• Covid-19 en France : les voyageurs en provenance de Guyane soumis à des tests antigéniques dès jeudi
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/15/covid-19-les-fetes-de-bayonne-annulees-pour-le-deuxieme-ete-consecutif_60768

    Covid-19 en France : les voyageurs en provenance de Guyane soumis à des tests antigéniques dès jeudi. Outre un test PCR datant de moins de soixante-douze heures lors de l’embarquement, des tests antigéniques « par précaution » vont être effectués dès jeudi sur les voyageurs venant de Guyane à leur arrivée en métropole.Le Covid-19 a emporté 100 000 personnes en France en un peu plus d’un an. Il y aura « évidemment [un] moment d’hommage et du deuil pour la Nation » en faveur des victimes, a déclaré mercredi 14 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il a précisé que le président, Emmanuel Macron, avait « déjà eu l’occasion d’en parler dans les conseils des ministres », mais sans fournir de date d’un éventuel hommage national.
    Mercredi soir, la France comptait 5 902 personnes atteintes du Covid-19 hospitalisées en réanimation, soit cinquante de moins que la veille ; un niveau qui reste toutefois largement supérieur au pic de la deuxième vague, à l’automne. La métropole n’est pas la seule touchée : les autorités de la Guadeloupe se sont, elles aussi, résolues à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre une recrudescence de la maladie. Et les voyageurs en provenance de Guyane vont être soumis dès jeudi 15 avril à des tests antigéniques à leur arrivée en métropole.
    Dès jeudi, les voyageurs en provenance de Guyane sont systématiquement soumis « par précaution, à des tests antigéniques à leur arrivée » en métropole, a annoncé le ministère de l’intérieur. La mesure est entrée en vigueur pour les voyageurs partis mercredi de Guyane et arrivant jeudi à l’aéroport d’Orly, a-t-on ajouté au ministère. En outre, les voyageurs restent tenus de présenter, lors de leur embarquement, un test PCR datant de moins de soixante-douze heures.
    Cette décision survient après que la France a décidé de suspendre les liaisons aériennes avec le Brésil jusqu’au 19 avril pour tenter de contrer une propagation du variant brésilien. La Guyane partage 730 km de frontières avec le Brésil, en grande partie le long du fleuve Oyapock. Cette frontière fluviale est davantage surveillée depuis plusieurs mois, afin d’empêcher les mouvements de population. Mercredi, le taux d’incidence en Guyane était de 141 pour 100 000 habitants.

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#variant#circulation#frontiere#test

  • Paradise cost: high prices and strict rules deflate Palau-Taiwan travel bubble | Taiwan | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/15/palau-taiwan-travel-bubble-high-prices-strict-rules
    https://i.guim.co.uk/img/media/f0501341a2515c045858669c06653b7907a6cc0c/0_212_3911_2346/master/3911.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Palau-Taiwan Quarantine Free Travel Starts - 01 Apr 2021Mandatory Credit: Photo by Daniel Tsang/SOPA Images/REX/Shutterstock (11840467d) A woman waits to collect specimen samples for the first flight connecting Taiwan to Palau as Taiwan and Palau start a travel bubble scheme exempting visitors to undergo quarantine. The scheme allows Taiwanese people and Palauans to travel to each country without having to quarantine but gatherings and visits to crowded areas are prohibited whilst self management is compulsory for 9 days upon arrival to their home countries. But a COVID test before boarding the aircraft is required. Palau-Taiwan Quarantine Free Travel Starts - 01 Apr 2021It launched with a presidential escort and the promise of rare international travel to a postcard-perfect tropical island, but the Taiwan-Palau travel bubble has deflated after just a couple weeks, with Taiwanese bookings dwindling to single figures.
    Travel agents, consumers and health authorities have blamed the high cost of the tours and the Taiwanese government’s strict rules for returning travellers.The “sterile corridor” of bilateral tourism guaranteed travel between the two archipelagos, which are both otherwise closed to all tourists, on strictly managed, twice-weekly package tours.
    The inaugural flight, packed with nearly 100 passengers including Palauan president Surangel Whipps Jr, boded well, but this week China Airlines announced it had cancelled an upcoming flight from Taipei after just two people booked tickets. The airline told the Guardian it was constantly assessing the situation but it couldn’t guarantee further cancellations.
    Trans-Tasman travel bubble between New Zealand and Australia to start on 19 AprilTo go on the Palau holiday from Taiwan, tourists must make several health declarations, pay for Covid tests, and not have left Taiwan in the last six months. Upon return they had to complete 14 days of “self-health management”, including five “enhanced” management days banned from public transport and spaces. On Wednesday health authorities announced it was dropping the enhanced requirement, and agencies are hoping it’s enough to restore interest.
    One of the six agencies contracted to run the tours, Phoenix travel, told the Guardian they’d had “sporadic” individual bookings and inquiries about future tours, “but the momentum is not as good as expected”.“The fare is higher than normal, plus the cost of two PCR tests, and the inconvenience of health management after returning home are the reasons why most travellers maintain a wait-and-see attitude,” the spokesperson said.Gibsen Lin, marketing manager of Lifetour travel, said they had received many more inquiries for the upcoming summer holiday period from May to July, and that uncertainty about the process had also discouraged early take-up.
    “Many details were not determined at the beginning. They changed the rules of the game … and then gave consumers less time to react in the market,” Lin said.Taiwanese passengers pay between $2,100 and $2,800 plus associated costs for the group tour which runs for fewer than eight days, keeps the tourists away from crowded locations and local people, and doesn’t allow for autonomous activity.
    On Wednesday evening Whipps welcomed the easing and said returnees who didn’t show signs of fever and hadn’t been in the presence of anyone who did, could “go about their daily lives as usual”.Whipps also said costs had also been decreased, but did not detail by how much. He claimed the presence of Tropical Storm Surigae had also affected bookings, but that the two governments were working closely together to improve the bubble.
    He said his office had been “assured” that the next scheduled flight on 21 April would have more passengers. The Guardian has contacted the Taiwan government for confirmation of the changes and comment.Palau has recorded zero cases of Covid, and is on track to have 80% of its population vaccinated by the summer, while about 90% of Taiwan’s 1,062 cases were recently arrived people in quarantine, and there is no community transmission.The travel bubble was hailed as a lifeline for Palau’s tourism industry, which contributes almost half of its GDP, but had been completely stalled by the pandemic. Taiwanese made up the third-largest proportion of tourists in pre-Covid times, behind people from China and Japan.
    “We seek everyone’s support and patience as we continue to address challenges and improve the sterile corridor. Challenges help us improve customer experience and increase demand,” said Whipps.

    #Covid-19#migrant#migration#palau#taiwan#australie#nouvellezelande#sante#bulledevoyage#corridorsterile#circulation#frontiere#tourisme#economie

  • Covid-19 : la suspension des vols venant du Brésil, une mesure jugée tardive et insuffisante
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/15/covid-19-la-suspension-des-vols-venant-du-bresil-une-mesure-jugee-tardive-et

    Covid-19 : la suspension des vols venant du Brésil, une mesure jugée tardive et insuffisante.Les derniers passagers en provenance du Brésil ont atterri à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, mercredi 14 avril, vers 7 h 30, débarquant, au terminal 2E, des deux vols d’Air France, AF 457 arrivant de Sao Paulo, puis AF 443 de Rio de Janeiro, alors que Jean Castex avait annoncé, la veille, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des vols en provenance de ce pays. Une annonce précisée par un décret et au Journal officiel : « Eu égard à la situation sanitaire au Brésil (…), les déplacements de personnes en provenance de ce pays vers le territoire de la République sont, à l’exception de ceux nécessaires au transport de marchandises, interdits jusqu’au 19 avril 2021 à zéro heure. » Dans la foulée, Air France a confirmé l’annulation de tous ses vols en provenance du Brésil « jusqu’au 18 avril inclus » pour répondre aux inquiétudes liées à la propagation du variant P.1. « Nos vols emporteront des passagers de la France vers le Brésil, et reviendront à vide, hors le fret qu’ils pourront transporter », explique la compagnie aérienne.A la sortie de la zone de récupération des bagages, Romane Legal se montre soulagée. « Je devais partir mercredi, mais en apprenant la décision du gouvernement, j’ai pu changer en urgence mon billet et partir mardi, car j’avais déjà les résultats négatifs de mon test PCR. J’ai eu de la chance, mais mes amis qui devaient aussi rentrer en France et n’avaient pas encore fait le test vont essayer de passer par un autre pays pour contourner cette suppression des vols », confie l’étudiante de 23 ans, qui estime qu’une mesure de quarantaine à l’arrivée serait plus efficace.A l’arrivée sur le sol français, cinq ou six vols en provenance de pays hors Union européenne sont contrôlés quotidiennement de façon aléatoire. Tous les passagers doivent alors passer un test antigénique, qui doit se révéler négatif pour entrer sur le territoire – après avoir dû justifier, pour embarquer dans l’avion, d’un test PCR négatif de moins de 72 heures. Isolée dans un coin de l’immense salle de livraison des bagages, Noémie (qui souhaite garder l’anonymat), 37 ans, est dépitée. Après avoir embarqué, mardi à Rio, munie d’un test PCR négatif, elle se retrouve positive après le nouveau test subi à l’arrivée. « Je dois attendre un avis d’isolement que la police va me délivrer et je ne sais pas ce que je ferai après », explique la voyageuse, qui doit rentrer chez elle à Martigues, et dit se sentir « très bien ».
    siLes personnes testées positives à l’arrivée sont confinées dans un hôtel de la plate-forme aéroportuaire, ou doivent rentrer chez elles pour s’isoler. Noémie, qui au vu de son test positif ne peut plus prendre le vol qu’elle avait réservé pour Marseille, rejoindra donc sa destination finale, Martigues, par le train. « Les compagnies sont censées ne pas embarquer des personnes sans test négatif, mais il arrive que des cas se déclarent durant le voyage. Nous avons donc, depuis ce week-end dernier, intensifié le ciblage des vols et nous passons plus de passagers dans les barnums de tests », déclare la commissaire de police du service du contrôle transfrontière de l’aéroport, Cécile Aerdeman.Un dispositif insuffisant pour Renaud Piarroux, épidémiologiste, chef du service de parasitologie du CHU Pitié-Salpêtrière (AP-HP). « Le problème n’est pas de bloquer les avions, mais que les passagers soient mis en quarantaine à leur arrivée. Avec un test PCR au début et un dix jours après, à la fin de l’isolement. Car si vous venez juste d’être contaminé, vous pouvez être négatif au départ de l’avion, négatif à son arrivée mais positif quelques jours après. »
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Je ne sais pas si Sao Paulo va s’en remettre » : le Covid-19 met à terre la capitale économique du Brésil
    De plus, cibler le seul Brésil n’est pas efficace. « Le problème n’est pas que brésilien. Il y a aussi la Guyane, où le variant est présent quasiment à 79 %. Il faut donc, au-delà de la suspension de vols, insister sur les tests au départ et à l’arrivée, et organiser les quarantaines. D’autant que les arrivées indirectes sont difficilement contrôlables », analyse aussi Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
    Pour les scientifiques, compte tenu de la plus grande transmissibilité du variant P.1, dit « brésilien », il faut agir vite. En France, ce dernier circule depuis plusieurs mois déjà. Et l’exemple du cluster canadien, dans la province de la Colombie-Britannique, avec près de 900 cas de variant brésilien, inquiète. « C’est quand il est présent à 1 % qu’il faut l’écraser. Après, avec le brassage, cela devient plus difficile. C’est ce qui est arrivé avec le variant britannique », assure Mahmoud Zureik. « Il faut faire du criblage systématique. Or, selon les dernières données de Santé publique France [du 8 avril], sur 300 000 tests positifs, seuls 130 000 ont donné lieu à une recherche de variant. C’est trop peu », s’inquiète aussi l’épidémiologiste Renaud Piarroux.
    La mesure de suppression des vols en provenance du Brésil n’est-elle pas trop tardive, alors que la situation sanitaire y est quasiment hors de contrôle depuis plusieurs semaines, comme en atteste le chiffre des 4 000 morts enregistrés presque quotidiennement dans le pays ? « Il existe plusieurs réponses. On peut retarder la circulation du virus, mais on vit dans un monde où il est difficile de tout fermer. La réponse sanitaire pure exige d’être radicale, mais quelles seraient les conséquences sociétales, familiales, économiques ? La décision est politique », décrypte Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat, à Paris.Politique fut donc la réponse du gouvernement, qui a surtout cherché à éteindre le procès en impuissance qui lui était intenté. « La situation s’aggrave » au Brésil, avait expliqué mardi Jean Castex avant d’annoncer la suspension des vols. Peu importait que, la veille, le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, ait expliqué qu’au nom de la liberté de circulation, la France se devait de « garder quelques lignes » avec le pays.L’exigence, depuis la fin janvier, d’un test PCR négatif de moins de 72 heures pour les passagers embarquant depuis le Brésil vers la France n’est pas, contrairement à ce qui se fait en Allemagne ou en Italie, assortie d’une quarantaine obligatoire à l’arrivée. En France, un tel dispositif, très encadré juridiquement, avait semblé plus complexe à mettre en place et, surtout, plus difficile à contrôler. Face à la dégradation de la situation, le gouvernement évolue. « On va renforcer ce système de quarantaine, car la situation sanitaire exige plus de vigilance. On suspend les vols le temps de construire cela et, idéalement, de rapprocher, autant que possible, les pratiques européennes », explique Clément Beaune, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes.
    Au-delà du Brésil, de nouvelles mesures plus contraignantes pour les voyages avec les pays les plus touchés par l’épidémie de Covid-19 seront aussi annoncées lundi 19 avril, a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres, précisant toutefois que la France laisserait « toujours la possibilité à [ses] ressortissants qui sont dans ces pays de pouvoir être rapatriés sur [son] sol ».Ces mesures viseront les pays où « un variant particulièrement à risque est dominant », a-t-il insisté, soulignant que le dispositif prévu au Brésil « conduisait évidemment à des mesures qui renforcent le contrôle à la frontière entre le Brésil et la Guyane ». Selon Matignon, un décret doit paraître très prochainement sur les contrôles à cette frontière très empruntée, alors que les vols entre Cayenne et la métropole sont toujours quotidiens… et sans exigence autre que le test PCR demandé à l’embarquement.« Tout cela arrive bien tard. Même si on bloque l’entrée du variant, quelle est la stratégie à moyen terme ? », interroge l’épidémiologiste Renaud Piarroux. Le conseil scientifique Covid-19 doit adresser dans les prochains jours au gouvernement une note sur le variant brésilien. Pour son président, l’immunologiste Jean-François Delfraissy, l’important n’est pas tant le risque qu’il représente actuellement en France. « Il y a une sorte d’affolement, car la situation au Brésil, au Chili aussi, malgré le fort taux de vaccination, est dramatique. Mais la question posée est de savoir ce qui se passera cet été. Nous sommes encore “protégés” par la prédominance du variant britannique, mais pour combien de temps ? Par quel variant sera-t-il remplacé ? », questionne Jean-François Delfraissy

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#chili#frontiere#variant#circulation

  • New Zealand suspends travel from India after jump in Covid-19 cases | New Zealand | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/08/new-zealand-suspends-travel-from-india-after-jump-in-covid-19-cases
    https://i.guim.co.uk/img/media/45a0ccc2dd20f57e4a37538ccc129c36ae47a651/0_305_4836_2902/master/4836.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    NZ Prime Minister Jacinda Ardern Announces Plans For COVID Travel Bubble With AustraliaWELLINGTON, NEW ZEALAND - APRIL 06: Prime Minister Jacinda Ardern speaks to media during a press conference at Parliament on April 06, 2021 in Wellington, New Zealand. Prime Minister Jacinda Ardern announced that quarantine-free travel between New Zealand and Australia will start on Monday 19 April. The travel bubble will aid economic recovery by safely opening up international travel between the two countries while continuing to pursue a COVID-19 elimination strategy.
    New Zealand has temporarily suspended entry for all travellers from India, including its own citizens, for about two weeks following a high number of positive coronavirus cases arriving from the South Asian country.
    The move comes after New Zealand recorded 23 new positive coronavirus cases at its border on Thursday, of which 17 were from India.
    “We are temporarily suspending entry into New Zealand for travellers from India,” the prime minister, Jacinda Ardern, said in a news conference in Auckland.India is battling a deadly second wave of Covid-19 with daily infections this week passing the peak of the first wave seen last September.
    How New Zealand’s Covid success made it a laboratory for the world
    The suspension will start on 11 April and will be in place until 28 April. During this time the government will look at risk management measures to resume travel.“I want to emphasise that while arrivals of Covid from India has prompted this measure, we are looking at how we manage high risk points of departure generally. This is not a country specific risk assessment,” Ardern said.New Zealand has virtually eliminated the virus within its borders, and has not reported any community transmission locally for about 40 days.But it’s been reviewing its border settings as more people with infections arrive in New Zealand, the majority from India.Ardern said the rolling average of positive cases has been steadily rising and hit 7 cases on Wednesday, the highest since last October.New Zealand on Thursday also reported one new locally infected case in a worker who was employed at a coronavirus managed isolation facility. The 24-year-old was yet to be vaccinated.The travel suspension came just two days after New Zealand announced it would be launching a trans-Tasman travel bubble with Australia on 19 April.

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#inde#sante#frontiere#circulation#vaccination

  • Face à la menace de nouveaux variants, l’exécutif se résigne à suspendre les vols en provenance du Brésil
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/13/face-a-la-menace-de-nouveaux-variants-du-covid-19-l-executif-se-resigne-a-su

    Face à la menace de nouveaux variants, l’exécutif se résigne à suspendre les vols en provenance du Brésil Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé des mesures de restriction, mardi, alors que 92 nouvelles souches du SARS-CoV-2 seraient en circulation au Brésil.Il y a tout juste un an, Emmanuel Macron mettait en garde les Français contre la tentation du « repli nationaliste » en réponse à l’épidémie de Covid-19. A l’heure d’annoncer le premier confinement, en mars 2020, le chef de l’Etat l’assurait : « Ce virus n’a pas de passeport. » Douze mois d’une crise « historique » ont semble-t-il ébranlé ses convictions, même les plus profondes.
    Mardi 13 avril, face à la propagation hors de contrôle, en Amérique latine, du variant brésilien, le premier ministre, Jean Castex, a annoncé, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de tous les vols en provenance du Brésil. La veille, le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, justifiait pourtant au nom de la liberté de circulation le fait d’avoir « gardé quelques lignes » avec le pays. Mais la pression était trop forte, tant cette nouvelle souche du virus inquiète.Selon Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), ces mesures de restriction devraient néanmoins être coordonnées au niveau européen pour être efficaces. Le premier cas détecté en France d’un malade atteint par le variant P1, dit « brésilien », le 4 février, provenait de Manaus, via Sao Paulo, puis Francfort, en Allemagne, pour finalement atterrir à Marseille. Plutôt que la suspension des vols avec le Brésil, le professeur préférerait l’instauration d’une quarantaine, à l’image de celle mise en place par les Britanniques. « De plus, le Brésil n’est pas seul concerné. Il faut des mesures pour tous les pays qui connaissent des explosions épidémiques, avec des variants que l’on ne connaît pas forcément bien, comme avec l’Inde », estime M. Salomon.
    « Le variant en soi n’est pas une nouveauté, la souche circule déjà en France. Mais il y a désormais toute une série d’autres variants qui se propagent », insiste-t-on à Matignon, où l’on redoute le scénario cauchemardesque d’un virus devenu résistant aux vaccins. Au Brésil, où l’on déplore jusqu’à 4 000 morts du Covid par jour, l’Institut Fiocruz – équivalent local de l’Institut Pasteur – a identifié près de 92 nouvelles souches du SARS-CoV-2 en circulation. Le Portugal avait, dès la fin janvier, interrompu les liaisons aériennes commerciales avec son ancienne colonie, sans avoir été suivi, jusqu’ici, par ses partenaires européens.« Emmanuel Macron et un caméléon. Il change de pied, mais à chaque fois avec une foulée de retard », réagit Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. « C’est une bonne décision, la menace est très sérieuse », salue de son côté Boris Vallaud, député socialiste des Landes. « Mais il y a par ailleurs un enjeu qui est le séquençage génomique pour suivre l’apparition et le développement des variants, et là on est très en retard par rapport à ce que fait le Royaume-Uni », souligne le porte-parole du Parti socialiste..

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#portugal#sante#variant#frontiere#circulation

  • À #Briançon, maintenir l’aide aux migrants malgré la crise

    La paroisse #Sainte-Catherine vient en aide depuis 2016 aux exilés qui arrivent d’Italie par la montagne. Une action un peu en sommeil à cause du Covid, même si l’élan de fraternité demeure.

    Le terrain de la paroisse Sainte-Catherine, à Briançon, situé juste derrière l’église, est désormais bien vide. Jusqu’à ce que le coronavirus ne vienne bousculer le quotidien, les paroissiens s’y réunissaient pour cuisiner des repas, distribuer de la nourriture et offrir un hébergement aux exilés qui avaient pu franchir la frontière par les montagnes.

    La détresse et la grande précarité de ces individus les avaient touchés dès 2016 : ils ont été parmi les premiers à s’organiser pour leur venir en aide. Désormais, les activités de la paroisse sont à l’arrêt, alors que les réfugiés continuent d’affluer chaque jour à Briançon : majoritairement des familles venues d’Iran et d’Afghanistan, composées d’enfants en bas âge et de personnes âgées.

    Toujours autant de besoins

    Madeleine, une des paroissiennes encore mobilisées, s’en désole. Cette femme de 71 ans, énergique et bienveillante, aimerait retrouver la dynamique de solidarité paroissiale : « C’est dommage qu’on ne puisse plus rien organiser. Avant, on faisait une centaine de repas tous les midis et les gens mangeaient ici, c’était très sympathique, on était dehors tous ensemble », se remémore-t-elle. « En 2016, tout le monde voulait faire quelque chose, chacun amenait de la nourriture ou cuisinait », se souvient Agnès Bonneval, paroissienne et représentante du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) à Briançon.

    Désormais, en raison des mesures sanitaires, la préparation des repas est assurée par les bénévoles en effectifs réduits du collectif Refuges solidaires, dont le local est à quelques centaines de mètres de Sainte-Catherine. C’est ici que peuvent s’arrêter quelques jours les migrants épuisés. Ce qui leur évite la rue. Les affiches dans l’église continuent d’indiquer les besoins en denrées de ces nouveaux arrivants - du riz, des pâtes -, mais les dons se font de plus en plus rares : les gens ont peur du Covid. « Certains pratiquants d’un âge avancé et assez fragiles ne sortent plus », s’attriste Madeleine.
    Les mots du pape François

    « Quelquefois, on se sent un peu seuls, on a l’impression de parler à un mur, que nos appels ne sont pas entendus », complète Agnès Bonneval. Aux moments où le sentiment d’impuissance les gagnait, les mots du pape François invitant à s’engager aux côtés des réfugiés ont été d’un grand réconfort.

    Ses deux encycliques publiées depuis 2018, Laudato si’ et Fratelli tutti ont eu un écho particulièrement retentissant pour eux. « Quand on lit Laudato si’, on trouve les réponses à nos questionnements et le soutien dont on a besoin », se réjouit Madeleine, qui invite à dépasser les peurs.La perspective d’une vaccination pour tous d’ici à la fin de l’été vient aujourd’hui redonner de l’espérance.

    « Une urgence humanitaire »

    « Je rappelle le nécessaire accueil de la personne dans sa dignité, quelles que soient les analyses politiques. Il y a une urgence humanitaire, c’est ce qui est à privilégier », soutient Jean-Michel Bardet, le curé de Briançon, connu pour avoir été chanteur dans le groupe les Prêtres. Il ne cesse d’encourager les fidèles à aider l’Autre, comme y invite l’Évangile : « Ce que vous faites aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. »

    https://www.lavie.fr/actualite/solidarite/a-briancon-maintenir-laide-aux-migrants-malgre-la-crise-72419.php
    #asile #migrations #frontières #France #Italie #Briançon #Hautes-Alpes #Briançonnais #frontière_sud-alpine

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    ajouté à la métaliste sur la situation dans les Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/733721

    • Dans les Hautes-Alpes, pas de répit pour les exilés

      La #répression envers les exilés et les bénévoles s’accentue au col de #Montgenèvre, à la frontière franco-italienne. Tandis que les associations dénoncent une #militarisation de la zone, les familles migrantes prennent de plus de plus de #risques pour échapper aux contrôles. Reportage.

      D’abord, ce sont cinq ombres fuyantes qui surgissent et courent de toutes leurs forces. Les sacs s’entrechoquent contre leur dos. Puis des hurlements, déchirant le silence de la station de ski plongée dans la nuit. “Reste là ! RESTE LÀ !”. Tout s’accélère alors : les éclairs de lumière blafarde, le vrombissement des motoneiges, la course effrénée des hommes en uniforme. Entre eux et les ombres, la distance se rétrécit.

      Face au front de neige, un bénévole de Médecins du Monde, Alfred Spira, accourt. Les yeux rivés sur la scène, il enfile sa veste siglée du symbole de l’ONG. A ses côtés, Manou, membre de l’association Tous Migrants, presse le pas. “Hé ! Oh ! Il y a des gens, là !”, crie un gendarme, faisant soudain volte-face. “Vous avez des attestations ?”, lance-t-il, arrivé à leur hauteur. Les deux bénévoles déclinent le nom de leurs associations respectives. “Une carte, quelque chose qui le prouve ? Une pièce d’identité ? Je vais à la voiture contrôler tout ça”.

      Pendant ce temps-là, épuisés, les cinq exilés ont renoncé à fuir. Les gendarmes les ont arrêtés, fait monter dans leur véhicule. Direction le poste-frontière. Après quoi, ils seront refoulés en Italie. “Comment peut-on poursuivre des humains comme si c’était des bêtes… Je ne comprends pas, je ne comprends pas”, répète Alfred Spira, les yeux humides, rajustant ses gants.

      En décembre 2018, sept maraudeurs ont été condamnés pour “aide à l’entrée irrégulière”, deux ont écopé de peines de prison ferme.

      Au col de Montgenèvre, une fois la nuit tombée, ces situations sont quotidiennes. Plus loin dans les bois, des maraudeurs sont présents un peu partout pour porter assistance aux exilés qui viennent de passer la frontière.

      Baptiste est consciencieux. Il sait quand s’arrêter, il sait qu’il vaut mieux marcher sur l’herbe plutôt que de poser ses pieds dans la neige, qui crisse en s’écrasant. Baptiste est maraudeur depuis novembre 2020. Presque tous les jours, il part dans la montagne à la recherche d’exilés, parfois perdus, souvent frigorifiés.

      Après une heure de marche, il se poste à une centaine de mètres de la frontière invisible avec l’Italie, puis attend. « On ne peut pas aller plus loin, chuchote-t-il. Là-bas, c’est l’Italie et on ne doit pas passer. On ne doit pas les aider à franchir la frontière, mais leur porter assistance en France ». Baptiste connaît les risques. En décembre 2018, sept maraudeurs ont été condamnés pour “aide à l’entrée irrégulière”, deux ont écopé de peines de prison ferme.

      Ce soir-là, trois Algériens se présentent sur le chemin en contrebas, suivis par une famille d’Afghans. Mais lorsque Baptiste part à leur rencontre, des gendarmes, qui attendaient à proximité, sortent d’un buisson et interpellent la famille. Les trois Algériens, à dix mètres des gendarmes, se couchent sur le sol. Ils n’ont pas été repérés.

      Les lampes torches finissent par les éclairer. Deux jeunes hommes partent en courant. « Arrêtez-vous ! », leur hurle un gendarme, tandis qu’ils disparaissent dans les bois. Le troisième est arrêté. Ils sont six, assis par terre, à attendre d’être emmenés au poste-frontière. Parmi les membres de la famille d’Afghans, la mère semble mal en point. Elle se plaint de douleurs à la poitrine et respire difficilement. Baptiste tente d’alerter les gendarmes, plus occupés à essayer d’indiquer leur position aux renforts appelés sur place. Après vingt minutes d’attente, ils sont escortés vers la route, où les attend un fourgon. Mais la mère de famille ne va pas mieux. Il faut encore marcher une quinzaine de minutes pour rejoindre la route, et deux de ses enfants sont obligés de la porter, tandis que la police leur intime de ne pas ralentir.
      Toujours plus de forces de l’ordre

      "C’est une soirée un peu agitée…", lâche dans un soupir Agnès Antoine, l’une des coordinatrices de Tous Migrants, devant le poste-frontière. Elle allume une cigarette et évoque l’altercation, la veille, entre des sénateurs de gauche et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Inquiets du respect du droit d’asile à cette frontière, les élus semblent parler à un mur. “Les policiers, les gendarmes et les agents de la préfecture travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, parfois avec des militants politiques et des parlementaires qui viennent les embêter, pour ne pas dire plus”, leur a rétorqué Gérald Darmanin.

      Depuis le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures en 2015, le cadre légal de ces points de passage demeure flou. Avec de lourdes conséquences sur les droits des exilés. Les autorités affirment qu’elles n’ont pas à enregistrer les demandes d’asile aux frontières intérieures de l’Union Européenne, et que les refus d’entrée, suivis des refoulements, sont tout à fait légaux. En 2020, selon la préfecture des Hautes-Alpes, 1576 personnes se sont vues opposer un refus d’admission sur le territoire, à Montgenèvre.

      De leur côté, les associations dénoncent l’absence d’évaluation de la situation des personnes et une atteinte au droit d’asile. Le Conseil d’Etat leur a donné raison dans une décision du 8 juillet 2020, affirmant que la procédure d’entrée sur le territoire au titre de l’asile doit bel et bien s’appliquer à la frontière franco-italienne. Mais le bras de fer judiciaire se poursuit, et le droit d’asile continue d’être bafoué.

      Pendant ce temps, le contexte répressif empire. “Depuis le début de l’hiver, les contrôles et les interpellations, c’est tout le temps. Il y a vraiment une intensification”, expose Manou, la bénévole de Tous Migrants. En novembre 2020, à la suite de l’attentat de Nice, Emmanuel Macron annonce le doublement des effectifs de forces de l’ordre aux frontières intérieures. À Montgenèvre, cela se traduit par “30 gendarmes en plus des 55 que l’on a déjà en permanence depuis avril 2018, 10 policiers, et même 20 Sentinelle”, déroule Michel Rousseau, maraudeur pour Tous Migrants. Les forces Sentinelle, présentes en permanence, patrouillent entre Montgenèvre, Cervières et le col de l’Échelle. Les associations dénoncent une militarisation de la frontière, tandis que le gouvernement défend la lutte anti-terroriste.
      Excès de zèle et entraves à la solidarité

      En février, une soixantaine d’amendes pour non respect du couvre-feu ont été distribuées aux maraudeurs, pourtant munis d’attestations valables. Mais la police va plus loin dans l’entrave à la solidarité. Ce soir du 19 mars, une quinzaine d’exilés ont été arrêtés. Parmi eux, cette mère de famille afghane, mal en point lors de son arrestation. Alerté par son cas, Alfred Spira, de Médecins du monde, demande à pouvoir faire une consultation au sein du poste-frontière. Il en revient quelques minutes plus tard, dépité. “J’ai demandé à entrer en tant que médecin, mais ils s’en foutent”, déplore-t-il.

      L’arbitraire règne dans ces montagnes, à l’abri des regards. “La réaction des gendarmes change tout le temps, raconte Baptiste, qui a été contrôlé près de 40 fois depuis novembre. Les escadrons restent un mois, et après ça tourne, ça dépend beaucoup des équipes. Ceux de Mâcon par exemple, c’était les plus durs”.

      "Ce n’est pas normal que l’on soit traités comme des passeurs" - Laurent Thérond, agriculteur solidaire interpellé le 20 mars.

      Le lendemain, dans la nuit du 20 au 21 mars, deux maraudeurs sont placés en garde à vue. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre au petit matin. Réunis devant la PAF, les bénévoles se relaient pour tenter de comprendre. Les deux hommes ont été arrêtés avec un groupe d’exilés, renvoyé immédiatement en Italie. Ils sont soupçonnés “d’aide à l’entrée irrégulière”. Ils ne seront relâchés qu’au bout de 35 heures, sans poursuite. “L’officier m’a posé la question : “Est-ce que vous avez demandé de l’argent ?” Tout en ajoutant : “Bon, je sais très bien que vous n’en avez pas demandé”… C’était une mascarade”, raconte Jules*, l’un des deux interpellés, membre de Tous Migrants. “Ce n’est pas normal que l’on soit traités comme si on était des passeurs”, fulmine Laurent Thérond, le second gardé à vue, un agriculteur solidaire qui effectuait là sa première maraude.

      Dans les premières années, ce point de passage était emprunté majoritairement par de jeunes hommes venant d’Afrique de l’Ouest. Mais depuis un an, la population a changé : ce sont désormais des familles, venues d’Iran ou d’Afghanistan, qui empruntent cette route dangereuse. Une population plus vulnérable qui fait face à une présence policière accrue.

      Dans l’après-midi du 20 mars, les pompiers sont appelés à intervenir sur un chemin enneigé. Une mère de famille a fait un malaise : elle est allongée dans la neige, entourée de son mari, sa fille et son neveu. Donya*, 59 ans, est diabétique. Transportée à l’hôpital, elle en sort plusieurs heures après. Elle est alors amenée au Refuge solidaire de Briançon, un lieu d’accueil tenu par des bénévoles, où sa famille l’attend. Dans un couloir étroit où des vêtements pendent le long d’un fil à linge, Donya explique : “Un de nos fils vit à Paris, depuis onze ans. Il aimerait devenir citoyen français”. C’est lui qui les aide à organiser leur trajet. La famille compte le rejoindre, avant de faire route vers l’Allemagne, où vivent d’autres proches.
      La présence policière, une posture politique

      Le déploiement sécuritaire à la frontière s’apparente davantage à une vaste opération de communication qu’à une réelle volonté d’empêcher l’entrée des exilés en France. Car c’est un secret de polichinelle : l’action des forces de l’ordre est inefficace.

      “Ici, c’est juste un théâtre mis en place pour faire croire à l’opinion publique française, qui devient de plus en plus extrémiste et raciste, que les frontières sont bien protégées. Alors qu’on sait très bien que les gens qui veulent passer passeront. C’est une politique néfaste” - Agnès Antoine, coordinatrice de l’ONG Tous Migrants.

      Yacine, 26 ans, a fait six tentatives. Puis il a fini par passer. C’est lui et son ami qui ont réussi à échapper à la police la veille, en partant en courant lorsqu’ils ont été découverts. Cheveux rasés et toujours souriant, le jeune homme est parti d’Algérie en 2018 : il n’y trouvait pas de travail, malgré un master en droit des institutions internationales. Heureux d’avoir pu passer la frontière après avoir échappé aux gendarmes, il raconte : “J’ai fait demi-tour et j’ai emprunté un autre chemin jusqu’à une route. J’ai marché jusqu’à une heure du matin, comme ça, en baskets, et j’ai passé la frontière”.

      Dans un enregistrement audio capté au cours d’une visite de parlementaires français au poste-frontière, début 2021, un agent de police affirme que “100 %” des exilés refoulés en Italie “finissent par passer”. Un aveu d’échec qui rend d’autant moins compréhensible l’importance du déploiement policier à la frontière.

      “Ici, c’est juste un théâtre mis en place pour faire croire à l’opinion publique française, qui devient de plus en plus extrémiste et raciste, que les frontières sont bien protégées, fustige Agnès Antoine. Alors qu’on sait très bien que les gens qui veulent passer passeront. C’est une politique néfaste”. Et mortifère. Au col de Montgenèvre, au moins cinq personnes sont mortes depuis 2018, en essayant de traverser la frontière ou de fuir les contrôles.

      https://www.lemediatv.fr/articles/2021/dans-les-hautes-alpes-pas-de-repit-pour-les-exiles-78O0QfbpTX2Awfko5--zcg

  • Covid-19 : malgré une vaccination massive, l’épidémie est hors de contrôle au Chili
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/11/au-chili-l-epidemie-est-hors-de-controle-malgre-une-vaccination-massive_6076

    Selon une récente étude réalisée par l’université du Chili, la vaccination affiche, dans le pays, 56,5 % d’efficacité face aux nouvelles contaminations, deux semaines après l’administration de la seconde dose. Après l’injection de la première dose, l’efficacité se révèle quasiment nulle : 3 %. Or, moins d’un quart de la population a tendu le bras aux deux injections. La vaccination n’est, cependant, pas un mirage. « Les courbes de personnes âgées malades ont baissé, ce sont maintenant les 50-70 ans, qui n’ont pas encore complété leur schéma vaccinal, qui sont plus gravement malades », souligne Gabriel Cavada. La tendance est reflétée au sein des hospitalisations, et ces plus jeunes patients, davantage résistants, occupent plus longtemps les soins intensifs. Cette donnée démographique explique la tension vécue actuellement par les hôpitaux, mais aussi, peut-être en partie, le nombre de morts, réduits de moitié en moyenne durant la première semaine d’avril, en comparaison du pic du mois de juin 2020. Au Chili, près de 24 000 personnes sont mortes après avoir contracté le Covid-19.
    « On peut par ailleurs estimer qu’il existe une circulation du variant brésilien, beaucoup plus contagieux », déclare Gabriel Cavada, en l’absence d’un séquençage officiel qui permette d’établir précisément la prévalence de cette mutation. Certains experts ont émis l’hypothèse d’une mutation chilienne du virus, non établie pour l’instant. « Ce qui est certain, c’est que le pays a trop tardé à [suspendre ses vols] avec le Brésil », déplore l’épidémiologiste, relevant comment le désastre sanitaire brésilien devient un fardeau régional. Sans les restrictions nécessaires, le virus s’y réplique avec une plus grande rapidité, augmentant ses chances de muter, avant de s’immiscer dans les pays voisins.

    #Covid-19#migrant#migration#chili#bresil#vaccination#variant#restrictionsanitaire#crisesanitaire#circulation#frontiere

  • La corde du diable

    « La corde du diable » est le nom du barbelé, ce fil de fer inventé à la fin du XIXe siècle aux États-Unis qui emprisonne les hommes et les bêtes, de la prairie à la prison, de la base militaire à la frontière. C’est à travers ce prisme que Sophie Bruneau approche l’épineuse question de la #surveillance et du #contrôle. Un essai documentaire exigeant, à la force plastique stupéfiante qui présente une poignante réflexion sur la gestion politique de l’espace.

    « La corde du diable », c’est le nom donné par ses détracteurs au barbelé, ce fil de fer inventé à la fin du XIXe siècle aux États-Unis. Le film s’ancre dans les grands espaces américains et leurs kilomètres de clôture, comme si la trame narrative se dévidait en miroir de ces millions d’épissures acérées derrière lesquelles lorgnent les têtes de bétail. Point de départ : Omaha, dans le Nebraska, entre foire aux bestiaux, bottes rutilantes et Stetson poussiéreux. Claquements de fouet et musique bluegrass en fond sonore. De la prairie à la prison, de la base militaire à la frontière, la corde du diable emprisonne les hommes et les bêtes. C’est à travers le prisme de cet objet universel que Sophie Bruneau – coréalisatrice du remarquable documentaire Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, sur la souffrance au travail – aborde l’épineuse question de la surveillance et du contrôle.

    https://www.arte.tv/fr/videos/057390-000-A/la-corde-du-diable

    #film #film_documentaire
    #barbelé #clôture #USA #Etats-Unis #fil_barbelé #élevage #prison #armée #objets #identification #frontières #Mexique #Tohono_O'odham #Baboquivari #migrations #mourir_dans_le_désert #morts #décès #morgue

  • #Biélorussie, une #dictature ordinaire

    Le temps semble figé en Biélorussie, pays oublié où règne sans partage #Alexandre_Loukachenko, ancien chef de kolkhoze à la tête de l’État depuis 1994. Là-bas, le #KGB s’appelle toujours KGB, les rues portent les noms de Marx et Engels, et la statue de Lénine domine la place centrale de Minsk, comme si l’homme imprimait toujours sa marque au destin du pays. Parades patriotiques et militaires rythment les saisons biélorusses, orchestrées par le président omnipotent, intarissable défenseur de la fibre nationale et dénonçant sans fin l’idée d’un complot occidental pour conserver son pouvoir. Disparitions, assassinats politiques et vagues de répression s’abattent sur ceux qui osent douter, résister, contredire la voix du maître. Car le pays est déchiré entre deux visions : l’une, attachée à Moscou et effrayée par la porosité de la crise ukrainienne frontalière, qui accepte la domination d’un pouvoir autoritaire, et l’autre résistante, qui s’emploie à aider les victimes de la répression et lutte pour la mémoire de ceux que le régime a fait disparaître. Y aura-t-il un « printemps biélorusse » ? La documentariste Manon Loizeau promène sa caméra dans un pays clivé, encombrant voisin de l’Europe qui sait tirer son parti des guerres d’influences entre Bruxelles et Moscou.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/53901_1
    #film #film_documentaire
    #Loukachenko #frontières #Europe #cimetière #laissez-passer #nationalisme #peur #répression #Alès_Bialiatski #liberté #ordre #contrôle #armée #populisme #résistance #prisonniers_politiques #Vesna #mémoire #totalitarisme #disparus_de_Biélorussie #Dmitry_Zavadsky #accords_de_Minsk #Mikalaï_Statkiévitch #parasites #parasitisme #décret_3 #Maksim_Filipovich #Gomel

    –—

    Citation d’une habitante d’un village coupé en 2 par la frontière entre la Biélorussie et la #Lithuanie (2004) :

    « On était une grande famille. Puis, l’#Union_soviétique s’est effondrée. Les Républiques ont voulu leur #indépendance. Elles ont pensé qu’elles deviendraient riches en ne vivant que pour elles-mêmes. Alors ils ont construit cette frontière. Et on s’est mis à se détester. La #haine, c’est qu’il y a de plus terrible »

  • Slovenia is planning to set up mixed patrols along the border with Croatia, where police officers from other EU member states would also patrol the border together with the Slovenian ones.

    –-> info reçue (avec lien ci-dessous) via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 07.04.2021

    Slovenija planira mješovite policijske patrole na granici s Hrvatskom

    Još nema službene hrvatske reakcije na slovensku najavu da će zbog pojačanih nelegalnih prijelaza migranata na granicu sa Hrvatskom postaviti mješovite patrole u kojima bi uz slovenske bili i policajci drugih država članica EU.

    Kako su naveli u slovenskoj Vladi, Slovenija se opet našla pred migracijskim pritiskom i nezakonitim prijelazima državne granice koji se ne smanjuje unatoč naporima slovenske policije i njenog djelovanja na granici s Hrvatskom, koja je i vanjska granica Schengena, i mješovite policijske patrole odgovor su na to.

    Mješovitim patrolama zapovijedali bi slovenski policajci, a ne navodi se koje bi druge države članice Europske unije slale svoje ljude u te patrole.

    Iz hrvatskog Ministarstva unutarnjih poslova do objavljivanja ovog teksta nisu odgovorili na upit Radija Slobodna Europa (RSE) o stanju na granici.
    U Hrvatskoj tvrde drugačije

    Međutim, zapovjednik policijske Antiterorističke jedinice “Lučko”, koja je također raspoređena na granici, Mate Bilobrk kazao je kako nema pojačanog pritiska migranata.

    “Mislim da je pritisak puno manji nego prošlih godina”, izjavio je Bilobrk 31. ožujka u razgovoru za Hrvatsku radio-televiziju (HTV).

    Nevladine udruge također nemaju informacije o nekom pojačanom pritisku migranata na hrvatsku granicu, ali podsjećaju da se ne mijenjaju uzroci prisilnih migracija, pa se ne može očekivati da se one same od sebe zaustave.

    “Jedina je promjena u većem broju obitelji koje su nakon požara pobjegle iz izbjegličkog kampa Moria u Grčkoj, koje se sada nalaze u Bosni i pokušavaju doći do Hrvatske i zatražiti azil, ali posljednjih tjedana nema nekog povećanja ukupnih brojeva”, kaže za RSE Sara Kekuš iz zagrebačke nevladine udruge Centar za mirovne studije (CMS).

    “Očito je ova odluka slovenske Vlade smišljena s ciljem da se zaustave migracije prema Sloveniji, tako da ta odluka ne čudi. Međutim, slovenska Vlada mora biti svjesna vlastite odgovornosti u međunarodnom kontekstu i toga da nikome ne može ograničiti pravo na traženje međunarodne zaštite, pa makar to bilo i na samoj granici. A znamo da – dok god ne uspostavimo neke sigurne i legalne putove - da će ljudi i dalje prelaziti granice nezakonitim putevima u potrazi za sigurnošću”, poručuje Sara Kekuš.

    Ona je podsjetila da se već godinama svjedoči lančanim protjerivanjima migranata iz Slovenije u Hrvatsku pa onda dalje u BiH, gdje to protjerivanje nužno ne staje.

    “Znamo i da su slovenske vlasti dugo vremena koristile readmisijske ugovore kao izgovor za zakonito protjerivanje ljudi u Hrvatsku, iako su im zapravo istovremeno onemogućavali pristup azilu i na taj način kršili njihova prava”, podsjeća Sara Kekuš.
    Reagiranje u pandemiji

    Sigurnosni analitičar Branimir Vidmarović sa Sveučilišta “Juraj Dobrila” u Puli kaže za RSE kako ovaj slovenski potez valja razumjeti kao legitimnu brigu za vlastitu sigurnost u kontekstu krize uzrokovane pandemijom.

    “Ako su slovenski obavještajci u suradnji sa drugim sigurnosnim službama dobili dojavu da se možda očekuje pojačani val migranata ili nova najava, onda je ovakva reakcija prevencijska i sasvim razumljiva, budući da nijedna zemlja sada, u osjetljivoj fazi procedure cijepljenja, ne bi htjela pritok ljudi iz područja za koje se apriori zna da su ranjivija, osjetljiva, u smislu pandemije nezaštićenija i da predstavljaju rizik”, procjenjuje Vidmarović.

    U slovenskoj Vladi kažu kako takvu suradnju policija omogućuje zaključak Vijeća EU iz 2008. o produbljivanju prekogranične suradnje, osobito na području borbe protiv terorizma i prekograničnog kriminala.

    Prema članku 17. te europske direktive mogu se formirati zajedničke ophodnje i poduzeti druge mjere djelovanja radi očuvanja javnog reda i sigurnosti, te zbog suzbijanja kaznenih djela, pojasnilo je slovensko Ministarstvo unutarnjih poslova.

    Slovenija i Hrvatska nalaze se na tzv “balkanskoj”migrantskoj ruti od Grčke preko Srbije, Crne Gore i Bosne i Hercegovine do zapadnoeuropskih zemalja, nakon što je Mađarska na svoje granice prema Srbiji i Hrvatskoj postavila visoke žičane ograde.

    Nevladine udruge opetovano su upozoravale da slovenska i pogotovo hrvatska policija pribjegavaju ilegalnim “push-backovima” migranata, odnosno njihovom prisilnom vraćanju u državu za koju vjeruju da su iz nje došli – Hrvatsku, odnosno BiH.

    Nevladine udruge smještene u izbjegličkim kampovima u sjeverozapadnom dijelu BiH dostavile su medijima u više navrata i video zapise za koje tvrde da prikazuju migrante koje je zaustavila, istukla i vratila u BiH hrvatska policija, nakon što su pokušalno ilegalno ući u Hrvatsku.

    Hrvatska policija odbija ove optužbe.

    https://www.slobodnaevropa.org/a/slovenija-planira-mje%C5%A1ovite-policijske-patrole-na-granici-s-hrvatskom/31182152.html

    #patrouilles_mixtes #Slovénie #Croatie #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #Balkans #route_des_Balkans #frontières #contrôles_frontaliers

  • Coronavirus: border city chief dismissed for Covid-19 failures as Ruili continues to report new cases | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/politics/article/3128727/coronavirus-border-city-chief-dismissed-covid-19-failures-ruili

    Coronavirus: border city chief dismissed for Covid-19 failures as Ruili continues to report new cases. Gong Yunzun was demoted to first-level researcher after three outbreaks in city on Myanmar border, say Yunnan authorities Gong Yunzun was dismissed from the top Communist Party job in Ruili because of his handling of coronavirus outbreaks and prevention measures. Photo: Handout Gong Yunzun was dismissed from the top Communist Party job in Ruili because of his handling of coronavirus outbreaks and prevention measures.
    The top Communist Party official of Ruili, the Chinese city bordering Myanmar, has been dismissed from his post over “serious dereliction of duty” after failing to prevent Covid-19 outbreaks in recent months.
    “Three Covid-19 outbreaks within half a year in Ruili, especially the epidemic in March, have severely undermined the epidemic control efforts in the country and the province, and seriously hurt the province’s economic and social development,” authorities in the southwestern province of Yunnan said in a statement on Thursday.It said the dismissal of Gong Yunzun, the city’s party chief who bore the main responsibility for leading Covid-19 control efforts, should serve as a warning to other officials.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#myanmar#sante#circulation#frontiere

  • New Zealand suspends travel from India after jump in Covid-19 cases | New Zealand | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/08/new-zealand-suspends-travel-from-india-after-jump-in-covid-19-cases
    https://i.guim.co.uk/img/media/45a0ccc2dd20f57e4a37538ccc129c36ae47a651/0_305_4836_2902/master/4836.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    New Zealand suspends travel from India after jump in Covid-19 cases
    PM Jacinda Ardern said the government would look at risk management measures during suspension.NZ Prime Minister Jacinda Ardern Announces Plans For COVID Travel Bubble With AustraliaWELLINGTON, NEW ZEALAND - APRIL 06: Prime Minister Jacinda Ardern speaks to media during a press conference at Parliament on April 06, 2021 in Wellington, New Zealand. Prime Minister Jacinda Ardern announced that quarantine-free travel between New Zealand and Australia will start on Monday 19 April. The travel bubble will aid economic recovery by safely opening up international travel between the two countries while continuing to pursue a COVID-19 elimination strategy. New Zealand has temporarily suspended entry for all travellers from India, including its own citizens, for about two weeks following a high number of positive coronavirus cases arriving from the South Asian country.The move comes after New Zealand recorded 23 new positive coronavirus cases at its border on Thursday, of which 17 were from India.“We are temporarily suspending entry into New Zealand for travellers from India,” the prime minister, Jacinda Ardern, said in a news conference in Auckland.India is battling a deadly second wave of Covid-19 with daily infections this week passing the peak of the first wave seen last September.
    The suspension will start on 11 April and will be in place until 28 April. During this time the government will look at risk management measures to resume travel.“I want to emphasise that while arrivals of Covid from India has prompted this measure, we are looking at how we manage high risk points of departure generally. This is not a country specific risk assessment,” Ardern said.
    New Zealand has virtually eliminated the virus within its borders, and has not reported any community transmission locally for about 40 days.
    But it’s been reviewing its border settings as more people with infections arrive in New Zealand, the majority from India.Ardern said the rolling average of positive cases has been steadily rising and hit 7 cases on Wednesday, the highest since last October.New Zealand on Thursday also reported one new locally infected case in a worker who was employed at a coronavirus managed isolation facility. The 24-year-old was yet to be vaccinated.The travel suspension came just two days after New Zealand announced it would be launching a trans-Tasman travel bubble with Australia on 19 April.

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#inde#australie#tasmanie#sante#bulledevoyage#frontiere#virus

  • Migrants left stranded and without assistance by COVID-19 lockdowns | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/04/1089302

    Migrants left stranded and without assistance by COVID-19 lockdowns
    Travel restrictions during the COVID pandemic have been particularly hard on refugees and migrants who move out of necessity, stranding millions from home, the UN migration agency, IOM, said on Thursday. According to the International Organization for Migration (IOM), the first year of the pandemic saw more than 111,000 travel restrictions and border closures around the world at their peak in December. These measures “have thwarted many people’s ability to pursue migration as a tool to escape conflict, economic collapse, environmental disaster and other crises”, IOM maintained. In mid-July, nearly three million people were stranded, sometimes without access to consular assistance, nor the means to meet their basic needs.
    In Panama, the UN agency said that thousands were cut off in the jungle while attempting to travel north to the United States; in Lebanon, migrant workers were affected significantly by the August 2020 explosion in Beirut and the subsequent surge of COVID-19 cases.
    Border closures also prevented displaced people from seeking refuge, IOM maintained, but not business travellers, who “have continued to move fairly freely”, including through agreed ‘green lanes’, such as the one between Singapore and Malaysia. By contrast, those who moved out of necessity - such as migrant workers and refugees – have had to absorb expensive quarantine and self-isolation costs, IOM said, noting that in the first half of 2020, asylum applications fell by one-third, compared to the same period a year earlier. As the COVID crisis continues, this distinction between those who can move and those who cannot, will likely become even more pronounced, IOM said, “between those with the resources and opportunities to move freely, and those whose movement is severely restricted by COVID-19-related or pre-existing travel and visa restrictions and limited resources”. This inequality is even more likely if travel is allowed for anyone who has been vaccinated or tested negative for COVID-19, or for those with access to digital health records – an impossibility for many migrants.
    Frontier lockdowns also reduced options for those living in overcrowded camps with high coronavirus infection rates in Bangladesh and Greece, IOM’s report indicated. In South America, meanwhile, many displaced Venezuelans in Colombia, Peru, Chile, Ecuador and Brazil, lost their livelihoods and some have sought to return home – including by enlisting the services of smugglers

    #Covid-19#migrant#migration#sante#IOM#pandemie#restrictionsanitaire#confinement#circulation#frontiere

  • ‘A system of #global_apartheid’ : author #Harsha_Walia on why the border crisis is a myth

    The Canadian organizer says the actual crises are capitalism, war and the climate emergency, which drive mass migration.

    The rising number of migrant children and families seeking to cross the US border with Mexico is emerging as one of the most serious political challenges for Joe Biden’s new administration.

    That’s exactly what Donald Trump wants: he and other Republicans believe that Americans’ concerns about a supposed “border crisis” will help Republicans win back political power.

    But Harsha Walia, the author of two books about border politics, argues that there is no “border crisis,” in the United States or anywhere else. Instead, there are the “actual crises” that drive mass migration – such as capitalism, war and the climate emergency – and “imagined crises” at political borders, which are used to justify further border securitization and violence.

    Walia, a Canadian organizer who helped found No One Is Illegal, which advocates for migrants, refugees and undocumented people, talked to the Guardian about Border and Rule, her new book on global migration, border politics and the rise of what she calls “racist nationalism.” The conversation has been edited for length and clarity.

    Last month, a young white gunman was charged with murdering eight people, most of them Asian women, at several spas around Atlanta, Georgia. Around the same time, there was increasing political attention to the higher numbers of migrants and refugees showing up at the US-Mexico border. Do you see any connection between these different events?

    I think they are deeply connected. The newest invocation of a “border surge” and a “border crisis” is again creating the spectre of immigrants and refugees “taking over.” This seemingly race neutral language – we are told there’s nothing inherently racist about saying “border surge”– is actually deeply racially coded. It invokes a flood of black and brown people taking over a so-called white man’s country. That is the basis of historic immigrant exclusion, both anti-Asian exclusion in the 19th century, which very explicitly excluded Chinese laborers and especially Chinese women presumed to be sex workers, and anti-Latinx exclusion. If we were to think about one situation as anti-Asian racism and one as anti-Latinx racism, they might seem disconnected. But both forms of racism are fundamentally anti-immigrant. Racial violence is connected to the idea of who belongs and who doesn’t. Whose humanity is questioned in a moment of crisis. Who is scapegoated in a moment of crisis.

    How do you understand the rise of white supremacist violence, particularly anti-immigrant and anti-Muslim violence, that we are seeing around the world?

    The rise in white supremacy is a feedback loop between individual rightwing vigilantes and state rhetoric and state policy. When it comes to the Georgia shootings, we can’t ignore the fact that the criminalization of sex work makes sex workers targets. It’s not sex work itself, it’s the social condition of criminalization that creates that vulnerability. It’s similar to the ways in which border vigilantes have targeted immigrants: the Minutemen who show up at the border and harass migrants, or the kidnapping of migrants by the United Constitutional Patriots at gunpoint. We can’t dissociate that kind of violence from state policies that vilify migrants and refugees, or newspapers that continue to use the word “illegal alien”.

    National borders are often described as protecting citizens, or as protecting workers at home from lower-paid workers in other countries. You argue that borders actually serve a very different purpose.

    Borders maintain a massive system of global apartheid. They are preventing, on a scale we’ve never seen before, the free movement of people who are trying to search for a better life.

    There’s been a lot of emphasis on the ways in which Donald Trump was enacting very exclusionary immigration policies. But border securitization and border controls have been bipartisan practices in the United States. We saw the first policies of militarization at the border with Mexico under Bill Clinton in the late 90s.

    In the European context, the death of [three-year-old Syrian toddler] Alan Kurdi, all of these images of migrants drowning in the Mediterranean, didn’t actually lead to an immigration policy that was more welcoming. Billions of euros are going to drones in the Mediterranean, war ships in the Mediterranean. We’re seeing the EU making trade and aid agreements it has with countries in the Sahel region of Africa and the Middle East contingent on migration control. They are relying on countries in the global south as the frontiers of border militarization. All of this is really a crisis of immobility. The whole world is increasingly becoming fortified.

    What are the root causes of these ‘migration crises’? Why is this happening?

    What we need to understand is that migration is a form of reparations. Migration is an accounting for global violence. It’s not a coincidence that the vast number of people who are migrants and refugees in the world today are black and brown people from poor countries that have been made poor because of centuries of imperialism, of empire, of exploitation and deliberate underdevelopment. It’s those same fault lines of plunder around the world that are the fault lines of migration. More and more people are being forced out of their land because of trade agreements, mining extraction, deforestation, climate change. Iraq and Afghanistan have been for decades on the top of the UN list for displaced people and that has been linked to the US and Nato’s occupations of those countries.

    Why would governments have any interest in violence at borders? Why spend so much money on security and militarization?

    The border does not only serve to exclude immigrants and refugees, but also to create conditions of hyper exploitation, where some immigrants and refugees do enter, but in a situation of extreme precarity. If you’re undocumented, you will work for less than minimum wage. If you attempt to unionize, you will face the threat of deportation. You will not feel you can access public services, or in some cases you will be denied public services. Borders maintain racial citizenship and create a pool of hyper-exploitable cheapened labor. People who are never a full part of the community, always living in fear, constantly on guard.

    Why do you choose to put your focus on governments and their policies, rather than narratives of migrants themselves?

    Border deaths are presented as passive occurrences, as if people just happen to die, as if there’s something inherently dangerous about being on the move, which we know is not the case. Many people move with immense privilege, even luxury. It’s more accurate to call what is happening to migrants and refugees around the world as border killings. People are being killed by policies that are intended to kill. Literally, governments are hoping people will die, are deliberating creating conditions of death, in order to create deterrence.

    It is very important to hold the states accountable, instead of narratives where migrants are blamed for their own deaths: ‘They knew it was going to be dangerous, why did they move?’ Which to me mimics the very horrible tropes of survivors in rape culture.

    You live in Canada. Especially in the United States, many people think of Canada as this inherently nice place. Less racist, less violent, more supportive of refugees and immigrants. Is that the reality?

    It’s totally false. Part of the incentive of writing this second book was being on a book tour in the US and constantly hearing, ‘At least in Canada it can’t be as bad as in the US.’ ‘Your prime minister says refugees are welcome.’ That masks the violence of how unfree the conditions of migration are, with the temporary foreign worker program, which is a form of indentureship. Workers are forced to live in the home of their employer, if you’re a domestic worker, or forced to live in a labor camp, crammed with hundreds of people. When your labor is no longer needed, you’re deported, often with your wages unpaid. There is nothing nice about it. It just means Canada has perfected a model of exploitation. The US and other countries in Europe are increasingly looking to this model, because it works perfectly to serve both the state and capital interests. Capital wants cheapened labor and the state doesn’t want people with full citizenship rights.

    You wrote recently that ‘Escalating white supremacy cannot be dealt with through anti-terror or hate crime laws.’ Why?

    Terrorism is not a colorblind phenomena. The global war on terror for the past 20 years was predicated around deeply Islamophobic rhetoric that has had devastating impact on Black and Brown Muslims and Muslim-majority countries around the world. I think it is implausible and naive to assume that the national security infrastructure, or the criminal legal system, which is also built on racialized logics, especially anti-black racism – that we can somehow subvert these systems to protect racialized communities. It’s not going to work.

    One of the things that happened when the Proud Boys were designated as a terrorist organization in Canada is that it provided cover to expand this terror list that communities have been fighting against for decades. On the day the Proud Boys were listed, a number of other organizations were added which were part of the Muslim community. That was the concern that many of us had: will this just become an excuse to expand the terrorist list rather than dismantle it? In the long run, what’s going to happen? Even if in some miraculous world the Proud Boys and its members are dismantled, what’s going to happen to all the other organizations on the list? They’re still being criminalized, they’re still being terrorized, they’re still being surveilled.

    So if you don’t think the logics of national security or criminal justice will work, what do you think should be done about escalating white supremacist violence?

    I think that’s the question: what do we need to be doing? It’s not about one arm of the state, it’s about all of us. What’s happening in our neighborhoods, in our school systems, in the media? There’s not one simple fix. We need to keep each other safe. We need to make sure we’re intervening whenever we see racial violence, everything from not letting racist jokes off the hook to fighting for systemic change. Anti-war work is racial justice work. Anti-capitalist work is racial justice work.

    You advocate for ending border imperialism, and ending racial capitalism. Those are big goals. How do you break that down into things that one person can actually do?

    I actually found it harder before, because I would try things that I thought were simple and would change the world, and they wouldn’t. For me, understanding how violences are connected, and really understanding the immensity of the problem, was less overwhelming. It motivated me to think in bigger ways, to organize with other people. To understand this is fundamentally about radical, massive collective action. It can’t rely on one person or even one place.

    https://www.theguardian.com/world/2021/apr/07/us-border-immigration-harsha-walia
    #apartheid #inégalités #monde #migrations #frontières #réfugiés #capitalisme #guerres #conflits #climat #changement_climatique #crises #crise #fermeture_des_frontières #crises_frontalières #violence #racisme #discriminations #exclusion #anti-migrants #violence_raciale #suprématisme_blanc #prostitution #criminalisation #vulnérabilité #minutemen #militarisation_des_frontières #USA #Mexique #Etats-Unis #politique_migratoire #politiques_migratoires #Kurdi #Aylan_Kurdi #Alan_Kurdi #impérialisme #colonialisme #colonisation #mourir_aux_frontières #décès #morts

    ping @isskein @karine4

  • En Corée du Nord, le Covid-19 pousse les diplomates étrangers à l’exode
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/06/en-coree-du-nord-le-covid-19-pousse-les-diplomates-etrangers-a-l-exode_60757

    Si la raison de l’annulation par la Corée du Nord de sa participation aux Jeux olympiques de Tokyo, annoncée mardi 6 avril, est bien le risque de contagion par le Covid-19, cette décision témoigne de la hantise du régime de voir se propager la pandémie sur son sol. Une hantise qui se traduit par des mesures draconiennes, conduisant les diplomates étrangers et les représentants des organisations humanitaires à déserter Pyongyang.
    Dans un message sur sa page Facebook, publié jeudi 1er avril, l’ambassade de Russie en République populaire démocratique de Corée (RPDC) révèle que la grande majorité des représentations diplomatiques dans la capitale nord-coréenne ont temporairement fermé.Seulement neuf ambassadeurs et quatre chargés d’affaires restent en poste. Les deux ambassades de Chine et de Russie, de loin les plus importantes en RPDC, ne sont pas exemptes du départ de leur personnel en raison des « restrictions sans précédent frappant la vie quotidienne ». « Un exode collectif qui risque de se poursuivre », ajoute l’auteur du message, qui illustre ses propos de photographies d’une douzaine d’ambassades fermées. Une rare critique directe de la RPDC par l’ambassade russe – dont il est difficile de penser qu’elle n’a pas l’aval de Moscou – et qui témoigne de la détérioration de la situation interne en RPDC.
    Contrôle accru sur la population

    Les ambassades d’Allemagne et du Royaume-Uni ainsi que le bureau de représentation français à Pyongyang avaient fermé temporairement dès mars 2020, peu après que la RPDC se soit claquemurée. Les gardes-frontières auraient reçu l’ordre de tirer à vue sur toute personne essayant d’entrer clandestinement en RPDC. Air Koryo, la compagnie aérienne nord-coréenne, qui a suspendu ses vols pour la Chine et pour Vladivostok (Russie), ne les a jamais repris.Le régime est hanté par le risque d’une contagion par le Covid-19 qui, en raison du délabrement du système sanitaire, décimerait la population. Pyongyang proclame n’avoir aucun cas de contamination, non sans susciter le scepticisme des experts. Du moins, s’il y a eu des cas, en particulier dans la région frontalière avec la Chine, la contagion semble contenue. Mais au prix d’un contrôle accru sur la population qui n’est pas sans rappeler la situation lors de la famine de la seconde partie des années 1990, estime Lina Yoon, chercheuse pour l’ONG Human Rights Watch.Selon le message de l’ambassade de Russie sur sa page Facebook, il ne reste que 290 étrangers à Pyongyang qui bravent la « détention corona ». Déjà compliquées en temps normal du fait de la restriction de mouvement en dehors d’un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de Pyongyang, les activités des ressortissants étrangers dans la capitale ont été encore réduites par les contrôles de sécurité sanitaire. Selon le message de l’ambassade de Russie sur Facebook, ils sont en outre confrontés à une « pénurie aiguë de denrées de première nécessité et des médicaments » en raison du quasi-arrêt des importations.
    En février, n’y tenant plus, des diplomates russes et leur famille ont effectué un périple de trente-deux heures en train pour rejoindre le port de Chongjin, dans le nord-est du pays, où se trouve un consulat russe, puis gagner l’étroite frontière avec leur pays, qu’ils ont franchie en poussant un chariot utilisé pour la réparation des rails, sur lequel avaient pris place épouses et enfants avec les bagages. Un trajet d’un kilomètre sur la voie ferrée traversant le fleuve Tumen qui sépare les deux pays.Les diplomates ne sont pas les seuls à avoir quitté la RPDC : c’est également le cas du personnel des missions onusiennes et des représentants des organisations humanitaires présentes à Pyongyang en raison, d’une part, des restrictions à leurs activités, qui affectent leurs capacités opérationnelles et, d’autre part, la crainte d’être bloqués en RPDC en cas de renforcement des mesures de fermeture du pays. Depuis mars, les organismes des Nations unies n’ont plus aucune équipe étrangère en RPDC.

    #Covid-19#migrant#migration#coredunord#sante#exil#diplomate#humanitaire#frontiere

  • Le #Kosovo va-t-il rejoindre les normes européennes ?

    3 avril - 18h30 : #Frontex a récemment conduit une #évaluation des systèmes #IT au Kosovo, pour préparer la mise en place d’un système compatible avec #Eurodac dans le cadre du projet « #Regional_Support_to _Protection-Sensitive_Migration_Management in the WB and Turkey ». En effet, le Kosovo a déjà des systèmes de collectes de #données efficaces mais qui ont été mis en place par les Américains et qui ne respectent pas les normes européennes. Par ailleurs, Le Bureau européen d’appui en matière d’asile (#EASO) a préparé un plan pour la mise en place d’un #système_d’asile au Kosovo aligné sur les #normes_européennes.

    Enfin, du fait de son statut particulier, le Kosovo n’a que peu d’#accords_de_réadmission pour expulser les ressortissant.e.s de pays tiers sur son territoire. L’idée de l’UE serait de mutualiser les retours à l’échelle des Balkans pour contourner cette difficulté.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-balkans-les-dernieres-infos

    #asile #migrations #réfugiés #frontières #Balkans #route_des_Balkans #réadmission #retours #renvois

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749
    Et plus précisément :
    https://seenthis.net/messages/731749#message782649

  • Covid-19 : l’immunité collective pourra être atteinte dans l’UE à la « mi-juillet », selon Thierry Breton
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/05/covid-19-dans-le-monde-l-immunite-collective-pourra-etre-atteinte-dans-l-ue-

    Evoquant la lenteur du déploiement de la vaccination en Europe, le commissaire européen met, par ailleurs, directement en cause le laboratoire AstraZeneca. « Si nous avions reçu les 100 % de vaccins AstraZeneca qui nous étaient contractuellement destinés, l’Union européenne serait aujourd’hui au même niveau que la Grande-Bretagne en termes de vaccination », déclare-t-il. « Je l’affirme donc, le trou d’air que nous avons enregistré provient uniquement des défauts de livraison d’AstraZeneca », poursuit-il, ajoutant que l’Europe examine cette situation d’un point de vue juridique.
    Les Britanniques vont-ils bientôt pouvoir partir au soleil ? Encouragé par l’amélioration de la situation sanitaire au Royaume-Uni, où la quasi-totalité des plus de 50 ans ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, le premier ministre, Boris Johnson, dévoile lundi 5 avril sa stratégie pour entrouvrir les frontières.Les voyages à l’étranger restent interdits jusqu’au 17 mai, sauf pour raisons essentielles. Mais après cette date un système de feu tricolore pourrait être mis en place pour classer les pays selon le degré d’avancement de leur vaccination, leur taux de contamination ou la présence de variants inquiétants.Les destinations « vertes » seront exemptes de quarantaine au retour – un test avant le départ et après l’arrivée sera toutefois requis –, contrairement aux pays figurant sur les listes orange et rouge. Actuellement, tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni doivent effectuer une quarantaine de dix jours chez eux, ou, pour les pays à risque, à l’hôtel, et à leurs frais. Les frontières sont fermées pour les non-résidents en provenance d’un pays de la liste rouge.
    Downing Street a toutefois indiqué qu’il était encore prématuré d’établir une liste de pays, et continue de déconseiller les réservations à l’étranger.
    Pour garder le contrôle sur le virus, le gouvernement prévoit aussi de tester un système de passeport sanitaire pour les rassemblements de masse en Angleterre, comme les matchs de football et les événements en salle.
    Mesure supplémentaire pour faciliter la reprise de la vie sociale et « briser les chaînes de transmission », les habitants de l’Angleterre pourront dès vendredi accéder à deux tests de dépistage rapides par semaine.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#grandebretagne#vaccination#imunitecollective#circulation#frontiere#passeportsanitaire

  • Vaccinated Americans Can Travel, C.D.C. Says - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/04/02/science/cdc-travel-vaccinated.html

    Vaccinated Americans are at low risk while traveling but must still wear masks, the C.D.C. says. Fully vaccinated people can resume travel to low, at low risk to themselves. For domestic travel, fully vaccinated people do not need to get a Covid-19 test before or after travel, and do not need to self-quarantine after travel. For example, fully vaccinated. grandparents can fly to visit their healthy grandkids without getting a Covid-19 test or self-quarantining, provided they follow the other recommended prevention measures while traveling. For international travel, fully vaccinated people do not need to get a Covid-19 test before they leave the United States, unless it is required by their international destination. However, fully vaccinated people should get tested and have a negative test result before they board an international flight back into the United States. But they do not need to quarantine when they arrive here. However, fully vaccinated people who do international travel should still be tested three to five days after arrival in the United States on an international flight. Our guidance reiterates that all travelers, regardless of vaccination status, should continue to wear masks on planes, buses, trains and other forms of public transportation while traveling.
    Americans who are fully vaccinated against the coronavirus can travel “at low risk to themselves,” both within the United States and internationally, but they must continue to take precautions like wearing a mask in public to avoid possibly spreading the virus to others, federal health officials said on Friday.The new recommendations are a modest departure from previous advice. Federal health officials have been urging Americans not to travel at all, unless they absolutely must. That recommendation still applies, Dr. Rochelle Walensky, director of the Centers for Disease Control and Prevention, told reporters at a White House news conference on Friday.
    New virus cases, hospitalizations and new deaths have declined significantly since their January peaks, but new infections have remained at a level that health officials say is too high. New deaths on average have only just dipped below 900 a day, according to a New York Times database, and hospitalization numbers have started to level off.
    With the case increases in recent weeks, federal health officials are concerned about the potential impact of easing restrictions. Scientists are not yet certain whether, or how often, vaccinated people may become infected, even briefly, and transmit the virus to others. A recent C.D.C. study suggested that it may be a rare event, and the agency said on Friday that about 101.8 million people — nearly one-third of the total U.S. population — had received at least one dose of a Covid-19 vaccine.Until that question is resolved, many public health officials feel it is unwise to tell vaccinated Americans simply to do as they please. Yet at the same time, Dr. Walensky said on Friday, the agency wished to acknowledge a growing body of evidence suggesting that the risk to vaccinated travelers themselves is comparatively low. On the one hand, we are telling you we are worried about rising cases, to wear a mask, and to avoid travel,” Dr. Walensky said. “Yet on the other hand we are saying that if you are vaccinated, evolving data suggests that traveling is likely lower risk.” Travel has been increasing nationwide as the weather warms and Americans grow fatigued with pandemic restrictions. Last Sunday, for example, was the busiest day at domestic airports since the pandemic began. Several states have lifted restrictions and mask mandates, beckoning tourists despite rising caseloads in some regions.
    If an individual is fully vaccinated, the C.D.C. says the person can travel freely within the United States and that the person does not need to get tested, or self-quarantine, before or after traveling. But some states and local governments may choose to keep travel restrictions in place, including testing, quarantine and stay-at-home orders. Earlier this week, Dr. Walensky warned that the increases left her with a recurring sense of “impending doom.” Some scientists predicted weeks ago that the number of infections could curve upward again in late March, at least in part because of the rise of virus variants across the country.
    President Biden, who previously urged states to maintain or reimpose mask mandates, pleaded with Americans on Friday to continue to follow guidelines from health experts and get vaccinated as soon as they can. Most states have accelerated their timelines for opening vaccinations to all adults, as the pace of vaccinations has increased. As of Friday, an average of nearly three million shots a day were being administered, according to data reported by the C.D.C.People are considered fully vaccinated two weeks after receiving the single-dose Johnson & Johnson vaccine, or two weeks after receiving the second dose of the two-dose regimen from Pfizer-BioNTech or Moderna.Fully vaccinated Americans who are traveling domestically do not need to be tested and do not need to follow quarantine procedures at the destination or on return home, the C.D.C. now advises.
    Vaccinated Americans do not need to get a coronavirus test before international travel, unless required to do so by the authorities at the destination. Some destinations also may require that vaccinated travelers quarantine after arrival. Vaccinated travelers do not need to quarantine after returning unless required to do so by local officials, the C.D.C. said.
    But the C.D.C. says vaccinated Americans traveling internationally are required to have a negative coronavirus test before boarding a flight back to the United States, and they should get tested again three to five days after their return home.The recommendation is predicated on the idea that vaccinated people may still become infected with the virus. The C.D.C. also cited a lack of vaccine coverage in other countries, and concern about the potential introduction and spread of new variants of the virus that are more prevalent overseas.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#vaccination#frontiere#circulation#voyageaerien#CDC#politiquesanitaire

  • How Vaccine Passports Will Worsen Inequities In Global Health | Nature Portfolio Microbiology Community
    http://naturemicrobiologycommunity.nature.com/posts/how-vaccine-passports-will-worsen-inequities-in-

    How Vaccine Passports Will Worsen Inequities In Global Health. Even before Covid-19, high-income countries dominated all aspects of global health, including the ability to travel. Vaccine passports will make it harder for global health professionals from low/middle income countries to travel, attend meetings, get training, immigrate, or assume leadership roles
    Global health is neither global nor diverse. We knew that, even before Covid-19 came along. Folks in high-income countries (HIC) dominated all aspects of global health, including the ability to travel freely “to the field”, to host & attend conferences in HICs, to consult, to serve on international panels, and to conduct research in any setting. In fact, most global health conferences are hosted in HICs and ‘conference inequity’ is common in global health, with low and middle-income countries (LMICs) attendees under-represented at global health conferences.With HICs beginning to implement Covid-19 vaccine passports, things could get much worse for LMIC folks in global health, and further privilege HIC folks who dominate global health. Let me explain why.
    Even before Covid-19, reciprocity was a major challenge in global health. Every year, large numbers of HIC trainees and researchers visit LMICs to engage in global health missions, clinical tourism, research and consultancy work. Reciprocity would require HIC institutions, in return, to host LMIC trainees and experts. This rarely happens, as I have described in my 2-part article in Forbes.One of the major reasons for lack of reciprocity is passport and visa privilege. Not everyone has a passport that can open doors, and nearly all HICs have huge visa restrictions and entry barriers. Even when HIC institutions invite LMIC experts and offer to pay for their visits, they struggle to get visas and often pay a lot for them. Visa denials can be traumatic. I know this from personal experience.Now, with Covid-19, things are rapidly worsening, with widening income inequity, and vaccine inequities in terms of who is able to access Covid-19 shots. More than half a billion vaccine doses have been administered worldwide so far, and well over three-quarters of them have been used by the world’s richest countries. It might take many years for LMICs to reach a high level of vaccine coverage. The graphic below from NYT is quite striking. This widespread vaccine inequity (’vaccine apartheid’) automatically guarantees that HIC folks will be able to resume traveling for global health work, but LMIC folks will not. Most conferences and meetings in HICs might be out of bounds for LMIC experts, further sideling their expertise and their ability to assume leadership roles in global health. Most global health degrees are concentrated in HICs, and these programs will be harder to access for trainees in LMICs. Closure of borders and scale-back of immigration and refugee programs will further exacerbate the lack of diversity and inclusion that is widespread in global health. As airlines struggle with the economic collapse, flights will likely become more expensive and further penalize folks from LMICs. In essence, global health will become an even bigger one-way street than it already is!In this powerful blog post, Nihan Albayrak-Aydemir counts the costs and missed research and career opportunities for passport-holders from the Global South. Every single cost and barrier she lists will likely get worse with Covid-19 vaccine passport and testing requirements for travel. compared to those who have passport privileges, international scholars may lack opportunities for building international collaborations, giving invited talks or lectures abroad, attending international events or conferences, and serving on international disciplinary organisations to voice their perspective. This state of affairs has an impact on the long-term career trajectories of international academics as they encounter penalties for the lack of these experiences on their CV. Subsequently, it does not come as a surprise that Global South scholars may look less capable in comparison to their Western counterparts when it comes to job applications - Nihan Albayrak-Aydemir
    As Maryn McKenna put it, “the arrival of vaccine passports could let affluent societies reach the far side of the pandemic while poor ones are still waiting to be protected from it, reinforcing the economic divides that the pandemic made so evident.”"The entrenched tiering globally that has always existed is being perpetuated, albeit unintentionally, as vaccine passports will effectively prioritize the mobility of people who are already privileged. The future requirement of digital documentation that demonstrates Covid-19 vaccine status may exacerbate inequality and leave many behind," wrote Joshua Cohen in this recent Forbes article.If there is one silver lining, it is that the pandemic has allowed us to re-imagine global health education. As described in a recent article by 20 global health professors, global health teaching can be improved by using Covid-19 as a teachable moment to focus on equity and human rights as a central theme. The online format allows instructors to center voices from the Global South, Indigenous scholars, and individuals with lived experience of oppression and resilience. Remote teaching also helps us reach wider and diverse audiences, including groups that may not be enrolled in traditional degree programs. As global meetings, conferences and courses move online, it has definitely made it easier for our colleagues from LMICs to share their knowledge and expertise.But any discussion on online technologies must consider the digital divide. Poor internet connectivity is still a big challenge for many LMICs, and might worsen inequities by favoring affluent participants in larger cities and middle-income countries. A sudden, dramatic shift to online learning as a result of the Covid-19 pandemic risks widening educational inequalities.In summary, the power asymmetry and supremacy that pervades all aspects of global health will further privilege HIC folks, with the advent of vaccine passports, which exacerbates the inequities already seen in vaccine access. People and institutions who care about global health must work harder to advocate for vaccine equity, and against the use of vaccine passports to discriminate against trainees and professionals in the Global South.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#globalsouth#inegalite#passeportvaccinal#edication#circulation#frontiere#discrimination

  • Matchs de football et boîtes de nuit : un passeport vaccinal expérimenté dès la mi-avril au Royaume-Uni
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/04/matchs-de-football-et-boites-de-nuit-un-passeport-vaccinal-experimente-des-l

    Ainsi, une « certification du statut Covid », indiquant qu’une personne a été vaccinée, qu’elle est négative au coronavirus ou qu’elle dispose d’anticorps, sera développée « au cours des prochains mois » pour permettre des rassemblements de masse. Il ne sera pas exigé dans les transports publics et les commerces essentiels, ni dans les pubs lors de leur réouverture.Neuf essais-pilotes seront lancés dès la mi-avril, notamment pour la demi-finale puis la finale de la Coupe d’Angleterre de football au stade de Wembley, lors d’une soirée en boîte de nuit et une conférence à Liverpool. Le service public de santé travaille à un moyen permettant de montrer son statut via une application ou sous format papier, selon Downing Street. Ce projet de passeport sanitaire a été accueilli avec hostilité par plus de 70 députés britanniques de tout l’échiquier politique, qui l’ont jugé « discriminatoire ».
    De nombreux pays sont en train de réfléchir à la mise en place d’un passeport sanitaire et certains l’ont déjà lancé. L’Union européenne a présenté en mars un projet de certificat, réclamé par des pays très dépendants du tourisme comme la Grèce, visant à faciliter les déplacements sur son territoire dans la perspective de la saison estivale.Concernant les voyages à l’étranger, le gouvernement britannique prévoit un système de feu tricolore pour classer les pays selon le degré d’avancement de leur campagne de vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants. Les destinations « vertes » seront exemptes de quarantaine au retour, contrairement aux pays « orange » et « rouge ». La liste des pays n’a pas encore été établie.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#passeportvaccinal#circulation#frontiere#tourisme#economie#variant#tauxcontamination

  • Covid-19 dans le monde : l’Allemagne place les Pays-Bas en zone à haut risque
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/04/covid-19-dans-le-monde-le-pape-espere-une-renaissance-post-pandemique_607551

    L’institut Robert-Koch avait déjà procédé de même pour trois autres pays frontaliers dont la France. Les voyageurs devront présenter un test négatif et s’isoler entre cinq et dix jours.Des millions de personnes dans le monde se résignent à passer le dimanche de Pâques, le jour le plus important du calendrier liturgique chrétien, sous le signe des contraintes sanitaires pour la deuxième fois depuis le début de la pandémie de Covid-19. La pandémie a fait plus de 2 847 000 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse à partir de sources officielles, dimanche matin. Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.
    L’Allemagne va placer les Pays-Bas en zone à haut risque en raison du nombre élevé de contaminations au SARS-CoV-2, a annoncé dimanche l’Institut Robert-Koch, qui a déjà procédé de même pour trois autres pays frontaliers dont la France. A partir de mardi à minuit, tout voyageur en provenance des Pays-Bas devra présenter un test de dépistage du virus négatif pour pouvoir entrer sur le territoire allemand, selon l’institut de veille sanitaire. Il devra en outre observer une période de quarantaine de dix jours avec la possibilité de l’interrompre au bout de cinq jours sur présentation d’un test négatif.Pour les personnes qui effectuent la navette entre les deux pays voisins pour des raisons professionnelles, des exceptions sont toutefois prévues. L’Allemagne, où l’inquiétude ne cesse de grandir face à la troisième vague épidémique, avait déjà décidé de classer en zone à haut risque la France, la République tchèque et la Pologne.
    Les Pays-Bas sont limitrophes de deux Etats régionaux allemands importants, la Basse-Saxe et surtout la Rhénanie du Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé avec 18 millions d’habitants. Les restrictions mises en place pour lutter contre la pandémie, qui s’aggrave dans le royaume néerlandais, ont récemment été prolongées jusqu’au 20 avril.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#paysbas#france#pologne#republiquetcheque#tauxincidence#sante#test#frontiere#circulation#zonearisque

  • Analysis : Digital vaccine certificates – global patchwork, little transparency
    https://algorithmwatch.org/en/tracing-the-tracers/digital-vaccine-certificates-analysis-march-2021

    A global debate has sparked around the idea of implementing a digital infrastructure to prove a person’s COVID-19 vaccination status across borders. But as the initiatives multiply across Europe and all over the globe, an international consensus is hard to reach — and issues still abound. With COVID-19 vaccination campaigns ongoing in an increasing number of countries throughout the world, a global debate is emerging around the idea of issuing a digital document that effectively displays (...)

    #Microsoft #Oracle #Salesforce #IBM #algorithme #passeport #COVID-19 #discrimination #frontières #santé #surveillance # #vidéo-surveillance #AlgorithmWatch (...)

    ##santé ##_ ##données

  • In the Sonoran Desert, #GIS Helps to Map Migrant Deaths

    GIS technology lends insight into why some undocumented migrants perish while crossing international borders.

    Last year geographer #Sam_Chambers published an unusual map of the Sonoran Desert. He wasn’t interested in marking roads, mountains, and cities. Instead, the University of Arizona researcher wanted to show the distance a young male can walk in various regions of the desert before the high temperature and physical exertion put him at risk of dying from heat exposure or hyperthermia.

    On the resulting map, red and purple correspond with cooler, mountainous terrain. Yellow and white, which dominate the image, indicate a remote, hot valley. It’s here where migrants seeking to cross between Mexico and the United States are at greatest risk of dying from the desert’s relentless sun.

    Chambers’ map relies on geographical information system (GIS) modeling, a digital technology that allows geographers to perform spatial, data-driven analysis of landscapes. Chambers’ chosen topic represents a burgeoning effort to use GIS to understand the risk undocumented migrants face while crossing international borders, according to Jonathan Cinnamon, a geographer at Ryerson University in Toronto. According to Chambers’ analysis, migrants began crossing through hotter, more rugged parts of the desert after the U.S. government increased the number of Border Patrol agents and installed new surveillance technologies, including underground motion sensors and radar-equipped watchtowers.

    The Sonoran covers roughly 100,000 square miles in Arizona, California, and Mexico, and includes major cities such as Phoenix and Tucson, as well as vast swathes of empty public and private lands. The effort to funnel migrants into this desert began in 1994 under the Clinton administration. That’s when the wave of increased migration that had started in the 1980s prompted the U.S. government to embrace the policy of “prevention through deterrence.” The idea was that would-be migrants from Mexico and Central America would be deterred from illegally crossing the U.S. border if their routes were too treacherous. With this goal in mind, Border Patrol erected new infrastructure and stepped up enforcement in border cities like Tijuana and El Paso, leaving the harsh unpopulated borderlands as the only option.

    In an email to Undark, John Mennell, a public affairs specialist with U.S. Customs and Border Protection (CBP) — the agency that oversees Border Patrol — in Arizona, said that people crossing the border illegally are at risk from the predations of smugglers and criminal organizations, who, he says, encourage migrants to ride on train tops or to shelter in packed houses with limited food and water. Mennell says the agency has installed rescue beacons in the desert, which migrants can use to call for help. According to CBP, Border Patrol rescued roughly 5,000 migrants on the Southwest border from October 2019 through September 2020.

    Yet according to data compiled by the nonprofit group Humane Borders, the prevention through deterrence approach has failed to stop migrants from attempting the border crossing. “There continues to be a shift in migration into more remote and difficult areas,” said Geoff Boyce, a geographer at Earlham College in Indiana, and one of Chambers’ collaborators. Migrants have a much higher chance of dying in the desert today than they did 15 years ago, he said, and the numbers continue to rise, from 220 deaths per 100,000 apprehensions in 2016 to 318 deaths per 100,000 apprehensions in 2020. Last year, 227 migrants died in the Pima County Medical Examiner’s jurisdiction, in southern Arizona, although activists say that the number is likely much higher because of the way bodies disappear in the desert.

    Chambers and Boyce source mortality data from the Pima County Medical Examiner’s Office. They have gotten information on migrant activity from No More Deaths, one of many humanitarian groups in the Tucson area that maintains desert water and supply stations for migrants. No More Deaths, which supports the decriminalization of undocumented migration, has set up supplies in the mountains and other hard-to-reach areas. Humane Borders also maintains stations in areas accessible by car. These organizations maintain meticulous records — the raw data that launched Chambers’ and Boyce’s first desert mapping collaboration.

    On a cool November morning, Rebecca Fowler, administrative manager with Humane Borders, climbed into a truck armed with a list of 53 water stations. She was joined by two volunteers who chatted on the street next to a truck bed bearing yards of hoses and 55-gallon blue barrels that the organization purchases at a discount from soda companies.

    Fowler was leading the Friday morning water run to seven stations off State Route 286, which runs south from Tucson to an isolated border town called Sasabe. Each week, Fowler and her volunteers check to be sure that the water is potable and plentiful. They change out dirty barrels and make notes of any vandalism. (In the past, some of the group’s barrels have been found with bullet holes or with the spigots ripped off.)

    Among other data points, Fowler and her team gather data on water usage, footprints, and clothes found near their sites. Using the county’s medical examiner data, they have also created an interactive map of migrant deaths. A search of their website reveals a spread of red dots on the Southwestern United States, so many between Phoenix and Tucson that the map turns black. The organization has charted more than 3,000 deaths in the past two decades.

    In her years in the desert, Fowler has noticed the same kind of changes pointed to in Boyce’s and Chambers’ research. “Migrants have been increasingly funneled into more desolate, unforgiving areas,” she said.

    GIS modeling, which is broadly defined as any technique that allows cartographers to spatially analyze data and landscapes, has evolved alongside computers. The U.S. military was an early developer and adopter of this technology, using it to understand terrain and plan operations. In those early days, few activists or academics possessed the skills or the access needed to use GIS, said Cinnamon. But in the last decade, more universities have embraced GIS as part of their curricula and the technology has become more readily available.

    Now, the kind of GIS modeling employed by Chambers, who uses ArcGIS and QGIS software, is commonplace in archaeology and landscape design. It allows modelers to understand how factors like terrain, weather, and manmade features influence the way people move through a given physical environment.

    An architect might employ GIS technology to decide where to put sidewalks on a college campus, for example. Chambers used these techniques to study elk migration during his doctoral studies at the University of Arizona. But after Boyce connected him to No More Deaths, he started using his skills to study human migration.

    No More Deaths tracks data at their water stations, too — including acts of vandalism, which they asked Boyce and Chambers to assist in analyzing via GIS. That report, released in 2018, spatially examines the time of year and location of the vandalism and uses its results to postulate that Border Patrol agents are primarily responsible, while acknowledging that rogue actors, such as hunters and members of militia groups, may contribute as well. (CBP did not respond to Undark’s questions on water station vandalism.)

    When Boyce and Chambers finished analyzing the information, they asked themselves: What else could this data reveal? Previous attempts to understand the desert’s hostility had relied on the prevalence of human remains or statistics on capture by Border Patrol agents, but both of those are imperfect measures.

    “It’s very hard to get any type of reliable, robust information about undocumented migration, particularly in remote desert areas,” said Boyce. “The people who are involved, their behavior is not being methodically recorded by any state actor.”

    Most of the water stations on Fowler’s route were set back from the highway, off bumpy roads where mesquite scraped the truck. By 11 a.m., heavy-bellied clouds had rolled in and the temperature was in the 80s and rising. The fingers of saguaro cacti pointed at the sky and at the Quinlan Mountains jutting over the horizon; on the other side lay the Tohono O’odham Nation. Fowler says Border Patrol’s policies increasingly shunt migrants into treacherous lands within the reservation.

    Humane Borders’ water barrels are marked by long poles capped by tattered blue flags, fluttering above the brush. Each barrel features a combination lock, preventing vandals from opening the barrel and pouring anything inside. Each is also marked by a Virgin of Guadalupe sticker, a symbol for migrants passing through the desert.

    At each stop, Fowler and that day’s volunteers, Lauren Kilpatrick and Isaiah Ortiz, pulled off the lock and checked the water for particulates and pH levels. They picked up nearby trash and kept an eye out for footprints. At the third station, the water harbored visible black dots — an early sign of algae — so the group dumped all 55 gallons and set up a new barrel. At a later station, Fowler found a spigot that had been wrenched off and flung among the mesquite. Later still, the group came upon a barrel full of decaying, abandoned backpacks.

    This was the third water run for Kilpatrick and Ortiz, a couple from Nevada now living in Arizona. Kilpatrick had read books and listened to podcasts about the borderlands, and Ortiz had wanted to get involved because the crisis felt personal to him — some of his family are immigrants, some of his friends and their relatives undocumented.

    “I just think about their journey — some of them are from Central America and Mexico,” he said. “Their lives were in real danger coming through areas like this.”

    GIS modeling simplifies this complex landscape into a grid. To analyze the grid, Chambers uses a standard modeling software; so far, he has published five papers with Boyce about the desert. For the first they worked on together, the team took No More Deaths’ data on visits to water sites from 2012 to 2015 and looked at changes in water usage at each site. Once they’d determined which routes had fallen out of favor and which had risen in popularity, they looked at whether those newer routes were more treacherous, using a ruggedness index that Chambers developed with his colleagues by looking at the slope and jaggedness of terrain, along with vegetation cover and temperature. They concluded that official United States policy is increasingly shunting migrants into more rugged areas.

    From CBP’s perspective, “Walking through remote inhospitable terrain is only one of many dangers illegal immigrants face during their dangerous journey into the United States,” said Mennell. And installing new technology and increased patrol on popular migration routes is actually a good thing, he says, because it contributes to the goal of securing the border against smugglers shepherding in so-called “illegal immigrants.”

    In another paper, Chambers studied whether migrants took new routes to avoid increased surveillance, and whether those new routes put them at higher risk of heat exposure and hyperthermia. To map out which areas were toughest to cross — as measured by caloric expenditure — Chambers factored in such variables as slope, terrain, and average human weight and walking speed, borrowing both military and archaeological formulas to measure the energy expenditures of different routes. He used viewshed analysis, which tells a mapmaker which areas are visible from a certain point — say, from a surveillance tower — and, using his slope calculations and the formulae, compared the energy costs of walking within sight of the towers versus staying out of sight.

    Chambers tested his findings against the maps of recovered human remains in the area before and after increased surveillance. To map risk of heat exposure, Chambers used formulae from sports medicine professionals, military physicians, and physiologists, and charted them onto the desert. And he found, just as with the ruggedness index, that people are taking longer, more intense routes to avoid the towers. Now they need more calories to survive the desert, and they’re at higher risk of dying from heat.

    Caloric expenditure studies had been done before in other contexts, said Chambers. But until this map, no one had ever created a detailed spatial representation of locations where the landscape and high temperatures are deadliest for the human body.

    GIS mapping is also being used to track migration into Europe. Lorenzo Pezzani, a lecturer in forensic architecture at Goldsmiths, University of London, works with artists, scientists, NGOs, and politicians to map what they see as human rights violations in the Mediterranean Sea.

    Compared with the group conducting research in Arizona, Pezzani and his team are at a distinct disadvantage. If a body drops into the sea, it’s unlikely to be recovered. There’s just not as much data to study, says Pezzani. So he and his team study discrete disasters, and then they extrapolate from there.

    Pezzani disseminates his group’s work through a project called Forensic Oceanography, a collaborative research effort consisting of maps, visualizations, and reports, which has appeared in art museums. In 2018, information gathered through their visualizations was submitted to the European Court of Human Rights as evidence showing the Italian government’s role in migrant drowning deaths.

    The goal is to make migrant deaths in the Mediterranean more visible and to challenge the governmental narrative that, like the deaths in the Sonoran, these deaths are unavoidable and faultless. Deaths from shipwrecks, for example, are generally blamed on the criminal networks of human traffickers, said Pezzani. He wants to show that the conditions that draw migrants into dangerous waters are the result of “specific political decisions that have been taken by southern European states and by the European Union.”

    Pezzani, Chambers, and Boyce all intend for their work to foster discussion about government policy on immigration and borderlands. Boyce, for one, wants the U.S. government to rethink its policy of “prevention through deterrence” and to demilitarize the border. He believes the current policy is doomed to fail and is inhumane because it does not tackle the underlying issues that cause people to try to migrate in the first place. Ryan Burns, a visiting scholar at University of California, Berkeley, said he wants to see more research like this. “We need more scientists who are saying, ‘We can produce knowledge that is sound, that is actionable, that has a very well-established rigor to it, but is also politically motivated,’” Burns said.

    Cinnamon said that GIS, by its nature, tends to involve approaching a project with a viewpoint already in mind. “If the U.S. government decided to do the same study, they might approach it from a very different perspective,” he said. As long as the authors are overt about their viewpoints, Cinnamon sees no issue.

    Burns, however, did sound one cautionary note. By drawing attention to illegal crossings, he said, researchers “could be endangering people who are taking these paths.” In other words, making a crisis more visible can be politically powerful, but it can also have unintended consequences.

    Before their last water station visit, the group from Humane Borders drove into Sasabe. A helicopter chopped overhead, probably surveilling for migrants, Fowler said. Border Patrol vehicles roamed the streets, as they do throughout this part of the country.

    Once, Fowler said, a 12-foot wall spread for miles across the mountains here. In recent months, it’s been replaced by the U.S. government’s latest effort to stop migrants from venturing into the desert: a 30-footer, made of steel slats, undulating through the town and across the mountains in either direction. It’s yet another factor to consider when mapping the Sonoran and envisioning how its natural and manmade obstacles will shape its migration routes.

    “There’s so much speculation” about what will happen to migrants because of this wall, said Fowler. She suspects they will cross through the Tohono O’odham Nation, where there’s no wall. But they won’t have access to water dropped by Humane Borders. “What I worry about, obviously, is more people dying,” said Fowler. She’s certain the migrants “will continue to come.”

    Chambers and Boyce plan to keep making maps. They recently published a paper showing the stress that internal border checkpoints place on migrants crossing the desert, the latest step in their quest to create empirical evidence for the increasing treacherousness of the border.

    “It’s an important thing for people to know,” said Boyce.

    https://undark.org/2021/03/31/mapping-migrant-deaths-sonoran-desert
    #SIG #désert_du_Sonora #asile #migrations #frontières #morts_aux_frontières #décès #morts #USA #Mexique #Etats-Unis #cartographie #visualisation #contre-cartographie

    ping @reka

    • Developing a geospatial measure of change in core temperature for migrating persons in the Mexico-U.S. border region

      Although heat exposure is the leading cause of mortality for undocumented immigrants attempting to traverse the Mexico-U.S. border, there has been little work in quantifying risk. Therefore, our study aims to develop a methodology projecting increase in core temperature over time and space for migrants in Southern #Arizona using spatial analysis and remote sensing in combination with the heat balance equation—adapting physiological formulae to a multi-step geospatial model using local climate conditions, terrain, and body specifics. We sought to quantitatively compare the results by demographic categories of age and sex and qualitatively compare them to known terrestrial conditions and prior studies of those conditions. We demonstrated a more detailed measure of risk for migrants than those used most recently: energy expenditure and terrain ruggedness. Our study not only gives a better understanding of the ‘#funnel_effect’ mechanisms, but also provides an opportunity for relief and rescue operations.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1877584520300411
      #risques #risque #analyse_spatiale

  • 1 Relaxe pour les 3+4+2 de Briançon

    Le printemps 2021 sera marqué par deux procès politiques, criminalisant la solidarité avec les exilé-es et les sans papiers.

    Le 22 avril au tribunal de Gap jugement de deux solidaires en première instance pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière »

    Ils ont été interpellé le 19 novembre alors qu’ils étaient en train de porter secours à une famille Afghane sur le territoire français .

    Le 27 mai jugement en appel des "7 de Briançon"suite à la condamnation prononcée le 13 décembre 2018.

    Ils ont été condamnés en première instance à des peines allant jusqu’à quatre mois de prison fermes et huit mois avec sursis pour avoir participer le 22 avril 2018 à une manifestation antifasciste.

    Cette manifestation spontanée visait à dénoncer l’action du groupe fascisant Génération Identitaire présent la veille au col de l’Echelle ( Hautes Alpes) et la militarisation de la frontière qui met des vies en danger.

    Depuis 5 ans , l’Etat mène une chasse à celles et ceux qu’il considère comme indésirables et procède à des refoulements illégaux quotidiens en contrevenant à ses propres lois .

    Depuis 5 ans , des milliers de solidaires , des dizaines de soignants se relayent au nom du principe de fraternité pour porter assistance à des exilé-es déterminé-es à venir chercher chez nous un peu de paix.

    Les violences policière sont avérées https://www.bastamag.net/police-racke...​ mise en danger des exilé-es qui une fois sur le territoire français tentent d’échapper à leur interpellation et les courses poursuites meurtrières aussi https://www.liberation.fr/france/2019...​.

    Il ne s’agit plus de bavures policières isolées mais d’une répétition d’actes systématiques de violence et de graves atteintes aux droits fondamentaux qui témoignent d’un racisme systémique à l’oeuvre aux frontières françaises et européennes.

    Cette politique du gouvernement français a conduit à la mort de 5 personnes en exil à Montgenèvre.

    Pour les mêmes raisons , plusieurs centaines de blessés sont déjà à déplorer et le ton sécuritaire continue de monter.Le 16 novembre , les effectifs de police ont été doublés à Montgenèvre, avec de plus le renfort des forces dites sentinelles .

    Par ces décisions , le gouvernement veut faire croire qu’une Europe -forteresse est possible et vaut mieux que des vies humaines .

    Les milliers de cadavres aux frontières de l’Europe, la violence et les dénis de droits aux frontières intérieures des pays européens ne semble pas le gêner.

    POUR NOUS ,SOLIDAIRES , il n’est pas question que le scénario se répète inlassablement à la fontière briançonnaise .

    La militarisation de la montagne n’est qu’un geste vain de l’Etat qui pousse les exilé-es à prendre plus de risques.

    Nous voulons faire de nos procès une nouvelle occasion de mettre en lumière la répression, l’injustice et la violence invisibilisées qui s’excercent chaque jour sur les personnes en exil.

    « Les gens qui meurent sur les plages , si c’étaient des blancs , la terre entière serait en train de trember » Fatou Diome

    https://www.youtube.com/watch?v=75yELKZGlXI

    #vidéo #asile #migrations #réfugiés #frontières #7_de_Briançon #Hautes-Alpes #Briançonnais #frontières_sud-alpine #solidarité #fraternité #justice #appel #27_mai_2021 #tribunal_de_Grenoble #Alpes #montagne #délit_de_solidarité #tribunal_de_Gap #22_avril_2021 #Montgenèvre #col_de_l'Echelle

    –—

    ajouté au fil de discussion sur le « #procès des 7 de Briançon » :
    https://seenthis.net/messages/734863

    qui, lui-même, a été ajouté dans la métaliste sur les Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/733721

    ping @karine4 @isskein

    • La solidarité réprimée… jusque dans les Alpes !

      Un membre du comité de Solidarité Tattes s’est rendu récemment à la frontière franco-italienne et nous ramène des informations fraîches sur les actions de solidarité et la répression :

      Une population solidaire face à une frontière militarisée

      Dans les Hautes-Alpes, à la frontière franco-italienne, le printemps 2021 sera marqué par deux procès politiques, criminalisant une fois de plus la solidarité avec les personnes en exil. Ces procès interviennent suite à l’intensification des passages de personnes dans cette zone transfrontalière qui, plus précisément, comprend le Val de Suse côté italien, et le Briançonnais côté français.

      Alors que la France devrait autoriser les personnes en exil se présentant à sa frontière à rallier la prochaine ville où il est possible de déposer une demande d’asile, la PAF (Police aux frontières) refoule systématiquement les personnes migrantes se présentant à la douane du Montgenèvre, située à près de 2’000 mètres d’altitude, et empêche ainsi les migrant.e.s de déposer leur demande d’asile.

      Pire, la PAF se livre à une véritable traque des personnes tentant, malgré le dispositif policier en place qui a été doublé en novembre 2020, de traverser cette frontière montagneuse. Blessing, Nigériane de 20 ans morte le 7 mai 2018 en tentant de traverser la frontière, est décédée alors même qu’elle cherchait à échapper à la police. Tombée dans un ruisseau, son corps avait été repêché 10 jours plus tard en amont d’un barrage.

      Des deux côtés de la frontière, une frange importante de la population s’est mobilisée depuis l’afflux de migrant.e.s dans la région et a fait preuve de solidarité. Que ce soit pour « ouvrir » des refuges destinés à accueillir les personnes en exil le temps qu’elle se préparent ou se remettent de la traversée du col, dénoncer publiquement la violence de cette frontière, effectuer des « maraudes » nocturnes (activité consistant à quadriller la zone frontalière de nuit afin de venir en aide aux migrant.e.s en difficulté).

      Dans la région, la criminalisation des personnes solidaires s’est érigée en norme et la répression se manifeste de façon brutale. Le dernier exemple est l’expulsion du refuge autogéré d’Oulx en Italie le 23 mars dernier. Ce refuge, ouvert depuis 2 ans et demi, accueillait les candidat.e.s au passage de la frontière. Le matin de l’expulsion, plus de 60 personnes se trouvaient à l’intérieur lorsque la police a donné l’assaut, parmi lesquelles des familles avec des enfants en bas âge. Là encore, la répression frappera durement les militant.e.s solidaires. En effet, un procès pour occupation illégale a débuté ironiquement le matin de l’expulsion et concerne 24 personnes inculpé.e.s dans l’« ouverture » du refuge d’Oulx. Au moment de l’expulsion, 13 militant.e.s étaient présent.e.s à l’intérieur et seront également poursuivis.

      La répression coûte cher !

      Du côté français de la frontière, deux personnes seront jugées pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière ». Elles avaient été interpellées fin 2020 alors qu’elles tentaient de porter secours à une famille afghane sur territoire français. Le 27 mai aura lieu le jugement en appel des « 7 de Briançon » (parmi lesquel.le.s deux Genevois), suite à la condamnation qui avait été prononcée à leur égard le 13 décembre 2018. Condamné.e.s en première instance à des peines allant jusqu’à quatre mois de prison ferme et huit mois avec sursis pour avoir participé le 22 avril 2018 à une manifestation antifasciste. Pour rappel, cette manifestation spontanée visait à dénoncer l’action du groupe fasciste Génération Identitaire présent en nombre la veille au col de l’Échelle (Hautes-Alpes) ainsi que la militarisation de la frontière.

      Les collectifs solidaires ont besoin de soutien financier pour faire face aux frais de justice et pour continuer à apporter l’aide d’urgence (nourriture, habits chauds, couvertures) dans les lieux d’accueil. Dans cette optique et afin de soutenir la lutte dans la vallée, une cagnotte a été ouverte :

      https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/appel-a-soutien-3-4-2-de-briancon

      Pour plus d’infos

      https://www.bastamag.net/police-racket-violence-sur-mineur-detournement-de-fonds-publics-refugies-p

      https://www.liberation.fr/france/2019/05/08/sur-les-traces-de-blessing-matthew-migrante-nigeriane-noyee-dans-la-duran

      https://www.liberation.fr/debats/2017/12/14/charles-heller-et-cristina-del-biaggio-en-montagne-comme-en-mer-la-fronti

      https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2021/04/03/hautes-alpes-aide-a-l-entree-de-personnes-irregulieres-deux-proces-deux-

      Reçu via la mailing-list Solidarité Tattes, le 19.04.2021