. Just months later, Elon Musk, the chief executive of Tesla, who recently added “Technoking” to his title, briefly became the world’s richest man. The median home price in Santa Clara County — home to Apple and Alphabet — is now $1.4 million, according to the California Association of Realtors.

    For those who have not been fortunate enough to make billionaire lists, for midlevel engineers and food truck workers and longtime residents, the valley has become increasingly inhospitable, testing their resilience and resolve.

    Here are 12 of them, who originally appeared in our book, “Seeing Silicon Valley,” from which this photo essay is excerpted.

    #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan #Visages_Silicon_Valley

  • Stanford scholar’s new collaboration reveals the complexities of life in Silicon Valley
    https://news.stanford.edu/press-releases/2021/05/04/revealing-complee-silicon-valley

    To capture what it’s like to live and work in Silicon Valley – for the affluent, those who are barely getting by and the many people in between – Stanford communication professor and Silicon Valley scholar Fred Turner teamed up with renowned photographer Mary Beth Meehan.

    Turner hopes his new project, a collaboration with renowned photographer Mary Beth Meehan, can shine a spotlight on some of the complexities of the region known as the center of tech innovation.

    “I knew that there were things that photographers could see that I couldn’t quite put into words,” said Turner, the Harry and Norman Chandler Professor of Communication in the School of Humanities and Sciences, “I thought that if I worked with a photographer like Mary Beth Meehan I would find a new way to express some of the kinds of things that I wanted to express in academic work but hadn’t really found an idiom for.”

    The result of their academic-artistic collaboration is a new book, Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America, (University of Chicago Press, 2021), an intimate look into the everyday experiences of people who live and work in Silicon Valley, from some of its more wealthy residents to its poorest – and the many people in between. In a collection of over 30 portraits photographed in 2017 and 2019, readers see Silicon Valley workers inside their homes and at their workplaces – images that convey the realities of what life is like in one of America’s wealthiest regions.

    Meehan, who lives in Providence, Rhode Island, had never spent much time in Silicon Valley. What she knew of the region came mostly from stories she read in newspapers and magazines that had for a long time portrayed the region as a place of the future, where tech geniuses were transforming society.

    “Silicon Valley was a mythic idea for me,” Meehan said. “I had this idea of it as a place where everything sparkled, where everything was possible, where people were young and healthy – that it was a place in which all of the best of human ingenuity was put into play.”

    What Meehan encountered was far different from what she imagined.

    “Nothing could have prepared me for the uneasiness and human stress and suffering that went along with being a part of that economy,” Meehan said.

    Over several extended trips, Meehan immersed herself in Silicon Valley culture. She approached strangers she encountered on neighborhood streets and had long conversations with the cashiers she met at the taquerias she frequented. She attended a United Auto Workers meeting and went to a party with tech entrepreneurs – and through these interactions, Meehan began to see themes emerge from the valley’s hustle and bustle.

    Some of Meehan’s observations surprised Turner, particularly the feelings of economic insecurity workers reported experiencing on a daily basis.

    “One of the things that really surprised me was how Mary Beth heard a persistent humming of anxiety in the workers that she was talking with – at every level: from folks at the taqueria up to the executive, C-suite,” he said. “Across the board, you find folks worried about whether they can make it, whether they can survive, whether they can get ahead.”

    The project was supported by the Knut and Alice Wallenberg Foundation, the Stanford Arts Initiative and the Departments of Communication and Art & Art History. An earlier version of the book was published in 2018 by C&F Editions in Paris, France.

    #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan #Visages_Silicon_Valley

  • « Complément d’enquête ». Jeff Bezos : le monde est à lui ? - France 2 - 22 avril 2021 - En replay
    https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-jeff-bezos-le-monde-est-a-lui_4356731.html

    Le monde sort exsangue d’un an de pandémie et de confinements, mais lui affiche une santé insolente. Grâce à l’explosion des ventes en ligne, son entreprise Amazon a augmenté son chiffre d’affaires de près de 40% et engrangé 21,3 milliards de dollars de bénéfices. Ses détracteurs crient à l’indécence, citoyens et gouvernants appellent au boycott de ses produits, mais qui pourra stopper Jeff Bezos, l’homme le plus riche de la planète ?

    « Complément d’enquête » sur le patron qui valait 180 milliards de dollars, un entrepreneur au corps bodybuildé et aux ambitions si vastes qu’elles dépassent les frontières terrestres. Le projet de « Super Bezos » ? Coloniser le système solaire, ni plus ni moins ! Du Texas où il engloutit sa fortune dans la construction de fusées à Seattle, son laboratoire géant, nous avons retracé l’épopée de cet ancien geek qui, en imaginant une simple librairie en ligne il y a vingt-sept ans, a fini par réaliser son rêve : vendre le monde.

    #Jeff_Bezos #Portrait #Amazon #Fred_Turner

  • Silicon Valley photograph book by Mary Beth Meehan and Fred Turner focuses on the unseen in the uber-rich area - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/entertainment/silicon-valley-photography-book-mary-beth-meehan/2021/04/30/4867019e-a46f-11eb-85fc-06664ff4489d_story.html

    Four years ago, New England portrait photographer Mary Beth Meehan received a query out of the blue. A professor in California named Fred Turner wanted to collaborate on a project about the people who live and work in Silicon Valley.

    “It was just so bizarre,” Meehan recalls thinking. “It never occurred to me to think of Silicon Valley as an actual place where people lived.”

    This was precisely Turner’s point. A Stanford University historian and professor of communication who has studied Silicon Valley culture for 20 years, Turner has long been troubled by what he calls the “persistent mythology” of the region, a digital ecosystem in Northern California known mainly as the home of Apple, Google and Facebook, and as the hub of billionaire innovators.

    “We tell ourselves that Silicon Valley is a place where heroic geniuses invent products that somehow harness the invisible powers of electricity and information and magically change the world,” Turner said in an interview. “And the heroes in our stories are almost always White men.”

    Everybody else might as well be invisible. “You can literally be here and see the young tech bros not seeing the people cleaning the stores or their houses or the streets,” he said. “It’s a kind of low-key oblivious arrogance that comes from being genuinely brilliant, spending a lot of time with machines, working with code, which is highly abstract and rational, and being rewarded with lots of money.”
    Image without a caption
    Photographer Mary Beth Meehan. (Molly Heller)

    Turner, a photography aficionado, was familiar with Meehan’s work and knew that invisibility is one of her key themes. Her process is to immerse herself in communities and create large-scale portraits of ordinary, uncelebrated people and install them as huge banners on the sides of buildings in downtown areas. Invariably, her installations prompt townwide dialogue about race, inclusiveness and the meaning of community. Meehan’s work also is evocative of JR, the French photographer and street artist, though she has been influenced by many artists who activate public spaces.
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    “A common thread is moving past preconceptions to understand one another,” said Meehan, who has created installations in Brockton, Mass., where she grew up, Providence, R.I., where she lives now, and, most recently, in Newnan, Ga., a small town striving to embrace and celebrate change in the wake of a white nationalist rally there in 2018.

    Meehan was eager to take on a Silicon Valley project, though she and Turner were fuzzy about the end product. Banners were — and continue to be — a consideration, but, Meehan said, “I haven’t been able to get my head around what banners would look like. There’s no central Silicon Valley space. There’s no there there. It’s a conglomeration of towns.”

    They ultimately landed on a book, featuring text and Meehan’s images. “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America” will be released May 3 by the University of Chicago Press.
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    “Silicon Valley has long been a shining example of those who dream of a society built around individual initiative and enabling technologies,” Turner writes in the introduction. “But what does it feel like to live in such a world? What kind of society does the relentless pursuit of technological innovation and wealth produce?”

    Meehan went to Stanford in the fall of 2018 as an artist in residence and set to work finding the answer. She introduced herself to strangers, sat in their kitchens and living rooms, met them in businesses and shops.

    “I chased them on the street,” she said. “I met people through workers’ rights groups and at a gathering of young tech engineers. I met a couple in a Hindu temple. And then there was the magic of connecting with someone in that moment, photographically.”
    Justyna, one of Meehan’s subjects: “If we want to achieve excellence in technology, why can’t we achieve excellence in being good to each other?”
    Justyna, one of Meehan’s subjects: “If we want to achieve excellence in technology, why can’t we achieve excellence in being good to each other?” (© Mary Beth Meehan)
    Mary came to the United States from Uganda more than a year ago: “I’ve discovered one thing. There are people here who are poorer than we are in Africa . . . because our community cares for each other. . . . This place is lonely.”
    Mary came to the United States from Uganda more than a year ago: “I’ve discovered one thing. There are people here who are poorer than we are in Africa . . . because our community cares for each other. . . . This place is lonely.” (© Mary Beth Meehan)

    She got to know affluent professionals, people behind cash registers and in homeless encampments, rising tech stars, a recent immigrant from Uganda, a food truck worker from Mexico who serves burritos to Tesla employees, a man in his 80s who can’t afford an apartment so he lives in a small trailer a couple of miles from the Google campus; he has no electricity or running water. She met the parents of a 19-year-old girl who had killed herself. They allowed her to photograph the suicide note, in which she apologized and wrote: “i am not super smart or talented.”
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    As Meehan pieced together a narrative about the unseen heart of the tech world, what emerged was a startling view of Silicon Valley.

    “What surprised me, and what stays with me still, was the unease that was palpable in Silicon Valley,” Meehan writes in the book’s afterword. “From those at the lowest end of the economic spectrum to those with higher incomes whose unease was more existential, people conveyed how hard it was to find balance, connection, and community. The sense of distress was so pervasive that I wondered if I was seeing things correctly.”

    Among the people she photographed was the blond-haired Justyna with a piercing gaze, originally from Poland. (No last names are used in the book.) She has a PhD, works on self-driving cars and shares a mansion with other scientists in Cupertino. She told Meehan she used to be idealistic but thinks people have lost track of the core values of integrity, respect for others and being good to each other. “We seem to be losing ourselves,” she said.

    Meehan met Mark, 39, born with severe brain damage. When his mother was pregnant, she worked in the electronics industry making the lasers that scan groceries. She later learned that the greenish substance she was inhaling was toxic — and the cause of her son’s birth defects.
    Image without a caption
    Mark is 39 and needs constant care. His mother worked in a Mountain View electronics plant making laser scanners with a mixture that contained high levels of lead known to cause birth defects. (© Mary Beth Meehan)

    Brenda and Abraham lost their home after the 2008 crash. They lived for a while in improvised shacks that are common in the region, though illegal. They now live in a trailer in a long row of other trailers in Palo Alto, parked in front of the Stanford campus.
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    Mary, from Uganda, told Meehan: “There are people here who are poorer than we are in Africa.”

    She spent a lot of time with Cristobal, an Army veteran who works full time as a contract security officer at Facebook, earning $21 an hour. Meehan agreed to meet him at his home, which turned out to be a shed.

    “I was shocked,” she said. “[Cristobal and I] shared so much anger in the making of that picture. I mean, for God’s sakes. You have a full-time job, you served in the U.S. military. Should a home be so far outside your reach?”

    It was at times like this that the story she and Turner were telling became personal.

    “I was raised by working-class people, and there was a level of security that could be attained by hard work,” she said. “And when I think of the equivalent of that worker toiling away in Silicon Valley, I don’t see the same level of comfort or security or the ability to build a life or build wealth. It’s not a livable economy.

    “I don’t think the difference is in the character and ambitions of these people. I think the difference is in the system they entered. And that’s the part we’re not talking about.”

    #Mary_Beth_Meehan #Fred_Turner #Visages_Silicon_Valley

  • Visual Arts Review: “Seeing Silicon Valley” - Our Future Dystopia? - The Arts Fuse
    https://artsfuse.org/227474/visual-arts-review-seeing-silicon-valley-our-future-dystopia

    Meanwhile, Turner, now Harry and Norman Chandler Professor of Communications at Stanford, had embarked on similarly disillusioning project. Turner, who lives in Mountain View, in the heart of Silicon Valley, had studied the region’s culture for some two decades. In 2017, he invited Mary Beth Meehan, known for her “large-scale, community-based portraiture,” to spend six weeks in the Valley, photographing its inhabitants and listening to their stories.

    “He told me that he was troubled by the power of the region’s mythology,” Meehan recalls, “and wanted people to see the place as it is. He asked if I’d be willing to come and try to see it through my own eyes.” After her work got underway, Turner asked Meehan to his house once a week for a home-cooked dinner and would “pepper me with questions: ‘What are you seeing? What are you finding out there?’”

    But brevity, succinctness, and personal focus are among the key strengths of this powerful and important book, an account that fans out into other developing narratives about the decline of California as America’s paradise, social media’s mendacity and lack of civic responsibility, and the super-charged rise of economic injustice and insecurity. It is likely to attract a lot of attention, discussion, and controversy.

    Nowadays, the economy of Silicon Valley is based mostly on software, biotech, product development, and gigantic, Internet-based companies like Facebook and Google. Silicon and its industrial byproducts are no longer the raw materials of the region’s wealth, which is mostly generated via brand names and intellectual property. Meehan’s photographs and stories portray a different kind of environmental damage: economic and social disruption, especially the upheavals caused by a catastrophic rise in housing costs.

    Meehan’s photographs are unsentimental. Nobody smiles. The images are saturated in California sunlight and color and classically composed, suggesting the long heritage of Western portraiture. The various poverties they encompass do not immediately strike the eye, as Evans’ images do. The pain lurks below, like Turner’s underground toxic plumes.

    #Visages_Silicon_Valley #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan

  • Short Fuse Podcast #39 : « Seeing Silicon Valley » : The Fraying of Life in America - The Arts Fuse
    https://artsfuse.org/227588/short-fuse-podcast-39-seeing-silicon-valley-the-fraying-of-life-in-america

    N’oubliez pas que la version orginale de ce livre est celle en français de C&F éditions, il y a deux ans. Le livre est toujours d’actualité, c’est pourquoi les Presses de l’Université de Chicago le publient aujourd’hui.
    https://cfeditions.com/visages

    Perception vs. Reality. For many, the words “Silicon Valley” signify the egalitarian opportunities offered by America’s cutting-edge tech industry. Stark reality reveals a much more complicated picture. Growing inequality and an ever rising cost of living are putting pressure on all of the area’s workers: at least seven percent of families live in poverty without access to quality education, health care or housing. Fred Turner and Mary Beth Meehan spotlight these realities in their new book, Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America. In a recent conversation with Elizabeth Howard, they talk about the situation they found there, and what it reveals about our country as a whole.

    #Visages_Silicon_Valley #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan

  • Au fait, pourquoi les cookies s’appellent-ils des cookies ?
    https://www.numerama.com/tech/701436-au-fait-pourquoi-les-cookies-sappellent-ils-des-cookies.html

    En fait, comme le raconte un vieil article du New York Times, qui date du 4 septembre 2001 et intitulé La mémoire du Web a coûté la vie privée de ses utilisateurs, le nom des cookies vient des « magic cookies ». Le journal explique que lorsque les machines se transmettaient des bouts de code à des fins d’identification, les programmeurs d’alors surnommaient les données échangées des « cookies magiques ».

    Et ces « cookies magiques » n’ont cette fois rien à voir avec des contes féériques. Ce serait une référence au LSD. C’est une hypothèse crédible : dans l’ouvrage Aux sources de l’utopie numérique — de la contre-culture à la cyber-culture, Stewart Brand, un homme d’influence, Fred Turner relève, explique Xavier de La Porte, l’influence de cette drogue sur l’histoire intellectuelle des nouvelles technologies.

    Dans sa chronique en 2012 sur France Culture, il écrit : « On y comprend tout : comment l’informatique passe des militaires aux hippies, le rôle du LSD et des communautés, la place de la cybernétique et des analyses de McLuhan, le glissement vers l’entreprenariat et la nouvelle économie, Turner explique tout cela avec force détails, l’incarnant dans des trajectoires individuelles et des expériences collectives. »

    Et de toute évidence, cette influence du LSD n’a pas tout à fait disparu.

    Cette hypothèse du LSD se retrouve dans un billet sur Medium écrit par un informaticien et le site Waste of Server. Il s’agirait plus précisément d’une référence LSD issue elle-même d’une vieille bande dessinée de Dan O’neill des années 70 qui était populaire à San Francisco. La BD en question, Odd Bodkins, a été publiée entre 1964 et 1970 dans le San Francisco Chronicle.
    Un extrait d’une BD de Dan O’neill, où il est question du pays merveilleux des cookies magique. // Source : Dan O’neill

    D’autres hypothèses ont aussi été avancées, mais elles apparaissent moins solides que le récit plus haut — qui, bien qu’il tient la corde, reste incertain. Certains ont suggéré que ce serait une référence aux biscuits chinois (fortune cookies) en anglais, d’autres à une marionnette appelée Macaron le glouton (Cookie Monster), ou encore à un bocal à cookies que l’on remplirait et dans lequel on se servirait.
    On sait qui a eu l’idée du nom de cookie

    Toujours est-il que le choix d’utiliser le nom de cookies pour les cookies HTTP est à mettre au crédit d’un informaticien américain, Lou Montulli.

    Alors que ce nom servait déjà dans la programmation, il a décidé de le reprendre pour les communications électroniques. Nous sommes alors en 1994, Lou Montulli a 24 ans et est employé chez Netscape Communications, qui a conçu le premier navigateur grand public, très populaire dans les années 90. « Je suis en grande partie responsable de plusieurs innovations sur le web, notamment les cookies », écrit-il sur son site.

    Cela est confirmé sur le site du CERN. « Lou est surtout connu comme le créateur des cookies, mais il est aussi à l’origine de plusieurs technologies et normes fondamentales du web ». Parmi ses autres faits d’armes figurent l’élément de texte clignotant « Blink », la prise en charge images animées (GIF) dans le navigateur, la liaison sécurisée avec chiffrement SSL (HTTPS). Le détail se trouve sur son site.

    Maintenant, la prochaine fois que vous mordrez à pleines dents dans un cookie, vous aurez une sacrée histoire en tête — et à raconter.

    #Cookies #Fred_Turner #LSD #Sources_utopie_numérique

  • L’usage de l’art - Fred Turner - Babelio
    https://www.babelio.com/livres/Turner-Lusage-de-lart/1283295#critiques

    C’est bien de pouvoir les critiques des véritables lecteurs. merci Babelio.

    Fred Turner nous guide au coeur du festival Burning Man, véritable mythe au sein de la Silicon Valley, puis dans les locaux de Facebook, parmi les plus secrets de la planète. Ses observations nourrissent une analyse sur le nouvel usage de l’art comme outil de management et de création d’une culture d’entreprise.
    Acquisitions, fondations, mécénat : les entreprises utilisent depuis fort longtemps l’art pour manifester leur grandeur et leur rayonnement tant dans leurs bâtiments que dans l’espace public. Depuis quelques années, la Silicon Valley utilise l’art différemment pour créer un nouvel environnement de travail, un nouveau style de vie en entreprise, chaque salarié pouvant apporter ses émotions, son moi profond et sa créativité.

    Pour accompagner leur croissance accélérée, les firmes du numérique ont développé leur propre culture d’entreprise en intégrant un nouvel usage de l’art. On voit ainsi des ingénieurs préparer des performances pour Burning Man, ou des artistes recouvrir de fresques et d’affiches les murs des locaux de Facebook. À l’image des utilisateurs des médias sociaux, les salariés, chargés de « changer le monde », acceptent de rendre floue la frontière entre vie privée et travail, entre leurs sentiments et leur production.

    Dans ce nouvel ouvrage incisif, Fred Turner montre comment les entreprises de technologie ont construit un modèle managérial qui veut rendre invisibles les relations de pouvoir. Elles récupèrent ainsi les idées de la contre-culture, celles d’un monde sans hiérarchie et sans contrats... pour notre bénéfice individuel et pour le plus grand bien des entreprises de la Silicon Valley.

    #Usage_art #Fred_Turner #Babelio

  • Silicon Valley’s Hidden Voices
    https://lareviewofbooks.org/article/silicon-valleys-hidden-voices

    Très belle critique de la version anglaise « Seeing Silicon Valley » qui va paraître en avril aux Presses de l’université de Chicago.
    Rappel : la première édition de ce livre est parue en France :
    Visages de la Silicon Valley
    25 € - ISBN 978-2-915825-86-2 - nov. 2018
    https://cfeditions.com/visages

    Two new books — Seeing Silicon Valley and Voices from the Valley — reveal, if not the future I thought I would find, a critical part of Silicon Valley that most people never look for or think about, let alone see. These two books’ goal is the same: to reveal the Valley’s forgotten but essential communities — obscured more often than not by hyperbolic press releases, lawyers waving non-disclosure agreements, and journalists’ myopic view of what “working in tech” means. In some cases, these are the “people behind the platforms” — the unheralded engineers and programmers who, despite being paid far above the median salary still find themselves living precariously in houses they can’t afford to furnish. In other cases, they are the nannies, cooks, and gardeners whose hidden labor keeps the Valley’s financial, familial, and social circuits humming. That newly minted billionaire you read about might drive a McLaren but someone has to wash and wax it.

    After a brief essay from Fred Turner, a communications scholar at Stanford, Seeing Silicon Valley deploys an array of pictures captured in 2017 by Mary Beth Meehan, a photographer known for her “community-based portraiture.” For six weeks, Meehan rented an Airbnb in Menlo Park, introduced herself to strangers, and took photographs. She kept the statement “Invisible Community, Invisible Relationships, Invisible Human Beings” written on a sticky note above her desk.

    Meehan’s color photographs are accompanied by short but powerful life histories of her subjects. Along the way we meet, for example, Justnya, a Polish-born engineer who shares a mansion in Cupertino with other technologists, and Victor, an elderly man originally from El Salvador who lives in a small trailer a few miles from Google’s campus. Each photograph tells a story, and it’s rarely the one you might imagine. There’s a photo, for example, of “Mark,” a young white man. On closer inspection, you sense something wrong with his body position and facial expression. You learn that Mark’s mother worked for years in an electronics plant making lasers for supermarket checkout scanners. Every night she came home with “green gunk” on her face and hands. Only years later, after Mark was born with extreme developmental issues, mental and physical, did she learn this gunk was a mixture of chemicals, primarily lead. What was once billed as “the Valley of Heart’s Delight” became the eventual home of nearly two dozen Superfund sites created by now-defunct electronics companies. The non-defunct ones have taken their manufacturing, their jobs, and their gunk overseas.

    Meehan’s photos and captions sometimes reveal human warmth transcending the tragedy and unfairness. In another photograph, Abraham and Brenda are captured hugging each other in that special golden glow one sees near sunset in coastal California. But that glow can only do so much. They are in front of their dilapidated RV, which they have lived in since they lost their house in 2008. Normally, they parked on the edge of Stanford University’s land holdings along El Camino Real. But not on game days when the university forces them to move. On those days, like Steinbeck’s Okies, they drive their aged vehicle over the Santa Cruz Mountains to Half Moon Bay and look at the ocean together.

    The aforementioned essay by Stanford professor Fred Turner, which heads the Meehan collection of photographs, is titled “The Valley on the Hill.” It compares Silicon Valley’s present to the worldview of 17th-century Pilgrims recently arrived in the New World and seeking to build a “City Upon a Hill.” Technologists, many from outside the United States, flock to the Bay Area with “their sense of mission and their search for profits,” and — like their Puritan ancestors — they are motivated by deep, almost compulsive work ethics, argues Turner. He doesn’t say quite enough to give the analogy the depth it deserves — in part because his essay is a mere six pages, a disappointment given his oft-cited expertise on the topic. Still, in his erudite yet truncated telling, the idea of a “New Jerusalem,” a.k.a. Silicon Valley, goes back some 50 years to when Santa Clara County became a hotbed of innovation, albeit one eventually strewn with oozing Superfund sites.

    Turner’s comparison to the Puritans perfunctorily cuts in a couple of other ways. As a religious sect, the Puritans were notoriously dogmatic, and eager to sacrifice heretics. Some programmers share their belief in eschatology and denial of the body, he suggests. It thus makes a kind of sense that Soylent — a start-up company based on marketing a meal-replacement product named after a creepy post-apocalyptic movie — was developed there. But Turner sees present-day “denials of the body” primarily in people’s eager atomization into digital data to be “aggregated and repurposed.” He could go further. Believers in a coming technological Singularity imagine dispensing with the body altogether by uploading their minds. A hundred years ago, the mirage factory of Los Angeles produced the evangelist-huckster Aimee Semple McPherson. Today we have engineer and self-confessed felon Anthony Levandowski and his scheme for a religion based around worship of artificial intelligence. Long live the new flesh. Or, if another variant of Silicon Valley’s fixations is to be believed, long live the old flesh, rejuvenated by steroids and blood transfusions from the young.

    Eventually fruit and vegetable production in the Valley became the dominant crop. The number of workers needed — then and now — exceeded the local population. And so the labor-intensive work of picking and preserving the fruit fell largely to invisible Japanese, Chinese, Italian, Filipino, and Mexican workers. Much of it was performed by women employed as seasonal contractors and segregated by race and ethnicity, and they were the first to be let go when hard times came. The xenophobia, discrimination, and misogyny that runs throughout both books thus goes back a lot farther than when William Shockley, co-inventor of the transistor and committed racist, arrived in the Valley in 1956 and started an electronics company.

    Shockley Semiconductor begat Fairchild Semiconductor begat Intel and scores of other companies, large and small. Engineers accordingly multiplied. They flocked to the region and in general came to represent the second largest segment of American professionals — behind school teachers. Engineering was the most common occupation pursued by white-collar men.

    Along with their readers, the people who cover “tech” — whatever that term even means these days — too often portray Silicon Valley as a place apart from America. But, as Seeing Silicon Valley and Voices from the Valley reveal, with its racism, casual misogyny, economic inequality, and environmental devastation concentrated among poor communities, Silicon Valley is America. Given its innumerable sins, venal and moral alike, punching at Silicon Valley is as easy as ordering an Uber. Critiques of it take many forms, and the best of these are informed by an understanding of the region’s long and fraught history. These two books don’t fully take that history into account but they do point to the heart of what makes the region run: people, many of them hidden or invisible. Making them visible is a start to creating a more praiseworthy place. Silicon Valley may never be the Puritan’s “City Upon a Hill.” But in its pursuit of the future, it can and must do better.

    #Fred_Turner #Mary-Beth_meehan #Visages_silicon_valley

  • Comment la Silicon Valleyr réagit au COVID19 et à BlackLivesMatter ?
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/silicon-valley-covid19-black-lives-matter-interview-fred-turner

    Interview de Fred Turner par Nastasia Hadjadji

    Alors que la pandémie mondiale de COVID-19 est pour les GAFAM une opportunité de marché en or, les grandes entreprises des nouvelles technologies font face à des contestations venues de différents pans de la société américaine.

    Historien, professeur à l’université de Stanford, Fred Turner est un spécialiste de la contre-culture américaine, de l’utopie numérique et de l’histoire des médias américains. Il est notamment l’auteur de Aux sources de l’utopie numérique : De la contre culture à la cyberculture, C&F Editions, 2013. Son prochain essai, L’usage de l’art : de Burning man à Facebook, art, management et innovation dans la Silicon Valley, paraîtra à l’automne aux Editions C&F.

    #Fred_Turner #Usage_art #Technocritique

  • Comment les entreprises tech utilisent l’art et la créativité pour manager
    https://www.ladn.eu/mondes-creatifs/burning-man-facebook-silicon-valley-art-management

    Un long entretien avec Fred Turner par Margaux Dussert

    Dans son ouvrage L’usage de l’art, paru fin 2020, le chercheur Fred Turner, professeur de communication à l’université de Stanford, montre comment les entreprises de la Silicon Valley utilisent l’art pour bâtir un style de management « cool » et ultra-libertaire. De quoi cacher leurs logiques de pouvoir sous un épais vernis de créativité et une rhétorique de l’émancipation bien huilée.

    #Fred_Turner #Usage_art #Interview

  • Rapports de pouvoir invisibilisés par des performances chatoyantes | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/12/30/rapports-de-pouvoir-invisibilises-par-des-performances-

    L’auteur analyse le paysage de l’expansion capitaliste, comment sont valorisées les connexions interpersonnelles, la surveillance des utilisateurs et utilisatrices, la cartographie et la quantification des schémas des interactions, l’élaboration des algorithmes pour inciter « subtilement à adopter tel ou tel comportement en particulier », le rôle de l’esthétique dans la modélisation des expériences les plus intimes, les masques des relations contractuelles, les effets des architectures numériques, l’expression individuelle sans syndicalisation, l’assimilation des besoins de l’entreprise à ceux du public, l’abstraction mathématique et ses utilisations dans les schémas de surveillance assistée par ordinateur…

    #Fred_Turner #Usage_art #Didier_Epsztajn

  • Fred Turner, L’usage de l’art. De Burning Man à Facebook, art, technologie et management dans la Silicon Valley
    https://journals.openedition.org/lectures/47453

    Cette nouvelle publication de Fred Turner poursuit la veine originale qui l’a conduit à explorer, dans d’autres ouvrages traduits par le même éditeur1, les affinités inattendues entre contre-cultures, nouvelles technologies et capitalisme libéral américain. Plus court et plus modeste que les précédents, L’usage de l’art réunit en fait pour le lecteur français deux articles initialement parus dans des revues anglophones.

    Si les thèses de Turner semblent parfois reposer sur des analogies quelque peu forcées entre art et idéologie, plutôt que sur des démonstrations documentées, c’est la contrepartie d’un effort stimulant pour lier des disciplines, media studies, histoire de l’art et sociologie du travail, qui communiquent habituellement peu. Le choix d’une approche sous l’angle de l’art d’entreprise permet de comprendre le pouvoir d’attraction que ces multinationales continuent d’exercer sur leurs employés comme sur leurs utilisateurs, malgré des critiques croissantes : leurs promesses de réalisation de soi ne se nourrissent pas seulement « aux sources de l’utopie numérique », mais aussi à celles de la bohème artistique.

    #Fred_Turner #Usage_art

  • Aux sources de l’utopie numérique : De la contre culture à la cyberculture - Corps en Immersion
    http://corpsenimmersion.com/2020/05/aux-sources-de-l-utopie-numerique-de-la-contre-culture-a-la-cyberc

    Stewart Brand occupe une place essentielle, celle du passeur qui au-delà de la technique fait naître les rêves, les utopies et les justifications auto- réalisatrices. Depuis la fin des années soixante, il a construit et promu les mythes de l’informatique avec le Whole Earth Catalog, le magazine Wired ou le système de conférences électroniques du WELL et ses communautés virtuelles. Aux sources de l’utopie numérique nous emmène avec lui à la découverte du mouvement de la contre-culture et de son rôle déterminant dans l’histoire de l’internet. « Ce livre réussit un véritable tour de force. Suivant la biographie de Stewart Brand, il dresse le portrait d’un personnage collectif : internet. En déplaçant l’attention des inventeurs vers les passeurs, Fred Turner offre une leçon de sociologie des sciences et des techniques. Toujours là au bon moment, Stewart Brand est le point d’intersection d’univers hétérogènes. Il amène le LSD dans les laboratoires du Stanford Research Institute, et introduit la micro- informatique dans l’univers pastoral des hippies »

    Fred Turner, 2013, Aux sources de l’utopie numérique : De la contre culture à la cyberculture, C&F Editions, 430 pages, 32,00 euros.

    #Fred_Turner #Sources_utopie_numerique

  • Une poupée Barbie coincée entre deux livres de C&F éditions
    https://cfeditions.com/red-mirror

    On apprend aujourd’hui dans Actulitté que Mattel, le fabricant des poupées Barbie vient de publier (avec succès) une poupée à l’effigie de la militante africaine-américaine et autrice Maya Angelou, au sein d’une collection Barbie de "femmes inspirantes" (qui comporte par exemple déjà Rosa Parks). https://actualitte.com/article/98429/insolite/mattel-commercialise-une-poupee-barbie-a-l-effigie-de-maya-angelou

    Cette annonce m’a évidemment fait bondir par son cynisme... mais il surtout significatif qu’elle entre en écho avec les deux derniers livres publiés par C&F éditions.

    Dans "L’usage de l’art", Fred Turner parle longuement des posters de militantes syndicalistes affichés sur les murs à l’intérieur des bureaux de Facebook.
    https://cfeditions.com/usage-art

    Et de s’étonner : « Les portraits de figures telles que Dolores Huerta, célèbre syndicaliste s’étant battue pour les droits des ouvriers agricoles aux États-Unis, ou de Shirley Chisholm, première Africaine-Américaine élue au Congrès sont affichés dans les bureaux de Facebook du monde entier. [...] Lorsque l’Analog Research Lab affiche une photo de Dolores Huerta sur les murs d’une entreprise dont les ingénieurs ne sont pas syndiqués, il montre son pouvoir de transformer les mouvements politiques les plus incarnés et institutionnalisés en actes d’expression décontextualisés. Sur une affiche, l’image de Dolores Huerta devient un signe, vidé de son histoire, et dès lors redéfini. Une image qui a autrefois pu inspirer des ouvriers agricoles précaires à descendre dans la rue pour manifester offre dorénavant aux ingénieurs des classes moyennes et supérieures une opportunité de célébrer la diversité d’identité au sein de leur entreprise. »

    En écho, Mattel proclame que la collection "Inspiring Women" réunit « des héroïnes incroyables de leur temps, des femmes courageuses qui ont pris des risques, changé les règles et ouvert la voie à des générations de femmes, les invitant à rêver au-delà des limites imposées ».

    Un même discours qui sacralise l’individu, mais noie son action collective derrière un gloubi-boulga marketing sur la liberté... Une liberté que Facebook comme Mattel sont loin d’offrir à leurs salarié·es.

    Dans un rapport publié en novembre 2020, plusieurs ONG dénoncent les humiliations, l’absence de droits et le harcèlement sexuel... dans les usines chinoises qui fabriquent les poupées Barbie "inspirantes". (https://admin.actionaid.fr/uploads/downloadFile/413/Mattel-factory-report-2020.pdf )

    « Salaires indignes, charge de travail infernale, logements insalubres, et parfois même travail forcé... Des détails choquants sur les conditions de travail en Chine ont été exposés les uns après les autres depuis les années 1980. [...] Cette année, nous publions les résultats d’une nouvelle enquête de plusieurs semaines dans une autre usine chinoise de Mattel, dont les résultats sont une fois de plus inquiétants. [...] Mattel a refusé de communiquer sur sa politique de lutte contre le harcèlement sexuel et n’a annoncé aucune mesure visant à éradiquer le harcèlement sexuel. »

    Ceci nous amène à parler du prochain livre publié par C&F éditions, qui va paraître le 1 février : « Red Mirror : L’avenir s’écrit en Chine ».
    https://cfeditions.com/red-mirror

    Cet ouvrage de Simone Pieranni, que nous avons traduit de l’italien, s’intéresse à la manière dont la Chine est devenu le pôle principal de l’avenir du numérique et de l’intelligence artificielle. Il montre les ressorts de ce capitalisme numérique débridé... et notamment les conditions de travail dans les usines de fabrication du matériel informatique, comme dans les bureaux des ingénieures ou le travail à la tâche des "Turcs mécaniques" qui nourrissent l’ogre de l’intelligence artificielle. Un chapitre entier est consacré aux conditions de travail... et nous averti : ce qui se passe là-bas s’étend maintenant dans toutes les usines possédées par les multinationales chinoises. Une analyse confirmée par un article du 13 janvier 2021 sur les employé·es de Huawei en Europe (https://netzpolitik.org/2021/wolf-culture-how-huawei-controls-its-employees-in-europe - en anglais ).

    Parce que le numérique est dorénavant un moteur majeur de nos sociétés, il est devenu essentiel de comprendre les discours de ses entreprises de pointe. De mesurer combien ils servent avant tout à masquer l’émergence d’une forme nouvelle d’exploitation et de dépossession des outils collectifs au profits d’une sacralisation de l’individu... qui le laisse isolé face aux pressions sociales, politiques et culturelles du capitalisme numérique.

    Deux ouvrages en plein dans l’actualité.

    Bonne lecture,

    Hervé Le Crosnier

    Fred Turner
    L’usage de l’art. De Burning man à Facebook, art, technologie et management dans la Silicon Valley
    avec un cahier photo de Scott London et de l’intérieur de Facebook
    ISBN 978-2-37662-017-4 - 25 €
    https://cfeditions.com/usage-art

    Simone Pieranni
    Red Mirror : L’avenir s’écrit en Chine
    avec un cahier photo de Gilles Sabrié
    ISBN 978-2-37662-021-1 - 25 €
    https://cfeditions.com/red-mirror
    (pré-commande. Disponible le 1 février)

    #Chine #travail #Red_Mirror #Usage_art #Simone_Pieranni #Fred_Turner

  • Comment les entreprises tech utilisent l’art et la créativité pour manager
    https://www.ladn.eu/mondes-creatifs/burning-man-facebook-silicon-valley-art-management

    Interview par Margaux Dussert.

    Dans son ouvrage L’usage de l’art, paru fin 2020, le chercheur Fred Turner, professeur de communication à l’université de Stanford, montre comment les entreprises de la Silicon Valley utilisent l’art pour bâtir un style de management « cool » et ultra-libertaire. De quoi cacher leurs logiques de pouvoir sous un épais vernis de créativité et une rhétorique de l’émancipation bien huilée.

    Pourquoi les ingénieurs et les créatifs de la Silicon Valley se rassemblent-ils en masse au festival Burning Man ? Comment un événement, originellement anti-consumériste et enraciné dans la contre-culture américaine des années 60, est-il devenu le terrain de jeu d’anglicismes corpo bien connus (networking, team building et autres manifestations de personal branding) ? Et puis, quelle est cette obsession de Mark Zuckerberg pour le street art et le design militant ? Autant de questions que le chercheur américain Fred Turner pose dans son dernier ouvrage L’usage de l’art : de Burning Man à Facebook, art, technologie et management dans la Silicon Valley, paru aux éditions C&F.

    De Menlo Park (Facebook) à Mountain View (Google) en passant par la tentaculaire Black Rock City, célèbre ville éphémère du festival Burning Man, l’auteur dresse une fresque ironique du modèle managérial des entreprises de la Silicon Valley ; entre célébration de la créativité et mise en commun des données, absence apparente de règles et habile invisibilisation des relations de pouvoir. Entretien.

    #Fred_Turner #Usage_art

  • Fred Turner : « Pour lutter contre le nazisme, ils ont voulu produire un homme total, rationnel » - Culture / Next
    https://next.liberation.fr/culture/2015/02/27/pour-lutter-contre-le-nazisme-ils-ont-voulu-produire-un-homme-total-

    Par Marie Lechner — 27 février 2015 à 18:16
    L’historien Fred Turner raconte comment des intellectuels américains ont fait appel à des artistes du Bauhaus et à leur environnement multimédia pour contrer la propagande d’Hitler en 1939. Les écrans peuvent-ils servir l’idéal démocratique ?

    Connu pour sa stimulante enquête Aux sources de l’utopie numérique (C & F Editions, 2012) analysant l’impact de la contre-culture californienne sur l’imaginaire du réseau - en somme les liens entre les hippies et la révolution numérique des années 90 -, Fred Turner est passé à Paris évoquer son dernier livre, The Democratic Surround. Professeur associé à l’université Stanford, en Californie, et résidant à Mountain View, le QG de Google, tel « un anthropologue vivant avec sa tribu », Turner est remonté cette fois dans les années 40 : il s’est intéressé aux efforts des intellectuels, artistes et designers pour produire, face au fascisme, de nouveaux environnements multimédias et polyphoniques censés former des citoyens démocratiques. Traçant des parallèles étonnants entre expositions militantes, happenings d’artistes d’avant-garde et psychédélisme des sixties, Turner invite à réfléchir aux frontières entre information, divertissement, art et propagande. Il démontre ainsi comment ces expérimentations continuent d’influencer nos environnements médiatiques contemporains.

    #Fred_Turner #Cercle_démocratique #Libération #Marie_Lechner