• The role of technology in illegal push-backs from Croatia to Bosnia-Herzegovina and Serbia.
    https://www.ohchr.org/_layouts/15/WopiFrame.aspx?sourcedoc=/Documents/Issues/Racism/SR/RaceBordersDigitalTechnologies/Border%20Violence%20Monitoring%20Network.pdf&action=default&DefaultItemOpen=1

    The Border Violence Monitoring Network (BVMN) documents testimonies of people affected by 1illegalpush-backs from state territories along the Balkan Route and Greece. In this report, several cases of push-backs from Croatia are highlighted in order to present how authorities use technology within detection and apprehension of transit groups, both at borders and interiors. The reports were taken in 2019 under a standardised interview framework. The procurement of technology for the purpose (...)

    #migration #police #violence #frontières #surveillance

  • Intelligence artificielle : l’Europe face aux apprentis sorciers
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/intelligence-artificielle-leurope-face-aux-apprentis-sorciers-6865602.php

    Alors que l’intelligence artificielle ne cesse de se développer, la Commission européenne vient de présenter son projet pour réguler les technologies numériques dans “le respect de l’humain”. Mais cette volonté d’encadrement est-elle tenable face aux appétits des géants chinois et américains ?

    Évoquant l’équilibre, Julien Gracq disait qu’« il suffit d’un souffle pour tout faire bouger ». Dans le rôle du funambule, la Commission européenne vient de publier son projet de règlement sur l’intelligence artificielle (IA). Alors que celle-ci s’insinue partout, charriant son lot de promesses – parfois intenables – et de prophéties autoréalisatrices, l’Europe prend l’initiative, selon la commissaire Margrethe Vestager, d’« élaborer de nouvelles normes qui garantiront une IA sûre, tournée vers le progrès et centrée sur l’humain ». Privilégiant une approche fondée sur le risque, Bruxelles cherche une ligne de crête qui permettrait d’encadrer ce nouvel eldorado sans l’interdire, de respecter les libertés sans hypothéquer l’innovation. Mission impossible ?

    Le sandwich sino-américain

    Trois ans après l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD), régulièrement salué comme une avancée dans le champ du respect de la vie privée, l’Europe veut remettre le couvert et se positionner comme le champion de la régulation technologique. Le couloir de nage est néanmoins étroit : coincée entre un modèle américain prédateur des données personnelles et un paradigme chinois fondé sur le contrôle social dopé aux algorithmes, l’Union européenne connaît une impuissance relative. Pas facile d’être un gendarme en 2 CV quand les go fast roulent en Maserati.

    Thierry Breton, le commissaire au marché intérieur, a beau répéter que « l’UE doit organiser l’univers numérique pour les vingt prochaines années », en matière d’intelligence artificielle, le futur s’écrit pour l’heure à Shenzhen ou en Californie plutôt qu’à Bruxelles. Il suffit par exemple de jeter un œil curieux sur une présentation déclassifiée de la Commission de sécurité nationale sur l’intelligence artificielle (NSCAI), qui conseille le Congrès et oriente la politique technologique des États-Unis. L’organe, présidé par Eric Schmidt, ancien patron de Google, y déplore l’avance du rival chinois dans des domaines aussi variés que « les véhicules autonomes, les villes intelligentes, les services de transport ou les échanges dématérialisés ». Et affirme sans détours dans une diapositive : « La surveillance est le meilleur client pour l’intelligence artificielle. »

    De quoi mettre à mal les bonnes volontés européennes, pourtant bien réelles. Si la Chine – qui vise une économie de l’IA valorisée à 150 milliards de dollars d’ici à 2030 – n’est pas nommée dans le document de la Commission, son fameux « crédit social », au nom duquel chaque individu se voit attribuer une note modulée en fonction de ses actions quotidiennes, est agité comme un repoussoir absolu : l’Europe suggère ainsi d’interdire ces outils, qui portent « un préjudice systémique à certains individus ou groupes de personnes ».

    Exceptions sécuritaires…

    Autre point saillant : l’identification en temps réel dans l’espace public, qui serait également proscrite. La recommandation a de quoi surprendre quand on sait qu’en janvier 2020 l’Union européenne a renoncé à un moratoire de cinq ans sur la reconnaissance faciale. Mais le diable se niche dans les détails : primo, la biométrie intrusive resterait possible a posteriori ; deuxio, le texte prévoit plusieurs exceptions qui permettraient aux autorités de recourir à ces technologies. Si une première version du texte (ayant fuité la semaine dernière) se contentait d’une grossière dérogation sécuritaire, le projet final réduit les cas d’usage à trois situations : la recherche de victimes et d’enfants disparus, la prévention d’actes terroristes imminents et la localisation de personnes recherchées par la police pour des crimes punis d’au moins trois ans de prison.

    Le projet de règlement mentionne également les intelligences artificielles utilisées aux limites de l’espace communautaire, susceptibles d’« affecter des personnes en situation vulnérable ». Ces outils seraient considérés comme « à risque » et donc assujettis à des contrôles particuliers, sans pour autant être bannis. Ce n’est pas neutre : sous l’égide de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières, l’Europe mobilise drones, caméras thermiques et autres détecteurs de fréquence cardiaque pour refouler – illégalement – les migrants. Or, comme le rappelait le collectif Border Violence Monitoring Network dans un rapport récent, ces technologies répressives contribuent à les déshumaniser, légitimant les violences commises à leur encontre par la police.

    … et péril pseudoscientifique

    Plus surprenant, le projet de règlement reste particulièrement flou au sujet des « systèmes de catégorisation biométriques », autorisant et mettant sur le même plan des IA capables de classer les individus en fonction de leur couleur de cheveux et d’autres qui prétendent les ordonner suivant leur origine ethnique ou leur orientation sexuelle. Inacceptable pour une quarantaine d’eurodéputés. Dans un courrier adressé à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ils réclament l’interdiction pure et simple de telles pratiques, « qui réduisent la complexité de l’existence humaine à une série de cases binaires, risquant de perpétuer de nombreuses formes de discrimination ». Le péril n’est pas seulement théorique : il y a quelques mois, un chercheur américain, déjà à l’origine d’un « gaydar » dopé à l’intelligence artificielle, publiait un article scientifique dans la revue Nature, affirmant qu’on peut inférer les opinions politiques d’un individu grâce à la reconnaissance faciale.

    En l’état, cet angle mort du texte européen pourrait contribuer à ressusciter les pseudosciences racistes du XIXe siècle, au premier rang desquelles la physiognomonie, qui prétend examiner le langage animal du corps et déduire la personnalité d’un individu sur la foi des traits de son visage. Largement utilisée par les eugénistes pour soutenir leurs thèses, cette discipline dangereuse revit aujourd’hui sur un marché émergent de la détection des émotions, boosté par la pandémie. La physiognomonie est par exemple à l’origine de la start-up Clearview AI, l’épouvantail de la reconnaissance faciale, aujourd’hui poursuivie aux États-Unis pour avoir illégalement bâti une base de données de 3 milliards de visages. Appelant récemment à une régulation drastique de l’identification des affects, la chercheuse australienne Kate Crawford évoquait la nécessité de résister à « la pulsion phrénologique », un autre charlatanisme selon lequel nos caractères dépendent de la forme de notre crâne : « Nous devons rejeter la mythologie selon laquelle nos états d’âme sont un jeu de données qu’on pourrait extraire de nos visages. » Le pays moteur dans ce secteur infréquentable ? La Chine.

    #Frontex #algorithme #CCTV #drone #biométrie #migration #température #données #facial #législation #reconnaissance #vidéo-surveillance #BigData #surveillance (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_

  • Covid-19 dans le monde : le variant indien détecté en Belgique, chez des étudiants passés par Roissy
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/22/covid-19-dans-le-monde-le-variant-indien-detecte-en-belgique-chez-des-etudia

    Covid-19 dans le monde : le variant indien détecté en Belgique, chez des étudiants passés par Roissy. Vingt étudiants indiens ont été testés positifs à ce mutant du SARS-CoV-2. Ils ont été placés en quarantaine dans les villes flamandes d’Alost et de Louvain, où ils étaient arrivés mi-avril.
    La pandémie due au SARS-CoV-2 a fait plus de 3 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019.Si les campagnes de vaccination commencent à porter leurs fruits dans plusieurs pays, d’autres doivent faire face à une recrudescence des contaminations. C’est notamment le cas de l’Inde, qui a recensé près de 315 000 nouveaux cas de Covid-19 en l’espace de vingt-quatre heures, soit le bilan le plus élevé jamais enregistré dans le monde sur une seule journée. Dans les hôpitaux de New Delhi, confrontés à une pénurie d’oxygène, la situation est extrêmement tendue.
    Cette deuxième vague épidémique est imputée à une « double mutation » du virus, mais aussi au maintien de divers rassemblements de masse, qui ont favorisé les contaminations.Le variant indien du SARS-CoV-2 a été détecté pour la première fois en Belgique, au sein d’un groupe d’étudiants arrivé ce mois-ci d’Inde via l’aéroport parisien de Roissy, ainsi que l’ont confirmé, jeudi 22 avril à l’Agence France-Presse, les services de Pedro Facon, commissaire du gouvernement belge chargé de la crise sanitaire.
    Au total, vingt étudiants indiens ont été testés positifs à ce mutant du SARS-CoV-2. Ils ont été placés en quarantaine dans les villes flamandes d’Alost et de Louvain, où ils étaient arrivés mi-avril pour suivre une formation en soins infirmiers.Selon plusieurs experts, les étudiants auraient été victimes d’un « supercontaminateur », peut-être au sein même de leur groupe, lors du trajet en bus qui les a emmenés de la région parisienne vers la Belgique.
    Le virologue Marc Van Ranst, autre expert belge très en vue pour ce qui concerne la crise, a expliqué à une radio flamande que le groupe avait atterri à Roissy le 12 avril, et que cinq jours plus tard plusieurs étudiants étaient tombés malades, tous présentant des symptômes du Covid-19. Les Emirats arabes unis ont annoncé qu’ils allaient suspendre tous les vols en provenance d’Inde à partir du 25 avril pour une durée de dix jours. Cette période « pourra être prolongée », a précisé l’Autorité générale de l’aviation civile. Les voyageurs arrivant d’Inde et transitant par un autre pays devront quant à eux rester dans ce pays tiers au moins quatorze jours avant de rejoindre les Emirats.Le Canada a également décidé de suspendre, pendant trente jours, les vols en provenance de l’Inde et du Pakistan en raison d’une hausse des cas de Covid-19 chez des passagers arrivant de ces deux pays. Cette interdiction, qui entre en vigueur dès jeudi soir, ne concerne pas les vols de fret, a précisé le ministre des transports, Omar Alghabra.
    La France a de son côté durci les restrictions d’entrée sur le territoire des voyageurs en provenance de cinq pays (Brésil, Chili, Afrique du Sud, Argentine et Inde) en raison du risque sanitaire que font courir les variants. Les passagers concernés feront l’objet d’une quarantaine « de dix jours », indépendamment des résultats des tests auxquels chacun sera tenu de se soumettre, au départ du pays ainsi qu’à l’arrivée.Le Royaume-Uni avait également restreint, lundi, les vols en provenance d’Inde, les cantonnant à ses seuls résidents, après que 103 cas de ce variant ont été confirmés sur son territoire.

    #Covid-19#migrant#migration#france#inde#pakistan#grandebretagne#canada#sante#variant#circulation#frontiere#restrictionsanitaire

  • Migrants à la frontière franco-italienne : « La solidarité n’est pas un délit ! »

    Alors que se tiendront, le 22 avril et le 27 mai à Gap et à Grenoble, les procès de plusieurs personnes solidaires de migrants, les élus écologistes #Damien_Carême et #Guillaume_Gontard ont lancé un #appel pour demander au gouvernement français de cesser ses pratiques indignes.

    #Tribune. L’hiver est officiellement fini. Pas celui qui s’abat sur les personnes exilées et celles qui sont solidaires. Cet hiver-là est le plus rude de tous : indigne, violent, inhumain. À Montgenèvre (Hautes-Alpes), village au-dessus de Briançon encore sous la neige, la situation ne cesse de se dégrader depuis des semaines.

    A 1 800 mètres d’altitude, le gouvernement français militarise et montre les poings, pensant ainsi en mettre, des points, sur des « i » fantasmagoriques : il y aurait des migrants dangereux, il y aurait des personnes solidaires complices, il y aurait un flot d’arrivées massives. Et la seule solution serait de rejeter, humilier, édifier des murs.

    C’est un mensonge.

    Les personnes solidaires ne sont pas des coupables. Ils et elles ne sont pas des hors-la-loi. La Cour de cassation de Lyon l’a confirmé, le 31 mars, en relaxant définitivement Cédric Herrou.

    La solidarité n’est pas un délit !

    Les atteintes portées aux droits sont récurrentes

    Pourtant, à Montgenèvre, le gouvernement choisit la répression. Et, chaque semaine, il surenchérit dans cette voie inhumaine. Il bafoue les droits français, européen et international et les droits des êtres humains, en toute impunité, tout en distillant sournoisement l’idée que la solidarité sert de planque à de sombres desseins. C’est de la manipulation.

    Les faits, graves, sont dénoncés depuis des semaines par une vingtaine de parlementaires qui se sont rendus, et continuent de se rendre, sur place pour les constater et témoigner : droit d’asile piétiné, assistance médicale empêchée, mise en danger d’autrui, séparation de la famille, poursuites abusives de bénévoles, gardes à vue de journalistes, interpellations, amendes et interrogatoires abusifs, tentatives d’intimidations… Les atteintes portées aux droits sont récurrentes.

    Cette situation honteuse dans les Hautes-Alpes se déroule à l’identique dans les Alpes-Maritimes, à la frontière entre Menton et Vintimille : la criminalisation des personnes solidaires s’y exerce de la même manière, les personnes exilées y sont refoulées avec la même fermeté. Cette même situation vécue, avant, dans la vallée de la Roya ou que vivent, sur certains aspects, les Pyrénées à la frontière franco-espagnole.

    Une folie sécuritaire de la France et de l’UE

    Dans cette folie sécuritaire, l’Union européenne (UE) et le gouvernement déploient aux frontières intérieures et extérieures de l’UE des moyens financiers démesurés pour une politique qui, en plus d’être indigne et inhumaine, est inefficace. Aucun mur, rien ni personne, n’empêchera jamais un être humain de mettre un pied devant l’autre pour sauver sa vie.

    Cette folie est responsable de drames, de vies brisées au bout d’un parcours déjà jalonné de souffrances pour ces familles qui partent sur la route de l’exil avec des femmes enceintes, de jeunes enfants, des nourrissons, des personnes âgées. Le gouvernement français doit respecter le droit français, le droit européen, le droit international comme les droits d’asile et les droits humains.

    Les personnes exilées, les personnes solidaires et les associations d’aide doivent être traitées dignement. Elles ne sont pas des délinquantes.

    Les exilés ne doivent être ni victimes ni alibis de cette folie sécuritaire.

    La détermination des bénévoles

    N’en déplaise au gouvernement, la solidarité est partout sur le territoire français. Les bénévoles qui tentent, malgré les intimidations qu’ils subissent, de porter secours et assistance aux personnes en exil sont le visage de nos valeurs républicaines : la fraternité, la solidarité. Ces bénévoles n’ont pas renoncé à un Etat de droit capable d’accueillir et de protéger. Ils continuent d’agir, de jour comme de nuit, même quand l’hiver alpin sévit. Ils agissent par humanité.

    Pourtant, ces personnes risquent gros… Malgré la décision du Conseil constitutionnel du 6 juillet 2018 reconnaissant la fraternité comme un principe à valeur constitutionnelle, la mettre concrètement en œuvre peut encore mener derrière les barreaux. C’est ce que risquent plusieurs citoyens solidaires, ces prochaines semaines, au cours de deux procès qui s’annoncent :

    Le 22 avril, à Gap, contre deux citoyens solidaires briançonnais, poursuivis pour « aide à l’entrée illégale et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière » pour avoir porté secours à une famille afghane sur le territoire français.

    Le 27 mai, à Grenoble, contre sept citoyens solidaires briançonnais pour avoir participé, le 22 avril 2018, à une manifestation qui visait à dénoncer l’action de Génération Identitaire présente la veille au col de l’Échelle (Hautes-Alpes), ainsi que la militarisation de la frontière. Ce qu’il se passe aujourd’hui à nos frontières est insupportable.

    Pour le respect du droit national et international

    Les dénis de droits et les violences exercées ne peuvent être plus longtemps supportés.

    Nous, signataires de cette tribune, demandons au gouvernement français de cesser ses pratiques indignes, illégales, illégitimes et dangereuses à la frontière. Nous lui demandons de respecter le droit national et international. Nous lui demandons d’en finir avec son récit mensonger. Nous, signataires de cette tribune, demandons au gouvernement français d’ouvrir les yeux sur la réalité d’un territoire où les initiatives solidaires sont bien réelles.

    Il en va de la dignité de notre pays. Après l’hiver, le printemps.

    Les premiers signataires de cette tribune : Damien Carême, député européen (EELV), président de l’Association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita) ; Elsa Faucillon, députée (Hauts-de-Seine, PCF) ; François Gemenne, chercheur, spécialiste des migrations internationales ; Guillaume Gontard, sénateur (Isère, EELV), président du Groupe écologiste-Solidarité & Territoires ; Cédric Herrou, Emmaüs Roya ; Martine Landry, Amnesty international, Alpes-Maritimes ; Aurélien Taché, député (Val-d’Oise, Les Nouveaux Démocrates) ; Sophie Taillé-Polian, sénatrice (Val-de-Marne), Génération. s, Groupe écologiste-Solidarité & Tterritoires ; Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS.

    Liste complète des signataires : https://europeecologie.eu/tribune-a-la-frontiere-franco-italienne-le-gouvernement-francais-doit

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/20/migrants-a-la-frontiere-franco-italienne-la-solidarite-n-est-pas-un-delit_60

    #asile #migrations #frontières #France #Italie #Briançon #Hautes-Alpes #Briançonnais #frontière_sud-alpine

    juste pour info, j’ai aussi co-signé la tribune...

    –-
    ajouté à la métaliste sur les Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/733721

  • Covid-19 : peut-on alléger les restrictions tout en reprenant le contrôle de l’épidémie ?
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/21/covid-19-comment-alleger-les-restrictions-tout-en-reprenant-le-controle-de-l

    Quels tests privilégier, les uns par rapport aux autres ? « Les recommandations de la Haute Autorité de santé [HAS] se suivent et ne se ressemblent pas, c’est franchement déroutant, même pour nous, les biologistes », abonde Lionel Barrand, président du Syndicat national des jeunes biologistes médicaux, qui préconise la diffusion d’une infographie simple pour expliquer quand effectuer quel test.Selon lui, le test PCR nasopharyngé, à la sensibilité la plus forte, doit rester celui de référence en cas de risque avéré, de symptômes ou quand la personne est cas contact. Toutefois, son prélèvement invasif n’est pas adapté à toutes les situations, particulièrement lorsque le test doit être répété, ou en cas de dépistage de masse. « Par exemple, pour les transfrontaliers ou pour prendre des vols intérieurs, on peut imaginer faire des tests un peu moins sensibles mais plus facilement et rapidement réalisables : soit des PCR salivaires, soit des autotests », avance-t-il. Surveiller de près les performances des tests par rapport aux variants s’avère capital : « Tous nos tests PCR détectent les différents variants », assure Lionel Barrand, qui émet une réserve au sujet du variant breton, dans la mesure où, dans son cas, le virus se loge quasiment directement dans le poumon.
    « Il faut par ailleurs faire beaucoup de séquençages et procéder au rétro-tracing [remonter à la source de la contamination] mais, là encore, impossible avec un nombre de cas de contamination très élevé », insiste Mahmoud Zureik. Un traçage rétrospectif qui a notamment fait ses preuves en Asie et pour lequel plaident depuis longtemps les épidémiologistes. (...)
    Pour les épidémiologistes, plus d’un an après le début de la pandémie, il importe de sortir de la logique qui prévalait jusqu’à présent partout en Europe : croire qu’il est possible de vivre avec le virus, à l’instar de la grippe. « A cause de la surdispersion du SARS-CoV-2, on ne peut plus considérer qu’on peut laisser des gens circuler sur le territoire avec le virus », résume Antoine Flahault.Pour son confrère Mahmoud Zureik, « il faut raisonner en matière de risque d’arrivée de nouveaux variants quelle que soit l’échelle, nationale ou internationale, pour en réduire drastiquement l’arrivée et les tuer dans l’œuf ». Cela passe pour lui par « une coordination européenne pour fermer les frontières quand c’est nécessaire et l’adoption d’une politique de quarantaine. En théorie, il faudrait isoler systématiquement les gens à l’hôtel ou à domicile, mais est-ce faisable ? », interroge-t-il.Des pays comme l’Australie, le Japon ou l’Angleterre ont choisi d’imposer un confinement à l’hôtel pour leurs résidents en provenance de pays à risque. Jusqu’à présent, la France n’a pas choisi cette option radicale et se contente d’instaurer à compter du 24 avril une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud, une mesure qui s’appliquera également à ceux en provenance de Guyane. « Des contrôles du respect de la quarantaine seront effectués au domicile par la police ou la gendarmerie nationale, accompagnés d’un renforcement des amendes en cas de non-respect de l’isolement », a précisé Matignon.En amont de cette surveillance des variants, la France commence à rattraper son retard dans le séquençage du génome, qui permet de surveiller avec plus de précision leur émergence. Quatre grandes plates-formes nationales traitent désormais de 1 000 à 2 000 génomes par semaine chacune.Reste encore à définir plus précisément le rôle des laboratoires privés dans cette surveillance nationale pour gagner en réactivité. Actuellement, seulement 5 % des tests positifs sont étudiés pour repérer l’éventuelle émergence de nouveaux variants, ce qui a permis notamment de mettre un nom sur le « A.27 » (séquencé pour la première fois par l’hôpital Henri-Mondor), le troisième variant qui circule le plus en France.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#variant#circulation#frontiere#travailleurfrontalier#test#quarantaine

  • Au Royaume-Uni, un déconfinement prudent face à la menace des variants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/21/au-royaume-uni-un-deconfinement-prudent-face-a-la-menace-des-variants_607751

    Lundi 19 avril, le Royaume-Uni a atteint la barre symbolique des 10 millions de Britanniques ayant reçu leurs deux doses de vaccin contre le Covid-19 – 33 millions ont par ailleurs déjà bénéficié d’une première dose. Pour autant, « il va falloir que nous apprenions à vivre avec le virus, car nous ne savons pas jusqu’où va la protection de la population grâce aux vaccins. A en croire le consensus des scientifiques, nous n’échapperons pas à une troisième vague d’infections plus tard cette année », a prévenu le premier ministre, Boris Johnson, lors d’une conférence de presse mardi 20 avril.Malgré la très forte baisse des contaminations dans le pays (elles sont au plus bas depuis l’été 2020, avec désormais moins de 2 000 malades à l’hôpital), pas question pour le 10 Downing Street d’accélérer un calendrier de déconfinement annoncé dès février et jugé très prudent, trop pour l’aile droite, très pro-business, du parti conservateur. Les voyages internationaux sont toujours prohibés jusqu’au 17 mai au plus tôt, date à laquelle les théâtres, salles de cinéma et musées devraient enfin pouvoir accueillir du public – la plupart sont fermés depuis plus d’un an maintenant.Le gouvernement Johnson, qui a promis que le troisième confinement (commencé le 19 décembre 2020) « sera le dernier », a été très critiqué pour sa gestion brouillonne et à contretemps de la pandémie en 2020.
    La propagation de variants susceptibles d’échapper aux vaccins le tétanise, d’autant plus qu’une grande part de la population britannique a reçu des doses d’AstraZeneca. Or, des études cliniques ont déjà montré que l’efficacité de ce produit chutait fortement au contact notamment du variant sud-africain.« Il est trop tôt pour réserver vos vacances », a prévenu le premier ministre, mardi 20 avril au soir, sachant que la « liste rouge » des pays à forts taux d’infection aux coronavirus « évolue en permanence ». Lundi, c’est l’Inde qui a été ajoutée à la liste (comptant déjà l’Argentine, le Chili, la Guyane ou le Bangladesh) : à partir du 23 avril, toutes les personnes résidant au Royaume-Uni revenant d’Inde devront s’isoler, à leurs frais, dix jours dans des « hôtels quarantaines » près des aéroports anglais. En cause, le variant « indien », dit B.1.617, responsable d’une brutale troisième vague en Inde. Le nombre de cas détectés au Royaume-Uni reste marginal mais progresse très vite : 215 cas déjà mardi soir, révélait le Daily Mail, contre 77 la semaine dernière, avec un test positif sur 200 relevant du variant indien.
    sLa polémique montait, mardi, dans les rangs de l’opposition travailliste et chez les experts. Pourquoi avoir tant hésité avant de mettre l’Inde sur la liste ? Parce que Boris Johnson avait planifié un voyage officiel – qu’il s’est finalement résolu à annuler lundi ? Et pourquoi attendre le 23 avril pour imposer les « hôtels quarantaines » de retour d’Inde, alors que 16 vols directs depuis le pays sont encore programmés d’ici là, avec potentiellement jusqu’à 4 500 arrivées au Royaume-Uni ? Des moyens inédits, avec de multiples centres de tests mobiles, ont par ailleurs été déployés depuis le 12 avril dans Londres pour tenter de circonscrire l’apparition de cas d’infections au variant sud-africain. A en croire la BBC, la personne à l’origine de ces infections serait revenue d’Afrique en février, d’un pays qui n’était pas encore sur la liste rouge. Et, sur dix pensionnaires d’une maison de retraite déclarés positifs à la mi-avril, six avaient déjà reçu une dose du vaccin AstraZeneca deux ou trois semaines avant leur test positif…

    #Covid-19#migration#migrant#grandebretagne#sante#variant#inde#quarantaine#circulation#frontiere

  • Covid-19 en France : les voyageurs venant d’Inde soumis eux aussi à un isolement obligatoire de dix jours
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/21/covid-19-en-france-les-voyageurs-venant-d-inde-soumis-eux-aussi-a-un-isoleme

    Covid-19 en France : les voyageurs venant d’Inde soumis eux aussi à un isolement obligatoire de dix joursCette mesure a été prise en conseil de défense sanitaire dans la matinée, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.Les voyageurs arrivant d’Inde vont être également soumis à un isolement obligatoire de dix jours à leur arrivée en France, a annoncé mercredi 21 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.« Pour quelques pays où la situation sanitaire est gravissime et particulièrement inquiétante et préoccupante, nous serrons encore la vis », a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres. Plus tôt, le conseil de défense sanitaire a ainsi décidé d’ajouter l’Inde à la liste de pays dont les voyageurs sont déjà soumis à une quarantaine obligatoire : le Brésil, le Chili, l’Argentine et l’Afrique du Sud, en plus du département français de Guyane.

    #Covid-19#migrant#migration#france#inde#sante#variant#circulation#transmission#frontiere#quarantaine

  • France is first EU member state to start testing digital Covid travel certificate | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/20/france-is-first-eu-member-state-to-start-testing-digital-covid-travel-c
    https://i.guim.co.uk/img/media/3e250e2a3aa6a4f857e2eb51c38b252d565a4bb9/0_75_2308_1385/master/2308.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    France is first EU member state to start testing digital Covid travel certificate. French trial will be extended from 29 April to include vaccination certificate. France has become the first EU member state to begin testing a digital coronavirus travel certificate as part of a Europe-wide scheme that Brussels hopes will allow people to travel more freely within the bloc by the summer.The TousAntiCovid app, part of the country’s contact tracing programme, has been upgraded to store negative Covid-19 test results on travellers’ mobile phones and is being trialled on flights to Corsica and overseas départements from this week.The trial will be extended from 29 April to include vaccination certificates, officials told Le Monde, and the system could eventually be adopted for public events such as concerts, festivals and trade fairs, although not for bars and restaurants.
    The French trial will form one part of a “reinforced, consolidated and standardised” Europe-wide system, the minister for digital transition, Cédric O, said, with talks already under way with several countries and airlines to ensure early recognition.
    The European commissioner for justice, Didier Reynders, said last week he expected the EU’s “digital green certificate” to be operational by by 21 June. The certificate is an urgent priority for southern European member states whose economies have been devastated by the pandemic.The scheme has deliberately not been called a “vaccine passport” to avoid discriminating against people not yet offered a shot. Brussels has stressed that while it should make travel easier, it must not become a pre-condition of free movement.The certificate should mean travellers will not need to quarantine, allowing them to store on their phones evidence that they have been vaccinated, have recently tested negative, or have antibodies after recovering from Covid-19.In France, people taking a coronavirus test from Tuesday will receive a text message or email giving them access to a state-certified online document that can be downloaded and either printed off or stored in the TousAntiCovid app. The same will apply to those being vaccinated from next week, with a complete database of past tests and vaccinations open for download by everyone from mid-May. Antibody test results should be incorporated at a later stage.
    The app will generate a secure QR code containing a range of information including the traveller’s name, the date and type of their test or vaccine, and details of the relevant doctor or laboratory, all of which can be checked against a national database.Several EU members states are developing similar systems, leading to concerns about how well they will work together. The EU’s privacy watchdogs also warned earlier this month the scheme must respect data protection laws and “have an appropriate legal basis” in each member state.Denmark last week began trialling its Coronapas, available to people who have been either vaccinated, tested positive two to 12 weeks previously, or negative within the past 72 hours. The Danish scheme currently only allows users to access non-essential businesses such as hairdressers, beauty salons and driving schools, but is set to expand to include museums, theatres, cinemas and restaurants from 6 May.
    The Netherlands is also testing a scheme called Back to Live that allows people to attend live events provided they have tested negative at special sites from 8am that morning and recorded that on a CoronaCheck app with a QR code.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#sante#passeportvaccinal#frontiere#circulatoin

  • Covid-19 : l’Australie et la Nouvelle-Zélande ouvrent une « bulle de voyage »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/20/covid-19-l-australie-et-la-nouvelle-zelande-ouvrent-une-bulle-de-voyage_6077

    Lundi, les deux voisins des antipodes, qui ont fermé leurs frontières internationales en mars 2020 pour lutter contre la pandémie de Covid-19, ont inauguré un nouvel espace de liberté. Il permet à leurs habitants de se déplacer d’un pays à l’autre sans aucune contrainte.
    Devant les bornes d’enregistrement de l’aéroport international de Sydney, lundi 19 avril, Sue Grocott oscille entre rires et larmes. Dans quelques heures, elle atterrira à Auckland et rencontrera, pour la première fois, son petit-fils d’un an. L’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont les frontières internationales sont fermées depuis mars 2020, ont inauguré, le matin même, une « bulle de voyage » qui permet aux habitants des deux pays de se déplacer de part et d’autre de la mer de Tasman sans motifs impérieux ni quarantaine hôtelière. « Le début d’un nouveau chapitre dans notre réponse au Covid-19 et pour notre rétablissement », s’était félicitée, le 6 avril, la première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.
    Les deux voisins des antipodes, qui ont adopté une stratégie de tolérance zéro vis-à-vis du SARS-CoV-2, ont réussi à éradiquer la circulation du virus sur leur territoire et à retrouver une vie normale – sans masques et avec très peu de mesures de distanciations physiques –, mais au prix d’un isolement inédit. Depuis plus d’un an, leurs frontières sont fermées aux étrangers non-résidents et toute personne arrivant sur leur sol est soumise à une quarantaine, obligatoire et payante, dans un hôtel.En Australie, les ressortissants ne peuvent, en outre, quitter leur pays qu’en cas de raisons essentielles, après avoir obtenu une dérogation des autorités. Depuis octobre 2020, Canberra avait ouvert son territoire aux Néo-Zélandais, mais la réciproque n’était pas vraie et Wellington avait maintenu les mesures de quatorzaine pour les « Kiwis » de retour dans l’archipel suite à un séjour sur l’île-continent.
    Après avoir maintes fois repoussé la perspective d’instaurer un corridor sanitaire, le gouvernement néo-zélandais a finalement jugé, début avril, que « le risque [était] aussi faible que possible ». Désormais les citoyens des deux pays peuvent se déplacer librement et sans tests préalables. Mais cette « bulle » pourra être immédiatement suspendue si des cas d’origine inconnue sont découverts d’un côté ou de l’autre de la mer de Tasman.
    (...)En Nouvelle-Zélande où, en 2019, les Australiens représentaient près de 40 % des visiteurs étrangers, les autorités misent sur cette liberté retrouvée pour relancer le secteur touristique, durement affecté par la fermeture des frontières internationales. Selon leur calcul, le pays pourrait engranger jusqu’à 600 millions d’euros grâce au retour des voyageurs australiens à deux mois de l’ouverture de la saison de ski.Pour Canberra, il s’agit surtout d’une « première étape ». Le gouvernement conservateur rêve d’instaurer d’autres « bulles de voyage » avec d’autres Etats de la région ayant réussi à contrôler l’épidémie de coronavirus, comme Singapour, la Corée du Sud ou encore certaines îles du Pacifique mais, pour l’instant, il estime que les conditions ne sont pas réunies. Le 1er avril, le petit archipel des Palaos et Taïwan avaient été les premiers à inaugurer ce concept. Hong Kong et Singapour ont également entrepris des discussions en octobre 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#sante#bulledevoyage#circulation#frontiere#tourisme#zerocovid

  • Covid-19 dans le monde : un comité de l’OMS opposé à la mise en place d’un passeport vaccinal
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/covid-19-dans-le-monde-un-comite-de-l-oms-oppose-a-la-mise-en-place-d-un-pas

    Covid-19 dans le monde : un comité de l’OMS opposé à la mise en place d’un passeport vaccinal ;Les experts mandatés par l’organisation onusienne pointent notamment « l’inégalité persistante en matière de distribution mondiale des vaccins ».Alors que la pandémie de Covid-19 continue de sévir dans de nombreux pays, la vaccination semble une étape indispensable à la sortie de crise. L’accès aux vaccins reste toutefois inégalitaire à travers le monde.Si, dans certains Etats, un quart de la population a pu recevoir une dose, cette proportion chute à une personne sur 500 dans des pays pauvres, a regretté, lundi 19 avril, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.
    Face à cette « tragédie qu’est l’inégalité vaccinale », la fondation de la militante écologiste Greta Thunberg a annoncé qu’elle allait verser 100 000 euros au mécanisme Covax pour « acheter des vaccins contre le Covid-19, dans le cadre de l’effort mondial vers un accès équitable aux vaccins des personnes les plus à risques ».Une quinzaine de pays dans le monde n’ont pas commencé à vacciner, la majorité en Afrique (Tanzanie, Madagascar, Burkina Faso, Burundi...). Ces pays concentrent environ 2,5 % de la population mondiale.Le comité d’urgence de l’OMS sur la pandémie s’est, quant à lui, prononcé contre la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyageurs internationaux. Une décision que ses membres justifient par « les preuves limitées [bien que croissantes] sur la réduction de la transmission » et « étant donné l’inégalité persistante en matière de distribution mondiale des vaccins ».
    « Les Etats parties sont vivement encouragés à reconnaître que l’exigence d’une preuve de vaccination peut aggraver les inégalités et favoriser une liberté de circulation différenciée », ont-ils fait valoir.De nombreux pays sont en train de réfléchir à la mise en place d’un passeport sanitaire pour les voyages, mais aussi pour d’autres activités, même si cette idée suscite de vives critiques et des inquiétudes concernant à la fois de possibles discriminations, mais aussi des doutes sur la protection des données privées.L’Union européenne (UE), notamment, a présenté son projet à ce sujet, la Chine a déjà lancé sa version, tandis que les compagnies aériennes y travaillent également. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a affirmé, au début d’avril qu’elle n’imposerait pas de passeport sanitaire, tout en soulignant que le secteur privé était libre d’avancer vers cette idée.

    #Covid-19#migrant#migration#passeportvaccinal#OMS#sante#circulation#frontiere#UE#etatsunis#chine

  • Avec son passe sanitaire, la France ouvre la voie au dispositif européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/avec-son-passe-sanitaire-la-france-ouvre-la-voie-au-dispositif-europeen_6077

    La France est devenue, lundi 19 avril, le premier pays à adopter le modèle de certification électronique des tests de dépistage et d’attestation de vaccination contre le Covid-19 discuté depuis plusieurs mois au sein de la Commission européenne, ouvrant la voie au déploiement d’un passeport sanitaire complet avant le début de l’été. Pour l’instant limitée au contrôle de certains vols à destination de la Corse puis de l’outre-mer, l’expérimentation présentée lundi par le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, Cédric O, pourrait rapidement étendre à d’autres situations l’utilisation de ces documents authentifiés : des discussions sont en cours entre ministères pour savoir si « les concerts, les festivals, les salons professionnels » pourraient y être soumis dans les mois à venir. Le gouvernement a, en revanche, écarté sa mise en place dans les « bars ou les restaurants ». Le Danemark développe un dispositif assez similaire, pour le moment limité aux salons de coiffure, mais bientôt étendu aux bars, restaurants, institutions culturelles et événements sportifs.
    Se présenter à l’aéroport avec un résultat de test non certifié, transmis par un laboratoire ou son médecin, est actuellement accepté, mais la voie envisagée est bien de « renforcer, consolider, uniformiser les pratiques au niveau européen » , selon le cabinet de Cédric O. Autant dire de faire de cette certification le principal moyen, à terme, de vérifier un statut sanitaire lors de contrôles effectués par les autorités.
    En pratique, chaque personne testée à partir du mardi 20 avril recevra un SMS ou un courriel lorsque ses résultats seront entrés, comme c’est déjà le cas, dans la base nationale SI-DEP (pour système d’information national de dépistage populationnel). Un certificat du test de dépistage authentifié par l’Etat français pourra être téléchargé, sur Internet, puis imprimé ou ajouté à l’application mobile TousAntiCovid. Le dispositif sera étendu aux attestations de vaccination – rassemblée dans un autre fichier, VAC-SI – pour les personnes qui recevront une injection à partir du 29 avril. Avant la fin de mai, selon le ministère de la santé, il sera ensuite possible à tous de consulter son historique de tests effectués depuis trois mois et des injections de vaccin reçues – les identifiants du site de l’Assurance-maladie, Ameli, ou de FranceConnect pourront alors être utilisés.
    L’authentification prend visuellement la forme d’un « datamatrix » – semblable à un code-barres, comme le QR code – sécurisé par le standard 2D-Doc, déjà utilisé par l’administration pour lutter contre la fraude aux documents d’identité ou de justificatifs. Il contient plusieurs informations, dont la date et le type de test ou de vaccin, le nom de la personne et un identifiant, sous forme de clé publique de chiffrement, du médecin ou de l’institution (laboratoire, pharmacie) à l’origine de l’acte. C’est ce dernier élément qui permet aux autorités, en scannant le datamatrix, de vérifier que le test n’est pas un faux en le comparant à un fichier centralisé rassemblant les praticiens habilités et placé sous la responsabilité du ministère de la santé.« Le caractère infalsifiable et la rapidité de lecture sont deux des avantages », a insisté Cédric O devant la presse, lundi, en soulignant que le dispositif aurait un intérêt pour les travailleurs frontaliers : des discussions bilatérales sont menées avec « plusieurs pays frontaliers » pour que le certificat français y soit reconnu d’ici « à une quinzaine de jours » – en parallèle du lancement du « certificat numérique vert » européen dans tous les Etats membres, prévu à partir de la mi-juin.
     »Sur le modèle conseillé par la Commission européenne, une troisième option de vérification devrait apparaître dans les prochaines semaines : un « certificat de rétablissement », établi à partir des résultats de tests sérologiques, notamment pratiqués en pharmacie et déjà remontés dans le fichier SI-DEP. Le gouvernement n’a pas encore détaillé les critères sélectionnés. Combien de temps après la fin de l’infection ce certificat serait-il accepté ? Quel taux d’anticorps serait nécessaire pour considérer que le risque de transmission est limité ?« Le fait d’avoir un test négatif ne garantit pas l’absence de contagiosité ou la présence d’une immunité », rappelle en ce sens le professeur Emmanuel Rusch, président du comité de contrôle et de liaison Covid-19, rassemblant scientifiques, parlementaires et représentants de la société civile, placé auprès du ministère de la santé pour donner un avis sur les dispositifs numériques mis en place pendant l’épidémie. « Il faut rappeler que les informations qui seront à l’intérieur de ce passe sanitaire participent à une politique de réduction des risques, mais ne correspondent pas à un risque zéro », explique M. Rusch, également président de la Conférence nationale de santé.

    Le comité doit publier dans les prochains jours un avis sur l’ajout de ces fonctionnalités dans l’application TousAntiCovid, qui profite à plein des mises à jour demandées par le gouvernement : depuis StopCovid, qui se limitait jusqu’à l’automne au suivi des contacts, des statistiques nationales et locales sur l’épidémie puis les attestations de déplacement ont été mises à disposition par ce biais. Les téléchargements sont en augmentation – près de 15 millions au 19 avril –, même si le nombre de notifications (172 000) reste limité.Parmi les points de vigilance sur lesquels souhaite insister le médecin figure l’importance d’encadrer l’accès aux informations constituant une « rupture du secret médical » : le statut vaccinal et le fait d’avoir été, dans le passé, malade du Covid-19. « Il faut penser l’agrégation des données », insiste M. Rusch, en proposant par exemple que le terminal d’un policier ne lui indique qu’un statut (« vert » ou « rouge ») plutôt que des informations plus précises pour permettre de « laisser entre les mains de la personne le choix de ce qu’elle veut montrer ». Un tel système pourrait être rapidement confronté à une « hétérogénéité entre les pays » : comment se passer de détails si, autre exemple, la France décide de ne pas reconnaître l’efficacité du vaccin chinois de Sinopharm, pourtant utilisé au sein de l’Union européenne (UE) ? « Il y a encore pas mal de zones d’incertitudes », conclut le médecin.
    L’idée d’une « approche coordonnée de la certification des vaccinations » avait été évoquée publiquement lors d’un Conseil européen dès le mois de décembre pour envisager une reprise massive des déplacements intra-européens, dans l’espoir notamment de relancer le tourisme. En janvier, la Commission a émis des recommandations techniques pour lancer une plate-forme permettant l’interopérabilité de plusieurs initiatives nationales, comme ce qui est actuellement mis en place pour les applications de traçage de contact.La construction de ce portail a commencé à la mi-avril, mais était déjà dans les esprits de l’exécutif européen depuis le mois de décembre 2019, soit avant la pandémie de Covid-19 : les entreprises françaises Jouve, Cimbiose, Syadem et la filiale belge d’Ipsos avaient alors remporté un appel d’offres concernant des « recommandations pour la mise en place d’une carte de vaccination européenne » dans le cadre d’un projet global de numérisation de la stratégie sanitaire de l’UE. Leurs préconisations guident l’élaboration du futur passeport sanitaire de l’UE.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passeportvaccinal#UE#frontiere#circulation

  • Avec son passe sanitaire, la France ouvre la voie au dispositif européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/avec-son-passe-sanitaire-la-france-ouvre-la-voie-au-dispositif-europeen_6077

    La France est devenue, lundi 19 avril, le premier pays à adopter le modèle de certification électronique des tests de dépistage et d’attestation de vaccination contre le Covid-19 discuté depuis plusieurs mois au sein de la Commission européenne, ouvrant la voie au déploiement d’un passeport sanitaire complet avant le début de l’été. Pour l’instant limitée au contrôle de certains vols à destination de la Corse puis de l’outre-mer, l’expérimentation présentée lundi par le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, Cédric O, pourrait rapidement étendre à d’autres situations l’utilisation de ces documents authentifiés : des discussions sont en cours entre ministères pour savoir si « les concerts, les festivals, les salons professionnels » pourraient y être soumis dans les mois à venir. Le gouvernement a, en revanche, écarté sa mise en place dans les « bars ou les restaurants ». Le Danemark développe un dispositif assez similaire, pour le moment limité aux salons de coiffure, mais bientôt étendu aux bars, restaurants, institutions culturelles et événements sportifs.
    Se présenter à l’aéroport avec un résultat de test non certifié, transmis par un laboratoire ou son médecin, est actuellement accepté, mais la voie envisagée est bien de « renforcer, consolider, uniformiser les pratiques au niveau européen » , selon le cabinet de Cédric O. Autant dire de faire de cette certification le principal moyen, à terme, de vérifier un statut sanitaire lors de contrôles effectués par les autorités.
    En pratique, chaque personne testée à partir du mardi 20 avril recevra un SMS ou un courriel lorsque ses résultats seront entrés, comme c’est déjà le cas, dans la base nationale SI-DEP (pour système d’information national de dépistage populationnel). Un certificat du test de dépistage authentifié par l’Etat français pourra être téléchargé, sur Internet, puis imprimé ou ajouté à l’application mobile TousAntiCovid. Le dispositif sera étendu aux attestations de vaccination – rassemblée dans un autre fichier, VAC-SI – pour les personnes qui recevront une injection à partir du 29 avril. Avant la fin de mai, selon le ministère de la santé, il sera ensuite possible à tous de consulter son historique de tests effectués depuis trois mois et des injections de vaccin reçues – les identifiants du site de l’Assurance-maladie, Ameli, ou de FranceConnect pourront alors être utilisés.
    L’authentification prend visuellement la forme d’un « datamatrix » – semblable à un code-barres, comme le QR code – sécurisé par le standard 2D-Doc, déjà utilisé par l’administration pour lutter contre la fraude aux documents d’identité ou de justificatifs. Il contient plusieurs informations, dont la date et le type de test ou de vaccin, le nom de la personne et un identifiant, sous forme de clé publique de chiffrement, du médecin ou de l’institution (laboratoire, pharmacie) à l’origine de l’acte. C’est ce dernier élément qui permet aux autorités, en scannant le datamatrix, de vérifier que le test n’est pas un faux en le comparant à un fichier centralisé rassemblant les praticiens habilités et placé sous la responsabilité du ministère de la santé.« Le caractère infalsifiable et la rapidité de lecture sont deux des avantages », a insisté Cédric O devant la presse, lundi, en soulignant que le dispositif aurait un intérêt pour les travailleurs frontaliers : des discussions bilatérales sont menées avec « plusieurs pays frontaliers » pour que le certificat français y soit reconnu d’ici « à une quinzaine de jours » – en parallèle du lancement du « certificat numérique vert » européen dans tous les Etats membres, prévu à partir de la mi-juin.
     »Sur le modèle conseillé par la Commission européenne, une troisième option de vérification devrait apparaître dans les prochaines semaines : un « certificat de rétablissement », établi à partir des résultats de tests sérologiques, notamment pratiqués en pharmacie et déjà remontés dans le fichier SI-DEP. Le gouvernement n’a pas encore détaillé les critères sélectionnés. Combien de temps après la fin de l’infection ce certificat serait-il accepté ? Quel taux d’anticorps serait nécessaire pour considérer que le risque de transmission est limité ?« Le fait d’avoir un test négatif ne garantit pas l’absence de contagiosité ou la présence d’une immunité », rappelle en ce sens le professeur Emmanuel Rusch, président du comité de contrôle et de liaison Covid-19, rassemblant scientifiques, parlementaires et représentants de la société civile, placé auprès du ministère de la santé pour donner un avis sur les dispositifs numériques mis en place pendant l’épidémie. « Il faut rappeler que les informations qui seront à l’intérieur de ce passe sanitaire participent à une politique de réduction des risques, mais ne correspondent pas à un risque zéro », explique M. Rusch, également président de la Conférence nationale de santé.

    Le comité doit publier dans les prochains jours un avis sur l’ajout de ces fonctionnalités dans l’application TousAntiCovid, qui profite à plein des mises à jour demandées par le gouvernement : depuis StopCovid, qui se limitait jusqu’à l’automne au suivi des contacts, des statistiques nationales et locales sur l’épidémie puis les attestations de déplacement ont été mises à disposition par ce biais. Les téléchargements sont en augmentation – près de 15 millions au 19 avril –, même si le nombre de notifications (172 000) reste limité.Parmi les points de vigilance sur lesquels souhaite insister le médecin figure l’importance d’encadrer l’accès aux informations constituant une « rupture du secret médical » : le statut vaccinal et le fait d’avoir été, dans le passé, malade du Covid-19. « Il faut penser l’agrégation des données », insiste M. Rusch, en proposant par exemple que le terminal d’un policier ne lui indique qu’un statut (« vert » ou « rouge ») plutôt que des informations plus précises pour permettre de « laisser entre les mains de la personne le choix de ce qu’elle veut montrer ». Un tel système pourrait être rapidement confronté à une « hétérogénéité entre les pays » : comment se passer de détails si, autre exemple, la France décide de ne pas reconnaître l’efficacité du vaccin chinois de Sinopharm, pourtant utilisé au sein de l’Union européenne (UE) ? « Il y a encore pas mal de zones d’incertitudes », conclut le médecin.
    L’idée d’une « approche coordonnée de la certification des vaccinations » avait été évoquée publiquement lors d’un Conseil européen dès le mois de décembre pour envisager une reprise massive des déplacements intra-européens, dans l’espoir notamment de relancer le tourisme. En janvier, la Commission a émis des recommandations techniques pour lancer une plate-forme permettant l’interopérabilité de plusieurs initiatives nationales, comme ce qui est actuellement mis en place pour les applications de traçage de contact.La construction de ce portail a commencé à la mi-avril, mais était déjà dans les esprits de l’exécutif européen depuis le mois de décembre 2019, soit avant la pandémie de Covid-19 : les entreprises françaises Jouve, Cimbiose, Syadem et la filiale belge d’Ipsos avaient alors remporté un appel d’offres concernant des « recommandations pour la mise en place d’une carte de vaccination européenne » dans le cadre d’un projet global de numérisation de la stratégie sanitaire de l’UE. Leurs préconisations guident l’élaboration du futur passeport sanitaire de l’UE.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passeportvaccinal#UE#frontiere#circulation

  • The secret of Taiwan’s Covid-19 success - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/04/the-secret-of-taiwans-covid-19-success

    The authors assumed that testing and isolation occurred simultaneously. This was the case in Taiwan, but not in other countries, for example England, where delays between testing, results and isolation diminish the effectiveness of case-based measures.Taiwan is an island nation with the ability to control the introduction of new cases through border control, and the authors acknowledge the findings of this study may not be fully applicable to other countries.This is why the authors focused on the effectiveness of case-based and population-based interventions on local transmission, rather than on border controls on the number of introductions of Covid-19.The authors conclude that intensive contact tracing is not possible when public health systems are overwhelmed. This never happened in Taiwan due to the success of its strategies, but it did, for example, take place in Ireland in January 2021, which experienced a damaging third wave.(...)We already knew there was much to be learned from Taiwan’s success in preventing Covid-19 from taking hold. Now, as vaccines roll out and new variants emerge, we have more information about the comparative and combined contributions of public health measures.

    #Covid-19#migrant#migration#taiwan#sante#politiquesante#systemesante#frontiere#controle#despistage#tracking

  • Experts in Singapore wary of rise in mutant coronavirus strains amid plans to relaunch Hong Kong travel bubble | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3130159/experts-singapore-wary-rise-mutant-coronavirus-strains

    Experts in Singapore wary of rise in mutant coronavirus strains amid plans to relaunch Hong Kong travel bubble. Health care experts say the trend should be closely watched as the island nation continues to open its borders. They also say the detection of two new local infection clusters in the past week is a sign residents should not let their guard down
    Singaporeis facing an uptick in Covid-19 cases amid reports of a rising number of mutant strains circulating overseas, with health care experts saying this trend should be closely watched as the city state seeks to launch a quarantine-free travel bubble with Hong Kong.
    Health authorities on Monday afternoon reported 20 new infections, 19 of which were imported. Of the island nation’s 170 imported cases
    in the past week, 63 came from India, which is battling a deadly new wave of cases stemming from a new and possibly more virulent variant of the disease.While Singapore has largely brought the virus under control, in recent months it has reported between 10 and 40 imported cases a day as foreigners with work passes and student passes return to the country, along with those on dependent passes.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#hongkong#inde#sante#bulledevoyage#variant#circulation#frontiere

  • Joy, actually: happy reunions fill Auckland airport as trans-Tasman bubble begins | New Zealand | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/19/joy-actually-happy-reunions-fill-auckland-airport-as-trans-tasman-bubbl
    https://i.guim.co.uk/img/media/a69d596c025445326e1c4e21f2e61bae61cd3733/0_158_4733_2840/master/4733.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Joy, actually: happy reunions fill Auckland airport as trans-Tasman bubble begins. Emotional scenes in arrivals hall as hundreds of travellers touch down on first day of quarantine-free travel from Australia
    Lisa Tetai warned her son not to take a sick day when he picked her up from Auckland airport. “I thought there might be media there,” she explains.She wasn’t wrong.As she stepped into the arrivals hall on Monday afternoon, Tetai, like hundreds of others who travelled to New Zealand on the first day of what has been dubbed the trans-Tasman travel “bubble” with Australia, was swamped; a flash of cameras, journalists buzzing with anticipation, then, pushing through the crowd, the people she had actually come to see. Cue tears.
    “I was supposed to be here for a funeral,” she said. “My uncle was admitted to hospital and I booked the earliest ticket I could get. He didn’t make it. They had the funeral last week, but I wanted to see my son and my grandson.
    “I’ve got family all over the North Island and before the pandemic I came back four or five times a year. It has been really, really hard.”
    It happened over and over again. Steph Wood was already crying when she walked into the cacophony. So too was her mother, Narelle. Wood had hoped to be back for Christmas last year, but a Covid outbreak in her home city of Sydney delayed the beginning of the long-mooted quarantine exemption for Australian arrivals.

    When it was finally announced two weeks ago, she didn’t waste time.

    “It was just like, I need to be here as soon as I possibly can,” she said. “I haven’t been back since 2019, I have been counting down the days.”

    Narelle was mostly speechless: “It’s just too good to have her back.”

    So it went all afternoon. A never-ending stream of emotional airport scenes, as though someone had organised a mass re-enactment of Love Actually’s opening montage. It was hard not to be moved. Not only by the reunions but also by the deep link these two island nations share
    Both Auckland airport and the airlines supplying the flights had put a lot of work into manufacturing this media moment – an acoustic band played the same Dave Dobbyn song on repeat all afternoon (Welcome home / I bid you welcome / I bid you welcome) and Jetstar served champagne in the departures lounge – possibly a budget airline world-first – before the first flight to leave Sydney.And for good reason. Monday might have been a day for reunions but there is a lot riding on the bubble. The pandemic has decimated both airlines and the tourism industry. According to Tourism Australia, 8,000 international visitors came in January – a 99% decrease from the year before.For both countries, pulling visitors from across the ditch is a crucial lifeline, particularly as lagging vaccine rollouts have forced politicians to warn other international travel may be some time off.
    While the New Zealand prime minister, Jacinda Ardern, said on Monday that her government was exploring options for travel bubbles with other Covid-free nations in the Pacific, it would not look further afield. Similarly, the Australian prime minister, Scott Morrison said on Sunday that Australia was “in no hurry to open those borders” to other countries.
    The questions is whether, after the initial flurry of reunions, the bubble between these two countries will offer a genuine economic boon for devastated tourism industries.Pre-Covid, Australians made up about 40% of the international visitors to New Zealand and spent $2.7bn in 2019. New Zealanders spent almost the same amount – $2.6bn in 2019, although Australia’s larger tourism market meant they only made up about 15% of visitors there. Perhaps aware of the political risks to welcoming Australians if there were to be an outbreak – a new poll by Research New Zealand for RNZ found 22% of New Zealanders were on the fence about the bubble and 28% were against an opening – Ardern has warned the high probability of fresh Covid-19 outbreaks meant the travel bubble could be burst at any moment.
    Indeed, new arrivals on Monday were warned they could be forced into quarantine in the event of an outbreak. But despite the tough stance, Ardern also seemed to get swept up in the enthusiasm on Monday, saying she was personally experiencing some of the excitement that had greeted the travel bubble. “I, like many New Zealanders, have friends and family in Australia,” she said, including some who were “desperate to return to New Zealand”.
    “I know how enthusiastically this has been greeted and I’m really pleased about that,” she said. “It is truly exciting to be able to welcome our Tasman cousins quarantine-free to Aotearoa.”Still, that level of uncertainty could mean that many holiday-makers will delay trips while they wait to see how it unfolds. Tourism NZ acknowledges this, saying its scenario modelling showed it could take until January 2022 for Australia to reach 80% recovery to pre-Covid 19 levels.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#tasmanie#bulledevoyage#circulation#frontiere#sante#economie#tourisme

  • Covid-19 en France : l’application TousAntiCovid intégrera bientôt les certificats de tests et de vaccination
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/18/covid-19-en-france-l-application-tousanticovid-va-certifier-les-tests-et-la-

    Les certifications de tests et de vaccination bientôt disponible sur TousAntiCovid. TousAntiCovid, l’application de suivi des malades du Covid-19, va intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de détection du virus, puis de certifier l’état vaccinal, a annoncé, dimanche, le gouvernement dans une invitation à la presse.
    « TousAntiCovid-Carnet, dont l’expérimentation débute ces prochains jours, vise à stocker sous forme numérique [dans l’application] et de manière sécurisée [une] preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination », est-il précisé, alors que le dispositif doit être présenté lundi. « La France s’engage dès maintenant dans l’expérimentation de la fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet lors des vols à destination de la Corse et des outre-mer », annonce le gouvernement, qui souhaite ensuite étendre le procédé aux déplacements vers les pays de l’Union européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#sante#passeportvaccinal#frontiere#circulation#vaccination#test

  • Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/covid-19-1-500-euros-d-amende-en-cas-de-non-respect-de-la-quarantaine-pour-l

    Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud. Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance de ces destinations. Au début de la deuxième semaine de vacances unifiée, la situation sur le front épidémique est toujours fragile en France et le gouvernement cherche à éviter une éventuelle propagation des « variants » du coronavirus, comme celui qui ravage le Brésil.
    Le nombre de malades du Covid-19 en « soins critiques » (réanimation, soins intensifs et surveillance continue) s’est stabilisé depuis une semaine, d’abord légèrement au dessus de 5 900, légèrement en dessous depuis samedi. Un niveau encore loin du pic de la première vague en avril 2020 (7 000), mais tout de même un « plateau haut », mettent en garde les médecins, comme l’épidémiologiste Dominique Costagliola lundi sur France Inter. Et comme les contaminations restent à un niveau élevé, « plus de 30 000 par jour », la France n’est « certainement pas dans une situation qui permet d’espérer une embellie proche » dans la lutte contre le virus qui a déjà causé plus de 100 000 morts, a-t-elle averti.
    D’autant que les vacances scolaires, dont le gouvernement a unifié les dates sur tout le territoire à l’occasion des nouvelles mesures de semi-confinement imposées fin mars, s’achèvent bientôt. Les élèves du primaire doivent retourner en classe le 26 avril, collégiens et lycéens début mai. Pas de quoi « espérer une baisse massive (de la circulation du virus) d’ici à fin mai, » selon cette spécialiste. Et ce alors que le gouvernement espère toujours commencer à desserrer l’étau des restrictions mi-mai, objectif avancé par Emmanuel Macron, tandis que certains pays voisins ont déjà entamé un déconfinement.
    Les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud encourent 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine imposée à leur arrivée en France, a annoncé lundi 19 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il y aura « à la clé des amendes, ce sera une contravention de cinquième classe, c’est donc je crois 1 500 euros, 3 000 euros en cas de récidive, ça me semble être tout à fait dissuasif et un cadre extrêmement strict », a-t-il déclaré sur Europe 1.
    « Quand vous arriverez, au lieu d’avoir comme aujourd’hui une demande d’auto-isolement, vous aurez une obligation de vous isoler, avec un arrêté préfectoral nominatif qui sera rendu, avec votre nom » pour une durée de « dix jours », et « il y aura des contrôles par la police, par la gendarmerie, qui permettront de vérifier que vous êtes bien dans le lieu où vous devez vous isoler », a-t-il confirmé.Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud face à l’inquiétude sur les variants du Covid-19. Les liaisons aériennes avec le Brésil sont suspendues jusqu’à ce vendredi inclus, mais celles avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud – où, selon Paris, la présence de variants n’atteint « pas les niveaux observés au Brésil » – sont maintenues. Les voyageurs venant de ces trois pays, ainsi que du Brésil, devront toutefois se soumettre désormais à un isolement de dix jours, accompagné de restriction des horaires de sortie, avec un renforcement des amendes. La mesure sera progressivement mise en œuvre jusqu’à sa pleine entrée en vigueur samedi 24 avril et s’appliquera également aux voyageurs en provenance de Guyane.

    #Covid-19#migration#migrant#france#bresil#argentine#chili#afriquedusud#variant#sante#quarantaine#circulation#frontieree

  • Réfugiés : contourner la #Croatie par le « #triangle » #Serbie - #Roumanie - #Hongrie

    Une nouvelle route migratoire s’est ouverte dans les Balkans : en Serbie, de plus en plus d’exilés tentent de contourner les barbelés barrant la #Hongrie en faisant un crochet par la Roumanie, avant d’espérer rejoindre les pays riches de l’Union européenne. Un chemin plus long et pas moins risqué, conséquence des politiques sécuritaires imposées par les 27.

    Il est 18h30, le jour commence à baisser sur la plaine de #Voïvodine. Un groupe d’une cinquantaine de jeunes hommes, sacs sur le dos et duvets en bandoulière, marche d’un pas décidé le long de la petite route de campagne qui relie les villages serbes de #Majdan et de #Rabe. Deux frontières de l’Union européenne (UE) se trouvent à quelques kilomètres de là : celle de la Hongrie, barrée depuis la fin 2015 d’une immense clôture barbelée, et celle de la Roumanie, moins surveillée pour le moment.

    Tous s’apprêtent à tenter le « #game », ce « jeu » qui consiste à échapper à la police et à pénétrer dans l’UE, en passant par « le triangle ». Le triangle, c’est cette nouvelle route migratoire à trois côtés qui permet de rejoindre la Hongrie, l’entrée de l’espace Schengen, depuis la Serbie, en faisant un crochet par la Roumanie. « Nous avons été contraints de prendre de nouvelles dispositions devant les signes clairs de l’augmentation du nombre de personnes traversant illégalement depuis la Serbie », explique #Frontex, l’Agence européenne de protection des frontières. Aujourd’hui, 87 de ses fonctionnaires patrouillent au côté de la police roumaine.

    Depuis l’automne 2020, le nombre de passages par cet itinéraire, plus long, est en effet en forte hausse. Les #statistiques des passages illégaux étant impossibles à tenir, l’indicateur le plus parlant reste l’analyse des demandes d’asiles, qui ont explosé en Roumanie l’année dernière, passant de 2626 à 6156, soit une hausse de 137%, avec un pic brutal à partir du mois d’octobre. Selon les chiffres de l’Inspectoratul General pentru Imigrări, les services d’immigrations roumains, 92% de ces demandeurs d’asile étaient entrés depuis la Serbie.

    “La Roumanie et la Hongrie, c’est mieux que la Croatie.”

    Beaucoup de ceux qui espèrent passer par le « triangle » ont d’abord tenté leur chance via la Bosnie-Herzégovine et la Croatie avant de rebrousser chemin. « C’est difficile là-bas », raconte Ahmed, un Algérien d’une trentaine d’années, qui squatte une maison abandonnée de Majdan avec cinq de ses compatriotes. « Il y a des policiers qui patrouillent cagoulés. Ils te frappent et te prennent tout : ton argent, ton téléphone et tes vêtements. Je connais des gens qui ont dû être emmenés à l’hôpital. » Pour lui, pas de doutes, « la Roumanie et la Hongrie, c’est mieux ».

    La route du « triangle » a commencé à devenir plus fréquentée dès la fin de l’été 2020, au moment où la situation virait au chaos dans le canton bosnien d’#Una_Sana et que les violences de la police croate s’exacerbaient encore un peu plus. Quelques semaines plus tard, les multiples alertes des organisations humanitaires ont fini par faire réagir la Commission européenne. Ylva Johansson, la Commissaire suédoise en charge des affaires intérieures a même dénoncé des « traitements inhumains et dégradants » commis contre les exilés à la frontière croato-bosnienne, promettant une « discussion approfondie » avec les autorités de Zagreb. De son côté, le Conseil de l’Europe appelait les autorités croates à mettre fin aux actes de tortures contre les migrants et à punir les policiers responsables. Depuis, sur le terrain, rien n’a changé.

    Pire, l’incendie du camp de #Lipa, près de #Bihać, fin décembre, a encore aggravé la crise. Pendant que les autorités bosniennes se renvoyaient la balle et que des centaines de personnes grelottaient sans toit sous la neige, les arrivées se sont multipliées dans le Nord de la Serbie. « Rien que dans les villages de Majdan et Rabe, il y avait en permanence plus de 300 personnes cet hiver », estime Jeremy Ristord, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Serbie. La plupart squattent les nombreuses maisons abandonnées. Dans cette zone frontalière, beaucoup d’habitants appartiennent aux minorités hongroise et roumaine, et Budapest comme Bucarest leur ont généreusement délivré des passeports après leur intégration dans l’UE. Munis de ces précieux sésames européens, les plus jeunes sont massivement partis chercher fortune ailleurs dès la fin des années 2000.

    Siri, un Palestinien dont la famille était réfugiée dans un camp de Syrie depuis les années 1960, squatte une masure défoncée à l’entrée de Rabe. En tout, ils sont neuf, dont trois filles. Cela fait de longs mois que le jeune homme de 27 ans est coincé en Serbie. Keffieh sur la tête, il tente de garder le sourire en racontant son interminable odyssée entamée voilà bientôt dix ans. Dès les premiers combats en 2011, il a fui avec sa famille vers la Jordanie, puis le Liban avant de se retrouver en Turquie. Finalement, il a pris la route des Balkans l’an dernier, avec l’espoir de rejoindre une partie des siens, installés en Allemagne, près de Stuttgart.

    “La police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien.”

    Il y a quelques jours, Siri à réussi à arriver jusqu’à #Szeged, dans le sud de la Hongrie, via la Roumanie. « La #police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien », souffle-t-il. À côté de lui, un téléphone crachote la mélodie de Get up, Stand up, l’hymne reggae de Bob Marley appelant les opprimés à se battre pour leurs droits. « On a de quoi s’acheter un peu de vivres et des cigarettes. On remplit des bidons d’eau pour nous laver dans ce qui reste de la salle de bains », raconte une des filles, assise sur un des matelas qui recouvrent le sol de la seule petite pièce habitable, chauffée par un poêle à bois décati.

    De rares organisations humanitaires viennent en aide à ces exilés massés aux portes de l’Union européennes. Basé à Belgrade, le petit collectif #Klikaktiv y passe chaque semaine, pour de l’assistance juridique et du soutien psychosocial. « Ils préfèrent être ici, tout près de la #frontière, plutôt que de rester dans les camps officiels du gouvernement serbe », explique Milica Švabić, la juriste de l’organisation. Malgré la précarité et l’#hostilité grandissante des populations locales. « Le discours a changé ces dernières années en Serbie. On ne parle plus de ’réfugiés’, mais de ’migrants’ venus islamiser la Serbie et l’Europe », regrette son collègue Vuk Vučković. Des #milices d’extrême-droite patrouillent même depuis un an pour « nettoyer » le pays de ces « détritus ».

    « La centaine d’habitants qui restent dans les villages de Rabe et de Majdan sont méfiants et plutôt rudes avec les réfugiés », confirme Abraham Rudolf. Ce sexagénaire à la retraite habite une modeste bâtisse à l’entrée de Majdan, adossée à une ruine squattée par des candidats à l’exil. « C’est vrai qu’ils ont fait beaucoup de #dégâts et qu’il n’y a personne pour dédommager. Ils brûlent les charpentes des toits pour se chauffer. Leurs conditions d’hygiène sont terribles. » Tant pis si de temps en temps, ils lui volent quelques légumes dans son potager. « Je me mets à leur place, il fait froid et ils ont faim. Au vrai, ils ne font de mal à personne et ils font même vivre l’épicerie du village. »

    Si le « triangle » reste a priori moins dangereux que l’itinéraire via la Croatie, les #violences_policières contre les sans papiers y sont pourtant monnaie courante. « Plus de 13 000 témoignages de #refoulements irréguliers depuis la Roumanie ont été recueillis durant l’année 2020 », avance l’ONG Save the Children.

    “C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar. S’il rentre, il sera condamné à mort.”

    Ces violences répétées ont d’ailleurs conduit MSF à réévaluer sa mission en Serbie et à la concentrer sur une assistance à ces victimes. « Plus de 30% de nos consultations concernent des #traumatismes physiques », précise Jérémy Ristor. « Une moitié sont liés à des violences intentionnelles, dont l’immense majorité sont perpétrées lors des #push-backs. L’autre moitié sont liés à des #accidents : fractures, entorses ou plaies ouvertes. Ce sont les conséquences directes de la sécurisation des frontières de l’UE. »

    Hanan est tombée sur le dos en sautant de la clôture hongroise et n’a jamais été soignée. Depuis, cette Syrienne de 33 ans souffre dès qu’elle marche. Mais pas question pour elle de renoncer à son objectif : gagner l’Allemagne, avec son mari et leur neveu, dont les parents ont été tués dans les combats à Alep. « On a essayé toutes les routes », raconte l’ancienne étudiante en littérature anglaise, dans un français impeccable. « On a traversé deux fois le Danube vers la Roumanie. Ici, par le triangle, on a tenté douze fois et par les frontières de la Croatie et de la Hongrie, sept fois. » Cette fois encore, la police roumaine les a expulsés vers le poste-frontière de Rabe, officiellement fermé à cause du coronavirus. « C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar avec son arme. S’il rentre, il sera condamné à mort. »

    Qu’importe la hauteur des murs placés sur leur route et la terrible #répression_policière, les exilés du nord de la Serbie finiront tôt ou tard par passer. Comme le déplore les humanitaires, la politique ultra-sécuritaire de l’UE ne fait qu’exacerber leur #vulnérabilité face aux trafiquants et leur précarité, tant pécuniaire que sanitaire. La seule question est celle du prix qu’ils auront à paieront pour réussir le « game ». Ces derniers mois, les prix se sont remis à flamber : entrer dans l’Union européenne via la Serbie se monnaierait jusqu’à 2000 euros.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Refugies-contourner-la-Croatie-par-le-triangle-Serbie-Roumanie-Ho
    #routes_migratoires #migrations #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #contournement #Bihac #frontières #the_game

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  • L’accord « historique » sur la #mer_Caspienne, symbole d’un recul iranien ? – Areion24.news

    Article paru en 2019, signalé ici pour mémoire.

    https://www.areion24.news/2021/04/12/laccord-historique-sur-la-mer-caspienne-symbole-dun-recul-iranien

    L’accord « historique » entre les pays riverains de la mer Caspienne fixant un cadre juridique pour la plus grande étendue d’eau enclavée au monde fait polémique en Iran, où il est perçu comme une nouvelle « satellisation » du pays par la Russie et un accord contraire aux intérêts nationaux iraniens.

    Le 12 août 2018, les cinq pays riverains de la Caspienne – Russie, Iran, Kazakhstan, Turkménistan et Azerbaïdjan – ont signé une nouvelle convention portant sur le statut juridique de la mer à Aktaw, au Kazakhstan. Ce document juridique, intitulé « Convention sur le statut légal de la mer Caspienne », est destiné à mettre un terme à un quart de siècle d’incertitudes juridiques sur la définition légale de cet espace maritime. S’agit-il d’un lac ou d’une mer ? De la réponse à cette question dépendait le partage des ressources, des territoires et des fonds marins de la mer Caspienne. Les signataires ont choisi de ne pas trancher : dans le texte, la « mer Caspienne » n’est ni un lac, ni une mer (qui ont tous deux un statut spécial en droit international), mais un « corps liquide » (article 1) (1).

    #frontière

  • Villageois solidaires Ep01 : Les sentinelles de #Névache

    A Névache, un petit village de 340 habitants perché à 1700m d’altitude au pied du #col_de_l'Echelle, dans les #Hautes-Alpes, #Bernard_Liger et #Jean-Gabriel_Ravary organisent la #solidarité villageoise pour venir en aide à ceux qui, au péril de leur vie, tentent de franchir la #frontière italienne par la montagne.
    Depuis 2015 et la fermeture de la frontière franco-italienne à Vintimille, la route de l’exil pour les migrants francophones venus d’Afrique de l’Ouest passe par les différents cols des Hautes-Alpes.

    A Névache, premier village français de l’autre côté de la frontière italienne, les habitants connaissent les dangers qu’encourent ceux qui tentent de rejoindre l’eldorado français en franchissant la frontière par la #montagne, à pied et mal équipés.

    Simple réflexe de montagnard au départ, la solidarité s’est peu à peu organisée autour de Bernard Liger, un ancien officier militaire aujourd’hui décédé, et Jean Gabriel Ravary, guide de haute montagne, pour recueillir et parfois sauver ces « #naufragés_de_la_frontière ».

    "Moi je reprends souvent l’image des #marins : il y a eu les phares avec des gens dedans qui regardaient les bateaux. Nous on est un peu comme ça, mais j’utilise le terme de « #sentinelles ». Tout le monde est #sentinelle chez soi, on ne bouge pas, et après on est organisé - sans être très organisé- mais on sait qui fait quoi." Jean-Gabriel Ravary

    Et au village, la solidarité est telle que parmi les gens qui aident, il y a toutes les couleurs politiques. Pas question donc de sortir les banderoles, au risque de réveiller les tensions ou de vieilles jalousies.

    « Névache, c’est un truc particulier, ça fait penser à Astérix et Obélix : on s’est organisé par rapport à cette #humanité. On a un #objectif_commun et on n’en déroge pas au risque de tout faire éclater. » Jean-Gabriel Ravary

    Si Bernard Liger et Jean-Gabriel Ravary n’ont jamais eu à faire ni à la police, ni à la justice, l’aide aux personnes en situation irrégulière est passible de lourdes amendes et de cinq ans de prison. Ce jeudi 22 avril, deux personnes seront jugées au tribunal de Gap, pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire français de personnes en situation irrégulière ». Un appel à soutien a été lancé par l’association « Tous Migrants », et une pétition pour demander leur relaxe est en ligne.

    « On est devant un problème éternel : la #loi d’un côté, l’#éthique de l’autre. #Antigone, c’est ça. Nous sommes dans cette situation. Les gens qui sont ici ont fait le #choix de l’éthique. » Bernard Liger

    https://www.franceinter.fr/emissions/des-vies-francaises/des-vies-francaises-17-avril-2021

    #audio #son

    #frontière_sud-alpine #frontières #asile #migrations #réfugiés #Briançonnais #Italie #France #Vallée_de_la_Clarée #Clarée

    –-

    ajouté à la métaliste sur les Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/733721

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  • La Thaïlande et la Birmanie séparées par une frontière à l’ambiance surréaliste, entre Covid-19 et coup d’Etat
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/16/entre-la-birmanie-et-la-thailande-une-frontiere-en-desherence_6076988_3210.h

    La Thaïlande et la Birmanie séparées par une frontière à l’ambiance surréaliste, entre Covid-19 et coup d’Etat. Coincée entre une troisième vague épidémique et les troubles politiques du voisin birman, la ville désertée de Mae Sot laisse apparaître une zone frontalière en plein délabrement.Tristesse, crasse, pauvreté, laideur : le long de la frontière commune qui court entre Birmanie et Thaïlande, le côté birman dévoile un paysage d’univers postapocalyptique, alternant bidonvilles et lieux de plaisirs ou de sorties désormais abandonnés, comme promis à la ruine et à la décrépitude. Vue de la rive thaïlandaise de la Moei, rivière faisant office de démarcation entre les deux pays, la Birmanie exhibe une série de rangées hideuses de casinos chinois désertés depuis l’irruption de la pandémie et pour lesquels le coup d’Etat militaire du 1er février fut sans doute le coup… de grâce.
    Salles de jeu à l’architecture pompeusement baroque, cafés-restaurants vidés de toute clientèle, bureau des douanes en jachère : le Myanmar (nom officiel de la Birmanie) a tiré le rideau. Devant un point de passage désormais fermé, gardé par une sentinelle solitaire de l’armée thaïlandaise, on distingue, sur la rive d’en face, une maison sur les vitres de laquelle un caractère chinois annonce « animaux sauvages ». La formule fait penser à la vente illicite de pattes d’ours, de pénis de tigre et autres spécialités chinoises, commerce très répandu dans le monde interlope des confins birmans.
    Nous sommes à Mae Sot, ville frontière thaïlandaise, où un pont dit « de l’amitié » enjambe la rivière, filant vers l’Etat karen, en Birmanie. Depuis l’irruption de la pandémie de Covid-19, plus aucun passager ne l’emprunte. Le trafic commercial reste cependant encore autorisé, la plupart du temps. Auparavant, le dynamisme de l’agglomération frontalière était stimulé par l’activité récente de la Birmanie. Les Chinois en profitaient : les bandits de l’empire du Milieu, faisant fructifier leurs juteuses affaires dans le pays d’en face, venaient aussi s’encanailler à Mae Sot, où ils menaient parfois grand train avec filles et vins fins, dans des établissements renommés de la ville.
    Partout, des chiens errants Une marche le long de la Moei, un peu plus au nord de Mae Sot, permet de se faire une idée plus précise de l’état de délabrement des zones frontalières birmanes, l’un des pays les plus pauvres d’Asie. La promenade en béton qui court le long du pays d’en face surplombe parfois directement les faubourgs de la ville birmane de Myawaddy : des masures croulantes y forment un bidonville baignant dans la sauce de sa misère.
    Un petit groupe de jeunes en longyi, le long pagne birman, échange sous nos yeux ce qui ressemble fort à du yaba, la « drogue qui rend fou », mélange de méthamphétamines et de café. Un homme au visage blanchi par la poudre de tanaka, cosmétique local que toutes les femmes utilisent, sort de sa baraque, regardant, non sans agressivité, le promeneur étranger. Un autre, crâne dégarni, vêtu de loques, picore des ordures qu’il enfourne dans un sac de toile. Partout, des chiens errants : des chiens jaunes, des chiens noirs, des chiens galeux, des chiens bâillant, des chiens déféquant, des chiens, encore des chiens. Des deux côtés de la rivière errent ces êtres mélancoliques grattant leurs corps pouilleux.
    Le calme inhabituel qui règne de part et d’autre de la frontière n’est pas seulement dû à la situation provoquée par le coup d’Etat, alors que plus de 700 personnes ont désormais été massacrées par l’armée des putschistes : c’est semaine de vacances en cette mi-avril, la période de la « fête de l’eau » (« songkran », en thaï, « shingyan » en birman) qui, dans toute la région, marque l’équivalent local du printemps et du « renouveau », période précédant les pluies attendues de la mousson.Normalement, la tradition consiste à se balancer, pour rire, de l’eau à la figure, dans le cadre de ce qui est devenu, ces dernières années, l’expression débridée, et parfois d’un délirant excès, de masses exaltées par l’arrivée prochaine des pluies. Plus rien de tout cela : la Thaïlande est, depuis la semaine dernière, sous le coup d’une troisième vague de Covid-19. Jusqu’à présent, le royaume avait géré avec efficacité la circulation du virus. Mais avec l’arrivée du variant anglais sur les terres siamoises, la période de la relative insouciance d’une population qui avait su suivre scrupuleusement l’adoption des gestes barrières est peut-être terminée.
    En ce 13 avril, ce qui devait être un jour de fête dans tout le pays ressemble à un jour de deuil. A Mae Sot comme ailleurs, la circulation automobile est quasi inexistante, presque tous les commerçants ont fermé boutique. Nulle musique, nul jet d’eau ne viennent troubler cette atmosphère de veille mortuaire.Côté birman, l’ambiance est à peu près la même. Si ce n’est, tout près d’un point de passage marqué par une simple barrière métallique, la présence d’une bande de jeunes se trémoussant sur une musique techno. Curieusement, pas un soldat, pas un policier à l’horizon birman. Etrange, quand même, pour ce pays redevenu l’un des plus tyranniques de la planète, l’un des plus violents, surtout. Au-delà de cette frontière hérissée de fils de fer barbelés – les Thaïlandais veulent se prémunir de toute « vague » de travailleurs migrants clandestins infectés –, on dirait qu’il n’y a plus que des chiens, ces mornes gardiens d’un monde crépusculaire.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#birmanie#sante#frontiere#travailleurmigrant#contamination#clandestin#circulation#politique

  • Covid-19 : nouveau confinement en Martinique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-la-martinique-a-nouveau-confinee_6077012_3244.html

    Les annonces outre-mer ne se ressemblent pas : la Polynésie française va rouvrir ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai, mais ne recevra pas de touristes français, tandis que la Martinique va se reconfiner et que la Guyane a renforcé son couvre-feu.Jeudi, Emmanuel Macron a évoqué le calendrier du progressif déconfinement en métropole, lors d’une visioconférence avec plusieurs maires. Il a donné pour horizon « vers la mi-mai », sans plus de précisions. L’hypothèse d’une différenciation territoriale en fonction de la situation sanitaire est aussi étudiée par le gouvernement.
    En Martinique, le préfet, Stanislas Cazelles, a annoncé jeudi 15 avril dans la soirée, lors d’une conférence de presse, que l’île était de nouveau confinée, le nombre de patients Covid-19 n’ayant pas cessé d’augmenter ces dernières semaines.Ce troisième confinement intervient après une première mesure de couvre-feu décrétée fin mars. Le préfet a invoqué la nécessité de « réduire les contacts » pour espérer freiner la propagation du virus, « surtout [celle du] variant anglais, qui est de plus en plus présent et qui fait des ravages ».En Guyane, devant l’intensification de la circulation du virus, la préfecture a renforcé les mesures de couvre-feu dans huit communes, dont Cayenne. Il y sera étendu de samedi 19 heures à lundi 5 heures. « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs en Guyane », souligne un communiqué.
    La Polynésie française n’est pas confinée mais le couvre-feu y est maintenu de 22 heures à 4 heures. La collectivité rouvrira ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai. « Nous avons fait le choix de n’ouvrir à ce stade qu’aux voyageurs en provenance des Etats-Unis et y ayant séjourné plus d’un mois, principalement car la vaccination est désormais ouverte à tous et 3 millions de doses sont administrées chaque jour aux Etats-Unis », a expliqué jeudi le haut-commissaire de la République, Dominique Sorain.
    Les touristes américains devront présenter un résultat négatif de test RT-PCR trois jours avant leur vol, subiront un test antigénique à leur arrivée puis un nouveau test quatre jours après. Chaque visiteur devra aussi présenter une preuve de vaccination ou une sérologie démontrant qu’il dispose d’anticorps. Les passagers non vaccinés et sans preuve sérologique pourront venir en Polynésie mais seront placés dix jours en quarantaine et subiront un quatrième test huit jours après leur arrivée. Ce protocole sanitaire vise à empêcher l’introduction de variants. Vingt cas ont été détectés en Polynésie, tous contrôlés grâce aux tests et à la quarantaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#polynesie#martinique#guyane#variant#sante#circulation#frontiere#confinement#test

  • Covid-19 en France : les voyageurs en provenance de Guyane soumis à des tests antigéniques dès jeudi
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/15/covid-19-les-fetes-de-bayonne-annulees-pour-le-deuxieme-ete-consecutif_60768

    Covid-19 en France : les voyageurs en provenance de Guyane soumis à des tests antigéniques dès jeudi. Outre un test PCR datant de moins de soixante-douze heures lors de l’embarquement, des tests antigéniques « par précaution » vont être effectués dès jeudi sur les voyageurs venant de Guyane à leur arrivée en métropole.Le Covid-19 a emporté 100 000 personnes en France en un peu plus d’un an. Il y aura « évidemment [un] moment d’hommage et du deuil pour la Nation » en faveur des victimes, a déclaré mercredi 14 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il a précisé que le président, Emmanuel Macron, avait « déjà eu l’occasion d’en parler dans les conseils des ministres », mais sans fournir de date d’un éventuel hommage national.
    Mercredi soir, la France comptait 5 902 personnes atteintes du Covid-19 hospitalisées en réanimation, soit cinquante de moins que la veille ; un niveau qui reste toutefois largement supérieur au pic de la deuxième vague, à l’automne. La métropole n’est pas la seule touchée : les autorités de la Guadeloupe se sont, elles aussi, résolues à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre une recrudescence de la maladie. Et les voyageurs en provenance de Guyane vont être soumis dès jeudi 15 avril à des tests antigéniques à leur arrivée en métropole.
    Dès jeudi, les voyageurs en provenance de Guyane sont systématiquement soumis « par précaution, à des tests antigéniques à leur arrivée » en métropole, a annoncé le ministère de l’intérieur. La mesure est entrée en vigueur pour les voyageurs partis mercredi de Guyane et arrivant jeudi à l’aéroport d’Orly, a-t-on ajouté au ministère. En outre, les voyageurs restent tenus de présenter, lors de leur embarquement, un test PCR datant de moins de soixante-douze heures.
    Cette décision survient après que la France a décidé de suspendre les liaisons aériennes avec le Brésil jusqu’au 19 avril pour tenter de contrer une propagation du variant brésilien. La Guyane partage 730 km de frontières avec le Brésil, en grande partie le long du fleuve Oyapock. Cette frontière fluviale est davantage surveillée depuis plusieurs mois, afin d’empêcher les mouvements de population. Mercredi, le taux d’incidence en Guyane était de 141 pour 100 000 habitants.

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#variant#circulation#frontiere#test

  • Paradise cost: high prices and strict rules deflate Palau-Taiwan travel bubble | Taiwan | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/15/palau-taiwan-travel-bubble-high-prices-strict-rules
    https://i.guim.co.uk/img/media/f0501341a2515c045858669c06653b7907a6cc0c/0_212_3911_2346/master/3911.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Palau-Taiwan Quarantine Free Travel Starts - 01 Apr 2021Mandatory Credit: Photo by Daniel Tsang/SOPA Images/REX/Shutterstock (11840467d) A woman waits to collect specimen samples for the first flight connecting Taiwan to Palau as Taiwan and Palau start a travel bubble scheme exempting visitors to undergo quarantine. The scheme allows Taiwanese people and Palauans to travel to each country without having to quarantine but gatherings and visits to crowded areas are prohibited whilst self management is compulsory for 9 days upon arrival to their home countries. But a COVID test before boarding the aircraft is required. Palau-Taiwan Quarantine Free Travel Starts - 01 Apr 2021It launched with a presidential escort and the promise of rare international travel to a postcard-perfect tropical island, but the Taiwan-Palau travel bubble has deflated after just a couple weeks, with Taiwanese bookings dwindling to single figures.
    Travel agents, consumers and health authorities have blamed the high cost of the tours and the Taiwanese government’s strict rules for returning travellers.The “sterile corridor” of bilateral tourism guaranteed travel between the two archipelagos, which are both otherwise closed to all tourists, on strictly managed, twice-weekly package tours.
    The inaugural flight, packed with nearly 100 passengers including Palauan president Surangel Whipps Jr, boded well, but this week China Airlines announced it had cancelled an upcoming flight from Taipei after just two people booked tickets. The airline told the Guardian it was constantly assessing the situation but it couldn’t guarantee further cancellations.
    Trans-Tasman travel bubble between New Zealand and Australia to start on 19 AprilTo go on the Palau holiday from Taiwan, tourists must make several health declarations, pay for Covid tests, and not have left Taiwan in the last six months. Upon return they had to complete 14 days of “self-health management”, including five “enhanced” management days banned from public transport and spaces. On Wednesday health authorities announced it was dropping the enhanced requirement, and agencies are hoping it’s enough to restore interest.
    One of the six agencies contracted to run the tours, Phoenix travel, told the Guardian they’d had “sporadic” individual bookings and inquiries about future tours, “but the momentum is not as good as expected”.“The fare is higher than normal, plus the cost of two PCR tests, and the inconvenience of health management after returning home are the reasons why most travellers maintain a wait-and-see attitude,” the spokesperson said.Gibsen Lin, marketing manager of Lifetour travel, said they had received many more inquiries for the upcoming summer holiday period from May to July, and that uncertainty about the process had also discouraged early take-up.
    “Many details were not determined at the beginning. They changed the rules of the game … and then gave consumers less time to react in the market,” Lin said.Taiwanese passengers pay between $2,100 and $2,800 plus associated costs for the group tour which runs for fewer than eight days, keeps the tourists away from crowded locations and local people, and doesn’t allow for autonomous activity.
    On Wednesday evening Whipps welcomed the easing and said returnees who didn’t show signs of fever and hadn’t been in the presence of anyone who did, could “go about their daily lives as usual”.Whipps also said costs had also been decreased, but did not detail by how much. He claimed the presence of Tropical Storm Surigae had also affected bookings, but that the two governments were working closely together to improve the bubble.
    He said his office had been “assured” that the next scheduled flight on 21 April would have more passengers. The Guardian has contacted the Taiwan government for confirmation of the changes and comment.Palau has recorded zero cases of Covid, and is on track to have 80% of its population vaccinated by the summer, while about 90% of Taiwan’s 1,062 cases were recently arrived people in quarantine, and there is no community transmission.The travel bubble was hailed as a lifeline for Palau’s tourism industry, which contributes almost half of its GDP, but had been completely stalled by the pandemic. Taiwanese made up the third-largest proportion of tourists in pre-Covid times, behind people from China and Japan.
    “We seek everyone’s support and patience as we continue to address challenges and improve the sterile corridor. Challenges help us improve customer experience and increase demand,” said Whipps.

    #Covid-19#migrant#migration#palau#taiwan#australie#nouvellezelande#sante#bulledevoyage#corridorsterile#circulation#frontiere#tourisme#economie

  • Covid-19 : la suspension des vols venant du Brésil, une mesure jugée tardive et insuffisante
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/15/covid-19-la-suspension-des-vols-venant-du-bresil-une-mesure-jugee-tardive-et

    Covid-19 : la suspension des vols venant du Brésil, une mesure jugée tardive et insuffisante.Les derniers passagers en provenance du Brésil ont atterri à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, mercredi 14 avril, vers 7 h 30, débarquant, au terminal 2E, des deux vols d’Air France, AF 457 arrivant de Sao Paulo, puis AF 443 de Rio de Janeiro, alors que Jean Castex avait annoncé, la veille, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des vols en provenance de ce pays. Une annonce précisée par un décret et au Journal officiel : « Eu égard à la situation sanitaire au Brésil (…), les déplacements de personnes en provenance de ce pays vers le territoire de la République sont, à l’exception de ceux nécessaires au transport de marchandises, interdits jusqu’au 19 avril 2021 à zéro heure. » Dans la foulée, Air France a confirmé l’annulation de tous ses vols en provenance du Brésil « jusqu’au 18 avril inclus » pour répondre aux inquiétudes liées à la propagation du variant P.1. « Nos vols emporteront des passagers de la France vers le Brésil, et reviendront à vide, hors le fret qu’ils pourront transporter », explique la compagnie aérienne.A la sortie de la zone de récupération des bagages, Romane Legal se montre soulagée. « Je devais partir mercredi, mais en apprenant la décision du gouvernement, j’ai pu changer en urgence mon billet et partir mardi, car j’avais déjà les résultats négatifs de mon test PCR. J’ai eu de la chance, mais mes amis qui devaient aussi rentrer en France et n’avaient pas encore fait le test vont essayer de passer par un autre pays pour contourner cette suppression des vols », confie l’étudiante de 23 ans, qui estime qu’une mesure de quarantaine à l’arrivée serait plus efficace.A l’arrivée sur le sol français, cinq ou six vols en provenance de pays hors Union européenne sont contrôlés quotidiennement de façon aléatoire. Tous les passagers doivent alors passer un test antigénique, qui doit se révéler négatif pour entrer sur le territoire – après avoir dû justifier, pour embarquer dans l’avion, d’un test PCR négatif de moins de 72 heures. Isolée dans un coin de l’immense salle de livraison des bagages, Noémie (qui souhaite garder l’anonymat), 37 ans, est dépitée. Après avoir embarqué, mardi à Rio, munie d’un test PCR négatif, elle se retrouve positive après le nouveau test subi à l’arrivée. « Je dois attendre un avis d’isolement que la police va me délivrer et je ne sais pas ce que je ferai après », explique la voyageuse, qui doit rentrer chez elle à Martigues, et dit se sentir « très bien ».
    siLes personnes testées positives à l’arrivée sont confinées dans un hôtel de la plate-forme aéroportuaire, ou doivent rentrer chez elles pour s’isoler. Noémie, qui au vu de son test positif ne peut plus prendre le vol qu’elle avait réservé pour Marseille, rejoindra donc sa destination finale, Martigues, par le train. « Les compagnies sont censées ne pas embarquer des personnes sans test négatif, mais il arrive que des cas se déclarent durant le voyage. Nous avons donc, depuis ce week-end dernier, intensifié le ciblage des vols et nous passons plus de passagers dans les barnums de tests », déclare la commissaire de police du service du contrôle transfrontière de l’aéroport, Cécile Aerdeman.Un dispositif insuffisant pour Renaud Piarroux, épidémiologiste, chef du service de parasitologie du CHU Pitié-Salpêtrière (AP-HP). « Le problème n’est pas de bloquer les avions, mais que les passagers soient mis en quarantaine à leur arrivée. Avec un test PCR au début et un dix jours après, à la fin de l’isolement. Car si vous venez juste d’être contaminé, vous pouvez être négatif au départ de l’avion, négatif à son arrivée mais positif quelques jours après. »
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Je ne sais pas si Sao Paulo va s’en remettre » : le Covid-19 met à terre la capitale économique du Brésil
    De plus, cibler le seul Brésil n’est pas efficace. « Le problème n’est pas que brésilien. Il y a aussi la Guyane, où le variant est présent quasiment à 79 %. Il faut donc, au-delà de la suspension de vols, insister sur les tests au départ et à l’arrivée, et organiser les quarantaines. D’autant que les arrivées indirectes sont difficilement contrôlables », analyse aussi Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
    Pour les scientifiques, compte tenu de la plus grande transmissibilité du variant P.1, dit « brésilien », il faut agir vite. En France, ce dernier circule depuis plusieurs mois déjà. Et l’exemple du cluster canadien, dans la province de la Colombie-Britannique, avec près de 900 cas de variant brésilien, inquiète. « C’est quand il est présent à 1 % qu’il faut l’écraser. Après, avec le brassage, cela devient plus difficile. C’est ce qui est arrivé avec le variant britannique », assure Mahmoud Zureik. « Il faut faire du criblage systématique. Or, selon les dernières données de Santé publique France [du 8 avril], sur 300 000 tests positifs, seuls 130 000 ont donné lieu à une recherche de variant. C’est trop peu », s’inquiète aussi l’épidémiologiste Renaud Piarroux.
    La mesure de suppression des vols en provenance du Brésil n’est-elle pas trop tardive, alors que la situation sanitaire y est quasiment hors de contrôle depuis plusieurs semaines, comme en atteste le chiffre des 4 000 morts enregistrés presque quotidiennement dans le pays ? « Il existe plusieurs réponses. On peut retarder la circulation du virus, mais on vit dans un monde où il est difficile de tout fermer. La réponse sanitaire pure exige d’être radicale, mais quelles seraient les conséquences sociétales, familiales, économiques ? La décision est politique », décrypte Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat, à Paris.Politique fut donc la réponse du gouvernement, qui a surtout cherché à éteindre le procès en impuissance qui lui était intenté. « La situation s’aggrave » au Brésil, avait expliqué mardi Jean Castex avant d’annoncer la suspension des vols. Peu importait que, la veille, le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, ait expliqué qu’au nom de la liberté de circulation, la France se devait de « garder quelques lignes » avec le pays.L’exigence, depuis la fin janvier, d’un test PCR négatif de moins de 72 heures pour les passagers embarquant depuis le Brésil vers la France n’est pas, contrairement à ce qui se fait en Allemagne ou en Italie, assortie d’une quarantaine obligatoire à l’arrivée. En France, un tel dispositif, très encadré juridiquement, avait semblé plus complexe à mettre en place et, surtout, plus difficile à contrôler. Face à la dégradation de la situation, le gouvernement évolue. « On va renforcer ce système de quarantaine, car la situation sanitaire exige plus de vigilance. On suspend les vols le temps de construire cela et, idéalement, de rapprocher, autant que possible, les pratiques européennes », explique Clément Beaune, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes.
    Au-delà du Brésil, de nouvelles mesures plus contraignantes pour les voyages avec les pays les plus touchés par l’épidémie de Covid-19 seront aussi annoncées lundi 19 avril, a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres, précisant toutefois que la France laisserait « toujours la possibilité à [ses] ressortissants qui sont dans ces pays de pouvoir être rapatriés sur [son] sol ».Ces mesures viseront les pays où « un variant particulièrement à risque est dominant », a-t-il insisté, soulignant que le dispositif prévu au Brésil « conduisait évidemment à des mesures qui renforcent le contrôle à la frontière entre le Brésil et la Guyane ». Selon Matignon, un décret doit paraître très prochainement sur les contrôles à cette frontière très empruntée, alors que les vols entre Cayenne et la métropole sont toujours quotidiens… et sans exigence autre que le test PCR demandé à l’embarquement.« Tout cela arrive bien tard. Même si on bloque l’entrée du variant, quelle est la stratégie à moyen terme ? », interroge l’épidémiologiste Renaud Piarroux. Le conseil scientifique Covid-19 doit adresser dans les prochains jours au gouvernement une note sur le variant brésilien. Pour son président, l’immunologiste Jean-François Delfraissy, l’important n’est pas tant le risque qu’il représente actuellement en France. « Il y a une sorte d’affolement, car la situation au Brésil, au Chili aussi, malgré le fort taux de vaccination, est dramatique. Mais la question posée est de savoir ce qui se passera cet été. Nous sommes encore “protégés” par la prédominance du variant britannique, mais pour combien de temps ? Par quel variant sera-t-il remplacé ? », questionne Jean-François Delfraissy

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#chili#frontiere#variant#circulation