• « Nos corps ne sont pas vos frontières »
    https://migreurop.org/article3611.html

    Du 3 au 9 août 2026, plusieurs membres du réseau Migreurop se sont rassemblé·es avec plus de 70 organisations au sein du “Village Migration” à Cotonou (Bénin), dans le cadre du Forum Social Mondial 2026. Des riches échanges lors de cette rencontre transnationale est né ce manifeste pour la #Liberté_de_circulation, initié et rédigé par des survivant·es des routes migratoires mortelles et travaillé collectivement. "Parce qu’on ne peut pas vraiment se considérer comme des survivant·es si on (…) #Actions_collectives

    / #Racisme, Liberté de circulation, #Business_migratoire, #Militarisation_des_frontières, #Frontex, #Externalisation, #Union_Européenne, #Union_Africaine

    https://migreurop.org/IMG/pdf/nos_corps_ne_sont_pas_vos_frontie_res_-_le_manifeste_de_cotonou_pour_la_l
    https://migreurop.org/IMG/pdf/our_bodies_are_not_your_borders_-_the_cotonou_manifesto_for_freedom_of_mo

  • « Our Bodies Are Not Your Borders »
    https://migreurop.org/article3612.html

    From August 3 to 9, 2026, several members of the Migreurop network gathered with more than 70 organizations at the “Migration Village” in Cotonou, Benin, as part of the 2026 World Social Forum. This manifesto for #Freedom_of_movement, initiated and drafted by survivors of deadly migration routes and developed collectively, emerged from the rich exchanges that took place during this transnational gathering. "For we cannot fully call ourselves survivors without confronting the very systems (…) #Collective_actions

    / #Racisme, Freedom of movement, #Migration_business, #Militarisation_of_borders, #Frontex, #Externalisation, #Union_Européenne, #Union_Africaine

    https://migreurop.org/IMG/pdf/our_bodies_are_not_your_borders_-_the_cotonou_manifesto_for_freedom_of_mo
    https://migreurop.org/IMG/pdf/nos_corps_ne_sont_pas_vos_frontie_res_-_le_manifeste_de_cotonou_pour_la_l

  • Ceuta : la France va renforcer ses frontières, l’Italie veut suspendre « l’accord de Schengen avec l’Espagne »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/31/ceuta-la-france-va-renforcer-ses-frontieres-l-italie-et-la-finlande-veulent-

    Ceuta : la France va renforcer ses frontières, l’Italie veut suspendre « l’accord de Schengen avec l’Espagne »
    Le Monde
    Emmanuel Macron a demandé au ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, de « renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne », selon son entourage, cité par l’Agence France-Presse, et promis que « la France se t[enait] prête à apporter aux autorités espagnoles tout l’appui nécessaire », en particulier par les services de l’agence européenne chargée du contrôle des frontières, Frontex. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a demandé au Maroc de « repren[dr]e immédiatement les migrants en situation irrégulière » à la suite de l’afflux de dizaines de milliers de personnes du royaume vers l’enclave espagnole de Ceuta. Alors que la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé des images « inacceptables », en Italie, la présidente du conseil, Giorgia Meloni (d’extrême droite), a appelé à « des mesures exceptionnelles (…), comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne ». Le ministre des affaires étrangères espagnol, José Luis Albares, y voit de la démagogie.
    Dans la foulée, la ministre de l’intérieur finlandaise, Mari Rantanen, a soutenu cette proposition. « Les pays qui ne remplissent pas leur obligation de protéger la frontière extérieure ne peuvent pas être membres de Schengen », a-t-elle écrit sur X. Il n’est pas clair si la position de cette membre d’un parti anti-immigration au sein de la coalition au pouvoir est celle du gouvernement. Josep Borrell, ancien chef de la diplomatie européenne, a réagi sur X pour rappeler que « dans la loi européenne aucun pays ne peut unilatéralement suspendre la participation d’un autre » à l’espace Schengen.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#maroc#UE#schengen#frontiere#politiquemigratoire#frontex#migrationirreguliere

  • Afflux de migrants à Ceuta : la droite et l’extrême droite françaises mettent en cause le gouvernement de Pedro Sanchez, la gauche dénonce « des mensonges »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/31/afflux-de-migrants-a-ceuta-la-droite-et-l-extreme-droite-francaises-mettent-

    Afflux de migrants à Ceuta : la droite et l’extrême droite françaises mettent en cause le gouvernement de Pedro Sanchez, la gauche dénonce « des mensonges »
    Par Marie Pouzadoux et Corentin Lesueur
    Il a suffi de quelques heures pour que les images inondent les réseaux sociaux et enflamment la droite et l’extrême droite françaises. Celles de dizaines de milliers de personnes traversant la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta dans la nuit de jeudi 30 à vendredi 31 juillet, après plusieurs jours d’arrivées en continu, ayant causé la mort d’au moins 34 personnes. Vendredi à 17 heures, plus de 37 500 migrants étaient déjà rentrés au Maroc, selon le gouvernement espagnol.
    Face à l’inflammabilité du sujet migratoire et une situation difficilement maîtrisable sur place, le gouvernement français a rapidement réagi vendredi. A l’instar des autres Etats membres de l’Union européenne (UE) redoutant des répercussions politiques et sécuritaires, Emmanuel Macron a déclaré avoir exigé le « renfort des contrôles à la frontière avec l’Espagne », peu après que le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé avoir « donné des instructions » en ce sens « dès [jeudi] soir ».Soucieux de se montrer en alerte sans s’avancer, pour l’heure, sur les causes de ces arrivées massives du Maroc, Emmanuel Macron a affiché la solidarité de la France envers l’Espagne. Se disant prête « à apporter aux autorités espagnoles tout l’appui nécessaire », y compris au travers de l’agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières (Frontex).
    La ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, s’est aventurée plus loin. Interrogée au micro d’Europe 1 en début de matinée, elle a déploré des « autorités qui ne savent pas réguler et qui ont permis à ce flux massif [d’]arriver en Espagne », semblant cibler en creux le Maroc, comme la responsabilité des réseaux de passeurs clandestins. Mais elle a estimé que c’était aussi « la politique qui est menée par le gouvernement espagnol en matière migratoire » qui a conduit à cette situation. Dès vendredi matin, une partie de la droite ne s’est pas embarrassée de précautions pour accuser avec virulence le gouvernement espagnol d’être responsable de cet afflux migratoire, en raison de « ses choix laxistes ».
    Le premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, est devenu à leurs yeux une figure honnie depuis son annonce, en avril, d’un plan de régularisation exceptionnel de 500 000 personnes pour soutenir l’économie du pays. « La décision (…) que j’avais dénoncée crée un formidable appel d’air qui menace de déstabiliser l’Europe entière », a ainsi conspué sur X le candidat à la présidentielle des Républicains (LR) Bruno Retailleau. L’ex-ministre de l’intérieur, qui avait prôné « la mise au ban de l’Espagne » lors de l’annonce de la mesure, a appelé vendredi à un « électrochoc » européen.
    Dès la diffusion des premières images, l’extrême droite française s’est précipitée pour dénoncer une « invasion migratoire », usant de champs lexicaux guerrier ou animalisant, ou de références à la théorie raciste et complotiste du « grand remplacement ». L’eurodéputée Marion Maréchal a décrit des « hordes de jeunes Marocains », à qui le président de Reconquête ! Eric Zemmour, lui, a promis la « remigration, sinon nos peuples seront balayés par ce tsunami ». « Ils seront demain dans nos rues », a pour sa part alerté le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, sur X, déplorant une « submersion sans précédent ». En tant que président du groupe des Patriotes pour l’Europe (PFE), il a réclamé la tenue en urgence d’une session plénière exceptionnelle du Parlement européen.
    Plus que le rétablissement des contrôles à la frontière espagnole déjà annoncés, des responsables politiques de droite et d’extrême droite ont réclamé la suspension des règles de libre circulation dans l’espace Schengen, en soutien à la position de présidente du conseil italien, Giorgia Meloni. Quand bien même ces règles ne s’appliquent pas à l’enclave espagnole située au nord du continent africain.
    Dans un message posté sur X, la candidate du RN à la présidentielle, Marine Le Pen, en a même profité pour rappeler sa promesse de réserver le libre passage des frontières aux seuls citoyens européens. De quoi faire réagir, de l’autre côté du spectre politique, Jean-Luc Mélenchon : « Marine Le Pen voudrait présider une grande puissance européenne, mais ne sait pas que Ceuta (…) est déjà exclue de l’accord Schengen. » Le candidat de La France insoumise a plaidé a contrario pour que le France ne « laiss[e] pas [l’Espagne] seule face à l’épreuve » et « d’éventuelles manipulations », exigeant une « coordination européenne pour de l’aide humanitaire ».
    Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a lui aussi dénoncé « les mensonges », de « la droite et l’extrême droite [qui] se concurrencent chaque jour en matière de désinformation ». Il a témoigné de son soutien « aux autorités espagnoles pour lutter contre ce qui ressemble à s’y méprendre à une opération de déstabilisation de leur territoire », en pleines tensions diplomatiques entre l’Espagne et le Maroc. Au sein du bloc central, Edouard Philippe (Horizons), plus précautionneux dans son discours que Bruno Retailleau, a pressé la convocation d’une réunion en urgence des ministres de l’immigration des Vingt-Sept, tout comme le déploiement des forces de Frontex. Mais il a aussi incité l’UE à faire acte de plus de fermeté dans sa discussion avec les pays africains pour « prot[éger] ses frontières » et a renvoyé la balle à l’Espagne, jugeant qu’il « n’est pas acceptable qu’un pays [membre de l’UE] puisse seul décider de régularisations massives qui créent un appel d’air pour tout le continent ». Son concurrent dans la course à l’Elysée Gabriel Attal a lui aussi évoqué un « drame » qui « déstabilise tout un territoire », encourageant l’UE à « engage[r] un rapport de force inédit vis-à-vis des pays tiers et des réseaux criminels de passeurs qui sont à l’origine des événements ».

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#maroc#ceuta#migrationirreguliere#UE#frontex#frontiere#crise#droit#politiquemigratoire#extremedroite

  • Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72630/plus-de-400-migrants-ont-debarque-en-crete-depuis-lundi

    Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi
    Par La rédaction Publié le : 24/07/2026
    Selon les gardes-côtes helléniques, 419 migrants ont atteint les côtes de l’île de Crète, en Grèce, depuis lundi. Certains ont été interpellés sur les plages et des dizaines d’autres ont été secourus en mer. D’après de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye.
    Depuis le début de la semaine, il n’y a pas eu un jour sans intervention des gardes-côtes. Que ce soit en mer ou sur les plages, les autorités grecques ont intercepté 419 migrants depuis lundi 20 juillet.La dernière intervention en date remonte à ce vendredi 24 juillet, lorsqu’un navire de Frontex a secouru 42 migrants au sud de l’île de Crète, ont indiqué les autorités. Le bateau de l’agence européenne a mené l’opération de sauvetage avec l’aide de trois cargos naviguant dans la zone. La veille, 52 étrangers (49 hommes et 3 mineurs) avaient déjà été secourus par une vedette de la police côtière hellénique et conduits au port d’Agia Galini, et mercredi, 42 autres avaient été pris en charge entre l’Europe et la Libye.
    Mardi, 130 migrants répartis sur trois embarcations ont également été secourus en mer, et les autorités ont également procédé à l’arrestation de 37 exilés ayant réussi à accoster en Crète. Lundi, 118 personnes ont été interpellées après leur débarquement sur cette même île. Selon de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye, moyennant des sommes comprises entre 1 500 et 3 000 dollars pour leur transport vers la Grèce.
    Route de Tobrouk Cette route migratoire s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, plus de 9 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période.
    Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil sur l’île grecque. Le premier sera construit à l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de La Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.
    Ces centres d’accueil ouvrent notamment car le Parlement grec a voté une loi pour la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui est entré en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce texte législatif introduit des mesures strictes visant à réformer les contrôles aux frontières, à accélérer le traitement des demandes d’asile et les expulsions de personnes déboutées. Il va aussi permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé. La Grèce a d’ailleurs réalisé « des progrès significatifs » dans la mise en œuvre du nouveau pacte européen sur la migration et l’asile, a déclaré la Commission européenne mi-juillet. Elle a félicité la Grèce pour l’adoption de la nouvelle législation nationale, la publication de directives opérationnelles, la formation de personnel et les préparatifs dans les premiers centres d’accueil. Le rapport encourage également l’augmentation des capacités d’accueil en Crète et les dispositions prises pour transférer les demandeurs d’asile sur le continent afin de respecter les nouveaux délais fixés par le Pacte

    #Covid-19#migration#migrant#UE#crete#grece#routemigratoire#sante#frontiere#frontex#pacteasilemigration#UEmigrationirreguliere

  • Frontex continue sa mission en Grèce, malgré de graves violations des droits des migrants
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/07/18/frontex-continue-sa-mission-en-grece-malgre-de-graves-violations-des-droits-

    Frontex continue sa mission en Grèce, malgré de graves violations des droits des migrants
    Par Franziska Grillmeier et Ludek Stavinoha
    Quelques heures avant que la pluie ne se mette à tomber, le moteur d’un canot pneumatique transportant 43 personnes, dont plus d’une douzaine d’enfants, est tombé en panne en mai 2025 près de l’île de Samos, en mer Egée. « Oh mon Dieu, aidez-nous, s’il vous plaît – le bateau est rempli d’eau », déclare une personne citée dans un rapport d’incident grave rédigé par le bureau des droits fondamentaux (Fundamental Rights Officer, FRO) de Frontex – l’organisme de contrôle quasi autonome de l’agence européenne des frontières. La scène se poursuit ainsi : « Des hommes masqués sont arrivés en bateau – ils sont là pour nous aider. » Un autre migrant répond, selon le rapport : « Ce n’est pas de l’aide. »
    Un rapport, publié en mars 2026 et obtenu par « Le Monde » grâce à une demande d’accès à l’information, reconstitue en détail un refoulement survenu en mai 2025, près de l’île de Samos, en Grèce.
    Un rapport, publié en mars 2026 et obtenu par « Le Monde » grâce à une demande d’accès à l’information, reconstitue en détail un refoulement survenu en mai 2025, près de l’île de Samos, en Grèce.
    Au lieu d’être secouru, le groupe aurait été embarqué à bord d’un navire des garde-côtes grecs et transporté en mer pendant deux heures par des agents grecs. Certains étaient armés, portaient des cagoules noires et ont ensuite jeté les migrants dans deux radeaux de sauvetage gonflables d’une hauteur de plusieurs mètres, après avoir confisqué leurs effets personnels.« Ils ont commencé à donner des coups de pied à tout le monde, y compris aux femmes et aux personnes âgées, pour les jeter à l’intérieur des embarcations, même un bébé de 2 mois », note le rapport, s’appuyant sur le témoignage d’un migrant. Les radeaux de sauvetage sans moteur ont ensuite été « abandonnés » dans les eaux territoriales turques, avant d’être secourus par les garde-côtes locaux.
    Portée à l’attention du bureau des droits fondamentaux par une ONG à laquelle les migrants avaient envoyé des enregistrements audio et vidéo, l’enquête, qui a duré plusieurs mois, a conclu que « la succession d’événements constitue une expulsion collective interdite ». Egalement qualifiées de « refoulements illégaux », les actions des garde-côtes grecs constituaient « une violation du droit à la vie des 43 migrants ». Le rapport précise, en outre, qu’il ne s’agissait pas d’« un incident isolé ».
    En avril 2025, moins d’un mois avant l’incident survenu près de Samos, le directeur exécutif de Frontex, Hans Leijtens, avait déclaré qu’il devenait de plus en plus « impatient » face au bilan de la Grèce en matière de droits humains. Parmi les pays où Frontex intervient, c’était l’un de ceux qui l’empêchaient de « dormir la nuit », avait-il précisé. Il a reconnu qu’une « nouvelle approche » était nécessaire, dans laquelle Frontex pourrait devoir prendre des mesures « calibrées ». M. Leijtens, ancien commandant de la gendarmerie néerlandaise, a même menacé de suspendre ou de réduire le financement des « actifs cofinancés » – tels que certains navires des garde-côtes grecs – si la Grèce ne prenait pas de mesures concrètes pour respecter les droits des migrants.
    La question de la présence de Frontex en Grèce s’articule depuis longtemps autour d’une disposition-clé du mandat de l’agence, défini par un règlement européen. L’article 46 du règlement européen oblige le directeur de Frontex à retirer son financement, à suspendre ou à mettre fin aux activités, partiellement ou totalement, en cas de violations graves ou susceptibles de persister.
    Après le naufrage de l’Adriana, au large de Pylos, en juin 2023, qui a coûté la vie à plus de 600 personnes, le bureau des droits fondamentaux avait conseillé à M. Leijtens de suspendre ses opérations en Grèce. Il a toutefois préféré s’engager politiquement auprès des autorités grecques, adoptant, sur le papier, une approche dite en « escalier » au titre de cet article, consistant à exercer une pression progressive sur les Etats membres en infraction.
    Tineke Strik, députée européenne néerlandaise des Verts et membre de la commission des libertés civiles, chargée de contrôler Frontex, affirme qu’« il n’y a aucune preuve que la présence de Frontex ait amélioré la situation en Grèce. Au contraire, elle a légitimé les violations des droits qui se poursuivent et a rendu Frontex complice de celles-ci ». Le porte-parole de Frontex, Chris Borowski, a répondu au Monde que « le directeur exécutif suit de près la situation en Grèce et a directement fait part de ses préoccupations en matière de droits fondamentaux aux autorités grecques ».
    Un an après que Hans Leijtens, le directeur exécutif de Frontex, a semblé fixer des limites, le bureau des droits fondamentaux (Fundamental Rights Officer, FRO) de Frontex, dirigée par Jonas Grimheden, a continué à signaler à plusieurs reprises de graves violations des droits humains au conseil d’administration de Frontex – son principal organe décisionnel composé de représentants des Etats membres et de la Commission européenne.
    Dans un rapport de novembre 2025 soumis au conseil d’administration, M. Grimheden a décrit des « schémas récurrents » de refoulements violents « à proximité ou au départ des îles de la mer Egée » ainsi que des abus commis contre des migrants par les garde-frontières grecs.Alors que Frontex négociait les détails de son nouveau plan opérationnel avec la Grèce, M. Grimheden a averti en janvier M. Leijtens et son adjoint, Lars Gerdes, responsable des opérations de Frontex sur le terrain, que le FRO avait toujours du mal à obtenir des enregistrements vidéo auprès des autorités grecques.
    Cette mesure avait été acceptée par la Grèce en 2022 afin d’enregistrer d’éventuels abus à bord des patrouilleurs grecs cofinancés par Frontex. Mais elle n’a jamais été appliquée, même si les caméras avaient été acquises.Dans son courriel, dont Le Monde a obtenu une copie expurgée, M. Grimheden faisait référence à deux rapports sur les incidents graves (SIR) impliquant des navires cofinancés par Frontex. Dans un cas, les autorités grecques ont répondu à une demande d’images en fournissant « une vidéo de 8 secondes montrant une obscurité presque totale ».M. Grimheden a conclu son courriel adressé à la haute direction de Frontex par un constat sans appel : « Nous continuerons d’essayer en 2026, mais nous ne sommes pas optimistes, bien au contraire. »Selon un document interne consulté par Le Monde, M. Grimheden a pris, en mars, une mesure inhabituelle : il a officiellement refusé d’approuver l’opération de Frontex en Grèce pour 2026, demandant à M. Leijtens de subordonner la nouvelle mission à une série de garanties en matière de droits fondamentaux.Sa recommandation faisait référence à un naufrage survenu au large de l’île de Chios le 3 février, qui avait fait 15 morts. Les caméras étaient « éteintes », ont reconnu les autorités grecques. Par ailleurs, des enquêtes indiquent que les garde-côtes grecs auraient pu contribuer au naufrage en « percutant » le bateau de migrants.
    Interrogé sur la question de savoir si la Grèce s’était engagée à faire fonctionner des caméras à bord de tous les navires cofinancés dans le cadre du plan opérationnel pour 2026, un porte-parole de Frontex a répondu : « Les garanties énoncées dans le plan opérationnel constituent une exigence, et non une aspiration, et nous insistons pour qu’elles soient respectées ».Les garde-côtes helléniques ont répondu que l’engagement concernant l’utilisation de caméras « se rapportait à un plan de mise en œuvre spécifique de Frontex, qui a été mené à bien en septembre 2024 ». Pourtant, depuis que Frontex a lancé sa nouvelle opération et alors que Jonas Grimheden, qui dirige le bureau des droits fondamentaux, lui a retiré son soutien, les inquiétudes de ce service interne de l’agence européenne ne se sont pas apaisées. « Nous restons très préoccupés par les refoulements, les expulsions collectives et les passages à tabac, ainsi que par l’absence d’implication de Frontex en mer Egée », a déclaré M. Grimheden, lors de la réunion du conseil d’administration de l’agence en juin, comme il l’a raconté ensuite au Monde.
    Au total, 33 enquêtes officielles sur d’éventuelles violations des droits ont été ouvertes par le bureau des droits fondamentaux entre janvier 2024 et mars 2026 en Grèce – un chiffre supérieur à celui de tous les autres Etats membres. L’équipe de M. Grimheden a recueilli à plusieurs reprises des preuves de refoulements de migrants aux frontières grecques, tant par voie terrestre que maritime, les victimes faisant état de déshabillage, de passages à tabac et d’agressions sexuelles. Le bureau des droits fondamentaux s’est également plaint à plusieurs reprises des entraves de la Grèce à ces enquêtes.
    Interrogé sur la manière dont les autorités grecques avaient réagi aux conclusions et aux allégations du bureau des droits fondamentaux concernant l’implication des garde-côtes grecs dans des violations des droits fondamentaux, un attaché de presse de cette institution a affirmé que celle-ci « examine minutieusement chaque rapport et tous les rapports d’incidents graves émis par le responsable du bureau des droits fondamentaux de Frontex, en fournissant des réponses étayées. En cas de dérogations présumées aux règles de conduite professionnelle, des mécanismes d’enquête interne et de procédure disciplinaire sont mis en œuvre ».L’attaché de presse des garde-côtes a ajouté : « Les pratiques opérationnelles de la garde côtière sont pleinement conformes au cadre juridique national et international applicable, ainsi qu’au devoir moral suprême de protéger la vie humaine en mer. Par conséquent, les gardes-côtes grecs rejettent toute allégation d’activités illégales de quelque nature que ce soit. »
    En avril, cependant, dans son rapport d’incident grave, le bureau des droits fondamentaux a conclu, une nouvelle fois, que les manœuvres effectuées par un navire de cette force maritime grecque avaient « très probablement » mis en danger la vie des migrants à bord d’un canot pneumatique, contribuant ainsi à un naufrage meurtrier survenu près de Lesbos, un an plus tôt. Huit personnes se sont noyées.Avec 518 agents, interprètes et autres membres du personnel déployés en Grèce, ainsi que cinq avions, 11 navires, 170 véhicules et d’autres équipements techniques tels que des détecteurs de CO₂ et des caméras thermiques, Frontex semble avoir fait le choix de préserver sa coopération avec les autorités grecques. En avril, l’agence a ainsi célébré le lancement d’un nouveau navire sur l’île de Limnos, dont l’équipage est composé d’agents du corps permanent de Frontex et commandé par un officier de la garde côtière grecque. « Un équipage. Une mission », pouvait-on lire dans la publication sur les réseaux sociaux. Selon le service de presse de Frontex, trois navires cofinancés ont au total récemment été déployés en mer Egée.
    L’eurodéputée Tineke Strik, qui s’est récemment rendue en Grèce pour observer ces opérations, affirme que « les autorités grecques se sentent totalement en sécurité et ne mettent pas en œuvre les recommandations, car je pense qu’elles sont tout à fait convaincues que Frontex restera ». Officiellement, Frontex justifie son refus de se retirer de Grèce en affirmant qu’en cas de départ, la situation des droits humains ne ferait que s’aggraver, tandis que ses agents ne pourraient plus sauver des vies dans le cadre d’opérations de recherche et de sauvetage, notamment au sud de la Crète, qui est désormais la route la plus empruntée par les personnes fuyant vers la Grèce.
    Un autre événement majeur, qui a éprouvé la détermination de Frontex à poursuivre ses opérations en Grèce, s’est produit mi-juillet 2025, lorsque le gouvernement du pays a suspendu pendant trois mois le droit d’asile de toutes les personnes arrivant par bateau en provenance d’Afrique du Nord, s’attirant une large condamnation par les organisations de défense des droits humains. M. Grimheden a alors publié un avis appelant à la suspension immédiate des activités d’interrogatoire et de filtrage menées par Frontex en Grèce, alarmé par la perspective que des agents de Frontex puissent être impliqués dans des pratiques illégales. Mais M. Leijtens est resté sceptique et a rejeté son appel.Pour Tineke Strik, les conditions évoquées dans l’article 46 sont atteintes depuis longtemps : « Frontex devrait se retirer de Grèce. Si vous lisez [cet] article, le seuil n’est pas très élevé et vous constatez que ces refoulements et autres violations constituent un problème persistant depuis plus de dix ans. » Répondant au Monde, le porte-parole de Frontex a déclaré que « M. Leijtens estime qu’une présence continue, accompagnée d’un renforcement de la surveillance et des rapports, protège plus efficacement les personnes à la frontière qu’un retrait, qui nous priverait de notre capacité à observer et à signaler les faits au moment même où cela compte le plus ».
    Pendant longtemps, Frontex, accusée d’être complice des refoulements grecs, a soutenu qu’elle se contentait d’apporter un soutien technique, tandis que la responsabilité d’éventuelles violations des droits incombait exclusivement aux Etats membres concernés.Cependant, deux arrêts rendus par la Cour de justice de l’Union européenne en décembre 2025 ont remis en cause cette logique. Dans une affaire déclenchée par une famille syrienne expulsée par Frontex de Grèce vers la Turquie, la Cour a estimé que Frontex ne pouvait échapper à sa responsabilité en cas de violations des droits commises lors d’opérations conjointes. Melanie Fink, professeure associée de droit européen à l’université de Leyde (Pays-Bas), estime qu’il s’agit là d’un « moment important, car la Cour a estimé que Frontex avait ses propres obligations de veiller à la légalité de ses opérations ».Un autre arrêt, portant également sur des violations présumées des droits en Grèce, a établi que les migrants victimes d’un potentiel refoulement n’ont plus besoin de fournir de preuves concluantes, ce qui est souvent impossible lorsque, par exemple, un téléphone est confisqué par les gardes-frontières. Il leur suffit désormais de présenter des accusations plausibles.La décision finale du Tribunal de l’Union européenne, à qui le dossier a été renvoyé, est toujours attendue. Mais l’arrêt rendu en décembre 2025, qui a abaissé le seuil de la preuve, est considéré par les experts juridiques comme susceptible d’ouvrir la voie à davantage de migrants pour intenter des actions en justice contre Frontex, pour son implication dans des refoulements.
    Cette annonce survient alors que les compétences et les moyens de l’agence sont appelés à augmenter. L’été 2025, la Commission européenne a proposé de doubler le budget de l’agence, dont le siège est à Varsovie, pour le porter à 11,9 milliards d’euros entre 2028 et 2034, tandis que le corps permanent de Frontex devrait atteindre 10 000 membres d’ici à 2027, l’objectif étant de tripler cet effectif.
    Lorsque Hans Leijtens a succédé à Fabrice Leggeri à la tête de Frontex en mars 2023, nombreux étaient ceux qui espéraient qu’il s’attaquerait à l’héritage de son prédécesseur. M. Leggeri, aujourd’hui député européen d’extrême droite faisant l’objet d’une enquête pour crimes contre l’humanité, a démissionné après qu’une enquête antifraude de l’UE a révélé que Frontex avait dissimulé des preuves de refoulements illégaux en Grèce.Les refoulements en Grèce sont devenus un sujet central pour le Comité de conformité aux droits fondamentaux de Frontex, créé début 2025. Présidé par le directeur adjoint de Frontex, M. Gerdes, ce comité conseille M. Leijtens sur les mesures à prendre face aux violations persistantes des droits humains dans le cadre des opérations de Frontex.
    Dans une note datée de janvier 2026, Grimheden a souligné la létalité croissante des tactiques de refoulement grecques, notamment les « percutages », les « tirs » et les « remorquages », cette dernière technique ayant également été utilisée lors du naufrage de Pylos en 2023. Trois des incidents mentionnés dans la note de M. Grimheden ont entraîné la mort de six personnes, dont un migrant « tué par balle près de Symi lors d’une poursuite » menée par un bateau grec en août 2024.Pourtant, les détails des délibérations du groupe d’experts restent flous. Frontex refuse de divulguer les procès-verbaux du groupe d’experts en réponse à une demande d’accès à l’information du Monde, arguant que cela porterait atteinte à la « sécurité publique », mettrait en péril la « coopération opérationnelle » avec les Etats membres et conduirait à une « autocensure ». Le Médiateur européen enquête actuellement sur la décision de Frontex. Franziska Grillmeier et Ludek Stavinoha

    #Covid-19#migrant#migration#UE#frontex#droit#sante#frontiere#politiquemigratoire#grece#refoulement

  • Acceleration and Intensification of Repressive Migration Reforms: A Timeline of European Migration Legislation (2023–2026)
    https://migreurop.org/article3598.html

    As part of her volunteering with Migreurop and EuroMed Rights in Brussels (November 2025–May 2026), Jeanne Olivet closely followed the negotiations surrounding the European Union’s migration reforms. Through this timeline, she highlights the accelerating pace and increasing brutality of EU migration policies. She also provides an analysis of the dynamics within the European institutions that are driving the adoption of ever more repressive migration measures. Last update : 06/25/2026. To (…) #Volunteers'_works

    / #Union_Européenne, #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l'asile, #règlement_retour, Migration policies , #Frontex

    #Migration_policies_
    https://migreurop.org/IMG/html/frise_legislative_migration_ue_v21_12_.html

  • Accélération et brutalisation des réformes migratoires : une chronologie des législations européennes (2023-2026)
    https://migreurop.org/article3594.html

    Dans le cadre de son volontariat avec Migreurop et Euromed Droits à Bruxelles (novembre 2025-mai 2026), Jeanne Olivet a suivi les négociations des réformes migratoires européennes. Par cette frise chronologique, elle donne à voir l’accélération et la brutalisation des #Politiques_migratoires de l’UE. Elle propose également une analyse des dynamiques à l’œuvre au sein des institutions européennes qui poussent vers des mesures de plus en plus répressives. Dernière mise à jour : 25/06/2026. (…) #Travaux_des_volontaires

    / #Union_Européenne, #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l'asile, #règlement_retour, Politiques migratoires, #Frontex

    https://migreurop.org/IMG/html/frise_legislative_migration_ue_v21_12_.html

  • EU Updates - March/May 2026
    https://migreurop.org/article3597.html

    As part of her volunteering mission with Migreurop in partnership with Euromed Rights in Brussels (2025-2026), Jeanne Olivet publishes a trimonthly column in which she summarises the latest news on European migration policies. Here are the EU updates for the period from March to May 2026. Toward the imminent adoption of the “return” regulation On March 26, 2026, the European Parliament confirmed in plenary session the negotiating mandate on the reform of the 2008 “Return” Directive (…) #Volunteers'_works

    / #Union_Européenne, #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l'asile, #règlement_retour, #Forced_returns, #Hotspot, #Frontex, #Externalisation, #Detention, #Asile

    https://eclj.org/asylum/echr/lexpulsion-des-etrangers-delinquants-et-criminels-a-lepreuve-de-la-jurispruden
    https://www.coe.int/fr/web/portal/-/migration-challenges-council-of-europe-ministers-call-for-political-declaration
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69643 denmark-wants-to-speed-up-the-deportation-of-foreigners-convicted-by-the-courts
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202401356
    https://home-affairs.ec.europa.eu/document/download/8a0aa873-859c -48b4-9f14-29674238393a_en ?filename=Communication_State%20of%20play%20on%20the%20implementation%20of%20the%20Pact%20on%20Migration%20and%20Asylum.pdf
    https://www.interior.gob.es/opencms/ca/servicios-al-ciudadano/pacto-europeo-de-migracion-y-asilo
    https://www.eldiario.es/canariasahora/sociedad/canarias-reclama-pacto-europeo-migracion-asilo-no-convierta-islas-gran-cent
    https://www3.gobiernodecanarias.org/noticias/canarias-alerta-a-bruselas-de-que-continua-sin-recibir-ning
    https://euobserver.com/213825/meps-vote-to-slap-tariffs-on-countries-that-refuse-to-take-back-migrants
    https://www.eunews.it/en/2026/04/29 eu-trade-reform-generalised-system-of-preferences-approved-but-clashes-erupt-over-repatriation-and-rice/
    https://commission.europa.eu/strategy-and-policy/eu-budget/long-term-eu-budget/eu-budget-2028-2034_en
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_26_218
    https://emnbelgium.be/fr/nouvelles/lue-alloue-81-milliards-deuros-pour-la-migration-la-gestion-des-frontiere

  • #Press_review April 2026
    https://migreurop.org/article3589.html

    Tunisia Business News, Taking the streets to break the silence: citizen mobilisation against racism in Tunis, 11 April 2026 Following a citizens’ petition launched on 7 April and shared on social media, a solidarity march against racism took place in Tunis on Saturday 11 April. Slogans were chanted to denounce racist online discourse, discriminatory remarks by certain Tunisian MPs, and the crackdown on migrants and human rights defenders in #Tunisia. Racism against migrants from (…) Press review

    / #Afghanistan, Tunisia, #Belgium, #Algeria, #Greece, #Italy, #Albania, #Pays-Bas, #Pologne, #Royaume-Uni, #France, #Union_Européenne, #Asile, #Detention, #Externalisation, #Frontex, #Militarisation_of_borders, #Pays_sûrs, Migration policies , #Racisme, #règlement_retour, #Forced_returns, (…)

    #Migration_policies_ #Revolts_and_mobilisations #Monitoring_and_control_
    https://businessnews.com.tn/2026/04/11/la-rue-pour-briser-le-silence-mobilisation-citoyenne-contre-le-racisme-a-tunis/1396088/#https://businessnews.com.tn/2026/04/11/la-rue-pour-briser-le-silence-mobilisation-citoyenne-contre-le-racisme-a-tunis/1396088
    https://tunisiansolidarity.org/en/racisme/#https://tunisiansolidarity.org/en/racisme/#
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/pt/ip_23_3887#https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/pt/ip_23_3887
    https://www.lebrief.ma/tribunal-permanent-des-peuples-les-etats-du-maghreb-et-lunion-europeenne-responsables-de-violations-systematiques-des-droits-des-migrants-100147142/#https://www.lebrief.ma/tribunal-permanent-des-peuples-les-etats-du-maghreb-et-lunion-europeenne-res
    https://permanentpeoplestribunal.org/wp-content/uploads/2025/11/TPP_Migrazione_Maghreb_Sentenza_FR_30-marzo-2026.pdf#https://permanentpeoplestribunal.org/wp-content/uploads/2025/11/TPP_Migrazione_Maghreb_Sentenza_FR_30-marzo-2026.pdf
    https://www.rtl.be/actu/belgique/politique/il-ne-peut-plus-sagir-dun-sujet-tabou-le-gouvernement-donne-son-feu-vert-une/2026-04-03/article/784710#https://www.rtl.be/actu/belgique/politique/il-ne-peut-plus-sagir-dun-sujet-tabou-le-gouvernement-donne-son-feu-vert-une/2026-04-03/article/784710
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70707/la-belgique-conclut-un-accord-avec-lalgerie-pour-accelerer-les-expulsions-dalgeriens-en-situation-irreguliere#https://www.infomigrants.net/fr/post/70707/la-belgique-conclut-un-accord-avec-lalgerie-pour-accelerer-les-expulsi
    https://www.bbc.com/news/articles/c86vpq42dl0o#https://www.bbc.com/news/articles/c86vpq42dl0o
    https://www.ilpost.it/2026/04/23/cosa-sono-rimpatri-volontari-assistiti-patrocinio-gratuito-migranti-decreto-s
    https://www.ilpost.it/2026/04/24/governo-decreto-sicurezza-modifica-incentivi-rimpatri/#https://www.ilpost.it/2026/04/24/governo-decreto-sicurezza-modifica-incentivi-rimpatri
    https://www.politico.eu/article/italy-migrant-detention-hubs-albania-not-against-eu-law-says-top-eu-court-adviser/#https://www.politico.eu/article/italy-migrant-detention-hubs-albania-not-against-eu-law-says-top-eu-court-a
    https://www.dutchnews.nl/2026/04/senate-rejects-law-to-criminalise-living-in-nl-without-papers/#https://www.dutchnews.nl/2026/04/senate-rejects-law-to-criminalise-living-in-nl-without-papers
    https://www.infomigrants.net/fr/post/61881/les-paysbas-adoptent-le-double-statut-pour-les-demandeurs-dasile#https://www.infomigrants.net/fr/post/61881/les-paysbas-adoptent-le-double-statut-pour-les-demandeurs-dasile
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70764/baisse-des-passages-a-la-frontiere-entre-pologne-et-bielorussie--les-itineraires-dangereux-seront-plus-frequentes#https://www.infomigrants.net/fr/post/70764/baisse-des-passages-a-la-frontiere-entre-pologne-et-bielorussie--les-i
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/23/nouvel-accord-franco-britannique-pour-endiguer-les-traversees-de-migrants-en-manche_6682464_3210.html?search-type=classic&ise_click_rank=2#https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/23/nouvel-accord-franco-britannique-pour-endiguer-les-traversees-de-migrants-en
    https://www.gisti.org/IMG/pdf/accord_france-royaumeuni_2018.pdf#https://www.gisti.org/IMG/pdf/accord_france-royaumeuni_2018.pdf
    https://euractiv.fr/news/exclusif-bruxelles-devrait-accueillir-les-talibans-pour-des-discussions-sur-les-expulsions-dafghans/#https://euractiv.fr/news/exclusif-bruxelles-devrait-accueillir-les-talibans-pour-des-discussions-sur
    https://www.myria.be/fr/publications/loi-sur-les-visites-domiciliaires-des-conditions-vagues-et-peu-de-garanties#https://www.myria.be/fr/publications/loi-sur-les-visites-domiciliaires-des-conditions-vagues-et-peu-de-garanties
    https://www.cire.be/ceci-nest-pas-une-fiction/#https://www.cire.be/ceci-nest-pas-une-fiction
    https://www.amnesty.fr/wp-content/uploads/2025/06/aA83DvIqRLdaBqIx_RapportAnnuelAI2024-2025.pdf#https://www.amnesty.fr/wp-content/uploads/2025/06/aA83DvIqRLdaBqIx_RapportAnnuelAI2024-2025.pdf
    https://www.lighthousereports.com/investigation/we-were-slaves/#https://www.lighthousereports.com/investigation/we-were-slaves
    https://www.hrw.org/report/2022/04/07/their-faces-were-covered/greeces-use-migrants-police-auxiliaries-pushbacks#https://www.hrw.org/report/2022/04/07/their-faces-were-covered/greeces-use-migrants-police-auxiliaries-pushbacks
    https://www.associazionemagistrati.it/doc/5077/sicurezza-sconcerto-per-attacco-a-diritto-di-difesa.htm#https://www.associazionemagistrati.it/doc/5077/sicurezza-sconcerto-per-attacco-a-diritto-di-difesa.htm
    https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/italy-albania-agreement-adds-to-worrying-european-trend-towards-externalising-asylum-procedures#https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/italy-albania-agreement-adds-to-worrying-european-trend-towards-externalising-a
    https://stopdeasielwetten.nl/actueel/nieuws/strafbaarstelling-van-tafel#https://stopdeasielwetten.nl/actueel/nieuws/strafbaarstelling-van-tafel
    https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/glosom/GLOSOM_2018_web_small.pdf#https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/glosom/GLOSOM_2018_web_small.pdf
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70665/traversees-de-la-manche--londres-et-paris-prolongent-de-deux-mois-seulement-leur-accord-pour-securiser-la-frontiere#https://www.infomigrants.net/fr/post/70665/traversees-de-la-manche--londres-et-paris-prolongent-de-deux-mois-seul
    https://www.theguardian.com/uk-news/2024/mar/23/uk-funding-french-migrants-small-boat-border-forces#https://www.theguardian.com/uk-news/2024/mar/23/uk-funding-french-migrants-small-boat-border-forces
    https://www.humansforrights.org/state-violence#https://www.humansforrights.org/state-violence
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70616/le-renforcement-des-controles-policiers-rend-la-traversee-de-la-manche-plus-mortelle-selon-des-chercheurs#https://www.infomigrants.net/fr/post/70616/le-renforcement-des-controles-policiers-rend-la-traversee-de-la-manche
    https://euractiv.fr/news/migrations-la-commission-europeenne-annonce-que-des-discussions-avec-les-talibans-sur-les-retours-sont-en-cours/#https://euractiv.fr/news/migrations-la-commission-europeenne-annonce-que-des-discussions-avec-les-ta
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70091/lallemagne-expulse-20-criminels-afghans-vers-kaboul#https://www.infomigrants.net/fr/post/70091/lallemagne-expulse-20-criminels-afghans-vers-kaboul
    https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/afghanistan-eu-response/#https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/afghanistan-eu-response

  • Il caso Leggeri e l’impunità di #Frontex

    Il 2026 è l’anno in cui il mandato dell’agenzia sarà rivisto

    L’indagine su Fabrice Leggeri apre per la prima volta uno spiraglio su un’agenzia che ha fatto dei respingimenti la propria politica. Nel frattempo, però, l’Europa si prepara a darle ancora più poteri.

    Fabrice Leggeri, ex direttore esecutivo di Frontex, è indagato in Francia per complicità in crimini contro l’umanità e tortura. Il 18 marzo, la Corte d’Appello di Parigi ha aperto formalmente l’inchiesta, accogliendo una denuncia presentata due anni prima dalla Ligue des droits de l’homme (LDH) e Utopia 56. Le due organizzazioni lo accusano di aver facilitato, attraverso i suoi agenti, l’intercettazione di imbarcazioni di migranti da parte delle autorità libiche e greche, costruendo una politica volta a ostacolare l’ingresso delle persone migranti in Europa a qualunque prezzo, compreso quello in vite umane.

    Si tratta di un avvenimento inedito: per la prima volta, la giustizia francese esaminerà l’eventuale responsabilità penale di un ex vertice di Frontex in relazione alla strage che ha causato e continua a causare migliaia di morti nel Mediterraneo. Il suo percorso professionale dice molto del clima politico in cui questa storia si inserisce: dopo essersi dimesso dalla direzione dell’agenzia nell’aprile 2022, sotto la pressione di un’indagine interna dell’Agenzia europea antifrode, Leggeri non si è ritirato dalla scena pubblica. Nel giugno 2024 è stato eletto al Parlamento europeo con il Rassemblement National, partito di estrema destra. Leggeri rimane dunque attivo nello spazio politico europeo, contribuendo ancora alla definizione di politiche migratorie restrittive.
    Vent’anni di espansione

    Frontex nasce nel 2004 con un mandato chiaro: aiutare gli stati membri a sorvegliare le frontiere esterne dello spazio Schengen. Attraverso revisioni del mandato, l’agenzia ha progressivamente ampliato il proprio ruolo. La svolta arriva nel 2019: da allora Frontex può operare anche fuori dai confini dell’Unione, in cooperazione con le autorità di paesi terzi, e dispone di un corpo permanente di agenti armati – il cosiddetto Standing Corps – destinato a raggiungere i 10.000 effettivi entro il 2027. A questa espansione corrisponde una crescita vertiginosa delle risorse. Nel 2025 la Commissione europea ha assegnato a Frontex 1,1 miliardi di euro: dieci volte il budget dell’Agenzia europea per l’ambiente. Di questi, 133 milioni sono destinati ai rimpatri e appena 2,5 milioni alle attività relative ai diritti umani, una proporzione che parla da sola.

    I numeri sui rimpatri completano il quadro: nel 2019 Frontex aveva contribuito al trasferimento “volontario” di 155 persone, mentre nel 2024 di 35.637. Questa crescita del 2.181% riflette l’immagine di un’istituzione che ha moltiplicato le proprie competenze e risorse a una velocità che non ha trovato un corrispettivo nei meccanismi di controllo e responsabilità.
    L’agenzia che respinge i diritti

    Gli scandali e le controversie di cui Frontex è protagonista sono soprattutto legati ai pushbacks, i respingimenti, ovvero misure statali volte a costringere rifugiati e migranti ad abbandonare il proprio territorio, negando loro l’accesso alla protezione internazionale.

    Cosa significhi un respingimento nella realtà, lo racconta la storia del palestinese Amjad Naim. Il 13 maggio 2020, Naim era a pochi metri dall’isola di Samos (Grecia) insieme ad altri 30 migranti, quando un elicottero sorvolò l’area. Poco dopo si avvicinò una nave con bandiera greca: uomini con il volto coperto spararono in acqua e distrussero il motore della loro imbarcazione, costringendo il gruppo a salire su due gommoni di salvataggio senza motore. La Guardia costiera greca li trainò fino al confine turco, con l’acqua che filtrava a bordo, poi sganciò la corda lasciandoli soli in mare. Solo ore dopo la Guardia costiera turca li soccorse. Questo è solo uno dei tanti casi che mostrano la collaborazione di Frontex in una pratica contraria al diritto internazionale.

    Nel 2021 Frontex era stata accusata di partecipare a respingimenti anche lungo la rotta balcanica. Diversi migranti hanno dichiarato di aver riconosciuto gli agenti di Frontex grazie alle fasce sul braccio, con le stelle simbolo dell’Unione Europea. Lo stesso accade nel Mediterraneo centrale: secondo Liminal, tra il 2019 e il 2023, Frontex ha collaborato al respingimento verso Libia e Tunisia di almeno 27.288 persone.

    Nel 2022, un gruppo di giornali europei ha pubblicato un’inchiesta che documentava il coinvolgimento di Frontex nel respingimento di circa un migliaio di persone tra Grecia e Turchia tra marzo 2020 e settembre 2021, un dato quasi certamente sottostimato. Questi episodi erano registrati nel database dell’agenzia con la formula “prevenzione della partenza”, ma due funzionari di Frontex e un membro della Guardia costiera greca hanno confermato che dietro quella denominazione si celavano respingimenti illegali. Frontex, così come Leggeri, ha sempre smentito le accuse, senza però fornire spiegazioni convincenti, alimentando l’immagine di un organismo caratterizzato dalla scarsa trasparenza.

    È in questo contesto che Leggeri lascia l’agenzia nell’aprile 2022, dopo sette anni di mandato. Le sue dimissioni vengono presentate lo stesso giorno in cui il consiglio di amministrazione di Frontex avrebbe dovuto discutere una serie di azioni disciplinari, in seguito a un rapporto dell’Agenzia europea antifrode. Questo documentava le responsabilità di Leggeri e di altri vertici in una serie di respingimenti avvenuti in Grecia, individuando comportamenti irregolari nella gestione dei flussi verso l’Europa. La sua linea difensiva, anche in quell’occasione, fu quella della negazione.
    Dopo Leggeri, la stessa rotta

    Dal dicembre 2022 Hans Leijtens prende la guida di Frontex. Nonostante il cambio ai vertici, la linea dell’agenzia rimane immutata. Interrogato sui rapporti con la Guardia costiera libica, Leijtens ha dichiarato: “Non voglio che le persone vengano riportate in Libia ma è l’unico modo in cui possiamo agire”. Una frase che dice molto: l’agenzia riconosce implicitamente cosa accade a chi viene riconsegnato ai libici, ma presenta questa scelta come inevitabile, ignorando gli obblighi che vietano espulsioni verso paesi in cui la vita delle persone è a rischio.

    Anche gli scandali continuano a emergere. Nel luglio 2025 diversi media europei pubblicano una nuova inchiesta che rivela come tra il 2016 e il 2023 Frontex abbia trasmesso illegalmente i dati di oltre 13.000 persone all’Europol, che li consegnava a sua volta alle forze di polizia nazionali. Le informazioni erano state raccolte interrogando i migranti appena arrivati in Europa, in contesti di forte vulnerabilità e senza adeguate tutele giuridiche. Ogni nome citato veniva automaticamente registrato nel database dell’agenzia come persona potenzialmente coinvolta nel traffico di esseri umani. Nella lista figurava persino Helena Maleno, attivista spagnola per i diritti dei migranti, accusata di tratta di esseri umani e favoreggiamento all’immigrazione clandestina e poi assolta. Il Garante europeo della protezione dei dati ha dichiarato la pratica illegale, costringendo Frontex a modificare i propri protocolli.
    La riforma del 2026

    Il 2026 è l’anno in cui il mandato di Frontex sarà rivisto. La Commissione europea ha avviato la procedura nell’estate del 2025 e nei prossimi mesi dovrebbe presentare la proposta al Parlamento e al Consiglio. Il quadro che emerge dai documenti già trapelati e dalle linee guida politiche della Commissione è quello di un’agenzia destinata a essere ulteriormente potenziata: lo Standing Corps dovrebbe crescere da 10.000 a 30.000 effettivi, l’agenzia riceverebbe tecnologie più avanzate per la sorveglianza e un ruolo più esteso nelle deportazioni, inclusa la gestione dei cosiddetti “return hubs”, ovvero centri di detenzione e rimpatrio in paesi terzi.

    È in questo scenario che si inserisce l’indagine su Leggeri. Valutare la responsabilità penale di un ex vertice dell’agenzia è una novità significativa, in un sistema che ha storicamente operato nell’impunità. Ma Leggeri oggi siede al Parlamento Europeo e l’agenzia che ha guidato per sette anni si appresta a ricevere nuovi poteri e nuove risorse. Le morti nel Mediterraneo continuano, così come i respingimenti e la retorica istituzionale che li nasconde o li giustifica. Il caso giudiziario aperto a Parigi pone una domanda precisa: chi risponde delle politiche che hanno contribuito alla morte di oltre 34.000 persone nel Mediterraneo?

    1. Eva Castelletti lavora come Policy and Advocacy Assistant su tematiche migratorie e di politica sociale. È autrice del libro C’è di mezzo il mare (Temperatura Edizioni, 2025: https://www.temperaturaedizioni.com/2025/10/ce-di-mezzo-il-mare-di-eva-castelletti.html), che affronta la cooperazione tra Italia e Libia nel Mediterraneo e le violazioni dei diritti delle persone migranti. Con questa pubblicazione supporta attivamente l’organizzazione Refugees in Libya.

    https://www.meltingpot.org/2026/05/il-caso-leggeri-e-limpunita-di-frontex
    #impunité #Fabrice_Leggeri #réforme #2026 #crimes_contre_l'humanité #procès #justice #responsabilité_pénale #responsabilité #extrême_droite #refoulements #push-backs #Hans_Leijtens #Libye #Europol #Helena_Maleno #Standing_Corps #budget #return_hubs

  • The EU donated equipment to the BiH Border Police to combat migrant smuggling, here’s what it includes

    The European Union, Germany, Italy and the Netherlands delivered specialized equipment to the Border Police of Bosnia and Herzegovina with the aim of strengthening the operational readiness of officers and improving border management capacity.

    The handover included a package of equipment with specialized magnifiers for viewing documents, heartbeat detectors for finding people in hidden compartments of trucks and other vehicles, in situations that often involve inhumane conditions and life-threatening risks, and a patrol boat for responding to river incidents, including search and rescue operations.

    This handover is part of a wider package of assistance for capacity building that combines specialized equipment and training, with a total investment of around 200,000 euros, under the EU4FAST project.

    “Efficient border management today requires modern technology, skilled personnel and strong institutions, and this support is designed to support all three aspects. This handover is an example of the practical and concrete support that the European Union, together with its member states, acting as ‘Team Europe’, provides in Bosnia and Herzegovina in facing the challenges of migrant smuggling, human trafficking and border management as a whole. Strengthening the capacity of the Border Police also directly helps Bosnia and Herzegovina in harmonizing with EU standards, especially within the framework of the chapter 23 and 24 of the EU accession process,” said Ambassador Luigi Soreca, Head of the EU Delegation and EU Special Representative in Bosnia and Herzegovina.

    He added that the EU remains committed to supporting Bosnia and Herzegovina on its European path, through reforms that strengthen security, the rule of law and regional cooperation.

    He also pointed out that it is important for Bosnia and Herzegovina to update its plans for unforeseen situations and be prepared in case of an increased influx of irregular migrants.

    Director of the BiH Border Police, Mirko Kuprešaković, emphasized the importance of the donated boat for the work of officers in the field.

    “Modern equipment enables a faster, more efficient and safer reaction of our officers to all the challenges they continuously face in their daily work. This support comes at the right moment, when security challenges are more and more complex, and the need for modernization and strengthening of institutions’ capacities is more and more pronounced. I want to express my sincere gratitude to the European Union, the embassies of the Slovak Republic of Germany, Italy, France and the Netherlands, as well as to all the partners who participated in the implementation of the EU4FAST project,” said Kuprešaković.

    He particularly emphasized Frontex’s significant support to the BiH Border Police, which contributes to strengthening operational capacities and work efficiency.

    German Ambassador to BiH Alfred Grannas said that Germany is proud to contribute to this joint effort, combining national expertise with European resources to achieve concrete and sustainable results within the Team Europe approach.

    “The engagement of GIZ and the German Federal Police particularly reflects Germany’s commitment to sharing practical experience and operational knowledge with partner countries from the Western Balkans region, especially Bosnia and Herzegovina. Last week we had a good example of what this means in practice: experts from the German Federal Police conducted specialized training for Border Police officers in BiH. The main focus was on document review and the use of heart rate detectors, directly linking the equipment to operational skills. Next week, the second training will be repeated for group of interns and I am delighted that we have established this practical and successful collaboration”, said Grannas.

    Oliver Janser, project manager of EU4FAST, said that today’s handover is not just a delivery of equipment.

    “It reflects a sustainable partnership built over years of cooperation, trust and shared responsibility. What we are witnessing today is the result of continuous joint efforts to strengthen capacity and respond to changing challenges at the border. Our cooperation is strategic and forward-looking. We build on what works, learn from experience and invest where it makes a real difference. Each contribution is designed to strengthen previous efforts, ensuring continuity, coherence and measurable results,” said Janser.

    Support is provided within the framework of the EU4FAST project, a regional initiative that supports the fight against human trafficking and migrant smuggling across the Western Balkans worth more than 50 million euros.

    The project is financed by the European Union, the Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ) of Germany, the Ministry of the Interior of Italy and the Ministry of Foreign Affairs of the Netherlands. It is implemented by a consortium of implementation partners, led by GIZ, he writes Klix.

    https://bosniatoday.ba/the-eu-donated-equipment-to-the-bih-border-police-to-combat-migrant-smug
    #externalisation #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #Bosnie-Herzégovine #EU #Allemagne #Italie #Pays-Bas #équipement #militarisation_des_frontières #EU4FAST #border_management #technologie #Team_Europe #France #Slovaquie #Frontex #GIZ #développement #GTZ #Balkans #route_des_Balkans #Oliver_Janser

  • A #Mayotte, des interventions toujours dangereuses pour intercepter les #kwassa-kwassa des #migrants #comoriens
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/28/a-mayotte-des-interventions-toujours-dangereuses-pour-intercepter-les-kwassa

    C’est une vidéo inédite. Elle jette une lumière crue sur les techniques dangereuses employées à Mayotte par la police aux frontières pour intercepter les kwassa-kwassa, ces embarcations qui transportent vers le département français des migrants comoriens. Le document de trente secondes, obtenu par Le Monde, son partenaire Lighthouse Reports, média d’investigation à but non lucratif, le magazine allemand Der Spiegel et le média en ligne Komune, montre une collision survenue le 20 février entre le Titan, une vedette d’interception rapide de la police, et un kwassa-kwassa de 7 mètres de long. A son bord, 20 personnes, parmi lesquelles sept femmes et trois enfants âgés de 2, 4 et 6 ans. Ils ont frôlé la mort.

    Il est minuit quand leur bateau, parti d’Anjouan, s’approche de Mayotte à une vitesse de plus de 20 nœuds (environ 35 kilomètres par heure). Repéré par les radars qui sont positionnés tout autour de l’archipel français, le kwassa-kwassa, dont le franc-bord est de 10 centimètres à peine, est pris en chasse par la vedette Titan, un semi-rigide d’une dizaine de mètres affecté à la lutte contre l’immigration irrégulière.

    Cette poursuite ne dure pas. Les deux bateaux sont bord à bord quand la proue du kwassa-kwassa glisse sous le boudin de l’intercepteur. La barque s’emplit d’eau et l’ensemble de ses passagers tombent à la mer. Les policiers se portent à leur secours.

    Quelques jours après, le 24 février, la police nationale de Mayotte se réjouit de la condamnation à trois ans de prison ferme des deux pilotes du kwassa-kwassa, en comparution immédiate. Ceux-ci ont fait appel. Selon le post mis en ligne sur les réseaux sociaux, les pilotes « ont volontairement percuté l’intercepteur de la police nationale, provoquant le naufrage de leur kwassa ». Une version remise en cause par la vidéo des faits, réalisée par un des policiers à bord.

    Dangerosité connue
    On y voit notamment le Titan se rapprocher jusqu’à être « à couple » avec le kwassa-kwassa. Au bout d’une dizaine de secondes, un passager jette ce qui semble être une pierre en direction des policiers puis un des fonctionnaires utilise une gaffe – une perche munie d’un croc – pour tenter de retirer la durite d’alimentation en carburant d’un des deux moteurs de l’embarcation. Sans succès. Au même moment, l’un des pilotes du kwassa-kwassa lâche la barre. La barque s’immobilise subitement et plonge sous le Titan. Un policier éclaire la scène avec sa lampe torche. Les passagers sont déjà à la mer, tandis que leur embarcation sombre. Un fonctionnaire lâche : « Putain, merde, à l’eau, à l’eau, à l’eau. » D’après des éléments de l’enquête que nous avons pu consulter, l’un des policiers fait le lien entre la tentative d’arracher la durite d’essence et la collision : « Pour éviter la gaffe, le passeur qui était à droite du kwassa a lâché le moteur 75 CV, ce qui a fait virer brusquement leur embarcation vers nous », a-t-il notamment rapporté lors de son audition.

    https://www.lemonde.fr/societe/video/2026/04/28/mayotte-une-video-inedite-montre-la-violence-d-une-interception-par-la-polic

    Vidéo tournée par un policier à bord d’une vedette d’interception rapide, le « Titan », lors de l’arraisonnement d’un kwassa-kwassa au large de Mayotte, le 20 février 2026. LIGHTHOUSE REPORTS

    Collision, encerclement, création de vagues… En septembre 2025, Le Monde et Lighthouse Reports révélaient qu’à Mayotte les forces de l’ordre usent de tactiques agressives en mer pour stopper les kwassa-kwassa, sans que ces méthodes fassent l’objet de doctrine officielle. Leur dangerosité est pourtant connue. Entre 2007 et 2025, au moins 24 personnes ont péri dans le lagon à la suite d’une interception.

    Le 28 mars 2026, un kwassa-kwassa a encore chaviré dans un contexte similaire. Hidaya B., une femme d’une cinquantaine d’années originaire d’Anjouan, est morte sur le coup. Une instruction judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire aggravé et aide aggravée à l’immigration irrégulière. Un Anjouanais de 19 ans, identifié comme le pilote du kwassa-kwassa, a été mis en examen.

    Cette fois, la police n’a fait aucune communication sur les réseaux sociaux. Le site d’information Mayotte la 1ère a, pour sa part, relaté que « les policiers ont pu secourir la vingtaine de personnes en situation irrégulière. Parmi elles, une femme était en arrêt cardio-respiratoire ».

    Policiers félicités
    Selon les premiers éléments d’enquête que nous avons pu consulter, c’est un avion de la police aux frontières qui, ce jour-là, a repéré des kwassa-kwassa au large de Mayotte. Plusieurs intercepteurs sont missionnés, dont le Mwamba, qui s’approche d’une des barques en position parallèle. Dans le procès-verbal d’arraisonnement établi par les fonctionnaires, ces derniers affirment que le pilote du kwassa-kwassa aurait refusé de s’arrêter et pris « des risques manifestes pour l’ensemble des personnes à son bord ». Les policiers se mettent alors « à couple » et tentent d’arracher les durites d’essence pour faire stopper l’embarcation. A ce moment-là, écrivent-ils, le pilote du kwassa-kwassa « effectue un virage à 90 degrés sur son tribord et vient nous percuter en travers en se plaçant sur notre trajectoire ». Le bateau prend l’eau et chavire.

    Trois enfants – dont un bébé de 9 mois – se trouvent parmi les passagers projetés à la mer, ainsi que cinq femmes et un homme de 73 ans. L’ensemble des 24 passagers sont repêchés et les policiers constatent alors qu’« une femme d’une cinquantaine d’années présente des blessures au niveau de la tête et ne répond pas ». Ils tentent, en vain, de la réanimer.

    Le Monde et Lighthouse Reports ont réussi à joindre plusieurs rescapés du naufrage, placés au centre de rétention administrative de Mayotte. S’ils confirment que le pilote a refusé d’obtempérer aux ordres des policiers, ils mettent en cause les manœuvres de ces derniers. Farid S. affirme ainsi que ce sont « les policiers [qui] ont fait chavirer [leur] kwassa » et que ce sont « leurs moteurs qui ont écrasé la tête de la victime ». Les policiers « ont fait chavirer notre barque », corrobore Ahmed S., 21 ans, un autre passager du kwassa-kwassa. Un troisième rescapé, Anzidine M., assure que les policiers « se sont collés à [eux] » et ont « lancé des barres de fer en forme d’hameçons » jusqu’au moment où la vedette de police « a foncé sur [eux] et a roulé en plein milieu de [leur] bateau ». « Notre kwassa a coulé et (…) le moteur de leur bateau a écrasé la tête de la victime décédée », affirme-t-il. Onze passagers du kwassa-kwassa se sont constitués partie civile dans cette procédure, selon leur avocate, Céline Cooper. En attendant, par un arrêté préfectoral du 21 avril, les policiers en service la nuit de la collision ont été récompensés de lettres de félicitations et de mentions honorables pour « actes de courage et de dévouement » en secourant les personnes à l’eau. Contacté sur les circonstances des naufrages du 20 février et du 28 mars, le parquet n’a pas souhaité communiquer ; la police nationale et la préfecture de Mayotte n’ont pas donné suite.

    « Interrogations » sur un fonctionnaire
    Ces interceptions semblent en plusieurs points semblables à celle menée le 10 novembre 2019 et au cours de laquelle une collision a eu lieu entre le kwassa-kwassa et la vedette de police. Un Comorien, Farid Djassadi, était alors tombé à l’eau et s’était fait broyer les jambes par les hélices de l’intercepteur. Après plus de six ans d’instruction, un non-lieu partiel a été ordonné en février concernant les blessures infligées à M. Djassadi. Son avocate, Mélanie Trouvé, s’est pourvue en cassation, le 7 avril.

    « Ce soir-[là], ça ne s’est pas bien passé, mais cela est dû pour moi aux risques que prennent les pilotes, qui n’ont peur de rien », avait déclaré aux gendarmes enquêteurs le brigadier Saïd H., présent à bord de la vedette d’interception cette nuit-là. C’est ce même fonctionnaire, Saïd H., qui pilotait le Titan, impliqué dans la collision du 20 février.

    D’après nos informations, ce policier est, en outre, apparu dans une instruction ouverte entre décembre 2010 et juin 2011 sur des faits d’« aide à l’entrée et au séjour d’étrangers en situation irrégulière » dans laquelle il a été soupçonné d’avoir des liens avec une filière d’immigration irrégulière.

    Dans un procès-verbal de synthèse transmis au juge d’instruction, les enquêteurs expliquent que leur investigation sur l’implication du fonctionnaire a généré des « interrogations ». Ils suggèrent la saisine de l’inspection générale de la police nationale. Impossible pour eux, en revanche, de procéder à l’interpellation de Saïd H., au risque de compromettre la « lutte contre les filières d’immigration », l’une de leurs « missions prioritaires », ainsi que de nuire à « la qualité des relations [que leur unité] doit entretenir avec les autres formations de la police aux frontières ». Sollicité, Saïd H. n’a pas donné suite. Il est présumé innocent.

  • Le fascisme de la fin des temps : un survivalisme suprémaciste ?
    https://www.socialter.fr/article/fascisme-de-la-fin-des-temps-utopie-du-bunker-survivalisme

    (...)

    Elles s’inscrivent dans «  une méga-anticipation de type survivaliste (super-sized prepping) à l’échelle d’un État-nation. Oubliées les vieilles lubies coloniales consistant à apporter la démocratie ou la parole de Dieu – quand Trump observe le monde avec convoitise, il entend accumuler des réserves en vue de l’effondrement de la civilisation.  » Et après lui, le déluge.

    (...)

    Si des gens se demandent quel est l’objet de #frontex...

  • Sul patto UE Migrazione e Asilo 2026@0
    https://radioblackout.org/podcast/sul-patto-migrazione-e-asilo-2026

    Nel giugno 2026 entrerà in vigore il nuovo Patto Migrazione e Asilo vincolante per tutti i 27 Stati membri dell’UE. Cercando di osservare la realtà prodotta da questa serie di regolamenti, andando oltre il piano meramente narrativo e propagandistico promosso dalle destre a reti unificate, possiamo scorgere come la recente standardizzazione europea di politiche migratorie […]

    #albania #Colonia #cpr #deportazioni #frontex #frontiera #modello_israele #tunisia #war_on_migrants
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/04/pattoeu.mp3

  • Les sauveteurs roumains au secours des fugitifs ukrainiens dans les montagnes du #Maramureș

    Depuis le déclenchement de l’invasion russe en février 2022, la #Roumanie a vu affluer des millions de #réfugiés_ukrainiens. Si beaucoup n’ont fait que transiter vers l’Ouest, d’autres, souvent de jeunes hommes fuyant la conscription, ont tenté de franchir illégalement la frontière montagneuse par les monts Maramureș, dans le nord de la Roumanie.

    Une traversée périlleuse, marquée par la #peur, l’#épuisement et les #conditions_météorologiques extrêmes. Des dizaines y ont laissé leur vie. D’autres, près de 300, doivent leur salut à une poignée d’hommes déterminés : les #sauveteurs de montagne roumains.

    Un engagement total à tous les niveaux

    Dan Benga, chef du service de secours en montagne du Maramureș, se souvient de la première alerte, en avril 2022 :

    « Grâce au numéro 112, nous avons été informés que quelque part dans les montagnes, dans la région du pic Pop Ivan, il y a des ressortissants ukrainiens qui ont besoin de notre aide et qui sont dans un état assez précaire, ayant un équipement de printemps-été, pas d’hiver. Il neigeait assez fort là-haut, deux d’entre eux avaient même des problèmes médicaux assez graves, l’un était inconscient et l’alerte a été donnée, comme jamais auparavant, le soir, ce qui nous a donné du fil à retordre, d’autant plus qu’ils étaient dispersés sur tout le terrain et que nous n’avions pas les coordonnées de tout le monde. C’était une action extrêmement difficile, parce que tout se faisait contre la montre, et le problème était que la zone était extrêmement dangereuse, avec des ravins de 400-500 mètres, avec des falaises d’où deux d’entre eux étaient tombés, avec une avalanche qui s’est déclenchée quand l’un d’entre eux s’est levé et a voulu traverser la zone… C’était donc le début d’un voyage, pour ainsi dire, de trois ans et deux mois, jusqu’à aujourd’hui, qui a mis à l’épreuve nos capacités, notre entraînement physique, notre entraînement mental, notre empathie… absolument tout ce qui est lié à notre travail. »

    Les opérations s’enchaînent, souvent longues, risquées, exténuantes. Certaines durent huit, douze, seize heures… D’autres atteignent des records : 133 heures d’intervention autour de Noël 2022 pour sauver cinq jeunes hommes et récupérer deux corps. Tous les moyens disponibles sont mobilisés : avions #Frontex, hélicoptères Smurd avec ou sans treuil, équipes de terrain. Dan Benga se souvient avec intensité d’un #sauvetage en pleine tempête :

    « J’ai réussi à évacuer un Ukrainien qui avait de graves problèmes médicaux et qui ne pouvait pas arriver jusqu’au matin. Je suis resté sur la falaise en attendant que l’hélicoptère vienne nous chercher, moi et le deuxième Ukrainien, mais en raison des conditions météorologiques extrêmement difficiles et défavorables, avec un brouillard qu’on ne pouvait pas voir à 2 mètres, avec une tempête de neige venue de nulle part, mes collègues ont dû me laisser sur la falaise et m’ont dit qu’ils ne pourraient pas venir me chercher avant 32-34 heures, parce que le temps avait radicalement changé et qu’il fallait que je redescende. J’ai alors pris la décision de dire à l’homme que s’il voulait vivre, il devait venir avec moi, parce que je voulais vivre, et que s’il voulait mourir, il pouvait rester là, mais que je ne voulais pas le laisser mourir et que j’allais l’attacher à moi et l’entraîner avec moi dans ma chute. Et dire que pour quelqu’un qui va se promener, 1,3-1,4 kilomètre, ce n’est rien. Eh bien, j’ai fait ce kilomètre et ces 400 mètres en 16 heures environ. »

    Fuir la guerre, affronter la mort

    L’histoire qui a ému le monde entier est celle de ce jeune journaliste ukrainien de 29 ans, retrouvé vivant au fond d’un ravin glacé, avec un chat recroquevillé contre sa poitrine nue pour lui tenir chaud :

    « Un garçon est tombé dans un ravin, il était allongé dans ce ravin, l’eau lui arrivait dans la nuque et traversait son pantalon jusqu’aux jambes, il ne pouvait plus bouger. Nous ne pouvions pas travailler avec l’hélicoptère, car celui-ci ne pouvait pas s’approcher à moins de 200 mètres de lui. Une équipe s’est occupée du sauvetage au sol. Ils l’ont examiné, il était en hypothermie, il faisait moins 16 degrés et lorsque nous l’avons déshabillé, nous avons trouvé un chat sur sa poitrine, sur sa peau nue, qui était resté là, affamé, le pauvre, pendant environ quatre jours. Mes garçons ont grimpé 412 mètres dans le ravin en sept heures et demie. Quatre terrains de football, c’est 400 mètres. Parcourir 400 mètres en sept heures et demie, même en tirant la civière avec les dents, parce que vous n’aviez nulle part où vous attacher, l’attache étant un point d’assurance… Eh bien, je l’ai descendu, il est allé à l’hôpital, le garçon s’est rétabli, il est en Autriche maintenant. Chaque fois qu’il voit une autre action de sauvetage, étant amis sur Instagram, il nous remercie parce que nous avons sauvé sa vie et plus encore, il a je ne sais pas combien de dizaines de milliers de followers, au lieu de cela il suit une seule structure – Salvamont Maramureș – et cela dit tout. »

    Jusqu’à présent, les sauveteurs de Maramureș ont conduit plus de 200 opérations de sauvetage de réfugiés ukrainiens. Tous sont traités selon des protocoles identiques à ceux des touristes en détresse. Mais la portée humaine et psychologique de ces interventions est immense : ces jeunes fuient non pas pour un avenir meilleur, mais pour sauver leur vie.

    « Ces gens ne viennent pas pour s’amuser. Ils viennent pour survivre, et vous mangez des brindilles, vous mangez tout ce que vous pouvez trouver sur le sol, vous mangez des insectes, vous buvez de l’eau que vous n’iriez probablement pas boire dans la vie ordinaire, une flaque d’eau éventée… Bien sûr, en Ukraine, il y a un état de guerre, et l’une des règles est de ne pas s’approcher à moins de 5 kilomètres de la frontière. Ces garçons qui ont l’âge d’être conscrits ne peuvent pas aller dans les montagnes avec un équipement de montagne ou d’hiver, parce qu’il serait honteux de traverser une ville où il y a la police militaire ou les forces armées et de vous voir avec un sac à dos, des bottes et des crocs. Ils vous demanderaient clairement ʹman, il fait 7-8 degrés, 10 degrés dehors, qu’est-ce que vous faites avec cet équipement, où allez-vous ?ʹ Et puis, ils arrivent habillés pour la rue, avec des chaussures de toile, des jeans, des pantalons de quai, il y en a qui vont travailler et qui ont des bottes en caoutchouc aux pieds…. à moins 26 degrés, c’est la recette parfaite pour une hypothermie sévère en moins de 24 heures, des engelures et l’amputation des jambes. Et j’ai connu des situations comme celle-là ! Et pas une seule ! »

    Sur les 120 kilomètres de frontière montagneuse entre la Roumanie et l’Ukraine, le service de secours en montagne de Maramureș couvre une zone de 5 000 km². Pourtant, il ne compte que 18 sauveteurs professionnels et 32 volontaires. À titre de comparaison, le Tyrol en Autriche, pour une surface équivalente, en mobilise plus de 1 100. Ce déséquilibre, Dan Benga le résume d’un trait : « Cela signifie que les sauveteurs en montagne roumains sont à la fois très bien formés, fous et passionnés. »

    https://www.rri.ro/fr/chroniques-hebdomadaires/societe/les-sauveteurs-roumains-au-secours-des-fugitifs-ukrainiens-dans-les-montagnes-du
    #montagnes #montagne #Carpates #réfugiés #migrations #frontières #réfugiés_ukrainiens

    • Dans les montagnes roumaines, la périlleuse traversée de déserteurs ukrainiens

      L’un appelle à l’aide frigorifié, deux autres ont péri dans leur fuite : dans les montagnes du nord de la Roumanie, de plus en plus de jeunes Ukrainiens risquent leur vie pour échapper aux nouvelles règles de mobilisation.

      « Beaucoup disent qu’ils préfèrent mourir ici qu’aux combats », confie à l’AFP Dan Benga, responsable des secours dans cette région isolée des monts du Maramures qui borde l’Ukraine. « Ce sont des gamins qui ne savent pas tenir un fusil et ont peur d’aller au front ».

      A 1.600 mètres d’altitude, il vient récupérer les corps de deux hommes retrouvés par la police des frontières 300 mètres plus haut.

      Dans la nuit noire, ils arrivent sur des brancards, enveloppés dans des sacs noirs, au bout de plusieurs heures de marche pour l’équipe.

      Ce même soir, crépite sur la ligne d’urgence le message de détresse d’un Ukrainien de 21 ans bloqué dans ce massif sauvage des Carpates. « J’ai si froid », l’entend-on dire d’une voix tremblante en anglais. Trois jours qu’il arpente ces terres hostiles encore enneigées.

      Dan Benga le localise et envoie trois de ses hommes à sa recherche. Il sera secouru le lendemain, le 37e à l’être dans cette zone cette année.

      Pas un jour ou presque ne se passe sans de macabres découvertes ou un appel à l’aide.

      « C’est une tragédie », souffle le secouriste barbu de 55 ans, craignant que la fonte des neiges ne révèle d’autres cadavres. « Ils ne sont pas correctement équipés, ils n’ont ni habits de rechange ni provisions ».

      – 23 morts -

      Confrontée à une pénurie d’armes et d’hommes au moment où la Russie a l’initiative et multiplie les assauts sur le front, l’Ukraine a récemment pris des mesures pour faciliter l’enrôlement et davantage sanctionner les réfractaires. Elle a aussi abaissé de 27 à 25 ans l’âge minimal des recrues.

      De quoi pousser sur les routes des milliers d’Ukrainiens vers les pays voisins.

      La seule Roumanie a vu doubler le nombre d’arrivées illégales au cours des quatre premiers mois de 2024 comparé à la même période un an plus tôt : près de 2.500 hommes ukrainiens ont été recensés, pour un total de 12.000 depuis le début de la guerre.

      Officiellement, ceux âgés de 18 à 60 ans n’ont pas le droit de quitter le territoire, sauf autorisation spéciale, en vertu de la loi martiale qui prévoit des peines allant jusqu’à douze ans de prison.

      Vingt-trois de ces déserteurs sont morts dans leur traversée, de froid dans les montagnes ou de noyade dans la rivière Tisza (Tyssa en ukrainien) en contrebas, qui sépare les deux pays.

      Les forts courants et l’eau glaciale emportent souvent des vies. Pourtant chaque jour, les gardes-frontières y rencontrent de 50 à 60 hommes en fuite.

      Parmi eux, un gaillard d’une quarantaine d’années originaire d’Odessa explique avoir déserté après un an sur le front. Sa main parcourue de cicatrices porte les stigmates des combats.

      Aucun des Ukrainiens rencontrés par l’AFP à la frontière n’a accepté de témoigner à visage découvert, par crainte de représailles.

      – « Cité de l’amour » -

      « Allez-vous nous renvoyer ? » : la demande revient souvent dans les services d’immigration mais une fois sur le sol roumain, ils sont en sécurité.

      Malgré la législation instaurée par Kiev, on ne leur pose pas de questions et ils reçoivent un titre de protection temporaire à l’instar des autres réfugiés ukrainiens accueillis dans l’Union européenne, leur donnant le droit de rester sur place et de travailler.

      Dans le centre qui gère les demandes de la zone, « la procédure prend environ cinq minutes », explique sa directrice Simona Chioran, alors qu’un homme de 29 ans portant sa fillette assoupie dans les bras effectue les démarches.

      Une fois munis de leurs papiers, nombreux sont ceux qui partent vers d’autres pays, raconte l’un de leurs compatriotes, croisé dans une pizzeria près du poste-frontière de Sighetu Marmatiei.

      Lui a fui juste avant le lancement de l’offensive russe et donne parfois un coup de main aux nouveaux venus.

      Le week-end, les femmes restées en Ukraine rendent visite à leurs maris et leur apportent des choux farcis faits maison.

      « On se croirait alors à Paris, dans la cité de l’amour », s’amuse-t-il.

      https://www.larepubliquedespyrenees.fr/societe/afp/dans-les-montagnes-roumaines-la-perilleuse-traversee-de-dese
      #désertion #déserteurs

    • Soldats ukrainiens : la grande évasion

      Plus de 250 000 soldats ukrainiens auraient quitté le front depuis 2022, épuisés, traumatisés. Parmi eux, certains fuient vers la Roumanie à travers les montagnes des Carpates. « Envoyé spécial » a suivi d’anciens militaires dans leur quête d’évasion.

      Clandestinement, des centaines de milliers de soldats ukrainiens quittent le front, épuisés, traumatisés par cette guerre qui s’enlise depuis quatre ans. Déserteurs ou en absences non autorisées, ils seraient plus de 250 000 à s’être éclipsés du front depuis 2022 (soit près d’un soldat sur cinq sur le nombre de soldats engagés aujourd’hui dans la guerre).

      Pour ces évadés, il y a peu d’options : vivre cachés ou quitter le pays illégalement. Ils sont nombreux à choisir la fuite par un chemin inédit, celui de la montagne et des Carpates, direction la Roumanie. A pied, au péril de leur vie, ils traversent dans la neige ces monts escarpés à la recherche d’une liberté retrouvée loin de la guerre. Certains ne finissent jamais le voyage – on compte déjà 23 morts en quatre ans dans ces montagnes –, d’autres trouvent refuge en Roumanie et en Europe.
      Pénuries d’hommes, de moyens, d’armes... une guerre d’usure

      Pour la première fois à la télévision et en exclusivité dans « Envoyé spécial », des journalistes ont suivi deux anciens soldats dans cette quête d’évasion. D’abord clandestinement en Ukraine dans la préparation de cette traversée jusqu’au bout du parcours. Le long de ce chemin jalonné d’obstacles, les journalistes décryptent les rouages de cette route de sortie déjà bien connue des anciens militaires et de ceux qui veulent éviter la mobilisation forcée.

      Au gré des rencontres, une autre guerre se raconte : celle de la pénurie d’hommes, de moyens, d’armes, une guerre d’usure sans relève pour ceux qui s’y engagent, avec un commandement parfois corrompu ou sans compétences militaires. Des témoignages exceptionnels.

      https://www.franceinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-soldats-ukrainiens-la-grande-evasion_7910933.html#xtor=RSS-3-%5Bles
      #vidéo #reportage

    • Vidéos sur YouTube, groupes sur Telegram... En Ukraine, la fuite des hommes en âge de combattre s’organise en ligne

      https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/videos-sur-youtube-groupes-sur-telegram-en-ukraine-comment-la-fuite-des-h

      Sur YouTube, la cueillette de champignons semble être devenue la nouvelle passion d’Ukrainiens, avec une préférence pour les espèces trouvées sur le chemin de la Roumanie. De nombreuses vidéos aux titres énigmatiques circulent sur la plateforme, comme « Nous apprenons à cueillir des champignons en Roumanie », « J’ai décidé d’aller en Roumanie pour cueillir des champignons » ou encore « Comment récolter des champignons en Ukraine pour les vendre en Roumanie ». D’autres racontent les aventures de randonneurs ukrainiens qui traversent la frontière roumaine sans s’en rendre compte : « En randonnée dans les Carpates... Nous nous sommes retrouvés par hasard en Roumanie » mais aussi « Comment j’ai quitté l’Ukraine par accident pour la Roumanie »...

  • Migreurop : Notre histoire

    Le réseau Migreurop trouve son origine au début des années 2000 dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires européennes. La frontière franco-britannique en constitue l’un des points de départ emblématiques avec le camp de Sangatte, symbole d’une Europe qui organise l’exclusion des personnes étrangères à grande échelle. C’est dans ce contexte que, lors du Forum social européen de Florence 2002, un séminaire consacré à « l’Europe des camps » réunit militant·e·s et chercheur·se·s désireux de partager analyses et expériences. De cette rencontre naît informellement le réseau Migreurop, officiellement constitué en association en 2005.


    Aujourd’hui, il rassemble une centaine d’associations, des militant·e·s et des chercheur·se·s issus de 18 pays d’Europe, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Proche-Orient, avec pour objectif de décrypter, documenter et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes sur les droits des personnes exilées. Depuis 20 ans, le réseau a permis de tisser des liens entre les sociétés civiles des différents pays situés le long des routes migratoires, luttant ensemble contre les politiques européennes mortifères, pour le respect des droits et la #liberté_de_circulation pour tous et toutes.

    20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines

    En 2025, le réseau Migreurop a fêté ses 20 ans d’existence. A cette occasion, un film documentaire*, réalisé par Romain Kosellek, a été produit retraçant l’histoire de Migreurop.

    https://player.vimeo.com/video/1162221765?h=34e157e0f7
    https://migreurop.org/article3547.html
    #Migreurop #vidéo #histoire #Sangatte #enfermement #camp #encampement #Gisti #ARCI #MRAX #migrations #réfugiés #frontières #recherche #enfermement #politiques_migratoires #rétention #détention_administrative #carte_des_camps #cartographie #externalisation #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #no_camps #AMDH #Maroc #association_malienne_des_expulsés (#AME) #altermondialisme #2005 #société_civile #antiracisme #droits_des_étrangers #européisation_des_politiques_migratoires #Europe_du_rejet #directive_retour #atlas #Frontex #droit_d'asile #frontexit #boats_for_people #watch_the_med #Alarmphone #libre_circulation_des_personnes #boat_4_people #open_access_now #hotspots #moving_beyond_borders #racisme #genre

  • Ouverture d’une enquête contre un ancien dirigeant de #Frontex pour complicité de crime contre l’humanité et crime de torture
    https://migreurop.org/article3564.html

    En avril 2024, Utopia 56, membre de Migreurop, et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) déposaient plainte contre Fabrice Leggeri, ex-patron de Frontex actuellement eurodéputé, pour complicité de crime contre l’humanité et crime de torture. Deux ans plus tard, après un recours en appel suite au refus d’un juge d’enquêter, la cour d’appel de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête. Fabrice Leggeri, actuellement eurodéputé du Rassemblement national aux côtés de Jordan Bardella, est aussi (…) #Actualités_des_membres

    / #France, #Union_Européenne, Frontex

    https://utopia56.org/une-enquete-ouverte-contre-un-eurodepute-du-rn-pour-complicite-de-crime-co

  • Fabrice Leggeri, ex-directeur de Frontex et eurodéputé RN, visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/24/fabrice-leggeri-ex-directeur-de-frontex-et-eurodepute-rn-vise-par-une-enquet

    Fabrice Leggeri, ex-directeur de Frontex et eurodéputé RN, visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité
    Pour la première fois, la justice française devrait se pencher sur le rôle d’un ex-dirigeant de Frontex dans la tragédie migratoire en Méditerranée, à la suite d’une plainte de la Ligue des droits de l’homme.
    Le Monde avec AFP
    La Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association de défense des migrants Utopia 56 ont obtenu satisfaction après plus deux ans. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a déclaré mardi 24 mars à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.
    Frontex, agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières, était dirigée par Fabrice Leggeri entre janvier 2015 et avril 2022. En 2024, il a été l’une des prises du Rassemblement national, en rejoignant le parti d’extrême droite comme numéro 3 de sa liste pour les élections européennes. A la tête de Frontex, il a régulièrement été accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants, s’imposant comme un défenseur de l’imperméabilité des frontières européennes.
    La LDH l’accuse notamment d’avoir « encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques, d’après sa plainte déposée en 2024 dont l’AFP avait eu connaissance. Elle lui reproche d’avoir « fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix – en vies humaines notamment – à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE ». Après un parcours procédural de deux ans, sa plainte a abouti à l’ouverture d’investigations sur décision le 18 mars de la cour d’appel de Paris, selon la source judiciaire. La chambre de l’instruction a déclaré « y avoir lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH », a poursuivi cette source. « M. Leggeri n’était pas informé de ces développements et n’a donc pas de commentaire à faire à ce stade », a réagi auprès de l’AFP son entourage.
    « Pour la première fois, un ou des juges d’instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l’hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment », s’est, de son côté, félicité mardi l’avocat de la LDH, Emmanuel Daoud.
    Quelque 82 000 migrants sont morts ou portés disparus depuis 2014, principalement en Méditerranée (34 000), route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).Un nombre sous-estimé, d’après la Mission d’appui des Nations unies (ONU) en Libye (Manul) et du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), qui dans un récent rapport a évoqué les « violations graves » subies par les personnes migrantes « détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels » en Libye. Les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont progressivement été remplacés par des moyens aériens, pour détecter plus tôt les embarcations et faire intervenir les gardes-côtes libyens plutôt que les gardes-côtes italiens ou maltais, dénoncent les ONG.

    #Covid-19#migration#migrant#france#UE#frontex#politiquemigratoire#sante#mortalite#droit

  • Manche : 78 migrants, partis de Belgique, secourus au large des côtes françaises - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70500/manche--78-migrants-partis-de-belgique-secourus-au-large-des-cotes-fra

    Manche : 78 migrants, partis de Belgique, secourus au large des côtes françaises
    Par La rédaction Publié le : 23/03/2026
    Vendredi soir, 78 migrants ont été secourus dans la Manche par les autorités françaises. Ce groupe d’exilés avait quitté les côtes belges dans le but d’atteindre le Royaume-Uni. Ces derniers mois, les départs de migrants depuis la Belgique se sont multipliés. Une technique pour tenter d’échapper à la surveillance renforcée le long du littoral français.
    Un canot chargé de 78 migrants a connu une panne moteur vendredi 20 mars dans la soirée au large des côtes françaises. L’embarcation a été rapidement secourue par les services français et les exilés ramenés au port de Calais, indique un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar). Cette opération n’a rien d’exceptionnel. Régulièrement, les autorités françaises procèdent à des sauvetages au large de leurs côtes. Mais fait plus rare : ce canot avait pris la mer depuis les rives belges afin d’atteindre le Royaume-Uni."Dans la nuit, le Maritime rescue coordination center (MRCC) d’Ostende [nord-ouest de la Belgique, ndlr] signale au Cross Gris-Nez avoir engagé le navire belge Orka pour assurer la surveillance d’une embarcation de migrants partie de la Belgique", précise la Prémar. "Afin de relever l’Orka, le Cross Gris-Nez engage alors l’Oyapock [de la gendarmerie maritime], lui-même relevé par le patrouilleur le Cormoran".
    "Déterminés à rejoindre le Royaume-Uni, les migrants qui effectuent les traversées à bord d’embarcations précaires refusent l’assistance proposée par les moyens français et ne l’acceptent que confrontés à des situations d’extrême urgence", rappelle la préfecture. Ainsi, "le choix est fait de ne pas contraindre les migrants à embarquer sur les moyens de sauvetage de l’État, pour éviter de mettre en péril leur vie en cas de naufrage".
    Depuis des années, la Belgique est utilisée par les trafiquants comme un lieu de stockage des embarcations de migrants avant leur mise à l’eau en France. Le pays n’était pas, jusque-là, considéré comme une terre de départ vers l’Angleterre, en raison des forts courants au large des côtes et d’une distance plus longue pour rejoindre les rives britanniques. Environ 100 km séparent le nord de la Belgique au port de Douvres (sud de l’Angleterre), contre 45 km entre Calais et les côtes anglaises. Mais face au renforcement des contrôles le long du littoral français, les passeurs se sont adaptés. Ces derniers mois, les tentatives de départs depuis le nord-ouest de la Belgique se sont multipliés. "Ces bateaux pneumatiques longent la côte [belge] et prennent des passagers à plusieurs endroits sur la plage, jusqu’à ce que 80 à 100 personnes soient entassées dans un même bateau, souvent sans gilet de sauvetage", selon le chef de corps de la police de la côte ouest, Nicholas Paelinck, cité par les médias belges. "Ces bateaux se dirigent ensuite vers Calais avant de prendre le cap vers l’Angleterre."
    Le 9 mars, le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, a tenté d’alerter : "Nous avons déjà atteint la moitié du total des interpellations de l’année dernière. La situation est explosive", a-t-il déclaré à la presse locale. En 2025, la zone de police Westkust (qui regroupe les communes de La Panne, Coxyde et Nieuport) interpellait en moyenne deux passeurs par mois. Mais rien que la semaine dernière, ce nombre a bondi à 25. Alors que l’an dernier, aucun canot n’a été repéré dans le nord-ouest la Belgique, au moins cinq tentatives de traversée de la Manche ont été enregistrées dans la région - au large des villes côtières notamment La Panne, Koksijde et Nieuport - depuis le 1er janvier 2026, assurait début mars la police belge à la BBC.
    Dans ce contexte, Londres et Bruxelles veulent agir vite pour fermer cette nouvelle route. Mi-mars, le ministre britannique à la Sécurité des frontières et à l’Asile, Alex Norris, s’est rendu en Belgique avec pour objectif affiché de mettre fin aux tentatives de traversée de la Manche depuis ce pays. Lors de ce déplacement, le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, a également réclamé une intervention "rapide". "De cette manière, nous pouvons empêcher que la situation ne s’aggrave", a-t-il affirmé. "Nous avons déjà une bonne collaboration avec nos collègues britanniques, mais nous voulons renforcer le partage d’informations", a expliqué Bernard Quintin.
    La Belgique a déjà entrepris des mesures pour empêcher les départs de canots : des obstacles, comme des blocs de béton armé, ont été installés sur la côte pour rendre difficile l’accès aux dunes et aux plages aux véhicules avec remorques transportant des "small boats".
    Bruxelles a également mis l’accent sur les équipements de vision nocturne et d’imagerie thermique lors des patrouilles policières pour intercepter un maximum de migrants en partance vers le Royaume-Uni. La police fédérale belge a par ailleurs annoncé qu’elle renforçait ses patrouilles, tant terrestres, que maritimes et aériennes grâce au déploiement des avions de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières. Ainsi, le port de Nieuport fait l’objet d’une surveillance accrue. "La question est de savoir combien de temps cela pourra durer”, s’inquiète le gouverneur Carl Decaluwé.

    #Covid-19#migration#migrant#france#belgique#royaumeuni#manche#routemigratoire#sante#frontex#UE

  • La France va enquêter sur l’ancien patron de Frontex pour complicité de crimes contre l’humanité - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70520/la-france-va-enqueter-sur-lancien-patron-de-frontex-pour-complicite-de

    La France va enquêter sur l’ancien patron de Frontex pour complicité de crimes contre l’humanité
    Par RFI Publié le : 24/03/2026
    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a obtenu qu’un juge d’instruction français soit bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé d’extrême droite Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières. Il est soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture pour avoir mené une « chasse aux migrants » dans ses anciennes fonctions. Frontex, agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières, était dirigée par le Français Fabrice Leggeri entre janvier 2015 et avril 2022. En 2024, il avait rejoint le Rassemblement national (RN, extrême droite) comme numéro 3 de sa liste pour les élections européennes.
    À la tête de Frontex, il a régulièrement été accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants, s’imposant comme un défenseur de l’imperméabilité des frontières européennes. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) l’accuse notamment d’avoir « encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques, d’après sa plainte déposée en 2024 dont l’AFP avait eu connaissance. Elle lui reproche d’avoir « fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix - en vies humaines notamment - à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE ».
    Après un parcours procédural de deux ans, la plainte a abouti à l’ouverture d’investigations sur décision le 18 mars de la cour d’appel de Paris, a indiqué mardi 24 mars une source judiciaire à l’AFP. La chambre de l’instruction a dit « y avoir lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH », a poursuivi cette source.
    Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’était initialement estimé incompétent pour cette plainte, avait-il indiqué à l’AFP en août 2024. Les « mesures de refoulement reprochées aux autorités grecques ne constituent pas selon notre analyse des crimes contre l’humanité ou des actes de torture au sens de la convention de New York », avait-il expliqué. Par ailleurs, les « actes de torture qui ont pu être commis en Libye n’apparaissent pas pouvoir être imputés à Monsieur Leggeri ou à un autre ressortissant français », avait considéré le Pnat. Un juge d’instruction avait également décrété irrecevable la plainte, « pour des motifs juridiques », d’après le Pnat. Toutefois, mercredi, la chambre de l’instruction, saisie par la LDH, a eu une autre lecture.
    « Pour la première fois, un ou des juges d’instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l’hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment », s’est félicité mardi l’avocat de la LDH, Emmanuel Daoud. Me Daoud a dénoncé une « chasse aux migrants et aux exilés organisée et coordonnée par Frontex sous l’impulsion de Monsieur Leggeri », avec « des ressources financières et techniques très importantes ». Il « a soutenu les gardes-côtes libyens alliés parfois à des organisations criminelles, ou en dissimulant des actions répréhensibles des garde-côtes ou des forces de police grecs », a-t-il affirmé."Monsieur Leggeri n’était pas informé de ces développements et n’a donc pas de commentaire à faire à ce stade", a de son côté réagi auprès de l’AFP son entourage.
    Quelque 82 000 migrants sont morts ou portés disparus depuis 2014, principalement en Méditerranée (34 000), route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Un nombre sous-estimé, d’après la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) et du Haut-commissariat aux droits de l’Homme (HCDH), qui dans un récent rapport a pointé du doigt les « violations graves » subies par les personnes migrantes « détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels » en Libye. Les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont progressivement été remplacés par des moyens aériens, pour détecter plus tôt les embarcations et faire intervenir les gardes-côtes libyens plutôt que les gardes-côtes italiens ou maltais, dénoncent les ONG

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#frontex#droit#politiquemigratoire#mortalite#sante

  • #Fabrice_Leggeri, ex-directeur de #Frontex et eurodéputé RN, visé par une #enquête pour #complicité de #crimes_contre_l’humanité

    Pour la première fois, la #justice française devrait se pencher sur le rôle d’un ex-dirigeant de Frontex dans la tragédie migratoire en Méditerranée, à la suite d’une #plainte de la Ligue des droits de l’homme.

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    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/24/fabrice-leggeri-ex-directeur-de-frontex-et-eurodepute-rn-vise-par-une-enquet

    La Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association de défense des migrants Utopia 56 ont obtenu satisfaction après plus deux ans. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a déclaré mardi 24 mars à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.

    Frontex, agence de l’Union européenne chargée du contrôle des frontières, était dirigée par Fabrice Leggeri entre janvier 2015 et avril 2022. En 2024, il a été l’une des prises du Rassemblement national, en rejoignant le parti d’extrême droite comme numéro 3 de sa liste pour les élections européennes. A la tête de Frontex, il a régulièrement été accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants, s’imposant comme un défenseur de l’imperméabilité des frontières européennes.

    La LDH l’accuse notamment d’avoir « encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques, d’après sa plainte déposée en 2024 dont l’AFP avait eu connaissance. Elle lui reproche d’avoir « fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix – en vies humaines notamment – à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE ».

    Après un parcours procédural de deux ans, sa plainte a abouti à l’ouverture d’investigations sur décision le 18 mars de la cour d’appel de Paris, selon la source judiciaire. La chambre de l’instruction a déclaré « y avoir lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte avec constitution de partie civile de la LDH », a poursuivi cette source. « M. Leggeri n’était pas informé de ces développements et n’a donc pas de commentaire à faire à ce stade », a réagi auprès de l’AFP son entourage.

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    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/24/fabrice-leggeri-ex-directeur-de-frontex-et-eurodepute-rn-vise-par-une-enquet

    Un juge d’instruction saisi pour la première fois

    « Pour la première fois, un ou des juges d’instruction français vont examiner les conditions de la responsabilité pénale éventuelle de Fabrice Leggeri dans l’hécatombe qui a abouti à des milliers de morts en Méditerranée, enfants et femmes notamment », s’est, de son côté, félicité mardi l’avocat de la LDH, Emmanuel Daoud.

    Quelque 82 000 migrants sont morts ou portés disparus depuis 2014, principalement en Méditerranée (34 000), route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

    Un nombre sous-estimé, d’après la Mission d’appui des Nations unies (ONU) en Libye (Manul) et du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), qui dans un récent rapport a évoqué les « violations graves » subies par les personnes migrantes « détenues arbitrairement dans des centres de détention officiels et non officiels » en Libye.

    Les moyens maritimes de surveillance de Frontex ont progressivement été remplacés par des moyens aériens, pour détecter plus tôt les embarcations et faire intervenir les gardes-côtes libyens plutôt que les gardes-côtes italiens ou maltais, dénoncent les ONG.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/24/fabrice-leggeri-ex-directeur-de-frontex-et-eurodepute-rn-vise-par-une-enquet
    #frontières #migrations #réfugiés

  • Fabrice Leggeri, ex-directeur de Frontex et eurodéputé RN, visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/03/24/fabrice-leggeri-ex-directeur-de-frontex-et-eurodepute-rn-vise-par-une-enquet

    La Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association de défense des #migrants Utopia 56 ont obtenu satisfaction après plus deux ans. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur de #Frontex, soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a déclaré mardi 24 mars à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.

    Plus qu’à croiser les doigts pour que ce soit pas une procédure Nestlé Contrex.

    #Méditerranée

  • EU doubles pullback system in Libya: Renegade Benghazi to receive control centre and coastguard equipment

    Control centre and surveillance tower: the EU is copying its backdoor model from western Libya to the east. Notorious militias are to intercept refugees on a new route to Crete.

    Following a landmark ruling by the European Court of Human Rights (ECtHR) in 2012, EU member states are prohibited from pushing back to Libya people intercepted in boats in the central Mediterranean while on their way to Europe. To circumvent this obstacle, Italy and the European Commission have constructed a legal and operational backdoor: using funds from Brussels, the Italian Ministry of the Interior and the navy installed a Maritime Rescue Coordination Centre (MRCC) in Libya from 2017 onwards, which can be contacted by the coastguards of European Mediterranean states to return boat refugees to Libya – something that, according to the official interpretation, does not violate the ECtHR ruling.

    The EU border agency Frontex provides aerial surveillance, as Libya itself has neither aircraft nor helicopters. Critics describe this interplay as “pullbacks”, in reference to the term “pushback”, which denotes the unlawful direct return of people to Libya by Frontex or coastguards from EU states.

    The EU now intends to establish the same system in eastern Libya as well – even though the two parts of the country, with their political centres in Tripoli and Benghazi, have been embroiled in a civil war since the fall of Muammar al-Gaddafi in 2011, which repeatedly flares up. The architect of this mirrored system is the military mission Irini, through which EU states have been operating off the eastern Libyan coast since 2021. However, as in Tripoli, the concrete establishment of a maritime control centre in Benghazi will be carried out by Italy, which has applied to Irini for a “quick impact project”. The possibility of such “quick impact projects” was provided for the first time in Irini’s mandate, renewed earlier this year. The advantage is that decisions and implementation of measures take place via shorter channels.

    The European External Action Service in Brussels is now expected to conclude an agreement with Italy’s Ministry of Foreign Affairs for the installation of an MRCC in Benghazi. Start-up funding of €3 million can then be drawn from the “European Peace Facility”. This was confirmed to “nd” by an EU official upon enquiry. This fund finances military and defence-related measures within the framework of the Common Foreign and Security Policy – such as the common costs of EU military operations or arms deliveries and training programmes for partner armed forces.

    However, Italy is to bear the lion’s share of the costs, of an as yet unknown amount, for the 18-month implementation phase. This also includes the installation of a tower with radar and surveillance technology, which is to be erected in Tobruk in eastern Libya – a main point of departure. This and other equipment delivered is to be taken over by the responsible Libyan authorities after the end of the project.

    The background to the Italian initiative is apparently the shift of the Libyan migration route from the west, where the coastguard is intercepting increasing numbers of people, to the more dangerous waters in the east. There, people from war-torn Sudan in particular are currently attempting to reach Crete – because in Libya, too, Black people are victims of hate crimes and abuse.

    Arrivals from eastern Libya have increased by around 60 per cent compared with 2024, amounting to more than 5,000 people in total. Almost as many people on the Tobruk–Crete route come from Egypt, which has for years successfully prevented crossings to Europe. The third-largest group among those departing by boat from the region are Bangladeshis, followed by Pakistanis.

    For Irini and its “lead nation” Italy, the shift of the migration route to eastern Libya is inconvenient. The EU military mission is primarily intended to enforce the UN arms embargo on Libya at sea, monitor illegal oil exports from the country, collect information on smuggling networks, and support the build-up of the Libyan coastguard and navy.

    The government in Rome, however, saw the small EU fleet and its reconnaissance aircraft off Libyan waters as an incentive (“pull factor”) for departures of boat refugees from Libya, and insisted on renaming the mission Sophia, which ran until 2021, to Irini and restricting the area of operations to waters off eastern Libya.

    This Irini area is now being crossed by the increasing flight movements. The number of distress-at-sea incidents there is reportedly over 100 this year. Although this was supposed to be excluded as far as possible under the new mandate, Irini has also had to participate in rescue missions itself – and subsequently bring the boat occupants to the European Union.

    Alarm Phone, which operates a hotline for refugees in distress at sea, does not believe that the EU’s new plans are about saving lives. “From a new control centre in Benghazi, as far as search and rescue is concerned, no more can be expected than from the one in Tripoli”, a spokesperson told “nd”. When it comes to urgent cases of distress at sea, help rarely comes from there. The structures in the west and east serve to organise pullbacks.

    The most recent trip by a high-level EU delegation has fuelled these concerns: at the beginning of December, the EU ambassador to Libya, Nicholas Orlando, and the Italian Irini fleet admiral met in Benghazi with the notorious General Khalifa Haftar, who had once launched the civil war against the internationally recognised government in the west. The topic was the expansion of cooperation “including strengthening border security on land and at sea” as well as combating “transnational networks of migrant smuggling and trafficking”.

    A Libyan newspaper reported that the EU delegation had lavishly praised the efforts of the military “to protect its land and sea borders”. Haftar’s sons Khaled and Saddam, who hold high military ranks, are also said to have attended the reception with Ambassador Orlando.

    It remains unclear which eastern Libyan authorities are to benefit from the new “quick impact project” in terms of border surveillance and the operation of control centres. Neither the European Commission nor the Council provided concrete information in response to an enquiry from nd – Italy’s Ministry of Foreign Affairs did not respond at all. An EU official did state, however, that an MRCC in Benghazi would have to be set up as a civilian centre. Presumably, however, it will be run by military structures and militias connected to them – as is also the case in western Libya in the EU-funded SIBMMIL project.

    This would also mean that the eastern Libyan Tariq Bin Ziyad Brigade (TBZ) would benefit from the new MRCC. Human rights organisations accuse it of war crimes, torture and violence against migrants. The militia is said to have been responsible in mid-October for an armed attack on a boat carrying refugees – at the time when a delegation from eastern and western Libya was visiting Frontex headquarters and subsequently the Commission in Brussels. Officially, the Commission declined to comment substantively on this “technical dialogue” – unofficially, however, “nd” learned that members of the coastguard, border troops and the Department for Combating Illegal Migration (DCIM) from the east took part.

    As is customary with such projects, a feasibility study must first be carried out for the maritime control centre in Benghazi and the watchtower in Tobruk, after which the procurement procedure will be prepared. Implementation then requires a contract with the authorities in Benghazi, which would probably – as already in the SIBMMIL project in western Libya – be signed by Italy. Only then can equipment be delivered and training measures officially begin.

    However, a first such training course for MRCC operators already took place at the end of September 2025 at an Italian naval base in Taranto in Apulia – initially with the location and date kept confidential. It presumably conveyed knowledge of maritime IT and navigation systems as well as the associated technical terminology in English.

    The German Bundeswehr is with its navy also part of Irini – currently with soldiers at the command headquarters in Rome and a reconnaissance aircraft. Germany is not currently involved in the “support for capacity-building” or the training of the Libyan coastguard or navy, according to a response to an enquiry from “nd”. Whether this will also apply in future cannot be inferred from the reply: in any case, the Bundeswehr does not intend to conduct “training on site” or train Libyan military personnel in Germany – participation in courses in Italian Taranto, however, would not be ruled out.

    https://digit.site36.net/2026/01/06/eu-doubles-pullback-system-in-libya-renegade-benghazi-also-to-receive-
    #pull-backs #MRCC #Libye #externalisation #frontières #contrôles_frontaliers #migrations #réfugiés #gardes-côtes_libyens #Frontex #surveillance_aérienne #Tripoli #Benghazi #Italie #European_Peace_Facility #technologie #Tobruk #Crète #Irini

  • Baisse des arrivées aux frontières : que cachent les « bons » chiffres de Frontex ? | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/claire-rodier/baisse-des-arrivees-aux-frontieres-que-cachent-les-bons-chiffres-de/00117812

    Quelle est la réalité derrière ces chiffres ? L’interprétation simpliste qu’en donne le commissaire européen, qu’on pourrait résumer par l’image d’un robinet qu’il suffirait de bien fermer pour régler les problèmes, fait l’impasse sur des données pourtant indispensables à prendre en compte pour analyser ces fluctuations : d’une part les causes de départ, d’autre part les conséquences qu’entraîne la fermeture des frontières européennes pour les personnes qui cherchent à s’exiler.

    https://www.vuesdeurope.eu/refoulements-la-grece-condamnee-par-la-cour-europeenne-des-droits-de-lho
    #frontex #politique_migratoire #pushbacks