• Le Système B : Comment voler l’argent des Français sous couvert de charité ?
    https://www.youtube.com/watch?v=lfBJawIzFjU

    En dehors de tout cadre juridique Brigitte Macron utilise l’argent des Français pour des « œuvres caritatives » qui servent plus la communication du couple présidentiel que l’intérêt national.
    C’est du népotisme, du vol et de l’hypocrisie : pendant que son mari détruit les services publics, elle fait croire que le couple se soucie du social… avec l’argent du contribuable.
    N’importe quelle femme d’élu local qui ferait de même serait immédiatement poursuivie pour détournement de fond et abus de bien social… qu’attendons-nous ?

    #brigitte_macron #EnMarche #fric #scocial

    • [Doc à Voir] - Le Cartable De Big Brother.

      https://www.youtube.com/watch?v=d-t8gl68Jtw

      L’enquête, aussi édifiante qu’inquiétante, menée en France et en Belgique par Francis Gillery, démontre que, loin des simples restructurations dans le domaine de l’édition, une véritable révolution s’est engagée, qui conduira, à court terme, à la disparition pure et simple du système éducatif actuel.
      Depuis une dizaine d’années, la très influente Table Ronde des Industriels Européens (ERT) appelle à multiplier les partenariats entre les écoles et les entreprises et réclame des responsables politiques qu’ils réfléchissent à « la manière d’adapter globalement les systèmes d’éducation et de formation permanente aux défis économiques ».
      Ce puissant lobby patronal pèse de tout son poids afin d’impulser une réforme draconienne des systèmes éducatifs du Vieux Continent. L’ERT investit dans la connaissance par l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans les écoles européennes.
      Le document révèle pour la première fois les décisions qui sont prises à l’insu des citoyens par les technocrates européens en matière de mise au point d’un « système européen d’accréditation des connaissances » destiné à remplacer les diplômes nationaux, mais aussi à « ficher » le parcours éducatif et professionnel de tout un chacun. Francis Gillery, avec Jacques Attali, Gérard de Sélys dénoncent cette machination qui se trame sans aucun débat démocratique, cette vision libérale de l’enseignement où le savoir n’y aura droit de cité que s’il génère du profit

      Année de production : 1998
      Catégorie : UE – éducation – privatisation - mondialisation
      Réalisateur : Francis Gillery
      Producteur : Les Films à Lou, France 3

      #école #connaissance #diplômes #éducation #ue #union_européenne #ERT

    • #Belgique : La loi dépénalisant l’IVG Pierre Kroll

      Report du vote sur la dépénalisation de l’avortement : « Une gifle » pour les femmes, dénonce Sophie Rohonyi (DéFI)
      https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_report-du-vote-sur-la-depenalisation-de-l-avortement-une-gifle-pour-les-

      Les opposants à la proposition de loi dépénalisant et assouplissant les conditions de l’avortement ont obtenu ce jeudi de consulter le Conseil d’Etat sur de nouveaux amendements.
      Ils étaient plus de 50 députés, issus de la N-VA, du CD&V, et du Vlaams Belang, à soutenir la demande. Le cdH était favorable à cette requête mais n’a pas pris part au scrutin.
      Le vote final de la proposition, attendu ce jeudi, est une nouvelle fois reporté. Invitée de La Première ce vendredi matin, Sophie Rohonyi, députée fédérale DéFI, dénonce « une gifle » pour les femmes, pour les médecins et pour les acteurs de terrain qui leur viennent en aide.

      Des amendements « qui n’apportent rien de neuf »
      « Je n’en ai pas dormi. Ce travail était abouti, on avait une majorité. Le texte était consensuel et porté par 8 partis de gauche comme de droite, du nord et du sud du pays », ajoute-t-elle.

      Pour l’élue DéFI, « il fallait tenir compte d’une réalité : le rôle du législateur, c’est d’être pragmatique. Chaque année entre 500 et 1000 femmes doivent se rendre aux Pays-Bas [pour avorter] parce que les conditions légales en Belgique sont trop strictes. On doit pouvoir répondre à la détresse de ces femmes, quand bien même elles sont minoritaires ».

      Sophie Royoni dénonce alors « des amendements déposés par la N-VA, le CD&V et le cdH qui n’apportent absolument rien de neuf par rapport à ce qui a déjà été validé à deux reprises en commission ».

      « Du marchandage politique sur le dos des femmes »
      La députée DéFi s’indigne face à la réaction du CD&V qui a fait barrage dans un contexte de formation d’un gouvernement fédéral. « On ne fait pas du marchandage politique, encore moins du chantage, sur le dos des femmes », estime-t-elle. Tout en interrogeant : « En quoi bloquer cette avancée va pouvoir débloquer la crise politique dans laquelle on se trouve depuis un an ? »

      « On est revenu en 2019 avec des textes pour supprimer les sanctions pénales à l’égard des médecins et des femmes, mais aussi pour assouplir les conditions », rappelle Sophie Rohonyi. Pour elle, il est « regrettable que ça bloque. Une minorité refuse de voir une majorité parlementaire qui s’est dégagée ».

      #ivg #femmes #avortement #contraception #santé #catholicisme #droits_des_femmes #misogynie #religion #anti-ivg

  • Les « livreurs de bonheur » sans papiers de #Frichti en colère

    Après la publication de notre enquête sur les #conditions_de_travail d’un livreur sans papiers de la plateforme Frichti, une centaine de travailleurs dans la même situation manifestent ces derniers jours dans les rues de Paris. Ils réclament leur régularisation et la reprise du travail.

    https://www.liberation.fr/france/2020/06/05/les-livreurs-de-bonheur-sans-papiers-de-frichti-en-colere_1790397
    #livreurs #sans-papiers #France #régularisations #migrations #travail #manifestation

    ping @isskein @karine4

  • Uber Eats soupçonné d’exploiter des sans-papiers en Italie
    https://korii.slate.fr/biz/uber-eats-italie-parquet-milan-soupcons-exploitation-sans-papiers-capora

    Le parquet de Milan évoque du « caporalato », un système souvent tenu par la mafia. Des juges italiens ont placé la branche italienne d’Uber Technologies, dont dépend Uber Eats Italia, sous contrôle provisoire de la justice. La multinationale américaine est soupçonnée d’avoir participé à l’exploitation de travailleurs étrangers précaires. Les médias italiens ont lâché le terme de « caporalato », plus souvent utilisé dans le monde agricole, qui désigne un système quasi esclavagiste dans lequel des personnes (...)

    #Deliveroo #Frichti #Glovo #Uber #UberEATS #migration #bénéfices #conditions #FoodTech #GigEconomy (...)

    ##travail

  • Diane Arbus - #Wikiradio del 14/03/2016 - Rai Radio 3 - RaiPlay Radio
    https://www.raiplayradio.it/audio/2016/03/Diane-Arbus---Wikiradio-del-14032016-6c49e69b-3cbc-4667-9f12-4e06716d2a

    Il 14 marzo 1923 nasce a New York Diane Arbus
    con Alessandra Mauro
    Repertorio:
    - Frammento e trailer del film Fur - Un ritratto immaginario di Diane Arbus, film del 2006 diretto da Steven Shainberg, con Nicole Kidman. Ispirato al romanzo di Patricia Bosworth Diane Arbus: Una biografia;
    – Frammenti dal film Freaks del 1932 diretto da Tod Browning;
    – Italia - I nostri servizi speciali. Siamo tornati alla XXXVI Esposizione biennale d’arte di Venezia per un réportage sulla partecipazione degli artisti appartenenti a Paesi extraeuropei - Radar ottobre 1972 - Archivio Storico Istituto Luce

    Brano musicale:

    Diane Arbus - Weba Garretson

    #dianeArbus #photographie #fricks #podcast

  • Annulation des spectacles et festivals : le milieu culturel local tente de serrer les rangs | Marsactu
    https://marsactu.fr/annulation-des-spectacles-et-festivals-le-milieu-culturel-local-tente-de-se

    Alors que l’incertitude frappe l’économie mondiale, certains secteurs se préparent à de longues traversées du désert, voire à des catastrophes. Le milieu culturel et artistique en fait partie, et au niveau local c’est bien évidemment l’annulation des nombreux événements d’été, festivals et spectacles en tous genres, qui va faire très mal. L’allocution du président de … — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?apRlOA&quot ; title="Permalink">Permalink</a>

    #corona #coronavirus #culture #friches #Marseille #marseille #pandémie #partage_collegues #social #travail

  • Des requalifications en salariat au menu des plates-formes | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/barbara-gomes/requalifications-salariat-menu-plates-formes/00091844

    Ce début d’année s’annonce bien corsé pour Deliveroo et ses concurrentes, notamment pour Foodora. En moins de deux mois à peine, les tribunaux de trois pays différents ont imposé à ces entreprises la requalification des contrats de prestation de service conclus avec les coursières et coursiers en contrats de travail. Il y a d’abord eu, le 23 janvier 2020, le Tribunal Superior de Justicia de Madrid (TSJM) qui a requalifié en salarié 532 travailleuses et travailleurs de chez Deliveroo. Le lendemain même, (...)

    #Deliveroo #Foodora #Nestor #Frichti #Stuart #procès #conditions #GigEconomy #conducteur·trice·s #travail (...)

    ##TakeItEasy

  • Les sales combines des apps de livraison pour faire pression sur les restaurants | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/restauration-applications-livraison-grubhub-doordash-postmates-pression-

    Certains établissements sont référencés sur les listings des services de coursiers sans avoir donné leur accord. Qu’est-ce qui différencie Uber Eats de Deliveroo, Stuart ou Frichti ? Pas grand-chose, et c’est bien leur problème : comment se démarquer sur le marché alors que chaque service est remplaçable par trois autres quasiment identiques ? Aux États-Unis, les noms changent, mais l’idée reste la même. Grubhub, DoorDash et Postmates se livrent une compétition féroce pour des services identiques, (...)

    #Deliveroo #UberEATS #DoorDash #Frichti #Grubhub #Postmates #Stuart #Uber #manipulation #FoodTech #marketing #nourriture (...)

    ##GigEconomy

  • Pour survivre aux apps de livraison, les restaurants doivent disparaître
    https://korii.slate.fr/et-caetera/recette-succes-restaurants-disparaitre-cuisines-fantomes-livraison

    Uber Eats, Deliveroo et les autres favorisent la création de « restaurants fantômes ». La restauration n’a pas fini d’être chamboulée par la Silicon Valley. Après la livraison à domicile généralisée, Uber, Deliveroo & co. ont déterminé ce qu’ils aimeraient être la prochaine évolution du secteur : des « restaurants fantômes », uniquement dédiés à la livraison. L’augmentation des livraisons à domicile est telle que certains restaurants n’ont même plus besoin de ce qui était à l’origine leur activité principale (...)

    #Deliveroo #UberEATS #Amazon #Uber #algorithme #BigData #data #marketing #nourriture #Grubhub #DoorDash #Frichti #Taster #DarkKitchen (...)

    ##CloudKitchens

  • #Visibilité et #invisibilité de la #pollution des #sols dans les territoires (post)industriels : de nouvelles perspectives sur la #résilience et la #justice_environnementale ?

    « Make the valley green again » : la gestion des #sols_pollués au cœur de la #réhabilitation de la basse vallée de #Swansea (#Pays_de_Galles) [Texte intégral]
    « Make the valley green again » : soil pollution management in the reclamation process of the lower Swansea Valley (Wales)
    Cécile Ferrieux et Robin Le Noan

    –----
    Regard géo-historique sur la difficile transformation des #friches_industrielles de la vallée de la #Fensch : l’exemple de la #reconversion en cours du site de l’#usine_sidérurgique intégrée #SMK (1897-2018) [Texte intégral]
    A geohistorical look at the difficult transformation of industrial wastelands in the Fensch Valley : the example of the ongoing conversion of the SMK integrated steel plant (1897-2018)
    Eric Marochini

    #sidérurgie

    –---

    Du trouble privé au problème public ou… l’inverse ? #Mobilisation locale autour d’un #site_industriel pollué [Texte intégral]
    From private concerns to a public issue or… is it the reverse ?
    Maurice Olive

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    Controverse autour des #stériles_uranifères : de la mise à l’agenda d’un problème public à la remise en cause de l’#expertise [Texte intégral]
    Etude comparative de deux anciens sites miniers : #La_Commanderie (#Vendée/#Deux-Sèvres) et #Pen_Ar_Ran (#Loire-Atlantique)
    Controversy around uranium waste : from putting a public problem on the agenda to challenging expertise. Comparative study of two former uranium mines : La Commanderie (Vendée/Deux-Sèvres) and Pen ar Ran (Loire-Atlantique)
    Saliha Hadna

    #mines

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    Le laboratoire cévenol de l’après-mine. Une coextensivité des causes et des responsabilités minières, environnementales et sanitaires [Texte intégral]
    The Cevennes laboratory of the post-mine. A coextensivity of mining, environmental and sanitary causes and responsibilities
    Béatrice Mésini

    –--------

    L’#économie_circulaire : cercle vertueux ou cercle vicieux ? Le cas de l’utilisation de terres maraîchères pour aménager des espaces verts urbains [Texte intégral]
    The circular economy : vicious or virtuous circle ? The case of vegetable gardens used to develop green spaces
    Clément Gitton, Yoann Verger, Florence Brondeau, Ronald Charvet, François Nold, Philippe Branchu, Francis Douay, Isabelle Lamy, Christian Mougin, Caroline Petit et Elisabeth Rémy

    –-----

    La strate du sol d’une mégapole : observations localisées sur l’Anthropocène [Texte intégral]
    Les couches issues des périodes préindustrielle et industrielle à #Paris
    A megacity soil’s layer : localised observations about the AnthropoceneThe strata from preindustrial and industrial eras in Paris
    Mathieu Fernandez

    https://journals.openedition.org/geocarrefour/11289
    #revue #in/visibilité #sols

  • Gaz et flouze à tous les étages

    L’année dernière, dans le documentaire Main basse sur l’énergie , je racontais comment le service public de l’électricité avait été mis à mal depuis une dizaine d’années par les gouvernements et les directions successives. Le projet actuel de privatisation totale d’EDF, initié par le gouvernement et la direction d’EDF, « joliment » intitulé Hercule, est une étape supplémentaire de la casse du service public.

    Les salarié.e.s du gaz (et par conséquent les ex-usagers devenus désormais des client.e.s… vaches à lait !) vivent déjà depuis 2007 cette destruction du service public GDF (Gaz de France). Ils savent que leurs efforts servent avant tout à faire remonter des dividendes aux actionnaires d’Engie, le nouveau nom de la fusion GDF-Suez. Ils ont conscience du véritable hold-up de l’argent public. Ils voient la dégradation de leurs conditions de travail, ils s’inquiètent du manque d’investissements dans un secteur où la sécurité est pourtant primordiale, le gaz. Ils constatent avec colère la hausse du prix du gaz - + 80% depuis une douzaine d’années. Ils déplorent la fuite en avant de la direction d’Engie dans un business de l’immédiat et de coups financiers à court terme.

    https://www.youtube.com/watch?v=dascczKdwtc

    Le lien vers l’intégralité de la vidéo  : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Dans mon nouveau documentaire, Gaz et flouze à tous les étages , produit une fois de plus par la Fédération CGT de l’Energie, je raconte tout cela... et pire encore : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Ce film, comme ceux que j’ai réalisés ces dernières années avec plusieurs syndicats combattifs, Vérités et mensonges sur le SNCF / Transport de marchandises : changeons d’ère / Main basse sur l’énergie, constitue des outils et des armes pour vous opposer à la casse de nos services publics.

    Alors, citoyen.e.s, usagers, salarié.e.s, réalisez des projections publiques pour débattre et faire la nique aux faux débats de Macron !!!

    Il est encore temps de sauver nos services publics !

    Gilles Balbastre, réalisateur

    Gaz et Flouz€ à tous les étages Gilles Balbastre Ciné Débat ce vendredi 18 octobre 2019 à 18h30 à Tourcoing.
    https://lille.demosphere.net/rv/7132

    #gilles_balbastre #vol #gaz #fric #médias #lutte #services_publics #Gilles_Balbastre #émancipation #journalisme #documentaire #privatisation #énergie #électricité #france #ue #union_européenne #europe  #économie #politique #CGT

  • En Suisse, la pénurie de médicaments inquiète sérieusement Natalie Bougeard/gma - 30 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10747576-en-suisse-la-penurie-de-medicaments-inquiete-serieusement-.html

    Les ruptures d’approvisionnement de médicaments se suivent et s’intensifient d’année en année. La situation devient un enjeu de santé publique et ce phénomène mondial n’épargne pas la Suisse.
    Il y aurait actuellement 588 médicaments en rupture d’approvisionnement en Suisse, selon Enea Martinelli, pharmacien-chef du groupement d’hôpitaux fmi (Frutigen, Meiringen et Interlaken).

    Excédé par une situation de plus en plus difficile à gérer, celui-ci a créé une base de données. https://www.drugshortage.ch/index.php/uebersicht-2 « Je souhaite fournir de la transparence et une vision globale », explique-t-il.

    Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un équivalent temps plein est désormais dédié à la gestion des ruptures de stock. « Nous surveillons une centaine de médicaments sur les 2000 que nous utilisons, dont 15 pour lesquels le manque serait extrêmement problématique », révèle Pascal Bonnabry, pharmacien-chef des HUG. « Ces dix dernières années, le problème a été multiplié par 20. La situation s’empire et on ne voit pas tellement le bout du tunnel », admet-il.

    Annoncer les ruptures de stocks
    Les substances les plus touchées par la pénurie sont notamment les antibiotiques, les analgésiques, les anticancéreux et les vaccins. Des produits en grande majorité anciens et peu chers.

    La Confédération aussi surveille le phénomène et oblige depuis 2015 les entreprises du secteur à annoncer les ruptures de stocks. Cela ne s’applique toutefois qu’à une liste restreinte de substances, les médicaments dits vitaux. Une liste que certains acteurs aimeraient voir élargie : elle devrait être revue d’ici la fin de cette année.

    Baisse des coûts de production
    La multiplication des ruptures d’approvisionnement s’explique par les stratégies de baisses des coûts de production mises en oeuvre par les fabricants. Des choix industriels qui ont mené au fractionnement et à l’éparpillement de la chaîne de production.

    « Dans les années 90, la production des médicaments était courante en Europe. Par la baisse des prix successives, la production s’est d’abord déplacée en Europe de l’Est, puis en Asie. La Suisse n’est plus capable de fabriquer ses propres antibiotiques, ses propres vaccins, depuis 15 ans. Nous sommes totalement dépendants de la production non-européenne », dénonce Salvatore Volante, expert en pharmacologie et en santé publique.

    Selon un récent rapport français, 80% des substances actives utilisées dans des médicaments commercialisés dans l’Union européenne viennent de pays hors de l’UE. Pour la Suisse, les données manquent et l’opacité règne. Une entreprise a toutefois communiqué ses chiffres. « Chez nous, 50% des substances actives viennent de Chine ou d’Inde », explique Andreas Bosshard, directeur de Mepha Suisse.

    Armée en renfort
    La Confédération a mis en place des stocks obligatoires pour certaines substances. Des stocks qui ont dû être utilisés 29 fois en 2017 et 2018. Les capacités militaires de la Suisse sont même appelées à la rescousse. « La pharmacie de l’armée développe, pour certains médicaments, une production afin qu’en cas d’urgence nous puissions avoir recours à une production indigène », détaille Ueli Haudenschild, de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays. « La situation me préoccupe parce que ces ruptures de stocks demandent beaucoup d’efforts. Mais nous ne sommes pas dans une situation dangereuse », estime-t-il.

    Mais à quel prix ? Les traitements de substitution sont parfois plus chers que celui en rupture, s’approvisionner à l’étranger s’avère souvent également plus onéreux. Le coût engendré par ces pénuries est difficile à calculer. Salvatore Volante ose cette estimation : « Cela va très vite se chiffrer, pour la Suisse, à environ 50 à 70 millions de francs. »

    La pénurie de médicaments est un problème de santé publique mondial. Aux Etats-Unis, des chiffres récents estiment que ces ruptures de stock coûtent aux hôpitaux américains 359 millions de dollars par année. « Pour faire face au problème il faudrait une coopération internationale, diversifier le nombre d’usines et rapatrier les capacités de production en Europe », estime Herbert Plagge, membre de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA). 

    Il s’agit justement de l’un des points proposés par le gouvernement français. Celui-ci a publié cet été un plan d’action pour lutter contre les pénuries d’approvisionnement, en proposant notamment de mettre en place des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent en Europe. Une démarche dont la Suisse pourrait également profiter.

    #santé #médicaments #big_pharma #mondialisation #multinationales #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #économie #pénuries #prix #santé #fric #capitalisme #argent_public #armée #femmes #hommes #enfants

    • Le cas des génériques
      Parmi les médicaments touchés par les pénuries d’approvisionnement, on retrouve des médicaments originaux peu chers, mais aussi beaucoup de génériques. Les génériques coûtent, en moyenne, deux fois plus en Suisse que dans les pays voisins. Le Conseil fédéral a donc proposé en août au Parlement d’introduire un système de prix de référence pour ces médicaments, ceci afin de baisser le prix de certains d’entre eux.

      « Si on fait ça, alors les situations de ruptures de stock seront encore plus graves qu’aujourd’hui », réagit Andreas Bosshard, le directeur de Mepha Suisse. Cette mesure inquiète aussi les pharmaciens. Le prix des produits est un point central pour les coûts de la santé, comme l’explique Stefan Grösser, de la HES Berne, qui mène une étude sur les ruptures de stocks en Suisse : « Un des résultats de notre étude, c’est qu’on devrait regarder encore plus attentivement le prix des médicaments et la fixation des tarifs, au vu des effets qu’elles auront finalement sur le système global. Le prix, c’est le point central, le point critique du #système. »

  • A peine 25’000 francs étaient injectés chaque année dans le pont de Gênes Caroline Briner - Philippe Blanc
    https://www.rts.ch/info/monde/10668022-a-peine-25-000-francs-etaient-injectes-chaque-annee-dans-le-pont-de-gen

    L’effondrement du pont de Gênes n’était pas fortuit, selon le rapport préliminaire commandé par la justice italienne et publié le 31 juillet.
    La société gestionnaire Autostrade per l’Italia n’a dépensé que 500’000 euros en 20 ans pour ce pont, alors qu’elle a réalisé 10 milliards de bénéfice en 10 ans sur l’ensemble de son réseau routier, selon un autre rapport.
    L’ingénieur suisse membre de l’équipe chargée de l’enquête préliminaire a jeté l’éponge, déplorant trop de pression.

    Un documentaire produit par la SSR dresse un point de situation, en présentant une partie des critiques formulées. « Pont de Gênes : une catastrophe évitable ? » a été diffusé mercredi à 22h30 sur RTS1 dans le cadre du lancement de la case enquête Doc à la Une.

    Les principales révélations

    Il y a un peu plus d’un an, le 14 août 2018 à 11h36, alors que le temps était orageux, une partie du pont de Gênes s’effondrait, emportant avec lui la vie de 43 personnes. Plusieurs enquêtes ont été lancées depuis. Parmi elles, le rapport préliminaire des experts nommés par le juge d’instruction et déposé le 31 juillet est sans appel : la corrosion était diffuse sur tous les haubans (19% des câbles complètement corrodés et 22% corrodés à 75%), ainsi que sur le tablier (en moyenne 70% des torons présentaient une section réduite d’au moins 50%). Et ceci alors qu’aucune intervention de maintenance n’était susceptible de la ralentir.

    Un rapport sur la raison de l’effondrement est attendu pour décembre. Toutes les causes fortuites ont cependant déjà été abandonnées (intempéries, chute de matériaux lourds, attaques). La pression monte d’autant plus sur la société gestionnaire Autostrade per l’Italia (Aspi) que le Ministère des infrastructures et des transports a identifié une comparaison relevante : entre 1982 et 1998 (16 ans), plus de 24 millions d’euros ont été dépensés pour des interventions structurelles, alors que, depuis la privatisation en 1999 (20 ans), moins de 500’000 euros ont été investis, soit 23’000 euros par an. Et ceci alors que l’entreprise a accumulé de juteux bénéfices et qu’il était notoire que le pont présentait des problèmes. L’entreprise est soupçonnée de sous-estimation volontaire de la gravité des défauts.

    La vidéo-clé de l’effondrement
    Immédiatement après la catastrophe, le gouvernement ouvre une enquête et la Garde des Finances saisit l’équivalent de 60 térabytes de vidéos et de matériel informatique des techniciens et des dirigeants. « Les documents de SPEA (société de surveillance mandatée par Autostrade) et ceux d’Autostrade attestent de l’état critique du Morandi », confie Ivan Bixio, colonel de la Garde des Finances.

    Le 1er juillet, la vidéo-clé est rendue publique. Issue d’une caméra de surveillance de l’entreprise Ferrometal, elle montre clairement qu’un hauban et le sommet du pylône de la pile 9 se sont pliés.

    Une architecture pas si parfaite

    Lors de son inauguration en 1967, le pont de Gênes était considéré comme une prouesse de l’ingénierie italienne. D’une longueur de 1182 mètres pour une hauteur comprise entre 45 et 55 mètres, l’ouvrage a été conçu par l’ingénieur Riccardo Morandi, qui croyait alors, comme beaucoup d’autres à cette époque, que le béton armé était indestructible. Il avait ainsi inventé un système destiné à renforcer la solidité du pont : recouvrir les câbles d’acier des haubans par du béton armé précontraint. Cette idée se voulait d’autant plus géniale que les segments portés par les trois piles à haubans (n° 9, 10 et 11) mesuraient chacun 200 mètres.

    Mais aujourd’hui, le béton armé n’est plus considéré comme indestructible. De plus, la couverture en béton armé s’avère même un problème puisque la présence de fissures facilite la corrosion des câbles cachés à l’intérieur, ainsi que la desquamation (augmentation du volume de l’acier), qui elle-même détruit le béton. Pour couronner le tout, la corrosion est cachée par le béton.

    Par ailleurs, Riccardo Morandi avait estimé qu’un seul hauban par côté suffisait pour soutenir chaque tablier. « Le défaut, vu avec les yeux d’aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de redondance », explique le professeur suisse Bernhard Elsener. Avec ce système, il suffit qu’un hauban flanche pour que tout un segment s’écroule. Et c’est ce qui s’est passé le 14 août 2018. Et comme un jeu du mauvais sort, Riccardo Morandi avait garanti que son pont durerait 50 ans. Il a tenu 51 ans.

    Riccardo Morandi a réalisé deux autres ouvrages sur ce modèle : l’un au Venezuela, l’autre en Libye. Le premier s’est partiellement effondré en 1964 à la suite d’une collision d’un pétrolier. L’enquête avait démontré que l’hypothèse d’un choc ou celle d’un séisme n’avaient pas été prises en compte dans la conception du projet. En 1977, l’ingénieur faisait finalement part de ses inquiétudes pour le pont de Gênes. Relevant une dégradation rapide des haubans, il préconisait de protéger le pont et de le surveiller attentivement.

    Une seule pile à haubans sur trois rénovées
    En 1993, la première (et dernière) intervention structurelle est menée sur le pont. Les travaux se concentrent sur la pile 11. « Dans la partie supérieure du hauban côté montagne, on a trouvé les câbles principaux sectionnés à cause de la corrosion. Il y avait 30% de câbles en moins. (...) Je me le rappelle dans mon ventre. Cela faisait peur », confie l’ingénieur Gabriele Camomilla. Les quatre haubans qui partaient de part et d’autres de la pile 11 sont alors remplacés par 4X12 haubans en polyéthylène.

    Alors engagé par l’Etat, Gabriele Camomilla avait signé à cette époque un rapport qui déplorait une détériorisation généralisée de tous les haubans. Mais aujourd’hui, après avoir été directeur de la recherche et de la maintenance d’Autostrade per l’Italia, l’ingénieur assure que les piles 9 et 10 « n’avaient aucun type de dégât grave ». Et donc qu’aucune autre intervention n’était nécessaire.

    Le passage à la privatisation
    En 1999, les autoroutes sont privatisées. Le pont passe en mains d’Autostrade per Italia. Cette filiale du groupe Atlantia, lui-même en mains de la famille Benetton, gère actuellement 3000 km d’autoroutes. Les gestionnaires doivent garantir la maintenance, le contrôle et la sécurité. Et pour éviter tout monopole, la loi prévoit que les concessions soient mises aux enchères tous les cinq ans. Mais l’Etat ne l’a jamais fait. Depuis 1999, l’entreprise a réalisé un total de bénéfices nets de plus de 10 milliards d’euros. Ce montant correspond au taux rarissime de 25% des recettes. En 2017 seulement, le bénéfice a atteint 1,04 milliard pour des revenus à 4,05 milliards. Et ceci alors qu’Autostrade a investi moins de 500’000 euros en 20 ans pour le pont.


    « A l’heure actuelle, nous avons un régulateur totalement pris en étau : coincé entre des contrats de nature privée difficilement modifiables et des capacités techniques d’intervention très réduites », estime Marco Ponti, professeur en économie des transports.

    Une proposition de nouveau pont refusée
    En 2006, l’architecte hispano-suisse Santiago Calatrava, qui a travaillé à l’EPFZ, propose de réaliser un viaduc en acier au-dessus du pont Morandi, avant de détruire l’ancien pont. Le nouveau pont devait être « beaucoup plus léger » et les voies « séparées de manière à ce que la lumière atteigne le sol », expliquait alors l’architecte.
    Le projet avait séduit le président de la région Ligurie de l’époque et le ministre des Infrastructures. Toutefois, en mai 2009, Autostrade annonce qu’il n’était plus question de démolir le pont Morandi. Des travaux de surface continueront d’être menés, que certains détracteurs appelleront « travaux de cosmétique ».

    Les rapports de mises en garde
    En 2015, Autostrade per l’Italia annonce planifier une intervention structurelle de 20 millions d’euros. Plusieurs rapports vont se succéder, toujours avec des mises en garde. En 2016, l’ingénieur Antonio Brencich de l’Université de Gênes déplore, entre autres, « une évaluation incorrecte des effets de retrait du béton ayant produit un plan de route non horizontal ». Des travaux avaient alors déjà été opérés pour éliminer les creux et les bosses, mais uniquement en surface.
    Un pont qui est dans tous les livres d’histoire, soumis à des conditions de circulation très particulières, avec des points critiques déjà mis en évidence... S’il y a en Italie un pont qu’il fallait surveiller depuis 10 ans, c’était bien le viaduc sur le Polcevera !

    En 2017, alors que le polytechnique de Turin relève une déformation anormale des haubans de la pile 9, Autostrade soumet son projet à vérification au professeur Carmelo Gentile du polytechnique de Milan, qui est le dernier expert à avoir observé le pont avant la catastrophe. Après avoir analysé les vibrations par l’intermédiaire de capteurs, il soulève « des comportements anormaux » sur la pile 9 et propose un monitoring permanent. « S’il avait été installé, le pont n’aurait peut-être pas pu être sauvé, mais on aurait pu déclencher une alarme quelques heures plus tôt, de façon à éviter tout ce qui est arrivé », déplore l’expert.

    L’intervention extraordinaire prévue pour 2018
    De leur côté, les 60’000 habitants du quartier Certosa, situé sous le pont, connaissaient bien l’état de l’ouvrage. Certains d’entre eux menaient même leurs propres enquêtes, en interrogeant régulièrement le concessionnaire Autostrade, ou en étudiant la criminalité maffieuse. « Le ciment appauvri signifie que plutôt que de mettre 100kg de fer, ils en auraient mis 10. Qui sait ? », a confié le président du comité des citoyens de Certosa à Mise au Point l’an dernier.
    Un mois avant la catastrophe, Autostrade annonce au porte-parole du quartier Ennio Guerci que des travaux visant à renforcer les câbles vont être lancés à l’automne. Ces travaux dits extraordinaires ont toutefois la particularité d’être présentés comme « une intervention locale », relate le documentaire. Ce qui signifie que la sécurité n’a pas à être vérifiée. Et qu’aucun test statique n’est à l’ordre du jour. « No comment », a réagi le procureur général de Gênes Francesco Cozzi interrogé pour le film.
    L’expert suisse qui jette l’éponge
    Après la catastrophe, la justice italienne ouvre une enquête. Les chefs retenus sont l’homicide involontaire, l’homicide par négligence et le manquement aux règles de sécurité. Le nombre de personnes visées augmente au fil des mois pour atteindre 73 actuellement. Les débris sont déposés dans un hangar surveillé en permanence.

    Trois experts sont nommés pour mener l’enquête préliminaire, dont le Suisse Bernhard Elsener. En novembre, 17 débris déterminants sont envoyés en Suisse, à l’Empa (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche). Près de 3400 fils sont soumis à des essais de compression, à des test de traction et à des analyses chimiques.

    En avril, le professeur Bernhard Elsener démissionne du collège d’experts de la magistrature. En plus d’une charge trop grande pour lui, il fait état de pression et de délais très serrés. Certaines de ses déclarations ont été vivement critiquées, notamment par les avocats. « Cela a dégénéré en une justification constante et l’ensemble du processus a été extrêmement retardé », a-t-il confié au média en ligne Watson. Un autre expert prend sa place. Bernhard Elsener estimait en mai que cette nouvelle équipe saurait « protester contre les tentatives d’influence » car elle n’avait « plus besoin d’argent ». La sévérité du rapport (cité plus haut) semble confirmer ses prédictions.

    La défense d’Autostrade per Italia
    Assez rapidement, Autostrade a affirmé que la situation était trop complexe et qu’il appartenait à la justice d’établir ce qu’il s’était passé. Actuellement, il se pourrait que l’entreprise prépare sa défense en dénonçant des vices de construction. Le gestionnaire, qui n’a pas voulu s’exprimer dans le documentaire, a parallèlement entamé des négociations confidentielles avec les familles des victimes sur un accord avec clause de renonciation à une procédure civile. Seules deux familles sur 63 ont rejeté cette indemnisation.
    Les contre-attaques ont été nombreuses ces derniers mois. L’ex-expert de l’entreprise Gabriele Camomilla a ainsi affirmé que la catastrophe avait été provoquée par « des cygnes noirs », à savoir la combinaison de plusieurs facteurs qui provoquent un évènement imprévisible. Il mentionnait la foudre, qui aurait pu accéder à la partie métallique. Ou alors une bobine de métal qui serait tombée d’un camion (qui roulait à 40km/h) et dont la chute avait été observée par un Tchèque. Interrogé, le témoin-clé a cependant tout démenti.

    Les autorités aussi pointées du doigt
    Les autorités sont critiquées pour leur faible contrôle des autoroutes et pour leur trop faible développement du réseau autoroutier. Ainsi en 50 ans, le nombre de passages de camion a grossi de vingt fois en raison de l’activité portuaire. Mais aucune autre route n’a été développée pour dévier une partie de la circulation sur un autre axe.

    Concernant la surveillance des routes, le chef du bureau du Ministère en charge de la surveillance technique et opérationnelle du réseau autoroutier a vidé son sac pendant l’interrogatoire. « Il y en a eu pour tout le monde », indique le documentaire, en relevant que les autorités ne disposeraient pas de techniciens aptes à évaluer les inspections des gestionnaires des routes.

    Quoiqu’il reconnaisse que la catastrophe aurait pu être évitée, le procureur général de Gênes Francesco Cozzi n’admet aucune responsabilité politique dans les rapports qu’a entretenus l’Etat avec les concessionnaires : « L’État n’a pas d’obligation de contrôle. Il a un pouvoir de contrôle. L’obligation impose des échéances précises d’intervention alors que le pouvoir de contrôle (....) risque d’être bien plus faible ».

    Pour le professeur Marco Ponti, il ne fait pas de doute que les autoroutes constituent « un festin » partagé entre l’Etat et les privés, au détriment des utilisateurs.

    Un changement de vie pour les Génois
    Le pont s’est écroulé le 14 août 2018. Le chantier a débuté en décembre et le démantèlement à proprement parler en février 2019. Les grosses piles 10 et 11 ont été détruites à l’explosif au mois de juin. En tout, 50’000 tonnes de béton armé étaient à déblayer. Ces travaux dépassent les 20 millions de francs.

    Le nouveau pont est en cours de reconstruction depuis décembre 2018. Totalement en acier, il comprendra un monument à la mémoire des 43 victimes. Dessiné par le Génois Renzo Piano (Centre Pompidou, Centre Paul Klee, Fondation Beyeler), l’ouvrage doit être inauguré en avril 2020. Son coût est de 202 millions d’euros. Reste la question de la concession... Cela pourrait coûter des milliards de la retirer à Autostrade, à moins qu’il soit prouvé que la compagnie a la principale responsabilité de la catastrophe.

    Une réforme des règles encadrant les concessions autoroutières a été promise par le gouvernement en septembre 2018. Les sociétés contractuelles auraient l’obligation de réinvestir une part accrue de leurs bénéfices dans le réseau autoroutier. Par ailleurs, six autres viaducs ont été placés sous haute surveillance.

    Sous le pont, un millier de personnes ont vu leur maison démolie. Les quelque 60’000 autres habitants du quartier Certosa ont vécu de manière isolée durant un an, la route d’accès pour le centre-ville ayant été bloquée par les gravats.

    Plusieurs fonds ont été créés, tant pour les familles des victimes que pour les habitants qui ont dû quitter leur maison. Autostrade a promis au moins 500 millions d’euros.

     #italie #autoroutes #pont_morandi #benetton #autostrade #privatisation #corruption #fric #bénéfices #Ponte_Morandi #Gênes #transports #ingénierie #béton #béton_armé #Experts #Venezuela #Libye #corrosion #contrats #concessions #cosmétique #festin

  • Roxana Maracineanu, la nouvelle ministre des Sports, occupait un logement social Sylvain Morvan - 13 septembre 2018 - mediacites

    [INFO MEDIACITES] Depuis 2012, l’ancienne championne de natation loue un logement social à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Un appartement qu’elle a obtenu alors que le maire de la ville était le socialiste Philippe Kaltenbach, auprès de qui elle a fait ses débuts en politique. Elle assure, à Mediacités, qu’elle va déménager.

    Roxana Maracineanu, la nouvelle ministre des Sports, va déménager. C’est du moins ce qu’elle affirme à Mediacités, suite à nos questions à propos du logement social qu’elle occupe actuellement avec sa famille, à Clamart (Hauts-de-Seine). Depuis le mois d’avril 2012, l’ancienne championne de natation loue un logement de type PLUS (Prêt locatif à usage social) majoré, géré par Clamart Habitat, l’office HLM de la ville.

    Il s’agit d’un appartement situé dans un immeuble de cinq étages, sur une artère passante de cette commune du sud-ouest parisien. Le nom de Maracineanu et celui de son mari Franck Ballanger, journaliste à Radio France, figurent bien sur la boîte aux lettres. Tout comme celui des deux associations de la ministre (J’peupa G piscine et Educateam) et celui de son entreprise de conseil, Anaide. Roxana Maracineanu a obtenu ce logement alors que le socialiste Philippe Kaltenbach, auprès de qui elle a fait ses débuts en politique, était maire de la ville.

    Après une brillante carrière de nageuse (elle fut championne du monde du 200 mètres dos en 1998 et médaillée d’argent aux Jeux Olympiques en 2000), Roxana Maracineanu s’est lancée en politique en 2010. Elle est alors consultante pour France Télévisions. Elle s’occupe aussi de la communication et de l’animation du stade nautique intercommunal de Châtillon Malakoff, dans les Hauts-de-Seine. Lors des élections régionales de 2010, elle figure en huitième position sur la liste départementale du Parti socialiste, menée par Philippe Kaltenbach.
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    Source : https://www.mediacites.fr/enquete/national/2018/09/13/roxana-maracineanu-la-nouvelle-ministre-des-sports-occupe-un-logement-soc

    #Roxana_Maracineanu #PS #enMarche #fric #sport #natation #logement_social #HLM #rat dans le fromage #nomenclatura #oligarchie #femme #corruption #france #politique #inégalités

  • #cancer_du_sein : La pénurie de Femara due à une « stratégie délibérée » . . . . . . . .
    Les ruptures de stock de Femara, un médicament contre le cancer du sein, ne sont « pas un hasard » mais sont dues à une « stratégie délibérée de l’industrie pharmaceutique », estime jeudi le PTB dans un communiqué.

    « Ni Novartis, le producteur du Femara, ni le grossiste Febelco, qui en opère la distribution, ne donnent d’explication claire quant à la pénurie actuelle de ce médicament, tout simplement parce que ce n’est pas justifiable », estime la spécialiste santé du parti, Sofie Merckx.

    En juillet, Marleen Pollet, une patiente atteinte de cancer du sein, avait déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de l’indisponibilité du Femara. La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD) avait alors affirmé que le problème serait résolu pour le 26 juillet. Or aujourd’hui, il n’y a toujours aucune solution et le Femara n’est toujours pas disponible, affirme le PTB.

    Le parti d’extrême gauche exige désormais que le gouvernement prenne d’urgence les mesures nécessaires pour remédier aux ruptures de stocks actuelles. « Nous appelons la ministre à examiner attentivement chaque cas de pénurie et à prendre immédiatement les mesures qui s’imposent », insiste Mme Merckx.

    « La manière dont les firmes pharmaceutiques et les grossistes-distributeurs créent et exploitent des pénuries afin d’augmenter leurs profits est devenue un modèle commercial en soi. C’est à la ministre de s’attaquer à cette situation, si nécessaire par la voie juridique », poursuit-elle.
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    #femmes #santé #discrimination #femme #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #cancer #pénurie organisée #argent #fric #flouze #artiche #marge #bénéfices . . . .

  • Le vieil homme et la mer Isabelle Paré - 2 Aout 2019 - Le devoir

    Depuis 50 ans, il observe les mers se vider et combat l’océan de mensonges servi par une industrie des pêches toujours plus gourmande. Les requins qu’il décrie n’ont pas d’ailerons, mais pourchassent les derniers poissons jusqu’en Antarctique. Lanceur d’alertes, Daniel Pauly se bat contre la mer de notre indifférence.

Il est peu connu du grand public, mais ce Jacques Cousteau de l’ombre a érigé des systèmes qui permettent aujourd’hui de mesurer le piteux état de santé des océans, siphonnés jusque dans leurs plus profonds abysses.

    Après avoir sillonné les mers de la planète, Daniel Pauly, expert mondial des ressources marines, a aujourd’hui jeté l’ancre à Vancouver, où il dirige le Fisheries Center de l’Université de la Colombie-Britannique. Arête dans la gorge, ce vigile des milieux marins peine à penser que l’humanité n’aura bientôt plus que du plancton à se mettre sous la dent si elle continue de raboter les fonds océaniques.

    Ses combats répétés contre de nobles instituts maritimes ont de quoi laisser muet comme une carpe. Si le fléau de la surpêche est maintenant sur l’écran radar, c’est parce que Daniel Pauly y a attaché un grelot il y a déjà plus de 30 ans. Ses travaux ont démontré que l’industrie noyait le poisson avec de faux chiffres sur ses captures et prouvé que les stocks de poissons étaient en chute libre depuis le tournant du XIXe siècle.

    « Il ne reste que 1 % de l’état des stocks de #morue par rapport au milieu du XXe siècle, et 2 à 3 % des stocks de #thon. En gros, 90 % de la biomasse des grands poissons a disparu en 100 ans », affirme d’une douce voix à la Henri Salvador celui qui fait rager les plus grands armateurs de la planète.

    Toujours plus loin
    La surpêche n’est pas née d’hier, raconte Daniel Pauly. Depuis l’ère des bateaux à vapeur, la course vers les mers plus lointaines, partie en vrille depuis, n’a jamais cessé. On a longtemps perçu chaque effondrement des stocks de façon isolée. Au cas par cas, les experts ont observé l’affaire, sans longue-vue pour venir voir l’incendie. « C’est comme tenter de prédire le temps en regardant les nuages au-dessus de votre tête. Pour prévoir le temps, il faut analyser sur de longues périodes l’évolution des systèmes partout dans le monde. C’est pareil pour les poissons », affirme-t-il.

    Pauly a mis une paire de lunettes sur la cécité et le #déni généralisés qui aveuglaient l’industrie de la pêche jusqu’au début des années 1980.

    En créant d’abord #FishBase, puis #Sea_Around_Us, la première banque mondiale colligeant des millions de données récoltées par des scientifiques pour quantifier l’état et l’évolution des stocks de poissons et autres animaux marins. En 1996, son premier brûlot publié dans Science a fracassé le mythe de l’océan inépuisable.

    L’anguille sous la roche
    Alors que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) évalue à 86 millions de tonnes la totalité des poissons pêchés dans les océans, l’équipe de Pauly l’établit plutôt à 130 millions de tonnes, si on tient compte des prises accidentelles, des rejets et des pêches illégales et artisanales, occultées par l’ONU. Du nombre, 10 millions de tonnes de crustacés rejetées en pure perte à l’échelle de la planète. L’industrie hurle, et Pauly la compare à un malade suicidaire courant à sa propre perte en réclamant sans cesse plus de corde.

    Jeune scientifique embarqué à bord d’un #navire-usine, c’est à Terre-Neuve qu’il a constaté de visu les ravages causés par la pêche industrielle. « Les chalutiers raclaient les fonds à 200 mètres, arrachant poissons et cailloux. Des blocs erratiques aussi gros que des Volkswagen atterrissaient sur le pont », rappelle-t-il dans la biographie que lui consacre l’océanologue David Grémillet.

    Vidées, les côtes ont été délaissées au profit de mers toujours plus lointaines. Armés comme des engins militaires, les chalutiers vont traquer les poissons jusqu’en Antarctique, à plus de 600 mètres de profondeur. « La pêche locale n’existe pratiquement plus », dit encore Daniel Pauly. Dans l’insouciance généralisée, le chalutage ratisse 150 fois l’équivalent de la surface déforestée chaque année sur la planète. Une coupe à blanc sous-marine et invisible de la taille de la superficie des États-Unis, où plusieurs zones sont ratiboisées jusqu’à huit fois l’an.

    Daniel Pauly dénonce cette #razzia. « Et dans bien des cas, les pays riches bouffent les poissons des pays pauvres », affirme le Franco-Canadien, né après la guerre d’une mère française et d’un G.I. afro-américain, révolté du pillage éhonté des mers de l’Afrique de l’Ouest par des bateaux occidentaux et asiatiques. Sa solution : interdire la pêche en haute mer, protéger 20 % des océans et abolir les subventions aux industries qui encouragent la sur pêche. Car c’est le bacon qui fait le poisson, affirme ce chercheur. Grâce aux subventions allant jusqu’à 30 % en Chine, pêcher demeure rentable là où les ressources sont déjà anémiées, martèle-t-il.

    L’or blanc
    « En Antarctique, ceux qui pêchent la #légine de façon illégale peuvent perdre un bateau sur cinq tellement ils gagnent de #fric. Pour ne pas être attrapés, des capitaines coulent eux-mêmes leurs bateaux. Et ça reste rentable ! » décrie l’écologiste, considéré parmi les 50 scientifiques les plus influents de la planète par le magazine Scientific American en 2003. La légine, cet or blanc recherché des gourmets occidentaux, se vend jusqu’à 40 $ la livre.

    « Après avoir vidé les plaines marines, les bateaux vident les canyons des océans où se terrent les derniers poissons », relance Pauly. À elle seule, la Chine déploie 3400 navires-usines qui pompent 4 millions de tonnes de poissons dans les eaux de 93 États, dont 75 % dans les eaux africaines.

    Noyer le poisson
    Daniel Pauly rage aussi contre l’autre grand « mensonge » du siècle : l’#aquaculture, parfois présentée comme un remède à la faim dans le monde. Or, selon lui, l’aquaculture de poissons carnivores accélère le sac des océans. « En Mauritanie et au Sénégal, 40 usines sont plantées sur les côtes pour faire de la farine de sardinelles, qui étaient avant pêchées, fumées et mangées en Afrique. Là, on produit de la farine pour engraisser des cochons ou du saumon. C’est un truc innommable ! »

    Le maître de la #biomasse parle en connaissance de cause. Produire une seule livre de saumon dépouille l’océan de trois ou quatre livres de petits poissons. « C’est une perte sèche de protéines, c’est révoltant ! Dire que ça nourrit le monde, c’est une fraude intellectuelle. Ceux qui s’alimentaient de sardinelles n’ont pas l’argent pour acheter ce saumon. C’est un vol global. J’appelle ça l’aquaculture B, pour bad. Cette aquaculture ne produit pas de poissons, elle bouffe du poisson ! »

    Médusé par la surpêche
    Un jour, un étudiant de Daniel Pauly a mesuré l’explosion des populations de #méduses partout dans le monde. En mer de Namibie, ces invertébrés ont complètement remplacé les poissons : 14 millions de tonnes de méduses ont évincé 10 millions de tonnes de poissons. « Les poissons qui mangeaient les larves de méduses ont disparu, laissant leurs proies sans prédateurs », explique Daniel Pauly.

    Des océans « gélifiés », c’est la vision d’horreur qui hante le biologiste, qui a signé en 2013 Manges tes méduses. Ces masses gélatineuses sont, en effet, faites sur mesure pour survivre aux zones lessivées de poissons que laisse la surpêche dans son sinistre sillage, explique le scientifique couronné en 2005 du prix Cosmos, l’équivalent du Nobel en écologie.

    « Pour que les poissons puissent se repeupler en haute mer et revenir ensuite vers les côtes, il faut dès maintenant créer des zones protégées. Avant, on n’avait pas les moyens techniques de pêcher jusqu’au dernier poisson. Aujourd’hui, plus rien n’est impossible », déplore-t-il.

    Cet éternel indigné, rescapé d’une enfance douloureuse vécue au sein d’une famille adoptive abusive, Pauly en connaît long sur la capacité de résilience des hommes, comme des autres espèces. « C’est toujours possible de renverser la vapeur, assure-t-il, si l’on réagit à temps. »

    Source : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/559908/le-vieil-homme-et-la-mer
    Tiré de la revue de Presse : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-06-08-2019

    #surpêche #mer #alimentation #poissons #pêche_industrielle #pêche_illégale #aquaculture #Daniel_Pauly #ressources_marines

  • CHU de Montpellier : la morgue est pleine, des cadavres dans un camion frigorifique
    https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/chu-montpellier-morgue-est-pleine-cadavres-dans-camion-frigorifique_25907484.ht

    Les vingt casiers de la morgue du Département de médecine légale au CHU Lapeyronie, à Montpellier, sont occupés en raison d’un afflux de cadavres de l’ex-région Languedoc-Roussillon, à cause des épisodes de fortes chaleurs, notamment, mais pas que : il y a eu des noyades, des affaires criminelles et des accidents de la circulation.

    […]

    Actuellement, les corps en attente d’autopsie sont conservés dans un camion frigorifique loué à la société Petit Forestier.

  • Le nombre de médicaments indisponibles ne cesse d’augmenter en Belgique Eric Steffens -9 Juillet 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/07/09/le-nombre-de-medicaments-indisponibles-ne-cesse-daugmenter

    459 médicaments ne sont pas disponibles dans notre pays actuellement. C’est l’Ordre des pharmaciens qui l’annonce et l’information est relayée par le journal Het Nieuwsblad. Il s’agit notamment d’anticoagulants et de certains types d’antibiotiques. L’indisponibilité de médicaments n’a cessé d’augmenter ces derniers mois et n’a jamais été aussi importante. . . . .

    A la fin de l’année dernière l’Association pharmaceutique belge mettait déjà en garde concernant l’indisponibilité de certains types de médicaments dans notre pays. À l’époque, il y avait environ 410 médicaments qui n’étaient plus disponibles, mais depuis il y en a déjà 50 autres. C’est un record. Il s’agit notamment d’anticoagulants, de certains types d’antibiotiques et de diurétiques utilisés pour traiter, entre autres, l’insuffisance cardiaque complexe.

    L’indisponibilité temporaire peut avoir plusieurs raisons. Parfois il s’agit d’une pénurie de matières premières, parfois le processus de production prend beaucoup de temps parce qu’il est très compliqué, ou un médicament est rejeté après la production parce qu’il ne répond pas aux exigences de qualité. Mais parfois, d’après l’L’Association Pharmaceutique Belge, cela peut être aussi une raison commerciale. « Parfois, la cause peut être trouvée dans la manière dont les producteurs et les distributeurs gèrent la distribution de médicaments sur les différents marchés internationaux », explique Lieven Zwaenepoel de l’Association Pharmaceutique Belge.

    « Cela ne correspond pas toujours aux besoins de la population. Il y a aussi des motifs économiques derrière tout cela. »

    Les problèmes qui peuvent être causés par cette pénurie ne doivent pas être sous-estimés, ajoute l’Association. « Cela mène à des problèmes quotidiens », estime Lieven Zwaenepoel. « Nous devons renvoyer des clients chez eux tous les jours et chercher toutes sortes de solutions. Nous y parvenons souvent, mais parfois pas. Et puis cela constitue un problème pour la santé de ces personnes. »

    Ces problèmes ne sont pas nouveaux, ils existent depuis des mois. Il y a environ deux mois, une nouvelle loi est entrée en vigueur dans notre pays pour lutter contre le manque de médicaments. La loi oblige les grossistes à vendre des médicaments en Belgique en cas de pénurie et à ne pas les exporter à l’étranger. Mais il faut encore un arrêté d’application pour que la loi soit appliquée, mais cette loi subit déjà les critiques de toute façon ", explique Lieven Zwaenepoel. « Il reste donc à voir si elle sera maintenue. De plus, la loi n’offre qu’une solution pour une partie de la pénurie causée par les exportations ». En outre, il est plus probable que des mesures seront nécessaires au-delà du niveau belge. . . . . . .

    #santé #médicaments #big_pharma #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #france #médicament #pénurie #fric

  • Le Royaume-Uni serre la vis face aux influenceurs Cléa Favre/gma - 4 Juillet 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10554064-le-royaume-uni-serre-la-vis-face-aux-influenceurs.html

    Le Royaume-Uni a légiféré mercredi sur les publications sponsorisées des influenceurs. Le pays considère comme des célébrités toutes les personnes qui ont plus de 30’000 abonnés sur les réseaux sociaux et leur interdit toute publicité pour des médicaments.

    La publication d’une instagrameuse est au coeur de cette affaire. Celle-ci a posté une image la représentant en pyjama avec sur sa table de nuit un médicament pour favoriser le sommeil.

    Il s’agit d’une publicité pour le laboratoire Sanofi, qui soutient que la démarche est parfaitement légale : avec 32’000 followers, la personne en question ne peut pas être considérée comme une célébrité.

    Il faut savoir qu’au Royaume-Uni, une célébrité ne peut pas faire de la publicité pour un médicament. Mais le verdict du régulateur est tombé mercredi et il contredit le laboratoire : avec 30’000 followers, on est une star d’un point de vue légal.

    Auto-régulation en Suisse
    Les pays légifèrent de plus en plus face aux influenceurs qui exercent leur activité en pleine zone grise. On ne sait pas toujours si la recommandation vient du coeur de la star tant admirée, ou si ses conseils sont plutôt dictés par son porte-monnaie et un partenariat dûment rémunéré.

    Face à ce manque de transparence, les Etats réagissent différemment. Aux Etats-Unis, ce n’est pas le nombre de followers qui fait l’influenceur, mais le lien financier qui existe avec la marque évoquée dans un contenu.

    En Suisse, c’est le règne de l’auto-régulation. Il existe bien des recommandations de la Commission suisse pour la loyauté, mais il n’y a pas de sanctions. Et les abus sont nombreux, selon l’aveu même d’un communicant. Aujourd’hui, le marché de l’influence reste encore très petit en Suisse, où il n’y a presque que des micro-communautés. La question du nombre de followers n’est peut-être pas encore très pertinente et ne le sera peut-être jamais dans un pays de cette taille.

    #publicité #influenceurs #marketing #instagram #médias_sociaux #manipulation #publicité #fric #youtube #Web #médicaments

  • Facebook , gangster aux 55 milliards de dollars Pia de Quatrebarbes - 21 Juin 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/facebook-gangster-aux-55-milliards-de-dollars

    Un chiffre d’affaire de plus de 55 milliards de dollars en 2018 : en quinze ans, le réseau aux 2,2 milliards « d’amis » a engrangé un paquet de fric sur nos informations, quitte à s’asseoir sur quelques lois. Un « #gangster_numérique », a tranché le parlement britannique dans un rapport au vitriol... Comment le réseau social qui voulait « rendre le monde meilleur » en est-il arrivé la ?


    Photo Wachiwit /iStock

    En 2008, quand Facebook débarque en France, c’est la ruée sur les « murs ». On y voit alors un formidable moyen de communiquer, partager des photos, personne ne s’y informe encore, mais on y dissémine naïvement des informations aux quatre vents : scolarité, opinion, statut amoureux....et déjà on #like. Rien de grave a priori, #Mark_Zuckerberg, le concepteur du réseau souhaite alors « rendre le monde meilleur ». Pas « le conquérir, seulement rendre les gens plus ouverts et connectés ».

    L’histoire est typique des innovations du web. 4 ans auparavant, dans sa chambre de Harvard, à Boston, le petit génie veut rencontrer des filles, il crée alors avec des camarades un #trombinoscope des étudiants, « The Facebook ». Les universités américaines s’y branchent, puis les lycées et collèges – Il suffit d’avoir 13 ans et une adresse mail. Et bientôt le monde entier : 2,2 milliards d’utilisateurs, un chiffre d’affaires de 55 milliards de dollars, et le 3e site internet le plus visité.

    De ses utilisateurs, il sait à peu près tout !
    Mais 15 ans après, sa firme est devenue un « gangster numérique au dessus des lois ». La sentence est venue mi-février de la Commission du numérique, de la culture et des médias du #Parlement_britannique. Pendant 18 mois, elle a planché sur le scandale #Cambridge_Analytica. Une centaine de témoins ont été auditionnés, mais le PDG de Facebook, lui, a refusé... A la lecture des 110 pages, on comprend pourquoi et comment #Mark_Zuckerberg a choisi « le profit avant la vie privée ».

    Comprenons bien : Que Facebook sait-il de ses utilisateurs ? A peu près tout ! « La pratique la plus problématique, c’est la captation systématique de nos données personnelles », explique Sylvain Steer, enseignant en droit et membre de l’association la Quadrature du Net. Pour les « amis », ce sont donc les contenus publics, les messages privés sur #Messenger, la listes des personnes, pages et groupes suivis, la façon dont on utilise le service et accède aux contenus et les informations sur l’appareil (adresse IP, fichiers présents, mouvements de la souris, accès au GPS et à l’appareil photo).

    Pour ceux qui n’ont pas de compte, la firme de Palo Alto a la solution : le « profil fantôme ». Les #cookies, les boutons « J’aime » et « Partager » affichés sur de nombreux sites, transmettent à Facebook les informations de navigation... En bref, Facebook s’accorde un pouvoir de surveillance de masse.

    Et quand Mark Zuckerberg répète à tout va, « Facebook ne vend pas les données », le parlement Britannique répond : il ment. En cause, le modèle économique : « la gratuité » pour l’utilisateur contre la monétisation de ses données. « Facebook vend aux annonceurs des catégories de publicité. Ce sont l’ensemble des caractéristiques sociales, économiques et comportementales que le réseau associe à chaque utilisateur afin de mieux le cibler », explique Sylvain Steer. « Avec l’argument fallacieux que c’est pour nous proposer des contenus de la façon la plus adaptée : sous entendu la plus subtile ». Facebook est donc avant tout « une #régie_publicitaire », analyse Yann Le Pollotech, chargé des questions numériques au PCF. 98 % de son chiffre d’affaires mondial provient de la publicité ciblée.

    L’accès aux données des téléphones
    Le réseau ouvre aussi ses données à des développeurs tiers contre rémunération « 250 000 dollars de publicités par an », écrivait le PDG dans un mail obtenu par les parlementaires britanniques. Facebook nie, explique que l’idée n’avait jamais été appliquée. En 2015, pourtant il restreint l’accès sauf pour une liste de 150 entreprises, dont Apple, Amazon, Netflix, ou Airbnb ou encore le site de rencontre #Tinder. Et là, c’est open bar ! Et Zuckerberg écrivait : « je ne vois pas de cas où des données ont été diffusées de développeurs à développeurs et ont causé un réel problème pour nous »... Raté ! 3 ans après, Cambridge Analytica allait prouver le contraire. La société, basée à Londres, a siphonné les données de 87 millions de comptes. La cheville ouvrière de la campagne numérique de Donald Trump en 2016, a réalisé un micro ciblage des électeurs.

    Parmi les autres pépites du rapport : l’accès aux données des téléphones. En 2015, la nouvelle version de l’application sur mobiles #Android pouvait avoir accès au journal des appels téléphoniques. Un cadre de Facebook s’inquiète dans un mail interne que les utilisateurs s’en rendent compte. « Ça serait très risqué : des journalistes (..) qui écrivent des articles sur “Facebook qui utilise sa mise à jour pour espionner votre vie privée” », écrit le cadre. Car le but de la firme, est bel et bien de tout savoir.... Pour cela, il faut capturer l’utilisateur et faire en sorte qu’il y reste. Et le pousser à partager toujours plus d’informations.

    Les #Fake_News rentrent dans cette catégorie. C’est parce qu’elles sont beaucoup plus partagées que Facebook les laisse se propager... Le sociologue Dominique Cardon limite leur portée dans un livre salvateur (1). Pendant la campagne américaine, ces « fake news » ont été le plus consultées par les 10% des électeurs les plus convaincus, y écrit-il. Pour Yann Le Pollotech aussi, « il faut se méfier de ce concept. Depuis que les hommes communiquent, il y a de la #désinformation. Mais ici, il y a aussi une sorte de racisme social : les fake news ne concerneraient que les moins diplômés.. et les gilets jaunes ! A chacun ses Fakes news ; celle des #CSP_+ [cadres supérieurs, NdlR], c’est que les cheminots partent à la retraite à 50 ans avec un pont d’or. Mais ce n’est pas à Facebook de décider ce qui est de l’ordre du complot ou de la #vérité. La seule manière de les éviter : c’est la délibération, le débat démocratique ».

    Mais ce n’est pas le programme du géant. Lui, il a un autre objectif : « enfermer les internautes dans son monde, son univers. Plus que du gangster, cela relève de la #mafia, au sens où c’est aussi une organisation sociale », continue Yann Le Pollotech. Dans ce système, Facebook compte aussi la messagerie #Whatsapp (1,5 milliard d’utilisateurs) et le site de partage de photos et vidéos #Instagram (1 milliard). Et avec elles, toutes leurs données ! En 2014, au moment du rachat de Whatsapp pour 19 milliards de dollars, Zuckerberg promettait « de ne pas combiner les données des comptes Facebook et Whatsapp. Bien sûr, il l’a fait deux ans après », continue Sylvain Steer.

    Depuis les scandales continuent : le 20 mars, Facebook reconnaissait ne pas protéger les #mots_de_passe de centaines de millions de comptes. En février, d’autres applications donnaient accès à Facebook à leurs données : une application pour suivre son cycle menstruel, de sport, de santé... En septembre, 50 millions de comptes étaient piratées.

    Un modèle basé sur l’illégalité
    Que font les législateurs ? En Europe, ils ont franchi une première étape avec le Règlement général pour la protection des données ( #RGPD ), entré en vigueur le 28 mai dernier. Ce dernier impose des formes de consentement éclairé et libre. Mais « Facebook continue de violer les textes, car tout son modèle économique est illégal », rappelle Sylvain Steer. Une plainte collective a été déposée, la CNIL Irlandaise – là où est le siège social de Facebook en Europe- l’examine. Sauf qu’elle prend son temps. « Bien sûr, Facebook comme les autres, fait un lobbying pour retarder sa mise en conformité et prolonger son business », continue-t-il.

    Le Parlement britannique veut la fin du far west... Sauf que Facebook, comme #Google « à force de ne pas être réglementés, se sont imposés comme des autorités centralisatrices sur internet. Les États au lieu de le limiter, continuent à lui déléguer des pouvoirs ». La France en tête, « les gouvernements, demandent à ces plateformes géantes de devenir juges et modérateurs des contenus en ligne. Ce qui devrait être de l’ordre de la justice ou du service public », poursuit Sylvain Steer ... Ou comment les gouvernements donnent à Facebook les clés de la censure. Zuckerberg, lui, s’excuse, encore une fois, et promet « de changer ». En attendant, le nombre d’utilisateurs recule, les jeunes désertent la plateforme... Mais pour Instagram. Et restent ainsi dans le monde clos de Facebook.

    Culture numérique, Dominique Cardon, Les presses de Sciences Po, sorti en février, 19 euros, 428 pages
    (Article paru dans le journal L’Humanité -Dimanche du 28 mars 2019)

    #facebook #surveillance #internet #algorithme #censure #réseaux_sociaux #publicité #données #bigdata #profiling #manipulation #marketing #domination #web #voleur de vies #escroc #gangster #fric

  • #Quebec : Une quinzaine d’aînés sont morts gelés ces dernières années - Isabelle Paré - 19 Juin 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/557000/plusieurs-cas-semblables-a-celui-de-la-mere-de-gilles-duceppe

    Des lacunes dans les systèmes de surveillance de résidences pour aînés ont maintes fois été signalées par divers coroners, mais l’histoire semble se répéter. Depuis 2010, une quinzaine de personnes âgées et vulnérables sont mortes de froid hors des résidences qui en avaient la garde, dans des circonstances rappelant le drame vécu par Hélène Rowley Hotte et la famille de Gilles Duceppe en janvier dernier.

    Des documents obtenus par Le Devoir grâce à la Loi d’accès à l’information démontrent que depuis 2010 plusieurs coroners ont conclu que des déficiences dans les systèmes de verrouillage des portes ou encore dans la surveillance assurée par les employés étaient en cause dans les décès de résidents, survenus par hypothermie.

    Dans tous les cas observés par Le Devoir, ces résidents âgés ou atteints de démence ou d’autres troubles mentaux sont morts gelés à l’extérieur après avoir pu quitter leur résidence, parfois malgré la présence de portes « sécurisées », sans que leur absence prolongée soit rapidement signalée au personnel en fonction.

    Une histoire qui se répète
    Dès 2010, dans l’enquête menée sur le décès de Rita Pichette, 87 ans, survenu par un froid glacial le 29 janvier à Yamachiche, le coroner Éric Labrie pointait un système de portes de secours à fermeture automatique, impossible à rouvrir une fois à l’extérieur et non relié à un système d’alarme. L’année suivante, en 2011, deux dames âgées décédaient aussi dans le froid, Hélèna Côté, 85 ans, à Asbestos, et Ghislaine Boutin, 76 ans, à Montréal, découvertes gelées respectivement 30 et 40 heures après le signalement très tardif de leur disparition des résidences où elles habitaient.

    Un troisième cas a été signalé en 2011, celui de Rita Cardinal, 90 ans, résidente de la Villa du Bonheur de Saint-Louis-de-Gonzague, qui souffrait de démence. Malgré la sirène déclenchée vers minuit par l’ouverture du système de portes sécurisées, le responsable en fonction n’entendit jamais l’alarme. La dame a été retrouvée morte, au sol, par un voisin vers 5 h 30 le lendemain matin. Le coroner souligne que la résidence possédait un certificat en bonne et due forme, mais qui ne l’obligeait pas à se munir d’un système d’alarme. La dame, signale-t-il, aurait dû être hébergée dans un milieu beaucoup plus sécuritaire en raison du risque de fugue causé par son état de santé.

    En 2015, l’histoire bégaie à nouveau. Le coroner Labrie enquête sur la mort d’une femme de 80 ans, atteinte d’alzheimer, hébergée dans une résidence pour personnes autonomes et semi-autonomes à Trois-Rivières. Celle-ci a été retrouvée face contre terre par moins 19 degrés Celsius, après avoir quitté la résidence privée de caméras de surveillance et de portes dotées d’un système d’alarme. En avril 2015, Léonard Laplante, 91 ans, meurt frigorifié, lui aussi après être sorti sans éveiller l’attention des surveillants de sa résidence de Témiscouata-sur-le-Lac. Son absence n’a été remarquée qu’après la fin du quart de nuit. Quatre autres hommes âgés vivant dans des résidences pour aînés sont décédés d’hypothermie dans des conditions similaires après 2016, comme le rapportait Le Devoir en janvier dernier, peu de temps après le décès tragique de la mère de Gilles Duceppe.

    Dans plusieurs cas, les coroners signalent que ces aînés montraient visiblement des signes de confusion qui auraient nécessité un encadrement beaucoup plus serré que celui offert par leur résidence respective. Dans d’autres cas, les coroners ont conclu simplement à une mort accidentelle, sans aucune forme de blâme et sans faire de recommandations aux résidences concernées.

    Les rapports obtenus par la Loi d’accès à l’information démontrent que ce ne sont pas que les aînés qui font les frais du laxisme et des erreurs humaines observées dans certains centres d’hébergement, il y a aussi d’autres personnes vulnérables, souffrant de problèmes de santé mentale. Deux femmes souffrant de schizophrénie et un homme atteint de déficience intellectuelle sont aussi morts de froid après avoir erré plusieurs heures dehors par des températures glaciales en 2013 et en 2014, après avoir échappé aux personnes qui en assuraient la surveillance. Sous la protection du Curateur public, une femme psychotique, suivie par un CLSC de Drummondville, a même parcouru 32 kilomètres en plein hiver avant d’aller s’affaisser en plein champ près de 20 heures après avoir reçu son congé de l’hôpital.

    Un laxisme inacceptable
    Pour Pierre Blain, directeur de l’Union des usagers de la santé du Québec, la répétition de tels événements tragiques démontre le manque criant de dispositifs de sécurité et de formation qui sévit dans plusieurs types de résidences pour personnes âgées ou vulnérables. Pour obtenir une certification de résidence pour personnes âgées semi-autonomes, celles-ci n’ont même pas à se doter de caméras de sécurité. « Ces résidences doivent être soumises à des règles plus strictes. Toutes ces morts passées sous silence, on dirait que certains drames sont moins graves que d’autres », déplore-t-il.

    « Il y a non seulement de la négligence, il y a aussi de la bêtise. Dans la majorité des cas, ce sont des choses très facilement corrigibles, par des rappels au personnel », pense pour sa part Me Paul G. Brunet, p.-d.g. du Conseil pour la protection des malades, qui souhaite que le gouvernement sévisse et impose des sanctions plus sévères aux fautifs. « Même dans des résidences semi-autonomes, ce n’est pas normal qu’il n’y ait pas de suivi strict ou de décompte. Quand on place son père ou sa mère, on s’attend à ce qu’ils soient plus en sécurité que seuls chez eux. Il va falloir aller jusqu’à faire perdre la certification à certaines résidences », affirme-t-il.

    #vieux #vielles #maltraitance #civilisation #ephad #hospice #fin_de_vie comme d’habitude, c’est le #personnel qui est mis en cause, jamais le #système , le #fric , le #capitalisme, la direction de ces établissements. Pas assez sz #surveillance, faut ils les enfermer en #prison ?

  • Rappel (car rien n’a changé)  : Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques Julien Rebucci - lesinrocks 13/06/16
    https://www.lesinrocks.com/2016/06/13/actualite/actualite/a

    L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été « bloquée » par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

    Et si dans un futur très proche, les laboratoires pharmaceutiques n’avaient plus besoin de faire pression ou d’exercer un lobbying assidu pour éviter que l’on ne plonge le nez dans leurs bilans financiers ? Eh bien ce futur est peut-être encore plus proche qu’on le croit. L’ONG Médecins du Monde (MDM) aurait dû, en théorie, lancer une grande campagne d’affichage, ce lundi 13 juin, pour dénoncer le prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies comme l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. Une campagne "choc" comme l’ont signalé plusieurs médias lundi matin.

    Mais il n’en sera rien. Tout simplement car aucun diffuseur n’a voulu prendre le risque de l’afficher – et par extension de se fâcher éventuellement avec un grand laboratoire. Tel est l’extrait du "conseil" transmis par l’ l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) à la société Médiatransports, que nous nous sommes procuré.

    Le zèle de l’ARPP
    MDM et Médiatransports ont pourtant travaillé ensemble à plusieurs reprises. Ils ont même remporté un prix ensemble, il y a moins d’un an. Comme de coutume, pour cette campagne, l’ONG a envoyé les visuels de sa nouvelle campagne à la régie commerciale du "leader de l’affichage transport". Ces derniers vont étonnamment demander conseil à l’ARPP qui n’a qu’un avis consultatif, en aucun cas contraignant, comme dans le domaine audiovisuel.

    L’ARPP pointe trois raisons : la "référence a des maladies graves" qui "pourrait être perçue comme choquante par le public", des "allégations chiffrés" qui ne sont pas sourcées sur les affiches et , surtout, l’ARPP écrit en première justification :

    « Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le risque de réactions négatives que pourrait susciter l’axe de communication choisi, de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. En effet les entreprises ainsi mises en causes pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice et décider d’agir en ce sens. »

    Suite à l’avis défavorable de l’ARPP, Médiatransports renvoie un avis négatif à Médecins du Monde. Mais cela ne s’arrête pas là. L’ONG va alors solliciter d’autres afficheurs, parmi lesquels JC Decaux ou le réseau d’affichage Insert. Aucun ne donnera suite et pour cause : le "conseil" de l’ARPP a été "circularisé", c’est-à-dire envoyé à toutes les sociétés. Une pratique habituelle, mais qui aurait pu être bloquée par Médiatransports.

    "Le prix de la vie"
    Pour sa campagne intitulée "Le prix de la vie", MDM voulait, au travers de dix affiches, alerter sur les prix prohibitifs de certains médicaments et mettre l’accent sur la méthode des laboratoires pour en fixer les prix.

    Selon MDM, les prix des médicaments sont fixés en fonction de la capacité maximale des Etats à payer pour avoir accès au traitement. En gros, plus un Etat est riche, plus le prix du médicament sera élevé. Pour justifier ces tarifs parfois hallucinants (le Glivec, utilisé pour soigner la leucémie est vendu 40 000 euros par an et par patient), les laboratoires avancent trois explications : la recherche coûte cher, le bénéfice thérapeutique est grand, et les coûts de production sont importants.

    Or, pour MDM, aucun de ces arguments ne tient la route.

    ”Les coûts de recherche et développement sont surestimés et les montants réels restent confidentiels et une grande partie est de toute façon financée par l’argent public à travers des bourses ou des crédits d’impôt de recherche.”

    Concernant le deuxième argument, MDM explique que 74 % des médicaments mis sur le marché lors des 20 dernières années n’apportaient que peu de bénéfices thérapeutiques et ironise en expliquant qu’"un airbag vaudrait dans ce cas le prix d’une vie". Enfin pour le troisième argument, MDM s’appuie sur une équipe de chercheurs de Liverpool qui a estimé que le coût de production du sofosbuvir (traitement contre l’hépatite C) s’élevait à 75 euros pour 3 mois avec un prix de revente de 41 000 euros annuel, soit 400 fois plus cher.

    Cette situation fait que les médecins sont parfois obligés de confier aux malades qu’il existe des médicaments pour les soigner mais que les traitements coûtent trop cher. L’Etat est donc obligé de "sélectionner" à partir de quel stade il peut prendre en compte un traitement, souvent lorsque la maladie est presque trop avancée. A cet égard, le 25 mai dernier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, le ministère de la Santé à annoncé l’accès prochain à un traitement pour tous.

    Une pétition adressée à Marisol Touraine
    Une pétition va être adressée au même moment par l’ONG, à la ministre de la Santé Marisol Touraine.

     #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #fric #publicité #ARPP

  • L’oligarchie s’amuse

    Le bal masqué de Dior à Venise, échos d’un Fellini contemporain - Godfrey Deeny - traduit par Paul Kaplan - 19 Mai 2019 - fashion network
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Le-bal-masque-de-Dior-a-Venise-echos-d-un-Fellini-contemporain,10


    Pietro Beccari, le PDG de Christian Dior, et Elisabetta Beccari - Photo : Virgile Guinard

    Maria Grazia Chiuri ne prend jamais vraiment de vacances. À peine deux semaines après le défilé de la collection Croisière 2020 de Christian Dior, organisé à Marrakech, la créatrice italienne a dessiné les costumes d’une performance fantasmagorique donnée samedi soir, juste avant le bal Tiepolo organisé par Dior à Venise, qui faisait écho aux revendications politiques et à l’ambiance générale de la Biennale.

    Des dieux et des déesses dorés, plusieurs Jules César, des comtesses aux proportions divines, des courtisanes cruelles, des dandys coiffés de plumes géantes, une Cléopâtre majestueuse, et diverses figures célestes - dont une qui a passé la soirée perchée au sommet d’une grande échelle à pêcher un globe argenté parmi les célébrités... Karlie Kloss jetait des oeillades fatales derrière son éventail, vêtue d’une robe corset imprimée. Sienna Miller est arrivée sous une gigantesque cape en soie beige et une robe moulante et scintillante, pendue au bras de son nouveau cavalier, Lucas Zwirner. Tilda Swinton était sanglée dans un costume en soie bouclée et Monica Bellucci et Dasha Zhukova resplendissaient dans leurs robe et cape à fleurs. 100 % Dior.

    Samedi soir, après un véritable embouteillage nautique, des dizaines de bateaux de luxe Riva ont débarqué les invités sur les marches du palazzo, tandis que la troupe de danseuses Parolabianca se produisait sur une terrasse au bord du canal. Trois d’entre elles étaient juchées sur des échasses pour donner encore plus d’ampleur aux motifs étranges de Maria Grazia Chiuri - imprimés pêle-mêle d’animaux mythologiques, de cieux nocturnes, de crustacés géants, de taureaux en plein galop et d’amiraux de la Renaissance. « Des voyages célestes et ancestraux à travers le ciel », résume la directrice artistique des collections féminines de Dior.

    « Je pense que nous, Italiens, avons oublié que nous sommes une nation de navigateurs, surtout les Vénitiens. Que nous avons fini par nous intégrer dans des centaines de cultures et de pays. Et que nous sommes une nation d’immigrés sur toute la planète depuis de nombreuses générations », rappelle-t-elle.

    Des images dignes de cette Biennale, marquée par l’appel de nombreux artistes en faveur de frontières plus ouvertes . Cet après-midi-là, l’artiste aborigène australien Richard Bell a fait remorquer une péniche autour de Venise, transportant un pavillon factice enchaîné sur le bateau pour critiquer l’#impérialisme et le #colonialisme de son pays. Dans l’Arsenal, centre névralgique de la Biennale, l’artiste suisse Christoph Büchel a installé Barca Nostra, un bateau de pêche rouillé de 21 mètres qui a coulé au large de Lampedusa en 2015, entraînant la mort de près d’un millier de #réfugiés.

    Dans le cadre de l’exposition principale, nombreuses étaient les images puissantes d’exclusion et de dialogue des cultures - on retient surtout les photos nocturnes de Soham Gupta qui représentent des étrangers indiens errant dans les décombres de #Calcutta, les films d’Arthur Jafa sur les droits civiques et les superbes collages autobiographiques de Njideka Akunyili Crosby, artiste américaine née au Nigeria. Sans oublier la Sud-Africaine Zanele Muholi qui a fait un autoportrait quotidien pendant un an pour dénoncer les crimes de #haine et l’#homophobie dans son pays natal, tandis que le pavillon vénézuélien n’a pas ouvert en raison des troubles politiques dans son pays.

    De l’autre côté de la ville, le bal avait lieu au Palazzo Labia, célèbre pour les fresques sublimes de Giambattista Tiepolo, notamment dans l’immense salle de bal aménagée sur deux étages, ornée de scènes légendaires de la vie d’Antoine et Cléopâtre. La somptueuse soirée de Dior rappelait le célèbre bal oriental de 1951, organisé dans le même palais par son propriétaire mexicain de l’époque, Charles de Beistegui, qui avait redonné à l’édifice sa splendeur d’origine. Entré dans l’histoire comme « le bal du siècle », l’événement est resté dans les mémoires grâce aux nombreux costumes et robes dessinés conjointement par Salvador Dali et Christian Dior.

    C’est Dior qui a financé le bal, qui a permis de récolter des fonds pour la fondation Venetian Heritage, qui soutient plus de 100 projets de restauration du patrimoine vénitien et dont c’est le 20e anniversaire cette année. Le président américain de l’organisation internationale, Peter Marino, est un architecte qui a dessiné des boutiques parmi les plus remarquables du monde, pour des marques comme #Louis_Vuitton, #Chanel et, bien sûr, #Dior.

    « Les temps changent. Le bal de Beistegui était un événement fabuleux organisé pour les personnes les plus fortunées de la planète. Celui-ci aussi est un grand bal, mais il a pour but de récolter des fonds pour nos projets », précise Peter Marino, vêtu d’une veste, d’une culotte et de bottes Renaissance entièrement noirs, comme Vélasquez aurait pu en porter s’il avait fréquenté les bars gays de New York. Après le dîner, une vente aux enchères a permis de recueillir plus de 400 000 euros pour protéger le patrimoine vénitien.

    Comme pour sa collection Croisière - qui contenait des collaborations avec des artisans marocains, des fabricants de tissus perlés massaï et d’imprimés wax ivoiriens, des artistes et des créateurs de toute l’Afrique et de sa diaspora -, Maria Grazia Chiuri a travaillé avec des acteurs locaux de premier plan pour son bal Tiepolo.

    Les tables joliment décorées, en suivant des thèmes variés selon les salles - jungle, sicilienne et chinoise - comportaient des sphinx égyptiens, des œufs d’autruche géants, d’énormes candélabres en verre, des perroquets en céramique et des nappes sur mesure du légendaire fabricant de tissus et peintre vénitien Fortuny. Les invités ont pu déguster un pudding de fruits de mer composé de caviar, de homards et de crevettes, suivi d’un délicieux bar, préparé par Silvio Giavedoni, chef du restaurant Quadri de la place Saint-Marc, étoilé au guide Michelin.

    Pour ses costumes de bal, Maria Grazia Chiuri a également fait appel au fabricant de soie Rubelli, ainsi qu’à Bevilacqua, le célèbre spécialiste du velours et de damas « soprarizzo », dont le siège se trouve de l’autre côté du Grand Canal, en face du Palazzo Labia. Une demi-douzaine de danseuses de la troupe Parolabianca ont clôturé la soirée en dansant sous les fresques maniéristes de Tiepolo, au son d’une harpe malienne et de violons.

    Un événement vif, effronté, licencieux et provocateur... comme tous les grands bals masqués. Le #masque donne la liberté d’être poliment impoli - si on croise quelqu’un qu’on préfère éviter, il suffit de prétendre qu’on ne l’a pas reconnu. La soirée s’est déroulée dans une ambiance digne d’un film de Merchant Ivory ou de #Fellini et de son Casanova. Personnage que Sienna Miller a d’ailleurs côtoyé dans un de ses films...

    « Monsieur Dior a toujours adoré Venise. Ses artistes, ses artisans et son art font donc partie du patrimoine de Dior. Une raison de plus pour laquelle j’ai adoré mettre à contribution le savoir-faire vénitien pour organiser le bal », confie Maria Grazia Chiuri.

    Geste gracieux, Dior a offert un éventail à chaque invité, imprimé d’une célèbre phrase de son fondateur : « Les fêtes ont ceci de nécessaire qu’elles apportent de la joie ».

    #fric #ruissellement #bernard_arnault

  • Livreur à vélo, l’exploitation à la cool | Jules Salé
    https://blogs.mediapart.fr/jerome-pimot/blog/020519/livreur-velo-lexploitation-la-cool

    Depuis plus de 3 ans que je navigue sur les réseaux sociaux au contact des livreurs, dont je fus, jamais je n’avais lu un tel témoignage. Jules, livreur à vélo, en plus de nous « délivrer » ici un texte poignant, authentique et précis sur son travail, nous amène à penser que la startup française Frichti est sans doute PIRE que les étrangères Deliveroo ou Uber Eats. Source : Le blog de Jérôme Pimot

  • Des zones désaffectées de l’Oural vues par de futurs architectes étrangers - Russia Beyond FR
    https://fr.rbth.com/lifestyle/82825-zones-exclusion-oural

    Les étudiants internationaux qui ont visité certaines des friches industrielles les plus lugubres de Russie expliquent pourquoi ils souhaitent revenir plus souvent.

    De jeunes architectes de 15 pays ont exploré diverses zones industrielles de la région de Tcheliabinsk, notamment l’usine de magnésite de Satka, des carrières surréalistes à Karabach et une serre géante à Tchourilovo. Après leur voyage, ils ont filmé une série de documentaires et ont confié à Russia Beyond ce qui les avait le plus impressionnés dans l’Oural.

    #rusie #oural #soviétisme #friches_industrielles

  • Croisières Toxiques, partie 3/4
    http://www.radiopanik.org/emissions/emissions-speciales/croisieres-toxiques-partie-3-4

    La #croisière toxique est conçue comme une enquête fluviale, une archéologie du passé. Les récits croisés de trois guides - Anne Stelmes [1], Arnaud Péters [2] et Alexis Zimmer [3] – font émerger, au milieu d’un imposant paysage, une histoire conflictuelle de l’industrialisation de la vallée de la #meuse.

    L’enjeu majeur consiste à proposer de nouveaux récits à rebours d’une lecture nostalgique, héroïque et technophile de l’histoire du bassin liégeois. Plutôt que l’avènement nécessaire d’un âge d’or de l’industrie qui, hélas, serait désormais révolu, les croisières toxiques explorent d’autres registres de sensibilité et de rapport aux friches industrielles qui font le lit du bassin mosan.

    Comment défaire le caractère d’évidence de cette histoire et permettre son héritage et sa réappropriation ? Comment rendre le (...)

    #liège #friche #pyr_fm #liège,friche,croisière,meuse,pyr_fm
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/emissions-speciales/croisieres-toxiques-partie-3-4_06589__1.mp3